Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
21 janv. 2013 au 9 nov. 2025
Questions
154
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 154 questions évaluables
Réponse directe
86
Réponse partielle
31
Réponse à côté
34
Refus explicite
3
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 51 à 75 sur 154
Question 5149.3, prix du gaz, Royaume-Uni, traité de la charte de l'énergie... Ce qu'il faut retenir de l'interview de Pascal Canfin
Et pourquoi on ne laisse pas l'Assemblée voter en budget ?
Réponse partielle
Et à partir du moment où nous sommes dans cette situation, la Constitution prévoit un outil. Et je rappelle que le Premier ministre qui a utilisé le plus cet outil s'appelle Michel Rocard. On ne pense pas que dans la mémoire collective, Michel Rocard soit resté comme un Premier ministre autoritaire, etc. Je vois les adjectifs qui fusent ici ou là. Donc c'est tout simplement la nécessité et heureusement que nous avons cet article dans notre Constitution. Heureusement. Parce que sinon nous serions simplement bloqués. Mais pourquoi ? Il y aurait un texte finalement qui aurait pu être voté. Des amendements totalement contradictoires. Des amendements qui nous font totalement déraper sur le plan…
« Et à partir du moment où nous sommes dans cette situation, la Constitution prévoit un outil. Et je rappelle que le Premier ministre qui a utilisé le plus cet outil s'appelle Michel Rocard. On ne pense pas que dans la mémoire collective, Michel Rocard soit resté comme un Premier ministre autoritaire, etc. Je vois les adjectifs qui fusent ici ou là. Donc c'est tout simplement la nécessité et heureusement que nous avons cet article dans notre Constitution. Heureusement. Parce que sinon nous serions simplement bloqués. Mais pourquoi ? »
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Arbitrages mentionnés28 juin 2019 au 9 nov. 2025 · 19 observations19 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, c'est une question fondamentale. Aujourd'hui, nous sommes dépendants des énergies fossiles, le pétrole et le gaz. Nous ne produisons, nous, en Européen, quasiment aucune énergie fossile. 100% de cette énergie est importée. Elle nous rend donc vulnérables et dépendants. Elle nous rend dépendants, par exemple, de Vladimir Poutine. Et ça nous a explosé à la figure d'un point de vue géopolitique. Mais ça a explosé à la figure de chacun des auditeurs qui nous écoutent avec l'inflation qui a renié notre pouvoir d'achat et qui avait une cause. C'est l'explosion des prix des énergies fossiles liés à la guerre en Ukraine. Mais cette vulnérabilité, elle peut nous exploser à la figure avec Trump. Puisque nous sommes en train de passer d'une dépendance au gaz russe, que nous coupons progressivement, et tant mieux, bien évidemment, à une dépendance au gaz de schiste américain. On n'a pas forcément gagné grand-chose dans l'affaire. Et donc, il nous faut lier l'enjeu climatique, pour nous, Européens, à une question de souveraineté et de moindre vulnérabilité. Et donc, attention à ne pas basculer sur une autre vulnérabilité, c'est votre question, qui est une vulnérabilité vis-à-vis des Chinois. Parce que les Chinois, qu'est-ce qu'ils ont fait ? Ils ont fait ce qu'on aurait dû faire depuis 20 ans et qu'on n'a pas fait. Ils ont investi l'ensemble de la chaîne de l'électrification et de la décarbonation de notre économie. Du minier des terres rares, qu'ils raffinent, ils ont quasiment le monopole, jusqu'au recyclage, au panneau solaire, en passant par les batteries, les voitures électriques, etc. Et donc, attention, mais il y a une grande différence entre les deux dépendances. C'est que la première, on ne la changera jamais. On ne va pas inventer du gaz européen qu'on n'a pas. On ne va pas inventer du pétrole européen qu'on n'a pas. Par contre, on sait faire du renouvelable, on sait faire du nucléaire, on sait faire de l'efficacité énergétique, on doit savoir faire des batteries en Europe. Et on sait même faire, Renault vient de le faire sur la Mégane, excusez-moi cette page de publicité pour Renault, c'est sur la Mégane électrique. Une batterie, une voiture électrique, zéro terre rare, zéro terrain. Donc, ça veut dire que grâce à l'innovation, on peut le faire. Et c'est ça, c'est ça la révolution qui est en marche. Et il faut continuer à investir, il ne faut surtout rien lâcher. »
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
5 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
franceinfo — 8h30 franceinfo · 49.3, prix du gaz, Royaume-Uni, traité de la charte de l'énergie... Ce qu'il faut retenir de l'interview de Pascal CanfinVérifier à 3:27
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« Il y aurait un texte finalement qui aurait pu être voté. Des amendements totalement contradictoires. Des amendements qui nous font totalement déraper sur le plan des finances publiques. Des amendements qui ne portent aucune cohérence politique. Je pense que si vous avez quelqu'un de l'ANU à ma place ou quelqu'un de LR des Républicains ou quelqu'un du FN, il aura du mal à dire que l'ensemble des amendements qui ont été adoptés parfois par la gauche, parfois par la droite, parfois par l'Alliance des deux, parfois par des abstentions, etc. formaient un tout cohérent. Donc on a besoin de stabilité dans un moment historique complexe. Et cette stabilité, elle est apportée en France par le 49-3. Et je pense que c'est plutôt une chance qu'un problème que nous utilisions ce 49-3 après avoir, et je pense qu'Elisabeth Borne a énormément insisté sur ce point à juste titre, après avoir pris le temps du débat, du dialogue, y compris sur des sujets sur lesquels la majorité n'est pas toujours d'accord, la fameuse taxe sur les super dividendes. Et ce débat a lieu. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · 49.3, prix du gaz, Royaume-Uni, traité de la charte de l'énergie... Ce qu'il faut retenir de l'interview de Pascal CanfinVérifier à 4:02
Question 52Pascal Canfin : "On a beaucoup à gagner à apprendre une nouvelle culture politique en France !"
Alors Nicolas Rousselier est-ce que cette difficulté à fixer une forme d'organisation s'explique par l'histoire ?
Réponse directe
Eh bien oui Frédéric ça s'explique par l'histoire au moins deux fois donc deux fois oui. D'abord parce que si vous regardez un peu le début les années 60 70 prenez par exemple René Dumont le quasi légendaire candidat en 74 j'ai des vagues souvenirs avec son verre d'eau voilà donc j'ai pané pour ma part voilà moi j'ai merci moi j'ai j'ai des vagues je vais ajouter j'ai des très vagues souvenirs alors on avait en fait un caractère assez hétéroclite des fondateurs parce que vous aviez cette filière incarnée par René Dumont qu'on peut appeler des scientifiques engagés René Dumont était ingénieur agronome mais vous aviez aussi une filière anti-nucléaire anti-militariste si vous voulez la liaison…
« Eh bien oui Frédéric ça s'explique par l'histoire au moins deux fois donc deux fois oui. D'abord parce que si vous regardez un peu le début les années 60 70 prenez par exemple René Dumont le quasi légendaire candidat en 74 j'ai des vagues souvenirs avec son verre d'eau voilà donc j'ai pané pour ma part voilà moi j'ai merci moi j'ai j'ai des vagues je vais ajouter j'ai des très vagues souvenirs alors on avait en fait un caractère assez hétéroclite des fondateurs parce que vous aviez cette filière incarnée par René Dumont qu'on peut appeler des scientifiques engagés René Dumont était ingénieur agronome mais vous aviez aussi une filière anti-nucléaire anti-militariste si vous voulez la liaison Cresse-Malville et le Larzac et puis au fond vous aviez aussi une filière associative par le bas extrêmement diverse elle-même autrement dit quand on fait la comparaison avec les grandes forces politiques historiques il n'y avait pas cette unité même si elle est relative cette unité de classe comme on aurait dit pour la gauche socialiste ou communiste pas de vraie homogénéité sociologique plus important je crois Frédéric c'est le deuxième point mon deuxième oui c'est que la difficulté pour les écologistes c'est justement ce choix de modèle modèle de parti politique l'écologisme est né de ce maelstrom de 68 des années 70 il y avait une très grande richesse une très grande diversité des initiatives des groupes en fait l'ADN de l'écologisme c'est à la fois porter une cause très nouvelle l'environnement mais en même temps se dire on va aussi complètement renouveler la forme d'organisation ce renouvellement était presque aussi important que la nouveauté de la cause environnementale donc quand les écologistes ont dit oui à la forme partie bon je dirais qu'ils ont dit oui au bout des lèvres le parti peut-être mais sous condition c'est à dire on fait un parti sous condition de ne pas avoir de chef ou en tout cas de chef à obsolescence programmée ou alors oui au parti mais à condition d'avoir une sorte de démocratie totale en interne donc de ce point de vue là nous avons cette histoire si vous voulez où il y a eu des scissions des démissions et beaucoup de départs »
France Culture — Sens politique · Pascal Canfin : "On a beaucoup à gagner à apprendre une nouvelle culture politique en France !"Vérifier à 12:59
Question 53Pascal Canfin : "On a beaucoup à gagner à apprendre une nouvelle culture politique en France !"
Et nous a rejoint dans ce studio Nicolas Rousselier. Bonjour. Bonjour Frédéric. Historien de la politique, votre chronique cette semaine est consacrée au dilemme des personnalités engagées dans le combat écologique. Faut-il mener ce combat dans les institutions ou bien en dehors ?
Réponse partielle
Exactement. Et ce que vient de dire Pascal Canfin tombe pile-poil dans le sujet de ma chronique. Voilà. Alors effectivement Frédéric, si on prend l'écologisme d'un point de vue un peu historique sur le long terme, effectivement il y a un problème de choix de la forme d'organisation. L'écologisme, c'est une évidence est très populaire dans l'opinion publique mais de l'autre côté les écologistes en termes d'organisation le moins qu'on puisse dire c'est que c'est flou. Et on a donc ce contraste qui est presque un contraste historique entre d'un côté la popularité de l'écologisme et de l'autre le moins qu'on puisse dire la difficulté d'être, la difficulté d'organisation des écologistes. Alors d…
« Voilà. Alors effectivement Frédéric, si on prend l'écologisme d'un point de vue un peu historique sur le long terme, effectivement il y a un problème de choix de la forme d'organisation. L'écologisme, c'est une évidence est très populaire dans l'opinion publique mais de l'autre côté les écologistes en termes d'organisation le moins qu'on puisse dire c'est que c'est flou. Et on a donc ce contraste qui est presque un contraste historique entre d'un côté la popularité de l'écologisme et de l'autre le moins qu'on puisse dire la difficulté d'être, la difficulté d'organisation des écologistes. Alors d'un côté on pourrait dire le match est gagné parce qu'effectivement la conscience écologiste a gagné pratiquement tout le monde. C'est même un impératif catégorique maintenant de penser à la transition écologique mais en quelque sorte plus le match a été gagné intellectuellement et moins il est gagné politiquement en termes d'organisation des écologistes. »
France Culture — Sens politique · Pascal Canfin : "On a beaucoup à gagner à apprendre une nouvelle culture politique en France !"Vérifier à 12:03
Question 54Pascal Canfin : "je n'étais pas candidat pour rentrer au gouvernement"
quand même en tant que militant écolo que 150, 180 députés c'est peut-être une bonne chose finalement pour aiguiller le gouvernement dans le sens que vous désirez puisque vous voulez que ça aille plus vite ?
Réponse à côté
Alors, je voudrais répondre à la deuxième question. Je m'en donnez trois, donc je fais mon marché, c'est formidable. Pour commencer, qui est, est-ce qu'en Europe ça se passe comme ça ? C'est très intéressant. Non, justement. Vous avez les députés européens, portugais et socialistes, espagnols, qui sont tous les deux socialistes, qui ont dit mais nous on n'est pas du tout en train de désobéir. Les batailles qu'on est en train de gagner en Europe, l'Espagne vient d'en gagner une récemment sur le prix du gaz d'un point de vue technique, elle l'a gagnée non pas en désobéissant, elle l'a gagnée en négociant. C'est exactement ce qu'on fait quand nous on gagne la taxe carbone aux frontières. Donc…
« Alors, je voudrais répondre à la deuxième question. Je m'en donnez trois, donc je fais mon marché, c'est formidable. Pour commencer, qui est, est-ce qu'en Europe ça se passe comme ça ? C'est très intéressant. Non, justement. Vous avez les députés européens, portugais et socialistes, espagnols, qui sont tous les deux socialistes, qui ont dit mais nous on n'est pas du tout en train de désobéir. Les batailles qu'on est en train de gagner en Europe, l'Espagne vient d'en gagner une récemment sur le prix du gaz d'un point de vue technique, elle l'a gagnée non pas en désobéissant, elle l'a gagnée en négociant. C'est exactement ce qu'on fait quand nous on gagne la taxe carbone aux frontières. Donc vous considérez »
France Inter — Questions politiques · Pascal Canfin : "je n'étais pas candidat pour rentrer au gouvernement"Vérifier à 47:25
Question 55Pascal Canfin : "je n'étais pas candidat pour rentrer au gouvernement"
On va basculer un peu sur l'énergie, mais j'ai quand même une question toute simple. Est-ce qu'on est capable aujourd'hui d'assurer que socialement, à l'échelle peut-être pas de la France, mais du monde, on puisse s'assurer que nos voitures électriques de demain répondront à tous les standards internationaux en termes de recherche de matériaux, de lithium, de rechargement des batteries, etc. Est-ce que... dans un monde un peu très auto-centré ?
