Ministre délégué au Commerce extérieur — Gouvernement Lecornu II·LR
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Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
28 oct. 2025 au 13 janv. 2026
Questions
67
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 67 questions évaluables
Réponse directe
25
Réponse partielle
20
Réponse à côté
19
Refus explicite
3
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 26 à 50 sur 67
Question 26Nicolas Forissier : « Cette crise agricole peut mettre en cause l’ensemble du cheptel français »
Là, le délai, il est de combien aujourd'hui ?
Réponse partielle
– Vous avez un délai qui peut être variable, mais qui fait que vous ne pouvez pas exporter vos bovins quand ils viennent d'être vaccinés.
« – Vous avez un délai qui peut être variable, mais qui fait que vous ne pouvez pas exporter vos bovins quand ils viennent d'être vaccinés. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Nicolas Forissier : « Cette crise agricole peut mettre en cause l’ensemble du cheptel français »Vérifier à 8:56
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Aucun équilibre n'a été trouvé en commission des finances, comme vous le savez. Nicolas Faussi, vous avez trouvé un siège de campagne, parce qu'il y a les élections municipales, mais il y aura peut-être des élections législatives. En tous les cas, c'est Sébastien Lecornu, vous en avez repris un ? »
BFM Business — La grande interview · Nicolas Forissier, ministre délégué chargé du Commerce extérieur et de l'Attractivité – 13/01Vérifier à 5:17
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
4 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Question 27Nicolas Forissier : « Cette crise agricole peut mettre en cause l’ensemble du cheptel français »
– Pardon, M. le ministre, ils sont sensibles, mais ils penchent de quel côté de la balance, les Italiens ?
Réponse à côté
– La discussion européenne, elle n'est pas simple. Chaque pays a ses intérêts, sa propre analyse. Nous, nous faisons valoir la nôtre. Nous sommes extrêmement fermes. Nous avons déjà fait bouger les choses, et je tiens à le dire, parce que j'entends parfois que la France est isolée, etc. Enfin, si la clause de sauvegarde, si elle commence à être de plus en plus précise, si la Commission, la semaine dernière, nous a donné un certain nombre de premières réponses, par exemple sur les moyens de contrôle, etc., c'est aussi parce que la France s'est mobilisée. Et on va continuer à le faire, parce que c'est l'intérêt de nos filières, et parce que c'est l'intérêt, moi je le dis comme ministre du Com…
« – La discussion européenne, elle n'est pas simple. Chaque pays a ses intérêts, sa propre analyse. Nous, nous faisons valoir la nôtre. Nous sommes extrêmement fermes. Nous avons déjà fait bouger les choses, et je tiens à le dire, parce que j'entends parfois que la France est isolée, etc. Enfin, si la clause de sauvegarde, si elle commence à être de plus en plus précise, si la Commission, la semaine dernière, nous a donné un certain nombre de premières réponses, par exemple sur les moyens de contrôle, etc., c'est aussi parce que la France s'est mobilisée. Et on va continuer à le faire, parce que c'est l'intérêt de nos filières, et parce que c'est l'intérêt, moi je le dis comme ministre du Commerce extérieur, d'avoir un accord qui soit finalement acceptable par tous, un bon compromis, comme on le fait à l'Assemblée, ou entre l'Assemblée et le Sénat, au niveau national. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Nicolas Forissier : « Cette crise agricole peut mettre en cause l’ensemble du cheptel français »Vérifier à 13:05
Question 28Nicolas Forissier : « Cette crise agricole peut mettre en cause l’ensemble du cheptel français »
pour lutter contre cette concurrence chinoise ?
Réponse partielle
On fait tout ce qu'on peut pour être dans le débat, ce n'est pas facile. Vous avez des sujets très précis qui ne sont pour l'instant pas résolus. Je pense notamment au fait que les Chinois produisent et raffinent pratiquement 90% des terres rares d'un certain nombre de métaux critiques. Donc ils nous tiennent, si je puis dire.
« On fait tout ce qu'on peut pour être dans le débat, ce n'est pas facile. Vous avez des sujets très précis qui ne sont pour l'instant pas résolus. Je pense notamment au fait que les Chinois produisent et raffinent pratiquement 90% des terres rares d'un certain nombre de métaux critiques. Donc ils nous tiennent, si je puis dire. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Nicolas Forissier : « Cette crise agricole peut mettre en cause l’ensemble du cheptel français »Vérifier à 20:34
Question 29Nicolas Forissier : « Cette crise agricole peut mettre en cause l’ensemble du cheptel français »
Et je vais un petit peu plus loin, Paris a demandé carrément le report de l'application de cet accord. Qu'est-ce qu'il faut en attendre ?
Réponse à côté
– La position de la France, elle est extrêmement claire. En l'état, l'accord tel qu'il a été arrêté, en fait, après un certain nombre d'étapes que je ne vais pas repasser en revue, mais en décembre dernier, en 2024, à Montevideo, il n'est en l'état pas acceptable pour la France parce qu'un certain nombre de conditions ne sont pas remplies, des conditions que nous avons posées. La première des conditions, c'était cette clause de sauvegarde. Il y avait une deuxième condition qui était les mesures miroir plus globales, qui ne concernent pas que le Mercosur, sur le fait, en gros, que quand on impose des normes à nos producteurs, il faut que les produits importés aient subi les mêmes normes. On…
« – La position de la France, elle est extrêmement claire. En l'état, l'accord tel qu'il a été arrêté, en fait, après un certain nombre d'étapes que je ne vais pas repasser en revue, mais en décembre dernier, en 2024, à Montevideo, il n'est en l'état pas acceptable pour la France parce qu'un certain nombre de conditions ne sont pas remplies, des conditions que nous avons posées. La première des conditions, c'était cette clause de sauvegarde. Il y avait une deuxième condition qui était les mesures miroir plus globales, qui ne concernent pas que le Mercosur, sur le fait, en gros, que quand on impose des normes à nos producteurs, il faut que les produits importés aient subi les mêmes normes. On ne peut pas avoir des produits importés qui n'aient pas les mêmes contraintes que les nôtres. C'est un principe que la France défend depuis des années et sur lequel, peu à peu, on avance, mais ça fait partie des conditions, en particulier, pour pouvoir accepter, de notre part, par l'accord Mercosur. Et puis, troisièmement, on l'a toujours dit, et moi, je pense que c'est extrêmement important à titre personnel, pour des raisons, y compris très pragmatiques de connaissance du terrain, il faut que des contrôles soient vraiment mis en place avec une vraie force, des vrais moyens pour vérifier qu'on ne nous raconte pas d'histoire, y compris dans un élevage d'un pays par ailleurs ami, mais il peut se passer beaucoup de choses. – C'est possible, c'est faisable, ça ? – Oui, c'est faisable. On le fait bien dans nos exploitations. On le fait bien dans nos exploitations, nos éleveurs, dont on parlait tout à l'heure, ils sont très régulièrement contrôlés, donc il n'y a aucune raison, si on signe un accord, qu'il n'y ait pas des vérifications sur le bon respect des clauses de cet accord. Donc, c'est les trois grandes conditions françaises, d'accord ? »
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Question 30Nicolas Forissier : « Cette crise agricole peut mettre en cause l’ensemble du cheptel français »
– Oui, absolument. Au niveau européen, la Commission européenne a décidé hier de revenir sur l'interdiction de la vente de voitures neuves à moteur thermique ou hybride à partir de 2035. Est-ce que cette décision, vous la voyez, vous, comme une victoire pour notre industrie automobile ou comme un échec de notre transition énergétique ?
