Comment ça ?
Réponse à côtéElle a été créée par les capitalistes. Ils ont voulu créer un marché, un marché européen.
« Elle a été créée par les capitalistes. Ils ont voulu créer un marché, un marché européen. »

Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
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Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
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Répartition sur 479 questions évaluables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Elle a été créée par les capitalistes. Ils ont voulu créer un marché, un marché européen.
« Elle a été créée par les capitalistes. Ils ont voulu créer un marché, un marché européen. »
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, sur le NFP au deuxième tour, elle n'a pas bien suivi ce qu'on avait... Ce qu'on a dit. On a dit que l'essentiel avait été fait au premier tour. Voilà. L'essentiel avait été fait au premier tour, c'est-à-dire que tous ceux qui avaient voulu lever le drapeau de la révolution, d'une autre société, et appeler les travailleurs à se regrouper, ben, l'avaient fait. Ils avaient fait l'essentiel. Et qu'au deuxième tour, ils pouvaient, ils étaient libres de faire ce qu'ils voulaient. Et qu'y compris, on comprenait. Ceux qui avaient envie de voter pour le NFP, on les comprenait. Voilà. Qu'ils pouvaient... Qu'on ne pensait pas que de toute façon, ça réglerait quelques problèmes que ce soit. Mais que... Voilà. Donc déjà, elle a mal compris. Et puis par contre, il est évident, évident qu'il faut absolument combattre ces illusions de dire que dans le contexte de crise du capitalisme, dans ce contexte d'évolution de plus en plus nationaliste, raciste et guerrière de cette société capitaliste, on puisse améliorer notre sort en votant bien, en faisant des petits pas en avant. C'est le jeu du réformisme en fait. »
Comment l'arrêter, cette guerre ? Eh bien, moi, je pense que ça, ça viendra des peuples. Ça viendra des opprimés, des exploités, des populations russes, ukrainiennes, d'ici aussi de France, qui demanderont des comptes à leurs gouvernants. Leurs gouvernants qui ne savent effectivement faire qu'une chose, c'est-à-dire nous mettre en concurrence les uns avec les autres, nous plonger dans une guerre économique féroce qui régulièrement, en effet, se traduit en affrontements armés. Il faut arrêter avec ça. Mon seul espoir, mon espoir de paix ne peut venir finalement que d'une révolte, d'une révolte des populations, des populations en Russie, en Ukraine et ici. Oui, mais c'est bel et bien le progr…
« Comment l'arrêter, cette guerre ? Eh bien, moi, je pense que ça, ça viendra des peuples. Ça viendra des opprimés, des exploités, des populations russes, ukrainiennes, d'ici aussi de France, qui demanderont des comptes à leurs gouvernants. Leurs gouvernants qui ne savent effectivement faire qu'une chose, c'est-à-dire nous mettre en concurrence les uns avec les autres, nous plonger dans une guerre économique féroce qui régulièrement, en effet, se traduit en affrontements armés. Il faut arrêter avec ça. Mon seul espoir, mon espoir de paix ne peut venir finalement que d'une révolte, d'une révolte des populations, des populations en Russie, en Ukraine et ici. »
« Oui, mais c'est bel et bien le programme. C'est bel et bien la perspective. Parce que tant qu'on est gouverné par des politiciens qui ne jurent que par cette accumulation... Alors, pour les uns, c'est les oligarques. Il faut que les oligarques russes fassent, accumulent des milliards et des milliards. Mais ici, ici, en France... »
Les avancées qui ont pu avoir lieu sont le fait des luttes collectives, des rapports de force, des combats sociaux, et ça s'est fait dans les pays les plus riches. D'abord, ça ne s'est pas fait dans les pays les plus pauvres, et ça, c'est le revers aussi de la médaille. C'est que, finalement, il ne faut pas raisonner qu'en fonction, si vous voulez, de ce qui se passe ici, dans un des pays les plus riches de la planète, c'est que ce qui se passe dans ce pays-là est aussi le fruit de toute l'histoire d'un pays qui a colonisé une bonne partie de la planète et qui a pillé un tas de pays, et qui continue d'ailleurs de le faire. Donc, le revers de la médaille, c'est quoi ? C'est ce qui se passe a…
« Les avancées qui ont pu avoir lieu sont le fait des luttes collectives, des rapports de force, des combats sociaux, et ça s'est fait dans les pays les plus riches. D'abord, ça ne s'est pas fait dans les pays les plus pauvres, et ça, c'est le revers aussi de la médaille. C'est que, finalement, il ne faut pas raisonner qu'en fonction, si vous voulez, de ce qui se passe ici, dans un des pays les plus riches de la planète, c'est que ce qui se passe dans ce pays-là est aussi le fruit de toute l'histoire d'un pays qui a colonisé une bonne partie de la planète et qui a pillé un tas de pays, et qui continue d'ailleurs de le faire. Donc, le revers de la médaille, c'est quoi ? C'est ce qui se passe au Soudan, c'est ce qui se passe en RDC, c'est ce qui se passe au Sahel, c'est ce qui se passe en Palestine, le revers de la médaille, c'est aussi cette guerre atroce à Gaza, parce que vous savez ce qui se passe au Moyen-Orient, c'est aussi le fruit de la colonisation et des calculs des grandes puissances. Donc, moi, je ne vois pas de progrès à l'échelle du monde. Et je vois même que dans les pays riches, où vous avez souligné une évolution des progrès sur un temps long, moi, ce que je vois, c'est qu'on est en train de reculer. Sur quoi, par exemple ? On est en train de reculer sur les inégalités. Il y a un fossé qui se creuse aujourd'hui au niveau des inégalités. C'est quand même incroyable. Incroyable de voir des femmes et des hommes qui triment tous les jours, qui se retrouvent obligées de dormir dans leur voiture, par exemple, qui n'ont pas le logement, qui n'arrivent pas à se nourrir, à se chauffer, alors même qu'à l'autre pôle, vous avez des femmes et des hommes qui peuvent récupérer un million par jour. Un million par jour, qu'est-ce que c'est que cette société-là ? »
Je pense que ça ne suffira pas pour être entendu très clairement. Donc c'était en effet un mouvement de grève pour dénoncer à la fois les salaires, les salaires en berne. Ça c'est vrai dans beaucoup, beaucoup d'entreprises privées où les salaires ne suivent pas la flambée des prix et avec les retards de salaires qui sont pris, y compris. Alors là, dans la fonction publique, c'est évident, mais dans beaucoup d'entreprises privées, c'est pareil. On est vraiment pris en tenaille. Voilà, pris en tenaille entre ces bas salaires et puis cette flambée des prix. Donc il y avait ça, les conditions de travail, cet écœurement de voir qu'il y a des milliards et des milliards. Alors là, c'est pour l'ind…
« Je pense que ça ne suffira pas pour être entendu très clairement. Donc c'était en effet un mouvement de grève pour dénoncer à la fois les salaires, les salaires en berne. Ça c'est vrai dans beaucoup, beaucoup d'entreprises privées où les salaires ne suivent pas la flambée des prix et avec les retards de salaires qui sont pris, y compris. Alors là, dans la fonction publique, c'est évident, mais dans beaucoup d'entreprises privées, c'est pareil. On est vraiment pris en tenaille. Voilà, pris en tenaille entre ces bas salaires et puis cette flambée des prix. Donc il y avait ça, les conditions de travail, cet écœurement de voir qu'il y a des milliards et des milliards. Alors là, c'est pour l'industrie de l'armement, c'est pour les financiers, mais ils vont reprendre 700 millions sur le budget de l'éducation nationale, vous voyez. Donc voilà, on se rend compte que finalement tout ce qui est utile à la population, c'est vrai pour l'éducation, c'est vrai pour les hôpitaux, c'est vrai pour les transports en commun. Eh bien tout ça est à l'os. C'est à l'os parce qu'on est dans une société et avec un gouvernement qui n'en a que pour les plus riches au bout du compte. »
Non, mais vous avez entendu Emmanuel Macron appeler au cessez-le-feu, appeler l'armée israélienne au cessez-le-feu ? Non, non, ils ne le font pas. Et vous savez, il n'y a pas grand-chose à attendre, mis à part quelques larmes de crocodile. Parce qu'en fait, Emmanuel Macron, la France, n'a jamais cessé de suivre, de ce point de vue-là, les États-Unis. Il faut aussi réaliser que la France, c'est une puissance de seconde zone dans cette affaire-là. C'est un nain dans le jardin impérialiste américain, en fait. Oui, il veut exister. Il veut exister en gesticulant et aussi en rajoutant un peu d'huile sur le feu. Parce que pensez quand même à cette proposition de faire une grande coalition compara…
« Non, mais vous avez entendu Emmanuel Macron appeler au cessez-le-feu, appeler l'armée israélienne au cessez-le-feu ? Non, non, ils ne le font pas. Et vous savez, il n'y a pas grand-chose à attendre, mis à part quelques larmes de crocodile. Parce qu'en fait, Emmanuel Macron, la France, n'a jamais cessé de suivre, de ce point de vue-là, les États-Unis. Il faut aussi réaliser que la France, c'est une puissance de seconde zone dans cette affaire-là. C'est un nain dans le jardin impérialiste américain, en fait. »
« Oui, il veut exister. Il veut exister en gesticulant et aussi en rajoutant un peu d'huile sur le feu. Parce que pensez quand même à cette proposition de faire une grande coalition comparable à celle de Daesh pour aller combattre le terrorisme ? Qu'est-ce que c'est sinon rajouter de l'huile sur le feu ? Donc, toutes ces gesticulations-là ne sont pas seulement ridicules, mais elles sont aussi criminelles. »
