Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
21 janv. 2013 au 9 nov. 2025
Questions
154
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 154 questions évaluables
Réponse directe
86
Réponse partielle
31
Réponse à côté
34
Refus explicite
3
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 126 à 150 sur 154
Question 126Pascal Canfin : "Nous sommes entrés dans une nouvelle ère, celle de la souffrance climatique"
Je vais vous demander de la franchise, Pascal Canfin. Je le suis depuis le début. Parce que les citoyens sont adultes. Peut-on relever le défi écologique et climatique sans revenir à une forme d'écologie punitive, ou en tout cas très fortement, très fortement dirigée ?
Réponse directe
Ça dépend de ce que vous appelez le punitif. Si vous dites sortir des voitures fossiles, que ce soit diesel ou essence, qui utilisent du pétrole pour passer à des modes de mobilité qui soient soit électriques, soit neutres, soit hydrogènes, donc zéro carbone, il faut à la fois la technologie, ça ce n'est pas du punitif, mais il faut la règle. Et la règle, elle a été votée dans la loi récente sur les transports en disant en 2040, en France, on ne pourra plus vendre de véhicules diesel essence. Ça veut dire que si vous remontez le temps, quand vous êtes en 2030-35, que vous achetez un véhicule diesel essence, vous savez que vous aurez beaucoup de difficultés à le revendre derrière. Du coup, ç…
« Ça dépend de ce que vous appelez le punitif. Si vous dites sortir des voitures fossiles, que ce soit diesel ou essence, qui utilisent du pétrole pour passer à des modes de mobilité qui soient soit électriques, soit neutres, soit hydrogènes, donc zéro carbone, »
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Arbitrages mentionnés28 juin 2019 au 9 nov. 2025 · 19 observations19 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, c'est une question fondamentale. Aujourd'hui, nous sommes dépendants des énergies fossiles, le pétrole et le gaz. Nous ne produisons, nous, en Européen, quasiment aucune énergie fossile. 100% de cette énergie est importée. Elle nous rend donc vulnérables et dépendants. Elle nous rend dépendants, par exemple, de Vladimir Poutine. Et ça nous a explosé à la figure d'un point de vue géopolitique. Mais ça a explosé à la figure de chacun des auditeurs qui nous écoutent avec l'inflation qui a renié notre pouvoir d'achat et qui avait une cause. C'est l'explosion des prix des énergies fossiles liés à la guerre en Ukraine. Mais cette vulnérabilité, elle peut nous exploser à la figure avec Trump. Puisque nous sommes en train de passer d'une dépendance au gaz russe, que nous coupons progressivement, et tant mieux, bien évidemment, à une dépendance au gaz de schiste américain. On n'a pas forcément gagné grand-chose dans l'affaire. Et donc, il nous faut lier l'enjeu climatique, pour nous, Européens, à une question de souveraineté et de moindre vulnérabilité. Et donc, attention à ne pas basculer sur une autre vulnérabilité, c'est votre question, qui est une vulnérabilité vis-à-vis des Chinois. Parce que les Chinois, qu'est-ce qu'ils ont fait ? Ils ont fait ce qu'on aurait dû faire depuis 20 ans et qu'on n'a pas fait. Ils ont investi l'ensemble de la chaîne de l'électrification et de la décarbonation de notre économie. Du minier des terres rares, qu'ils raffinent, ils ont quasiment le monopole, jusqu'au recyclage, au panneau solaire, en passant par les batteries, les voitures électriques, etc. Et donc, attention, mais il y a une grande différence entre les deux dépendances. C'est que la première, on ne la changera jamais. On ne va pas inventer du gaz européen qu'on n'a pas. On ne va pas inventer du pétrole européen qu'on n'a pas. Par contre, on sait faire du renouvelable, on sait faire du nucléaire, on sait faire de l'efficacité énergétique, on doit savoir faire des batteries en Europe. Et on sait même faire, Renault vient de le faire sur la Mégane, excusez-moi cette page de publicité pour Renault, c'est sur la Mégane électrique. Une batterie, une voiture électrique, zéro terre rare, zéro terrain. Donc, ça veut dire que grâce à l'innovation, on peut le faire. Et c'est ça, c'est ça la révolution qui est en marche. Et il faut continuer à investir, il ne faut surtout rien lâcher. »
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
5 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
France Inter — L'invité de 8h20 · Pascal Canfin : "Nous sommes entrés dans une nouvelle ère, celle de la souffrance climatique"Vérifier à 9:03
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« il faut à la fois la technologie, ça ce n'est pas du punitif, mais il faut la règle. Et la règle, elle a été votée dans la loi récente sur les transports en disant en 2040, en France, on ne pourra plus vendre de véhicules diesel essence. Ça veut dire que si vous remontez le temps, quand vous êtes en 2030-35, que vous achetez un véhicule diesel essence, vous savez que vous aurez beaucoup de difficultés à le revendre derrière. Du coup, ça va accélérer la transformation du secteur de l'industrie. Est-ce que c'est punitif ? Non, puisqu'on laisse le temps aux acteurs de s'organiser. Est-ce que le cap est extrêmement clair et la règle du jeu va changer ? Oui. Et je pense que c'est ça le bon équilibre. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pascal Canfin : "Nous sommes entrés dans une nouvelle ère, celle de la souffrance climatique"Vérifier à 9:19
Question 127Pascal Canfin : "Nous sommes entrés dans une nouvelle ère, celle de la souffrance climatique"
Est-ce qu'il n'aurait pas fallu dire critère 4 ?
Réponse à côté
Voilà. Donc, si on allait encore plus vite, encore plus loin, votre question serait de dire, mais est-ce que ce n'est pas aller trop vite ? Donc, je pense qu'il faut d'abord réussir la sortie du marché, donc du marché de nos routes, donc de l'air que l'on respire, des voitures qui sont les plus polluantes. C'est ça le défi. Parce qu'effectivement, et ça, ça passe par l'accompagnement. Donc, c'est toute la batterie de mesures, de primes à la conversion, de bonus écologique, que ce soit l'État, que ce soit les régions. Et ce sont les deux jambes. La jambe de l'accompagnement, y compris financier, que ce soit les propriétaires, que ce soit les propriétaires de véhicules, etc. et le durcissemen…
« Voilà. Donc, si on allait encore plus vite, encore plus loin, votre question serait de dire, mais est-ce que ce n'est pas aller trop vite ? Donc, je pense qu'il faut d'abord réussir la sortie du marché, donc du marché de nos routes, donc de l'air que l'on respire, des voitures qui sont les plus polluantes. C'est ça le défi. Parce qu'effectivement, et ça, ça passe par l'accompagnement. Donc, c'est toute la batterie de mesures, de primes à la conversion, de bonus écologique, que ce soit l'État, que ce soit les régions. Et ce sont les deux jambes. La jambe de l'accompagnement, y compris financier, que ce soit les propriétaires, que ce soit les propriétaires de véhicules, etc. et le durcissement des normes. Et c'est comme ça qu'on réussira. S'il n'y a que les grandes ambitions à 2030 ou 2040, sans le durcissement des normes, chacun comprendra que ça ne marchera pas. Mais s'il n'y a pas l'accompagnement social, on ira aussi dans le mur. Je pense que c'est la grande leçon, à la fois de la crise des îles jaunes, et de la crise climatique, de la souffrance climatique dans laquelle on est. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pascal Canfin : "Nous sommes entrés dans une nouvelle ère, celle de la souffrance climatique"Vérifier à 7:48
Question 128Pascal Canfin : "Nous sommes entrés dans une nouvelle ère, celle de la souffrance climatique"
Et question subsidiaire, mais cruciale, n'est-ce pas ?
Réponse à côté
Voilà. Donc, si on allait encore plus vite, encore plus loin, votre question serait de dire, mais est-ce que ce n'est pas aller trop vite ? Donc, je pense qu'il faut d'abord réussir la sortie du marché, donc du marché de nos routes, donc de l'air que l'on respire, des voitures qui sont les plus polluantes. C'est ça le défi. Parce qu'effectivement, et ça, ça passe par l'accompagnement. Donc, c'est toute la batterie de mesures, de primes à la conversion, de bonus écologique, que ce soit l'État, que ce soit les régions. Et ce sont les deux jambes. La jambe de l'accompagnement, y compris financier, que ce soit les propriétaires, que ce soit les propriétaires de véhicules, etc. et le durcissemen…
« Voilà. Donc, si on allait encore plus vite, encore plus loin, votre question serait de dire, mais est-ce que ce n'est pas aller trop vite ? Donc, je pense qu'il faut d'abord réussir la sortie du marché, donc du marché de nos routes, donc de l'air que l'on respire, des voitures qui sont les plus polluantes. C'est ça le défi. Parce qu'effectivement, et ça, ça passe par l'accompagnement. Donc, c'est toute la batterie de mesures, de primes à la conversion, de bonus écologique, que ce soit l'État, que ce soit les régions. Et ce sont les deux jambes. La jambe de l'accompagnement, y compris financier, que ce soit les propriétaires, que ce soit les propriétaires de véhicules, etc. et le durcissement des normes. Et c'est comme ça qu'on réussira. S'il n'y a que les grandes ambitions à 2030 ou 2040, sans le durcissement des normes, chacun comprendra que ça ne marchera pas. Mais s'il n'y a pas l'accompagnement social, on ira aussi dans le mur. Je pense que c'est la grande leçon, à la fois de la crise des îles jaunes, et de la crise climatique, de la souffrance climatique dans laquelle on est. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pascal Canfin : "Nous sommes entrés dans une nouvelle ère, celle de la souffrance climatique"Vérifier à 7:48
Question 129Pascal Canfin : "Nous sommes entrés dans une nouvelle ère, celle de la souffrance climatique"
Alors, arrivons au Parlement européen avant de donner la parole aux auditeurs de France Inter. Monsieur l'eurodéputé Pascal Canfin, faut-il vous appeler Monsieur le Président de la Commission Environnement du Parlement européen ?
Réponse directe
Probablement. Le vote sera dans quelques jours, début juillet, mais il y a un accord des groupes politiques majoritaires au Parlement européen pour qu'effectivement, je prenne la présidence de cette commission qui sera assez centrale dans les cinq ans qui viennent puisque toutes les lois européennes sur le climat, sur la biodiversité, sur la pollution de l'air, sur les voitures, etc. sont co-décidées par cette commission. D'accord, donc c'est quasiment fait. C'est quasiment fait, mais je respecte évidemment le fait qu'il faut qu'il y ait une élection début juillet.
« Probablement. Le vote sera dans quelques jours, début juillet, mais il y a un accord des groupes politiques majoritaires au Parlement européen pour qu'effectivement, je prenne la présidence de cette commission qui sera assez centrale dans les cinq ans qui viennent puisque toutes les lois européennes sur le climat, sur la biodiversité, sur la pollution de l'air, sur les voitures, etc. sont co-décidées par cette commission. D'accord, donc c'est quasiment fait. C'est quasiment fait, mais je respecte évidemment le fait qu'il faut qu'il y ait une élection début juillet. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pascal Canfin : "Nous sommes entrés dans une nouvelle ère, celle de la souffrance climatique"Vérifier à 12:32
Question 130Pascal Canfin : "Nous sommes entrés dans une nouvelle ère, celle de la souffrance climatique"
Monsieur le futur président, ça peut coincer sur quoi ?
