Pascal Canfin — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
21 janv. 2013 au 9 nov. 2025
Questions
154
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 154 questions évaluables
Réponse directe
86
Réponse partielle
31
Réponse à côté
34
Refus explicite
3
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 26 à 50 sur 154
Question 26Qui sauvera la planète ? - avec Pascal Canfin
J'ai noté qu'en 2021, l'organisme VoteWatch vous classait sixième député le plus influent du Parlement européen. Non, mais vous l'attribuez à quoi ?
Réponse partielle
D'abord au travail. Je pense que je peux vous dire que ça fait une sacrée différence quand on bosse ou quand on ne bosse pas. CF est le premier du Rassemblement national. Je rappelle que Bardella était, lui, dans le même vote parmi les six centièmes sur 700 députés européens. Mais ensuite, la configuration politique. On va en parler peut-être. Jusqu'aux dernières élections européennes, le groupe central dans lequel je suis avait été ce qu'on appelle le faiseur de roi. Il n'y avait pas de majorité sans nous. Aujourd'hui, la réalité, c'est qu'il y a une alliance possible majoritaire en Europe entre la droite et l'extrême droite. Et c'est ce qui se passe ? C'est exactement ce qui est en train…
« D'abord au travail. Je pense que je peux vous dire que ça fait une sacrée différence quand on bosse ou quand on ne bosse pas. CF est le premier du Rassemblement national. Je rappelle que Bardella était, lui, dans le même vote parmi les six centièmes sur 700 députés européens. »
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Arbitrages mentionnés28 juin 2019 au 9 nov. 2025 · 19 observations19 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, c'est une question fondamentale. Aujourd'hui, nous sommes dépendants des énergies fossiles, le pétrole et le gaz. Nous ne produisons, nous, en Européen, quasiment aucune énergie fossile. 100% de cette énergie est importée. Elle nous rend donc vulnérables et dépendants. Elle nous rend dépendants, par exemple, de Vladimir Poutine. Et ça nous a explosé à la figure d'un point de vue géopolitique. Mais ça a explosé à la figure de chacun des auditeurs qui nous écoutent avec l'inflation qui a renié notre pouvoir d'achat et qui avait une cause. C'est l'explosion des prix des énergies fossiles liés à la guerre en Ukraine. Mais cette vulnérabilité, elle peut nous exploser à la figure avec Trump. Puisque nous sommes en train de passer d'une dépendance au gaz russe, que nous coupons progressivement, et tant mieux, bien évidemment, à une dépendance au gaz de schiste américain. On n'a pas forcément gagné grand-chose dans l'affaire. Et donc, il nous faut lier l'enjeu climatique, pour nous, Européens, à une question de souveraineté et de moindre vulnérabilité. Et donc, attention à ne pas basculer sur une autre vulnérabilité, c'est votre question, qui est une vulnérabilité vis-à-vis des Chinois. Parce que les Chinois, qu'est-ce qu'ils ont fait ? Ils ont fait ce qu'on aurait dû faire depuis 20 ans et qu'on n'a pas fait. Ils ont investi l'ensemble de la chaîne de l'électrification et de la décarbonation de notre économie. Du minier des terres rares, qu'ils raffinent, ils ont quasiment le monopole, jusqu'au recyclage, au panneau solaire, en passant par les batteries, les voitures électriques, etc. Et donc, attention, mais il y a une grande différence entre les deux dépendances. C'est que la première, on ne la changera jamais. On ne va pas inventer du gaz européen qu'on n'a pas. On ne va pas inventer du pétrole européen qu'on n'a pas. Par contre, on sait faire du renouvelable, on sait faire du nucléaire, on sait faire de l'efficacité énergétique, on doit savoir faire des batteries en Europe. Et on sait même faire, Renault vient de le faire sur la Mégane, excusez-moi cette page de publicité pour Renault, c'est sur la Mégane électrique. Une batterie, une voiture électrique, zéro terre rare, zéro terrain. Donc, ça veut dire que grâce à l'innovation, on peut le faire. Et c'est ça, c'est ça la révolution qui est en marche. Et il faut continuer à investir, il ne faut surtout rien lâcher. »
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
5 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
BACKSEAT · Qui sauvera la planète ? - avec Pascal Canfin
Question 27Qui sauvera la planète ? - avec Pascal Canfin
C'est ce que j'allais vous demander parce qu'on a couvert sur Baxit les élections européennes pendant toute l'année 2023-2024. Et effectivement, ce que vous nous dites est quand même assez important. On voit aujourd'hui ce qu'on craignait. Je me souviens qu'on l'avait analysé plusieurs fois sur ce plateau. C'est que le PPE, le parti de la droite classique, l'équivalent des Républicains en France, fait objectivement alliance avec l'extrême droite au Parlement européen.
Réponse directe
Oui, puisque depuis le mois de juillet, le nouveau Parlement européen, sur plusieurs textes, il y a eu une alliance de vote entre la droite et les groupes d'extrême droite. Il y a trois groupes d'extrême droite. Il y a celui de Mélanie, première ministre italienne, avec les ultra-conservateurs polonais. Et puis ensuite, plus à droite encore, il y a le Rassemblement national. Puis encore plus à droite, vous avez le parti d'extrême droite néo-nazis allemand, pour vous donner un petit concours de beauté du Parlement européen. Et donc l'alliance droite-extrême droite, aujourd'hui, elle peut être majoritaire au Parlement européen lorsque la jonction se fait. Et je trouve qu'elle se fait sur troi…
« Oui, puisque depuis le mois de juillet, le nouveau Parlement européen, sur plusieurs textes, il y a eu une alliance de vote entre la droite et les groupes d'extrême droite. Il y a trois groupes d'extrême droite. Il y a celui de Mélanie, première ministre italienne, avec les ultra-conservateurs polonais. Et puis ensuite, plus à droite encore, il y a le Rassemblement national. Puis encore plus à droite, vous avez le parti d'extrême droite néo-nazis allemand, pour vous donner un petit concours de beauté du Parlement européen. Et donc l'alliance droite-extrême droite, aujourd'hui, elle peut être majoritaire au Parlement européen lorsque la jonction se fait. Et je trouve qu'elle se fait sur trois piliers idéologiques dont vous parlez beaucoup dans cette émission. Les sujets migratoires, les sujets écolos ou anti-écolos, et la critique du, avec beaucoup de guillemets, wokisme, et donc tous les sujets que vous connaissez. Et la jonction idéologique, elle s'est faite. Et ça, cette nouvelle synthèse idéologique, elle n'existait pas il y a encore un an ou deux. Et c'est nouveau. Et ça, c'est le logiciel trumpiste délocalisé en Europe. »
BACKSEAT · Qui sauvera la planète ? - avec Pascal CanfinVérifier à 1:34
Question 28Qui sauvera la planète ? - avec Pascal Canfin
Qu'est-ce que ça implique ?
Réponse partielle
Alors, si on se réfère à ce qui s'est passé quand il est arrivé pour la première fois à la Maison-Blanche, puisque une de ses premières décisions avait déjà été de sortir les États-Unis de l'accord de Paris, au final, il ne s'était pas passé grand-chose de négatif. Donc, c'est intéressant. Il n'a pas du tout embarqué une dynamique en disant, voilà, je suis le premier, puis il y en a deux, puis il y en a trois, puis il y en a cinq, puis il y en a dix. Non, il a commencé seul, il a fini tout seul. Mais là, il pourrait être suivi, non ? Et donc, c'est pour ça que je vous dis, ça, c'est la première fois. Maintenant, c'est évidemment impossible de vous dire si ça va être exactement le même scéna…
« Alors, si on se réfère à ce qui s'est passé quand il est arrivé pour la première fois à la Maison-Blanche, puisque une de ses premières décisions avait déjà été de sortir les États-Unis de l'accord de Paris, au final, il ne s'était pas passé grand-chose de négatif. »
BACKSEAT · Qui sauvera la planète ? - avec Pascal CanfinVérifier à 15:41Voir 2 autres passages
« Donc, c'est intéressant. Il n'a pas du tout embarqué une dynamique en disant, voilà, je suis le premier, puis il y en a deux, puis il y en a trois, puis il y en a cinq, puis il y en a dix. Non, il a commencé seul, il a fini tout seul. Mais là, il pourrait être suivi, non ? Et donc, c'est pour ça que je vous dis, ça, c'est la première fois. »
BACKSEAT · Qui sauvera la planète ? - avec Pascal CanfinVérifier à 16:38
« aucun autre pays n'a dit, moi, je lève la main et je suis Donald Trump. Le seul dont on a dit qu'il pourrait le faire, et peut-être qu'il va le faire, c'est Mileï. C'est Mileï en Argentine. Exactement. Donc, c'est intéressant. Pourquoi ? Parce que, même si on est contre l'accord Mercosur, on a quand même beaucoup poussé pour qu'il y ait dans l'accord Mercosur une clause qui dit si un des pays du Mercosur sort de l'accord de Paris, alors l'accord Mercosur tombe. Ce qui fait qu'il est extrêmement probable qu'en fait, Mileï sorte du Mercosur, sorte de l'accord de Paris, etc. C'est-à-dire qu'on crée avec l'accord de Paris comme étant une base juridique partagée, insuffisante. »
Question 29Pascal Canfin dénonce "une alliance pour saboter les efforts contre le dérèglement climatique"
Et son principe même sur le plan européen ?
Réponse à côté
Bien sûr que non. On gagne, on perd. Ça, c'est la démocratie. Mais la question, c'est dans quel contexte politique ? Quelle est l'alliance qui est en train d'essayer de vider de son contenu le pacte vert ? Hier, en l'occurrence, le texte sur la déforestation. Demain, d'autres. C'est une alliance entre la droite et l'extrême droite. Et donc, encore une fois, il faut revenir à un enjeu majeur qui est qu'on ne peut pas mettre, on ne peut pas gouverner l'Europe le lundi en faisant une alliance entre forces pro-européennes, nous et le centre-gauche social-démocrate et le centre-droit et de l'autre côté, le mardi, faire une alliance avec l'extrême droite. C'est totalement instable. C'est totaleme…
« Bien sûr que non. »
France Inter · Pascal Canfin dénonce "une alliance pour saboter les efforts contre le dérèglement climatique"Vérifier à 17:15Voir 2 autres passages
« On gagne, on perd. Ça, c'est la démocratie. Mais la question, c'est dans quel contexte politique ? Quelle est l'alliance qui est en train d'essayer de vider de son contenu le pacte vert ? Hier, en l'occurrence, le texte sur la déforestation. Demain, d'autres. C'est une alliance entre la droite et l'extrême droite. Et donc, encore une fois, il faut revenir à un enjeu majeur qui est qu'on ne peut pas mettre, on ne peut pas gouverner l'Europe le lundi en faisant une alliance entre forces pro-européennes, nous et le centre-gauche social-démocrate et le centre-droit et de l'autre côté, le mardi, faire une alliance avec l'extrême droite. C'est totalement instable. C'est totalement instable. C'est impossible de gouverner comme ça dans la durée. Or, c'est exactement le début de crise politique dans lequel nous sommes à l'échelon européen, à savoir que nous sommes en train de générer, enfin nous sommes en train, nous on essaie d'y résister et nous voulons être une force stabilisatrice, mais la droite européenne est en train de passer des alliances régulières avec l'extrême droite européenne et cela déstabilise profondément notre capacité à construire l'Europe. Dans un moment où, nous le rappelions en introduction, il y a Vladimir Poutine qui est en Ukraine, il y a Trump et il y a l'enjeu de compétitivité absolument majeur pour notre avenir et notre liberté avec la Chine. On n'a pas le droit de jouer à ce petit jeu politicien. Ça n'est pas du tout à la hauteur des enjeux. Donc moi, je me bats avec mes collègues au Parlement européen, avec Valérie Haillet, la présidente du groupe centriste au Parlement européen pour être une force de stabilisation et une force qui construit »
France Inter · Pascal Canfin dénonce "une alliance pour saboter les efforts contre le dérèglement climatique"Vérifier à 17:17
Question 30Pascal Canfin dénonce "une alliance pour saboter les efforts contre le dérèglement climatique"
On sait qu'on a déjà dépassé les seuils limites fixées à Paris. Qu'est-ce qu'on fait maintenant dans une COP ?
Réponse partielle
Alors c'est une bonne question. Il y a deux grands niveaux d'action si on veut gagner la bataille climatique. Le premier niveau d'action, il est dans chacun des pays et à l'échelle européenne, à l'échelle de l'Union européenne pour changer nos modèles énergétiques, changer nos modèles de transport, etc. Ça, ce sont des politiques économiques, des politiques industrielles. C'est le cœur de ce qu'on fait en Europe avec le pacte vert. On y reviendra peut-être. Puis ensuite, il y a la négociation internationale. Et nous, Européens, on ne négocie pas toutes nos politiques climatiques. Par contre, on en négocie certaines. Et c'est là où, aujourd'hui, au moment où on parle, je pense qu'on peut dir…
« Alors c'est une bonne question. Il y a deux grands niveaux d'action si on veut gagner la bataille climatique. Le premier niveau d'action, il est dans chacun des pays et à l'échelle européenne, à l'échelle de l'Union européenne pour changer nos modèles énergétiques, changer nos modèles de transport, etc. Ça, ce sont des politiques économiques, des politiques industrielles. C'est le cœur de ce qu'on fait en Europe avec le pacte vert. On y reviendra peut-être. Puis ensuite, il y a la négociation internationale. Et nous, Européens, on ne négocie pas toutes nos politiques climatiques. Par contre, on en négocie certaines. Et c'est là où, aujourd'hui, au moment où on parle, je pense qu'on peut dire que c'est totalement dysfonctionnel. On est dans un pays gazier, l'Azerbaïdjan, qui n'a aucun intérêt, mais alors aucun intérêt au succès de la COP29. Et on a la rumeur à la COP29, dans les prochains jours, d'une possible annonce du retrait des États-Unis de la Convention climat. »
France Inter · Pascal Canfin dénonce "une alliance pour saboter les efforts contre le dérèglement climatique"Vérifier à 6:21Voir 1 autre passage
« Ou de l'accord de Paris, exactement. En alliance, excusez-moi, je finis ma phrase, en alliance avec le président argentin. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire qu'on a une alliance internationale des présidents d'extrême droite, Orban, Trump, Milley, qui s'organisent pour saboter tous les efforts que nous faisons pour lutter contre le dérèglement climatique. Tous, à l'échelle nationale, comme à l'échelle internationale. Et c'est contre ça que je me bats tous les jours. Je peux vous dire que c'est une bataille homérique, mais nous n'avons pas la possibilité, nous n'avons pas le luxe de la perdre. »
France Inter · Pascal Canfin dénonce "une alliance pour saboter les efforts contre le dérèglement climatique"Vérifier à 7:23
Question 31Pascal Canfin dénonce "une alliance pour saboter les efforts contre le dérèglement climatique"
Et est-ce qu'il pourra être poursuivi maintenant que Donald Trump est de retour à la Maison-Blanche ?
