Nathalie Arthaud — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
16 avr. 2012 au 30 juin 2026
Questions
567
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 567 questions évaluables
Réponse directe
248
Réponse partielle
100
Réponse à côté
214
Refus explicite
5
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 26 à 50 sur 567
Question 26Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratie
C'est quoi que vous feriez ?
Réponse directe
Peut-être, par exemple, une loi pour interdire les licenciements, par exemple. Voilà, c'est-à-dire quelque chose dont le bénéfice soit immédiatement visible par les travailleurs. Donc, vous êtes d'accord que la loi... On ne peut pas les compagnie, mais sur les 75% d'impôts, s'ils les payent comme ça, ils les récupéreront autrement. Donc, bon, il faut que ce soit du tangible pour les travailleurs. Non, parce que je vous avais dit, si j'avais la possibilité... Moi, j'ai répondu à votre question. Je me suis dit, si j'avais la possibilité de... Et puis, de créer une discussion autour. Parce qu'encore une fois, pour moi, la propagande, elle est autant importante que la loi elle-même. Parce que v…
« Peut-être, par exemple, une loi pour interdire les licenciements, par exemple. Voilà, c'est-à-dire quelque chose dont le bénéfice soit immédiatement visible par les travailleurs. Donc, vous êtes d'accord que la loi... On ne peut pas les compagnie, mais sur les 75% d'impôts, s'ils les payent comme ça, ils les récupéreront autrement. Donc, bon, il faut que ce soit du tangible pour les travailleurs. »
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Mécanismes explicités24 juin 2024 au 30 juin 2026 · 62 observations71 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est vrai qu'une première différence avec la façon dont vous avez de présenter les choses, en parlant de démocratie pour du peuple, etc., nous, nous parlons de démocratie ouvrière. Dans le sens où, finalement, cette démocratie, c'est ceux qui se battent, pas seulement des ouvriers, il ne faut pas penser, je ne parle pas seulement de celui qui a un bleu de travail, je parle à tous ceux qui sont utiles à la société, en fait, les 99 % de la société. Vous savez, même, pour moi, la femme qui élève ses enfants est une travailleuse, en fait, et elle est indispensable à la société, du simple fait, d'ailleurs, que justement, elle assure le renouvellement des générations. Et en fait, c'est un travail qui, y compris, est aussi prenant et aussi difficile et aussi dur et aussi épuisant qu'un travail parfois à l'usine de s'occuper des enfants. Donc, non, le monde du travail, pour nous, c'est ceux qui ont un travail, bien sûr, manuel, mais aussi un travail intellectuel, aussi ceux qui ont un statut d'auto-entrepreneur, ceux qui sont le petit artisan, c'est aussi ceux qui galèrent de petit boulot en petit boulot, entre chômage, intérim, etc., etc. Donc, vous voyez, c'est au sens large, mais à partir du moment où ils veulent se battre, eh bien, en fait, ils commencent à discuter ensemble, ils votent ensemble et ils votent pour tout. Écoutez, on a quand même l'exemple des gilets jaunes, l'exemple des gilets jaunes qui était magnifique pour ça, magnifique, parce que les femmes et les hommes qui ne se connaissaient pas, qui ne se connaissaient pas et qui n'avaient pas l'habitude de l'organisation, parce que beaucoup d'entre eux étaient dans des petites structures, souvent n'avaient jamais fréquenté de syndicats, n'avaient jamais appartenu à aucun parti politique, étaient finalement assez isolés. Ils ont eu ce réflexe de se réunir sur les ronds-points, vous voyez, et la discussion a démarré, et ils ont fonctionné ensemble. Ils ont fonctionné ensemble comment ? En discutant beaucoup, parfois en cherchant le consensus, parfois ils ne le trouvaient pas, ils ont voté, parfois ils ont choisi des représentants, parfois dénoncé ceux qui se présentaient comme des représentants, parce que moi, j'ai adoré quand ils ont posé un lapin au premier ministre, par exemple, enfin, quand les... voilà, parce que, ben justement, ça pose la question de dans quels représentants on a confiance, et ils se posaient tous ces problèmes-là. Ben moi, je suis convaincue que quand les gens ont envie de se battre pour quelque chose, quand ils ont un objectif, quand ils ont cette combativité, ben oui, ils font régner cette démocratie ouvrière qui consiste à discuter, à chercher à se convaincre les uns les autres, et puis à voter pour, au final, décider et appliquer collectivement ensemble la chose, parce que souvent aussi, on sépare le vote de l'application, alors qu'en fait, l'essentiel est quand même souvent dans qui applique. Et la démocratie ouvrière, vous justement, »
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
9 oct. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratie
« Non, parce que je vous avais dit, si j'avais la possibilité... Moi, j'ai répondu à votre question. Je me suis dit, si j'avais la possibilité de... Et puis, de créer une discussion autour. Parce qu'encore une fois, pour moi, la propagande, elle est autant importante que la loi elle-même. Parce que vous comprenez, si les travailleurs, ils pensent que c'est important, je suis convaincue que justement, ils se battront pour le faire respecter, etc. Mais je suis plus convaincue sur le fait que, voilà, c'est à eux de faire, c'est à eux de faire respecter que la force de la loi. La force de la loi, franchement, il faut arrêter avec ça. Il faut arrêter de croire au Père Noël. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 1:04:09
Question 27Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratie
Ou un espace ?
Réponse à côté
Non. Non, c'est des moments dans l'histoire où en effet, les travailleurs ont senti leur force, l'ont organisé, l'ont actionné pour faire des choses que je trouve, moi, fantastiques. Parce qu'arrêter une guerre, arrêter la guerre pendant la Première Guerre mondiale, je trouve ça fantastique. Après, vous l'avez noté, il y a eu en effet la bureaucratie qui a confisqué le pouvoir aux soviets. Nous, on est trotskistes et on pense qu'en effet, le stalinisme, ça a été une caricature. Trotsky, je vous confirme que Trotsky, il a été un des dirigeants de l'armée rouge et que cette guerre civile, c'est ça aussi, une révolution. C'est-à-dire qu'en fait, une révolution, soit elle se donne les moyens, s…
« Non. Non, c'est des moments dans l'histoire où en effet, les travailleurs ont senti leur force, l'ont organisé, l'ont actionné pour faire des choses que je trouve, moi, fantastiques. Parce qu'arrêter une guerre, arrêter la guerre pendant la Première Guerre mondiale, je trouve ça fantastique. Après, vous l'avez noté, il y a eu en effet la bureaucratie qui a confisqué le pouvoir aux soviets. Nous, on est trotskistes et on pense qu'en effet, le stalinisme, ça a été une caricature. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 56:44Voir 2 autres passages
« Trotsky, je vous confirme que Trotsky, il a été un des dirigeants de l'armée rouge et que cette guerre civile, c'est ça aussi, une révolution. C'est-à-dire qu'en fait, une révolution, soit elle se donne les moyens, si vous voulez, de gagner face aux forces coalisées, parce que c'est ça qui s'est passé. Vous savez, quand ils ont fait la révolution en Russie, tous ceux, y compris qu'ils se combattaient pendant la Première Guerre mondiale, là, ils se sont tous mis dans le même camp contre la révolution bolchevique. C'est une guerre civile qui a duré plus de trois ans. Et donc, il fallait faire quoi ? Il fallait dire, oui, effectivement, allez, on rétablit le tsarisme. Ben non, ils ont eu raison, ils ont tenté jusqu'au bout d'imposer leur façon de gouverner, leur État ouvrier, ça n'a pas marché. Parce que la révolution, ce n'est pas étendu, et c'est là que je veux terminer sur ma réponse. C'est que non, il n'y a pas un pays, et qu'y compris ce que nous, nous portons, c'est-à-dire le renversement du capitalisme, en réalité, il ne peut s'exercer vraiment qu'à l'échelle internationale, pour la simple raison qu'aujourd'hui, il domine à l'échelle internationale. Et que quand, y compris vous vous attaquez aux intérêts de la classe capitaliste, ici en France, vous vous attaquez à la classe capitaliste mondiale, parce que, vous savez, les capitaux sont imbriqués, et en réalité, il faut forcément que le mouvement de révolte, le changement de société, eh bien, ils se répandent tel un tremblement de terre qui aurait des répliques dans tous les pays. Donc, non, aujourd'hui, il n'y a pas de modèle. Il y a des moments dans l'histoire où il y a eu des vagues révolutionnaires qui auraient pu véritablement changer le monde. Ça, c'est sûr. Donc, vous m'y allez… Et c'est 1917-1920, on est une. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 57:19
Question 28Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratie
Comment ce projet vous parle ou pas ?
Réponse directe
Moi, je dirais que je suis ni pour, ni contre. Je crois qu'il y a surtout pas mal d'illusions en fait là-dedans. Dans ce que vous avez dit, il y a quelque chose qui me plaît beaucoup, c'est que les citoyens doivent être leur propre patron. Voilà. Mais pour moi, ce n'est pas des mots creux au sens strict. C'est-à-dire qu'en fait, pour être son véritable patron, il faut sortir de cette situation d'infériorité que nous impose l'existence des classes sociales. Parce qu'en fait, aujourd'hui, on n'est pas à égalité. Et c'est là que moi, je ne dis pas les citoyens, le peuple en général, je pense que la société, elle est divisée en classes sociales. Il y a d'un côté ceux qui possèdent les capitaux…
« Moi, je dirais que je suis ni pour, ni contre. Je crois qu'il y a surtout pas mal d'illusions en fait là-dedans. Dans ce que vous avez dit, il y a quelque chose qui me plaît beaucoup, c'est que les citoyens doivent être leur propre patron. Voilà. Mais pour moi, ce n'est pas des mots creux au sens strict. C'est-à-dire qu'en fait, pour être son véritable patron, il faut sortir de cette situation d'infériorité que nous impose l'existence des classes sociales. Parce qu'en fait, aujourd'hui, on n'est pas à égalité. Et c'est là que moi, je ne dis pas les citoyens, le peuple en général, je pense que la société, elle est divisée en classes sociales. Il y a d'un côté ceux qui possèdent les capitaux et qui font travailler les autres et qui ont un pouvoir sur les autres, le pouvoir de dire toi, je t'embauche, toi, je te paye tant, toi, je t'accorde le congé, toi, je te forme, toi, je te vire, etc. Et puis, il y a ceux qui sont démunis de ces moyens de production, qui n'ont pas de capitaux et qui sont forcés pour vivre de vendre leurs forces de travail. Pour moi, c'est la classe ouvrière. C'est le monde du travail. C'est l'écrasante majorité des gens qui doivent, pour gagner leur vie, gagner leur temps, vendre soit leur force de travail manuel, soit leur force de travail intellectuel. Mais vous voyez que déjà, là, on n'est pas du tout sur un rapport d'égalité, où finalement, moi, y compris, moi, je suis enseignante, je suis enseignante, mais qu'est-ce que je décide de la façon dont les cours sont organisés ? »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 20:48Voir 1 autre passage
« Voilà. Même les programmes, comment ils sont faits ? Vous savez, moi, je suis enseignante d'économie et gestion. En économie, il n'y a pas de chapitre sur la crise. La crise, ça n'existe pas. Vous voyez, il n'y a pas de crise. La crise, ça n'existe pas dans la société capitaliste. Vous voyez ? Mais ça, c'est vrai. C'est vrai de partout. C'est vrai de partout, y compris les ouvriers, qui connaissent bien mieux le travail que n'importe quel manager et que n'importe quel actionnaire qui a investi dans l'entreprise. Est-ce qu'il a son mot à dire ? Est-ce qu'aujourd'hui, dans la société, non ? Donc, être le patron, ça veut dire exproprier cette bourgeoisie, collectiviser ces entreprises. Et là, oui, on sera les patrons collectivement. Et là, on pourra vraiment dire qu'on est à égalité et on peut décider tous ensemble. Là, on pourra le dire. Mais sinon, non, je ne suis pas d'accord. En fait, c'est l'illusion qu'on pourrait avoir plus de pouvoir. Alors même que... Est-ce que vous pensez, une seconde, qu'il pourrait y avoir un RIC pour dire est-ce que vous êtes pour le SMIC à 2 200 euros net ? Moi, je pense qu'il faudrait le porter à 2 200 euros net sur le SMIC. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 22:25
Question 29Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratie
Qu'est-ce que vous espérez de votre candidature sur ce plan-là ?