Réponse directe
Ça peut coincer sur l'ambition de la profondeur du changement à opérer. Et aujourd'hui, dans les discussions que nous avons et que nous sommes engagés à ne pas dévoiler, sinon ça part dans tous les sens et donc je ne vais pas le faire moi-même, mais on a aujourd'hui une droite européenne, le PPE, qui bouge beaucoup plus qu'avant, notamment sous l'effet du résultat en Allemagne politique et de l'affaiblissement de la CDU, qui a bien compris que la prochaine coalition majoritaire en Allemagne, il y a 9 chances sur 10 que ce soit CDU, donc la droite allemande et les Verts. La question est dans quel ordre ? Et donc du coup, la CDU, donc la droite européenne, bouge, donc je pense qu'on peut avoi…
« Ça peut coincer sur l'ambition de la profondeur du changement à opérer. Et aujourd'hui, dans les discussions que nous avons et que nous sommes engagés à ne pas dévoiler, sinon ça part dans tous les sens et donc je ne vais pas le faire moi-même, mais on a aujourd'hui une droite européenne, le PPE, qui bouge beaucoup plus qu'avant, notamment sous l'effet du résultat en Allemagne politique et de l'affaiblissement de la CDU, qui a bien compris que la prochaine coalition majoritaire en Allemagne, il y a 9 chances sur 10 que ce soit CDU, donc la droite allemande et les Verts. La question est dans quel ordre ? Et donc du coup, la CDU, donc la droite européenne, bouge, donc je pense qu'on peut avoir un contrat de coalition pour la première fois en Europe puisque, c'est ce qui l'a rappelé par avant, c'était toujours un accord de poste entre la droite et la gauche. Là, on peut avoir pour la première fois une feuille de route cohérente, majoritaire, pendant 5 ans. Ce serait un très grand progrès écologique, évidemment, et démocratique. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pascal Canfin : "Nous sommes entrés dans une nouvelle ère, celle de la souffrance climatique"Vérifier à 14:53
Question 131Pascal Canfin : "Nous sommes entrés dans une nouvelle ère, celle de la souffrance climatique"
Une question rapide, réponse rapide de Magali sur l'application d'Inter pour les logements passoires déjà loués et donc déjà sur le marché. Comment obliger les propriétaires à rénover, Pascal?
Réponse directe
Donc, un, vous ne pourrez pas augmenter le loyer plus que l'inflation si vous êtes déjà dans cette situation. Donc, ça veut dire que c'est une première contrainte pour le propriétaire. Et la deuxième contrainte, c'est qu'à un moment donné, votre locataire, il va partir. Si vous voulez le remettre sur le marché dans les horizons temporels que j'évoquais tout à l'heure, que vous évoquiez aussi, c'est-à-dire 2023-2028, et que vous n'avez pas fait les travaux avant, eh bien alors, là, vous commencerez sérieusement à être pénalisé. à Pascal Canfin. Ou alors, vous pouvez justement imaginer le contraire. à savoir que si on veut sortir de cet affrontement culturel entre les agriculteurs d'un côté e…
« Donc, un, vous ne pourrez pas augmenter le loyer plus que l'inflation si vous êtes déjà dans cette situation. Donc, ça veut dire que c'est une première contrainte pour le propriétaire. Et la deuxième contrainte, c'est qu'à un moment donné, votre locataire, il va partir. Si vous voulez le remettre sur le marché dans les horizons temporels que j'évoquais tout à l'heure, que vous évoquiez aussi, c'est-à-dire 2023-2028, et que vous n'avez pas fait les travaux avant, eh bien alors, là, vous commencerez sérieusement à être pénalisé. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pascal Canfin : "Nous sommes entrés dans une nouvelle ère, celle de la souffrance climatique"Vérifier à 19:49
Question 132Pascal Canfin : "Nous sommes entrés dans une nouvelle ère, celle de la souffrance climatique"
L'invité du grand entretien du 7-9 ce matin est eurodéputé La République En Marche, il renew, on dit au Parlement européen, il occupait la deuxième place de la liste lors des élections européennes. Vos questions, réactions, 01-45-24-7000, réseaux sociaux, applications mobiles de France Inter pour pouvoir dialoguer. Bonjour Pascal Canfin, avec vous, la France a battu hier un record de chaleur pour un mois de juin, Pascal Canfin, 41,9 degrés dans le Gard. Quatre départements du Midi sont placés en alerte rouge aujourd'hui, 43 à 45 degrés attendus, là aussi c'est une première. Cette canicule qui dure encore, qui intervient très tôt dans l'année, semble révélatrice du climat qui pourrait à l'avenir être le nôtre et de l'immensité de ce qu'il reste à faire pour l'affronter. Revoir l'utilisation de la voiture, l'organisation du travail, des écoles, des hôpitaux, des manières de construire de nouveaux bâtiments, de faire de l'urbanisme, j'arrête la liste. Le retard accumulé, Pascal Canfin, n'est-il pas colossal et surtout, est-il rattrapable ?
Réponse directe
On paye 30 ans d'inaction. Et donc, ce qui est important aujourd'hui, c'est de comprendre qu'on est entré dans une nouvelle ère qui est celle de la souffrance climatique. Au printemps, moi je suis de la région des Hauts-de-France, comme on dit maintenant. Au printemps, il y avait un état d'urgence sur l'eau, le manque d'eau, dans le nord de la France. Au printemps, c'était inimaginable, quand je suis né, que ça puisse arriver. Et c'était des mesures de restriction sur l'eau qu'on trouvait il y a quelques années dans le sud à la fin de l'été. Donc, on est rentré dans une ère de souffrance climatique. Et je pense que tous ceux qui vont vivre les températures caniculaires aujourd'hui, voient p…
« On paye 30 ans d'inaction. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pascal Canfin : "Nous sommes entrés dans une nouvelle ère, celle de la souffrance climatique"Vérifier à 1:14Voir 2 autres passages
« Et donc, ce qui est important aujourd'hui, c'est de comprendre qu'on est entré dans une nouvelle ère qui est celle de la souffrance climatique. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pascal Canfin : "Nous sommes entrés dans une nouvelle ère, celle de la souffrance climatique"Vérifier à 1:18
« Au printemps, moi je suis de la région des Hauts-de-France, comme on dit maintenant. Au printemps, il y avait un état d'urgence sur l'eau, le manque d'eau, dans le nord de la France. Au printemps, c'était inimaginable, quand je suis né, que ça puisse arriver. Et c'était des mesures de restriction sur l'eau qu'on trouvait il y a quelques années dans le sud à la fin de l'été. Donc, on est rentré dans une ère de souffrance climatique. Et je pense que tous ceux qui vont vivre les températures caniculaires aujourd'hui, voient parfaitement ce que ça veut dire. Or, ce que disent les scientifiques, c'est que le climat s'est déréglé de 1 degré. »
Question 133Pascal Canfin : "Je n'ai pas vu un seul 'gilet jaune' disant qu'il n'en a rien à faire du climat"
Alors, rapidement, Pascal Canfin, on n'a plus de temps. Est-ce qu'on vous a proposé la tête de liste LREM aux Européennes ou une place sur cette liste ?
Réponse directe
J'ai eu un échange avec les personnes à l'Elysée, secrétaire général de l'Elysée, avec le directeur de campagne d'En Marche. On a échangé et j'ai refusé les propositions qui m'ont été faites parce que je veux garder ma liberté, parce que je veux pouvoir venir à ce micro, vous dire exactement ce que je pense, et pas vous dire machin n'est pas bien parce qu'il appartient à l'autre camp. Je pense que ce n'est plus à la hauteur des enjeux.
« J'ai eu un échange avec les personnes à l'Elysée, secrétaire général de l'Elysée, avec le directeur de campagne d'En Marche. On a échangé et j'ai refusé les propositions qui m'ont été faites parce que je veux garder ma liberté, parce que je veux pouvoir venir à ce micro, vous dire exactement ce que je pense, et pas vous dire machin n'est pas bien parce qu'il appartient à l'autre camp. Je pense que ce n'est plus à la hauteur des enjeux. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pascal Canfin : "Je n'ai pas vu un seul 'gilet jaune' disant qu'il n'en a rien à faire du climat"Vérifier à 23:40
Question 134Pascal Canfin : "Je n'ai pas vu un seul 'gilet jaune' disant qu'il n'en a rien à faire du climat"
Une question pour prolonger celle de Thomas et Denis qui vous la posent via l'application d'Inter. Quid de la pollution des véhicules électriques, batterie, etc ?
Réponse directe
La voiture propre est-elle sale, Pascal Canfin ? Rien n'est pas impactant, d'accord ? Tout est polluant. La question, c'est une question de degrés. Il a été montré que le véhicule électrique pollue sur l'ensemble de son cycle de vie à peu près deux fois moins que le véhicule diesel ou essence. Et ensuite, la question, c'est qu'est-ce qu'on fait des batteries en deuxième vie ? Et les batteries en deuxième vie peuvent devenir des tours qui deviennent des lieux de stockage d'électricité et donc deviennent totalement complémentaires avec le développement des énergies renouvelables. Donc, il y a un écosystème, en quelque sorte, qui a été démontré sur le plan industriel entre le développement de…
« La voiture propre est-elle sale, Pascal Canfin ? Rien n'est pas impactant, d'accord ? Tout est polluant. La question, c'est une question de degrés. Il a été montré que le véhicule électrique pollue sur l'ensemble de son cycle de vie à peu près deux fois moins que le véhicule diesel ou essence. Et ensuite, la question, c'est qu'est-ce qu'on fait des batteries en deuxième vie ? Et les batteries en deuxième vie peuvent devenir des tours qui deviennent des lieux de stockage d'électricité et donc deviennent totalement complémentaires avec le développement des énergies renouvelables. Donc, il y a un écosystème, en quelque sorte, qui a été démontré sur le plan industriel entre le développement de la voiture électrique et le développement des renouvelables. C'est évidemment ça qu'on porte. Je voudrais revenir sur le pouvoir d'achat. Est-ce que c'est possible ? Parce que je n'ai toujours pas eu l'occasion de le faire concrètement. L'idée selon laquelle l'écologie, ce serait forcément négatif pour le pouvoir d'achat, c'est quelque chose à laquelle je n'adhère absolument pas. Pourquoi ? Quand vous achetez une petite voiture par rapport à une grosse, c'est moins cher. Quand vous prenez un vélo électrique pour faire deux kilomètres plutôt que la voiture, c'est moins cher. Quand vous mangez moins de viande que ce que vous aviez l'habitude d'en manger, c'est moins cher. Et je pourrais multiplier les exemples comme ça. Quand vous covoiturez, c'est moins cher. Quand vous allez en vacances plus près que plus loin, c'est moins cher. Quand vous achetez des produits locaux faits par le maraîcher à côté, plutôt que du bout du monde, hors saison, c'est moins cher. Et donc, l'idée selon laquelle l'écologie serait l'ennemi du pouvoir d'achat, je pense que c'est faux. Au contraire, au contraire, l'écologie, si elle est maîtrisée, si elle est pilotée, c'est au contraire l'ennemi du pouvoir d'achat et de notre indépendance stratégique. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pascal Canfin : "Je n'ai pas vu un seul 'gilet jaune' disant qu'il n'en a rien à faire du climat"Vérifier à 18:14
Question 135Pascal Canfin : "Je n'ai pas vu un seul 'gilet jaune' disant qu'il n'en a rien à faire du climat"
Est-ce que vous allez soutenir ou voter pour la liste Europe Écologie-Les Verts de Yannick Jadot, européenne ?
Réponse à côté
Ça me regale en démocratie,
« Ça me regale en démocratie, »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pascal Canfin : "Je n'ai pas vu un seul 'gilet jaune' disant qu'il n'en a rien à faire du climat"Vérifier à 24:04
Question 136Pascal Canfin : "Je n'ai pas vu un seul 'gilet jaune' disant qu'il n'en a rien à faire du climat"
va faire accélérer la France ?
