Nathalie Arthaud — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
16 avr. 2012 au 30 juin 2026
Questions
567
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 567 questions évaluables
Réponse directe
248
Réponse partielle
100
Réponse à côté
214
Refus explicite
5
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 126 à 150 sur 567
Question 126Nathalie Arthaud : "Ce n'est pas un barrage qu'ils ont fait, c'est une autoroute pour le RN"
Lutte ouvrière, elle est moyen de soutenir 550 candidats ?
Réponse partielle
C'est très cher. Ça nous coûte. Ça nous coûte beaucoup. 2 millions d'euros. C'est une élection qui nous coûte. Qui nous coûte, effectivement. Mais quand on est des militants, quand on se bat, quand on veut se donner les moyens, justement, de proposer une politique aux travailleurs, de leur redonner confiance dans ce qu'ils font, etc. Eh bien, on se donne les moyens. Voilà. Donc, on se donne les moyens. Et d'ailleurs, on a y compris des soutiens. On a y compris des femmes et des hommes qui sympathisent et qui veulent nous aider à faire entendre cette voix. Ceux qui voudront voter et contre Bardella et contre Macron, tout en exprimant une méfiance vis-à-vis des partis de gauche, ils pourront…
« C'est très cher. Ça nous coûte. Ça nous coûte beaucoup. 2 millions d'euros. C'est une élection qui nous coûte. Qui nous coûte, effectivement. Mais quand on est des militants, quand on se bat, quand on veut se donner les moyens, justement, de proposer une politique aux travailleurs, de leur redonner confiance dans ce qu'ils font, etc. Eh bien, on se donne les moyens. Voilà. Donc, on se donne les moyens. Et d'ailleurs, on a y compris des soutiens. On a y compris des femmes et des hommes qui sympathisent et qui veulent nous aider à faire entendre cette voix. Ceux qui voudront voter et contre Bardella et contre Macron, tout en exprimant une méfiance vis-à-vis des partis de gauche, ils pourront le faire avec nos 550 candidats. Nathalie Arthaud, porte-parole de Lutte ouvrière et candidate vous-même aux législatives. »
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Mécanismes explicités24 juin 2024 au 30 juin 2026 · 62 observations71 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est vrai qu'une première différence avec la façon dont vous avez de présenter les choses, en parlant de démocratie pour du peuple, etc., nous, nous parlons de démocratie ouvrière. Dans le sens où, finalement, cette démocratie, c'est ceux qui se battent, pas seulement des ouvriers, il ne faut pas penser, je ne parle pas seulement de celui qui a un bleu de travail, je parle à tous ceux qui sont utiles à la société, en fait, les 99 % de la société. Vous savez, même, pour moi, la femme qui élève ses enfants est une travailleuse, en fait, et elle est indispensable à la société, du simple fait, d'ailleurs, que justement, elle assure le renouvellement des générations. Et en fait, c'est un travail qui, y compris, est aussi prenant et aussi difficile et aussi dur et aussi épuisant qu'un travail parfois à l'usine de s'occuper des enfants. Donc, non, le monde du travail, pour nous, c'est ceux qui ont un travail, bien sûr, manuel, mais aussi un travail intellectuel, aussi ceux qui ont un statut d'auto-entrepreneur, ceux qui sont le petit artisan, c'est aussi ceux qui galèrent de petit boulot en petit boulot, entre chômage, intérim, etc., etc. Donc, vous voyez, c'est au sens large, mais à partir du moment où ils veulent se battre, eh bien, en fait, ils commencent à discuter ensemble, ils votent ensemble et ils votent pour tout. Écoutez, on a quand même l'exemple des gilets jaunes, l'exemple des gilets jaunes qui était magnifique pour ça, magnifique, parce que les femmes et les hommes qui ne se connaissaient pas, qui ne se connaissaient pas et qui n'avaient pas l'habitude de l'organisation, parce que beaucoup d'entre eux étaient dans des petites structures, souvent n'avaient jamais fréquenté de syndicats, n'avaient jamais appartenu à aucun parti politique, étaient finalement assez isolés. Ils ont eu ce réflexe de se réunir sur les ronds-points, vous voyez, et la discussion a démarré, et ils ont fonctionné ensemble. Ils ont fonctionné ensemble comment ? En discutant beaucoup, parfois en cherchant le consensus, parfois ils ne le trouvaient pas, ils ont voté, parfois ils ont choisi des représentants, parfois dénoncé ceux qui se présentaient comme des représentants, parce que moi, j'ai adoré quand ils ont posé un lapin au premier ministre, par exemple, enfin, quand les... voilà, parce que, ben justement, ça pose la question de dans quels représentants on a confiance, et ils se posaient tous ces problèmes-là. Ben moi, je suis convaincue que quand les gens ont envie de se battre pour quelque chose, quand ils ont un objectif, quand ils ont cette combativité, ben oui, ils font régner cette démocratie ouvrière qui consiste à discuter, à chercher à se convaincre les uns les autres, et puis à voter pour, au final, décider et appliquer collectivement ensemble la chose, parce que souvent aussi, on sépare le vote de l'application, alors qu'en fait, l'essentiel est quand même souvent dans qui applique. Et la démocratie ouvrière, vous justement, »
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
9 oct. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
France Inter · Nathalie Arthaud : "Ce n'est pas un barrage qu'ils ont fait, c'est une autoroute pour le RN"Vérifier à 5:49
Question 127Nathalie Arthaud : "Ce n'est pas un barrage qu'ils ont fait, c'est une autoroute pour le RN"
Voilà un pôle de stabilité, un parti qui se distingue par sa constance, qui n'a jamais changé de ligne. C'est Lutte Ouvrière et je reçois sa porte-parole. Bonjour Nathalie Arthaud. Bonjour. Pour ces législatives, Lutte Ouvrière présente des candidats dans 550 circonscriptions sur 577. Vous êtes vous-même candidate. Est-ce que vous avez hésité à rejoindre le nouveau Front populaire ?
Réponse directe
Non. Non, parce que nous ne faisons pas confiance dans le nouveau Front populaire. Parce qu'il réunit des partis qu'on a vus au pouvoir, qui ont trahi les intérêts du monde du travail, qui les ont laissés confrontés au licenciement, aux fermetures d'usines, à cette dégringolade du pouvoir d'achat, à ce délitement des quartiers ouvriers, au fait qu'il n'y a même plus maintenant de médecins pour se soigner. Enfin voilà. Donc c'est finalement cette politique-là qui a été menée par Mitterrand, Jospin, Hollande. Et comment croire qu'on pourrait aujourd'hui leur refaire confiance ? Donc vous savez, même pour faire barrage au Rassemblement national... Combien de fois nous ont-ils dit, votez pour n…
« Non. Non, parce que nous ne faisons pas confiance dans le nouveau Front populaire. Parce qu'il réunit des partis qu'on a vus au pouvoir, qui ont trahi les intérêts du monde du travail, qui les ont laissés confrontés au licenciement, aux fermetures d'usines, à cette dégringolade du pouvoir d'achat, à ce délitement des quartiers ouvriers, au fait qu'il n'y a même plus maintenant de médecins pour se soigner. Enfin voilà. Donc c'est finalement cette politique-là qui a été menée par Mitterrand, Jospin, Hollande. Et comment croire qu'on pourrait aujourd'hui leur refaire confiance ? Donc vous savez, même pour faire barrage au Rassemblement national... »
France Inter — L'invité de 6h20 · Nathalie Arthaud : "Ce n'est pas un barrage qu'ils ont fait, c'est une autoroute pour le RN"Vérifier à 0:35
Question 128Nathalie Arthaud : "Ce n'est pas un barrage qu'ils ont fait, c'est une autoroute pour le RN"
Nathalie Arthaud, une dernière question. Il y a plein de petits partis qui disent avoir du mal à organiser cette campagne juste après les européennes. Comment faites-vous pour financer, vous, ces législatives ?
Réponse directe
C'est très cher. Ça nous coûte. Ça nous coûte beaucoup. 2 millions d'euros. C'est une élection qui nous coûte. Qui nous coûte, effectivement. Mais quand on est des militants, quand on se bat, quand on veut se donner les moyens, justement, de proposer une politique aux travailleurs, de leur redonner confiance dans ce qu'ils font, etc. Eh bien, on se donne les moyens. Voilà. Donc, on se donne les moyens. Et d'ailleurs, on a y compris des soutiens. On a y compris des femmes et des hommes qui sympathisent et qui veulent nous aider à faire entendre cette voix. Ceux qui voudront voter et contre Bardella et contre Macron, tout en exprimant une méfiance vis-à-vis des partis de gauche, ils pourront…
« C'est très cher. Ça nous coûte. Ça nous coûte beaucoup. 2 millions d'euros. C'est une élection qui nous coûte. Qui nous coûte, effectivement. Mais quand on est des militants, quand on se bat, quand on veut se donner les moyens, justement, de proposer une politique aux travailleurs, de leur redonner confiance dans ce qu'ils font, etc. Eh bien, on se donne les moyens. Voilà. Donc, on se donne les moyens. Et d'ailleurs, on a y compris des soutiens. On a y compris des femmes et des hommes qui sympathisent et qui veulent nous aider à faire entendre cette voix. Ceux qui voudront voter et contre Bardella et contre Macron, tout en exprimant une méfiance vis-à-vis des partis de gauche, ils pourront le faire avec nos 550 candidats. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Nathalie Arthaud : "Ce n'est pas un barrage qu'ils ont fait, c'est une autoroute pour le RN"Vérifier à 5:59
Question 129Nathalie Arthaud : "Ce n'est pas un barrage qu'ils ont fait, c'est une autoroute pour le RN"
Lutte ouvrière a les moyens de soutenir 550 candidats ?
Réponse directe
C'est très cher. Ça nous coûte. Ça nous coûte beaucoup. 2 millions d'euros. C'est une élection qui nous coûte. Qui nous coûte, effectivement. Mais quand on est des militants, quand on se bat, quand on veut se donner les moyens, justement, de proposer une politique aux travailleurs, de leur redonner confiance dans ce qu'ils font, etc. Eh bien, on se donne les moyens. Voilà. Donc, on se donne les moyens. Et d'ailleurs, on a y compris des soutiens. On a y compris des femmes et des hommes qui sympathisent et qui veulent nous aider à faire entendre cette voix. Ceux qui voudront voter et contre Bardella et contre Macron, tout en exprimant une méfiance vis-à-vis des partis de gauche, ils pourront…
« C'est très cher. Ça nous coûte. Ça nous coûte beaucoup. 2 millions d'euros. C'est une élection qui nous coûte. Qui nous coûte, effectivement. Mais quand on est des militants, quand on se bat, quand on veut se donner les moyens, justement, de proposer une politique aux travailleurs, de leur redonner confiance dans ce qu'ils font, etc. Eh bien, on se donne les moyens. Voilà. Donc, on se donne les moyens. Et d'ailleurs, on a y compris des soutiens. On a y compris des femmes et des hommes qui sympathisent et qui veulent nous aider à faire entendre cette voix. Ceux qui voudront voter et contre Bardella et contre Macron, tout en exprimant une méfiance vis-à-vis des partis de gauche, ils pourront le faire avec nos 550 candidats. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Nathalie Arthaud : "Ce n'est pas un barrage qu'ils ont fait, c'est une autoroute pour le RN"Vérifier à 5:59
Question 130Nathalie Arthaud : "Ce n'est pas un barrage qu'ils ont fait, c'est une autoroute pour le RN"
Je vais citer juste les deux dernières, 0,56 à la dernière présidentielle, 0,49 aux dernières européennes. Pourquoi les travailleurs qui sont votre priorité, vous venez de le dire, ne vous suivent pas davantage ?