Réponse à côté
Autre question historique du moment dans lequel on est. On a fait plusieurs choses que nous n'avions jamais faites. Vous venez d'en citer une, mais il y en a une autre qui date d'il y a quelques semaines que je voudrais rappeler. C'est le fait d'avoir pris l'argent des avoirs gelés russes, qui font l'objet de sanctions internationales, pour le transférer vers l'Ukraine. Que cet argent ne dorme pas dans les caisses des banques ou des banques centrales, mais qu'il soit transféré et rendu utile pour l'effort de guerre ukrainien. Autre décision que jamais personne n'avait prise avant. Donc on est capable, heureusement, et je m'en réjouis, on est capable de ces décisions historiques. Mais est-ce…
« Autre question historique du moment dans lequel on est. On a fait plusieurs choses que nous n'avions jamais faites. Vous venez d'en citer une, mais il y en a une autre qui date d'il y a quelques semaines que je voudrais rappeler. C'est le fait d'avoir pris l'argent des avoirs gelés russes, qui font l'objet de sanctions internationales, pour le transférer vers l'Ukraine. Que cet argent ne dorme pas dans les caisses des banques ou des banques centrales, mais qu'il soit transféré et rendu utile pour l'effort de guerre ukrainien. Autre décision que jamais personne n'avait prise avant. Donc on est capable, heureusement, et je m'en réjouis, on est capable de ces décisions historiques. Mais est-ce qu'on est encore à la hauteur ? Est-ce que c'est suffisant pour battre Vladimir Poutine ? C'est bien la question que je vous pose. Eh bien, au moment où on parle, la réponse est non. Il suffit de regarder le front sur le terrain. Et évidemment, le retour de Donald Trump est une mauvaise nouvelle dans ce contexte, parce que ça veut dire que si les États-Unis retirent une partie de leur soutien, voire la totalité de leur soutien, je ne sais pas de quoi Donald Trump est capable, eh bien nous devrons prendre le relais. On devra prendre le relais pour deux choses. Une première raison, c'est le respect de nos valeurs, notre intérêt européen fondamental. On ne peut pas laisser un pays démocratique européen se laisser envahir par une puissance autoritaire comme Vladimir Poutine. D'abord c'est l'Ukraine, et si Poutine gagne en Ukraine, c'est quoi la suite ? Et le deuxième élément, c'est qu'une étude allemande vient de sortir récemment, pour ceux qui sont très inquiets sur les questions migratoires. Vous savez combien de millions d'Ukrainiens arriveraient en Europe si Poutine prenait le pouvoir ? Plus de 10 millions. Plus de 10 millions. Et donc tous ceux qui se disent, oh là là, attention, nous on a des sujets migratoires en Europe, et on en a, mais il ne faut pas se cacher derrière son petit doigt, pourraient se dire aussi que, attention, toute l'extrême droite qui s'allie à Vladimir Poutine et à Donald Trump, en fait, c'est eux qui génèrent potentiellement ces 10 millions de migrants ukrainiens. Donc moi je veux que les Ukrainiens soient libres, je veux qu'ils puissent racheter ces jeux et vivre en paix, et donc je me bats pour ces combats. »
France Inter · Pascal Canfin dénonce "une alliance pour saboter les efforts contre le dérèglement climatique"Vérifier à 2:25Voir 1 autre passage
« Je crois que la réponse est dans la question. »
France Inter · Pascal Canfin dénonce "une alliance pour saboter les efforts contre le dérèglement climatique"Vérifier à 4:21
Question 32Pascal Canfin dénonce "une alliance pour saboter les efforts contre le dérèglement climatique"
Autre sujet important, c'est la COP29 qui se déroule en ce moment en Azerbaïdjan. Et Pascal Canfin, vous avez travaillé sur la préparation des accords de Paris, accords historiques au moment de la COP21 en 2015. La COP29, elle divise les pays les plus riches et les pays les plus pauvres, les pays qui croient encore en l'avenir d'une économie carbonée et ceux qui veulent absolument s'en passer. Est-ce que vous avez peur aujourd'hui d'un recul dans les négociations sur le réchauffement climatique ?
Réponse directe
Alors c'est une bonne question. Il y a deux grands niveaux d'action si on veut gagner la bataille climatique. Le premier niveau d'action, il est dans chacun des pays et à l'échelle européenne, à l'échelle de l'Union européenne pour changer nos modèles énergétiques, changer nos modèles de transport, etc. Ça, ce sont des politiques économiques, des politiques industrielles. C'est le cœur de ce qu'on fait en Europe avec le pacte vert. On y reviendra peut-être. Puis ensuite, il y a la négociation internationale. Et nous, Européens, on ne négocie pas toutes nos politiques climatiques. Par contre, on en négocie certaines. Et c'est là où, aujourd'hui, au moment où on parle, je pense qu'on peut dir…
« Alors c'est une bonne question. Il y a deux grands niveaux d'action si on veut gagner la bataille climatique. Le premier niveau d'action, il est dans chacun des pays et à l'échelle européenne, à l'échelle de l'Union européenne pour changer nos modèles énergétiques, changer nos modèles de transport, etc. Ça, ce sont des politiques économiques, des politiques industrielles. C'est le cœur de ce qu'on fait en Europe avec le pacte vert. On y reviendra peut-être. Puis ensuite, il y a la négociation internationale. Et nous, Européens, on ne négocie pas toutes nos politiques climatiques. Par contre, on en négocie certaines. Et c'est là où, aujourd'hui, au moment où on parle, je pense qu'on peut dire que c'est totalement dysfonctionnel. On est dans un pays gazier, l'Azerbaïdjan, qui n'a aucun intérêt, mais alors aucun intérêt au succès de la COP29. Et on a la rumeur à la COP29, dans les prochains jours, d'une possible annonce du retrait des États-Unis de la Convention climat. »
France Inter · Pascal Canfin dénonce "une alliance pour saboter les efforts contre le dérèglement climatique"Vérifier à 6:21Voir 1 autre passage
« Ou de l'accord de Paris, exactement. En alliance, excusez-moi, je finis ma phrase, en alliance avec le président argentin. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire qu'on a une alliance internationale des présidents d'extrême droite, Orban, Trump, Milley, qui s'organisent pour saboter tous les efforts que nous faisons pour lutter contre le dérèglement climatique. Tous, à l'échelle nationale, comme à l'échelle internationale. Et c'est contre ça que je me bats tous les jours. Je peux vous dire que c'est une bataille homérique, mais nous n'avons pas la possibilité, nous n'avons pas le luxe de la perdre. »
France Inter · Pascal Canfin dénonce "une alliance pour saboter les efforts contre le dérèglement climatique"Vérifier à 7:23
Question 33Pascal Canfin dénonce "une alliance pour saboter les efforts contre le dérèglement climatique"
Le Parlement européen, c'est un espace où on fait des compromis, où les alliances ne sont pas celles qu'on retrouve dans les parlements nationaux. Quoi de choquant, après tout, que des élus se retrouvent pour voter contre un texte, en l'occurrence, celui qui concerne la déforestation. Est-ce que vous ne critiquez pas la démocratie ?
Réponse directe
Bien sûr que non. On gagne, on perd. Ça, c'est la démocratie. Mais la question, c'est dans quel contexte politique ? Quelle est l'alliance qui est en train d'essayer de vider de son contenu le pacte vert ? Hier, en l'occurrence, le texte sur la déforestation. Demain, d'autres. C'est une alliance entre la droite et l'extrême droite. Et donc, encore une fois, il faut revenir à un enjeu majeur qui est qu'on ne peut pas mettre, on ne peut pas gouverner l'Europe le lundi en faisant une alliance entre forces pro-européennes, nous et le centre-gauche social-démocrate et le centre-droit et de l'autre côté, le mardi, faire une alliance avec l'extrême droite. C'est totalement instable. C'est totaleme…
« On gagne, on perd. Ça, c'est la démocratie. Mais la question, c'est dans quel contexte politique ? Quelle est l'alliance qui est en train d'essayer de vider de son contenu le pacte vert ? Hier, en l'occurrence, le texte sur la déforestation. Demain, d'autres. C'est une alliance entre la droite et l'extrême droite. Et donc, encore une fois, il faut revenir à un enjeu majeur qui est qu'on ne peut pas mettre, on ne peut pas gouverner l'Europe le lundi en faisant une alliance entre forces pro-européennes, nous et le centre-gauche social-démocrate et le centre-droit et de l'autre côté, le mardi, faire une alliance avec l'extrême droite. C'est totalement instable. C'est totalement instable. C'est impossible de gouverner comme ça dans la durée. Or, c'est exactement le début de crise politique dans lequel nous sommes à l'échelon européen, à savoir que nous sommes en train de générer, enfin nous sommes en train, nous on essaie d'y résister et nous voulons être une force stabilisatrice, mais la droite européenne est en train de passer des alliances régulières avec l'extrême droite européenne et cela déstabilise profondément notre capacité à construire l'Europe. Dans un moment où, nous le rappelions en introduction, il y a Vladimir Poutine qui est en Ukraine, il y a Trump et il y a l'enjeu de compétitivité absolument majeur pour notre avenir et notre liberté avec la Chine. On n'a pas le droit de jouer à ce petit jeu politicien. Ça n'est pas du tout à la hauteur des enjeux. Donc moi, je me bats avec mes collègues au Parlement européen, avec Valérie Haillet, la présidente du groupe centriste au Parlement européen pour être une force de stabilisation et une force qui construit »
France Inter · Pascal Canfin dénonce "une alliance pour saboter les efforts contre le dérèglement climatique"Vérifier à 17:17
Question 34Pascal Canfin dénonce "une alliance pour saboter les efforts contre le dérèglement climatique"
est-ce que l'effort de guerre et l'effort de soutien à l'Ukraine n'est pas en train de faiblir ?
Réponse directe
Autre question historique du moment dans lequel on est. On a fait plusieurs choses que nous n'avions jamais faites. Vous venez d'en citer une, mais il y en a une autre qui date d'il y a quelques semaines que je voudrais rappeler. C'est le fait d'avoir pris l'argent des avoirs gelés russes, qui font l'objet de sanctions internationales, pour le transférer vers l'Ukraine. Que cet argent ne dorme pas dans les caisses des banques ou des banques centrales, mais qu'il soit transféré et rendu utile pour l'effort de guerre ukrainien. Autre décision que jamais personne n'avait prise avant. Donc on est capable, heureusement, et je m'en réjouis, on est capable de ces décisions historiques. Mais est-ce…
« Autre question historique du moment dans lequel on est. On a fait plusieurs choses que nous n'avions jamais faites. Vous venez d'en citer une, mais il y en a une autre qui date d'il y a quelques semaines que je voudrais rappeler. C'est le fait d'avoir pris l'argent des avoirs gelés russes, qui font l'objet de sanctions internationales, pour le transférer vers l'Ukraine. Que cet argent ne dorme pas dans les caisses des banques ou des banques centrales, mais qu'il soit transféré et rendu utile pour l'effort de guerre ukrainien. Autre décision que jamais personne n'avait prise avant. Donc on est capable, heureusement, et je m'en réjouis, on est capable de ces décisions historiques. Mais est-ce qu'on est encore à la hauteur ? Est-ce que c'est suffisant pour battre Vladimir Poutine ? C'est bien la question que je vous pose. Eh bien, au moment où on parle, la réponse est non. Il suffit de regarder le front sur le terrain. Et évidemment, le retour de Donald Trump est une mauvaise nouvelle dans ce contexte, parce que ça veut dire que si les États-Unis retirent une partie de leur soutien, voire la totalité de leur soutien, je ne sais pas de quoi Donald Trump est capable, eh bien nous devrons prendre le relais. On devra prendre le relais pour deux choses. Une première raison, c'est le respect de nos valeurs, notre intérêt européen fondamental. On ne peut pas laisser un pays démocratique européen se laisser envahir par une puissance autoritaire comme Vladimir Poutine. D'abord c'est l'Ukraine, et si Poutine gagne en Ukraine, c'est quoi la suite ? Et le deuxième élément, c'est qu'une étude allemande vient de sortir récemment, pour ceux qui sont très inquiets sur les questions migratoires. Vous savez combien de millions d'Ukrainiens arriveraient en Europe si Poutine prenait le pouvoir ? Plus de 10 millions. Plus de 10 millions. Et donc tous ceux qui se disent, oh là là, attention, nous on a des sujets migratoires en Europe, et on en a, mais il ne faut pas se cacher derrière son petit doigt, pourraient se dire aussi que, attention, toute l'extrême droite qui s'allie à Vladimir Poutine et à Donald Trump, en fait, c'est eux qui génèrent potentiellement ces 10 millions de migrants ukrainiens. Donc moi je veux que les Ukrainiens soient libres, je veux qu'ils puissent racheter ces jeux et vivre en paix, et donc je me bats pour ces combats. »
France Inter · Pascal Canfin dénonce "une alliance pour saboter les efforts contre le dérèglement climatique"Vérifier à 2:25
Question 35Pascal Canfin dénonce "une alliance pour saboter les efforts contre le dérèglement climatique"
L'invité du grand entretien ce matin est député européen Renew. Il est membre de la commission de l'environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire. Membre également de la commission des affaires juridiques COP29, Mercosur, l'Union Européenne face aux défis de l'élection de Donald Trump. Déforestation, vos questions, vos réactions, chers auditeurs, au 01 45 24 7000, le standard est ouvert ou sur l'application Radio France. Bonjour Pascal Canfin. Bonjour. Bonjour. Et bienvenue avant d'aborder tous ces sujets qui sont sur votre table et depuis longtemps maintenant, à savoir la question du réchauffement climatique, de la question du libre-échange. On va partir d'abord de la question ukrainienne de la guerre en Ukraine avec cette décision inédite qui a été prise hier. La vice-présidente de la commission, Margrette Verstager, a annoncé avoir pour la première fois financé l'achat conjoint d'armes par les 27 Etats membres. Et c'est quelque chose qui est inédite. Quelle est votre réaction ce matin, Pascal Canfin ?