Réponse partielle
Justement, c'est pour ça que là on a parlé de trouver des solutions mais les solutions elles existent. On n'en a jamais eu autant. Simplement il faut les mettre en musique et accélérer. Mais il y a une volonté de le faire politiquement aujourd'hui en France, Pascal Canfin, il y a une volonté ou pas ? Pas suffisante. Encore une fois, je n'ai jamais été dans la caricature. Oui, il y a des choses qui sont faites, mais pas assez. Et surtout pas de manière assez différente de ce qui a été fait auparavant, ce qui fait qu'on retombe dans les mêmes écueils. Mais je voulais vous dire, Aujourd'hui, le WWF a lancé lundi l'application WAG. WAG, c'est une application qui a vocation à fédérer tous ceux q…
« Justement, c'est pour ça que là on a parlé de trouver des solutions mais les solutions elles existent. On n'en a jamais eu autant. Simplement il faut les mettre en musique et accélérer. Mais il y a une volonté de le faire politiquement aujourd'hui en France, Pascal Canfin, il y a une volonté ou pas ? Pas suffisante. Encore une fois, je n'ai jamais été dans la caricature. Oui, il y a des choses qui sont faites, mais pas assez. Et surtout pas de manière assez différente de ce qui a été fait auparavant, ce qui fait qu'on retombe dans les mêmes écueils. Mais je voulais vous dire, Aujourd'hui, le WWF a lancé lundi l'application WAG. WAG, c'est une application qui a vocation à fédérer tous ceux qui justement ont l'intention d'agir ou agissent déjà pour la transition écologique. Vous avez téléchargé, vous faites partie de la communauté d'action qui agit. En une semaine, on a eu 100 000 téléchargements. Et j'invite les auditeurs, puisque vous êtes la première matinale de France, imaginez la puissance. Imaginez la puissance du fait que vos millions d'auditeurs, les millions de personnes qui nous écoutent, qui ont un téléphone à côté d'elles, téléchargent l'application WAG, WAG. Excusez-moi pour cette page de pub, mais je vais vous expliquer pourquoi. Ça, et qu'on a tout d'un coup 500 000, 1 million, 1 million et demi de Français qui disent, mais moi je fais. Dans les 100 000 Français qui ont téléchargé notre application, il y a déjà 225 000 actions concrètes pour la transition écologique individuelle. Partout, sur la application, »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pascal Canfin : "Je n'ai pas vu un seul 'gilet jaune' disant qu'il n'en a rien à faire du climat"Vérifier à 21:52Voir 1 autre passage
« et ceux qui ne peuvent pas se jouer sur la voiture, parce qu'ils sont contraints, ils peuvent le faire sur l'alimentation. Deux questions. Oui, mais c'est important, pourquoi ? Parce que ça révèle, non, non, ça révèle l'invisible. Aujourd'hui, les Français ont envie d'y aller. Simplement, ça n'est pas visible, ça n'est pas coordonné, ça n'est pas fédéré. C'est ça l'objectif qui permettra à la société d'avancer plus vite. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pascal Canfin : "Je n'ai pas vu un seul 'gilet jaune' disant qu'il n'en a rien à faire du climat"Vérifier à 23:13
Question 137Pascal Canfin : "Je n'ai pas vu un seul 'gilet jaune' disant qu'il n'en a rien à faire du climat"
50% du nucléaire d'ici 2035 ou 2040, selon l'un des trois scénarios. Lequel a votre préférence et sera surtout tenable ?
Réponse partielle
Je pense qu'il y a déjà un premier enjeu qui est de ne pas remettre nos billes dans une technologie qui s'appelle l'EPR, qui est incapable de faire ses preuves, puisque EDF n'a toujours pas été capable de produire le moindre EPR, et les coûts explosent. Ce serait une absurdité totale que les prochaines annonces qui vont arriver dans les tout prochains jours consistent à relancer l'EPR. La première décision à prendre, c'est de dire, sur ce quinquennat, il n'y a aucune décision concernant la relance éventuelle d'un nouvel EPR. Premier élément. Deuxième élément sur l'existant. La France est le seul pays au monde à avoir 80% de son électricité à base de nucléaire, c'est-à-dire à dépendre massiv…
« Je pense qu'il y a déjà un premier enjeu qui est de ne pas remettre nos billes dans une technologie qui s'appelle l'EPR, qui est incapable de faire ses preuves, puisque EDF n'a toujours pas été capable de produire le moindre EPR, et les coûts explosent. Ce serait une absurdité totale que les prochaines annonces qui vont arriver dans les tout prochains jours consistent à relancer l'EPR. La première décision à prendre, c'est de dire, sur ce quinquennat, il n'y a aucune décision concernant la relance éventuelle d'un nouvel EPR. Premier élément. Deuxième élément sur l'existant. La France est le seul pays au monde à avoir 80% de son électricité à base de nucléaire, c'est-à-dire à dépendre massivement d'une seule technologie. Ça veut dire zéro résilience. S'il y a un problème, c'est tout le système qui a un problème. On est le seul pays au monde à avoir fait ce choix. On peut s'interroger sur la pertinence de ce choix. Quelle est la logique de la transition écologique et énergétique en l'occurrence ? C'est de diversifier, devenir quelque chose, devenir une trajectoire qui nous ramène à 50% de nucléaire. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pascal Canfin : "Je n'ai pas vu un seul 'gilet jaune' disant qu'il n'en a rien à faire du climat"Vérifier à 10:47
Question 138Pascal Canfin : "Je n'ai pas vu un seul 'gilet jaune' disant qu'il n'en a rien à faire du climat"
je crois que c'est un choix individuel. Est-ce que cette liste peut convaincre les électeurs et faire une percée comme les Verts en Allemagne et en Belgique ?
Réponse à côté
Ce qui est certain, c'est que l'écologie doit être partout. Je ne me prononce pas sur le fait que l'écologie appartienne plus à un parti ou à un autre. De là où je suis au WWF, ce n'est pas la philosophie. Notre philosophie, c'est de mobiliser la société et l'application qu'on vient de faire peut y contribuer. Merci Pascal Canfin.
« Ce qui est certain, c'est que l'écologie doit être partout. Je ne me prononce pas sur le fait que l'écologie appartienne plus à un parti ou à un autre. De là où je suis au WWF, ce n'est pas la philosophie. Notre philosophie, c'est de mobiliser la société et l'application qu'on vient de faire peut y contribuer. Merci Pascal Canfin. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pascal Canfin : "Je n'ai pas vu un seul 'gilet jaune' disant qu'il n'en a rien à faire du climat"Vérifier à 24:11
Question 139Pascal Canfin : "Je n'ai pas vu un seul 'gilet jaune' disant qu'il n'en a rien à faire du climat"
Si oui, pourquoi avez-vous refusé ?
Réponse directe
J'ai eu un échange avec les personnes à l'Elysée, secrétaire général de l'Elysée, avec le directeur de campagne d'En Marche. On a échangé et j'ai refusé les propositions qui m'ont été faites parce que je veux garder ma liberté, parce que je veux pouvoir venir à ce micro, vous dire exactement ce que je pense, et pas vous dire machin n'est pas bien parce qu'il appartient à l'autre camp. Je pense que ce n'est plus à la hauteur des enjeux.
« J'ai eu un échange avec les personnes à l'Elysée, secrétaire général de l'Elysée, avec le directeur de campagne d'En Marche. On a échangé et j'ai refusé les propositions qui m'ont été faites parce que je veux garder ma liberté, parce que je veux pouvoir venir à ce micro, vous dire exactement ce que je pense, et pas vous dire machin n'est pas bien parce qu'il appartient à l'autre camp. Je pense que ce n'est plus à la hauteur des enjeux. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pascal Canfin : "Je n'ai pas vu un seul 'gilet jaune' disant qu'il n'en a rien à faire du climat"Vérifier à 23:40
Question 140Ouragan Irma : "C'était prévisible, prévu, écrit", déclare Pascal Canfin, à la tête du WWF France
Il faudrait que la puissance publique subventionne ces produits-là pour que les gens l'achètent, c'est ça ?
Réponse à côté
Par exemple, il y a énormément d'outils. Je pense qu'on n'a pas le temps malheureusement d'entrer dans le détail, mais c'est pour vous dire qu'il y a des intentions qui sont fixées. Ces intentions, elles ont été résumées juste avant l'été par le plan climat de Nicolas Hulot. Nous, nous avons salué ce plan parce qu'il met en place des transformations industrielles à très grande échelle. Par exemple, au projet de loi hydrocarbure, qu'on a évoqué à l'instant, concrètement, ça veut dire qu'on commence à sortir du pétrole et du gaz et du charbon par la même occasion. C'est fini. Ce qui est déjà lancé, continue, mais il n'y a plus de nouveau. C'est fini. Et la page se tourne définitivement en 204…
« Par exemple, il y a énormément d'outils. Je pense qu'on n'a pas le temps malheureusement d'entrer dans le détail, mais c'est pour vous dire qu'il y a des intentions qui sont fixées. Ces intentions, elles ont été résumées juste avant l'été par le plan climat de Nicolas Hulot. Nous, nous avons salué ce plan parce qu'il met en place des transformations industrielles à très grande échelle. Par exemple, au projet de loi hydrocarbure, qu'on a évoqué à l'instant, concrètement, ça veut dire qu'on commence à sortir du pétrole et du gaz et du charbon par la même occasion. C'est fini. Ce qui est déjà lancé, continue, mais il n'y a plus de nouveau. C'est fini. Et la page se tourne définitivement en 2040. Pour les voitures, qui concernent tout le monde, l'engagement de la France, c'est en 2040, il ne sera plus possible d'acheter une voiture thermique, essence ou diesel. On peut dire que c'est de la science-fiction, pas du tout. Il faudra plus de voitures électriques ? Les Écossais, il y a deux jours... »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Ouragan Irma : "C'était prévisible, prévu, écrit", déclare Pascal Canfin, à la tête du WWF FranceVérifier à 21:30Voir 1 autre passage
« Les Écossais, il y a deux jours, ont pris exactement la même décision pour 2032. Les Suédois, la même. Les Indiens, les Britanniques et les Norvégiens. Ça veut dire qu'aujourd'hui, ça avance. Et le signal qui est envoyé aux industriels du secteur, aux équipementiers, aux constructeurs automobiles, c'est de dire, attention, si vous ne faites pas vous-même cette transformation, si vous ne prenez pas ce train, vous allez être sortis du marché. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Ouragan Irma : "C'était prévisible, prévu, écrit", déclare Pascal Canfin, à la tête du WWF FranceVérifier à 22:21
Question 141Ouragan Irma : "C'était prévisible, prévu, écrit", déclare Pascal Canfin, à la tête du WWF France
Bon, c'est pas la joie. Quel jugement vous portez sur l'action de Nicolas Hulot depuis 4 mois maintenant dans le gouvernement ?
Réponse partielle
Le jugement définitif, on ne pourra le porter qu'un peu plus tard. Parce qu'il y a encore des grandes échéances qui sont devant lui. Les assises de la mobilité, les états généraux de l'agriculture, les décrets sur la fermeture des centrales nucléaires. C'est pas un jugement définitif que je vous demanderais. Non, non, bien sûr. Mais en même temps, on pourra le savoir assez vite. Parce que toutes les échéances qui sont devant nous, au fond, sur l'agriculture, la mobilité, le plan d'investissement et sur le décret sur l'énergie, au fond, tout ça arrive au plus tard, au premier trimestre 2018. On ne sent pas un enthousiasme chez vous ce matin. C'est quand même Nicolas Hulot qui est au gouverne…
« Le jugement définitif, on ne pourra le porter qu'un peu plus tard. Parce qu'il y a encore des grandes échéances qui sont devant lui. Les assises de la mobilité, les états généraux de l'agriculture, les décrets sur la fermeture des centrales nucléaires. C'est pas un jugement définitif que je vous demanderais. Non, non, bien sûr. Mais en même temps, on pourra le savoir assez vite. Parce que toutes les échéances qui sont devant nous, au fond, sur l'agriculture, la mobilité, le plan d'investissement et sur le décret sur l'énergie, au fond, tout ça arrive au plus tard, au premier trimestre 2018. On ne sent pas un enthousiasme chez vous ce matin. C'est quand même Nicolas Hulot qui est au gouvernement. Ça devrait vous réjouir. Ça me réjouit. Ça me réjouit. Évidemment, ça me réjouit. Et je le soutiens. Et le WWF, en toute indépendance, essaye de faire en sorte que son action soit la plus ambitieuse possible. Je répondais pour dire que le bilan pourra le faire. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Ouragan Irma : "C'était prévisible, prévu, écrit", déclare Pascal Canfin, à la tête du WWF FranceVérifier à 12:58Voir 1 autre passage
« On pourra le faire. Mais au printemps 2018. C'est important. C'est pas si loin. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Ouragan Irma : "C'était prévisible, prévu, écrit", déclare Pascal Canfin, à la tête du WWF FranceVérifier à 13:50
Question 142Ouragan Irma : "C'était prévisible, prévu, écrit", déclare Pascal Canfin, à la tête du WWF France
Enfin, le Conseil d'État, il conseille l'État. C'est le gouvernement qui a changé le texte. Tout à fait. Mais en disant quoi ?
