Pascal Canfin — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
21 janv. 2013 au 9 nov. 2025
Questions
154
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 154 questions évaluables
Réponse directe
86
Réponse partielle
31
Réponse à côté
34
Refus explicite
3
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 101 à 125 sur 154
Question 101Transition écologique, 110 km/h, remaniement... le "8h30 franceinfo" de Pascal Canfin
Et d'ailleurs, avez-vous voté tout simplement ?
Réponse à côté
Juste pour bien comprendre, Pascal Canfin, et pour tourner la page de ces municipales, vous vous réjouissez de cette vague écologiste aux élections municipales. Est-ce que vous avez compris que dans plusieurs de ces grandes villes, Strasbourg, Lyon ou ailleurs, la République En Marche se soit alliée avec la droite pour faire face aux écologistes ? C'était une mauvaise stratégie ?
« Juste pour bien comprendre, Pascal Canfin, et pour tourner la page de ces municipales, vous vous réjouissez de cette vague écologiste aux élections municipales. Est-ce que vous avez compris que dans plusieurs de ces grandes villes, Strasbourg, Lyon ou ailleurs, la République En Marche se soit alliée avec la droite pour faire face aux écologistes ? C'était une mauvaise stratégie ? »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Transition écologique, 110 km/h, remaniement... le "8h30 franceinfo" de Pascal CanfinVérifier à 6:33
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Arbitrages mentionnés28 juin 2019 au 9 nov. 2025 · 19 observations19 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, c'est une question fondamentale. Aujourd'hui, nous sommes dépendants des énergies fossiles, le pétrole et le gaz. Nous ne produisons, nous, en Européen, quasiment aucune énergie fossile. 100% de cette énergie est importée. Elle nous rend donc vulnérables et dépendants. Elle nous rend dépendants, par exemple, de Vladimir Poutine. Et ça nous a explosé à la figure d'un point de vue géopolitique. Mais ça a explosé à la figure de chacun des auditeurs qui nous écoutent avec l'inflation qui a renié notre pouvoir d'achat et qui avait une cause. C'est l'explosion des prix des énergies fossiles liés à la guerre en Ukraine. Mais cette vulnérabilité, elle peut nous exploser à la figure avec Trump. Puisque nous sommes en train de passer d'une dépendance au gaz russe, que nous coupons progressivement, et tant mieux, bien évidemment, à une dépendance au gaz de schiste américain. On n'a pas forcément gagné grand-chose dans l'affaire. Et donc, il nous faut lier l'enjeu climatique, pour nous, Européens, à une question de souveraineté et de moindre vulnérabilité. Et donc, attention à ne pas basculer sur une autre vulnérabilité, c'est votre question, qui est une vulnérabilité vis-à-vis des Chinois. Parce que les Chinois, qu'est-ce qu'ils ont fait ? Ils ont fait ce qu'on aurait dû faire depuis 20 ans et qu'on n'a pas fait. Ils ont investi l'ensemble de la chaîne de l'électrification et de la décarbonation de notre économie. Du minier des terres rares, qu'ils raffinent, ils ont quasiment le monopole, jusqu'au recyclage, au panneau solaire, en passant par les batteries, les voitures électriques, etc. Et donc, attention, mais il y a une grande différence entre les deux dépendances. C'est que la première, on ne la changera jamais. On ne va pas inventer du gaz européen qu'on n'a pas. On ne va pas inventer du pétrole européen qu'on n'a pas. Par contre, on sait faire du renouvelable, on sait faire du nucléaire, on sait faire de l'efficacité énergétique, on doit savoir faire des batteries en Europe. Et on sait même faire, Renault vient de le faire sur la Mégane, excusez-moi cette page de publicité pour Renault, c'est sur la Mégane électrique. Une batterie, une voiture électrique, zéro terre rare, zéro terrain. Donc, ça veut dire que grâce à l'innovation, on peut le faire. Et c'est ça, c'est ça la révolution qui est en marche. Et il faut continuer à investir, il ne faut surtout rien lâcher. »
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
5 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Question 102Transition écologique, 110 km/h, remaniement... le "8h30 franceinfo" de Pascal Canfin
Pascal Canfin, on va revenir longuement sur ce qui reste des propositions de la Convention citoyenne et sur les trois mesures qu'Emmanuel Macron a écartées hier en recevant les citoyens à l'Elysée. Mais pour savoir qui nous parle précisément ce matin, je voudrais vous poser une question toute simple. Vous avez le droit de ne pas me répondre. Vous avez voté en marche ou vous avez voté écologiste au municipal en France ?
Réponse à côté
Juste pour bien comprendre, Pascal Canfin, et pour tourner la page de ces municipales, vous vous réjouissez de cette vague écologiste aux élections municipales. Est-ce que vous avez compris que dans plusieurs de ces grandes villes, Strasbourg, Lyon ou ailleurs, la République En Marche se soit alliée avec la droite pour faire face aux écologistes ? C'était une mauvaise stratégie ?
« Juste pour bien comprendre, Pascal Canfin, et pour tourner la page de ces municipales, vous vous réjouissez de cette vague écologiste aux élections municipales. Est-ce que vous avez compris que dans plusieurs de ces grandes villes, Strasbourg, Lyon ou ailleurs, la République En Marche se soit alliée avec la droite pour faire face aux écologistes ? C'était une mauvaise stratégie ? »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Transition écologique, 110 km/h, remaniement... le "8h30 franceinfo" de Pascal CanfinVérifier à 6:33
Question 103Pascal Canfin : “Les Verts ne sont pas seuls à vouloir gagner la bataille climatique”
très important politique. Mais une question Pascal Canfin qui est une question de fond est-ce que de votre point de vue il ne faut pas des mesures radicales ?
Réponse directe
Je pense que si l'alternative c'est les petits pas qui ne changent pas grand-chose de manière cosmétique et le grand soir écologique où vous vous réveillez le 1er janvier et tout d'un coup vous n'avez plus le droit de prendre votre voiture il n'y a plus de glyphosate le nucléaire est fermé etc. Aucun des deux scénarios n'a de sens. Mais si on dit Non l'efficacité a un sens. La radicalité sur le papier a beaucoup de sens. Je vais même vous dire aujourd'hui au Parlement européen le groupe dans lequel siègent les élus de la France insoumise demande des objectifs environnementaux encore plus ambitieux que les verts européens. Donc les verts sont même battus sur leur propre terrain. Pourquoi ? M…
« Je pense que si l'alternative c'est les petits pas qui ne changent pas grand-chose de manière cosmétique et le grand soir écologique où vous vous réveillez le 1er janvier et tout d'un coup vous n'avez plus le droit de prendre votre voiture il n'y a plus de glyphosate le nucléaire est fermé etc. »
France Inter — Questions politiques · Pascal Canfin : “Les Verts ne sont pas seuls à vouloir gagner la bataille climatique”Vérifier à 30:38Voir 2 autres passages
« Aucun des deux scénarios n'a de sens. Mais si on dit »
France Inter — Questions politiques · Pascal Canfin : “Les Verts ne sont pas seuls à vouloir gagner la bataille climatique”Vérifier à 30:52
« Non l'efficacité a un sens. La radicalité sur le papier a beaucoup de sens. Je vais même vous dire aujourd'hui au Parlement européen le groupe dans lequel siègent les élus de la France insoumise demande des objectifs environnementaux encore plus ambitieux que les verts européens. Donc les verts sont même battus sur leur propre terrain. Pourquoi ? Mais parce que juste ils ne sont pas en responsabilité. Donc c'est tellement simple sur un bout de papier de dire il faut faire ceci il faut faire cela. C'est ça le populisme vert dont parle Brune Poirson. »
Question 104Pascal Canfin : “Les Verts ne sont pas seuls à vouloir gagner la bataille climatique”
Malgré les années de négociation ?
Réponse directe
Ah non, justement, puisqu'il n'y a pas eu d'accord. Il y a eu un accord pour dire, ok, on sort politiquement le 31 janvier. Ça, c'était la promesse du Premier ministre britannique. Mais il n'y a pas eu d'accord technique, commercial, économique sur qu'est-ce qui rentre, qu'est-ce qui est soumis à des droits de douane, qu'est-ce qui ne rentre pas. C'est le cœur de la négociation qui commence maintenant et qui doit se conclure le 31 décembre de cette année. Au 1er janvier 2021, le Royaume-Uni sortira économiquement de l'Union européenne. Et c'est là où on verra ce qu'on aura négocié entre deux. Et c'est là où la position française et la position européenne est extrêmement ferme et limpide. Si…
« Ah non, justement, puisqu'il n'y a pas eu d'accord. Il y a eu un accord pour dire, ok, on sort politiquement le 31 janvier. Ça, c'était la promesse du Premier ministre britannique. Mais il n'y a pas eu d'accord technique, commercial, économique sur qu'est-ce qui rentre, qu'est-ce qui est soumis à des droits de douane, qu'est-ce qui ne rentre pas. C'est le cœur de la négociation qui commence maintenant et qui doit se conclure le 31 décembre de cette année. Au 1er janvier 2021, le Royaume-Uni sortira économiquement de l'Union européenne. Et c'est là où on verra ce qu'on aura négocié entre deux. Et c'est là où la position française et la position européenne est extrêmement ferme et limpide. Si les Britanniques veulent avoir un accès sans droits de douane et sans quotas au marché européen, qui, je le rappelle, est le premier marché du monde, alors il doit y avoir zéro dumping, dumping social, dumping environnemental, dumping sanitaire, dumping fiscal. Ça veut dire zéro dumping. Et ça veut dire que vous continuez à respecter les normes sanitaires européennes. Exactement. Et ça, c'est la position européenne. Si Johnson dit, moi je veux dévier, je veux faire du Royaume-Uni un paradis fiscal ou un paradis réglementaire où, finalement, on importe des biens du poulet chloré, pour prendre l'exemple typique, des États-Unis, et puis on le met en barquette au Royaume-Uni et hop, ça part dans l'UE sans contrôle. Mais non, ça, ça n'existera pas. »
France Inter — Questions politiques · Pascal Canfin : “Les Verts ne sont pas seuls à vouloir gagner la bataille climatique”Vérifier à 8:06
Question 105Pascal Canfin : “Les Verts ne sont pas seuls à vouloir gagner la bataille climatique”
puisque devant ces 150 citoyens il y a des personnalités qui vont s'exprimer qui font des discours qui donnent leurs propositions qui proposent... Donc vous pouvez le faire aussi Pascal Canfin ?
Réponse à côté
parce que l'exercice ce serait reproché... Moi je suis un responsable... Nicolas Hulot l'a fait par exemple. D'accord, mais il ne vous a pas échappé que Nicolas Hulot n'était pas en responsabilité politique aujourd'hui. Il l'a été. Il l'a été. Je trouve que la différence entre le passé et le présent.
« parce que l'exercice ce serait reproché... Moi je suis un responsable... Nicolas Hulot l'a fait par exemple. D'accord, mais il ne vous a pas échappé que Nicolas Hulot n'était pas en responsabilité politique aujourd'hui. Il l'a été. Il l'a été. Je trouve que la différence entre le passé et le présent. »
France Inter — Questions politiques · Pascal Canfin : “Les Verts ne sont pas seuls à vouloir gagner la bataille climatique”Vérifier à 28:05
Question 106Pascal Canfin : “Les Verts ne sont pas seuls à vouloir gagner la bataille climatique”
lequel des deux discours est le plus efficace pour mobiliser les consciences et les énergies Pascal Canfin ?
