Olivier Faure — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
18 juin 2024 au 26 mars 2026
Questions
577
Entretiens
27
Sources
27
Heures analysées
10,0 h
Répartition sur 577 questions évaluables
Réponse directe
350
Réponse partielle
89
Réponse à côté
124
Refus explicite
14
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 201 à 225 sur 577
Question 201Retraites, affiche de LFI, narcotrafic...L'interview d'Olivier Faure (PS) en intégralité
Force ouvrière a quitté les négociations. L'UDEP, elle a annoncé ce matin. L'UDEP, ce sont les artisans. Ils ont annoncé également quitter les négociations. La CGT hésite. Est-ce que vraiment, vous estimez qu'au moment où on se parle, ce conclave ou cette conférence sociale est encore effective ?
Réponse partielle
Parce que le rapport de force, il ne peut pas se faire avec des chaises vides. On a besoin de venir produire des solutions. J'en ai présenté quelques-unes tout à l'heure. Il y en a d'autres. Et donc, il faut évidemment que nous puissions, à un moment, venir dire qu'il y a d'autres voies de passage. Et qu'on ne peut pas laisser le récit gouvernemental s'imposer, selon lequel, puisqu'il y a des efforts à faire maire de défense, que je ne conteste pas, et même que j'approuve, eh bien, on ne pourrait rien faire sur les retraites. Ça n'est pas vrai.
« Parce que le rapport de force, il ne peut pas se faire avec des chaises vides. On a besoin de venir produire des solutions. J'en ai présenté quelques-unes tout à l'heure. Il y en a d'autres. Et donc, il faut évidemment que nous puissions, à un moment, venir dire qu'il y a d'autres voies de passage. Et qu'on ne peut pas laisser le récit gouvernemental s'imposer, selon lequel, puisqu'il y a des efforts à faire maire de défense, que je ne conteste pas, et même que j'approuve, eh bien, on ne pourrait rien faire sur les retraites. Ça n'est pas vrai. »
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Dates citées18 juin 2024 au 26 mars 2026 · 45 observations45 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Mais elle n'a pas été exclue. Elle n'a pas été exclue, elle ne le sera pas. Ce que je dis simplement, c'est qu'il n'est pas possible... Je l'ai eu au téléphone la veille du moment où on l'a privé de son investiture. Je lui ai dit, Catherine, tu n'as pas besoin de t'allier à qui que ce soit pour gagner à Strasbourg. Mais tu comprends que si tu faisais le choix de t'allier avec une partie de la droite, même si je constate que M. Jakubowicz s'est fait exclure aussitôt par le parti Horizon, eh bien, si tu t'allies avec eux, nous ne pouvons pas donner un signal qui est un signal délétère, qui est de laisser penser qu'aujourd'hui, »
BFMTV · Élections municipales, alliances: l'interview en intégralité d'Olivier Faure
Méthode, périmètre et limitesVersion depth-public-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
14 juil. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Les questions non évaluables restent comptées dans le corpus mais ne reçoivent pas de catégorie publique.
BFMTV · Retraites, affiche de LFI, narcotrafic...L'interview d'Olivier Faure (PS) en intégralitéVérifier à 6:58
Question 202Retraites, affiche de LFI, narcotrafic...L'interview d'Olivier Faure (PS) en intégralité
Vos partenaires ou anciens partenaires de la France insoumise appellent à une manifestation le 22 mars. Et pour cet appel à la manifestation, ils ont d'ailleurs publié un certain nombre d'affiches. Il y a celle qui a fait polémique avec le visage de Cyril Hanouna, considéré comme reprenant les codes de l'antisémitisme des années 30. Jean-Luc Mélenchon refuse même qu'on lui pose la question. Il l'a fait avec mon confrère de France 3. Quelle est votre réaction à vous, Olivier Faurent ?
Réponse directe
Le 22 mars, ce n'est pas la France insoumise qui appelle à manifester, ce sont un collectif d'associations antiracistes. On ne peut pas défiler le 22 mars et avoir des affiches qui sont profondément à caractère antisémite, qui en reprennent tous les stéréotypes. On peut contester Cyril Hanouna pour ce qu'il dit, pas pour ce qu'il est juif. Et donc, c'est inacceptable. C'est intolérable. Et ce qui est encore plus intolérable, c'est qu'ils ont retiré cette affiche et ils n'ont pas accepté de donner des excuses. Et donc, moi, j'aimerais comprendre ce qui se passe dans la tête de celles et ceux qui dirigent aujourd'hui la France insoumise. On ne peut pas, à gauche, nous qui avons été, depuis l'…
« Le 22 mars, ce n'est pas la France insoumise qui appelle à manifester, ce sont un collectif d'associations antiracistes. On ne peut pas défiler le 22 mars et avoir des affiches qui sont profondément à caractère antisémite, qui en reprennent tous les stéréotypes. On peut contester Cyril Hanouna pour ce qu'il dit, pas pour ce qu'il est juif. Et donc, c'est inacceptable. C'est intolérable. Et ce qui est encore plus intolérable, c'est qu'ils ont retiré cette affiche et ils n'ont pas accepté de donner des excuses. Et donc, moi, j'aimerais comprendre ce qui se passe dans la tête de celles et ceux qui dirigent aujourd'hui la France insoumise. On ne peut pas, à gauche, nous qui avons été, depuis l'affaire Dreyfus jusqu'à aujourd'hui, de ceux qui ont toujours défendu la lutte contre l'antisémitisme, être de ceux qui jouent avec les codes de l'antisémitisme, qui laissent penser qu'il pourrait y avoir une gauche qui pourrait se satisfaire de la haine du juif. C'est impossible. Et donc, il y a un moment où, effectivement, ces gens doivent se reprendre et doivent accepter de présenter des excuses et expliquer que la France insoumise ne peut pas, à un moment quelconque de son histoire, adhérer de près ou de loin à ce qui a fait le malheur de notre pays. »
BFMTV · Retraites, affiche de LFI, narcotrafic...L'interview d'Olivier Faure (PS) en intégralitéVérifier à 7:58
Question 203Retraites, affiche de LFI, narcotrafic...L'interview d'Olivier Faure (PS) en intégralité
La police a ordonné ce matin l'évacuation de la gaieté lyrique, ce lieu culturel à Paris où depuis plusieurs mois des centaines de jeunes migrants occupaient les lieux. Est-ce qu'il fallait, oui ou non, autoriser l'évacuation ?
Réponse partielle
C'est un fait que la gaieté lyrique n'est pas un centre d'hébergement d'urgence et donc qu'il n'y a pas de raison de maintenir des personnes nombreuses, des mineurs nombreux dans cet établissement. Mais quel est le devoir de l'État ? C'est de faire en sorte que ces jeunes ne soient pas rejetés à la rue, qu'ils ne soient pas mis en danger pour eux-mêmes et pour autrui. Et donc ça suppose qu'il y ait en même temps une offre d'hébergement qui soit alternative à cet hébergement qui s'était trouvé par eux-mêmes. Donc on ne peut pas
« C'est un fait que la gaieté lyrique n'est pas un centre d'hébergement d'urgence et donc qu'il n'y a pas de raison de maintenir des personnes nombreuses, des mineurs nombreux dans cet établissement. Mais quel est le devoir de l'État ? C'est de faire en sorte que ces jeunes ne soient pas rejetés à la rue, qu'ils ne soient pas mis en danger pour eux-mêmes et pour autrui. Et donc ça suppose qu'il y ait en même temps une offre d'hébergement qui soit alternative à cet hébergement qui s'était trouvé par eux-mêmes. Donc on ne peut pas »
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Question 204Retraites, affiche de LFI, narcotrafic...L'interview d'Olivier Faure (PS) en intégralité
Ça veut dire quoi ?
Réponse à côté
C'est la poule d'oeuvre ? Non, ça veut dire que jusqu'ici, l'an passé, c'est 3000 OQTF qui ont été exécutés et qui ont permis le retour d'Algériens qui étaient indésirables sur notre territoire. Bon, mais maintenant, qu'est-ce qu'on fait si on part dans une espèce de fameuse riposte graduée qui va où ? Pourquoi faire ? Moi, je crois que les solutions, elles sont souvent diplomatiques. La diplomatie exige une forme de respect mutuel qu'elle suppose qu'on n'entre pas dans un bras de fer qui est là aussi avec des vertus qui sont des vertus politiciennes. Mais le respect mutuel, Ça marche dans les deux sens. Mais ça suppose qu'on ait la possibilité de discuter entre deux régimes et ne pas être…
« C'est la poule d'oeuvre ? Non, ça veut dire que jusqu'ici, l'an passé, c'est 3000 OQTF qui ont été exécutés et qui ont permis le retour d'Algériens qui étaient indésirables sur notre territoire. Bon, mais maintenant, qu'est-ce qu'on fait si on part dans une espèce de fameuse riposte graduée qui va où ? Pourquoi faire ? Moi, je crois que les solutions, elles sont souvent diplomatiques. La diplomatie exige une forme de respect mutuel qu'elle suppose qu'on n'entre pas dans un bras de fer qui est là aussi avec des vertus qui sont des vertus politiciennes. Mais le respect mutuel, »
BFMTV · Retraites, affiche de LFI, narcotrafic...L'interview d'Olivier Faure (PS) en intégralitéVérifier à 14:59Voir 2 autres passages
« Ça marche dans les deux sens. Mais ça suppose qu'on ait la possibilité de discuter entre deux régimes et ne pas être dans une situation où ce sont les médias qui se font aujourd'hui le réceptacle d'un dialogue qui n'existe plus. Parce que qu'est-ce qui va se passer ? On va aboutir à quoi ? On va aboutir à y construire des sanctions économiques de la part de l'Algérie. Je rappelle que nous avons besoin aussi du gaz algérien. Je rappelle que nous avons aussi une histoire avec l'Algérie qui fait qu'on ne peut pas non plus faire comme le Céline Cédebassé. Nous sommes à la veille, nous sommes aujourd'hui sur l'agressage des accords déviants, demain le cessez-le-feu. Et donc, il y a une histoire lourde avec l'Algérie qui suppose qu'à chaque fois qu'on reste de ces questions, on ne le fasse pas comme si on était dans un espèce de bras de fer permanent qui, effectivement, permet de valoriser un ministre de l'Intérieur en mal de notoriété dans un congrès dans lequel il a besoin de montrer qu'il est celui qui agit, etc. La réalité, c'est qu'il n'agit pas. Aujourd'hui, on est au point mort. Et donc, plutôt que de continuer à montrer de gros bras, il ferait mieux de dire qu'à un moment, il faut rétablir une discussion sereine entre les deux États. Pour vous, »
BFMTV · Retraites, affiche de LFI, narcotrafic...L'interview d'Olivier Faure (PS) en intégralitéVérifier à 15:31
Question 205Retraites, affiche de LFI, narcotrafic...L'interview d'Olivier Faure (PS) en intégralité
Quand vous dites qu'on les livrerait potentiellement à la criminalité et au narcotrafic, est-ce que ça veut dire que vous estimez aujourd'hui que les jeunes migrants sont des acteurs du narcotrafic et de la criminalité ?
Réponse directe
Non, mais tous les jeunes qui sont dans la rue, qu'ils soient personnes migrantes ou qu'ils soient nés ici, peuvent être à un moment donné dans le désœuvrement. Quand vous êtes dans la rue, c'est un fait que vous êtes la proie de beaucoup de monde. Vous êtes la proie de ceux qui veulent vous débouiller, mais vous êtes aussi parfois l'agresseur parce que vous cherchez évidemment à survivre. Et donc, plutôt que de créer des conditions dans lesquelles nous créons nous-mêmes de l'insécurité, je souhaite que nous créions de la sécurité et que nous faisions un sens de préserver aussi, je le rappelle, des enfants.