Réponse directe
– Non, je pense qu'il y a une évolution qu'il faut saluer parce qu'il y a plus de souplesse, on a plus de temps. ça correspond à des inquiétudes profondes de l'industrie automobile en général, pas simplement allemande, mais aussi française. Donc la position de la France qui demande depuis le début sans se dédire sur l'objectif de transition, je le précise, sans renoncer à l'objectif des véhicules électriques, mais qui demande d'être pragmatique et de se donner le temps pour permettre notamment aux industriels de faire eux-mêmes leur propre transition industrielle, leur évolution, sans être, comment dire, submergés par la concurrence notamment chinoise, parce que c'est ça le sujet, cette dem…
« – Non, je pense qu'il y a une évolution qu'il faut saluer parce qu'il y a plus de souplesse, on a plus de temps. ça correspond à des inquiétudes profondes de l'industrie automobile en général, pas simplement allemande, mais aussi française. »
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« Donc la position de la France qui demande depuis le début sans se dédire sur l'objectif de transition, je le précise, sans renoncer à l'objectif des véhicules électriques, mais qui demande d'être pragmatique et de se donner le temps pour permettre notamment aux industriels de faire eux-mêmes leur propre transition industrielle, leur évolution, sans être, comment dire, submergés par la concurrence notamment chinoise, parce que c'est ça le sujet, cette demande de souplesse, de délai, de pragmatisme, elle a été entendue et donc la France s'en félicite. Mais on ne renonce pas pour autant à ce qui constitue quand même au fond une obligation qui a été communément admise par tous à la transition énergétique à terme. »
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Question 31Nicolas Forissier : « Cette crise agricole peut mettre en cause l’ensemble du cheptel français »
– Donc vous travaillez pour réduire ce délai ?
Réponse directe
– On travaille pour réduire ce délai, parce qu'en réalité, il n'y a pas de raison que ça pose un problème.
« – On travaille pour réduire ce délai, parce qu'en réalité, il n'y a pas de raison que ça pose un problème. »
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Question 32Nicolas Forissier : « Cette crise agricole peut mettre en cause l’ensemble du cheptel français »
– Les syndicats agricoles ?
Réponse directe
– Les syndicats agricoles et professionnels, il y a évidemment tous les jours un suivi, on a un préfet qui a été nommé spécifiquement pour justement suivre la mise en œuvre très concrètement, heure par heure, des mesures de vaccination, des mesures de logistique qui vont de pair, et évidemment de tout ce qui concerne l'accompagnement derrière…
« – Les syndicats agricoles et professionnels, il y a évidemment tous les jours un suivi, on a un préfet qui a été nommé spécifiquement pour justement suivre la mise en œuvre très concrètement, heure par heure, des mesures de vaccination, des mesures de logistique qui vont de pair, et évidemment de tout ce qui concerne l'accompagnement derrière… »
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Question 33Nicolas Forissier : « Cette crise agricole peut mettre en cause l’ensemble du cheptel français »
est-ce que vous n'êtes pas un peu tiraillé en tant que ministre du Commerce extérieur ?
Réponse à côté
– Mais moi je pense que c'est une bonne nouvelle, tout accord de libre-échange, tout accord commercial signé entre l'Union Européenne et donc la France, et un autre grand pays, une autre grande zone, c'est toujours une bonne nouvelle, sous réserve qu'il soit équilibré, sous réserve qu'il soit fair, comme on dit en anglais, juste, sincère, qu'il n'y ait pas des loups, qu'il soit dangereux pour certaines filières, c'est-à-dire que sous réserve, et c'est le cas du Mercosur, qu'on ne sacrifie pas une ou deux filières au profit des autres. Et c'est d'ailleurs ce que l'ensemble de la communauté économique, patronat industriel, grand syndicat, agroalimentaire, etc., pense, et il y a de ce point de…
« – Mais moi je pense que c'est une bonne nouvelle, tout accord de libre-échange, tout accord commercial signé entre l'Union Européenne et donc la France, et un autre grand pays, une autre grande zone, c'est toujours une bonne nouvelle, sous réserve qu'il soit équilibré, sous réserve qu'il soit fair, comme on dit en anglais, juste, sincère, qu'il n'y ait pas des loups, qu'il soit dangereux pour certaines filières, c'est-à-dire que sous réserve, et c'est le cas du Mercosur, qu'on ne sacrifie pas une ou deux filières au profit des autres. Et c'est d'ailleurs ce que l'ensemble de la communauté économique, patronat industriel, grand syndicat, agroalimentaire, etc., pense, et il y a de ce point de vue une certaine cohésion française. Simplement il faut que nous on avance, et mon boulot c'est de dire que, un, nous sommes fermes, que nous ne sommes pas naïfs, parce que je pense que le commerce international, on ne doit plus être naïf, comme on l'a trop été pendant des années, mais en même temps, il faut aussi être capable, honnêtement, de reconnaître que c'est important. Et moi, les producteurs de vins spirituels, ils n'attendent qu'une chose, c'est que le Mercosur puisse être là pour diversifier leurs débouchés, parce qu'ils ont plus de difficultés en Chine ou aux Etats-Unis, par exemple. »
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« – Je vais vous dire très concrètement, si ça n'aboutit pas au niveau où nous le demandons, je veux quand même dire que nous aurons déjà obtenu beaucoup de garanties, y compris avec la première version de la clause de sauvegarde, y compris celle qui a été révisée et augmentée, rendue plus concrète, ces derniers jours. Donc on a déjà un acquis de protection. Nous, on veut, c'est la position de la France, c'est d'aller le plus loin possible et ce n'est pas simplement la clause de sauvegarde, je le rappelle, mais ce sont des engagements précis sur les mesures miroirs, c'est-à-dire en gros, les normes phytosanitaires, sanitaires, par exemple, qu'on impose aux éleveurs ou aux producteurs de céréales d'autres pays, elles doivent s'appliquer à ces pays, s'ils veulent rentrer chez nous, parce que chez nous, c'est comme ça. »
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Question 34Nicolas Forissier : « Cette crise agricole peut mettre en cause l’ensemble du cheptel français »
– Non, mais on va en parler, mais juste, vous l'avez dit, vous étiez en réunion hier avec Sébastien Lecornu, hier matin, hier soir. Est-ce que le Premier ministre est inquiet de ce que pourrait devenir cette colère agricole dans les prochains jours ?
Réponse à côté
– Le Premier ministre, il est lucide et il agit en conséquence. Je pense qu'il a une extrême connaissance et une extrême compréhension de la situation sur le terrain. La crise agricole, elle existe déjà de façon latente depuis longtemps. Moi, j'étais… dans le gouvernement Raffarin. – Absolument. – Vous dites que cette crise est latente, elle est là. Des choses ont changé ? – Je pense qu'on n'est plus dans la même époque qu'à l'époque de Jacques Chirac ou de Jean-Pierre Raffarin. Les conditions de concurrence en particulier ne sont pas les mêmes. On a quand même une explosion des épizéotis ces dernières années. On le voit un peu à tous les niveaux, dans les différents élevages, en particulie…
« – Le Premier ministre, il est lucide et il agit en conséquence. Je pense qu'il a une extrême connaissance et une extrême compréhension de la situation sur le terrain. La crise agricole, elle existe déjà de façon latente depuis longtemps. Moi, j'étais… »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Nicolas Forissier : « Cette crise agricole peut mettre en cause l’ensemble du cheptel français »Vérifier à 4:18Voir 1 autre passage
« dans le gouvernement Raffarin. – Absolument. – Vous dites que cette crise est latente, elle est là. Des choses ont changé ? – Je pense qu'on n'est plus dans la même époque qu'à l'époque de Jacques Chirac ou de Jean-Pierre Raffarin. Les conditions de concurrence en particulier ne sont pas les mêmes. On a quand même une explosion des épizéotis ces dernières années. On le voit un peu à tous les niveaux, dans les différents élevages, en particulier l'élevage bovin en ce moment. Mais ça a été le cas et ça reste un danger possible en matière de grippe aviaire ou d'épizéotis dans les élevages, comment dire, de tous ordres d'ailleurs. Donc je pense que les conditions sont différentes. la pression de la société, pardon, sur le monde agricole est légitime, mais en termes sanitaires, en termes de bien-être animal, en termes d'évolution des pratiques, en termes d'aspiration écologique est plus prégnante. Et le monde agricole a un peu le sentiment, même si parfois c'est à tort, parce que je pense qu'il y a beaucoup de raisons de leur faire confiance et de dire qu'au contraire, ils ont beaucoup évolué les agriculteurs, mais ils ont le sentiment d'être isolés. Donc peut-être que c'est plus fort aujourd'hui qu'il y a 20 ans, ça c'est vrai. Je rajoute qu'il y a une incertitude générale sur l'évolution du monde, la concurrence internationale. C'est ce qui explique, par exemple, à mon sens, le rejet massif de l'accord Mercosur, même si… »
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Question 35Nicolas Forissier : « Cette crise agricole peut mettre en cause l’ensemble du cheptel français »
D'où la nécessité... Comment on peut sécuriser ces filières ?