Réponse partielle
Alors, excellente remarque, c'est pour ça que dans les 50 lois européennes que j'évoquais en introduction, lorsque vous m'avez posé la question sur mes responsabilités, il y a une directive spécifique sur les batteries. Précisément pour dire les batteries, on doit les produire chez nous. Et donc, qu'est-ce qu'on a fait depuis 5 ans en Europe ? Et on va venir sur la façon dont on transforme l'Europe de l'intérieur. Ce n'est pas en désobéissance, c'est en travaillant. Eh bien, on a créé l'Alliance européenne des batteries. Il y a 5 ans, combien de batteries produisions-nous en Europe ? Zéro. Zéro. C'est très simple, zéro. Et aujourd'hui, avec tout le travail qu'on a mené, les premières usines…
« Alors, excellente remarque, c'est pour ça que dans les 50 lois européennes que j'évoquais en introduction, lorsque vous m'avez posé la question sur mes responsabilités, il y a une directive spécifique sur les batteries. Précisément pour dire les batteries, on doit les produire chez nous. Et donc, qu'est-ce qu'on a fait depuis 5 ans en Europe ? Et on va venir sur la façon dont on transforme l'Europe de l'intérieur. Ce n'est pas en désobéissance, c'est en travaillant. Eh bien, on a créé l'Alliance européenne des batteries. Il y a 5 ans, combien de batteries produisions-nous en Europe ? Zéro. Zéro. C'est très simple, zéro. Et aujourd'hui, avec tout le travail qu'on a mené, les premières usines, les premières méga-factories, comme on dit, qui sont en train de pousser en Europe, en Pologne, en Suède et en France, au nord de la France, on sera en 2025, donc quasiment demain matin, le deuxième producteur mondial de batteries électriques au monde derrière la Chine. En 5 ans, on est passé de zéro, on sera passé de zéro à deuxième producteur mondial. Ça, c'est la transformation concrète de l'industrie européenne et de la transition. C'est exactement ce qu'on fait en Europe avec la France. Donc ça, reconnaissez que c'est majeur. Et quand on dit autonomie stratégique, quand on dit autonomie géopolitique et qu'on connecte l'agenda climatique d'un côté et l'agenda géopolitique de l'autre, et je crois que la Russie nous offre le moment historique pour accélérer cette dimension, c'est exactement cela qu'on fait. Et on transforme l'Europe de l'intérieur. Et c'est comme ça qu'on sera à la fois plus fort sur le plan climatique et plus fort sur le plan industriel. »
France Inter — Questions politiques · Pascal Canfin : "je n'étais pas candidat pour rentrer au gouvernement"Vérifier à 23:51Voir 1 autre passage
« non mais c'est important. Vous avez raison, mais on peut passer, si vous voulez, c'est absolument majeur. Je vais donc répondre là-dessus. Mercredi, c'était il y a quatre jours, la Commission européenne a présenté sa stratégie pour justement l'indépendance vis-à-vis de la Russie. Et ce qu'on a mis en plus de ça, c'est avec Thierry Breton, qui est le commissaire en charge notamment de ces sujets au niveau... C'était à votre place la semaine dernière. Exactement. une loi sur les matières premières critiques en disant nous devons, après avoir identifié ce qu'on a déjà fait, toutes les matières premières critiques pour lesquelles nous sommes dépendants des autres, eh bien on doit avoir un chemin d'indépendance pour ces matières premières critiques qui passent par exemple par de l'innovation massive avec du financement massif de l'innovation pour se passer de certaines matières premières qui sont aujourd'hui totalement contrôlées par quelques pays et notamment la Chine. Et comme notre intention, ça n'est en aucun cas de dépendre, de substituer une dépendance fossile à la Russie par une dépendance technologique à la Chine, c'est précisément le contraire, c'est de construire l'Europe comme un acteur de puissance géopolitique autonome. Mais ça, on ne peut pas le faire tout seul. Alors attendez, juste une question parce que là, c'est super important. »
France Inter — Questions politiques · Pascal Canfin : "je n'étais pas candidat pour rentrer au gouvernement"Vérifier à 25:17
Question 56Pascal Canfin : "je n'étais pas candidat pour rentrer au gouvernement"
Vous commencez à le dire tout à l'heure. Est-ce que c'est envisageable ?
Réponse directe
D'abord, c'est la seule méthode possible. Parce que si vous abandonnez ceux qui ont des problèmes de fin du mois, vous cassez la société en deux. et si vous abandonnez les sujets de fin du monde, vous allez dans un monde à 4 degrés de réchauffement climatique et vous allez dans un chaos climatique dont on commence à percevoir. Je pense que tout le monde voit la sécheresse, tout le monde voit qu'on bat des records au mois de mai dans toutes les villes de France. On a eu une tornade tropicale, tropicale, qualifiée de tropicale, hier en Allemagne. Je pense que ce n'est pas réellement dans la zone tropicale. Donc on voit bien que le climat est d'ores et déjà en train de se dérégler. Et ce n'est…
« D'abord, c'est la seule méthode possible. Parce que si vous abandonnez ceux qui ont des problèmes de fin du mois, vous cassez la société en deux. et si vous abandonnez les sujets de fin du monde, vous allez dans un monde à 4 degrés de réchauffement climatique et vous allez dans un chaos climatique dont on commence à percevoir. Je pense que tout le monde voit la sécheresse, tout le monde voit qu'on bat des records au mois de mai dans toutes les villes de France. On a eu une tornade tropicale, tropicale, qualifiée de tropicale, hier en Allemagne. Je pense que ce n'est pas réellement dans la zone tropicale. Donc on voit bien que le climat est d'ores et déjà en train de se dérégler. Et ce n'est pas un sujet environnemental seulement. C'est évidemment un sujet environnemental. Mais demandez à un agriculteur aujourd'hui qui est obligé d'arroser ses blés dans le nord de la France, ce qu'il n'a jamais fait de sa vie et je pense qu'il n'aurait jamais imaginé une seule fois devoir le faire, qu'on est en train d'entrer dans un nouveau monde. Et donc on n'a pas le choix. On n'a pas le choix que de tenir la fin du mois et la fin du monde. Et c'est ça la feuille de route de ce gouvernement. »
France Inter — Questions politiques · Pascal Canfin : "je n'étais pas candidat pour rentrer au gouvernement"Vérifier à 18:51
Question 57Pascal Canfin : "je n'étais pas candidat pour rentrer au gouvernement"
que ça va produire de sacrés résultats rapidement. Vous êtes eurodéputé mais on voit que vous connaissez parfaitement le fonctionnement de notre gouvernement. Est-ce que vous avez eu un rôle important dans l'architecture que vous venez de décrire ?
Réponse partielle
J'ai échangé avec le président de la République et le Premier ministre et je pense que c'est mon rôle de donner des conseils, c'est mon rôle de dire comment je vois les choses et ensuite chacun prend ses responsabilités. Ça, c'est à Elisabeth Borne de répondre. C'est elle qui a constitué le gouvernement. Ce n'est pas moi qui l'ai fait. Je ne sais pas qui elle a proposé, qui elle a en tête, etc. Vous me demandez des choses qui ne relèvent absolument pas de ma responsabilité. Oui, j'ai démenti d'ailleurs totalement... Yannick Jadot, c'est ça ? Exactement, Yannick Jadot. Non, je n'ai totalement démenti le fait d'avoir... Il se trouve que Yannick Jadot étant parlementaire européen comme moi, je…
« J'ai échangé avec le président de la République et le Premier ministre et je pense que c'est mon rôle de donner des conseils, c'est mon rôle de dire comment je vois les choses et ensuite chacun prend ses responsabilités. »
France Inter — Questions politiques · Pascal Canfin : "je n'étais pas candidat pour rentrer au gouvernement"Vérifier à 16:30Voir 1 autre passage
« Ça, c'est à Elisabeth Borne de répondre. C'est elle qui a constitué le gouvernement. Ce n'est pas moi qui l'ai fait. Je ne sais pas qui elle a proposé, qui elle a en tête, etc. Vous me demandez des choses qui ne relèvent absolument pas de ma responsabilité. »
France Inter — Questions politiques · Pascal Canfin : "je n'étais pas candidat pour rentrer au gouvernement"Vérifier à 16:44
Question 58Pascal Canfin : "je n'étais pas candidat pour rentrer au gouvernement"
Est-ce que vous pensez que ce pari peut être gagné ?
Réponse à côté
D'abord, c'est la seule méthode possible. Parce que si vous abandonnez ceux qui ont des problèmes de fin du mois, vous cassez la société en deux. et si vous abandonnez les sujets de fin du monde, vous allez dans un monde à 4 degrés de réchauffement climatique et vous allez dans un chaos climatique dont on commence à percevoir. Je pense que tout le monde voit la sécheresse, tout le monde voit qu'on bat des records au mois de mai dans toutes les villes de France. On a eu une tornade tropicale, tropicale, qualifiée de tropicale, hier en Allemagne. Je pense que ce n'est pas réellement dans la zone tropicale. Donc on voit bien que le climat est d'ores et déjà en train de se dérégler. Et ce n'est…
« D'abord, c'est la seule méthode possible. Parce que si vous abandonnez ceux qui ont des problèmes de fin du mois, vous cassez la société en deux. et si vous abandonnez les sujets de fin du monde, vous allez dans un monde à 4 degrés de réchauffement climatique et vous allez dans un chaos climatique dont on commence à percevoir. Je pense que tout le monde voit la sécheresse, tout le monde voit qu'on bat des records au mois de mai dans toutes les villes de France. On a eu une tornade tropicale, tropicale, qualifiée de tropicale, hier en Allemagne. Je pense que ce n'est pas réellement dans la zone tropicale. Donc on voit bien que le climat est d'ores et déjà en train de se dérégler. Et ce n'est pas un sujet environnemental seulement. C'est évidemment un sujet environnemental. Mais demandez à un agriculteur aujourd'hui qui est obligé d'arroser ses blés dans le nord de la France, ce qu'il n'a jamais fait de sa vie et je pense qu'il n'aurait jamais imaginé une seule fois devoir le faire, qu'on est en train d'entrer dans un nouveau monde. Et donc on n'a pas le choix. On n'a pas le choix que de tenir la fin du mois et la fin du monde. Et c'est ça la feuille de route de ce gouvernement. »
France Inter — Questions politiques · Pascal Canfin : "je n'étais pas candidat pour rentrer au gouvernement"Vérifier à 18:51
Question 59Pascal Canfin : "je n'étais pas candidat pour rentrer au gouvernement"
Alors, résultats concrets, on va un peu entrer dans la vie concrète des Français. Vous avez évoqué les voitures tout à l'heure avec le leasing. Plus largement, comment vous pensez qu'on peut aujourd'hui réconcilier ce qu'on appelle la fin du monde et la fin du mois ?
Réponse directe
D'abord, c'est la seule méthode possible. Parce que si vous abandonnez ceux qui ont des problèmes de fin du mois, vous cassez la société en deux. et si vous abandonnez les sujets de fin du monde, vous allez dans un monde à 4 degrés de réchauffement climatique et vous allez dans un chaos climatique dont on commence à percevoir. Je pense que tout le monde voit la sécheresse, tout le monde voit qu'on bat des records au mois de mai dans toutes les villes de France. On a eu une tornade tropicale, tropicale, qualifiée de tropicale, hier en Allemagne. Je pense que ce n'est pas réellement dans la zone tropicale. Donc on voit bien que le climat est d'ores et déjà en train de se dérégler. Et ce n'est…
« D'abord, c'est la seule méthode possible. Parce que si vous abandonnez ceux qui ont des problèmes de fin du mois, vous cassez la société en deux. et si vous abandonnez les sujets de fin du monde, vous allez dans un monde à 4 degrés de réchauffement climatique et vous allez dans un chaos climatique dont on commence à percevoir. Je pense que tout le monde voit la sécheresse, tout le monde voit qu'on bat des records au mois de mai dans toutes les villes de France. On a eu une tornade tropicale, tropicale, qualifiée de tropicale, hier en Allemagne. Je pense que ce n'est pas réellement dans la zone tropicale. Donc on voit bien que le climat est d'ores et déjà en train de se dérégler. Et ce n'est pas un sujet environnemental seulement. C'est évidemment un sujet environnemental. Mais demandez à un agriculteur aujourd'hui qui est obligé d'arroser ses blés dans le nord de la France, ce qu'il n'a jamais fait de sa vie et je pense qu'il n'aurait jamais imaginé une seule fois devoir le faire, qu'on est en train d'entrer dans un nouveau monde. Et donc on n'a pas le choix. On n'a pas le choix que de tenir la fin du mois et la fin du monde. Et c'est ça la feuille de route de ce gouvernement. »
France Inter — Questions politiques · Pascal Canfin : "je n'étais pas candidat pour rentrer au gouvernement"Vérifier à 18:51
Question 60Pascal Canfin : "je n'étais pas candidat pour rentrer au gouvernement"
Pour autant et je repose ma question est-ce que s'il ne parvient pas au pouvoir Jean-Luc Mélenchon à la tête de 150 180 députés comme le donnent certaines estimations est-ce que vous ne vous dites pas c'est quand même pas mal pour aiguiller le débat ?
