Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
16 avr. 2012 au 30 juin 2026
Questions
567
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 567 questions évaluables
Réponse directe
248
Réponse partielle
100
Réponse à côté
214
Refus explicite
5
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 76 à 100 sur 567
Question 76Nathalie Arthaud : "Le gouvernement est complice de la politique génocidaire à Gaza !"
– Mais vous appelez à la grève, vous appelez à la grève dans toutes les écoles, dans tous les établissements scolaires ?
Réponse à côté
– Nous avons un gouvernement qui est aujourd'hui complice de ce qui se passe et qui est en effet une politique génocidaire à Gaza. – Ah bon ? Alors Emmanuel Macron dit, attention, je vais bientôt faire une grande déclaration pour reconnaître l'État palestinien. Mais au moment même où la possibilité physique, matérielle de cet État palestinien est en train de disparaître sous nos yeux. Mais c'est une farce, c'est une farce. – Est-ce que vous soutenez le Hamas ?
« – Nous avons un gouvernement qui est aujourd'hui complice de ce qui se passe et qui est en effet une politique génocidaire à Gaza. »
Sud Radio · Nathalie Arthaud : "Le gouvernement est complice de la politique génocidaire à Gaza !"Vérifier à 6:48
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Mécanismes explicités24 juin 2024 au 30 juin 2026 · 62 observations71 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est vrai qu'une première différence avec la façon dont vous avez de présenter les choses, en parlant de démocratie pour du peuple, etc., nous, nous parlons de démocratie ouvrière. Dans le sens où, finalement, cette démocratie, c'est ceux qui se battent, pas seulement des ouvriers, il ne faut pas penser, je ne parle pas seulement de celui qui a un bleu de travail, je parle à tous ceux qui sont utiles à la société, en fait, les 99 % de la société. Vous savez, même, pour moi, la femme qui élève ses enfants est une travailleuse, en fait, et elle est indispensable à la société, du simple fait, d'ailleurs, que justement, elle assure le renouvellement des générations. Et en fait, c'est un travail qui, y compris, est aussi prenant et aussi difficile et aussi dur et aussi épuisant qu'un travail parfois à l'usine de s'occuper des enfants. Donc, non, le monde du travail, pour nous, c'est ceux qui ont un travail, bien sûr, manuel, mais aussi un travail intellectuel, aussi ceux qui ont un statut d'auto-entrepreneur, ceux qui sont le petit artisan, c'est aussi ceux qui galèrent de petit boulot en petit boulot, entre chômage, intérim, etc., etc. Donc, vous voyez, c'est au sens large, mais à partir du moment où ils veulent se battre, eh bien, en fait, ils commencent à discuter ensemble, ils votent ensemble et ils votent pour tout. Écoutez, on a quand même l'exemple des gilets jaunes, l'exemple des gilets jaunes qui était magnifique pour ça, magnifique, parce que les femmes et les hommes qui ne se connaissaient pas, qui ne se connaissaient pas et qui n'avaient pas l'habitude de l'organisation, parce que beaucoup d'entre eux étaient dans des petites structures, souvent n'avaient jamais fréquenté de syndicats, n'avaient jamais appartenu à aucun parti politique, étaient finalement assez isolés. Ils ont eu ce réflexe de se réunir sur les ronds-points, vous voyez, et la discussion a démarré, et ils ont fonctionné ensemble. Ils ont fonctionné ensemble comment ? En discutant beaucoup, parfois en cherchant le consensus, parfois ils ne le trouvaient pas, ils ont voté, parfois ils ont choisi des représentants, parfois dénoncé ceux qui se présentaient comme des représentants, parce que moi, j'ai adoré quand ils ont posé un lapin au premier ministre, par exemple, enfin, quand les... voilà, parce que, ben justement, ça pose la question de dans quels représentants on a confiance, et ils se posaient tous ces problèmes-là. Ben moi, je suis convaincue que quand les gens ont envie de se battre pour quelque chose, quand ils ont un objectif, quand ils ont cette combativité, ben oui, ils font régner cette démocratie ouvrière qui consiste à discuter, à chercher à se convaincre les uns les autres, et puis à voter pour, au final, décider et appliquer collectivement ensemble la chose, parce que souvent aussi, on sépare le vote de l'application, alors qu'en fait, l'essentiel est quand même souvent dans qui applique. Et la démocratie ouvrière, vous justement, »
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
9 oct. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Voir 1 autre passage
« – Ah bon ? Alors Emmanuel Macron dit, attention, je vais bientôt faire une grande déclaration pour reconnaître l'État palestinien. Mais au moment même où la possibilité physique, matérielle de cet État palestinien est en train de disparaître sous nos yeux. Mais c'est une farce, c'est une farce. – Est-ce que vous soutenez le Hamas ? »
Sud Radio · Nathalie Arthaud : "Le gouvernement est complice de la politique génocidaire à Gaza !"Vérifier à 7:02
Question 77Nathalie Arthaud : "Le gouvernement est complice de la politique génocidaire à Gaza !"
– Vous êtes favorable à l'interdiction du port du voile, dans les établissements scolaires ?
Réponse directe
– C'est ce qui se passe aujourd'hui, et je trouve que c'est, en effet, quelque chose de très bien pour toutes les filles qui ont envie, justement, de s'émanciper, de faire leur propre choix, etc. – Vous avez des élèves contraintes de porter le voile ?
« – C'est ce qui se passe aujourd'hui, et je trouve que c'est, en effet, quelque chose de très bien pour toutes les filles qui ont envie, justement, de s'émanciper, de faire leur propre choix, etc. – Vous avez des élèves contraintes de porter le voile ? »
Sud Radio · Nathalie Arthaud : "Le gouvernement est complice de la politique génocidaire à Gaza !"Vérifier à 15:03
Question 78Nathalie Arthaud : "Le gouvernement est complice de la politique génocidaire à Gaza !"
Est-ce que pas tout est... Tout n'est-il pas récupéré à tort, parfois ?
Réponse à côté
Non, mais contre-productif, je sais pas. Moi, je... Tous les matins, franchement, je me réveille en me demandant combien y aura-t-il de morts de plus à Gaza. Vous écoutez la radio le matin, vous réveillez ? Oui, j'écoute la radio. Et tous les matins, je me pose cette question-là. Et tous les matins, je me demande, je me demande, mais comment font-ils pour... Voilà, je me demande combien il y aura de morts de plus en Ukraine, hein ? Combien il y aura de morts laissées à Port-au-Prince par les gangs armés, tous les matins. Donc, et ça, si vous voulez que les gens se disent mais ça fait partie de notre combat, on doit le porter, on ne peut pas l'accepter. Moi, ma conviction de communiste, révo…
« Non, mais contre-productif, je sais pas. Moi, je... Tous les matins, franchement, je me réveille en me demandant combien y aura-t-il de morts de plus à Gaza. Vous écoutez la radio le matin, vous réveillez ? Oui, j'écoute la radio. Et tous les matins, je me pose cette question-là. Et tous les matins, je me demande, je me demande, mais comment font-ils pour... Voilà, je me demande combien il y aura de morts de plus en Ukraine, hein ? Combien il y aura de morts laissées à Port-au-Prince par les gangs armés, tous les matins. Donc, et ça, si vous voulez que les gens se disent mais ça fait partie de notre combat, on doit le porter, on ne peut pas l'accepter. Moi, ma conviction de communiste, révolutionnaire, internationaliste, c'est que l'humanité, elle est une et indivisible. Et que les souffrances, les guerres, la misère, bien sûr qu'elles doivent nous révolter de partout et que ça doit faire partie du combat quotidien de chacun. Et c'est la raison pour laquelle je pense que ce n'est pas tel ou tel dirigeant qui déconne. C'est qu'on est dans un système capitaliste qui mène à ça, qui mène à ça, qui mène à dresser les peuples les uns contre les autres, qui mène à ces guerres économiques et que j'en reviens au cœur même de notre système. Les hommes sont le produit de ce système et ce système capitaliste, il faut le changer et c'est comme ça qu'on inventera et qu'on construira une autre humanité. J'en suis convaincue. »
Sud Radio · Nathalie Arthaud : "Le gouvernement est complice de la politique génocidaire à Gaza !"Vérifier à 21:28
Question 79Nathalie Arthaud : "Le gouvernement est complice de la politique génocidaire à Gaza !"
Mais les partis populistes et l'extrême droite gagnent du terrain en Europe, dans le monde. Pourquoi, selon vous ?
Réponse directe
C'est vrai. C'est vrai que l'évolution réactionnaire, barbare, de la société, prend, dans les pays impérialistes, ce visage-là, le visage des idées de plus en plus xénophobes, racistes, le visage de l'indifférence aux autres, j'ai envie de dire. L'indifférence vis-à-vis de ceux qui sont sous les bombes, l'indifférence vis-à-vis de ceux qui sont dans la misère, qui dorment sous les ponts. Voilà. C'est l'indifférence, c'est l'individualisme généralisé, c'est le repli, le chacun pour soi. Et ça, je vous dis, c'est une évolution barbare de la société. Et ici, ici, parce qu'on a les mêmes ici, les mêmes qui nous proposent exactement la même évolution, entre Zemmour, Le Pen, mais enfin Retailleau…
« C'est vrai. C'est vrai que l'évolution réactionnaire, barbare, de la société, prend, dans les pays impérialistes, ce visage-là, le visage des idées de plus en plus xénophobes, racistes, le visage de l'indifférence aux autres, j'ai envie de dire. L'indifférence vis-à-vis de ceux qui sont sous les bombes, l'indifférence vis-à-vis de ceux qui sont dans la misère, qui dorment sous les ponts. Voilà. C'est l'indifférence, c'est l'individualisme généralisé, c'est le repli, le chacun pour soi. Et ça, je vous dis, c'est une évolution barbare de la société. »
Sud Radio · Nathalie Arthaud : "Le gouvernement est complice de la politique génocidaire à Gaza !"Vérifier à 1:37Voir 1 autre passage
« Et ici, ici, parce qu'on a les mêmes ici, les mêmes qui nous proposent exactement la même évolution, entre Zemmour, Le Pen, mais enfin Retailleau, et puis on voit qu'y compris beaucoup dans le centre sont attirés, aspirés par cette évolution de plus en plus réactionnaire. Ils nous mènent exactement au même endroit. Eh bien, moi, je peux vous dire que cette évolution-là, je la combats. Ce n'est pas le monde dans lequel j'ai envie de vivre. Et ce que je pense vraiment, ce qui me révolte et ce qui me conduit à vraiment pas baisser les bras et au contraire à avoir envie de me battre, c'est que je suis convaincue que la société, elle est capable de fonctionner autrement. On n'a jamais eu autant de moyens de richesse, de moyens de les produire, autant de possibilités pour construire une autre organisation économique à l'échelle de la planète. C'est un immense gâchis ce qu'on est en train de connaître. Cette course au profit, on est en train de saccager l'humanité, de saccager la planète. Tout ça, pourquoi ? Pour qu'il y ait plus de milliardaires demain. Voilà la réalité de ce monde. Plus de Trump, plus de Musk, plus de tous ces clowns-là qui sont en train de nous enfoncer. »
Sud Radio · Nathalie Arthaud : "Le gouvernement est complice de la politique génocidaire à Gaza !"Vérifier à 2:24
Question 80Nathalie Arthaud : "Le gouvernement est complice de la politique génocidaire à Gaza !"
– Oui, mais Nathalie Arthaud, que disent ceux qui vous accusent d'islamophobie ?