Réponse partielle
J'étais pas plus taire qu'hier avec mon collègue Sébastien Martin, ministre de l'Industrie, dans une réunion avec les filières industrielles précisément pour mobiliser tout le monde, pour trouver les voies et moyens qui nous permettent de développer nos propres filières.
« J'étais pas plus taire qu'hier avec mon collègue Sébastien Martin, ministre de l'Industrie, dans une réunion avec les filières industrielles précisément pour mobiliser tout le monde, pour trouver les voies et moyens qui nous permettent de développer nos propres filières. »
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Question 36Nicolas Forissier : « Cette crise agricole peut mettre en cause l’ensemble du cheptel français »
quel recours, si vous n'arrivez pas à obtenir la minorité de blocage, est-ce que, par exemple, vous allez saisir la Cour de justice de l'Union européenne pour faire barrage au Mercosur, comme vous l'a demandé le Sénat hier, il a voté à la quasi-unanimité ?
Réponse directe
– En l'état actuel, c'est ce que j'ai dit au sénateur hier, le fait de saisir la Cour de justice européenne sur ce texte n'aurait aucun effet, en réalité, ne changerait rien au processus de majorité qualifiée ou non au sein du Conseil européen. Donc, moi, je pense que, plutôt que de saisir la Cour de justice, qui pourrait avoir des conséquences, y compris sur la position de la France et la façon dont la France est considérée, y compris dans de futures négociations sur d'autres pays, nous préférons, et c'est ce que j'ai rappelé, nous battre pour avoir toutes les garanties nécessaires en matière de mesures miroirs, de contrôle, évidemment, pour améliorer la clause de sauvegarde.
« – En l'état actuel, c'est ce que j'ai dit au sénateur hier, le fait de saisir la Cour de justice européenne sur ce texte n'aurait aucun effet, en réalité, ne changerait rien au processus de majorité qualifiée ou non au sein du Conseil européen. Donc, moi, je pense que, plutôt que de saisir la Cour de justice, qui pourrait avoir des conséquences, y compris sur la position de la France et la façon dont la France est considérée, y compris dans de futures négociations sur d'autres pays, nous préférons, et c'est ce que j'ai rappelé, nous battre pour avoir toutes les garanties nécessaires en matière de mesures miroirs, de contrôle, évidemment, pour améliorer la clause de sauvegarde. »
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Question 37Nicolas Forissier : « Cette crise agricole peut mettre en cause l’ensemble du cheptel français »
Qu'est-ce que vous répondez à ces paysans ?
Réponse directe
– Je vais vous dire très concrètement, si ça n'aboutit pas au niveau où nous le demandons, je veux quand même dire que nous aurons déjà obtenu beaucoup de garanties, y compris avec la première version de la clause de sauvegarde, y compris celle qui a été révisée et augmentée, rendue plus concrète, ces derniers jours. Donc on a déjà un acquis de protection. Nous, on veut, c'est la position de la France, c'est d'aller le plus loin possible et ce n'est pas simplement la clause de sauvegarde, je le rappelle, mais ce sont des engagements précis sur les mesures miroirs, c'est-à-dire en gros, les normes phytosanitaires, sanitaires, par exemple, qu'on impose aux éleveurs ou aux producteurs de céréa…
« – Je vais vous dire très concrètement, si ça n'aboutit pas au niveau où nous le demandons, je veux quand même dire que nous aurons déjà obtenu beaucoup de garanties, y compris avec la première version de la clause de sauvegarde, y compris celle qui a été révisée et augmentée, rendue plus concrète, ces derniers jours. Donc on a déjà un acquis de protection. Nous, on veut, c'est la position de la France, c'est d'aller le plus loin possible et ce n'est pas simplement la clause de sauvegarde, je le rappelle, mais ce sont des engagements précis sur les mesures miroirs, c'est-à-dire en gros, les normes phytosanitaires, sanitaires, par exemple, qu'on impose aux éleveurs ou aux producteurs de céréales d'autres pays, elles doivent s'appliquer à ces pays, s'ils veulent rentrer chez nous, parce que chez nous, c'est comme ça. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Nicolas Forissier : « Cette crise agricole peut mettre en cause l’ensemble du cheptel français »Vérifier à 16:30
Question 38Nicolas Forissier : « Cette crise agricole peut mettre en cause l’ensemble du cheptel français »
– Et juste, est-ce que vous pensez encore être en capacité de réunir cette minorité de blocage ?
Réponse partielle
– En l'état actuel, nous n'avons pas de minorité clairement définie, je le dis, c'est clair, mais en même temps, nous sommes dans une démarche qui est une démarche très constructive, qui vise au fond à se donner le temps, un peu plus de temps, pour obtenir toutes les garanties nécessaires qui permettront de vraiment rassurer, pas simplement en parole, mais en moyens, en actes, en procédures très concrètes, très opérationnelles, nos amis des filières agricoles qui peuvent être, comment dire, très inquiètes d'éventuelles dérives qui viendraient les déstabiliser. Et je le dis tout de suite, parce que c'est important de le rappeler, qu'il faut aussi être positif, moi j'essaie d'être positif, il…
« – En l'état actuel, nous n'avons pas de minorité clairement définie, je le dis, c'est clair, mais en même temps, nous sommes dans une démarche qui est une démarche très constructive, qui vise au fond à se donner le temps, un peu plus de temps, pour obtenir toutes les garanties nécessaires qui permettront de vraiment rassurer, pas simplement en parole, mais en moyens, en actes, en procédures très concrètes, très opérationnelles, nos amis des filières agricoles qui peuvent être, comment dire, très inquiètes d'éventuelles dérives qui viendraient les déstabiliser. Et je le dis tout de suite, parce que c'est important de le rappeler, qu'il faut aussi être positif, moi j'essaie d'être positif, il y a des risques sur la viande bovine, sur le sucre, sur la volaille, sur l'éthanol, ça on le sait, et donc on met tout en œuvre, et c'est ce qui bloque pour l'instant la situation, pour que ces filières puissent avoir des garanties très opérationnelles pour être protégées si jamais il y a trop d'exports, où c'est les prix Bastro, mais je rappelle quand même que le lait et le fromage, les vins et spiritueux, l'industrie en général, les services, l'accès au marché public, la protection de nos... »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Nicolas Forissier : « Cette crise agricole peut mettre en cause l’ensemble du cheptel français »Vérifier à 13:49
Question 39Nicolas Forissier : « C’est du jamais vu pour la Ve République, le Parlement fait le budget »
Comment vous expliquez cette décision ?
Réponse à côté
Je pense qu'il y a un débat, une période de tension comme ça arrive dans les familles politiques. Je pense aussi que tout le monde, Gérard Larcher l'a dit très clairement, souhaite qu'on apaise les choses. Je rappelle quand même que la quasi-totalité des députés du groupe LR, 50 députés à l'Assemblée qui sont en première ligne, a souhaité avec force, et l'a dit et redit, rester au gouvernement, soutenir la participation au gouvernement, et pas simplement un soutien sans participation. Et même les 4-5 qui n'étaient pas trop sur cette ligne ont joué le jeu et sont solidaires. Donc, vous voyez, il y a deux analyses. Je crois que le plus important, c'est de calmer le jeu, de resserrer les rangs…
« Je pense qu'il y a un débat, une période de tension comme ça arrive dans les familles politiques. Je pense aussi que tout le monde, Gérard Larcher l'a dit très clairement, souhaite qu'on apaise les choses. Je rappelle quand même que la quasi-totalité des députés du groupe LR, 50 députés à l'Assemblée qui sont en première ligne, a souhaité avec force, et l'a dit et redit, rester au gouvernement, soutenir la participation au gouvernement, et pas simplement un soutien sans participation. Et même les 4-5 qui n'étaient pas trop sur cette ligne ont joué le jeu et sont solidaires. Donc, vous voyez, il y a deux analyses. Je crois que le plus important, c'est de calmer le jeu, de resserrer les rangs de la famille, parce que ce n'est pas bon pour nous, ce n'est pas bon pour notre message et ce qu'on veut porter, et de se consacrer à ce qu'attendent les Françaises et les Français. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Nicolas Forissier : « C’est du jamais vu pour la Ve République, le Parlement fait le budget »Vérifier à 1:33
Question 40Nicolas Forissier : « C’est du jamais vu pour la Ve République, le Parlement fait le budget »
– Certains secteurs créent de nouvelles taxes, notamment le secteur du tourisme, ça vous intéresse directement. Vous leur dites quoi pour les rassurer ?