Réponse directe
à dire que c'est une défaite pour Jean-Luc Mélenchon puisque Jean-Luc Mélenchon veut être Premier ministre s'il a 150 députés il est quand même très très loin de la majorité Si vous me dites qu'une défaite de Jean-Luc Mélenchon me pose un problème la réponse est non Je pense qu'il avait compris
« à dire que c'est une défaite pour Jean-Luc Mélenchon puisque Jean-Luc Mélenchon veut être Premier ministre s'il a 150 députés il est quand même très très loin de la majorité Si vous me dites qu'une défaite de Jean-Luc Mélenchon me pose un problème la réponse est non »
France Inter — Questions politiques · Pascal Canfin : "je n'étais pas candidat pour rentrer au gouvernement"Vérifier à 51:51
Question 61Pascal Canfin : "je n'étais pas candidat pour rentrer au gouvernement"
Depuis le début de l'émission, Pascal Canfin, quelques oreilles ont dû siffler chez vos anciens camarades. Ceux qui, ceux qui, ceux qui, c'est souvent les Verts qui étaient avec vous. Vous étiez avec eux, je ne sais pas, en 2009, lors de la naissance d'Europe Écologie des Verts. Comment est-ce que vous les voyez, ces anciens camarades, partis faire alliance avec Jean-Luc Mélenchon au sein de la nouvelle Union Populaire, Écologique et Sociale ?
Réponse directe
Très sincèrement, moi je me suis engagé en politique avec Daniel Cohn-Bendit. Donc, Daniel Cohn-Bendit, très pro-européen. L'écologie en Europe, partout, est très pro-européenne. Et donc, je constate, avec tristesse, avec tristesse, puisque j'en ai fait partie, que l'écologie politique française part sur des chemins de l'extrême-gauche de la désobéissance européenne. Et ça m'attriste. Ça m'attriste parce que c'est totalement inefficace sur le plan climatique. L'idée que nous allions, aujourd'hui, avec tout ce que je viens de vous donner là comme élément concret de transformation, gagner quelque chose en arrivant dans le débat en disant, voilà, moi c'est simple, si je ne suis pas content, je…
« Très sincèrement, moi je me suis engagé en politique avec Daniel Cohn-Bendit. Donc, Daniel Cohn-Bendit, très pro-européen. L'écologie en Europe, partout, est très pro-européenne. Et donc, je constate, avec tristesse, avec tristesse, puisque j'en ai fait partie, que l'écologie politique française part sur des chemins de l'extrême-gauche de la désobéissance européenne. Et ça m'attriste. Ça m'attriste parce que c'est totalement inefficace sur le plan climatique. L'idée que nous allions, aujourd'hui, avec tout ce que je viens de vous donner là comme élément concret de transformation, gagner quelque chose en arrivant dans le débat en disant, voilà, moi c'est simple, si je ne suis pas content, je désobéis. Mais prenons, encore une fois, le président de la République a évoqué dans le débat avec Marine Le Pen l'exemple du syndic de copropriété. Moi, je trouve ça très très bien. Imaginons qu'on forme autour de la table un syndic de copropriété. Si j'arrive en disant, alors les règles du jeu, c'est simple, de toute façon, on va se fixer. Si je ne suis pas content, moi je désobéis. La négociation, elle commence ou elle s'arrête ? Vous me dites, ben non, si on fixe des règles du jeu ensemble, on les applique ensemble. Oui, en même temps, ce que vous plaidez, c'est qu'au fond, l'Europe n'arrête pas de changer »
France Inter — Questions politiques · Pascal Canfin : "je n'étais pas candidat pour rentrer au gouvernement"Vérifier à 40:00Voir 1 autre passage
« politique qu'il a posée, c'est le fameux discours de la Sorbonne qui définit la feuille de route de transformation de l'Europe. Mais pas par la désobéissance, par le dialogue, par la négociation, par la conviction. Et on gagne, on gagne parce qu'on est, je pense, quelque part, un peu dans le sens de l'histoire. L'autonomie géopolitique, l'autonomie stratégique, c'est exactement ça, le sens de l'histoire. »
France Inter — Questions politiques · Pascal Canfin : "je n'étais pas candidat pour rentrer au gouvernement"Vérifier à 41:15
Question 62Pascal Canfin : "je n'étais pas candidat pour rentrer au gouvernement"
En gros, si Pascal Canfin avait voulu devenir ministre, est-ce qu'il était ministre aujourd'hui ?
Réponse à côté
L'échange entre Emmanuel Macron et Elisabeth Borne et moi-même restera entre nous trois. Mais ce que je peux vous dire, c'est que nous sommes le seul pays en Europe, le seul pays en Europe à donner au premier ministre, en l'occurrence à la première ministre, la responsabilité directe du climat. C'était un engagement qu'Emmanuel Macron avait pris à Marseille dans son discours d'entre-deux-tours. Il l'a fait. L'engagement est tenu et nous sommes les seuls en Europe. Alors, qu'est-ce que ça change ? Qu'est-ce que ça change ? Qu'est-ce que ça change ? Ça change le fait que l'histoire de l'écologie au sein des politiques publiques, ça commence dans les années 70. Avant, c'est un non-sujet. Puis,…
« L'échange entre Emmanuel Macron et Elisabeth Borne et moi-même restera entre nous trois. Mais ce que je peux vous dire, c'est que nous sommes le seul pays en Europe, le seul pays en Europe à donner au premier ministre, en l'occurrence à la première ministre, la responsabilité directe du climat. C'était un engagement qu'Emmanuel Macron avait pris à Marseille dans son discours d'entre-deux-tours. Il l'a fait. »
France Inter — Questions politiques · Pascal Canfin : "je n'étais pas candidat pour rentrer au gouvernement"Vérifier à 3:07Voir 1 autre passage
« L'engagement est tenu et nous sommes les seuls en Europe. Alors, qu'est-ce que ça change ? Qu'est-ce que ça change ? Qu'est-ce que ça change ? Ça change le fait que l'histoire de l'écologie au sein des politiques publiques, ça commence dans les années 70. Avant, c'est un non-sujet. Puis, dans les années 70, on commence à prendre conscience qu'il y a peut-être un problème. C'est les premiers rapports du Club de Rome, développement durable. Ça donne un secrétariat d'État à l'écologie qui n'a à peu près aucun pouvoir. Le ministère de l'impossible. Puis, deuxième grande bascule, c'est sous Sarkozy, avec le Grenelle de l'environnement, qui donne un très grand ministère de l'environnement avec les transports, le logement, etc. Et là, on est en train d'aller au bout de cette logique. Le bout de cette logique, c'est quoi ? C'est de se dire, si on veut réussir cette transformation, qui est une transformation du modèle de développement. C'est de l'industrie, c'est des logements, c'est de l'agriculture, c'est du transport, c'est du quotidien, c'est de la consommation. Ça concerne tout le monde. Il faut, non pas que ce soit la responsabilité d'un ministre spécifique ou d'un ministère spécifique, il faut que ce soit la responsabilité de la totalité du gouvernement, donc incarnée par le Premier ministre. Et c'est un changement constitutionnel très très fort. »
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Question 63Pascal Canfin : "je n'étais pas candidat pour rentrer au gouvernement"
Alors, une ministre pour la transition écologique, une ministre pour la transition énergétique. On va revenir sur cette architecture inédite, peut-être étrange, vous nous direz ce que vous en pensez. Mais d'abord, clairement, une question toute simple, est-ce que l'un de ces postes, Emmanuel Macron, vous l'a proposé ?
Réponse directe
J'ai échangé avec Elisabeth Borne et Emmanuel Macron et comme je l'ai dit depuis plusieurs semaines, je n'étais pas candidat au fait de rentrer au gouvernement parce que j'occupe à Bruxelles un poste qui a une importance particulière pour déployer le Green Deal, le pacte vert à l'échelle de notre continent. Pour 450 millions d'Européens, on est en train de changer 50 lois en Europe en même temps, on est en train de faire un Bing Bang européen pour la transition écologique. C'est maintenant que ça se passe. Je n'allais donc pas lâcher cette mission et je vais au bout de cette mission. Mais on ne vient tout simplement pas.
« J'ai échangé avec Elisabeth Borne et Emmanuel Macron et comme je l'ai dit depuis plusieurs semaines, je n'étais pas candidat au fait de rentrer au gouvernement parce que j'occupe à Bruxelles un poste qui a une importance particulière pour déployer le Green Deal, le pacte vert à l'échelle de notre continent. Pour 450 millions d'Européens, on est en train de changer 50 lois en Europe en même temps, on est en train de faire un Bing Bang européen pour la transition écologique. C'est maintenant que ça se passe. Je n'allais donc pas lâcher cette mission et je vais au bout de cette mission. Mais on ne vient tout simplement pas. »
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Question 64Pascal Canfin : "je n'étais pas candidat pour rentrer au gouvernement"
Est-ce que les Verts ont tourné le dos précisément à leur histoire, selon vous ?
Réponse directe
Écoutez, je pense que oui.
« Écoutez, je pense que oui. »
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Question 65Pascal Canfin : "je n'étais pas candidat pour rentrer au gouvernement"
Et pour autant, est-ce que vous pensez que Yannick Jadot aurait pu s'inscrire dans cette politique-là et ce Big Bang que vous évoquez tout à l'heure ?
Réponse directe
D'abord, c'est à lui qu'il faut poser la question. Moi, personnellement, je ne pense pas. Vous le connaissez bien. Personnellement, je ne pense pas. Parce que je pense que Yannick Jadot, et c'est d'ailleurs peut-être une des raisons de l'échec de sa candidature, c'est qu'a passé son temps à caricaturer l'action du gouvernement pendant sa campagne, à parler d'inaction climatique alors que nous avons doublé sur le premier quinquennat le rythme de réduction de gaz à effet de serre. Aucun gouvernement n'avait été aussi vite dans la lutte contre le dérèglement climatique. Mais je suis le premier à dire que ce n'était pas encore assez. D'où l'engagement qui est pris par le président de la Républi…
« D'abord, c'est à lui qu'il faut poser la question. Moi, personnellement, je ne pense pas. Vous le connaissez bien. Personnellement, je ne pense pas. »
France Inter — Questions politiques · Pascal Canfin : "je n'étais pas candidat pour rentrer au gouvernement"Vérifier à 17:16Voir 1 autre passage
« Parce que je pense que Yannick Jadot, et c'est d'ailleurs peut-être une des raisons de l'échec de sa candidature, c'est qu'a passé son temps à caricaturer l'action du gouvernement pendant sa campagne, à parler d'inaction climatique alors que nous avons doublé sur le premier quinquennat le rythme de réduction de gaz à effet de serre. Aucun gouvernement n'avait été aussi vite dans la lutte contre le dérèglement climatique. Mais je suis le premier à dire que ce n'était pas encore assez. D'où l'engagement qui est pris par le président de la République et toute la nouvelle organisation qu'on vient d'évoquer qui permet de doubler ce doublement. Et je constate que Yannick Jadot n'a pas, je pense, pris la vision qui aurait pu lui permettre d'avoir un discours plus équilibré. Et moi, j'ai le sentiment »
France Inter — Questions politiques · Pascal Canfin : "je n'étais pas candidat pour rentrer au gouvernement"Vérifier à 17:21
Question 66Pascal Canfin : "je n'étais pas candidat pour rentrer au gouvernement"
Vous êtes à Bruxelles et pas à l'Assemblée nationale vous ne croyez pas à la vertu du débat parlementaire sur des sujets sensibles comme celui-ci ?