Réponse partielle
D'abord, je tiens à dire que quand ils veulent se battre, quand ils veulent faire grève, quand ils veulent se mobiliser, c'est de notre côté qu'ils regardent. Ce n'est pas du côté du RN, dont ils savent, en réalité, qu'ils sont des paillassons, en fait, des plus riches et du grand patronat. C'est du côté de militants comme nous que les travailleurs regardent. Et je pense qu'il y en a encore plus qui s'abstiennent. Parce qu'en fait, ils réalisent que de toute façon, il faut qu'ils se débrouillent par eux-mêmes. Voilà, ils n'ont pas le choix. Ceux qui ont le pouvoir, en effet, ne s'intéressent pas à leur sort, à leurs conditions de vie, etc. Mais le problème, si vous voulez, des élections, c'…
« D'abord, je tiens à dire que quand ils veulent se battre, quand ils veulent faire grève, quand ils veulent se mobiliser, c'est de notre côté qu'ils regardent. Ce n'est pas du côté du RN, dont ils savent, en réalité, qu'ils sont des paillassons, en fait, des plus riches et du grand patronat. C'est du côté de militants comme nous que les travailleurs regardent. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Nathalie Arthaud : "Ce n'est pas un barrage qu'ils ont fait, c'est une autoroute pour le RN"Vérifier à 2:12Voir 1 autre passage
« Et je pense qu'il y en a encore plus qui s'abstiennent. Parce qu'en fait, ils réalisent que de toute façon, il faut qu'ils se débrouillent par eux-mêmes. Voilà, ils n'ont pas le choix. Ceux qui ont le pouvoir, en effet, ne s'intéressent pas à leur sort, à leurs conditions de vie, etc. Mais le problème, si vous voulez, des élections, c'est toujours la même chose. Il faut trouver un sauveur suprême, celui qui va vous sauver. Et nous, les ouvriers, nous disons qu'il n'y en a pas. Ça va dépendre de notre capacité à nous unir, à nous battre, que les avancées que les travailleurs ont obtenues, ils les ont arrachées au travers des grèves, des manifestations, des mouvements sociaux profonds. Donc, ça nécessite, en effet, d'avoir confiance dans notre propre capacité. Et c'est cela que nous avons perdu. Et nous, nous disons qu'il faut retrouver cela, parce que sinon, on reculera encore et toujours. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Nathalie Arthaud : "Ce n'est pas un barrage qu'ils ont fait, c'est une autoroute pour le RN"Vérifier à 2:38
Question 131Nathalie Arthaud : "Ce n'est pas un barrage qu'ils ont fait, c'est une autoroute pour le RN"
Mais pourquoi vous ne faites pas plus aux élections ?
Réponse partielle
D'abord, je tiens à dire que quand ils veulent se battre, quand ils veulent faire grève, quand ils veulent se mobiliser, c'est de notre côté qu'ils regardent. Ce n'est pas du côté du RN, dont ils savent, en réalité, qu'ils sont des paillassons, en fait, des plus riches et du grand patronat. C'est du côté de militants comme nous que les travailleurs regardent. Et je pense qu'il y en a encore plus qui s'abstiennent. Parce qu'en fait, ils réalisent que de toute façon, il faut qu'ils se débrouillent par eux-mêmes. Voilà, ils n'ont pas le choix. Ceux qui ont le pouvoir, en effet, ne s'intéressent pas à leur sort, à leurs conditions de vie, etc. Mais le problème, si vous voulez, des élections, c'…
« D'abord, je tiens à dire que quand ils veulent se battre, quand ils veulent faire grève, quand ils veulent se mobiliser, c'est de notre côté qu'ils regardent. Ce n'est pas du côté du RN, dont ils savent, en réalité, qu'ils sont des paillassons, en fait, des plus riches et du grand patronat. C'est du côté de militants comme nous que les travailleurs regardent. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Nathalie Arthaud : "Ce n'est pas un barrage qu'ils ont fait, c'est une autoroute pour le RN"Vérifier à 2:12Voir 1 autre passage
« Et je pense qu'il y en a encore plus qui s'abstiennent. Parce qu'en fait, ils réalisent que de toute façon, il faut qu'ils se débrouillent par eux-mêmes. Voilà, ils n'ont pas le choix. Ceux qui ont le pouvoir, en effet, ne s'intéressent pas à leur sort, à leurs conditions de vie, etc. Mais le problème, si vous voulez, des élections, c'est toujours la même chose. Il faut trouver un sauveur suprême, celui qui va vous sauver. Et nous, les ouvriers, nous disons qu'il n'y en a pas. Ça va dépendre de notre capacité à nous unir, à nous battre, que les avancées que les travailleurs ont obtenues, ils les ont arrachées au travers des grèves, des manifestations, des mouvements sociaux profonds. Donc, ça nécessite, en effet, d'avoir confiance dans notre propre capacité. Et c'est cela que nous avons perdu. Et nous, nous disons qu'il faut retrouver cela, parce que sinon, on reculera encore et toujours. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Nathalie Arthaud : "Ce n'est pas un barrage qu'ils ont fait, c'est une autoroute pour le RN"Vérifier à 2:38
Question 132"Allons chercher l'argent là où il est, chez les bourgeois"
Alors, Carlos Tavares a été pris au mot, puisque un député insoumis, Mathias Tavelle, a annoncé le dépôt d'une proposition de loi pour fixer un salaire maximum dans les entreprises en limitant à 20 les écarts entre la plus grande rémunération et la plus petite. Il est soutenu, là, dans cette démarche par les députés insoumis, donc normalement que c'est son camp, socialistes et communistes. Est-ce que ce genre de mesures vous semblent suffisantes ?
Réponse partielle
On est comme moi, comme les Français attachés au principe d'égalité. Ce n'est pas une fierté, c'est une honte d'avoir des telles disproportions salariales. Et il serait grand temps que le gouvernement agisse, d'autant qu'il ne demande rien à ses grosses fortunes. C'est le même gouvernement qui a supprimé l'impôt de solidarité sur la fortune. Et dans le même temps, tous les jours, tous les jours, on a une taxe supplémentaire qui tombe sur les plus modestes. Hier, le gouvernement a annoncé, par exemple, le doublement du reste à charge sur les consultations médicales. Ils ont augmenté la taxe sur l'électricité. Ils sont en train de créer, rendez-vous compte quand même, une taxe sur les livres…
« On est comme moi, comme les Français attachés au principe d'égalité. Ce n'est pas une fierté, c'est une honte d'avoir des telles disproportions salariales. Et il serait grand temps que le gouvernement agisse, d'autant qu'il ne demande rien à ses grosses fortunes. C'est le même gouvernement qui a supprimé l'impôt de solidarité sur la fortune. Et dans le même temps, tous les jours, tous les jours, on a une taxe supplémentaire qui tombe sur les plus modestes. Hier, le gouvernement a annoncé, par exemple, le doublement du reste à charge sur les consultations médicales. Ils ont augmenté la taxe sur l'électricité. Ils sont en train de créer, rendez-vous compte quand même, une taxe sur les livres d'occasion, n'importe quoi. Et dans le même temps, on a des gens qui peuvent gagner 36 millions d'euros par an et auxquels on ne demande pas le moindre effort. Et donc, il serait grand temps de remettre en place une réforme fiscale qui aille chercher l'argent là où il est, plutôt que d'aller taxer les classes moyennes et les classes populaires. »
Le Média — Podcasts · "Allons chercher l'argent là où il est, chez les bourgeois"Vérifier à 9:15
Question 133"Je suis candidate pour renverser le monde capitaliste du travail", revendique Nathalie Arthaud
Et donc, vous êtes candidate uniquement pour changer ça ?
Réponse directe
Je suis candidate pour porter cette voie, à la fois des intérêts du monde du travail et cette affirmation qu'il va falloir renverser cette société capitaliste que le monde du travail en est capable.
« Je suis candidate pour porter cette voie, à la fois des intérêts du monde du travail et cette affirmation qu'il va falloir renverser cette société capitaliste que le monde du travail en est capable. »
RCF — L'Invité de la Matinale · "Je suis candidate pour renverser le monde capitaliste du travail", revendique Nathalie ArthaudVérifier à 9:31
Question 134"Je suis candidate pour renverser le monde capitaliste du travail", revendique Nathalie Arthaud
Comment ça ?
Réponse à côté
Elle a été créée par les capitalistes. Ils ont voulu créer un marché, un marché européen.
« Elle a été créée par les capitalistes. Ils ont voulu créer un marché, un marché européen. »
RCF — L'Invité de la Matinale · "Je suis candidate pour renverser le monde capitaliste du travail", revendique Nathalie ArthaudVérifier à 3:14
Question 135"Je suis candidate pour renverser le monde capitaliste du travail", revendique Nathalie Arthaud
Eh bien, justement, j'allais y venir. Le Parlement européen est aussi marqué par la guerre aux portes de l'Europe en Ukraine. Est-ce qu'il faut armer davantage l'Ukraine, par exemple, Nathalie Arthoud ?
Réponse à côté
Non. Non, il faut... Pour nous, cette guerre, cette guerre, c'est pas une guerre qui oppose les Ukrainiens russes. En réalité, c'est une guerre qui oppose les puissances impérialistes occidentales, États-Unis, France, État européen, derrière l'OTAN, à la Russie. C'est une guerre de rivalité et d'influence qu'il y a dans cette région de l'Est de l'Europe par la peau des Ukrainiens interposés. En réalité, les Ukrainiens sont les victimes, sont les otages d'une guerre pour la suprématie économique et politique. Donc, c'est une guerre impérialiste que je dénonce. Comment l'arrêter, cette guerre ? Eh bien, moi, je pense que ça, ça viendra des peuples. Ça viendra des opprimés, des exploités, des…
« Non. Non, il faut... Pour nous, cette guerre, cette guerre, c'est pas une guerre qui oppose les Ukrainiens russes. En réalité, c'est une guerre qui oppose les puissances impérialistes occidentales, États-Unis, France, État européen, derrière l'OTAN, à la Russie. C'est une guerre de rivalité et d'influence qu'il y a dans cette région de l'Est de l'Europe par la peau des Ukrainiens interposés. En réalité, les Ukrainiens sont les victimes, sont les otages d'une guerre pour la suprématie économique et politique. Donc, c'est une guerre impérialiste que je dénonce. »
RCF — L'Invité de la Matinale · "Je suis candidate pour renverser le monde capitaliste du travail", revendique Nathalie ArthaudVérifier à 4:24Voir 2 autres passages
« Comment l'arrêter, cette guerre ? Eh bien, moi, je pense que ça, ça viendra des peuples. Ça viendra des opprimés, des exploités, des populations russes, ukrainiennes, d'ici aussi de France, qui demanderont des comptes à leurs gouvernants. Leurs gouvernants qui ne savent effectivement faire qu'une chose, c'est-à-dire nous mettre en concurrence les uns avec les autres, nous plonger dans une guerre économique féroce qui régulièrement, en effet, se traduit en affrontements armés. Il faut arrêter avec ça. Mon seul espoir, mon espoir de paix ne peut venir finalement que d'une révolte, d'une révolte des populations, des populations en Russie, en Ukraine et ici. »
RCF — L'Invité de la Matinale · "Je suis candidate pour renverser le monde capitaliste du travail", revendique Nathalie ArthaudVérifier à 5:05
« Oui, mais c'est bel et bien le programme. C'est bel et bien la perspective. Parce que tant qu'on est gouverné par des politiciens qui ne jurent que par cette accumulation... Alors, pour les uns, c'est les oligarques. Il faut que les oligarques russes fassent, accumulent des milliards et des milliards. Mais ici, ici, en France... »
Question 136"Je suis candidate pour renverser le monde capitaliste du travail", revendique Nathalie Arthaud
Et si on revient à l'Europe, qu'est-ce qui, aujourd'hui, selon vous, dans le fonctionnement de l'Europe, ne fonctionne pas, dysfonctionne ?
Réponse partielle
Pour moi, l'Europe, c'est l'emballage politique, institutionnel d'une société qui est organisée en classe sociale. Donc, moi, le problème, ce n'est pas l'emballage, c'est vraiment le fonctionnement même de la société qu'il faut mettre en cause. Je n'accepte pas, moi, qu'il y ait des classes sociales. Comment accepter qu'il y ait des femmes et des hommes qui soient condamnées à l'exploitation, condamnées, finalement, à bosser sans avoir jamais rien à dire ? C'est ça, le monde du travail. Je suis candidate pour porter cette voie, à la fois des intérêts du monde du travail et cette affirmation qu'il va falloir renverser cette société capitaliste que le monde du travail en est capable.
« Pour moi, l'Europe, c'est l'emballage politique, institutionnel d'une société qui est organisée en classe sociale. Donc, moi, le problème, ce n'est pas l'emballage, c'est vraiment le fonctionnement même de la société qu'il faut mettre en cause. Je n'accepte pas, moi, qu'il y ait des classes sociales. Comment accepter qu'il y ait des femmes et des hommes qui soient condamnées à l'exploitation, condamnées, finalement, à bosser sans avoir jamais rien à dire ? C'est ça, le monde du travail. »
RCF — L'Invité de la Matinale · "Je suis candidate pour renverser le monde capitaliste du travail", revendique Nathalie ArthaudVérifier à 9:04
Question 137"Je suis candidate pour renverser le monde capitaliste du travail", revendique Nathalie Arthaud
Quelle est votre espérance ?
