Nathalie Arthaud — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
16 avr. 2012 au 30 juin 2026
Questions
567
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 567 questions évaluables
Réponse directe
248
Réponse partielle
100
Réponse à côté
214
Refus explicite
5
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 151 à 175 sur 567
Question 151Nathalie Arthaud | Gaza : "Un massacre avec la bénédiction des puissances impérialistes"
Alors, vous parliez des victimes qui seraient un peu invisibilisées. Le quai d'Orsay a fait part, des victimes palestiniennes, je précise, le quai d'Orsay donc a fait part de sa vie, bien qu'étude, mais c'est la première fois que le ministère des Affaires étrangères parle clairement de victimes palestiniennes. Est-ce que les autorités de notre pays sont à la hauteur de ce qui se passe actuellement ?
Réponse directe
Non, mais vous avez entendu Emmanuel Macron appeler au cessez-le-feu, appeler l'armée israélienne au cessez-le-feu ? Non, non, ils ne le font pas. Et vous savez, il n'y a pas grand-chose à attendre, mis à part quelques larmes de crocodile. Parce qu'en fait, Emmanuel Macron, la France, n'a jamais cessé de suivre, de ce point de vue-là, les États-Unis. Il faut aussi réaliser que la France, c'est une puissance de seconde zone dans cette affaire-là. C'est un nain dans le jardin impérialiste américain, en fait. Oui, il veut exister. Il veut exister en gesticulant et aussi en rajoutant un peu d'huile sur le feu. Parce que pensez quand même à cette proposition de faire une grande coalition compara…
« Non, mais vous avez entendu Emmanuel Macron appeler au cessez-le-feu, appeler l'armée israélienne au cessez-le-feu ? Non, non, ils ne le font pas. Et vous savez, il n'y a pas grand-chose à attendre, mis à part quelques larmes de crocodile. Parce qu'en fait, Emmanuel Macron, la France, n'a jamais cessé de suivre, de ce point de vue-là, les États-Unis. Il faut aussi réaliser que la France, c'est une puissance de seconde zone dans cette affaire-là. C'est un nain dans le jardin impérialiste américain, en fait. »
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Mécanismes explicités24 juin 2024 au 30 juin 2026 · 62 observations71 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est vrai qu'une première différence avec la façon dont vous avez de présenter les choses, en parlant de démocratie pour du peuple, etc., nous, nous parlons de démocratie ouvrière. Dans le sens où, finalement, cette démocratie, c'est ceux qui se battent, pas seulement des ouvriers, il ne faut pas penser, je ne parle pas seulement de celui qui a un bleu de travail, je parle à tous ceux qui sont utiles à la société, en fait, les 99 % de la société. Vous savez, même, pour moi, la femme qui élève ses enfants est une travailleuse, en fait, et elle est indispensable à la société, du simple fait, d'ailleurs, que justement, elle assure le renouvellement des générations. Et en fait, c'est un travail qui, y compris, est aussi prenant et aussi difficile et aussi dur et aussi épuisant qu'un travail parfois à l'usine de s'occuper des enfants. Donc, non, le monde du travail, pour nous, c'est ceux qui ont un travail, bien sûr, manuel, mais aussi un travail intellectuel, aussi ceux qui ont un statut d'auto-entrepreneur, ceux qui sont le petit artisan, c'est aussi ceux qui galèrent de petit boulot en petit boulot, entre chômage, intérim, etc., etc. Donc, vous voyez, c'est au sens large, mais à partir du moment où ils veulent se battre, eh bien, en fait, ils commencent à discuter ensemble, ils votent ensemble et ils votent pour tout. Écoutez, on a quand même l'exemple des gilets jaunes, l'exemple des gilets jaunes qui était magnifique pour ça, magnifique, parce que les femmes et les hommes qui ne se connaissaient pas, qui ne se connaissaient pas et qui n'avaient pas l'habitude de l'organisation, parce que beaucoup d'entre eux étaient dans des petites structures, souvent n'avaient jamais fréquenté de syndicats, n'avaient jamais appartenu à aucun parti politique, étaient finalement assez isolés. Ils ont eu ce réflexe de se réunir sur les ronds-points, vous voyez, et la discussion a démarré, et ils ont fonctionné ensemble. Ils ont fonctionné ensemble comment ? En discutant beaucoup, parfois en cherchant le consensus, parfois ils ne le trouvaient pas, ils ont voté, parfois ils ont choisi des représentants, parfois dénoncé ceux qui se présentaient comme des représentants, parce que moi, j'ai adoré quand ils ont posé un lapin au premier ministre, par exemple, enfin, quand les... voilà, parce que, ben justement, ça pose la question de dans quels représentants on a confiance, et ils se posaient tous ces problèmes-là. Ben moi, je suis convaincue que quand les gens ont envie de se battre pour quelque chose, quand ils ont un objectif, quand ils ont cette combativité, ben oui, ils font régner cette démocratie ouvrière qui consiste à discuter, à chercher à se convaincre les uns les autres, et puis à voter pour, au final, décider et appliquer collectivement ensemble la chose, parce que souvent aussi, on sépare le vote de l'application, alors qu'en fait, l'essentiel est quand même souvent dans qui applique. Et la démocratie ouvrière, vous justement, »
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
9 oct. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Le Média — Podcasts · Nathalie Arthaud | Gaza : "Un massacre avec la bénédiction des puissances impérialistes"Vérifier à 7:06
Voir 1 autre passage
« Oui, il veut exister. Il veut exister en gesticulant et aussi en rajoutant un peu d'huile sur le feu. Parce que pensez quand même à cette proposition de faire une grande coalition comparable à celle de Daesh pour aller combattre le terrorisme ? Qu'est-ce que c'est sinon rajouter de l'huile sur le feu ? Donc, toutes ces gesticulations-là ne sont pas seulement ridicules, mais elles sont aussi criminelles. »
Le Média — Podcasts · Nathalie Arthaud | Gaza : "Un massacre avec la bénédiction des puissances impérialistes"Vérifier à 7:41
Question 152Nathalie Arthaud | Gaza : "Un massacre avec la bénédiction des puissances impérialistes"
Emmanuel Macron qui dit détester le débat sur la valeur des vies juives et des vies palestiniennes. La question ne se pose pas. Quel est le regard que vous portez sur l'action du président de la République ?
Réponse directe
Mais depuis le départ, il explique qu'il ne faut pas importer le conflit. Et en même temps, lui, il se range. Il se range du côté de la politique d'oppression, de colonisation et de terreur de l'État israélien. C'est ça, la réalité. Il se range depuis le départ. Donc, nous, on a effectivement à dénoncer cette politique-là, à dire qu'on ne veut pas être assimilé à cette politique-là et brandir une autre perspective. Et encore une fois, cette perspective qu'il n'y aura pas de paix dans cette région si les droits des Palestiniens ne sont pas reconnus. Et pour qu'ils soient reconnus, il faudra en effet s'en prendre aussi à nos propres dirigeants, à nos propres gouvernants. C'est la raison pour…
« Mais depuis le départ, il explique qu'il ne faut pas importer le conflit. Et en même temps, lui, il se range. Il se range du côté de la politique d'oppression, de colonisation et de terreur de l'État israélien. C'est ça, la réalité. Il se range depuis le départ. Donc, nous, on a effectivement à dénoncer cette politique-là, à dire qu'on ne veut pas être assimilé à cette politique-là et brandir une autre perspective. Et encore une fois, cette perspective qu'il n'y aura pas de paix dans cette région si les droits des Palestiniens ne sont pas reconnus. »
Le Média — Podcasts · Nathalie Arthaud | Gaza : "Un massacre avec la bénédiction des puissances impérialistes"Vérifier à 8:23Voir 1 autre passage
« Et pour qu'ils soient reconnus, il faudra en effet s'en prendre aussi à nos propres dirigeants, à nos propres gouvernants. C'est la raison pour laquelle, moi, je pense qu'il n'y a pas seulement à être solidaire aujourd'hui des victimes palestiniennes et israéliennes. Il faut aussi penser, bien sûr, parce que la tragédie, elle est pour les deux peuples. Je tiens à le dire. La tragédie, elle est pour les deux peuples, pour la simple... D'ailleurs, on l'a vu le 7 octobre, parce qu'un peuple qui en opprime un autre ne peut pas être un peuple libre. Il ne peut pas vivre dans la sécurité. Et c'est la mère expérience que les Israéliens font aujourd'hui, puisqu'ils réalisent qu'en effet, ils ne peuvent pas vivre en paix en opprimant les Palestiniens en Cisjordanie, dans la bande de Gaza, et y compris en Israël, avec ce qu'on peut appeler un apartheid quand même. Voilà. Donc, ils réalisent, un certain nombre le réalisent. Moi, j'espère qu'ils vont être nombreux à comprendre, parce qu'un de mes espoirs, c'est ça, c'est qu'y compris la population israélienne, la fraction la plus consciente, justement, demandera des comptes à son gouvernement et se battra pour impulser, justement, une politique qui reconnaisse les droits des Palestiniens à leur existence. »
Le Média — Podcasts · Nathalie Arthaud | Gaza : "Un massacre avec la bénédiction des puissances impérialistes"Vérifier à 9:00
Question 153Nathalie Arthaud | Gaza : "Un massacre avec la bénédiction des puissances impérialistes"
Alors, dernière question, on parlera des travailleurs, justement, sur le front de l'emploi en France. Les 9 et 10 novembre se tiennent les dernières séances de négociations sur l'assurance chômage. Depuis l'avril dernier, les salariés abandonnant leur poste peuvent être présumés démissionnaires et ne bénéficient donc plus du chômage. Une nouvelle procédure qui a déjà un impact sur le nombre de licenciements. Est-ce que cette réforme de l'assurance chômage portée par la majorité présidentielle n'entraîne pas finalement un grand amalgame dans la situation des salariés ?
Réponse à côté
C'est une énième attaque contre les droits des travailleurs, mais qui va de pair avec l'attaque sur le RSA, qui va de pair avec l'attaque sur le pouvoir d'achat parce que, voilà, les salaires n'augmentent pas. Pour moi, c'est une offensive générale du grand patronat qui est aussi menée, qui a le renfort du gouvernement qui l'aide, qui l'aide de toutes les manières qu'il peut. Donc, là encore, s'opposer à cette politique, ça ne peut venir que des luttes, que des luttes collectives, que de cette conscience des travailleurs que, bah oui, il ne faut pas se laisser faire. De la même façon qu'on s'est levé pour, contre la réforme des retraites à 64 ans, il faudra se lever pour revendiquer nos dro…
« C'est une énième attaque contre les droits des travailleurs, mais qui va de pair avec l'attaque sur le RSA, qui va de pair avec l'attaque sur le pouvoir d'achat parce que, voilà, les salaires n'augmentent pas. Pour moi, c'est une offensive générale du grand patronat qui est aussi menée, qui a le renfort du gouvernement qui l'aide, qui l'aide de toutes les manières qu'il peut. Donc, là encore, s'opposer à cette politique, ça ne peut venir que des luttes, que des luttes collectives, que de cette conscience des travailleurs que, bah oui, il ne faut pas se laisser faire. De la même façon qu'on s'est levé pour, contre la réforme des retraites à 64 ans, il faudra se lever pour revendiquer nos droits et de façon bien plus puissante, bien plus déterminée, y compris en recourant à la grève qui est le rapport de force qui permet de véritablement s'imposer face au grand patronat. Donc, c'est ça notre perspective. Sans quoi, bien sûr, ils avanceront. Ils avanceront parce que dans une période comme ça de crise, d'incertitude, aussi de marche à la guerre, parce que c'est ça qui est en fond quand on pense à ce qui se passe au Moyen-Orient, ce qui se passe en Ukraine, ce qui se passe entre la guerre économique, entre la Chine et les États-Unis. Donc, on sent qu'il y a toute une période, toute une situation où, finalement, le grand patronat, il veut prendre le maximum. Voilà, il nous le fera payer, tout ça. Il nous le fera payer. Donc, il faut réaliser qu'en face de tout ça, il faudra compter sur personne d'autres que nous-mêmes, que nous-mêmes, notre conscience et notre capacité de nous rassembler pour nous battre et nous battre pour une toute autre société. »
Le Média — Podcasts · Nathalie Arthaud | Gaza : "Un massacre avec la bénédiction des puissances impérialistes"Vérifier à 14:48
Question 154Nathalie Arthaud | Gaza : "Un massacre avec la bénédiction des puissances impérialistes"
L'ONU parle d'ailleurs de probables crimes de guerre. Est-ce qu'on a assisté quand même à une certaine retenue de la part de la communauté internationale, l'Occident en particulier, sur le fait de qualifier les actes de l'armée israélienne ?
Réponse directe
Depuis le départ, et en fait, ça ne date pas d'aujourd'hui, depuis le départ, les grandes puissances, finalement, laissent Netanyahou et son gouvernement d'extrême droite et l'armée israélienne agir comme il le veut, depuis le début, et ce n'est pas une surprise, parce que ça fait 75 ans que ça dure, au bout du compte, ça fait 75 ans que les États-Unis, l'impérialisme, couvrent tous les crimes d'Israël, parce que moi j'ai été aussi choquée par cette présentation du 7 octobre, comme si finalement c'était un massacre qui arrivait comme ça de nulle part, que personne ne pouvait comprendre. Mais non, il y a une guerre, une véritable guerre, il y a une politique systématique d'oppression, de spo…
« Depuis le départ, et en fait, ça ne date pas d'aujourd'hui, depuis le départ, les grandes puissances, finalement, laissent Netanyahou et son gouvernement d'extrême droite et l'armée israélienne agir comme il le veut, depuis le début, et ce n'est pas une surprise, parce que ça fait 75 ans que ça dure, au bout du compte, ça fait 75 ans que les États-Unis, l'impérialisme, couvrent tous les crimes d'Israël, parce que moi j'ai été aussi choquée par cette présentation du 7 octobre, comme si finalement c'était un massacre qui arrivait comme ça de nulle part, que personne ne pouvait comprendre. Mais non, il y a une guerre, une véritable guerre, il y a une politique systématique d'oppression, de spoliation, de colonisation, qui a même subi une accélération depuis un an avec ce gouvernement Netanyahou. Donc c'est la réalité. Et cette réalité-là, en effet, elle a été avalisée depuis 75 ans par les grandes puissances. Donc moi, si vous voulez, je n'attends absolument rien, absolument rien des États-Unis et même des discours de compassion de Macron ou de la France. Il pourrait retenir le bras de l'armée israélienne, Biden, il pourrait le faire. Il ne le fait pas, parce que tout simplement, Israël est depuis le départ, la base avancée finalement de l'impérialisme dans cette région, dans cette région ô combien cruciale pour le pétrole et pour le commerce. Derrière cette politique d'oppression israélienne, il y a les intérêts de l'impérialisme. Il faut vraiment toujours l'avoir en tête. Et je dirais même que ce sont les calculs des grandes puissances impérialistes qui ont provoqué, qui ont créé le problème, parce qu'ils n'ont cessé depuis le départ à dresser les peuples les uns contre les autres, à les dresser les uns contre les autres, alors même qu'il y avait de la place. Et moi, ma conviction de communiste, c'est ça, c'est qu'il y a de la place pour les deux peuples dans cette région et que deux peuples qui ont des cultures, des langues différentes, des croyances différentes, peuvent bien sûr vivre côte à côte. Mais ça, c'est rendu impossible dans ce monde impérialiste, parce que ce n'est que rapport de domination, ce n'est que rapport d'opposition et d'exploitation. Voilà la réalité. Donc, c'est la raison pour laquelle moi, je combats tout ça. Et je pense que la perspective, au fond, c'est de remettre en cause l'ordre impérialiste. »
Le Média — Podcasts · Nathalie Arthaud | Gaza : "Un massacre avec la bénédiction des puissances impérialistes"Vérifier à 4:11
Question 155Nathalie Arthaud | Gaza : "Un massacre avec la bénédiction des puissances impérialistes"
est-ce que ce gouvernement, sous la houlette de Gérald Darmanin, est celui qui pourra le combattre ?