Réponse à côté
Bien sûr que si évidemment comment je pourrais répondre autrement que ça ? et l'Europe dans le mur Absolument pas Je n'ai jamais dit que le programme d'Anne Hidalgo comme de Valérie Pécresse emmenait forcément la France dans le mur Simplement le programme de Marine Le Pen et le programme de Jean-Luc Mélenchon D'accord, merci
« Bien sûr que si évidemment comment je pourrais répondre autrement que ça ? »
France Inter — Questions politiques · Pascal Canfin : "je n'étais pas candidat pour rentrer au gouvernement"Vérifier à 52:59Voir 1 autre passage
« et l'Europe dans le mur Absolument pas Je n'ai jamais dit que le programme d'Anne Hidalgo comme de Valérie Pécresse emmenait forcément la France dans le mur Simplement le programme de Marine Le Pen et le programme de Jean-Luc Mélenchon D'accord, merci »
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Question 67"La priorité est d'avoir une Première ministre", plaide l'eurodéputé macroniste Pascal Canfin
Je vous pose la question différemment. Est-ce que vous trouvez qu'un Jean-Luc Mélenchon, par exemple, a fait avancer la cause écologiste dans la campagne ?
Réponse directe
Bien sûr, ce serait totalement sectaire de ma part de dire le contraire, évidemment. De la même manière que Jean-Louis Borloo, à l'époque, au moment du Grenelle, sous Sarkozy, avait considérablement fait avancer la cause écologiste. Et donc, il faut une alliance et un travail, non pas une alliance partidaire, mais une alliance de coopération entre tous ceux qui veulent transformer sans fracturer. Jean-Luc Mélenchon. Là, vous allez un peu loin parce que nous avons un point d'accord. Nous avons un point d'accord avec Jean-Luc Mélenchon sur la planification écologique. Et moi, j'aime beaucoup aussi l'expression qu'il emploie, qu'il a reprise à des intellectuels, de bifurcation écologique. Je p…
« Bien sûr, ce serait totalement sectaire de ma part de dire le contraire, évidemment. De la même manière que Jean-Louis Borloo, à l'époque, au moment du Grenelle, sous Sarkozy, avait considérablement fait avancer la cause écologiste. Et donc, il faut une alliance et un travail, non pas une alliance partidaire, mais une alliance de coopération entre tous ceux qui veulent transformer sans fracturer. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "La priorité est d'avoir une Première ministre", plaide l'eurodéputé macroniste Pascal CanfinVérifier à 23:01Voir 2 autres passages
« Jean-Luc Mélenchon. Là, vous allez un peu loin parce que nous avons un point d'accord. Nous avons un point d'accord avec Jean-Luc Mélenchon sur la planification écologique. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "La priorité est d'avoir une Première ministre", plaide l'eurodéputé macroniste Pascal CanfinVérifier à 23:27
« Et moi, j'aime beaucoup aussi l'expression qu'il emploie, qu'il a reprise à des intellectuels, de bifurcation écologique. Je pense que c'est un terme que moi j'apprécie parce qu'effectivement, nous sommes à un embranchement. Soit on continue comme hier et on sait qu'on va dans le mur. C'est prouvé de centaines de fois par tous les scientifiques du monde entier. Soit on bifurque. C'est ma responsabilité et moi je le fais en Europe. 450 millions d'Européens sont concernés par le Green Deal européen »
Question 68"La priorité est d'avoir une Première ministre", plaide l'eurodéputé macroniste Pascal Canfin
deuxième ou troisième main sur le marché de l'occasion, comment on fait pour s'attaquer à tous les autres ?
Réponse à côté
Là, pour le coup, le cœur, pour éviter la fracture de la société que j'évoquais tout à l'heure, et nous, ce qu'on veut, c'est la méthode fondamentale, c'est transformer, on en a besoin, le GIEC le rappelle, on est dans une urgence climatique absolue, donc on doit transformer, mais on doit transformer sans fracturer. C'est ça le mot d'ordre absolu de la transition écologique. Ça veut dire quoi ? C'est fini l'écologie punitive ? Je ne sais pas ce que ça veut dire l'écologie punitive. Les impôts, c'est punitif, les normes, c'est punitif, ça ne veut rien dire. C'est du slogan de Ségolène Royal, ça ne veut rien dire. La réalité, c'est qu'il faut des normes, parce que si vous ne mettez pas de nor…
« Là, pour le coup, le cœur, pour éviter la fracture de la société que j'évoquais tout à l'heure, et nous, ce qu'on veut, c'est la méthode fondamentale, c'est transformer, on en a besoin, le GIEC le rappelle, on est dans une urgence climatique absolue, donc on doit transformer, mais on doit transformer sans fracturer. C'est ça le mot d'ordre absolu de la transition écologique. Ça veut dire quoi ? C'est fini l'écologie punitive ? Je ne sais pas ce que ça veut dire l'écologie punitive. Les impôts, c'est punitif, les normes, c'est punitif, ça ne veut rien dire. C'est du slogan de Ségolène Royal, ça ne veut rien dire. La réalité, c'est qu'il faut des normes, parce que si vous ne mettez pas de normes, vous ne faites pas bouger les entreprises et les industriels. Et les industriels sont les premiers, je le vis, puisque c'est nous qui les édictons en Europe, à demander des normes pour avoir de la prévisibilité, pour savoir dans quoi ils doivent investir. Mais si vous ne mettez les normes sans avoir les politiques d'accompagnement social intelligente, eh bien vous allez dans le mur. Mais si vous ne mettez pas les normes, il ne se passe rien. Et c'est ça, c'est les deux jambes. Et donc c'est ce qu'on va faire avec le leasing des voitures électriques. Et évidemment, cette méthode-là, on peut absolument l'appliquer à plein d'autres choses. Les artisans, toujours pour rester sur les voitures et des choses qui parlent à tout le monde. Les artisans, ils sont généralement des vieilles, ce qu'on appelle des véhicules utilitaires légers, des Citroën, des Fiat, des Renault, etc. Souvent diesel, 95% diesel. Et il y a aujourd'hui, maintenant, une offre électrique. Sauf qu'un artisan, ça va garder son vieux diesel le plus longtemps possible pour l'amortir le plus longtemps possible. Et le problème, c'est qu'on a maintenant les zones de faible émission, qui sont des règles qui ne font plus les bienvenues, justement. Exactement. Eh bien ça, je vous le dis très sincèrement, pour moi, ce n'est pas la bonne méthode. Ah bon ? Ce n'est pas la bonne méthode. Pourquoi ? Parce que qu'est-ce que vous allez faire avec l'artisan ? Vous allez lui dire « Désolé, mais ça ne marche pas ? Tu ne viens plus dans le centre-ville ? » Vous allez lui dire ça, vraiment ? Vous dites ça, par exemple, la maire de Paris ? »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "La priorité est d'avoir une Première ministre", plaide l'eurodéputé macroniste Pascal CanfinVérifier à 5:27
Question 69"La priorité est d'avoir une Première ministre", plaide l'eurodéputé macroniste Pascal Canfin
Pascal Canfas, vous avez été pendant des années membre d'Europe Écologie Les Verts. Quand vous avez vu le score de Yannick Jadot à l'élection présidentielle, moins de 5%, vous vous êtes dit quoi ?
Réponse partielle
Je me suis dit que ça a confirmé l'intuition que j'ai depuis maintenant des années et des années. À savoir que l'écologie n'appartient à personne. Ça vous appartient ? Que personne n'a le monopole de l'écologie et que penser que quelqu'un, un parti en l'occurrence, a le monopole de l'écologie, c'est la recette de l'échec. Je vais vous faire un parallèle historique. Qui a fait la sécurité sociale ? La sécurité sociale, l'État-providence, qui est le bien commun, le plus précieux que nous avons avec la démocratie ? De Gaulle dans un gouvernement d'union nationale. Voilà, vous avez la réponse. Là, aujourd'hui, il n'y a pas de gouvernement d'union nationale. C'est les communistes, c'est les gaul…
« Je me suis dit que ça a confirmé l'intuition que j'ai depuis maintenant des années et des années. À savoir que l'écologie n'appartient à personne. Ça vous appartient ? Que personne n'a le monopole de l'écologie et que penser que quelqu'un, un parti en l'occurrence, a le monopole de l'écologie, c'est la recette de l'échec. Je vais vous faire un parallèle historique. Qui a fait la sécurité sociale ? La sécurité sociale, l'État-providence, qui est le bien commun, le plus précieux que nous avons avec la démocratie ? De Gaulle dans un gouvernement d'union nationale. Voilà, vous avez la réponse. Là, aujourd'hui, il n'y a pas de gouvernement d'union nationale. C'est les communistes, c'est les gaullistes, c'est les sociodémocrates, c'est les chrétiens démocrates. Vous voulez qu'Emmanuel Macron appelle Fabien Roussel ? Je faisais un parallèle historique pour vous dire que personne n'a le monopole de l'écologie et que continuer de penser cela est la recette de l'échec écologique. Non pas simplement l'échec du parti écologique. La rigueur, on s'en moque un peu. C'est l'échec des politiques écologiques, de la réponse écologique. Et ça, ça m'importe et ça importe à nos enfants. Donc, c'est pour ça que moi, je défends l'écologie partout. Est-ce que vous trouvez, vous dites qu'il faut que l'écologie a plus ? Dans la majorité présidentielle puisque nous sommes en train de changer de braquet. Nous avons commencé cette émission par ça. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "La priorité est d'avoir une Première ministre", plaide l'eurodéputé macroniste Pascal CanfinVérifier à 21:40
Question 70"La priorité est d'avoir une Première ministre", plaide l'eurodéputé macroniste Pascal Canfin
Est-ce qu'il faudra revenir sur certains accords et limiter les importations ?
Réponse partielle
C'est-à-dire qu'on les renégocie progressivement. C'est des accords commerciaux, ça a une durée de vie limitée. Ou alors, à chaque fois qu'on sera amené à les renégocier, une des clauses dites essentielles d'un point de vue juridique, c'est-à-dire une clause qui peut faire tomber l'accord, s'il n'est pas respecté, c'est vraiment le cœur du réacteur, eh bien, ce sera le respect de l'accord de Paris. On a changé le logiciel, et on est en train, c'est un combat de longue haleine, mais on est en train de changer le logiciel de la mondialisation. Et ça, c'est infiniment plus puissant, je peux vous le dire, que le localisme de Marine Le Pen.
« C'est-à-dire qu'on les renégocie progressivement. C'est des accords commerciaux, ça a une durée de vie limitée. Ou alors, à chaque fois qu'on sera amené à les renégocier, une des clauses dites essentielles d'un point de vue juridique, c'est-à-dire une clause qui peut faire tomber l'accord, s'il n'est pas respecté, c'est vraiment le cœur du réacteur, eh bien, ce sera le respect de l'accord de Paris. On a changé le logiciel, et on est en train, c'est un combat de longue haleine, mais on est en train de changer le logiciel de la mondialisation. Et ça, c'est infiniment plus puissant, je peux vous le dire, que le localisme de Marine Le Pen. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "La priorité est d'avoir une Première ministre", plaide l'eurodéputé macroniste Pascal CanfinVérifier à 12:50
Question 71"La priorité est d'avoir une Première ministre", plaide l'eurodéputé macroniste Pascal Canfin
C'est juste un agenda ?
Réponse directe
Non, pas du tout. On planifie les transitions. C'est-à-dire qu'on organise avec les secteurs économiques concernés, l'énergie, les voitures, les camions, l'isolation des bâtiments, etc. On planifie le passage à une économie zéro carbone. Ce que nous avons décidé au niveau européen, et ça c'est un combat qui a été gagné par la France lors du précédent quinquennat, c'est l'objectif de neutralité climat. C'est quoi la neutralité climat pour que chacun comprenne ? C'est passer à un monde, en 2050, où nous ne mettrons plus de gaz à effet de serre. C'est une révolution industrielle. C'est une révolution des transports. C'est une révolution de la façon dont on se chauffe, dont on produit l'énergie…
« Non, pas du tout. On planifie les transitions. C'est-à-dire qu'on organise avec les secteurs économiques concernés, l'énergie, les voitures, les camions, l'isolation des bâtiments, etc. On planifie le passage à une économie zéro carbone. Ce que nous avons décidé au niveau européen, et ça c'est un combat qui a été gagné par la France lors du précédent quinquennat, c'est l'objectif de neutralité climat. C'est quoi la neutralité climat pour que chacun comprenne ? C'est passer à un monde, en 2050, où nous ne mettrons plus de gaz à effet de serre. C'est une révolution industrielle. C'est une révolution des transports. C'est une révolution de la façon dont on se chauffe, dont on produit l'énergie. Beaucoup, beaucoup de secteurs économiques sont concernés. C'est radical. Quand j'entends parfois qu'on manque un peu d'ambition, on sera un peu mou du genou sur le climat, la radicalité, c'est le changement profond, total de notre système économique en 28 ans. 28 ans, 2022-2050, c'est une génération. Nous avons une génération pour changer en profondeur notre modèle économique. C'est ça la planification écologique. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "La priorité est d'avoir une Première ministre", plaide l'eurodéputé macroniste Pascal CanfinVérifier à 0:54
Question 72"La priorité est d'avoir une Première ministre", plaide l'eurodéputé macroniste Pascal Canfin
Vous dites que ce n'est pas la bonne méthode. Elles sont déjà en place, parfois, depuis des années. Non, elles ne sont pas...