Réponse directe
les deux monsieur Badou les deux parce que précisément si Greta Thunberg n'est pas d'un côté vous avez le discours de Greta Thunberg pas du tout c'est pas incompatible mais non c'est l'aiguillon bien sûr que non Greta Thunberg elle n'est pas président de la commission européenne elle n'est pas président de la commission européenne donc chacun son rôle et c'est comme un orchestre monsieur Badou si le violoniste m'a joué du piano ça marche pas exactement et bien là justement chacun joue sa partition ceux qui doivent jouer la radicalité comme Greta Thunberg la jouent pour faire bouger les lignes et ceux qui doivent transformer l'essai pour changer les règles du jeu le font et c'est ce qu'on fa…
« les deux monsieur Badou les deux parce que précisément si Greta Thunberg n'est pas d'un côté vous avez le discours de Greta Thunberg pas du tout c'est pas incompatible mais non c'est l'aiguillon bien sûr que non Greta Thunberg elle n'est pas président de la commission européenne elle n'est pas président de la commission européenne donc chacun son rôle et c'est comme un orchestre monsieur Badou si le violoniste m'a joué du piano ça marche pas exactement et bien là justement chacun joue sa partition ceux qui doivent jouer la radicalité comme Greta Thunberg la jouent pour faire bouger les lignes et ceux qui doivent transformer l'essai pour changer les règles du jeu le font et c'est ce qu'on fait en ce moment même en Europe »
France Inter — Questions politiques · Pascal Canfin : “Les Verts ne sont pas seuls à vouloir gagner la bataille climatique”Vérifier à 53:25
Question 107Pascal Canfin : “Les Verts ne sont pas seuls à vouloir gagner la bataille climatique”
c'est que vous êtes à une position privilégiée au Parlement européen et vous regardez la France depuis ce point qui n'est pas neutre, qui est celui du Parlement européen. Vous côtoyez des collègues qui viennent des 27 autres pays de l'Union, on ne va pas dire 28, mais en tout cas, les 26 autres également, mais j'étais nul en maths, donc merci de me corriger. La question que pose Nathalie, elle est fondamentale. C'est-à-dire que quand vous entendez le président de la République parler de dictature, par exemple, qu'est-ce que ça éveille comme sentiment en vous ?
Réponse directe
Non, le fait de devoir rappeler que la France n'est pas une dictature, ça ne me semble pas très controversé. On est d'accord. Donc revenons peut-être sur l'écologie et la façon dont la France est perçue sur ce sujet en Europe. Puisque vous m'invitez... Oui, enfin, On prendra peut-être des retraites plus tard, mais le point de départ du mouvement des Gilets jaunes, évidemment, qui était beaucoup plus complexe que ça, mais le point de départ, c'était la fameuse taxe carbone, l'augmentation. Ça prouve bien qu'il faut faire cette transition, bien évidemment. Mais la question n'est pas de savoir s'il faut la faire, la question est de savoir comment il faut la faire. Et donc, aujourd'hui, quand o…
« Non, le fait de devoir rappeler que la France n'est pas une dictature, ça ne me semble pas très controversé. On est d'accord. Donc revenons peut-être sur l'écologie et la façon dont la France est perçue sur ce sujet en Europe. Puisque vous m'invitez... Oui, enfin, »
France Inter — Questions politiques · Pascal Canfin : “Les Verts ne sont pas seuls à vouloir gagner la bataille climatique”Vérifier à 20:42
Question 108Pascal Canfin : “Les Verts ne sont pas seuls à vouloir gagner la bataille climatique”
donc vous êtes plutôt randwerleyenne que Greta Thunberg ?
Réponse directe
les deux monsieur Badou les deux parce que précisément si Greta Thunberg n'est pas d'un côté vous avez le discours de Greta Thunberg pas du tout c'est pas incompatible mais non c'est l'aiguillon bien sûr que non Greta Thunberg elle n'est pas président de la commission européenne elle n'est pas président de la commission européenne donc chacun son rôle et c'est comme un orchestre monsieur Badou si le violoniste m'a joué du piano ça marche pas exactement et bien là justement chacun joue sa partition ceux qui doivent jouer la radicalité comme Greta Thunberg la jouent pour faire bouger les lignes et ceux qui doivent transformer l'essai pour changer les règles du jeu le font et c'est ce qu'on fa…
« les deux monsieur Badou les deux parce que précisément si Greta Thunberg n'est pas d'un côté vous avez le discours de Greta Thunberg pas du tout c'est pas incompatible mais non c'est l'aiguillon bien sûr que non Greta Thunberg elle n'est pas président de la commission européenne elle n'est pas président de la commission européenne donc chacun son rôle et c'est comme un orchestre monsieur Badou si le violoniste m'a joué du piano ça marche pas exactement et bien là justement chacun joue sa partition ceux qui doivent jouer la radicalité comme Greta Thunberg la jouent pour faire bouger les lignes et ceux qui doivent transformer l'essai pour changer les règles du jeu le font et c'est ce qu'on fait en ce moment même en Europe »
France Inter — Questions politiques · Pascal Canfin : “Les Verts ne sont pas seuls à vouloir gagner la bataille climatique”Vérifier à 53:25
Question 109Pascal Canfin : “Les Verts ne sont pas seuls à vouloir gagner la bataille climatique”
est-ce que vous iriez jusque-là ou est-ce que vous êtes toujours dans l'idée d'une politique des petits pas ?
Réponse directe
Je pense que si l'alternative c'est les petits pas qui ne changent pas grand-chose de manière cosmétique et le grand soir écologique où vous vous réveillez le 1er janvier et tout d'un coup vous n'avez plus le droit de prendre votre voiture il n'y a plus de glyphosate le nucléaire est fermé etc. Aucun des deux scénarios n'a de sens. Mais si on dit Non l'efficacité a un sens. La radicalité sur le papier a beaucoup de sens. Je vais même vous dire aujourd'hui au Parlement européen le groupe dans lequel siègent les élus de la France insoumise demande des objectifs environnementaux encore plus ambitieux que les verts européens. Donc les verts sont même battus sur leur propre terrain. Pourquoi ? M…
« Je pense que si l'alternative c'est les petits pas qui ne changent pas grand-chose de manière cosmétique et le grand soir écologique où vous vous réveillez le 1er janvier et tout d'un coup vous n'avez plus le droit de prendre votre voiture il n'y a plus de glyphosate le nucléaire est fermé etc. »
France Inter — Questions politiques · Pascal Canfin : “Les Verts ne sont pas seuls à vouloir gagner la bataille climatique”Vérifier à 30:38Voir 2 autres passages
« Aucun des deux scénarios n'a de sens. Mais si on dit »
France Inter — Questions politiques · Pascal Canfin : “Les Verts ne sont pas seuls à vouloir gagner la bataille climatique”Vérifier à 30:52
« Non l'efficacité a un sens. La radicalité sur le papier a beaucoup de sens. Je vais même vous dire aujourd'hui au Parlement européen le groupe dans lequel siègent les élus de la France insoumise demande des objectifs environnementaux encore plus ambitieux que les verts européens. Donc les verts sont même battus sur leur propre terrain. Pourquoi ? Mais parce que juste ils ne sont pas en responsabilité. Donc c'est tellement simple sur un bout de papier de dire il faut faire ceci il faut faire cela. C'est ça le populisme vert dont parle Brune Poirson. »
Question 110Pascal Canfin : “Les Verts ne sont pas seuls à vouloir gagner la bataille climatique”
Malgré le poids que représente la Chine dans la démographie mondiale ?
Réponse à côté
Bien sûr, bien évidemment. Mais je veux dire, la réponse politique en Chine, elle appartient aux autorités chinoises, ni à vous, ni à moi. En revanche, si demain ça devient, et c'est l'OMS qui le dit, moi je suis responsable politique, je ne suis pas épidémiologiste, c'est à eux de faire le constat scientifique. Une fois que c'est le cas, et si c'est le cas, alors bien évidemment, l'urgence absolue, c'est une réunion de coordination de tous les ministres de la santé européens, réunion qui n'a pas encore eu lieu au moment où je parle, puisque ça n'a pas été déclaré urgence mondiale, mais si ça l'est, une réunion de coordination pour que nous abordions la même réponse, le problème avec les mê…
« Bien sûr, bien évidemment. Mais je veux dire, la réponse politique en Chine, elle appartient aux autorités chinoises, ni à vous, ni à moi. En revanche, si demain ça devient, et c'est l'OMS qui le dit, moi je suis responsable politique, je ne suis pas épidémiologiste, c'est à eux de faire le constat scientifique. Une fois que c'est le cas, et si c'est le cas, alors bien évidemment, l'urgence absolue, c'est une réunion de coordination de tous les ministres de la santé européens, réunion qui n'a pas encore eu lieu au moment où je parle, puisque ça n'a pas été déclaré urgence mondiale, mais si ça l'est, une réunion de coordination pour que nous abordions la même réponse, le problème avec les mêmes réponses, parce que sinon on va avoir des réponses différentes. En France, en Allemagne, en Italie, on voit bien que ce n'est pas du tout à l'échelle du problème. Nathalie Saint-Cricain. »
France Inter — Questions politiques · Pascal Canfin : “Les Verts ne sont pas seuls à vouloir gagner la bataille climatique”Vérifier à 1:56
Question 111Pascal Canfin : “Les Verts ne sont pas seuls à vouloir gagner la bataille climatique”
et non pas seulement d'une décision du gouvernement français en l'occurrence c'est ça l'écologique vous voulez faire Pascal Confin avec la présidente de la commission européenne faire de l'Europe le premier continent neutre en carbone d'ici le milieu du siècle il y a des critiques et il y a des critiques émanant de pays européens essentiels et on sait que sans leur aval le pacte ne sera pas adopté Pologne Hongrie République Tchèque par exemple s'y opposent ils ne veulent pas faire les frais de cette transition écologique ils disent que le nerf de la guerre c'est l'argent qu'est-ce que vous leur répondez sachant que leur opposition fera échouer ce pacte et ce Green New Deal
Réponse directe
oui et non parce que justement la Pologne sans entrer dans la technique mais la Pologne avait la possibilité en décembre au dernier conseil européen donc le conseil européen c'est lorsque tous les chefs d'état et le gouvernement européen se réunissent ils avaient la possibilité de dire non de mettre leur veto et ils ne l'ont pas fait pourquoi ils ne l'ont pas fait parce que les jeunes polonais ils ont exactement la même exigence que les jeunes français les jeunes allemands les jeunes grecs c'est ils veulent un climat qui soit stabilisé et donc le gouvernement polonais lui-même sans que quelqu'un personne lui tape sur la tête a dit ok je ne mets pas mon veto par contre je veux pouvoir être a…
« oui et non parce que justement la Pologne sans entrer dans la technique mais la Pologne avait la possibilité en décembre au dernier conseil européen donc le conseil européen c'est lorsque tous les chefs d'état et le gouvernement européen se réunissent ils avaient la possibilité de dire non de mettre leur veto et ils ne l'ont pas fait pourquoi ils ne l'ont pas fait parce que les jeunes polonais ils ont exactement la même exigence que les jeunes français les jeunes allemands les jeunes grecs c'est ils veulent un climat qui soit stabilisé et donc le gouvernement polonais lui-même sans que quelqu'un personne lui tape sur la tête a dit ok je ne mets pas mon veto par contre je veux pouvoir être accompagné je vais donner un exemple j'ai vu cette semaine les dirigeants de la première entreprise polonaise qui fait de l'énergie essentiellement du charbon c'est un des plus gros pollueurs européens si demain on change les règles du jeu ils sont morts c'est ça la réalité économique donc qu'est-ce qu'on fait on les tue et on dit aux polonais tant pis votre plus gros opérateur public par rapport au débat tout à l'heure est mort c'est fini ou alors est-ce qu'on dit on va mettre en place un contrat de transition où on ne vous aide on vous aide mais on ne vous aide il y a qu'une condition c'est que vous alliez vers la transition écologique c'est exactement ce qu'on est en train de faire en Europe la banque du climat elle est là pour ça ce qu'on appelle le fonds de transition juste qui a été adopté lancé par la commission européenne il y a 15 jours je crois il est là pour ça et donc on est en train d'avancer et le plan français les 27 pays »
France Inter — Questions politiques · Pascal Canfin : “Les Verts ne sont pas seuls à vouloir gagner la bataille climatique”Vérifier à 39:41
Question 112Pascal Canfin : “Les Verts ne sont pas seuls à vouloir gagner la bataille climatique”
justement le projet l'avenir j'aimerais que l'ancien patron de WWF France nous réponde quand vous regardez la sixième extinction qui est engagée aujourd'hui est-ce que vous ne vous dites pas que finalement ce combat n'est pas déjà perdu puisque vous parlez d'un avenir qui pourrait être radieux et vert
Réponse directe
est-ce qu'il n'est pas déjà trop tard ? vous savez on a une génération pour le gagner ce combat donc chaque jour compte et c'est précisément parce que chaque jour compte chaque décision d'investissement d'aujourd'hui compte puisque en gros un investissement d'aujourd'hui c'est valable pour les 30 prochaines années donc chaque jour compte c'est pour ça qu'on ne peut pas attendre un changement hypothétique de système un changement etc il faut agir là où on est maintenant tous ensemble c'est ça ma philosophie c'est parce que j'ai conscience de cette urgence absolue que je veux bouger les lignes là où on est et c'est pour ça qu'en Europe on est en train de bouger les lignes comme jamais ça n'a…
« est-ce qu'il n'est pas déjà trop tard ? vous savez on a une génération pour le gagner ce combat donc chaque jour compte et c'est précisément parce que chaque jour compte chaque décision d'investissement d'aujourd'hui compte puisque en gros un investissement d'aujourd'hui c'est valable pour les 30 prochaines années donc chaque jour compte c'est pour ça qu'on ne peut pas attendre un changement hypothétique de système un changement etc il faut agir là où on est maintenant tous ensemble c'est ça ma philosophie c'est parce que j'ai conscience de cette urgence absolue que je veux bouger les lignes là où on est et c'est pour ça qu'en Europe on est en train de bouger les lignes comme jamais ça n'a été fait je veux dire mille milliards d'euros pour le climat et le concept de collapsologie pour vous »
France Inter — Questions politiques · Pascal Canfin : “Les Verts ne sont pas seuls à vouloir gagner la bataille climatique”Vérifier à 50:25
Question 113Pascal Canfin : “Les Verts ne sont pas seuls à vouloir gagner la bataille climatique”
Ce que vous dites à Europe Écologie Les Verts, c'est que vous n'avez pas le monopole du vert.