Réponse partielle
– Non, je pense que tout le monde, à tous les étages, doit faire un petit effort, et c'est comme ça qu'on y arrivera. Encore une fois, ce serait bien pire de ne pas trouver une solution de rééquilibrage financier et de stabilisation par un budget. – Parmi les pistes en discussion, il y a l'alourdissement – Le gouvernement, écoutez, on est vraiment dans le cours de la distribution parlementaire, et je vous rappelle quand même, puisque je suis un public Sénat quand même, que le Sénat va avoir aussi un rôle extrêmement important, avec sa propre expérience, son propre regard, pour équilibrer là aussi un certain nombre de choses qui ont été décidées ou votées à l'Assemblée nationale. On est au t…
« – Non, je pense que tout le monde, à tous les étages, doit faire un petit effort, et c'est comme ça qu'on y arrivera. Encore une fois, ce serait bien pire de ne pas trouver une solution de rééquilibrage financier et de stabilisation par un budget. – Parmi les pistes en discussion, il y a l'alourdissement »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Nicolas Forissier : « C’est du jamais vu pour la Ve République, le Parlement fait le budget »Vérifier à 11:30
Question 41Nicolas Forissier : « C’est du jamais vu pour la Ve République, le Parlement fait le budget »
Vous êtes ministre délégué chargé du commerce extérieur et de l'attractivité. Soyez le bienvenu dans cette émission. On va bien évidemment parler du budget, de l'impact sur notre économie. Mais d'abord, peut-être faisons les présentations. J'aimerais savoir à qui je m'adresse aujourd'hui. Devant moi, est-ce que j'ai un ministre LR ou pas ?
Réponse directe
Au fond de moi-même, je me sens LR. Je le suis depuis 40 ans, au sens des différentes familles qui ont fini par constituer le rassemblement qui était l'UMP et ensuite LR. Après, je me suis moi-même, comme d'ailleurs mes autres collègues, mis en retrait parce que je considérais que le fait de participer au gouvernement ne correspondait pas directement à ce qui a été décidé au bureau politique, même si on peut noter quand même qu'il continue à y avoir des positions différentes au sein de la famille. On s'est mis en retrait. Je crois que tout ça n'est vraiment pas important. Moi, pas un de mes concitoyens à la châtre dans mon territoire de l'Inde où je vais et où je continue à aller le plus po…
« Au fond de moi-même, je me sens LR. Je le suis depuis 40 ans, au sens des différentes familles qui ont fini par constituer le rassemblement qui était l'UMP et ensuite LR. Après, je me suis moi-même, comme d'ailleurs mes autres collègues, mis en retrait parce que je considérais que le fait de participer au gouvernement ne correspondait pas directement à ce qui a été décidé au bureau politique, même si on peut noter quand même qu'il continue à y avoir des positions différentes au sein de la famille. On s'est mis en retrait. Je crois que tout ça n'est vraiment pas important. Moi, pas un de mes concitoyens à la châtre dans mon territoire de l'Inde où je vais et où je continue à aller le plus possible au-delà de mes fonctions ne m'a parlé de ça. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Nicolas Forissier : « C’est du jamais vu pour la Ve République, le Parlement fait le budget »Vérifier à 0:40
Question 42Nicolas Forissier : « C’est du jamais vu pour la Ve République, le Parlement fait le budget »
Ça a été refusé à raison, selon vous ?
Refus explicite
– Je ne connais pas les détails de cette histoire, c'est quand même de la provocation. Vraiment de la provoque. Franchement, bon. Après, les parlementaires peuvent se présenter devant une prison et demander à visiter, mais ils ne viennent pas pour voir les prisonniers, ou les personnes qui sont détenues, ils viennent pour vérifier les conditions de détention. Ce n'est pas du tout la même chose.
« – Je ne connais pas les détails de cette histoire, c'est quand même de la provocation. Vraiment de la provoque. Franchement, bon. Après, les parlementaires peuvent se présenter devant une prison et demander à visiter, mais ils ne viennent pas pour voir les prisonniers, ou les personnes qui sont détenues, ils viennent pour vérifier les conditions de détention. Ce n'est pas du tout la même chose. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Nicolas Forissier : « C’est du jamais vu pour la Ve République, le Parlement fait le budget »Vérifier à 17:53
Question 43Nicolas Forissier : « C’est du jamais vu pour la Ve République, le Parlement fait le budget »
Mais vous n'avez pas marre, vous, ministre Allaire, du coup, d'être menacé de chantage tout le temps, comme ça, par les socialistes ?
Réponse à côté
Pour l'instant, je ne suis pas dans cet état d'esprit. Pour l'instant, moi, je me consacre de manière accélérée à la mission qui est la mienne. Je crois que tous les membres du gouvernement aux côtés de Sébastien Lecornu le font. Il y a un débat au Parlement. Le Premier ministre a été extrêmement clair. Il a d'ailleurs annoncé qu'il n'utiliserait pas l'arme fatale, comme on dit, qui est le 49-3. Il y a d'autres outils dans la Constitution qui permettent d'avancer. Mais il a dit ça, pourquoi ? Parce qu'au fond, dans une assemblée nationale qui n'a pas de majorité, il y a un moment où il faut que tout le monde se mette autour de la table et qu'on essaye, les uns et les autres, de faire les co…
« Pour l'instant, je ne suis pas dans cet état d'esprit. Pour l'instant, moi, je me consacre de manière accélérée à la mission qui est la mienne. Je crois que tous les membres du gouvernement aux côtés de Sébastien Lecornu le font. Il y a un débat au Parlement. Le Premier ministre a été extrêmement clair. Il a d'ailleurs annoncé qu'il n'utiliserait pas l'arme fatale, comme on dit, qui est le 49-3. Il y a d'autres outils dans la Constitution qui permettent d'avancer. Mais il a dit ça, pourquoi ? Parce qu'au fond, dans une assemblée nationale qui n'a pas de majorité, il y a un moment où il faut que tout le monde se mette autour de la table et qu'on essaye, les uns et les autres, de faire les compromis nécessaires pour trouver une solution. Qu'est-ce qui est important aujourd'hui ? Que nous demandent les habitants du Béry, par exemple, chez moi, ou de tous nos territoires, de toute la France, que ce soit dans le monde urbain ou dans le monde rural ? Entendez-vous. Mettez-vous autour de la table. Vous n'avez pas de ligne rouge. »
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« Ce n'est pas qu'on n'a pas de ligne rouge. C'est qu'on sait très bien, les uns comme les autres, que le budget ne correspondra pas à 100% à ce qu'on souhaiterait. Ce qui voudrait qu'il sera un votable. »
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« Oui, mais le sujet, c'est quoi ? C'est de stabiliser la situation, de donner un budget au pays. Et nous aurons un débat en 2027 que les Français trancheront. La présidentielle. Absolument. Et les législatives. Et donc ce que je pense, c'est qu'au fond, derrière l'idée de stabiliser la situation, d'avoir un budget, il y a évidemment le court et le moyen de termes pour les Françaises et les Français, pour les entrepreneurs, pour les commerçants qui ne vendent plus rien ou pas beaucoup parce qu'ils voient bien que le consommateur est très inquiet et parle plus que jamais. Je pourrais continuer la description, on la connaît. Donc il faut stabiliser la situation, donner un budget au pays et derrière, et on ne le dit pas assez, se permettre enfin d'avoir un débat apaisé sur les sujets. Et quand on parle des retraites, par exemple, moi j'ai voté la réforme des retraites, mais j'entends qu'il y a des analyses très différentes, qu'il y a une grande crainte d'une partie, il y a un rejet, disons les choses, d'une bonne partie de l'opinion. Peut-être est-ce aussi parce que le débat n'a pas été assez clair, assez transparent. Alors puisque vous parlez des retraites, effectivement… Et donc il faut se permettre ce débat. »
Question 44Nicolas Forissier : « C’est du jamais vu pour la Ve République, le Parlement fait le budget »
Nicolas Faurissier, demain, il sera question de la taxe Zucman. Vous êtes quelle équipe ?