Réponse directe
Je suis sûre que les femmes et les hommes qui, aujourd'hui, vivent dans cette société et qui sont confrontés à toutes ces difficultés, à toutes ces horreurs, ils vont chercher le chemin de changer les choses. Ils vont le chercher. Il n'y a pas le choix. Il va falloir s'en sortir de tout ça. Et donc, il va falloir, en effet, secouer toute cette société. En tout cas, moi, mon combat, c'est de dire aux femmes et aux hommes qui font tourner la société, vous savez, ils font le plus difficile au bout du compte, qui reprennent confiance en leurs forces, qui reprennent confiance dans la légitimité de leurs intérêts et qui reprennent le combat. Le combat, je le redis, pour changer toute la société.
« Je suis sûre que les femmes et les hommes qui, aujourd'hui, vivent dans cette société et qui sont confrontés à toutes ces difficultés, à toutes ces horreurs, ils vont chercher le chemin de changer les choses. Ils vont le chercher. Il n'y a pas le choix. Il va falloir s'en sortir de tout ça. Et donc, il va falloir, en effet, secouer toute cette société. En tout cas, moi, mon combat, c'est de dire aux femmes et aux hommes qui font tourner la société, vous savez, ils font le plus difficile au bout du compte, qui reprennent confiance en leurs forces, qui reprennent confiance dans la légitimité de leurs intérêts et qui reprennent le combat. Le combat, je le redis, pour changer toute la société. »
RCF — L'Invité de la Matinale · "Je suis candidate pour renverser le monde capitaliste du travail", revendique Nathalie ArthaudVérifier à 13:17
Question 138"Je suis candidate pour renverser le monde capitaliste du travail", revendique Nathalie Arthaud
Vous mettez tout le monde sur le même plan, russes, ukrainiens ?
Réponse directe
Non, moi, je ne parle pas de russes. Et justement, je ne fais pas de bloc, ni les russes, ni les ukrainiens. Je pense que dans tous les pays, et c'est vrai, ici aussi en France, il y a des riches, il y a des pauvres. Il y a des exploités, il y a des exploiteurs. Ils n'ont pas les mêmes intérêts. Vous savez, moi, je peux vous donner les gagnants de cette guerre. Les gagnants de cette guerre en Ukraine, ça sera les oligarques ukrainiens, les oligarques russes, et ça sera aussi les financiers européens et américains. Pourquoi ? Parce qu'ils défendent leurs intérêts dans tout ça. Ça sera les marchands d'armes aussi. Ils sont déjà les vainqueurs de cette guerre. C'est tous ceux qui sont déjà en…
« Non, moi, je ne parle pas de russes. Et justement, je ne fais pas de bloc, ni les russes, ni les ukrainiens. Je pense que dans tous les pays, et c'est vrai, ici aussi en France, il y a des riches, il y a des pauvres. Il y a des exploités, il y a des exploiteurs. Ils n'ont pas les mêmes intérêts. Vous savez, moi, je peux vous donner les gagnants de cette guerre. Les gagnants de cette guerre en Ukraine, ça sera les oligarques ukrainiens, les oligarques russes, et ça sera aussi les financiers européens et américains. Pourquoi ? Parce qu'ils défendent leurs intérêts dans tout ça. Ça sera les marchands d'armes aussi. Ils sont déjà les vainqueurs de cette guerre. C'est tous ceux qui sont déjà en train de parier sur la reconstruction de l'Ukraine, qui sont en train de faire des affaires là-dessus. Et vous savez, quand on nous dit le poulet ukrainien, le poulet ukrainien, il est géré par des holdings financières capitalistes où il y a des fonds qui sont américains, qui sont européens. Donc c'est toujours pareil. C'est toujours pareil. C'est effectivement pour les plus riches toutes ces guerres. Pour les paysans, pour les ouvriers, pour les plus pauvres, les soldats, eh bien ça sera qu'une défaite terrible. »
RCF — L'Invité de la Matinale · "Je suis candidate pour renverser le monde capitaliste du travail", revendique Nathalie ArthaudVérifier à 6:06
Question 139"Je suis candidate pour renverser le monde capitaliste du travail", revendique Nathalie Arthaud
Et concrètement, on fait comment ?
Réponse à côté
Comment l'arrêter, cette guerre ? Eh bien, moi, je pense que ça, ça viendra des peuples. Ça viendra des opprimés, des exploités, des populations russes, ukrainiennes, d'ici aussi de France, qui demanderont des comptes à leurs gouvernants. Leurs gouvernants qui ne savent effectivement faire qu'une chose, c'est-à-dire nous mettre en concurrence les uns avec les autres, nous plonger dans une guerre économique féroce qui régulièrement, en effet, se traduit en affrontements armés. Il faut arrêter avec ça. Mon seul espoir, mon espoir de paix ne peut venir finalement que d'une révolte, d'une révolte des populations, des populations en Russie, en Ukraine et ici. Oui, mais c'est bel et bien le progr…
« Comment l'arrêter, cette guerre ? Eh bien, moi, je pense que ça, ça viendra des peuples. Ça viendra des opprimés, des exploités, des populations russes, ukrainiennes, d'ici aussi de France, qui demanderont des comptes à leurs gouvernants. Leurs gouvernants qui ne savent effectivement faire qu'une chose, c'est-à-dire nous mettre en concurrence les uns avec les autres, nous plonger dans une guerre économique féroce qui régulièrement, en effet, se traduit en affrontements armés. Il faut arrêter avec ça. Mon seul espoir, mon espoir de paix ne peut venir finalement que d'une révolte, d'une révolte des populations, des populations en Russie, en Ukraine et ici. »
RCF — L'Invité de la Matinale · "Je suis candidate pour renverser le monde capitaliste du travail", revendique Nathalie ArthaudVérifier à 5:05Voir 1 autre passage
« Oui, mais c'est bel et bien le programme. C'est bel et bien la perspective. Parce que tant qu'on est gouverné par des politiciens qui ne jurent que par cette accumulation... Alors, pour les uns, c'est les oligarques. Il faut que les oligarques russes fassent, accumulent des milliards et des milliards. Mais ici, ici, en France... »
RCF — L'Invité de la Matinale · "Je suis candidate pour renverser le monde capitaliste du travail", revendique Nathalie ArthaudVérifier à 5:44
Question 140"Je suis candidate pour renverser le monde capitaliste du travail", revendique Nathalie Arthaud
Ce que vous dites, c'est que l'Europe, c'est une Europe de capitalistes et que le concept européen est un concept de capitalistes ?
Réponse partielle
Non, pas le concept. Parce que moi, je rêve d'un monde uni et sans frontières. Moi, mon rêve, c'est que chaque être humain puisse un jour dire « Mon pays, c'est la terre. Mon pays, c'est la terre. Et ma patrie, c'est l'humanité. » Donc moi, mon aspiration profonde, c'est qu'il n'y ait plus ces frontières. Et c'est qu'il n'y ait plus ces frontières. C'est qu'il n'y ait même plus de concurrence entre les êtres humains. Il n'y ait plus cette guerre économique. Mais ça, ça veut dire renverser le capitalisme, très clairement. En fait, si vous voulez, le capitalisme, il a colonisé le monde entier. Colonisé le monde entier. Et donc, oui, c'est lui qui domine à tous les échelons. France, Europe, au…
« Non, pas le concept. Parce que moi, je rêve d'un monde uni et sans frontières. Moi, mon rêve, c'est que chaque être humain puisse un jour dire « Mon pays, c'est la terre. Mon pays, c'est la terre. Et ma patrie, c'est l'humanité. » Donc moi, mon aspiration profonde, c'est qu'il n'y ait plus ces frontières. »
RCF — L'Invité de la Matinale · "Je suis candidate pour renverser le monde capitaliste du travail", revendique Nathalie ArthaudVérifier à 3:28Voir 1 autre passage
« Et c'est qu'il n'y ait plus ces frontières. C'est qu'il n'y ait même plus de concurrence entre les êtres humains. Il n'y ait plus cette guerre économique. Mais ça, ça veut dire renverser le capitalisme, très clairement. En fait, si vous voulez, le capitalisme, il a colonisé le monde entier. Colonisé le monde entier. Et donc, oui, c'est lui qui domine à tous les échelons. France, Europe, au niveau du monde. Et c'est le problème. Pour moi, le problème, c'est véritablement cette société capitaliste qui nous condamne aux crises et qui nous condamne aussi aux guerres. »
RCF — L'Invité de la Matinale · "Je suis candidate pour renverser le monde capitaliste du travail", revendique Nathalie ArthaudVérifier à 3:47
Question 141"Je suis candidate pour renverser le monde capitaliste du travail", revendique Nathalie Arthaud
Et pourtant, faible participation hier, mais forte unité syndicale. Cela fait cinq ans que l'ensemble des fédérations de fonctionnaires n'avaient pas parlé d'une même voix. Il y a un an, presque jour pour jour, c'était la réforme des retraites. Là aussi, l'unité syndicale n'avait pas suffi non plus. Est-ce que cette unité, elle est vouée à l'échec ?
Réponse partielle
Mais c'est une question de rapport de force. Et tant que le monde du travail ne se mettra pas massivement en colère et en révolte, j'ai envie de dire, eh bien oui, on reculera. Parce que c'est ça. Nous, reculons. Vous savez, cette réforme des retraites, donc là, c'est l'année de l'anniversaire, comment dire, funeste de son vote. Pour moi, c'est vraiment le symbole de la politique anti-ouvrière du gouvernement. Vous vous rendez compte qu'en 1983, c'était la retraite à 62 ans. En 1983, le pays était cinq fois moins riche qu'aujourd'hui. Alors comment pouvions-nous faire cela en 1983 ? Pourquoi plus aujourd'hui ? Parce qu'encore une fois, l'argent, il est capté à un pôle de la société. Et ceux…
« Mais c'est une question de rapport de force. Et tant que le monde du travail ne se mettra pas massivement en colère et en révolte, j'ai envie de dire, eh bien oui, on reculera. Parce que c'est ça. Nous, reculons. Vous savez, cette réforme des retraites, donc là, c'est l'année de l'anniversaire, comment dire, funeste de son vote. Pour moi, c'est vraiment le symbole de la politique anti-ouvrière du gouvernement. Vous vous rendez compte qu'en 1983, c'était la retraite à 62 ans. En 1983, le pays était cinq fois moins riche qu'aujourd'hui. Alors comment pouvions-nous faire cela en 1983 ? Pourquoi plus aujourd'hui ? Parce qu'encore une fois, l'argent, il est capté à un pôle de la société. Et ceux qui travaillent sont méprisés, sont... »
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Question 142"Je suis candidate pour renverser le monde capitaliste du travail", revendique Nathalie Arthaud
Et merci d'être avec nous ce matin. On continue notre tour d'horizon sur RCF, des têtes de liste aux élections européennes. Nous avons déjà reçu notamment Manon Aubry, François-Xavier Bellamy, Marie Toussaint. Et nous vous recevons au lendemain d'une journée de mobilisation des fonctionnaires sur leurs salaires. Les syndicats de la fonction publique ont appelé ce mardi les quelques 5,7 millions de fonctionnaires à faire grève. Un mouvement faiblement suivi hier. Vous pensez avoir été entendu ?