Réponse directe
Je l'ai dit pendant la campagne, et j'ai remarqué qu'aujourd'hui, Yannick Jadot le disait également, tant mieux, c'est que l'Europe Écologie n'a plus le monopole de l'écologie, et tant mieux, c'est la condition pour gagner la bataille contre le climat. Solène Deroyer.
« Je l'ai dit pendant la campagne, et j'ai remarqué qu'aujourd'hui, Yannick Jadot le disait également, tant mieux, c'est que l'Europe Écologie n'a plus le monopole de l'écologie, et tant mieux, c'est la condition pour gagner la bataille contre le climat. Solène Deroyer. »
France Inter — Questions politiques · Pascal Canfin : “Les Verts ne sont pas seuls à vouloir gagner la bataille climatique”Vérifier à 16:26
Question 114Pascal Canfin : “Les Verts ne sont pas seuls à vouloir gagner la bataille climatique”
Un mot avant votre portrait encore sur la question. L'européen que vous êtes, celui qui fréquente encore des eurodéputés britanniques au Parlement européen. Au quotidien pendant quelques jours encore. Est-ce qu'il est soulagé ?
Réponse à côté
Moi, je suis né en 1974. Le Royaume-Uni est rentré dans l'Union européenne en 1973. Donc j'ai toujours vécu avec le Royaume-Uni dans l'Union européenne. Et évidemment, pour moi, Londres fait partie des vies européennes dans lesquelles ma génération va régulièrement, etc. Donc j'ai plutôt envie, j'aurais eu plutôt envie, évidemment, que le Royaume-Uni reste dans l'Europe. Bon, maintenant, puisqu'ils ont fait ce choix, et comme l'Union européenne, contrairement à ce que dit l'extrême droite, n'est ni l'Union soviétique, ni une prison, eh bien c'est la démocratie. Donc, évidemment, ce jeudi au Parlement européen, nous voterons l'accord sur le Brexit et dont nous autoriserons les Britanniques à…
« Moi, je suis né en 1974. Le Royaume-Uni est rentré dans l'Union européenne en 1973. Donc j'ai toujours vécu avec le Royaume-Uni dans l'Union européenne. Et évidemment, pour moi, Londres fait partie des vies européennes dans lesquelles ma génération va régulièrement, etc. Donc j'ai plutôt envie, j'aurais eu plutôt envie, évidemment, que le Royaume-Uni reste dans l'Europe. Bon, maintenant, puisqu'ils ont fait ce choix, et comme l'Union européenne, contrairement à ce que dit l'extrême droite, n'est ni l'Union soviétique, ni une prison, eh bien c'est la démocratie. Donc, évidemment, ce jeudi au Parlement européen, nous voterons l'accord sur le Brexit et dont nous autoriserons les Britanniques à sortir, puisque c'est leur souhait. Mais par contre, ce sera à nos conditions. Et ça, je vous le dis très clairement, parce qu'Emmanuel Macron, président de la République, il a dit multiples reprises, ce sera à nos conditions, sinon il n'y aura pas d'accord. »
France Inter — Questions politiques · Pascal Canfin : “Les Verts ne sont pas seuls à vouloir gagner la bataille climatique”Vérifier à 12:01
Question 115Pascal Canfin : “Les Verts ne sont pas seuls à vouloir gagner la bataille climatique”
Qu'est-ce qu'il ressent face au Brexit et à son accomplissement ?
Réponse directe
Moi, je suis né en 1974. Le Royaume-Uni est rentré dans l'Union européenne en 1973. Donc j'ai toujours vécu avec le Royaume-Uni dans l'Union européenne. Et évidemment, pour moi, Londres fait partie des vies européennes dans lesquelles ma génération va régulièrement, etc. Donc j'ai plutôt envie, j'aurais eu plutôt envie, évidemment, que le Royaume-Uni reste dans l'Europe. Bon, maintenant, puisqu'ils ont fait ce choix, et comme l'Union européenne, contrairement à ce que dit l'extrême droite, n'est ni l'Union soviétique, ni une prison, eh bien c'est la démocratie. Donc, évidemment, ce jeudi au Parlement européen, nous voterons l'accord sur le Brexit et dont nous autoriserons les Britanniques à…
« Moi, je suis né en 1974. Le Royaume-Uni est rentré dans l'Union européenne en 1973. Donc j'ai toujours vécu avec le Royaume-Uni dans l'Union européenne. Et évidemment, pour moi, Londres fait partie des vies européennes dans lesquelles ma génération va régulièrement, etc. Donc j'ai plutôt envie, j'aurais eu plutôt envie, évidemment, que le Royaume-Uni reste dans l'Europe. Bon, maintenant, puisqu'ils ont fait ce choix, et comme l'Union européenne, contrairement à ce que dit l'extrême droite, n'est ni l'Union soviétique, ni une prison, eh bien c'est la démocratie. Donc, évidemment, ce jeudi au Parlement européen, nous voterons l'accord sur le Brexit et dont nous autoriserons les Britanniques à sortir, puisque c'est leur souhait. Mais par contre, ce sera à nos conditions. Et ça, je vous le dis très clairement, parce qu'Emmanuel Macron, président de la République, il a dit multiples reprises, ce sera à nos conditions, sinon il n'y aura pas d'accord. »
France Inter — Questions politiques · Pascal Canfin : “Les Verts ne sont pas seuls à vouloir gagner la bataille climatique”Vérifier à 12:01
Question 116Pascal Canfin : “Les Verts ne sont pas seuls à vouloir gagner la bataille climatique”
Est-ce qu'il est triste ?
Réponse à côté
Moi, je suis né en 1974. Le Royaume-Uni est rentré dans l'Union européenne en 1973. Donc j'ai toujours vécu avec le Royaume-Uni dans l'Union européenne. Et évidemment, pour moi, Londres fait partie des vies européennes dans lesquelles ma génération va régulièrement, etc. Donc j'ai plutôt envie, j'aurais eu plutôt envie, évidemment, que le Royaume-Uni reste dans l'Europe. Bon, maintenant, puisqu'ils ont fait ce choix, et comme l'Union européenne, contrairement à ce que dit l'extrême droite, n'est ni l'Union soviétique, ni une prison, eh bien c'est la démocratie. Donc, évidemment, ce jeudi au Parlement européen, nous voterons l'accord sur le Brexit et dont nous autoriserons les Britanniques à…
« Moi, je suis né en 1974. Le Royaume-Uni est rentré dans l'Union européenne en 1973. Donc j'ai toujours vécu avec le Royaume-Uni dans l'Union européenne. Et évidemment, pour moi, Londres fait partie des vies européennes dans lesquelles ma génération va régulièrement, etc. Donc j'ai plutôt envie, j'aurais eu plutôt envie, évidemment, que le Royaume-Uni reste dans l'Europe. Bon, maintenant, puisqu'ils ont fait ce choix, et comme l'Union européenne, contrairement à ce que dit l'extrême droite, n'est ni l'Union soviétique, ni une prison, eh bien c'est la démocratie. Donc, évidemment, ce jeudi au Parlement européen, nous voterons l'accord sur le Brexit et dont nous autoriserons les Britanniques à sortir, puisque c'est leur souhait. Mais par contre, ce sera à nos conditions. Et ça, je vous le dis très clairement, parce qu'Emmanuel Macron, président de la République, il a dit multiples reprises, ce sera à nos conditions, sinon il n'y aura pas d'accord. »
France Inter — Questions politiques · Pascal Canfin : “Les Verts ne sont pas seuls à vouloir gagner la bataille climatique”Vérifier à 12:01
Question 117Pascal Canfin : “Les Verts ne sont pas seuls à vouloir gagner la bataille climatique”
Karine qui a préparé votre portrait, Pascal Canfin et nous le découvrirons ensemble tout à l'heure. Beaucoup de questions à vous poser mais partons de ce qui suscite l'inquiétude en France mais ailleurs sur la planète puisque vous êtes président de la commission environnement, je le disais au Parlement européen, qui compte parmi ses attributions la sécurité alimentaire et la santé publique. Le coronavirus sème la panique, 60 millions de personnes sont en quarantaine en Chine. Est-ce que l'Europe est-elle prête à faire face à une éventuelle contamination ?
Réponse partielle
Oui, à condition de se coordonner. C'est pour ça que notre position au Parlement européen et dans cette commission que je préside, c'est de dire à partir du moment où l'OMS, ce qui n'est pas le cas au moment où on parle, déclarerait cette épidémie comme une urgence sanitaire mondiale. C'est aujourd'hui une urgence sanitaire en Chine, bien évidemment. On ne peut pas encore dire au moment où on parle que c'est une urgence sanitaire mondiale, donc européenne.
« Oui, à condition de se coordonner. C'est pour ça que notre position au Parlement européen et dans cette commission que je préside, c'est de dire à partir du moment où l'OMS, ce qui n'est pas le cas au moment où on parle, déclarerait cette épidémie comme une urgence sanitaire mondiale. C'est aujourd'hui une urgence sanitaire en Chine, bien évidemment. On ne peut pas encore dire au moment où on parle que c'est une urgence sanitaire mondiale, donc européenne. »
France Inter — Questions politiques · Pascal Canfin : “Les Verts ne sont pas seuls à vouloir gagner la bataille climatique”Vérifier à 1:22
Question 118Pascal Canfin : “Les Verts ne sont pas seuls à vouloir gagner la bataille climatique”
Pascal Canfin, le 31 vendredi prochain, ce sera donc le Brexit, je le dis au futur, même si on l'a si souvent conjugué au conditionnel. Vous êtes membre du groupe de contact du Parlement européen sur le Brexit. Vous êtes en charge des questions environnementales en liaison directe avec le cabinet de Michel Barnier. Et justement, j'allais parler de santé publique et de sécurité alimentaire, puisque parmi les très nombreuses questions que pose le Brexit, il y a la question de produits alimentaires qui pouvaient ou qui pourraient entrer dans l'Union européenne une fois le Brexit achevé, une fois la Grande-Bretagne, le Royaume-Uni sorti de l'Union. Est-ce que vous pouvez rassurer justement les consommateurs que nous sommes et ceux qui préparent le repas du dimanche ?
Réponse directe
Sur le repas de ce dimanche, là, normalement, il ne devrait rien se passer. Non, déjà peut-être 30 secondes pour rappeler où on en est du processus, puisque ce qui va se passer le 31, donc cette semaine, c'est la sortie politique du Royaume-Uni de l'Union européenne. En revanche, il a été négocié une période de transition, qui fait que toutes les règles européennes continuent de s'appliquer au Royaume-Uni jusqu'au 31 décembre de cette année. Et nous avons donc du 1er février au 31 décembre pour définir quelle sera la nature de la relation commerciale et économique entre le Royaume-Uni et l'Union européenne. Et là, c'est là où moi je m'implique énormément.