Réponse directe
Sûrement pas, sûrement pas. Peut-être qu'il y a une résurgence des actes antisémites, de racisme aussi. Ça, c'est sûr que... Vous savez, c'est ce qui est tragique dans la situation. C'est que là, aujourd'hui, finalement, le fossé d'incompréhension qui existait déjà est en train de se renforcer de dizaines de milliers de cadavres. Donc, évidemment, tout ça, ça sème la haine. La haine, je dirais, des deux côtés. Mais pour le monde du travail, pour l'avenir, pour le combat des travailleurs, eh bien, il faut combattre absolument toutes ces formes de racisme qui sont autant de divisions, qui sont autant d'impasses. Vous savez, le mouvement ouvrier n'a cessé de combattre l'antisémitisme. Il n'a c…
« Sûrement pas, sûrement pas. »
Le Média — Podcasts · Nathalie Arthaud | Gaza : "Un massacre avec la bénédiction des puissances impérialistes"Vérifier à 11:09Voir 1 autre passage
« Peut-être qu'il y a une résurgence des actes antisémites, de racisme aussi. Ça, c'est sûr que... Vous savez, c'est ce qui est tragique dans la situation. C'est que là, aujourd'hui, finalement, le fossé d'incompréhension qui existait déjà est en train de se renforcer de dizaines de milliers de cadavres. Donc, évidemment, tout ça, ça sème la haine. La haine, je dirais, des deux côtés. Mais pour le monde du travail, pour l'avenir, pour le combat des travailleurs, eh bien, il faut combattre absolument toutes ces formes de racisme qui sont autant de divisions, qui sont autant d'impasses. Vous savez, le mouvement ouvrier n'a cessé de combattre l'antisémitisme. Il n'a cessé de le combattre parce que, justement, ça a toujours été une façon de faire diversion et une façon, finalement, d'empêcher les travailleurs d'identifier les véritables ennemis qu'ils avaient face à eux. Donc, nous, nous pensons qu'il faut continuer ce combat-là. Maintenant, j'ai entendu aussi dans l'intervention de Darmanin qu'il y avait une petite confusion entre l'antisémitisme et l'extrême-gauche. Je ne sais pas ce qu'il... Enfin, si, je crois savoir que, justement, il y a aussi un amalgame que je dénonce aujourd'hui, c'est l'amalgame entre l'antisionisme et l'antisémitisme. Et ça, je trouve que c'est un amalgame qui est infamant, infamant, parce qu'en réalité, y compris d'abord, il y a un grand nombre de Juifs qui sont antisionistes, qui réalisent que tout ça est une impasse, que bafouer, que ignorer les droits des Palestiniens, ça ne peut conduire qu'à cela. Donc, ils sont eux-mêmes antisionistes. Donc, c'est ça, la réalité. Et donc, je crois qu'en effet, à la fois pour l'avenir, l'avenir des Israéliens et l'avenir des Palestiniens, eh bien, il faut dénoncer cette politique sioniste d'oppression et de répression. Et je dirais aussi, ces politiques nationalistes dans l'autre camp qui visent à éliminer le peuple d'en face, parce que là aussi, ça nous amène, en réalité, à une impasse sanglante, seulement à une impasse sanglante. Encore une fois, je le redis, ma conviction profonde de communiste, c'est que deux peuples peuvent vivre côte à côte, à condition qu'il n'y ait pas de rapport d'exploitation et d'oppression entre eux, que les droits de chacun soient reconnus. Et ça, ça ne pourra se réaliser que si on se débarrasse, en fait, du capitalisme, que si on se débarrasse de l'impérialisme. Donc, voilà, moi, dans ce qui apparaît vraiment comme une situation, comment dire, piégée, pour moi, la seule issue, ça reste le combat de ceux qui veulent renverser l'ordre impérialiste et les classes sociales et la domination capitaliste. Ça, ça passera par les travailleurs, les travailleurs du monde entier, les travailleurs de France, les travailleurs d'Israël, les travailleurs palestiniens. Voilà. Et leur conscience qu'ils peuvent se battre ensemble, qu'ils doivent construire ensemble un parti pour cela. »
Question 156Nathalie Arthaud | Gaza : "Un massacre avec la bénédiction des puissances impérialistes"
Est-ce que vous pensez qu'il y a eu une espèce de deux poids, deux mesures dans l'émotion collective avec tout aussi terrible l'attaque du Hamas du 7 octobre, mais derrière des victimes palestiniennes qui sont passées un peu sous le radar, sous prétexte d'essayer d'éliminer un ou deux chefs du Hamas qui sera, on le sait, remplacés dans la foulée ?
Réponse directe
Oui, c'est ce que j'ai ressenti. Bien sûr que les massacres perpétrés par le Hamas, le 7 octobre, sont des monstruosités, très clairement. Et je pense d'ailleurs que cela, c'est une impasse totale, y compris pour la cause palestinienne. Mais après cela, c'est évident qu'on a vu une disparition des victimes palestiniennes. Moi, j'ai été frappée de toute l'empathie et l'émotion qu'on pouvait partager face au drame subi par les Israéliens des Kibbutz, par exemple, et puis par le fait que finalement, du côté des victimes palestiniennes, on ne connaît pas le nom, on ne connaît pas les visages de ceux qui sont morts, on ne connaît pas leur histoire. En fait, ils sont gommés, ils n'ont même pas...…
« Oui, c'est ce que j'ai ressenti. Bien sûr que les massacres perpétrés par le Hamas, le 7 octobre, sont des monstruosités, très clairement. Et je pense d'ailleurs que cela, c'est une impasse totale, y compris pour la cause palestinienne. Mais après cela, c'est évident qu'on a vu une disparition des victimes palestiniennes. Moi, j'ai été frappée de toute l'empathie et l'émotion qu'on pouvait partager face au drame subi par les Israéliens des Kibbutz, par exemple, et puis par le fait que finalement, du côté des victimes palestiniennes, on ne connaît pas le nom, on ne connaît pas les visages de ceux qui sont morts, on ne connaît pas leur histoire. En fait, ils sont gommés, ils n'ont même pas... Voilà, on nie leur souffrance, exactement comme finalement on nie leur droit à jouir d'une existence nationale. Ça va de pair. Donc oui, moi, j'ai ressenti ça et je pense que c'est ce qui explique aussi ce besoin, cette volonté, y compris de manifester, de manifester aujourd'hui pour dire mais regardez, regardez ce qui se passe, c'est insoutenable. Ce massacre-là, il est perpétré par l'armée israélienne. On peut parler de terrorisme, oui, parlons de terrorisme, c'est le terrorisme à grande échelle, du terrorisme d'État avec des moyens sophistiqués d'une armée, certes. Certes, mais donc, voilà, il faut le dénoncer et je crois que c'est important de le faire aujourd'hui, bien sûr. »
Le Média — Podcasts · Nathalie Arthaud | Gaza : "Un massacre avec la bénédiction des puissances impérialistes"Vérifier à 2:18
Question 157GAZA : "UN MASSACRE AVEC LA BÉNÉDICTION DES PUISSANCES IMPÉRIALISTES" (NATHALIE ARTHAUD)
– Alors vous parliez des victimes qui seraient un peu invisibilisées. Le quai d'Orsay a fait part, des victimes palestiniennes, je précise. Le quai d'Orsay donc a fait part de sa vie, bien qu'étude, mais c'est la première fois que le ministère des Affaires étrangères parle clairement de victimes palestiniennes. Est-ce que les autorités de notre pays sont à la hauteur de ce qui se passe actuellement ?
Réponse partielle
– Non mais vous avez entendu Emmanuel Macron appeler au cessez-le-feu, appeler l'armée israélienne au cessez-le-feu ? Non, non, ils ne le font pas. Et vous savez, il n'y a pas grand-chose à attendre, mis à part quelques larmes de crocodile. Parce qu'en fait, Emmanuel Macron, la France n'a jamais cessé de suivre, de ce point de vue-là, les États-Unis. Il faut aussi réaliser que la France, c'est une puissance de seconde zone dans cette affaire-là. C'est un nain, un nain dans le jardin impérialiste américain, en fait. – Oui, il veut exister. Il veut exister en gesticulant et aussi en rajoutant un peu d'huile sur le feu. Parce que penser quand même à cette proposition de faire une grande coalit…
« – Non mais vous avez entendu Emmanuel Macron appeler au cessez-le-feu, appeler l'armée israélienne au cessez-le-feu ? Non, non, ils ne le font pas. Et vous savez, il n'y a pas grand-chose à attendre, mis à part quelques larmes de crocodile. Parce qu'en fait, Emmanuel Macron, la France n'a jamais cessé de suivre, de ce point de vue-là, les États-Unis. Il faut aussi réaliser que la France, c'est une puissance de seconde zone dans cette affaire-là. C'est un nain, un nain dans le jardin impérialiste américain, en fait. »
Le Média · GAZA : "UN MASSACRE AVEC LA BÉNÉDICTION DES PUISSANCES IMPÉRIALISTES" (NATHALIE ARTHAUD)Vérifier à 7:11Voir 1 autre passage
« – Oui, il veut exister. Il veut exister en gesticulant et aussi en rajoutant un peu d'huile sur le feu. Parce que penser quand même à cette proposition de faire une grande coalition comparable à celle de Daesh pour aller combattre le terrorisme, qu'est-ce que c'est sinon rajouter de l'huile sur le feu ? Donc, toutes ces gesticulations-là ne sont pas seulement ridicules, mais elles sont aussi criminelles. »
Le Média · GAZA : "UN MASSACRE AVEC LA BÉNÉDICTION DES PUISSANCES IMPÉRIALISTES" (NATHALIE ARTHAUD)Vérifier à 7:47
Question 158GAZA : "UN MASSACRE AVEC LA BÉNÉDICTION DES PUISSANCES IMPÉRIALISTES" (NATHALIE ARTHAUD)
Alors, on est face à une résurgence de l'antisémitisme. Est-ce que ce gouvernement, sous la houlette de Gérald Darmanin, est celui qui pourra le combattre ?
Réponse partielle
Sûrement pas, sûrement pas. Peut-être qu'il y a une résurgence des actes antisémites, de racisme aussi. Ça, c'est sûr que, vous savez, c'est ce qui est tragique dans la situation. C'est que là, aujourd'hui, finalement, le fossé d'incompréhension qui existait déjà est en train de se renforcer de dizaines de milliers de cadavres. Donc, évidemment, tout ça, ça sème la haine, la haine, je dirais, des deux côtés. Mais pour le monde du travail, pour l'avenir, pour le combat des travailleurs, eh bien, il faut combattre absolument toutes ces formes de racisme qui sont autant de divisions, qui sont autant d'impasses. Vous savez, le mouvement ouvrier n'a cessé de combattre l'antisémitisme. Il n'a ces…
« Sûrement pas, sûrement pas. Peut-être qu'il y a une résurgence des actes antisémites, de racisme aussi. Ça, c'est sûr que, vous savez, c'est ce qui est tragique dans la situation. C'est que là, aujourd'hui, finalement, le fossé d'incompréhension qui existait déjà est en train de se renforcer de dizaines de milliers de cadavres. Donc, évidemment, tout ça, ça sème la haine, la haine, je dirais, des deux côtés. Mais pour le monde du travail, pour l'avenir, pour le combat des travailleurs, eh bien, il faut combattre absolument toutes ces formes de racisme qui sont autant de divisions, qui sont autant d'impasses. Vous savez, le mouvement ouvrier n'a cessé de combattre l'antisémitisme. Il n'a cessé de le combattre parce que, justement, ça a toujours été une façon de faire diversion. Une façon, finalement, d'empêcher les travailleurs d'identifier les véritables ennemis qu'ils avaient face à eux. Donc, nous, nous pensons qu'il faut continuer ce combat-là. Maintenant, j'ai entendu aussi dans l'intervention de Darmanin qu'il y avait une petite confusion entre l'antisémitisme et l'extrême-gauche. Je ne sais pas ce qu'il veut... Enfin, si, je crois savoir que, justement, il y a aussi un amalgame que je dénonce aujourd'hui. C'est l'amalgame entre l'antisionisme et l'antisémitisme. Et ça, je trouve que c'est un amalgame qui est infamant. Infamant parce qu'en réalité, y compris d'abord, il y a un grand nombre de juifs qui sont anti-sionistes, qui réalisent que tout ça est une impasse, que bafouer, qu'ignorer les droits des Palestiniens, ça ne peut conduire qu'à cela. Donc, ils sont eux-mêmes anti-sionistes. Donc, c'est ça, la réalité. Donc, je crois qu'en effet, à la fois pour l'avenir des Israéliens et l'avenir des Palestiniens, il faut dénoncer cette politique sioniste d'oppression et de répression. Et je dirais aussi, c'est ces politiques nationalistes dans l'autre camp qui visent à éliminer le peuple d'en face. Parce que là aussi, ça nous amène en réalité à une impasse sanglante. Seulement à une impasse sanglante. Encore une fois, je le redis, ma conviction profonde de communisme, c'est que deux peuples peuvent vivre côte à côte, à condition qu'il n'y ait pas de rapport d'exploitation et d'oppression entre eux, que les droits de chacun soient reconnus. Et ça, ça ne pourra se réaliser que si on se débarrasse du capitalisme, que si on se débarrasse de l'impérialisme. Donc voilà, moi, dans ce qui apparaît vraiment comme une situation, comment dire, piégée, pour moi, la seule issue, ça reste le combat de ceux qui veulent renverser l'ordre impérialiste et les classes sociales et la domination capitaliste. Ça, ça passera par les travailleurs, les travailleurs du monde entier, les travailleurs de France, les travailleurs d'Israël, et les travailleurs palestiniens, voilà, et leur conscience, qui peuvent se battre ensemble, qui doivent construire ensemble un parti pour cela. »
Le Média · GAZA : "UN MASSACRE AVEC LA BÉNÉDICTION DES PUISSANCES IMPÉRIALISTES" (NATHALIE ARTHAUD)Vérifier à 11:15
Question 159GAZA : "UN MASSACRE AVEC LA BÉNÉDICTION DES PUISSANCES IMPÉRIALISTES" (NATHALIE ARTHAUD)
– Emmanuel Macron qui dit « détester le débat sur la valeur des vies juives et des vies palestiniennes ». La question ne se pose pas, quel est le regard que vous portez sur l'action du président de la République ?
Réponse directe
– Mais depuis le départ, il explique qu'il ne faut pas importer le conflit. Et ici, et en même temps, lui, il se range. Il se range du côté de la politique d'oppression, de colonisation et de terreur de l'État israélien. C'est ça la réalité. Il se range depuis le départ. Donc, nous, on a effectivement à dénoncer cette politique-là, à dire qu'on n'a aucune… Voilà, on ne veut pas être assimilé à cette politique-là et brandir une autre perspective. Et encore une fois, cette perspective qu'il n'y aura pas de paix dans cette région si les droits des Palestiniens ne sont pas reconnus. Et pour qu'ils soient reconnus, il faudra en effet s'en prendre aussi à nos propres dirigeants, à nos propres gou…
« – Mais depuis le départ, il explique qu'il ne faut pas importer le conflit. Et ici, et en même temps, lui, il se range. Il se range du côté de la politique d'oppression, de colonisation et de terreur de l'État israélien. C'est ça la réalité. Il se range depuis le départ. Donc, nous, on a effectivement à dénoncer cette politique-là, à dire qu'on n'a aucune… Voilà, on ne veut pas être assimilé à cette politique-là et brandir une autre perspective. Et encore une fois, cette perspective qu'il n'y aura pas de paix dans cette région si les droits des Palestiniens ne sont pas reconnus. Et pour qu'ils soient reconnus, il faudra en effet s'en prendre aussi à nos propres dirigeants, à nos propres gouvernants. C'est la raison pour laquelle, moi, je pense qu'il n'y a pas seulement à être solidaire aujourd'hui des victimes palestiniennes et israéliennes. Il faut aussi penser, bien sûr… Parce que la tragédie, elle est pour les deux peuples, je tiens à le dire. La tragédie, elle est pour les deux peuples, pour la simple… Enfin, d'ailleurs, on l'a vu le 7 octobre, parce qu'un peuple qui en opprime un autre ne peut pas être un peuple libre. Il ne peut pas vivre dans la sécurité. Et c'est la mère expérience que les Israéliens font aujourd'hui, puisqu'ils réalisent qu'en effet, ils ne peuvent pas vivre en paix en opprimant les Palestiniens en Cisjordanie, dans la bande de Gaza, et y compris en Israël, avec ce qu'on peut appeler un apartheid quand même. Voilà, donc ils réalisent, un certain nombre le réalisent. Moi, j'espère qu'ils vont être nombreux à comprendre, parce qu'un de mes espoirs, c'est ça, c'est qu'y compris la population israélienne, la fraction la plus consciente, justement, demandera des comptes à son gouvernement et se battra pour impulser, justement, une politique qui reconnaisse les droits des Palestiniens à leur existence. »
Le Média · GAZA : "UN MASSACRE AVEC LA BÉNÉDICTION DES PUISSANCES IMPÉRIALISTES" (NATHALIE ARTHAUD)Vérifier à 8:28
Question 160GAZA : "UN MASSACRE AVEC LA BÉNÉDICTION DES PUISSANCES IMPÉRIALISTES" (NATHALIE ARTHAUD)
Alors, dernière question, on parlera des travailleurs, justement, sur le front de l'emploi en France. Les 9 et 10 novembre se tiennent les dernières séances de négociations sur l'assurance chômage. Depuis l'avril dernier, les salariés abandonnant leur poste peuvent être présumés démissionnaires et ne bénéficient donc plus du chômage. Une nouvelle procédure qui a déjà un impact sur le nombre de licenciements. Est-ce que cette réforme de l'assurance chômage portée par la majorité présidentielle n'entraîne pas finalement un grand amalgame dans la situation des salariés ?