Réponse à côté
– Oui, j'ai vu, écoutez, moi, je ne suis absolument pas d'accord avec ça, mais en même temps, j'ai toujours dit que, moi, effectivement, l'émancipation des femmes, c'était un combat fondamental pour nous, lutte ouvrière, voilà, que, évidemment, la liberté des femmes, leur droit de vivre en décidant de leur vie, sans avoir un tuteur, que ce soit un père, un frère ou un mari, et de s'émanciper, c'était une question fondamentale pour nous. Et nous avons toujours dit que les religions… – Quelles qu'elles soient ? – Quelles qu'elles soient, d'ailleurs, quelles qu'elles soient, que ce soit le judaïsme, que ce soit l'islam, que ce soit le christianisme, c'est un obstacle, parce que toutes ces reli…
« – Oui, j'ai vu, écoutez, moi, je ne suis absolument pas d'accord avec ça, mais en même temps, j'ai toujours dit que, moi, effectivement, l'émancipation des femmes, c'était un combat fondamental pour nous, lutte ouvrière, voilà, que, évidemment, la liberté des femmes, leur droit de vivre en décidant de leur vie, sans avoir un tuteur, que ce soit un père, un frère ou un mari, et de s'émanciper, c'était une question fondamentale pour nous. Et nous avons toujours dit que les religions… – Quelles qu'elles soient ? – Quelles qu'elles soient, d'ailleurs, quelles qu'elles soient, que ce soit le judaïsme, que ce soit l'islam, que ce soit le christianisme, c'est un obstacle, parce que toutes ces religions, elles infériorisent les femmes et elles cherchent à les contrôler, à contrôler leur corps. – Dans toutes les religions, les femmes sont inférieures aux hommes ? – Mais bien sûr, absolument toutes, vous pouvez regarder dans les détails, elles n'ont pas accès aux mêmes droits que les hommes, et vous n'avez pas de curé-femme, par exemple, toujours pas, le pape, c'était forcément un homme, ça ne pouvait pas être une femme, évidemment, et puis, regardez, y compris leur combat par rapport à l'avortement, donc toutes les religions sont des obstacles, et ça, nous, nous le savons, des obstacles supplémentaires, parce que ce n'est pas le seul, c'est aussi, vous savez, la situation des femmes par rapport au travail, etc. Mais, en même temps, je ne suis pas dupe, quand un Attal ou quand un Retailleau explique… »
Sud Radio · Nathalie Arthaud : "Le gouvernement est complice de la politique génocidaire à Gaza !"Vérifier à 13:19
Question 81Nathalie Arthaud : "Le gouvernement est complice de la politique génocidaire à Gaza !"
– Nathalie Arthaud, une enseignante a été suspendue à Sens dans Lyon pour avoir organisé un hommage aux victimes civiles. Gazaoui, à la demande des élèves, cet hommage, des élèves volontaires sont restés dans la classe avant la sonnerie, de la récréation, d'autres sont sortis de la classe. Le principe de neutralité s'impose aux enseignants, dit le rectorat. Des syndicats d'enseignants appellent à faire grève pour Gaza, vous aussi ?
Réponse à côté
– Ah mais je suis complètement d'accord et solidaire avec cette collègue. Et si j'avais des élèves qui me l'avaient demandé, je l'aurais fait moi-même, je suis enseignante, j'aurais fait, oui, 7 minutes de silence. Écoutez cette neutralité, mais c'est de la blague, c'est de la blague. Mais bien sûr, parce qu'on a un gouvernement qui va nous dire finalement, là, oui, vous allez faire une minute de silence pour telle ou telle victime, là non, alors il faut qu'on s'indigne en fonction de ce qui est tamponné, validé par notre gouvernement. Moi, je ne suis pas d'accord avec ça.
« – Ah mais je suis complètement d'accord et solidaire avec cette collègue. Et si j'avais des élèves qui me l'avaient demandé, je l'aurais fait moi-même, je suis enseignante, j'aurais fait, oui, 7 minutes de silence. Écoutez cette neutralité, mais c'est de la blague, c'est de la blague. Mais bien sûr, parce qu'on a un gouvernement qui va nous dire finalement, »
Sud Radio · Nathalie Arthaud : "Le gouvernement est complice de la politique génocidaire à Gaza !"Vérifier à 6:11Voir 1 autre passage
« là, oui, vous allez faire une minute de silence pour telle ou telle victime, là non, alors il faut qu'on s'indigne en fonction de ce qui est tamponné, validé par notre gouvernement. Moi, je ne suis pas d'accord avec ça. »
Sud Radio · Nathalie Arthaud : "Le gouvernement est complice de la politique génocidaire à Gaza !"Vérifier à 6:29
Question 82Nathalie Arthaud : "Le gouvernement est complice de la politique génocidaire à Gaza !"
– Même dans votre classe ?
Réponse à côté
– Non, mais là, je ne suis pas pour remettre en cause cette loi-là, parce que je pense que…
« – Non, mais là, je ne suis pas pour remettre en cause cette loi-là, parce que je pense que… »
Sud Radio · Nathalie Arthaud : "Le gouvernement est complice de la politique génocidaire à Gaza !"Vérifier à 14:54
Question 83Nathalie Arthaud : "Le gouvernement est complice de la politique génocidaire à Gaza !"
– Est-ce que vous soutenez le Hamas ?
Réponse directe
– Absolument pas, absolument pas. Je dénonce une politique, et d'ailleurs une politique suicidaire, contre-productive du Hamas, mais ce que je dénonce avant tout, c'est la politique d'oppression, de colonisation, d'apartheid que mène l'État palestinien depuis 77 ans maintenant et qui est responsable de ce qui se passe aujourd'hui, non seulement à Gaza, mais aussi en Cisjordanie, au Liban. Vous savez, moi je pense que cette politique-là de Netanyahou, ce n'est pas une guerre contre le Hamas, c'est une guerre contre les Palestiniens, c'est une guerre d'extermination, ils utilisent l'arme de la faim aujourd'hui. Vous avez vu les enfants qui n'ont que la peau sur les os, vous avez vu ce qui se…
« – Absolument pas, absolument pas. Je dénonce une politique, et d'ailleurs une politique suicidaire, contre-productive du Hamas, mais ce que je dénonce avant tout, c'est la politique d'oppression, de colonisation, d'apartheid que mène l'État palestinien depuis 77 ans maintenant et qui est responsable de ce qui se passe aujourd'hui, non seulement à Gaza, mais aussi en Cisjordanie, au Liban. Vous savez, moi je pense que cette politique-là de Netanyahou, ce n'est pas une guerre contre le Hamas, c'est une guerre contre les Palestiniens, c'est une guerre d'extermination, ils utilisent l'arme de la faim aujourd'hui. Vous avez vu les enfants qui n'ont que la peau sur les os, vous avez vu ce qui se passe aujourd'hui ? Quand il y a une distribution alimentaire, on a 20, 30 morts, les gens se font tirer dessus. C'est une guerre contre les Palestiniens. Et je peux vous dire que cette politique-là, sioniste, cette politique sioniste en effet de Netanyahou, mais de tous les gouvernements qui ont précédé, c'est une politique qui est criminelle contre les Palestiniens, mais c'est une politique qui est suicidaire pour les Israéliens. »
Sud Radio · Nathalie Arthaud : "Le gouvernement est complice de la politique génocidaire à Gaza !"Vérifier à 7:25
Question 84Nathalie Arthaud : "Le gouvernement est complice de la politique génocidaire à Gaza !"
– Est-ce qu'il y a des imbéciles en France qui nourrissent le communautarisme et donc qui nourrissent une forme d'antisémitisme ?
Réponse à côté
– Mais aujourd'hui, vous savez, vous avez une... Aujourd'hui, qu'est-ce qui se passe ? Quelle est la campagne qui est menée du sommet de l'État ? C'est une campagne contre les étrangers, contre les immigrés, contre les musulmans. Tous les jours, on a droit à une petite mesure supplémentaire contre les musulmans, une proposition contre les étrangers. Et tous les jours, on nous explique que le danger, la menace, le problème, c'est celui qui vient d'ailleurs. C'est ça, la campagne. Et évidemment, cette campagne raciste, qui est une campagne xénophobe, qu'est-ce qu'elle provoque ? Eh bien, elle provoque le rejet, elle provoque le communautarisme. C'est cet engrenage... – Elle provoque le commun…
« – Mais aujourd'hui, vous savez, vous avez une... Aujourd'hui, qu'est-ce qui se passe ? Quelle est la campagne qui est menée du sommet de l'État ? C'est une campagne contre les étrangers, contre les immigrés, contre les musulmans. Tous les jours, on a droit à une petite mesure supplémentaire contre les musulmans, une proposition contre les étrangers. Et tous les jours, on nous explique que le danger, la menace, le problème, c'est celui qui vient d'ailleurs. C'est ça, la campagne. Et évidemment, cette campagne raciste, qui est une campagne xénophobe, qu'est-ce qu'elle provoque ? Eh bien, elle provoque le rejet, elle provoque le communautarisme. C'est cet engrenage... – Elle provoque le communautarisme. – Mais bien sûr, c'est cet engrenage-là. »
Sud Radio · Nathalie Arthaud : "Le gouvernement est complice de la politique génocidaire à Gaza !"Vérifier à 11:23Voir 2 autres passages
« Mais j'ai vu ça ! Vous êtes islamophobe ! – Bah écoutez, en tout cas, sûrement pas dans le sens de Retailleau, de Le Pen et de... »
Sud Radio · Nathalie Arthaud : "Le gouvernement est complice de la politique génocidaire à Gaza !"Vérifier à 12:20
« – L'islamophobie, aujourd'hui, en effet, c'est cette campagne-là, cette campagne systématique. – Ce sont des militants, enfin... – Et vous savez, ce ne sont pas seulement des mots, ce ne sont pas seulement des mots, parce que quand vous avez un ministre de l'intérieur qui m'atteint au soir, enfin, qui semble mener une nouvelle croisade, en fait. – Nathalie Arthaud, je ne vous parle pas de ça, vous êtes en train d'éviter ma question, je ne vous parle pas de ça. – Moi, je le dénonce, je le combat, et je pense que cette campagne-là, elle tue, parce que je pense que le meurtre... – Oui, de Puget-sur-Argence, oui. – Oui, du Var et du Gard sont aussi le résultat de cette... »
Question 85Nathalie Arthaud : "Le gouvernement est complice de la politique génocidaire à Gaza !"
– À toute interdiction ?
Réponse directe
– À toute interdiction, à ces interdictions.
« – À toute interdiction, à ces interdictions. »
Sud Radio · Nathalie Arthaud : "Le gouvernement est complice de la politique génocidaire à Gaza !"Vérifier à 14:50
Question 86Nathalie Arthaud : "Le gouvernement est complice de la politique génocidaire à Gaza !"
– Oui, Nathalie Arthaud, vous allez porter cette voix-là en 2027 ?
Réponse à côté
– Parce que je pense qu'on a besoin de perspectives.
« – Parce que je pense qu'on a besoin de perspectives. »
Sud Radio · Nathalie Arthaud : "Le gouvernement est complice de la politique génocidaire à Gaza !"Vérifier à 3:40
Question 87Nathalie Arthaud : "Le gouvernement est complice de la politique génocidaire à Gaza !"
Anecdotique, mais ça fait une petite polémique, cette fameuse affiche de la Gay Pride, vous l'avez vue ?