Réponse directe
Plus que temps, bien sûr. Plus que temps. C'est un moment historique dans lequel nous sommes. Est-ce qu'on arrive ou pas, et nous nous battons pour qu'on y arrive, à franchir ce pas de la construction d'une Europe de la défense, d'une industrie européenne de la défense qui achète ensemble, qui produit ensemble et qui, lorsque c'est nécessaire, livre ensemble à l'Ukraine dans le cas d'espèce. C'est ça. C'est ça l'enjeu historique auquel on est confronté. Et je peux vous dire que cette mesure annoncée par Margret Verstager hier est le résultat d'années et d'années de travail, de changement des comportements, de changement des idées, de façon à ce qu'on gagne cette bataille de l'Europe puissan…
« Plus que temps, bien sûr. Plus que temps. C'est un moment historique dans lequel nous sommes. Est-ce qu'on arrive ou pas, et nous nous battons pour qu'on y arrive, à franchir ce pas de la construction d'une Europe de la défense, d'une industrie européenne de la défense qui achète ensemble, qui produit ensemble et qui, lorsque c'est nécessaire, livre ensemble à l'Ukraine dans le cas d'espèce. C'est ça. C'est ça l'enjeu historique auquel on est confronté. Et je peux vous dire que cette mesure annoncée par Margret Verstager hier est le résultat d'années et d'années de travail, de changement des comportements, de changement des idées, de façon à ce qu'on gagne cette bataille de l'Europe puissance. Et c'est ça le cœur du sujet. »
France Inter · Pascal Canfin dénonce "une alliance pour saboter les efforts contre le dérèglement climatique"Vérifier à 1:08
Question 36Pascal Canfin dénonce "une alliance pour saboter les efforts contre le dérèglement climatique"
C'est la déforestation. Non, mais c'est important, la question politique et ce qui se joue en Azerbaïdjan. On a vu une photo, Pascal Canfin, c'est celle du président du Conseil européen, Charles Michel, qui serre la main du président Azerbaïdjané Aliyev. Est-ce qu'elle vous a choqué, cette photo, pour le dire simplement ?
Réponse directe
Non, écoutez, sincèrement, c'est vraiment pas le sujet. Elle a fait polémique. Elle a fait polémique, mais on ne va pas dire machin a raison d'y aller contre un tel à tort de ne pas y aller. Ce n'est pas le sujet. Vraiment, c'est totalement anecdotique. Ce qui se joue, c'est est-ce qu'on est capable de faire front contre la contre-offensive, conservatrice, réactionnaire, qui touche notamment toutes les politiques climatiques et qui nous empêcheront de respecter les accords de Paris. C'est ça l'enjeu. Le reste est honnêtement totalement anecdotique. Et moi, ma bataille, c'est de rappeler qu'en Europe, aujourd'hui, on importe 400 milliards par an d'énergie fossile, du gaz et du pétrole, qui e…
« Non, écoutez, sincèrement, c'est vraiment pas le sujet. Elle a fait polémique. Elle a fait polémique, mais on ne va pas dire machin a raison d'y aller contre un tel à tort de ne pas y aller. Ce n'est pas le sujet. Vraiment, c'est totalement anecdotique. Ce qui se joue, c'est est-ce qu'on est capable de faire front contre la contre-offensive, conservatrice, réactionnaire, qui touche notamment toutes les politiques climatiques et qui nous empêcheront de respecter les accords de Paris. C'est ça l'enjeu. Le reste est honnêtement totalement anecdotique. Et moi, ma bataille, c'est de rappeler qu'en Europe, aujourd'hui, on importe 400 milliards par an d'énergie fossile, du gaz et du pétrole, qui est le cœur de ce qui génère le réchauffement climatique. 400 milliards par an. Les États-Unis, qui sont les premiers exportateurs au monde, les premiers producteurs au monde d'énergie fossile, eux, gagnent chaque année par des recettes d'exportation presque 200 milliards de dollars. Ça veut dire qu'on commence sur la ligne de départ le 1er janvier avec 600 milliards d'écarts, 400 d'un côté, 200 de l'autre, ça s'additionne, 600 milliards d'euros de déficit avec les États-Unis. Imaginez ce qu'on pourrait faire si en décarbonant notre économie, en passant au renouvelable, au nucléaire, à l'efficacité énergétique pour sortir des fossiles. Combien d'investissements dans nos services publics ? Combien d'investissements dans l'intelligence artificielle ? On réglerait nos problèmes. Et donc, c'est pour ça que moi, je n'oppose pas du tout la compétitivité de nos entreprises et de l'Europe et le pacte vert. Au contraire, ce sont les deux faces de la même médaille. »
France Inter · Pascal Canfin dénonce "une alliance pour saboter les efforts contre le dérèglement climatique"Vérifier à 9:20
Question 37Pascal Canfin dénonce "une alliance pour saboter les efforts contre le dérèglement climatique"
Est-ce qu'il est temps, grand temps, de s'y mettre ?
Réponse directe
Plus que temps, bien sûr. Plus que temps. C'est un moment historique dans lequel nous sommes. Est-ce qu'on arrive ou pas, et nous nous battons pour qu'on y arrive, à franchir ce pas de la construction d'une Europe de la défense, d'une industrie européenne de la défense qui achète ensemble, qui produit ensemble et qui, lorsque c'est nécessaire, livre ensemble à l'Ukraine dans le cas d'espèce. C'est ça. C'est ça l'enjeu historique auquel on est confronté. Et je peux vous dire que cette mesure annoncée par Margret Verstager hier est le résultat d'années et d'années de travail, de changement des comportements, de changement des idées, de façon à ce qu'on gagne cette bataille de l'Europe puissan…
« Plus que temps, bien sûr. Plus que temps. C'est un moment historique dans lequel nous sommes. Est-ce qu'on arrive ou pas, et nous nous battons pour qu'on y arrive, à franchir ce pas de la construction d'une Europe de la défense, d'une industrie européenne de la défense qui achète ensemble, qui produit ensemble et qui, lorsque c'est nécessaire, livre ensemble à l'Ukraine dans le cas d'espèce. C'est ça. C'est ça l'enjeu historique auquel on est confronté. Et je peux vous dire que cette mesure annoncée par Margret Verstager hier est le résultat d'années et d'années de travail, de changement des comportements, de changement des idées, de façon à ce qu'on gagne cette bataille de l'Europe puissance. Et c'est ça le cœur du sujet. »
France Inter · Pascal Canfin dénonce "une alliance pour saboter les efforts contre le dérèglement climatique"Vérifier à 1:08
Angelo est au standard d'Inter. Bonjour et bienvenue. Oui, bonjour. Est-ce que Pascal Canfin vous a convaincu ?
Réponse à côté
Angelo, je suis très sensible à votre approche parce que là, ce sont des élections européennes. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on peut être en désaccord avec certaines parties de l'action du gouvernement. Et je vais même vous dire, moi-même, je suis sur la liste du président de la République, je suis sur la liste de Valérie Ayet. Au moment du vote sur la loi immigration en France, j'ai tweeté le fait que si j'avais été député national, je n'aurais pas voté cette loi immigration. J'étais en désaccord sur ce sujet. Est-ce que c'est l'objet de la campagne ? Non, l'objet de la campagne, ce n'est pas de faire le bilan de l'action d'Emmanuel Macron. L'objet de la campagne, c'est de construir…
« Angelo, je suis très sensible à votre approche parce que là, ce sont des élections européennes. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on peut être en désaccord avec certaines parties de l'action du gouvernement. Et je vais même vous dire, moi-même, je suis sur la liste du président de la République, je suis sur la liste de Valérie Ayet. Au moment du vote sur la loi immigration en France, j'ai tweeté le fait que si j'avais été député national, je n'aurais pas voté cette loi immigration. J'étais en désaccord sur ce sujet. Est-ce que c'est l'objet de la campagne ? Non, l'objet de la campagne, ce n'est pas de faire le bilan de l'action d'Emmanuel Macron. L'objet de la campagne, c'est de construire une Europe puissance face à la Russie, et Pierre Aski rappelait encore une fois les enjeux de la guerre en Ukraine il y a quelques minutes, face à la Chine et aux Etats-Unis, du point de vue de la compétitivité industrielle, notamment dans les technologies. Je me permets de rappeler, parce qu'on a très peu parlé d'Europe finalement, je me permets de rappeler quel est l'enjeu de cette élection européenne. »
France Inter · Au Parlement européen, "nous n'avons pas l'écologie honteuse", assure Pascal CanfinVérifier à 12:10
C'est ce que je vous dis. Pourquoi ça ne veut rien dire ? Parce que dans certains domaines, comme l'euro, comme la souveraineté monétaire, oui, on assume totalement. Et d'ailleurs, je trouve qu'on n'utilise pas assez la puissance de l'euro, alors que les Américains ne se gênent pas pour utiliser la puissance du dollar. Donc, dans certains cas, oui, bien sûr, on assume le côté fédéral type monétaire. Dans d'autres cas, parler d'Europe fédérale pour la défense n'a aucun sens, puisque, comme je viens de vous le dire, personne, personne, même les plus pro-européens, n'imagine un commandement intégré, une force de dissuasion européenne, etc. Donc, là, ça n'aura aucun sens. Donc, c'est pour ça qu…
« C'est ce que je vous dis. Pourquoi ça ne veut rien dire ? Parce que dans certains domaines, comme l'euro, comme la souveraineté monétaire, oui, on assume totalement. Et d'ailleurs, je trouve qu'on n'utilise pas assez la puissance de l'euro, alors que les Américains ne se gênent pas pour utiliser la puissance du dollar. Donc, dans certains cas, oui, bien sûr, on assume le côté fédéral type monétaire. Dans d'autres cas, parler d'Europe fédérale pour la défense n'a aucun sens, puisque, comme je viens de vous le dire, personne, personne, même les plus pro-européens, n'imagine un commandement intégré, une force de dissuasion européenne, etc. Donc, là, ça n'aura aucun sens. Donc, c'est pour ça que je vous dis qu'il ne faut pas se perdre dans des débats un peu théoriques. Il faut regarder les enjeux historiques auxquels on est confrontés et y répondre. »
France Inter · Au Parlement européen, "nous n'avons pas l'écologie honteuse", assure Pascal CanfinVérifier à 21:06
Le 7-10. Et avec Yael Gauze, nous recevons ce matin l'eurodéputé Rignoux, président de la commission environnement santé publique, sécurité alimentaire au Parlement européen. Question réaction 01 45 24 7000 et sur l'application de France Inter. Pascal Confin, bonjour. Bonjour. Et bienvenue à ce micro. Beaucoup de questions à vous poser à moins d'un mois désormais des élections européennes. Question sur la campagne difficile de Valérie Aigué. Question sur le pacte vert et les critiques qu'il suscite. Mais pour commencer, un mot sur vous. Il y a 5 ans, vous étiez numéro 2 de la liste de Nathalie Loiseau. Vous, l'ancien ministre de Jean-Marc Ayrault, vous incarniez l'écologie conquérante, l'écologie de gouvernement. 5 ans plus tard, changement d'ambiance. Vous êtes 4e sur la liste. Vous avez dû batailler durement pour rester en haut de liste, précisément. Cacher ces écologistes qu'on ne saurait voir. C'est ça le mot d'ordre aujourd'hui en 2024 ?
Réponse directe
Non, vous reconnaîtrez que 4e sur une liste aux européennes, ce n'est pas vraiment être caché ni se cacher. Au contraire, nous n'avons pas le pacte vert et l'écologie honteuse. On revendique le bilan de transformation climatique du continent. On est ceux qui avons été, et je l'ai été de par les fonctions que vous venez de rappeler de président de la commission environnement au Parlement européen, On a été à la manœuvre depuis 5 ans pour faire avancer comme jamais, comme jamais, l'action pour le climat. Résultat des courses, aujourd'hui, l'année dernière en France, les émissions de CO2, elles ont baissé pour la première fois dans toute notre histoire, à part le Covid bien évidemment, de 5% e…
« Non, vous reconnaîtrez que 4e sur une liste aux européennes, ce n'est pas vraiment être caché ni se cacher. Au contraire, nous n'avons pas le pacte vert et l'écologie honteuse. On revendique le bilan de transformation climatique du continent. On est ceux qui avons été, et je l'ai été de par les fonctions que vous venez de rappeler de président de la commission environnement au Parlement européen, On a été à la manœuvre depuis 5 ans pour faire avancer comme jamais, comme jamais, l'action pour le climat. Résultat des courses, aujourd'hui, l'année dernière en France, les émissions de CO2, elles ont baissé pour la première fois dans toute notre histoire, à part le Covid bien évidemment, de 5% en une année. C'est-à-dire que pour la première fois l'année dernière, et c'est l'action cumulée du gouvernement en France et de notre action en Europe, on est au rendez-vous de l'histoire et de l'accord de Paris. Quand on a dit que c'était l'inaction climatique, j'ai entendu ces procès, ces faux procès. Les résultats, ils sont là. Les résultats, ils sont là. Mais pour continuer, pour continuer, on a besoin d'être fort. »
France Inter · Au Parlement européen, "nous n'avons pas l'écologie honteuse", assure Pascal CanfinVérifier à 1:14
est-ce que vous redoutez le backlash auquel elle peut conduire ?