Mais depuis le départ, il explique qu'il ne faut pas importer le conflit. Et en même temps, lui, il se range. Il se range du côté de la politique d'oppression, de colonisation et de terreur de l'État israélien. C'est ça, la réalité. Il se range depuis le départ. Donc, nous, on a effectivement à dénoncer cette politique-là, à dire qu'on ne veut pas être assimilé à cette politique-là et brandir une autre perspective. Et encore une fois, cette perspective qu'il n'y aura pas de paix dans cette région si les droits des Palestiniens ne sont pas reconnus. Et pour qu'ils soient reconnus, il faudra en effet s'en prendre aussi à nos propres dirigeants, à nos propres gouvernants. C'est la raison pour…
« Mais depuis le départ, il explique qu'il ne faut pas importer le conflit. Et en même temps, lui, il se range. Il se range du côté de la politique d'oppression, de colonisation et de terreur de l'État israélien. C'est ça, la réalité. Il se range depuis le départ. Donc, nous, on a effectivement à dénoncer cette politique-là, à dire qu'on ne veut pas être assimilé à cette politique-là et brandir une autre perspective. Et encore une fois, cette perspective qu'il n'y aura pas de paix dans cette région si les droits des Palestiniens ne sont pas reconnus. »
« Et pour qu'ils soient reconnus, il faudra en effet s'en prendre aussi à nos propres dirigeants, à nos propres gouvernants. C'est la raison pour laquelle, moi, je pense qu'il n'y a pas seulement à être solidaire aujourd'hui des victimes palestiniennes et israéliennes. Il faut aussi penser, bien sûr, parce que la tragédie, elle est pour les deux peuples. Je tiens à le dire. La tragédie, elle est pour les deux peuples, pour la simple... D'ailleurs, on l'a vu le 7 octobre, parce qu'un peuple qui en opprime un autre ne peut pas être un peuple libre. Il ne peut pas vivre dans la sécurité. Et c'est la mère expérience que les Israéliens font aujourd'hui, puisqu'ils réalisent qu'en effet, ils ne peuvent pas vivre en paix en opprimant les Palestiniens en Cisjordanie, dans la bande de Gaza, et y compris en Israël, avec ce qu'on peut appeler un apartheid quand même. Voilà. Donc, ils réalisent, un certain nombre le réalisent. Moi, j'espère qu'ils vont être nombreux à comprendre, parce qu'un de mes espoirs, c'est ça, c'est qu'y compris la population israélienne, la fraction la plus consciente, justement, demandera des comptes à son gouvernement et se battra pour impulser, justement, une politique qui reconnaisse les droits des Palestiniens à leur existence. »
Depuis le départ, et en fait, ça ne date pas d'aujourd'hui, depuis le départ, les grandes puissances, finalement, laissent Netanyahou et son gouvernement d'extrême droite et l'armée israélienne agir comme il le veut, depuis le début, et ce n'est pas une surprise, parce que ça fait 75 ans que ça dure, au bout du compte, ça fait 75 ans que les États-Unis, l'impérialisme, couvrent tous les crimes d'Israël, parce que moi j'ai été aussi choquée par cette présentation du 7 octobre, comme si finalement c'était un massacre qui arrivait comme ça de nulle part, que personne ne pouvait comprendre. Mais non, il y a une guerre, une véritable guerre, il y a une politique systématique d'oppression, de spo…
« Depuis le départ, et en fait, ça ne date pas d'aujourd'hui, depuis le départ, les grandes puissances, finalement, laissent Netanyahou et son gouvernement d'extrême droite et l'armée israélienne agir comme il le veut, depuis le début, et ce n'est pas une surprise, parce que ça fait 75 ans que ça dure, au bout du compte, ça fait 75 ans que les États-Unis, l'impérialisme, couvrent tous les crimes d'Israël, parce que moi j'ai été aussi choquée par cette présentation du 7 octobre, comme si finalement c'était un massacre qui arrivait comme ça de nulle part, que personne ne pouvait comprendre. Mais non, il y a une guerre, une véritable guerre, il y a une politique systématique d'oppression, de spoliation, de colonisation, qui a même subi une accélération depuis un an avec ce gouvernement Netanyahou. Donc c'est la réalité. Et cette réalité-là, en effet, elle a été avalisée depuis 75 ans par les grandes puissances. Donc moi, si vous voulez, je n'attends absolument rien, absolument rien des États-Unis et même des discours de compassion de Macron ou de la France. Il pourrait retenir le bras de l'armée israélienne, Biden, il pourrait le faire. Il ne le fait pas, parce que tout simplement, Israël est depuis le départ, la base avancée finalement de l'impérialisme dans cette région, dans cette région ô combien cruciale pour le pétrole et pour le commerce. Derrière cette politique d'oppression israélienne, il y a les intérêts de l'impérialisme. Il faut vraiment toujours l'avoir en tête. Et je dirais même que ce sont les calculs des grandes puissances impérialistes qui ont provoqué, qui ont créé le problème, parce qu'ils n'ont cessé depuis le départ à dresser les peuples les uns contre les autres, à les dresser les uns contre les autres, alors même qu'il y avait de la place. Et moi, ma conviction de communiste, c'est ça, c'est qu'il y a de la place pour les deux peuples dans cette région et que deux peuples qui ont des cultures, des langues différentes, des croyances différentes, peuvent bien sûr vivre côte à côte. Mais ça, c'est rendu impossible dans ce monde impérialiste, parce que ce n'est que rapport de domination, ce n'est que rapport d'opposition et d'exploitation. Voilà la réalité. Donc, c'est la raison pour laquelle moi, je combats tout ça. Et je pense que la perspective, au fond, c'est de remettre en cause l'ordre impérialiste. »
C'est une énième attaque contre les droits des travailleurs, mais qui va de pair avec l'attaque sur le RSA, qui va de pair avec l'attaque sur le pouvoir d'achat parce que, voilà, les salaires n'augmentent pas. Pour moi, c'est une offensive générale du grand patronat qui est aussi menée, qui a le renfort du gouvernement qui l'aide, qui l'aide de toutes les manières qu'il peut. Donc, là encore, s'opposer à cette politique, ça ne peut venir que des luttes, que des luttes collectives, que de cette conscience des travailleurs que, bah oui, il ne faut pas se laisser faire. De la même façon qu'on s'est levé pour, contre la réforme des retraites à 64 ans, il faudra se lever pour revendiquer nos dro…
« C'est une énième attaque contre les droits des travailleurs, mais qui va de pair avec l'attaque sur le RSA, qui va de pair avec l'attaque sur le pouvoir d'achat parce que, voilà, les salaires n'augmentent pas. Pour moi, c'est une offensive générale du grand patronat qui est aussi menée, qui a le renfort du gouvernement qui l'aide, qui l'aide de toutes les manières qu'il peut. Donc, là encore, s'opposer à cette politique, ça ne peut venir que des luttes, que des luttes collectives, que de cette conscience des travailleurs que, bah oui, il ne faut pas se laisser faire. De la même façon qu'on s'est levé pour, contre la réforme des retraites à 64 ans, il faudra se lever pour revendiquer nos droits et de façon bien plus puissante, bien plus déterminée, y compris en recourant à la grève qui est le rapport de force qui permet de véritablement s'imposer face au grand patronat. Donc, c'est ça notre perspective. Sans quoi, bien sûr, ils avanceront. Ils avanceront parce que dans une période comme ça de crise, d'incertitude, aussi de marche à la guerre, parce que c'est ça qui est en fond quand on pense à ce qui se passe au Moyen-Orient, ce qui se passe en Ukraine, ce qui se passe entre la guerre économique, entre la Chine et les États-Unis. Donc, on sent qu'il y a toute une période, toute une situation où, finalement, le grand patronat, il veut prendre le maximum. Voilà, il nous le fera payer, tout ça. Il nous le fera payer. Donc, il faut réaliser qu'en face de tout ça, il faudra compter sur personne d'autres que nous-mêmes, que nous-mêmes, notre conscience et notre capacité de nous rassembler pour nous battre et nous battre pour une toute autre société. »
Sûrement pas, sûrement pas. Peut-être qu'il y a une résurgence des actes antisémites, de racisme aussi. Ça, c'est sûr que... Vous savez, c'est ce qui est tragique dans la situation. C'est que là, aujourd'hui, finalement, le fossé d'incompréhension qui existait déjà est en train de se renforcer de dizaines de milliers de cadavres. Donc, évidemment, tout ça, ça sème la haine. La haine, je dirais, des deux côtés. Mais pour le monde du travail, pour l'avenir, pour le combat des travailleurs, eh bien, il faut combattre absolument toutes ces formes de racisme qui sont autant de divisions, qui sont autant d'impasses. Vous savez, le mouvement ouvrier n'a cessé de combattre l'antisémitisme. Il n'a c…
« Sûrement pas, sûrement pas. »