« Non, mais tous les jeunes qui sont dans la rue, qu'ils soient personnes migrantes ou qu'ils soient nés ici, peuvent être à un moment donné dans le désœuvrement. Quand vous êtes dans la rue, c'est un fait que vous êtes la proie de beaucoup de monde. Vous êtes la proie de ceux qui veulent vous débouiller, mais vous êtes aussi parfois l'agresseur parce que vous cherchez évidemment à survivre. Et donc, plutôt que de créer des conditions dans lesquelles nous créons nous-mêmes de l'insécurité, je souhaite que nous créions de la sécurité et que nous faisions un sens de préserver aussi, je le rappelle, des enfants. »
BFMTV · Retraites, affiche de LFI, narcotrafic...L'interview d'Olivier Faure (PS) en intégralitéVérifier à 19:42
Question 206Retraites, affiche de LFI, narcotrafic...L'interview d'Olivier Faure (PS) en intégralité
Donc, s'il y a des amendements sur la question du coffre, sur la question de rentrer dans les messageries cryptées, c'est à ces deux points que vous faites référence ?
Réponse directe
Je pensais aussi au retour des QHS. Expliquez ce que c'est. Les quartiers haute sécurité qui ont été abolis par Badinter. Et donc, je suis favorable à l'idée qu'on regroupe celles et ceux qui sont les plus dangereux. Il n'y a pas de sujet. En revanche, ce que je veux, c'est que l'on veille à ce que le traitement des gens qui sont enfermés soit un traitement qui soit humain. Je crois que c'est la défenseur des droits qui a parlé... Non, la défenseur... Enfin, la... La défenseur des prisons. Des prisons, qui a dit... Contrôleur général des prisons. Contrôleur général des prisons. Pardon, merci pour le terme. Et donc, qui a dit, en fait, que c'était l'organisation d'une maison des fous. Eh bie…
« Je pensais aussi au retour des QHS. Expliquez ce que c'est. Les quartiers haute sécurité qui ont été abolis par Badinter. Et donc, je suis favorable à l'idée qu'on regroupe celles et ceux qui sont les plus dangereux. »
BFMTV · Retraites, affiche de LFI, narcotrafic...L'interview d'Olivier Faure (PS) en intégralitéVérifier à 12:18Voir 2 autres passages
« pour des dangereux criminels. Notre devoir, parce que ces gens-là, un jour, devront sortir, c'est de préparer la sortie en faisant en sorte que ces gens soient traités humainement. Ça ne veut pas dire qu'on leur dessine un 5 étoiles. Ça ne veut pas dire qu'on va leur donner toutes les facilités pour vivre correctement. Mais il faut que le sens de la peine soit maintenu. Et il faut aussi qu'il y ait une réhabilitation, un accompagnement. Et c'est ça que je demande. Et donc, éviter de revenir à une forme de... à ces quartiers de haute sécurité. Sur le reste, sur le dossier coffre, je n'y suis pas totalement opposé. Je pense qu'il y a des raisons de vouloir protéger l'instruction, de faire en sorte que... Que toutes les techniques ne soient pas dévoilées. Pour qu'elles ne puissent pas servir à ceux qui sont dehors et qui, par le biais des informations qui seraient révélées par ces dossiers, puissent aménager leur façon de procéder. »
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Question 207Retraites, affiche de LFI, narcotrafic...L'interview d'Olivier Faure (PS) en intégralité
C'est-à-dire qu'au fond, vous vous êtes donné des gages les uns les autres. Lorsqu'il a été question de censurer ou non le gouvernement de François Bayrou, jusqu'à la dernière seconde, vous aviez besoin aussi d'emporter un morceau. Ce morceau, c'était ce conclave. C'était cette négociation possible. Et je cite le Premier ministre à l'époque, qui vous a quand même donné ce mot, sans totem ni tabou. Et aujourd'hui, il vous dit, finalement, non, en fait, on ne reviendra pas à la retraite à 62 ans. Et vous dites, non, je n'ai pas entendu.
Réponse directe
Je dis, non, je ne dis pas que je n'ai pas entendu. J'ai très bien entendu ce que dit François Bayrou. Et j'ai très bien entendu aussi ce que disait, la même journée, Édouard Philippe, qui propose lui-même d'aller plus loin encore. Oui, lui, ce qu'il propose, ça traite à 67 ans, rappelez-vous. Et donc, je pense que ça mériterait. Et si le président de la République, à un moment, met ses voeux à exécution, ses promesses, ses engagements à exécution, en disant qu'il peut soumettre un référendum à ce nombre de sujets, celui-là en est un excellent. Je pense que les Françaises et les Français, entre le choix de décaler l'âge de la retraite à 67 ans ou de revient à 62 ans, je pense qu'il pourrait…
« Je dis, non, je ne dis pas que je n'ai pas entendu. J'ai très bien entendu ce que dit François Bayrou. Et j'ai très bien entendu aussi ce que disait, la même journée, Édouard Philippe, qui propose lui-même d'aller plus loin encore. »
BFMTV · Retraites, affiche de LFI, narcotrafic...L'interview d'Olivier Faure (PS) en intégralitéVérifier à 4:17Voir 1 autre passage
« Oui, lui, ce qu'il propose, ça traite à 67 ans, rappelez-vous. Et donc, je pense que ça mériterait. Et si le président de la République, à un moment, met ses voeux à exécution, ses promesses, ses engagements à exécution, en disant qu'il peut soumettre un référendum à ce nombre de sujets, celui-là en est un excellent. Je pense que les Françaises et les Français, entre le choix de décaler l'âge de la retraite à 67 ans ou de revient à 62 ans, je pense qu'il pourrait être effectivement questionné. Et il pourrait répondre directement. Il n'est donc pas question pour vous ? La retraite, c'est un contrat que nous avons passé les uns avec les autres. Le contrat social français, il est aussi basé sur des éléments qui font que nous sommes peut-être une nation singulière. Mais nous avons fait un choix. C'est qu'effectivement, nous considérons que la retraite est le moment qui permet à chacune et à chacun, après une vie de travail, après une vie, avoir créé des richesses, et bien de pouvoir avoir le droit au repos bien mérité. »
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Question 208Retraites, affiche de LFI, narcotrafic...L'interview d'Olivier Faure (PS) en intégralité
Vous n'avez pas entendu depuis que cette affiche a été publiée ?
Réponse à côté
Le 22 mars, ce n'est pas la France insoumise qui appelle à manifester, ce sont un collectif d'associations antiracistes. On ne peut pas défiler le 22 mars et avoir des affiches qui sont profondément à caractère antisémite, qui en reprennent tous les stéréotypes. On peut contester Cyril Hanouna pour ce qu'il dit, pas pour ce qu'il est juif. Et donc, c'est inacceptable. C'est intolérable. Et ce qui est encore plus intolérable, c'est qu'ils ont retiré cette affiche et ils n'ont pas accepté de donner des excuses. Et donc, moi, j'aimerais comprendre ce qui se passe dans la tête de celles et ceux qui dirigent aujourd'hui la France insoumise. On ne peut pas, à gauche, nous qui avons été, depuis l'…
« Le 22 mars, ce n'est pas la France insoumise qui appelle à manifester, ce sont un collectif d'associations antiracistes. On ne peut pas défiler le 22 mars et avoir des affiches qui sont profondément à caractère antisémite, qui en reprennent tous les stéréotypes. On peut contester Cyril Hanouna pour ce qu'il dit, pas pour ce qu'il est juif. Et donc, c'est inacceptable. C'est intolérable. Et ce qui est encore plus intolérable, c'est qu'ils ont retiré cette affiche et ils n'ont pas accepté de donner des excuses. Et donc, moi, j'aimerais comprendre ce qui se passe dans la tête de celles et ceux qui dirigent aujourd'hui la France insoumise. On ne peut pas, à gauche, nous qui avons été, depuis l'affaire Dreyfus jusqu'à aujourd'hui, de ceux qui ont toujours défendu la lutte contre l'antisémitisme, être de ceux qui jouent avec les codes de l'antisémitisme, qui laissent penser qu'il pourrait y avoir une gauche qui pourrait se satisfaire de la haine du juif. C'est impossible. Et donc, il y a un moment où, effectivement, ces gens doivent se reprendre et doivent accepter de présenter des excuses et expliquer que la France insoumise ne peut pas, à un moment quelconque de son histoire, adhérer de près ou de loin à ce qui a fait le malheur de notre pays. »
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Question 209Retraites, affiche de LFI, narcotrafic...L'interview d'Olivier Faure (PS) en intégralité
à perdre qu'à gagner ?
Réponse directe
Oui, je pense qu'il n'y a plus à perdre qu'à gagner. Et je pense aussi que dans ce qui est aujourd'hui la menace, c'est-à-dire revenir sur les accords de 68, il y a aussi toute une série de nos compatriotes français qui ont des racines en Algérie et qui aujourd'hui se sentent en réalité stigmatisés, qui ont le sentiment qu'on est en train d'ouvrir un conflit entre la France et l'Algérie. Je pense qu'on peut s'épargner de cela aussi.
« Oui, je pense qu'il n'y a plus à perdre qu'à gagner. Et je pense aussi que dans ce qui est aujourd'hui la menace, c'est-à-dire revenir sur les accords de 68, il y a aussi toute une série de nos compatriotes français qui ont des racines en Algérie et qui aujourd'hui se sentent en réalité stigmatisés, qui ont le sentiment qu'on est en train d'ouvrir un conflit entre la France et l'Algérie. Je pense qu'on peut s'épargner de cela aussi. »
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Question 210Retraites, affiche de LFI, narcotrafic...L'interview d'Olivier Faure (PS) en intégralité
Il a encore un sens pour vous ?
Réponse directe
Bien sûr qu'il a un sens. Et y compris parce que les propositions, elles vont abonder et qu'il y a d'autres possibilités, d'autres voies de passage que celle de faire, en réalité, payer les retraites par ceux qui ont commencé à travailler tôt et qui vont être obligés de travailler plus longtemps pour pouvoir financer nos retraites. Mais j'entends que dans ce gouvernement, la réalité, c'est qu'on dit des choses très différentes. Vous avez un côté François Bayrou qui, effectivement, donne le sentiment de donner un terme à ce conclave qu'il a lui-même convoqué. Et puis, j'entends aussi Éric Lombard qui dit que les partenaires sociaux doivent continuer à travailler. J'entends Catherine Vautrin…
« Bien sûr qu'il a un sens. Et y compris parce que les propositions, elles vont abonder et qu'il y a d'autres possibilités, d'autres voies de passage que celle de faire, en réalité, payer les retraites par ceux qui ont commencé à travailler tôt et qui vont être obligés de travailler plus longtemps pour pouvoir financer nos retraites. »
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« Mais j'entends que dans ce gouvernement, la réalité, c'est qu'on dit des choses très différentes. Vous avez un côté François Bayrou qui, effectivement, donne le sentiment de donner un terme à ce conclave qu'il a lui-même convoqué. Et puis, j'entends aussi Éric Lombard qui dit que les partenaires sociaux doivent continuer à travailler. J'entends Catherine Vautrin qui dit la même chose. »
BFMTV · Retraites, affiche de LFI, narcotrafic...L'interview d'Olivier Faure (PS) en intégralitéVérifier à 1:31
Question 211Guerre en Ukraine, retraites, 2027... L'interview d'Olivier Faure en intégralité
que ça se poursuive ?