Réponse à côté
Non, non, non, c'est tout nouveau. Non, c'est tout nouveau, là, maintenant. Absolument. Et là, on rentre dans le dur. On rentre dans le dur. Et là, vous allez avoir beaucoup de ménages, beaucoup d'artisans, beaucoup de professionnels, qui ne sont pas équipés pour pouvoir rentrer demain dans les centres-villes. Et c'est un futur problème majeur.
« Non, non, non, c'est tout nouveau. Non, c'est tout nouveau, là, maintenant. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "La priorité est d'avoir une Première ministre", plaide l'eurodéputé macroniste Pascal CanfinVérifier à 7:17Voir 1 autre passage
« Absolument. Et là, on rentre dans le dur. On rentre dans le dur. Et là, vous allez avoir beaucoup de ménages, beaucoup d'artisans, beaucoup de professionnels, qui ne sont pas équipés pour pouvoir rentrer demain dans les centres-villes. Et c'est un futur problème majeur. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "La priorité est d'avoir une Première ministre", plaide l'eurodéputé macroniste Pascal CanfinVérifier à 7:23
Question 73"La priorité est d'avoir une Première ministre", plaide l'eurodéputé macroniste Pascal Canfin
Salia Brakia, Marc Fauvel Toujours avec Pascal Canfin, eurodéputé En Marche, président de la Commission de l'Environnement, de la Santé publique et de la sécurité alimentaire au Parlement européen, Marine Le Pen avait une autre solution pour respecter les accords de Paris. Le localisme, c'est-à-dire le fait de privilégier les achats près du lieu de production. Est-ce que, en dépit, même si ça vient d'elle, est-ce que vous considérez que c'est l'une des pistes aujourd'hui pour y arriver ?
Réponse directe
Développer les circuits courts, on n'a pas attendu Marine Le Pen pour le faire. Tout le monde le fait. Tous les élus locaux le fassent. Pour suivre mon raisonnement, absolument. Il y a une partie dans le concept de localisme, il y a une partie qui est du bon sens et qui est d'ailleurs partagée par tout le monde, à gauche comme à droite. Demandez aux élus LR ou aux élus LFI, aux élus écologistes, s'ils développent les circuits courts, ils vont tous vous dire oui. Sur la mondialisation. Donc ça, c'est la partie de bon sens que tout le monde partage. Puis ensuite, il y a la partie qui, pour le coup, ne fonctionne pas. C'est d'en faire l'idéologie ultime, la solution ultime à tout. Or, si vous…
« Développer les circuits courts, on n'a pas attendu Marine Le Pen pour le faire. Tout le monde le fait. Tous les élus locaux le fassent. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "La priorité est d'avoir une Première ministre", plaide l'eurodéputé macroniste Pascal CanfinVérifier à 10:32Voir 1 autre passage
« Pour suivre mon raisonnement, absolument. Il y a une partie dans le concept de localisme, il y a une partie qui est du bon sens et qui est d'ailleurs partagée par tout le monde, à gauche comme à droite. Demandez aux élus LR ou aux élus LFI, aux élus écologistes, s'ils développent les circuits courts, ils vont tous vous dire oui. Sur la mondialisation. Donc ça, c'est la partie de bon sens que tout le monde partage. Puis ensuite, il y a la partie qui, pour le coup, ne fonctionne pas. C'est d'en faire l'idéologie ultime, la solution ultime à tout. Or, si vous voulez changer à l'échelle d'un continent comme l'Europe ou si vous voulez changer à l'échelle mondiale, ce qui est évidemment l'enjeu climatique, ce n'est pas en faisant juste des solutions ultra locales que vous allez emmener le continent européen et emmener les autres pays, les Chinois, les Indiens, les Américains en premier chef, dans un accord mondial sur le climat. Donc il faut les deux jambes. Il faut la jambe locale parce qu'il y a énormément d'initiatives, de circuits courts, d'innovations, etc., qui sont absolument une richesse décisive pour la lutte contre le dérèglement climatique. Il faut sans doute encore aller plus loin dans la capacité à déployer ces innovations, évidemment. Mais il faut des grandes politiques européennes, des grandes politiques et des accords internationaux comme l'accord de Paris, qui est exactement l'inverse du localisme. Maintenant, sur le libre-échange. Qui a dit non au Mercosur ? La France. Qui a dit non à un accord avec Donald Trump, à l'époque où c'était Donald Trump qui était à la Maison Blanche, à un accord commercial ? La France. Emmanuel Macron a même été le seul, le seul chef d'État européen à dire « Jamais il n'y aura un accord commercial avec Donald Trump » parce que le multilatéralisme, ce n'est pas à la carte. Il faut limiter les importations. Est-ce que vous dites ça ? Maintenant, on a posé des actes. Mercosur, non. Accord avec Donald Trump à l'époque, non. Résultat des courses, c'est maintenant la nouvelle doctrine européenne. Nous avons convaincu tous les autres pays européens, y compris l'Allemagne, avec maintenant le nouveau gouvernement allemand, qu'il ne peut pas y avoir de nouveaux accords commerciaux signés en Europe si ceux-ci ne sont pas compatibles et alignés avec l'accord de Paris. C'est la nouvelle doctrine. »
Question 74"La priorité est d'avoir une Première ministre", plaide l'eurodéputé macroniste Pascal Canfin
C'est quoi ?
Réponse directe
Non, pas du tout. On planifie les transitions. C'est-à-dire qu'on organise avec les secteurs économiques concernés, l'énergie, les voitures, les camions, l'isolation des bâtiments, etc. On planifie le passage à une économie zéro carbone. Ce que nous avons décidé au niveau européen, et ça c'est un combat qui a été gagné par la France lors du précédent quinquennat, c'est l'objectif de neutralité climat. C'est quoi la neutralité climat pour que chacun comprenne ? C'est passer à un monde, en 2050, où nous ne mettrons plus de gaz à effet de serre. C'est une révolution industrielle. C'est une révolution des transports. C'est une révolution de la façon dont on se chauffe, dont on produit l'énergie…
« Non, pas du tout. On planifie les transitions. C'est-à-dire qu'on organise avec les secteurs économiques concernés, l'énergie, les voitures, les camions, l'isolation des bâtiments, etc. On planifie le passage à une économie zéro carbone. Ce que nous avons décidé au niveau européen, et ça c'est un combat qui a été gagné par la France lors du précédent quinquennat, c'est l'objectif de neutralité climat. C'est quoi la neutralité climat pour que chacun comprenne ? C'est passer à un monde, en 2050, où nous ne mettrons plus de gaz à effet de serre. C'est une révolution industrielle. C'est une révolution des transports. C'est une révolution de la façon dont on se chauffe, dont on produit l'énergie. Beaucoup, beaucoup de secteurs économiques sont concernés. C'est radical. Quand j'entends parfois qu'on manque un peu d'ambition, on sera un peu mou du genou sur le climat, la radicalité, c'est le changement profond, total de notre système économique en 28 ans. 28 ans, 2022-2050, c'est une génération. Nous avons une génération pour changer en profondeur notre modèle économique. C'est ça la planification écologique. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "La priorité est d'avoir une Première ministre", plaide l'eurodéputé macroniste Pascal CanfinVérifier à 0:54
Question 75"La priorité est d'avoir une Première ministre", plaide l'eurodéputé macroniste Pascal Canfin
C'est un mot qui a surgi dans la campagne, qui fait partie du programme de certains des candidats qu'Emmanuel Macron a repris à son compte. Qu'est-ce qu'on planifie ?
Réponse directe
Non, pas du tout. On planifie les transitions. C'est-à-dire qu'on organise avec les secteurs économiques concernés, l'énergie, les voitures, les camions, l'isolation des bâtiments, etc. On planifie le passage à une économie zéro carbone. Ce que nous avons décidé au niveau européen, et ça c'est un combat qui a été gagné par la France lors du précédent quinquennat, c'est l'objectif de neutralité climat. C'est quoi la neutralité climat pour que chacun comprenne ? C'est passer à un monde, en 2050, où nous ne mettrons plus de gaz à effet de serre. C'est une révolution industrielle. C'est une révolution des transports. C'est une révolution de la façon dont on se chauffe, dont on produit l'énergie…
« Non, pas du tout. On planifie les transitions. C'est-à-dire qu'on organise avec les secteurs économiques concernés, l'énergie, les voitures, les camions, l'isolation des bâtiments, etc. On planifie le passage à une économie zéro carbone. Ce que nous avons décidé au niveau européen, et ça c'est un combat qui a été gagné par la France lors du précédent quinquennat, c'est l'objectif de neutralité climat. C'est quoi la neutralité climat pour que chacun comprenne ? C'est passer à un monde, en 2050, où nous ne mettrons plus de gaz à effet de serre. C'est une révolution industrielle. C'est une révolution des transports. C'est une révolution de la façon dont on se chauffe, dont on produit l'énergie. Beaucoup, beaucoup de secteurs économiques sont concernés. C'est radical. Quand j'entends parfois qu'on manque un peu d'ambition, on sera un peu mou du genou sur le climat, la radicalité, c'est le changement profond, total de notre système économique en 28 ans. 28 ans, 2022-2050, c'est une génération. Nous avons une génération pour changer en profondeur notre modèle économique. C'est ça la planification écologique. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "La priorité est d'avoir une Première ministre", plaide l'eurodéputé macroniste Pascal CanfinVérifier à 0:54
France Inter · Climat : "Nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", juge Pascal CanfinVérifier à 4:46
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« Alors, c'est une question fondamentale. Aujourd'hui, nous sommes dépendants des énergies fossiles, le pétrole et le gaz. Nous ne produisons, nous, en Européen, quasiment aucune énergie fossile. 100% de cette énergie est importée, elle nous rend donc vulnérables et dépendants. Elle nous rend dépendants, par exemple, de Vladimir Poutine et ça nous a explosé à la figure d'un point de vue géopolitique, mais ça a explosé à la figure de chacun des auditeurs qui nous écoutent avec l'inflation qui a renié notre pouvoir d'achat et qui avait une cause, c'est l'explosion des prix des énergies fossiles liés à la guerre en Ukraine. Mais cette vulnérabilité, elle peut nous exploser à la figure avec Trump, puisque nous sommes en train de passer d'une dépendance au gaz russe, que nous coupons progressivement et tant mieux, bien évidemment, à une dépendance au gaz de schiste américain. On n'a pas forcément gagné grand-chose dans l'affaire. Et donc, il nous faut lier l'enjeu climatique, pour nous, Européens, à une question de souveraineté et de moindre vulnérabilité. Et donc, attention à ne pas basculer sur une autre vulnérabilité, c'est votre question, qui est une vulnérabilité vis-à-vis des Chinois. Parce que les Chinois, qu'est-ce qu'ils ont fait ? Ils ont fait ce qu'on aurait dû faire depuis 20 ans et qu'on n'a pas fait. Ils ont investi l'ensemble de la chaîne de l'électrification et de la décarbonation de notre économie. Du minier des terres rares, qu'ils raffinent, ils ont quasiment le monopole, jusqu'au recyclage, au panneau solaire, en passant par les batteries, les voitures électriques, etc. Et donc, attention, mais il y a une grande différence entre les deux dépendances. C'est que la première, on ne la changera jamais. On ne va pas inventer du gaz européen qu'on n'a pas. On ne va pas inventer du pétrole européen qu'on n'a pas. Par contre, on sait faire du renouvelable. On sait faire du nucléaire. On sait faire de l'efficacité énergétique. On doit savoir faire des batteries en Europe. Et on sait même faire. Renault vient de le faire sur la Mégane électrique. Une batterie, une voiture électrique, zéro terre rare. Donc, ça veut dire que grâce à l'innovation, on peut le faire. Et c'est ça, c'est ça la révolution qui est en marche. Et il faut continuer à investir. Il ne faut surtout rien lâcher. »
France Inter — L'invité du week-end · Climat : "Aujourd'hui, nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", estime Pascal CanfinVérifier à 4:53
« Non, écoutez, sincèrement, c'est vraiment pas le sujet. Elle a fait polémique. Elle a fait polémique, mais on ne va pas dire machin a raison d'y aller contre un tel à tort de ne pas y aller. Ce n'est pas le sujet. Vraiment, c'est totalement anecdotique. Ce qui se joue, c'est est-ce qu'on est capable de faire front contre la contre-offensive, conservatrice, réactionnaire, qui touche notamment toutes les politiques climatiques et qui nous empêcheront de respecter les accords de Paris. C'est ça l'enjeu. Le reste est honnêtement totalement anecdotique. Et moi, ma bataille, c'est de rappeler qu'en Europe, aujourd'hui, on importe 400 milliards par an d'énergie fossile, du gaz et du pétrole, qui est le cœur de ce qui génère le réchauffement climatique. 400 milliards par an. Les États-Unis, qui sont les premiers exportateurs au monde, les premiers producteurs au monde d'énergie fossile, eux, gagnent chaque année par des recettes d'exportation presque 200 milliards de dollars. Ça veut dire qu'on commence sur la ligne de départ le 1er janvier avec 600 milliards d'écarts, 400 d'un côté, 200 de l'autre, ça s'additionne, 600 milliards d'euros de déficit avec les États-Unis. Imaginez ce qu'on pourrait faire si en décarbonant notre économie, en passant au renouvelable, au nucléaire, à l'efficacité énergétique pour sortir des fossiles. Combien d'investissements dans nos services publics ? Combien d'investissements dans l'intelligence artificielle ? On réglerait nos problèmes. Et donc, c'est pour ça que moi, je n'oppose pas du tout la compétitivité de nos entreprises et de l'Europe et le pacte vert. Au contraire, ce sont les deux faces de la même médaille. »