« Peut-être qu'il y a une résurgence des actes antisémites, de racisme aussi. Ça, c'est sûr que... Vous savez, c'est ce qui est tragique dans la situation. C'est que là, aujourd'hui, finalement, le fossé d'incompréhension qui existait déjà est en train de se renforcer de dizaines de milliers de cadavres. Donc, évidemment, tout ça, ça sème la haine. La haine, je dirais, des deux côtés. Mais pour le monde du travail, pour l'avenir, pour le combat des travailleurs, eh bien, il faut combattre absolument toutes ces formes de racisme qui sont autant de divisions, qui sont autant d'impasses. Vous savez, le mouvement ouvrier n'a cessé de combattre l'antisémitisme. Il n'a cessé de le combattre parce que, justement, ça a toujours été une façon de faire diversion et une façon, finalement, d'empêcher les travailleurs d'identifier les véritables ennemis qu'ils avaient face à eux. Donc, nous, nous pensons qu'il faut continuer ce combat-là. Maintenant, j'ai entendu aussi dans l'intervention de Darmanin qu'il y avait une petite confusion entre l'antisémitisme et l'extrême-gauche. Je ne sais pas ce qu'il... Enfin, si, je crois savoir que, justement, il y a aussi un amalgame que je dénonce aujourd'hui, c'est l'amalgame entre l'antisionisme et l'antisémitisme. Et ça, je trouve que c'est un amalgame qui est infamant, infamant, parce qu'en réalité, y compris d'abord, il y a un grand nombre de Juifs qui sont antisionistes, qui réalisent que tout ça est une impasse, que bafouer, que ignorer les droits des Palestiniens, ça ne peut conduire qu'à cela. Donc, ils sont eux-mêmes antisionistes. Donc, c'est ça, la réalité. Et donc, je crois qu'en effet, à la fois pour l'avenir, l'avenir des Israéliens et l'avenir des Palestiniens, eh bien, il faut dénoncer cette politique sioniste d'oppression et de répression. Et je dirais aussi, ces politiques nationalistes dans l'autre camp qui visent à éliminer le peuple d'en face, parce que là aussi, ça nous amène, en réalité, à une impasse sanglante, seulement à une impasse sanglante. Encore une fois, je le redis, ma conviction profonde de communiste, c'est que deux peuples peuvent vivre côte à côte, à condition qu'il n'y ait pas de rapport d'exploitation et d'oppression entre eux, que les droits de chacun soient reconnus. Et ça, ça ne pourra se réaliser que si on se débarrasse, en fait, du capitalisme, que si on se débarrasse de l'impérialisme. Donc, voilà, moi, dans ce qui apparaît vraiment comme une situation, comment dire, piégée, pour moi, la seule issue, ça reste le combat de ceux qui veulent renverser l'ordre impérialiste et les classes sociales et la domination capitaliste. Ça, ça passera par les travailleurs, les travailleurs du monde entier, les travailleurs de France, les travailleurs d'Israël, les travailleurs palestiniens. Voilà. Et leur conscience qu'ils peuvent se battre ensemble, qu'ils doivent construire ensemble un parti pour cela. »
Oui, c'est ce que j'ai ressenti. Bien sûr que les massacres perpétrés par le Hamas, le 7 octobre, sont des monstruosités, très clairement. Et je pense d'ailleurs que cela, c'est une impasse totale, y compris pour la cause palestinienne. Mais après cela, c'est évident qu'on a vu une disparition des victimes palestiniennes. Moi, j'ai été frappée de toute l'empathie et l'émotion qu'on pouvait partager face au drame subi par les Israéliens des Kibbutz, par exemple, et puis par le fait que finalement, du côté des victimes palestiniennes, on ne connaît pas le nom, on ne connaît pas les visages de ceux qui sont morts, on ne connaît pas leur histoire. En fait, ils sont gommés, ils n'ont même pas...…
« Oui, c'est ce que j'ai ressenti. Bien sûr que les massacres perpétrés par le Hamas, le 7 octobre, sont des monstruosités, très clairement. Et je pense d'ailleurs que cela, c'est une impasse totale, y compris pour la cause palestinienne. Mais après cela, c'est évident qu'on a vu une disparition des victimes palestiniennes. Moi, j'ai été frappée de toute l'empathie et l'émotion qu'on pouvait partager face au drame subi par les Israéliens des Kibbutz, par exemple, et puis par le fait que finalement, du côté des victimes palestiniennes, on ne connaît pas le nom, on ne connaît pas les visages de ceux qui sont morts, on ne connaît pas leur histoire. En fait, ils sont gommés, ils n'ont même pas... Voilà, on nie leur souffrance, exactement comme finalement on nie leur droit à jouir d'une existence nationale. Ça va de pair. Donc oui, moi, j'ai ressenti ça et je pense que c'est ce qui explique aussi ce besoin, cette volonté, y compris de manifester, de manifester aujourd'hui pour dire mais regardez, regardez ce qui se passe, c'est insoutenable. Ce massacre-là, il est perpétré par l'armée israélienne. On peut parler de terrorisme, oui, parlons de terrorisme, c'est le terrorisme à grande échelle, du terrorisme d'État avec des moyens sophistiqués d'une armée, certes. Certes, mais donc, voilà, il faut le dénoncer et je crois que c'est important de le faire aujourd'hui, bien sûr. »
– Non mais vous avez entendu Emmanuel Macron appeler au cessez-le-feu, appeler l'armée israélienne au cessez-le-feu ? Non, non, ils ne le font pas. Et vous savez, il n'y a pas grand-chose à attendre, mis à part quelques larmes de crocodile. Parce qu'en fait, Emmanuel Macron, la France n'a jamais cessé de suivre, de ce point de vue-là, les États-Unis. Il faut aussi réaliser que la France, c'est une puissance de seconde zone dans cette affaire-là. C'est un nain, un nain dans le jardin impérialiste américain, en fait. – Oui, il veut exister. Il veut exister en gesticulant et aussi en rajoutant un peu d'huile sur le feu. Parce que penser quand même à cette proposition de faire une grande coalit…
« – Non mais vous avez entendu Emmanuel Macron appeler au cessez-le-feu, appeler l'armée israélienne au cessez-le-feu ? Non, non, ils ne le font pas. Et vous savez, il n'y a pas grand-chose à attendre, mis à part quelques larmes de crocodile. Parce qu'en fait, Emmanuel Macron, la France n'a jamais cessé de suivre, de ce point de vue-là, les États-Unis. Il faut aussi réaliser que la France, c'est une puissance de seconde zone dans cette affaire-là. C'est un nain, un nain dans le jardin impérialiste américain, en fait. »
« – Oui, il veut exister. Il veut exister en gesticulant et aussi en rajoutant un peu d'huile sur le feu. Parce que penser quand même à cette proposition de faire une grande coalition comparable à celle de Daesh pour aller combattre le terrorisme, qu'est-ce que c'est sinon rajouter de l'huile sur le feu ? Donc, toutes ces gesticulations-là ne sont pas seulement ridicules, mais elles sont aussi criminelles. »
– Mais depuis le départ, il explique qu'il ne faut pas importer le conflit. Et ici, et en même temps, lui, il se range. Il se range du côté de la politique d'oppression, de colonisation et de terreur de l'État israélien. C'est ça la réalité. Il se range depuis le départ. Donc, nous, on a effectivement à dénoncer cette politique-là, à dire qu'on n'a aucune… Voilà, on ne veut pas être assimilé à cette politique-là et brandir une autre perspective. Et encore une fois, cette perspective qu'il n'y aura pas de paix dans cette région si les droits des Palestiniens ne sont pas reconnus. Et pour qu'ils soient reconnus, il faudra en effet s'en prendre aussi à nos propres dirigeants, à nos propres gou…
« – Mais depuis le départ, il explique qu'il ne faut pas importer le conflit. Et ici, et en même temps, lui, il se range. Il se range du côté de la politique d'oppression, de colonisation et de terreur de l'État israélien. C'est ça la réalité. Il se range depuis le départ. Donc, nous, on a effectivement à dénoncer cette politique-là, à dire qu'on n'a aucune… Voilà, on ne veut pas être assimilé à cette politique-là et brandir une autre perspective. Et encore une fois, cette perspective qu'il n'y aura pas de paix dans cette région si les droits des Palestiniens ne sont pas reconnus. Et pour qu'ils soient reconnus, il faudra en effet s'en prendre aussi à nos propres dirigeants, à nos propres gouvernants. C'est la raison pour laquelle, moi, je pense qu'il n'y a pas seulement à être solidaire aujourd'hui des victimes palestiniennes et israéliennes. Il faut aussi penser, bien sûr… Parce que la tragédie, elle est pour les deux peuples, je tiens à le dire. La tragédie, elle est pour les deux peuples, pour la simple… Enfin, d'ailleurs, on l'a vu le 7 octobre, parce qu'un peuple qui en opprime un autre ne peut pas être un peuple libre. Il ne peut pas vivre dans la sécurité. Et c'est la mère expérience que les Israéliens font aujourd'hui, puisqu'ils réalisent qu'en effet, ils ne peuvent pas vivre en paix en opprimant les Palestiniens en Cisjordanie, dans la bande de Gaza, et y compris en Israël, avec ce qu'on peut appeler un apartheid quand même. Voilà, donc ils réalisent, un certain nombre le réalisent. Moi, j'espère qu'ils vont être nombreux à comprendre, parce qu'un de mes espoirs, c'est ça, c'est qu'y compris la population israélienne, la fraction la plus consciente, justement, demandera des comptes à son gouvernement et se battra pour impulser, justement, une politique qui reconnaisse les droits des Palestiniens à leur existence. »
Sûrement pas, sûrement pas. Peut-être qu'il y a une résurgence des actes antisémites, de racisme aussi. Ça, c'est sûr que, vous savez, c'est ce qui est tragique dans la situation. C'est que là, aujourd'hui, finalement, le fossé d'incompréhension qui existait déjà est en train de se renforcer de dizaines de milliers de cadavres. Donc, évidemment, tout ça, ça sème la haine, la haine, je dirais, des deux côtés. Mais pour le monde du travail, pour l'avenir, pour le combat des travailleurs, eh bien, il faut combattre absolument toutes ces formes de racisme qui sont autant de divisions, qui sont autant d'impasses. Vous savez, le mouvement ouvrier n'a cessé de combattre l'antisémitisme. Il n'a ces…