Réponse partielle
Non, j'ai juste entrevu là, ce matin. Bon, mais vous savez, on fait dire tout et n'importe quoi. Non, c'est pas on fait dire. Oui, ben écoutez, moi, je... C'est... Ils ont fait l'affiche comme ça. Bon, ben voilà, c'est à eux de... Non, mais il y a... Encore une fois, il y a beaucoup de combats à mener dans la société.
« Non, j'ai juste entrevu là, ce matin. Bon, mais vous savez, on fait dire tout et n'importe quoi. Non, c'est pas on fait dire. »
Sud Radio · Nathalie Arthaud : "Le gouvernement est complice de la politique génocidaire à Gaza !"Vérifier à 20:36Voir 1 autre passage
« Oui, ben écoutez, moi, je... C'est... Ils ont fait l'affiche comme ça. Bon, ben voilà, c'est à eux de... Non, mais il y a... Encore une fois, il y a beaucoup de combats à mener dans la société. »
Sud Radio · Nathalie Arthaud : "Le gouvernement est complice de la politique génocidaire à Gaza !"Vérifier à 21:02
Question 88Nathalie Arthaud : "Le gouvernement est complice de la politique génocidaire à Gaza !"
Est-ce que c'est pas contre-productif ?
Réponse partielle
Non, mais contre-productif, je sais pas. Moi, je... Tous les matins, franchement, je me réveille en me demandant combien y aura-t-il de morts de plus à Gaza. Vous écoutez la radio le matin, vous réveillez ? Oui, j'écoute la radio. Et tous les matins, je me pose cette question-là. Et tous les matins, je me demande, je me demande, mais comment font-ils pour... Voilà, je me demande combien il y aura de morts de plus en Ukraine, hein ? Combien il y aura de morts laissées à Port-au-Prince par les gangs armés, tous les matins. Donc, et ça, si vous voulez que les gens se disent mais ça fait partie de notre combat, on doit le porter, on ne peut pas l'accepter. Moi, ma conviction de communiste, révo…
« Non, mais contre-productif, je sais pas. Moi, je... Tous les matins, franchement, je me réveille en me demandant combien y aura-t-il de morts de plus à Gaza. Vous écoutez la radio le matin, vous réveillez ? Oui, j'écoute la radio. Et tous les matins, je me pose cette question-là. Et tous les matins, je me demande, je me demande, mais comment font-ils pour... Voilà, je me demande combien il y aura de morts de plus en Ukraine, hein ? Combien il y aura de morts laissées à Port-au-Prince par les gangs armés, tous les matins. Donc, et ça, si vous voulez que les gens se disent mais ça fait partie de notre combat, on doit le porter, on ne peut pas l'accepter. Moi, ma conviction de communiste, révolutionnaire, internationaliste, c'est que l'humanité, elle est une et indivisible. Et que les souffrances, les guerres, la misère, bien sûr qu'elles doivent nous révolter de partout et que ça doit faire partie du combat quotidien de chacun. Et c'est la raison pour laquelle je pense que ce n'est pas tel ou tel dirigeant qui déconne. C'est qu'on est dans un système capitaliste qui mène à ça, qui mène à ça, qui mène à dresser les peuples les uns contre les autres, qui mène à ces guerres économiques et que j'en reviens au cœur même de notre système. Les hommes sont le produit de ce système et ce système capitaliste, il faut le changer et c'est comme ça qu'on inventera et qu'on construira une autre humanité. J'en suis convaincue. »
Sud Radio · Nathalie Arthaud : "Le gouvernement est complice de la politique génocidaire à Gaza !"Vérifier à 21:28
Question 89Nathalie Arthaud : "Le gouvernement est complice de la politique génocidaire à Gaza !"
Mais qui est responsable ?
Réponse à côté
C'est le fruit de leur politique.
« C'est le fruit de leur politique. »
Sud Radio · Nathalie Arthaud : "Le gouvernement est complice de la politique génocidaire à Gaza !"Vérifier à 17:44
Question 90Nathalie Arthaud : "Le gouvernement est complice de la politique génocidaire à Gaza !"
– Est-ce que vous avez des élèves contraintes de porter le voile ?
Réponse directe
– Oui, ça existe, ça existe, et je suis fondamentalement de leur côté. Mais quand j'entends Attal et Retailleau dire « il faut interdire », etc., je sais que ce n'est pas leur souci. Je sais que ça participe d'une campagne qui est nauséabonde, qui est dégoûtante pour stigmatiser les femmes musulmanes, pour stigmatiser l'islam, pour faire des amalgames, etc. Et cette campagne, encore une fois, je vous dis qu'elle est dangereuse, je la dénonce et je la combats.
« – Oui, ça existe, ça existe, et je suis fondamentalement de leur côté. Mais quand j'entends Attal et Retailleau dire « il faut interdire », etc., je sais que ce n'est pas leur souci. Je sais que ça participe d'une campagne qui est nauséabonde, qui est dégoûtante pour stigmatiser les femmes musulmanes, pour stigmatiser l'islam, pour faire des amalgames, etc. Et cette campagne, encore une fois, je vous dis qu'elle est dangereuse, je la dénonce et je la combats. »
Sud Radio · Nathalie Arthaud : "Le gouvernement est complice de la politique génocidaire à Gaza !"Vérifier à 15:16
Question 91Nathalie Arthaud : "Le gouvernement est complice de la politique génocidaire à Gaza !"
Qu'est-ce que ça peut être, une réaction collective ?
Réponse directe
– Ça peut être déjà des mouvements de grève, des mouvements de protestation pour dire non aux coûts qu'on est en train de recevoir ici. Parce qu'ici, il y a un recul pour les travailleurs quand même. C'est des plans de licenciement sur plan de licenciement. C'est la vie chère, c'est une précarité. Vous avez des femmes et des hommes aujourd'hui qui travaillent, qui travaillent dur, qui n'arrivent pas à se loger, qui n'arrivent pas à se soigner. C'est une réalité, y compris dans un pays riche. Et puis, c'est ce qui se passe dans le monde entier. Toutes ces régions à feu et à sang, c'est ce qui se passe aujourd'hui à Gaza. Enfin, on a aujourd'hui une guerre d'extermination qui se déroule sous…
« – Ça peut être déjà des mouvements de grève, des mouvements de protestation pour dire non aux coûts qu'on est en train de recevoir ici. Parce qu'ici, il y a un recul pour les travailleurs quand même. C'est des plans de licenciement sur plan de licenciement. C'est la vie chère, c'est une précarité. Vous avez des femmes et des hommes aujourd'hui qui travaillent, qui travaillent dur, qui n'arrivent pas à se loger, qui n'arrivent pas à se soigner. C'est une réalité, y compris dans un pays riche. Et puis, c'est ce qui se passe dans le monde entier. Toutes ces régions à feu et à sang, c'est ce qui se passe aujourd'hui à Gaza. Enfin, on a aujourd'hui une guerre d'extermination qui se déroule sous nos yeux et on est censé ne pas la voir, on est censé faire comme s'il ne se passait rien. Donc, c'est tout ça qui, j'espère, conduira demain à ce qu'il y ait des millions de gens dans la rue pour dire non, ça suffit. »
Sud Radio · Nathalie Arthaud : "Le gouvernement est complice de la politique génocidaire à Gaza !"Vérifier à 3:56
Question 92Nathalie Arthaud : "Le gouvernement est complice de la politique génocidaire à Gaza !"
Est-ce que cet anti-sionisme n'est pas en partie responsable des actes antisémites qui se multiplient en France ?
Réponse à côté
Mais évidemment, non, je pense et je suis convaincue que cette politique de sioniste qui consiste à expulser, qui consiste à faire partir, à se débarrasser en fait des Palestiniens, voilà, ça oblitaire le futur, l'avenir, y compris pour les Israéliens. Ils ne pourront pas construire un avenir de paix et de sécurité sur une montagne de cadavres. On ne fait pas la paix en remplissant les cimetières. La paix, la sécurité des Israéliens ne pourra être obtenue qu'en arrêtant ce massacre, qu'en arrêtant la colonisation, qu'en arrêtant la politique d'apartheid, qu'en reconnaissant l'égalité des droits avec les Palestiniens. Et moi, l'avenir que je vois dans cette région-là, c'est un avenir où bien…
« Mais évidemment, non, je pense et je suis convaincue que cette politique de sioniste qui consiste à expulser, qui consiste à faire partir, à se débarrasser en fait des Palestiniens, voilà, ça oblitaire le futur, l'avenir, y compris pour les Israéliens. Ils ne pourront pas construire un avenir de paix et de sécurité sur une montagne de cadavres. On ne fait pas la paix en remplissant les cimetières. La paix, la sécurité des Israéliens ne pourra être obtenue qu'en arrêtant ce massacre, qu'en arrêtant la colonisation, qu'en arrêtant la politique d'apartheid, qu'en reconnaissant l'égalité des droits avec les Palestiniens. Et moi, l'avenir que je vois dans cette région-là, c'est un avenir où bien sûr il y a la place pour ces deux peuples, mais aussi pour les Druzes, mais aussi pour les chrétiens. Mais ça veut dire la reconnaissance des droits de chaque peuple. Voilà, et c'est une fédération de tous les peuples du Moyen-Orient. »
Sud Radio · Nathalie Arthaud : "Le gouvernement est complice de la politique génocidaire à Gaza !"Vérifier à 8:39
Question 93Nathalie Arthaud : "Le gouvernement est complice de la politique génocidaire à Gaza !"
Vous serez candidate en 2027 ?
Réponse à côté
– Parce que je pense qu'on a besoin de perspectives.
« – Parce que je pense qu'on a besoin de perspectives. »
Sud Radio · Nathalie Arthaud : "Le gouvernement est complice de la politique génocidaire à Gaza !"Vérifier à 3:40
Question 94Nathalie Arthaud : "Le gouvernement est complice de la politique génocidaire à Gaza !"
est-ce que vous la porterez, cette voix, en 2027 ?
Réponse à côté
– Mais moi, j'espère qu'il va y avoir des réactions collectives et des révoltes générales bien avant 2027, j'ai envie de dire.
« – Mais moi, j'espère qu'il va y avoir des réactions collectives et des révoltes générales bien avant 2027, j'ai envie de dire. »
Sud Radio · Nathalie Arthaud : "Le gouvernement est complice de la politique génocidaire à Gaza !"Vérifier à 3:46
Question 95Nathalie Arthaud : "Le gouvernement est complice de la politique génocidaire à Gaza !"
– Vous êtes favorable ou pas à l'interdiction du port du voile ?
Réponse directe
– Je suis absolument opposée à toute interdiction, parce que derrière tout ça…
« – Je suis absolument opposée à toute interdiction, parce que derrière tout ça… »
Sud Radio · Nathalie Arthaud : "Le gouvernement est complice de la politique génocidaire à Gaza !"Vérifier à 14:44
Question 96Nathalie Arthaud : "Le gouvernement est complice de la politique génocidaire à Gaza !"
– Est-ce que les lois de la République, les lois de la démocratie, priment sur les lois religieuses ?