Réponse à côté
pas de Zucman du tout. Je pense qu'il y a un certain nombre de contribuables qui, proportionnellement à tous les autres contribuables, la tranche la plus élevée en termes de revenus, c'est quelques milliers de personnes, qui, contrairement à tous les autres contribuables, finalement, par le biais, notamment des holdings qui permettent de stocker, entre guillemets, ces quasi-revenus, payent moins, et ce n'est pas juste.
« pas de Zucman du tout. Je pense qu'il y a un certain nombre de contribuables qui, proportionnellement à tous les autres contribuables, la tranche la plus élevée en termes de revenus, c'est quelques milliers de personnes, qui, contrairement à tous les autres contribuables, finalement, par le biais, notamment des holdings qui permettent de stocker, entre guillemets, ces quasi-revenus, payent moins, et ce n'est pas juste. »
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Question 45Nicolas Forissier : « C’est du jamais vu pour la Ve République, le Parlement fait le budget »
Oui, vous êtes ministre en charge de ce dossier. Est-ce que ça risque de dissuader certains investisseurs, entrepreneurs, de venir en France ?
Réponse directe
Je pense que les investisseurs, on les a encore rencontrés, beaucoup de fonds internationaux qui étaient à Paris la semaine dernière, ils regardent les choses dans la durée. Évidemment, ils souhaitent que la stabilité revienne. C'est d'ailleurs le principal critère. Et encore une fois, c'est plus important, à mon sens, que les mesures ponctuelles qui peuvent être prises dans ce budget pour essayer de passer le cap. Ils veulent la durée. Ils regardent le fait aussi que la France est un pays où il y a des équipements de très haut niveau, une formation de très haut niveau, des ingénieurs remarquables. Donc les taxes, ça compte moins. Des innovations, c'est un ensemble. Ce n'est pas pour rien q…
« Je pense que les investisseurs, on les a encore rencontrés, beaucoup de fonds internationaux qui étaient à Paris la semaine dernière, ils regardent les choses dans la durée. Évidemment, ils souhaitent que la stabilité revienne. C'est d'ailleurs le principal critère. Et encore une fois, c'est plus important, à mon sens, que les mesures ponctuelles qui peuvent être prises dans ce budget pour essayer de passer le cap. Ils veulent la durée. Ils regardent le fait aussi que la France est un pays où il y a des équipements de très haut niveau, une formation de très haut niveau, des ingénieurs remarquables. Donc les taxes, ça compte moins. Des innovations, c'est un ensemble. Ce n'est pas pour rien que nous sommes, pour la sixième année, les premiers destinataires en Europe, et de loin devant, en nombre de projets, des investissements directs étrangers. »
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Question 46Nicolas Forissier : « C’est du jamais vu pour la Ve République, le Parlement fait le budget »
– Vous pensez qu'on va rester dans les 70 jours prévus par la Constitution pour l'examen du budget ?
Réponse directe
– Pour l'instant, on est dedans, c'est très serré. Je pense que si tout le monde fait les efforts nécessaires, après les premières postures et les premières tentatives, comment dire, de dire très fort un certain nombre de choses pour essayer d'imposer ces idées, je pense qu'à un moment, encore une fois, le bon sens et la raison reviendra. Personne n'a intérêt, dans les familles politiques, à porter la croix d'un échec qui conduirait à une crise politique et financière et économique majeure. – Vous appelez la responsabilité, c'est ça ? – Évidemment.
« – Pour l'instant, on est dedans, c'est très serré. Je pense que si tout le monde fait les efforts nécessaires, après les premières postures et les premières tentatives, comment dire, de dire très fort un certain nombre de choses pour essayer d'imposer ces idées, je pense qu'à un moment, encore une fois, le bon sens et la raison reviendra. Personne n'a intérêt, dans les familles politiques, à porter la croix d'un échec qui conduirait à une crise politique et financière et économique majeure. – Vous appelez la responsabilité, c'est ça ? – Évidemment. »
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Question 47Nicolas Forissier : « C’est du jamais vu pour la Ve République, le Parlement fait le budget »
Très concrètement, pour que les téléspectateurs comprennent, je rappelle que votre parti a choisi de vous suspendre à cause de votre participation au gouvernement. Est-ce qu'aujourd'hui, vous êtes un ministre LR ?
Réponse partielle
Au fond de moi-même, je me sens LR. Je le suis depuis 40 ans, au sens des différentes familles qui ont fini par constituer le rassemblement qui était l'UMP et ensuite LR. Après, je me suis moi-même, comme d'ailleurs mes autres collègues, mis en retrait parce que je considérais que le fait de participer au gouvernement ne correspondait pas directement à ce qui a été décidé au bureau politique, même si on peut noter quand même qu'il continue à y avoir des positions différentes au sein de la famille. On s'est mis en retrait. Je crois que tout ça n'est vraiment pas important. Moi, pas un de mes concitoyens à la châtre dans mon territoire de l'Inde où je vais et où je continue à aller le plus po…
« Au fond de moi-même, je me sens LR. Je le suis depuis 40 ans, au sens des différentes familles qui ont fini par constituer le rassemblement qui était l'UMP et ensuite LR. Après, je me suis moi-même, comme d'ailleurs mes autres collègues, mis en retrait parce que je considérais que le fait de participer au gouvernement ne correspondait pas directement à ce qui a été décidé au bureau politique, même si on peut noter quand même qu'il continue à y avoir des positions différentes au sein de la famille. On s'est mis en retrait. Je crois que tout ça n'est vraiment pas important. Moi, pas un de mes concitoyens à la châtre dans mon territoire de l'Inde où je vais et où je continue à aller le plus possible au-delà de mes fonctions ne m'a parlé de ça. »
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Question 48Nicolas Forissier : « C’est du jamais vu pour la Ve République, le Parlement fait le budget »
Je regardais, on accuse un trou de 43 milliards d'euros sur le premier semestre 2025, en ce qui concerne notre balance commerciale. Qu'est-ce qui va se passer dans les semaines et les mois qui viennent ?
Réponse partielle
– Ça dépend des contrats qui sortent, qui sont inscrits. On est à peu près dans la moyenne de l'année dernière. Il est clair que la France est en déficit de sa balance commerciale, mais pas globale, parce que je rappelle que la balance des services, elle est extrêmement déficière.
« – Ça dépend des contrats qui sortent, qui sont inscrits. On est à peu près dans la moyenne de l'année dernière. Il est clair que la France est en déficit de sa balance commerciale, mais pas globale, parce que je rappelle que la balance des services, elle est extrêmement déficière. »
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Question 49Nicolas Forissier : « C’est du jamais vu pour la Ve République, le Parlement fait le budget »
Donc, si je traduis pour les téléspectateurs, vous êtes pour la taxe Zucman ?
Réponse directe
Je ne suis pas pour la taxe Zucman, parce que la taxe Zucman, dans sa conception, touche, intègre dans la base taxable, l'outil de travail. Et ça, c'est une catastrophe, pour le coup, en termes de compétitivité. Je pense qu'il ne faut absolument pas le faire. Et j'ai plutôt le sentiment, d'ailleurs, que beaucoup d'élus socialistes, y compris l'Assemblée, le savent. Donc, il faut trouver une solution qui permette d'avoir une solidarité avec un rétablissement de la justice fiscale, proportionnellement à ce que les autres payent, pour un certain nombre de ménages. Mais ça ne va pas résoudre tout. C'est important, symboliquement. C'est une question de justice fiscale. Mais il faut qu'on voit bi…
« Je ne suis pas pour la taxe Zucman, parce que la taxe Zucman, dans sa conception, touche, intègre dans la base taxable, l'outil de travail. Et ça, c'est une catastrophe, pour le coup, en termes de compétitivité. Je pense qu'il ne faut absolument pas le faire. Et j'ai plutôt le sentiment, d'ailleurs, que beaucoup d'élus socialistes, y compris l'Assemblée, le savent. Donc, il faut trouver une solution qui permette d'avoir une solidarité avec un rétablissement de la justice fiscale, proportionnellement à ce que les autres payent, pour un certain nombre de ménages. Mais ça ne va pas résoudre tout. C'est important, symboliquement. C'est une question de justice fiscale. Mais il faut qu'on voit bien qu'il y a d'autres besoins et qu'on ne peut pas rentrer dans une dérive fiscale non plus. »
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Question 50Nicolas Forissier : « C’est du jamais vu pour la Ve République, le Parlement fait le budget »
Alors, précisément, on va parler du budget, des débats budgétaires sur le volet recettes qui se poursuivent à l'Assemblée nationale. Dans ce contexte, les socialistes, vous l'avez remarqué, sont à l'offensive. Je vous soumets cette déclaration du socialiste Philippe Brun, c'était hier. Si l'Assemblée nationale ne trouve pas un accord d'ici mardi sur le budget, tout va s'effondrer et le gouvernement tombera. Les socialistes, ils vous mènent actuellement par le bout du nez ?