« Sûrement pas, sûrement pas. Peut-être qu'il y a une résurgence des actes antisémites, de racisme aussi. Ça, c'est sûr que, vous savez, c'est ce qui est tragique dans la situation. C'est que là, aujourd'hui, finalement, le fossé d'incompréhension qui existait déjà est en train de se renforcer de dizaines de milliers de cadavres. Donc, évidemment, tout ça, ça sème la haine, la haine, je dirais, des deux côtés. Mais pour le monde du travail, pour l'avenir, pour le combat des travailleurs, eh bien, il faut combattre absolument toutes ces formes de racisme qui sont autant de divisions, qui sont autant d'impasses. Vous savez, le mouvement ouvrier n'a cessé de combattre l'antisémitisme. Il n'a cessé de le combattre parce que, justement, ça a toujours été une façon de faire diversion. Une façon, finalement, d'empêcher les travailleurs d'identifier les véritables ennemis qu'ils avaient face à eux. Donc, nous, nous pensons qu'il faut continuer ce combat-là. Maintenant, j'ai entendu aussi dans l'intervention de Darmanin qu'il y avait une petite confusion entre l'antisémitisme et l'extrême-gauche. Je ne sais pas ce qu'il veut... Enfin, si, je crois savoir que, justement, il y a aussi un amalgame que je dénonce aujourd'hui. C'est l'amalgame entre l'antisionisme et l'antisémitisme. Et ça, je trouve que c'est un amalgame qui est infamant. Infamant parce qu'en réalité, y compris d'abord, il y a un grand nombre de juifs qui sont anti-sionistes, qui réalisent que tout ça est une impasse, que bafouer, qu'ignorer les droits des Palestiniens, ça ne peut conduire qu'à cela. Donc, ils sont eux-mêmes anti-sionistes. Donc, c'est ça, la réalité. Donc, je crois qu'en effet, à la fois pour l'avenir des Israéliens et l'avenir des Palestiniens, il faut dénoncer cette politique sioniste d'oppression et de répression. Et je dirais aussi, c'est ces politiques nationalistes dans l'autre camp qui visent à éliminer le peuple d'en face. Parce que là aussi, ça nous amène en réalité à une impasse sanglante. Seulement à une impasse sanglante. Encore une fois, je le redis, ma conviction profonde de communisme, c'est que deux peuples peuvent vivre côte à côte, à condition qu'il n'y ait pas de rapport d'exploitation et d'oppression entre eux, que les droits de chacun soient reconnus. Et ça, ça ne pourra se réaliser que si on se débarrasse du capitalisme, que si on se débarrasse de l'impérialisme. Donc voilà, moi, dans ce qui apparaît vraiment comme une situation, comment dire, piégée, pour moi, la seule issue, ça reste le combat de ceux qui veulent renverser l'ordre impérialiste et les classes sociales et la domination capitaliste. Ça, ça passera par les travailleurs, les travailleurs du monde entier, les travailleurs de France, les travailleurs d'Israël, et les travailleurs palestiniens, voilà, et leur conscience, qui peuvent se battre ensemble, qui doivent construire ensemble un parti pour cela. »
C'est une énième attaque contre les droits des travailleurs, mais qui va de pair avec l'attaque sur le RSA, qui va de pair avec l'attaque sur le pouvoir d'achat, parce que, voilà, les salaires n'augmentent pas. Pour moi, c'est une offensive générale du grand patronat qui est aussi menée, qui a le renfort du gouvernement, qui l'aide, qui l'aide de toutes les manières qu'il peut. Donc là encore, s'opposer à cette politique, ça ne peut venir que des luttes, que des luttes collectives, que de cette conscience des travailleurs que, bah oui, il ne faut pas se laisser faire. De la même façon qu'on s'est levé contre la réforme des retraites à 64 ans, il faudra se lever pour revendiquer nos droits,…
« C'est une énième attaque contre les droits des travailleurs, mais qui va de pair avec l'attaque sur le RSA, qui va de pair avec l'attaque sur le pouvoir d'achat, parce que, voilà, les salaires n'augmentent pas. Pour moi, c'est une offensive générale du grand patronat qui est aussi menée, qui a le renfort du gouvernement, qui l'aide, qui l'aide de toutes les manières qu'il peut. Donc là encore, s'opposer à cette politique, ça ne peut venir que des luttes, que des luttes collectives, que de cette conscience des travailleurs que, bah oui, il ne faut pas se laisser faire. De la même façon qu'on s'est levé contre la réforme des retraites à 64 ans, il faudra se lever pour revendiquer nos droits, et de façon bien plus puissante, bien plus déterminée, y compris en recourant à la grève, qui est le rapport de force qui permet de véritablement s'imposer face au grand patronat. Donc c'est ça, notre perspective. Sans quoi, bien sûr, ils avanceront. Ils avanceront parce que dans une période comme ça, de crise, d'incertitude, aussi de marche à la guerre, parce que c'est ça qui est en fond, quand on pense à ce qui se passe au Moyen-Orient, ce qui se passe en Ukraine, ce qui se passe entre la guerre économique, entre la Chine et les États-Unis. On sent qu'il y a toute une période, toute une situation où finalement, le grand patronat, il veut prendre le maximum. Il nous le fera payer, tout ça. Il nous le fera payer. Donc il faut réaliser qu'en face de tout ça, il faudra compter sur personne d'autre que nous-mêmes, notre conscience et notre capacité de nous rassembler pour nous battre et nous battre pour une toute autre société. »
Oui, c'est ce que j'ai ressenti. Bien sûr que les massacres perpétrés par le Hamas le 7 octobre sont des monstruosités, très clairement. Voilà, et je pense d'ailleurs que cela, c'est, comment dire, c'est une impasse totale, y compris pour la cause palestinienne. Mais après cela, c'est évident qu'on a vu une disparition des victimes palestiniennes. Moi, j'ai été frappée de toute l'empathie et l'émotion qu'on pouvait partager face au drame subi par les Israéliens, des Kibbutz, par exemple, et puis par le fait que finalement, du côté des victimes palestiniennes, on ne connaît pas le nom, on ne connaît pas les visages de ceux qui sont morts, on ne connaît pas leur histoire. En fait, ils sont go…
« Oui, c'est ce que j'ai ressenti. Bien sûr que les massacres perpétrés par le Hamas le 7 octobre sont des monstruosités, très clairement. Voilà, et je pense d'ailleurs que cela, c'est, comment dire, c'est une impasse totale, y compris pour la cause palestinienne. Mais après cela, c'est évident qu'on a vu une disparition des victimes palestiniennes. Moi, j'ai été frappée de toute l'empathie et l'émotion qu'on pouvait partager face au drame subi par les Israéliens, des Kibbutz, par exemple, et puis par le fait que finalement, du côté des victimes palestiniennes, on ne connaît pas le nom, on ne connaît pas les visages de ceux qui sont morts, on ne connaît pas leur histoire. En fait, ils sont gommés, ils n'ont même pas... Voilà, on nie leur souffrance, exactement comme finalement on nie leur droit à jouir d'une existence nationale. Ça va de pair. Donc oui, moi, j'ai ressenti ça et je pense que c'est ce qui explique aussi ce besoin, cette volonté, y compris de manifester, de manifester aujourd'hui pour dire, mais regardez, regardez ce qui se passe, c'est insoutenable. Ce massacre-là, il est perpétré par l'armée israélienne. On peut parler de terrorisme. Ah oui, là, parlons de terrorisme. C'est le terrorisme à grande échelle, du terrorisme d'État, avec des moyens sophistiqués d'une armée, certes, mais donc voilà, il faut le dénoncer et je crois que c'est important de le faire aujourd'hui, bien sûr. »
Depuis le départ, et en fait, ça ne date pas d'aujourd'hui, les grandes puissances, finalement, laissent Netanyahou et son gouvernement d'extrême droite et l'armée israélienne agir comme il le veut depuis le début. Et ce n'est pas une surprise, parce que ça fait 75 ans que ça dure, au bout du compte. Ça fait 75 ans que les États-Unis, l'impérialisme couvre tous les crimes d'Israël, parce que moi, j'ai été aussi choquée par cette présentation du 7 octobre, comme si finalement, c'était un massacre qui arrivait comme ça de nulle part, que personne ne pouvait comprendre. Mais non, il y a une guerre, une véritable guerre. Il y a une politique systématique d'oppression, de spoliation, de colonisa…
« Depuis le départ, et en fait, ça ne date pas d'aujourd'hui, les grandes puissances, finalement, laissent Netanyahou et son gouvernement d'extrême droite et l'armée israélienne agir comme il le veut depuis le début. Et ce n'est pas une surprise, parce que ça fait 75 ans que ça dure, au bout du compte. Ça fait 75 ans que les États-Unis, l'impérialisme couvre tous les crimes d'Israël, parce que moi, j'ai été aussi choquée par cette présentation du 7 octobre, comme si finalement, c'était un massacre qui arrivait comme ça de nulle part, que personne ne pouvait comprendre. Mais non, il y a une guerre, une véritable guerre. Il y a une politique systématique d'oppression, de spoliation, de colonisation, qui a même subi une accélération depuis un an avec ce gouvernement Netanyahou. Donc, c'est la réalité. Et cette réalité-là, en effet, elle a été avalisée depuis 75 ans par les grandes puissances. Donc, moi, si vous voulez, je n'attends absolument rien, absolument rien des États-Unis et même des discours de compassion de Macron ou de la France. Il pourrait retenir le bras de l'armée israélienne, Biden. Il pourrait le faire. Il ne le fait pas, parce que, tout simplement, Israël est depuis le départ, la base avancée, finalement, de l'impérialisme dans cette région, dans cette région ô combien cruciale pour le pétrole et pour le commerce. Derrière cette politique d'oppression israélienne, il y a les intérêts de l'impérialisme. Il faut vraiment toujours l'avoir en tête. Et je dirais même que ce sont les calculs des grandes puissances impérialistes qui ont provoqué, qui ont créé le problème, parce qu'ils n'ont cessé, depuis le départ, à dresser les peuples les uns contre les autres, à les dresser les uns contre les autres, alors même qu'il y avait de la place. Et moi, ma conviction de communiste, c'est ça. C'est qu'il y a de la place pour les deux peuples dans cette région. Et que deux peuples qui ont des cultures, des langues différentes, des croyances différentes, peuvent bien sûr vivre côte à côte. Mais ça, c'est rendu impossible dans ce monde impérialiste, parce que ce n'est que rapport de domination. Ce n'est que rapport d'opposition et d'exploitation. Voilà la réalité. Donc c'est la raison pour laquelle moi, je combats tout ça. Et je pense que la perspective, au fond, c'est de remettre en cause l'ordre impérialiste. »
Je pense que beaucoup ont en tête que ça sera de toute façon dur, qu'il ne suffira pas d'un jour, qu'il faut s'engager, là, sur une grève, effectivement, qui peut prendre, je ne sais pas, peut-être une semaine, peut-être plus, je ne sais pas, mais tout le monde l'a en tête, en fait. Donc oui, c'est pas facile. Ça nécessite de prendre de l'énergie. Bon, je prends le secteur de l'enseignement. Moi, je suis enseignante. Il y a une difficulté objective aussi. C'est les vacances samedi. Donc beaucoup de camarades de travail voulaient voir les élèves avant de partir en vacances, d'autant plus que nous, à la rentrée, c'est la grève.