« Sur le repas de ce dimanche, là, normalement, il ne devrait rien se passer. Non, déjà peut-être 30 secondes pour rappeler où on en est du processus, puisque ce qui va se passer le 31, donc cette semaine, c'est la sortie politique du Royaume-Uni de l'Union européenne. En revanche, il a été négocié une période de transition, qui fait que toutes les règles européennes continuent de s'appliquer au Royaume-Uni jusqu'au 31 décembre de cette année. Et nous avons donc du 1er février au 31 décembre pour définir quelle sera la nature de la relation commerciale et économique entre le Royaume-Uni et l'Union européenne. Et là, c'est là où moi je m'implique énormément. »
France Inter — Questions politiques · Pascal Canfin : “Les Verts ne sont pas seuls à vouloir gagner la bataille climatique”Vérifier à 7:24
Question 119Pascal Canfin : "Nous sommes entrés dans une nouvelle ère, celle de la souffrance climatique"
est-ce que c'est un signe politique du fait qu'ils ne sont plus propriétaires de ces questions ?
Réponse à côté
C'est ma profonde conviction parce que c'est la condition du succès. On ne peut pas dire qu'il y a état d'urgence écologique, qu'on doit tous se réunir. Vous avez employé vous-même le terme de mobilisation générale et considérez qu'il n'y a qu'un seul parti qui pourrait contribuer, voire réussir un jour, cette mobilisation générale. La bataille du climat, elle implique qu'on s'y mette tous. Les verts, bien évidemment. Bien évidemment, c'est pour ça que depuis le début, nous avons dit nous voulons un contrat de coalition à quatre parties au Parlement européen que je suis en train de négocier en ce moment même. On est, on dirait, au 4-5ème des discussions. On peut conclure peut-être la semain…
« C'est ma profonde conviction parce que c'est la condition du succès. On ne peut pas dire qu'il y a état d'urgence écologique, qu'on doit tous se réunir. Vous avez employé vous-même le terme de mobilisation générale et considérez qu'il n'y a qu'un seul parti qui pourrait contribuer, voire réussir un jour, cette mobilisation générale. La bataille du climat, elle implique qu'on s'y mette tous. Les verts, bien évidemment. Bien évidemment, c'est pour ça que depuis le début, nous avons dit nous voulons un contrat de coalition à quatre parties au Parlement européen que je suis en train de négocier en ce moment même. On est, on dirait, au 4-5ème des discussions. On peut conclure peut-être la semaine prochaine, sinon la semaine suivante. Pour la première fois, il y aura un accord de coalition et j'espère, je vous le dis très sincèrement, j'espère que les verts seront à bord. En tout cas, je suis dans la même salle de négociation que Yannick Jadot et je m'en félicite. Et ça se passe bien entre vous ? Et ça se passe très bien. Ça coince sur quoi ? Ça se passe très bien. Pourquoi ? Parce que moi, j'agrège les énergies. Je pense que la pire façon de faire par rapport au climat, ce serait de prétendre qu'une seule voix est audible ou crédible. Non, il faut agréger. Agréger les entreprises, agréger les locaux, agréger les propriétaires parce que sinon, ils font du lobby contre, etc. Il faut agréger, il faut entraîner la société. C'est ça ma philosophie depuis le début. Et donc, c'est ce que nous sommes en train de faire. Je ne vous dis pas encore en train de réussir puisque il y a encore du chemin à parcourir, mais je pourrais vous le dire, soit la semaine prochaine, soit la semaine suivante. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pascal Canfin : "Nous sommes entrés dans une nouvelle ère, celle de la souffrance climatique"Vérifier à 13:18
Question 120Pascal Canfin : "Nous sommes entrés dans une nouvelle ère, celle de la souffrance climatique"
Que cette commission échappe au vert, est-ce un signe politique ?
Réponse à côté
C'est ma profonde conviction parce que c'est la condition du succès. On ne peut pas dire qu'il y a état d'urgence écologique, qu'on doit tous se réunir. Vous avez employé vous-même le terme de mobilisation générale et considérez qu'il n'y a qu'un seul parti qui pourrait contribuer, voire réussir un jour, cette mobilisation générale. La bataille du climat, elle implique qu'on s'y mette tous. Les verts, bien évidemment. Bien évidemment, c'est pour ça que depuis le début, nous avons dit nous voulons un contrat de coalition à quatre parties au Parlement européen que je suis en train de négocier en ce moment même. On est, on dirait, au 4-5ème des discussions. On peut conclure peut-être la semain…
« C'est ma profonde conviction parce que c'est la condition du succès. On ne peut pas dire qu'il y a état d'urgence écologique, qu'on doit tous se réunir. Vous avez employé vous-même le terme de mobilisation générale et considérez qu'il n'y a qu'un seul parti qui pourrait contribuer, voire réussir un jour, cette mobilisation générale. La bataille du climat, elle implique qu'on s'y mette tous. Les verts, bien évidemment. Bien évidemment, c'est pour ça que depuis le début, nous avons dit nous voulons un contrat de coalition à quatre parties au Parlement européen que je suis en train de négocier en ce moment même. On est, on dirait, au 4-5ème des discussions. On peut conclure peut-être la semaine prochaine, sinon la semaine suivante. Pour la première fois, il y aura un accord de coalition et j'espère, je vous le dis très sincèrement, j'espère que les verts seront à bord. En tout cas, je suis dans la même salle de négociation que Yannick Jadot et je m'en félicite. Et ça se passe bien entre vous ? Et ça se passe très bien. Ça coince sur quoi ? Ça se passe très bien. Pourquoi ? Parce que moi, j'agrège les énergies. Je pense que la pire façon de faire par rapport au climat, ce serait de prétendre qu'une seule voix est audible ou crédible. Non, il faut agréger. Agréger les entreprises, agréger les locaux, agréger les propriétaires parce que sinon, ils font du lobby contre, etc. Il faut agréger, il faut entraîner la société. C'est ça ma philosophie depuis le début. Et donc, c'est ce que nous sommes en train de faire. Je ne vous dis pas encore en train de réussir puisque il y a encore du chemin à parcourir, mais je pourrais vous le dire, soit la semaine prochaine, soit la semaine suivante. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pascal Canfin : "Nous sommes entrés dans une nouvelle ère, celle de la souffrance climatique"Vérifier à 13:18
Question 121Pascal Canfin : "Nous sommes entrés dans une nouvelle ère, celle de la souffrance climatique"
Et si on va plus loin, qu'ils ne sont plus les seuls légitimes à les porter ?
Réponse directe
C'est ma profonde conviction parce que c'est la condition du succès. On ne peut pas dire qu'il y a état d'urgence écologique, qu'on doit tous se réunir. Vous avez employé vous-même le terme de mobilisation générale et considérez qu'il n'y a qu'un seul parti qui pourrait contribuer, voire réussir un jour, cette mobilisation générale. La bataille du climat, elle implique qu'on s'y mette tous. Les verts, bien évidemment. Bien évidemment, c'est pour ça que depuis le début, nous avons dit nous voulons un contrat de coalition à quatre parties au Parlement européen que je suis en train de négocier en ce moment même. On est, on dirait, au 4-5ème des discussions. On peut conclure peut-être la semain…
« C'est ma profonde conviction parce que c'est la condition du succès. On ne peut pas dire qu'il y a état d'urgence écologique, qu'on doit tous se réunir. Vous avez employé vous-même le terme de mobilisation générale et considérez qu'il n'y a qu'un seul parti qui pourrait contribuer, voire réussir un jour, cette mobilisation générale. La bataille du climat, elle implique qu'on s'y mette tous. Les verts, bien évidemment. Bien évidemment, c'est pour ça que depuis le début, nous avons dit nous voulons un contrat de coalition à quatre parties au Parlement européen que je suis en train de négocier en ce moment même. On est, on dirait, au 4-5ème des discussions. On peut conclure peut-être la semaine prochaine, sinon la semaine suivante. Pour la première fois, il y aura un accord de coalition et j'espère, je vous le dis très sincèrement, j'espère que les verts seront à bord. En tout cas, je suis dans la même salle de négociation que Yannick Jadot et je m'en félicite. Et ça se passe bien entre vous ? Et ça se passe très bien. Ça coince sur quoi ? Ça se passe très bien. Pourquoi ? Parce que moi, j'agrège les énergies. Je pense que la pire façon de faire par rapport au climat, ce serait de prétendre qu'une seule voix est audible ou crédible. Non, il faut agréger. Agréger les entreprises, agréger les locaux, agréger les propriétaires parce que sinon, ils font du lobby contre, etc. Il faut agréger, il faut entraîner la société. C'est ça ma philosophie depuis le début. Et donc, c'est ce que nous sommes en train de faire. Je ne vous dis pas encore en train de réussir puisque il y a encore du chemin à parcourir, mais je pourrais vous le dire, soit la semaine prochaine, soit la semaine suivante. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pascal Canfin : "Nous sommes entrés dans une nouvelle ère, celle de la souffrance climatique"Vérifier à 13:18
Question 122Pascal Canfin : "Nous sommes entrés dans une nouvelle ère, celle de la souffrance climatique"
Deux questions supplémentaires sur la voiture. Le durcissement du contrôle technique pour les véhicules diesel va entrer en vigueur le 1er juillet. Il aurait dû entrer en vigueur plus tôt, mais il y a eu la crise des gilets jaunes. Est-ce que ça, c'est une bonne chose ?
Réponse directe
C'est toujours pareil. Oui, il faut envoyer un cap très clair. Il faut durcir les règles du jeu. Parce que si, on le disait au début de l'émission, si on ne change pas les règles du jeu, bien évidemment, rien ne changera. Et on aura un monde à 5 degrés de réchauffement climatique. Mais pour changer les règles du jeu, un, que ce soit acceptable socialement, et deux, que ce soit efficace sur le plan écologique, il faut l'accompagnement. Et l'accompagnement, c'est tout le fait que les Français aient la possibilité de se passer de leur voiture. Ça, c'est l'investissement dans les transports en commun, dans les trains, dans les vélos, les covoiturages. Et je note une chose qui est importante. Su…
« C'est toujours pareil. Oui, il faut envoyer un cap très clair. Il faut durcir les règles du jeu. Parce que si, on le disait au début de l'émission, si on ne change pas les règles du jeu, bien évidemment, rien ne changera. Et on aura un monde à 5 degrés de réchauffement climatique. Mais pour changer les règles du jeu, un, que ce soit acceptable socialement, et deux, que ce soit efficace sur le plan écologique, il faut l'accompagnement. Et l'accompagnement, c'est tout le fait que les Français aient la possibilité de se passer de leur voiture. Ça, c'est l'investissement dans les transports en commun, dans les trains, dans les vélos, les covoiturages. Et je note une chose qui est importante. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pascal Canfin : "Nous sommes entrés dans une nouvelle ère, celle de la souffrance climatique"Vérifier à 6:37
Question 123Pascal Canfin : "Nous sommes entrés dans une nouvelle ère, celle de la souffrance climatique"
Enfin, est-ce que ça ne tombe pas systématiquement sur les mêmes ?