Réponse à côté
C'est une énième attaque contre les droits des travailleurs, mais qui va de pair avec l'attaque sur le RSA, qui va de pair avec l'attaque sur le pouvoir d'achat, parce que, voilà, les salaires n'augmentent pas. Pour moi, c'est une offensive générale du grand patronat qui est aussi menée, qui a le renfort du gouvernement, qui l'aide, qui l'aide de toutes les manières qu'il peut. Donc là encore, s'opposer à cette politique, ça ne peut venir que des luttes, que des luttes collectives, que de cette conscience des travailleurs que, bah oui, il ne faut pas se laisser faire. De la même façon qu'on s'est levé contre la réforme des retraites à 64 ans, il faudra se lever pour revendiquer nos droits,…
« C'est une énième attaque contre les droits des travailleurs, mais qui va de pair avec l'attaque sur le RSA, qui va de pair avec l'attaque sur le pouvoir d'achat, parce que, voilà, les salaires n'augmentent pas. Pour moi, c'est une offensive générale du grand patronat qui est aussi menée, qui a le renfort du gouvernement, qui l'aide, qui l'aide de toutes les manières qu'il peut. Donc là encore, s'opposer à cette politique, ça ne peut venir que des luttes, que des luttes collectives, que de cette conscience des travailleurs que, bah oui, il ne faut pas se laisser faire. De la même façon qu'on s'est levé contre la réforme des retraites à 64 ans, il faudra se lever pour revendiquer nos droits, et de façon bien plus puissante, bien plus déterminée, y compris en recourant à la grève, qui est le rapport de force qui permet de véritablement s'imposer face au grand patronat. Donc c'est ça, notre perspective. Sans quoi, bien sûr, ils avanceront. Ils avanceront parce que dans une période comme ça, de crise, d'incertitude, aussi de marche à la guerre, parce que c'est ça qui est en fond, quand on pense à ce qui se passe au Moyen-Orient, ce qui se passe en Ukraine, ce qui se passe entre la guerre économique, entre la Chine et les États-Unis. On sent qu'il y a toute une période, toute une situation où finalement, le grand patronat, il veut prendre le maximum. Il nous le fera payer, tout ça. Il nous le fera payer. Donc il faut réaliser qu'en face de tout ça, il faudra compter sur personne d'autre que nous-mêmes, notre conscience et notre capacité de nous rassembler pour nous battre et nous battre pour une toute autre société. »
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Question 161GAZA : "UN MASSACRE AVEC LA BÉNÉDICTION DES PUISSANCES IMPÉRIALISTES" (NATHALIE ARTHAUD)
Est-ce que vous pensez qu'il y a eu une espèce de deux poids deux mesures dans l'émotion collective avec tout aussi terrible l'attaque du Hamas du 7 octobre, mais derrière des victimes palestiniennes qui sont passées un peu sous le radar, sous prétexte d'essayer d'éliminer un ou deux chefs du Hamas qui sera, on le sait, remplacés dans la foulée ?
Réponse directe
Oui, c'est ce que j'ai ressenti. Bien sûr que les massacres perpétrés par le Hamas le 7 octobre sont des monstruosités, très clairement. Voilà, et je pense d'ailleurs que cela, c'est, comment dire, c'est une impasse totale, y compris pour la cause palestinienne. Mais après cela, c'est évident qu'on a vu une disparition des victimes palestiniennes. Moi, j'ai été frappée de toute l'empathie et l'émotion qu'on pouvait partager face au drame subi par les Israéliens, des Kibbutz, par exemple, et puis par le fait que finalement, du côté des victimes palestiniennes, on ne connaît pas le nom, on ne connaît pas les visages de ceux qui sont morts, on ne connaît pas leur histoire. En fait, ils sont go…
« Oui, c'est ce que j'ai ressenti. Bien sûr que les massacres perpétrés par le Hamas le 7 octobre sont des monstruosités, très clairement. Voilà, et je pense d'ailleurs que cela, c'est, comment dire, c'est une impasse totale, y compris pour la cause palestinienne. Mais après cela, c'est évident qu'on a vu une disparition des victimes palestiniennes. Moi, j'ai été frappée de toute l'empathie et l'émotion qu'on pouvait partager face au drame subi par les Israéliens, des Kibbutz, par exemple, et puis par le fait que finalement, du côté des victimes palestiniennes, on ne connaît pas le nom, on ne connaît pas les visages de ceux qui sont morts, on ne connaît pas leur histoire. En fait, ils sont gommés, ils n'ont même pas... Voilà, on nie leur souffrance, exactement comme finalement on nie leur droit à jouir d'une existence nationale. Ça va de pair. Donc oui, moi, j'ai ressenti ça et je pense que c'est ce qui explique aussi ce besoin, cette volonté, y compris de manifester, de manifester aujourd'hui pour dire, mais regardez, regardez ce qui se passe, c'est insoutenable. Ce massacre-là, il est perpétré par l'armée israélienne. On peut parler de terrorisme. Ah oui, là, parlons de terrorisme. C'est le terrorisme à grande échelle, du terrorisme d'État, avec des moyens sophistiqués d'une armée, certes, mais donc voilà, il faut le dénoncer et je crois que c'est important de le faire aujourd'hui, bien sûr. »
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Question 162GAZA : "UN MASSACRE AVEC LA BÉNÉDICTION DES PUISSANCES IMPÉRIALISTES" (NATHALIE ARTHAUD)
L'ONU parle d'ailleurs de probables crimes de guerre. Est-ce qu'on a assisté quand même à une certaine retenue de la part de la communauté internationale, l'Occident en particulier, sur le fait de qualifier les actes de l'armée israélienne ?
Réponse directe
Depuis le départ, et en fait, ça ne date pas d'aujourd'hui, les grandes puissances, finalement, laissent Netanyahou et son gouvernement d'extrême droite et l'armée israélienne agir comme il le veut depuis le début. Et ce n'est pas une surprise, parce que ça fait 75 ans que ça dure, au bout du compte. Ça fait 75 ans que les États-Unis, l'impérialisme couvre tous les crimes d'Israël, parce que moi, j'ai été aussi choquée par cette présentation du 7 octobre, comme si finalement, c'était un massacre qui arrivait comme ça de nulle part, que personne ne pouvait comprendre. Mais non, il y a une guerre, une véritable guerre. Il y a une politique systématique d'oppression, de spoliation, de colonisa…
« Depuis le départ, et en fait, ça ne date pas d'aujourd'hui, les grandes puissances, finalement, laissent Netanyahou et son gouvernement d'extrême droite et l'armée israélienne agir comme il le veut depuis le début. Et ce n'est pas une surprise, parce que ça fait 75 ans que ça dure, au bout du compte. Ça fait 75 ans que les États-Unis, l'impérialisme couvre tous les crimes d'Israël, parce que moi, j'ai été aussi choquée par cette présentation du 7 octobre, comme si finalement, c'était un massacre qui arrivait comme ça de nulle part, que personne ne pouvait comprendre. Mais non, il y a une guerre, une véritable guerre. Il y a une politique systématique d'oppression, de spoliation, de colonisation, qui a même subi une accélération depuis un an avec ce gouvernement Netanyahou. Donc, c'est la réalité. Et cette réalité-là, en effet, elle a été avalisée depuis 75 ans par les grandes puissances. Donc, moi, si vous voulez, je n'attends absolument rien, absolument rien des États-Unis et même des discours de compassion de Macron ou de la France. Il pourrait retenir le bras de l'armée israélienne, Biden. Il pourrait le faire. Il ne le fait pas, parce que, tout simplement, Israël est depuis le départ, la base avancée, finalement, de l'impérialisme dans cette région, dans cette région ô combien cruciale pour le pétrole et pour le commerce. Derrière cette politique d'oppression israélienne, il y a les intérêts de l'impérialisme. Il faut vraiment toujours l'avoir en tête. Et je dirais même que ce sont les calculs des grandes puissances impérialistes qui ont provoqué, qui ont créé le problème, parce qu'ils n'ont cessé, depuis le départ, à dresser les peuples les uns contre les autres, à les dresser les uns contre les autres, alors même qu'il y avait de la place. Et moi, ma conviction de communiste, c'est ça. C'est qu'il y a de la place pour les deux peuples dans cette région. Et que deux peuples qui ont des cultures, des langues différentes, des croyances différentes, peuvent bien sûr vivre côte à côte. Mais ça, c'est rendu impossible dans ce monde impérialiste, parce que ce n'est que rapport de domination. Ce n'est que rapport d'opposition et d'exploitation. Voilà la réalité. Donc c'est la raison pour laquelle moi, je combats tout ça. Et je pense que la perspective, au fond, c'est de remettre en cause l'ordre impérialiste. »
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Question 163Mes interventions dans le débat du Media au soir des manifestations du 16 février
D'accord. Vous expliquez ça comme ça pour le recul de la mobilisation au sein de l'éducation nationale et plus précisément au sein du corps enseignant ?
Réponse partielle
Je pense, oui, je pense que les vacances, le fait qu'on soit, voilà, que samedi, on soit en vacances, enfin que vendredi, on soit en vacances et au retour des vacances, on est en grève, encore une fois. Donc je pense qu'il y avait aussi beaucoup de profs qui voulaient revoir leurs élèves avant de leur dire au revoir pour trois semaines ou un mois.
« Je pense, oui, je pense que les vacances, le fait qu'on soit, voilà, que samedi, on soit en vacances, enfin que vendredi, on soit en vacances et au retour des vacances, on est en grève, encore une fois. Donc je pense qu'il y avait aussi beaucoup de profs qui voulaient revoir leurs élèves avant de leur dire au revoir pour trois semaines ou un mois. »
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Question 164Mes interventions dans le débat du Media au soir des manifestations du 16 février
C'est-à-dire que les salariés se préservent et gardent du salaire, en fait, pour Mars et pour les reconductibles ?
Réponse à côté
Je pense que beaucoup ont en tête que ça sera de toute façon dur, qu'il ne suffira pas d'un jour, qu'il faut s'engager, là, sur une grève, effectivement, qui peut prendre, je ne sais pas, peut-être une semaine, peut-être plus, je ne sais pas, mais tout le monde l'a en tête, en fait. Donc oui, c'est pas facile. Ça nécessite de prendre de l'énergie. Bon, je prends le secteur de l'enseignement. Moi, je suis enseignante. Il y a une difficulté objective aussi. C'est les vacances samedi. Donc beaucoup de camarades de travail voulaient voir les élèves avant de partir en vacances, d'autant plus que nous, à la rentrée, c'est la grève.
« Je pense que beaucoup ont en tête que ça sera de toute façon dur, qu'il ne suffira pas d'un jour, qu'il faut s'engager, là, sur une grève, effectivement, qui peut prendre, je ne sais pas, peut-être une semaine, peut-être plus, je ne sais pas, mais tout le monde l'a en tête, en fait. Donc oui, c'est pas facile. Ça nécessite de prendre de l'énergie. Bon, je prends le secteur de l'enseignement. Moi, je suis enseignante. Il y a une difficulté objective aussi. C'est les vacances samedi. Donc beaucoup de camarades de travail voulaient voir les élèves avant de partir en vacances, d'autant plus que nous, à la rentrée, c'est la grève. »
youtube.com · Mes interventions dans le débat du Media au soir des manifestations du 16 févrierVérifier à 2:04
Question 165Mes interventions dans le débat du Media au soir des manifestations du 16 février
Voilà. La détermination reste intacte, même chez les professeurs. C'était plus une question, on va dire, d'opportunité à renoncer. Nathalie Arthaud, est-ce que vous pensez effectivement qu'on doit durcir la mobilisation ?
Réponse directe
Il faut bloquer cette attaque. Il faut la bloquer. Et il faut le faire avec les moyens que possèdent les travailleurs. Et ces moyens-là, c'est la grève, effectivement. C'est d'arrêter de faire rouler les trains, de donner les cours aux enfants, c'est d'arrêter la production ou de baisser la production d'électricité, c'est d'arrêter la fabrication des voitures. Et c'est là, c'est en touchant au portefeuille du grand patronat qu'encore une fois, on se fera craindre. Moi, j'ai quand même en tête ce qui s'est passé au moment des raffineries. Je sais qu'on en rediscutera tout à l'heure. Mais vous vous souvenez, les cris de rage, ils nous prennent en otage, etc. Enfin bon, c'était la haine. C'éta…
« Il faut bloquer cette attaque. Il faut la bloquer. Et il faut le faire avec les moyens que possèdent les travailleurs. Et ces moyens-là, c'est la grève, effectivement. C'est d'arrêter de faire rouler les trains, de donner les cours aux enfants, c'est d'arrêter la production ou de baisser la production d'électricité, c'est d'arrêter la fabrication des voitures. Et c'est là, c'est en touchant au portefeuille du grand patronat qu'encore une fois, on se fera craindre. Moi, j'ai quand même en tête ce qui s'est passé au moment des raffineries. Je sais qu'on en rediscutera tout à l'heure. Mais vous vous souvenez, les cris de rage, ils nous prennent en otage, etc. Enfin bon, c'était la haine. C'était la haine. Pourquoi ? Pourquoi c'était la haine du côté du MEDEF et du côté du gouvernement ? Parce que précisément, on touchait là où ça leur faisait mal. C'est exactement ça, la voie à suivre. Vous savez, on a beaucoup pris l'exemple de 95. 95, ça n'était pas parti comme ça, comme une traînée de poudre, brutalement. La grève, elle s'était construite à la SNCF et ça avait mis plusieurs semaines. En revanche, quand elle avait commencé à être contagieuse et à s'étendre de secteur en secteur, et donc à devenir incontrôlable, non seulement du gouvernement, mais aussi des syndicats, ça n'a pas été long pour que Juppé, qui prétendait droit dans ses bottes, recule. Donc en réalité, c'est ça le rapport de force. Et moi, ce que je vois, c'est qu'il faut qu'on discute beaucoup parce qu'il y a encore des hésitations, il y a encore des doutes, beaucoup. Et il faut réaliser l'immense force qu'on a et la force qu'on a de se faire craindre et donc de se faire respecter. Voilà, moi, je suis convaincue que les travailleurs, ils peuvent écrire l'histoire, qu'on n'est pas, comment dire, destiné à subir et à enteriner ce qu'en haut, au sommet, ils décident. On peut écrire l'histoire au travers de nos luttes et de nos mobilisations. »
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Question 166Mes interventions dans le débat du Media au soir des manifestations du 16 février
Vous qui êtes avocate volontaire, Nathalie Arthaud, est-ce que vous pensez que cette mobilisation contre la réforme des retraites doit être avant tout celle des femmes ?