« Je pense que beaucoup ont en tête que ça sera de toute façon dur, qu'il ne suffira pas d'un jour, qu'il faut s'engager, là, sur une grève, effectivement, qui peut prendre, je ne sais pas, peut-être une semaine, peut-être plus, je ne sais pas, mais tout le monde l'a en tête, en fait. Donc oui, c'est pas facile. Ça nécessite de prendre de l'énergie. Bon, je prends le secteur de l'enseignement. Moi, je suis enseignante. Il y a une difficulté objective aussi. C'est les vacances samedi. Donc beaucoup de camarades de travail voulaient voir les élèves avant de partir en vacances, d'autant plus que nous, à la rentrée, c'est la grève. »
Il faut bloquer cette attaque. Il faut la bloquer. Et il faut le faire avec les moyens que possèdent les travailleurs. Et ces moyens-là, c'est la grève, effectivement. C'est d'arrêter de faire rouler les trains, de donner les cours aux enfants, c'est d'arrêter la production ou de baisser la production d'électricité, c'est d'arrêter la fabrication des voitures. Et c'est là, c'est en touchant au portefeuille du grand patronat qu'encore une fois, on se fera craindre. Moi, j'ai quand même en tête ce qui s'est passé au moment des raffineries. Je sais qu'on en rediscutera tout à l'heure. Mais vous vous souvenez, les cris de rage, ils nous prennent en otage, etc. Enfin bon, c'était la haine. C'éta…
« Il faut bloquer cette attaque. Il faut la bloquer. Et il faut le faire avec les moyens que possèdent les travailleurs. Et ces moyens-là, c'est la grève, effectivement. C'est d'arrêter de faire rouler les trains, de donner les cours aux enfants, c'est d'arrêter la production ou de baisser la production d'électricité, c'est d'arrêter la fabrication des voitures. Et c'est là, c'est en touchant au portefeuille du grand patronat qu'encore une fois, on se fera craindre. Moi, j'ai quand même en tête ce qui s'est passé au moment des raffineries. Je sais qu'on en rediscutera tout à l'heure. Mais vous vous souvenez, les cris de rage, ils nous prennent en otage, etc. Enfin bon, c'était la haine. C'était la haine. Pourquoi ? Pourquoi c'était la haine du côté du MEDEF et du côté du gouvernement ? Parce que précisément, on touchait là où ça leur faisait mal. C'est exactement ça, la voie à suivre. Vous savez, on a beaucoup pris l'exemple de 95. 95, ça n'était pas parti comme ça, comme une traînée de poudre, brutalement. La grève, elle s'était construite à la SNCF et ça avait mis plusieurs semaines. En revanche, quand elle avait commencé à être contagieuse et à s'étendre de secteur en secteur, et donc à devenir incontrôlable, non seulement du gouvernement, mais aussi des syndicats, ça n'a pas été long pour que Juppé, qui prétendait droit dans ses bottes, recule. Donc en réalité, c'est ça le rapport de force. Et moi, ce que je vois, c'est qu'il faut qu'on discute beaucoup parce qu'il y a encore des hésitations, il y a encore des doutes, beaucoup. Et il faut réaliser l'immense force qu'on a et la force qu'on a de se faire craindre et donc de se faire respecter. Voilà, moi, je suis convaincue que les travailleurs, ils peuvent écrire l'histoire, qu'on n'est pas, comment dire, destiné à subir et à enteriner ce qu'en haut, au sommet, ils décident. On peut écrire l'histoire au travers de nos luttes et de nos mobilisations. »
Dans les discussions, bien sûr, on remise, mais il faut pas... En même temps, c'est un élan commun. En même temps, quand on se bat pour le retrait de cette réforme, on se bat pour un objectif commun. Il faut pas perdre de vue aussi que voilà ce qu'on a en commun et que le combat commun qu'on peut mener, c'est pour gagner sur les retraites et plus que ça. C'est-à-dire pour se faire reculer l'exploitation. Parce que moi, ce que j'espère aussi, c'est que ça sera qu'un point de départ. Si on réussit à faire reculer Macron là-dessus, ça sera un point de départ pour poser aussi tous les problèmes qui nous taraudent et qui nous pourrissent la vie depuis des années et des années, sur les conditions…
« Dans les discussions, bien sûr, on remise, mais il faut pas... En même temps, c'est un élan commun. En même temps, quand on se bat pour le retrait de cette réforme, on se bat pour un objectif commun. Il faut pas perdre de vue aussi que voilà ce qu'on a en commun et que le combat commun qu'on peut mener, c'est pour gagner sur les retraites et plus que ça. C'est-à-dire pour se faire reculer l'exploitation. Parce que moi, ce que j'espère aussi, c'est que ça sera qu'un point de départ. Si on réussit à faire reculer Macron là-dessus, ça sera un point de départ pour poser aussi tous les problèmes qui nous taraudent et qui nous pourrissent la vie depuis des années et des années, sur les conditions de travail, sur le pouvoir d'achat, sur le fait qu'il faut embaucher les jeunes, qu'il faut soulager les gens qui bossent, etc. Pour moi, ce sera un point de départ pour une contestation, je l'espère, beaucoup plus large de cette société capitaliste et de la bourgeoisie qui domine. »
Je pense, oui, je pense que les vacances, le fait qu'on soit, voilà, que samedi, on soit en vacances, enfin que vendredi, on soit en vacances et au retour des vacances, on est en grève, encore une fois. Donc je pense qu'il y avait aussi beaucoup de profs qui voulaient revoir leurs élèves avant de leur dire au revoir pour trois semaines ou un mois.
« Je pense, oui, je pense que les vacances, le fait qu'on soit, voilà, que samedi, on soit en vacances, enfin que vendredi, on soit en vacances et au retour des vacances, on est en grève, encore une fois. Donc je pense qu'il y avait aussi beaucoup de profs qui voulaient revoir leurs élèves avant de leur dire au revoir pour trois semaines ou un mois. »
Moi, elle doit être celle du monde du travail. Mais c'est ça qui fera notre force. C'est que précisément, il y aura... Il faut qu'il y ait le secteur privé. Et il faut qu'il y ait les secteurs publics. Il faut qu'il y ait les femmes. Il faut qu'il y ait les hommes. Il faut qu'il y ait les seniors, les anciens. Il faut qu'il y ait les jeunes. Il faut qu'il y ait l'ensemble du monde du travail. Et là, franchement, merci Macron. Merci Macron. Parce que ça faisait quand même un paquet de temps qu'on n'avait pas réussi à s'exprimer d'une même voix, comme on s'exprime d'une même voix, là, en ce moment. Donc moi, je n'ai pas tellement envie de saucissonner tout ça. C'est injuste. C'est injuste du…
« Moi, elle doit être celle du monde du travail. Mais c'est ça qui fera notre force. C'est que précisément, il y aura... Il faut qu'il y ait le secteur privé. Et il faut qu'il y ait les secteurs publics. Il faut qu'il y ait les femmes. Il faut qu'il y ait les hommes. Il faut qu'il y ait les seniors, les anciens. Il faut qu'il y ait les jeunes. Il faut qu'il y ait l'ensemble du monde du travail. Et là, franchement, merci Macron. Merci Macron. Parce que ça faisait quand même un paquet de temps qu'on n'avait pas réussi à s'exprimer d'une même voix, comme on s'exprime d'une même voix, là, en ce moment. Donc moi, je n'ai pas tellement envie de saucissonner tout ça. C'est injuste. C'est injuste du début jusqu'à la fin. C'est une attaque, mais pourrie. Ça saute aux yeux, tout le monde. Parce que d'abord, on sait tous que, en fait, beaucoup n'iront pas jusqu'à 64 ans, mais ils iront à Pôle emploi. Et ça, tout le monde le sait. Tout le monde le mesure. Les femmes, les hommes, etc. Ils voient le fric qui a un pôle, les milliards qui dégoulinent, et comment on s'en prend comme ça, y compris à ceux qui ont commencé à travailler tôt et qui ont fait les boulots les plus durs. Parce que c'est ça aussi, la borne d'âge des 64 ans. Parce que moi, franchement, moi, c'était Touraine qui m'avait déjà mis la tête sous l'eau. C'est-à-dire le gentil gouvernement socialiste et tous ces membres qui sont en train de manifester en ce moment contre cette réforme. Moi, franchement, c'était la réforme Touraine. Moi, je suis de 1970. Donc, de toute façon, j'avais 43 annuités de cotisation. Donc moi, c'est au-delà de 67 ans. Voilà. Donc j'avais déjà bu la tasse. Donc, en fait, ce n'était pas tellement ceux qui ont fait des études qui sont touchés. C'est ceux qui ont commencé. C'est les prolos. C'est les ouvriers. C'est les ouvriers. C'est les artisans. C'est ceux qui font les boulots les plus durs. Donc, si vous voulez, cette réforme, elle est injuste, mais de bout en bout. De bout en bout. Donc moi, je n'ai pas envie de saucissonner tout ça. Et je n'ai pas envie de dire il y a le 7, il y a le 8. Non. Il y a un combat à mener. Ce combat, il faut qu'on y mette toutes nos forces. Il faut savoir qu'il va durer. Eux, ils sont déterminés en face. Ce n'est pas une lubie. Macron, il n'a pas été pris d'une lubie, etc. La bourgeoisie, elle a un problème avec son système. Elle a un problème. Il arrive au bout du rouleau. Il y a une concurrence féroce entre eux. En plus, il y a le problème. Ils ont besoin de l'État pour les aider en permanence. Ils ont besoin d'être mis sous respiratoire artificiel. Ils ont besoin que tout de l'argent de l'État, il aille dans les poches de la bourgeoisie. Voilà. Il faut que le fric, il fasse encore plus de fric. Donc, il faut qu'ils aillent chercher du pognon chez les travailleurs. Donc, eux, ils sont déterminés. Nous, il faut qu'on soit déterminés. Et cette détermination, ça voudra dire le 7, le 8, le 9, le 10. Parce que le gouvernement, il sait qu'il y a une tempête qui l'attend le 7 et le 8. La question, ça sera le 9. Donc, une détermination. »
Moi, j'ai eu l'occasion déjà beaucoup de le dire, mais moi, ça m'a confortée dans ma conviction que la capacité de révolte, elle est intacte et ça nous surprend toujours parce qu'y compris là, elle est venue de femmes et d'hommes qui étaient isolées, qui étaient très éloignées des organisations politiques, syndicales, qui parfois n'avaient jamais manifesté de leur vie. Voilà. Y compris qui étaient à la retraite. Enfin bon. Et là, on les a vus avoir l'envie de se battre, trouver des idées pour se rassembler et pour s'organiser. Enfin moi, je trouve ça formidable. Mais voyez comment la capacité des gens à trouver des solutions quand ils sont décidés à se battre, enfin c'est incroyable, moi je…