Réponse à côté
Voilà. Donc, si on allait encore plus vite, encore plus loin, votre question serait de dire, mais est-ce que ce n'est pas aller trop vite ? Donc, je pense qu'il faut d'abord réussir la sortie du marché, donc du marché de nos routes, donc de l'air que l'on respire, des voitures qui sont les plus polluantes. C'est ça le défi. Parce qu'effectivement, et ça, ça passe par l'accompagnement. Donc, c'est toute la batterie de mesures, de primes à la conversion, de bonus écologique, que ce soit l'État, que ce soit les régions. Et ce sont les deux jambes. La jambe de l'accompagnement, y compris financier, que ce soit les propriétaires, que ce soit les propriétaires de véhicules, etc. et le durcissemen…
« Voilà. Donc, si on allait encore plus vite, encore plus loin, votre question serait de dire, mais est-ce que ce n'est pas aller trop vite ? Donc, je pense qu'il faut d'abord réussir la sortie du marché, donc du marché de nos routes, donc de l'air que l'on respire, des voitures qui sont les plus polluantes. C'est ça le défi. Parce qu'effectivement, et ça, ça passe par l'accompagnement. Donc, c'est toute la batterie de mesures, de primes à la conversion, de bonus écologique, que ce soit l'État, que ce soit les régions. Et ce sont les deux jambes. La jambe de l'accompagnement, y compris financier, que ce soit les propriétaires, que ce soit les propriétaires de véhicules, etc. et le durcissement des normes. Et c'est comme ça qu'on réussira. S'il n'y a que les grandes ambitions à 2030 ou 2040, sans le durcissement des normes, chacun comprendra que ça ne marchera pas. Mais s'il n'y a pas l'accompagnement social, on ira aussi dans le mur. Je pense que c'est la grande leçon, à la fois de la crise des îles jaunes, et de la crise climatique, de la souffrance climatique dans laquelle on est. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pascal Canfin : "Nous sommes entrés dans une nouvelle ère, celle de la souffrance climatique"Vérifier à 7:48
Question 124Pascal Canfin : "Nous sommes entrés dans une nouvelle ère, celle de la souffrance climatique"
Il y a aussi l'interdiction des véhicules critères 5 dans la majeure partie des communes autour de Paris, à l'intérieur de la boucle que forme l'A86. Critère 5, est-ce suffisant ?
Réponse partielle
Voilà. Donc, si on allait encore plus vite, encore plus loin, votre question serait de dire, mais est-ce que ce n'est pas aller trop vite ? Donc, je pense qu'il faut d'abord réussir la sortie du marché, donc du marché de nos routes, donc de l'air que l'on respire, des voitures qui sont les plus polluantes. C'est ça le défi. Parce qu'effectivement, et ça, ça passe par l'accompagnement. Donc, c'est toute la batterie de mesures, de primes à la conversion, de bonus écologique, que ce soit l'État, que ce soit les régions. Et ce sont les deux jambes. La jambe de l'accompagnement, y compris financier, que ce soit les propriétaires, que ce soit les propriétaires de véhicules, etc. et le durcissemen…
« Voilà. Donc, si on allait encore plus vite, encore plus loin, votre question serait de dire, mais est-ce que ce n'est pas aller trop vite ? Donc, je pense qu'il faut d'abord réussir la sortie du marché, donc du marché de nos routes, donc de l'air que l'on respire, des voitures qui sont les plus polluantes. C'est ça le défi. Parce qu'effectivement, et ça, ça passe par l'accompagnement. Donc, c'est toute la batterie de mesures, de primes à la conversion, de bonus écologique, que ce soit l'État, que ce soit les régions. Et ce sont les deux jambes. La jambe de l'accompagnement, y compris financier, que ce soit les propriétaires, que ce soit les propriétaires de véhicules, etc. et le durcissement des normes. Et c'est comme ça qu'on réussira. S'il n'y a que les grandes ambitions à 2030 ou 2040, sans le durcissement des normes, chacun comprendra que ça ne marchera pas. Mais s'il n'y a pas l'accompagnement social, on ira aussi dans le mur. Je pense que c'est la grande leçon, à la fois de la crise des îles jaunes, et de la crise climatique, de la souffrance climatique dans laquelle on est. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pascal Canfin : "Nous sommes entrés dans une nouvelle ère, celle de la souffrance climatique"Vérifier à 7:48
Question 125Pascal Canfin : "Nous sommes entrés dans une nouvelle ère, celle de la souffrance climatique"
Et la taxe carbone sur laquelle on va revenir. Mais alors, précisément, sur les passoires thermiques, il y a un compromis qui a été trouvé avec un horizon 2028. De 2023 d'abord et ensuite 2028. Est-ce la bonne méthode ?
Réponse directe
Si ça n'était que 2028, ça fait un peu tard, je suis d'accord avec vous. C'est quoi l'objet du compromis, pour que les auditeurs nous comprennent ? C'est de dire, à partir de certaines dates, 2023, grosso modo, vous aurez de plus en plus de difficultés à pouvoir, quand vous êtes propriétaire, louer un logement qui sera considéré, parce qu'il n'est pas aux normes de consommation d'énergie ou d'efficacité énergétique, qui sera considéré comme indécent. Et un logement indécent, vous ne pouvez pas le mettre sur le marché. Et si on veut que les propriétaires fassent les travaux, ce n'est pas simplement de la stigmatisation. Si on veut que pour de vrai, ils fassent les travaux, on ne va pas leur…
« Si ça n'était que 2028, ça fait un peu tard, je suis d'accord avec vous. C'est quoi l'objet du compromis, pour que les auditeurs nous comprennent ? C'est de dire, à partir de certaines dates, 2023, grosso modo, vous aurez de plus en plus de difficultés à pouvoir, quand vous êtes propriétaire, louer un logement qui sera considéré, parce qu'il n'est pas aux normes de consommation d'énergie ou d'efficacité énergétique, qui sera considéré comme indécent. Et un logement indécent, vous ne pouvez pas le mettre sur le marché. Et si on veut que les propriétaires fassent les travaux, ce n'est pas simplement de la stigmatisation. Si on veut que pour de vrai, ils fassent les travaux, on ne va pas leur dire que l'interdiction, c'est demain matin. Parce qu'évidemment, ne faites pas des travaux de rénovation énergétique de plusieurs centaines de milliers de logements en quelques jours. Donc, il faut laisser le temps pour que les travaux se fassent. Par contre, il faut que le signal, et c'est ce qui a été donné, soit extrêmement clair. À partir d'une certaine date, 2023, vous commencerez à ne plus pouvoir louer, à ne plus pouvoir mettre sur le marché. Deuxième élément qui a été voté aussi, c'est que si votre logement est une passoire thermique, vous ne pouvez plus légalement, là cette fois-ci c'est d'ores et déjà, augmenter le loyer. Donc, on commence à rentrer dans le dur et à prendre au portefeuille. Et moi, il y avait d'autres mesures possibles. J'ai été très frappé, ça ne s'est pas beaucoup vu, mais je vais vous le dire ce matin, j'ai été très frappé des différents lobbys, l'AFNAIM et d'autres associations qui représentent soit les promoteurs, soit les propriétaires, qui ont fait un lobby en coulisses majeur pour tuer, pour détricoter, toutes les mesures qui étaient progressivement proposées par les députés ou le gouvernement pour durcir les règles du jeu. Et sincèrement, je pense que si on est dans un état d'urgence écologique, donc il faut une mobilisation générale de tout le monde, y compris de ceux dont ce n'est pas la position historique comme les promoteurs immobiliers. Et qu'ils arrêtent en coulisses, sous les radars, d'essayer de décricoter. Moi, ça m'insupporte et je voulais le dire ce matin. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pascal Canfin : "Nous sommes entrés dans une nouvelle ère, celle de la souffrance climatique"Vérifier à 4:27
France Inter · Climat : "Nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", juge Pascal CanfinVérifier à 4:46
Voir 2 autres passages
« Alors, c'est une question fondamentale. Aujourd'hui, nous sommes dépendants des énergies fossiles, le pétrole et le gaz. Nous ne produisons, nous, en Européen, quasiment aucune énergie fossile. 100% de cette énergie est importée, elle nous rend donc vulnérables et dépendants. Elle nous rend dépendants, par exemple, de Vladimir Poutine et ça nous a explosé à la figure d'un point de vue géopolitique, mais ça a explosé à la figure de chacun des auditeurs qui nous écoutent avec l'inflation qui a renié notre pouvoir d'achat et qui avait une cause, c'est l'explosion des prix des énergies fossiles liés à la guerre en Ukraine. Mais cette vulnérabilité, elle peut nous exploser à la figure avec Trump, puisque nous sommes en train de passer d'une dépendance au gaz russe, que nous coupons progressivement et tant mieux, bien évidemment, à une dépendance au gaz de schiste américain. On n'a pas forcément gagné grand-chose dans l'affaire. Et donc, il nous faut lier l'enjeu climatique, pour nous, Européens, à une question de souveraineté et de moindre vulnérabilité. Et donc, attention à ne pas basculer sur une autre vulnérabilité, c'est votre question, qui est une vulnérabilité vis-à-vis des Chinois. Parce que les Chinois, qu'est-ce qu'ils ont fait ? Ils ont fait ce qu'on aurait dû faire depuis 20 ans et qu'on n'a pas fait. Ils ont investi l'ensemble de la chaîne de l'électrification et de la décarbonation de notre économie. Du minier des terres rares, qu'ils raffinent, ils ont quasiment le monopole, jusqu'au recyclage, au panneau solaire, en passant par les batteries, les voitures électriques, etc. Et donc, attention, mais il y a une grande différence entre les deux dépendances. C'est que la première, on ne la changera jamais. On ne va pas inventer du gaz européen qu'on n'a pas. On ne va pas inventer du pétrole européen qu'on n'a pas. Par contre, on sait faire du renouvelable. On sait faire du nucléaire. On sait faire de l'efficacité énergétique. On doit savoir faire des batteries en Europe. Et on sait même faire. Renault vient de le faire sur la Mégane électrique. Une batterie, une voiture électrique, zéro terre rare. Donc, ça veut dire que grâce à l'innovation, on peut le faire. Et c'est ça, c'est ça la révolution qui est en marche. Et il faut continuer à investir. Il ne faut surtout rien lâcher. »
France Inter — L'invité du week-end · Climat : "Aujourd'hui, nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", estime Pascal CanfinVérifier à 4:53
« Non, écoutez, sincèrement, c'est vraiment pas le sujet. Elle a fait polémique. Elle a fait polémique, mais on ne va pas dire machin a raison d'y aller contre un tel à tort de ne pas y aller. Ce n'est pas le sujet. Vraiment, c'est totalement anecdotique. Ce qui se joue, c'est est-ce qu'on est capable de faire front contre la contre-offensive, conservatrice, réactionnaire, qui touche notamment toutes les politiques climatiques et qui nous empêcheront de respecter les accords de Paris. C'est ça l'enjeu. Le reste est honnêtement totalement anecdotique. Et moi, ma bataille, c'est de rappeler qu'en Europe, aujourd'hui, on importe 400 milliards par an d'énergie fossile, du gaz et du pétrole, qui est le cœur de ce qui génère le réchauffement climatique. 400 milliards par an. Les États-Unis, qui sont les premiers exportateurs au monde, les premiers producteurs au monde d'énergie fossile, eux, gagnent chaque année par des recettes d'exportation presque 200 milliards de dollars. Ça veut dire qu'on commence sur la ligne de départ le 1er janvier avec 600 milliards d'écarts, 400 d'un côté, 200 de l'autre, ça s'additionne, 600 milliards d'euros de déficit avec les États-Unis. Imaginez ce qu'on pourrait faire si en décarbonant notre économie, en passant au renouvelable, au nucléaire, à l'efficacité énergétique pour sortir des fossiles. Combien d'investissements dans nos services publics ? Combien d'investissements dans l'intelligence artificielle ? On réglerait nos problèmes. Et donc, c'est pour ça que moi, je n'oppose pas du tout la compétitivité de nos entreprises et de l'Europe et le pacte vert. Au contraire, ce sont les deux faces de la même médaille. »
France Inter · Pascal Canfin dénonce "une alliance pour saboter les efforts contre le dérèglement climatique"Vérifier à 9:20
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées28 juin 2019 au 9 nov. 2025 · 69 observations80 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Absolument, je suis entièrement d'accord avec vous. Trump 1, c'était un retrait, c'était je m'efface, mais je ne combats pas ceux qui mènent l'action pour le climat. Aujourd'hui, nous sommes dans une bataille idéologique, une bataille diplomatique, une bataille culturelle où toute l'administration américaine sur tous les fronts est en train d'agir pour détricoter, pour détruire, pour affaiblir notre action pour le climat. Je le vois moi en Europe, je le décris dans le livre que je viens de sortir comme vous l'avez mentionné, ou dans le détail, parce qu'aujourd'hui nous sommes sous la pression des Etats-Unis qui veulent interférer dans non seulement les accords internationaux, mais les règles européennes, les règles du jeu que nous fixons, nous, Européens. Et c'est une atteinte à notre souveraineté et évidemment c'est une atteinte à notre capacité à agir pour le climat. Donc il faut résister. Vous avez raison, c'est une bataille. Il faut résister et il ne faut rien céder. »