Réponse directe
Moi, elle doit être celle du monde du travail. Mais c'est ça qui fera notre force. C'est que précisément, il y aura... Il faut qu'il y ait le secteur privé. Et il faut qu'il y ait les secteurs publics. Il faut qu'il y ait les femmes. Il faut qu'il y ait les hommes. Il faut qu'il y ait les seniors, les anciens. Il faut qu'il y ait les jeunes. Il faut qu'il y ait l'ensemble du monde du travail. Et là, franchement, merci Macron. Merci Macron. Parce que ça faisait quand même un paquet de temps qu'on n'avait pas réussi à s'exprimer d'une même voix, comme on s'exprime d'une même voix, là, en ce moment. Donc moi, je n'ai pas tellement envie de saucissonner tout ça. C'est injuste. C'est injuste du…
« Moi, elle doit être celle du monde du travail. Mais c'est ça qui fera notre force. C'est que précisément, il y aura... Il faut qu'il y ait le secteur privé. Et il faut qu'il y ait les secteurs publics. Il faut qu'il y ait les femmes. Il faut qu'il y ait les hommes. Il faut qu'il y ait les seniors, les anciens. Il faut qu'il y ait les jeunes. Il faut qu'il y ait l'ensemble du monde du travail. Et là, franchement, merci Macron. Merci Macron. Parce que ça faisait quand même un paquet de temps qu'on n'avait pas réussi à s'exprimer d'une même voix, comme on s'exprime d'une même voix, là, en ce moment. Donc moi, je n'ai pas tellement envie de saucissonner tout ça. C'est injuste. C'est injuste du début jusqu'à la fin. C'est une attaque, mais pourrie. Ça saute aux yeux, tout le monde. Parce que d'abord, on sait tous que, en fait, beaucoup n'iront pas jusqu'à 64 ans, mais ils iront à Pôle emploi. Et ça, tout le monde le sait. Tout le monde le mesure. Les femmes, les hommes, etc. Ils voient le fric qui a un pôle, les milliards qui dégoulinent, et comment on s'en prend comme ça, y compris à ceux qui ont commencé à travailler tôt et qui ont fait les boulots les plus durs. Parce que c'est ça aussi, la borne d'âge des 64 ans. Parce que moi, franchement, moi, c'était Touraine qui m'avait déjà mis la tête sous l'eau. C'est-à-dire le gentil gouvernement socialiste et tous ces membres qui sont en train de manifester en ce moment contre cette réforme. Moi, franchement, c'était la réforme Touraine. Moi, je suis de 1970. Donc, de toute façon, j'avais 43 annuités de cotisation. Donc moi, c'est au-delà de 67 ans. Voilà. Donc j'avais déjà bu la tasse. Donc, en fait, ce n'était pas tellement ceux qui ont fait des études qui sont touchés. C'est ceux qui ont commencé. C'est les prolos. C'est les ouvriers. C'est les ouvriers. C'est les artisans. C'est ceux qui font les boulots les plus durs. Donc, si vous voulez, cette réforme, elle est injuste, mais de bout en bout. De bout en bout. Donc moi, je n'ai pas envie de saucissonner tout ça. Et je n'ai pas envie de dire il y a le 7, il y a le 8. Non. Il y a un combat à mener. Ce combat, il faut qu'on y mette toutes nos forces. Il faut savoir qu'il va durer. Eux, ils sont déterminés en face. Ce n'est pas une lubie. Macron, il n'a pas été pris d'une lubie, etc. La bourgeoisie, elle a un problème avec son système. Elle a un problème. Il arrive au bout du rouleau. Il y a une concurrence féroce entre eux. En plus, il y a le problème. Ils ont besoin de l'État pour les aider en permanence. Ils ont besoin d'être mis sous respiratoire artificiel. Ils ont besoin que tout de l'argent de l'État, il aille dans les poches de la bourgeoisie. Voilà. Il faut que le fric, il fasse encore plus de fric. Donc, il faut qu'ils aillent chercher du pognon chez les travailleurs. Donc, eux, ils sont déterminés. Nous, il faut qu'on soit déterminés. Et cette détermination, ça voudra dire le 7, le 8, le 9, le 10. Parce que le gouvernement, il sait qu'il y a une tempête qui l'attend le 7 et le 8. La question, ça sera le 9. Donc, une détermination. »
youtube.com · Mes interventions dans le débat du Media au soir des manifestations du 16 févrierVérifier à 8:16
Question 167Mes interventions dans le débat du Media au soir des manifestations du 16 février
Mais certaines populations ont plus difficilement que d'autres accès à des carrières complètes. Est-ce que c'est pas important quand même de rendre visibles les difficultés de certains ?
Réponse à côté
Dans les discussions, bien sûr, on remise, mais il faut pas... En même temps, c'est un élan commun. En même temps, quand on se bat pour le retrait de cette réforme, on se bat pour un objectif commun. Il faut pas perdre de vue aussi que voilà ce qu'on a en commun et que le combat commun qu'on peut mener, c'est pour gagner sur les retraites et plus que ça. C'est-à-dire pour se faire reculer l'exploitation. Parce que moi, ce que j'espère aussi, c'est que ça sera qu'un point de départ. Si on réussit à faire reculer Macron là-dessus, ça sera un point de départ pour poser aussi tous les problèmes qui nous taraudent et qui nous pourrissent la vie depuis des années et des années, sur les conditions…
« Dans les discussions, bien sûr, on remise, mais il faut pas... En même temps, c'est un élan commun. En même temps, quand on se bat pour le retrait de cette réforme, on se bat pour un objectif commun. Il faut pas perdre de vue aussi que voilà ce qu'on a en commun et que le combat commun qu'on peut mener, c'est pour gagner sur les retraites et plus que ça. C'est-à-dire pour se faire reculer l'exploitation. Parce que moi, ce que j'espère aussi, c'est que ça sera qu'un point de départ. Si on réussit à faire reculer Macron là-dessus, ça sera un point de départ pour poser aussi tous les problèmes qui nous taraudent et qui nous pourrissent la vie depuis des années et des années, sur les conditions de travail, sur le pouvoir d'achat, sur le fait qu'il faut embaucher les jeunes, qu'il faut soulager les gens qui bossent, etc. Pour moi, ce sera un point de départ pour une contestation, je l'espère, beaucoup plus large de cette société capitaliste et de la bourgeoisie qui domine. »
youtube.com · Mes interventions dans le débat du Media au soir des manifestations du 16 févrierVérifier à 14:23
Question 168L'interview politique de Nathalie Arthaud
ils sont enseignants, ils sont facteurs, factrices. Est-ce que c'est des personnes qui sont à même de pouvoir nous représenter ?
Réponse directe
Alors, nous pensons que cette idée-là, cette idée-là, que finalement, ce sont les femmes et les hommes du monde du travail, ceux qui sont à la base de la société, les aides à domicile, les femmes de ménage, les ouvriers, y compris ceux qui n'ont pas fait beaucoup d'études, mais qui travaillent dur ou qui ont travaillé toute leur vie. Oui, nous pensons que ce sont eux qui sont même les mieux à même de nous représenter. Pourquoi ? Parce qu'ils vivent ce que vit l'écrasante majorité de la population, tout simplement. Donc, eux, ils rencontrent les galères quotidiennes, ils ont les mêmes préoccupations. Ils savent ce que ça veut dire, justement, avoir à compter chaque euro, l'angoisse que c'est…
« Alors, nous pensons que cette idée-là, cette idée-là, que finalement, ce sont les femmes et les hommes du monde du travail, ceux qui sont à la base de la société, les aides à domicile, les femmes de ménage, les ouvriers, y compris ceux qui n'ont pas fait beaucoup d'études, mais qui travaillent dur ou qui ont travaillé toute leur vie. Oui, nous pensons que ce sont eux qui sont même les mieux à même de nous représenter. Pourquoi ? Parce qu'ils vivent ce que vit l'écrasante majorité de la population, tout simplement. Donc, eux, ils rencontrent les galères quotidiennes, ils ont les mêmes préoccupations. Ils savent ce que ça veut dire, justement, avoir à compter chaque euro, l'angoisse que c'est quand vous arrivez à la retraite de découvrir le niveau de pension minable qu'on va vous payer. Ils savent l'angoisse, y compris de se retrouver au chômage. Ils savent la frustration que ça peut être de ne pas pouvoir payer des études à leurs enfants. Ils le vivent. Ils le vivent. Donc, ils connaissent. Ce sont précisément eux qui connaissent les besoins. Les besoins. Ils n'ont pas d'autre intérêt que ceux de l'écrasante majorité de la population. Donc, oui, bien sûr que ça ferait les meilleurs députés qui soient. Ça ferait les meilleurs députés qui soient parce qu'eux, ils parleraient du point de vue des travailleurs. Du point de vue des travailleurs et pas du point de vue de qu'est-ce qui fonctionnerait dans le cadre de ce système. Là, on a beaucoup discuté de l'Union de la Gauche de Mélenchon. Mais voyez, il y a toujours quelque chose qui se trouve significatif. C'est par exemple ce qu'il met en avant pour le SMIC. Il a mis 1400 euros net en avant pour le SMIC à la présidentielle. Là, avec l'inflation, il est déjà dépassé. Donc là, il est à 1500. Il dit 1500. Mais voyez, quand nous, on discute justement dans les entreprises, on est tous d'accord pour dire que vivre dignement aujourd'hui, pour vivre dignement aujourd'hui, sans avoir justement à être dans l'angoisse en permanence, il faut 2000. 2000 euros net. 2000 euros net. Pour ne pas être justement pauvre. Pauvre à devoir tout calculer, laisser sa voiture au garage parce qu'on ne peut plus mettre de l'essence, etc. Il faut 2000 euros. Alors, je ne sais pas ce que vous en pensez, mais je pense que c'est un chiffre qui est assez, comment dire, il y a un peu consensus quand même. 2000 euros, c'est un peu le seuil. D'ailleurs, vous remarquerez qu'y compris Castex, quand il a mis en place le chèque inflation pour aider justement, il a pris 2000 euros comme le seuil parce que lui aussi, finalement, il a jugé que 2000 euros, c'était quand même un peu, bon, un minimum. Eh bien, pourquoi ? Pourquoi Mélenchon ne dit pas 2000 euros ? Pourquoi ? Pourquoi ? Parce qu'il ne part pas des besoins du monde du travail. Il ne part pas des besoins des femmes et des hommes qui font tourner la société et il ne dit pas finalement, leurs besoins sont mes combats, sont mes objectifs et il fixe 1500 euros. Pourquoi ? En se disant, il faut quand même que le patronat, il accepte. Il faut quand même que lui aussi, il s'y retrouve. On ne va pas lui mettre le couteau sous la gorge, n'est-ce pas ? Eh bien, moi, je ne suis pas d'accord avec cette façon de raisonner. Je pense que précisément, il faut dire, voilà comment la société, elle devrait fonctionner, pour ceux qui en sont à la base, pour ceux qui sont les forces vives, qui sont les travailleurs et on doit la réorganiser en fonction d'eux. Et s'il y a effectivement, ça pose des problèmes de rentabilité au patronat, eh bien, c'est cette question de rentabilité qui doit être mise en cause, mais sûrement pas ce qu'il faut et ce qui est nécessaire pour vivre. vous voyez ? Donc, ça fait toute la différence. Ça fait toute la différence. De quel point de vue on se pose ? Et moi, ce que je constate, c'est que tous ceux qui sont en mesure, là, de gagner des postes de... des sièges de députés, ils ont tous en commun, finalement, de se résigner à cette domination patronale patronale et se résigner à cet ordre capitaliste, à cette loi, aux différentes lois qui la régentent. La loi du profit, de la rentabilité, de la compétitivité, etc. Mélenchon comme les autres. Donc, c'est la raison pour laquelle, moi, clairement, clairement, je suis convaincue que le sort des travailleurs ne dépend pas du tout, du tout, de ces élections législatives, de la future majorité qui en sortira. Je pense que tout ça, c'est un cirque électoral, un cirque électoral où on nous fait croire que finalement, on pourrait changer notre sort ou au bout du compte, c'est la même politique. On retrouve toujours la même politique avec cette différence que comme la crise économique est installée depuis fort longtemps et qu'elle s'aggrave, tous les problèmes qu'on a ne cessent de devenir plus graves. Voilà. »
youtube.com · L'interview politique de Nathalie ArthaudVérifier à 11:00
Question 169L'interview politique de Nathalie Arthaud
Mais par quoi le remplacer, du coup ?
Réponse directe
Donc, par quoi le remplacer ? Nous, nous sommes communistes. Donc, effectivement, moi, j'ai beaucoup dit qu'il fallait renverser le capitalisme, mais on renverse bien que ce qu'on remplace, évidemment. Donc, oui, je pense qu'il faut que ces grandes entreprises, ces multinationales, que ce grand capital soient propriétés collectives. C'est ça, l'idée du communisme, c'est de mettre en commun les grands moyens de production. Et ça signifie, donc, l'expropriation, ça signifie qu'on considère finalement toutes ces multinationales qui ont été construites au fil des années à partir du labeur de générations et de générations de femmes et d'hommes, y compris de tous les continents, eh bien, c'est de…
« par quoi le remplacer ? Nous, nous sommes communistes. Donc, effectivement, moi, j'ai beaucoup dit qu'il fallait renverser le capitalisme, mais on renverse bien que ce qu'on remplace, évidemment. Donc, oui, je pense qu'il faut que ces grandes entreprises, ces multinationales, que ce grand capital soient propriétés collectives. C'est ça, l'idée du communisme, c'est de mettre en commun les grands moyens de production. Et ça signifie, donc, l'expropriation, ça signifie qu'on considère finalement toutes ces multinationales qui ont été construites au fil des années à partir du labeur de générations et de générations de femmes et d'hommes, y compris de tous les continents, eh bien, c'est de considérer que ces grandes entreprises sont propriétés collectives et les faire tourner comme on peut faire tourner un certain nombre de services publics. c'est-à-dire en se demandant quels sont les besoins à satisfaire et comment on planifie la production pour réussir »
youtube.com · L'interview politique de Nathalie ArthaudVérifier à 22:58
Question 170L'interview politique de Nathalie Arthaud
Mais ça aiderait d'ouvrir les comptes pour les obliger à augmenter les salaires ?