Réponse directe
Je pense que ça ne suffira pas pour être entendu très clairement. Donc c'était en effet un mouvement de grève pour dénoncer à la fois les salaires, les salaires en berne. Ça c'est vrai dans beaucoup, beaucoup d'entreprises privées où les salaires ne suivent pas la flambée des prix et avec les retards de salaires qui sont pris, y compris. Alors là, dans la fonction publique, c'est évident, mais dans beaucoup d'entreprises privées, c'est pareil. On est vraiment pris en tenaille. Voilà, pris en tenaille entre ces bas salaires et puis cette flambée des prix. Donc il y avait ça, les conditions de travail, cet écœurement de voir qu'il y a des milliards et des milliards. Alors là, c'est pour l'ind…
« Je pense que ça ne suffira pas pour être entendu très clairement. Donc c'était en effet un mouvement de grève pour dénoncer à la fois les salaires, les salaires en berne. Ça c'est vrai dans beaucoup, beaucoup d'entreprises privées où les salaires ne suivent pas la flambée des prix et avec les retards de salaires qui sont pris, y compris. Alors là, dans la fonction publique, c'est évident, mais dans beaucoup d'entreprises privées, c'est pareil. On est vraiment pris en tenaille. Voilà, pris en tenaille entre ces bas salaires et puis cette flambée des prix. Donc il y avait ça, les conditions de travail, cet écœurement de voir qu'il y a des milliards et des milliards. Alors là, c'est pour l'industrie de l'armement, c'est pour les financiers, mais ils vont reprendre 700 millions sur le budget de l'éducation nationale, vous voyez. Donc voilà, on se rend compte que finalement tout ce qui est utile à la population, c'est vrai pour l'éducation, c'est vrai pour les hôpitaux, c'est vrai pour les transports en commun. Eh bien tout ça est à l'os. C'est à l'os parce qu'on est dans une société et avec un gouvernement qui n'en a que pour les plus riches au bout du compte. »
RCF — L'Invité de la Matinale · "Je suis candidate pour renverser le monde capitaliste du travail", revendique Nathalie ArthaudVérifier à 0:50
Question 143"Je suis candidate pour renverser le monde capitaliste du travail", revendique Nathalie Arthaud
Vous opposez très fortement, effectivement, ces classes sociales. Quand on regarde ces classes sociales, quand on regarde l'avancée sur le dernier siècle, par exemple, sur les 100 dernières années, il y a eu des avancées extrêmement significatives dans l'égalité, il y a eu des avancées sur tout un tas de sujets, sur le travail, sur la santé, sur l'éducation. Ces avancées, est-ce que vous les reconnaissez, au moins, Nathalie Arthaud ?
Réponse partielle
Les avancées qui ont pu avoir lieu sont le fait des luttes collectives, des rapports de force, des combats sociaux, et ça s'est fait dans les pays les plus riches. D'abord, ça ne s'est pas fait dans les pays les plus pauvres, et ça, c'est le revers aussi de la médaille. C'est que, finalement, il ne faut pas raisonner qu'en fonction, si vous voulez, de ce qui se passe ici, dans un des pays les plus riches de la planète, c'est que ce qui se passe dans ce pays-là est aussi le fruit de toute l'histoire d'un pays qui a colonisé une bonne partie de la planète et qui a pillé un tas de pays, et qui continue d'ailleurs de le faire. Donc, le revers de la médaille, c'est quoi ? C'est ce qui se passe a…
« Les avancées qui ont pu avoir lieu sont le fait des luttes collectives, des rapports de force, des combats sociaux, et ça s'est fait dans les pays les plus riches. D'abord, ça ne s'est pas fait dans les pays les plus pauvres, et ça, c'est le revers aussi de la médaille. C'est que, finalement, il ne faut pas raisonner qu'en fonction, si vous voulez, de ce qui se passe ici, dans un des pays les plus riches de la planète, c'est que ce qui se passe dans ce pays-là est aussi le fruit de toute l'histoire d'un pays qui a colonisé une bonne partie de la planète et qui a pillé un tas de pays, et qui continue d'ailleurs de le faire. Donc, le revers de la médaille, c'est quoi ? C'est ce qui se passe au Soudan, c'est ce qui se passe en RDC, c'est ce qui se passe au Sahel, c'est ce qui se passe en Palestine, le revers de la médaille, c'est aussi cette guerre atroce à Gaza, parce que vous savez ce qui se passe au Moyen-Orient, c'est aussi le fruit de la colonisation et des calculs des grandes puissances. Donc, moi, je ne vois pas de progrès à l'échelle du monde. Et je vois même que dans les pays riches, où vous avez souligné une évolution des progrès sur un temps long, moi, ce que je vois, c'est qu'on est en train de reculer. Sur quoi, par exemple ? On est en train de reculer sur les inégalités. Il y a un fossé qui se creuse aujourd'hui au niveau des inégalités. C'est quand même incroyable. Incroyable de voir des femmes et des hommes qui triment tous les jours, qui se retrouvent obligées de dormir dans leur voiture, par exemple, qui n'ont pas le logement, qui n'arrivent pas à se nourrir, à se chauffer, alors même qu'à l'autre pôle, vous avez des femmes et des hommes qui peuvent récupérer un million par jour. Un million par jour, qu'est-ce que c'est que cette société-là ? »
RCF — L'Invité de la Matinale · "Je suis candidate pour renverser le monde capitaliste du travail", revendique Nathalie ArthaudVérifier à 11:27
Question 144"Je suis candidate pour renverser le monde capitaliste du travail", revendique Nathalie Arthaud
Avec la guerre à nos portes, il vaut mieux quand même se battre pour la paix ?
Réponse directe
Comment l'arrêter, cette guerre ? Eh bien, moi, je pense que ça, ça viendra des peuples. Ça viendra des opprimés, des exploités, des populations russes, ukrainiennes, d'ici aussi de France, qui demanderont des comptes à leurs gouvernants. Leurs gouvernants qui ne savent effectivement faire qu'une chose, c'est-à-dire nous mettre en concurrence les uns avec les autres, nous plonger dans une guerre économique féroce qui régulièrement, en effet, se traduit en affrontements armés. Il faut arrêter avec ça. Mon seul espoir, mon espoir de paix ne peut venir finalement que d'une révolte, d'une révolte des populations, des populations en Russie, en Ukraine et ici. Oui, mais c'est bel et bien le progr…
« Comment l'arrêter, cette guerre ? Eh bien, moi, je pense que ça, ça viendra des peuples. Ça viendra des opprimés, des exploités, des populations russes, ukrainiennes, d'ici aussi de France, qui demanderont des comptes à leurs gouvernants. Leurs gouvernants qui ne savent effectivement faire qu'une chose, c'est-à-dire nous mettre en concurrence les uns avec les autres, nous plonger dans une guerre économique féroce qui régulièrement, en effet, se traduit en affrontements armés. Il faut arrêter avec ça. Mon seul espoir, mon espoir de paix ne peut venir finalement que d'une révolte, d'une révolte des populations, des populations en Russie, en Ukraine et ici. »
RCF — L'Invité de la Matinale · "Je suis candidate pour renverser le monde capitaliste du travail", revendique Nathalie ArthaudVérifier à 5:05
Question 145"Je suis candidate pour renverser le monde capitaliste du travail", revendique Nathalie Arthaud
On entend votre colère ce matin en un mot. Qu'est-ce qui vous donne encore de l'espérance aujourd'hui ?
Réponse directe
Je suis sûre que les femmes et les hommes qui, aujourd'hui, vivent dans cette société et qui sont confrontés à toutes ces difficultés, à toutes ces horreurs, ils vont chercher le chemin de changer les choses. Ils vont le chercher. Il n'y a pas le choix. Il va falloir s'en sortir de tout ça. Et donc, il va falloir, en effet, secouer toute cette société. En tout cas, moi, mon combat, c'est de dire aux femmes et aux hommes qui font tourner la société, vous savez, ils font le plus difficile au bout du compte, qui reprennent confiance en leurs forces, qui reprennent confiance dans la légitimité de leurs intérêts et qui reprennent le combat. Le combat, je le redis, pour changer toute la société.
« Je suis sûre que les femmes et les hommes qui, aujourd'hui, vivent dans cette société et qui sont confrontés à toutes ces difficultés, à toutes ces horreurs, ils vont chercher le chemin de changer les choses. Ils vont le chercher. Il n'y a pas le choix. Il va falloir s'en sortir de tout ça. Et donc, il va falloir, en effet, secouer toute cette société. En tout cas, moi, mon combat, c'est de dire aux femmes et aux hommes qui font tourner la société, vous savez, ils font le plus difficile au bout du compte, qui reprennent confiance en leurs forces, qui reprennent confiance dans la légitimité de leurs intérêts et qui reprennent le combat. Le combat, je le redis, pour changer toute la société. »
RCF — L'Invité de la Matinale · "Je suis candidate pour renverser le monde capitaliste du travail", revendique Nathalie ArthaudVérifier à 13:17
Question 146"Je suis candidate pour renverser le monde capitaliste du travail", revendique Nathalie Arthaud
Et on le disait, petit score, mais gros engagement, Nathalie Arthaud. Qu'est-ce qui vous fait continuer le combat ?
Réponse directe
Ben, je... Voilà, c'est ma révolte et ma conviction. Ma conviction que le capitalisme n'est pas éternel. n'est pas éternel et que, oui, il nous impose aujourd'hui de grandes souffrances, de grandes souffrances, des inégalités terribles, mais en même temps, tout ça, ça débouche aussi sur des révoltes, ça débouche aussi sur des insurrections. Eh bien, oui, il faut avoir cet idéal-là, cet idéal qu'on peut construire une société sans le marché, sans cette loi du profit, à condition, donc, que ce soit le monde du travail qui se porte à la tête de la société, qui est riche. Je ne dirais pas par le catholicisme, non, ça fait partie de mon histoire, plus exactement, et de mon histoire où, en effet,…
« Ben, je... Voilà, c'est ma révolte et ma conviction. Ma conviction que le capitalisme n'est pas éternel. n'est pas éternel et que, oui, il nous impose aujourd'hui de grandes souffrances, de grandes souffrances, des inégalités terribles, mais en même temps, tout ça, ça débouche aussi sur des révoltes, ça débouche aussi sur des insurrections. Eh bien, oui, il faut avoir cet idéal-là, cet idéal qu'on peut construire une société sans le marché, sans cette loi du profit, à condition, donc, que ce soit le monde du travail qui se porte à la tête de la société, qui est riche. »
RCF — L'Invité de la Matinale · "Je suis candidate pour renverser le monde capitaliste du travail", revendique Nathalie ArthaudVérifier à 9:48
Question 147"Je suis candidate pour renverser le monde capitaliste du travail", revendique Nathalie Arthaud
On l'entend, vous portez la voix du combat social en France. Vous êtes candidate aux européennes. Qu'est-ce que l'échelon européen peut changer ?
Réponse partielle
Moi, je pense qu'il faut porter notre voix de travailleur à tous les échelons. Mais je n'ai absolument aucune illusion sur ce que représente aujourd'hui l'Union européenne.
« Moi, je pense qu'il faut porter notre voix de travailleur à tous les échelons. Mais je n'ai absolument aucune illusion sur ce que représente aujourd'hui l'Union européenne. »
RCF — L'Invité de la Matinale · "Je suis candidate pour renverser le monde capitaliste du travail", revendique Nathalie ArthaudVérifier à 3:03
Question 148"Je suis candidate pour renverser le monde capitaliste du travail", revendique Nathalie Arthaud
Nathalie Arthaud, vous continuez à vous présenter, apportez vos convictions, on l'entend à nouveau ce matin, alors que votre score se situe généralement entre 0 et 1%. Qu'est-ce qui fait que vous y retournez cette année encore ?
Réponse directe
Mais c'est ma révolte. C'est ma révolte. Voilà, je ne peux pas accepter que l'ensemble de la population se sacrifiait sur les tels des profits. Je ne peux pas accepter qu'on ait cet horizon unique, le capitalisme, alors même que, je le redis, il nous mène de crise en crise et de guerre en guerre. Moi, j'ai une conviction, c'est qu'on peut organiser la société autrement, de façon collective, à condition que ce soit ceux qui la font tourner, le monde du travail qui dirige. Vous savez, les travailleurs, les ouvriers, les femmes et les hommes des classes populaires n'ont aucun intérêt à partir en guerre contre d'autres travailleurs du monde, aucun intérêt à les exploiter. Donc, pour moi, en eff…
« Mais c'est ma révolte. C'est ma révolte. Voilà, je ne peux pas accepter que l'ensemble de la population se sacrifiait sur les tels des profits. Je ne peux pas accepter qu'on ait cet horizon unique, le capitalisme, alors même que, je le redis, il nous mène de crise en crise et de guerre en guerre. Moi, j'ai une conviction, c'est qu'on peut organiser la société autrement, de façon collective, à condition que ce soit ceux qui la font tourner, le monde du travail qui dirige. Vous savez, les travailleurs, les ouvriers, les femmes et les hommes des classes populaires n'ont aucun intérêt à partir en guerre contre d'autres travailleurs du monde, aucun intérêt à les exploiter. Donc, pour moi, en effet, si on a cet idéal de faire surgir une société sans les inégalités, sans l'exploitation, sans cette course au profit et au marché, eh bien, en effet, il faut s'appuyer sur cette force-là du monde du travail. »
RCF — L'Invité de la Matinale · "Je suis candidate pour renverser le monde capitaliste du travail", revendique Nathalie ArthaudVérifier à 7:57
Question 149"Je suis candidate pour renverser le monde capitaliste du travail", revendique Nathalie Arthaud
Qu'est-ce que, si vous étiez élue demain, vous feriez concrètement pour changer l'Europe ?