Réponse directe
dans ce contexte ? – Oui, absolument. Je souhaite que nous revenions sur l'âge légal, notamment parce que vous avez aujourd'hui des gens qui ont cotisé leurs 43 annuités et qui doivent attendre 64 ans pour pouvoir partir à la retraite, ce qui veut dire en clair que ce sont les gens qui ont commencé à travailler tôt, les gens qui ont les métiers les plus difficiles, et bien qui aujourd'hui financent votre retraite et la mienne. – Et qu'est-ce que vous diriez ce matin au chef de l'État
« dans ce contexte ? – Oui, absolument. Je souhaite que nous revenions sur l'âge légal, notamment parce que vous avez aujourd'hui des gens qui ont cotisé leurs 43 annuités et qui doivent attendre 64 ans pour pouvoir partir à la retraite, ce qui veut dire en clair que ce sont les gens qui ont commencé à travailler tôt, les gens qui ont les métiers les plus difficiles, et bien qui aujourd'hui financent votre retraite et la mienne. – Et qu'est-ce que vous diriez ce matin au chef de l'État »
BFMTV · Guerre en Ukraine, retraites, 2027... L'interview d'Olivier Faure en intégralitéVérifier à 34:21
Question 212Guerre en Ukraine, retraites, 2027... L'interview d'Olivier Faure en intégralité
Un emprunt européen, pourquoi pas ?
Réponse partielle
Oui, il y a plusieurs pistes. Oui, mais je vais continuer. Deuxième point, celui que vous aviez évoqué, effectivement, il y a des avoirs russes que nous avons simplement gelés. Mais il y a aujourd'hui, on utilise les intérêts des emprunts. Alors, certains juristes vous disent cela. Moi, je peux vous montrer tout à l'heure, j'ai une étude qui vient du Parlement européen, du service juridique du Parlement européen, qui considère qu'il y a d'autres voies de passage, notamment parce qu'aujourd'hui, il y a des jugements. Il y a aussi le terrorisme qui est entretenu par la Russie. Et donc, il y a des possibilités, non pas seulement de geler, mais de saisir les avoirs russes. Ensuite, il y a évide…
« Oui, il y a plusieurs pistes. Oui, mais je vais continuer. Deuxième point, celui que vous aviez évoqué, effectivement, il y a des avoirs russes que nous avons simplement gelés. Mais il y a aujourd'hui, on utilise les intérêts des emprunts. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, retraites, 2027... L'interview d'Olivier Faure en intégralitéVérifier à 24:02Voir 1 autre passage
« Alors, certains juristes vous disent cela. Moi, je peux vous montrer tout à l'heure, j'ai une étude qui vient du Parlement européen, du service juridique du Parlement européen, qui considère qu'il y a d'autres voies de passage, notamment parce qu'aujourd'hui, il y a des jugements. Il y a aussi le terrorisme qui est entretenu par la Russie. Et donc, il y a des possibilités, non pas seulement de geler, mais de saisir les avoirs russes. Ensuite, il y a évidemment, et je viens à votre question que vous n'avez pas encore formulée, mais sur le plan national, nous pouvons aussi en appeler au civisme fiscal des plus riches. Parce que moi, je veux bien qu'on dise toujours la même chose. C'est toujours au même qu'on demande. Vous, contrairement au président de la République, »
BFMTV · Guerre en Ukraine, retraites, 2027... L'interview d'Olivier Faure en intégralitéVérifier à 24:20
Question 213Guerre en Ukraine, retraites, 2027... L'interview d'Olivier Faure en intégralité
Vous avez dit qu'elle a été longtemps une alliée de Vladimir Poutine. À vos yeux, Marine Le Pen reste une alliée de Vladimir Poutine ?
Réponse directe
Elle maintient une ambiguïté. On voit bien qu'elle est très mal à l'aise dès lors qu'il faut parler de Poutine ou de Trump. Et je l'ai écoutée à l'Assemblée, il n'y avait aucune condamnation, ni de l'un ni de l'autre. Elle reconnaît maintenant que la Russie est l'agresseur et l'Ukraine l'agressait. Elle salue le peuple ukrainien, mais ce sont des paroles verbales qui n'entraînent aucune décision de sa part. Moi, je souhaite au contraire de la clarté. Je souhaite qu'on puisse dire qu'à un moment, il faut défendre ce que nous portons sur l'ensemble du continent européen. Nous sommes aujourd'hui le seul pôle d'équilibre au monde qui permette justement de se placer entre la Russie de Poutine et…
« Elle maintient une ambiguïté. On voit bien qu'elle est très mal à l'aise dès lors qu'il faut parler de Poutine ou de Trump. Et je l'ai écoutée à l'Assemblée, il n'y avait aucune condamnation, ni de l'un ni de l'autre. Elle reconnaît maintenant que la Russie est l'agresseur et l'Ukraine l'agressait. Elle salue le peuple ukrainien, mais ce sont des paroles verbales qui n'entraînent aucune décision de sa part. Moi, je souhaite au contraire de la clarté. Je souhaite qu'on puisse dire qu'à un moment, il faut défendre ce que nous portons sur l'ensemble du continent européen. Nous sommes aujourd'hui le seul pôle d'équilibre au monde qui permette justement de se placer entre la Russie de Poutine et les États-Unis de Trump. Et donc, nous devons conforter la dimension européenne. Et évidemment, là aussi, je me retrouve face à Marine Le Pen. Pourquoi ? Parce que Marine Le Pen, non seulement, elle est ce que l'on a dit, elle a été alliée des uns et des autres, mais en plus, elle n'a jamais été européenne. Et donc, évidemment, dans une situation où tout le monde comprend à quel point la question européenne devient la question centrale, la question qui permet évidemment de continuer à avancer. Si nous voulons défendre ce que nous sommes, de grande démocratie, une république pour ce qui est de la France, eh bien, nous devons effectivement chercher cette puissance à travers la construction européenne. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, retraites, 2027... L'interview d'Olivier Faure en intégralitéVérifier à 10:40
Question 214Guerre en Ukraine, retraites, 2027... L'interview d'Olivier Faure en intégralité
– Olivier Faure, vous avez annoncé la tenue d'un congrès du Parti socialiste au mois de juin. Vous avez annoncé votre candidature pour continuer à la tête du Parti socialiste. Raphaël Glucksmann explique, je cite, qu'il travaille à un projet pour la France. Est-ce que Raphaël Glucksmann pourrait être votre candidat à la prochaine élection présidentielle ?
Réponse directe
– Mais il peut l'être comme d'autres, parce que ce qu'il faudra choisir le moment venu, c'est celui ou celle qui a le plus de capacité à mettre fin à 10 années de macronisme et à une hypothétique aventure avec l'extrême droite. – Est-ce que Raphaël Glucksmann serait un bon candidat ? – Moi, je suis favorable à ce qu'il y ait le moment venu un choix entre les différentes personnalités de gauche qui peuvent s'imposer dans un affrontement. – Une primaire, donc ? – Une primaire potentiellement. – Vous accueillez
« – Mais il peut l'être comme d'autres, parce que ce qu'il faudra choisir le moment venu, c'est celui ou celle qui a le plus de capacité à mettre fin à 10 années de macronisme et à une hypothétique aventure avec l'extrême droite. – Est-ce que Raphaël Glucksmann serait un bon candidat ? – Moi, je suis favorable à ce qu'il y ait le moment venu un choix entre les différentes personnalités de gauche qui peuvent s'imposer dans un affrontement. – Une primaire, donc ? – Une primaire potentiellement. – Vous accueillez »
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Question 215Guerre en Ukraine, retraites, 2027... L'interview d'Olivier Faure en intégralité
Ensuite, un emprunt européen à destination de tous les citoyens européens, c'est ça que vous demandez ?
Réponse partielle
Oui, avec la possibilité. Il faudrait quand même qu'on se représente un peu les choses. L'Europe n'est pas un continent de petits chats, faibles, qui devraient être protégés en permanence. Nous sommes 450 millions d'habitants. Je reprends les mots du président polonais. Qu'a-t-il dit ? Il a dit que c'est quand même paradoxal. En fait, on est un pays de 450 millions d'habitants, un pays, un compte, une union de 450 millions d'habitants qui demande à être protégé par un pays, les États-Unis, de 350, pour se défendre contre un pays qui en compte 150. Et si on regarde les choses concrètement, on est aussi un continent qui est un continent riche, mais qui aujourd'hui souffre de sa division, avec…
« Oui, avec la possibilité. »
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« Il faudrait quand même qu'on se représente un peu les choses. L'Europe n'est pas un continent de petits chats, faibles, qui devraient être protégés en permanence. Nous sommes 450 millions d'habitants. Je reprends les mots du président polonais. Qu'a-t-il dit ? Il a dit que c'est quand même paradoxal. En fait, on est un pays de 450 millions d'habitants, un pays, un compte, une union de 450 millions d'habitants qui demande à être protégé par un pays, les États-Unis, de 350, pour se défendre contre un pays qui en compte 150. Et si on regarde les choses concrètement, on est aussi un continent qui est un continent riche, mais qui aujourd'hui souffre de sa division, avec des forces qui ne sont pas interopérables. En français, dans le texte, ça veut dire que nos armées ne savent pas forcément travailler ensemble parce que le matériel est différent. Bref, il y a beaucoup de choses qui supposent d'avancer. Donc, d'abord, un, l'Europe, elle a des moyens. »
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Question 216Guerre en Ukraine, retraites, 2027... L'interview d'Olivier Faure en intégralité
de notre beau pays. – Bruno, je le dis l'évoqué. François Bayrou a décidé il y a quelques semaines d'ouvrir la question de la réforme des retraites. C'est d'ailleurs grâce à cela que vous aviez décidé de ne pas censurer son gouvernement. Est-ce que dans ce contexte-là de crise internationale, de choix budgétaire qu'il faut faire en faveur de la défense, est-ce que ce conclave, comme il a été appelé, a encore un sens ?
Réponse directe
– Mais je viens de vous dire depuis le début de cette émission que moi, je n'opposais pas l'effort de défense à l'effort social que nous devons réaliser. – Donc le conclave… – Je vois bien qu'il y a des pays qui sont, en fait, en Europe même, les Danois, le président de la République cite cet exemple régulièrement en disant « Mais les Danois ont repoussé l'âge de la tête à 70 ans pour financer leur effort de défense. » Mais moi, je n'y suis pas prêt. Je ne veux pas qu'on dise aux gens désormais « Vous vous rendez compte de ce que ça représente ? » Ça veut dire que vous pensez vraiment qu'on va convaincre quelqu'un dans notre pays ? – Oui, mais vous savez bien qu'il ne s'inflige pas ça entre…
« – Mais je viens de vous dire depuis le début de cette émission que moi, je n'opposais pas l'effort de défense à l'effort social que nous devons réaliser. – Donc le conclave… – Je vois bien qu'il y a des pays qui sont, en fait, en Europe même, les Danois, le président de la République cite cet exemple régulièrement en disant « Mais les Danois ont repoussé l'âge de la tête à 70 ans pour financer leur effort de défense. » Mais moi, je n'y suis pas prêt. Je ne veux pas qu'on dise aux gens désormais « Vous vous rendez compte de ce que ça représente ? » Ça veut dire que vous pensez vraiment qu'on va convaincre quelqu'un dans notre pays ? – Oui, mais vous savez bien qu'il ne s'inflige pas ça entre guillemets. – Qui étaient faits sur les marchés parisiens qui ne sont pas les marchés les plus paupérisés de France et où les gens vous disent « On n'est pas d'accord ». – Mais il n'y a pas plus que nous »
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Question 217Guerre en Ukraine, retraites, 2027... L'interview d'Olivier Faure en intégralité
Ce matin, dans la tribune, dimanche, Sébastien Lecornu, ministre des Armées, explique qu'il y a 195 millions d'euros qui correspondent justement aux avoirs russes et à une partie des intérêts qui vont être donnés justement à l'Ukraine pour que l'Ukraine n'ait pas de problème de financement. On sait que l'Europe a gelé 200 milliards. Ça réglerait pas mal de problèmes, non, si on les donnait à l'Ukraine ?