Réponse directe
Je partage 100% de cette analyse et je la vois tous les jours depuis le Parlement européen. C'est le backlash, le retour en arrière, la campagne agressive anti-écologique, anti-pacte vert, de la droite des Républicains et de l'extrême droite. C'est l'arrêté. Et d'ailleurs, vous faisiez référence il y a quelques minutes, j'en ai été la cible personnelle pendant la crise agricole et j'ai été harcelé sur les réseaux sociaux avec des menaces de mort suite à une intervention de Pascal Pauleau. Et donc, quand on est attaqué par Marine Le Pen, on a au moins une certitude, c'est qu'on va dans la bonne direction. Donc, franchement, moi, ce backlash, j'en suis le témoin et j'en suis même la cible. Es…
« Je partage 100% de cette analyse et je la vois tous les jours depuis le Parlement européen. C'est le backlash, le retour en arrière, la campagne agressive anti-écologique, anti-pacte vert, de la droite des Républicains et de l'extrême droite. C'est l'arrêté. Et d'ailleurs, vous faisiez référence il y a quelques minutes, j'en ai été la cible personnelle pendant la crise agricole et j'ai été harcelé sur les réseaux sociaux avec des menaces de mort suite à une intervention de Pascal Pauleau. »
France Inter · Au Parlement européen, "nous n'avons pas l'écologie honteuse", assure Pascal CanfinVérifier à 6:12Voir 1 autre passage
« Et donc, quand on est attaqué par Marine Le Pen, on a au moins une certitude, c'est qu'on va dans la bonne direction. Donc, franchement, moi, ce backlash, j'en suis le témoin et j'en suis même la cible. Est-ce que ça doit nous faire reculer ? Est-ce qu'on doit dire « Ah, le climat, désolé, mais moi, je ne suis pas là pour prendre des coups, je ne suis pas là pour faire ce qui est utile, je suis là pour plaire ». Non. On est là pour faire ce qui est utile. Qui peut croire que lutter contre les dérèglements climatiques n'est pas une priorité de l'action aujourd'hui européenne et pour le siècle qui vient ? Et d'ailleurs, si vous parliez des agriculteurs, les agriculteurs, les premières victimes, les premières victimes du changement climatique, des gels tardifs, des sécheresses, etc., c'est les agriculteurs. Et ce n'est pas moi qui le dis. Ce sont eux, les agriculteurs, qui le disent dans les enquêtes d'opinion. Donc là encore, opposer comme le fait Bardella, comme le font les Républicains, l'environnement, le climat et la production agricole de l'autre, c'est absurde. Ça ne correspond plus du tout au monde dans lequel on vit. Et c'est le combat que je mets. »
France Inter · Au Parlement européen, "nous n'avons pas l'écologie honteuse", assure Pascal CanfinVérifier à 6:43
Comment expliquez-vous les difficultés de votre propre liste ?
Réponse partielle
Un sujet, d'abord, là ce sont deux choses différentes. Sur notre propre liste, moi j'ai confiance, parce que notre électorat, le cœur de l'électorat de Valérie Réaillé n'est pas totalement encore mobilisé. Et c'est normal, on est à un mois de l'élection. Vous le répétez depuis deux mois maintenant, ce manque de mobilisation. C'est vrai, et c'est pour ça que, vous avez raison, c'est pour ça qu'on monte en puissance, c'est pour ça qu'on fait des débats, c'est pour ça qu'on est présent sur tous les territoires, pour montrer quel est l'enjeu de cette élection. Je le rappelle encore une fois, est-ce qu'on continue à construire l'Europe puissance face à la Chine, face à Poutine, face à Trump, ou…
« Un sujet, d'abord, là ce sont deux choses différentes. Sur notre propre liste, moi j'ai confiance, parce que notre électorat, le cœur de l'électorat de Valérie Réaillé n'est pas totalement encore mobilisé. Et c'est normal, on est à un mois de l'élection. Vous le répétez depuis deux mois maintenant, ce manque de mobilisation. C'est vrai, et c'est pour ça que, vous avez raison, c'est pour ça qu'on monte en puissance, c'est pour ça qu'on fait des débats, c'est pour ça qu'on est présent sur tous les territoires, pour montrer quel est l'enjeu de cette élection. Je le rappelle encore une fois, est-ce qu'on continue à construire l'Europe puissance face à la Chine, face à Poutine, face à Trump, ou est-ce qu'on se désagrège de l'intérieur ? C'est le seul enjeu historique, et il est majeur. C'est pour ça que l'on dit que ce sont les élections européennes les plus importantes depuis 1979, au moment où ce Parlement a été élu pour la première fois au suffrage universel. »
France Inter · Au Parlement européen, "nous n'avons pas l'écologie honteuse", assure Pascal CanfinVérifier à 17:27
Question 43Pascal Canfin : "Il n'y a aucune fatalité" à la victoire de l'extrême droite en Europe
qu'est-ce que vous répondez à Bruno Le Maire ?
Réponse directe
Bruno Le Maire, quand il parle de culpabilisation, est-ce que vous reprenez le mot à votre compte ? Non, il n'y a pas de culpabilisation. Il y a le fait de poser un débat de société. Et c'est très bien. Et combien de fois a-t-on entendu la critique sur l'action du gouvernement en disant, ah, l'inaction climatique ? Et alors, quand Christophe Béchut, qui, je rappelle, est proche d'Edouard Philippe, ce n'est pas un gauchiste de la première heure, d'accord, pose enfin cette question, eh bien, évidemment, je le soutiens. Il a raison. Pascal Canfin, qu'est-ce que vous répondez à Léonard ? Vous pouvez vous apprécier à lui directement. Bien évidemment. Alors, bonjour. Merci pour la première questi…
« Bruno Le Maire, quand il parle de culpabilisation, est-ce que vous reprenez le mot à votre compte ? Non, il n'y a pas de culpabilisation. Il y a le fait de poser un débat de société. Et c'est très bien. Et combien de fois a-t-on entendu la critique sur l'action du gouvernement en disant, ah, l'inaction climatique ? Et alors, quand Christophe Béchut, qui, je rappelle, est proche d'Edouard Philippe, ce n'est pas un gauchiste de la première heure, d'accord, pose enfin cette question, eh bien, évidemment, je le soutiens. Il a raison. »
France Inter · Pascal Canfin : "Il n'y a aucune fatalité" à la victoire de l'extrême droite en EuropeVérifier à 11:31
Question 44Pascal Canfin : "Il n'y a aucune fatalité" à la victoire de l'extrême droite en Europe
Mais vous avez voté un accord de libre-échange qui va à l'encontre de ce que vous dites. Ou en tout cas, on reproche au Parlement européen d'avoir voté un accord de libre-échange avec la Nouvelle-Zélande. Pascal Canfin, expliquez-nous pourquoi est-ce que vous avez voté pour, alors que c'est la possibilité de faire revivre la mondialisation dans ce qu'elle a de plus déplorable pour l'environnement.
Réponse directe
J'imagine que, comme vous êtes un très bon journaliste, vous avez lu cet accord. Qu'est-ce qu'il dit cet accord ? D'abord, la Nouvelle-Zélande, c'est un pays partenaire, ami, qui partage 100% de nos valeurs. Donc si on n'arrive plus à signer un accord avec un pays, une démocratie, qui partage 100% de nos valeurs, on a un petit problème géopolitique quand même. C'est un accord commercial, ce n'est pas un accord politique. Bien évidemment, mais c'est un symbole politique de trouver des accords à l'autre bout du monde. Et d'ailleurs, on va y venir si on parle Mercosur. Deuxièmement, que dit cet accord ? C'est le premier accord au monde, le premier accord commercial au monde, à mettre comme cla…
« J'imagine que, comme vous êtes un très bon journaliste, vous avez lu cet accord. Qu'est-ce qu'il dit cet accord ? D'abord, la Nouvelle-Zélande, c'est un pays partenaire, ami, qui partage 100% de nos valeurs. Donc si on n'arrive plus à signer un accord avec un pays, une démocratie, qui partage 100% de nos valeurs, on a un petit problème géopolitique quand même. C'est un accord commercial, ce n'est pas un accord politique. Bien évidemment, mais c'est un symbole politique de trouver des accords à l'autre bout du monde. Et d'ailleurs, on va y venir si on parle Mercosur. Deuxièmement, que dit cet accord ? C'est le premier accord au monde, le premier accord commercial au monde, à mettre comme clause essentielle de l'accord, le respect de l'accord de Paris sur le climat. Ça veut dire qu'on met dans les règles commerciales, entre nous, Nouvelle-Zélande, Europe, le respect de l'accord de Paris. Aucun accord commercial au monde ne l'avait fait, c'est donc un progrès. Et c'est d'ailleurs pour ça que, cette semaine au Parlement européen, tous les verts, tout le groupe des verts, qui ne s'est pas devenu climato-sceptique du jour au lendemain, a voté pour cet accord, à l'exception des verts français. Tout le groupe socialiste a voté pour cet accord, à l'exception des socialistes français. Donc, si je prends un référentiel de gauche que vous évoquiez dans votre question, et bien, à part la gauche française... Enfin, un référentiel écologique. Bien sûr, et donc, un référentiel écologique. Et bien, l'immense majorité des députés écologiques, et nous, pour les raisons que je viens d'évoquer, ont voté cet accord. Et ce qui est très intéressant, c'est que, si je tire ce fil, les verts avaient demandé une analyse d'impact de cet accord en essayant de démontrer que cette analyse d'impact a la conséquence qu'il ne fallait pas voter l'accord. Malheureusement, cette analyse d'impact qu'ils ont demandé à un think tank qui a fait l'analyse montre que, finalement, il y a plus d'intérêt environnemental que le contraire. Et donc, franchement, nous avons voté en totale cohérence avec notre logique, qui est de changer les règles du jeu du commerce mondial pour y intégrer les enjeux climatiques. C'est ce qu'on a fait sur la taxe carbone aux frontières, c'est ce qu'on fait avec la Nouvelle-Zélande, et c'est ce qui nous conduira, très probablement, si la négociation aboutit telle qu'elle est aujourd'hui, à ne pas voter l'accord sur le Mercosur, encore moins avec notre nouveau Trump argentin. »
France Inter · Pascal Canfin : "Il n'y a aucune fatalité" à la victoire de l'extrême droite en EuropeVérifier à 5:47
Question 45Pascal Canfin : "Il n'y a aucune fatalité" à la victoire de l'extrême droite en Europe
Le 9 juin prochain, il y a une urgence climatique, vous le savez mieux que personne, le gouvernement va présenter sa loi de programmation énergie-climat début 2024, janvier, février, on ne sait pas exactement, elle a déjà été repoussée d'un an. On se demande pourquoi attendre alors qu'on est vraiment face à une urgence cruciale. Et l'objectif, c'est de sortir de la dépendance aux énergies fossiles, des énergies que vous avez qualifiées de produits meurtriers par le passé. Et cette consommation énergétique, elle dépend à 60% des énergies fossiles. Comment en faire, tout simplement ?
Réponse partielle
là aussi, je pense que c'est très important de montrer les choix politiques qui sont devant nous. sur ce sujet de la dépendance au pétrole. La France a sorti avec du retard, je suis d'accord avec vous, parce qu'on a vraiment fait le travail. Et quand vous faites vraiment le travail, ça prend généralement un petit peu plus de temps que juste quand vous rendez une copie qui n'a pas beaucoup de sens. On a vraiment fait le travail pour documenter de manière extrêmement précise comment nous allons diviser par deux notre dépendance au pétrole dans les années qui viennent d'ici 2030. Diviser par deux. C'est ça l'objectif qu'on s'est fixé. C'est de 60% la totalité de l'énergie consommée pétrole à 3…
« là aussi, je pense que c'est très important de montrer les choix politiques qui sont devant nous. sur ce sujet de la dépendance au pétrole. La France a sorti avec du retard, je suis d'accord avec vous, parce qu'on a vraiment fait le travail. Et quand vous faites vraiment le travail, ça prend généralement un petit peu plus de temps que juste quand vous rendez une copie qui n'a pas beaucoup de sens. On a vraiment fait le travail pour documenter de manière extrêmement précise comment nous allons diviser par deux notre dépendance au pétrole dans les années qui viennent d'ici 2030. Diviser par deux. C'est ça l'objectif qu'on s'est fixé. C'est de 60% la totalité de l'énergie consommée pétrole à 30%. Et donc, on le fait avec les renouvelables, avec le nucléaire, avec la sobriété énergétique, avec les énergies locales type le biomethane, avec la géothermie, etc. C'est tout ce panier de solutions puisque nous, nous sommes les seuls dans le champ politique français non pas à picorer des solutions quand ça nous arrange, mais à faire toutes les solutions nécessaires pour sortir du pétrole. La même semaine, j'ai là dans mon téléphone l'amendement du Rassemblement National sur la COP28 qui s'ouvre dans quelques jours. La phrase « Diminuer notre dépendance au pétrole » a fait l'objet d'un amendement du Rassemblement National de Jordan Bardella pour le supprimer. Et au fond, notre dépendance au pétrole, c'est notre dépendance à qui ? Eh bien, à l'Arabie Saoudite, au Qatar, à l'Algérie. Et au fond, le Rassemblement National, ce sont les idiots utiles de ces pays et de ces régimes. »
France Inter · Pascal Canfin : "Il n'y a aucune fatalité" à la victoire de l'extrême droite en EuropeVérifier à 21:24
Question 46Pascal Canfin : "Il n'y a aucune fatalité" à la victoire de l'extrême droite en Europe
L'invité du grand entretien de la matinale ce vendredi avec Marion Lourdes, nous recevons un député européen, Régnou, le président de la commission environnement du Parlement européen. Pour intervenir, pour poser vos questions, chers auditeurs, le 01 45 24 7000 ou l'application France Inter. Pascal Canfin, bonjour. Bonjour. Bonjour. Et bienvenue, coup de tonnerre au Pays-Bas, vous l'entendiez dans nos journaux et dans la chronique de Pierre Aski. Pour la première fois, l'extrême droite de Gert Wilder s'est arrivé en tête. Victoire inédite, quel est votre sentiment ce matin ?
Réponse partielle
Première remarque, il y a un mois, on fêtait la défaite de l'extrême droite en Espagne, associée à la droite traditionnelle. Et ce sont les socialistes qui ont gagné contre toute attente. Et il y a un mois, on fêtait la défaite des ultra-conservateurs polonais qui ont été battus par une alliance pro-européenne en Pologne. Donc, il y a certes le résultat au Pays-Bas, je vais y venir.