Réponse à côté
Pour moi, l'Europe, c'est l'emballage politique, institutionnel d'une société qui est organisée en classe sociale. Donc, moi, le problème, ce n'est pas l'emballage, c'est vraiment le fonctionnement même de la société qu'il faut mettre en cause. Je n'accepte pas, moi, qu'il y ait des classes sociales. Comment accepter qu'il y ait des femmes et des hommes qui soient condamnées à l'exploitation, condamnées, finalement, à bosser sans avoir jamais rien à dire ? C'est ça, le monde du travail. Je suis candidate pour porter cette voie, à la fois des intérêts du monde du travail et cette affirmation qu'il va falloir renverser cette société capitaliste que le monde du travail en est capable.
« Pour moi, l'Europe, c'est l'emballage politique, institutionnel d'une société qui est organisée en classe sociale. Donc, moi, le problème, ce n'est pas l'emballage, c'est vraiment le fonctionnement même de la société qu'il faut mettre en cause. Je n'accepte pas, moi, qu'il y ait des classes sociales. Comment accepter qu'il y ait des femmes et des hommes qui soient condamnées à l'exploitation, condamnées, finalement, à bosser sans avoir jamais rien à dire ? C'est ça, le monde du travail. »
RCF — L'Invité de la Matinale · "Je suis candidate pour renverser le monde capitaliste du travail", revendique Nathalie ArthaudVérifier à 9:04Voir 1 autre passage
« Je suis candidate pour porter cette voie, à la fois des intérêts du monde du travail et cette affirmation qu'il va falloir renverser cette société capitaliste que le monde du travail en est capable. »
RCF — L'Invité de la Matinale · "Je suis candidate pour renverser le monde capitaliste du travail", revendique Nathalie ArthaudVérifier à 9:31
Question 150"Je suis candidate pour renverser le monde capitaliste du travail", revendique Nathalie Arthaud
Alors, où est-ce que vous puisez, quand même, les forces pour mener votre lutte ?
Réponse directe
Ben, je... Voilà, c'est ma révolte et ma conviction. Ma conviction que le capitalisme n'est pas éternel. n'est pas éternel et que, oui, il nous impose aujourd'hui de grandes souffrances, de grandes souffrances, des inégalités terribles, mais en même temps, tout ça, ça débouche aussi sur des révoltes, ça débouche aussi sur des insurrections. Eh bien, oui, il faut avoir cet idéal-là, cet idéal qu'on peut construire une société sans le marché, sans cette loi du profit, à condition, donc, que ce soit le monde du travail qui se porte à la tête de la société, qui est riche. Je ne dirais pas par le catholicisme, non, ça fait partie de mon histoire, plus exactement, et de mon histoire où, en effet,…
« Ben, je... Voilà, c'est ma révolte et ma conviction. Ma conviction que le capitalisme n'est pas éternel. n'est pas éternel et que, oui, il nous impose aujourd'hui de grandes souffrances, de grandes souffrances, des inégalités terribles, mais en même temps, tout ça, ça débouche aussi sur des révoltes, ça débouche aussi sur des insurrections. Eh bien, oui, il faut avoir cet idéal-là, cet idéal qu'on peut construire une société sans le marché, sans cette loi du profit, à condition, donc, que ce soit le monde du travail qui se porte à la tête de la société, qui est riche. »
RCF — L'Invité de la Matinale · "Je suis candidate pour renverser le monde capitaliste du travail", revendique Nathalie ArthaudVérifier à 9:48Voir 1 autre passage
« Je ne dirais pas par le catholicisme, non, ça fait partie de mon histoire, plus exactement, et de mon histoire où, en effet, il y avait cette aspiration à l'égalité, justement, à l'égalité, et je crois que ça, c'est un rêve ancestral, en réalité, l'égalité des hommes et des femmes sur cette planète. Mais, clairement, ça ne peut pas se mettre en place dans le cadre de cette société-là capitaliste où, finalement, il y a ce fossé qui se creuse dès la naissance entre ceux qui concentrent les capitaux et donc le pouvoir sur les autres et ceux qui en sont démunis, qui n'ont que leur bras et leur cerveau pour vivre. »
RCF — L'Invité de la Matinale · "Je suis candidate pour renverser le monde capitaliste du travail", revendique Nathalie ArthaudVérifier à 10:24
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 13:02
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« pas ? Qui vous inclue ? Très simplement, très simplement, ceux qui se battent, ceux qui sont présents, ceux qui participent au mouvement de façon active. Vous le savez, par exemple, dans une grève, parce qu'il y a beaucoup d'exemples aussi, hein, des grèves qui durent et qui sont des véritables bras de fer. Comment ça se passe ? Eh bien, où, attention, je parle des grèves où les salariés restent pas à la maison, mais où vraiment, pour eux, l'enjeu est devenu important et où ils ont compris que c'était à eux de décider, y compris de comment ils allaient se battre, avec quels moyens, quelles actions ils devaient déployer, qu'ils devaient être maîtres de leur mouvement. Je parle de ces grèves-là. Eh bien, ces moments-là où les travailleurs veulent être les décideurs, les maîtres de leur mouvement, eh bien, ils mettent en place des règles. Et moi, je connais beaucoup de règles, de grèves où il y a eu des cartes de grévistes. C'est-à-dire que chaque matin, le gréviste se faisait enregistrer, d'ailleurs pour dire qu'il était bien en grève, parce qu'y compris dans ces mouvements-là, il y a aussi des collectes, il y a aussi, finalement, on s'entraide. Voilà, ça aussi, ça compte. Eh bien, on est gréviste, on est dans le mouvement, on a une carte de grève, eh bien, on a un droit de vote. Pour moi, c'est ceux qui se battent qui doivent décider. Donc, pour moi, c'est sur cette base-là. C'est pas sur la base d'où tu viens, c'est d'ailleurs, est-ce que tu as des papiers en règle et est-ce que tu as bien la nationalité française et puis d'ailleurs, est-ce que toi, c'est quel boulot, tu as un patte ? Non, c'est ceux qui veulent se battre. Et ça, les Gilets jaunes, c'était ça aussi. Ils formaient une communauté de femmes et d'hommes qui avaient envie de se battre là-dessus pour le pouvoir d'achat. Eh bien, ils ont donné la parole, ils ont donné la possibilité justement de peser à chacun d'entre eux. Donc, pour moi, c'est ça la démocratie ouvrière. Et, par exemple, je trouve absolument scandaleux, pas normal, que pour mettre fin à une grève, le patron décide de faire voter tout le monde, y compris les non-midi. Eh bien, non, c'est les grévistes qui se font mettre de leur grève. C'est à eux de décider quand est-ce qu'ils l'arrêtent. Voilà. Et on a le droit aussi d'être minoritaire. On a le droit d'être minoritaire »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 16:23
« je ne ferais pas croire, je n'aurais pas cette posture « votez pour moi et vous allez voir ce que vous allez voir, je ferai le SMIC à 2 200 euros net, je ferai ci, je ferai ça ». Non, je ne vais pas dire ça, mais je vais, par contre, affirmer que oui, tout est une question de rapport de force et ce qui était impossible avant qu'il y ait la grève générale en mai-juin 1936, par exemple, est devenue possible après la grève, est devenue possible avec les occupations d'usines, est devenue possible avec la levée en masse, en fait, des travailleuses et des travailleurs. Donc, je vais dire qu'en réalité, notre force, c'est de se battre collectivement, c'est de jouer sur cette puissance qu'on a, qui consiste à être indispensable au fonctionnement de la société, indispensable à l'accumulation des capitaux pour le grand patronat, pour la grande bourgeoisie, c'est cette force-là qu'il faut activer. Et j'espère que dans cette campagne présidentielle, bah oui, je ferai exister cette idée que, nous ne sommes pas, l'humanité n'est pas condamnée pour l'éternité à la société capitaliste, que tous ceux qui nous expliquent que ça, ça, le capitalisme correspond pile poil à la nature humaine, parce que l'homme est un loup pour l'homme. Bah non, non, je ne suis pas d'accord avec ça, je l'affirmerai. Je dirais que la société humaine, elle a traversé des organisations sociales très différentes les unes des autres et qu'on n'est pas à la dernière station, voilà, on n'est pas au terminus, en fait. L'histoire, elle continue, la lutte de classe, elle continue, les inégalités continuent, bah tout ça, ça va créer forcément des remises en cause profondes de la société et il faut qu'on ait une vision, qu'on ait une perspective, qu'on sache où on peut aller. Et encore une fois, moi, je pense que la perspective, c'est d'aller vers une société collective. Collective parce que, tout simplement, nous ne sommes rien sans les autres. On n'est rien sans le travail des autres, parce qu'on est déjà dans un immense collectif de travail. Et quand on y réfléchit, en fait, on travaille pas seulement avec ceux qui sont concentrés dans la même entreprise que nous, mais on travaille avec des femmes et des hommes aux quatre coins de la planète. Parce qu'en fait, les trusts n'ont jamais été aussi importants en nombre et aussi internationalisés. Et comment, »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 10:28
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées19 mars 2024 au 30 juin 2026 · 55 observations66 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« J'ai des convictions fortes, vous l'avez remarqué. Et si vous voulez, moi, je pense que toute l'histoire me donne raison. Regardez un exemple qui me vient en tête. Est-ce que vous vous souvenez de la crise en Grèce, la crise de la dette grecque, 2011, si je ne me trompe, 2011, où finalement, c'est Tsipras qui avait été élu comme le porte-voix des travailleurs. Et Tsipras, en fait, pour, comment dire, imposer son plan aux banquiers européens et à l'Union européenne, a fait voter trois fois le pays. Trois fois. Trois référendums. Qu'est-ce qu'ils ont fait ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Il s'est passé que les banquiers ont dit, ok, la population grecque, elle a voté, ok. Eh bien, on s'en moque et nous, on ferme les robinets. Et donc, en fait, la cure d'austérité, c'est vous, Tsipras, qui allez l'imposer au pays. Et c'est ce qui s'est passé, en fait. Ils se sont assis sur les lois, sur les fondements, sur les votes. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 53:57Voir 2 autres passages
« C'est vrai qu'une première différence avec la façon dont vous avez de présenter les choses, en parlant de démocratie pour du peuple, etc., nous, nous parlons de démocratie ouvrière. Dans le sens où, finalement, cette démocratie, c'est ceux qui se battent, pas seulement des ouvriers, il ne faut pas penser, je ne parle pas seulement de celui qui a un bleu de travail, je parle à tous ceux qui sont utiles à la société, en fait, les 99 % de la société. Vous savez, même, pour moi, la femme qui élève ses enfants est une travailleuse, en fait, et elle est indispensable à la société, du simple fait, d'ailleurs, que justement, elle assure le renouvellement des générations. Et en fait, c'est un travail qui, y compris, est aussi prenant et aussi difficile et aussi dur et aussi épuisant qu'un travail parfois à l'usine de s'occuper des enfants. Donc, non, le monde du travail, pour nous, c'est ceux qui ont un travail, bien sûr, manuel, mais aussi un travail intellectuel, aussi ceux qui ont un statut d'auto-entrepreneur, ceux qui sont le petit artisan, c'est aussi ceux qui galèrent de petit boulot en petit boulot, entre chômage, intérim, etc., etc. Donc, vous voyez, c'est au sens large, mais à partir du moment où ils veulent se battre, eh bien, en fait, ils commencent à discuter ensemble, ils votent ensemble et ils votent pour tout. Écoutez, on a quand même l'exemple des gilets jaunes, l'exemple des gilets jaunes qui était magnifique pour ça, magnifique, parce que les femmes et les hommes qui ne se connaissaient pas, qui ne se connaissaient pas et qui n'avaient pas l'habitude de l'organisation, parce que beaucoup d'entre eux étaient dans des petites structures, souvent n'avaient jamais fréquenté de syndicats, n'avaient jamais appartenu à aucun parti politique, étaient finalement assez isolés. Ils ont eu ce réflexe de se réunir sur les ronds-points, vous voyez, et la discussion a démarré, et ils ont fonctionné ensemble. Ils ont fonctionné ensemble comment ? En discutant beaucoup, parfois en cherchant le consensus, parfois ils ne le trouvaient pas, ils ont voté, parfois ils ont choisi des représentants, parfois dénoncé ceux qui se présentaient comme des représentants, parce que moi, j'ai adoré quand ils ont posé un lapin au premier ministre, par exemple, enfin, quand les... voilà, parce que, ben justement, ça pose la question de dans quels représentants on a confiance, et ils se posaient tous