France Inter · Climat : "Nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", juge Pascal CanfinVérifier à 2:10Voir 2 autres passages
« Oui je voudrais dire pour notre auditeur qui dit les COP finalement ça ne sert à rien je voudrais donner un exemple si aujourd'hui en Europe la semaine dernière nous avons trouvé un accord pour reconsolider notre objectif climat pour 2040 donc la prochaine décennie atteindre moins 90% de réduction de gaz à effet de serre c'est parce qu'il y a la seringue diplomatique de la COP c'est parce qu'il y a cette pression extérieure qui fait qu'à un moment donné il faut trouver un accord »
France Inter · Climat : "Nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", juge Pascal CanfinVérifier à 19:34
« Si moins 90% en Europe je peux vous dire que pour nous pour nous Européens ça nous percet la trajectoire qui nous permet de respecter l'accord de Paris donc ça crée une pression est-ce que c'est suffisant Gilles ? Non évidemment mais si les COP n'étaient pas là cette pression n'existerait même pas donc oui c'est insuffisant mais c'est encore nécessaire »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées28 juin 2019 au 9 nov. 2025 · 32 observations36 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui je voudrais dire pour notre auditeur qui dit les COP finalement ça ne sert à rien je voudrais donner un exemple si aujourd'hui en Europe la semaine dernière nous avons trouvé un accord pour reconsolider notre objectif climat pour 2040 donc la prochaine décennie atteindre moins 90% de réduction de gaz à effet de serre c'est parce qu'il y a la seringue diplomatique de la COP c'est parce qu'il y a cette pression extérieure qui fait qu'à un moment donné il faut trouver un accord »
France Inter · Climat : "Nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", juge Pascal CanfinVérifier à 19:34Voir 2 autres passages
« Si moins 90% en Europe je peux vous dire que pour nous pour nous Européens ça nous percet la trajectoire qui nous permet de respecter l'accord de Paris donc ça crée une pression est-ce que c'est suffisant Gilles ? Non évidemment mais si les COP n'étaient pas là cette pression n'existerait même pas donc oui c'est insuffisant mais c'est encore nécessaire »
France Inter · Climat : "Nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", juge Pascal CanfinVérifier à 20:04
« Oui, la question de la biodiversité est toujours perçue comme un sujet secondaire. Il y a nous et puis il y a la nature. Or, nous faisons partie de la nature. Si je dois parler aussi en termes économiques la Banque Centrale Européenne ce n'est pas des poètes romantiques à la Banque Centrale Européenne ils ont dit que plus de la moitié de l'économie européenne plus de la moitié de nos emplois en Europe étaient dépendantes de bon état de la nature. Pourquoi ? Parce que la nature elle nous rend des services gratuits. Et si demain l'air, l'eau, les pollinisateurs etc. Si demain il n'y a plus de glacier qu'il n'y a plus de cycle de l'eau ou de forêt la déforestation continue en Amazonie par exemple et que la forêt au lieu d'être un régulateur du climat et au contraire contribue au dérèglement climatique parce que la forêt brûle et qu'elle s'assèche et bien tout ça ça aura un impact sur notre vie quotidienne et sur notre prospérité collective. Donc oui vous avez raison la nature protéger la nature ce n'est pas du tout un sujet les petits oiseaux romantiques secondaires c'est absolument majeur et ça fait partie de l'action que je mène au Parlement. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Mécanismes explicités28 juin 2019 au 9 nov. 2025 · 53 observations53 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Absolument, je suis entièrement d'accord avec vous. Trump 1, c'était un retrait, c'était je m'efface, mais je ne combats pas ceux qui mènent l'action pour le climat. Aujourd'hui, nous sommes dans une bataille idéologique, une bataille diplomatique, une bataille culturelle où toute l'administration américaine sur tous les fronts est en train d'agir pour détricoter, pour détruire, pour affaiblir notre action pour le climat. Je le vois moi en Europe, je le décris dans le livre que je viens de sortir comme vous l'avez mentionné, ou dans le détail, parce qu'aujourd'hui nous sommes sous la pression des Etats-Unis qui veulent interférer dans non seulement les accords internationaux, mais les règles européennes, les règles du jeu que nous fixons, nous, Européens. Et c'est une atteinte à notre souveraineté et évidemment c'est une atteinte à notre capacité à agir pour le climat. Donc il faut résister. Vous avez raison, c'est une bataille. Il faut résister et il ne faut rien céder. »
France Inter · Climat : "Nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", juge Pascal CanfinVérifier à 2:10Voir 2 autres passages
« Absolument, je suis entièrement d'accord avec vous. Trump 1, c'était un retrait, c'était je m'efface, mais je ne combats pas ceux qui mènent l'action pour le climat. Aujourd'hui, nous sommes dans une bataille idéologique, une bataille diplomatique, une bataille culturelle où toute l'administration américaine sur tous les fronts est en train d'agir pour détricoter, pour détruire, pour affaiblir notre action pour le climat. Je le vois moi en Europe, je le décris dans le livre que je viens de sortir comme vous l'avez mentionné, ou dans le détail, parce qu'aujourd'hui nous sommes sous la pression des Etats-Unis qui veulent interférer dans non seulement les accords internationaux, mais les règles européennes, les règles du jeu que nous fixons, nous, Européens. Et c'est une atteinte à notre souveraineté et évidemment c'est une atteinte à notre capacité à agir pour le climat. Donc il faut résister. Vous avez raison, c'est une bataille. Il faut résister et il ne faut rien céder. »
France Inter · Climat : "Nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", juge Pascal CanfinVérifier à 2:10
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Absolument, je suis entièrement d'accord avec vous. Trump 1, c'était un retrait, c'était je m'efface, mais je ne combats pas ceux qui mènent l'action pour le climat. Aujourd'hui, nous sommes dans une bataille idéologique, une bataille diplomatique, une bataille culturelle où toute l'administration américaine sur tous les fronts est en train d'agir pour détricoter, pour détruire, pour affaiblir notre action pour le climat. Je le vois moi en Europe, je le décris dans le livre que je viens de sortir comme vous l'avez mentionné, ou dans le détail, parce qu'aujourd'hui nous sommes sous la pression des Etats-Unis qui veulent interférer dans non seulement les accords internationaux, mais les règles européennes, les règles du jeu que nous fixons, nous, Européens. Et c'est une atteinte à notre souveraineté et évidemment c'est une atteinte à notre capacité à agir pour le climat. Donc il faut résister. Vous avez raison, c'est une bataille. Il faut résister et il ne faut rien céder. »
France Inter · Climat : "Nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", juge Pascal CanfinVérifier à 2:10Voir 2 autres passages
« Absolument. Je suis entièrement d'accord avec vous. Trump 1, c'était un retrait, c'était je m'efface, mais je ne combats pas ceux qui mènent l'action pour le climat. Aujourd'hui, nous sommes dans une bataille idéologique, une bataille diplomatique, une bataille culturelle, où toute l'administration américaine, sur tous les fronts, est en train d'agir pour détricoter, pour détruire, pour affaiblir notre action pour le climat. Je le vois, moi, en Europe, je le décris dans le livre que je viens de sortir, comme vous l'avez mentionné, ou dans le détail, parce qu'aujourd'hui, nous sommes sous la pression des Etats-Unis qui veulent interférer dans non seulement les accords internationaux, mais les règles européennes, les règles du jeu que nous fixons, nous, Européens, et c'est une atteinte à notre souveraineté, et évidemment, c'est une atteinte à notre capacité à agir pour le climat, donc il faut résister. Vous avez raison, c'est une bataille, il faut résister, et il ne faut rien céder. »
France Inter — L'invité du week-end · Climat : "Aujourd'hui, nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", estime Pascal CanfinVérifier à 2:17
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées28 juin 2019 au 9 nov. 2025 · 29 observations31 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Et la question de la COP, et Ali Badou disait, mais au fait, qu'est-ce qu'on négocie en ce moment au Brésil ? Et c'est une bonne question, parce qu'en fait, il n'y a pas de mandat. Exactement. Le cœur de ce qu'on doit faire, ce n'est pas renégocier, renégocier de nouvelles choses. Il faut le faire notamment sur l'aspect financier et de solidarité internationale. C'est très important, mais c'est une partie du sujet. Maintenant, il faut agir, agir, agir. Et ça, ça se passe par les politiques nationales ou, pour nous, européens, à l'échelle continentale. Et pour le coup, quand je vois... Vous avez listé, vous avez raison, les mauvaises nouvelles. Mais il y a aussi des bonnes nouvelles. La Chine va beaucoup plus vite que prévu dans la décarbonation de son économie. La Chine a 5 ans d'avance sur son propre plan. Nous, nous avons, la semaine dernière, trouvé un accord européen pour notre nouvel objectif climat 2040, moins 90% d'émissions de CO2. Un autre exemple, la Pologne. La Pologne, c'est un pays qui est globalement très charbonné, très dépendant du charbon. Alors que la volonté politique n'est pas extraordinairement là, parce que les fondamentaux économiques sont présents, la part du charbon en Pologne est passée en quelques années, 5 ans, c'est extrêmement rapide à l'échelle de l'histoire, de 80% à 50% de l'électricité produite. Ça veut dire quoi ? C'est-à-dire que les technologies sont là, on peut y aller. Et simplement, il faut continuer à investir et il faut surtout ne rien céder à l'offensif culturel, diplomatique de Donald Trump. »
France Inter · Climat : "Nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", juge Pascal CanfinVérifier à 7:22Voir 2 autres passages
« rapidement. Oui, je voudrais dire pour notre auditeur qui dit les COP, finalement, Gilles, ça ne sert à rien. Je voudrais donner un exemple. Si aujourd'hui, en Europe, la semaine dernière, nous avons trouvé un accord pour reconsolider notre objectif climat pour 2040, donc la prochaine décennie, atteindre moins 90% de réduction de gaz à effet de serre, c'est parce qu'il y a la seringue diplomatique de la COP. C'est parce qu'il y a cette pression extérieure qui fait qu'à un moment donné, il faut trouver un accord. »
France Inter — L'invité du week-end · Climat : "Aujourd'hui, nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", estime Pascal CanfinVérifier à 19:43