« Moi, j'ai eu l'occasion déjà beaucoup de le dire, mais moi, ça m'a confortée dans ma conviction que la capacité de révolte, elle est intacte et ça nous surprend toujours parce qu'y compris là, elle est venue de femmes et d'hommes qui étaient isolées, qui étaient très éloignées des organisations politiques, syndicales, qui parfois n'avaient jamais manifesté de leur vie. Voilà. Y compris qui étaient à la retraite. Enfin bon. Et là, on les a vus avoir l'envie de se battre, trouver des idées pour se rassembler et pour s'organiser. Enfin moi, je trouve ça formidable. Mais voyez comment la capacité des gens à trouver des solutions quand ils sont décidés à se battre, enfin c'est incroyable, moi je trouve. Et simplement, ce mouvement des Gilets jaunes, eh bien, il a, comment dire, il n'a pas pu aller plus loin. Pourquoi ? Parce que parce que cette contestation sociale, elle n'est pas rentrée jusque dans les entreprises. Ça a été le problème. Et que finalement, tout était centré sur Macron, etc. Mais le patronat, lui, il a senti le vent du boulet, mais le boulet, il est passé loin. C'est ça le problème. Il aurait fallu que cette contestation, elle s'invite aussi dans les entreprises et qu'on fasse valoir notre force à ce moment-là. Et là, il y aurait eu, je pense, de quoi vraiment inverser le rapport de force, »
En tout cas, je pense que ceux qui demandent des revendications spécifiques pour les femmes, par exemple, et qui estiment que le combat, par exemple, pour augmenter les salaires ou de dire il faut 2000 euros pour le SMIC, ils estiment que ça, ce n'est pas du féminisme, se trompent complètement. Parce que, vous voyez, porter le SMIC à 2000 euros, c'est des millions de femmes, en fait, dont la vie serait changée. Parce qu'on sait que le SMIC, ces 60% sont des femmes, en fait. Ce sont des femmes, précisément. Et qui n'ont des fois même pas droit à un SMIC parce qu'elles sont à temps partiel. Donc, pour moi, tout ça est effectivement très lié. Et moi, je ne crois pas à une émancipation si on ne…
« En tout cas, je pense que ceux qui demandent des revendications spécifiques pour les femmes, par exemple, et qui estiment que le combat, par exemple, pour augmenter les salaires ou de dire il faut 2000 euros pour le SMIC, ils estiment que ça, ce n'est pas du féminisme, se trompent complètement. Parce que, vous voyez, porter le SMIC à 2000 euros, c'est des millions de femmes, en fait, dont la vie serait changée. Parce qu'on sait que le SMIC, ces 60% sont des femmes, en fait. Ce sont des femmes, précisément. Et qui n'ont des fois même pas droit à un SMIC parce qu'elles sont à temps partiel. Donc, pour moi, tout ça est effectivement très lié. Et moi, je ne crois pas à une émancipation si on ne se débarrasse pas de l'exploitation de l'homme par l'homme. Il n'y aura jamais d'émancipation totale. On pourra peut-être faire l'égalité homme-femme. D'ailleurs, vous savez, l'égalité, ils savent la faire par en bas et ça ne leur pose aucun problème. On peut faire l'égalité homme-femme par en bas. On peut faire l'égalité dans la misère. Il n'y a aucun problème. Moi, je me souviens de Jospin qui avait justifié le travail de nuit pour les femmes dans les usines. Parce que, bien sûr, dans les hôpitaux, c'était bien sûr autorisé. Et Jospin avait donc rétabli le travail de nuit des femmes en disant quoi ? Égalité homme-femme. »
« super l'égalité ! Donc, vous voyez comment, voilà, pour moi... »
« mais même par rapport aux violences policières. Par rapport aux violences policières. Moi, je ne suis absolument pas d'accord avec tous ceux qui revendiquent une police républicaine. Voilà. »
Disons qu'on approche du but.
« Disons qu'on approche du but. »
Déjà, il faut être conscient que ce n'est pas parce qu'on se bat pour des papiers, pour les sans-papiers, ou ce n'est pas parce qu'on se bat contre les violences faites aux femmes qu'on est révolutionnaires. Il y a un féminisme bien bourgeois aussi. Voilà. Il y a aussi un féminisme bien bourgeois. Donc, moi, j'ai envie de m'appuyer sur ce sentiment de révolte et cette aspiration à l'égalité pour l'étendre, justement, pour l'étendre à tous les aspects sociaux. C'est-à-dire que l'égalité, ce n'est pas seulement... Vous savez, l'égalité entre...
« Déjà, il faut être conscient que ce n'est pas parce qu'on se bat pour des papiers, pour les sans-papiers, ou ce n'est pas parce qu'on se bat contre les violences faites aux femmes qu'on est révolutionnaires. Il y a un féminisme bien bourgeois aussi. Voilà. Il y a aussi un féminisme bien bourgeois. Donc, moi, j'ai envie de m'appuyer sur ce sentiment de révolte et cette aspiration à l'égalité pour l'étendre, justement, pour l'étendre à tous les aspects sociaux. C'est-à-dire que l'égalité, ce n'est pas seulement... Vous savez, l'égalité entre... »
« Non, sur le NFP au deuxième tour, elle n'a pas bien suivi ce qu'on avait... Ce qu'on a dit. On a dit que l'essentiel avait été fait au premier tour. Voilà. L'essentiel avait été fait au premier tour, c'est-à-dire que tous ceux qui avaient voulu lever le drapeau de la révolution, d'une autre société, et appeler les travailleurs à se regrouper, ben, l'avaient fait. Ils avaient fait l'essentiel. Et qu'au deuxième tour, ils pouvaient, ils étaient libres de faire ce qu'ils voulaient. Et qu'y compris, on comprenait. Ceux qui avaient envie de voter pour le NFP, on les comprenait. Voilà. Qu'ils pouvaient... Qu'on ne pensait pas que de toute façon, ça réglerait quelques problèmes que ce soit. Mais que... Voilà. Donc déjà, elle a mal compris. Et puis par contre, il est évident, évident qu'il faut absolument combattre ces illusions de dire que dans le contexte de crise du capitalisme, dans ce contexte d'évolution de plus en plus nationaliste, raciste et guerrière de cette société capitaliste, on puisse améliorer notre sort en votant bien, en faisant des petits pas en avant. C'est le jeu du réformisme en fait. »
« – Absolument pas, absolument pas. Je dénonce une politique, et d'ailleurs une politique suicidaire, contre-productive du Hamas, mais ce que je dénonce avant tout, c'est la politique d'oppression, de colonisation, d'apartheid que mène l'État palestinien depuis 77 ans maintenant et qui est responsable de ce qui se passe aujourd'hui, non seulement à Gaza, mais aussi en Cisjordanie, au Liban. Vous savez, moi je pense que cette politique-là de Netanyahou, ce n'est pas une guerre contre le Hamas, c'est une guerre contre les Palestiniens, c'est une guerre d'extermination, ils utilisent l'arme de la faim aujourd'hui. Vous avez vu les enfants qui n'ont que la peau sur les os, vous avez vu ce qui se passe aujourd'hui ? Quand il y a une distribution alimentaire, on a 20, 30 morts, les gens se font tirer dessus. C'est une guerre contre les Palestiniens. Et je peux vous dire que cette politique-là, sioniste, cette politique sioniste en effet de Netanyahou, mais de tous les gouvernements qui ont précédé, c'est une politique qui est criminelle contre les Palestiniens, mais c'est une politique qui est suicidaire pour les Israéliens. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, sur le NFP au deuxième tour, elle n'a pas bien suivi ce qu'on avait... Ce qu'on a dit. On a dit que l'essentiel avait été fait au premier tour. Voilà. L'essentiel avait été fait au premier tour, c'est-à-dire que tous ceux qui avaient voulu lever le drapeau de la révolution, d'une autre société, et appeler les travailleurs à se regrouper, ben, l'avaient fait. Ils avaient fait l'essentiel. Et qu'au deuxième tour, ils pouvaient, ils étaient libres de faire ce qu'ils voulaient. Et qu'y compris, on comprenait. Ceux qui avaient envie de voter pour le NFP, on les comprenait. Voilà. Qu'ils pouvaient... Qu'on ne pensait pas que de toute façon, ça réglerait quelques problèmes que ce soit. Mais que... Voilà. Donc déjà, elle a mal compris. Et puis par contre, il est évident, évident qu'il faut absolument combattre ces illusions de dire que dans le contexte de crise du capitalisme, dans ce contexte d'évolution de plus en plus nationaliste, raciste et guerrière de cette société capitaliste, on puisse améliorer notre sort en votant bien, en faisant des petits pas en avant. C'est le jeu du réformisme en fait. »
« Non, sur le NFP au deuxième tour, elle n'a pas bien suivi ce qu'on avait... Ce qu'on a dit. On a dit que l'essentiel avait été fait au premier tour. Voilà. L'essentiel avait été fait au premier tour, c'est-à-dire que tous ceux qui avaient voulu lever le drapeau de la révolution, d'une autre société, et appeler les travailleurs à se regrouper, ben, l'avaient fait. Ils avaient fait l'essentiel. Et qu'au deuxième tour, ils pouvaient, ils étaient libres de faire ce qu'ils voulaient. Et qu'y compris, on comprenait. Ceux qui avaient envie de voter pour le NFP, on les comprenait. Voilà. Qu'ils pouvaient... Qu'on ne pensait pas que de toute façon, ça réglerait quelques problèmes que ce soit. Mais que... Voilà. Donc déjà, elle a mal compris. Et puis par contre, il est évident, évident qu'il faut absolument combattre ces illusions de dire que dans le contexte de crise du capitalisme, dans ce contexte d'évolution de plus en plus nationaliste, raciste et guerrière de cette société capitaliste, on puisse améliorer notre sort en votant bien, en faisant des petits pas en avant. C'est le jeu du réformisme en fait. »
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« Je vais commencer rapidement par moi. Moi, je suis une militante. Je suis une militante révolutionnaire. Je défends cette idée. Je pense qu'il faut absolument faire vivre l'idée qu'on peut et on doit se débarrasser de cette société capitaliste. »
« – Ah mais je suis complètement d'accord et solidaire avec cette collègue. Et si j'avais des élèves qui me l'avaient demandé, je l'aurais fait moi-même, je suis enseignante, j'aurais fait, oui, 7 minutes de silence. Écoutez cette neutralité, mais c'est de la blague, c'est de la blague. Mais bien sûr, parce qu'on a un gouvernement qui va nous dire finalement, »
« là, oui, vous allez faire une minute de silence pour telle ou telle victime, là non, alors il faut qu'on s'indigne en fonction de ce qui est tamponné, validé par notre gouvernement. Moi, je ne suis pas d'accord avec ça. »