France Inter · Pascal Canfin dénonce "une alliance pour saboter les efforts contre le dérèglement climatique"Vérifier à 9:20
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées28 juin 2019 au 9 nov. 2025 · 69 observations80 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Absolument, je suis entièrement d'accord avec vous. Trump 1, c'était un retrait, c'était je m'efface, mais je ne combats pas ceux qui mènent l'action pour le climat. Aujourd'hui, nous sommes dans une bataille idéologique, une bataille diplomatique, une bataille culturelle où toute l'administration américaine sur tous les fronts est en train d'agir pour détricoter, pour détruire, pour affaiblir notre action pour le climat. Je le vois moi en Europe, je le décris dans le livre que je viens de sortir comme vous l'avez mentionné, ou dans le détail, parce qu'aujourd'hui nous sommes sous la pression des Etats-Unis qui veulent interférer dans non seulement les accords internationaux, mais les règles européennes, les règles du jeu que nous fixons, nous, Européens. Et c'est une atteinte à notre souveraineté et évidemment c'est une atteinte à notre capacité à agir pour le climat. Donc il faut résister. Vous avez raison, c'est une bataille. Il faut résister et il ne faut rien céder. »
France Inter · Climat : "Nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", juge Pascal CanfinVérifier à 2:10Voir 2 autres passages
« Oui je voudrais dire pour notre auditeur qui dit les COP finalement ça ne sert à rien je voudrais donner un exemple si aujourd'hui en Europe la semaine dernière nous avons trouvé un accord pour reconsolider notre objectif climat pour 2040 donc la prochaine décennie atteindre moins 90% de réduction de gaz à effet de serre c'est parce qu'il y a la seringue diplomatique de la COP c'est parce qu'il y a cette pression extérieure qui fait qu'à un moment donné il faut trouver un accord »
France Inter · Climat : "Nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", juge Pascal CanfinVérifier à 19:34
« Si moins 90% en Europe je peux vous dire que pour nous pour nous Européens ça nous percet la trajectoire qui nous permet de respecter l'accord de Paris donc ça crée une pression est-ce que c'est suffisant Gilles ? Non évidemment mais si les COP n'étaient pas là cette pression n'existerait même pas donc oui c'est insuffisant mais c'est encore nécessaire »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées28 juin 2019 au 9 nov. 2025 · 32 observations36 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui je voudrais dire pour notre auditeur qui dit les COP finalement ça ne sert à rien je voudrais donner un exemple si aujourd'hui en Europe la semaine dernière nous avons trouvé un accord pour reconsolider notre objectif climat pour 2040 donc la prochaine décennie atteindre moins 90% de réduction de gaz à effet de serre c'est parce qu'il y a la seringue diplomatique de la COP c'est parce qu'il y a cette pression extérieure qui fait qu'à un moment donné il faut trouver un accord »
France Inter · Climat : "Nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", juge Pascal CanfinVérifier à 19:34Voir 2 autres passages
« Si moins 90% en Europe je peux vous dire que pour nous pour nous Européens ça nous percet la trajectoire qui nous permet de respecter l'accord de Paris donc ça crée une pression est-ce que c'est suffisant Gilles ? Non évidemment mais si les COP n'étaient pas là cette pression n'existerait même pas donc oui c'est insuffisant mais c'est encore nécessaire »
France Inter · Climat : "Nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", juge Pascal CanfinVérifier à 20:04
« Oui, la question de la biodiversité est toujours perçue comme un sujet secondaire. Il y a nous et puis il y a la nature. Or, nous faisons partie de la nature. Si je dois parler aussi en termes économiques la Banque Centrale Européenne ce n'est pas des poètes romantiques à la Banque Centrale Européenne ils ont dit que plus de la moitié de l'économie européenne plus de la moitié de nos emplois en Europe étaient dépendantes de bon état de la nature. Pourquoi ? Parce que la nature elle nous rend des services gratuits. Et si demain l'air, l'eau, les pollinisateurs etc. Si demain il n'y a plus de glacier qu'il n'y a plus de cycle de l'eau ou de forêt la déforestation continue en Amazonie par exemple et que la forêt au lieu d'être un régulateur du climat et au contraire contribue au dérèglement climatique parce que la forêt brûle et qu'elle s'assèche et bien tout ça ça aura un impact sur notre vie quotidienne et sur notre prospérité collective. Donc oui vous avez raison la nature protéger la nature ce n'est pas du tout un sujet les petits oiseaux romantiques secondaires c'est absolument majeur et ça fait partie de l'action que je mène au Parlement. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Mécanismes explicités28 juin 2019 au 9 nov. 2025 · 53 observations53 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Absolument, je suis entièrement d'accord avec vous. Trump 1, c'était un retrait, c'était je m'efface, mais je ne combats pas ceux qui mènent l'action pour le climat. Aujourd'hui, nous sommes dans une bataille idéologique, une bataille diplomatique, une bataille culturelle où toute l'administration américaine sur tous les fronts est en train d'agir pour détricoter, pour détruire, pour affaiblir notre action pour le climat. Je le vois moi en Europe, je le décris dans le livre que je viens de sortir comme vous l'avez mentionné, ou dans le détail, parce qu'aujourd'hui nous sommes sous la pression des Etats-Unis qui veulent interférer dans non seulement les accords internationaux, mais les règles européennes, les règles du jeu que nous fixons, nous, Européens. Et c'est une atteinte à notre souveraineté et évidemment c'est une atteinte à notre capacité à agir pour le climat. Donc il faut résister. Vous avez raison, c'est une bataille. Il faut résister et il ne faut rien céder. »
France Inter · Climat : "Nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", juge Pascal CanfinVérifier à 2:10Voir 2 autres passages
« Absolument, je suis entièrement d'accord avec vous. Trump 1, c'était un retrait, c'était je m'efface, mais je ne combats pas ceux qui mènent l'action pour le climat. Aujourd'hui, nous sommes dans une bataille idéologique, une bataille diplomatique, une bataille culturelle où toute l'administration américaine sur tous les fronts est en train d'agir pour détricoter, pour détruire, pour affaiblir notre action pour le climat. Je le vois moi en Europe, je le décris dans le livre que je viens de sortir comme vous l'avez mentionné, ou dans le détail, parce qu'aujourd'hui nous sommes sous la pression des Etats-Unis qui veulent interférer dans non seulement les accords internationaux, mais les règles européennes, les règles du jeu que nous fixons, nous, Européens. Et c'est une atteinte à notre souveraineté et évidemment c'est une atteinte à notre capacité à agir pour le climat. Donc il faut résister. Vous avez raison, c'est une bataille. Il faut résister et il ne faut rien céder. »
France Inter · Climat : "Nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", juge Pascal CanfinVérifier à 2:10
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Absolument, je suis entièrement d'accord avec vous. Trump 1, c'était un retrait, c'était je m'efface, mais je ne combats pas ceux qui mènent l'action pour le climat. Aujourd'hui, nous sommes dans une bataille idéologique, une bataille diplomatique, une bataille culturelle où toute l'administration américaine sur tous les fronts est en train d'agir pour détricoter, pour détruire, pour affaiblir notre action pour le climat. Je le vois moi en Europe, je le décris dans le livre que je viens de sortir comme vous l'avez mentionné, ou dans le détail, parce qu'aujourd'hui nous sommes sous la pression des Etats-Unis qui veulent interférer dans non seulement les accords internationaux, mais les règles européennes, les règles du jeu que nous fixons, nous, Européens. Et c'est une atteinte à notre souveraineté et évidemment c'est une atteinte à notre capacité à agir pour le climat. Donc il faut résister. Vous avez raison, c'est une bataille. Il faut résister et il ne faut rien céder. »
France Inter · Climat : "Nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", juge Pascal CanfinVérifier à 2:10Voir 2 autres passages
« Absolument. Je suis entièrement d'accord avec vous. Trump 1, c'était un retrait, c'était je m'efface, mais je ne combats pas ceux qui mènent l'action pour le climat. Aujourd'hui, nous sommes dans une bataille idéologique, une bataille diplomatique, une bataille culturelle, où toute l'administration américaine, sur tous les fronts, est en train d'agir pour détricoter, pour détruire, pour affaiblir notre action pour le climat. Je le vois, moi, en Europe, je le décris dans le livre que je viens de sortir, comme vous l'avez mentionné, ou dans le détail, parce qu'aujourd'hui, nous sommes sous la pression des Etats-Unis qui veulent interférer dans non seulement les accords internationaux, mais les règles européennes, les règles du jeu que nous fixons, nous, Européens, et c'est une atteinte à notre souveraineté, et évidemment, c'est une atteinte à notre capacité à agir pour le climat, donc il faut résister. Vous avez raison, c'est une bataille, il faut résister, et il ne faut rien céder. »
France Inter — L'invité du week-end · Climat : "Aujourd'hui, nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", estime Pascal CanfinVérifier à 2:17
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées28 juin 2019 au 9 nov. 2025 · 29 observations31 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Et la question de la COP, et Ali Badou disait, mais au fait, qu'est-ce qu'on négocie en ce moment au Brésil ? Et c'est une bonne question, parce qu'en fait, il n'y a pas de mandat. Exactement. Le cœur de ce qu'on doit faire, ce n'est pas renégocier, renégocier de nouvelles choses. Il faut le faire notamment sur l'aspect financier et de solidarité internationale. C'est très important, mais c'est une partie du sujet. Maintenant, il faut agir, agir, agir. Et ça, ça se passe par les politiques nationales ou, pour nous, européens, à l'échelle continentale. Et pour le coup, quand je vois... Vous avez listé, vous avez raison, les mauvaises nouvelles. Mais il y a aussi des bonnes nouvelles. La Chine va beaucoup plus vite que prévu dans la décarbonation de son économie. La Chine a 5 ans d'avance sur son propre plan. Nous, nous avons, la semaine dernière, trouvé un accord européen pour notre nouvel objectif climat 2040, moins 90% d'émissions de CO2. Un autre exemple, la Pologne. La Pologne, c'est un pays qui est globalement très charbonné, très dépendant du charbon. Alors que la volonté politique n'est pas extraordinairement là, parce que les fondamentaux économiques sont présents, la part du charbon en Pologne est passée en quelques années, 5 ans, c'est extrêmement rapide à l'échelle de l'histoire, de 80% à 50% de l'électricité produite. Ça veut dire quoi ? C'est-à-dire que les technologies sont là, on peut y aller. Et simplement, il faut continuer à investir et il faut surtout ne rien céder à l'offensif culturel, diplomatique de Donald Trump. »
France Inter · Climat : "Nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", juge Pascal CanfinVérifier à 7:22Voir 2 autres passages
« rapidement. Oui, je voudrais dire pour notre auditeur qui dit les COP, finalement, Gilles, ça ne sert à rien. Je voudrais donner un exemple. Si aujourd'hui, en Europe, la semaine dernière, nous avons trouvé un accord pour reconsolider notre objectif climat pour 2040, donc la prochaine décennie, atteindre moins 90% de réduction de gaz à effet de serre, c'est parce qu'il y a la seringue diplomatique de la COP. C'est parce qu'il y a cette pression extérieure qui fait qu'à un moment donné, il faut trouver un accord. »
France Inter — L'invité du week-end · Climat : "Aujourd'hui, nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", estime Pascal CanfinVérifier à 19:43