« Et la question de la COP, et Ali Badou disait, mais au fait, qu'est-ce qu'on négocie en ce moment au Brésil ? Et c'est une bonne question. Oui, il n'y a pas de mandat. Exactement. Le cœur de ce qu'on doit faire, ce n'est pas renégocier, renégocier de nouvelles choses. Il faut le faire notamment sur l'aspect financier et de solidarité internationale. C'est très important, mais c'est une partie du sujet. Maintenant, il faut agir, agir, agir. Et ça, ça se passe par les politiques nationales ou, pour nous, Européens, à l'échelle continentale. Et pour le coup, quand je vois... Vous avez listé, vous avez raison, les mauvaises nouvelles. Mais il y a aussi des bonnes nouvelles. La Chine va beaucoup plus vite que prévu dans la décarbonation de son économie. La Chine a 5 ans d'avance sur son propre plan. Nous, nous sommes... Nous avons, la semaine dernière, trouvé un accord européen pour notre nouvel objectif climat 2040, moins 90% d'émissions de CO2. Un autre exemple, la Pologne. La Pologne, c'est un pays qui est globalement très charbonné, très dépendant du charbon. Alors que la volonté politique n'est pas extraordinairement là, parce que les fondamentaux économiques sont présents, la part du charbon en Pologne est passée en quelques années, 5 ans, c'est extrêmement rapide à l'échelle de l'histoire. De 80% à 50% de l'électricité produite. Ça veut dire quoi ? C'est-à-dire que les technologies sont là, on peut y aller. Simplement, il faut continuer à investir et il faut surtout ne rien céder à l'offensif culturel, diplomatique de Donald Trump. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes28 juin 2019 au 9 nov. 2025 · 22 observations23 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, c'est une question fondamentale. Aujourd'hui, nous sommes dépendants des énergies fossiles, le pétrole et le gaz. Nous ne produisons, nous, en Européen, quasiment aucune énergie fossile. 100% de cette énergie est importée. Elle nous rend donc vulnérables et dépendants. Elle nous rend dépendants, par exemple, de Vladimir Poutine. Et ça nous a explosé à la figure d'un point de vue géopolitique. Mais ça a explosé à la figure de chacun des auditeurs qui nous écoutent avec l'inflation qui a renié notre pouvoir d'achat et qui avait une cause. C'est l'explosion des prix des énergies fossiles liés à la guerre en Ukraine. Mais cette vulnérabilité, elle peut nous exploser à la figure avec Trump. Puisque nous sommes en train de passer d'une dépendance au gaz russe, que nous coupons progressivement, et tant mieux, bien évidemment, à une dépendance au gaz de schiste américain. On n'a pas forcément gagné grand-chose dans l'affaire. Et donc, il nous faut lier l'enjeu climatique, pour nous, Européens, à une question de souveraineté et de moindre vulnérabilité. Et donc, attention à ne pas basculer sur une autre vulnérabilité, c'est votre question, qui est une vulnérabilité vis-à-vis des Chinois. Parce que les Chinois, qu'est-ce qu'ils ont fait ? Ils ont fait ce qu'on aurait dû faire depuis 20 ans et qu'on n'a pas fait. Ils ont investi l'ensemble de la chaîne de l'électrification et de la décarbonation de notre économie. Du minier des terres rares, qu'ils raffinent, ils ont quasiment le monopole, jusqu'au recyclage, au panneau solaire, en passant par les batteries, les voitures électriques, etc. Et donc, attention, mais il y a une grande différence entre les deux dépendances. C'est que la première, on ne la changera jamais. On ne va pas inventer du gaz européen qu'on n'a pas. On ne va pas inventer du pétrole européen qu'on n'a pas. Par contre, on sait faire du renouvelable, on sait faire du nucléaire, on sait faire de l'efficacité énergétique, on doit savoir faire des batteries en Europe. Et on sait même faire, Renault vient de le faire sur la Mégane, excusez-moi cette page de publicité pour Renault, c'est sur la Mégane électrique. Une batterie, une voiture électrique, zéro terre rare, zéro terrain. Donc, ça veut dire que grâce à l'innovation, on peut le faire. Et c'est ça, c'est ça la révolution qui est en marche. Et il faut continuer à investir, il ne faut surtout rien lâcher. »
France Inter · Climat : "Nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", juge Pascal CanfinVérifier à 4:46Voir 2 autres passages
« Alors, c'est une question fondamentale. Aujourd'hui, nous sommes dépendants des énergies fossiles, le pétrole et le gaz. Nous ne produisons, nous, en Européen, quasiment aucune énergie fossile. 100% de cette énergie est importée, elle nous rend donc vulnérables et dépendants. Elle nous rend dépendants, par exemple, de Vladimir Poutine et ça nous a explosé à la figure d'un point de vue géopolitique, mais ça a explosé à la figure de chacun des auditeurs qui nous écoutent avec l'inflation qui a renié notre pouvoir d'achat et qui avait une cause, c'est l'explosion des prix des énergies fossiles liés à la guerre en Ukraine. Mais cette vulnérabilité, elle peut nous exploser à la figure avec Trump, puisque nous sommes en train de passer d'une dépendance au gaz russe, que nous coupons progressivement et tant mieux, bien évidemment, à une dépendance au gaz de schiste américain. On n'a pas forcément gagné grand-chose dans l'affaire. Et donc, il nous faut lier l'enjeu climatique, pour nous, Européens, à une question de souveraineté et de moindre vulnérabilité. Et donc, attention à ne pas basculer sur une autre vulnérabilité, c'est votre question, qui est une vulnérabilité vis-à-vis des Chinois. Parce que les Chinois, qu'est-ce qu'ils ont fait ? Ils ont fait ce qu'on aurait dû faire depuis 20 ans et qu'on n'a pas fait. Ils ont investi l'ensemble de la chaîne de l'électrification et de la décarbonation de notre économie. Du minier des terres rares, qu'ils raffinent, ils ont quasiment le monopole, jusqu'au recyclage, au panneau solaire, en passant par les batteries, les voitures électriques, etc. Et donc, attention, mais il y a une grande différence entre les deux dépendances. C'est que la première, on ne la changera jamais. On ne va pas inventer du gaz européen qu'on n'a pas. On ne va pas inventer du pétrole européen qu'on n'a pas. Par contre, on sait faire du renouvelable. On sait faire du nucléaire. On sait faire de l'efficacité énergétique. On doit savoir faire des batteries en Europe. Et on sait même faire. Renault vient de le faire sur la Mégane électrique. Une batterie, une voiture électrique, zéro terre rare. Donc, ça veut dire que grâce à l'innovation, on peut le faire. Et c'est ça, c'est ça la révolution qui est en marche. Et il faut continuer à investir. Il ne faut surtout rien lâcher. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités28 juin 2019 au 9 nov. 2025 · 23 observations25 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, non, non, non. Je crois que... Alors, je ne veux pas me faire le porte-parole d'EDF à ce micro parce que je ne suis pas mais je crois que leur slogan publicitaire c'est précisément l'inverse c'est de dire... Ah bah je ne fais que le lire. Je vous l'avais sous les yeux moi aussi. Bon, on ne va pas commenter le slogan publicitaire d'EDF. Enfin, ce que je vois là c'est que les fossiles ça s'importe. Mais justement, ça s'importe au sens de ça nous coûte cher. Ça pèse. L'année dernière, juste un chiffre, nous avons sorti de la maison Europe. Nous avons tous sorti de nos propres poches entreprises, individus 450 milliards d'euros pour acheter du pétrole et du gaz. L'électricité que ce soit à base de nucléaire que ce soit à base de renouvelables et toutes les technologies d'efficacité énergétique de sobriété où nous avons les leaders mondiaux sur ces sujets ça crée de la valeur ça crée des emplois chez nous. Moi je viens du nord de la France j'ai vécu la désindustrialisation des années 60-70. Je vois aujourd'hui près de Dunkerque par exemple à Douai à Valenciennes sortir de terre des nouvelles usines qui redonnent de l'espoir. C'est aussi ça l'action climatique. »
France Inter · Climat : "Nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", juge Pascal CanfinVérifier à 13:45Voir 2 autres passages
« Non, je crois que... Alors, je ne veux pas me faire le porte-parole d'EDF à ce micro, ce que je ne suis pas, mais je crois que leur slogan publicitaire, c'est précisément l'inverse, c'est de dire... Je ne fais que le lire. Je vous l'avais sous les yeux, moi aussi, on ne va pas commenter le slogan publicitaire d'EDF, mais ce que je vois là, c'est que les fossiles, ça s'importent, mais justement, ça s'importe au sens de ça nous coûte cher. Ça pèse. L'année dernière, juste un chiffre, nous avons sorti de la maison Europe, nous avons tous sorti de nos propres poches, entreprises, individus, 450 milliards d'euros pour acheter du pétrole et du gaz. L'électricité, que ce soit à base de nucléaire, que ce soit à base de renouvelables, toutes les technologies d'efficacité énergétique, de sobriété, où nous avons les leaders mondiaux sur ces sujets, ça crée de la valeur, ça crée des emplois chez nous. Moi, je viens du nord de la France, j'ai vécu la désindustrialisation des années 60-70. Je vois aujourd'hui, près de Dunkerque, par exemple, à Douai, à Valenciennes, sortir de terre des nouvelles usines qui redonnent de l'espoir. C'est aussi ça, l'action climatique. »
France Inter — L'invité du week-end · Climat : "Aujourd'hui, nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", estime Pascal CanfinVérifier à 13:52
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Absolument, je suis entièrement d'accord avec vous. Trump 1, c'était un retrait, c'était je m'efface, mais je ne combats pas ceux qui mènent l'action pour le climat. Aujourd'hui, nous sommes dans une bataille idéologique, une bataille diplomatique, une bataille culturelle où toute l'administration américaine sur tous les fronts est en train d'agir pour détricoter, pour détruire, pour affaiblir notre action pour le climat. Je le vois moi en Europe, je le décris dans le livre que je viens de sortir comme vous l'avez mentionné, ou dans le détail, parce qu'aujourd'hui nous sommes sous la pression des Etats-Unis qui veulent interférer dans non seulement les accords internationaux, mais les règles européennes, les règles du jeu que nous fixons, nous, Européens. Et c'est une atteinte à notre souveraineté et évidemment c'est une atteinte à notre capacité à agir pour le climat. Donc il faut résister. Vous avez raison, c'est une bataille. Il faut résister et il ne faut rien céder. »
France Inter · Climat : "Nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", juge Pascal CanfinVérifier à 2:10Voir 2 autres passages
« Des conventions citoyennes, des conférences de consensus. Et j'invite d'ailleurs tous les auditeurs qui seraient intéressés par cela à s'inscrire sur le site internet, la plateforme progressiste.org. Ce n'est pas un parti politique, c'est totalement gratuit, vous pouvez être n'importe où vous êtes aujourd'hui, vous ne changez rien, simplement ça vous donne la possibilité de participer à ces conférences de consensus. Je vous donne, si je peux me permettre de donner un exemple. Un exemple où je pense, nous pouvons très vite arriver à un accord entre toutes les forces progressistes dont on vient de parler, c'est un sujet qui concerne tous les parents et tous les pré-ados qui nous écoutent, c'est la régulation des réseaux sociaux. Nous sommes aujourd'hui dans un moment où la santé mentale de nos enfants, tous les scientifiques le disent, vous avez reçu il y a quelques semaines des psychologues sur le sujet, c'était très très marquant, c'est un moment de bascule. La santé mentale de nos enfants, de nos pré-adolescents, de nos adolescents est en péril. Et vous avez en même temps des parents qui sont complètement dépassés. C'est une souffrance parentale, c'est une souffrance parentale. Moi-même, moi-même, j'y suis confronté, c'est aussi pour ça que ça me tient beaucoup à cœur. Donc, qu'est-ce qu'il faut faire ? Je pense qu'il faut interdire les réseaux sociaux qui ont des algorithmes addictifs aux enfants de moins de 15 ans. Ça, c'est une mesure radicale. C'est une mesure radicale. Je suis persuadé qu'on est capable, dans l'arc progressiste, de tous unir et de la défendre ensemble. »
France Inter · Pascal Canfin : "La contre-offensive anti-écologique du moment, c'est du trumpisme européen"Vérifier à 7:42
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées28 juin 2019 au 9 nov. 2025 · 9 observations9 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, c'est une question fondamentale. Aujourd'hui, nous sommes dépendants des énergies fossiles, le pétrole et le gaz. Nous ne produisons, nous, en Européen, quasiment aucune énergie fossile. 100% de cette énergie est importée, elle nous rend donc vulnérables et dépendants. Elle nous rend dépendants, par exemple, de Vladimir Poutine et ça nous a explosé à la figure d'un point de vue géopolitique, mais ça a explosé à la figure de chacun des auditeurs qui nous écoutent avec l'inflation qui a renié notre pouvoir d'achat et qui avait une cause, c'est l'explosion des prix des énergies fossiles liés à la guerre en Ukraine. Mais cette vulnérabilité, elle peut nous exploser à la figure avec Trump, puisque nous sommes en train de passer d'une dépendance au gaz russe, que nous coupons progressivement et tant mieux, bien évidemment, à une dépendance au gaz de schiste américain. On n'a pas forcément gagné grand-chose dans l'affaire. Et donc, il nous faut lier l'enjeu climatique, pour nous, Européens, à une question de souveraineté et de moindre vulnérabilité. Et donc, attention à ne pas basculer sur une autre vulnérabilité, c'est votre question, qui est une vulnérabilité vis-à-vis des Chinois. Parce que les Chinois, qu'est-ce qu'ils ont fait ? Ils ont fait ce qu'on aurait dû faire depuis 20 ans et qu'on n'a pas fait. Ils ont investi l'ensemble de la chaîne de l'électrification et de la décarbonation de notre économie. Du minier des terres rares, qu'ils raffinent, ils ont quasiment le monopole, jusqu'au recyclage, au panneau solaire, en passant par les batteries, les voitures électriques, etc. Et donc, attention, mais il y a une grande différence entre les deux dépendances. C'est que la première, on ne la changera jamais. On ne va pas inventer du gaz européen qu'on n'a pas. On ne va pas inventer du pétrole européen qu'on n'a pas. Par contre, on sait faire du renouvelable. On sait faire du nucléaire. On sait faire de l'efficacité énergétique. On doit savoir faire des batteries en Europe. Et on sait même faire. Renault vient de le faire sur la Mégane électrique. Une batterie, une voiture électrique, zéro terre rare. Donc, ça veut dire que grâce à l'innovation, on peut le faire. Et c'est ça, c'est ça la révolution qui est en marche. Et il faut continuer à investir. Il ne faut surtout rien lâcher. »