Réponse à côté
– Mais, vous savez, tout ça c'est des grands mots, les lois de la République… – Non, ce n'est pas des grands mots, c'est une réalité aussi. – Les lois de la République, c'est théoriquement liberté, égalité, fraternité. Vous pouvez me dire, où est l'égalité dans cette société ? Elle est où l'égalité quand on n'a pas d'argent, quand on ne peut pas se loger, quand on n'arrive pas à trouver un travail ? Et ça c'est le cas de plein de femmes. Pourquoi il y a des femmes, y compris qui sont françaises, de souche, j'ai envie de dire, puisqu'on est obligé de parler comme ça maintenant, qui subissent la loi des hommes, qui sont même sous emprise, qui sont frappés, et qui parfois sont tués par leur co…
« – Mais, vous savez, tout ça c'est des grands mots, les lois de la République… – Non, ce n'est pas des grands mots, c'est une réalité aussi. – Les lois de la République, c'est théoriquement liberté, égalité, fraternité. Vous pouvez me dire, où est l'égalité dans cette société ? Elle est où l'égalité quand on n'a pas d'argent, quand on ne peut pas se loger, quand on n'arrive pas à trouver un travail ? Et ça c'est le cas de plein de femmes. Pourquoi il y a des femmes, y compris qui sont françaises, de souche, j'ai envie de dire, puisqu'on est obligé de parler comme ça maintenant, qui subissent la loi des hommes, qui sont même sous emprise, qui sont frappés, et qui parfois sont tués par leur conjoint, par leur mari, etc. Pourquoi elles restent ? Pourquoi elles n'arrivent pas à se défendre ? Eh bien parce que justement, elles sont prisonnières, parce qu'elles n'ont pas la possibilité de vivre de façon indépendante économiquement. Et cette loi-là de l'exploitation qui est au cœur de cette société de la République, comme vous dites, cette exploitation qui est vécue très durement par les femmes, eh bien c'est une prison, c'est un piège. Et moi c'est pour ça que je pense que le combat de l'émancipation des femmes, il doit d'abord commencer sur ce terrain-là, qu'elles aient le droit d'accéder à un travail, qu'elles puissent vivre dignement et qu'elles puissent choisir leur vie. Donc c'est un combat de travailleuses et de travailleurs contre l'exploitation, et aussi pour changer la société. On en revient à... »
Sud Radio · Nathalie Arthaud : "Le gouvernement est complice de la politique génocidaire à Gaza !"Vérifier à 15:51
Question 97Nathalie Arthaud : "Le gouvernement est complice de la politique génocidaire à Gaza !"
Pardon, vous les avez vus ! – Mais c'est ridicule ! – Que disent-ils ?
Réponse à côté
– Oui, j'ai vu, écoutez, moi, je ne suis absolument pas d'accord avec ça, mais en même temps, j'ai toujours dit que, moi, effectivement, l'émancipation des femmes, c'était un combat fondamental pour nous, lutte ouvrière, voilà, que, évidemment, la liberté des femmes, leur droit de vivre en décidant de leur vie, sans avoir un tuteur, que ce soit un père, un frère ou un mari, et de s'émanciper, c'était une question fondamentale pour nous. Et nous avons toujours dit que les religions… – Quelles qu'elles soient ? – Quelles qu'elles soient, d'ailleurs, quelles qu'elles soient, que ce soit le judaïsme, que ce soit l'islam, que ce soit le christianisme, c'est un obstacle, parce que toutes ces reli…
« – Oui, j'ai vu, écoutez, moi, je ne suis absolument pas d'accord avec ça, mais en même temps, j'ai toujours dit que, moi, effectivement, l'émancipation des femmes, c'était un combat fondamental pour nous, lutte ouvrière, voilà, que, évidemment, la liberté des femmes, leur droit de vivre en décidant de leur vie, sans avoir un tuteur, que ce soit un père, un frère ou un mari, et de s'émanciper, c'était une question fondamentale pour nous. Et nous avons toujours dit que les religions… – Quelles qu'elles soient ? – Quelles qu'elles soient, d'ailleurs, quelles qu'elles soient, que ce soit le judaïsme, que ce soit l'islam, que ce soit le christianisme, c'est un obstacle, parce que toutes ces religions, elles infériorisent les femmes et elles cherchent à les contrôler, à contrôler leur corps. – Dans toutes les religions, les femmes sont inférieures aux hommes ? – Mais bien sûr, absolument toutes, vous pouvez regarder dans les détails, elles n'ont pas accès aux mêmes droits que les hommes, et vous n'avez pas de curé-femme, par exemple, toujours pas, le pape, c'était forcément un homme, ça ne pouvait pas être une femme, évidemment, et puis, regardez, y compris leur combat par rapport à l'avortement, donc toutes les religions sont des obstacles, et ça, nous, nous le savons, des obstacles supplémentaires, parce que ce n'est pas le seul, c'est aussi, vous savez, la situation des femmes par rapport au travail, etc. Mais, en même temps, je ne suis pas dupe, quand un Attal ou quand un Retailleau explique… »
Sud Radio · Nathalie Arthaud : "Le gouvernement est complice de la politique génocidaire à Gaza !"Vérifier à 13:19
Question 98Nathalie Arthaud : "Le gouvernement est complice de la politique génocidaire à Gaza !"
Puisque vous parlez des femmes, comment se fait-il ?
Réponse à côté
Bah c'est pas nouveau que la délinquance... Non mais oui, oui. Voilà, enfin franchement... Oui c'est pas nouveau, mais c'est pas nouveau. Non c'est pas nouveau, mais plus que jamais. La délinquance a toujours été ça, mais encore une fois, moi j'entends Retailleau parler de barbares, des sauvages, etc. Mais c'est le fruit de leur politique.
« Bah c'est pas nouveau que la délinquance... Non mais oui, oui. Voilà, enfin franchement... Oui c'est pas nouveau, mais c'est pas nouveau. Non c'est pas nouveau, mais plus que jamais. »
Sud Radio · Nathalie Arthaud : "Le gouvernement est complice de la politique génocidaire à Gaza !"Vérifier à 17:22Voir 1 autre passage
« La délinquance a toujours été ça, mais encore une fois, moi j'entends Retailleau parler de barbares, des sauvages, etc. Mais c'est le fruit de leur politique. »
Sud Radio · Nathalie Arthaud : "Le gouvernement est complice de la politique génocidaire à Gaza !"Vérifier à 17:30
Question 99Nathalie Arthaud : "Le gouvernement est complice de la politique génocidaire à Gaza !"
Non, non, c'est Olivier Faure. Non, vous n'allez pas recevoir Olivier Faure ce week-end, non ?
Réponse à côté
Ah non, non, non, c'est effectivement un regroupement d'organisations et tous ceux qui auront aussi envie de passer un moment de fraternité pour refaire le monde, parce que nous, nous sommes très clairement communistes. Vous voulez refaire le monde ? Ah oui, refaire le monde. Nous, nous sommes communistes, révolutionnaires, plus que jamais, j'ai envie de dire. Enfin, franchement, depuis que Trump est revenu à la Maison Blanche, je crois que les choses sont claires pour tout le monde. C'est-à-dire ? Le capitalisme, c'est la guerre. Voilà, c'est la guerre pour tout. Pour les marchés, pour les matières premières, pour les terres rares, pour les satellites, pour l'intelligence artificielle. Enf…
« Ah non, non, non, c'est effectivement un regroupement d'organisations et tous ceux qui auront aussi envie de passer un moment de fraternité pour refaire le monde, parce que nous, nous sommes très clairement communistes. Vous voulez refaire le monde ? Ah oui, refaire le monde. Nous, nous sommes communistes, révolutionnaires, plus que jamais, j'ai envie de dire. Enfin, franchement, depuis que Trump est revenu à la Maison Blanche, je crois que les choses sont claires pour tout le monde. C'est-à-dire ? Le capitalisme, c'est la guerre. Voilà, c'est la guerre pour tout. Pour les marchés, pour les matières premières, pour les terres rares, pour les satellites, pour l'intelligence artificielle. Enfin voilà, c'est la guerre. C'est la guerre. Et une guerre économique qui se transforme régulièrement en guerre tout court. Est-ce que c'est dans ce monde-là que nous voulons vivre ? Eh bien, nous, non. Nous, non. Nous sommes communistes pour changer ça, justement. »
Sud Radio · Nathalie Arthaud : "Le gouvernement est complice de la politique génocidaire à Gaza !"Vérifier à 0:35
Question 100"L'ennemi principal est dans notre propre pays" Nathalie Arthaud contre Macron et les va-t-en guerre
— Est-ce que vous croyez que l'Europe choisit ses combats, justement, en décidant de mobiliser tout cet argent, tout ce qu'on a vu hier sur la guerre potentielle ?