Réponse directe
Non, je pense que tout le monde, parce que les Républicains, et c'est bien normal, posent aussi leurs limites et leurs souhaits. Tout le monde essaye d'apporter sa pierre et d'avoir satisfaction pour un certain nombre de lignes politiques qu'ils portent. Et c'est le cas des socialistes, ils le font évidemment en se servant de leurs moyens.
« Non, je pense que tout le monde, parce que les Républicains, et c'est bien normal, posent aussi leurs limites et leurs souhaits. Tout le monde essaye d'apporter sa pierre et d'avoir satisfaction pour un certain nombre de lignes politiques qu'ils portent. Et c'est le cas des socialistes, ils le font évidemment en se servant de leurs moyens. »
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« – La position de la France, elle est extrêmement claire. En l'état, l'accord tel qu'il a été arrêté, en fait, après un certain nombre d'étapes que je ne vais pas repasser en revue, mais en décembre dernier, en 2024, à Montevideo, il n'est en l'état pas acceptable pour la France parce qu'un certain nombre de conditions ne sont pas remplies, des conditions que nous avons posées. La première des conditions, c'était cette clause de sauvegarde. Il y avait une deuxième condition qui était les mesures miroir plus globales, qui ne concernent pas que le Mercosur, sur le fait, en gros, que quand on impose des normes à nos producteurs, il faut que les produits importés aient subi les mêmes normes. On ne peut pas avoir des produits importés qui n'aient pas les mêmes contraintes que les nôtres. C'est un principe que la France défend depuis des années et sur lequel, peu à peu, on avance, mais ça fait partie des conditions, en particulier, pour pouvoir accepter, de notre part, par l'accord Mercosur. Et puis, troisièmement, on l'a toujours dit, et moi, je pense que c'est extrêmement important à titre personnel, pour des raisons, y compris très pragmatiques de connaissance du terrain, il faut que des contrôles soient vraiment mis en place avec une vraie force, des vrais moyens pour vérifier qu'on ne nous raconte pas d'histoire, y compris dans un élevage d'un pays par ailleurs ami, mais il peut se passer beaucoup de choses. – C'est possible, c'est faisable, ça ? – Oui, c'est faisable. On le fait bien dans nos exploitations. On le fait bien dans nos exploitations, nos éleveurs, dont on parlait tout à l'heure, ils sont très régulièrement contrôlés, donc il n'y a aucune raison, si on signe un accord, qu'il n'y ait pas des vérifications sur le bon respect des clauses de cet accord. Donc, c'est les trois grandes conditions françaises, d'accord ? »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Nicolas Forissier : « Cette crise agricole peut mettre en cause l’ensemble du cheptel français »Vérifier à 9:36
« – Je vais vous dire très concrètement, si ça n'aboutit pas au niveau où nous le demandons, je veux quand même dire que nous aurons déjà obtenu beaucoup de garanties, y compris avec la première version de la clause de sauvegarde, y compris celle qui a été révisée et augmentée, rendue plus concrète, ces derniers jours. Donc on a déjà un acquis de protection. Nous, on veut, c'est la position de la France, c'est d'aller le plus loin possible et ce n'est pas simplement la clause de sauvegarde, je le rappelle, mais ce sont des engagements précis sur les mesures miroirs, c'est-à-dire en gros, les normes phytosanitaires, sanitaires, par exemple, qu'on impose aux éleveurs ou aux producteurs de céréales d'autres pays, elles doivent s'appliquer à ces pays, s'ils veulent rentrer chez nous, parce que chez nous, c'est comme ça. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Nicolas Forissier : « Cette crise agricole peut mettre en cause l’ensemble du cheptel français »Vérifier à 16:30
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Parce que là il y a un plan d'aide de 300 millions pour les agriculteurs, mais il faut qu'il y ait un budget, parce que ce sera par un amendement du budget. Est-ce que ce soir vous êtes optimiste Nicolas Forrichet ? Je suis optimiste. Vous êtes républicain je précise. »
BFM Business — La grande interview · Nicolas Forissier, ministre délégué chargé du Commerce extérieur et de l'Attractivité – 13/01Vérifier à 4:10Voir 2 autres passages
« – Il y en aura autant que de besoins. Sébastien Lecornu est quelqu'un d'extrêmement pragmatique, qui sent bien et entend bien ce qui se passe dans le pays, et qui veut simplement qu'on apporte collectivement des réponses avec beaucoup de rapidité. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Nicolas Forissier : « Cette crise agricole peut mettre en cause l’ensemble du cheptel français »Vérifier à 7:07
« – Écoutez, moi je veux d'abord voir le texte très précisément pour pouvoir en parler parce qu'on a eu ça hier soir, très très tard, mais simplement, ce qui est clair, c'est que tout ce qui est souplesse, tout ce qui est pris en compte des nécessités, des contraintes de la transition de nos industriels, tout ça va dans le bon sens et c'est, je crois, ce qu'on peut dire tout de suite. Après, la question, c'est aussi, quelles sont les conditions du commerce entre notamment la Chine et les constructeurs européens ou américains d'ailleurs. C'est pour cette raison, et la France avait joué un rôle très important là aussi pour l'obtenir, que nous avions réétabli il y a deux ans des droits compensatoires qui rééquilibraient par rapport au prix de vente des véhicules chinois. Ça a eu des conséquences sur d'autres filières, c'est un peu la guerre, on a bien compris, mais il était essentiel que les véhicules chinois qui sont largement subventionnés en réalité par l'argent public soient vendus à un prix avec ces droits supplémentaires qui soient à peu près concurrentiels avec le coût de revient et le prix de vente français. Et on met les moyens sous le temps »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités28 oct. 2025 au 13 janv. 2026 · 3 observations3 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Parce que là il y a un plan d'aide de 300 millions pour les agriculteurs, mais il faut qu'il y ait un budget, parce que ce sera par un amendement du budget. Est-ce que ce soir vous êtes optimiste Nicolas Forrichet ? Je suis optimiste. Vous êtes républicain je précise. »
BFM Business — La grande interview · Nicolas Forissier, ministre délégué chargé du Commerce extérieur et de l'Attractivité – 13/01Vérifier à 4:10Voir 2 autres passages
« Pour l'instant, je ne suis pas dans cet état d'esprit. Pour l'instant, moi, je me consacre de manière accélérée à la mission qui est la mienne. Je crois que tous les membres du gouvernement aux côtés de Sébastien Lecornu le font. Il y a un débat au Parlement. Le Premier ministre a été extrêmement clair. Il a d'ailleurs annoncé qu'il n'utiliserait pas l'arme fatale, comme on dit, qui est le 49-3. Il y a d'autres outils dans la Constitution qui permettent d'avancer. Mais il a dit ça, pourquoi ? Parce qu'au fond, dans une assemblée nationale qui n'a pas de majorité, il y a un moment où il faut que tout le monde se mette autour de la table et qu'on essaye, les uns et les autres, de faire les compromis nécessaires pour trouver une solution. Qu'est-ce qui est important aujourd'hui ? Que nous demandent les habitants du Béry, par exemple, chez moi, ou de tous nos territoires, de toute la France, que ce soit dans le monde urbain ou dans le monde rural ? Entendez-vous. Mettez-vous autour de la table. Vous n'avez pas de ligne rouge. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Nicolas Forissier : « C’est du jamais vu pour la Ve République, le Parlement fait le budget »Vérifier à 3:03