Réponse partielle
Tel que nous, nous le lisons, en tout cas. C'est que, vous savez, on est dans un État de droit. Qu'on aime Total ou qu'on n'aime pas Total, on est dans un État de droit. Donc, on peut changer la règle, mais dans une certaine mesure. Il se trouve que tous les permis qui ont déjà été attribués, et donc qui sont des permis soit de recherche pour exploiter demain, soit des permis qui exploitent aujourd'hui, eh bien, on ne peut pas les arrêter. Sinon, il est extrêmement probable que le Conseil constitutionnel dise que cette loi va au-delà, porte atteinte, en gros, à la capacité, à la propriété privée des moyens de production, pour faire très simple, et à la liberté d'entreprendre. Donc, en l'Éta…
« Tel que nous, nous le lisons, en tout cas. C'est que, vous savez, on est dans un État de droit. Qu'on aime Total ou qu'on n'aime pas Total, on est dans un État de droit. Donc, on peut changer la règle, mais dans une certaine mesure. Il se trouve que tous les permis qui ont déjà été attribués, et donc qui sont des permis soit de recherche pour exploiter demain, soit des permis qui exploitent aujourd'hui, eh bien, on ne peut pas les arrêter. Sinon, il est extrêmement probable que le Conseil constitutionnel dise que cette loi va au-delà, porte atteinte, en gros, à la capacité, à la propriété privée des moyens de production, pour faire très simple, et à la liberté d'entreprendre. Donc, en l'État actuel de la Constitution et des textes de loi, ce qu'il est possible de faire, c'est ce que ce texte prévoit, à savoir, il ne sera plus possible de lancer un nouveau projet, quel qu'il soit, gaz de schiste, conventionnel, pétrole, gaz, charbon, en mer, sur terre, en métropole, en Outre-mer, on revient au Caraïbes, à la Guadeloupe, ce ne sera plus possible d'en lancer des nouveaux. La France est quand même le premier pays au monde à prendre une telle disposition. On peut, moi, je préfère voir le verre à moitié plein que le verre à moitié vide, sinon on est dans les polémiques permanentes et dans le désespoir permanent. Maintenant, la question, c'est l'effet d'entraînement. Est-ce que la France va rester toute seule ? Et vous allez me dire, oui, mais la France n'est pas un grand pays producteur de pétrole. Je l'ai voulu dire. Évidemment. 1% de notre consommation est produite en France. C'est marginal. Mais donc, je peux vous retourner l'argument. Si même les pays... Je fais tout tout seul. Très bien. Je peux faire les questions et les réponses. J'ai même été ancien journaliste, donc vous voyez, je suis à votre place un jour. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Ouragan Irma : "C'était prévisible, prévu, écrit", déclare Pascal Canfin, à la tête du WWF FranceVérifier à 15:17
Question 143Ouragan Irma : "C'était prévisible, prévu, écrit", déclare Pascal Canfin, à la tête du WWF France
Est-ce qu'il y a encore un débat sur le fait de savoir si ce type d'événement est lié au réchauffement climatique ou pas, est lié à l'activité humaine ou pas ?
Réponse directe
Là encore, revenons à ce que les scientifiques disent. On ne peut jamais lier un événement local, comme cet ouragan-ci, à un phénomène global qui est le dérèglement climatique. Par contre, statistiquement, il y aura, il y a déjà aujourd'hui, beaucoup plus d'événements extrêmes de cette nature. Donc c'est pour ça qu'on peut faire le lien, si on s'extrait un tout petit peu de l'équation scientifique, évidemment, d'un point de vue politique et de transformation de nos modes de vie, on ne peut faire que le lien entre cet événement, la multiplication de ces événements extrêmes et le dérèglement climatique.
« Là encore, revenons à ce que les scientifiques disent. On ne peut jamais lier un événement local, comme cet ouragan-ci, à un phénomène global qui est le dérèglement climatique. Par contre, statistiquement, il y aura, il y a déjà aujourd'hui, beaucoup plus d'événements extrêmes de cette nature. Donc c'est pour ça qu'on peut faire le lien, si on s'extrait un tout petit peu de l'équation scientifique, évidemment, d'un point de vue politique et de transformation de nos modes de vie, on ne peut faire que le lien entre cet événement, la multiplication de ces événements extrêmes et le dérèglement climatique. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Ouragan Irma : "C'était prévisible, prévu, écrit", déclare Pascal Canfin, à la tête du WWF FranceVérifier à 3:01
Question 144Ouragan Irma : "C'était prévisible, prévu, écrit", déclare Pascal Canfin, à la tête du WWF France
Ça, c'est la philosophie, mais la méthode ?
Réponse à côté
Vous savez, quand la majorité précédente avait fermé d'autres voies sur berge, d'autres quais, hurlement, hurlement sur la tour Eiffel, etc. Hurlement. Est-ce qu'aujourd'hui, quelqu'un aura l'idée de revenir en arrière là-dessus ? Non. Lorsqu'on a mis le tram sur le périphérique, là, excusez-moi de faire du parisiano-centrisme, lorsqu'on a mis le tram sur le boulevard des Maréchaux. On a donc enlevé une voie de voiture. Hurlement, hurlement, aujourd'hui, est-ce que ça viendrait à l'idée de quelqu'un de dire on va supprimer le tram, on va remettre des voitures ? Donc voilà, c'est le sens de l'histoire. Il y a toujours ceux, il y a ceux qui râlent, certains en font partie, notamment parce qu'…
« Vous savez, quand la majorité précédente avait fermé d'autres voies sur berge, d'autres quais, hurlement, hurlement sur la tour Eiffel, etc. Hurlement. Est-ce qu'aujourd'hui, quelqu'un aura l'idée de revenir en arrière là-dessus ? Non. Lorsqu'on a mis le tram sur le périphérique, là, excusez-moi de faire du parisiano-centrisme, lorsqu'on a mis le tram sur le boulevard des Maréchaux. On a donc enlevé une voie de voiture. Hurlement, hurlement, aujourd'hui, est-ce que ça viendrait à l'idée de quelqu'un de dire on va supprimer le tram, on va remettre des voitures ? Donc voilà, c'est le sens de l'histoire. Il y a toujours ceux, il y a ceux qui râlent, certains en font partie, notamment parce qu'ils sont bien contents d'être dans leur voiture tout seul à émettre. Et Anne Hidalgo avait dit qu'effectivement, quand elle avait mesuré, c'était souvent des hommes blancs de plus de 50 ans. Donc cette catégorie-là, je ne vous cible pas évidemment particulièrement aujourd'hui. Non, je m'en suissez en temps. Il peut s'interroger sur les conséquences de sa voiture électrique. Voiture électrique. C'est le seul anniversaire aujourd'hui en plus. Bon anniversaire. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Ouragan Irma : "C'était prévisible, prévu, écrit", déclare Pascal Canfin, à la tête du WWF FranceVérifier à 23:31Voir 1 autre passage
« On sort pas du tout. On sort de l'exception française qui est que la France est le seul pays au monde, le seul, il n'y en a pas un deuxième, à avoir 80% de son électricité basée sur le nucléaire donc à être dépendant d'une seule technologie. On voit, Irma, imaginez, que lorsqu'il y a eu la tempête en 1999, il y a eu une centrale près de Bordeaux qui a failli être arrêtée et être dévastée par la mer. Imaginez que ça se soit produit toutes les centrales. Aujourd'hui, on dirait heureusement qu'on a pris cette décision. Donc franchement, c'est une question de sécurité et de viabilité de notre système. Merci beaucoup. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Ouragan Irma : "C'était prévisible, prévu, écrit", déclare Pascal Canfin, à la tête du WWF FranceVérifier à 24:31
Question 145Ouragan Irma : "C'était prévisible, prévu, écrit", déclare Pascal Canfin, à la tête du WWF France
Il n'y a plus de visibilité pour l'écologie en France. Il n'y a plus de leader. Europe, écologie, les verts, c'est dévasté. Ça vous attriste cet homme problème ?
Refus explicite
Je suis désolé, je ne répondrai pas à ce genre de questions. D'accord. Pour des tas de raisons. Oui, d'abord parce que le WWF étant une ONG à partisane, je n'ai aucun avis à porter sur ce champ politique en tant que tel. Et d'autre part, parce que je pense vraiment que ce serait extraordinairement réducteur que de considérer que ces sujets qui sont des sujets de civilisation sur le prisme du rapport de force partisan et politique. Vous savez, les gens qui ont perdu... Si des écologistes ne sont pas capables Absolument. Jean-Michel Appetit, les gens qui ont perdu leur maison, ils ne sont ni de droite, ni de gauche, ni écolo, ni libéraux, ni machin, c'est juste des humains. Donc la question,…
« Je suis désolé, je ne répondrai pas à ce genre de questions. D'accord. Pour des tas de raisons. Oui, d'abord parce que le WWF étant une ONG à partisane, je n'ai aucun avis à porter sur ce champ politique en tant que tel. Et d'autre part, parce que je pense vraiment que ce serait extraordinairement réducteur que de considérer que ces sujets qui sont des sujets de civilisation »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Ouragan Irma : "C'était prévisible, prévu, écrit", déclare Pascal Canfin, à la tête du WWF FranceVérifier à 19:03
Question 146Ouragan Irma : "C'était prévisible, prévu, écrit", déclare Pascal Canfin, à la tête du WWF France
Ça veut dire quoi ?
Réponse à côté
l'Emmanuel Macron, secrétaire général de l'Elysée à l'époque, 2012, 2013, etc., que j'ai connu puis ministre de l'Économie, avait très, très peu d'intérêt pour ces sujets. Défendu Hickley Point, défendu la mine d'or en Guyane, défendu le gaz de schiste. Pire que ça ? Climato-sceptique ? Non, non, non, pas climato-sceptique. Je franchirais surtout pas ce pas. Mais disons, très attaché à la vieille industrie. Je pense que Emmanuel Macron a fait un pas dans ce que moi, je considère la bonne direction. C'est-à-dire qu'il a compris un certain nombre de choses. Maintenant, au-delà de ça, il faut passer à l'acte. Et ce sont les rendez-vous que j'évoquais il y a quelques minutes. Dans quelques sema…
« l'Emmanuel Macron, secrétaire général de l'Elysée à l'époque, 2012, 2013, etc., que j'ai connu puis ministre de l'Économie, avait très, très peu d'intérêt pour ces sujets. Défendu Hickley Point, défendu la mine d'or en Guyane, défendu le gaz de schiste. Pire que ça ? Climato-sceptique ? Non, non, non, pas climato-sceptique. Je franchirais surtout pas ce pas. Mais disons, très attaché à la vieille industrie. Je pense que Emmanuel Macron a fait un pas dans ce que moi, je considère la bonne direction. C'est-à-dire qu'il a compris un certain nombre de choses. Maintenant, au-delà de ça, il faut passer à l'acte. Et ce sont les rendez-vous que j'évoquais il y a quelques minutes. Dans quelques semaines, démarrent les assises de la mobilité. Bon, va-t-on concrètement engager les investissements qui vont permettre à chacun de passer à une mobilité propre, que ce soit par l'achat de vélos, de vélos électriques, de scooters électriques, de voitures électriques, de transports en commun, etc. Ça, c'est concret. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Ouragan Irma : "C'était prévisible, prévu, écrit", déclare Pascal Canfin, à la tête du WWF FranceVérifier à 20:31
Question 147Ouragan Irma : "C'était prévisible, prévu, écrit", déclare Pascal Canfin, à la tête du WWF France
Quelle leçon faut-il tirer du passage du cyclone Irma, Pascal Canfin ?