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« Le système capitaliste, il fonctionne avec des lois, des lois objectives. C'est la loi du profit. Voilà, c'est la course au profit. C'est la concurrence. »
« – C'est ce qui se passe aujourd'hui, et je trouve que c'est, en effet, quelque chose de très bien pour toutes les filles qui ont envie, justement, de s'émanciper, de faire leur propre choix, etc. – Vous avez des élèves contraintes de porter le voile ? »
« – Mais, vous savez, tout ça c'est des grands mots, les lois de la République… – Non, ce n'est pas des grands mots, c'est une réalité aussi. – Les lois de la République, c'est théoriquement liberté, égalité, fraternité. Vous pouvez me dire, où est l'égalité dans cette société ? Elle est où l'égalité quand on n'a pas d'argent, quand on ne peut pas se loger, quand on n'arrive pas à trouver un travail ? Et ça c'est le cas de plein de femmes. Pourquoi il y a des femmes, y compris qui sont françaises, de souche, j'ai envie de dire, puisqu'on est obligé de parler comme ça maintenant, qui subissent la loi des hommes, qui sont même sous emprise, qui sont frappés, et qui parfois sont tués par leur conjoint, par leur mari, etc. Pourquoi elles restent ? Pourquoi elles n'arrivent pas à se défendre ? Eh bien parce que justement, elles sont prisonnières, parce qu'elles n'ont pas la possibilité de vivre de façon indépendante économiquement. Et cette loi-là de l'exploitation qui est au cœur de cette société de la République, comme vous dites, cette exploitation qui est vécue très durement par les femmes, eh bien c'est une prison, c'est un piège. Et moi c'est pour ça que je pense que le combat de l'émancipation des femmes, il doit d'abord commencer sur ce terrain-là, qu'elles aient le droit d'accéder à un travail, qu'elles puissent vivre dignement et qu'elles puissent choisir leur vie. Donc c'est un combat de travailleuses et de travailleurs contre l'exploitation, et aussi pour changer la société. On en revient à... »
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« Si, il manque un Lénine, il manque un parti, il manque... Oui, bien sûr, bien sûr, absolument. Parce que justement, s'il n'y a pas ça, on pourra dire bravo les révoltes, mais on fera la liste quand même des révoltes qui ont débouché sur rien. »
« Non, sur le NFP au deuxième tour, elle n'a pas bien suivi ce qu'on avait... Ce qu'on a dit. On a dit que l'essentiel avait été fait au premier tour. Voilà. L'essentiel avait été fait au premier tour, c'est-à-dire que tous ceux qui avaient voulu lever le drapeau de la révolution, d'une autre société, et appeler les travailleurs à se regrouper, ben, l'avaient fait. Ils avaient fait l'essentiel. Et qu'au deuxième tour, ils pouvaient, ils étaient libres de faire ce qu'ils voulaient. Et qu'y compris, on comprenait. Ceux qui avaient envie de voter pour le NFP, on les comprenait. Voilà. Qu'ils pouvaient... Qu'on ne pensait pas que de toute façon, ça réglerait quelques problèmes que ce soit. Mais que... Voilà. Donc déjà, elle a mal compris. Et puis par contre, il est évident, évident qu'il faut absolument combattre ces illusions de dire que dans le contexte de crise du capitalisme, dans ce contexte d'évolution de plus en plus nationaliste, raciste et guerrière de cette société capitaliste, on puisse améliorer notre sort en votant bien, en faisant des petits pas en avant. C'est le jeu du réformisme en fait. »
« Non, sur le NFP au deuxième tour, elle n'a pas bien suivi ce qu'on avait... Ce qu'on a dit. On a dit que l'essentiel avait été fait au premier tour. Voilà. L'essentiel avait été fait au premier tour, c'est-à-dire que tous ceux qui avaient voulu lever le drapeau de la révolution, d'une autre société, et appeler les travailleurs à se regrouper, ben, l'avaient fait. Ils avaient fait l'essentiel. Et qu'au deuxième tour, ils pouvaient, ils étaient libres de faire ce qu'ils voulaient. Et qu'y compris, on comprenait. Ceux qui avaient envie de voter pour le NFP, on les comprenait. Voilà. Qu'ils pouvaient... Qu'on ne pensait pas que de toute façon, ça réglerait quelques problèmes que ce soit. Mais que... Voilà. Donc déjà, elle a mal compris. Et puis par contre, il est évident, évident qu'il faut absolument combattre ces illusions de dire que dans le contexte de crise du capitalisme, dans ce contexte d'évolution de plus en plus nationaliste, raciste et guerrière de cette société capitaliste, on puisse améliorer notre sort en votant bien, en faisant des petits pas en avant. C'est le jeu du réformisme en fait. »
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« – Absolument pas, absolument pas. Je dénonce une politique, et d'ailleurs une politique suicidaire, contre-productive du Hamas, mais ce que je dénonce avant tout, c'est la politique d'oppression, de colonisation, d'apartheid que mène l'État palestinien depuis 77 ans maintenant et qui est responsable de ce qui se passe aujourd'hui, non seulement à Gaza, mais aussi en Cisjordanie, au Liban. Vous savez, moi je pense que cette politique-là de Netanyahou, ce n'est pas une guerre contre le Hamas, c'est une guerre contre les Palestiniens, c'est une guerre d'extermination, ils utilisent l'arme de la faim aujourd'hui. Vous avez vu les enfants qui n'ont que la peau sur les os, vous avez vu ce qui se passe aujourd'hui ? Quand il y a une distribution alimentaire, on a 20, 30 morts, les gens se font tirer dessus. C'est une guerre contre les Palestiniens. Et je peux vous dire que cette politique-là, sioniste, cette politique sioniste en effet de Netanyahou, mais de tous les gouvernements qui ont précédé, c'est une politique qui est criminelle contre les Palestiniens, mais c'est une politique qui est suicidaire pour les Israéliens. »
« Voilà. Plutôt que de dire achetons français ou achetons, etc. Les bombes, oui, mais françaises. Voilà. Eh bien, non. Justement, pas de bombes, pas de guerre. Mais pour ça, il va en effet falloir prendre les rênes de cette société. Il va falloir en finir avec cette domination capitaliste, avec cette concurrence, avec cette guerre économique sans fin qui dégénère en permanence, en guerre tout court. Voilà. Donc, il y en a qui disent si tu veux la paix, prépare la guerre. Voilà. Y compris toute la gauche. Si tu veux la paix, prépare la guerre. Fais une bonne armée française. Nous, on dit si tu veux la paix, prépare la révolution. »
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« – Et c'est une perspective qui a été très très vite combattue par justement les socialistes, les communistes, les révolutionnaires, parce qu'en fait, dès qu'ils se sont rendus compte de ce que ça voulait dire sur le terrain, c'est-à-dire l'expulsion de paysans palestiniens et finalement la spoliation de leurs terres, de leurs moyens de vivre, un certain nombre, ont vu que ce n'était pas une bonne direction et que finalement ça, ça allait conduire à des guerres sans fin. Vous savez, c'est pas... Quand on dit, ah oui, vous êtes antisémite, mais il y a des générations entières d'intellectuels, de militants juifs qui ont dénoncé cette politique-là. »
« – Mais aujourd'hui, vous savez, vous avez une... Aujourd'hui, qu'est-ce qui se passe ? Quelle est la campagne qui est menée du sommet de l'État ? C'est une campagne contre les étrangers, contre les immigrés, contre les musulmans. Tous les jours, on a droit à une petite mesure supplémentaire contre les musulmans, une proposition contre les étrangers. Et tous les jours, on nous explique que le danger, la menace, le problème, c'est celui qui vient d'ailleurs. C'est ça, la campagne. Et évidemment, cette campagne raciste, qui est une campagne xénophobe, qu'est-ce qu'elle provoque ? Eh bien, elle provoque le rejet, elle provoque le communautarisme. C'est cet engrenage... – Elle provoque le communautarisme. – Mais bien sûr, c'est cet engrenage-là. »
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« – Absolument pas, absolument pas. Je dénonce une politique, et d'ailleurs une politique suicidaire, contre-productive du Hamas, mais ce que je dénonce avant tout, c'est la politique d'oppression, de colonisation, d'apartheid que mène l'État palestinien depuis 77 ans maintenant et qui est responsable de ce qui se passe aujourd'hui, non seulement à Gaza, mais aussi en Cisjordanie, au Liban. Vous savez, moi je pense que cette politique-là de Netanyahou, ce n'est pas une guerre contre le Hamas, c'est une guerre contre les Palestiniens, c'est une guerre d'extermination, ils utilisent l'arme de la faim aujourd'hui. Vous avez vu les enfants qui n'ont que la peau sur les os, vous avez vu ce qui se passe aujourd'hui ? Quand il y a une distribution alimentaire, on a 20, 30 morts, les gens se font tirer dessus. C'est une guerre contre les Palestiniens. Et je peux vous dire que cette politique-là, sioniste, cette politique sioniste en effet de Netanyahou, mais de tous les gouvernements qui ont précédé, c'est une politique qui est criminelle contre les Palestiniens, mais c'est une politique qui est suicidaire pour les Israéliens. »
« – À toute interdiction, à ces interdictions. »
« Non, mais contre-productif, je sais pas. Moi, je... Tous les matins, franchement, je me réveille en me demandant combien y aura-t-il de morts de plus à Gaza. Vous écoutez la radio le matin, vous réveillez ? Oui, j'écoute la radio. Et tous les matins, je me pose cette question-là. Et tous les matins, je me demande, je me demande, mais comment font-ils pour... Voilà, je me demande combien il y aura de morts de plus en Ukraine, hein ? Combien il y aura de morts laissées à Port-au-Prince par les gangs armés, tous les matins. Donc, et ça, si vous voulez que les gens se disent mais ça fait partie de notre combat, on doit le porter, on ne peut pas l'accepter. Moi, ma conviction de communiste, révolutionnaire, internationaliste, c'est que l'humanité, elle est une et indivisible. Et que les souffrances, les guerres, la misère, bien sûr qu'elles doivent nous révolter de partout et que ça doit faire partie du combat quotidien de chacun. Et c'est la raison pour laquelle je pense que ce n'est pas tel ou tel dirigeant qui déconne. C'est qu'on est dans un système capitaliste qui mène à ça, qui mène à ça, qui mène à dresser les peuples les uns contre les autres, qui mène à ces guerres économiques et que j'en reviens au cœur même de notre système. Les hommes sont le produit de ce système et ce système capitaliste, il faut le changer et c'est comme ça qu'on inventera et qu'on construira une autre humanité. J'en suis convaincue. »