Réponse directe
Moi, je suis convaincue que si on ouvre les comptes et qu'on voit précisément l'argent qu'il y a en provision, l'argent qui est versé en dividendes, l'argent qui est versé en intérêt aux banques, l'argent, les marges bénéficiaires, oui, bien sûr que c'est évident que ça donnerait de la légitimité aux travailleurs pour aller plus loin dans leur combat et pour dire, ah bon, vous n'êtes pas en mesure ? Mais regardez, on a la preuve que ce n'est pas le cas. Donc nous, on ne marche plus. Voilà, c'est une question pour nous renforcer, c'est une mesure qui ne pourrait que renforcer le rapport de force. Renforcer le rapport de force. Et vous savez, moi, je trouve ça quand même totalement, comment d…
« Moi, je suis convaincue que si on ouvre les comptes et qu'on voit précisément l'argent qu'il y a en provision, l'argent qui est versé en dividendes, l'argent qui est versé en intérêt aux banques, l'argent, les marges bénéficiaires, oui, bien sûr que c'est évident que ça donnerait de la légitimité aux travailleurs pour aller plus loin dans leur combat et pour dire, ah bon, vous n'êtes pas en mesure ? Mais regardez, on a la preuve que ce n'est pas le cas. Donc nous, on ne marche plus. Voilà, c'est une question pour nous renforcer, c'est une mesure qui ne pourrait que renforcer le rapport de force. Renforcer le rapport de force. Et vous savez, moi, je trouve ça quand même totalement, comment dire, dans l'air du temps, cette revendication-là. Parce que quand même, on est dans une société où on demande de la transparence. Hein ? La transparence. Alors, de façon tout à fait normale pour le personnel politique, pour tous les responsables des institutions, ok. Mais pourquoi cette transparence, elle s'arrêterait à la porte des entreprises et en particulier des grandes entreprises ? Parce que vous vous dites, imaginez bien que les petites entreprises, y compris la boulangerie, elle n'a pas grand chose à cacher à ses salariés, mais les grandes, les grandes. Parce que vous comprenez, alors, on accepte qu'ils fassent leur popote, leur cuisine, leur petite magouille, leur petite malversation, leur jeu d'écriture comme ça dans leur coin. Et puis après, on va se plaindre qu'on n'arrive pas à lutter contre l'évasion fiscale. On va se plaindre que, ah oui, quand même, les inégalités, elles augmentent. Mais ces inégalités, elles ont une origine. L'origine, c'est précisément là. Ça se passe dans l'exploitation. Ça se passe parce que les salaires sont écrasés, parce qu'on demande à ceux qui travaillent des cadences plus dures, des temps de travail plus longs, etc. Et ça, justement, on le mesurerait. On s'en rendrait compte. Pour moi, une société véritablement démocratique et transparente, ce serait une société qui nous permettrait aux travailleurs de voir les fruits de leur labeur. Voilà ce que ça a rapporté. Voilà combien ça a été vendu. Voilà les marges. Voilà... Et de savoir où part cet argent, justement. »
youtube.com · L'interview politique de Nathalie ArthaudVérifier à 19:51
Question 171L'interview politique de Nathalie Arthaud
Alors, il y a plusieurs crises en ce moment. Les crises sociales, la crise écologique. Pour vous, l'un des mots de la société, c'est le capitalisme. Par quoi vous voulez le remplacer, ce modèle ?
Réponse à côté
Parce que, oui, et on pourrait rajouter la guerre maintenant. sur le continent européen, en tout cas, parce qu'il y a toujours eu des guerres aux quatre coins du monde, en réalité. Mais il faut rajouter maintenant ces bruits de bottes. Et oui, cette crise climatique, mais c'est complètement lié à une société qui n'est guidée que par la loi du profit, bien sûr. Bien sûr, c'est le B.A.B. du fonctionnement du système. C'est-à-dire que, pour se développer, eh bien, il faut qu'il explore les hommes et la planète et les ressources naturelles au maximum jusqu'à leur extrême limite.
« Parce que, oui, et on pourrait rajouter la guerre maintenant. sur le continent européen, en tout cas, parce qu'il y a toujours eu des guerres aux quatre coins du monde, en réalité. Mais il faut rajouter maintenant ces bruits de bottes. »
youtube.com · L'interview politique de Nathalie ArthaudVérifier à 22:15Voir 1 autre passage
« Et oui, cette crise climatique, mais c'est complètement lié à une société qui n'est guidée que par la loi du profit, bien sûr. Bien sûr, c'est le B.A.B. du fonctionnement du système. C'est-à-dire que, pour se développer, eh bien, il faut qu'il explore les hommes et la planète et les ressources naturelles au maximum jusqu'à leur extrême limite. »
youtube.com · L'interview politique de Nathalie ArthaudVérifier à 22:31
Question 172L'interview politique de Nathalie Arthaud
Si vous voulez une révolution, vous présentez quand même aux différentes prises de pouvoir, donc aux présidentielles, aux législatives, est-ce que ce n'est pas un peu contradictoire de se présenter à une élection pour détenir du pouvoir mais en même temps prônez la révolution ?
Réponse directe
Ce serait contradictoire si je mentais. Ce serait contradictoire si je disais votez pour moi parce que moi, présidente de la République, ce que je n'ai jamais fait, ce que je n'ai jamais dit. Je fais ma campagne, moi, je suis la seule à expliquer que les présidents de la République sont des pantins, tous, les uns après les autres, des pantins, aux mains, des véritables puissances qui sont celles de l'argent et du grand capital. Donc, moi, j'utilise ce moment-là où on me donne la parole, où on donne à chacun la parole, où la possibilité de s'exprimer, pour exprimer mes idées révolutionnaires, en fait, tout simplement. Ce serait contradictoire si je disais qu'avec les élections, on peut chang…
« Ce serait contradictoire si je mentais. Ce serait contradictoire si je disais votez pour moi parce que moi, présidente de la République, ce que je n'ai jamais fait, ce que je n'ai jamais dit. Je fais ma campagne, moi, je suis la seule à expliquer que les présidents de la République sont des pantins, tous, les uns après les autres, des pantins, aux mains, des véritables puissances qui sont celles de l'argent et du grand capital. Donc, moi, j'utilise ce moment-là où on me donne la parole, où on donne à chacun la parole, où la possibilité de s'exprimer, pour exprimer mes idées révolutionnaires, en fait, tout simplement. Ce serait contradictoire si je disais qu'avec les élections, on peut changer notre sort. Mais dans la mesure où je dis que les élections, non, ça ne permet pas de changer son sort, mais en revanche, ça permet de s'exprimer et d'exprimer y compris des idées révolutionnaires. Ça permet de montrer à tous les courants politiques qui existent, défendre leur politique, défendre leur perspective. »
youtube.com · L'interview politique de Nathalie ArthaudVérifier à 31:22Voir 2 autres passages
« Voilà. Donc, pourquoi s'en... comment dire... Pourquoi s'en priver ? Nous, nous sommes de ceux qui pensons qu'il est toujours bon de dire ce qu'on pense. Même si on est tout seul, même si on est seul à être révolté, à être choqué, à être... Il faut le dire. Tant qu'on peut le dire. Parce que c'est comme cela que d'autres peuvent réaliser qu'ils ne sont pas tout seuls. Qu'il y en a peut-être d'autres aussi qui sont révoltés par la même chose. Et donc, c'est comme ça aussi qu'on peut se rassembler, se retrouver derrière des idées, derrière des perspectives. »
youtube.com · L'interview politique de Nathalie ArthaudVérifier à 32:28
« Oui, dans une élection, on peut aussi défendre des idées révolutionnaires. »
Question 173L'interview politique de Nathalie Arthaud
Alors, on va parler un peu de l'union de la gauche, maintenant appelée la NUPES ou NUPES. Vous y étiez un peu contre quand on s'était croisé le 1er mai. Est-ce que vous avez changé d'avis ?
Réponse directe
Non, pas du tout. Nous sommes absolument à l'opposé, même, je dirais, des perspectives, en fait, que NUPES trace aujourd'hui. Alors, on entend beaucoup... On se souvient quand même de Jean-Luc Mélenchon nous expliquant qu'avec lui, plus rien ne serait jamais comme avant. Bon, ben, il en est quand même à dire qu'il est prêt à être Premier ministre de Macron, c'est-à-dire son collaborateur, comme disait Nicolas Sarkozy, parce que c'est ça, le Premier ministre. Enfin, bon, voilà, tout ça, c'est... Moi, vraiment, je trouve que c'est évident. Il balade, hein, ses électeurs d'illusion en illusion. Et à chaque fois, finalement, on descend d'un cran parce que l'illusion est de moins en moins... fai…
« Non, pas du tout. Nous sommes absolument à l'opposé, même, je dirais, des perspectives, en fait, que NUPES trace aujourd'hui. Alors, on entend beaucoup... On se souvient quand même de Jean-Luc Mélenchon nous expliquant qu'avec lui, plus rien ne serait jamais comme avant. Bon, ben, il en est quand même à dire qu'il est prêt à être Premier ministre de Macron, c'est-à-dire son collaborateur, comme disait Nicolas Sarkozy, parce que c'est ça, le Premier ministre. Enfin, bon, voilà, tout ça, c'est... Moi, vraiment, je trouve que c'est évident. Il balade, hein, ses électeurs d'illusion en illusion. Et à chaque fois, finalement, on descend d'un cran parce que l'illusion est de moins en moins... fait de moins en moins rêver, en quelque sorte. Qu'est-ce que ça veut dire, Premier ministre de Macron ? Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire... Il a d'ailleurs lui-même reconnu... Ah, ben oui, Premier ministre de Macron, il ne pourrait plus sortir de l'OTAN. Alors, c'est pourtant sa conviction fondamentale, hein. Il faut sortir de l'OTAN. Il faut changer, même, renverser cette Vème République. Bon, ben là, il est prêt à être Premier ministre. Donc, vous voyez, pour... Non, c'est... Manifestement, les principes et les idées politiques sont faites pour s'asseoir dessus. C'est ce qu'il nous montre, là, aujourd'hui, Mélenchon et tous ceux qui se sont regroupés derrière lui. Et non, nous sommes à l'opposé de tout ça. Nous, nous pensons que notre perspective, nous, elle n'est pas à... Comment dire ? Elle n'est pas à vendre pour un strapontin à l'Assemblée nationale. Donc, nous, notre perspective, c'est bel et bien de changer, de renverser cette société capitaliste. C'est de dire, à l'inverse de Mélenchon et de bien d'autres dirigeants politiques, hein, que c'est... Le pouvoir auquel on est confronté, c'est pas seulement le pouvoir d'Emmanuel Macron. C'est le pouvoir de toute une classe sociale. C'est le pouvoir de la classe capitaliste. Et qu'il faut s'affronter avec elle. On ne doit pas la laisser faire ce qu'elle veut. Aujourd'hui, on voit ces spéculateurs qui font flamber les prix. On voit ces milliards qui s'accumulent à un pôle. On voit l'aggravation des conditions de travail, l'exploitation qui continue. Cet appauvrissement, même parce qu'il refuse, hein, le grand patronat refuse d'augmenter les salaires, alors même que tous les prix explosent. Donc, il ne faut pas les laisser faire. Et donc, nous, notre raison d'être, c'est aussi de dire cela. On n'est confronté pas seulement à des sous-fifres que sont les politiciens. On est confronté à une classe sociale qui, véritablement, tire les ficelles parce qu'elle possède, en effet, le pouvoir économique et financier. »
youtube.com · L'interview politique de Nathalie ArthaudVérifier à 2:16
Question 174L'interview politique de Nathalie Arthaud
Est-ce que c'est les meilleures personnes pour nous représenter en tant que députés ?
Réponse directe
Alors, nous pensons que cette idée-là, cette idée-là, que finalement, ce sont les femmes et les hommes du monde du travail, ceux qui sont à la base de la société, les aides à domicile, les femmes de ménage, les ouvriers, y compris ceux qui n'ont pas fait beaucoup d'études, mais qui travaillent dur ou qui ont travaillé toute leur vie. Oui, nous pensons que ce sont eux qui sont même les mieux à même de nous représenter. Pourquoi ? Parce qu'ils vivent ce que vit l'écrasante majorité de la population, tout simplement. Donc, eux, ils rencontrent les galères quotidiennes, ils ont les mêmes préoccupations. Ils savent ce que ça veut dire, justement, avoir à compter chaque euro, l'angoisse que c'est…
« Alors, nous pensons que cette idée-là, cette idée-là, que finalement, ce sont les femmes et les hommes du monde du travail, ceux qui sont à la base de la société, les aides à domicile, les femmes de ménage, les ouvriers, y compris ceux qui n'ont pas fait beaucoup d'études, mais qui travaillent dur ou qui ont travaillé toute leur vie. Oui, nous pensons que ce sont eux qui sont même les mieux à même de nous représenter. Pourquoi ? Parce qu'ils vivent ce que vit l'écrasante majorité de la population, tout simplement. Donc, eux, ils rencontrent les galères quotidiennes, ils ont les mêmes préoccupations. Ils savent ce que ça veut dire, justement, avoir à compter chaque euro, l'angoisse que c'est quand vous arrivez à la retraite de découvrir le niveau de pension minable qu'on va vous payer. Ils savent l'angoisse, y compris de se retrouver au chômage. Ils savent la frustration que ça peut être de ne pas pouvoir payer des études à leurs enfants. Ils le vivent. Ils le vivent. Donc, ils connaissent. Ce sont précisément eux qui connaissent les besoins. Les besoins. Ils n'ont pas d'autre intérêt que ceux de l'écrasante majorité de la population. Donc, oui, bien sûr que ça ferait les meilleurs députés qui soient. Ça ferait les meilleurs députés qui soient parce qu'eux, ils parleraient du point de vue des travailleurs. Du point de vue des travailleurs et pas du point de vue de qu'est-ce qui fonctionnerait dans le cadre de ce système. Là, on a beaucoup discuté de l'Union de la Gauche de Mélenchon. Mais voyez, il y a toujours quelque chose qui se trouve significatif. C'est par exemple ce qu'il met en avant pour le SMIC. Il a mis 1400 euros net en avant pour le SMIC à la présidentielle. Là, avec l'inflation, il est déjà dépassé. Donc là, il est à 1500. Il dit 1500. Mais voyez, quand nous, on discute justement dans les entreprises, on est tous d'accord pour dire que vivre dignement aujourd'hui, pour vivre dignement aujourd'hui, sans avoir justement à être dans l'angoisse en permanence, il faut 2000. 2000 euros net. 2000 euros net. Pour ne pas être justement pauvre. Pauvre à devoir tout calculer, laisser sa voiture au garage parce qu'on ne peut plus mettre de l'essence, etc. Il faut 2000 euros. Alors, je ne sais pas ce que vous en pensez, mais je pense que c'est un chiffre qui est assez, comment dire, il y a un peu consensus quand même. 2000 euros, c'est un peu le seuil. D'ailleurs, vous remarquerez qu'y compris Castex, quand il a mis en place le chèque inflation pour aider justement, il a pris 2000 euros comme le seuil parce que lui aussi, finalement, il a jugé que 2000 euros, c'était quand même un peu, bon, un minimum. Eh bien, pourquoi ? Pourquoi Mélenchon ne dit pas 2000 euros ? Pourquoi ? Pourquoi ? Parce qu'il ne part pas des besoins du monde du travail. Il ne part pas des besoins des femmes et des hommes qui font tourner la société et il ne dit pas finalement, leurs besoins sont mes combats, sont mes objectifs et il fixe 1500 euros. Pourquoi ? En se disant, il faut quand même que le patronat, il accepte. Il faut quand même que lui aussi, il s'y retrouve. On ne va pas lui mettre le couteau sous la gorge, n'est-ce pas ? Eh bien, moi, je ne suis pas d'accord avec cette façon de raisonner. Je pense que précisément, il faut dire, voilà comment la société, elle devrait fonctionner, pour ceux qui en sont à la base, pour ceux qui sont les forces vives, qui sont les travailleurs et on doit la réorganiser en fonction d'eux. Et s'il y a effectivement, ça pose des problèmes de rentabilité au patronat, eh bien, c'est cette question de rentabilité qui doit être mise en cause, mais sûrement pas ce qu'il faut et ce qui est nécessaire pour vivre. vous voyez ? Donc, ça fait toute la différence. Ça fait toute la différence. De quel point de vue on se pose ? Et moi, ce que je constate, c'est que tous ceux qui sont en mesure, là, de gagner des postes de... des sièges de députés, ils ont tous en commun, finalement, de se résigner à cette domination patronale patronale et se résigner à cet ordre capitaliste, à cette loi, aux différentes lois qui la régentent. La loi du profit, de la rentabilité, de la compétitivité, etc. Mélenchon comme les autres. Donc, c'est la raison pour laquelle, moi, clairement, clairement, je suis convaincue que le sort des travailleurs ne dépend pas du tout, du tout, de ces élections législatives, de la future majorité qui en sortira. Je pense que tout ça, c'est un cirque électoral, un cirque électoral où on nous fait croire que finalement, on pourrait changer notre sort ou au bout du compte, c'est la même politique. On retrouve toujours la même politique avec cette différence que comme la crise économique est installée depuis fort longtemps et qu'elle s'aggrave, tous les problèmes qu'on a ne cessent de devenir plus graves. Voilà. »
youtube.com · L'interview politique de Nathalie ArthaudVérifier à 11:00
Question 175Les luttes ouvrières au cœur de la présidentielle : Nathalie Arthaud est face aux indés
C'est la finalité ?