Réponse partielle
Vous savez, ce genre d'événement, il est écrit par les scientifiques dans tous les rapports sur le climat depuis des années. Donc, ce n'est pas quelque chose qu'on peut faire semblant de découvrir. Tous les scientifiques disent, le réchauffement climatique, c'est un réchauffement de la température de l'océan, et c'est une augmentation de l'humidité dans l'air. Vous additionnez ces deux phénomènes, ça donne des événements de plus en plus extrêmes, parce que les cyclones ont plus d'énergie qu'ils trouvent sur leur chemin. Et donc, au lieu, quand ils arrivent dans les côtes de diminuer de puissance, ils continuent, ils continuent, et donc ils sont beaucoup plus ravageurs, beaucoup plus rapides…
« Vous savez, ce genre d'événement, il est écrit par les scientifiques dans tous les rapports sur le climat depuis des années. Donc, ce n'est pas quelque chose qu'on peut faire semblant de découvrir. Tous les scientifiques disent, le réchauffement climatique, c'est un réchauffement de la température de l'océan, et c'est une augmentation de l'humidité dans l'air. Vous additionnez ces deux phénomènes, ça donne des événements de plus en plus extrêmes, parce que les cyclones ont plus d'énergie qu'ils trouvent sur leur chemin. Et donc, au lieu, quand ils arrivent dans les côtes de diminuer de puissance, ils continuent, ils continuent, et donc ils sont beaucoup plus ravageurs, beaucoup plus rapides. On est surpris quand même par la violence. Voilà. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Ouragan Irma : "C'était prévisible, prévu, écrit", déclare Pascal Canfin, à la tête du WWF FranceVérifier à 1:02Voir 1 autre passage
« Les scientifiques nous le disent depuis des années. Ce qui est surprenant, peut-être, c'est qu'on ne les écoute pas. Ce n'est pas l'événement qui est surprenant. L'événement, il est malheureusement prévisible, malheureusement prévu, il est malheureusement écrit. La réalité, depuis des années que les scientifiques nous alertent, c'est que nous n'en tenons pas compte au niveau où on devrait le faire. Résultat, nous sommes aujourd'hui dans un effet collectif de sidération. Mais n'oublions pas que si nous avons aujourd'hui toutes ces images, c'est parce que ce sont des territoires qui sont soit français, soit dont on se sent proche. Mais aujourd'hui, c'est Porto Rico, Haïti, etc. Et Haïti, j'espère qu'on ne l'oubliera pas, puisque l'ouragan ne va pas sauter de Saint-Martin à la Floride. Donc parlons aussi d'Haïti dans les prochaines heures, je compte sur vous. Et ce qu'on voit aujourd'hui, c'est qu'il est vraiment frappant quand on voit ces images, c'est qu'on est face à un recul civilisationnel. Ce n'est pas simplement un petit accident, un recul civilisationnel. Plus d'eau, plus d'électricité, plus de maison, des files d'attente pour n'importe quel bien et service. Ça veut dire qu'en 24 heures, un pays développé passe à un stade de pays en développement ou sous-développé. Et ça, malheureusement, encore une fois, malheureusement, ça va se multiplier, parce que tous les scientifiques le disent, ce genre de catastrophe va arriver de plus en plus fréquemment. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Ouragan Irma : "C'était prévisible, prévu, écrit", déclare Pascal Canfin, à la tête du WWF FranceVérifier à 1:40
Question 148Ouragan Irma : "C'était prévisible, prévu, écrit", déclare Pascal Canfin, à la tête du WWF France
Est-ce que vous soutenez l'action d'Anne Hidalgo à Paris contre la voiture ?
Réponse directe
Alors, ce n'est pas contre la voiture, c'est pour la santé des Parisiens et des Franciliens. D'accord ? Les deux vont ensemble. C'est une obsession d'être contre la voiture. Le résultat, c'est contre la voiture. C'est contre la voiture. C'est intéressant. Mais c'est pour. Est-ce que vous la souvenez ? Bien sûr. Pourquoi ? Parce que toutes les villes du monde et encore une fois, des Oumont, personne ne dit que le problème du réchauffement climatique va être réglé uniquement en France et à Paris. Par contre, ce qu'on est en train de voir, c'est que de plus en plus de villes au monde, dont Paris, dirigée par Anne Hidalgo, prennent des engagements de nature à dire que la voiture doit diminuer s…
« Alors, ce n'est pas contre la voiture, c'est pour la santé des Parisiens et des Franciliens. D'accord ? Les deux vont ensemble. C'est une obsession d'être contre la voiture. Le résultat, c'est contre la voiture. C'est contre la voiture. C'est intéressant. Mais c'est pour. Est-ce que vous la souvenez ? »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Ouragan Irma : "C'était prévisible, prévu, écrit", déclare Pascal Canfin, à la tête du WWF FranceVérifier à 22:49Voir 1 autre passage
« Bien sûr. Pourquoi ? Parce que toutes les villes du monde et encore une fois, des Oumont, personne ne dit que le problème du réchauffement climatique va être réglé uniquement en France et à Paris. Par contre, ce qu'on est en train de voir, c'est que de plus en plus de villes au monde, dont Paris, dirigée par Anne Hidalgo, prennent des engagements de nature à dire que la voiture doit diminuer sa place dans le centre-ville, notamment le diesel émetteur de particules fines. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Ouragan Irma : "C'était prévisible, prévu, écrit", déclare Pascal Canfin, à la tête du WWF FranceVérifier à 23:04
Question 149Ouragan Irma : "C'était prévisible, prévu, écrit", déclare Pascal Canfin, à la tête du WWF France
Est-ce que vous diriez qu'Emmanuel Macron se soucie
Réponse partielle
de ces problèmes-là ou pas ? Moi, je connais bien Emmanuel Macron puisque vous le rappeliez, quand il était à l'Elysée, j'étais au gouvernement à l'époque, ministre du Développement. je peux témoigner d'une évolution personnelle de sa part sur ce sujet. Je peux aussi témoigner qu'il vient de loin. Donc je pense qu'il a fait une partie du chemin.
« je peux témoigner d'une évolution personnelle de sa part sur ce sujet. Je peux aussi témoigner qu'il vient de loin. Donc je pense qu'il a fait une partie du chemin. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Ouragan Irma : "C'était prévisible, prévu, écrit", déclare Pascal Canfin, à la tête du WWF FranceVérifier à 20:19
Question 150Ouragan Irma : "C'était prévisible, prévu, écrit", déclare Pascal Canfin, à la tête du WWF France
ou ce qui est le cas ?
Réponse à côté
de ces problèmes-là ou pas ? Moi, je connais bien Emmanuel Macron puisque vous le rappeliez, quand il était à l'Elysée, j'étais au gouvernement à l'époque, ministre du Développement. je peux témoigner d'une évolution personnelle de sa part sur ce sujet. Je peux aussi témoigner qu'il vient de loin. Donc je pense qu'il a fait une partie du chemin.
« de ces problèmes-là ou pas ? Moi, je connais bien Emmanuel Macron puisque vous le rappeliez, quand il était à l'Elysée, j'étais au gouvernement à l'époque, ministre du Développement. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Ouragan Irma : "C'était prévisible, prévu, écrit", déclare Pascal Canfin, à la tête du WWF FranceVérifier à 20:11Voir 1 autre passage
« je peux témoigner d'une évolution personnelle de sa part sur ce sujet. Je peux aussi témoigner qu'il vient de loin. Donc je pense qu'il a fait une partie du chemin. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Ouragan Irma : "C'était prévisible, prévu, écrit", déclare Pascal Canfin, à la tête du WWF FranceVérifier à 20:19
France Inter · Climat : "Nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", juge Pascal CanfinVérifier à 4:46
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« Alors, c'est une question fondamentale. Aujourd'hui, nous sommes dépendants des énergies fossiles, le pétrole et le gaz. Nous ne produisons, nous, en Européen, quasiment aucune énergie fossile. 100% de cette énergie est importée, elle nous rend donc vulnérables et dépendants. Elle nous rend dépendants, par exemple, de Vladimir Poutine et ça nous a explosé à la figure d'un point de vue géopolitique, mais ça a explosé à la figure de chacun des auditeurs qui nous écoutent avec l'inflation qui a renié notre pouvoir d'achat et qui avait une cause, c'est l'explosion des prix des énergies fossiles liés à la guerre en Ukraine. Mais cette vulnérabilité, elle peut nous exploser à la figure avec Trump, puisque nous sommes en train de passer d'une dépendance au gaz russe, que nous coupons progressivement et tant mieux, bien évidemment, à une dépendance au gaz de schiste américain. On n'a pas forcément gagné grand-chose dans l'affaire. Et donc, il nous faut lier l'enjeu climatique, pour nous, Européens, à une question de souveraineté et de moindre vulnérabilité. Et donc, attention à ne pas basculer sur une autre vulnérabilité, c'est votre question, qui est une vulnérabilité vis-à-vis des Chinois. Parce que les Chinois, qu'est-ce qu'ils ont fait ? Ils ont fait ce qu'on aurait dû faire depuis 20 ans et qu'on n'a pas fait. Ils ont investi l'ensemble de la chaîne de l'électrification et de la décarbonation de notre économie. Du minier des terres rares, qu'ils raffinent, ils ont quasiment le monopole, jusqu'au recyclage, au panneau solaire, en passant par les batteries, les voitures électriques, etc. Et donc, attention, mais il y a une grande différence entre les deux dépendances. C'est que la première, on ne la changera jamais. On ne va pas inventer du gaz européen qu'on n'a pas. On ne va pas inventer du pétrole européen qu'on n'a pas. Par contre, on sait faire du renouvelable. On sait faire du nucléaire. On sait faire de l'efficacité énergétique. On doit savoir faire des batteries en Europe. Et on sait même faire. Renault vient de le faire sur la Mégane électrique. Une batterie, une voiture électrique, zéro terre rare. Donc, ça veut dire que grâce à l'innovation, on peut le faire. Et c'est ça, c'est ça la révolution qui est en marche. Et il faut continuer à investir. Il ne faut surtout rien lâcher. »
France Inter — L'invité du week-end · Climat : "Aujourd'hui, nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", estime Pascal CanfinVérifier à 4:53
« Non, écoutez, sincèrement, c'est vraiment pas le sujet. Elle a fait polémique. Elle a fait polémique, mais on ne va pas dire machin a raison d'y aller contre un tel à tort de ne pas y aller. Ce n'est pas le sujet. Vraiment, c'est totalement anecdotique. Ce qui se joue, c'est est-ce qu'on est capable de faire front contre la contre-offensive, conservatrice, réactionnaire, qui touche notamment toutes les politiques climatiques et qui nous empêcheront de respecter les accords de Paris. C'est ça l'enjeu. Le reste est honnêtement totalement anecdotique. Et moi, ma bataille, c'est de rappeler qu'en Europe, aujourd'hui, on importe 400 milliards par an d'énergie fossile, du gaz et du pétrole, qui est le cœur de ce qui génère le réchauffement climatique. 400 milliards par an. Les États-Unis, qui sont les premiers exportateurs au monde, les premiers producteurs au monde d'énergie fossile, eux, gagnent chaque année par des recettes d'exportation presque 200 milliards de dollars. Ça veut dire qu'on commence sur la ligne de départ le 1er janvier avec 600 milliards d'écarts, 400 d'un côté, 200 de l'autre, ça s'additionne, 600 milliards d'euros de déficit avec les États-Unis. Imaginez ce qu'on pourrait faire si en décarbonant notre économie, en passant au renouvelable, au nucléaire, à l'efficacité énergétique pour sortir des fossiles. Combien d'investissements dans nos services publics ? Combien d'investissements dans l'intelligence artificielle ? On réglerait nos problèmes. Et donc, c'est pour ça que moi, je n'oppose pas du tout la compétitivité de nos entreprises et de l'Europe et le pacte vert. Au contraire, ce sont les deux faces de la même médaille. »
France Inter · Pascal Canfin dénonce "une alliance pour saboter les efforts contre le dérèglement climatique"Vérifier à 9:20
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées28 juin 2019 au 9 nov. 2025 · 69 observations80 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Absolument, je suis entièrement d'accord avec vous. Trump 1, c'était un retrait, c'était je m'efface, mais je ne combats pas ceux qui mènent l'action pour le climat. Aujourd'hui, nous sommes dans une bataille idéologique, une bataille diplomatique, une bataille culturelle où toute l'administration américaine sur tous les fronts est en train d'agir pour détricoter, pour détruire, pour affaiblir notre action pour le climat. Je le vois moi en Europe, je le décris dans le livre que je viens de sortir comme vous l'avez mentionné, ou dans le détail, parce qu'aujourd'hui nous sommes sous la pression des Etats-Unis qui veulent interférer dans non seulement les accords internationaux, mais les règles européennes, les règles du jeu que nous fixons, nous, Européens. Et c'est une atteinte à notre souveraineté et évidemment c'est une atteinte à notre capacité à agir pour le climat. Donc il faut résister. Vous avez raison, c'est une bataille. Il faut résister et il ne faut rien céder. »