Réponse partielle
Absolument. Absolument. Et pour reprendre le débat de manière plus large, nous avons aujourd'hui effectivement un effort que le chef de l'État a chiffré à 45 milliards d'euros supplémentaires. Voilà, exactement, un point et demi de PIB supplémentaire. Alors progressivement, mais enfin, c'est beaucoup d'argent. Donc cet argent, soit on le prend dans la poche des Français, soit par de nouveaux impôts, soit par des économies sur leur service public, sur le modèle français, ce que je me refuse totalement à entreprendre. Et puis il y a d'autres moyens qui existent, parmi lesquels, la première chose, c'est que si on doit lancer un emprunt, on pourrait très bien lancer un emprunt au niveau europée…
« Absolument. Absolument. Et pour reprendre le débat de manière plus large, »
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« nous avons aujourd'hui effectivement un effort que le chef de l'État a chiffré à 45 milliards d'euros supplémentaires. »
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« Voilà, exactement, un point et demi de PIB supplémentaire. Alors progressivement, mais enfin, c'est beaucoup d'argent. Donc cet argent, soit on le prend dans la poche des Français, soit par de nouveaux impôts, soit par des économies sur leur service public, sur le modèle français, ce que je me refuse totalement à entreprendre. Et puis il y a d'autres moyens qui existent, parmi lesquels, la première chose, c'est que si on doit lancer un emprunt, on pourrait très bien lancer un emprunt au niveau européen. L'Europe n'est pas endettée. Et donc elle peut le faire. La France est très endettée. C'est plus compliqué pour elle. »
Question 218Guerre en Ukraine, retraites, 2027... L'interview d'Olivier Faure en intégralité
s'il se dit « je vais peut-être pouvoir profiter de la situation actuelle pour mettre fin à ce conclave ?
Réponse directe
– Eh bien, je serais dans l'opposition à cette décision, bien sûr. Bien sûr. – Ça pourrait vous amener
« – Eh bien, je serais dans l'opposition à cette décision, bien sûr. Bien sûr. – Ça pourrait vous amener »
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Question 219Guerre en Ukraine, retraites, 2027... L'interview d'Olivier Faure en intégralité
– Donc si, à fin du conclave, les socialistes voteraient une motion de censure contre le gouvernement ?
Réponse directe
– Mais nous n'en sommes pas là et je pense que le chef de l'État va réfléchir à deux fois. – Mais ? – Moi, je considère au contraire que le chef de l'État devrait se dire que s'il veut la cohésion du pays, s'il veut entraîner le pays, et nous en avons besoin, vous avez tout à l'heure parlé d'unité nationale, eh bien, l'unité, elle ne se fait qu'à la condition que vous ayez de la cohésion. Cette cohésion, elle n'est possible qu'en revenant sur ce grand différent, cette blessure qui est restée après l'adoption au 49-3 de la réforme des retraites. – Et donc si certains voteront une motion de censure ? – J'y serais totalement opposé et nous aurions là, effectivement, à déposer une motion de cen…
« – Mais nous n'en sommes pas là et je pense que le chef de l'État va réfléchir à deux fois. – Mais ? – Moi, je considère au contraire que le chef de l'État devrait se dire que s'il veut la cohésion du pays, s'il veut entraîner le pays, et nous en avons besoin, vous avez tout à l'heure parlé d'unité nationale, eh bien, l'unité, elle ne se fait qu'à la condition que vous ayez de la cohésion. Cette cohésion, elle n'est possible qu'en revenant sur ce grand différent, cette blessure qui est restée après l'adoption au 49-3 de la réforme des retraites. – Et donc si certains »
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« voteront une motion de censure ? – J'y serais totalement opposé et nous aurions là, effectivement, à déposer une motion de censure. Pourquoi ? Parce que nous ne pouvons pas accepter l'idée que l'on oppose systématiquement la question de la défense au reste. »
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« – Mais ils sont inquiets de tout, ils sont inquiets aussi de leur situation personnelle, ils ne sont pas inquiets seulement de la situation du monde. Et moi, ce que… – Je crois avoir été clair, mais peut-être que ne l'ai-je pas été suffisamment. Vous vous rendez compte que si demain, vous imposez un système qui est un système qui revient sur les grands acquis qui sont ceux du Conseil national de la résistance, eh bien, vous aurez dans notre pays une colère qui ne rentrera pas, qui ne se descendra pas sous le tapis. Et vous aurez des gens qui seront prêts, y compris, à faire le choix de l'extrême droite parce qu'ils considéreront que c'est le seul moyen pour eux de se défendre. Ce serait là une folie. – Oui, mais je vois bien que c'est aussi une tendance qui existe. Et donc, moi, je ne veux pas qu'on touche au modèle français. Je considère que puisqu'il y a un débat qui a été lancé sur l'identité de la France, l'identité de la France, c'est aussi son modèle social. C'est aussi cette capacité à faire en sorte de lutter contre les inégalités. C'est aussi cette histoire qui va de la Révolution française, avant aussi, bien sûr, mais la période contemporaine, elle commence à la Révolution française, elle passe par le Conseil national de la résistance, par la décolonisation, par la construction européenne. Et c'est à tout cela que nous devons être fidèles. »
Question 220Guerre en Ukraine, retraites, 2027... L'interview d'Olivier Faure en intégralité
– Non, on ne va pas faire de soupe, mais juste, vous évoquez, Olivier Faure, il y a un instant, une personnalité d'ensemble. Est-ce que, on parlait de Raphaël Guzmène, est-ce que vous, vous vous préparez à être candidat à l'élection présidentielle ?
Réponse partielle
– Mais je ne veux pas me lancer dans la bataille des petits chevaux. Nous verrons bien le moment venu. – Mais vous ne l'excluez pas. – Mais personne n'a à l'exclure. Moi, je ne donne à personne d'exclure quoi que ce soit. Il faut que, le moment venu, nous regardions avec lucidité celui ou celle qui peut rassembler la gauche au premier tour et permettre qu'elle l'emporte au second face vraisemblablement à Marine Le Pen. C'est la seule question qu'on doit se poser. Et donc, toutes celles et ceux qui, jour après jour, nous expliquent qu'ils sont déjà candidats à l'élection présidentielle, c'est dans deux ans. – Avant d'y Natalaya, il y en a déjà – Je ne sais pas de qui il parle, peut-être de l…
« – Mais je ne veux pas me lancer dans la bataille des petits chevaux. Nous verrons bien le moment venu. – Mais vous ne l'excluez pas. – Mais personne n'a à l'exclure. Moi, je ne donne à personne d'exclure quoi que ce soit. Il faut que, le moment venu, nous regardions avec lucidité celui ou celle qui peut rassembler la gauche au premier tour et permettre qu'elle l'emporte au second face vraisemblablement à Marine Le Pen. C'est la seule question qu'on doit se poser. Et donc, toutes celles et ceux qui, jour après jour, nous expliquent qu'ils sont déjà candidats à l'élection présidentielle, c'est dans deux ans. – Avant d'y Natalaya, il y en a déjà »
BFMTV · Guerre en Ukraine, retraites, 2027... L'interview d'Olivier Faure en intégralitéVérifier à 39:33
Question 221Guerre en Ukraine, retraites, 2027... L'interview d'Olivier Faure en intégralité
BFM TV, BFM politique, Guillaume Daray. Vous êtes bien sûr BFM politique, notre invité ce matin, le premier secrétaire du PS, Olivier Faure. Merci d'être avec nous. On va évoquer dans un instant comment faire pour augmenter le budget de la défense, à savoir si c'est dans la poche des Français qu'il faut aller chercher cet argent, quelle est la réalité de cette menace. À mes côtés ce matin, pour vous interroger, Amandine Attalaya. Bonjour Amandine, éditorialiste politique BFM TV. Et Bruno Jeudy, directeur délégué de la tribune dimanche. Bonjour Bruno. Monsieur le premier secrétaire, Olivier Faure, le chef de l'État a dit cette semaine que la Russie était une menace pour la France. On voit qu'il y a d'autres voix qui s'élèvent pour juger le chef de l'État, je cite, trop inquiétant, trop belliqueux. Dans quel camp vous vous situez ?
Réponse directe
Moi je crois qu'effectivement le chef de l'État a raison de dire que la Russie est une menace. Alors après il faut évaluer la menace. Il ne s'agit pas de dire que les chars russes vont arriver, place de la Concorde, la semaine prochaine. Il n'est pas question d'un engagement militaire des Russes sur le sol français, c'est une évidence. Mais il y a ce qu'on appelle aujourd'hui une guerre hybride. Et derrière ce mot compliqué, il y a en fait l'idée que les Russes, peut-être pas seuls, sont aujourd'hui dans un affrontement avec le monde occidental, avec le monde démocratique, qu'il juge décadent. Et ça passe par une guerre notamment sur le plan de la désinformation, sur le plan du numérique, s…
« Moi je crois qu'effectivement le chef de l'État a raison de dire que la Russie est une menace. Alors après il faut évaluer la menace. Il ne s'agit pas de dire que les chars russes vont arriver, place de la Concorde, la semaine prochaine. Il n'est pas question d'un engagement militaire des Russes sur le sol français, c'est une évidence. Mais il y a ce qu'on appelle aujourd'hui une guerre hybride. Et derrière ce mot compliqué, il y a en fait l'idée que les Russes, peut-être pas seuls, sont aujourd'hui dans un affrontement avec le monde occidental, avec le monde démocratique, qu'il juge décadent. Et ça passe par une guerre notamment sur le plan de la désinformation, sur le plan du numérique, sur le plan de l'affaissement de nos propres valeurs pour transformer les grandes démocraties que nous sommes en régimes qui progressivement basculent plutôt du côté de l'extrême droite. Voilà ce que les Russes cherchent à produire. Et c'est important de le dire parce que qu'est-ce que nous défendons ? Quand on dit qu'il faut un effort de défense supplémentaire, nous ne défendons pas simplement des frontières, pas simplement un patrimoine, nous défendons aussi une idée du monde. Et cette idée du monde, qui se confond pour moi avec l'identité de la France, c'est l'idée que nous sommes aujourd'hui un pays qui se confond avec l'idée républicaine, qui se confond avec ses services publics, avec son modèle social, avec l'effort qu'il doit produire pour la transition écologique. Et c'est cela que nous devons défendre aujourd'hui. Donc il n'en fait pas trop le chef de l'État à vos yeux ? Écoutez, parfois il peut avoir un ton un peu martial, mais je préfère qu'on se dise les choses, que nous ne sommes pas non plus... J'entends aussi beaucoup parler d'économie de guerre. Non, il s'agit de parler d'une économie de défense. Il s'agit de dire que le mieux qu'on est à faire dans la vie, c'est de se prémunir contre les dangers qui peuvent venir. Être prudent, être vigilant et comprendre qu'effectivement, il y a aujourd'hui une guerre qui est d'abord une guerre idéologique, une guerre qui est menée par un régime qui n'a rien à voir avec ce que nous sommes. Amandine Nathalie. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, retraites, 2027... L'interview d'Olivier Faure en intégralitéVérifier à 0:51
Question 222Guerre en Ukraine, retraites, 2027... L'interview d'Olivier Faure en intégralité
– Olivier François, je m'arrête une seconde sur ce que vous venez de répondre à Bruno Jeudy, il y a des mots qu'on n'avait jamais entendus dans votre bouche, vous venez de dire, c'est du patriotisme de papier, et surtout, j'ai relevé, vous avez dit, c'est une ennemie de l'intérieur. Marine Le Pen, c'est une ennemie de l'intérieur ?