ces problèmes-là. Ben moi, je suis convaincue que quand les gens ont envie de se battre pour quelque chose, quand ils ont un objectif, quand ils ont cette combativité, ben oui, ils font régner cette démocratie ouvrière qui consiste à discuter, à chercher à se convaincre les uns les autres, et puis à voter pour, au final, décider et appliquer collectivement ensemble la chose, parce que souvent aussi, on sépare le vote de l'application, alors qu'en fait, l'essentiel est quand même souvent dans qui applique. Et la démocratie ouvrière, vous justement, »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées24 juin 2024 au 30 juin 2026 · 45 observations58 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est vrai qu'une première différence avec la façon dont vous avez de présenter les choses, en parlant de démocratie pour du peuple, etc., nous, nous parlons de démocratie ouvrière. Dans le sens où, finalement, cette démocratie, c'est ceux qui se battent, pas seulement des ouvriers, il ne faut pas penser, je ne parle pas seulement de celui qui a un bleu de travail, je parle à tous ceux qui sont utiles à la société, en fait, les 99 % de la société. Vous savez, même, pour moi, la femme qui élève ses enfants est une travailleuse, en fait, et elle est indispensable à la société, du simple fait, d'ailleurs, que justement, elle assure le renouvellement des générations. Et en fait, c'est un travail qui, y compris, est aussi prenant et aussi difficile et aussi dur et aussi épuisant qu'un travail parfois à l'usine de s'occuper des enfants. Donc, non, le monde du travail, pour nous, c'est ceux qui ont un travail, bien sûr, manuel, mais aussi un travail intellectuel, aussi ceux qui ont un statut d'auto-entrepreneur, ceux qui sont le petit artisan, c'est aussi ceux qui galèrent de petit boulot en petit boulot, entre chômage, intérim, etc., etc. Donc, vous voyez, c'est au sens large, mais à partir du moment où ils veulent se battre, eh bien, en fait, ils commencent à discuter ensemble, ils votent ensemble et ils votent pour tout. Écoutez, on a quand même l'exemple des gilets jaunes, l'exemple des gilets jaunes qui était magnifique pour ça, magnifique, parce que les femmes et les hommes qui ne se connaissaient pas, qui ne se connaissaient pas et qui n'avaient pas l'habitude de l'organisation, parce que beaucoup d'entre eux étaient dans des petites structures, souvent n'avaient jamais fréquenté de syndicats, n'avaient jamais appartenu à aucun parti politique, étaient finalement assez isolés. Ils ont eu ce réflexe de se réunir sur les ronds-points, vous voyez, et la discussion a démarré, et ils ont fonctionné ensemble. Ils ont fonctionné ensemble comment ? En discutant beaucoup, parfois en cherchant le consensus, parfois ils ne le trouvaient pas, ils ont voté, parfois ils ont choisi des représentants, parfois dénoncé ceux qui se présentaient comme des représentants, parce que moi, j'ai adoré quand ils ont posé un lapin au premier ministre, par exemple, enfin, quand les... voilà, parce que, ben justement, ça pose la question de dans quels représentants on a confiance, et ils se posaient tous ces problèmes-là. Ben moi, je suis convaincue que quand les gens ont envie de se battre pour quelque chose, quand ils ont un objectif, quand ils ont cette combativité, ben oui, ils font régner cette démocratie ouvrière qui consiste à discuter, à chercher à se convaincre les uns les autres, et puis à voter pour, au final, décider et appliquer collectivement ensemble la chose, parce que souvent aussi, on sépare le vote de l'application, alors qu'en fait, l'essentiel est quand même souvent dans qui applique. Et la démocratie ouvrière, vous justement, »
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« pas ? Qui vous inclue ? Très simplement, très simplement, ceux qui se battent, ceux qui sont présents, ceux qui participent au mouvement de façon active. Vous le savez, par exemple, dans une grève, parce qu'il y a beaucoup d'exemples aussi, hein, des grèves qui durent et qui sont des véritables bras de fer. Comment ça se passe ? Eh bien, où, attention, je parle des grèves où les salariés restent pas à la maison, mais où vraiment, pour eux, l'enjeu est devenu important et où ils ont compris que c'était à eux de décider, y compris de comment ils allaient se battre, avec quels moyens, quelles actions ils devaient déployer, qu'ils devaient être maîtres de leur mouvement. Je parle de ces grèves-là. Eh bien, ces moments-là où les travailleurs veulent être les décideurs, les maîtres de leur mouvement, eh bien, ils mettent en place des règles. Et moi, je connais beaucoup de règles, de grèves où il y a eu des cartes de grévistes. C'est-à-dire que chaque matin, le gréviste se faisait enregistrer, d'ailleurs pour dire qu'il était bien en grève, parce qu'y compris dans ces mouvements-là, il y a aussi des collectes, il y a aussi, finalement, on s'entraide. Voilà, ça aussi, ça compte. Eh bien, on est gréviste, on est dans le mouvement, on a une carte de grève, eh bien, on a un droit de vote. Pour moi, c'est ceux qui se battent qui doivent décider. Donc, pour moi, c'est sur cette base-là. C'est pas sur la base d'où tu viens, c'est d'ailleurs, est-ce que tu as des papiers en règle et est-ce que tu as bien la nationalité française et puis d'ailleurs, est-ce que toi, c'est quel boulot, tu as un patte ? Non, c'est ceux qui veulent se battre. Et ça, les Gilets jaunes, c'était ça aussi. Ils formaient une communauté de femmes et d'hommes qui avaient envie de se battre là-dessus pour le pouvoir d'achat. Eh bien, ils ont donné la parole, ils ont donné la possibilité justement de peser à chacun d'entre eux. Donc, pour moi, c'est ça la démocratie ouvrière. Et, par exemple, je trouve absolument scandaleux, pas normal, que pour mettre fin à une grève, le patron décide de faire voter tout le monde, y compris les non-midi. Eh bien, non, c'est les grévistes qui se font mettre de leur grève. C'est à eux de décider quand est-ce qu'ils l'arrêtent. Voilà. Et on a le droit aussi d'être minoritaire. On a le droit d'être minoritaire »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées8 mars 2025 au 30 juin 2026 · 16 observations17 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« J'ai des convictions fortes, vous l'avez remarqué. Et si vous voulez, moi, je pense que toute l'histoire me donne raison. Regardez un exemple qui me vient en tête. Est-ce que vous vous souvenez de la crise en Grèce, la crise de la dette grecque, 2011, si je ne me trompe, 2011, où finalement, c'est Tsipras qui avait été élu comme le porte-voix des travailleurs. Et Tsipras, en fait, pour, comment dire, imposer son plan aux banquiers européens et à l'Union européenne, a fait voter trois fois le pays. Trois fois. Trois référendums. Qu'est-ce qu'ils ont fait ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Il s'est passé que les banquiers ont dit, ok, la population grecque, elle a voté, ok. Eh bien, on s'en moque et nous, on ferme les robinets. Et donc, en fait, la cure d'austérité, c'est vous, Tsipras, qui allez l'imposer au pays. Et c'est ce qui s'est passé, en fait. Ils se sont assis sur les lois, sur les fondements, sur les votes. »
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« je ne ferais pas croire, je n'aurais pas cette posture « votez pour moi et vous allez voir ce que vous allez voir, je ferai le SMIC à 2 200 euros net, je ferai ci, je ferai ça ». Non, je ne vais pas dire ça, mais je vais, par contre, affirmer que oui, tout est une question de rapport de force et ce qui était impossible avant qu'il y ait la grève générale en mai-juin 1936, par exemple, est devenue possible après la grève, est devenue possible avec les occupations d'usines, est devenue possible avec la levée en masse, en fait, des travailleuses et des travailleurs. Donc, je vais dire qu'en réalité, notre force, c'est de se battre collectivement, c'est de jouer sur cette puissance qu'on a, qui consiste à être indispensable au fonctionnement de la société, indispensable à l'accumulation des capitaux pour le grand patronat, pour la grande bourgeoisie, c'est cette force-là qu'il faut activer. Et j'espère que dans cette campagne présidentielle, bah oui, je ferai exister cette idée que, nous ne sommes pas, l'humanité n'est pas condamnée pour l'éternité à la société capitaliste, que tous ceux qui nous expliquent que ça, ça, le capitalisme correspond pile poil à la nature humaine, parce que l'homme est un loup pour l'homme. Bah non, non, je ne suis pas d'accord avec ça, je l'affirmerai. Je dirais que la société humaine, elle a traversé des organisations sociales très différentes les unes des autres et qu'on n'est pas à la dernière station, voilà, on n'est pas au terminus, en fait. L'histoire, elle continue, la lutte de classe, elle continue, les inégalités continuent, bah tout ça, ça va créer forcément des remises en cause profondes de la société et il faut qu'on ait une vision, qu'on ait une perspective, qu'on sache où on peut aller. Et encore une fois, moi, je pense que la perspective, c'est d'aller vers une société collective. Collective parce que, tout simplement, nous ne sommes rien sans les autres. On n'est rien sans le travail des autres, parce qu'on est déjà dans un immense collectif de travail. Et quand on y réfléchit, en fait, on travaille pas seulement avec ceux qui sont concentrés dans la même entreprise que nous, mais on travaille avec des femmes et des hommes aux quatre coins de la planète. Parce qu'en fait, les trusts n'ont jamais été aussi importants en nombre et aussi internationalisés. Et comment, »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités30 juin 2026 au 30 juin 2026 · 1 observation1 passage
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est ce qu'on a fait quand même là, ce soir. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 53:46
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités19 mars 2024 au 30 juin 2026 · 26 observations27 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« De lutte ouvrière, pardon. Non mais, je reconnais cette aspiration et elle est mille fois légitime et j'en suis complètement solidaire. Cette aspiration comme ça à avoir davantage de pouvoir. Bien sûr, on doit, on doit, on ne doit pas accepter, accepter aujourd'hui ce diktat d'une poignée de capitalistes. Quand on voit qu'Elon Musk, vous avez vu qu'Elon Musk, sa fortune dépasse les mille milliards de dollars, qu'en fait, à lui seul, il possède plus que beaucoup d'États, beaucoup de pays, en fait. Et donc, en fait, il a la puissance financière qui dépasse même celle de l'État français, en fait. Donc, c'est quand même, c'est quand même dingue. Et vous vous rendez compte que lui, ses décisions, ils impactent pour des décennies, en fait, notre économie et toute la société avec un tel poids, avec autant d'entreprises entre ses mains. Et puis surtout parce qu'il capte des milliards et des milliards de capitaux que moi, je verrais tout à fait mieux investis dans d'autres domaines. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 24:51Voir 2 autres passages
« De lutte ouvrière, pardon. Non mais, je reconnais cette aspiration et elle est mille fois légitime et j'en suis complètement solidaire. Cette aspiration comme ça à avoir davantage de pouvoir. Bien sûr, on doit, on doit, on ne doit pas accepter, accepter aujourd'hui ce diktat d'une poignée de capitalistes. Quand on voit qu'Elon Musk, vous avez vu qu'Elon Musk, sa fortune dépasse les mille milliards de dollars, qu'en fait, à lui seul, il possède plus que beaucoup d'États, beaucoup de pays, en fait. Et donc, en fait, il a la puissance financière qui dépasse même celle de l'État français, en fait. Donc, c'est quand même, c'est quand même dingue. Et vous vous rendez compte que lui, ses décisions, ils impactent pour des décennies, en fait, notre économie et toute la société avec un tel poids, avec autant d'entreprises entre ses mains. Et puis surtout parce qu'il capte des milliards et des milliards de capitaux que moi, je verrais tout à fait mieux investis dans d'autres domaines. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 24:51