France Inter · Climat : "Nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", juge Pascal CanfinVérifier à 2:10Voir 2 autres passages
« Oui je voudrais dire pour notre auditeur qui dit les COP finalement ça ne sert à rien je voudrais donner un exemple si aujourd'hui en Europe la semaine dernière nous avons trouvé un accord pour reconsolider notre objectif climat pour 2040 donc la prochaine décennie atteindre moins 90% de réduction de gaz à effet de serre c'est parce qu'il y a la seringue diplomatique de la COP c'est parce qu'il y a cette pression extérieure qui fait qu'à un moment donné il faut trouver un accord »
France Inter · Climat : "Nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", juge Pascal CanfinVérifier à 19:34
« Si moins 90% en Europe je peux vous dire que pour nous pour nous Européens ça nous percet la trajectoire qui nous permet de respecter l'accord de Paris donc ça crée une pression est-ce que c'est suffisant Gilles ? Non évidemment mais si les COP n'étaient pas là cette pression n'existerait même pas donc oui c'est insuffisant mais c'est encore nécessaire »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées28 juin 2019 au 9 nov. 2025 · 32 observations36 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui je voudrais dire pour notre auditeur qui dit les COP finalement ça ne sert à rien je voudrais donner un exemple si aujourd'hui en Europe la semaine dernière nous avons trouvé un accord pour reconsolider notre objectif climat pour 2040 donc la prochaine décennie atteindre moins 90% de réduction de gaz à effet de serre c'est parce qu'il y a la seringue diplomatique de la COP c'est parce qu'il y a cette pression extérieure qui fait qu'à un moment donné il faut trouver un accord »
France Inter · Climat : "Nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", juge Pascal CanfinVérifier à 19:34Voir 2 autres passages
« Si moins 90% en Europe je peux vous dire que pour nous pour nous Européens ça nous percet la trajectoire qui nous permet de respecter l'accord de Paris donc ça crée une pression est-ce que c'est suffisant Gilles ? Non évidemment mais si les COP n'étaient pas là cette pression n'existerait même pas donc oui c'est insuffisant mais c'est encore nécessaire »
France Inter · Climat : "Nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", juge Pascal CanfinVérifier à 20:04
« Oui, la question de la biodiversité est toujours perçue comme un sujet secondaire. Il y a nous et puis il y a la nature. Or, nous faisons partie de la nature. Si je dois parler aussi en termes économiques la Banque Centrale Européenne ce n'est pas des poètes romantiques à la Banque Centrale Européenne ils ont dit que plus de la moitié de l'économie européenne plus de la moitié de nos emplois en Europe étaient dépendantes de bon état de la nature. Pourquoi ? Parce que la nature elle nous rend des services gratuits. Et si demain l'air, l'eau, les pollinisateurs etc. Si demain il n'y a plus de glacier qu'il n'y a plus de cycle de l'eau ou de forêt la déforestation continue en Amazonie par exemple et que la forêt au lieu d'être un régulateur du climat et au contraire contribue au dérèglement climatique parce que la forêt brûle et qu'elle s'assèche et bien tout ça ça aura un impact sur notre vie quotidienne et sur notre prospérité collective. Donc oui vous avez raison la nature protéger la nature ce n'est pas du tout un sujet les petits oiseaux romantiques secondaires c'est absolument majeur et ça fait partie de l'action que je mène au Parlement. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Mécanismes explicités28 juin 2019 au 9 nov. 2025 · 53 observations53 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Absolument, je suis entièrement d'accord avec vous. Trump 1, c'était un retrait, c'était je m'efface, mais je ne combats pas ceux qui mènent l'action pour le climat. Aujourd'hui, nous sommes dans une bataille idéologique, une bataille diplomatique, une bataille culturelle où toute l'administration américaine sur tous les fronts est en train d'agir pour détricoter, pour détruire, pour affaiblir notre action pour le climat. Je le vois moi en Europe, je le décris dans le livre que je viens de sortir comme vous l'avez mentionné, ou dans le détail, parce qu'aujourd'hui nous sommes sous la pression des Etats-Unis qui veulent interférer dans non seulement les accords internationaux, mais les règles européennes, les règles du jeu que nous fixons, nous, Européens. Et c'est une atteinte à notre souveraineté et évidemment c'est une atteinte à notre capacité à agir pour le climat. Donc il faut résister. Vous avez raison, c'est une bataille. Il faut résister et il ne faut rien céder. »
France Inter · Climat : "Nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", juge Pascal CanfinVérifier à 2:10Voir 2 autres passages
« Absolument, je suis entièrement d'accord avec vous. Trump 1, c'était un retrait, c'était je m'efface, mais je ne combats pas ceux qui mènent l'action pour le climat. Aujourd'hui, nous sommes dans une bataille idéologique, une bataille diplomatique, une bataille culturelle où toute l'administration américaine sur tous les fronts est en train d'agir pour détricoter, pour détruire, pour affaiblir notre action pour le climat. Je le vois moi en Europe, je le décris dans le livre que je viens de sortir comme vous l'avez mentionné, ou dans le détail, parce qu'aujourd'hui nous sommes sous la pression des Etats-Unis qui veulent interférer dans non seulement les accords internationaux, mais les règles européennes, les règles du jeu que nous fixons, nous, Européens. Et c'est une atteinte à notre souveraineté et évidemment c'est une atteinte à notre capacité à agir pour le climat. Donc il faut résister. Vous avez raison, c'est une bataille. Il faut résister et il ne faut rien céder. »
France Inter · Climat : "Nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", juge Pascal CanfinVérifier à 2:10
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Absolument, je suis entièrement d'accord avec vous. Trump 1, c'était un retrait, c'était je m'efface, mais je ne combats pas ceux qui mènent l'action pour le climat. Aujourd'hui, nous sommes dans une bataille idéologique, une bataille diplomatique, une bataille culturelle où toute l'administration américaine sur tous les fronts est en train d'agir pour détricoter, pour détruire, pour affaiblir notre action pour le climat. Je le vois moi en Europe, je le décris dans le livre que je viens de sortir comme vous l'avez mentionné, ou dans le détail, parce qu'aujourd'hui nous sommes sous la pression des Etats-Unis qui veulent interférer dans non seulement les accords internationaux, mais les règles européennes, les règles du jeu que nous fixons, nous, Européens. Et c'est une atteinte à notre souveraineté et évidemment c'est une atteinte à notre capacité à agir pour le climat. Donc il faut résister. Vous avez raison, c'est une bataille. Il faut résister et il ne faut rien céder. »
France Inter · Climat : "Nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", juge Pascal CanfinVérifier à 2:10Voir 2 autres passages
« Absolument. Je suis entièrement d'accord avec vous. Trump 1, c'était un retrait, c'était je m'efface, mais je ne combats pas ceux qui mènent l'action pour le climat. Aujourd'hui, nous sommes dans une bataille idéologique, une bataille diplomatique, une bataille culturelle, où toute l'administration américaine, sur tous les fronts, est en train d'agir pour détricoter, pour détruire, pour affaiblir notre action pour le climat. Je le vois, moi, en Europe, je le décris dans le livre que je viens de sortir, comme vous l'avez mentionné, ou dans le détail, parce qu'aujourd'hui, nous sommes sous la pression des Etats-Unis qui veulent interférer dans non seulement les accords internationaux, mais les règles européennes, les règles du jeu que nous fixons, nous, Européens, et c'est une atteinte à notre souveraineté, et évidemment, c'est une atteinte à notre capacité à agir pour le climat, donc il faut résister. Vous avez raison, c'est une bataille, il faut résister, et il ne faut rien céder. »
France Inter — L'invité du week-end · Climat : "Aujourd'hui, nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", estime Pascal CanfinVérifier à 2:17
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées28 juin 2019 au 9 nov. 2025 · 29 observations31 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Et la question de la COP, et Ali Badou disait, mais au fait, qu'est-ce qu'on négocie en ce moment au Brésil ? Et c'est une bonne question, parce qu'en fait, il n'y a pas de mandat. Exactement. Le cœur de ce qu'on doit faire, ce n'est pas renégocier, renégocier de nouvelles choses. Il faut le faire notamment sur l'aspect financier et de solidarité internationale. C'est très important, mais c'est une partie du sujet. Maintenant, il faut agir, agir, agir. Et ça, ça se passe par les politiques nationales ou, pour nous, européens, à l'échelle continentale. Et pour le coup, quand je vois... Vous avez listé, vous avez raison, les mauvaises nouvelles. Mais il y a aussi des bonnes nouvelles. La Chine va beaucoup plus vite que prévu dans la décarbonation de son économie. La Chine a 5 ans d'avance sur son propre plan. Nous, nous avons, la semaine dernière, trouvé un accord européen pour notre nouvel objectif climat 2040, moins 90% d'émissions de CO2. Un autre exemple, la Pologne. La Pologne, c'est un pays qui est globalement très charbonné, très dépendant du charbon. Alors que la volonté politique n'est pas extraordinairement là, parce que les fondamentaux économiques sont présents, la part du charbon en Pologne est passée en quelques années, 5 ans, c'est extrêmement rapide à l'échelle de l'histoire, de 80% à 50% de l'électricité produite. Ça veut dire quoi ? C'est-à-dire que les technologies sont là, on peut y aller. Et simplement, il faut continuer à investir et il faut surtout ne rien céder à l'offensif culturel, diplomatique de Donald Trump. »
France Inter · Climat : "Nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", juge Pascal CanfinVérifier à 7:22Voir 2 autres passages
« rapidement. Oui, je voudrais dire pour notre auditeur qui dit les COP, finalement, Gilles, ça ne sert à rien. Je voudrais donner un exemple. Si aujourd'hui, en Europe, la semaine dernière, nous avons trouvé un accord pour reconsolider notre objectif climat pour 2040, donc la prochaine décennie, atteindre moins 90% de réduction de gaz à effet de serre, c'est parce qu'il y a la seringue diplomatique de la COP. C'est parce qu'il y a cette pression extérieure qui fait qu'à un moment donné, il faut trouver un accord. »
France Inter — L'invité du week-end · Climat : "Aujourd'hui, nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", estime Pascal CanfinVérifier à 19:43