« Première remarque, il y a un mois, on fêtait la défaite de l'extrême droite en Espagne, associée à la droite traditionnelle. Et ce sont les socialistes qui ont gagné contre toute attente. Et il y a un mois, on fêtait la défaite des ultra-conservateurs polonais qui ont été battus par une alliance pro-européenne en Pologne. Donc, il y a certes le résultat au Pays-Bas, je vais y venir. »
France Inter · Pascal Canfin : "Il n'y a aucune fatalité" à la victoire de l'extrême droite en EuropeVérifier à 0:36
Question 4749.3, prix du gaz, Royaume-Uni, traité de la charte de l'énergie... Ce qu'il faut retenir de l'interview de Pascal Canfin
Toujours avec Pascal Canfin, président de la Commission Environnement au Parlement européen. Vous êtes eurodéputé Renew. Il y a en ce moment donc un sommet qui se déroule des chefs d'État et de gouvernement, les 27, qui sont parvenus à un accord, accord pour travailler ensemble. C'est ce que dit Charles Michel, le président du Conseil. Qu'est-ce que ça veut dire ?
Réponse directe
Ça veut dire que nous sommes en train de reprendre le problème par le bon bout. Je dois vous dire que depuis 15 jours, 3 semaines, l'unité européenne qui avait été la marque de fabrique depuis maintenant plusieurs années, y compris au moment de la réponse du Covid sur le vaccin, sur le plan de relance, sur les sanctions à la Russie. Et y compris au début de la guerre en Ukraine. Exactement. Depuis 15 jours, 3 semaines, je dirais que la mayonnaise prenait moins. Notamment parce qu'il y a, et il y a toujours, mais il y a moins ce matin que hier soir, et c'est la bonne nouvelle, un désaccord franco-allemand. Et c'est ainsi que l'Europe fonctionne. Tant qu'il n'y a pas d'accord entre la France…
« Ça veut dire que nous sommes en train de reprendre le problème par le bon bout. Je dois vous dire que depuis 15 jours, 3 semaines, l'unité européenne qui avait été la marque de fabrique depuis maintenant plusieurs années, y compris au moment de la réponse du Covid sur le vaccin, sur le plan de relance, sur les sanctions à la Russie. Et y compris au début de la guerre en Ukraine. Exactement. Depuis 15 jours, 3 semaines, je dirais que la mayonnaise prenait moins. Notamment parce qu'il y a, et il y a toujours, mais il y a moins ce matin que hier soir, et c'est la bonne nouvelle, un désaccord franco-allemand. Et c'est ainsi que l'Europe fonctionne. Tant qu'il n'y a pas d'accord entre la France et l'Allemagne, c'est difficile de prendre des mesures fortes. Ça ne veut pas dire que les autres s'alignent immédiatement. Ensuite, on débiscute avec les Espagnols, les Italiens, les Irlandais, les Polonais, etc. Mais ce qui est certain, c'est que quand il n'y a pas une colonne vertébrale stabilisée entre la France et l'Allemagne, rien n'avance. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · 49.3, prix du gaz, Royaume-Uni, traité de la charte de l'énergie... Ce qu'il faut retenir de l'interview de Pascal CanfinVérifier à 9:23
Question 4849.3, prix du gaz, Royaume-Uni, traité de la charte de l'énergie... Ce qu'il faut retenir de l'interview de Pascal Canfin
Bonjour Pascal Canfin, tremblement de terre politique chez nos voisins au Royaume-Uni, la première ministre s'en va déjà, Lise Truss, qui est arrivée au pouvoir seulement il y a 44 jours, elle a annoncé hier sa démission. Est-ce qu'elle est finalement la première victime politique de la crise d'énergie, de l'énergie que nous sommes en train de traverser ?
Réponse partielle
Elle est la victime, je pense, du système dans lequel les conservateurs se sont mis en se radicalisant de manière considérable en votant le Brexit, ce qui fait qu'il n'y a plus personne qui est solidaire des Britanniques. On va parler ensuite du sommet européen où nous nous mettons en place la solidarité européenne. Eux, en gros, ils se débrouillent tout seuls. Et du coup, ils tombent. Et comme, en plus, la première ministre avait fait des choix, Lise Truss, des choix aberrants d'un point de vue totalement idéologique et déconnecté de la réalité sur le plan budgétaire, sanctionnés immédiatement, y compris par les marchés financiers dont on aurait pu penser que les baisses d'impôts pour les…
« Elle est la victime, je pense, du système dans lequel les conservateurs se sont mis en se radicalisant de manière considérable en votant le Brexit, ce qui fait qu'il n'y a plus personne qui est solidaire des Britanniques. On va parler ensuite du sommet européen où nous nous mettons en place la solidarité européenne. Eux, en gros, ils se débrouillent tout seuls. Et du coup, ils tombent. Et comme, en plus, la première ministre avait fait des choix, Lise Truss, des choix aberrants d'un point de vue totalement idéologique et déconnecté de la réalité sur le plan budgétaire, sanctionnés immédiatement, y compris par les marchés financiers dont on aurait pu penser que les baisses d'impôts pour les plus riches, ça leur plaise, ben non, puisque c'est totalement insoutenable. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · 49.3, prix du gaz, Royaume-Uni, traité de la charte de l'énergie... Ce qu'il faut retenir de l'interview de Pascal CanfinVérifier à 0:22Voir 1 autre passage
« Il y avait les deux, il y avait les deux. Mais ce qui a été, je dirais, le plus déterminant dans l'impopularité qui a mené à sa chute, y compris au sein des partis conservateurs, c'était la partie baisse d'impôts massive pour les très très riches qui, évidemment, dans le contexte actuel, est parfaitement injustifiée, incompréhensible. Donc, ça prouve quoi ? Ben, ça prouve qu'on a raison d'être dans un européen uni et solidaire. Et ça prouve qu'on a besoin d'une force politique centrale qui est stable et qui assure la stabilité dans ce moment complexe de notre histoire en Europe. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · 49.3, prix du gaz, Royaume-Uni, traité de la charte de l'énergie... Ce qu'il faut retenir de l'interview de Pascal CanfinVérifier à 1:03
Question 4949.3, prix du gaz, Royaume-Uni, traité de la charte de l'énergie... Ce qu'il faut retenir de l'interview de Pascal Canfin
Pascal Canfin, l'Espagne et le Portugal ont le droit de plafonner l'achat de gaz qui sert à produire de l'électricité, ce qui permet de faire baisser les coûts de l'électricité dans leur pays. Pourquoi est-ce que ça n'est pas une décision européenne ?
Réponse directe
C'est ce qu'on demande depuis des mois, c'est-à-dire ce qu'on appelle dans un jargon affreusement technique que tout le monde va oublier, le mécanisme ibérique européanisé. Je ferme la parenthèse, c'est-à-dire en gros de faire en Europe ce que les Espagnols et les Portugais font. Pourquoi ils le font ? Ils le font parce qu'ils ont très peu d'interconnexions, c'est précisément le sujet qui leur pose aussi problème pour vendre leur énergie. Nous, c'est l'inverse. Nous, nous avons dix fois, je crois, dix fois plus d'interconnexions que la péninsule ibérique, donc l'Espagne et le Portugal, parce que nous sommes tout simplement au cœur de l'Europe. Donc si nous mettions en place un tel dispositi…
« C'est ce qu'on demande depuis des mois, c'est-à-dire ce qu'on appelle dans un jargon affreusement technique que tout le monde va oublier, le mécanisme ibérique européanisé. Je ferme la parenthèse, c'est-à-dire en gros de faire en Europe ce que les Espagnols et les Portugais font. Pourquoi ils le font ? Ils le font parce qu'ils ont très peu d'interconnexions, c'est précisément le sujet qui leur pose aussi problème pour vendre leur énergie. Nous, c'est l'inverse. Nous, nous avons dix fois, je crois, dix fois plus d'interconnexions que la péninsule ibérique, donc l'Espagne et le Portugal, parce que nous sommes tout simplement au cœur de l'Europe. Donc si nous mettions en place un tel dispositif, vous aurez tout seul dans notre coin, et c'est pour ça que la France ne l'a pas encore fait, c'est parce que quand on fait l'analyse technique, et la politique c'est certes des idées, mais c'est aussi de la réalité pragmatique, si nous faisions ça tout seul dans notre coin, nous aurions immédiatement des fuites de production chez nous vers l'extérieur, puisque notre prix serait plus faible qu'ailleurs. Le mécanisme vous rappelle, il y a du gaz, »
franceinfo — 8h30 franceinfo · 49.3, prix du gaz, Royaume-Uni, traité de la charte de l'énergie... Ce qu'il faut retenir de l'interview de Pascal CanfinVérifier à 15:58Voir 1 autre passage
« Vous êtes acheteur allemand, vous dites j'achète le gaz sur le marché européen, si tout d'un coup il est beaucoup moins cher en France, je vais l'acheter en France. Mais comme vous venez de le dire, pourquoi il est beaucoup moins cher ? Parce que ce serait l'État qui paierait la différence entre le prix de marché et le prix payé par l'industriel ou par le particulier. Résultat des courses, pour notre budget à nous, ça reviendrait à donner une subvention massive à tous les industriels en Europe. Bon, je pense que c'est assez simple pour expliquer que c'est pour ça qu'on ne le fait pas. Donc on ne le fait pas tout seul. Tout le monde le fasse. Et donc il faut le faire ensemble. Et c'est précisément ça pour lequel on se bat depuis des mois. Et on a remis une couche. Et j'espère qu'on va gagner cette bataille. Elle est absolument fondamentale pour faire baisser les prix pour tout le monde, y compris pour les ménages. Je pense que tout le monde le voit malheureusement au quotidien. Mais aussi de plus en plus pour les entreprises. Parce que les entreprises ont des contrats de long terme sur le gaz qui arrivent à échéance. Et qui aujourd'hui renégocient des contrats dans des conditions totalement insoutenables sur le plan financier. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · 49.3, prix du gaz, Royaume-Uni, traité de la charte de l'énergie... Ce qu'il faut retenir de l'interview de Pascal CanfinVérifier à 17:00
Question 5049.3, prix du gaz, Royaume-Uni, traité de la charte de l'énergie... Ce qu'il faut retenir de l'interview de Pascal Canfin
Pourquoi finalement il n'y a eu qu'une dérogation pour ces deux pays ?