Réponse directe
je ne ferais pas croire, je n'aurais pas cette posture « votez pour moi et vous allez voir ce que vous allez voir, je ferai le SMIC à 2 200 euros net, je ferai ci, je ferai ça ». Non, je ne vais pas dire ça, mais je vais, par contre, affirmer que oui, tout est une question de rapport de force et ce qui était impossible avant qu'il y ait la grève générale en mai-juin 1936, par exemple, est devenue possible après la grève, est devenue possible avec les occupations d'usines, est devenue possible avec la levée en masse, en fait, des travailleuses et des travailleurs. Donc, je vais dire qu'en réalité, notre force, c'est de se battre collectivement, c'est de jouer sur cette puissance qu'on a, qui…
« je ne ferais pas croire, je n'aurais pas cette posture « votez pour moi et vous allez voir ce que vous allez voir, je ferai le SMIC à 2 200 euros net, je ferai ci, je ferai ça ». Non, je ne vais pas dire ça, mais je vais, par contre, affirmer que oui, tout est une question de rapport de force et ce qui était impossible avant qu'il y ait la grève générale en mai-juin 1936, par exemple, est devenue possible après la grève, est devenue possible avec les occupations d'usines, est devenue possible avec la levée en masse, en fait, des travailleuses et des travailleurs. Donc, je vais dire qu'en réalité, notre force, c'est de se battre collectivement, c'est de jouer sur cette puissance qu'on a, qui consiste à être indispensable au fonctionnement de la société, indispensable à l'accumulation des capitaux pour le grand patronat, pour la grande bourgeoisie, c'est cette force-là qu'il faut activer. Et j'espère que dans cette campagne présidentielle, bah oui, je ferai exister cette idée que, nous ne sommes pas, l'humanité n'est pas condamnée pour l'éternité à la société capitaliste, que tous ceux qui nous expliquent que ça, ça, le capitalisme correspond pile poil à la nature humaine, parce que l'homme est un loup pour l'homme. Bah non, non, je ne suis pas d'accord avec ça, je l'affirmerai. Je dirais que la société humaine, elle a traversé des organisations sociales très différentes les unes des autres et qu'on n'est pas à la dernière station, voilà, on n'est pas au terminus, en fait. L'histoire, elle continue, la lutte de classe, elle continue, les inégalités continuent, bah tout ça, ça va créer forcément des remises en cause profondes de la société et il faut qu'on ait une vision, qu'on ait une perspective, qu'on sache où on peut aller. Et encore une fois, moi, je pense que la perspective, c'est d'aller vers une société collective. Collective parce que, tout simplement, nous ne sommes rien sans les autres. On n'est rien sans le travail des autres, parce qu'on est déjà dans un immense collectif de travail. Et quand on y réfléchit, en fait, on travaille pas seulement avec ceux qui sont concentrés dans la même entreprise que nous, mais on travaille avec des femmes et des hommes aux quatre coins de la planète. Parce qu'en fait, les trusts n'ont jamais été aussi importants en nombre et aussi internationalisés. Et comment, »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 10:28
Question 30Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratie
Oui, je voulais… En fait, c'est intéressant parce que, du coup, en travaillant vraiment, en poussant le sujet de la démocratie directe et du pouvoir populaire, en fait, on refait un débat qui est un débat ancien, qui est le débat entre les anarchistes et les communistes au XIXe siècle. C'est-à-dire où vraiment, il y avait toute une branche anarchiste, socialiste, révolutionnaire qui disait, en fait, il faut prendre le pouvoir politique parce que c'est par la prise du pouvoir politique qu'on va pouvoir mettre en place des règles du jeu qui sont plus inclusives et qui bénéficient à tous. Et pourtant, les capitaux étaient déjà très concentrés. Et de l'autre côté, voilà, plutôt une option communiste qui, eux, était très, très rétif à l'idée de donner le pouvoir politique aux gens. Donc, moi, la question que j'ai envie de vous poser, c'est, sur la solution démocratique, pour nous, vraiment, la racine du mal, c'est le fait que le pouvoir politique s'exerce en des petites mains. Par exemple, tout ce que vous venez de citer. François Hollande, il s'est retrouvé à sans doute négocier avec des groupes financiers sans que nous, citoyens, nous soyons au courant de ce qui se négocie, comment ça se négocie, nous étions impuissants. Et c'est notre impuissance qui ne nous permet pas, justement, de mettre en place le rapport de force dont vous parlez. Vous ne pensez pas qu'un outil comme le RIC constituant, ça vous permettrait d'instaurer ce rapport de force de façon plus forte que par une logique révolutionnaire et d'appel à l'insurrection ?
Réponse partielle
Alors, d'abord, sur le débat entre les anarcho-syndicalistes, les communistes, je ne suis pas tellement d'accord, je ne vois pas les choses du tout comme ça parce que, et puis je l'ai dit en commençant, mon combat, c'est que les travailleurs prennent le pouvoir politique et le pouvoir aussi sur les entreprises et sur l'économie. Pour moi, les deux vont de pair. Bien sûr qu'il faut que les travailleurs prennent le pouvoir, il faut qu'ils gouvernent, il faut qu'ils gouvernent. Ça, c'est sûr, c'est évident, mais en réalité, ça va aller de pair avec le rapport de force imposé dans les entreprises. Et vous savez, par exemple, il y a un exemple, la révolution russe qui, pour nous, est quand même…
« Alors, d'abord, sur le débat entre les anarcho-syndicalistes, les communistes, je ne suis pas tellement d'accord, je ne vois pas les choses du tout comme ça parce que, et puis je l'ai dit en commençant, mon combat, c'est que les travailleurs prennent le pouvoir politique et le pouvoir aussi sur les entreprises et sur l'économie. Pour moi, les deux vont de pair. Bien sûr qu'il faut que les travailleurs prennent le pouvoir, il faut qu'ils gouvernent, il faut qu'ils gouvernent. Ça, c'est sûr, c'est évident, mais en réalité, ça va aller de pair avec le rapport de force imposé dans les entreprises. Et vous savez, par exemple, il y a un exemple, la révolution russe qui, pour nous, est quand même un moment fondateur, j'ai envie de dire, parce que c'est une période où les ouvriers, les paysans, les soldats, c'était en pleine Première Guerre mondiale, se sont révoltés contre le tsarisme, et se sont révoltés, ont dû s'armer, parce que de toute façon, il n'y avait pas d'autre choix que quand vous manifestiez contre un régime de ce type-là. C'est comme quand vous manifestez en Iran aujourd'hui. Vous dites, les manifestants à bras nu, qu'est-ce qu'ils peuvent faire ? Donc là, en Russie, les révoltés s'étaient armés. D'ailleurs, en fait, ils n'avaient même pas besoin de s'armer, parce qu'en réalité, ils avaient déjà les armes entre les mains, parce que c'était la Première Guerre mondiale, et qu'on leur demandait de tirer sur les Allemands en face. Donc beaucoup avaient déjà les armes, et on leur demandait effectivement d'assassiner tous les jours des centaines de gens qui leur ressemblaient comme eux, qui étaient des paysans et des ouvriers, exactement comme eux, avec les mêmes problèmes en fait. Donc, ils se sont révoltés, et ils se sont révoltés, et ils sont à la fois organisés en soviets, c'est-à-dire en assemblée générale, mais quasi permanente en fait, quasi permanente, où ils prenaient des décisions, où ils mettaient en place des commissions pour les faire appliquer, ils allaient porter leurs décisions aux autres, en discuter, etc. Et donc, y compris dans les entreprises, il y avait des soviets dans les entreprises, et c'était les deux, et c'était les deux, et à la fois les travailleurs… Ils se sont fait, si je peux me permettre, »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 33:29
Question 31Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politique
Ou elle répondrait mieux à la crise pour les Français ?
Réponse à côté
En tout cas, c'est le seul moyen de protéger, en effet, notre pouvoir d'achat, de ne pas être piétiné, de ne pas sombrer encore davantage dans la misère. Aujourd'hui, vous vous rendez compte que quand on est ouvrier, quand on est facteur, quand on est auxiliaire de vie, on saute parfois des repas. Voilà, on a peur, on a peur du lendemain. On se demande, on sait qu'on ne partira peut-être pas en vacances, mais on a peur de ne pas pouvoir payer les études à ses enfants. Donc il faut qu'on se protège, nous, effectivement, les travailleurs. Moi, j'entends les entreprises dire, en tout cas ceux qui ont la possibilité, nous, on va répercuter la hausse des carburants sur les prix. Mais les travail…
« En tout cas, c'est le seul moyen de protéger, en effet, notre pouvoir d'achat, de ne pas être piétiné, de ne pas sombrer encore davantage dans la misère. Aujourd'hui, vous vous rendez compte que quand on est ouvrier, quand on est facteur, quand on est auxiliaire de vie, on saute parfois des repas. Voilà, on a peur, on a peur du lendemain. On se demande, on sait qu'on ne partira peut-être pas en vacances, mais on a peur de ne pas pouvoir payer les études à ses enfants. Donc il faut qu'on se protège, nous, effectivement, les travailleurs. Moi, j'entends les entreprises dire, en tout cas ceux qui ont la possibilité, nous, on va répercuter la hausse des carburants sur les prix. Mais les travailleurs, ils font comment, eux, pour récupérer toutes les charges qu'ils ont à payer et pour pouvoir survivre dans ce monde de fous, dans ce monde de crise ? Vous me dites, mais ce n'est pas une solution pour arrêter la crise. Mais qui a une solution pour arrêter la crise ? Qui a une solution pour arrêter ces guerres de cette société capitaliste ? Parce que c'est ça aussi que moi, je tiens à dénoncer. C'est qu'on est dans une société qui est organisée de cette façon-là, où il n'y a que le profit qui compte, il n'y a que les rivalités capitalistes. Eh bien, oui, oui, ça dégénère forcément dans toutes ces guerres. Guerres, d'ailleurs, dont les premières victimes sont quand même aussi les peuples du Moyen-Orient. Parce que les premières victimes, ce sont les centaines de milliers de Palestiniens, de Libanais, d'Iraniens qui sont aujourd'hui quand même au cœur de cette guerre. »
franceinfo · Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politiqueVérifier à 4:02Voir 1 autre passage
« Ils sont eux aussi, justement, les victimes, les premières victimes de ce système capitaliste qui est prédateur et qui est destructeur. »
franceinfo · Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politiqueVérifier à 5:30
Question 32Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politique
Vous, ce sont les pétroliers ?
Réponse à côté
Bien sûr, parce que ce sont eux qui font monter les prix. Et ça, le gouvernement, il n'a rien à redire à tout ça. Même si total, la faune s'est prise. Oui, effectivement, ils pourraient nous étrangler complètement. Et là, ils nous laissent un peu respirer. Oh, on va leur dire merci. Mais écoutez, ils sont responsables de ce qui se passe, de cette augmentation des prix, qui est en train, en plus, de se diffuser à toute l'économie. Parce que le problème des travailleurs, c'est pas seulement le prix des carburants, c'est l'augmentation générale de tous les prix, parce qu'on sait que ça se répercute. Ça se répercute, et d'ailleurs, ils l'ont déjà annoncé. Certains grands groupes ont déjà dit, q…
« Bien sûr, parce que ce sont eux qui font monter les prix. Et ça, le gouvernement, il n'a rien à redire à tout ça. Même si total, la faune s'est prise. »
franceinfo · Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politiqueVérifier à 1:47Voir 1 autre passage
« Oui, effectivement, ils pourraient nous étrangler complètement. Et là, ils nous laissent un peu respirer. Oh, on va leur dire merci. Mais écoutez, ils sont responsables de ce qui se passe, de cette augmentation des prix, qui est en train, en plus, de se diffuser à toute l'économie. Parce que le problème des travailleurs, c'est pas seulement le prix des carburants, c'est l'augmentation générale de tous les prix, parce qu'on sait que ça se répercute. Ça se répercute, et d'ailleurs, ils l'ont déjà annoncé. Certains grands groupes ont déjà dit, que ce soit Lactalis, que ce soit les groupes chimiques, qu'ils allaient augmenter leur prix. Et c'est une réalité. Donc, moi, je sais que la seule façon pour, finalement, qu'on ne soit pas dupé avec toutes ces histoires d'aide, qu'on finit toujours par payer, entre parenthèses, parce qu'au final, les 710 millions d'aide qui ont été annoncées, ça va être pris sur les hôpitaux, ça va être pris sur l'éducation, etc. Donc, on le payera. La seule façon de ne pas être roulé dans la farine, quand on appartient au monde du travail, c'est d'obtenir, d'arracher des augmentations de salaires. Moi, je pense qu'une mesure immédiate qu'il faudrait mettre en place pour protéger véritablement le monde du travail, c'est l'augmentation du SMIC. Le SMIC a 2 000 euros nets par mois. L'augmentation générale de tous les salaires, et surtout, leur indexation sur l'inflation. C'est-à-dire que nos salaires doivent suivre l'augmentation des prix. Tout le reste, si vous voulez, c'est un marché de dupe. »
franceinfo · Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politiqueVérifier à 1:58
Question 33Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politique
est-ce que vous voulez dire par là que le gouvernement devrait, dans un premier temps, par exemple, baisser la TVA, éventuellement baisser les accises ?
Réponse à côté
Non, ce que je dis, c'est qu'il y a des responsables dans cette crise. Il y a des responsables.
« Non, ce que je dis, c'est qu'il y a des responsables dans cette crise. Il y a des responsables. »
franceinfo · Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politiqueVérifier à 1:41
Question 34Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politique
Alors on va parler de votre candidature tout à l'heure. Mais l'actualité d'hier et de ce matin, ce sont les nouvelles annonces du gouvernement concernant, je dirais, les conséquences de la guerre au Moyen-Orient et la hausse du prix des carburants. Alors déjà, d'une manière assez simple, ces nouvelles aides ciblées, vous en pensez quoi ?