Réponse directe
– J'ai dit l'adversaire, mais ça veut dire quoi ? Ça veut dire que, effectivement, j'ai commencé tout à l'heure cette émission en vous disant… – Ça veut dire qu'elle est anti… enfin, excusez-moi, une ennemie de l'intérieur, ça veut dire qu'elle est anti-française, Marine Le Pen ? – Ça veut dire qu'aujourd'hui, moi, ce que je veux préserver, ce ne sont pas simplement des frontières. Je comprends que les frontières soient importantes, mais je veux d'abord défendre un modèle, défendre une civilisation, défendre l'idée républicaine, défendre des principes qui nous fondent, au moins depuis la Révolution française, et qu'il y a aujourd'hui des gens, dans notre pays, qui sont, en fait, attachés à…
« – J'ai dit l'adversaire, mais ça veut dire quoi ? Ça veut dire que, effectivement, j'ai commencé tout à l'heure cette émission en vous disant… – Ça veut dire qu'elle est anti… enfin, excusez-moi, une ennemie de l'intérieur, ça veut dire qu'elle est anti-française, Marine Le Pen ? – Ça veut dire qu'aujourd'hui, moi, ce que je veux préserver, ce ne sont pas simplement des frontières. »
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« Je comprends que les frontières soient importantes, mais je veux d'abord défendre un modèle, défendre une civilisation, défendre l'idée républicaine, défendre des principes qui nous fondent, au moins depuis la Révolution française, et qu'il y a aujourd'hui des gens, dans notre pays, qui sont, en fait, attachés à d'autres principes, à d'autres valeurs. Vous avez vu Marc Rubio, cette semaine… – Secrétaire d'État américain. – Secrétaire d'État américain, arrivant à la télévision avec une croix sur le front, parce que c'était le mercredi décembre. Je crois que nous sommes un pays laïque. Je crois que les principes sur lesquels nous sommes assis… – Ce ne sont pas les États-Unis par ailleurs, ce n'est pas leur modèle. – D'accord, mais enfin, jusqu'ici, vous n'aviez quand même pas quelqu'un qui venait revendiquer à la télévision sa religion. Moi, je suis… je comprends… – Non, mais ils jurent que… – Oui, d'accord, mais enfin, on a passé notre dimension, on est sur autre chose. Moi, je suis attaché à l'idée française, que nous sommes un pays laïque, qui permet à toutes celles et ceux qui ont une confession, qu'ils soient bouddhistes, musulmans, protestants, catholiques, enfin, je vais en oublier, eh bien, qu'ils puissent, comme quand ils sont athées, vivre dans un pays où tout le monde trouve sa place. Voilà l'idéal français. Et donc, c'est ça à quoi je m'attache, et c'est ça que je défends aujourd'hui. – Amandine Atalaya. »
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Question 223Guerre en Ukraine, retraites, 2027... L'interview d'Olivier Faure en intégralité
Est-ce que ça reste prioritaire ?
Réponse à côté
– Mais je viens de vous dire depuis le début de cette émission que moi, je n'opposais pas l'effort de défense à l'effort social que nous devons réaliser. – Donc le conclave… – Je vois bien qu'il y a des pays qui sont, en fait, en Europe même, les Danois, le président de la République cite cet exemple régulièrement en disant « Mais les Danois ont repoussé l'âge de la tête à 70 ans pour financer leur effort de défense. » Mais moi, je n'y suis pas prêt. Je ne veux pas qu'on dise aux gens désormais « Vous vous rendez compte de ce que ça représente ? » Ça veut dire que vous pensez vraiment qu'on va convaincre quelqu'un dans notre pays ? – Oui, mais vous savez bien qu'il ne s'inflige pas ça entre…
« – Mais je viens de vous dire depuis le début de cette émission que moi, je n'opposais pas l'effort de défense à l'effort social que nous devons réaliser. – Donc le conclave… – Je vois bien qu'il y a des pays qui sont, en fait, en Europe même, les Danois, le président de la République cite cet exemple régulièrement en disant « Mais les Danois ont repoussé l'âge de la tête à 70 ans pour financer leur effort de défense. » Mais moi, je n'y suis pas prêt. Je ne veux pas qu'on dise aux gens désormais « Vous vous rendez compte de ce que ça représente ? » Ça veut dire que vous pensez vraiment qu'on va convaincre quelqu'un dans notre pays ? – Oui, mais vous savez bien qu'il ne s'inflige pas ça entre guillemets. – Qui étaient faits sur les marchés parisiens qui ne sont pas les marchés les plus paupérisés de France et où les gens vous disent « On n'est pas d'accord ». – Mais il n'y a pas plus que nous »
BFMTV · Guerre en Ukraine, retraites, 2027... L'interview d'Olivier Faure en intégralitéVérifier à 32:31
Question 224Guerre en Ukraine, retraites, 2027... L'interview d'Olivier Faure en intégralité
Ce matin dans la tribune, dimanche, j'allais dire Bruno, jeudi, mais non. Sébastien Lecornu annonce qu'il va réunir les patrons de groupes parlementaires pour les tenir au courant justement avec les services de renseignement sur l'ensemble de la situation. Est-ce que vous demandez au président de la République de réunir par exemple les parlementaires en congrès à Versailles pour les informer de la situation et s'exprimer devant eux ?
Réponse directe
Je pense qu'on n'en a pas besoin. Et le chef de l'État a réuni il y a quelques semaines les chefs de parti pour faire ce que Sébastien Lecornu va faire avec les patrons de groupes. Et c'est très bien d'informer, de donner une mutuelle connaissance des dangers auxquels nous sommes confrontés et de parvenir au plus que nous le puissions à une forme de consensus sur une base à partir de laquelle on puisse travailler.
« Je pense qu'on n'en a pas besoin. Et le chef de l'État a réuni il y a quelques semaines les chefs de parti pour faire ce que Sébastien Lecornu va faire avec les patrons de groupes. Et c'est très bien d'informer, de donner une mutuelle connaissance des dangers auxquels nous sommes confrontés et de parvenir au plus que nous le puissions à une forme de consensus sur une base à partir de laquelle on puisse travailler. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, retraites, 2027... L'interview d'Olivier Faure en intégralitéVérifier à 5:05
Question 225Guerre en Ukraine, retraites, 2027... L'interview d'Olivier Faure en intégralité
Alors, Olivier Faure, justement, vous évoquiez la question, on évoquait la question de la menace russe. Pour vous, le chef de l'État, à vos yeux, n'en fait pas trop. Marine Le Pen a donné une longue interview à nos confrères du Figaro. Elle juge qu'à ses yeux, la première menace pour la France, ce n'est pas la Russie, mais le fondamentalisme islamiste. Si au bout de trois ans, je cite Marine Le Pen, la Russie a du mal à avancer en Ukraine, il y a peu de chances pour qu'elle ambitionne de venir jusqu'à Paris. Comment vous réagissez à cela ?
Réponse directe
Marine Le Pen a toujours été une alliée de Vladimir Poutine, comme de Donald Trump, et aujourd'hui, elle est dans une situation très délicate, parce qu'elle ne sait plus très bien comment trouver de l'oxygène à nouveau pour expliquer qu'elle est une alternative. À un moment où, justement, l'alternative, elle ne se situe non pas par rapport à la France, aux Français, mais par rapport à ce que fait Trump d'un côté et ce que fait Poutine de l'autre. Et donc, elle cherche à rétablir l'adversaire fantasmé, et plutôt, enfin, fantasmé, pas complètement, mais enfin, l'adversaire qu'elle cherche à présenter comme le principal adversaire pour pouvoir sortir de l'étau dans lequel elle est rentrée. Et…
« Marine Le Pen a toujours été une alliée de Vladimir Poutine, comme de Donald Trump, et aujourd'hui, elle est dans une situation très délicate, parce qu'elle ne sait plus très bien comment trouver de l'oxygène à nouveau pour expliquer qu'elle est une alternative. À un moment où, justement, l'alternative, elle ne se situe non pas par rapport à la France, aux Français, mais par rapport à ce que fait Trump d'un côté et ce que fait Poutine de l'autre. Et donc, elle cherche à rétablir l'adversaire fantasmé, »
BFMTV · Guerre en Ukraine, retraites, 2027... L'interview d'Olivier Faure en intégralitéVérifier à 7:59Voir 1 autre passage
« et plutôt, enfin, fantasmé, pas complètement, mais enfin, l'adversaire qu'elle cherche à présenter comme le principal adversaire pour pouvoir sortir de l'étau dans lequel elle est rentrée. Et quoi ? Et dans un en même temps, Trumpiste et poutiniste ? Oui, et dans un en même temps, Trumpiste et poutiniste, ce qui, aujourd'hui, la met dans une situation très compliquée. Et donc, bien sûr qu'il existe une menace, qui est la menace fondamentaliste, islamiste, elle existe. Mais je ne veux pas non plus qu'on surévalue cette menace-là pour sous-évaluer une autre menace. On parle de la menace russe, mais on fait comme si ça avait commencé le 24 février 2022, il y a trois ans. La réalité, c'est que ça a commencé en 1994, avec la Tchétchénie, puis après il y a eu la Géorgie, puis il y a eu la Crimée, puis il y a eu le Donbass, puis il y a eu la Syrie, et puis il y a Wagner en Afrique. Et donc, des positions qui sont prises par la Russie partout dans le monde, et qui devraient quand même nous réveiller. Alors, c'est vrai que les Européens, pendant longtemps, ont préféré nous regarder ailleurs. Mais maintenant, il faut regarder devant nous. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, retraites, 2027... L'interview d'Olivier Faure en intégralitéVérifier à 8:32
« Oui, il dit aussi, dans ce que j'ai entendu hier, qu'il faut faire attention, parce que nous avons aujourd'hui un intérêt à ne pas polluer complètement la relation avec l'Algérie, notamment parce qu'il y a des questions sécuritaires qui sont derrière, sur le renseignement, sur la lutte contre le terrorisme, et qu'il n'est pas question de mettre à bas un accord que nous avons négocié avec les Algériens. Et je le répète, qui a déjà été renégocié à trois reprises, et entre 1962 et 2025... »
BFMTV · Accord franco-algérien, taxe Zucman, budget... L'interview d'Olivier Faure en intégralitéVérifier à 3:33