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – La position de la France, elle est extrêmement claire. En l'état, l'accord tel qu'il a été arrêté, en fait, après un certain nombre d'étapes que je ne vais pas repasser en revue, mais en décembre dernier, en 2024, à Montevideo, il n'est en l'état pas acceptable pour la France parce qu'un certain nombre de conditions ne sont pas remplies, des conditions que nous avons posées. La première des conditions, c'était cette clause de sauvegarde. Il y avait une deuxième condition qui était les mesures miroir plus globales, qui ne concernent pas que le Mercosur, sur le fait, en gros, que quand on impose des normes à nos producteurs, il faut que les produits importés aient subi les mêmes normes. On ne peut pas avoir des produits importés qui n'aient pas les mêmes contraintes que les nôtres. C'est un principe que la France défend depuis des années et sur lequel, peu à peu, on avance, mais ça fait partie des conditions, en particulier, pour pouvoir accepter, de notre part, par l'accord Mercosur. Et puis, troisièmement, on l'a toujours dit, et moi, je pense que c'est extrêmement important à titre personnel, pour des raisons, y compris très pragmatiques de connaissance du terrain, il faut que des contrôles soient vraiment mis en place avec une vraie force, des vrais moyens pour vérifier qu'on ne nous raconte pas d'histoire, y compris dans un élevage d'un pays par ailleurs ami, mais il peut se passer beaucoup de choses. – C'est possible, c'est faisable, ça ? – Oui, c'est faisable. On le fait bien dans nos exploitations. On le fait bien dans nos exploitations, nos éleveurs, dont on parlait tout à l'heure, ils sont très régulièrement contrôlés, donc il n'y a aucune raison, si on signe un accord, qu'il n'y ait pas des vérifications sur le bon respect des clauses de cet accord. Donc, c'est les trois grandes conditions françaises, d'accord ? »
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« – En l'état actuel, nous n'avons pas de minorité clairement définie, je le dis, c'est clair, mais en même temps, nous sommes dans une démarche qui est une démarche très constructive, qui vise au fond à se donner le temps, un peu plus de temps, pour obtenir toutes les garanties nécessaires qui permettront de vraiment rassurer, pas simplement en parole, mais en moyens, en actes, en procédures très concrètes, très opérationnelles, nos amis des filières agricoles qui peuvent être, comment dire, très inquiètes d'éventuelles dérives qui viendraient les déstabiliser. Et je le dis tout de suite, parce que c'est important de le rappeler, qu'il faut aussi être positif, moi j'essaie d'être positif, il y a des risques sur la viande bovine, sur le sucre, sur la volaille, sur l'éthanol, ça on le sait, et donc on met tout en œuvre, et c'est ce qui bloque pour l'instant la situation, pour que ces filières puissent avoir des garanties très opérationnelles pour être protégées si jamais il y a trop d'exports, où c'est les prix Bastro, mais je rappelle quand même que le lait et le fromage, les vins et spiritueux, l'industrie en général, les services, l'accès au marché public, la protection de nos... »
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Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – La position de la France, elle est extrêmement claire. En l'état, l'accord tel qu'il a été arrêté, en fait, après un certain nombre d'étapes que je ne vais pas repasser en revue, mais en décembre dernier, en 2024, à Montevideo, il n'est en l'état pas acceptable pour la France parce qu'un certain nombre de conditions ne sont pas remplies, des conditions que nous avons posées. La première des conditions, c'était cette clause de sauvegarde. Il y avait une deuxième condition qui était les mesures miroir plus globales, qui ne concernent pas que le Mercosur, sur le fait, en gros, que quand on impose des normes à nos producteurs, il faut que les produits importés aient subi les mêmes normes. On ne peut pas avoir des produits importés qui n'aient pas les mêmes contraintes que les nôtres. C'est un principe que la France défend depuis des années et sur lequel, peu à peu, on avance, mais ça fait partie des conditions, en particulier, pour pouvoir accepter, de notre part, par l'accord Mercosur. Et puis, troisièmement, on l'a toujours dit, et moi, je pense que c'est extrêmement important à titre personnel, pour des raisons, y compris très pragmatiques de connaissance du terrain, il faut que des contrôles soient vraiment mis en place avec une vraie force, des vrais moyens pour vérifier qu'on ne nous raconte pas d'histoire, y compris dans un élevage d'un pays par ailleurs ami, mais il peut se passer beaucoup de choses. – C'est possible, c'est faisable, ça ? – Oui, c'est faisable. On le fait bien dans nos exploitations. On le fait bien dans nos exploitations, nos éleveurs, dont on parlait tout à l'heure, ils sont très régulièrement contrôlés, donc il n'y a aucune raison, si on signe un accord, qu'il n'y ait pas des vérifications sur le bon respect des clauses de cet accord. Donc, c'est les trois grandes conditions françaises, d'accord ? »
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« – Non, je pense qu'il y a une évolution qu'il faut saluer parce qu'il y a plus de souplesse, on a plus de temps. ça correspond à des inquiétudes profondes de l'industrie automobile en général, pas simplement allemande, mais aussi française. »
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« Donc la position de la France qui demande depuis le début sans se dédire sur l'objectif de transition, je le précise, sans renoncer à l'objectif des véhicules électriques, mais qui demande d'être pragmatique et de se donner le temps pour permettre notamment aux industriels de faire eux-mêmes leur propre transition industrielle, leur évolution, sans être, comment dire, submergés par la concurrence notamment chinoise, parce que c'est ça le sujet, cette demande de souplesse, de délai, de pragmatisme, elle a été entendue et donc la France s'en félicite. Mais on ne renonce pas pour autant à ce qui constitue quand même au fond une obligation qui a été communément admise par tous à la transition énergétique à terme. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Pour les conséquences, c'est ce que Annie Gennevar, en l'occurrence, a pu négocier dans la foulée des mesures qui ont été mises en œuvre en Savoie et en Haute-Savoie. Vous savez que la propagation de la dermatose est totalement éradiquée et arrêtée. Parce qu'en ce moment, on est dans une période en plus où on exporte beaucoup, notamment les jeunes bovins mâles pour aller être engraissés en Italie. »
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« – Je vais lire tout de suite. Clause de sauvegarde, mesure miroir plus globale, et contrôle vraiment renforcé. La clause de sauvegarde, telle qu'elle a été adoptée hier, elle répond pour partie à la demande française, et c'est déjà une avancée. La seule chose, c'est que nous, nous voulons qu'elle soit totalement opérationnelle, qu'elle soit réellement efficace. Donc, on a mis, alors on va rentrer dans la technique, mais on a mis un certain nombre de conditions à tout ça. Par exemple, le fait qu'il y ait la possibilité de changer les codes douaniers pour contrôler l'évolution des importations du Mercosur ou l'évolution des prix de ces importations. par exemple, sur la loyau, les pièces nobles du bœuf, et pas simplement sur la carcasse globale. Donc, ce genre de choses-là… »
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Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes28 oct. 2025 au 17 déc. 2025 · 10 observations11 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – En l'état actuel, nous n'avons pas de minorité clairement définie, je le dis, c'est clair, mais en même temps, nous sommes dans une démarche qui est une démarche très constructive, qui vise au fond à se donner le temps, un peu plus de temps, pour obtenir toutes les garanties nécessaires qui permettront de vraiment rassurer, pas simplement en parole, mais en moyens, en actes, en procédures très concrètes, très opérationnelles, nos amis des filières agricoles qui peuvent être, comment dire, très inquiètes d'éventuelles dérives qui viendraient les déstabiliser. Et je le dis tout de suite, parce que c'est important de le rappeler, qu'il faut aussi être positif, moi j'essaie d'être positif, il y a des risques sur la viande bovine, sur le sucre, sur la volaille, sur l'éthanol, ça on le sait, et donc on met tout en œuvre, et c'est ce qui bloque pour l'instant la situation, pour que ces filières puissent avoir des garanties très opérationnelles pour être protégées si jamais il y a trop d'exports, où c'est les prix Bastro, mais je rappelle quand même que le lait et le fromage, les vins et spiritueux, l'industrie en général, les services, l'accès au marché public, la protection de nos... »
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« – Non, les choses ont progressé, mais nous sommes encore dans l'attente de réponses précises. »