Réponse directe
Il n'y a quand même pas de surprise. Le gouvernement n'a pas annoncé la confiscation des super profits total. Il n'a pas non plus annoncé une augmentation générale des salaires. Donc concrètement, cela veut dire que les travailleuses, les travailleurs, tous ceux qui n'ont pas d'autre choix que de prendre la voiture vont continuer de payer. Et moi, je sais que si on n'exprime pas une colère, si justement on ne se fait pas craindre, eh bien on continuera de payer. Voilà, c'est la réalité. Et aujourd'hui, finalement, on peut être racketté. Racketté, comme ça, c'est du racket légal. Vous savez, quand on passe à la pompe, on laisse de plus en plus, une plus grande part de notre salaire. Et ça va…
« Il n'y a quand même pas de surprise. Le gouvernement n'a pas annoncé la confiscation des super profits total. Il n'a pas non plus annoncé une augmentation générale des salaires. Donc concrètement, cela veut dire que les travailleuses, les travailleurs, tous ceux qui n'ont pas d'autre choix que de prendre la voiture vont continuer de payer. Et moi, je sais que si on n'exprime pas une colère, si justement on ne se fait pas craindre, eh bien on continuera de payer. Voilà, c'est la réalité. Et aujourd'hui, finalement, on peut être racketté. Racketté, comme ça, c'est du racket légal. Vous savez, quand on passe à la pompe, on laisse de plus en plus, une plus grande part de notre salaire. Et ça va directement, évidemment, dans les coffres-forts des grandes compagnies pétrolières. »
franceinfo · Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politiqueVérifier à 0:21
Question 35Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politique
Pour vous, ça vous semble complètement impossible ?
Réponse à côté
Alors, d'abord, moi, je le redis. Oui, je ne suis pas dans la gauche, mais je suis en effet communiste. Je pense qu'il faut changer complètement, il faut renverser ce système capitaliste, il faut viser une organisation collective de la société, dirigée par les travailleurs, parce qu'ils dirigeraient mieux la société. Et je pense que dire qu'il faut se souder derrière la gauche, faire bloc, c'est une erreur totale. Les électeurs qui regardent du côté du Front National, ils votaient pour la gauche il y a encore 10 ans. Et finalement, ils ne font plus confiance dans la gauche. Et à raison, parce qu'au pouvoir, en réalité, elle s'est inclinée, elle s'est mise à genoux à chaque fois devant le gr…
« Alors, d'abord, moi, je le redis. Oui, je ne suis pas dans la gauche, mais je suis en effet communiste. Je pense qu'il faut changer complètement, il faut renverser ce système capitaliste, il faut viser une organisation collective de la société, dirigée par les travailleurs, parce qu'ils dirigeraient mieux la société. Et je pense que dire qu'il faut se souder derrière la gauche, faire bloc, c'est une erreur totale. Les électeurs qui regardent du côté du Front National, ils votaient pour la gauche il y a encore 10 ans. Et finalement, ils ne font plus confiance dans la gauche. Et à raison, parce qu'au pouvoir, en réalité, elle s'est inclinée, elle s'est mise à genoux à chaque fois devant le grand patronat. Donc, moi, justement, je m'adresserai à tous les travailleurs qui sont perdus, qui sont désespérés, assez pour regarder du côté d'une millionnaire qui, en réalité, qui roule pour le grand patronat et pour leur dire, maintenant, il y a un combat, il y a une perspective, il faut qu'on change la société, il faut qu'on se fasse respecter en tant qu'ouvriers, en tant que travailleurs, parce qu'encore une fois, on représente une force. On fait quand même tout fonctionner dans la société. On fait tout. En réalité, ils ne peuvent rien faire sans nous. Ils ne peuvent même pas faire leur guerre si on n'était pas les petites mains à faire le boulot. »
franceinfo · Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politiqueVérifier à 10:02
Question 36Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politique
Mais quand vous parlez d'augmentation des salaires, on entend, c'est un argument qui n'est pas nouveau, que vous tenez et que d'autres portent.
Réponse directe
Moi, je pense que pour l'instant, il y a beaucoup d'attentisme. Pour l'instant, effectivement, beaucoup. Il y a une résignation, vous pensez ? Je pense que quand on voit tout ce qui se passe dans le monde, quand on voit toutes ces horreurs, on se dit, voilà, on est quand même saisi d'effroi, on est un peu pétrifié, voilà. Mais moi, ce que je pense, c'est qu'en effet, il faut bien réaliser que quand on est travailleur, on a aussi une force. On fait tourner cette société et on est capable d'imposer nos intérêts. Et il faut, une des priorités, c'est de dire qu'il faut que les salaires, que les emplois, que les conditions de vie de ceux qui sont à la base de la société passent avant les super p…
« Moi, je pense que pour l'instant, il y a beaucoup d'attentisme. Pour l'instant, effectivement, beaucoup. Il y a une résignation, vous pensez ? Je pense que quand on voit tout ce qui se passe dans le monde, quand on voit toutes ces horreurs, on se dit, voilà, on est quand même saisi d'effroi, on est un peu pétrifié, voilà. Mais moi, ce que je pense, c'est qu'en effet, il faut bien réaliser que quand on est travailleur, on a aussi une force. On fait tourner cette société et on est capable d'imposer nos intérêts. Et il faut, une des priorités, c'est de dire qu'il faut que les salaires, que les emplois, que les conditions de vie de ceux qui sont à la base de la société passent avant les super profits, passent avant les dividendes des actionnaires. Vous vous rendez compte qu'à la fin de l'année, on va se retrouver avec un groupe comme Total. Il aura quoi ? 25, 30 milliards de profits. Mais on marche sur la tête. »
franceinfo · Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politiqueVérifier à 6:03
Question 37Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politique
Alors, j'imagine que ces arguments-là, vous allez les développer ce week-end, puisque c'est la fête annuelle de lutte ouvrière dans le Val-d'Oise. Pour vous, c'est une quatrième candidature à la présidentielle. Pourquoi cette nouvelle candidature ?
Réponse directe
Mais moi, il faut dire... Oui, je serai candidate. Je serai candidate pour dire qu'il faut s'affronter avec ce grand patronat qui fait des milliards sur notre dos, qui dresse les peuples les uns contre les autres, qui nous condamne à cette guerre économique infernale, qui dégénère en guerre tout court et qui met aujourd'hui la planète à feu et à sang. Il faut s'affronter. On ne doit pas leur laisser les manettes. Cette loi du profit, cette concurrence, nous condamne, condamne toute l'humanité. Donc oui, je serai candidate pour faire entendre une voix communiste, révolutionnaire et internationaliste. Parce que moi, je suis convaincue que finalement, on forme une seule et même humanité qui ne…
« Mais moi, il faut dire... Oui, je serai candidate. Je serai candidate pour dire qu'il faut s'affronter avec ce grand patronat qui fait des milliards sur notre dos, qui dresse les peuples les uns contre les autres, qui nous condamne à cette guerre économique infernale, qui dégénère en guerre tout court et qui met aujourd'hui la planète à feu et à sang. Il faut s'affronter. On ne doit pas leur laisser les manettes. Cette loi du profit, cette concurrence, nous condamne, condamne toute l'humanité. Donc oui, je serai candidate pour faire entendre une voix communiste, révolutionnaire et internationaliste. Parce que moi, je suis convaincue que finalement, on forme une seule et même humanité qui ne s'en sortira qu'ensemble. »
franceinfo · Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politiqueVérifier à 8:31
Question 38Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politique
quelles sont les marges de manœuvre pour le gouvernement, si on ne parle que de cette augmentation des salaires, pour imposer ces augmentations-là, puisque ce n'est pas du domaine du ressort du gouvernement ?
Réponse à côté
Moi, je pense que pour l'instant, il y a beaucoup d'attentisme. Pour l'instant, effectivement, beaucoup. Il y a une résignation, vous pensez ? Je pense que quand on voit tout ce qui se passe dans le monde, quand on voit toutes ces horreurs, on se dit, voilà, on est quand même saisi d'effroi, on est un peu pétrifié, voilà. Mais moi, ce que je pense, c'est qu'en effet, il faut bien réaliser que quand on est travailleur, on a aussi une force. On fait tourner cette société et on est capable d'imposer nos intérêts. Et il faut, une des priorités, c'est de dire qu'il faut que les salaires, que les emplois, que les conditions de vie de ceux qui sont à la base de la société passent avant les super p…
« Moi, je pense que pour l'instant, il y a beaucoup d'attentisme. Pour l'instant, effectivement, beaucoup. Il y a une résignation, vous pensez ? Je pense que quand on voit tout ce qui se passe dans le monde, quand on voit toutes ces horreurs, on se dit, voilà, on est quand même saisi d'effroi, on est un peu pétrifié, voilà. Mais moi, ce que je pense, c'est qu'en effet, il faut bien réaliser que quand on est travailleur, on a aussi une force. On fait tourner cette société et on est capable d'imposer nos intérêts. Et il faut, une des priorités, c'est de dire qu'il faut que les salaires, que les emplois, que les conditions de vie de ceux qui sont à la base de la société passent avant les super profits, passent avant les dividendes des actionnaires. Vous vous rendez compte qu'à la fin de l'année, on va se retrouver avec un groupe comme Total. Il aura quoi ? 25, 30 milliards de profits. Mais on marche sur la tête. »
franceinfo · Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politiqueVérifier à 6:03
Question 39Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politique
Est-ce que vous avez l'intention que vous n'êtes pas un peu seul à le dire ça ?
Réponse à côté
Il y a des responsables, bien sûr, à cette crise. Le responsable, c'est les puissances impérialistes, et notamment le chef suprême de l'impérialisme, Donald Trump, qui veut en effet dominer toute la planète. Bon, ça on l'a compris, mais qu'est-ce que fait le gouvernement français ? Finalement, il est complètement suiviste, il participe finalement.
« Il y a des responsables, bien sûr, à cette crise. Le responsable, c'est les puissances impérialistes, et notamment le chef suprême de l'impérialisme, Donald Trump, qui veut en effet dominer toute la planète. Bon, ça on l'a compris, mais qu'est-ce que fait le gouvernement français ? Finalement, il est complètement suiviste, il participe finalement. »
franceinfo · Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politiqueVérifier à 7:09
Question 40Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politique
Il y a un peu la France insoumise, parfois d'autres syndicats qui le disent, comme la CGT ou même parfois la CFDT, mais on a l'impression qu'il y a une résignation par rapport à cette guerre en particulier au Moyen-Orient, parce que nous n'en sommes pas responsables dans le fait de l'avoir provoqué. Est-ce que vous n'avez pas l'impression d'être un peu seul ?
Réponse partielle
Il y a des responsables, bien sûr, à cette crise. Le responsable, c'est les puissances impérialistes, et notamment le chef suprême de l'impérialisme, Donald Trump, qui veut en effet dominer toute la planète. Bon, ça on l'a compris, mais qu'est-ce que fait le gouvernement français ? Finalement, il est complètement suiviste, il participe finalement.
« Il y a des responsables, bien sûr, à cette crise. Le responsable, c'est les puissances impérialistes, et notamment le chef suprême de l'impérialisme, Donald Trump, qui veut en effet dominer toute la planète. Bon, ça on l'a compris, mais qu'est-ce que fait le gouvernement français ? Finalement, il est complètement suiviste, il participe finalement. »
franceinfo · Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politiqueVérifier à 7:09
Question 41Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politique
est-ce que vous pensez que la baisse de la TVA, par exemple, aurait été une bonne solution ?
Réponse à côté
Non, ce que je dis, c'est qu'il y a des responsables dans cette crise. Il y a des responsables.
« Non, ce que je dis, c'est qu'il y a des responsables dans cette crise. Il y a des responsables. »
franceinfo · Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politiqueVérifier à 1:41
Question 42Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politique
Donc vous, vous pensez qu'il faut une mobilisation pour les réclamer, les demander ?
Réponse directe
Moi, je pense que pour l'instant, il y a beaucoup d'attentisme. Pour l'instant, effectivement, beaucoup. Il y a une résignation, vous pensez ? Je pense que quand on voit tout ce qui se passe dans le monde, quand on voit toutes ces horreurs, on se dit, voilà, on est quand même saisi d'effroi, on est un peu pétrifié, voilà. Mais moi, ce que je pense, c'est qu'en effet, il faut bien réaliser que quand on est travailleur, on a aussi une force. On fait tourner cette société et on est capable d'imposer nos intérêts. Et il faut, une des priorités, c'est de dire qu'il faut que les salaires, que les emplois, que les conditions de vie de ceux qui sont à la base de la société passent avant les super p…
« Moi, je pense que pour l'instant, il y a beaucoup d'attentisme. Pour l'instant, effectivement, beaucoup. Il y a une résignation, vous pensez ? Je pense que quand on voit tout ce qui se passe dans le monde, quand on voit toutes ces horreurs, on se dit, voilà, on est quand même saisi d'effroi, on est un peu pétrifié, voilà. Mais moi, ce que je pense, c'est qu'en effet, il faut bien réaliser que quand on est travailleur, on a aussi une force. On fait tourner cette société et on est capable d'imposer nos intérêts. Et il faut, une des priorités, c'est de dire qu'il faut que les salaires, que les emplois, que les conditions de vie de ceux qui sont à la base de la société passent avant les super profits, passent avant les dividendes des actionnaires. Vous vous rendez compte qu'à la fin de l'année, on va se retrouver avec un groupe comme Total. Il aura quoi ? 25, 30 milliards de profits. Mais on marche sur la tête. »
franceinfo · Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politiqueVérifier à 6:03
Question 43Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politique
La vôtre, alors peut-être que le NPA ne sera pas candidat, mais beaucoup de candidatures à gauche. Est-ce qu'il n'y a pas un moment où la gauche, dans son grand ensemble de l'extrême, peut-être voir jusqu'à une partie du Parti Socialiste, doit se rassembler pour tenter de porter un programme ensemble ?