« La réalité, c'est que vous savez que c'était une résolution, qu'elle n'a pas de valeur normative, que cette politique-là est dans les mains du chef de l'État, que cet accord, il a déjà été révisé depuis 68 à trois reprises, que ce que l'on prétend être des avantages incroyables pour les Algériens est une histoire qu'on raconte aux enfants. Mais c'est une histoire fausse, puisqu'en réalité, aujourd'hui, le droit commun s'applique quasiment dans toutes les situations aux Algériens. Et que tout ça est simplement une volonté... »
BFMTV · Accord franco-algérien, taxe Zucman, budget... L'interview d'Olivier Faure en intégralitéVérifier à 2:24
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contre-arguments traités2 sept. 2024 au 23 mars 2026 · 7 observations7 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Mais que je suis tout à fait... Enfin, je rappelle ce que j'ai pu dire, y compris il y a une semaine. J'ai dit, il y a eu un accord national avec les Verts et avec les communistes. Il n'y en aura ni au premier ni au second tour avec la France insoumise. Et Jean-Luc Mélenchon est devenu aujourd'hui le boulet de la gauche. La réalité d'ailleurs, ses propres amis devraient s'en rendre compte. Si Damien Maudet à Limoges et si François Picmal à Toulouse n'avaient pas dû supporter le poids de Jean-Luc Mélenchon, de ses outrances, de ses dérives antisémites, ils auraient gagné à Toulouse et à Limoges. Et donc c'est à eux de se poser la question aujourd'hui de ce qu'ils font. Parce qu'il y a aujourd'hui un sujet. Et ce sujet, c'est qu'il y a un plafond de verre qui plane au-dessus de la gauche et que fait descendre la France insoumise sur la gauche. Mais ce qui est vrai aussi, c'est que nous avons réussi à faire en sorte que... »
BFMTV · Élections municipales, alliances: l'interview en intégralité d'Olivier FaureVérifier à 2:16Voir 2 autres passages
« Je vais vous répéter les choses très tranquillement. J'ai posé, pour le premier tour de l'élection municipale, un accord national avec les Verts et avec les communistes. J'ai posé le fait qu'il n'y aurait pas d'accord national avec la France insoumise, ni au premier, ni au second tour. Il y a des maires qui, en conscience, ont fait des choix. Je les ai tout simplement compris. Je ne veux pas être... Je ne suis pas un indicateur. Ce n'est pas moi qui impose. Et donc, quand il y a eu des choix différents, je les ai acceptés. Maintenant, ce que je vois, c'est que ça n'a pas fonctionné dans un certain nombre de cas. Que ceux qui étaient candidats insoumis devraient se poser la question de Jean-Luc Mélenchon parce qu'il les a privés d'une victoire qui était accessible. et je vois aussi qu'il y a des cas où ça a fonctionné et des cas où ça n'a pas fonctionné. »
BFMTV · Élections municipales, alliances: l'interview en intégralité d'Olivier FaureVérifier à 15:02
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Chiffres cités18 juin 2024 au 23 mars 2026 · 106 observations106 passages
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« Non, pas toujours, effectivement. En fait, même si je vois bien qu'on va se polariser sur 6 ou 7 villes en France, sur 35 000. »
BFMTV · Élections municipales, alliances: l'interview en intégralité d'Olivier FaureVérifier à 0:14Voir 2 autres passages
« Non mais c'est une blague. Vous imaginez que nous puissions demain accepter l'idée de partir dans une primaire où Gérald Darmanin pourrait être le candidat. Non mais franchement, il y a un clivage dans ce pays, un clivage qui oppose à gauche et à droite. Dans les municipales, on l'a bien vu, ce clivage, il a été réactivé parce que vous n'avez pas les mêmes politiques publiques qui sont conduites, qu'il s'agisse du logement. La droite est contre l'encadrement des loyers, elle ne construit pas de logements sociaux. La droite considère que les tarifs de la cantine, ça n'est pas un sujet. Pour nous, c'est un sujet essentiel. C'est souvent le seul repas que les enfants peuvent faire dans la journée quand ils sont dans des familles modestes. C'est la question de la mobilité. Est-ce que la mobilité en devient un luxe ? Ou est-ce que, par exemple, on observe la gratuité pour les plus jeunes ? Bref, toutes ces questions-là, ce sont des questions qui opposent la droite et la gauche. Et il n'est en aucun cas question de s'allier avec Gérald Darmanin. Franchement, il faut qu'il arrête de rêver. Et bien sûr que je vois bien pourquoi il le fait. C'est que la famille à laquelle il appartient désormais, celle de la Macronie, elle s'est effondrée. Elle a disparu dans l'élection municipale. Ils ont gagné Bordeaux et Annecy. Franchement, un parti qui gouverne depuis presque dix ans et qui ne gagne que deux grandes villes, franchement, c'est le résultat. On ne peut pas dire que ce soit un succès étourdissant. »
BFMTV · Élections municipales, alliances: l'interview en intégralité d'Olivier FaureVérifier à 12:53
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personal attack18 juil. 2024 au 23 mars 2026 · 19 observations19 passages
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« Mais que je suis tout à fait... Enfin, je rappelle ce que j'ai pu dire, y compris il y a une semaine. J'ai dit, il y a eu un accord national avec les Verts et avec les communistes. Il n'y en aura ni au premier ni au second tour avec la France insoumise. Et Jean-Luc Mélenchon est devenu aujourd'hui le boulet de la gauche. La réalité d'ailleurs, ses propres amis devraient s'en rendre compte. Si Damien Maudet à Limoges et si François Picmal à Toulouse n'avaient pas dû supporter le poids de Jean-Luc Mélenchon, de ses outrances, de ses dérives antisémites, ils auraient gagné à Toulouse et à Limoges. Et donc c'est à eux de se poser la question aujourd'hui de ce qu'ils font. Parce qu'il y a aujourd'hui un sujet. Et ce sujet, c'est qu'il y a un plafond de verre qui plane au-dessus de la gauche et que fait descendre la France insoumise sur la gauche. Mais ce qui est vrai aussi, c'est que nous avons réussi à faire en sorte que... »
BFMTV · Élections municipales, alliances: l'interview en intégralité d'Olivier FaureVérifier à 2:16Voir 2 autres passages
« Et pendant entre deux tours on oublie tout ça. Non, on n'oublie rien mais en même temps heureusement On s'habitue c'est tout ça me rappelle une chanson. La vie politique il y a des gens qui sont dans l'outrance qui sont qui en réalité ont un peu de mal à se contrôler à se maîtriser qui pensent que l'adversaire le principal ce n'est pas celui qui vous est opposé ce n'est pas l'extrême droite c'est la gauche. Je connais ça depuis toujours et non pas que je m'y sois habitué mais ce que je sais c'est que dans les urnes il faudra bien qu'à un moment les électrices et les électeurs de gauche se retrouvent et ce que j'espère c'est qu'ils feront un choix qui nous permettra de nous qualifier le plus souvent possible parce que nous sommes les mieux placés demain pour gouverner. Vous avez un parti qui ne veut pas gouverner. C'est un vrai sujet entre nous. Moi je vois que en fait Jean-Luc Mélenchon il a une seule obsession dans la vie c'est de devenir potentiellement président et donc le seul mot d'ordre c'est la démission. Moi ce soir je ne vous ai pas parlé de démission ni de dissolution je vous ai parlé des français. Voilà ce qui me qualifie pour parler aujourd'hui c'est que je ne suis pas venu vous dire toutes les heures voilà moi je voudrais avoir le pouvoir à la place des autres. Je suis même prêt à ne pas être à Matignon à ne pas avoir mes camarades avec moi au gouvernement tout ça parce que je veux simplement des évolutions tangibles que le cap change pour que les français vivent mieux. Ça c'est mon obsession. Je n'ai pas l'obsession de devenir président de la république ou premier ministre ou je ne sais quoi encore et je vois trop de gens qui sont malheureusement matricés uniquement par ça. C'est vrai dans la gauche radicale c'est vrai aussi à droite et regardez cette naine qui vient de s'écouler avec tous ceux dont j'ai cité tout à l'heure les noms et je ne vais pas recommencer. »
BFMTV · Politique de Sébastien Lecornu, crise de la France: l'interview en intégralité d'Olivier Faure (PS)Vérifier à 28:29
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Chaînes causales explicitées18 juin 2024 au 8 déc. 2025 · 17 observations17 passages
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« Non, c'est-à-dire que moi, ce que je dis, c'est que ce n'est pas parce que vous allez entraver la vie d'un certain nombre de gens qui sont ressortissants algériens que vous allez forcément, dans le même temps, faire en sorte que Christophe Glez et Bolem Sansal puissent revenir. Et même la réalité, c'est que je pense qu'à chaque fois que nous durcissons la relation avec l'Algérie, la réalité, c'est que le régime algérien s'en sert pour pouvoir, au contraire, se trouver un adversaire qui permet de faire l'unité chez lui et le faire sur le dos de la France. Et donc, je pense que... »
BFMTV · Accord franco-algérien, taxe Zucman, budget... L'interview d'Olivier Faure en intégralitéVérifier à 6:17Voir 2 autres passages
« Mais je viens de vous dire, d'abord, j'espère que Sébastien Lecornu, qui se prétend gaulliste social, n'aurait pas cette très mauvaise idée de toucher l'aide médicale d'État dont tous les soignants, unanimement, nous expliquent qu'elle est indispensable. Et pas seulement pour les soignés, mais pour tous ceux qui pourraient être éventuellement contaminés et pour le budget de l'État, puisqu'on cherche des économies. Prendre des gens en charge quand ils sont encore bien plus malades que quand on les prend en début de crise. Franchement, ça ressemble simplement à une réforme idéologique, mais qui n'a absolument, concrètement, aucun effet médical et qui a surtout des effets terribles sur la santé des gens et sur le budget de l'État. Donc, c'est zéro pointé. Là, il n'y a pas de... Mais vous voyez que cette lutte des revendications, aujourd'hui, »
BFMTV · Politique de Sébastien Lecornu, crise de la France: l'interview en intégralité d'Olivier Faure (PS)Vérifier à 19:54
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Passages où cet élément est explicitement observable.