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« – En l'État, l'accord n'est pas pour nous acceptable. Je l'ai redit hier dans l'hémicycle du Sénat, très clairement, la position de la France est très claire. Le président de la République se bat, je tiens à le dire, pour justement que nous soyons pris en compte et que notamment, on se donne le temps d'avoir les réponses. C'est la position de la France aussi. Et quand Sébastien Lecornu demande dimanche dernier d'avoir un report d'un certain nombre de semaines, peut-être d'un mois, deux mois, ce n'est pas pour embêter nos amis de l'Union européenne, c'est parce qu'on a besoin d'avoir des réponses précises. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – En l'état actuel, nous n'avons pas de minorité clairement définie, je le dis, c'est clair, mais en même temps, nous sommes dans une démarche qui est une démarche très constructive, qui vise au fond à se donner le temps, un peu plus de temps, pour obtenir toutes les garanties nécessaires qui permettront de vraiment rassurer, pas simplement en parole, mais en moyens, en actes, en procédures très concrètes, très opérationnelles, nos amis des filières agricoles qui peuvent être, comment dire, très inquiètes d'éventuelles dérives qui viendraient les déstabiliser. Et je le dis tout de suite, parce que c'est important de le rappeler, qu'il faut aussi être positif, moi j'essaie d'être positif, il y a des risques sur la viande bovine, sur le sucre, sur la volaille, sur l'éthanol, ça on le sait, et donc on met tout en œuvre, et c'est ce qui bloque pour l'instant la situation, pour que ces filières puissent avoir des garanties très opérationnelles pour être protégées si jamais il y a trop d'exports, où c'est les prix Bastro, mais je rappelle quand même que le lait et le fromage, les vins et spiritueux, l'industrie en général, les services, l'accès au marché public, la protection de nos... »
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« – Je vais vous dire très concrètement, si ça n'aboutit pas au niveau où nous le demandons, je veux quand même dire que nous aurons déjà obtenu beaucoup de garanties, y compris avec la première version de la clause de sauvegarde, y compris celle qui a été révisée et augmentée, rendue plus concrète, ces derniers jours. Donc on a déjà un acquis de protection. Nous, on veut, c'est la position de la France, c'est d'aller le plus loin possible et ce n'est pas simplement la clause de sauvegarde, je le rappelle, mais ce sont des engagements précis sur les mesures miroirs, c'est-à-dire en gros, les normes phytosanitaires, sanitaires, par exemple, qu'on impose aux éleveurs ou aux producteurs de céréales d'autres pays, elles doivent s'appliquer à ces pays, s'ils veulent rentrer chez nous, parce que chez nous, c'est comme ça. »
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Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
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« On a des solutions si on s'en donne les moyens et s'il y a une volonté. Ça passe notamment par le fait que les entreprises européennes achètent les terres rares qui sont produites ou raffinées par nos groupes. Mais on a aussi des solutions industrielles à mettre en place en face avec l'accompagnement de l'État des projets qui nous permettront d'être beaucoup plus autonomes. Il faut à la fois savoir extraire et raffiner ce que nous avons dans nos propres sols, savoir recycler parce que ça c'est très important. Donc il faut éviter que des métaux issus de terres rares qui ont déjà été utilisés repartent à l'étranger. Il faut les garder et les recycler chez nous. Et enfin, troisièmement, et ça c'est ce qui est fait depuis un certain nombre d'années, mais on accélère vraiment. Il faut qu'on diversifie nos partenariats avec un certain nombre de pays. Actuellement, on a signé près d'une trentaine d'accords de partenariats dans le monde sur justement des sujets d'extraction minière ou de terres rares. »
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« Non, ce n'est pas ça, c'est que tout le monde est dans un dialogue, le gouvernement a pris ses responsabilités en proposant une version de base, cette version de base va évoluer parce qu'il y a un débat parlementaire qui, pour la première fois, n'est pas sous le coup d'un éventuel 49-3, mais ça veut dire aussi qu'à un moment, tout le monde doit prendre sa responsabilité, caler les choses, les poser, donner un budget, personne ne sera content de ce budget, mais l'important c'est de stabiliser la situation. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Nicolas Forissier : « C’est du jamais vu pour la Ve République, le Parlement fait le budget »Vérifier à 5:47
« – Le texte va au Sénat, qu'il soit rejeté ou pas. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Parce que vous croyez que le fait qu'il y aille influencerait la décision des juges, je ne crois pas une seconde. La preuve, ce qui s'est passé, malgré toutes les interventions et les débats médiatiques qu'on a pu avoir sur ces affaires ou sur d'autres, n'a pas modifié le jugement des juges, si je puis dire. – Donc pas de problème. – Encore une fois, moi je suis assez frappé, parce qu'au fond, chaque sujet est hystérisé dans le débat français. »
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Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
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« – Je dis OK, comme le propose le gouvernement, dans la version de son texte qui porte sur les holdings, à l'exception de ce qui concerne la productivité, l'investissement dans l'outil professionnel, il dit, le gouvernement, écoutez, je vous propose de rétablir la justice fiscale pour un certain nombre de contribuables qui, au fond, parce que c'est comme ça que ça marche, font remonter leurs dividendes dans la holding sans payer d'impôts personnels. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Nicolas Forissier : « C’est du jamais vu pour la Ve République, le Parlement fait le budget »Vérifier à 10:55
« – Je vais lire tout de suite. Clause de sauvegarde, mesure miroir plus globale, et contrôle vraiment renforcé. La clause de sauvegarde, telle qu'elle a été adoptée hier, elle répond pour partie à la demande française, et c'est déjà une avancée. La seule chose, c'est que nous, nous voulons qu'elle soit totalement opérationnelle, qu'elle soit réellement efficace. Donc, on a mis, alors on va rentrer dans la technique, mais on a mis un certain nombre de conditions à tout ça. Par exemple, le fait qu'il y ait la possibilité de changer les codes douaniers pour contrôler l'évolution des importations du Mercosur ou l'évolution des prix de ces importations. par exemple, sur la loyau, les pièces nobles du bœuf, et pas simplement sur la carcasse globale. Donc, ce genre de choses-là… »
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« – La discussion européenne, elle n'est pas simple. Chaque pays a ses intérêts, sa propre analyse. Nous, nous faisons valoir la nôtre. Nous sommes extrêmement fermes. Nous avons déjà fait bouger les choses, et je tiens à le dire, parce que j'entends parfois que la France est isolée, etc. Enfin, si la clause de sauvegarde, si elle commence à être de plus en plus précise, si la Commission, la semaine dernière, nous a donné un certain nombre de premières réponses, par exemple sur les moyens de contrôle, etc., c'est aussi parce que la France s'est mobilisée. Et on va continuer à le faire, parce que c'est l'intérêt de nos filières, et parce que c'est l'intérêt, moi je le dis comme ministre du Commerce extérieur, d'avoir un accord qui soit finalement acceptable par tous, un bon compromis, comme on le fait à l'Assemblée, ou entre l'Assemblée et le Sénat, au niveau national. »
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« – Écoutez, moi je veux d'abord voir le texte très précisément pour pouvoir en parler parce qu'on a eu ça hier soir, très très tard, mais simplement, ce qui est clair, c'est que tout ce qui est souplesse, tout ce qui est pris en compte des nécessités, des contraintes de la transition de nos industriels, tout ça va dans le bon sens et c'est, je crois, ce qu'on peut dire tout de suite. Après, la question, c'est aussi, quelles sont les conditions du commerce entre notamment la Chine et les constructeurs européens ou américains d'ailleurs. C'est pour cette raison, et la France avait joué un rôle très important là aussi pour l'obtenir, que nous avions réétabli il y a deux ans des droits compensatoires qui rééquilibraient par rapport au prix de vente des véhicules chinois. Ça a eu des conséquences sur d'autres filières, c'est un peu la guerre, on a bien compris, mais il était essentiel que les véhicules chinois qui sont largement subventionnés en réalité par l'argent public soient vendus à un prix avec ces droits supplémentaires qui soient à peu près concurrentiels avec le coût de revient et le prix de vente français. Et on met les moyens sous le temps »
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