Réponse directe
Alors, d'abord, moi, je le redis. Oui, je ne suis pas dans la gauche, mais je suis en effet communiste. Je pense qu'il faut changer complètement, il faut renverser ce système capitaliste, il faut viser une organisation collective de la société, dirigée par les travailleurs, parce qu'ils dirigeraient mieux la société. Et je pense que dire qu'il faut se souder derrière la gauche, faire bloc, c'est une erreur totale. Les électeurs qui regardent du côté du Front National, ils votaient pour la gauche il y a encore 10 ans. Et finalement, ils ne font plus confiance dans la gauche. Et à raison, parce qu'au pouvoir, en réalité, elle s'est inclinée, elle s'est mise à genoux à chaque fois devant le gr…
« Alors, d'abord, moi, je le redis. Oui, je ne suis pas dans la gauche, mais je suis en effet communiste. Je pense qu'il faut changer complètement, il faut renverser ce système capitaliste, il faut viser une organisation collective de la société, dirigée par les travailleurs, parce qu'ils dirigeraient mieux la société. Et je pense que dire qu'il faut se souder derrière la gauche, faire bloc, c'est une erreur totale. Les électeurs qui regardent du côté du Front National, ils votaient pour la gauche il y a encore 10 ans. Et finalement, ils ne font plus confiance dans la gauche. Et à raison, parce qu'au pouvoir, en réalité, elle s'est inclinée, elle s'est mise à genoux à chaque fois devant le grand patronat. Donc, moi, justement, je m'adresserai à tous les travailleurs qui sont perdus, qui sont désespérés, assez pour regarder du côté d'une millionnaire qui, en réalité, qui roule pour le grand patronat et pour leur dire, maintenant, il y a un combat, il y a une perspective, il faut qu'on change la société, il faut qu'on se fasse respecter en tant qu'ouvriers, en tant que travailleurs, parce qu'encore une fois, on représente une force. On fait quand même tout fonctionner dans la société. On fait tout. En réalité, ils ne peuvent rien faire sans nous. Ils ne peuvent même pas faire leur guerre si on n'était pas les petites mains à faire le boulot. »
franceinfo · Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politiqueVérifier à 10:02
Question 44Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politique
Non, mais j'entends. C'est-à-dire que les Français auraient plus de moyens pour affronter une crise qui continue de durer dans le temps. C'est-à-dire que l'augmentation des salaires est un débat, clairement. Mais là, on vous parle de la manière de lutter contre une crise qui, à la base... Mais qui, à la base, vient d'une guerre dont la France n'est pas partie prenante. Donc il y a aussi cette conséquence, je ne dis pas que le gouvernement subit, mais sur la hausse des carburants, elle subit quand même, d'une certaine manière, cette crise au Moyen-Orient. La fermeture du détroit d'Ormouz n'est pas, à ma connaissance, du fait de Sébastien Lecornu. Donc il y a deux dossiers un petit peu parallèles. Et vous pensez que vous, augmenter les salaires, ce qui n'est pas près d'arriver pour l'instant, pourrait résoudre en partie cette crise ?
Réponse directe
En tout cas, c'est le seul moyen de protéger, en effet, notre pouvoir d'achat, de ne pas être piétiné, de ne pas sombrer encore davantage dans la misère. Aujourd'hui, vous vous rendez compte que quand on est ouvrier, quand on est facteur, quand on est auxiliaire de vie, on saute parfois des repas. Voilà, on a peur, on a peur du lendemain. On se demande, on sait qu'on ne partira peut-être pas en vacances, mais on a peur de ne pas pouvoir payer les études à ses enfants. Donc il faut qu'on se protège, nous, effectivement, les travailleurs. Moi, j'entends les entreprises dire, en tout cas ceux qui ont la possibilité, nous, on va répercuter la hausse des carburants sur les prix. Mais les travail…
« En tout cas, c'est le seul moyen de protéger, en effet, notre pouvoir d'achat, de ne pas être piétiné, de ne pas sombrer encore davantage dans la misère. Aujourd'hui, vous vous rendez compte que quand on est ouvrier, quand on est facteur, quand on est auxiliaire de vie, on saute parfois des repas. Voilà, on a peur, on a peur du lendemain. On se demande, on sait qu'on ne partira peut-être pas en vacances, mais on a peur de ne pas pouvoir payer les études à ses enfants. Donc il faut qu'on se protège, nous, effectivement, les travailleurs. Moi, j'entends les entreprises dire, en tout cas ceux qui ont la possibilité, nous, on va répercuter la hausse des carburants sur les prix. Mais les travailleurs, ils font comment, eux, pour récupérer toutes les charges qu'ils ont à payer et pour pouvoir survivre dans ce monde de fous, dans ce monde de crise ? Vous me dites, mais ce n'est pas une solution pour arrêter la crise. Mais qui a une solution pour arrêter la crise ? Qui a une solution pour arrêter ces guerres de cette société capitaliste ? Parce que c'est ça aussi que moi, je tiens à dénoncer. C'est qu'on est dans une société qui est organisée de cette façon-là, où il n'y a que le profit qui compte, il n'y a que les rivalités capitalistes. Eh bien, oui, oui, ça dégénère forcément dans toutes ces guerres. Guerres, d'ailleurs, dont les premières victimes sont quand même aussi les peuples du Moyen-Orient. Parce que les premières victimes, ce sont les centaines de milliers de Palestiniens, de Libanais, d'Iraniens qui sont aujourd'hui quand même au cœur de cette guerre. »
franceinfo · Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politiqueVérifier à 4:02
Question 45Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politique
Vous pensez que le fait de dire qu'on est sur la défensive ne suffit pas à contrer Donald Trump ?
Réponse à côté
En réalité, la guerre, elle participe, et elle a choisi son camp, et son camp, c'est celui des États-Unis, et ça, moi, je le dénonce aussi. La réalité, c'est que le gouvernement français cherche lui aussi à défendre les intérêts des capitalistes français, de Total, justement, de Dassault, tous ces marchands d'armes qui prospèrent aussi aujourd'hui, parce que, moi, c'est ça aussi que j'ai envie de dire, c'est qu'on nous dit, il y a la crise, il n'y a plus d'argent, etc., mais il y a des gagnants, il y a des profiteurs de crise, il y a des profiteurs de guerre, et je reviens sur cette première idée, c'est qu'une des premières choses, ça serait de confisquer tous ces bénéfices qui sont liés, j…
« En réalité, la guerre, elle participe, et elle a choisi son camp, et son camp, c'est celui des États-Unis, et ça, moi, je le dénonce aussi. La réalité, c'est que le gouvernement français cherche lui aussi à défendre les intérêts des capitalistes français, de Total, justement, de Dassault, tous ces marchands d'armes qui prospèrent aussi aujourd'hui, parce que, moi, c'est ça aussi que j'ai envie de dire, c'est qu'on nous dit, il y a la crise, il n'y a plus d'argent, etc., mais il y a des gagnants, il y a des profiteurs de crise, il y a des profiteurs de guerre, et je reviens sur cette première idée, c'est qu'une des premières choses, ça serait de confisquer tous ces bénéfices qui sont liés, justement, à ces profits de crise et à ces profiteurs de guerre. »
franceinfo · Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politiqueVérifier à 7:32
Question 46Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politique
Alors, il y a des sondages, vous le savez. Alors, aucun sondage depuis que les sondages existent n'ont donné la réalité de l'élection sur la présidentielle, surtout un an avant. Pour autant, il y a le fait que le Rassemblement national, quel que soit son candidat, est en position de pouvoir l'emporter. Est-ce que ça ne change pas pour vous la manière dont la campagne à gauche, dans le sens large du terme, je sais que vous avez un regard sur la gauche un peu particulier, est-ce que ça ne doit pas changer un peu la donne dans le fait qu'il y ait autant de candidatures à l'heure où on se parle ?
Réponse partielle
Alors, d'abord, moi, je le redis. Oui, je ne suis pas dans la gauche, mais je suis en effet communiste. Je pense qu'il faut changer complètement, il faut renverser ce système capitaliste, il faut viser une organisation collective de la société, dirigée par les travailleurs, parce qu'ils dirigeraient mieux la société. Et je pense que dire qu'il faut se souder derrière la gauche, faire bloc, c'est une erreur totale. Les électeurs qui regardent du côté du Front National, ils votaient pour la gauche il y a encore 10 ans. Et finalement, ils ne font plus confiance dans la gauche. Et à raison, parce qu'au pouvoir, en réalité, elle s'est inclinée, elle s'est mise à genoux à chaque fois devant le gr…
« Alors, d'abord, moi, je le redis. Oui, je ne suis pas dans la gauche, mais je suis en effet communiste. Je pense qu'il faut changer complètement, il faut renverser ce système capitaliste, il faut viser une organisation collective de la société, dirigée par les travailleurs, parce qu'ils dirigeraient mieux la société. Et je pense que dire qu'il faut se souder derrière la gauche, faire bloc, c'est une erreur totale. Les électeurs qui regardent du côté du Front National, ils votaient pour la gauche il y a encore 10 ans. Et finalement, ils ne font plus confiance dans la gauche. Et à raison, parce qu'au pouvoir, en réalité, elle s'est inclinée, elle s'est mise à genoux à chaque fois devant le grand patronat. Donc, moi, justement, je m'adresserai à tous les travailleurs qui sont perdus, qui sont désespérés, assez pour regarder du côté d'une millionnaire qui, en réalité, qui roule pour le grand patronat et pour leur dire, maintenant, il y a un combat, il y a une perspective, il faut qu'on change la société, il faut qu'on se fasse respecter en tant qu'ouvriers, en tant que travailleurs, parce qu'encore une fois, on représente une force. On fait quand même tout fonctionner dans la société. On fait tout. En réalité, ils ne peuvent rien faire sans nous. Ils ne peuvent même pas faire leur guerre si on n'était pas les petites mains à faire le boulot. »
franceinfo · Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politiqueVérifier à 10:02
Question 47Entretien avec Nathalie Arthaud - candidate Lutte Ouvrière
Et comment on se place par rapport à ça ?
Réponse à côté
Non, mais pour faire avancer du quotidien dans les luttes, on s'allie avec tous ceux qui votent pour faire un débrayage ou une grève sur les salaires ou pour protester contre l'arbitraire d'un chef ou une sanction qui est tombée sur tous ceux qui ont envie de se battre. Et c'est ça, la force. Maintenant, au niveau politique, c'est clair. Nous, nous disons que tant que règnera ce système capitaliste, on ne se débarrassera pas de l'exploitation, on ne se débarrassera pas des inégalités, de la misère, de la crise, de la destruction de l'environnement et des guerres qui vont absolument de pair. Les guerres, ce ne sont pas une invention du capitalisme, il y en avait avant, mais le capitalisme le…
« Non, mais pour faire avancer du quotidien dans les luttes, on s'allie avec tous ceux »
youtube.com · Entretien avec Nathalie Arthaud - candidate Lutte OuvrièreVérifier à 29:49Voir 2 autres passages
« qui votent pour faire un débrayage ou une grève sur les salaires ou pour protester contre l'arbitraire d'un chef ou une sanction qui est tombée sur tous ceux qui ont envie de se battre. Et c'est ça, la force. Maintenant, au niveau politique, c'est clair. Nous, nous disons que tant que règnera ce système capitaliste, on ne se débarrassera pas de l'exploitation, on ne se débarrassera pas des inégalités, de la misère, de la crise, de la destruction de l'environnement et des guerres qui vont absolument de pair. Les guerres, ce ne sont pas une invention du capitalisme, il y en avait avant, mais le capitalisme leur a donné une dimension industrielle et mondiale. »
youtube.com · Entretien avec Nathalie Arthaud - candidate Lutte OuvrièreVérifier à 30:00
« Et elles vont de pair avec ce système. Donc nous, nous disons, et c'est ce qui nous différencie, c'est ce qui nous singularise. »
Question 48Entretien avec Nathalie Arthaud - candidate Lutte Ouvrière
Est-ce que la première étape de cette lutte, elle passe par le vote et du coup encourager ces travailleurs-là à voter ?