Réponse partielle
C'est ce qu'on demande depuis des mois, c'est-à-dire ce qu'on appelle dans un jargon affreusement technique que tout le monde va oublier, le mécanisme ibérique européanisé. Je ferme la parenthèse, c'est-à-dire en gros de faire en Europe ce que les Espagnols et les Portugais font. Pourquoi ils le font ? Ils le font parce qu'ils ont très peu d'interconnexions, c'est précisément le sujet qui leur pose aussi problème pour vendre leur énergie. Nous, c'est l'inverse. Nous, nous avons dix fois, je crois, dix fois plus d'interconnexions que la péninsule ibérique, donc l'Espagne et le Portugal, parce que nous sommes tout simplement au cœur de l'Europe. Donc si nous mettions en place un tel dispositi…
« C'est ce qu'on demande depuis des mois, c'est-à-dire ce qu'on appelle dans un jargon affreusement technique que tout le monde va oublier, le mécanisme ibérique européanisé. Je ferme la parenthèse, c'est-à-dire en gros de faire en Europe ce que les Espagnols et les Portugais font. Pourquoi ils le font ? Ils le font parce qu'ils ont très peu d'interconnexions, c'est précisément le sujet qui leur pose aussi problème pour vendre leur énergie. Nous, c'est l'inverse. Nous, nous avons dix fois, je crois, dix fois plus d'interconnexions que la péninsule ibérique, donc l'Espagne et le Portugal, parce que nous sommes tout simplement au cœur de l'Europe. Donc si nous mettions en place un tel dispositif, vous aurez tout seul dans notre coin, et c'est pour ça que la France ne l'a pas encore fait, c'est parce que quand on fait l'analyse technique, et la politique c'est certes des idées, mais c'est aussi de la réalité pragmatique, si nous faisions ça tout seul dans notre coin, nous aurions immédiatement des fuites de production chez nous vers l'extérieur, puisque notre prix serait plus faible qu'ailleurs. Le mécanisme vous rappelle, il y a du gaz, »
franceinfo — 8h30 franceinfo · 49.3, prix du gaz, Royaume-Uni, traité de la charte de l'énergie... Ce qu'il faut retenir de l'interview de Pascal CanfinVérifier à 15:58Voir 1 autre passage
« Vous êtes acheteur allemand, vous dites j'achète le gaz sur le marché européen, si tout d'un coup il est beaucoup moins cher en France, je vais l'acheter en France. Mais comme vous venez de le dire, pourquoi il est beaucoup moins cher ? Parce que ce serait l'État qui paierait la différence entre le prix de marché et le prix payé par l'industriel ou par le particulier. Résultat des courses, pour notre budget à nous, ça reviendrait à donner une subvention massive à tous les industriels en Europe. Bon, je pense que c'est assez simple pour expliquer que c'est pour ça qu'on ne le fait pas. Donc on ne le fait pas tout seul. Tout le monde le fasse. Et donc il faut le faire ensemble. Et c'est précisément ça pour lequel on se bat depuis des mois. Et on a remis une couche. Et j'espère qu'on va gagner cette bataille. Elle est absolument fondamentale pour faire baisser les prix pour tout le monde, y compris pour les ménages. Je pense que tout le monde le voit malheureusement au quotidien. Mais aussi de plus en plus pour les entreprises. Parce que les entreprises ont des contrats de long terme sur le gaz qui arrivent à échéance. Et qui aujourd'hui renégocient des contrats dans des conditions totalement insoutenables sur le plan financier. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · 49.3, prix du gaz, Royaume-Uni, traité de la charte de l'énergie... Ce qu'il faut retenir de l'interview de Pascal CanfinVérifier à 17:00
France Inter · Climat : "Nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", juge Pascal CanfinVérifier à 4:46
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« Alors, c'est une question fondamentale. Aujourd'hui, nous sommes dépendants des énergies fossiles, le pétrole et le gaz. Nous ne produisons, nous, en Européen, quasiment aucune énergie fossile. 100% de cette énergie est importée, elle nous rend donc vulnérables et dépendants. Elle nous rend dépendants, par exemple, de Vladimir Poutine et ça nous a explosé à la figure d'un point de vue géopolitique, mais ça a explosé à la figure de chacun des auditeurs qui nous écoutent avec l'inflation qui a renié notre pouvoir d'achat et qui avait une cause, c'est l'explosion des prix des énergies fossiles liés à la guerre en Ukraine. Mais cette vulnérabilité, elle peut nous exploser à la figure avec Trump, puisque nous sommes en train de passer d'une dépendance au gaz russe, que nous coupons progressivement et tant mieux, bien évidemment, à une dépendance au gaz de schiste américain. On n'a pas forcément gagné grand-chose dans l'affaire. Et donc, il nous faut lier l'enjeu climatique, pour nous, Européens, à une question de souveraineté et de moindre vulnérabilité. Et donc, attention à ne pas basculer sur une autre vulnérabilité, c'est votre question, qui est une vulnérabilité vis-à-vis des Chinois. Parce que les Chinois, qu'est-ce qu'ils ont fait ? Ils ont fait ce qu'on aurait dû faire depuis 20 ans et qu'on n'a pas fait. Ils ont investi l'ensemble de la chaîne de l'électrification et de la décarbonation de notre économie. Du minier des terres rares, qu'ils raffinent, ils ont quasiment le monopole, jusqu'au recyclage, au panneau solaire, en passant par les batteries, les voitures électriques, etc. Et donc, attention, mais il y a une grande différence entre les deux dépendances. C'est que la première, on ne la changera jamais. On ne va pas inventer du gaz européen qu'on n'a pas. On ne va pas inventer du pétrole européen qu'on n'a pas. Par contre, on sait faire du renouvelable. On sait faire du nucléaire. On sait faire de l'efficacité énergétique. On doit savoir faire des batteries en Europe. Et on sait même faire. Renault vient de le faire sur la Mégane électrique. Une batterie, une voiture électrique, zéro terre rare. Donc, ça veut dire que grâce à l'innovation, on peut le faire. Et c'est ça, c'est ça la révolution qui est en marche. Et il faut continuer à investir. Il ne faut surtout rien lâcher. »
France Inter — L'invité du week-end · Climat : "Aujourd'hui, nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", estime Pascal CanfinVérifier à 4:53
« Non, écoutez, sincèrement, c'est vraiment pas le sujet. Elle a fait polémique. Elle a fait polémique, mais on ne va pas dire machin a raison d'y aller contre un tel à tort de ne pas y aller. Ce n'est pas le sujet. Vraiment, c'est totalement anecdotique. Ce qui se joue, c'est est-ce qu'on est capable de faire front contre la contre-offensive, conservatrice, réactionnaire, qui touche notamment toutes les politiques climatiques et qui nous empêcheront de respecter les accords de Paris. C'est ça l'enjeu. Le reste est honnêtement totalement anecdotique. Et moi, ma bataille, c'est de rappeler qu'en Europe, aujourd'hui, on importe 400 milliards par an d'énergie fossile, du gaz et du pétrole, qui est le cœur de ce qui génère le réchauffement climatique. 400 milliards par an. Les États-Unis, qui sont les premiers exportateurs au monde, les premiers producteurs au monde d'énergie fossile, eux, gagnent chaque année par des recettes d'exportation presque 200 milliards de dollars. Ça veut dire qu'on commence sur la ligne de départ le 1er janvier avec 600 milliards d'écarts, 400 d'un côté, 200 de l'autre, ça s'additionne, 600 milliards d'euros de déficit avec les États-Unis. Imaginez ce qu'on pourrait faire si en décarbonant notre économie, en passant au renouvelable, au nucléaire, à l'efficacité énergétique pour sortir des fossiles. Combien d'investissements dans nos services publics ? Combien d'investissements dans l'intelligence artificielle ? On réglerait nos problèmes. Et donc, c'est pour ça que moi, je n'oppose pas du tout la compétitivité de nos entreprises et de l'Europe et le pacte vert. Au contraire, ce sont les deux faces de la même médaille. »
France Inter · Pascal Canfin dénonce "une alliance pour saboter les efforts contre le dérèglement climatique"Vérifier à 9:20
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées28 juin 2019 au 9 nov. 2025 · 69 observations80 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Absolument, je suis entièrement d'accord avec vous. Trump 1, c'était un retrait, c'était je m'efface, mais je ne combats pas ceux qui mènent l'action pour le climat. Aujourd'hui, nous sommes dans une bataille idéologique, une bataille diplomatique, une bataille culturelle où toute l'administration américaine sur tous les fronts est en train d'agir pour détricoter, pour détruire, pour affaiblir notre action pour le climat. Je le vois moi en Europe, je le décris dans le livre que je viens de sortir comme vous l'avez mentionné, ou dans le détail, parce qu'aujourd'hui nous sommes sous la pression des Etats-Unis qui veulent interférer dans non seulement les accords internationaux, mais les règles européennes, les règles du jeu que nous fixons, nous, Européens. Et c'est une atteinte à notre souveraineté et évidemment c'est une atteinte à notre capacité à agir pour le climat. Donc il faut résister. Vous avez raison, c'est une bataille. Il faut résister et il ne faut rien céder. »
France Inter · Climat : "Nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", juge Pascal CanfinVérifier à 2:10Voir 2 autres passages
« Oui je voudrais dire pour notre auditeur qui dit les COP finalement ça ne sert à rien je voudrais donner un exemple si aujourd'hui en Europe la semaine dernière nous avons trouvé un accord pour reconsolider notre objectif climat pour 2040 donc la prochaine décennie atteindre moins 90% de réduction de gaz à effet de serre c'est parce qu'il y a la seringue diplomatique de la COP c'est parce qu'il y a cette pression extérieure qui fait qu'à un moment donné il faut trouver un accord »
France Inter · Climat : "Nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", juge Pascal CanfinVérifier à 19:34
« Si moins 90% en Europe je peux vous dire que pour nous pour nous Européens ça nous percet la trajectoire qui nous permet de respecter l'accord de Paris donc ça crée une pression est-ce que c'est suffisant Gilles ? Non évidemment mais si les COP n'étaient pas là cette pression n'existerait même pas donc oui c'est insuffisant mais c'est encore nécessaire »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées28 juin 2019 au 9 nov. 2025 · 32 observations36 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui je voudrais dire pour notre auditeur qui dit les COP finalement ça ne sert à rien je voudrais donner un exemple si aujourd'hui en Europe la semaine dernière nous avons trouvé un accord pour reconsolider notre objectif climat pour 2040 donc la prochaine décennie atteindre moins 90% de réduction de gaz à effet de serre c'est parce qu'il y a la seringue diplomatique de la COP c'est parce qu'il y a cette pression extérieure qui fait qu'à un moment donné il faut trouver un accord »
France Inter · Climat : "Nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", juge Pascal CanfinVérifier à 19:34Voir 2 autres passages
« Si moins 90% en Europe je peux vous dire que pour nous pour nous Européens ça nous percet la trajectoire qui nous permet de respecter l'accord de Paris donc ça crée une pression est-ce que c'est suffisant Gilles ? Non évidemment mais si les COP n'étaient pas là cette pression n'existerait même pas donc oui c'est insuffisant mais c'est encore nécessaire »
France Inter · Climat : "Nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", juge Pascal CanfinVérifier à 20:04
« Oui, la question de la biodiversité est toujours perçue comme un sujet secondaire. Il y a nous et puis il y a la nature. Or, nous faisons partie de la nature. Si je dois parler aussi en termes économiques la Banque Centrale Européenne ce n'est pas des poètes romantiques à la Banque Centrale Européenne ils ont dit que plus de la moitié de l'économie européenne plus de la moitié de nos emplois en Europe étaient dépendantes de bon état de la nature. Pourquoi ? Parce que la nature elle nous rend des services gratuits. Et si demain l'air, l'eau, les pollinisateurs etc. Si demain il n'y a plus de glacier qu'il n'y a plus de cycle de l'eau ou de forêt la déforestation continue en Amazonie par exemple et que la forêt au lieu d'être un régulateur du climat et au contraire contribue au dérèglement climatique parce que la forêt brûle et qu'elle s'assèche et bien tout ça ça aura un impact sur notre vie quotidienne et sur notre prospérité collective. Donc oui vous avez raison la nature protéger la nature ce n'est pas du tout un sujet les petits oiseaux romantiques secondaires c'est absolument majeur et ça fait partie de l'action que je mène au Parlement. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Mécanismes explicités28 juin 2019 au 9 nov. 2025 · 53 observations53 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Absolument, je suis entièrement d'accord avec vous. Trump 1, c'était un retrait, c'était je m'efface, mais je ne combats pas ceux qui mènent l'action pour le climat. Aujourd'hui, nous sommes dans une bataille idéologique, une bataille diplomatique, une bataille culturelle où toute l'administration américaine sur tous les fronts est en train d'agir pour détricoter, pour détruire, pour affaiblir notre action pour le climat. Je le vois moi en Europe, je le décris dans le livre que je viens de sortir comme vous l'avez mentionné, ou dans le détail, parce qu'aujourd'hui nous sommes sous la pression des Etats-Unis qui veulent interférer dans non seulement les accords internationaux, mais les règles européennes, les règles du jeu que nous fixons, nous, Européens. Et c'est une atteinte à notre souveraineté et évidemment c'est une atteinte à notre capacité à agir pour le climat. Donc il faut résister. Vous avez raison, c'est une bataille. Il faut résister et il ne faut rien céder. »
France Inter · Climat : "Nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", juge Pascal CanfinVérifier à 2:10Voir 2 autres passages
« Absolument, je suis entièrement d'accord avec vous. Trump 1, c'était un retrait, c'était je m'efface, mais je ne combats pas ceux qui mènent l'action pour le climat. Aujourd'hui, nous sommes dans une bataille idéologique, une bataille diplomatique, une bataille culturelle où toute l'administration américaine sur tous les fronts est en train d'agir pour détricoter, pour détruire, pour affaiblir notre action pour le climat. Je le vois moi en Europe, je le décris dans le livre que je viens de sortir comme vous l'avez mentionné, ou dans le détail, parce qu'aujourd'hui nous sommes sous la pression des Etats-Unis qui veulent interférer dans non seulement les accords internationaux, mais les règles européennes, les règles du jeu que nous fixons, nous, Européens. Et c'est une atteinte à notre souveraineté et évidemment c'est une atteinte à notre capacité à agir pour le climat. Donc il faut résister. Vous avez raison, c'est une bataille. Il faut résister et il ne faut rien céder. »
France Inter · Climat : "Nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", juge Pascal CanfinVérifier à 2:10
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Absolument, je suis entièrement d'accord avec vous. Trump 1, c'était un retrait, c'était je m'efface, mais je ne combats pas ceux qui mènent l'action pour le climat. Aujourd'hui, nous sommes dans une bataille idéologique, une bataille diplomatique, une bataille culturelle où toute l'administration américaine sur tous les fronts est en train d'agir pour détricoter, pour détruire, pour affaiblir notre action pour le climat. Je le vois moi en Europe, je le décris dans le livre que je viens de sortir comme vous l'avez mentionné, ou dans le détail, parce qu'aujourd'hui nous sommes sous la pression des Etats-Unis qui veulent interférer dans non seulement les accords internationaux, mais les règles européennes, les règles du jeu que nous fixons, nous, Européens. Et c'est une atteinte à notre souveraineté et évidemment c'est une atteinte à notre capacité à agir pour le climat. Donc il faut résister. Vous avez raison, c'est une bataille. Il faut résister et il ne faut rien céder. »