« Parce qu'en fait, il y a des règles spécifiques au Parlement, et donc, il y a des délais de forclusion, et donc là, c'est trop tard. Donc, désormais, à la réponse, nous, nous avons partagé nos propres réponses, nous avons dit, nous, c'est la taxe Zuckmann. Et ce que j'entends, c'est que l'extrême droite, qui l'an passé, s'était abstenue, et qui a complètement changé d'avis, qui désormais défend les milliardaires plutôt que la classe ouvrière, et bien, l'extrême droite, ils ont changé d'avis, cette taxe Zuckmann, ressemblablement, ne sera pas votée. – Ce n'est pas la taxe Zuckmann, vous dites ? – Il faut un remplacement de l'argent. »
BFMTV · Accord franco-algérien, taxe Zucman, budget... L'interview d'Olivier Faure en intégralitéVérifier à 17:49Voir 2 autres passages
« Mais je vous rappelle que nous avons censuré Michel Barnier, que nous avons ensuite accepté, dans une forme de deal avec le gouvernement, de négocier avec lui, parce que nous voulions qu'il y ait un budget pour la France en échange de concessions. Des concessions, notamment sur les retraites, sur l'école, sur un nombre de sujets, qui ont permis d'éviter le pire. Ça n'était pas la panacie. Mais le compte y est aujourd'hui ? Le compte n'y était pas, déjà. Mais nous avions aussi, en échange de ce bon procédé, si j'ose dire, il y avait aussi l'idée de ce qu'il a appelé un conclave sur les retraites pour revenir sur la réforme de Bande. Et dans tous les cas de figure, la possibilité que le Parlement soit in fine décisionnaire sur la réforme des retraites. Il a dit que les 62 ans, c'est impossible. Eh bien, ça, ce n'est pas possible. On ne peut pas convoquer des partenaires sociaux qui négocient encore actuellement et qui négocient toujours sur l'âge légal de départ à la retraite. J'ai eu tout à l'heure l'une des négociatrices, l'une des grandes négociatrices, qui m'a rappelé, qui m'a confirmé le fait que tout était sur la table. Et que tout allait y rester. Donc vous dites quoi aujourd'hui, ce soir ? La censure de François Bayrou est sur la table ? Si le gouvernement ne veut pas entendre ce que les syndicats ont à lui dire, s'il ne veut pas entendre ce que les Français lui ont déjà dit dans la rue et dans le vote, dans le vote qui est intervenu après la dissolution, eh bien, s'il n'entend pas, nous saurons nous rappeler à lui. Et effectivement, la censure, elle est sur la table. Et s'il ne respecte pas l'engagement qu'il a pris par écrit de faire en sorte que le Parlement soit le dernier décisionnaire sur la question des retraites, alors moi, j'appellerais à la censure. »
BFMTV · Budget, gouvernement: l'interview en intégralité d'Olivier Faure, Premier secrétaire du PSVérifier à 5:05
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Mécanismes explicités18 juin 2024 au 8 déc. 2025 · 50 observations50 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Cette discussion n'a pas eu lieu ? Absolument pas. J'aimerais que cette discussion ait eu lieu, pour tout vous dire. J'aimerais que le président de la République m'appelle et me dise, OK, tu as tes conditions, je les prends. En échange de quoi ? Tu ne censures pas le Premier ministre. Donc vous êtes prêt à un deal ? Mais je suis prêt non pas à un deal, c'est pas le mot, on n'est pas dans une forme de commerce. Un deal pour parler des retraites, pour parler de la taxation des plus réunions. La réalité, c'est que je suis évidemment prêt à ne pas censurer un Premier ministre qui accepterait de revenir, dans un premier temps, sur la réforme des retraites, et ensuite qui gouvernerait 149-3, ce qui autoriserait... Ça, il l'a déjà promis. Oui, mais la raison pour laquelle... Mais en fait, je me répète beaucoup. J'ai déjà dit ce que je vous redis ce soir. Moi, ce que je souhaite, c'est qu'on ait le respect des électrices et des électeurs. Ils ont voté il y a un an, ils ont confié le pouvoir à 577 parlementaires différents. Cet équilibre-là, on ne peut pas y toucher. Donc, si on n'y touche pas, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que, désormais, au lieu d'avoir un 49-3 qui contraint le Parlement, on a des députés qui, en leur âme et conscience, sont amenés à voter texte après texte. Et le seul sujet sur lequel ça n'est pas possible, du fait du règlement, et je n'en trouve pas dans les détails, c'est en fait sur les retraites. Et donc, c'est la raison pour laquelle je demande avec mes amis que nous puissions parler non seulement de tous les autres sujets, mais aussi de la réforme des retraites et que nous puissions la stopper. Mais à cette condition-là, il y a quelque chose qui peut se passer. »
BFMTV · Politique de Sébastien Lecornu, crise de la France: l'interview en intégralité d'Olivier Faure (PS)Vérifier à 4:32Voir 2 autres passages
« Mais je viens de vous dire, d'abord, j'espère que Sébastien Lecornu, qui se prétend gaulliste social, n'aurait pas cette très mauvaise idée de toucher l'aide médicale d'État dont tous les soignants, unanimement, nous expliquent qu'elle est indispensable. Et pas seulement pour les soignés, mais pour tous ceux qui pourraient être éventuellement contaminés et pour le budget de l'État, puisqu'on cherche des économies. Prendre des gens en charge quand ils sont encore bien plus malades que quand on les prend en début de crise. Franchement, ça ressemble simplement à une réforme idéologique, mais qui n'a absolument, concrètement, aucun effet médical et qui a surtout des effets terribles sur la santé des gens et sur le budget de l'État. Donc, c'est zéro pointé. Là, il n'y a pas de... Mais vous voyez que cette lutte des revendications, aujourd'hui, »
BFMTV · Politique de Sébastien Lecornu, crise de la France: l'interview en intégralité d'Olivier Faure (PS)Vérifier à 19:54
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités25 sept. 2024 au 8 déc. 2025 · 7 observations7 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Si le président nous cède sa place, oui. Qu'est-ce que je dis ? J'ai dit, ce ne serait pas absurde que dans ce qu'on appelle le domaine réservé, qui est en fait affaires étrangères et défense, les ministres qui travaillaient directement avec le président soient des ministres qui soient macronistes. Ça ne paraissait pas absurde, mais l'inverse allait. Donc vous étiez capable de travailler dans la même équipe ? Mais on n'aurait pas travaillé vraiment de la même façon. Ensemble, le quotidien, c'est-à-dire diriger la politique de la nation, article 20 de la Constitution, c'était l'affaire de la gauche, et ensuite sur les affaires étrangères et la défense, où le chef des armées, c'est le chef de l'État. Et donc, il n'y avait pas véritablement, là, on n'est pas majorité absolue, donc il ne paraissait pas absurde de laisser penser que ça pouvait être possible. Maintenant, il ne s'agissait pas d'un travail en commun entre les macronistes, les socialistes, les communistes et les écologistes. »
BFMTV · Politique de Sébastien Lecornu, crise de la France: l'interview en intégralité d'Olivier Faure (PS)Vérifier à 7:56Voir 2 autres passages
« – Mais ça n'est pas moi, l'article 8 de la Constitution est très clair, il dit que c'est le président qui nomme le Premier ministre. Si on lui dit « on veut un tel ou un tel », de toute façon il choisit tout seul. On l'a fait l'an passé, ça n'a pas marché. Donc là je ne lui dis pas « prenez tel ou tel », je lui dis « c'est vous qui avez le choix de prendre au sein de la gauche et des écologistes un Premier ministre qui permette d'avancer. » »
BFMTV · Chute de François Bayrou, budget 2026, gouvernement de gauche... L'interview d'Olivier Faure (PS)Vérifier à 5:27
« Écoutez, ça me paraît assez farfelu en réalité. D'abord parce que le Premier ministre n'a pas le pouvoir de convoquer un référendum, c'est le Président. Je n'ai pas compris que le Président avait en tête ce type de référendum. Et par ailleurs, sur la loi de finances, qui est une loi très compliquée, où il faut regarder, en fait, thème par thème, éducation, justice, police, tout ce que vous voulez, tous les sujets sur lesquels un budget doit apporter des réponses, et vouloir le faire adopter d'un bloc me paraît assez peu sérieux. Maintenant, moi, je n'ai jamais peur de ce que peuvent dire les Françaises et les Français, et s'ils veulent aller au référendum, qu'il y aille. Pourquoi pas ? Chiche, vous dites ça. Mais il y a d'autres sujets qui mériteraient d'y figurer avant. Je pense notamment aux retraites, qui est une exigence posée depuis maintenant près de trois ans, et je vois que le gouvernement a toujours aussi peur du suffrage des Français. Et donc, j'aimerais que cette voie-là soit éventuellement empruntée par le gouvernement, et que si François Bayrou a des fourmis dans les jambes, et s'il souhaite se confronter aux Françaises et aux Français, qu'il le fasse aussi sur les sujets qui ne l'arrangent pas. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Mais aucun lien ne se fait, aucun lien ne s'établit visiblement. – Je ne vous dis pas que c'est ce qu'il va faire. Je vous dis sur la quoi, effectivement, moi je crois. Je crois que le président de la République, il est maintenant dos au mur. Et qu'il est dans une situation où si, en fait, il repasse les mêmes plats en changeant simplement la salade, il va finir par se retrouver avec une censure et il sera obligé de dissoudre. Et à ce moment-là, si la dissolution ne permet pas de trouver une majorité, c'est lui qui sera en réalité directement la cible et il devra démissionner. »
BFMTV · Chute de François Bayrou, budget 2026, gouvernement de gauche... L'interview d'Olivier Faure (PS)Vérifier à 12:19Voir 2 autres passages
« Je n'ai pas été associé, mais je ne trouve pas l'idée absurde. Non pas pour aller chercher, d'ailleurs, enfin, soyons aussi là justes, c'est très difficile d'arriver à maîtriser des grands événements comme ceux d'une finale de la Ligue des Champions. Et donc, la question n'est pas d'aller chercher des poux à tête de tel ou tel ministre ou du préfet de police de Paris. La question, c'est plutôt de faire en sorte de faire émerger les conditions dans lesquelles, en fait, des jeunes ont effectivement été auteurs, de manière non pas inédite, parce que ce n'est pas tout à fait vrai en réalité. Après chaque compétition, on observe ce même type de comportement. Mais est-ce qu'il y a eu des failles ? Et quelles sont ces failles pour permettre demain de mieux gérer ces compétitions ? On a parfois des compétitions qui se passent très bien. Regardez, les Jeux olympiques, on a créé beaucoup. Et puis ça a été formidablement réussi. Et donc, il y a parfois des leçons à tirer de l'expérience. Et donc, la question d'enquête peut servir à ça. »
PS - Parti socialiste · « Bruno Retailleau entretient un climat qui favorise le racisme en France, un racisme d’atmosphère »Vérifier à 6:03
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes4 juin 2025 au 4 juin 2025 · 1 observation1 passage
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je n'ai pas été associé, mais je ne trouve pas l'idée absurde. Non pas pour aller chercher, d'ailleurs, enfin, soyons aussi là justes, c'est très difficile d'arriver à maîtriser des grands événements comme ceux d'une finale de la Ligue des Champions. Et donc, la question n'est pas d'aller chercher des poux à tête de tel ou tel ministre ou du préfet de police de Paris. La question, c'est plutôt de faire en sorte de faire émerger les conditions dans lesquelles, en fait, des jeunes ont effectivement été auteurs, de manière non pas inédite, parce que ce n'est pas tout à fait vrai en réalité. Après chaque compétition, on observe ce même type de comportement. Mais est-ce qu'il y a eu des failles ? Et quelles sont ces failles pour permettre demain de mieux gérer ces compétitions ? On a parfois des compétitions qui se passent très bien. Regardez, les Jeux olympiques, on a créé beaucoup. Et puis ça a été formidablement réussi. Et donc, il y a parfois des leçons à tirer de l'expérience. Et donc, la question d'enquête peut servir à ça. »
PS - Parti socialiste · « Bruno Retailleau entretient un climat qui favorise le racisme en France, un racisme d’atmosphère »Vérifier à 6:03
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités26 janv. 2025 au 18 mars 2025 · 3 observations3 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je souhaite que nous puissions la voter. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que, d'abord, rappelez-vous que cette loi, elle a une origine qui est une origine parlementaire. C'est un rapport qui a été coproduit par deux sénateurs, un socialiste et un LR, Jérôme Durin et Étienne Lejeune, qui ont donc cherché à voir quels étaient les moyens nouveaux qu'il fallait développer face à une criminalité organisée qui est de plus en plus offensive et qui soit de moyens gigantesques. Et donc, ils ont proposé toute une série de mesures qui doivent être reprises et qui doivent permettre d'armer nos procureurs, d'armer la justice, d'armer la police et de faire en sorte que nos missions... Elle est nécessaire, bien sûr. Aujourd'hui, le narcotrafic mine notre pays. Il nourrit 250 000 personnes, permet à 100 familles d'être extrêmement riches et de vivre, »
BFMTV · Retraites, affiche de LFI, narcotrafic...L'interview d'Olivier Faure (PS) en intégralitéVérifier à 10:52Voir 2 autres passages