Réponse directe
Pour vous ? Ah, voter pour nous, oui, je vous confirme. Mais voter pour nous, c'est voter justement pour la conscience que quand on est un travailleur, eh bien, on représente quelque chose d'indispensable à la société. et qu'avec son camarade de travail, avec l'autre qui travaille à l'autre bout de l'entreprise, on représente une force et qu'on est capable de se faire respecter, qu'on est capable d'inverser justement le cours des choses et que ce ne soit plus les profits d'une minorité qui compte dans la société, qui soit prioritaire, mais que ce soit les conditions de vie de ceux qui sont à la base de la société. les aides à domicile, les ouvriers, les conducteurs de bus, les électriciens,…
« Pour vous ? Ah, voter pour nous, oui, je vous confirme. Mais voter pour nous, c'est voter justement pour la conscience que quand on est un travailleur, eh bien, on représente quelque chose d'indispensable à la société. et qu'avec son camarade de travail, avec l'autre qui travaille à l'autre bout de l'entreprise, on représente une force et qu'on est capable de se faire respecter, qu'on est capable d'inverser justement le cours des choses et que ce ne soit plus les profits d'une minorité qui compte dans la société, qui soit prioritaire, mais que ce soit les conditions de vie de ceux qui sont à la base de la société. les aides à domicile, les ouvriers, les conducteurs de bus, les électriciens, enfin bon, les enseignants, tous ceux qui sont à la base de la société et qui constituent sa richesse. Sa richesse. Donc nous, c'est cette conscience-là qu'on veut que les travailleurs aient. Le vote, vous savez, le vote, c'est... En général, on nous demande de voter pour ce qui finalement ne changera pas l'essentiel. Voilà. Donc effectivement, on nous demande là de voter sur où va passer la piste cyclable. On ne va pas faire un vote sur le SMIC. On ne va pas nous proposer de voter à quel niveau vous pensez que le SMIC doit être. Ça, non, personne ne va organiser ce vote-là. Pourtant, ça pourrait être un vote intéressant. Chacun, je pense, aurait une idée quand même. Donc ça pourrait être un vote intéressant. On va nous demander de voter pour le président de la République bientôt. Mais le président de la République, il a quoi comme pouvoir par rapport à Michelin qui a fermé une entreprise par rapport à la Société Générale ? Vous avez vu qu'elle annonce encore 1800, je crois, suppressions d'emplois. 1800 suppressions d'emplois, c'est 1800 places de moins pour les jeunes qui arrivent sur le marché du travail. C'est des femmes et des hommes qui, même peut-être, vont se retrouver à France Travail, qui vont se retrouver au chômage. Donc, vous voyez, on nous demande de voter, si vous voulez, pour ceux qui n'ont pas le réel pouvoir sur la société, en fait. Et nous, nous disons, par le vote, on peut s'exprimer, on peut se rassembler, indiquer une ligne politique, mais on ne peut pas changer la société. La société, elle sera changée par le rapport de force, par le combat que les travailleurs pourront mener. »
youtube.com · Entretien avec Nathalie Arthaud - candidate Lutte OuvrièreVérifier à 22:48
Question 49Entretien avec Nathalie Arthaud - candidate Lutte Ouvrière
Mais il ne doit pas se réinventer, le communisme, parce qu'aujourd'hui, ça est en train de changer un peu, mais il y a une grosse classe moyenne. Il y a peut-être moins de travail, entre grosses guillemets, qu'il peut y avoir au début du 20e, un peu l'image qu'on a. Et il y a aussi beaucoup, justement, de travailleurs qui n'ont plus de travail. Et du coup, ça épare, on va dire, c'est fragmenté. Comment on arrive justement à réinventer, pas à réinventer, mais en tout cas, rendre actuel le communisme, cette pensée trotskiste, alors qu'en fait, la réalité démographique et la réalité locale, elle est très différente ?
Réponse partielle
Non, en fait, elle n'est pas différente. On essaye de nous dire qu'on est très différents, on est tous un individu, mais on a quand même quelque chose de commun. Vous dites les classes moyennes, mais j'ai entendu, c'est un producteur de jeux vidéo, Ubisoft, a annoncé combien de licenciements dernièrement ? Ils prévoient des licenciements, là, Ubisoft. Donc, et vous les rangez où ? Ce n'est pas des ouvriers. Sans doute dans la classe moyenne. La société générale, quand elle supprime, c'est pareil. Vous pouvez dire, il y a des cadres, il y a des... Bien sûr. Et ça, c'est vrai dans beaucoup, beaucoup d'entreprises, en réalité. Ce sont des travailleuses et des travailleurs. Alors d'accord, ils…
« Non, en fait, elle n'est pas différente. On essaye de nous dire qu'on est très différents, on est tous un individu, mais on a quand même quelque chose de commun. Vous dites les classes moyennes, mais j'ai entendu, c'est un producteur de jeux vidéo, Ubisoft, a annoncé combien de licenciements dernièrement ? Ils prévoient des licenciements, là, Ubisoft. »
youtube.com · Entretien avec Nathalie Arthaud - candidate Lutte OuvrièreVérifier à 32:17Voir 2 autres passages
« Donc, et vous les rangez où ? Ce n'est pas des ouvriers. Sans doute dans la classe moyenne. »
youtube.com · Entretien avec Nathalie Arthaud - candidate Lutte OuvrièreVérifier à 32:42
« La société générale, quand elle supprime, c'est pareil. Vous pouvez dire, il y a des cadres, il y a des... Bien sûr. Et ça, c'est vrai dans beaucoup, beaucoup d'entreprises, en réalité. Ce sont des travailleuses et des travailleurs. Alors d'accord, ils ont échappé au bleu, ils ont échappé aux cadences sur une ligne de montage qui existe toujours. Qui existe toujours. Moi, j'ai beaucoup de camarades. Je peux vous dire qu'ils travaillent... C'est des marathoniens. C'est des marathoniens. Et puis, attention, les pauses, elles sont chronométrées à la minute près. Parce que c'est ça aussi, le travail dans les usines, aujourd'hui. Bon, mais eux, ils ne travaillent pas dans les usines. Et alors, ils sont traités autrement ? Ils vont au chômage quand on n'a plus besoin d'eux parce que c'est aussi des pions, en réalité. Et cette conscience-là, qu'on est dans le même... quand on travaille, quand on vit de sa force de travail manuelle ou intellectuelle, on fait partie d'une même classe sociale. Et on a intérêt, tous, mais en réalité, c'est toute la société qui a intérêt. Parce que vous savez, même les plus riches qui échappent à tout ça, ils n'échapperont pas de toute façon à la crise climatique, au réchauffement. Alors, bien sûr, ils peuvent mettre des... Ils peuvent se replier dans leur palais climatisé. Ok, d'accord. Mais enfin, s'ils veulent vivre dans un finir par vivre dans leur fameux bunker qu'ils sont en train, là, vous savez, de construire partout. Vous savez qu'ils vendent des bunkers, ils construisent de plus en plus de bunkers, les riches, parce qu'ils ont peur d'une guerre nucléaire. Ils se disent, on ira dans notre bunker. Oh ! Il est beau l'avenir, n'est-ce pas ? Même de leur point de vue. Donc, non, non, moi, je... Il faut réaliser que c'est l'ensemble de la société qui est en train d'être menée dans le précipice de l'humanité tout entière, je dirais. »
Question 50Entretien avec Nathalie Arthaud - candidate Lutte Ouvrière
Qu'est-ce que vous, aujourd'hui, vous pensez à la fois de la municipalité de M. le maire Bertrand Kern ?
Réponse partielle
Moi, je circule à Pantin. Il y a une personne qui fait la manche. En deux minutes, je vois cinq ou six tentes avec des gens qui dorment dehors. Je vois aussi des restaurants, je vois aussi des cafés, je vois aussi tout ça. Mais ça me sert le cœur. Je ne peux pas accepter cette situation-là. Mais je n'en impute pas la responsabilité à Bertrand Kern. Ça le dépasse quelque part cette situation-là. Encore que lui, il est quand même affilié au Parti Socialiste qui a eu des responsabilités nationales et qui a quand même fait clairement le choix de se coucher face à certains intérêts, face aux intérêts financiers, très clairement, face aux intérêts du grand patronat. Mais en tant que maire, je n'a…
« En deux minutes, je vois cinq ou six tentes avec des gens qui dorment dehors. Je vois aussi des restaurants, je vois aussi des cafés, je vois aussi tout ça. Mais ça me sert le cœur. Je ne peux pas accepter cette situation-là. Mais je n'en impute pas la responsabilité à Bertrand Kern. Ça le dépasse quelque part cette situation-là. Encore que lui, il est quand même affilié au Parti Socialiste qui a eu des responsabilités nationales et qui a quand même fait clairement le choix de se coucher face à certains intérêts, face aux intérêts financiers, très clairement, face aux intérêts du grand patronat. Mais en tant que maire, je n'ai pas à lui imputer la responsabilité d'une société qui est en train d'être de plus en plus inégalitaire et donc révoltante. »
youtube.com · Entretien avec Nathalie Arthaud - candidate Lutte OuvrièreVérifier à 27:17
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 13:02
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« pas ? Qui vous inclue ? Très simplement, très simplement, ceux qui se battent, ceux qui sont présents, ceux qui participent au mouvement de façon active. Vous le savez, par exemple, dans une grève, parce qu'il y a beaucoup d'exemples aussi, hein, des grèves qui durent et qui sont des véritables bras de fer. Comment ça se passe ? Eh bien, où, attention, je parle des grèves où les salariés restent pas à la maison, mais où vraiment, pour eux, l'enjeu est devenu important et où ils ont compris que c'était à eux de décider, y compris de comment ils allaient se battre, avec quels moyens, quelles actions ils devaient déployer, qu'ils devaient être maîtres de leur mouvement. Je parle de ces grèves-là. Eh bien, ces moments-là où les travailleurs veulent être les décideurs, les maîtres de leur mouvement, eh bien, ils mettent en place des règles. Et moi, je connais beaucoup de règles, de grèves où il y a eu des cartes de grévistes. C'est-à-dire que chaque matin, le gréviste se faisait enregistrer, d'ailleurs pour dire qu'il était bien en grève, parce qu'y compris dans ces mouvements-là, il y a aussi des collectes, il y a aussi, finalement, on s'entraide. Voilà, ça aussi, ça compte. Eh bien, on est gréviste, on est dans le mouvement, on a une carte de grève, eh bien, on a un droit de vote. Pour moi, c'est ceux qui se battent qui doivent décider. Donc, pour moi, c'est sur cette base-là. C'est pas sur la base d'où tu viens, c'est d'ailleurs, est-ce que tu as des papiers en règle et est-ce que tu as bien la nationalité française et puis d'ailleurs, est-ce que toi, c'est quel boulot, tu as un patte ? Non, c'est ceux qui veulent se battre. Et ça, les Gilets jaunes, c'était ça aussi. Ils formaient une communauté de femmes et d'hommes qui avaient envie de se battre là-dessus pour le pouvoir d'achat. Eh bien, ils ont donné la parole, ils ont donné la possibilité justement de peser à chacun d'entre eux. Donc, pour moi, c'est ça la démocratie ouvrière. Et, par exemple, je trouve absolument scandaleux, pas normal, que pour mettre fin à une grève, le patron décide de faire voter tout le monde, y compris les non-midi. Eh bien, non, c'est les grévistes qui se font mettre de leur grève. C'est à eux de décider quand est-ce qu'ils l'arrêtent. Voilà. Et on a le droit aussi d'être minoritaire. On a le droit d'être minoritaire »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 16:23
« je ne ferais pas croire, je n'aurais pas cette posture « votez pour moi et vous allez voir ce que vous allez voir, je ferai le SMIC à 2 200 euros net, je ferai ci, je ferai ça ». Non, je ne vais pas dire ça, mais je vais, par contre, affirmer que oui, tout est une question de rapport de force et ce qui était impossible avant qu'il y ait la grève générale en mai-juin 1936, par exemple, est devenue possible après la grève, est devenue possible avec les occupations d'usines, est devenue possible avec la levée en masse, en fait, des travailleuses et des travailleurs. Donc, je vais dire qu'en réalité, notre force, c'est de se battre collectivement, c'est de jouer sur cette puissance qu'on a, qui consiste à être indispensable au fonctionnement de la société, indispensable à l'accumulation des capitaux pour le grand patronat, pour la grande bourgeoisie, c'est cette force-là qu'il faut activer. Et j'espère que dans cette campagne présidentielle, bah oui, je ferai exister cette idée que, nous ne sommes pas, l'humanité n'est pas condamnée pour l'éternité à la société capitaliste, que tous ceux qui nous expliquent que ça, ça, le capitalisme correspond pile poil à la nature humaine, parce que l'homme est un loup pour l'homme. Bah non, non, je ne suis pas d'accord avec ça, je l'affirmerai. Je dirais que la société humaine, elle a traversé des organisations sociales très différentes les unes des autres et qu'on n'est pas à la dernière station, voilà, on n'est pas au terminus, en fait. L'histoire, elle continue, la lutte de classe, elle continue, les inégalités continuent, bah tout ça, ça va créer forcément des remises en cause profondes de la société et il faut qu'on ait une vision, qu'on ait une perspective, qu'on sache où on peut aller. Et encore une fois, moi, je pense que la perspective, c'est d'aller vers une société collective. Collective parce que, tout simplement, nous ne sommes rien sans les autres. On n'est rien sans le travail des autres, parce qu'on est déjà dans un immense collectif de travail. Et quand on y réfléchit, en fait, on travaille pas seulement avec ceux qui sont concentrés dans la même entreprise que nous, mais on travaille avec des femmes et des hommes aux quatre coins de la planète. Parce qu'en fait, les trusts n'ont jamais été aussi importants en nombre et aussi internationalisés. Et comment, »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 10:28