Réponse à côté
En tout cas, je pense que ceux qui demandent des revendications spécifiques pour les femmes, par exemple, et qui estiment que le combat, par exemple, pour augmenter les salaires ou de dire il faut 2000 euros pour le SMIC, ils estiment que ça, ce n'est pas du féminisme, se trompent complètement. Parce que, vous voyez, porter le SMIC à 2000 euros, c'est des millions de femmes, en fait, dont la vie serait changée. Parce qu'on sait que le SMIC, ces 60% sont des femmes, en fait. Ce sont des femmes, précisément. Et qui n'ont des fois même pas droit à un SMIC parce qu'elles sont à temps partiel. Donc, pour moi, tout ça est effectivement très lié. Et moi, je ne crois pas à une émancipation si on ne…
« En tout cas, je pense que ceux qui demandent des revendications spécifiques pour les femmes, par exemple, et qui estiment que le combat, par exemple, pour augmenter les salaires ou de dire il faut 2000 euros pour le SMIC, ils estiment que ça, ce n'est pas du féminisme, se trompent complètement. Parce que, vous voyez, porter le SMIC à 2000 euros, c'est des millions de femmes, en fait, dont la vie serait changée. Parce qu'on sait que le SMIC, ces 60% sont des femmes, en fait. Ce sont des femmes, précisément. Et qui n'ont des fois même pas droit à un SMIC parce qu'elles sont à temps partiel. Donc, pour moi, tout ça est effectivement très lié. Et moi, je ne crois pas à une émancipation si on ne se débarrasse pas de l'exploitation de l'homme par l'homme. Il n'y aura jamais d'émancipation totale. On pourra peut-être faire l'égalité homme-femme. D'ailleurs, vous savez, l'égalité, ils savent la faire par en bas et ça ne leur pose aucun problème. On peut faire l'égalité homme-femme par en bas. On peut faire l'égalité dans la misère. Il n'y a aucun problème. Moi, je me souviens de Jospin qui avait justifié le travail de nuit pour les femmes dans les usines. Parce que, bien sûr, dans les hôpitaux, c'était bien sûr autorisé. Et Jospin avait donc rétabli le travail de nuit des femmes en disant quoi ? Égalité homme-femme. »
Le Média — Podcasts · Les luttes ouvrières au cœur de la présidentielle : Nathalie Arthaud est face aux indésVérifier à 41:38Voir 2 autres passages
« super l'égalité ! Donc, vous voyez comment, voilà, pour moi... »
Le Média — Podcasts · Les luttes ouvrières au cœur de la présidentielle : Nathalie Arthaud est face aux indésVérifier à 42:52
« mais même par rapport aux violences policières. Par rapport aux violences policières. Moi, je ne suis absolument pas d'accord avec tous ceux qui revendiquent une police républicaine. Voilà. »
Le Média — Podcasts · Les luttes ouvrières au cœur de la présidentielle : Nathalie Arthaud est face aux indésVérifier à 43:05
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 13:02
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« pas ? Qui vous inclue ? Très simplement, très simplement, ceux qui se battent, ceux qui sont présents, ceux qui participent au mouvement de façon active. Vous le savez, par exemple, dans une grève, parce qu'il y a beaucoup d'exemples aussi, hein, des grèves qui durent et qui sont des véritables bras de fer. Comment ça se passe ? Eh bien, où, attention, je parle des grèves où les salariés restent pas à la maison, mais où vraiment, pour eux, l'enjeu est devenu important et où ils ont compris que c'était à eux de décider, y compris de comment ils allaient se battre, avec quels moyens, quelles actions ils devaient déployer, qu'ils devaient être maîtres de leur mouvement. Je parle de ces grèves-là. Eh bien, ces moments-là où les travailleurs veulent être les décideurs, les maîtres de leur mouvement, eh bien, ils mettent en place des règles. Et moi, je connais beaucoup de règles, de grèves où il y a eu des cartes de grévistes. C'est-à-dire que chaque matin, le gréviste se faisait enregistrer, d'ailleurs pour dire qu'il était bien en grève, parce qu'y compris dans ces mouvements-là, il y a aussi des collectes, il y a aussi, finalement, on s'entraide. Voilà, ça aussi, ça compte. Eh bien, on est gréviste, on est dans le mouvement, on a une carte de grève, eh bien, on a un droit de vote. Pour moi, c'est ceux qui se battent qui doivent décider. Donc, pour moi, c'est sur cette base-là. C'est pas sur la base d'où tu viens, c'est d'ailleurs, est-ce que tu as des papiers en règle et est-ce que tu as bien la nationalité française et puis d'ailleurs, est-ce que toi, c'est quel boulot, tu as un patte ? Non, c'est ceux qui veulent se battre. Et ça, les Gilets jaunes, c'était ça aussi. Ils formaient une communauté de femmes et d'hommes qui avaient envie de se battre là-dessus pour le pouvoir d'achat. Eh bien, ils ont donné la parole, ils ont donné la possibilité justement de peser à chacun d'entre eux. Donc, pour moi, c'est ça la démocratie ouvrière. Et, par exemple, je trouve absolument scandaleux, pas normal, que pour mettre fin à une grève, le patron décide de faire voter tout le monde, y compris les non-midi. Eh bien, non, c'est les grévistes qui se font mettre de leur grève. C'est à eux de décider quand est-ce qu'ils l'arrêtent. Voilà. Et on a le droit aussi d'être minoritaire. On a le droit d'être minoritaire »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 16:23
« je ne ferais pas croire, je n'aurais pas cette posture « votez pour moi et vous allez voir ce que vous allez voir, je ferai le SMIC à 2 200 euros net, je ferai ci, je ferai ça ». Non, je ne vais pas dire ça, mais je vais, par contre, affirmer que oui, tout est une question de rapport de force et ce qui était impossible avant qu'il y ait la grève générale en mai-juin 1936, par exemple, est devenue possible après la grève, est devenue possible avec les occupations d'usines, est devenue possible avec la levée en masse, en fait, des travailleuses et des travailleurs. Donc, je vais dire qu'en réalité, notre force, c'est de se battre collectivement, c'est de jouer sur cette puissance qu'on a, qui consiste à être indispensable au fonctionnement de la société, indispensable à l'accumulation des capitaux pour le grand patronat, pour la grande bourgeoisie, c'est cette force-là qu'il faut activer. Et j'espère que dans cette campagne présidentielle, bah oui, je ferai exister cette idée que, nous ne sommes pas, l'humanité n'est pas condamnée pour l'éternité à la société capitaliste, que tous ceux qui nous expliquent que ça, ça, le capitalisme correspond pile poil à la nature humaine, parce que l'homme est un loup pour l'homme. Bah non, non, je ne suis pas d'accord avec ça, je l'affirmerai. Je dirais que la société humaine, elle a traversé des organisations sociales très différentes les unes des autres et qu'on n'est pas à la dernière station, voilà, on n'est pas au terminus, en fait. L'histoire, elle continue, la lutte de classe, elle continue, les inégalités continuent, bah tout ça, ça va créer forcément des remises en cause profondes de la société et il faut qu'on ait une vision, qu'on ait une perspective, qu'on sache où on peut aller. Et encore une fois, moi, je pense que la perspective, c'est d'aller vers une société collective. Collective parce que, tout simplement, nous ne sommes rien sans les autres. On n'est rien sans le travail des autres, parce qu'on est déjà dans un immense collectif de travail. Et quand on y réfléchit, en fait, on travaille pas seulement avec ceux qui sont concentrés dans la même entreprise que nous, mais on travaille avec des femmes et des hommes aux quatre coins de la planète. Parce qu'en fait, les trusts n'ont jamais été aussi importants en nombre et aussi internationalisés. Et comment, »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 10:28
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées19 mars 2024 au 30 juin 2026 · 55 observations66 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« J'ai des convictions fortes, vous l'avez remarqué. Et si vous voulez, moi, je pense que toute l'histoire me donne raison. Regardez un exemple qui me vient en tête. Est-ce que vous vous souvenez de la crise en Grèce, la crise de la dette grecque, 2011, si je ne me trompe, 2011, où finalement, c'est Tsipras qui avait été élu comme le porte-voix des travailleurs. Et Tsipras, en fait, pour, comment dire, imposer son plan aux banquiers européens et à l'Union européenne, a fait voter trois fois le pays. Trois fois. Trois référendums. Qu'est-ce qu'ils ont fait ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Il s'est passé que les banquiers ont dit, ok, la population grecque, elle a voté, ok. Eh bien, on s'en moque et nous, on ferme les robinets. Et donc, en fait, la cure d'austérité, c'est vous, Tsipras, qui allez l'imposer au pays. Et c'est ce qui s'est passé, en fait. Ils se sont assis sur les lois, sur les fondements, sur les votes. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 53:57Voir 2 autres passages
« C'est vrai qu'une première différence avec la façon dont vous avez de présenter les choses, en parlant de démocratie pour du peuple, etc., nous, nous parlons de démocratie ouvrière. Dans le sens où, finalement, cette démocratie, c'est ceux qui se battent, pas seulement des ouvriers, il ne faut pas penser, je ne parle pas seulement de celui qui a un bleu de travail, je parle à tous ceux qui sont utiles à la société, en fait, les 99 % de la société. Vous savez, même, pour moi, la femme qui élève ses enfants est une travailleuse, en fait, et elle est indispensable à la société, du simple fait, d'ailleurs, que justement, elle assure le renouvellement des générations. Et en fait, c'est un travail qui, y compris, est aussi prenant et aussi difficile et aussi dur et aussi épuisant qu'un travail parfois à l'usine de s'occuper des enfants. Donc, non, le monde du travail, pour nous, c'est ceux qui ont un travail, bien sûr, manuel, mais aussi un travail intellectuel, aussi ceux qui ont un statut d'auto-entrepreneur, ceux qui sont le petit artisan, c'est aussi ceux qui galèrent de petit boulot en petit boulot, entre chômage, intérim, etc., etc. Donc, vous voyez, c'est au sens large, mais à partir du moment où ils veulent se battre, eh bien, en fait, ils commencent à discuter ensemble, ils votent ensemble et ils votent pour tout. Écoutez, on a quand même l'exemple des gilets jaunes, l'exemple des gilets jaunes qui était magnifique pour ça, magnifique, parce que les femmes et les hommes qui ne se connaissaient pas, qui ne se connaissaient pas et qui n'avaient pas l'habitude de l'organisation, parce que beaucoup d'entre eux étaient dans des petites structures, souvent n'avaient jamais fréquenté de syndicats, n'avaient jamais appartenu à aucun parti politique, étaient finalement assez isolés. Ils ont eu ce réflexe de se réunir sur les ronds-points, vous voyez, et la discussion a démarré, et ils ont fonctionné ensemble. Ils ont fonctionné ensemble comment ? En discutant beaucoup, parfois en cherchant le consensus, parfois ils ne le trouvaient pas, ils ont voté, parfois ils ont choisi des représentants, parfois dénoncé ceux qui se présentaient comme des représentants, parce que moi, j'ai adoré quand ils ont posé un lapin au premier ministre, par exemple, enfin, quand les... voilà, parce que, ben justement, ça pose la question de dans quels représentants on a confiance, et ils se posaient tous ces problèmes-là. Ben moi, je suis convaincue que quand les gens ont envie de se battre pour quelque chose, quand ils ont un objectif, quand ils ont cette combativité, ben oui, ils font régner cette démocratie ouvrière qui consiste à discuter, à chercher à se convaincre les uns les autres, et puis à voter pour, au final, décider et appliquer collectivement ensemble la chose, parce que souvent aussi, on sépare le vote de l'application, alors qu'en fait, l'essentiel est quand même souvent dans qui applique. Et la démocratie ouvrière, vous justement, »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées24 juin 2024 au 30 juin 2026 · 45 observations58 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est vrai qu'une première différence avec la façon dont vous avez de présenter les choses, en parlant de démocratie pour du peuple, etc., nous, nous parlons de démocratie ouvrière. Dans le sens où, finalement, cette démocratie, c'est ceux qui se battent, pas seulement des ouvriers, il ne faut pas penser, je ne parle pas seulement de celui qui a un bleu de travail, je parle à tous ceux qui sont utiles à la société, en fait, les 99 % de la société. Vous savez, même, pour moi, la femme qui élève ses enfants est une travailleuse, en fait, et elle est indispensable à la société, du simple fait, d'ailleurs, que justement, elle assure le renouvellement des générations. Et en fait, c'est un travail qui, y compris, est aussi prenant et aussi difficile et aussi dur et aussi épuisant qu'un travail parfois à l'usine de s'occuper des enfants. Donc, non, le monde du travail, pour nous, c'est ceux qui ont un travail, bien sûr, manuel, mais aussi un travail intellectuel, aussi ceux qui ont un statut d'auto-entrepreneur, ceux qui sont le petit artisan, c'est aussi ceux qui galèrent de petit boulot en petit boulot, entre chômage, intérim, etc., etc. Donc, vous voyez, c'est au sens large, mais à partir du moment où ils veulent se battre, eh bien, en fait, ils commencent à discuter ensemble, ils votent ensemble et ils votent pour tout. Écoutez, on a quand même l'exemple des gilets jaunes, l'exemple des gilets jaunes qui était magnifique pour ça, magnifique, parce que les femmes et les hommes qui ne se connaissaient pas, qui ne se connaissaient pas et qui n'avaient pas l'habitude de l'organisation, parce que beaucoup d'entre eux étaient dans des petites structures, souvent n'avaient jamais fréquenté de syndicats, n'avaient jamais appartenu à aucun parti politique, étaient finalement assez isolés. Ils ont eu ce réflexe de se réunir sur les ronds-points, vous voyez, et la discussion a démarré, et ils ont fonctionné ensemble. Ils ont fonctionné ensemble comment ? En discutant beaucoup, parfois en cherchant le consensus, parfois ils ne le trouvaient pas, ils ont voté, parfois ils ont choisi des représentants, parfois dénoncé ceux qui se présentaient comme des représentants, parce que moi, j'ai adoré quand ils ont posé un lapin au premier ministre, par exemple, enfin, quand les... voilà, parce que, ben justement, ça pose la question de dans quels représentants on a confiance, et ils se posaient tous ces problèmes-là. Ben moi, je suis convaincue que quand les gens ont envie de se battre pour quelque chose, quand ils ont un objectif, quand ils ont cette combativité, ben oui, ils font régner cette démocratie ouvrière qui consiste à discuter, à chercher à se convaincre les uns les autres, et puis à voter pour, au final, décider et appliquer collectivement ensemble la chose, parce que souvent aussi, on sépare le vote de l'application, alors qu'en fait, l'essentiel est quand même souvent dans qui applique. Et la démocratie ouvrière, vous justement, »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 13:02Voir 2 autres passages
