Le grand oral des grandes gueules. Nicolas Dupont-Aignan, bonjour. Emmanuel Macron était hier à la télé pour l'interview traditionnelle de nouveau, le retour des traditions, un 14 juillet, surtout pour nous annoncer son plan de relance face à la crise économique. Avez-vous été convaincu avec l'idée quand même de mettre le paquet pour les jeunes ?
Réponse directeÉcoutez, l'idée de mettre le paquet pour les jeunes, c'est évident et c'est bien, mais je n'ai pas du tout été convaincu par cette allocution. J'ai trouvé très longue, très fastidieuse, je n'ai pas tout compris, très vague. Sur quoi par exemple ? Il énonce des milliards, mais quand on connaît et qu'on regarde, hier ça a été la plus grosse fake news présidentielle. Pourquoi ? 460 milliards. Il dit j'ai mis sur la table 460 milliards. Ça c'est pour le chômage partiel ? Oui, j'ai un article des Echos de ce matin. Les Echos, ce n'est pas un journal qui m'est favorable. Il écrit sur les 460 milliards d'euros du plan de sauvetage, seulement 57 milliards ont creusé effectivement le déficit. Tout l…
« Écoutez, l'idée de mettre le paquet pour les jeunes, c'est évident et c'est bien, mais je n'ai pas du tout été convaincu par cette allocution. J'ai trouvé très longue, très fastidieuse, je n'ai pas tout compris, très vague. Sur quoi par exemple ? Il énonce des milliards, mais quand on connaît et qu'on regarde, hier ça a été la plus grosse fake news présidentielle. Pourquoi ? 460 milliards. Il dit j'ai mis sur la table 460 milliards. Ça c'est pour le chômage partiel ? Oui, j'ai un article des Echos de ce matin. Les Echos, ce n'est pas un journal qui m'est favorable. Il écrit sur les 460 milliards d'euros du plan de sauvetage, seulement 57 milliards ont creusé effectivement le déficit. Tout le reste, ce ne sont que des avances de trésorerie ou des prêts garantis. Et ces prêts garantis, sur les 460, je suis un peu précis, mais il faut l'être, il y a 300 milliards d'annoncés. Et vous savez combien ont été prêtés par les banques aux entreprises ? 110. Le plan français ne correspond en fait qu'à une surcharge de dettes futures pour les entreprises, les artisans, les commerçants, ce qui fait qu'il n'a pas été utilisé. Et la grande différence avec l'Allemagne, c'est qu'en Allemagne, c'est un plan d'annulation de charges pour le trimestre perdu et pas de report. Et tous les artisans, commerçants qui m'écoutent comprennent ce que je veux dire. Si vous surchargez la dette d'une entreprise déjà faible, qui en plus a du mal à redémarrer, elle crève. Si vous annulez, elle se sauve. Et donc, moi j'en peux plus de ce cinéma permanent, de cette communication, sur des faux chiffres. Et ce qui m'a exaspéré hier, c'est que connaissant les chiffres, alors les français ne les connaissaient pas, j'étais surpris entre nous que vos confrères ne les connaissent pas non plus, des grands journalistes, qui n'ont pas posé de questions. C'était une sorte de déroulé tranquille. C'est insupportable pour moi de voir un président de la République raconter n'importe quoi aux français. C'est d'accord avec ça sur les charges ? Je pense que les français ont compris, c'est tout. »