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées19 mars 2024 au 30 juin 2026 · 55 observations66 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« J'ai des convictions fortes, vous l'avez remarqué. Et si vous voulez, moi, je pense que toute l'histoire me donne raison. Regardez un exemple qui me vient en tête. Est-ce que vous vous souvenez de la crise en Grèce, la crise de la dette grecque, 2011, si je ne me trompe, 2011, où finalement, c'est Tsipras qui avait été élu comme le porte-voix des travailleurs. Et Tsipras, en fait, pour, comment dire, imposer son plan aux banquiers européens et à l'Union européenne, a fait voter trois fois le pays. Trois fois. Trois référendums. Qu'est-ce qu'ils ont fait ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Il s'est passé que les banquiers ont dit, ok, la population grecque, elle a voté, ok. Eh bien, on s'en moque et nous, on ferme les robinets. Et donc, en fait, la cure d'austérité, c'est vous, Tsipras, qui allez l'imposer au pays. Et c'est ce qui s'est passé, en fait. Ils se sont assis sur les lois, sur les fondements, sur les votes. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 53:57Voir 2 autres passages
« C'est vrai qu'une première différence avec la façon dont vous avez de présenter les choses, en parlant de démocratie pour du peuple, etc., nous, nous parlons de démocratie ouvrière. Dans le sens où, finalement, cette démocratie, c'est ceux qui se battent, pas seulement des ouvriers, il ne faut pas penser, je ne parle pas seulement de celui qui a un bleu de travail, je parle à tous ceux qui sont utiles à la société, en fait, les 99 % de la société. Vous savez, même, pour moi, la femme qui élève ses enfants est une travailleuse, en fait, et elle est indispensable à la société, du simple fait, d'ailleurs, que justement, elle assure le renouvellement des générations. Et en fait, c'est un travail qui, y compris, est aussi prenant et aussi difficile et aussi dur et aussi épuisant qu'un travail parfois à l'usine de s'occuper des enfants. Donc, non, le monde du travail, pour nous, c'est ceux qui ont un travail, bien sûr, manuel, mais aussi un travail intellectuel, aussi ceux qui ont un statut d'auto-entrepreneur, ceux qui sont le petit artisan, c'est aussi ceux qui galèrent de petit boulot en petit boulot, entre chômage, intérim, etc., etc. Donc, vous voyez, c'est au sens large, mais à partir du moment où ils veulent se battre, eh bien, en fait, ils commencent à discuter ensemble, ils votent ensemble et ils votent pour tout. Écoutez, on a quand même l'exemple des gilets jaunes, l'exemple des gilets jaunes qui était magnifique pour ça, magnifique, parce que les femmes et les hommes qui ne se connaissaient pas, qui ne se connaissaient pas et qui n'avaient pas l'habitude de l'organisation, parce que beaucoup d'entre eux étaient dans des petites structures, souvent n'avaient jamais fréquenté de syndicats, n'avaient jamais appartenu à aucun parti politique, étaient finalement assez isolés. Ils ont eu ce réflexe de se réunir sur les ronds-points, vous voyez, et la discussion a démarré, et ils ont fonctionné ensemble. Ils ont fonctionné ensemble comment ? En discutant beaucoup, parfois en cherchant le consensus, parfois ils ne le trouvaient pas, ils ont voté, parfois ils ont choisi des représentants, parfois dénoncé ceux qui se présentaient comme des représentants, parce que moi, j'ai adoré quand ils ont posé un lapin au premier ministre, par exemple, enfin, quand les... voilà, parce que, ben justement, ça pose la question de dans quels représentants on a confiance, et ils se posaient tous ces problèmes-là. Ben moi, je suis convaincue que quand les gens ont envie de se battre pour quelque chose, quand ils ont un objectif, quand ils ont cette combativité, ben oui, ils font régner cette démocratie ouvrière qui consiste à discuter, à chercher à se convaincre les uns les autres, et puis à voter pour, au final, décider et appliquer collectivement ensemble la chose, parce que souvent aussi, on sépare le vote de l'application, alors qu'en fait, l'essentiel est quand même souvent dans qui applique. Et la démocratie ouvrière, vous justement, »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées24 juin 2024 au 30 juin 2026 · 45 observations58 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est vrai qu'une première différence avec la façon dont vous avez de présenter les choses, en parlant de démocratie pour du peuple, etc., nous, nous parlons de démocratie ouvrière. Dans le sens où, finalement, cette démocratie, c'est ceux qui se battent, pas seulement des ouvriers, il ne faut pas penser, je ne parle pas seulement de celui qui a un bleu de travail, je parle à tous ceux qui sont utiles à la société, en fait, les 99 % de la société. Vous savez, même, pour moi, la femme qui élève ses enfants est une travailleuse, en fait, et elle est indispensable à la société, du simple fait, d'ailleurs, que justement, elle assure le renouvellement des générations. Et en fait, c'est un travail qui, y compris, est aussi prenant et aussi difficile et aussi dur et aussi épuisant qu'un travail parfois à l'usine de s'occuper des enfants. Donc, non, le monde du travail, pour nous, c'est ceux qui ont un travail, bien sûr, manuel, mais aussi un travail intellectuel, aussi ceux qui ont un statut d'auto-entrepreneur, ceux qui sont le petit artisan, c'est aussi ceux qui galèrent de petit boulot en petit boulot, entre chômage, intérim, etc., etc. Donc, vous voyez, c'est au sens large, mais à partir du moment où ils veulent se battre, eh bien, en fait, ils commencent à discuter ensemble, ils votent ensemble et ils votent pour tout. Écoutez, on a quand même l'exemple des gilets jaunes, l'exemple des gilets jaunes qui était magnifique pour ça, magnifique, parce que les femmes et les hommes qui ne se connaissaient pas, qui ne se connaissaient pas et qui n'avaient pas l'habitude de l'organisation, parce que beaucoup d'entre eux étaient dans des petites structures, souvent n'avaient jamais fréquenté de syndicats, n'avaient jamais appartenu à aucun parti politique, étaient finalement assez isolés. Ils ont eu ce réflexe de se réunir sur les ronds-points, vous voyez, et la discussion a démarré, et ils ont fonctionné ensemble. Ils ont fonctionné ensemble comment ? En discutant beaucoup, parfois en cherchant le consensus, parfois ils ne le trouvaient pas, ils ont voté, parfois ils ont choisi des représentants, parfois dénoncé ceux qui se présentaient comme des représentants, parce que moi, j'ai adoré quand ils ont posé un lapin au premier ministre, par exemple, enfin, quand les... voilà, parce que, ben justement, ça pose la question de dans quels représentants on a confiance, et ils se posaient tous ces problèmes-là. Ben moi, je suis convaincue que quand les gens ont envie de se battre pour quelque chose, quand ils ont un objectif, quand ils ont cette combativité, ben oui, ils font régner cette démocratie ouvrière qui consiste à discuter, à chercher à se convaincre les uns les autres, et puis à voter pour, au final, décider et appliquer collectivement ensemble la chose, parce que souvent aussi, on sépare le vote de l'application, alors qu'en fait, l'essentiel est quand même souvent dans qui applique. Et la démocratie ouvrière, vous justement, »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 13:02Voir 2 autres passages
« pas ? Qui vous inclue ? Très simplement, très simplement, ceux qui se battent, ceux qui sont présents, ceux qui participent au mouvement de façon active. Vous le savez, par exemple, dans une grève, parce qu'il y a beaucoup d'exemples aussi, hein, des grèves qui durent et qui sont des véritables bras de fer. Comment ça se passe ? Eh bien, où, attention, je parle des grèves où les salariés restent pas à la maison, mais où vraiment, pour eux, l'enjeu est devenu important et où ils ont compris que c'était à eux de décider, y compris de comment ils allaient se battre, avec quels moyens, quelles actions ils devaient déployer, qu'ils devaient être maîtres de leur mouvement. Je parle de ces grèves-là. Eh bien, ces moments-là où les travailleurs veulent être les décideurs, les maîtres de leur mouvement, eh bien, ils mettent en place des règles. Et moi, je connais beaucoup de règles, de grèves où il y a eu des cartes de grévistes. C'est-à-dire que chaque matin, le gréviste se faisait enregistrer, d'ailleurs pour dire qu'il était bien en grève, parce qu'y compris dans ces mouvements-là, il y a aussi des collectes, il y a aussi, finalement, on s'entraide. Voilà, ça aussi, ça compte. Eh bien, on est gréviste, on est dans le mouvement, on a une carte de grève, eh bien, on a un droit de vote. Pour moi, c'est ceux qui se battent qui doivent décider. Donc, pour moi, c'est sur cette base-là. C'est pas sur la base d'où tu viens, c'est d'ailleurs, est-ce que tu as des papiers en règle et est-ce que tu as bien la nationalité française et puis d'ailleurs, est-ce que toi, c'est quel boulot, tu as un patte ? Non, c'est ceux qui veulent se battre. Et ça, les Gilets jaunes, c'était ça aussi. Ils formaient une communauté de femmes et d'hommes qui avaient envie de se battre là-dessus pour le pouvoir d'achat. Eh bien, ils ont donné la parole, ils ont donné la possibilité justement de peser à chacun d'entre eux. Donc, pour moi, c'est ça la démocratie ouvrière. Et, par exemple, je trouve absolument scandaleux, pas normal, que pour mettre fin à une grève, le patron décide de faire voter tout le monde, y compris les non-midi. Eh bien, non, c'est les grévistes qui se font mettre de leur grève. C'est à eux de décider quand est-ce qu'ils l'arrêtent. Voilà. Et on a le droit aussi d'être minoritaire. On a le droit d'être minoritaire »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées8 mars 2025 au 30 juin 2026 · 16 observations17 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« J'ai des convictions fortes, vous l'avez remarqué. Et si vous voulez, moi, je pense que toute l'histoire me donne raison. Regardez un exemple qui me vient en tête. Est-ce que vous vous souvenez de la crise en Grèce, la crise de la dette grecque, 2011, si je ne me trompe, 2011, où finalement, c'est Tsipras qui avait été élu comme le porte-voix des travailleurs. Et Tsipras, en fait, pour, comment dire, imposer son plan aux banquiers européens et à l'Union européenne, a fait voter trois fois le pays. Trois fois. Trois référendums. Qu'est-ce qu'ils ont fait ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Il s'est passé que les banquiers ont dit, ok, la population grecque, elle a voté, ok. Eh bien, on s'en moque et nous, on ferme les robinets. Et donc, en fait, la cure d'austérité, c'est vous, Tsipras, qui allez l'imposer au pays. Et c'est ce qui s'est passé, en fait. Ils se sont assis sur les lois, sur les fondements, sur les votes. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 53:57Voir 2 autres passages
« je ne ferais pas croire, je n'aurais pas cette posture « votez pour moi et vous allez voir ce que vous allez voir, je ferai le SMIC à 2 200 euros net, je ferai ci, je ferai ça ». Non, je ne vais pas dire ça, mais je vais, par contre, affirmer que oui, tout est une question de rapport de force et ce qui était impossible avant qu'il y ait la grève générale en mai-juin 1936, par exemple, est devenue possible après la grève, est devenue possible avec les occupations d'usines, est devenue possible avec la levée en masse, en fait, des travailleuses et des travailleurs. Donc, je vais dire qu'en réalité, notre force, c'est de se battre collectivement, c'est de jouer sur cette puissance qu'on a, qui consiste à être indispensable au fonctionnement de la société, indispensable à l'accumulation des capitaux pour le grand patronat, pour la grande bourgeoisie, c'est cette force-là qu'il faut activer. Et j'espère que dans cette campagne présidentielle, bah oui, je ferai exister cette idée que, nous ne sommes pas, l'humanité n'est pas condamnée pour l'éternité à la société capitaliste, que tous ceux qui nous expliquent que ça, ça, le capitalisme correspond pile poil à la nature humaine, parce que l'homme est un loup pour l'homme. Bah non, non, je ne suis pas d'accord avec ça, je l'affirmerai. Je dirais que la société humaine, elle a traversé des organisations sociales très différentes les unes des autres et qu'on n'est pas à la dernière station, voilà, on n'est pas au terminus, en fait. L'histoire, elle continue, la lutte de classe, elle continue, les inégalités continuent, bah tout ça, ça va créer forcément des remises en cause profondes de la société et il faut qu'on ait une vision, qu'on ait une perspective, qu'on sache où on peut aller. Et encore une fois, moi, je pense que la perspective, c'est d'aller vers une société collective. Collective parce que, tout simplement, nous ne sommes rien sans les autres. On n'est rien sans le travail des autres, parce qu'on est déjà dans un immense collectif de travail. Et quand on y réfléchit, en fait, on travaille pas seulement avec ceux qui sont concentrés dans la même entreprise que nous, mais on travaille avec des femmes et des hommes aux quatre coins de la planète. Parce qu'en fait, les trusts n'ont jamais été aussi importants en nombre et aussi internationalisés. Et comment, »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités30 juin 2026 au 30 juin 2026 · 1 observation1 passage