« Et la question de la COP, et Ali Badou disait, mais au fait, qu'est-ce qu'on négocie en ce moment au Brésil ? Et c'est une bonne question. Oui, il n'y a pas de mandat. Exactement. Le cœur de ce qu'on doit faire, ce n'est pas renégocier, renégocier de nouvelles choses. Il faut le faire notamment sur l'aspect financier et de solidarité internationale. C'est très important, mais c'est une partie du sujet. Maintenant, il faut agir, agir, agir. Et ça, ça se passe par les politiques nationales ou, pour nous, Européens, à l'échelle continentale. Et pour le coup, quand je vois... Vous avez listé, vous avez raison, les mauvaises nouvelles. Mais il y a aussi des bonnes nouvelles. La Chine va beaucoup plus vite que prévu dans la décarbonation de son économie. La Chine a 5 ans d'avance sur son propre plan. Nous, nous sommes... Nous avons, la semaine dernière, trouvé un accord européen pour notre nouvel objectif climat 2040, moins 90% d'émissions de CO2. Un autre exemple, la Pologne. La Pologne, c'est un pays qui est globalement très charbonné, très dépendant du charbon. Alors que la volonté politique n'est pas extraordinairement là, parce que les fondamentaux économiques sont présents, la part du charbon en Pologne est passée en quelques années, 5 ans, c'est extrêmement rapide à l'échelle de l'histoire. De 80% à 50% de l'électricité produite. Ça veut dire quoi ? C'est-à-dire que les technologies sont là, on peut y aller. Simplement, il faut continuer à investir et il faut surtout ne rien céder à l'offensif culturel, diplomatique de Donald Trump. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes28 juin 2019 au 9 nov. 2025 · 22 observations23 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, c'est une question fondamentale. Aujourd'hui, nous sommes dépendants des énergies fossiles, le pétrole et le gaz. Nous ne produisons, nous, en Européen, quasiment aucune énergie fossile. 100% de cette énergie est importée. Elle nous rend donc vulnérables et dépendants. Elle nous rend dépendants, par exemple, de Vladimir Poutine. Et ça nous a explosé à la figure d'un point de vue géopolitique. Mais ça a explosé à la figure de chacun des auditeurs qui nous écoutent avec l'inflation qui a renié notre pouvoir d'achat et qui avait une cause. C'est l'explosion des prix des énergies fossiles liés à la guerre en Ukraine. Mais cette vulnérabilité, elle peut nous exploser à la figure avec Trump. Puisque nous sommes en train de passer d'une dépendance au gaz russe, que nous coupons progressivement, et tant mieux, bien évidemment, à une dépendance au gaz de schiste américain. On n'a pas forcément gagné grand-chose dans l'affaire. Et donc, il nous faut lier l'enjeu climatique, pour nous, Européens, à une question de souveraineté et de moindre vulnérabilité. Et donc, attention à ne pas basculer sur une autre vulnérabilité, c'est votre question, qui est une vulnérabilité vis-à-vis des Chinois. Parce que les Chinois, qu'est-ce qu'ils ont fait ? Ils ont fait ce qu'on aurait dû faire depuis 20 ans et qu'on n'a pas fait. Ils ont investi l'ensemble de la chaîne de l'électrification et de la décarbonation de notre économie. Du minier des terres rares, qu'ils raffinent, ils ont quasiment le monopole, jusqu'au recyclage, au panneau solaire, en passant par les batteries, les voitures électriques, etc. Et donc, attention, mais il y a une grande différence entre les deux dépendances. C'est que la première, on ne la changera jamais. On ne va pas inventer du gaz européen qu'on n'a pas. On ne va pas inventer du pétrole européen qu'on n'a pas. Par contre, on sait faire du renouvelable, on sait faire du nucléaire, on sait faire de l'efficacité énergétique, on doit savoir faire des batteries en Europe. Et on sait même faire, Renault vient de le faire sur la Mégane, excusez-moi cette page de publicité pour Renault, c'est sur la Mégane électrique. Une batterie, une voiture électrique, zéro terre rare, zéro terrain. Donc, ça veut dire que grâce à l'innovation, on peut le faire. Et c'est ça, c'est ça la révolution qui est en marche. Et il faut continuer à investir, il ne faut surtout rien lâcher. »
France Inter · Climat : "Nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", juge Pascal CanfinVérifier à 4:46Voir 2 autres passages
« Alors, c'est une question fondamentale. Aujourd'hui, nous sommes dépendants des énergies fossiles, le pétrole et le gaz. Nous ne produisons, nous, en Européen, quasiment aucune énergie fossile. 100% de cette énergie est importée, elle nous rend donc vulnérables et dépendants. Elle nous rend dépendants, par exemple, de Vladimir Poutine et ça nous a explosé à la figure d'un point de vue géopolitique, mais ça a explosé à la figure de chacun des auditeurs qui nous écoutent avec l'inflation qui a renié notre pouvoir d'achat et qui avait une cause, c'est l'explosion des prix des énergies fossiles liés à la guerre en Ukraine. Mais cette vulnérabilité, elle peut nous exploser à la figure avec Trump, puisque nous sommes en train de passer d'une dépendance au gaz russe, que nous coupons progressivement et tant mieux, bien évidemment, à une dépendance au gaz de schiste américain. On n'a pas forcément gagné grand-chose dans l'affaire. Et donc, il nous faut lier l'enjeu climatique, pour nous, Européens, à une question de souveraineté et de moindre vulnérabilité. Et donc, attention à ne pas basculer sur une autre vulnérabilité, c'est votre question, qui est une vulnérabilité vis-à-vis des Chinois. Parce que les Chinois, qu'est-ce qu'ils ont fait ? Ils ont fait ce qu'on aurait dû faire depuis 20 ans et qu'on n'a pas fait. Ils ont investi l'ensemble de la chaîne de l'électrification et de la décarbonation de notre économie. Du minier des terres rares, qu'ils raffinent, ils ont quasiment le monopole, jusqu'au recyclage, au panneau solaire, en passant par les batteries, les voitures électriques, etc. Et donc, attention, mais il y a une grande différence entre les deux dépendances. C'est que la première, on ne la changera jamais. On ne va pas inventer du gaz européen qu'on n'a pas. On ne va pas inventer du pétrole européen qu'on n'a pas. Par contre, on sait faire du renouvelable. On sait faire du nucléaire. On sait faire de l'efficacité énergétique. On doit savoir faire des batteries en Europe. Et on sait même faire. Renault vient de le faire sur la Mégane électrique. Une batterie, une voiture électrique, zéro terre rare. Donc, ça veut dire que grâce à l'innovation, on peut le faire. Et c'est ça, c'est ça la révolution qui est en marche. Et il faut continuer à investir. Il ne faut surtout rien lâcher. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités28 juin 2019 au 9 nov. 2025 · 23 observations25 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, non, non, non. Je crois que... Alors, je ne veux pas me faire le porte-parole d'EDF à ce micro parce que je ne suis pas mais je crois que leur slogan publicitaire c'est précisément l'inverse c'est de dire... Ah bah je ne fais que le lire. Je vous l'avais sous les yeux moi aussi. Bon, on ne va pas commenter le slogan publicitaire d'EDF. Enfin, ce que je vois là c'est que les fossiles ça s'importe. Mais justement, ça s'importe au sens de ça nous coûte cher. Ça pèse. L'année dernière, juste un chiffre, nous avons sorti de la maison Europe. Nous avons tous sorti de nos propres poches entreprises, individus 450 milliards d'euros pour acheter du pétrole et du gaz. L'électricité que ce soit à base de nucléaire que ce soit à base de renouvelables et toutes les technologies d'efficacité énergétique de sobriété où nous avons les leaders mondiaux sur ces sujets ça crée de la valeur ça crée des emplois chez nous. Moi je viens du nord de la France j'ai vécu la désindustrialisation des années 60-70. Je vois aujourd'hui près de Dunkerque par exemple à Douai à Valenciennes sortir de terre des nouvelles usines qui redonnent de l'espoir. C'est aussi ça l'action climatique. »
France Inter · Climat : "Nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", juge Pascal CanfinVérifier à 13:45Voir 2 autres passages
« Non, je crois que... Alors, je ne veux pas me faire le porte-parole d'EDF à ce micro, ce que je ne suis pas, mais je crois que leur slogan publicitaire, c'est précisément l'inverse, c'est de dire... Je ne fais que le lire. Je vous l'avais sous les yeux, moi aussi, on ne va pas commenter le slogan publicitaire d'EDF, mais ce que je vois là, c'est que les fossiles, ça s'importent, mais justement, ça s'importe au sens de ça nous coûte cher. Ça pèse. L'année dernière, juste un chiffre, nous avons sorti de la maison Europe, nous avons tous sorti de nos propres poches, entreprises, individus, 450 milliards d'euros pour acheter du pétrole et du gaz. L'électricité, que ce soit à base de nucléaire, que ce soit à base de renouvelables, toutes les technologies d'efficacité énergétique, de sobriété, où nous avons les leaders mondiaux sur ces sujets, ça crée de la valeur, ça crée des emplois chez nous. Moi, je viens du nord de la France, j'ai vécu la désindustrialisation des années 60-70. Je vois aujourd'hui, près de Dunkerque, par exemple, à Douai, à Valenciennes, sortir de terre des nouvelles usines qui redonnent de l'espoir. C'est aussi ça, l'action climatique. »
France Inter — L'invité du week-end · Climat : "Aujourd'hui, nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", estime Pascal CanfinVérifier à 13:52
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Absolument, je suis entièrement d'accord avec vous. Trump 1, c'était un retrait, c'était je m'efface, mais je ne combats pas ceux qui mènent l'action pour le climat. Aujourd'hui, nous sommes dans une bataille idéologique, une bataille diplomatique, une bataille culturelle où toute l'administration américaine sur tous les fronts est en train d'agir pour détricoter, pour détruire, pour affaiblir notre action pour le climat. Je le vois moi en Europe, je le décris dans le livre que je viens de sortir comme vous l'avez mentionné, ou dans le détail, parce qu'aujourd'hui nous sommes sous la pression des Etats-Unis qui veulent interférer dans non seulement les accords internationaux, mais les règles européennes, les règles du jeu que nous fixons, nous, Européens. Et c'est une atteinte à notre souveraineté et évidemment c'est une atteinte à notre capacité à agir pour le climat. Donc il faut résister. Vous avez raison, c'est une bataille. Il faut résister et il ne faut rien céder. »
France Inter · Climat : "Nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", juge Pascal CanfinVérifier à 2:10Voir 2 autres passages
« Des conventions citoyennes, des conférences de consensus. Et j'invite d'ailleurs tous les auditeurs qui seraient intéressés par cela à s'inscrire sur le site internet, la plateforme progressiste.org. Ce n'est pas un parti politique, c'est totalement gratuit, vous pouvez être n'importe où vous êtes aujourd'hui, vous ne changez rien, simplement ça vous donne la possibilité de participer à ces conférences de consensus. Je vous donne, si je peux me permettre de donner un exemple. Un exemple où je pense, nous pouvons très vite arriver à un accord entre toutes les forces progressistes dont on vient de parler, c'est un sujet qui concerne tous les parents et tous les pré-ados qui nous écoutent, c'est la régulation des réseaux sociaux. Nous sommes aujourd'hui dans un moment où la santé mentale de nos enfants, tous les scientifiques le disent, vous avez reçu il y a quelques semaines des psychologues sur le sujet, c'était très très marquant, c'est un moment de bascule. La santé mentale de nos enfants, de nos pré-adolescents, de nos adolescents est en péril. Et vous avez en même temps des parents qui sont complètement dépassés. C'est une souffrance parentale, c'est une souffrance parentale. Moi-même, moi-même, j'y suis confronté, c'est aussi pour ça que ça me tient beaucoup à cœur. Donc, qu'est-ce qu'il faut faire ? Je pense qu'il faut interdire les réseaux sociaux qui ont des algorithmes addictifs aux enfants de moins de 15 ans. Ça, c'est une mesure radicale. C'est une mesure radicale. Je suis persuadé qu'on est capable, dans l'arc progressiste, de tous unir et de la défendre ensemble. »
France Inter · Pascal Canfin : "La contre-offensive anti-écologique du moment, c'est du trumpisme européen"Vérifier à 7:42
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées28 juin 2019 au 9 nov. 2025 · 9 observations9 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, c'est une question fondamentale. Aujourd'hui, nous sommes dépendants des énergies fossiles, le pétrole et le gaz. Nous ne produisons, nous, en Européen, quasiment aucune énergie fossile. 100% de cette énergie est importée, elle nous rend donc vulnérables et dépendants. Elle nous rend dépendants, par exemple, de Vladimir Poutine et ça nous a explosé à la figure d'un point de vue géopolitique, mais ça a explosé à la figure de chacun des auditeurs qui nous écoutent avec l'inflation qui a renié notre pouvoir d'achat et qui avait une cause, c'est l'explosion des prix des énergies fossiles liés à la guerre en Ukraine. Mais cette vulnérabilité, elle peut nous exploser à la figure avec Trump, puisque nous sommes en train de passer d'une dépendance au gaz russe, que nous coupons progressivement et tant mieux, bien évidemment, à une dépendance au gaz de schiste américain. On n'a pas forcément gagné grand-chose dans l'affaire. Et donc, il nous faut lier l'enjeu climatique, pour nous, Européens, à une question de souveraineté et de moindre vulnérabilité. Et donc, attention à ne pas basculer sur une autre vulnérabilité, c'est votre question, qui est une vulnérabilité vis-à-vis des Chinois. Parce que les Chinois, qu'est-ce qu'ils ont fait ? Ils ont fait ce qu'on aurait dû faire depuis 20 ans et qu'on n'a pas fait. Ils ont investi l'ensemble de la chaîne de l'électrification et de la décarbonation de notre économie. Du minier des terres rares, qu'ils raffinent, ils ont quasiment le monopole, jusqu'au recyclage, au panneau solaire, en passant par les batteries, les voitures électriques, etc. Et donc, attention, mais il y a une grande différence entre les deux dépendances. C'est que la première, on ne la changera jamais. On ne va pas inventer du gaz européen qu'on n'a pas. On ne va pas inventer du pétrole européen qu'on n'a pas. Par contre, on sait faire du renouvelable. On sait faire du nucléaire. On sait faire de l'efficacité énergétique. On doit savoir faire des batteries en Europe. Et on sait même faire. Renault vient de le faire sur la Mégane électrique. Une batterie, une voiture électrique, zéro terre rare. Donc, ça veut dire que grâce à l'innovation, on peut le faire. Et c'est ça, c'est ça la révolution qui est en marche. Et il faut continuer à investir. Il ne faut surtout rien lâcher. »