Réponse à côté
— Il y a eu un mensonge. Alors quand effectivement, y compris Macron dit que nous ne sommes pas en guerre contre la Russie, exactement comme Biden disait « nous ne sommes pas en guerre contre la Russie », tout ça, c'est un mensonge, c'est un effet de style. D'ailleurs, on le voit bien, puisque dès que les États-Unis décident d'arrêter les livraisons d'armes, d'arrêter les renseignements, etc., eh bien finalement, ils arrêtent la guerre. C'est ça, la réalité. Le fait est que depuis trois ans, cette guerre, elle est menée par la première puissance impérialiste mondiale, les États-Unis, et derrière eux, évidemment, l'Union européenne, voilà, au travers de l'OTAN. Et si elle est menée par les É…
« — Il y a eu un mensonge. Alors quand effectivement, y compris Macron dit que nous ne sommes pas en guerre contre la Russie, exactement comme Biden disait « nous ne sommes pas en guerre contre la Russie », tout ça, c'est un mensonge, c'est un effet de style. D'ailleurs, on le voit bien, puisque dès que les États-Unis décident d'arrêter les livraisons d'armes, d'arrêter les renseignements, etc., eh bien finalement, ils arrêtent la guerre. C'est ça, la réalité. Le fait est que depuis trois ans, cette guerre, elle est menée par la première puissance impérialiste mondiale, les États-Unis, et derrière eux, évidemment, l'Union européenne, voilà, au travers de l'OTAN. Et si elle est menée par les États-Unis et par l'Union européenne, ce n'est pas pour les beaux yeux des Ukrainiens. Ce n'est pas pour les défendre. Ce n'est pas pour se porter au secours des paysans, des ouvriers ukrainiens. Non, pas du tout. C'est en réalité pour mettre le grappin, pour mettre, finalement, l'Ukraine sous leur influence. Parce que c'est ça, l'enjeu, finalement, de ces rivalités qu'il y a depuis, finalement, l'éclatement de l'Union soviétique en 1991. C'est cette rivalité-là. On nous a fait croire que, finalement, on était confrontés à l'agression d'une grande puissance contre le petit pays voisin. Mais la réalité, c'est que c'était une guerre de rivalité où la puissance impérialiste occidentale a, évidemment, poussé ses pions jusqu'à déclencher, en effet, l'affrontement armé. Mais nous, nous disons depuis le début que, malheureusement, les Ukrainiens sont les victimes et les otages d'une guerre qui les dépasse. Et que nous, nous, travailleurs des grandes puissances, travailleurs d'une puissance impérialiste, alors de seconde zone, mais quand même, eh bien, notre devoir, c'est de dénoncer cette guerre. C'est de dénoncer ces arrières-pensées de nos propres dirigeants. C'est de ne pas marcher. Voilà. Et c'est d'avertir, effectivement, qu'y compris les Ukrainiens, qu'ils ne seront pas sauvés par ce genre de protecteurs-là qui ne pensent qu'à une chose, c'est-à-dire à leur mettre la corde au coup. »
Le Média — Podcasts · "L'ennemi principal est dans notre propre pays" Nathalie Arthaud contre Macron et les va-t-en guerreVérifier à 4:47
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 13:02
Voir 2 autres passages
« pas ? Qui vous inclue ? Très simplement, très simplement, ceux qui se battent, ceux qui sont présents, ceux qui participent au mouvement de façon active. Vous le savez, par exemple, dans une grève, parce qu'il y a beaucoup d'exemples aussi, hein, des grèves qui durent et qui sont des véritables bras de fer. Comment ça se passe ? Eh bien, où, attention, je parle des grèves où les salariés restent pas à la maison, mais où vraiment, pour eux, l'enjeu est devenu important et où ils ont compris que c'était à eux de décider, y compris de comment ils allaient se battre, avec quels moyens, quelles actions ils devaient déployer, qu'ils devaient être maîtres de leur mouvement. Je parle de ces grèves-là. Eh bien, ces moments-là où les travailleurs veulent être les décideurs, les maîtres de leur mouvement, eh bien, ils mettent en place des règles. Et moi, je connais beaucoup de règles, de grèves où il y a eu des cartes de grévistes. C'est-à-dire que chaque matin, le gréviste se faisait enregistrer, d'ailleurs pour dire qu'il était bien en grève, parce qu'y compris dans ces mouvements-là, il y a aussi des collectes, il y a aussi, finalement, on s'entraide. Voilà, ça aussi, ça compte. Eh bien, on est gréviste, on est dans le mouvement, on a une carte de grève, eh bien, on a un droit de vote. Pour moi, c'est ceux qui se battent qui doivent décider. Donc, pour moi, c'est sur cette base-là. C'est pas sur la base d'où tu viens, c'est d'ailleurs, est-ce que tu as des papiers en règle et est-ce que tu as bien la nationalité française et puis d'ailleurs, est-ce que toi, c'est quel boulot, tu as un patte ? Non, c'est ceux qui veulent se battre. Et ça, les Gilets jaunes, c'était ça aussi. Ils formaient une communauté de femmes et d'hommes qui avaient envie de se battre là-dessus pour le pouvoir d'achat. Eh bien, ils ont donné la parole, ils ont donné la possibilité justement de peser à chacun d'entre eux. Donc, pour moi, c'est ça la démocratie ouvrière. Et, par exemple, je trouve absolument scandaleux, pas normal, que pour mettre fin à une grève, le patron décide de faire voter tout le monde, y compris les non-midi. Eh bien, non, c'est les grévistes qui se font mettre de leur grève. C'est à eux de décider quand est-ce qu'ils l'arrêtent. Voilà. Et on a le droit aussi d'être minoritaire. On a le droit d'être minoritaire »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 16:23
« je ne ferais pas croire, je n'aurais pas cette posture « votez pour moi et vous allez voir ce que vous allez voir, je ferai le SMIC à 2 200 euros net, je ferai ci, je ferai ça ». Non, je ne vais pas dire ça, mais je vais, par contre, affirmer que oui, tout est une question de rapport de force et ce qui était impossible avant qu'il y ait la grève générale en mai-juin 1936, par exemple, est devenue possible après la grève, est devenue possible avec les occupations d'usines, est devenue possible avec la levée en masse, en fait, des travailleuses et des travailleurs. Donc, je vais dire qu'en réalité, notre force, c'est de se battre collectivement, c'est de jouer sur cette puissance qu'on a, qui consiste à être indispensable au fonctionnement de la société, indispensable à l'accumulation des capitaux pour le grand patronat, pour la grande bourgeoisie, c'est cette force-là qu'il faut activer. Et j'espère que dans cette campagne présidentielle, bah oui, je ferai exister cette idée que, nous ne sommes pas, l'humanité n'est pas condamnée pour l'éternité à la société capitaliste, que tous ceux qui nous expliquent que ça, ça, le capitalisme correspond pile poil à la nature humaine, parce que l'homme est un loup pour l'homme. Bah non, non, je ne suis pas d'accord avec ça, je l'affirmerai. Je dirais que la société humaine, elle a traversé des organisations sociales très différentes les unes des autres et qu'on n'est pas à la dernière station, voilà, on n'est pas au terminus, en fait. L'histoire, elle continue, la lutte de classe, elle continue, les inégalités continuent, bah tout ça, ça va créer forcément des remises en cause profondes de la société et il faut qu'on ait une vision, qu'on ait une perspective, qu'on sache où on peut aller. Et encore une fois, moi, je pense que la perspective, c'est d'aller vers une société collective. Collective parce que, tout simplement, nous ne sommes rien sans les autres. On n'est rien sans le travail des autres, parce qu'on est déjà dans un immense collectif de travail. Et quand on y réfléchit, en fait, on travaille pas seulement avec ceux qui sont concentrés dans la même entreprise que nous, mais on travaille avec des femmes et des hommes aux quatre coins de la planète. Parce qu'en fait, les trusts n'ont jamais été aussi importants en nombre et aussi internationalisés. Et comment, »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 10:28
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées19 mars 2024 au 30 juin 2026 · 55 observations66 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« J'ai des convictions fortes, vous l'avez remarqué. Et si vous voulez, moi, je pense que toute l'histoire me donne raison. Regardez un exemple qui me vient en tête. Est-ce que vous vous souvenez de la crise en Grèce, la crise de la dette grecque, 2011, si je ne me trompe, 2011, où finalement, c'est Tsipras qui avait été élu comme le porte-voix des travailleurs. Et Tsipras, en fait, pour, comment dire, imposer son plan aux banquiers européens et à l'Union européenne, a fait voter trois fois le pays. Trois fois. Trois référendums. Qu'est-ce qu'ils ont fait ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Il s'est passé que les banquiers ont dit, ok, la population grecque, elle a voté, ok. Eh bien, on s'en moque et nous, on ferme les robinets. Et donc, en fait, la cure d'austérité, c'est vous, Tsipras, qui allez l'imposer au pays. Et c'est ce qui s'est passé, en fait. Ils se sont assis sur les lois, sur les fondements, sur les votes. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 53:57Voir 2 autres passages
« C'est vrai qu'une première différence avec la façon dont vous avez de présenter les choses, en parlant de démocratie pour du peuple, etc., nous, nous parlons de démocratie ouvrière. Dans le sens où, finalement, cette démocratie, c'est ceux qui se battent, pas seulement des ouvriers, il ne faut pas penser, je ne parle pas seulement de celui qui a un bleu de travail, je parle à tous ceux qui sont utiles à la société, en fait, les 99 % de la société. Vous savez, même, pour moi, la femme qui élève ses enfants est une travailleuse, en fait, et elle est indispensable à la société, du simple fait, d'ailleurs, que justement, elle assure le renouvellement des générations. Et en fait, c'est un travail qui, y compris, est aussi prenant et aussi difficile et aussi dur et aussi épuisant qu'un travail parfois à l'usine de s'occuper des enfants. Donc, non, le monde du travail, pour nous, c'est ceux qui ont un travail, bien sûr, manuel, mais aussi un travail intellectuel, aussi ceux qui ont un statut d'auto-entrepreneur, ceux qui sont le petit artisan, c'est aussi ceux qui galèrent de petit boulot en petit boulot, entre chômage, intérim, etc., etc. Donc, vous voyez, c'est au sens large, mais à partir du moment où ils veulent se battre, eh bien, en fait, ils commencent à discuter ensemble, ils votent ensemble et ils votent pour tout. Écoutez, on a quand même l'exemple des gilets jaunes, l'exemple des gilets jaunes qui était magnifique pour ça, magnifique, parce que les femmes et les hommes qui ne se connaissaient pas, qui ne se connaissaient pas et qui n'avaient pas l'habitude de l'organisation, parce que beaucoup d'entre eux étaient dans des petites structures, souvent n'avaient jamais fréquenté de syndicats, n'avaient jamais appartenu à aucun parti politique, étaient finalement assez isolés. Ils ont eu ce réflexe de se réunir sur les ronds-points, vous voyez, et la discussion a démarré, et ils ont fonctionné ensemble. Ils ont fonctionné ensemble comment ? En discutant beaucoup, parfois en cherchant le consensus, parfois ils ne le trouvaient pas, ils ont voté, parfois ils ont choisi des représentants, parfois dénoncé ceux qui se présentaient comme des représentants, parce que moi, j'ai adoré quand ils ont posé un lapin au premier ministre, par exemple, enfin, quand les... voilà, parce que, ben justement, ça pose la question de dans quels représentants on a confiance, et ils se posaient tous ces problèmes-là. Ben moi, je suis convaincue que quand les gens ont envie de se battre pour quelque chose, quand ils ont un objectif, quand ils ont cette combativité, ben oui, ils font régner cette démocratie ouvrière qui consiste à discuter, à chercher à se convaincre les uns les autres, et puis à voter pour, au final, décider et appliquer collectivement ensemble la chose, parce que souvent aussi, on sépare le vote de l'application, alors qu'en fait, l'essentiel est quand même souvent dans qui applique. Et la démocratie ouvrière, vous justement, »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées24 juin 2024 au 30 juin 2026 · 45 observations58 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est vrai qu'une première différence avec la façon dont vous avez de présenter les choses, en parlant de démocratie pour du peuple, etc., nous, nous parlons de démocratie ouvrière. Dans le sens où, finalement, cette démocratie, c'est