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est ce qu'on a fait quand même là, ce soir. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 53:46
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités19 mars 2024 au 30 juin 2026 · 26 observations27 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« De lutte ouvrière, pardon. Non mais, je reconnais cette aspiration et elle est mille fois légitime et j'en suis complètement solidaire. Cette aspiration comme ça à avoir davantage de pouvoir. Bien sûr, on doit, on doit, on ne doit pas accepter, accepter aujourd'hui ce diktat d'une poignée de capitalistes. Quand on voit qu'Elon Musk, vous avez vu qu'Elon Musk, sa fortune dépasse les mille milliards de dollars, qu'en fait, à lui seul, il possède plus que beaucoup d'États, beaucoup de pays, en fait. Et donc, en fait, il a la puissance financière qui dépasse même celle de l'État français, en fait. Donc, c'est quand même, c'est quand même dingue. Et vous vous rendez compte que lui, ses décisions, ils impactent pour des décennies, en fait, notre économie et toute la société avec un tel poids, avec autant d'entreprises entre ses mains. Et puis surtout parce qu'il capte des milliards et des milliards de capitaux que moi, je verrais tout à fait mieux investis dans d'autres domaines. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 24:51Voir 2 autres passages
« De lutte ouvrière, pardon. Non mais, je reconnais cette aspiration et elle est mille fois légitime et j'en suis complètement solidaire. Cette aspiration comme ça à avoir davantage de pouvoir. Bien sûr, on doit, on doit, on ne doit pas accepter, accepter aujourd'hui ce diktat d'une poignée de capitalistes. Quand on voit qu'Elon Musk, vous avez vu qu'Elon Musk, sa fortune dépasse les mille milliards de dollars, qu'en fait, à lui seul, il possède plus que beaucoup d'États, beaucoup de pays, en fait. Et donc, en fait, il a la puissance financière qui dépasse même celle de l'État français, en fait. Donc, c'est quand même, c'est quand même dingue. Et vous vous rendez compte que lui, ses décisions, ils impactent pour des décennies, en fait, notre économie et toute la société avec un tel poids, avec autant d'entreprises entre ses mains. Et puis surtout parce qu'il capte des milliards et des milliards de capitaux que moi, je verrais tout à fait mieux investis dans d'autres domaines. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 24:51
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités19 mars 2024 au 30 juin 2026 · 12 observations15 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« J'ai des convictions fortes, vous l'avez remarqué. Et si vous voulez, moi, je pense que toute l'histoire me donne raison. Regardez un exemple qui me vient en tête. Est-ce que vous vous souvenez de la crise en Grèce, la crise de la dette grecque, 2011, si je ne me trompe, 2011, où finalement, c'est Tsipras qui avait été élu comme le porte-voix des travailleurs. Et Tsipras, en fait, pour, comment dire, imposer son plan aux banquiers européens et à l'Union européenne, a fait voter trois fois le pays. Trois fois. Trois référendums. Qu'est-ce qu'ils ont fait ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Il s'est passé que les banquiers ont dit, ok, la population grecque, elle a voté, ok. Eh bien, on s'en moque et nous, on ferme les robinets. Et donc, en fait, la cure d'austérité, c'est vous, Tsipras, qui allez l'imposer au pays. Et c'est ce qui s'est passé, en fait. Ils se sont assis sur les lois, sur les fondements, sur les votes. »
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« C'est qu'aucune loi ne fera reculer les capitalistes quand ils veulent quelque chose. Aucune loi. Regardez les règlements internationaux. Trump, il en a fait quoi ? Il en a fait quoi ? Il a transformé tout ça. Il a dit tout ça, je n'ai pas besoin. Il a fomenté une guerre comme ça, parce que voilà, il s'est dit qu'il allait ratailler. Il a ratiné le peuple iranien, comme ça, le régime qu'il allait faire comme au Venezuela. On a plein d'exemples, plein d'exemples. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 55:11
« J'ai des convictions fortes, vous l'avez remarqué. Et si vous voulez, moi, je pense que toute l'histoire me donne raison. Regardez un exemple qui me vient en tête. Est-ce que vous vous souvenez de la crise en Grèce, la crise de la dette grecque, 2011, si je ne me trompe, 2011, où finalement, c'est Tsipras qui avait été élu comme le porte-voix des travailleurs. Et Tsipras, en fait, pour, comment dire, imposer son plan aux banquiers européens et à l'Union européenne, a fait voter trois fois le pays. Trois fois. Trois référendums. Qu'est-ce qu'ils ont fait ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Il s'est passé que les banquiers ont dit, ok, la population grecque, elle a voté, ok. Eh bien, on s'en moque et nous, on ferme les robinets. Et donc, en fait, la cure d'austérité, c'est vous, Tsipras, qui allez l'imposer au pays. Et c'est ce qui s'est passé, en fait. Ils se sont assis sur les lois, sur les fondements, sur les votes. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées22 mai 2026 au 30 juin 2026 · 4 observations4 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Moi, je dirais que je suis ni pour, ni contre. Je crois qu'il y a surtout pas mal d'illusions en fait là-dedans. Dans ce que vous avez dit, il y a quelque chose qui me plaît beaucoup, c'est que les citoyens doivent être leur propre patron. Voilà. Mais pour moi, ce n'est pas des mots creux au sens strict. C'est-à-dire qu'en fait, pour être son véritable patron, il faut sortir de cette situation d'infériorité que nous impose l'existence des classes sociales. Parce qu'en fait, aujourd'hui, on n'est pas à égalité. Et c'est là que moi, je ne dis pas les citoyens, le peuple en général, je pense que la société, elle est divisée en classes sociales. Il y a d'un côté ceux qui possèdent les capitaux et qui font travailler les autres et qui ont un pouvoir sur les autres, le pouvoir de dire toi, je t'embauche, toi, je te paye tant, toi, je t'accorde le congé, toi, je te forme, toi, je te vire, etc. Et puis, il y a ceux qui sont démunis de ces moyens de production, qui n'ont pas de capitaux et qui sont forcés pour vivre de vendre leurs forces de travail. Pour moi, c'est la classe ouvrière. C'est le monde du travail. C'est l'écrasante majorité des gens qui doivent, pour gagner leur vie, gagner leur temps, vendre soit leur force de travail manuel, soit leur force de travail intellectuel. Mais vous voyez que déjà, là, on n'est pas du tout sur un rapport d'égalité, où finalement, moi, y compris, moi, je suis enseignante, je suis enseignante, mais qu'est-ce que je décide de la façon dont les cours sont organisés ? »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 20:48Voir 2 autres passages
« Mais moi, je pense qu'ils n'en ont pas besoin en réalité. Mais puisqu'il peut le faire, ça l'arrange. Ça l'arrange d'avoir un ami. Encore, ils se sont fâchés. Vous avez vu, ils se sont fâchés. C'était bisous, bisous, bisous pendant toute la campagne. Et puis, y compris le temps qu'Elon Musk aide Trump à virer, je ne sais pas, quasiment 100 000 fonctionnaires. Et puis après, ils se sont fâchés. Donc, ils peuvent parfaitement s'en passer. Ils peuvent se passer d'amis au pouvoir. Ils préfèrent quand c'est des amis, évidemment. Mais ils peuvent s'en passer. Et je peux vous dire que dans le rapport de force entre ceux qui possèdent les capitaux et ceux qui sont à l'Élysée, ce n'est pas l'Élysée qui gagne. Ce n'est pas l'Élysée qui gagne. Non. Prenez tous les gouvernements de gauche qui avaient promis. Prenez Hollande, le dernier en date, qui avait un tout petit peu fait briller les yeux. Alors, pas tellement les miens parce que je suis vaccinée. Mais avec l'histoire, vous savez, de la taxation à 75% des plus grandes fortunes. Et puis, comment finalement, une fois arrivé au pouvoir, il a rétropédalé ? Et tout ça, on n'a plus entendu parler. Parce que c'est comme toujours, comme toujours. Je me souviens aussi de la séquence avec Arnaud Montebourg qui nous avait expliqué « Je vais nationaliser Arcelor Mittal, s'ils veulent fermer… » C'était Gandran, je crois. Voilà. « S'ils veulent fermer, je vais nationaliser. » Et puis, finalement, Mittal, le PDG de Mittal avait déboulé dans son bureau en disant « Oh, coucou, il y a 40 000 emplois qui dépendent de moi en France. Venez pas trop me chatouiller. » Et puis, finalement, Arnaud Montebourg, qu'est-ce qu'il avait fait ? Il avait reculé. Voilà. Il avait reculé. Plus question de nationalisation, plus question de… Non, il avait reculé. Donc, si vous voulez, il y a… Vous savez, il n'y a pas de plus grande puissance que l'argent dans la société. Il n'y a pas de plus grande puissance que ça. Et ça, vous ne l'attrapez pas avec un bulletin de vote ou avec un référendum. Ça, c'est pas vrai. Ça me refait penser à une autre histoire. Je vous laisse parler. Je développerai peut-être après. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratie
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés19 mars 2024 au 30 juin 2026 · 14 observations18 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ce n'est pas comme effectivement les élections bourgeoises qu'on nous sert où tous les cinq ans, là, on peut glisser dans son petit bouton dans l'urne, sur la base d'un catalogue de promesses qui n'est jamais tenu, en fait. Voilà, ça n'a rien à voir. Donc, oui, révocabilité des élus, salaire des élus au salaire moyen et puis surtout aussi des fonctions publiques, si vous voulez, d'administration qui, justement, englobent le plus grand nombre. Parce qu'on a parlé des anarchistes, mais moi, je crois que l'État, pourrait en fait beaucoup, beaucoup être beaucoup moins, comment dire, s'imposer beaucoup moins. Je pense qu'il y a un tas de choses que les gens, en s'organisant, pourraient faire et ils pourraient faire bien mieux que n'importe quelle bureaucratie, là, qui est complètement déconnectée, bien souvent. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 1:01:52Voir 2 autres passages
« Il n'y a quand même pas de surprise. Le gouvernement n'a pas annoncé la confiscation des super profits total. Il n'a pas non plus annoncé une augmentation générale des salaires. Donc concrètement, cela veut dire que les travailleuses, les travailleurs, tous ceux qui n'ont pas d'autre choix que de prendre la voiture vont continuer de payer. Et moi, je sais que si on n'exprime pas une colère, si justement on ne se fait pas craindre, eh bien on continuera de payer. Voilà, c'est la réalité. Et aujourd'hui, finalement, on peut être racketté. Racketté, comme ça, c'est du racket légal. Vous savez, quand on passe à la pompe, on laisse de plus en plus, une plus grande part de notre salaire. Et ça va directement, évidemment, dans les coffres-forts des grandes compagnies pétrolières. »
franceinfo · Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politiqueVérifier à 0:21
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contre-arguments traités19 mars 2024 au 30 juin 2026 · 40 observations53 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Voilà. Même les programmes, comment ils sont faits ? Vous savez, moi, je suis enseignante d'économie et gestion. En économie, il n'y a pas de chapitre sur la crise. La crise, ça n'existe pas. Vous voyez, il n'y a pas de crise. La crise, ça n'existe pas dans la société capitaliste. Vous voyez ? Mais ça, c'est vrai. C'est vrai de partout. C'est vrai de partout, y compris les ouvriers, qui connaissent bien mieux le travail que n'importe quel manager et que n'importe quel actionnaire qui a investi dans l'entreprise. Est-ce qu'il a son mot à dire ? Est-ce qu'aujourd'hui, dans la société, non ? Donc, être le patron, ça veut dire exproprier cette bourgeoisie, collectiviser ces entreprises. Et là, oui, on sera les patrons collectivement. Et là, on pourra vraiment dire qu'on est à égalité et on peut décider tous ensemble. Là, on pourra le dire. Mais sinon, non, je ne suis pas d'accord. En fait, c'est l'illusion qu'on pourrait avoir plus de pouvoir. Alors même que... Est-ce que vous pensez, une seconde, qu'il pourrait y avoir un RIC pour dire est-ce que vous êtes pour le SMIC à 2 200 euros net ? Moi, je pense qu'il faudrait le porter à 2 200 euros net sur le SMIC. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 22:25Voir 2 autres passages
« Non, moi, si j'avais la possibilité de proposer une loi et puis de développer tout un débat là-dessus, ce n'est pas ça que je ferais. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 1:03:25