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités19 mars 2024 au 30 juin 2026 · 12 observations15 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« J'ai des convictions fortes, vous l'avez remarqué. Et si vous voulez, moi, je pense que toute l'histoire me donne raison. Regardez un exemple qui me vient en tête. Est-ce que vous vous souvenez de la crise en Grèce, la crise de la dette grecque, 2011, si je ne me trompe, 2011, où finalement, c'est Tsipras qui avait été élu comme le porte-voix des travailleurs. Et Tsipras, en fait, pour, comment dire, imposer son plan aux banquiers européens et à l'Union européenne, a fait voter trois fois le pays. Trois fois. Trois référendums. Qu'est-ce qu'ils ont fait ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Il s'est passé que les banquiers ont dit, ok, la population grecque, elle a voté, ok. Eh bien, on s'en moque et nous, on ferme les robinets. Et donc, en fait, la cure d'austérité, c'est vous, Tsipras, qui allez l'imposer au pays. Et c'est ce qui s'est passé, en fait. Ils se sont assis sur les lois, sur les fondements, sur les votes. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 53:57Voir 2 autres passages
« C'est qu'aucune loi ne fera reculer les capitalistes quand ils veulent quelque chose. Aucune loi. Regardez les règlements internationaux. Trump, il en a fait quoi ? Il en a fait quoi ? Il a transformé tout ça. Il a dit tout ça, je n'ai pas besoin. Il a fomenté une guerre comme ça, parce que voilà, il s'est dit qu'il allait ratailler. Il a ratiné le peuple iranien, comme ça, le régime qu'il allait faire comme au Venezuela. On a plein d'exemples, plein d'exemples. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 55:11
« J'ai des convictions fortes, vous l'avez remarqué. Et si vous voulez, moi, je pense que toute l'histoire me donne raison. Regardez un exemple qui me vient en tête. Est-ce que vous vous souvenez de la crise en Grèce, la crise de la dette grecque, 2011, si je ne me trompe, 2011, où finalement, c'est Tsipras qui avait été élu comme le porte-voix des travailleurs. Et Tsipras, en fait, pour, comment dire, imposer son plan aux banquiers européens et à l'Union européenne, a fait voter trois fois le pays. Trois fois. Trois référendums. Qu'est-ce qu'ils ont fait ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Il s'est passé que les banquiers ont dit, ok, la population grecque, elle a voté, ok. Eh bien, on s'en moque et nous, on ferme les robinets. Et donc, en fait, la cure d'austérité, c'est vous, Tsipras, qui allez l'imposer au pays. Et c'est ce qui s'est passé, en fait. Ils se sont assis sur les lois, sur les fondements, sur les votes. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées22 mai 2026 au 30 juin 2026 · 4 observations4 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Moi, je dirais que je suis ni pour, ni contre. Je crois qu'il y a surtout pas mal d'illusions en fait là-dedans. Dans ce que vous avez dit, il y a quelque chose qui me plaît beaucoup, c'est que les citoyens doivent être leur propre patron. Voilà. Mais pour moi, ce n'est pas des mots creux au sens strict. C'est-à-dire qu'en fait, pour être son véritable patron, il faut sortir de cette situation d'infériorité que nous impose l'existence des classes sociales. Parce qu'en fait, aujourd'hui, on n'est pas à égalité. Et c'est là que moi, je ne dis pas les citoyens, le peuple en général, je pense que la société, elle est divisée en classes sociales. Il y a d'un côté ceux qui possèdent les capitaux et qui font travailler les autres et qui ont un pouvoir sur les autres, le pouvoir de dire toi, je t'embauche, toi, je te paye tant, toi, je t'accorde le congé, toi, je te forme, toi, je te vire, etc. Et puis, il y a ceux qui sont démunis de ces moyens de production, qui n'ont pas de capitaux et qui sont forcés pour vivre de vendre leurs forces de travail. Pour moi, c'est la classe ouvrière. C'est le monde du travail. C'est l'écrasante majorité des gens qui doivent, pour gagner leur vie, gagner leur temps, vendre soit leur force de travail manuel, soit leur force de travail intellectuel. Mais vous voyez que déjà, là, on n'est pas du tout sur un rapport d'égalité, où finalement, moi, y compris, moi, je suis enseignante, je suis enseignante, mais qu'est-ce que je décide de la façon dont les cours sont organisés ? »
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« Mais moi, je pense qu'ils n'en ont pas besoin en réalité. Mais puisqu'il peut le faire, ça l'arrange. Ça l'arrange d'avoir un ami. Encore, ils se sont fâchés. Vous avez vu, ils se sont fâchés. C'était bisous, bisous, bisous pendant toute la campagne. Et puis, y compris le temps qu'Elon Musk aide Trump à virer, je ne sais pas, quasiment 100 000 fonctionnaires. Et puis après, ils se sont fâchés. Donc, ils peuvent parfaitement s'en passer. Ils peuvent se passer d'amis au pouvoir. Ils préfèrent quand c'est des amis, évidemment. Mais ils peuvent s'en passer. Et je peux vous dire que dans le rapport de force entre ceux qui possèdent les capitaux et ceux qui sont à l'Élysée, ce n'est pas l'Élysée qui gagne. Ce n'est pas l'Élysée qui gagne. Non. Prenez tous les gouvernements de gauche qui avaient promis. Prenez Hollande, le dernier en date, qui avait un tout petit peu fait briller les yeux. Alors, pas tellement les miens parce que je suis vaccinée. Mais avec l'histoire, vous savez, de la taxation à 75% des plus grandes fortunes. Et puis, comment finalement, une fois arrivé au pouvoir, il a rétropédalé ? Et tout ça, on n'a plus entendu parler. Parce que c'est comme toujours, comme toujours. Je me souviens aussi de la séquence avec Arnaud Montebourg qui nous avait expliqué « Je vais nationaliser Arcelor Mittal, s'ils veulent fermer… » C'était Gandran, je crois. Voilà. « S'ils veulent fermer, je vais nationaliser. » Et puis, finalement, Mittal, le PDG de Mittal avait déboulé dans son bureau en disant « Oh, coucou, il y a 40 000 emplois qui dépendent de moi en France. Venez pas trop me chatouiller. » Et puis, finalement, Arnaud Montebourg, qu'est-ce qu'il avait fait ? Il avait reculé. Voilà. Il avait reculé. Plus question de nationalisation, plus question de… Non, il avait reculé. Donc, si vous voulez, il y a… Vous savez, il n'y a pas de plus grande puissance que l'argent dans la société. Il n'y a pas de plus grande puissance que ça. Et ça, vous ne l'attrapez pas avec un bulletin de vote ou avec un référendum. Ça, c'est pas vrai. Ça me refait penser à une autre histoire. Je vous laisse parler. Je développerai peut-être après. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratie
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés19 mars 2024 au 30 juin 2026 · 14 observations18 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ce n'est pas comme effectivement les élections bourgeoises qu'on nous sert où tous les cinq ans, là, on peut glisser dans son petit bouton dans l'urne, sur la base d'un catalogue de promesses qui n'est jamais tenu, en fait. Voilà, ça n'a rien à voir. Donc, oui, révocabilité des élus, salaire des élus au salaire moyen et puis surtout aussi des fonctions publiques, si vous voulez, d'administration qui, justement, englobent le plus grand nombre. Parce qu'on a parlé des anarchistes, mais moi, je crois que l'État, pourrait en fait beaucoup, beaucoup être beaucoup moins, comment dire, s'imposer beaucoup moins. Je pense qu'il y a un tas de choses que les gens, en s'organisant, pourraient faire et ils pourraient faire bien mieux que n'importe quelle bureaucratie, là, qui est complètement déconnectée, bien souvent. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 1:01:52Voir 2 autres passages
« Il n'y a quand même pas de surprise. Le gouvernement n'a pas annoncé la confiscation des super profits total. Il n'a pas non plus annoncé une augmentation générale des salaires. Donc concrètement, cela veut dire que les travailleuses, les travailleurs, tous ceux qui n'ont pas d'autre choix que de prendre la voiture vont continuer de payer. Et moi, je sais que si on n'exprime pas une colère, si justement on ne se fait pas craindre, eh bien on continuera de payer. Voilà, c'est la réalité. Et aujourd'hui, finalement, on peut être racketté. Racketté, comme ça, c'est du racket légal. Vous savez, quand on passe à la pompe, on laisse de plus en plus, une plus grande part de notre salaire. Et ça va directement, évidemment, dans les coffres-forts des grandes compagnies pétrolières. »
franceinfo · Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politiqueVérifier à 0:21
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contre-arguments traités19 mars 2024 au 30 juin 2026 · 40 observations53 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Voilà. Même les programmes, comment ils sont faits ? Vous savez, moi, je suis enseignante d'économie et gestion. En économie, il n'y a pas de chapitre sur la crise. La crise, ça n'existe pas. Vous voyez, il n'y a pas de crise. La crise, ça n'existe pas dans la société capitaliste. Vous voyez ? Mais ça, c'est vrai. C'est vrai de partout. C'est vrai de partout, y compris les ouvriers, qui connaissent bien mieux le travail que n'importe quel manager et que n'importe quel actionnaire qui a investi dans l'entreprise. Est-ce qu'il a son mot à dire ? Est-ce qu'aujourd'hui, dans la société, non ? Donc, être le patron, ça veut dire exproprier cette bourgeoisie, collectiviser ces entreprises. Et là, oui, on sera les patrons collectivement. Et là, on pourra vraiment dire qu'on est à égalité et on peut décider tous ensemble. Là, on pourra le dire. Mais sinon, non, je ne suis pas d'accord. En fait, c'est l'illusion qu'on pourrait avoir plus de pouvoir. Alors même que... Est-ce que vous pensez, une seconde, qu'il pourrait y avoir un RIC pour dire est-ce que vous êtes pour le SMIC à 2 200 euros net ? Moi, je pense qu'il faudrait le porter à 2 200 euros net sur le SMIC. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 22:25Voir 2 autres passages
« Non, moi, si j'avais la possibilité de proposer une loi et puis de développer tout un débat là-dessus, ce n'est pas ça que je ferais. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 1:03:25
« Non. Non, c'est des moments dans l'histoire où en effet, les travailleurs ont senti leur force, l'ont organisé, l'ont actionné pour faire des choses que je trouve, moi, fantastiques. Parce qu'arrêter une guerre, arrêter la guerre pendant la Première Guerre mondiale, je trouve ça fantastique. Après, vous l'avez noté, il y a eu en effet la bureaucratie qui a confisqué le pouvoir aux soviets. Nous, on est trotskistes et on pense qu'en effet, le stalinisme, ça a été une caricature. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes19 mars 2024 au 22 mai 2026 · 25 observations26 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Moi, je pense que pour l'instant, il y a beaucoup d'attentisme. Pour l'instant, effectivement, beaucoup. Il y a une résignation, vous pensez ? Je pense que quand on voit tout ce qui se passe dans le monde, quand on voit toutes ces horreurs, on se dit, voilà, on est quand même saisi d'effroi, on est un peu pétrifié, voilà. Mais moi, ce que je pense, c'est qu'en effet, il faut bien réaliser que quand on est travailleur, on a aussi une force. On fait tourner cette société et on est capable d'imposer nos intérêts. Et il faut, une des priorités, c'est de dire qu'il faut que les salaires, que les emplois, que les conditions de vie de ceux qui sont à la base de la société passent avant les super profits, passent avant les dividendes des actionnaires. Vous vous rendez compte qu'à la fin de l'année, on va se retrouver avec un groupe comme Total. Il aura quoi ? 25, 30 milliards de profits. Mais on marche sur la tête. »
franceinfo · Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politiqueVérifier à 6:03Voir 2 autres passages
« En tout cas, c'est le seul moyen de protéger, en effet, notre pouvoir d'achat, de ne pas être piétiné, de ne pas sombrer encore davantage dans la misère. Aujourd'hui, vous vous rendez compte que quand on est ouvrier, quand on est facteur, quand on est auxiliaire de vie, on saute parfois des repas. Voilà, on a peur, on a peur du lendemain. On se demande, on sait qu'on ne partira peut-être pas en vacances, mais on a peur de ne pas pouvoir payer les études à ses enfants. Donc il faut qu'on se protège, nous, effectivement, les travailleurs. Moi, j'entends les entreprises dire, en tout cas ceux qui ont la possibilité, nous, on va répercuter la hausse des carburants sur les prix. Mais les travailleurs, ils font comment, eux, pour récupérer toutes les charges qu'ils ont à payer et pour pouvoir survivre dans ce monde de fous, dans ce monde de crise ? Vous me dites, mais ce n'est pas une solution pour arrêter la crise. Mais qui a une solution pour arrêter la crise ? Qui a une solution pour arrêter ces guerres de cette société capitaliste ? Parce que c'est ça aussi que moi, je tiens à dénoncer. C'est qu'on est dans une société qui est organisée de cette façon-là, où il n'y a que le profit qui compte, il n'y a que les rivalités capitalistes. Eh bien, oui, oui, ça dégénère forcément dans toutes ces guerres. Guerres, d'ailleurs, dont les premières victimes sont quand même aussi les peuples du Moyen-Orient. Parce que les premières victimes, ce sont les centaines de milliers de Palestiniens, de Libanais, d'Iraniens qui sont aujourd'hui quand même au cœur de cette guerre. »