France Inter · Climat : "Nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", juge Pascal CanfinVérifier à 2:10Voir 2 autres passages
« Absolument. Je suis entièrement d'accord avec vous. Trump 1, c'était un retrait, c'était je m'efface, mais je ne combats pas ceux qui mènent l'action pour le climat. Aujourd'hui, nous sommes dans une bataille idéologique, une bataille diplomatique, une bataille culturelle, où toute l'administration américaine, sur tous les fronts, est en train d'agir pour détricoter, pour détruire, pour affaiblir notre action pour le climat. Je le vois, moi, en Europe, je le décris dans le livre que je viens de sortir, comme vous l'avez mentionné, ou dans le détail, parce qu'aujourd'hui, nous sommes sous la pression des Etats-Unis qui veulent interférer dans non seulement les accords internationaux, mais les règles européennes, les règles du jeu que nous fixons, nous, Européens, et c'est une atteinte à notre souveraineté, et évidemment, c'est une atteinte à notre capacité à agir pour le climat, donc il faut résister. Vous avez raison, c'est une bataille, il faut résister, et il ne faut rien céder. »
France Inter — L'invité du week-end · Climat : "Aujourd'hui, nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", estime Pascal CanfinVérifier à 2:17
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées28 juin 2019 au 9 nov. 2025 · 29 observations31 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Et la question de la COP, et Ali Badou disait, mais au fait, qu'est-ce qu'on négocie en ce moment au Brésil ? Et c'est une bonne question, parce qu'en fait, il n'y a pas de mandat. Exactement. Le cœur de ce qu'on doit faire, ce n'est pas renégocier, renégocier de nouvelles choses. Il faut le faire notamment sur l'aspect financier et de solidarité internationale. C'est très important, mais c'est une partie du sujet. Maintenant, il faut agir, agir, agir. Et ça, ça se passe par les politiques nationales ou, pour nous, européens, à l'échelle continentale. Et pour le coup, quand je vois... Vous avez listé, vous avez raison, les mauvaises nouvelles. Mais il y a aussi des bonnes nouvelles. La Chine va beaucoup plus vite que prévu dans la décarbonation de son économie. La Chine a 5 ans d'avance sur son propre plan. Nous, nous avons, la semaine dernière, trouvé un accord européen pour notre nouvel objectif climat 2040, moins 90% d'émissions de CO2. Un autre exemple, la Pologne. La Pologne, c'est un pays qui est globalement très charbonné, très dépendant du charbon. Alors que la volonté politique n'est pas extraordinairement là, parce que les fondamentaux économiques sont présents, la part du charbon en Pologne est passée en quelques années, 5 ans, c'est extrêmement rapide à l'échelle de l'histoire, de 80% à 50% de l'électricité produite. Ça veut dire quoi ? C'est-à-dire que les technologies sont là, on peut y aller. Et simplement, il faut continuer à investir et il faut surtout ne rien céder à l'offensif culturel, diplomatique de Donald Trump. »
France Inter · Climat : "Nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", juge Pascal CanfinVérifier à 7:22Voir 2 autres passages
« rapidement. Oui, je voudrais dire pour notre auditeur qui dit les COP, finalement, Gilles, ça ne sert à rien. Je voudrais donner un exemple. Si aujourd'hui, en Europe, la semaine dernière, nous avons trouvé un accord pour reconsolider notre objectif climat pour 2040, donc la prochaine décennie, atteindre moins 90% de réduction de gaz à effet de serre, c'est parce qu'il y a la seringue diplomatique de la COP. C'est parce qu'il y a cette pression extérieure qui fait qu'à un moment donné, il faut trouver un accord. »
France Inter — L'invité du week-end · Climat : "Aujourd'hui, nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", estime Pascal CanfinVérifier à 19:43
« Et la question de la COP, et Ali Badou disait, mais au fait, qu'est-ce qu'on négocie en ce moment au Brésil ? Et c'est une bonne question. Oui, il n'y a pas de mandat. Exactement. Le cœur de ce qu'on doit faire, ce n'est pas renégocier, renégocier de nouvelles choses. Il faut le faire notamment sur l'aspect financier et de solidarité internationale. C'est très important, mais c'est une partie du sujet. Maintenant, il faut agir, agir, agir. Et ça, ça se passe par les politiques nationales ou, pour nous, Européens, à l'échelle continentale. Et pour le coup, quand je vois... Vous avez listé, vous avez raison, les mauvaises nouvelles. Mais il y a aussi des bonnes nouvelles. La Chine va beaucoup plus vite que prévu dans la décarbonation de son économie. La Chine a 5 ans d'avance sur son propre plan. Nous, nous sommes... Nous avons, la semaine dernière, trouvé un accord européen pour notre nouvel objectif climat 2040, moins 90% d'émissions de CO2. Un autre exemple, la Pologne. La Pologne, c'est un pays qui est globalement très charbonné, très dépendant du charbon. Alors que la volonté politique n'est pas extraordinairement là, parce que les fondamentaux économiques sont présents, la part du charbon en Pologne est passée en quelques années, 5 ans, c'est extrêmement rapide à l'échelle de l'histoire. De 80% à 50% de l'électricité produite. Ça veut dire quoi ? C'est-à-dire que les technologies sont là, on peut y aller. Simplement, il faut continuer à investir et il faut surtout ne rien céder à l'offensif culturel, diplomatique de Donald Trump. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes28 juin 2019 au 9 nov. 2025 · 22 observations23 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, c'est une question fondamentale. Aujourd'hui, nous sommes dépendants des énergies fossiles, le pétrole et le gaz. Nous ne produisons, nous, en Européen, quasiment aucune énergie fossile. 100% de cette énergie est importée. Elle nous rend donc vulnérables et dépendants. Elle nous rend dépendants, par exemple, de Vladimir Poutine. Et ça nous a explosé à la figure d'un point de vue géopolitique. Mais ça a explosé à la figure de chacun des auditeurs qui nous écoutent avec l'inflation qui a renié notre pouvoir d'achat et qui avait une cause. C'est l'explosion des prix des énergies fossiles liés à la guerre en Ukraine. Mais cette vulnérabilité, elle peut nous exploser à la figure avec Trump. Puisque nous sommes en train de passer d'une dépendance au gaz russe, que nous coupons progressivement, et tant mieux, bien évidemment, à une dépendance au gaz de schiste américain. On n'a pas forcément gagné grand-chose dans l'affaire. Et donc, il nous faut lier l'enjeu climatique, pour nous, Européens, à une question de souveraineté et de moindre vulnérabilité. Et donc, attention à ne pas basculer sur une autre vulnérabilité, c'est votre question, qui est une vulnérabilité vis-à-vis des Chinois. Parce que les Chinois, qu'est-ce qu'ils ont fait ? Ils ont fait ce qu'on aurait dû faire depuis 20 ans et qu'on n'a pas fait. Ils ont investi l'ensemble de la chaîne de l'électrification et de la décarbonation de notre économie. Du minier des terres rares, qu'ils raffinent, ils ont quasiment le monopole, jusqu'au recyclage, au panneau solaire, en passant par les batteries, les voitures électriques, etc. Et donc, attention, mais il y a une grande différence entre les deux dépendances. C'est que la première, on ne la changera jamais. On ne va pas inventer du gaz européen qu'on n'a pas. On ne va pas inventer du pétrole européen qu'on n'a pas. Par contre, on sait faire du renouvelable, on sait faire du nucléaire, on sait faire de l'efficacité énergétique, on doit savoir faire des batteries en Europe. Et on sait même faire, Renault vient de le faire sur la Mégane, excusez-moi cette page de publicité pour Renault, c'est sur la Mégane électrique. Une batterie, une voiture électrique, zéro terre rare, zéro terrain. Donc, ça veut dire que grâce à l'innovation, on peut le faire. Et c'est ça, c'est ça la révolution qui est en marche. Et il faut continuer à investir, il ne faut surtout rien lâcher. »
France Inter · Climat : "Nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", juge Pascal CanfinVérifier à 4:46Voir 2 autres passages
« Alors, c'est une question fondamentale. Aujourd'hui, nous sommes dépendants des énergies fossiles, le pétrole et le gaz. Nous ne produisons, nous, en Européen, quasiment aucune énergie fossile. 100% de cette énergie est importée, elle nous rend donc vulnérables et dépendants. Elle nous rend dépendants, par exemple, de Vladimir Poutine et ça nous a explosé à la figure d'un point de vue géopolitique, mais ça a explosé à la figure de chacun des auditeurs qui nous écoutent avec l'inflation qui a renié notre pouvoir d'achat et qui avait une cause, c'est l'explosion des prix des énergies fossiles liés à la guerre en Ukraine. Mais cette vulnérabilité, elle peut nous exploser à la figure avec Trump, puisque nous sommes en train de passer d'une dépendance au gaz russe, que nous coupons progressivement et tant mieux, bien évidemment, à une dépendance au gaz de schiste américain. On n'a pas forcément gagné grand-chose dans l'affaire. Et donc, il nous faut lier l'enjeu climatique, pour nous, Européens, à une question de souveraineté et de moindre vulnérabilité. Et donc, attention à ne pas basculer sur une autre vulnérabilité, c'est votre question, qui est une vulnérabilité vis-à-vis des Chinois. Parce que les Chinois, qu'est-ce qu'ils ont fait ? Ils ont fait ce qu'on aurait dû faire depuis 20 ans et qu'on n'a pas fait. Ils ont investi l'ensemble de la chaîne de l'électrification et de la décarbonation de notre économie. Du minier des terres rares, qu'ils raffinent, ils ont quasiment le monopole, jusqu'au recyclage, au panneau solaire, en passant par les batteries, les voitures électriques, etc. Et donc, attention, mais il y a une grande différence entre les deux dépendances. C'est que la première, on ne la changera jamais. On ne va pas inventer du gaz européen qu'on n'a pas. On ne va pas inventer du pétrole européen qu'on n'a pas. Par contre, on sait faire du renouvelable. On sait faire du nucléaire. On sait faire de l'efficacité énergétique. On doit savoir faire des batteries en Europe. Et on sait même faire. Renault vient de le faire sur la Mégane électrique. Une batterie, une voiture électrique, zéro terre rare. Donc, ça veut dire que grâce à l'innovation, on peut le faire. Et c'est ça, c'est ça la révolution qui est en marche. Et il faut continuer à investir. Il ne faut surtout rien lâcher. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités28 juin 2019 au 9 nov. 2025 · 23 observations25 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, non, non, non. Je crois que... Alors, je ne veux pas me faire le porte-parole d'EDF à ce micro parce que je ne suis pas mais je crois que leur slogan publicitaire c'est précisément l'inverse c'est de dire... Ah bah je ne fais que le lire. Je vous l'avais sous les yeux moi aussi. Bon, on ne va pas commenter le slogan publicitaire d'EDF. Enfin, ce que je vois là c'est que les fossiles ça s'importe. Mais justement, ça s'importe au sens de ça nous coûte cher. Ça pèse. L'année dernière, juste un chiffre, nous avons sorti de la maison Europe. Nous avons tous sorti de nos propres poches entreprises, individus 450 milliards d'euros pour acheter du pétrole et du gaz. L'électricité que ce soit à base de nucléaire que ce soit à base de renouvelables et toutes les technologies d'efficacité énergétique de sobriété où nous avons les leaders mondiaux sur ces sujets ça crée de la valeur ça crée des emplois chez nous. Moi je viens du nord de la France j'ai vécu la désindustrialisation des années 60-70. Je vois aujourd'hui près de Dunkerque par exemple à Douai à Valenciennes sortir de terre des nouvelles usines qui redonnent de l'espoir. C'est aussi ça l'action climatique. »
France Inter · Climat : "Nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", juge Pascal CanfinVérifier à 13:45Voir 2 autres passages
« Non, je crois que... Alors, je ne veux pas me faire le porte-parole d'EDF à ce micro, ce que je ne suis pas, mais je crois que leur slogan publicitaire, c'est précisément l'inverse, c'est de dire... Je ne fais que le lire. Je vous l'avais sous les yeux, moi aussi, on ne va pas commenter le slogan publicitaire d'EDF, mais ce que je vois là, c'est que les fossiles, ça s'importent, mais justement, ça s'importe au sens de ça nous coûte cher. Ça pèse. L'année dernière, juste un chiffre, nous avons sorti de la maison Europe, nous avons tous sorti de nos propres poches, entreprises, individus, 450 milliards d'euros pour acheter du pétrole et du gaz. L'électricité, que ce soit à base de nucléaire, que ce soit à base de renouvelables, toutes les technologies d'efficacité énergétique, de sobriété, où nous avons les leaders mondiaux sur ces sujets, ça crée de la valeur, ça crée des emplois chez nous. Moi, je viens du nord de la France, j'ai vécu la désindustrialisation des années 60-70. Je vois aujourd'hui, près de Dunkerque, par exemple, à Douai, à Valenciennes, sortir de terre des nouvelles usines qui redonnent de l'espoir. C'est aussi ça, l'action climatique. »
France Inter — L'invité du week-end · Climat : "Aujourd'hui, nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", estime Pascal CanfinVérifier à 13:52
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Absolument, je suis entièrement d'accord avec vous. Trump 1, c'était un retrait, c'était je m'efface, mais je ne combats pas ceux qui mènent l'action pour le climat. Aujourd'hui, nous sommes dans une bataille idéologique, une bataille diplomatique, une bataille culturelle où toute l'administration américaine sur tous les fronts est en train d'agir pour détricoter, pour détruire, pour affaiblir notre action pour le climat. Je le vois moi en Europe, je le décris dans le livre que je viens de sortir comme vous l'avez mentionné, ou dans le détail, parce qu'aujourd'hui nous sommes sous la pression des Etats-Unis qui veulent interférer dans non seulement les accords internationaux, mais les règles européennes, les règles du jeu que nous fixons, nous, Européens. Et c'est une atteinte à notre souveraineté et évidemment c'est une atteinte à notre capacité à agir pour le climat. Donc il faut résister. Vous avez raison, c'est une bataille. Il faut résister et il ne faut rien céder. »
France Inter · Climat : "Nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", juge Pascal CanfinVérifier à 2:10Voir 2 autres passages
« Des conventions citoyennes, des conférences de consensus. Et j'invite d'ailleurs tous les auditeurs qui seraient intéressés par cela à s'inscrire sur le site internet, la plateforme progressiste.org. Ce n'est pas un parti politique, c'est totalement gratuit, vous pouvez être n'importe où vous êtes aujourd'hui, vous ne changez rien, simplement ça vous donne la possibilité de participer à ces conférences de consensus. Je vous donne, si je peux me permettre de donner un exemple. Un exemple où je pense, nous pouvons très vite arriver à un accord entre toutes les forces progressistes dont on vient de parler, c'est un sujet qui concerne tous les parents et tous les pré-ados qui nous écoutent, c'est la régulation des réseaux sociaux. Nous sommes aujourd'hui dans un moment où la santé mentale de nos enfants, tous les scientifiques le disent, vous avez reçu il y a quelques semaines des psychologues sur le sujet, c'était très très marquant, c'est un moment de bascule. La santé mentale de nos enfants, de nos pré-adolescents, de nos adolescents est en péril. Et vous avez en même temps des parents qui sont complètement dépassés. C'est une souffrance parentale, c'est une souffrance parentale. Moi-même, moi-même, j'y suis confronté, c'est aussi pour ça que ça me tient beaucoup à cœur. Donc, qu'est-ce qu'il faut faire ? Je pense qu'il faut interdire les réseaux sociaux qui ont des algorithmes addictifs aux enfants de moins de 15 ans. Ça, c'est une mesure radicale. C'est une mesure radicale. Je suis persuadé qu'on est capable, dans l'arc progressiste, de tous unir et de la défendre ensemble. »