France Inter — L'invité du week-end · Climat : "Aujourd'hui, nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", estime Pascal CanfinVérifier à 4:53Voir 2 autres passages
« Aujourd'hui, si vous me demandez si aujourd'hui on est prêt, non, on n'est pas prêt. On n'investit pas dans la défense en claquant des doigts. Par contre, on est prêt à faire l'effort et à s'organiser ensemble pour y arriver. Construire enfin une industrie de la défense européenne coordonnée. Ça ne veut pas dire une seule entreprise de défense européenne, mais ça veut dire qu'au moins, on arrête tous ensemble de passer des commandes incompatibles avec des matériels qui ne marchent pas entre eux, ce qui fait que dès qu'on veut faire une opération ensemble, c'est impossible. C'est stupide, stupide, contre-productif. Voilà, ça, on y met fin. Et enfin, on se met dans la bonne direction. »
France Inter · Pascal Canfin : "La contre-offensive anti-écologique du moment, c'est du trumpisme européen"Vérifier à 19:08
« Ça prouve que si on ne poursuit pas les politiques qui ont été engagées, si on arrête MaPrimeRénov' par exemple, eh bien évidemment, l'impact se traduit immédiatement dans notre recul de l'action climatique. Donc on a réussi à mettre en place en France et en Europe les bonnes politiques qui ont porté leurs fruits. Je vous le rappelez, moins 7%, moins 8% en Europe en une seule année. Mais si on arrête ces politiques, si on les freine, s'il n'y a plus d'argent, si on change les règles du jeu sur les ZAN ou le ZFE, évidemment, forcément, ça s'arrête. ZAN, zéro artificialisation nette, zone à faible émission. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités28 juin 2019 au 9 nov. 2025 · 19 observations21 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« rapidement. Oui, je voudrais dire pour notre auditeur qui dit les COP, finalement, Gilles, ça ne sert à rien. Je voudrais donner un exemple. Si aujourd'hui, en Europe, la semaine dernière, nous avons trouvé un accord pour reconsolider notre objectif climat pour 2040, donc la prochaine décennie, atteindre moins 90% de réduction de gaz à effet de serre, c'est parce qu'il y a la seringue diplomatique de la COP. C'est parce qu'il y a cette pression extérieure qui fait qu'à un moment donné, il faut trouver un accord. »
France Inter — L'invité du week-end · Climat : "Aujourd'hui, nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", estime Pascal CanfinVérifier à 19:43Voir 2 autres passages
« Une taxe, l'augmentation de la taxe pour la billet d'avion dans le projet de loi de finances, le budget qui s'applique cette année. 8 euros en classe économie. »
France Inter · Pascal Canfin : "La contre-offensive anti-écologique du moment, c'est du trumpisme européen"Vérifier à 20:21
« aucun autre pays n'a dit, moi, je lève la main et je suis Donald Trump. Le seul dont on a dit qu'il pourrait le faire, et peut-être qu'il va le faire, c'est Mileï. C'est Mileï en Argentine. Exactement. Donc, c'est intéressant. Pourquoi ? Parce que, même si on est contre l'accord Mercosur, on a quand même beaucoup poussé pour qu'il y ait dans l'accord Mercosur une clause qui dit si un des pays du Mercosur sort de l'accord de Paris, alors l'accord Mercosur tombe. Ce qui fait qu'il est extrêmement probable qu'en fait, Mileï sorte du Mercosur, sorte de l'accord de Paris, etc. C'est-à-dire qu'on crée avec l'accord de Paris comme étant une base juridique partagée, insuffisante. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
franceinfo — 8h30 franceinfo · "La priorité est d'avoir une Première ministre", plaide l'eurodéputé macroniste Pascal CanfinVérifier à 23:37
franceinfo — 8h30 franceinfo · "La priorité est d'avoir une Première ministre", plaide l'eurodéputé macroniste Pascal CanfinVérifier à 10:45
France Inter · Climat : "Nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", juge Pascal CanfinVérifier à 20:04
France Inter · Climat : "Nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", juge Pascal CanfinVérifier à 15:01
« Oui je voudrais dire pour notre auditeur qui dit les COP finalement ça ne sert à rien je voudrais donner un exemple si aujourd'hui en Europe la semaine dernière nous avons trouvé un accord pour reconsolider notre objectif climat pour 2040 donc la prochaine décennie atteindre moins 90% de réduction de gaz à effet de serre c'est parce qu'il y a la seringue diplomatique de la COP c'est parce qu'il y a cette pression extérieure qui fait qu'à un moment donné il faut trouver un accord »
France Inter · Climat : "Nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", juge Pascal CanfinVérifier à 19:34
« Le risque, c'est qu'on n'en fasse plus. Et donc, on est à un moment où il faut au contraire repartir de l'avant. Mais repartir de l'avant avec des méthodes qui peuvent être différentes. Et là, c'est très important de résister au backlash anti-écologique. Il faut une force de résistance qui dise, moi, je ne mange pas de ce pain-là. Les actions qui mènent les Républicains en France et le Rassemblement national à s'unir dans une posture et une politique anti-climat, climato-sceptique, anti-écologie, anti-transition. Il faut leur laisser. Mais par contre, on peut s'interroger, on doit s'interroger sur la bonne méthode pour embarquer la société et atteindre nos résultats. Et c'est ça, je pense, le moment politique où on est, c'est aucune complaisance sur les objectifs, aucun recul en arrière sur les objectifs. On sort d'une vague de chaleur inédite en Europe, à Barcelone. Vous savez où ils en sont ? Ils en sont à faire un plan 50 degrés. 50 degrés, je vous vois, voilà, 50 degrés. Est-ce que c'est le monde dans lequel on veut vivre ? Est-ce que c'est le monde qu'on a envie de laisser à nos enfants ? Si on répond oui, ok, on ne fait rien. Si on répond non, on agit. »
France Inter · Pascal Canfin : "La contre-offensive anti-écologique du moment, c'est du trumpisme européen"Vérifier à 1:25
France Inter — L'invité du week-end · Climat : "Aujourd'hui, nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", estime Pascal CanfinVérifier à 7:29
France Inter — L'invité du week-end · Climat : "Aujourd'hui, nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", estime Pascal CanfinVérifier à 4:53
« Non, justement, données au bien commun de l'arc progressiste. Vous voulez toujours me faire revenir à un sujet d'incarnation ? Il va bien falloir que quelqu'un les mette en œuvre. Bien sûr, exactement. Je suis tout à fait d'accord à vous. Mais juste, ce n'est pas le sujet de la plateforme. Le sujet de la plateforme, c'est de créer potentiellement, et il y aura des sujets sur lesquels on n'y arrivera pas, mais il y aura des sujets, je pense, sur lesquels on va y arriver et ça sera déjà un changement profond, on va arriver à créer cette culture commune, à créer éventuellement ces propositions communes ou au moins ces éléments de débat sur lesquels de dire « bon ben on a essayé, là on n'y arrive pas ». Et ensuite, qui le portera ? Qui sera le mieux placé ? Je ne sais pas. On verra, on verra peut-être dans six mois, on verra dans un an, on verra. Mais commençons par créer de l'espoir. Parce que cette bataille qui commence directement par les égaux, c'est la certitude de l'échec. »
France Inter · Pascal Canfin : "La contre-offensive anti-écologique du moment, c'est du trumpisme européen"Vérifier à 15:19
« Mais justement c'est pour ça que je dis c'est indépendant des différentes candidatures. Je ne sais pas combien il y aura de candidatures dans cet arc progressiste à la fin, ce que je sais c'est que s'il y en a beaucoup, aucune d'entre elles ne sera au deuxième tour et que ce sera la défaite assurée. Mais ce n'est pas le sens de mon initiative. Mon initiative c'est de dire, voilà, il y a la vie des partis politiques et puis il y a la nécessité avec les citoyens. C'est pour ça que les auditeurs peuvent s'inscrire sur telles plateformes progressistes parce que ça n'est absolument pas réservé, loin de là, aux responsables politiques. Et j'essaye de créer quelque chose d'inédit qui rassemble, non pas justement dans une logique de candidature, mais qui rassemble sur les idées et la construction des idées à la fois des citoyens qui peuvent être engagés ou pas, qui peuvent être dans des associations, des syndicats ou pas, ou des entreprises, des entrepreneurs, peu importe, et des responsables politiques dans leur diversité avec deux bornes que je viens de rappeler parce qu'il ne faut pas faire n'importe quoi, il ne faut pas dire que tout se vaut, ce n'est pas vrai. Il y a un projet politique, il y a un arc. À l'intérieur de cet arc, il y a des sensibilités différentes, mais il y a, je pense, la conviction, l'intuition que ce qui nous rassemble est au fond plus fort que ce qui nous divise. Et puis, il y a le sujet des identités professionnelles sur la méthode, si je peux en dire un mot, c'est absolument fondamental. Aujourd'hui, les responsables politiques, à l'exception d'un que je veux citer, c'est François Ruffin, parce qu'il a la même intuition que moi, qui est qu'il faut repartir des métiers, il faut repartir des identités professionnelles. »
France Inter · Pascal Canfin : "La contre-offensive anti-écologique du moment, c'est du trumpisme européen"Vérifier à 12:16
« Autre question historique du moment dans lequel on est. On a fait plusieurs choses que nous n'avions jamais faites. Vous venez d'en citer une, mais il y en a une autre qui date d'il y a quelques semaines que je voudrais rappeler. C'est le fait d'avoir pris l'argent des avoirs gelés russes, qui font l'objet de sanctions internationales, pour le transférer vers l'Ukraine. Que cet argent ne dorme pas dans les caisses des banques ou des banques centrales, mais qu'il soit transféré et rendu utile pour l'effort de guerre ukrainien. Autre décision que jamais personne n'avait prise avant. Donc on est capable, heureusement, et je m'en réjouis, on est capable de ces décisions historiques. Mais est-ce qu'on est encore à la hauteur ? Est-ce que c'est suffisant pour battre Vladimir Poutine ? C'est bien la question que je vous pose. Eh bien, au moment où on parle, la réponse est non. Il suffit de regarder le front sur le terrain. Et évidemment, le retour de Donald Trump est une mauvaise nouvelle dans ce contexte, parce que ça veut dire que si les États-Unis retirent une partie de leur soutien, voire la totalité de leur soutien, je ne sais pas de quoi Donald Trump est capable, eh bien nous devrons prendre le relais. On devra prendre le relais pour deux choses. Une première raison, c'est le respect de nos valeurs, notre intérêt européen fondamental. On ne peut pas laisser un pays démocratique européen se laisser envahir par une puissance autoritaire comme Vladimir Poutine. D'abord c'est l'Ukraine, et si Poutine gagne en Ukraine, c'est quoi la suite ? Et le deuxième élément, c'est qu'une étude allemande vient de sortir récemment, pour ceux qui sont très inquiets sur les questions migratoires. Vous savez combien de millions d'Ukrainiens arriveraient en Europe si Poutine prenait le pouvoir ? Plus de 10 millions. Plus de 10 millions. Et donc tous ceux qui se disent, oh là là, attention, nous on a des sujets migratoires en Europe, et on en a, mais il ne faut pas se cacher derrière son petit doigt, pourraient se dire aussi que, attention, toute l'extrême droite qui s'allie à Vladimir Poutine et à Donald Trump, en fait, c'est eux qui génèrent potentiellement ces 10 millions de migrants ukrainiens. Donc moi je veux que les Ukrainiens soient libres, je veux qu'ils puissent racheter ces jeux et vivre en paix, et donc je me bats pour ces combats. »
France Inter · Pascal Canfin dénonce "une alliance pour saboter les efforts contre le dérèglement climatique"Vérifier à 2:25
France Inter · Pascal Canfin : "La contre-offensive anti-écologique du moment, c'est du trumpisme européen"Vérifier à 0:47
BACKSEAT · Qui sauvera la planète ? - avec Pascal CanfinVérifier à 17:02