France Inter — L'invité du week-end · Climat : "Aujourd'hui, nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", estime Pascal CanfinVérifier à 4:53Voir 2 autres passages
« Aujourd'hui, si vous me demandez si aujourd'hui on est prêt, non, on n'est pas prêt. On n'investit pas dans la défense en claquant des doigts. Par contre, on est prêt à faire l'effort et à s'organiser ensemble pour y arriver. Construire enfin une industrie de la défense européenne coordonnée. Ça ne veut pas dire une seule entreprise de défense européenne, mais ça veut dire qu'au moins, on arrête tous ensemble de passer des commandes incompatibles avec des matériels qui ne marchent pas entre eux, ce qui fait que dès qu'on veut faire une opération ensemble, c'est impossible. C'est stupide, stupide, contre-productif. Voilà, ça, on y met fin. Et enfin, on se met dans la bonne direction. »
France Inter · Pascal Canfin : "La contre-offensive anti-écologique du moment, c'est du trumpisme européen"Vérifier à 19:08
« Ça prouve que si on ne poursuit pas les politiques qui ont été engagées, si on arrête MaPrimeRénov' par exemple, eh bien évidemment, l'impact se traduit immédiatement dans notre recul de l'action climatique. Donc on a réussi à mettre en place en France et en Europe les bonnes politiques qui ont porté leurs fruits. Je vous le rappelez, moins 7%, moins 8% en Europe en une seule année. Mais si on arrête ces politiques, si on les freine, s'il n'y a plus d'argent, si on change les règles du jeu sur les ZAN ou le ZFE, évidemment, forcément, ça s'arrête. ZAN, zéro artificialisation nette, zone à faible émission. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités28 juin 2019 au 9 nov. 2025 · 19 observations21 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« rapidement. Oui, je voudrais dire pour notre auditeur qui dit les COP, finalement, Gilles, ça ne sert à rien. Je voudrais donner un exemple. Si aujourd'hui, en Europe, la semaine dernière, nous avons trouvé un accord pour reconsolider notre objectif climat pour 2040, donc la prochaine décennie, atteindre moins 90% de réduction de gaz à effet de serre, c'est parce qu'il y a la seringue diplomatique de la COP. C'est parce qu'il y a cette pression extérieure qui fait qu'à un moment donné, il faut trouver un accord. »
France Inter — L'invité du week-end · Climat : "Aujourd'hui, nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", estime Pascal CanfinVérifier à 19:43Voir 2 autres passages
« Une taxe, l'augmentation de la taxe pour la billet d'avion dans le projet de loi de finances, le budget qui s'applique cette année. 8 euros en classe économie. »
France Inter · Pascal Canfin : "La contre-offensive anti-écologique du moment, c'est du trumpisme européen"Vérifier à 20:21
« aucun autre pays n'a dit, moi, je lève la main et je suis Donald Trump. Le seul dont on a dit qu'il pourrait le faire, et peut-être qu'il va le faire, c'est Mileï. C'est Mileï en Argentine. Exactement. Donc, c'est intéressant. Pourquoi ? Parce que, même si on est contre l'accord Mercosur, on a quand même beaucoup poussé pour qu'il y ait dans l'accord Mercosur une clause qui dit si un des pays du Mercosur sort de l'accord de Paris, alors l'accord Mercosur tombe. Ce qui fait qu'il est extrêmement probable qu'en fait, Mileï sorte du Mercosur, sorte de l'accord de Paris, etc. C'est-à-dire qu'on crée avec l'accord de Paris comme étant une base juridique partagée, insuffisante. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
France Inter — Questions politiques · Pascal Canfin : “Les Verts ne sont pas seuls à vouloir gagner la bataille climatique”Vérifier à 30:58
France Inter — Questions politiques · Pascal Canfin : “Les Verts ne sont pas seuls à vouloir gagner la bataille climatique”Vérifier à 30:58
France Inter · Climat : "Nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", juge Pascal CanfinVérifier à 20:04
France Inter · Climat : "Nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", juge Pascal CanfinVérifier à 15:01
« Oui je voudrais dire pour notre auditeur qui dit les COP finalement ça ne sert à rien je voudrais donner un exemple si aujourd'hui en Europe la semaine dernière nous avons trouvé un accord pour reconsolider notre objectif climat pour 2040 donc la prochaine décennie atteindre moins 90% de réduction de gaz à effet de serre c'est parce qu'il y a la seringue diplomatique de la COP c'est parce qu'il y a cette pression extérieure qui fait qu'à un moment donné il faut trouver un accord »
France Inter · Climat : "Nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", juge Pascal CanfinVérifier à 19:34
« Le risque, c'est qu'on n'en fasse plus. Et donc, on est à un moment où il faut au contraire repartir de l'avant. Mais repartir de l'avant avec des méthodes qui peuvent être différentes. Et là, c'est très important de résister au backlash anti-écologique. Il faut une force de résistance qui dise, moi, je ne mange pas de ce pain-là. Les actions qui mènent les Républicains en France et le Rassemblement national à s'unir dans une posture et une politique anti-climat, climato-sceptique, anti-écologie, anti-transition. Il faut leur laisser. Mais par contre, on peut s'interroger, on doit s'interroger sur la bonne méthode pour embarquer la société et atteindre nos résultats. Et c'est ça, je pense, le moment politique où on est, c'est aucune complaisance sur les objectifs, aucun recul en arrière sur les objectifs. On sort d'une vague de chaleur inédite en Europe, à Barcelone. Vous savez où ils en sont ? Ils en sont à faire un plan 50 degrés. 50 degrés, je vous vois, voilà, 50 degrés. Est-ce que c'est le monde dans lequel on veut vivre ? Est-ce que c'est le monde qu'on a envie de laisser à nos enfants ? Si on répond oui, ok, on ne fait rien. Si on répond non, on agit. »
France Inter · Pascal Canfin : "La contre-offensive anti-écologique du moment, c'est du trumpisme européen"Vérifier à 1:25
France Inter — L'invité du week-end · Climat : "Aujourd'hui, nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", estime Pascal CanfinVérifier à 7:29
France Inter — L'invité du week-end · Climat : "Aujourd'hui, nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", estime Pascal CanfinVérifier à 4:53
« Non, justement, données au bien commun de l'arc progressiste. Vous voulez toujours me faire revenir à un sujet d'incarnation ? Il va bien falloir que quelqu'un les mette en œuvre. Bien sûr, exactement. Je suis tout à fait d'accord à vous. Mais juste, ce n'est pas le sujet de la plateforme. Le sujet de la plateforme, c'est de créer potentiellement, et il y aura des sujets sur lesquels on n'y arrivera pas, mais il y aura des sujets, je pense, sur lesquels on va y arriver et ça sera déjà un changement profond, on va arriver à créer cette culture commune, à créer éventuellement ces propositions communes ou au moins ces éléments de débat sur lesquels de dire « bon ben on a essayé, là on n'y arrive pas ». Et ensuite, qui le portera ? Qui sera le mieux placé ? Je ne sais pas. On verra, on verra peut-être dans six mois, on verra dans un an, on verra. Mais commençons par créer de l'espoir. Parce que cette bataille qui commence directement par les égaux, c'est la certitude de l'échec. »
France Inter · Pascal Canfin : "La contre-offensive anti-écologique du moment, c'est du trumpisme européen"Vérifier à 15:19
« Mais justement c'est pour ça que je dis c'est indépendant des différentes candidatures. Je ne sais pas combien il y aura de candidatures dans cet arc progressiste à la fin, ce que je sais c'est que s'il y en a beaucoup, aucune d'entre elles ne sera au deuxième tour et que ce sera la défaite assurée. Mais ce n'est pas le sens de mon initiative. Mon initiative c'est de dire, voilà, il y a la vie des partis politiques et puis il y a la nécessité avec les citoyens. C'est pour ça que les auditeurs peuvent s'inscrire sur telles plateformes progressistes parce que ça n'est absolument pas réservé, loin de là, aux responsables politiques. Et j'essaye de créer quelque chose d'inédit qui rassemble, non pas justement dans une logique de candidature, mais qui rassemble sur les idées et la construction des idées à la fois des citoyens qui peuvent être engagés ou pas, qui peuvent être dans des associations, des syndicats ou pas, ou des entreprises, des entrepreneurs, peu importe, et des responsables politiques dans leur diversité avec deux bornes que je viens de rappeler parce qu'il ne faut pas faire n'importe quoi, il ne faut pas dire que tout se vaut, ce n'est pas vrai. Il y a un projet politique, il y a un arc. À l'intérieur de cet arc, il y a des sensibilités différentes, mais il y a, je pense, la conviction, l'intuition que ce qui nous rassemble est au fond plus fort que ce qui nous divise. Et puis, il y a le sujet des identités professionnelles sur la méthode, si je peux en dire un mot, c'est absolument fondamental. Aujourd'hui, les responsables politiques, à l'exception d'un que je veux citer, c'est François Ruffin, parce qu'il a la même intuition que moi, qui est qu'il faut repartir des métiers, il faut repartir des identités professionnelles. »
France Inter · Pascal Canfin : "La contre-offensive anti-écologique du moment, c'est du trumpisme européen"Vérifier à 12:16
« Autre question historique du moment dans lequel on est. On a fait plusieurs choses que nous n'avions jamais faites. Vous venez d'en citer une, mais il y en a une autre qui date d'il y a quelques semaines que je voudrais rappeler. C'est le fait d'avoir pris l'argent des avoirs gelés russes, qui font l'objet de sanctions internationales, pour le transférer vers l'Ukraine. Que cet argent ne dorme pas dans les caisses des banques ou des banques centrales, mais qu'il soit transféré et rendu utile pour l'effort de guerre ukrainien. Autre décision que jamais personne n'avait prise avant. Donc on est capable, heureusement, et je m'en réjouis, on est capable de ces décisions historiques. Mais est-ce qu'on est encore à la hauteur ? Est-ce que c'est suffisant pour battre Vladimir Poutine ? C'est bien la question que je vous pose. Eh bien, au moment où on parle, la réponse est non. Il suffit de regarder le front sur le terrain. Et évidemment, le retour de Donald Trump est une mauvaise nouvelle dans ce contexte, parce que ça veut dire que si les États-Unis retirent une partie de leur soutien, voire la totalité de leur soutien, je ne sais pas de quoi Donald Trump est capable, eh bien nous devrons prendre le relais. On devra prendre le relais pour deux choses. Une première raison, c'est le respect de nos valeurs, notre intérêt européen fondamental. On ne peut pas laisser un pays démocratique européen se laisser envahir par une puissance autoritaire comme Vladimir Poutine. D'abord c'est l'Ukraine, et si Poutine gagne en Ukraine, c'est quoi la suite ? Et le deuxième élément, c'est qu'une étude allemande vient de sortir récemment, pour ceux qui sont très inquiets sur les questions migratoires. Vous savez combien de millions d'Ukrainiens arriveraient en Europe si Poutine prenait le pouvoir ? Plus de 10 millions. Plus de 10 millions. Et donc tous ceux qui se disent, oh là là, attention, nous on a des sujets migratoires en Europe, et on en a, mais il ne faut pas se cacher derrière son petit doigt, pourraient se dire aussi que, attention, toute l'extrême droite qui s'allie à Vladimir Poutine et à Donald Trump, en fait, c'est eux qui génèrent potentiellement ces 10 millions de migrants ukrainiens. Donc moi je veux que les Ukrainiens soient libres, je veux qu'ils puissent racheter ces jeux et vivre en paix, et donc je me bats pour ces combats. »
France Inter · Pascal Canfin dénonce "une alliance pour saboter les efforts contre le dérèglement climatique"Vérifier à 2:25
France Inter · Pascal Canfin : "La contre-offensive anti-écologique du moment, c'est du trumpisme européen"Vérifier à 0:47
BACKSEAT · Qui sauvera la planète ? - avec Pascal CanfinVérifier à 17:02