« Et la question de la COP, et Ali Badou disait, mais au fait, qu'est-ce qu'on négocie en ce moment au Brésil ? Et c'est une bonne question. Oui, il n'y a pas de mandat. Exactement. Le cœur de ce qu'on doit faire, ce n'est pas renégocier, renégocier de nouvelles choses. Il faut le faire notamment sur l'aspect financier et de solidarité internationale. C'est très important, mais c'est une partie du sujet. Maintenant, il faut agir, agir, agir. Et ça, ça se passe par les politiques nationales ou, pour nous, Européens, à l'échelle continentale. Et pour le coup, quand je vois... Vous avez listé, vous avez raison, les mauvaises nouvelles. Mais il y a aussi des bonnes nouvelles. La Chine va beaucoup plus vite que prévu dans la décarbonation de son économie. La Chine a 5 ans d'avance sur son propre plan. Nous, nous sommes... Nous avons, la semaine dernière, trouvé un accord européen pour notre nouvel objectif climat 2040, moins 90% d'émissions de CO2. Un autre exemple, la Pologne. La Pologne, c'est un pays qui est globalement très charbonné, très dépendant du charbon. Alors que la volonté politique n'est pas extraordinairement là, parce que les fondamentaux économiques sont présents, la part du charbon en Pologne est passée en quelques années, 5 ans, c'est extrêmement rapide à l'échelle de l'histoire. De 80% à 50% de l'électricité produite. Ça veut dire quoi ? C'est-à-dire que les technologies sont là, on peut y aller. Simplement, il faut continuer à investir et il faut surtout ne rien céder à l'offensif culturel, diplomatique de Donald Trump. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes28 juin 2019 au 9 nov. 2025 · 22 observations23 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, c'est une question fondamentale. Aujourd'hui, nous sommes dépendants des énergies fossiles, le pétrole et le gaz. Nous ne produisons, nous, en Européen, quasiment aucune énergie fossile. 100% de cette énergie est importée. Elle nous rend donc vulnérables et dépendants. Elle nous rend dépendants, par exemple, de Vladimir Poutine. Et ça nous a explosé à la figure d'un point de vue géopolitique. Mais ça a explosé à la figure de chacun des auditeurs qui nous écoutent avec l'inflation qui a renié notre pouvoir d'achat et qui avait une cause. C'est l'explosion des prix des énergies fossiles liés à la guerre en Ukraine. Mais cette vulnérabilité, elle peut nous exploser à la figure avec Trump. Puisque nous sommes en train de passer d'une dépendance au gaz russe, que nous coupons progressivement, et tant mieux, bien évidemment, à une dépendance au gaz de schiste américain. On n'a pas forcément gagné grand-chose dans l'affaire. Et donc, il nous faut lier l'enjeu climatique, pour nous, Européens, à une question de souveraineté et de moindre vulnérabilité. Et donc, attention à ne pas basculer sur une autre vulnérabilité, c'est votre question, qui est une vulnérabilité vis-à-vis des Chinois. Parce que les Chinois, qu'est-ce qu'ils ont fait ? Ils ont fait ce qu'on aurait dû faire depuis 20 ans et qu'on n'a pas fait. Ils ont investi l'ensemble de la chaîne de l'électrification et de la décarbonation de notre économie. Du minier des terres rares, qu'ils raffinent, ils ont quasiment le monopole, jusqu'au recyclage, au panneau solaire, en passant par les batteries, les voitures électriques, etc. Et donc, attention, mais il y a une grande différence entre les deux dépendances. C'est que la première, on ne la changera jamais. On ne va pas inventer du gaz européen qu'on n'a pas. On ne va pas inventer du pétrole européen qu'on n'a pas. Par contre, on sait faire du renouvelable, on sait faire du nucléaire, on sait faire de l'efficacité énergétique, on doit savoir faire des batteries en Europe. Et on sait même faire, Renault vient de le faire sur la Mégane, excusez-moi cette page de publicité pour Renault, c'est sur la Mégane électrique. Une batterie, une voiture électrique, zéro terre rare, zéro terrain. Donc, ça veut dire que grâce à l'innovation, on peut le faire. Et c'est ça, c'est ça la révolution qui est en marche. Et il faut continuer à investir, il ne faut surtout rien lâcher. »
France Inter · Climat : "Nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", juge Pascal CanfinVérifier à 4:46Voir 2 autres passages
« Alors, c'est une question fondamentale. Aujourd'hui, nous sommes dépendants des énergies fossiles, le pétrole et le gaz. Nous ne produisons, nous, en Européen, quasiment aucune énergie fossile. 100% de cette énergie est importée, elle nous rend donc vulnérables et dépendants. Elle nous rend dépendants, par exemple, de Vladimir Poutine et ça nous a explosé à la figure d'un point de vue géopolitique, mais ça a explosé à la figure de chacun des auditeurs qui nous écoutent avec l'inflation qui a renié notre pouvoir d'achat et qui avait une cause, c'est l'explosion des prix des énergies fossiles liés à la guerre en Ukraine. Mais cette vulnérabilité, elle peut nous exploser à la figure avec Trump, puisque nous sommes en train de passer d'une dépendance au gaz russe, que nous coupons progressivement et tant mieux, bien évidemment, à une dépendance au gaz de schiste américain. On n'a pas forcément gagné grand-chose dans l'affaire. Et donc, il nous faut lier l'enjeu climatique, pour nous, Européens, à une question de souveraineté et de moindre vulnérabilité. Et donc, attention à ne pas basculer sur une autre vulnérabilité, c'est votre question, qui est une vulnérabilité vis-à-vis des Chinois. Parce que les Chinois, qu'est-ce qu'ils ont fait ? Ils ont fait ce qu'on aurait dû faire depuis 20 ans et qu'on n'a pas fait. Ils ont investi l'ensemble de la chaîne de l'électrification et de la décarbonation de notre économie. Du minier des terres rares, qu'ils raffinent, ils ont quasiment le monopole, jusqu'au recyclage, au panneau solaire, en passant par les batteries, les voitures électriques, etc. Et donc, attention, mais il y a une grande différence entre les deux dépendances. C'est que la première, on ne la changera jamais. On ne va pas inventer du gaz européen qu'on n'a pas. On ne va pas inventer du pétrole européen qu'on n'a pas. Par contre, on sait faire du renouvelable. On sait faire du nucléaire. On sait faire de l'efficacité énergétique. On doit savoir faire des batteries en Europe. Et on sait même faire. Renault vient de le faire sur la Mégane électrique. Une batterie, une voiture électrique, zéro terre rare. Donc, ça veut dire que grâce à l'innovation, on peut le faire. Et c'est ça, c'est ça la révolution qui est en marche. Et il faut continuer à investir. Il ne faut surtout rien lâcher. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités28 juin 2019 au 9 nov. 2025 · 23 observations25 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, non, non, non. Je crois que... Alors, je ne veux pas me faire le porte-parole d'EDF à ce micro parce que je ne suis pas mais je crois que leur slogan publicitaire c'est précisément l'inverse c'est de dire... Ah bah je ne fais que le lire. Je vous l'avais sous les yeux moi aussi. Bon, on ne va pas commenter le slogan publicitaire d'EDF. Enfin, ce que je vois là c'est que les fossiles ça s'importe. Mais justement, ça s'importe au sens de ça nous coûte cher. Ça pèse. L'année dernière, juste un chiffre, nous avons sorti de la maison Europe. Nous avons tous sorti de nos propres poches entreprises, individus 450 milliards d'euros pour acheter du pétrole et du gaz. L'électricité que ce soit à base de nucléaire que ce soit à base de renouvelables et toutes les technologies d'efficacité énergétique de sobriété où nous avons les leaders mondiaux sur ces sujets ça crée de la valeur ça crée des emplois chez nous. Moi je viens du nord de la France j'ai vécu la désindustrialisation des années 60-70. Je vois aujourd'hui près de Dunkerque par exemple à Douai à Valenciennes sortir de terre des nouvelles usines qui redonnent de l'espoir. C'est aussi ça l'action climatique. »
France Inter · Climat : "Nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", juge Pascal CanfinVérifier à 13:45Voir 2 autres passages
« Non, je crois que... Alors, je ne veux pas me faire le porte-parole d'EDF à ce micro, ce que je ne suis pas, mais je crois que leur slogan publicitaire, c'est précisément l'inverse, c'est de dire... Je ne fais que le lire. Je vous l'avais sous les yeux, moi aussi, on ne va pas commenter le slogan publicitaire d'EDF, mais ce que je vois là, c'est que les fossiles, ça s'importent, mais justement, ça s'importe au sens de ça nous coûte cher. Ça pèse. L'année dernière, juste un chiffre, nous avons sorti de la maison Europe, nous avons tous sorti de nos propres poches, entreprises, individus, 450 milliards d'euros pour acheter du pétrole et du gaz. L'électricité, que ce soit à base de nucléaire, que ce soit à base de renouvelables, toutes les technologies d'efficacité énergétique, de sobriété, où nous avons les leaders mondiaux sur ces sujets, ça crée de la valeur, ça crée des emplois chez nous. Moi, je viens du nord de la France, j'ai vécu la désindustrialisation des années 60-70. Je vois aujourd'hui, près de Dunkerque, par exemple, à Douai, à Valenciennes, sortir de terre des nouvelles usines qui redonnent de l'espoir. C'est aussi ça, l'action climatique. »
France Inter — L'invité du week-end · Climat : "Aujourd'hui, nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", estime Pascal CanfinVérifier à 13:52
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Absolument, je suis entièrement d'accord avec vous. Trump 1, c'était un retrait, c'était je m'efface, mais je ne combats pas ceux qui mènent l'action pour le climat. Aujourd'hui, nous sommes dans une bataille idéologique, une bataille diplomatique, une bataille culturelle où toute l'administration américaine sur tous les fronts est en train d'agir pour détricoter, pour détruire, pour affaiblir notre action pour le climat. Je le vois moi en Europe, je le décris dans le livre que je viens de sortir comme vous l'avez mentionné, ou dans le détail, parce qu'aujourd'hui nous sommes sous la pression des Etats-Unis qui veulent interférer dans non seulement les accords internationaux, mais les règles européennes, les règles du jeu que nous fixons, nous, Européens. Et c'est une atteinte à notre souveraineté et évidemment c'est une atteinte à notre capacité à agir pour le climat. Donc il faut résister. Vous avez raison, c'est une bataille. Il faut résister et il ne faut rien céder. »
France Inter · Climat : "Nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", juge Pascal CanfinVérifier à 2:10Voir 2 autres passages
« Des conventions citoyennes, des conférences de consensus. Et j'invite d'ailleurs tous les auditeurs qui seraient intéressés par cela à s'inscrire sur le site internet, la plateforme progressiste.org. Ce n'est pas un parti politique, c'est totalement gratuit, vous pouvez être n'importe où vous êtes aujourd'hui, vous ne changez rien, simplement ça vous donne la possibilité de participer à ces conférences de consensus. Je vous donne, si je peux me permettre de donner un exemple. Un exemple où je pense, nous pouvons très vite arriver à un accord entre toutes les forces progressistes dont on vient de parler, c'est un sujet qui concerne tous les parents et tous les pré-ados qui nous écoutent, c'est la régulation des réseaux sociaux. Nous sommes aujourd'hui dans un moment où la santé mentale de nos enfants, tous les scientifiques le disent, vous avez reçu il y a quelques semaines des psychologues sur le sujet, c'était très très marquant, c'est un moment de bascule. La santé mentale de nos enfants, de nos pré-adolescents, de nos adolescents est en péril. Et vous avez en même temps des parents qui sont complètement dépassés. C'est une souffrance parentale, c'est une souffrance parentale. Moi-même, moi-même, j'y suis confronté, c'est aussi pour ça que ça me tient beaucoup à cœur. Donc, qu'est-ce qu'il faut faire ? Je pense qu'il faut interdire les réseaux sociaux qui ont des algorithmes addictifs aux enfants de moins de 15 ans. Ça, c'est une mesure radicale. C'est une mesure radicale. Je suis persuadé qu'on est capable, dans l'arc progressiste, de tous unir et de la défendre ensemble. »
France Inter · Pascal Canfin : "La contre-offensive anti-écologique du moment, c'est du trumpisme européen"Vérifier à 7:42
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées28 juin 2019 au 9 nov. 2025 · 9 observations9 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, c'est une question fondamentale. Aujourd'hui, nous sommes dépendants des énergies fossiles, le pétrole et le gaz. Nous ne produisons, nous, en Européen, quasiment aucune énergie fossile. 100% de cette énergie est importée, elle nous rend donc vulnérables et dépendants. Elle nous rend dépendants, par exemple, de Vladimir Poutine et ça nous a explosé à la figure d'un point de vue géopolitique, mais ça a explosé à la figure de chacun des auditeurs qui nous écoutent avec l'inflation qui a renié notre pouvoir d'achat et qui avait une cause, c'est l'explosion des prix des énergies fossiles liés à la guerre en Ukraine. Mais cette vulnérabilité, elle peut nous exploser à la figure avec Trump, puisque nous sommes en train de passer d'une dépendance au gaz russe, que nous coupons progressivement et tant mieux, bien évidemment, à une dépendance au gaz de schiste américain. On n'a pas forcément gagné grand-chose dans l'affaire. Et donc, il nous faut lier l'enjeu climatique, pour nous, Européens, à une question de souveraineté et de moindre vulnérabilité. Et donc, attention à ne pas basculer sur une autre vulnérabilité, c'est votre question, qui est une vulnérabilité vis-à-vis des Chinois. Parce que les Chinois, qu'est-ce qu'ils ont fait ? Ils ont fait ce qu'on aurait dû faire depuis 20 ans et qu'on n'a pas fait. Ils ont investi l'ensemble de la chaîne de l'électrification et de la décarbonation de notre économie. Du minier des terres rares, qu'ils raffinent, ils ont quasiment le monopole, jusqu'au recyclage, au panneau solaire, en passant par les batteries, les voitures électriques, etc. Et donc, attention, mais il y a une grande différence entre les deux dépendances. C'est que la première, on ne la changera jamais. On ne va pas inventer du gaz européen qu'on n'a pas. On ne va pas inventer du pétrole européen qu'on n'a pas. Par contre, on sait faire du renouvelable. On sait faire du nucléaire. On sait faire de l'efficacité énergétique. On doit savoir faire des batteries en Europe. Et on sait même faire. Renault vient de le faire sur la Mégane électrique. Une batterie, une voiture électrique, zéro terre rare. Donc, ça veut dire que grâce à l'innovation, on peut le faire. Et c'est ça, c'est ça la révolution qui est en marche. Et il faut continuer à investir. Il ne faut surtout rien lâcher. »