ceux qui se battent, pas seulement des ouvriers, il ne faut pas penser, je ne parle pas seulement de celui qui a un bleu de travail, je parle à tous ceux qui sont utiles à la société, en fait, les 99 % de la société. Vous savez, même, pour moi, la femme qui élève ses enfants est une travailleuse, en fait, et elle est indispensable à la société, du simple fait, d'ailleurs, que justement, elle assure le renouvellement des générations. Et en fait, c'est un travail qui, y compris, est aussi prenant et aussi difficile et aussi dur et aussi épuisant qu'un travail parfois à l'usine de s'occuper des enfants. Donc, non, le monde du travail, pour nous, c'est ceux qui ont un travail, bien sûr, manuel, mais aussi un travail intellectuel, aussi ceux qui ont un statut d'auto-entrepreneur, ceux qui sont le petit artisan, c'est aussi ceux qui galèrent de petit boulot en petit boulot, entre chômage, intérim, etc., etc. Donc, vous voyez, c'est au sens large, mais à partir du moment où ils veulent se battre, eh bien, en fait, ils commencent à discuter ensemble, ils votent ensemble et ils votent pour tout. Écoutez, on a quand même l'exemple des gilets jaunes, l'exemple des gilets jaunes qui était magnifique pour ça, magnifique, parce que les femmes et les hommes qui ne se connaissaient pas, qui ne se connaissaient pas et qui n'avaient pas l'habitude de l'organisation, parce que beaucoup d'entre eux étaient dans des petites structures, souvent n'avaient jamais fréquenté de syndicats, n'avaient jamais appartenu à aucun parti politique, étaient finalement assez isolés. Ils ont eu ce réflexe de se réunir sur les ronds-points, vous voyez, et la discussion a démarré, et ils ont fonctionné ensemble. Ils ont fonctionné ensemble comment ? En discutant beaucoup, parfois en cherchant le consensus, parfois ils ne le trouvaient pas, ils ont voté, parfois ils ont choisi des représentants, parfois dénoncé ceux qui se présentaient comme des représentants, parce que moi, j'ai adoré quand ils ont posé un lapin au premier ministre, par exemple, enfin, quand les... voilà, parce que, ben justement, ça pose la question de dans quels représentants on a confiance, et ils se posaient tous ces problèmes-là. Ben moi, je suis convaincue que quand les gens ont envie de se battre pour quelque chose, quand ils ont un objectif, quand ils ont cette combativité, ben oui, ils font régner cette démocratie ouvrière qui consiste à discuter, à chercher à se convaincre les uns les autres, et puis à voter pour, au final, décider et appliquer collectivement ensemble la chose, parce que souvent aussi, on sépare le vote de l'application, alors qu'en fait, l'essentiel est quand même souvent dans qui applique. Et la démocratie ouvrière, vous justement, »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 13:02Voir 2 autres passages
« pas ? Qui vous inclue ? Très simplement, très simplement, ceux qui se battent, ceux qui sont présents, ceux qui participent au mouvement de façon active. Vous le savez, par exemple, dans une grève, parce qu'il y a beaucoup d'exemples aussi, hein, des grèves qui durent et qui sont des véritables bras de fer. Comment ça se passe ? Eh bien, où, attention, je parle des grèves où les salariés restent pas à la maison, mais où vraiment, pour eux, l'enjeu est devenu important et où ils ont compris que c'était à eux de décider, y compris de comment ils allaient se battre, avec quels moyens, quelles actions ils devaient déployer, qu'ils devaient être maîtres de leur mouvement. Je parle de ces grèves-là. Eh bien, ces moments-là où les travailleurs veulent être les décideurs, les maîtres de leur mouvement, eh bien, ils mettent en place des règles. Et moi, je connais beaucoup de règles, de grèves où il y a eu des cartes de grévistes. C'est-à-dire que chaque matin, le gréviste se faisait enregistrer, d'ailleurs pour dire qu'il était bien en grève, parce qu'y compris dans ces mouvements-là, il y a aussi des collectes, il y a aussi, finalement, on s'entraide. Voilà, ça aussi, ça compte. Eh bien, on est gréviste, on est dans le mouvement, on a une carte de grève, eh bien, on a un droit de vote. Pour moi, c'est ceux qui se battent qui doivent décider. Donc, pour moi, c'est sur cette base-là. C'est pas sur la base d'où tu viens, c'est d'ailleurs, est-ce que tu as des papiers en règle et est-ce que tu as bien la nationalité française et puis d'ailleurs, est-ce que toi, c'est quel boulot, tu as un patte ? Non, c'est ceux qui veulent se battre. Et ça, les Gilets jaunes, c'était ça aussi. Ils formaient une communauté de femmes et d'hommes qui avaient envie de se battre là-dessus pour le pouvoir d'achat. Eh bien, ils ont donné la parole, ils ont donné la possibilité justement de peser à chacun d'entre eux. Donc, pour moi, c'est ça la démocratie ouvrière. Et, par exemple, je trouve absolument scandaleux, pas normal, que pour mettre fin à une grève, le patron décide de faire voter tout le monde, y compris les non-midi. Eh bien, non, c'est les grévistes qui se font mettre de leur grève. C'est à eux de décider quand est-ce qu'ils l'arrêtent. Voilà. Et on a le droit aussi d'être minoritaire. On a le droit d'être minoritaire »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées8 mars 2025 au 30 juin 2026 · 16 observations17 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« J'ai des convictions fortes, vous l'avez remarqué. Et si vous voulez, moi, je pense que toute l'histoire me donne raison. Regardez un exemple qui me vient en tête. Est-ce que vous vous souvenez de la crise en Grèce, la crise de la dette grecque, 2011, si je ne me trompe, 2011, où finalement, c'est Tsipras qui avait été élu comme le porte-voix des travailleurs. Et Tsipras, en fait, pour, comment dire, imposer son plan aux banquiers européens et à l'Union européenne, a fait voter trois fois le pays. Trois fois. Trois référendums. Qu'est-ce qu'ils ont fait ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Il s'est passé que les banquiers ont dit, ok, la population grecque, elle a voté, ok. Eh bien, on s'en moque et nous, on ferme les robinets. Et donc, en fait, la cure d'austérité, c'est vous, Tsipras, qui allez l'imposer au pays. Et c'est ce qui s'est passé, en fait. Ils se sont assis sur les lois, sur les fondements, sur les votes. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 53:57Voir 2 autres passages
« je ne ferais pas croire, je n'aurais pas cette posture « votez pour moi et vous allez voir ce que vous allez voir, je ferai le SMIC à 2 200 euros net, je ferai ci, je ferai ça ». Non, je ne vais pas dire ça, mais je vais, par contre, affirmer que oui, tout est une question de rapport de force et ce qui était impossible avant qu'il y ait la grève générale en mai-juin 1936, par exemple, est devenue possible après la grève, est devenue possible avec les occupations d'usines, est devenue possible avec la levée en masse, en fait, des travailleuses et des travailleurs. Donc, je vais dire qu'en réalité, notre force, c'est de se battre collectivement, c'est de jouer sur cette puissance qu'on a, qui consiste à être indispensable au fonctionnement de la société, indispensable à l'accumulation des capitaux pour le grand patronat, pour la grande bourgeoisie, c'est cette force-là qu'il faut activer. Et j'espère que dans cette campagne présidentielle, bah oui, je ferai exister cette idée que, nous ne sommes pas, l'humanité n'est pas condamnée pour l'éternité à la société capitaliste, que tous ceux qui nous expliquent que ça, ça, le capitalisme correspond pile poil à la nature humaine, parce que l'homme est un loup pour l'homme. Bah non, non, je ne suis pas d'accord avec ça, je l'affirmerai. Je dirais que la société humaine, elle a traversé des organisations sociales très différentes les unes des autres et qu'on n'est pas à la dernière station, voilà, on n'est pas au terminus, en fait. L'histoire, elle continue, la lutte de classe, elle continue, les inégalités continuent, bah tout ça, ça va créer forcément des remises en cause profondes de la société et il faut qu'on ait une vision, qu'on ait une perspective, qu'on sache où on peut aller. Et encore une fois, moi, je pense que la perspective, c'est d'aller vers une société collective. Collective parce que, tout simplement, nous ne sommes rien sans les autres. On n'est rien sans le travail des autres, parce qu'on est déjà dans un immense collectif de travail. Et quand on y réfléchit, en fait, on travaille pas seulement avec ceux qui sont concentrés dans la même entreprise que nous, mais on travaille avec des femmes et des hommes aux quatre coins de la planète. Parce qu'en fait, les trusts n'ont jamais été aussi importants en nombre et aussi internationalisés. Et comment, »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités30 juin 2026 au 30 juin 2026 · 1 observation1 passage
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est ce qu'on a fait quand même là, ce soir. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 53:46
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités19 mars 2024 au 30 juin 2026 · 26 observations27 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« De lutte ouvrière, pardon. Non mais, je reconnais cette aspiration et elle est mille fois légitime et j'en suis complètement solidaire. Cette aspiration comme ça à avoir davantage de pouvoir. Bien sûr, on doit, on doit, on ne doit pas accepter, accepter aujourd'hui ce diktat d'une poignée de capitalistes. Quand on voit qu'Elon Musk, vous avez vu qu'Elon Musk, sa fortune dépasse les mille milliards de dollars, qu'en fait, à lui seul, il possède plus que beaucoup d'États, beaucoup de pays, en fait. Et donc, en fait, il a la puissance financière qui dépasse même celle de l'État français, en fait. Donc, c'est quand même, c'est quand même dingue. Et vous vous rendez compte que lui, ses décisions, ils impactent pour des décennies, en fait, notre économie et toute la société avec un tel poids, avec autant d'entreprises entre ses mains. Et puis surtout parce qu'il capte des milliards et des milliards de capitaux que moi, je verrais tout à fait mieux investis dans d'autres domaines. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 24:51Voir 2 autres passages
« De lutte ouvrière, pardon. Non mais, je reconnais cette aspiration et elle est mille fois légitime et j'en suis complètement solidaire. Cette aspiration comme ça à avoir davantage de pouvoir. Bien sûr, on doit, on doit, on ne doit pas accepter, accepter aujourd'hui ce diktat d'une poignée de capitalistes. Quand on voit qu'Elon Musk, vous avez vu qu'Elon Musk, sa fortune dépasse les mille milliards de dollars, qu'en fait, à lui seul, il possède plus que beaucoup d'États, beaucoup de pays, en fait. Et donc, en fait, il a la puissance financière qui dépasse même celle de l'État français, en fait. Donc, c'est quand même, c'est quand même dingue. Et vous vous rendez compte que lui, ses décisions, ils impactent pour des décennies, en fait, notre économie et toute la société avec un tel poids, avec autant d'entreprises entre ses mains. Et puis surtout parce qu'il capte des milliards et des milliards de capitaux que moi, je verrais tout à fait mieux investis dans d'autres domaines. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 24:51
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités19 mars 2024 au 30 juin 2026 · 12 observations15 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« J'ai des convictions fortes, vous l'avez remarqué. Et si vous voulez, moi, je pense que toute l'histoire me donne raison. Regardez un exemple qui me vient en tête. Est-ce que vous vous souvenez de la crise en Grèce, la crise de la dette grecque, 2011, si je ne me trompe, 2011, où finalement, c'est Tsipras qui avait été élu comme le porte-voix des travailleurs. Et Tsipras, en fait, pour, comment dire, imposer son plan aux banquiers européens et à l'Union européenne, a fait voter trois fois le pays. Trois fois. Trois référendums. Qu'est-ce qu'ils ont fait ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Il s'est passé que les banquiers ont dit, ok, la population grecque, elle a voté, ok. Eh bien, on s'en moque et nous, on ferme les robinets. Et donc, en fait, la cure d'austérité, c'est vous, Tsipras, qui allez l'imposer au pays. Et c'est ce qui s'est passé, en fait. Ils se sont assis sur les lois, sur les fondements, sur les votes. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 53:57Voir 2 autres passages
