Moi, je voudrais comprendre aussi si vous, à la tête du Parti socialiste, vous êtes prêt aujourd'hui à faire certaines concessions à un gouvernement dont vous ne soutiendriez pas toute la politique. On l'a compris. Je prends un exemple qui est aussi un peu un point de crispation entre la droite et la gauche, l'aide médicale d'État. Un gouvernement qui dirait pour rallier son aile droite et peut-être l'aile des Républicains dont elle sent qu'elle bat un peu de l'aile aujourd'hui, « Oui, nous allons réformer l'AME ». Si, par exemple, Sébastien Lecornu dit ça dans sa déclaration de politique générale, que faites-vous ?
Réponse directeMais je viens de vous dire, d'abord, j'espère que Sébastien Lecornu, qui se prétend gaulliste social, n'aurait pas cette très mauvaise idée de toucher l'aide médicale d'État dont tous les soignants, unanimement, nous expliquent qu'elle est indispensable. Et pas seulement pour les soignés, mais pour tous ceux qui pourraient être éventuellement contaminés et pour le budget de l'État, puisqu'on cherche des économies. Prendre des gens en charge quand ils sont encore bien plus malades que quand on les prend en début de crise. Franchement, ça ressemble simplement à une réforme idéologique, mais qui n'a absolument, concrètement, aucun effet médical et qui a surtout des effets terribles sur la sant…