France Inter — L'invité du week-end · Climat : "Aujourd'hui, nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", estime Pascal CanfinVérifier à 4:53Voir 2 autres passages
« Aujourd'hui, si vous me demandez si aujourd'hui on est prêt, non, on n'est pas prêt. On n'investit pas dans la défense en claquant des doigts. Par contre, on est prêt à faire l'effort et à s'organiser ensemble pour y arriver. Construire enfin une industrie de la défense européenne coordonnée. Ça ne veut pas dire une seule entreprise de défense européenne, mais ça veut dire qu'au moins, on arrête tous ensemble de passer des commandes incompatibles avec des matériels qui ne marchent pas entre eux, ce qui fait que dès qu'on veut faire une opération ensemble, c'est impossible. C'est stupide, stupide, contre-productif. Voilà, ça, on y met fin. Et enfin, on se met dans la bonne direction. »
France Inter · Pascal Canfin : "La contre-offensive anti-écologique du moment, c'est du trumpisme européen"Vérifier à 19:08
« Ça prouve que si on ne poursuit pas les politiques qui ont été engagées, si on arrête MaPrimeRénov' par exemple, eh bien évidemment, l'impact se traduit immédiatement dans notre recul de l'action climatique. Donc on a réussi à mettre en place en France et en Europe les bonnes politiques qui ont porté leurs fruits. Je vous le rappelez, moins 7%, moins 8% en Europe en une seule année. Mais si on arrête ces politiques, si on les freine, s'il n'y a plus d'argent, si on change les règles du jeu sur les ZAN ou le ZFE, évidemment, forcément, ça s'arrête. ZAN, zéro artificialisation nette, zone à faible émission. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités28 juin 2019 au 9 nov. 2025 · 19 observations21 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« rapidement. Oui, je voudrais dire pour notre auditeur qui dit les COP, finalement, Gilles, ça ne sert à rien. Je voudrais donner un exemple. Si aujourd'hui, en Europe, la semaine dernière, nous avons trouvé un accord pour reconsolider notre objectif climat pour 2040, donc la prochaine décennie, atteindre moins 90% de réduction de gaz à effet de serre, c'est parce qu'il y a la seringue diplomatique de la COP. C'est parce qu'il y a cette pression extérieure qui fait qu'à un moment donné, il faut trouver un accord. »
France Inter — L'invité du week-end · Climat : "Aujourd'hui, nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", estime Pascal CanfinVérifier à 19:43Voir 2 autres passages
« Une taxe, l'augmentation de la taxe pour la billet d'avion dans le projet de loi de finances, le budget qui s'applique cette année. 8 euros en classe économie. »
France Inter · Pascal Canfin : "La contre-offensive anti-écologique du moment, c'est du trumpisme européen"Vérifier à 20:21
« aucun autre pays n'a dit, moi, je lève la main et je suis Donald Trump. Le seul dont on a dit qu'il pourrait le faire, et peut-être qu'il va le faire, c'est Mileï. C'est Mileï en Argentine. Exactement. Donc, c'est intéressant. Pourquoi ? Parce que, même si on est contre l'accord Mercosur, on a quand même beaucoup poussé pour qu'il y ait dans l'accord Mercosur une clause qui dit si un des pays du Mercosur sort de l'accord de Paris, alors l'accord Mercosur tombe. Ce qui fait qu'il est extrêmement probable qu'en fait, Mileï sorte du Mercosur, sorte de l'accord de Paris, etc. C'est-à-dire qu'on crée avec l'accord de Paris comme étant une base juridique partagée, insuffisante. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
France Inter — L'invité de 8h20 · Pascal Canfin : "Nous sommes entrés dans une nouvelle ère, celle de la souffrance climatique"Vérifier à 1:24
France Inter · Climat : "Nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", juge Pascal CanfinVérifier à 20:04
France Inter · Climat : "Nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", juge Pascal CanfinVérifier à 15:01
« Oui je voudrais dire pour notre auditeur qui dit les COP finalement ça ne sert à rien je voudrais donner un exemple si aujourd'hui en Europe la semaine dernière nous avons trouvé un accord pour reconsolider notre objectif climat pour 2040 donc la prochaine décennie atteindre moins 90% de réduction de gaz à effet de serre c'est parce qu'il y a la seringue diplomatique de la COP c'est parce qu'il y a cette pression extérieure qui fait qu'à un moment donné il faut trouver un accord »
France Inter · Climat : "Nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", juge Pascal CanfinVérifier à 19:34
« Le risque, c'est qu'on n'en fasse plus. Et donc, on est à un moment où il faut au contraire repartir de l'avant. Mais repartir de l'avant avec des méthodes qui peuvent être différentes. Et là, c'est très important de résister au backlash anti-écologique. Il faut une force de résistance qui dise, moi, je ne mange pas de ce pain-là. Les actions qui mènent les Républicains en France et le Rassemblement national à s'unir dans une posture et une politique anti-climat, climato-sceptique, anti-écologie, anti-transition. Il faut leur laisser. Mais par contre, on peut s'interroger, on doit s'interroger sur la bonne méthode pour embarquer la société et atteindre nos résultats. Et c'est ça, je pense, le moment politique où on est, c'est aucune complaisance sur les objectifs, aucun recul en arrière sur les objectifs. On sort d'une vague de chaleur inédite en Europe, à Barcelone. Vous savez où ils en sont ? Ils en sont à faire un plan 50 degrés. 50 degrés, je vous vois, voilà, 50 degrés. Est-ce que c'est le monde dans lequel on veut vivre ? Est-ce que c'est le monde qu'on a envie de laisser à nos enfants ? Si on répond oui, ok, on ne fait rien. Si on répond non, on agit. »
France Inter · Pascal Canfin : "La contre-offensive anti-écologique du moment, c'est du trumpisme européen"Vérifier à 1:25
France Inter — L'invité du week-end · Climat : "Aujourd'hui, nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", estime Pascal CanfinVérifier à 7:29
France Inter — L'invité du week-end · Climat : "Aujourd'hui, nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", estime Pascal CanfinVérifier à 4:53
« Non, justement, données au bien commun de l'arc progressiste. Vous voulez toujours me faire revenir à un sujet d'incarnation ? Il va bien falloir que quelqu'un les mette en œuvre. Bien sûr, exactement. Je suis tout à fait d'accord à vous. Mais juste, ce n'est pas le sujet de la plateforme. Le sujet de la plateforme, c'est de créer potentiellement, et il y aura des sujets sur lesquels on n'y arrivera pas, mais il y aura des sujets, je pense, sur lesquels on va y arriver et ça sera déjà un changement profond, on va arriver à créer cette culture commune, à créer éventuellement ces propositions communes ou au moins ces éléments de débat sur lesquels de dire « bon ben on a essayé, là on n'y arrive pas ». Et ensuite, qui le portera ? Qui sera le mieux placé ? Je ne sais pas. On verra, on verra peut-être dans six mois, on verra dans un an, on verra. Mais commençons par créer de l'espoir. Parce que cette bataille qui commence directement par les égaux, c'est la certitude de l'échec. »
France Inter · Pascal Canfin : "La contre-offensive anti-écologique du moment, c'est du trumpisme européen"Vérifier à 15:19
« Mais justement c'est pour ça que je dis c'est indépendant des différentes candidatures. Je ne sais pas combien il y aura de candidatures dans cet arc progressiste à la fin, ce que je sais c'est que s'il y en a beaucoup, aucune d'entre elles ne sera au deuxième tour et que ce sera la défaite assurée. Mais ce n'est pas le sens de mon initiative. Mon initiative c'est de dire, voilà, il y a la vie des partis politiques et puis il y a la nécessité avec les citoyens. C'est pour ça que les auditeurs peuvent s'inscrire sur telles plateformes progressistes parce que ça n'est absolument pas réservé, loin de là, aux responsables politiques. Et j'essaye de créer quelque chose d'inédit qui rassemble, non pas justement dans une logique de candidature, mais qui rassemble sur les idées et la construction des idées à la fois des citoyens qui peuvent être engagés ou pas, qui peuvent être dans des associations, des syndicats ou pas, ou des entreprises, des entrepreneurs, peu importe, et des responsables politiques dans leur diversité avec deux bornes que je viens de rappeler parce qu'il ne faut pas faire n'importe quoi, il ne faut pas dire que tout se vaut, ce n'est pas vrai. Il y a un projet politique, il y a un arc. À l'intérieur de cet arc, il y a des sensibilités différentes, mais il y a, je pense, la conviction, l'intuition que ce qui nous rassemble est au fond plus fort que ce qui nous divise. Et puis, il y a le sujet des identités professionnelles sur la méthode, si je peux en dire un mot, c'est absolument fondamental. Aujourd'hui, les responsables politiques, à l'exception d'un que je veux citer, c'est François Ruffin, parce qu'il a la même intuition que moi, qui est qu'il faut repartir des métiers, il faut repartir des identités professionnelles. »
France Inter · Pascal Canfin : "La contre-offensive anti-écologique du moment, c'est du trumpisme européen"Vérifier à 12:16
« Autre question historique du moment dans lequel on est. On a fait plusieurs choses que nous n'avions jamais faites. Vous venez d'en citer une, mais il y en a une autre qui date d'il y a quelques semaines que je voudrais rappeler. C'est le fait d'avoir pris l'argent des avoirs gelés russes, qui font l'objet de sanctions internationales, pour le transférer vers l'Ukraine. Que cet argent ne dorme pas dans les caisses des banques ou des banques centrales, mais qu'il soit transféré et rendu utile pour l'effort de guerre ukrainien. Autre décision que jamais personne n'avait prise avant. Donc on est capable, heureusement, et je m'en réjouis, on est capable de ces décisions historiques. Mais est-ce qu'on est encore à la hauteur ? Est-ce que c'est suffisant pour battre Vladimir Poutine ? C'est bien la question que je vous pose. Eh bien, au moment où on parle, la réponse est non. Il suffit de regarder le front sur le terrain. Et évidemment, le retour de Donald Trump est une mauvaise nouvelle dans ce contexte, parce que ça veut dire que si les États-Unis retirent une partie de leur soutien, voire la totalité de leur soutien, je ne sais pas de quoi Donald Trump est capable, eh bien nous devrons prendre le relais. On devra prendre le relais pour deux choses. Une première raison, c'est le respect de nos valeurs, notre intérêt européen fondamental. On ne peut pas laisser un pays démocratique européen se laisser envahir par une puissance autoritaire comme Vladimir Poutine. D'abord c'est l'Ukraine, et si Poutine gagne en Ukraine, c'est quoi la suite ? Et le deuxième élément, c'est qu'une étude allemande vient de sortir récemment, pour ceux qui sont très inquiets sur les questions migratoires. Vous savez combien de millions d'Ukrainiens arriveraient en Europe si Poutine prenait le pouvoir ? Plus de 10 millions. Plus de 10 millions. Et donc tous ceux qui se disent, oh là là, attention, nous on a des sujets migratoires en Europe, et on en a, mais il ne faut pas se cacher derrière son petit doigt, pourraient se dire aussi que, attention, toute l'extrême droite qui s'allie à Vladimir Poutine et à Donald Trump, en fait, c'est eux qui génèrent potentiellement ces 10 millions de migrants ukrainiens. Donc moi je veux que les Ukrainiens soient libres, je veux qu'ils puissent racheter ces jeux et vivre en paix, et donc je me bats pour ces combats. »
France Inter · Pascal Canfin dénonce "une alliance pour saboter les efforts contre le dérèglement climatique"Vérifier à 2:25
France Inter · Pascal Canfin : "La contre-offensive anti-écologique du moment, c'est du trumpisme européen"Vérifier à 0:47
BACKSEAT · Qui sauvera la planète ? - avec Pascal CanfinVérifier à 17:02