« Alors, certains juristes vous disent cela. Moi, je peux vous montrer tout à l'heure, j'ai une étude qui vient du Parlement européen, du service juridique du Parlement européen, qui considère qu'il y a d'autres voies de passage, notamment parce qu'aujourd'hui, il y a des jugements. Il y a aussi le terrorisme qui est entretenu par la Russie. Et donc, il y a des possibilités, non pas seulement de geler, mais de saisir les avoirs russes. Ensuite, il y a évidemment, et je viens à votre question que vous n'avez pas encore formulée, mais sur le plan national, nous pouvons aussi en appeler au civisme fiscal des plus riches. Parce que moi, je veux bien qu'on dise toujours la même chose. C'est toujours au même qu'on demande. Vous, contrairement au président de la République, »
BFMTV · Guerre en Ukraine, retraites, 2027... L'interview d'Olivier Faure en intégralitéVérifier à 24:20
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Il y a une unité qu'il faut réaliser sur les questions de défense. C'est une évidence pour moi, mais ça ne va pas au-delà. Et comme on va en parler, la réalité, c'est que derrière cette question de est-ce qu'on doit augmenter le budget de la défense, la réponse collective doit être oui, mais sur les moyens d'y parvenir, là, il y a une discussion à avoir. Et moi, je ne suis pas prêt à accepter l'idée que nous faisions dépendre l'effort de défense d'une restriction sur notre propre modèle, puisque je l'ai dit, ce que nous défendons est un modèle. Donc ce serait absurde de vouloir baisser le niveau de ce modèle, ce qui serait pour le moins paradoxal, parce que ce serait une façon de nourrir les populistes qui, de l'intérieur, cherchent justement à utiliser les colères qui sont les colères des Françaises et des Français pour détruire aussi le système dans lequel nous sommes. Donc il faut évidemment mener deux fronts, une bataille qui est une bataille sur le plan de la défense, et préserver un modèle qui est le modèle français. Pas d'austérité, c'est ce que vous dites ? Pas d'austérité. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, retraites, 2027... L'interview d'Olivier Faure en intégralitéVérifier à 2:54Voir 2 autres passages
« Mais écoutez, on a pris une décision qui était simple, qui était de dire qu'on ne censurait pas a priori. Mais je suis monté à la tribune de l'Assemblée pour dire que ça ne valait pas chèque en blanc pour la suite et qu'à tout moment, nous pouvions censurer. Donc si le gouvernement pensait qu'il avait acheté là une conduite et qu'il pouvait maintenant faire ce qu'il souhaite, et même y compris revenir sur ses propres engagements, la réponse, nous allons vite lui donner. Et il s'apercevra assez vite qu'on ne peut pas être dans une forme de « je donne, je reprends » et que nous ne réagissions pas. Il n'y a aucune raison au fait que nous ne sommes pas au gouvernement, nous ne sommes pas dans la majorité, nous sommes dans l'opposition. Nous avons malgré tout fait un choix, qui est de dire qu'au-dessus des intérêts partisans, au-dessus même de ce que nous pensons, jamais nous n'aurions fait adopter un budget pareil si nous étions au gouvernement. Mais parce qu'il y a aujourd'hui une situation qui est une situation de crise politique, qui se transforme progressivement en crise économique, en crise sociale, et que les plus vulnérables sont toujours les plus faibles. Et donc pour cette seule raison, nous sommes prêts à chercher l'accord, non pas en considérant que c'est notre budget, mais à considérer à minima que ce budget ne mérite pas la censure et de faire tomber le gouvernement, parce qu'il faut aussi à un moment un budget pour la France. Mais ça ne se fera pas à n'importe quel prix, ça ne se fera pas n'importe comment. Nous ne sommes pas à vendre, et nous ne sommes pas prêts à complètement passer sous la toise. »
BFMTV · Budget, censure, LFI... L'interview d'Olivier Faure, Premier secrétaire du Parti socialisteVérifier à 7:01
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
« Mais je le crains, c'est ce que je vois. Je vois bien que, depuis le début, ce bras-là n'a pas commencé. »
BFMTV · Retraites, affiche de LFI, narcotrafic...L'interview d'Olivier Faure (PS) en intégralitéVérifier à 16:40
« J'aimerais pouvoir la voter. J'aimerais être sûr qu'on ne va pas au-delà de ce qu'il est nécessaire de faire. Sur les messages récryptés, là, quand on demande aux opérateurs de descendre le niveau de cryptage, la réalité, c'est qu'il ne faut pas non plus donner aux hackers la possibilité, désormais, de hacker n'importe qui, n'importe quand. Donc, il y a là des sujets. C'est-à-dire qu'au nom de notre liberté collective pour combattre le crime organisé, on ne peut pas faire diminuer non plus les libertés collectives de celles que nous disposons aujourd'hui comme utilisateurs de téléphone. »
BFMTV · Retraites, affiche de LFI, narcotrafic...L'interview d'Olivier Faure (PS) en intégralitéVérifier à 13:58
BFMTV · Guerre en Ukraine, retraites, 2027... L'interview d'Olivier Faure en intégralitéVérifier à 22:17
BFMTV · Guerre en Ukraine, retraites, 2027... L'interview d'Olivier Faure en intégralitéVérifier à 35:57
« – Surpris par ce qu'il dit et ce qu'il pense, non, parce que ça correspond à ce que dit le socle commun depuis huit ans. Donc forcément, je ne suis pas surpris. Ce qui m'étonne quand même, c'est qu'ils devraient avoir entendu le fait qu'ils ont été battus aux élections, qu'ils ont déjà perdu trois premiers ministres en un an, ce serait le quatrième. Et donc à un moment, il faudrait que quelque part, quelqu'un se dise, il est temps d'ouvrir la porte à ce que peut dire l'opposition. S'ils ne l'entendent pas, que voulez-vous que je fasse ? Le chaos, c'est eux. »
BFMTV · Gouvernement, budget, Nicolas Sarkozy condamné...L'interview d'Olivier Faure (PS) en intégralitéVérifier à 1:27
« Oui, 251ème fortune française, 600 millions de patrimoine, et qui explique « Je ne peux pas payer, et donc je m'expatrierai si on me demande quoi que ce soit. » Et il dit, en fait, « Je ne peux pas payer 2% de l'équivalent de mon patrimoine. » »
BFMTV · Accord franco-algérien, taxe Zucman, budget... L'interview d'Olivier Faure en intégralitéVérifier à 9:53
« – Ce qui m'a valu à l'époque, mais ça n'a rien à voir. On ne peut pas, ce jour-là, on manifestait une solidarité avec un peuple qui avait été traumatisé par un attentat terroriste. Et je l'ai fait, et j'étais à l'époque déjà critiqué par d'autres qui disaient « Mais comment se fait-il qu'il défile avec le CRIF ? » Je l'ai fait, je l'ai fait sans aucun état d'âme. Je l'ai fait aussi quand je me suis battu et quand j'ai manifesté contre l'antisémitisme. À l'époque, ça m'a valu aussi des critiques. Et je rappelle que même il y a quelques années, à un moment où personne ne le faisait, quand il a fallu faire en sorte que la France se lève contre les premières traces du renouveau antisémite, j'avais appelé à manifester place de la République et dans toute la France, et l'ensemble des partis politiques avaient suivi cet appel à manifester. Donc je ne me sens en rien concerné par ces attaques que je trouve indigentes. La réalité, c'est que nous avons aujourd'hui un acte historique posé par le chef de l'État. Je ne suis pas son meilleur supporter, vous le reconnaîtrez facilement. Mais là-dessus, vous lui dites « Bravo d'avoir eu ce courage-là ». Je lui dis qu'enfin, la France reconnaît un État palestinien. Ça servira à quoi ? Ce que je vois, et ce que vous avez eu comme confirmation ce soir avec l'ambassadeur d'Israël en France, c'est qu'il y a aujourd'hui la volonté de la part du gouvernement israélien de rendre impossible la solution à deux États. C'est le nettoyage ethnique sur la bande de Gaza et c'est la colonisation qui reprend et qui a une ampleur inconnue jusqu'ici. Parce que vous avez tout à l'heure cité ce chiffre de 700 000 colons juifs qui sont déjà sur la bande en Cisjordanie. Mais on sait bien que la volonté... »
BFMTV · Palestine, budget, gouvernement Lecornu: l'interview en intégralité d'Olivier Faure (PS)Vérifier à 3:48
« – Éric Lombard, il a été coproducteur du budget que nous condamnons. – Il est contre les hausses d'impôts, Éric Lombard. – Il est contre les hausses d'impôts, c'est vrai avec lui, mais moi je ne suis pas là pour le faire parler. Ce que je dis simplement, c'est qu'il faut de la clarté, et il faut éviter toute forme de confusion. La confusion conduit forcément à l'extrême droite. Pourquoi ? Parce qu'à un moment, quand on pense que c'est une affaire où la droite et la gauche, de toute façon, c'est du pareil au même, et bien dans ces cas-là, l'alternative, elle est uniquement portée par l'extrême droite. Et je ne veux à aucun prix de l'extrême droite au pouvoir. Et donc c'est la raison pour laquelle je dis qu'il faut être clair. Et accepter le jeu de la démocratie parlementaire. »
BFMTV · Chute de François Bayrou, budget 2026, gouvernement de gauche... L'interview d'Olivier Faure (PS)Vérifier à 9:30
« – Oui, disons, reprécisons les choses parce qu'il y a beaucoup de confusion. – Pas de troupes combattantes, a dit le chef de l'État. – Voilà, et je vois que beaucoup entretiennent la confusion en laissant penser que nous pourrions envoyer des soldats français sur le front ukrainon-russe, ce qui là nous mettra en situation d'être des co-belligérants. Ce n'est pas du tout l'intention. Ce que nous voulons, ce que nous désirons, c'est effectivement que quand la paix sera établie, elle puisse se réaliser de manière durable. Et pour cela, il faut donner des garanties à l'Ukraine et faire en sorte que sa sécurité soit assurée. Et pour cela, s'il faut des soldats européens, peut-être sous l'égide de l'ONU, peut-être des casques bleus, peut-être faire en sorte qu'il y ait une protection qui soit assurée pour que nous n'ayons pas, ce que je disais tout à l'heure, c'est que nous n'ayons pas une armée russe qui se reconstitue et profitant de la pause pour se reconstituer, reviennent avec plus de fonds d'accord après. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, retraites, 2027... L'interview d'Olivier Faure en intégralitéVérifier à 18:44
« C'est-à-dire que le décalage, ça veut dire que de manière automatique, vous avez la réforme borne qui repart en 2027. Moi, ce que je dis, c'est une suspension, ce qui suppose un nouveau vote. Admettons qu'en 2027, la majorité qui soit appelée à gouverner, soit une majorité de droite ou de gauche, elle devra de toute façon passer par un vote du Parlement pour pouvoir changer quoi que ce soit. Je ne veux pas que la démocratie soit en permanence oubliée, négligée, méprisée. Ce n'est plus possible. Le Premier ministre a dit que c'est une première concession, plus de 49,3. Eh bien, allons jusqu'au bout et respectons les Françaises et les Français. »
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« d'organiser une mafia dans notre pays. Et donc, effectivement, nous devons être intraitables avec le narcotrafic. C'est une évidence pour moi. Et donc, il y a là, évidemment, une nécessité d'avancer. Maintenant, ce que je souhaite, c'est que dans le dialogue qui s'est engagé entre l'Assemblée et le gouvernement, le gouvernement ne cherche pas à charger la barque avec des mesures qui sont des mesures qui sont parfois à vertu de communication, mais qui sont contraires à des dispositions auxquelles nous croyons tous à l'État de droit, etc. »
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« – Oui, c'est ce que je crois comprendre, mais quel est leur profil ? Viennent-ils par exemple, l'Elle sociale à l'enfance, dont on sait qu'elle est aujourd'hui en grande difficulté, et si je le dis, c'est parce qu'il y a aujourd'hui un vrai sujet. On a toute une série de mineurs qui sont des mineurs qui sont en réalité à la dérive, et qui ne sont pas pris en charge par la collectivité, faute de moyens, et je vois que même dans l'enquête que mène aujourd'hui Isabelle Santiago, députée socialiste sur l'Elle sociale à l'enfance, on exporte même un certain nombre de nos mineurs à l'étranger, en Belgique, parce que nous n'avons pas les moyens de faire face ici… »
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« Si, j'y suis favorable, bien sûr. Je pense qu'aujourd'hui, le problème de cette réforme du saut Macron, elle est... Pourquoi on s'y est opposé ? On s'y est opposé parce que le financement des retraites repose précisément juste sur le recul de l'âge légal. Ce qui fait que les gens cotisent plus longtemps. Et notamment ceux qui auraient pu partir plus tôt parce qu'ils avaient déjà leurs annuités. Et donc ce sont les carrières pénibles, ce sont les gens qui ont les métiers les plus difficiles, qui en réalité payent la retraite des cols blancs. Donc moi, je ne suis pas d'accord avec ce principe-là. Je pense qu'il y a des gens qui ont suffisamment cravaché pendant leur vie pour créer la richesse de ce pays. et qu'à un moment, il y a une justice qui s'impose et que cette justice impose qu'ils puissent partir à un moment où l'âge de la retraite leur permet encore de vivre dans de bonnes conditions. L'âge de la retraite en bonne santé. Et donc, voilà, maintenant, il y a d'autres modes de financement possibles et c'est de cela dont je veux que nous parlions. »
BFMTV · L'interview en intégralité d'Olivier Faure, Premier secrétaire du Parti socialisteVérifier à 6:57