« C'est qu'aucune loi ne fera reculer les capitalistes quand ils veulent quelque chose. Aucune loi. Regardez les règlements internationaux. Trump, il en a fait quoi ? Il en a fait quoi ? Il a transformé tout ça. Il a dit tout ça, je n'ai pas besoin. Il a fomenté une guerre comme ça, parce que voilà, il s'est dit qu'il allait ratailler. Il a ratiné le peuple iranien, comme ça, le régime qu'il allait faire comme au Venezuela. On a plein d'exemples, plein d'exemples. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 55:11
« J'ai des convictions fortes, vous l'avez remarqué. Et si vous voulez, moi, je pense que toute l'histoire me donne raison. Regardez un exemple qui me vient en tête. Est-ce que vous vous souvenez de la crise en Grèce, la crise de la dette grecque, 2011, si je ne me trompe, 2011, où finalement, c'est Tsipras qui avait été élu comme le porte-voix des travailleurs. Et Tsipras, en fait, pour, comment dire, imposer son plan aux banquiers européens et à l'Union européenne, a fait voter trois fois le pays. Trois fois. Trois référendums. Qu'est-ce qu'ils ont fait ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Il s'est passé que les banquiers ont dit, ok, la population grecque, elle a voté, ok. Eh bien, on s'en moque et nous, on ferme les robinets. Et donc, en fait, la cure d'austérité, c'est vous, Tsipras, qui allez l'imposer au pays. Et c'est ce qui s'est passé, en fait. Ils se sont assis sur les lois, sur les fondements, sur les votes. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées22 mai 2026 au 30 juin 2026 · 4 observations4 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Moi, je dirais que je suis ni pour, ni contre. Je crois qu'il y a surtout pas mal d'illusions en fait là-dedans. Dans ce que vous avez dit, il y a quelque chose qui me plaît beaucoup, c'est que les citoyens doivent être leur propre patron. Voilà. Mais pour moi, ce n'est pas des mots creux au sens strict. C'est-à-dire qu'en fait, pour être son véritable patron, il faut sortir de cette situation d'infériorité que nous impose l'existence des classes sociales. Parce qu'en fait, aujourd'hui, on n'est pas à égalité. Et c'est là que moi, je ne dis pas les citoyens, le peuple en général, je pense que la société, elle est divisée en classes sociales. Il y a d'un côté ceux qui possèdent les capitaux et qui font travailler les autres et qui ont un pouvoir sur les autres, le pouvoir de dire toi, je t'embauche, toi, je te paye tant, toi, je t'accorde le congé, toi, je te forme, toi, je te vire, etc. Et puis, il y a ceux qui sont démunis de ces moyens de production, qui n'ont pas de capitaux et qui sont forcés pour vivre de vendre leurs forces de travail. Pour moi, c'est la classe ouvrière. C'est le monde du travail. C'est l'écrasante majorité des gens qui doivent, pour gagner leur vie, gagner leur temps, vendre soit leur force de travail manuel, soit leur force de travail intellectuel. Mais vous voyez que déjà, là, on n'est pas du tout sur un rapport d'égalité, où finalement, moi, y compris, moi, je suis enseignante, je suis enseignante, mais qu'est-ce que je décide de la façon dont les cours sont organisés ? »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 20:48Voir 2 autres passages
« Mais moi, je pense qu'ils n'en ont pas besoin en réalité. Mais puisqu'il peut le faire, ça l'arrange. Ça l'arrange d'avoir un ami. Encore, ils se sont fâchés. Vous avez vu, ils se sont fâchés. C'était bisous, bisous, bisous pendant toute la campagne. Et puis, y compris le temps qu'Elon Musk aide Trump à virer, je ne sais pas, quasiment 100 000 fonctionnaires. Et puis après, ils se sont fâchés. Donc, ils peuvent parfaitement s'en passer. Ils peuvent se passer d'amis au pouvoir. Ils préfèrent quand c'est des amis, évidemment. Mais ils peuvent s'en passer. Et je peux vous dire que dans le rapport de force entre ceux qui possèdent les capitaux et ceux qui sont à l'Élysée, ce n'est pas l'Élysée qui gagne. Ce n'est pas l'Élysée qui gagne. Non. Prenez tous les gouvernements de gauche qui avaient promis. Prenez Hollande, le dernier en date, qui avait un tout petit peu fait briller les yeux. Alors, pas tellement les miens parce que je suis vaccinée. Mais avec l'histoire, vous savez, de la taxation à 75% des plus grandes fortunes. Et puis, comment finalement, une fois arrivé au pouvoir, il a rétropédalé ? Et tout ça, on n'a plus entendu parler. Parce que c'est comme toujours, comme toujours. Je me souviens aussi de la séquence avec Arnaud Montebourg qui nous avait expliqué « Je vais nationaliser Arcelor Mittal, s'ils veulent fermer… » C'était Gandran, je crois. Voilà. « S'ils veulent fermer, je vais nationaliser. » Et puis, finalement, Mittal, le PDG de Mittal avait déboulé dans son bureau en disant « Oh, coucou, il y a 40 000 emplois qui dépendent de moi en France. Venez pas trop me chatouiller. » Et puis, finalement, Arnaud Montebourg, qu'est-ce qu'il avait fait ? Il avait reculé. Voilà. Il avait reculé. Plus question de nationalisation, plus question de… Non, il avait reculé. Donc, si vous voulez, il y a… Vous savez, il n'y a pas de plus grande puissance que l'argent dans la société. Il n'y a pas de plus grande puissance que ça. Et ça, vous ne l'attrapez pas avec un bulletin de vote ou avec un référendum. Ça, c'est pas vrai. Ça me refait penser à une autre histoire. Je vous laisse parler. Je développerai peut-être après. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratie
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés19 mars 2024 au 30 juin 2026 · 14 observations18 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ce n'est pas comme effectivement les élections bourgeoises qu'on nous sert où tous les cinq ans, là, on peut glisser dans son petit bouton dans l'urne, sur la base d'un catalogue de promesses qui n'est jamais tenu, en fait. Voilà, ça n'a rien à voir. Donc, oui, révocabilité des élus, salaire des élus au salaire moyen et puis surtout aussi des fonctions publiques, si vous voulez, d'administration qui, justement, englobent le plus grand nombre. Parce qu'on a parlé des anarchistes, mais moi, je crois que l'État, pourrait en fait beaucoup, beaucoup être beaucoup moins, comment dire, s'imposer beaucoup moins. Je pense qu'il y a un tas de choses que les gens, en s'organisant, pourraient faire et ils pourraient faire bien mieux que n'importe quelle bureaucratie, là, qui est complètement déconnectée, bien souvent. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 1:01:52Voir 2 autres passages
« Il n'y a quand même pas de surprise. Le gouvernement n'a pas annoncé la confiscation des super profits total. Il n'a pas non plus annoncé une augmentation générale des salaires. Donc concrètement, cela veut dire que les travailleuses, les travailleurs, tous ceux qui n'ont pas d'autre choix que de prendre la voiture vont continuer de payer. Et moi, je sais que si on n'exprime pas une colère, si justement on ne se fait pas craindre, eh bien on continuera de payer. Voilà, c'est la réalité. Et aujourd'hui, finalement, on peut être racketté. Racketté, comme ça, c'est du racket légal. Vous savez, quand on passe à la pompe, on laisse de plus en plus, une plus grande part de notre salaire. Et ça va directement, évidemment, dans les coffres-forts des grandes compagnies pétrolières. »
franceinfo · Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politiqueVérifier à 0:21
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contre-arguments traités19 mars 2024 au 30 juin 2026 · 40 observations53 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Voilà. Même les programmes, comment ils sont faits ? Vous savez, moi, je suis enseignante d'économie et gestion. En économie, il n'y a pas de chapitre sur la crise. La crise, ça n'existe pas. Vous voyez, il n'y a pas de crise. La crise, ça n'existe pas dans la société capitaliste. Vous voyez ? Mais ça, c'est vrai. C'est vrai de partout. C'est vrai de partout, y compris les ouvriers, qui connaissent bien mieux le travail que n'importe quel manager et que n'importe quel actionnaire qui a investi dans l'entreprise. Est-ce qu'il a son mot à dire ? Est-ce qu'aujourd'hui, dans la société, non ? Donc, être le patron, ça veut dire exproprier cette bourgeoisie, collectiviser ces entreprises. Et là, oui, on sera les patrons collectivement. Et là, on pourra vraiment dire qu'on est à égalité et on peut décider tous ensemble. Là, on pourra le dire. Mais sinon, non, je ne suis pas d'accord. En fait, c'est l'illusion qu'on pourrait avoir plus de pouvoir. Alors même que... Est-ce que vous pensez, une seconde, qu'il pourrait y avoir un RIC pour dire est-ce que vous êtes pour le SMIC à 2 200 euros net ? Moi, je pense qu'il faudrait le porter à 2 200 euros net sur le SMIC. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 22:25Voir 2 autres passages
« Non, moi, si j'avais la possibilité de proposer une loi et puis de développer tout un débat là-dessus, ce n'est pas ça que je ferais. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 1:03:25
« Non. Non, c'est des moments dans l'histoire où en effet, les travailleurs ont senti leur force, l'ont organisé, l'ont actionné pour faire des choses que je trouve, moi, fantastiques. Parce qu'arrêter une guerre, arrêter la guerre pendant la Première Guerre mondiale, je trouve ça fantastique. Après, vous l'avez noté, il y a eu en effet la bureaucratie qui a confisqué le pouvoir aux soviets. Nous, on est trotskistes et on pense qu'en effet, le stalinisme, ça a été une caricature. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes19 mars 2024 au 22 mai 2026 · 25 observations26 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Moi, je pense que pour l'instant, il y a beaucoup d'attentisme. Pour l'instant, effectivement, beaucoup. Il y a une résignation, vous pensez ? Je pense que quand on voit tout ce qui se passe dans le monde, quand on voit toutes ces horreurs, on se dit, voilà, on est quand même saisi d'effroi, on est un peu pétrifié, voilà. Mais moi, ce que je pense, c'est qu'en effet, il faut bien réaliser que quand on est travailleur, on a aussi une force. On fait tourner cette société et on est capable d'imposer nos intérêts. Et il faut, une des priorités, c'est de dire qu'il faut que les salaires, que les emplois, que les conditions de vie de ceux qui sont à la base de la société passent avant les super profits, passent avant les dividendes des actionnaires. Vous vous rendez compte qu'à la fin de l'année, on va se retrouver avec un groupe comme Total. Il aura quoi ? 25, 30 milliards de profits. Mais on marche sur la tête. »
franceinfo · Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politiqueVérifier à 6:03Voir 2 autres passages
« En tout cas, c'est le seul moyen de protéger, en effet, notre pouvoir d'achat, de ne pas être piétiné, de ne pas sombrer encore davantage dans la misère. Aujourd'hui, vous vous rendez compte que quand on est ouvrier, quand on est facteur, quand on est auxiliaire de vie, on saute parfois des repas. Voilà, on a peur, on a peur du lendemain. On se demande, on sait qu'on ne partira peut-être pas en vacances, mais on a peur de ne pas pouvoir payer les études à ses enfants. Donc il faut qu'on se protège, nous, effectivement, les travailleurs. Moi, j'entends les entreprises dire, en tout cas ceux qui ont la possibilité, nous, on va répercuter la hausse des carburants sur les prix. Mais les travailleurs, ils font comment, eux, pour récupérer toutes les charges qu'ils ont à payer et pour pouvoir survivre dans ce monde de fous, dans ce monde de crise ? Vous me dites, mais ce n'est pas une solution pour arrêter la crise. Mais qui a une solution pour arrêter la crise ? Qui a une solution pour arrêter ces guerres de cette société capitaliste ? Parce que c'est ça aussi que moi, je tiens à dénoncer. C'est qu'on est dans une société qui est organisée de cette façon-là, où il n'y a que le profit qui compte, il n'y a que les rivalités capitalistes. Eh bien, oui, oui, ça dégénère forcément dans toutes ces guerres. Guerres, d'ailleurs, dont les premières victimes sont quand même aussi les peuples du Moyen-Orient. Parce que les premières victimes, ce sont les centaines de milliers de Palestiniens, de Libanais, d'Iraniens qui sont aujourd'hui quand même au cœur de cette guerre. »
franceinfo · Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politiqueVérifier à 4:02