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« – Parce que je pense qu'on a besoin de perspectives. »
« – Mais moi, j'espère qu'il va y avoir des réactions collectives et des révoltes générales bien avant 2027, j'ai envie de dire. »
« C'est cette conscience-là qui veut masquer et c'est une façon en effet de faire taire le monde du travail. C'est la raison pour laquelle il ne faut absolument pas marcher. Il faut être conscient de la situation et conscient que les travailleurs représentent une force dans la société. Ils ne sont pas voués à subir, à encaisser les coups et à ne rien dire. Ils peuvent influencer, ils peuvent prendre des initiatives, ils peuvent se battre pour leurs intérêts, y compris, vous savez, les travailleurs, ils ont su même arrêter une guerre en se révoltant en Russie en 1917, justement, justement, en Ukraine. Ils se sont révoltés, ils ont mis fin à une guerre. Les travailleurs, ils font tout fonctionner dans la société. Ils font tout. Ils fabriquent les profits, ils fabriquent les capitaux, ils fabriquent toutes les richesses. Ils seraient capables de stopper la fabrication d'armements, ils seraient capables de stopper les livraisons d'armes, d'arrêter la circulation des troupes, s'ils avaient cette conscience-là. Mais cette conscience que, précisément, il ne faut pas s'aligner derrière nos dirigeants, y compris quand ils revêtent les habits de défenseurs ou de protecteurs de je ne sais qui. il ne faut pas s'aligner derrière ces gens-là. Il faut défendre nos intérêts en partant de nos intérêts quotidiens, de nos intérêts travailleurs, élémentaires. Et c'est là qu'on a en effet une boussole. Et je pense qu'y compris dans la situation actuelle, justement, une des revendications qu'il faudrait avoir, en tout cas, que nous, on a envie de mettre en avant, c'est puisqu'aujourd'hui, il y a beaucoup d'actionnaires et de bourgeois, de capitalistes qui veulent faire du pognon sur la guerre, qui veulent faire du pognon en vendant leurs engins de mort. Eh bien, exproprions-les. Et on les exproprie. Pas de profit privé. Ils nous expliquent qu'ils font la guerre pour défendre. Bon, alors, pas de profit. Pas de profit. On les exproprie. Pas de profit de guerre. Pas de profit de guerre, exactement. On ne fait pas d'argent sur la misère et la guerre. Donc ça, ça pourrait être une revendication. »
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« peut-être. Posez-vous la question pourquoi ces luttes, qui sont menées depuis des décennies, finalement, n'aboutissent pas ? Elles ont abouti sur l'avortement ? En partie, parce que vous savez, comme moi, que malheureusement, le droit existe sur le papier, mais dans la réalité, eh bien, c'est des fois bien difficile parce qu'il manque les centres d'IVG, parce que les plannings familiaux ont fermé, parce qu'il n'y a plus... On peut dire la même chose pour toutes les luttes sociales. Même sur l'avortement. Oui, justement, on peut dire la même chose pour toutes les luttes sociales, tant qu'on ne va pas jusqu'au bout de ces luttes sociales, c'est-à-dire tant qu'on ne va pas jusqu'à leur prendre le pouvoir, parce qu'à partir du moment où on leur laisse ne serait-ce qu'un petit espace de pouvoir, à partir de là, bien sûr que le balancier repart dans l'autre sens, il l'utilise. Donc, moi, ces luttes-là, et moi, je suis frappée par rapport au féminisme. Comment on fait du surplace ? Et on fait du surplace, précisément, parce qu'il n'y a pas... Parce que les femmes, elles restent confrontées aux boulots les plus durs, les plus exploitées, les plus mal payées, et que tout ça, ça freine considérablement leur possibilité, leur capacité de se faire respecter, y compris dans leur entourage, y compris vis-à-vis de leur mari. Ça les prive de la possibilité d'être indépendantes, d'être indépendantes, et ça les rend prisonnières, parfois, oui, aussi, d'un mari violent, d'un conjoint violent. Donc, pour moi, oui, il y a un lien, il y a un lien entre ce surplace-là et le fait que, justement, si vous voulez, c'est un peu comme... On attend un plafond de verre, en quelque sorte. Si on ne fait pas sauter cette chape de plomb de l'exploitation et des inégalités qui l'accompagnent, de la marginalisation, de l'isolement, de l'émiettement. »
« Mais juste une chose, ce que je tiens quand même à dire, c'est que quand on est pauvre, parce que la Corse, c'est un des départements les plus pauvres de France, et quand on est pauvre, quand on est sans boulot, quand on est mal payé, etc., l'autonomie administrative, ça ne suffit pas, vous voyez, pour gagner sa vie. Donc il faut toute autre chose pour le monde du travail. Mais par contre, leur donner plus de sous ? Moi je suis convaincue que ce n'est pas leur donner plus de sous, c'est le combat de tous les travailleurs. C'est le combat de tous les travailleurs. Vous savez, quand on est salarié, quand on dépend donc de la volonté patronale pour tout, pour ses horaires de travail, pour son salaire, et donc ça détermine sa retraite. Vous voyez tout »
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« Oui, elles ont été très mises en avant sur la dernière phase en tout cas de cette campagne. Oui. Au point que Marine Le Pen est devenue la candidate du pouvoir d'achat. »
« Non, mais la France, elle a bombardé il n'y a pas bien longtemps au Mali, et elle a bombardé, eh bien, des citoyens lambda, voilà, au Mali. Alors, c'est ce qu'on appelle une bavure. En faisant une guerre. C'est ce qu'on appelle une bavure. »
« toujours ces guerres. Toujours ces guerres. C'est vrai pour la guerre en Irak, c'est vrai pour l'intervention en Afghanistan, c'est vrai pour l'intervention au Mali, c'est vrai... Ça a toujours été au nom des droits des peuples pour ramener la paix, pour aller sauver les femmes, des talibans, par exemple. Mais ça, c'est ce qui est mis en avant. Et le résultat, quel est-il le résultat ? Le résultat, c'est que ça résout zéro problème, parce qu'en réalité, leur préoccupation, c'est de préserver leur sphère d'influence, de préserver leurs intérêts. Ils n'y vont pas pour faire le... Ce ne sont pas... Le camp impérialiste, les grandes puissances impérialistes, que ce soit les États-Unis et la France ne sont pas les bienfaiteurs de l'humanité. Pouvez-vous me dire où et quand leurs interventions ont amené la prospérité, ont été soucieuses de développer... En Afrique, quelles sont les infrastructures, quels sont les progrès en termes de santé, en termes de transports qui ont été apportés à la population, dites-moi, en Afghanistan ? Donc, non, non, il faut bien réaliser qu'il y a des arrières-pensées derrière tout ça, et que oui, il y a une rivalité depuis fort longtemps entre l'impérialiste et Poutine. »
« – Vous leur dites bravo. – Justement, ce que je leur dis et ce que je dis à tous les travailleurs, c'est que nous avons les moyens d'agir en fait. Nous ne sommes pas voués à compter les points et à être spectateurs de ce que décident un Netanyahou, un Trump, un Xi Jinping ou un Poutine. Nous ne sommes pas voués à les regarder passivement. On a les moyens de faire beaucoup de choses, nous les travailleurs. Parce qu'en effet, sans nous, il n'y a pas de livraison, il n'y a pas de cargaison, il n'y a pas de navire qui circule, rien ne peut être fait sans nous et même pas les guerres. Donc en effet, si on prend conscience de ce rôle qu'on a là dans la société, eh bien on peut imposer par nous-mêmes beaucoup de choses. »
« Non, mais ça, on y reviendra peut-être sur le fond et sur l'idée peut-être plus tard. Mais moi, je pense que c'est complètement démagogique. Ils ne le feront pas. C'est une façon de faire diversion et de nous faire croire que finalement, ce ne sera pas à nous de payer. Mais bien sûr que si, ce sera à nous de payer. Parce que même si, si vous voulez, de toute façon, l'Union européenne et la France n'ont pas du tout les moyens de son ambition, c'est-à-dire de jouer dans la cour des grands et de mener je ne sais quelle guerre, il n'empêche qu'en effet, ils veulent absolument réarmer. Ils ont augmenté, comme vous l'avez dit, le budget militaire. Ils veulent l'augmenter encore de façon considérable. Et tout ça, c'est des milliards et des milliards qui prendront dans notre poche. »
« – Ça peut être déjà des mouvements de grève, des mouvements de protestation pour dire non aux coûts qu'on est en train de recevoir ici. Parce qu'ici, il y a un recul pour les travailleurs quand même. C'est des plans de licenciement sur plan de licenciement. C'est la vie chère, c'est une précarité. Vous avez des femmes et des hommes aujourd'hui qui travaillent, qui travaillent dur, qui n'arrivent pas à se loger, qui n'arrivent pas à se soigner. C'est une réalité, y compris dans un pays riche. Et puis, c'est ce qui se passe dans le monde entier. Toutes ces régions à feu et à sang, c'est ce qui se passe aujourd'hui à Gaza. Enfin, on a aujourd'hui une guerre d'extermination qui se déroule sous nos yeux et on est censé ne pas la voir, on est censé faire comme s'il ne se passait rien. Donc, c'est tout ça qui, j'espère, conduira demain à ce qu'il y ait des millions de gens dans la rue pour dire non, ça suffit. »
« C'est toujours la même chose, c'est toujours la même grille de lecture. Mais ce n'est pas une grille de lecture, c'est la réalité de notre société. Aujourd'hui, ceux qui ont du pouvoir, encore une fois, c'est ceux qui ont l'argent, c'est ceux qui ont les moyens de faire travailler les autres et de les exploiter et de dire « Toi, je t'embauche, toi, je t'embauche pas. Toi, je te paye à ce niveau-là, toi, celui-là. Toi, je t'accorde tes jours de congé, pas à toi, etc. » Toute la société est comme ça. Et quand on est issu du monde du travail, qu'on n'a que ses deux bras et ses deux jambes, il faut effectivement »