« pas ? Qui vous inclue ? Très simplement, très simplement, ceux qui se battent, ceux qui sont présents, ceux qui participent au mouvement de façon active. Vous le savez, par exemple, dans une grève, parce qu'il y a beaucoup d'exemples aussi, hein, des grèves qui durent et qui sont des véritables bras de fer. Comment ça se passe ? Eh bien, où, attention, je parle des grèves où les salariés restent pas à la maison, mais où vraiment, pour eux, l'enjeu est devenu important et où ils ont compris que c'était à eux de décider, y compris de comment ils allaient se battre, avec quels moyens, quelles actions ils devaient déployer, qu'ils devaient être maîtres de leur mouvement. Je parle de ces grèves-là. Eh bien, ces moments-là où les travailleurs veulent être les décideurs, les maîtres de leur mouvement, eh bien, ils mettent en place des règles. Et moi, je connais beaucoup de règles, de grèves où il y a eu des cartes de grévistes. C'est-à-dire que chaque matin, le gréviste se faisait enregistrer, d'ailleurs pour dire qu'il était bien en grève, parce qu'y compris dans ces mouvements-là, il y a aussi des collectes, il y a aussi, finalement, on s'entraide. Voilà, ça aussi, ça compte. Eh bien, on est gréviste, on est dans le mouvement, on a une carte de grève, eh bien, on a un droit de vote. Pour moi, c'est ceux qui se battent qui doivent décider. Donc, pour moi, c'est sur cette base-là. C'est pas sur la base d'où tu viens, c'est d'ailleurs, est-ce que tu as des papiers en règle et est-ce que tu as bien la nationalité française et puis d'ailleurs, est-ce que toi, c'est quel boulot, tu as un patte ? Non, c'est ceux qui veulent se battre. Et ça, les Gilets jaunes, c'était ça aussi. Ils formaient une communauté de femmes et d'hommes qui avaient envie de se battre là-dessus pour le pouvoir d'achat. Eh bien, ils ont donné la parole, ils ont donné la possibilité justement de peser à chacun d'entre eux. Donc, pour moi, c'est ça la démocratie ouvrière. Et, par exemple, je trouve absolument scandaleux, pas normal, que pour mettre fin à une grève, le patron décide de faire voter tout le monde, y compris les non-midi. Eh bien, non, c'est les grévistes qui se font mettre de leur grève. C'est à eux de décider quand est-ce qu'ils l'arrêtent. Voilà. Et on a le droit aussi d'être minoritaire. On a le droit d'être minoritaire »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées8 mars 2025 au 30 juin 2026 · 16 observations17 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« J'ai des convictions fortes, vous l'avez remarqué. Et si vous voulez, moi, je pense que toute l'histoire me donne raison. Regardez un exemple qui me vient en tête. Est-ce que vous vous souvenez de la crise en Grèce, la crise de la dette grecque, 2011, si je ne me trompe, 2011, où finalement, c'est Tsipras qui avait été élu comme le porte-voix des travailleurs. Et Tsipras, en fait, pour, comment dire, imposer son plan aux banquiers européens et à l'Union européenne, a fait voter trois fois le pays. Trois fois. Trois référendums. Qu'est-ce qu'ils ont fait ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Il s'est passé que les banquiers ont dit, ok, la population grecque, elle a voté, ok. Eh bien, on s'en moque et nous, on ferme les robinets. Et donc, en fait, la cure d'austérité, c'est vous, Tsipras, qui allez l'imposer au pays. Et c'est ce qui s'est passé, en fait. Ils se sont assis sur les lois, sur les fondements, sur les votes. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 53:57Voir 2 autres passages
« je ne ferais pas croire, je n'aurais pas cette posture « votez pour moi et vous allez voir ce que vous allez voir, je ferai le SMIC à 2 200 euros net, je ferai ci, je ferai ça ». Non, je ne vais pas dire ça, mais je vais, par contre, affirmer que oui, tout est une question de rapport de force et ce qui était impossible avant qu'il y ait la grève générale en mai-juin 1936, par exemple, est devenue possible après la grève, est devenue possible avec les occupations d'usines, est devenue possible avec la levée en masse, en fait, des travailleuses et des travailleurs. Donc, je vais dire qu'en réalité, notre force, c'est de se battre collectivement, c'est de jouer sur cette puissance qu'on a, qui consiste à être indispensable au fonctionnement de la société, indispensable à l'accumulation des capitaux pour le grand patronat, pour la grande bourgeoisie, c'est cette force-là qu'il faut activer. Et j'espère que dans cette campagne présidentielle, bah oui, je ferai exister cette idée que, nous ne sommes pas, l'humanité n'est pas condamnée pour l'éternité à la société capitaliste, que tous ceux qui nous expliquent que ça, ça, le capitalisme correspond pile poil à la nature humaine, parce que l'homme est un loup pour l'homme. Bah non, non, je ne suis pas d'accord avec ça, je l'affirmerai. Je dirais que la société humaine, elle a traversé des organisations sociales très différentes les unes des autres et qu'on n'est pas à la dernière station, voilà, on n'est pas au terminus, en fait. L'histoire, elle continue, la lutte de classe, elle continue, les inégalités continuent, bah tout ça, ça va créer forcément des remises en cause profondes de la société et il faut qu'on ait une vision, qu'on ait une perspective, qu'on sache où on peut aller. Et encore une fois, moi, je pense que la perspective, c'est d'aller vers une société collective. Collective parce que, tout simplement, nous ne sommes rien sans les autres. On n'est rien sans le travail des autres, parce qu'on est déjà dans un immense collectif de travail. Et quand on y réfléchit, en fait, on travaille pas seulement avec ceux qui sont concentrés dans la même entreprise que nous, mais on travaille avec des femmes et des hommes aux quatre coins de la planète. Parce qu'en fait, les trusts n'ont jamais été aussi importants en nombre et aussi internationalisés. Et comment, »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités30 juin 2026 au 30 juin 2026 · 1 observation1 passage
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est ce qu'on a fait quand même là, ce soir. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 53:46
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités19 mars 2024 au 30 juin 2026 · 26 observations27 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« De lutte ouvrière, pardon. Non mais, je reconnais cette aspiration et elle est mille fois légitime et j'en suis complètement solidaire. Cette aspiration comme ça à avoir davantage de pouvoir. Bien sûr, on doit, on doit, on ne doit pas accepter, accepter aujourd'hui ce diktat d'une poignée de capitalistes. Quand on voit qu'Elon Musk, vous avez vu qu'Elon Musk, sa fortune dépasse les mille milliards de dollars, qu'en fait, à lui seul, il possède plus que beaucoup d'États, beaucoup de pays, en fait. Et donc, en fait, il a la puissance financière qui dépasse même celle de l'État français, en fait. Donc, c'est quand même, c'est quand même dingue. Et vous vous rendez compte que lui, ses décisions, ils impactent pour des décennies, en fait, notre économie et toute la société avec un tel poids, avec autant d'entreprises entre ses mains. Et puis surtout parce qu'il capte des milliards et des milliards de capitaux que moi, je verrais tout à fait mieux investis dans d'autres domaines. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 24:51Voir 2 autres passages
« De lutte ouvrière, pardon. Non mais, je reconnais cette aspiration et elle est mille fois légitime et j'en suis complètement solidaire. Cette aspiration comme ça à avoir davantage de pouvoir. Bien sûr, on doit, on doit, on ne doit pas accepter, accepter aujourd'hui ce diktat d'une poignée de capitalistes. Quand on voit qu'Elon Musk, vous avez vu qu'Elon Musk, sa fortune dépasse les mille milliards de dollars, qu'en fait, à lui seul, il possède plus que beaucoup d'États, beaucoup de pays, en fait. Et donc, en fait, il a la puissance financière qui dépasse même celle de l'État français, en fait. Donc, c'est quand même, c'est quand même dingue. Et vous vous rendez compte que lui, ses décisions, ils impactent pour des décennies, en fait, notre économie et toute la société avec un tel poids, avec autant d'entreprises entre ses mains. Et puis surtout parce qu'il capte des milliards et des milliards de capitaux que moi, je verrais tout à fait mieux investis dans d'autres domaines. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 24:51
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités19 mars 2024 au 30 juin 2026 · 12 observations15 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« J'ai des convictions fortes, vous l'avez remarqué. Et si vous voulez, moi, je pense que toute l'histoire me donne raison. Regardez un exemple qui me vient en tête. Est-ce que vous vous souvenez de la crise en Grèce, la crise de la dette grecque, 2011, si je ne me trompe, 2011, où finalement, c'est Tsipras qui avait été élu comme le porte-voix des travailleurs. Et Tsipras, en fait, pour, comment dire, imposer son plan aux banquiers européens et à l'Union européenne, a fait voter trois fois le pays. Trois fois. Trois référendums. Qu'est-ce qu'ils ont fait ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Il s'est passé que les banquiers ont dit, ok, la population grecque, elle a voté, ok. Eh bien, on s'en moque et nous, on ferme les robinets. Et donc, en fait, la cure d'austérité, c'est vous, Tsipras, qui allez l'imposer au pays. Et c'est ce qui s'est passé, en fait. Ils se sont assis sur les lois, sur les fondements, sur les votes. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 53:57Voir 2 autres passages
« C'est qu'aucune loi ne fera reculer les capitalistes quand ils veulent quelque chose. Aucune loi. Regardez les règlements internationaux. Trump, il en a fait quoi ? Il en a fait quoi ? Il a transformé tout ça. Il a dit tout ça, je n'ai pas besoin. Il a fomenté une guerre comme ça, parce que voilà, il s'est dit qu'il allait ratailler. Il a ratiné le peuple iranien, comme ça, le régime qu'il allait faire comme au Venezuela. On a plein d'exemples, plein d'exemples. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 55:11
« J'ai des convictions fortes, vous l'avez remarqué. Et si vous voulez, moi, je pense que toute l'histoire me donne raison. Regardez un exemple qui me vient en tête. Est-ce que vous vous souvenez de la crise en Grèce, la crise de la dette grecque, 2011, si je ne me trompe, 2011, où finalement, c'est Tsipras qui avait été élu comme le porte-voix des travailleurs. Et Tsipras, en fait, pour, comment dire, imposer son plan aux banquiers européens et à l'Union européenne, a fait voter trois fois le pays. Trois fois. Trois référendums. Qu'est-ce qu'ils ont fait ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Il s'est passé que les banquiers ont dit, ok, la population grecque, elle a voté, ok. Eh bien, on s'en moque et nous, on ferme les robinets. Et donc, en fait, la cure d'austérité, c'est vous, Tsipras, qui allez l'imposer au pays. Et c'est ce qui s'est passé, en fait. Ils se sont assis sur les lois, sur les fondements, sur les votes. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées22 mai 2026 au 30 juin 2026 · 4 observations4 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Moi, je dirais que je suis ni pour, ni contre. Je crois qu'il y a surtout pas mal d'illusions en fait là-dedans. Dans ce que vous avez dit, il y a quelque chose qui me plaît beaucoup, c'est que les citoyens doivent être leur propre patron. Voilà. Mais pour moi, ce n'est pas des mots creux au sens strict. C'est-à-dire qu'en fait, pour être son véritable patron, il faut sortir de cette situation d'infériorité que nous impose l'existence des classes sociales. Parce qu'en fait, aujourd'hui, on n'est pas à égalité. Et c'est là que moi, je ne dis pas les citoyens, le peuple en général, je pense que la société, elle est divisée en classes sociales. Il y a d'un côté ceux qui possèdent les capitaux et qui font travailler les autres et qui ont un pouvoir sur les autres, le pouvoir de dire toi, je t'embauche, toi, je te paye tant, toi, je t'accorde le congé, toi, je te forme, toi, je te vire, etc. Et puis, il y a ceux qui sont démunis de ces moyens de production, qui n'ont pas de capitaux et qui sont forcés pour vivre de vendre leurs forces de travail. Pour moi, c'est la classe ouvrière. C'est le monde du travail. C'est l'écrasante majorité des gens qui doivent, pour gagner leur vie, gagner leur temps, vendre soit leur force de travail manuel, soit leur force de travail intellectuel. Mais vous voyez que déjà, là, on n'est pas du tout sur un rapport d'égalité, où finalement, moi, y compris, moi, je suis enseignante, je suis enseignante, mais qu'est-ce que je décide de la façon dont les cours sont organisés ? »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 20:48Voir 2 autres passages
« Mais moi, je pense qu'ils n'en ont pas besoin en réalité. Mais puisqu'il peut le faire, ça l'arrange. Ça l'arrange d'avoir un ami. Encore, ils se sont fâchés. Vous avez vu, ils se sont fâchés. C'était bisous, bisous, bisous pendant toute la campagne. Et puis, y compris le temps qu'Elon Musk aide Trump à virer, je ne sais pas, quasiment 100 000 fonctionnaires. Et puis après, ils se sont fâchés. Donc, ils peuvent parfaitement s'en passer. Ils peuvent se passer d'amis au pouvoir. Ils préfèrent quand c'est des amis, évidemment. Mais ils peuvent s'en passer. Et je peux vous dire que dans le rapport de force entre ceux qui possèdent les capitaux et ceux qui sont à l'Élysée, ce n'est pas l'Élysée qui gagne. Ce n'est pas l'Élysée qui gagne. Non. Prenez tous les gouvernements de gauche qui avaient promis. Prenez Hollande, le dernier en date, qui avait un tout petit peu fait briller les yeux. Alors, pas tellement les miens parce que je suis vaccinée. Mais avec l'histoire, vous savez, de la taxation à 75% des plus grandes fortunes. Et puis, comment finalement, une fois arrivé au pouvoir, il a rétropédalé ? Et tout ça, on n'a plus entendu parler. Parce que c'est comme toujours, comme toujours. Je me souviens aussi de la séquence avec Arnaud Montebourg qui nous avait expliqué « Je vais nationaliser Arcelor Mittal, s'ils veulent fermer… » C'était Gandran, je crois. Voilà. « S'ils veulent fermer, je vais nationaliser. » Et puis, finalement, Mittal, le PDG de Mittal avait déboulé dans son bureau en disant « Oh, coucou, il y a 40 000 emplois qui dépendent de moi en France. Venez pas trop me chatouiller. » Et puis, finalement, Arnaud Montebourg, qu'est-ce qu'il avait fait ? Il avait reculé. Voilà. Il avait reculé. Plus question de nationalisation, plus question de… Non, il avait reculé. Donc, si vous voulez, il y a… Vous savez, il n'y a pas de plus grande puissance que l'argent dans la société. Il n'y a pas de plus grande puissance que ça. Et ça, vous ne l'attrapez pas avec un bulletin de vote ou avec un référendum. Ça, c'est pas vrai. Ça me refait penser à une autre histoire. Je vous laisse parler. Je développerai peut-être après. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratie
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés19 mars 2024 au 30 juin 2026 · 14 observations18 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ce n'est pas comme effectivement les élections bourgeoises qu'on nous sert où tous les cinq ans, là, on peut glisser dans son petit bouton dans l'urne, sur la base d'un catalogue de promesses qui n'est jamais tenu, en fait. Voilà, ça n'a rien à voir. Donc, oui, révocabilité des élus, salaire des élus au salaire moyen et puis surtout aussi des fonctions publiques, si vous voulez, d'administration qui, justement, englobent le plus grand nombre. Parce qu'on a parlé des anarchistes, mais moi, je crois que l'État, pourrait en fait beaucoup, beaucoup être beaucoup moins, comment dire, s'imposer beaucoup moins. Je pense qu'il y a un tas de choses que les gens, en s'organisant, pourraient faire et ils pourraient faire bien mieux que n'importe quelle bureaucratie, là, qui est complètement déconnectée, bien souvent. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 1:01:52Voir 2 autres passages
« Il n'y a quand même pas de surprise. Le gouvernement n'a pas annoncé la confiscation des super profits total. Il n'a pas non plus annoncé une augmentation générale des salaires. Donc concrètement, cela veut dire que les travailleuses, les travailleurs, tous ceux qui n'ont pas d'autre choix que de prendre la voiture vont continuer de payer. Et moi, je sais que si on n'exprime pas une colère, si justement on ne se fait pas craindre, eh bien on continuera de payer. Voilà, c'est la réalité. Et aujourd'hui, finalement, on peut être racketté. Racketté, comme ça, c'est du racket légal. Vous savez, quand on passe à la pompe, on laisse de plus en plus, une plus grande part de notre salaire. Et ça va directement, évidemment, dans les coffres-forts des grandes compagnies pétrolières. »
franceinfo · Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politiqueVérifier à 0:21
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contre-arguments traités19 mars 2024 au 30 juin 2026 · 40 observations53 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Voilà. Même les programmes, comment ils sont faits ? Vous savez, moi, je suis enseignante d'économie et gestion. En économie, il n'y a pas de chapitre sur la crise. La crise, ça n'existe pas. Vous voyez, il n'y a pas de crise. La crise, ça n'existe pas dans la société capitaliste. Vous voyez ? Mais ça, c'est vrai. C'est vrai de partout. C'est vrai de partout, y compris les ouvriers, qui connaissent bien mieux le travail que n'importe quel manager et que n'importe quel actionnaire qui a investi dans l'entreprise. Est-ce qu'il a son mot à dire ? Est-ce qu'aujourd'hui, dans la société, non ? Donc, être le patron, ça veut dire exproprier cette bourgeoisie, collectiviser ces entreprises. Et là, oui, on sera les patrons collectivement. Et là, on pourra vraiment dire qu'on est à égalité et on peut décider tous ensemble. Là, on pourra le dire. Mais sinon, non, je ne suis pas d'accord. En fait, c'est l'illusion qu'on pourrait avoir plus de pouvoir. Alors même que... Est-ce que vous pensez, une seconde, qu'il pourrait y avoir un RIC pour dire est-ce que vous êtes pour le SMIC à 2 200 euros net ? Moi, je pense qu'il faudrait le porter à 2 200 euros net sur le SMIC. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 22:25Voir 2 autres passages