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Sud Radio · Nathalie Arthaud : "Le gouvernement est complice de la politique génocidaire à Gaza !"Vérifier à 12:34
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 13:02
« pas ? Qui vous inclue ? Très simplement, très simplement, ceux qui se battent, ceux qui sont présents, ceux qui participent au mouvement de façon active. Vous le savez, par exemple, dans une grève, parce qu'il y a beaucoup d'exemples aussi, hein, des grèves qui durent et qui sont des véritables bras de fer. Comment ça se passe ? Eh bien, où, attention, je parle des grèves où les salariés restent pas à la maison, mais où vraiment, pour eux, l'enjeu est devenu important et où ils ont compris que c'était à eux de décider, y compris de comment ils allaient se battre, avec quels moyens, quelles actions ils devaient déployer, qu'ils devaient être maîtres de leur mouvement. Je parle de ces grèves-là. Eh bien, ces moments-là où les travailleurs veulent être les décideurs, les maîtres de leur mouvement, eh bien, ils mettent en place des règles. Et moi, je connais beaucoup de règles, de grèves où il y a eu des cartes de grévistes. C'est-à-dire que chaque matin, le gréviste se faisait enregistrer, d'ailleurs pour dire qu'il était bien en grève, parce qu'y compris dans ces mouvements-là, il y a aussi des collectes, il y a aussi, finalement, on s'entraide. Voilà, ça aussi, ça compte. Eh bien, on est gréviste, on est dans le mouvement, on a une carte de grève, eh bien, on a un droit de vote. Pour moi, c'est ceux qui se battent qui doivent décider. Donc, pour moi, c'est sur cette base-là. C'est pas sur la base d'où tu viens, c'est d'ailleurs, est-ce que tu as des papiers en règle et est-ce que tu as bien la nationalité française et puis d'ailleurs, est-ce que toi, c'est quel boulot, tu as un patte ? Non, c'est ceux qui veulent se battre. Et ça, les Gilets jaunes, c'était ça aussi. Ils formaient une communauté de femmes et d'hommes qui avaient envie de se battre là-dessus pour le pouvoir d'achat. Eh bien, ils ont donné la parole, ils ont donné la possibilité justement de peser à chacun d'entre eux. Donc, pour moi, c'est ça la démocratie ouvrière. Et, par exemple, je trouve absolument scandaleux, pas normal, que pour mettre fin à une grève, le patron décide de faire voter tout le monde, y compris les non-midi. Eh bien, non, c'est les grévistes qui se font mettre de leur grève. C'est à eux de décider quand est-ce qu'ils l'arrêtent. Voilà. Et on a le droit aussi d'être minoritaire. On a le droit d'être minoritaire »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 16:23
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 16:23
« Trotsky, je vous confirme que Trotsky, il a été un des dirigeants de l'armée rouge et que cette guerre civile, c'est ça aussi, une révolution. C'est-à-dire qu'en fait, une révolution, soit elle se donne les moyens, si vous voulez, de gagner face aux forces coalisées, parce que c'est ça qui s'est passé. Vous savez, quand ils ont fait la révolution en Russie, tous ceux, y compris qu'ils se combattaient pendant la Première Guerre mondiale, là, ils se sont tous mis dans le même camp contre la révolution bolchevique. C'est une guerre civile qui a duré plus de trois ans. Et donc, il fallait faire quoi ? Il fallait dire, oui, effectivement, allez, on rétablit le tsarisme. Ben non, ils ont eu raison, ils ont tenté jusqu'au bout d'imposer leur façon de gouverner, leur État ouvrier, ça n'a pas marché. Parce que la révolution, ce n'est pas étendu, et c'est là que je veux terminer sur ma réponse. C'est que non, il n'y a pas un pays, et qu'y compris ce que nous, nous portons, c'est-à-dire le renversement du capitalisme, en réalité, il ne peut s'exercer vraiment qu'à l'échelle internationale, pour la simple raison qu'aujourd'hui, il domine à l'échelle internationale. Et que quand, y compris vous vous attaquez aux intérêts de la classe capitaliste, ici en France, vous vous attaquez à la classe capitaliste mondiale, parce que, vous savez, les capitaux sont imbriqués, et en réalité, il faut forcément que le mouvement de révolte, le changement de société, eh bien, ils se répandent tel un tremblement de terre qui aurait des répliques dans tous les pays. Donc, non, aujourd'hui, il n'y a pas de modèle. Il y a des moments dans l'histoire où il y a eu des vagues révolutionnaires qui auraient pu véritablement changer le monde. Ça, c'est sûr. Donc, vous m'y allez… Et c'est 1917-1920, on est une. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 57:19
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 10:28
« En fait, vous allez me convaincre d'être vraiment contre. Parce que précisément, si c'est pour dire que ce sera moins coûteux que la lutte, eh bien là, on est vraiment, vraiment en train de tromper les travailleurs. Parce qu'il n'y a que la lutte, il n'y a que le rapport de force qui peut finalement donner aux travailleurs un pouvoir d'agir, un pouvoir de peser dans cette situation de lutte de classe. Il n'y a que ça. Et dire, ça sera moins coûteux. Il n'y aura rien de moins coûteux. La lutte, c'est forcément... Donc, ce sera moins notre outil. Vous savez, il y a eu une période dans l'histoire, plusieurs périodes, la Commune de Paris, mais aussi quand même, je reviens sur la vague de grève générale de mai-juin 1936. Pourquoi les travailleurs se sont fait craindre autant que ça ? C'est parce que, y compris, ils avaient occupé les usines. Ils avaient occupé les usines... Ils avaient pris le pouvoir aussi. Quand même, ils avaient le gouvernement de France. Mais là... Ça vous ne pouvez pas... Non, non, non. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 42:02
« Oui, effectivement, ils pourraient nous étrangler complètement. Et là, ils nous laissent un peu respirer. Oh, on va leur dire merci. Mais écoutez, ils sont responsables de ce qui se passe, de cette augmentation des prix, qui est en train, en plus, de se diffuser à toute l'économie. Parce que le problème des travailleurs, c'est pas seulement le prix des carburants, c'est l'augmentation générale de tous les prix, parce qu'on sait que ça se répercute. Ça se répercute, et d'ailleurs, ils l'ont déjà annoncé. Certains grands groupes ont déjà dit, que ce soit Lactalis, que ce soit les groupes chimiques, qu'ils allaient augmenter leur prix. Et c'est une réalité. Donc, moi, je sais que la seule façon pour, finalement, qu'on ne soit pas dupé avec toutes ces histoires d'aide, qu'on finit toujours par payer, entre parenthèses, parce qu'au final, les 710 millions d'aide qui ont été annoncées, ça va être pris sur les hôpitaux, ça va être pris sur l'éducation, etc. Donc, on le payera. La seule façon de ne pas être roulé dans la farine, quand on appartient au monde du travail, c'est d'obtenir, d'arracher des augmentations de salaires. Moi, je pense qu'une mesure immédiate qu'il faudrait mettre en place pour protéger véritablement le monde du travail, c'est l'augmentation du SMIC. Le SMIC a 2 000 euros nets par mois. L'augmentation générale de tous les salaires, et surtout, leur indexation sur l'inflation. C'est-à-dire que nos salaires doivent suivre l'augmentation des prix. Tout le reste, si vous voulez, c'est un marché de dupe. »
franceinfo · Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politiqueVérifier à 1:58
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 53:57
« Je n'y crois pas parce qu'en fait, c'est le patron qui fait sa propre loi. Et plus les salariés sont fragilisés par plein de problèmes, par exemple des problèmes de papier, des problèmes de langue, et bien plus il fait sa loi en fait. Et je vous le redis, même le code du travail, normalement il faut payer toutes les heures travaillées, mais dans combien d'entreprises les heures supplémentaires ne sont pas payées ? Mais il y en a plein, je peux vous dire, il y en a plein. Donc si vous voulez, c'est une réalité sociale ça. Et y compris, vous n'allez pas dire au travailleur, on a pas payé tes heures supplémentaires, tu fais un RIC. Il y a déjà une loi qui dit que toutes les heures de travail doivent être payées, et que le patron qui ne le fait pas est un délinquant. Et alors, et alors, ça ne change rien. Donc en revanche, vous savez par rapport à la canicule, qu'est-ce qui s'est passé ? Il s'est passé que les travailleurs, heureusement, ils n'ont pas pensé à dire, on va faire un RIC, etc. Non, ils ont dit, il nous faut plus de pauses, on va les prendre. Il faut que les pauses soient plus longues, et bien on les allonge. Et puis on ne retourne pas au boulot comme, voilà, la pause elle est de 10 minutes, et bien on en prend 15, on en prend 18. C'est ça qui s'est passé. Les cadences, la plupart du temps, dans les usines, il y a une chose sur laquelle les patrons, ils ont été inflexibles, c'est impossible de diminuer les cadences. Les cadences, il faut les faire. C'est un principe. En fait, ils veulent faire croire qu'il n'y a pas d'autre façon de travailler, qu'il faut forcément travailler toujours plus vite, etc. Bon, il y a des salariés qui ont cassé les cadences. Voilà, tout simplement. Non mais j'entends bien. Ils ont agi, mais y compris en discutant. Et ça, ça s'appelle de l'action directe collective. Mais c'est ce qu'il y a de mieux. C'est ce qu'il y a de mieux parce que justement, les travailleurs, ils réalisent qu'en réalité dans cette société, on n'est pas voué à obéir. On n'est pas voué à dire oui chef, bien chef, etc. Quand les discussions, quand les ordres sont contraires à nos intérêts, sont même dangereux pour notre santé, on peut dire non. On peut dire non. On peut les contester. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 37:31
« Moi, je pense que pour l'instant, il y a beaucoup d'attentisme. Pour l'instant, effectivement, beaucoup. Il y a une résignation, vous pensez ? Je pense que quand on voit tout ce qui se passe dans le monde, quand on voit toutes ces horreurs, on se dit, voilà, on est quand même saisi d'effroi, on est un peu pétrifié, voilà. Mais moi, ce que je pense, c'est qu'en effet, il faut bien réaliser que quand on est travailleur, on a aussi une force. On fait tourner cette société et on est capable d'imposer nos intérêts. Et il faut, une des priorités, c'est de dire qu'il faut que les salaires, que les emplois, que les conditions de vie de ceux qui sont à la base de la société passent avant les super profits, passent avant les dividendes des actionnaires. Vous vous rendez compte qu'à la fin de l'année, on va se retrouver avec un groupe comme Total. Il aura quoi ? 25, 30 milliards de profits. Mais on marche sur la tête. »
franceinfo · Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politiqueVérifier à 6:03
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 56:44
« En tout cas, c'est le seul moyen de protéger, en effet, notre pouvoir d'achat, de ne pas être piétiné, de ne pas sombrer encore davantage dans la misère. Aujourd'hui, vous vous rendez compte que quand on est ouvrier, quand on est facteur, quand on est auxiliaire de vie, on saute parfois des repas. Voilà, on a peur, on a peur du lendemain. On se demande, on sait qu'on ne partira peut-être pas en vacances, mais on a peur de ne pas pouvoir payer les études à ses enfants. Donc il faut qu'on se protège, nous, effectivement, les travailleurs. Moi, j'entends les entreprises dire, en tout cas ceux qui ont la possibilité, nous, on va répercuter la hausse des carburants sur les prix. Mais les travailleurs, ils font comment, eux, pour récupérer toutes les charges qu'ils ont à payer et pour pouvoir survivre dans ce monde de fous, dans ce monde de crise ? Vous me dites, mais ce n'est pas une solution pour arrêter la crise. Mais qui a une solution pour arrêter la crise ? Qui a une solution pour arrêter ces guerres de cette société capitaliste ? Parce que c'est ça aussi que moi, je tiens à dénoncer. C'est qu'on est dans une société qui est organisée de cette façon-là, où il n'y a que le profit qui compte, il n'y a que les rivalités capitalistes. Eh bien, oui, oui, ça dégénère forcément dans toutes ces guerres. Guerres, d'ailleurs, dont les premières victimes sont quand même aussi les peuples du Moyen-Orient. Parce que les premières victimes, ce sont les centaines de milliers de Palestiniens, de Libanais, d'Iraniens qui sont aujourd'hui quand même au cœur de cette guerre. »
franceinfo · Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politiqueVérifier à 4:02