France Inter · Pascal Canfin : "La contre-offensive anti-écologique du moment, c'est du trumpisme européen"Vérifier à 7:42
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées28 juin 2019 au 9 nov. 2025 · 9 observations9 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, c'est une question fondamentale. Aujourd'hui, nous sommes dépendants des énergies fossiles, le pétrole et le gaz. Nous ne produisons, nous, en Européen, quasiment aucune énergie fossile. 100% de cette énergie est importée, elle nous rend donc vulnérables et dépendants. Elle nous rend dépendants, par exemple, de Vladimir Poutine et ça nous a explosé à la figure d'un point de vue géopolitique, mais ça a explosé à la figure de chacun des auditeurs qui nous écoutent avec l'inflation qui a renié notre pouvoir d'achat et qui avait une cause, c'est l'explosion des prix des énergies fossiles liés à la guerre en Ukraine. Mais cette vulnérabilité, elle peut nous exploser à la figure avec Trump, puisque nous sommes en train de passer d'une dépendance au gaz russe, que nous coupons progressivement et tant mieux, bien évidemment, à une dépendance au gaz de schiste américain. On n'a pas forcément gagné grand-chose dans l'affaire. Et donc, il nous faut lier l'enjeu climatique, pour nous, Européens, à une question de souveraineté et de moindre vulnérabilité. Et donc, attention à ne pas basculer sur une autre vulnérabilité, c'est votre question, qui est une vulnérabilité vis-à-vis des Chinois. Parce que les Chinois, qu'est-ce qu'ils ont fait ? Ils ont fait ce qu'on aurait dû faire depuis 20 ans et qu'on n'a pas fait. Ils ont investi l'ensemble de la chaîne de l'électrification et de la décarbonation de notre économie. Du minier des terres rares, qu'ils raffinent, ils ont quasiment le monopole, jusqu'au recyclage, au panneau solaire, en passant par les batteries, les voitures électriques, etc. Et donc, attention, mais il y a une grande différence entre les deux dépendances. C'est que la première, on ne la changera jamais. On ne va pas inventer du gaz européen qu'on n'a pas. On ne va pas inventer du pétrole européen qu'on n'a pas. Par contre, on sait faire du renouvelable. On sait faire du nucléaire. On sait faire de l'efficacité énergétique. On doit savoir faire des batteries en Europe. Et on sait même faire. Renault vient de le faire sur la Mégane électrique. Une batterie, une voiture électrique, zéro terre rare. Donc, ça veut dire que grâce à l'innovation, on peut le faire. Et c'est ça, c'est ça la révolution qui est en marche. Et il faut continuer à investir. Il ne faut surtout rien lâcher. »
France Inter — L'invité du week-end · Climat : "Aujourd'hui, nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", estime Pascal CanfinVérifier à 4:53Voir 2 autres passages
« Aujourd'hui, si vous me demandez si aujourd'hui on est prêt, non, on n'est pas prêt. On n'investit pas dans la défense en claquant des doigts. Par contre, on est prêt à faire l'effort et à s'organiser ensemble pour y arriver. Construire enfin une industrie de la défense européenne coordonnée. Ça ne veut pas dire une seule entreprise de défense européenne, mais ça veut dire qu'au moins, on arrête tous ensemble de passer des commandes incompatibles avec des matériels qui ne marchent pas entre eux, ce qui fait que dès qu'on veut faire une opération ensemble, c'est impossible. C'est stupide, stupide, contre-productif. Voilà, ça, on y met fin. Et enfin, on se met dans la bonne direction. »
France Inter · Pascal Canfin : "La contre-offensive anti-écologique du moment, c'est du trumpisme européen"Vérifier à 19:08
« Ça prouve que si on ne poursuit pas les politiques qui ont été engagées, si on arrête MaPrimeRénov' par exemple, eh bien évidemment, l'impact se traduit immédiatement dans notre recul de l'action climatique. Donc on a réussi à mettre en place en France et en Europe les bonnes politiques qui ont porté leurs fruits. Je vous le rappelez, moins 7%, moins 8% en Europe en une seule année. Mais si on arrête ces politiques, si on les freine, s'il n'y a plus d'argent, si on change les règles du jeu sur les ZAN ou le ZFE, évidemment, forcément, ça s'arrête. ZAN, zéro artificialisation nette, zone à faible émission. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités28 juin 2019 au 9 nov. 2025 · 19 observations21 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« rapidement. Oui, je voudrais dire pour notre auditeur qui dit les COP, finalement, Gilles, ça ne sert à rien. Je voudrais donner un exemple. Si aujourd'hui, en Europe, la semaine dernière, nous avons trouvé un accord pour reconsolider notre objectif climat pour 2040, donc la prochaine décennie, atteindre moins 90% de réduction de gaz à effet de serre, c'est parce qu'il y a la seringue diplomatique de la COP. C'est parce qu'il y a cette pression extérieure qui fait qu'à un moment donné, il faut trouver un accord. »
France Inter — L'invité du week-end · Climat : "Aujourd'hui, nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", estime Pascal CanfinVérifier à 19:43Voir 2 autres passages
« Une taxe, l'augmentation de la taxe pour la billet d'avion dans le projet de loi de finances, le budget qui s'applique cette année. 8 euros en classe économie. »
France Inter · Pascal Canfin : "La contre-offensive anti-écologique du moment, c'est du trumpisme européen"Vérifier à 20:21
« aucun autre pays n'a dit, moi, je lève la main et je suis Donald Trump. Le seul dont on a dit qu'il pourrait le faire, et peut-être qu'il va le faire, c'est Mileï. C'est Mileï en Argentine. Exactement. Donc, c'est intéressant. Pourquoi ? Parce que, même si on est contre l'accord Mercosur, on a quand même beaucoup poussé pour qu'il y ait dans l'accord Mercosur une clause qui dit si un des pays du Mercosur sort de l'accord de Paris, alors l'accord Mercosur tombe. Ce qui fait qu'il est extrêmement probable qu'en fait, Mileï sorte du Mercosur, sorte de l'accord de Paris, etc. C'est-à-dire qu'on crée avec l'accord de Paris comme étant une base juridique partagée, insuffisante. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
BACKSEAT · Qui sauvera la planète ? - avec Pascal CanfinVérifier à 17:02
« Nous sommes moins nombreux à Libadou, nous sommes moins nombreux qu'avant. C'est le résultat des élections. Nous l'avons dit pendant la campagne, on l'a dit pendant la campagne. Si nous sommes moins nombreux, la France sera moins forte. C'est la réalité. On l'a dit, on y est. Parce que les électeurs qui se sont portés sur d'autres listes, nous ont de facto affaibli et affaibli la voix de la France. On l'a dit pendant la campagne. »
France Inter · Pascal Canfin dénonce "une alliance pour saboter les efforts contre le dérèglement climatique"Vérifier à 18:52
France Inter · Climat : "Nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", juge Pascal CanfinVérifier à 20:04
France Inter · Climat : "Nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", juge Pascal CanfinVérifier à 15:01
« Oui je voudrais dire pour notre auditeur qui dit les COP finalement ça ne sert à rien je voudrais donner un exemple si aujourd'hui en Europe la semaine dernière nous avons trouvé un accord pour reconsolider notre objectif climat pour 2040 donc la prochaine décennie atteindre moins 90% de réduction de gaz à effet de serre c'est parce qu'il y a la seringue diplomatique de la COP c'est parce qu'il y a cette pression extérieure qui fait qu'à un moment donné il faut trouver un accord »
France Inter · Climat : "Nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", juge Pascal CanfinVérifier à 19:34
« Le risque, c'est qu'on n'en fasse plus. Et donc, on est à un moment où il faut au contraire repartir de l'avant. Mais repartir de l'avant avec des méthodes qui peuvent être différentes. Et là, c'est très important de résister au backlash anti-écologique. Il faut une force de résistance qui dise, moi, je ne mange pas de ce pain-là. Les actions qui mènent les Républicains en France et le Rassemblement national à s'unir dans une posture et une politique anti-climat, climato-sceptique, anti-écologie, anti-transition. Il faut leur laisser. Mais par contre, on peut s'interroger, on doit s'interroger sur la bonne méthode pour embarquer la société et atteindre nos résultats. Et c'est ça, je pense, le moment politique où on est, c'est aucune complaisance sur les objectifs, aucun recul en arrière sur les objectifs. On sort d'une vague de chaleur inédite en Europe, à Barcelone. Vous savez où ils en sont ? Ils en sont à faire un plan 50 degrés. 50 degrés, je vous vois, voilà, 50 degrés. Est-ce que c'est le monde dans lequel on veut vivre ? Est-ce que c'est le monde qu'on a envie de laisser à nos enfants ? Si on répond oui, ok, on ne fait rien. Si on répond non, on agit. »
France Inter · Pascal Canfin : "La contre-offensive anti-écologique du moment, c'est du trumpisme européen"Vérifier à 1:25
France Inter — L'invité du week-end · Climat : "Aujourd'hui, nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", estime Pascal CanfinVérifier à 7:29
France Inter — L'invité du week-end · Climat : "Aujourd'hui, nous sommes dans une bataille idéologique avec l'administration Trump", estime Pascal CanfinVérifier à 4:53
« Non, justement, données au bien commun de l'arc progressiste. Vous voulez toujours me faire revenir à un sujet d'incarnation ? Il va bien falloir que quelqu'un les mette en œuvre. Bien sûr, exactement. Je suis tout à fait d'accord à vous. Mais juste, ce n'est pas le sujet de la plateforme. Le sujet de la plateforme, c'est de créer potentiellement, et il y aura des sujets sur lesquels on n'y arrivera pas, mais il y aura des sujets, je pense, sur lesquels on va y arriver et ça sera déjà un changement profond, on va arriver à créer cette culture commune, à créer éventuellement ces propositions communes ou au moins ces éléments de débat sur lesquels de dire « bon ben on a essayé, là on n'y arrive pas ». Et ensuite, qui le portera ? Qui sera le mieux placé ? Je ne sais pas. On verra, on verra peut-être dans six mois, on verra dans un an, on verra. Mais commençons par créer de l'espoir. Parce que cette bataille qui commence directement par les égaux, c'est la certitude de l'échec. »
France Inter · Pascal Canfin : "La contre-offensive anti-écologique du moment, c'est du trumpisme européen"Vérifier à 15:19
« Mais justement c'est pour ça que je dis c'est indépendant des différentes candidatures. Je ne sais pas combien il y aura de candidatures dans cet arc progressiste à la fin, ce que je sais c'est que s'il y en a beaucoup, aucune d'entre elles ne sera au deuxième tour et que ce sera la défaite assurée. Mais ce n'est pas le sens de mon initiative. Mon initiative c'est de dire, voilà, il y a la vie des partis politiques et puis il y a la nécessité avec les citoyens. C'est pour ça que les auditeurs peuvent s'inscrire sur telles plateformes progressistes parce que ça n'est absolument pas réservé, loin de là, aux responsables politiques. Et j'essaye de créer quelque chose d'inédit qui rassemble, non pas justement dans une logique de candidature, mais qui rassemble sur les idées et la construction des idées à la fois des citoyens qui peuvent être engagés ou pas, qui peuvent être dans des associations, des syndicats ou pas, ou des entreprises, des entrepreneurs, peu importe, et des responsables politiques dans leur diversité avec deux bornes que je viens de rappeler parce qu'il ne faut pas faire n'importe quoi, il ne faut pas dire que tout se vaut, ce n'est pas vrai. Il y a un projet politique, il y a un arc. À l'intérieur de cet arc, il y a des sensibilités différentes, mais il y a, je pense, la conviction, l'intuition que ce qui nous rassemble est au fond plus fort que ce qui nous divise. Et puis, il y a le sujet des identités professionnelles sur la méthode, si je peux en dire un mot, c'est absolument fondamental. Aujourd'hui, les responsables politiques, à l'exception d'un que je veux citer, c'est François Ruffin, parce qu'il a la même intuition que moi, qui est qu'il faut repartir des métiers, il faut repartir des identités professionnelles. »
France Inter · Pascal Canfin : "La contre-offensive anti-écologique du moment, c'est du trumpisme européen"Vérifier à 12:16
« Autre question historique du moment dans lequel on est. On a fait plusieurs choses que nous n'avions jamais faites. Vous venez d'en citer une, mais il y en a une autre qui date d'il y a quelques semaines que je voudrais rappeler. C'est le fait d'avoir pris l'argent des avoirs gelés russes, qui font l'objet de sanctions internationales, pour le transférer vers l'Ukraine. Que cet argent ne dorme pas dans les caisses des banques ou des banques centrales, mais qu'il soit transféré et rendu utile pour l'effort de guerre ukrainien. Autre décision que jamais personne n'avait prise avant. Donc on est capable, heureusement, et je m'en réjouis, on est capable de ces décisions historiques. Mais est-ce qu'on est encore à la hauteur ? Est-ce que c'est suffisant pour battre Vladimir Poutine ? C'est bien la question que je vous pose. Eh bien, au moment où on parle, la réponse est non. Il suffit de regarder le front sur le terrain. Et évidemment, le retour de Donald Trump est une mauvaise nouvelle dans ce contexte, parce que ça veut dire que si les États-Unis retirent une partie de leur soutien, voire la totalité de leur soutien, je ne sais pas de quoi Donald Trump est capable, eh bien nous devrons prendre le relais. On devra prendre le relais pour deux choses. Une première raison, c'est le respect de nos valeurs, notre intérêt européen fondamental. On ne peut pas laisser un pays démocratique européen se laisser envahir par une puissance autoritaire comme Vladimir Poutine. D'abord c'est l'Ukraine, et si Poutine gagne en Ukraine, c'est quoi la suite ? Et le deuxième élément, c'est qu'une étude allemande vient de sortir récemment, pour ceux qui sont très inquiets sur les questions migratoires. Vous savez combien de millions d'Ukrainiens arriveraient en Europe si Poutine prenait le pouvoir ? Plus de 10 millions. Plus de 10 millions. Et donc tous ceux qui se disent, oh là là, attention, nous on a des sujets migratoires en Europe, et on en a, mais il ne faut pas se cacher derrière son petit doigt, pourraient se dire aussi que, attention, toute l'extrême droite qui s'allie à Vladimir Poutine et à Donald Trump, en fait, c'est eux qui génèrent potentiellement ces 10 millions de migrants ukrainiens. Donc moi je veux que les Ukrainiens soient libres, je veux qu'ils puissent racheter ces jeux et vivre en paix, et donc je me bats pour ces combats. »
France Inter · Pascal Canfin dénonce "une alliance pour saboter les efforts contre le dérèglement climatique"Vérifier à 2:25
France Inter · Pascal Canfin : "La contre-offensive anti-écologique du moment, c'est du trumpisme européen"Vérifier à 0:47
BACKSEAT · Qui sauvera la planète ? - avec Pascal CanfinVérifier à 17:02