franceinfo · Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politiqueVérifier à 4:02
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
RCF — L'Invité de la Matinale · "Je suis candidate pour renverser le monde capitaliste du travail", revendique Nathalie ArthaudVérifier à 5:44
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 13:02
« pas ? Qui vous inclue ? Très simplement, très simplement, ceux qui se battent, ceux qui sont présents, ceux qui participent au mouvement de façon active. Vous le savez, par exemple, dans une grève, parce qu'il y a beaucoup d'exemples aussi, hein, des grèves qui durent et qui sont des véritables bras de fer. Comment ça se passe ? Eh bien, où, attention, je parle des grèves où les salariés restent pas à la maison, mais où vraiment, pour eux, l'enjeu est devenu important et où ils ont compris que c'était à eux de décider, y compris de comment ils allaient se battre, avec quels moyens, quelles actions ils devaient déployer, qu'ils devaient être maîtres de leur mouvement. Je parle de ces grèves-là. Eh bien, ces moments-là où les travailleurs veulent être les décideurs, les maîtres de leur mouvement, eh bien, ils mettent en place des règles. Et moi, je connais beaucoup de règles, de grèves où il y a eu des cartes de grévistes. C'est-à-dire que chaque matin, le gréviste se faisait enregistrer, d'ailleurs pour dire qu'il était bien en grève, parce qu'y compris dans ces mouvements-là, il y a aussi des collectes, il y a aussi, finalement, on s'entraide. Voilà, ça aussi, ça compte. Eh bien, on est gréviste, on est dans le mouvement, on a une carte de grève, eh bien, on a un droit de vote. Pour moi, c'est ceux qui se battent qui doivent décider. Donc, pour moi, c'est sur cette base-là. C'est pas sur la base d'où tu viens, c'est d'ailleurs, est-ce que tu as des papiers en règle et est-ce que tu as bien la nationalité française et puis d'ailleurs, est-ce que toi, c'est quel boulot, tu as un patte ? Non, c'est ceux qui veulent se battre. Et ça, les Gilets jaunes, c'était ça aussi. Ils formaient une communauté de femmes et d'hommes qui avaient envie de se battre là-dessus pour le pouvoir d'achat. Eh bien, ils ont donné la parole, ils ont donné la possibilité justement de peser à chacun d'entre eux. Donc, pour moi, c'est ça la démocratie ouvrière. Et, par exemple, je trouve absolument scandaleux, pas normal, que pour mettre fin à une grève, le patron décide de faire voter tout le monde, y compris les non-midi. Eh bien, non, c'est les grévistes qui se font mettre de leur grève. C'est à eux de décider quand est-ce qu'ils l'arrêtent. Voilà. Et on a le droit aussi d'être minoritaire. On a le droit d'être minoritaire »
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« Trotsky, je vous confirme que Trotsky, il a été un des dirigeants de l'armée rouge et que cette guerre civile, c'est ça aussi, une révolution. C'est-à-dire qu'en fait, une révolution, soit elle se donne les moyens, si vous voulez, de gagner face aux forces coalisées, parce que c'est ça qui s'est passé. Vous savez, quand ils ont fait la révolution en Russie, tous ceux, y compris qu'ils se combattaient pendant la Première Guerre mondiale, là, ils se sont tous mis dans le même camp contre la révolution bolchevique. C'est une guerre civile qui a duré plus de trois ans. Et donc, il fallait faire quoi ? Il fallait dire, oui, effectivement, allez, on rétablit le tsarisme. Ben non, ils ont eu raison, ils ont tenté jusqu'au bout d'imposer leur façon de gouverner, leur État ouvrier, ça n'a pas marché. Parce que la révolution, ce n'est pas étendu, et c'est là que je veux terminer sur ma réponse. C'est que non, il n'y a pas un pays, et qu'y compris ce que nous, nous portons, c'est-à-dire le renversement du capitalisme, en réalité, il ne peut s'exercer vraiment qu'à l'échelle internationale, pour la simple raison qu'aujourd'hui, il domine à l'échelle internationale. Et que quand, y compris vous vous attaquez aux intérêts de la classe capitaliste, ici en France, vous vous attaquez à la classe capitaliste mondiale, parce que, vous savez, les capitaux sont imbriqués, et en réalité, il faut forcément que le mouvement de révolte, le changement de société, eh bien, ils se répandent tel un tremblement de terre qui aurait des répliques dans tous les pays. Donc, non, aujourd'hui, il n'y a pas de modèle. Il y a des moments dans l'histoire où il y a eu des vagues révolutionnaires qui auraient pu véritablement changer le monde. Ça, c'est sûr. Donc, vous m'y allez… Et c'est 1917-1920, on est une. »
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« En fait, vous allez me convaincre d'être vraiment contre. Parce que précisément, si c'est pour dire que ce sera moins coûteux que la lutte, eh bien là, on est vraiment, vraiment en train de tromper les travailleurs. Parce qu'il n'y a que la lutte, il n'y a que le rapport de force qui peut finalement donner aux travailleurs un pouvoir d'agir, un pouvoir de peser dans cette situation de lutte de classe. Il n'y a que ça. Et dire, ça sera moins coûteux. Il n'y aura rien de moins coûteux. La lutte, c'est forcément... Donc, ce sera moins notre outil. Vous savez, il y a eu une période dans l'histoire, plusieurs périodes, la Commune de Paris, mais aussi quand même, je reviens sur la vague de grève générale de mai-juin 1936. Pourquoi les travailleurs se sont fait craindre autant que ça ? C'est parce que, y compris, ils avaient occupé les usines. Ils avaient occupé les usines... Ils avaient pris le pouvoir aussi. Quand même, ils avaient le gouvernement de France. Mais là... Ça vous ne pouvez pas... Non, non, non. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 42:02
« Oui, effectivement, ils pourraient nous étrangler complètement. Et là, ils nous laissent un peu respirer. Oh, on va leur dire merci. Mais écoutez, ils sont responsables de ce qui se passe, de cette augmentation des prix, qui est en train, en plus, de se diffuser à toute l'économie. Parce que le problème des travailleurs, c'est pas seulement le prix des carburants, c'est l'augmentation générale de tous les prix, parce qu'on sait que ça se répercute. Ça se répercute, et d'ailleurs, ils l'ont déjà annoncé. Certains grands groupes ont déjà dit, que ce soit Lactalis, que ce soit les groupes chimiques, qu'ils allaient augmenter leur prix. Et c'est une réalité. Donc, moi, je sais que la seule façon pour, finalement, qu'on ne soit pas dupé avec toutes ces histoires d'aide, qu'on finit toujours par payer, entre parenthèses, parce qu'au final, les 710 millions d'aide qui ont été annoncées, ça va être pris sur les hôpitaux, ça va être pris sur l'éducation, etc. Donc, on le payera. La seule façon de ne pas être roulé dans la farine, quand on appartient au monde du travail, c'est d'obtenir, d'arracher des augmentations de salaires. Moi, je pense qu'une mesure immédiate qu'il faudrait mettre en place pour protéger véritablement le monde du travail, c'est l'augmentation du SMIC. Le SMIC a 2 000 euros nets par mois. L'augmentation générale de tous les salaires, et surtout, leur indexation sur l'inflation. C'est-à-dire que nos salaires doivent suivre l'augmentation des prix. Tout le reste, si vous voulez, c'est un marché de dupe. »
franceinfo · Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politiqueVérifier à 1:58
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« Je n'y crois pas parce qu'en fait, c'est le patron qui fait sa propre loi. Et plus les salariés sont fragilisés par plein de problèmes, par exemple des problèmes de papier, des problèmes de langue, et bien plus il fait sa loi en fait. Et je vous le redis, même le code du travail, normalement il faut payer toutes les heures travaillées, mais dans combien d'entreprises les heures supplémentaires ne sont pas payées ? Mais il y en a plein, je peux vous dire, il y en a plein. Donc si vous voulez, c'est une réalité sociale ça. Et y compris, vous n'allez pas dire au travailleur, on a pas payé tes heures supplémentaires, tu fais un RIC. Il y a déjà une loi qui dit que toutes les heures de travail doivent être payées, et que le patron qui ne le fait pas est un délinquant. Et alors, et alors, ça ne change rien. Donc en revanche, vous savez par rapport à la canicule, qu'est-ce qui s'est passé ? Il s'est passé que les travailleurs, heureusement, ils n'ont pas pensé à dire, on va faire un RIC, etc. Non, ils ont dit, il nous faut plus de pauses, on va les prendre. Il faut que les pauses soient plus longues, et bien on les allonge. Et puis on ne retourne pas au boulot comme, voilà, la pause elle est de 10 minutes, et bien on en prend 15, on en prend 18. C'est ça qui s'est passé. Les cadences, la plupart du temps, dans les usines, il y a une chose sur laquelle les patrons, ils ont été inflexibles, c'est impossible de diminuer les cadences. Les cadences, il faut les faire. C'est un principe. En fait, ils veulent faire croire qu'il n'y a pas d'autre façon de travailler, qu'il faut forcément travailler toujours plus vite, etc. Bon, il y a des salariés qui ont cassé les cadences. Voilà, tout simplement. Non mais j'entends bien. Ils ont agi, mais y compris en discutant. Et ça, ça s'appelle de l'action directe collective. Mais c'est ce qu'il y a de mieux. C'est ce qu'il y a de mieux parce que justement, les travailleurs, ils réalisent qu'en réalité dans cette société, on n'est pas voué à obéir. On n'est pas voué à dire oui chef, bien chef, etc. Quand les discussions, quand les ordres sont contraires à nos intérêts, sont même dangereux pour notre santé, on peut dire non. On peut dire non. On peut les contester. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 37:31
« Moi, je pense que pour l'instant, il y a beaucoup d'attentisme. Pour l'instant, effectivement, beaucoup. Il y a une résignation, vous pensez ? Je pense que quand on voit tout ce qui se passe dans le monde, quand on voit toutes ces horreurs, on se dit, voilà, on est quand même saisi d'effroi, on est un peu pétrifié, voilà. Mais moi, ce que je pense, c'est qu'en effet, il faut bien réaliser que quand on est travailleur, on a aussi une force. On fait tourner cette société et on est capable d'imposer nos intérêts. Et il faut, une des priorités, c'est de dire qu'il faut que les salaires, que les emplois, que les conditions de vie de ceux qui sont à la base de la société passent avant les super profits, passent avant les dividendes des actionnaires. Vous vous rendez compte qu'à la fin de l'année, on va se retrouver avec un groupe comme Total. Il aura quoi ? 25, 30 milliards de profits. Mais on marche sur la tête. »
franceinfo · Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politiqueVérifier à 6:03
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« En tout cas, c'est le seul moyen de protéger, en effet, notre pouvoir d'achat, de ne pas être piétiné, de ne pas sombrer encore davantage dans la misère. Aujourd'hui, vous vous rendez compte que quand on est ouvrier, quand on est facteur, quand on est auxiliaire de vie, on saute parfois des repas. Voilà, on a peur, on a peur du lendemain. On se demande, on sait qu'on ne partira peut-être pas en vacances, mais on a peur de ne pas pouvoir payer les études à ses enfants. Donc il faut qu'on se protège, nous, effectivement, les travailleurs. Moi, j'entends les entreprises dire, en tout cas ceux qui ont la possibilité, nous, on va répercuter la hausse des carburants sur les prix. Mais les travailleurs, ils font comment, eux, pour récupérer toutes les charges qu'ils ont à payer et pour pouvoir survivre dans ce monde de fous, dans ce monde de crise ? Vous me dites, mais ce n'est pas une solution pour arrêter la crise. Mais qui a une solution pour arrêter la crise ? Qui a une solution pour arrêter ces guerres de cette société capitaliste ? Parce que c'est ça aussi que moi, je tiens à dénoncer. C'est qu'on est dans une société qui est organisée de cette façon-là, où il n'y a que le profit qui compte, il n'y a que les rivalités capitalistes. Eh bien, oui, oui, ça dégénère forcément dans toutes ces guerres. Guerres, d'ailleurs, dont les premières victimes sont quand même aussi les peuples du Moyen-Orient. Parce que les premières victimes, ce sont les centaines de milliers de Palestiniens, de Libanais, d'Iraniens qui sont aujourd'hui quand même au cœur de cette guerre. »
franceinfo · Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politiqueVérifier à 4:02