« Non, moi, si j'avais la possibilité de proposer une loi et puis de développer tout un débat là-dessus, ce n'est pas ça que je ferais. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 1:03:25
« Non. Non, c'est des moments dans l'histoire où en effet, les travailleurs ont senti leur force, l'ont organisé, l'ont actionné pour faire des choses que je trouve, moi, fantastiques. Parce qu'arrêter une guerre, arrêter la guerre pendant la Première Guerre mondiale, je trouve ça fantastique. Après, vous l'avez noté, il y a eu en effet la bureaucratie qui a confisqué le pouvoir aux soviets. Nous, on est trotskistes et on pense qu'en effet, le stalinisme, ça a été une caricature. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes19 mars 2024 au 22 mai 2026 · 25 observations26 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Moi, je pense que pour l'instant, il y a beaucoup d'attentisme. Pour l'instant, effectivement, beaucoup. Il y a une résignation, vous pensez ? Je pense que quand on voit tout ce qui se passe dans le monde, quand on voit toutes ces horreurs, on se dit, voilà, on est quand même saisi d'effroi, on est un peu pétrifié, voilà. Mais moi, ce que je pense, c'est qu'en effet, il faut bien réaliser que quand on est travailleur, on a aussi une force. On fait tourner cette société et on est capable d'imposer nos intérêts. Et il faut, une des priorités, c'est de dire qu'il faut que les salaires, que les emplois, que les conditions de vie de ceux qui sont à la base de la société passent avant les super profits, passent avant les dividendes des actionnaires. Vous vous rendez compte qu'à la fin de l'année, on va se retrouver avec un groupe comme Total. Il aura quoi ? 25, 30 milliards de profits. Mais on marche sur la tête. »
franceinfo · Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politiqueVérifier à 6:03Voir 2 autres passages
« En tout cas, c'est le seul moyen de protéger, en effet, notre pouvoir d'achat, de ne pas être piétiné, de ne pas sombrer encore davantage dans la misère. Aujourd'hui, vous vous rendez compte que quand on est ouvrier, quand on est facteur, quand on est auxiliaire de vie, on saute parfois des repas. Voilà, on a peur, on a peur du lendemain. On se demande, on sait qu'on ne partira peut-être pas en vacances, mais on a peur de ne pas pouvoir payer les études à ses enfants. Donc il faut qu'on se protège, nous, effectivement, les travailleurs. Moi, j'entends les entreprises dire, en tout cas ceux qui ont la possibilité, nous, on va répercuter la hausse des carburants sur les prix. Mais les travailleurs, ils font comment, eux, pour récupérer toutes les charges qu'ils ont à payer et pour pouvoir survivre dans ce monde de fous, dans ce monde de crise ? Vous me dites, mais ce n'est pas une solution pour arrêter la crise. Mais qui a une solution pour arrêter la crise ? Qui a une solution pour arrêter ces guerres de cette société capitaliste ? Parce que c'est ça aussi que moi, je tiens à dénoncer. C'est qu'on est dans une société qui est organisée de cette façon-là, où il n'y a que le profit qui compte, il n'y a que les rivalités capitalistes. Eh bien, oui, oui, ça dégénère forcément dans toutes ces guerres. Guerres, d'ailleurs, dont les premières victimes sont quand même aussi les peuples du Moyen-Orient. Parce que les premières victimes, ce sont les centaines de milliers de Palestiniens, de Libanais, d'Iraniens qui sont aujourd'hui quand même au cœur de cette guerre. »
franceinfo · Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politiqueVérifier à 4:02
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Le Média — Podcasts · Nathalie Arthaud | Gaza : "Un massacre avec la bénédiction des puissances impérialistes"Vérifier à 11:12
youtube.com · L'interview politique de Nathalie Arthaud
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 13:02
« pas ? Qui vous inclue ? Très simplement, très simplement, ceux qui se battent, ceux qui sont présents, ceux qui participent au mouvement de façon active. Vous le savez, par exemple, dans une grève, parce qu'il y a beaucoup d'exemples aussi, hein, des grèves qui durent et qui sont des véritables bras de fer. Comment ça se passe ? Eh bien, où, attention, je parle des grèves où les salariés restent pas à la maison, mais où vraiment, pour eux, l'enjeu est devenu important et où ils ont compris que c'était à eux de décider, y compris de comment ils allaient se battre, avec quels moyens, quelles actions ils devaient déployer, qu'ils devaient être maîtres de leur mouvement. Je parle de ces grèves-là. Eh bien, ces moments-là où les travailleurs veulent être les décideurs, les maîtres de leur mouvement, eh bien, ils mettent en place des règles. Et moi, je connais beaucoup de règles, de grèves où il y a eu des cartes de grévistes. C'est-à-dire que chaque matin, le gréviste se faisait enregistrer, d'ailleurs pour dire qu'il était bien en grève, parce qu'y compris dans ces mouvements-là, il y a aussi des collectes, il y a aussi, finalement, on s'entraide. Voilà, ça aussi, ça compte. Eh bien, on est gréviste, on est dans le mouvement, on a une carte de grève, eh bien, on a un droit de vote. Pour moi, c'est ceux qui se battent qui doivent décider. Donc, pour moi, c'est sur cette base-là. C'est pas sur la base d'où tu viens, c'est d'ailleurs, est-ce que tu as des papiers en règle et est-ce que tu as bien la nationalité française et puis d'ailleurs, est-ce que toi, c'est quel boulot, tu as un patte ? Non, c'est ceux qui veulent se battre. Et ça, les Gilets jaunes, c'était ça aussi. Ils formaient une communauté de femmes et d'hommes qui avaient envie de se battre là-dessus pour le pouvoir d'achat. Eh bien, ils ont donné la parole, ils ont donné la possibilité justement de peser à chacun d'entre eux. Donc, pour moi, c'est ça la démocratie ouvrière. Et, par exemple, je trouve absolument scandaleux, pas normal, que pour mettre fin à une grève, le patron décide de faire voter tout le monde, y compris les non-midi. Eh bien, non, c'est les grévistes qui se font mettre de leur grève. C'est à eux de décider quand est-ce qu'ils l'arrêtent. Voilà. Et on a le droit aussi d'être minoritaire. On a le droit d'être minoritaire »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 16:23
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« Trotsky, je vous confirme que Trotsky, il a été un des dirigeants de l'armée rouge et que cette guerre civile, c'est ça aussi, une révolution. C'est-à-dire qu'en fait, une révolution, soit elle se donne les moyens, si vous voulez, de gagner face aux forces coalisées, parce que c'est ça qui s'est passé. Vous savez, quand ils ont fait la révolution en Russie, tous ceux, y compris qu'ils se combattaient pendant la Première Guerre mondiale, là, ils se sont tous mis dans le même camp contre la révolution bolchevique. C'est une guerre civile qui a duré plus de trois ans. Et donc, il fallait faire quoi ? Il fallait dire, oui, effectivement, allez, on rétablit le tsarisme. Ben non, ils ont eu raison, ils ont tenté jusqu'au bout d'imposer leur façon de gouverner, leur État ouvrier, ça n'a pas marché. Parce que la révolution, ce n'est pas étendu, et c'est là que je veux terminer sur ma réponse. C'est que non, il n'y a pas un pays, et qu'y compris ce que nous, nous portons, c'est-à-dire le renversement du capitalisme, en réalité, il ne peut s'exercer vraiment qu'à l'échelle internationale, pour la simple raison qu'aujourd'hui, il domine à l'échelle internationale. Et que quand, y compris vous vous attaquez aux intérêts de la classe capitaliste, ici en France, vous vous attaquez à la classe capitaliste mondiale, parce que, vous savez, les capitaux sont imbriqués, et en réalité, il faut forcément que le mouvement de révolte, le changement de société, eh bien, ils se répandent tel un tremblement de terre qui aurait des répliques dans tous les pays. Donc, non, aujourd'hui, il n'y a pas de modèle. Il y a des moments dans l'histoire où il y a eu des vagues révolutionnaires qui auraient pu véritablement changer le monde. Ça, c'est sûr. Donc, vous m'y allez… Et c'est 1917-1920, on est une. »
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« En fait, vous allez me convaincre d'être vraiment contre. Parce que précisément, si c'est pour dire que ce sera moins coûteux que la lutte, eh bien là, on est vraiment, vraiment en train de tromper les travailleurs. Parce qu'il n'y a que la lutte, il n'y a que le rapport de force qui peut finalement donner aux travailleurs un pouvoir d'agir, un pouvoir de peser dans cette situation de lutte de classe. Il n'y a que ça. Et dire, ça sera moins coûteux. Il n'y aura rien de moins coûteux. La lutte, c'est forcément... Donc, ce sera moins notre outil. Vous savez, il y a eu une période dans l'histoire, plusieurs périodes, la Commune de Paris, mais aussi quand même, je reviens sur la vague de grève générale de mai-juin 1936. Pourquoi les travailleurs se sont fait craindre autant que ça ? C'est parce que, y compris, ils avaient occupé les usines. Ils avaient occupé les usines... Ils avaient pris le pouvoir aussi. Quand même, ils avaient le gouvernement de France. Mais là... Ça vous ne pouvez pas... Non, non, non. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 42:02
« Oui, effectivement, ils pourraient nous étrangler complètement. Et là, ils nous laissent un peu respirer. Oh, on va leur dire merci. Mais écoutez, ils sont responsables de ce qui se passe, de cette augmentation des prix, qui est en train, en plus, de se diffuser à toute l'économie. Parce que le problème des travailleurs, c'est pas seulement le prix des carburants, c'est l'augmentation générale de tous les prix, parce qu'on sait que ça se répercute. Ça se répercute, et d'ailleurs, ils l'ont déjà annoncé. Certains grands groupes ont déjà dit, que ce soit Lactalis, que ce soit les groupes chimiques, qu'ils allaient augmenter leur prix. Et c'est une réalité. Donc, moi, je sais que la seule façon pour, finalement, qu'on ne soit pas dupé avec toutes ces histoires d'aide, qu'on finit toujours par payer, entre parenthèses, parce qu'au final, les 710 millions d'aide qui ont été annoncées, ça va être pris sur les hôpitaux, ça va être pris sur l'éducation, etc. Donc, on le payera. La seule façon de ne pas être roulé dans la farine, quand on appartient au monde du travail, c'est d'obtenir, d'arracher des augmentations de salaires. Moi, je pense qu'une mesure immédiate qu'il faudrait mettre en place pour protéger véritablement le monde du travail, c'est l'augmentation du SMIC. Le SMIC a 2 000 euros nets par mois. L'augmentation générale de tous les salaires, et surtout, leur indexation sur l'inflation. C'est-à-dire que nos salaires doivent suivre l'augmentation des prix. Tout le reste, si vous voulez, c'est un marché de dupe. »
franceinfo · Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politiqueVérifier à 1:58
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« Je n'y crois pas parce qu'en fait, c'est le patron qui fait sa propre loi. Et plus les salariés sont fragilisés par plein de problèmes, par exemple des problèmes de papier, des problèmes de langue, et bien plus il fait sa loi en fait. Et je vous le redis, même le code du travail, normalement il faut payer toutes les heures travaillées, mais dans combien d'entreprises les heures supplémentaires ne sont pas payées ? Mais il y en a plein, je peux vous dire, il y en a plein. Donc si vous voulez, c'est une réalité sociale ça. Et y compris, vous n'allez pas dire au travailleur, on a pas payé tes heures supplémentaires, tu fais un RIC. Il y a déjà une loi qui dit que toutes les heures de travail doivent être payées, et que le patron qui ne le fait pas est un délinquant. Et alors, et alors, ça ne change rien. Donc en revanche, vous savez par rapport à la canicule, qu'est-ce qui s'est passé ? Il s'est passé que les travailleurs, heureusement, ils n'ont pas pensé à dire, on va faire un RIC, etc. Non, ils ont dit, il nous faut plus de pauses, on va les prendre. Il faut que les pauses soient plus longues, et bien on les allonge. Et puis on ne retourne pas au boulot comme, voilà, la pause elle est de 10 minutes, et bien on en prend 15, on en prend 18. C'est ça qui s'est passé. Les cadences, la plupart du temps, dans les usines, il y a une chose sur laquelle les patrons, ils ont été inflexibles, c'est impossible de diminuer les cadences. Les cadences, il faut les faire. C'est un principe. En fait, ils veulent faire croire qu'il n'y a pas d'autre façon de travailler, qu'il faut forcément travailler toujours plus vite, etc. Bon, il y a des salariés qui ont cassé les cadences. Voilà, tout simplement. Non mais j'entends bien. Ils ont agi, mais y compris en discutant. Et ça, ça s'appelle de l'action directe collective. Mais c'est ce qu'il y a de mieux. C'est ce qu'il y a de mieux parce que justement, les travailleurs, ils réalisent qu'en réalité dans cette société, on n'est pas voué à obéir. On n'est pas voué à dire oui chef, bien chef, etc. Quand les discussions, quand les ordres sont contraires à nos intérêts, sont même dangereux pour notre santé, on peut dire non. On peut dire non. On peut les contester. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 37:31
« Moi, je pense que pour l'instant, il y a beaucoup d'attentisme. Pour l'instant, effectivement, beaucoup. Il y a une résignation, vous pensez ? Je pense que quand on voit tout ce qui se passe dans le monde, quand on voit toutes ces horreurs, on se dit, voilà, on est quand même saisi d'effroi, on est un peu pétrifié, voilà. Mais moi, ce que je pense, c'est qu'en effet, il faut bien réaliser que quand on est travailleur, on a aussi une force. On fait tourner cette société et on est capable d'imposer nos intérêts. Et il faut, une des priorités, c'est de dire qu'il faut que les salaires, que les emplois, que les conditions de vie de ceux qui sont à la base de la société passent avant les super profits, passent avant les dividendes des actionnaires. Vous vous rendez compte qu'à la fin de l'année, on va se retrouver avec un groupe comme Total. Il aura quoi ? 25, 30 milliards de profits. Mais on marche sur la tête. »
franceinfo · Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politiqueVérifier à 6:03
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« En tout cas, c'est le seul moyen de protéger, en effet, notre pouvoir d'achat, de ne pas être piétiné, de ne pas sombrer encore davantage dans la misère. Aujourd'hui, vous vous rendez compte que quand on est ouvrier, quand on est facteur, quand on est auxiliaire de vie, on saute parfois des repas. Voilà, on a peur, on a peur du lendemain. On se demande, on sait qu'on ne partira peut-être pas en vacances, mais on a peur de ne pas pouvoir payer les études à ses enfants. Donc il faut qu'on se protège, nous, effectivement, les travailleurs. Moi, j'entends les entreprises dire, en tout cas ceux qui ont la possibilité, nous, on va répercuter la hausse des carburants sur les prix. Mais les travailleurs, ils font comment, eux, pour récupérer toutes les charges qu'ils ont à payer et pour pouvoir survivre dans ce monde de fous, dans ce monde de crise ? Vous me dites, mais ce n'est pas une solution pour arrêter la crise. Mais qui a une solution pour arrêter la crise ? Qui a une solution pour arrêter ces guerres de cette société capitaliste ? Parce que c'est ça aussi que moi, je tiens à dénoncer. C'est qu'on est dans une société qui est organisée de cette façon-là, où il n'y a que le profit qui compte, il n'y a que les rivalités capitalistes. Eh bien, oui, oui, ça dégénère forcément dans toutes ces guerres. Guerres, d'ailleurs, dont les premières victimes sont quand même aussi les peuples du Moyen-Orient. Parce que les premières victimes, ce sont les centaines de milliers de Palestiniens, de Libanais, d'Iraniens qui sont aujourd'hui quand même au cœur de cette guerre. »
franceinfo · Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politiqueVérifier à 4:02