« Non. Non, c'est des moments dans l'histoire où en effet, les travailleurs ont senti leur force, l'ont organisé, l'ont actionné pour faire des choses que je trouve, moi, fantastiques. Parce qu'arrêter une guerre, arrêter la guerre pendant la Première Guerre mondiale, je trouve ça fantastique. Après, vous l'avez noté, il y a eu en effet la bureaucratie qui a confisqué le pouvoir aux soviets. Nous, on est trotskistes et on pense qu'en effet, le stalinisme, ça a été une caricature. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes19 mars 2024 au 22 mai 2026 · 25 observations26 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Moi, je pense que pour l'instant, il y a beaucoup d'attentisme. Pour l'instant, effectivement, beaucoup. Il y a une résignation, vous pensez ? Je pense que quand on voit tout ce qui se passe dans le monde, quand on voit toutes ces horreurs, on se dit, voilà, on est quand même saisi d'effroi, on est un peu pétrifié, voilà. Mais moi, ce que je pense, c'est qu'en effet, il faut bien réaliser que quand on est travailleur, on a aussi une force. On fait tourner cette société et on est capable d'imposer nos intérêts. Et il faut, une des priorités, c'est de dire qu'il faut que les salaires, que les emplois, que les conditions de vie de ceux qui sont à la base de la société passent avant les super profits, passent avant les dividendes des actionnaires. Vous vous rendez compte qu'à la fin de l'année, on va se retrouver avec un groupe comme Total. Il aura quoi ? 25, 30 milliards de profits. Mais on marche sur la tête. »
franceinfo · Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politiqueVérifier à 6:03Voir 2 autres passages
« En tout cas, c'est le seul moyen de protéger, en effet, notre pouvoir d'achat, de ne pas être piétiné, de ne pas sombrer encore davantage dans la misère. Aujourd'hui, vous vous rendez compte que quand on est ouvrier, quand on est facteur, quand on est auxiliaire de vie, on saute parfois des repas. Voilà, on a peur, on a peur du lendemain. On se demande, on sait qu'on ne partira peut-être pas en vacances, mais on a peur de ne pas pouvoir payer les études à ses enfants. Donc il faut qu'on se protège, nous, effectivement, les travailleurs. Moi, j'entends les entreprises dire, en tout cas ceux qui ont la possibilité, nous, on va répercuter la hausse des carburants sur les prix. Mais les travailleurs, ils font comment, eux, pour récupérer toutes les charges qu'ils ont à payer et pour pouvoir survivre dans ce monde de fous, dans ce monde de crise ? Vous me dites, mais ce n'est pas une solution pour arrêter la crise. Mais qui a une solution pour arrêter la crise ? Qui a une solution pour arrêter ces guerres de cette société capitaliste ? Parce que c'est ça aussi que moi, je tiens à dénoncer. C'est qu'on est dans une société qui est organisée de cette façon-là, où il n'y a que le profit qui compte, il n'y a que les rivalités capitalistes. Eh bien, oui, oui, ça dégénère forcément dans toutes ces guerres. Guerres, d'ailleurs, dont les premières victimes sont quand même aussi les peuples du Moyen-Orient. Parce que les premières victimes, ce sont les centaines de milliers de Palestiniens, de Libanais, d'Iraniens qui sont aujourd'hui quand même au cœur de cette guerre. »
franceinfo · Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politiqueVérifier à 4:02
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
« Ce n'est pas facile. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 59:10
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« L'enjeu, c'est pas de dire, on va mettre un nouvel outil pour pouvoir s'exprimer, un référendum de plus, etc. Je le redis, dans le contexte actuel, tous ces référendums, mais y compris les lois qu'on prend, les lois qu'on prend quand elles ne vont pas au grand patronat, et bien elles sont contournées et elles n'existent pas. Mais je peux vous en citer des lois, mais même le code du travail, il est plein de lois qui est bafouée en permanence, en permanence. On sort d'une canicule là. Je peux vous dire que normalement, le patron doit veiller à la sécurité des salariés, mais c'est les salariés qui ont dû se battre pour avoir des pauses supplémentaires. Parfois, il n'y avait même pas… »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 36:14
youtube.com · Entretien avec Nathalie Arthaud - candidate Lutte OuvrièreVérifier à 30:46
youtube.com · Entretien avec Nathalie Arthaud - candidate Lutte OuvrièreVérifier à 32:49
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 13:02
« pas ? Qui vous inclue ? Très simplement, très simplement, ceux qui se battent, ceux qui sont présents, ceux qui participent au mouvement de façon active. Vous le savez, par exemple, dans une grève, parce qu'il y a beaucoup d'exemples aussi, hein, des grèves qui durent et qui sont des véritables bras de fer. Comment ça se passe ? Eh bien, où, attention, je parle des grèves où les salariés restent pas à la maison, mais où vraiment, pour eux, l'enjeu est devenu important et où ils ont compris que c'était à eux de décider, y compris de comment ils allaient se battre, avec quels moyens, quelles actions ils devaient déployer, qu'ils devaient être maîtres de leur mouvement. Je parle de ces grèves-là. Eh bien, ces moments-là où les travailleurs veulent être les décideurs, les maîtres de leur mouvement, eh bien, ils mettent en place des règles. Et moi, je connais beaucoup de règles, de grèves où il y a eu des cartes de grévistes. C'est-à-dire que chaque matin, le gréviste se faisait enregistrer, d'ailleurs pour dire qu'il était bien en grève, parce qu'y compris dans ces mouvements-là, il y a aussi des collectes, il y a aussi, finalement, on s'entraide. Voilà, ça aussi, ça compte. Eh bien, on est gréviste, on est dans le mouvement, on a une carte de grève, eh bien, on a un droit de vote. Pour moi, c'est ceux qui se battent qui doivent décider. Donc, pour moi, c'est sur cette base-là. C'est pas sur la base d'où tu viens, c'est d'ailleurs, est-ce que tu as des papiers en règle et est-ce que tu as bien la nationalité française et puis d'ailleurs, est-ce que toi, c'est quel boulot, tu as un patte ? Non, c'est ceux qui veulent se battre. Et ça, les Gilets jaunes, c'était ça aussi. Ils formaient une communauté de femmes et d'hommes qui avaient envie de se battre là-dessus pour le pouvoir d'achat. Eh bien, ils ont donné la parole, ils ont donné la possibilité justement de peser à chacun d'entre eux. Donc, pour moi, c'est ça la démocratie ouvrière. Et, par exemple, je trouve absolument scandaleux, pas normal, que pour mettre fin à une grève, le patron décide de faire voter tout le monde, y compris les non-midi. Eh bien, non, c'est les grévistes qui se font mettre de leur grève. C'est à eux de décider quand est-ce qu'ils l'arrêtent. Voilà. Et on a le droit aussi d'être minoritaire. On a le droit d'être minoritaire »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 16:23
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 16:23
« Trotsky, je vous confirme que Trotsky, il a été un des dirigeants de l'armée rouge et que cette guerre civile, c'est ça aussi, une révolution. C'est-à-dire qu'en fait, une révolution, soit elle se donne les moyens, si vous voulez, de gagner face aux forces coalisées, parce que c'est ça qui s'est passé. Vous savez, quand ils ont fait la révolution en Russie, tous ceux, y compris qu'ils se combattaient pendant la Première Guerre mondiale, là, ils se sont tous mis dans le même camp contre la révolution bolchevique. C'est une guerre civile qui a duré plus de trois ans. Et donc, il fallait faire quoi ? Il fallait dire, oui, effectivement, allez, on rétablit le tsarisme. Ben non, ils ont eu raison, ils ont tenté jusqu'au bout d'imposer leur façon de gouverner, leur État ouvrier, ça n'a pas marché. Parce que la révolution, ce n'est pas étendu, et c'est là que je veux terminer sur ma réponse. C'est que non, il n'y a pas un pays, et qu'y compris ce que nous, nous portons, c'est-à-dire le renversement du capitalisme, en réalité, il ne peut s'exercer vraiment qu'à l'échelle internationale, pour la simple raison qu'aujourd'hui, il domine à l'échelle internationale. Et que quand, y compris vous vous attaquez aux intérêts de la classe capitaliste, ici en France, vous vous attaquez à la classe capitaliste mondiale, parce que, vous savez, les capitaux sont imbriqués, et en réalité, il faut forcément que le mouvement de révolte, le changement de société, eh bien, ils se répandent tel un tremblement de terre qui aurait des répliques dans tous les pays. Donc, non, aujourd'hui, il n'y a pas de modèle. Il y a des moments dans l'histoire où il y a eu des vagues révolutionnaires qui auraient pu véritablement changer le monde. Ça, c'est sûr. Donc, vous m'y allez… Et c'est 1917-1920, on est une. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 57:19
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 10:28
« En fait, vous allez me convaincre d'être vraiment contre. Parce que précisément, si c'est pour dire que ce sera moins coûteux que la lutte, eh bien là, on est vraiment, vraiment en train de tromper les travailleurs. Parce qu'il n'y a que la lutte, il n'y a que le rapport de force qui peut finalement donner aux travailleurs un pouvoir d'agir, un pouvoir de peser dans cette situation de lutte de classe. Il n'y a que ça. Et dire, ça sera moins coûteux. Il n'y aura rien de moins coûteux. La lutte, c'est forcément... Donc, ce sera moins notre outil. Vous savez, il y a eu une période dans l'histoire, plusieurs périodes, la Commune de Paris, mais aussi quand même, je reviens sur la vague de grève générale de mai-juin 1936. Pourquoi les travailleurs se sont fait craindre autant que ça ? C'est parce que, y compris, ils avaient occupé les usines. Ils avaient occupé les usines... Ils avaient pris le pouvoir aussi. Quand même, ils avaient le gouvernement de France. Mais là... Ça vous ne pouvez pas... Non, non, non. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 42:02
« Oui, effectivement, ils pourraient nous étrangler complètement. Et là, ils nous laissent un peu respirer. Oh, on va leur dire merci. Mais écoutez, ils sont responsables de ce qui se passe, de cette augmentation des prix, qui est en train, en plus, de se diffuser à toute l'économie. Parce que le problème des travailleurs, c'est pas seulement le prix des carburants, c'est l'augmentation générale de tous les prix, parce qu'on sait que ça se répercute. Ça se répercute, et d'ailleurs, ils l'ont déjà annoncé. Certains grands groupes ont déjà dit, que ce soit Lactalis, que ce soit les groupes chimiques, qu'ils allaient augmenter leur prix. Et c'est une réalité. Donc, moi, je sais que la seule façon pour, finalement, qu'on ne soit pas dupé avec toutes ces histoires d'aide, qu'on finit toujours par payer, entre parenthèses, parce qu'au final, les 710 millions d'aide qui ont été annoncées, ça va être pris sur les hôpitaux, ça va être pris sur l'éducation, etc. Donc, on le payera. La seule façon de ne pas être roulé dans la farine, quand on appartient au monde du travail, c'est d'obtenir, d'arracher des augmentations de salaires. Moi, je pense qu'une mesure immédiate qu'il faudrait mettre en place pour protéger véritablement le monde du travail, c'est l'augmentation du SMIC. Le SMIC a 2 000 euros nets par mois. L'augmentation générale de tous les salaires, et surtout, leur indexation sur l'inflation. C'est-à-dire que nos salaires doivent suivre l'augmentation des prix. Tout le reste, si vous voulez, c'est un marché de dupe. »
franceinfo · Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politiqueVérifier à 1:58
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 53:57
« Je n'y crois pas parce qu'en fait, c'est le patron qui fait sa propre loi. Et plus les salariés sont fragilisés par plein de problèmes, par exemple des problèmes de papier, des problèmes de langue, et bien plus il fait sa loi en fait. Et je vous le redis, même le code du travail, normalement il faut payer toutes les heures travaillées, mais dans combien d'entreprises les heures supplémentaires ne sont pas payées ? Mais il y en a plein, je peux vous dire, il y en a plein. Donc si vous voulez, c'est une réalité sociale ça. Et y compris, vous n'allez pas dire au travailleur, on a pas payé tes heures supplémentaires, tu fais un RIC. Il y a déjà une loi qui dit que toutes les heures de travail doivent être payées, et que le patron qui ne le fait pas est un délinquant. Et alors, et alors, ça ne change rien. Donc en revanche, vous savez par rapport à la canicule, qu'est-ce qui s'est passé ? Il s'est passé que les travailleurs, heureusement, ils n'ont pas pensé à dire, on va faire un RIC, etc. Non, ils ont dit, il nous faut plus de pauses, on va les prendre. Il faut que les pauses soient plus longues, et bien on les allonge. Et puis on ne retourne pas au boulot comme, voilà, la pause elle est de 10 minutes, et bien on en prend 15, on en prend 18. C'est ça qui s'est passé. Les cadences, la plupart du temps, dans les usines, il y a une chose sur laquelle les patrons, ils ont été inflexibles, c'est impossible de diminuer les cadences. Les cadences, il faut les faire. C'est un principe. En fait, ils veulent faire croire qu'il n'y a pas d'autre façon de travailler, qu'il faut forcément travailler toujours plus vite, etc. Bon, il y a des salariés qui ont cassé les cadences. Voilà, tout simplement. Non mais j'entends bien. Ils ont agi, mais y compris en discutant. Et ça, ça s'appelle de l'action directe collective. Mais c'est ce qu'il y a de mieux. C'est ce qu'il y a de mieux parce que justement, les travailleurs, ils réalisent qu'en réalité dans cette société, on n'est pas voué à obéir. On n'est pas voué à dire oui chef, bien chef, etc. Quand les discussions, quand les ordres sont contraires à nos intérêts, sont même dangereux pour notre santé, on peut dire non. On peut dire non. On peut les contester. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 37:31
« Moi, je pense que pour l'instant, il y a beaucoup d'attentisme. Pour l'instant, effectivement, beaucoup. Il y a une résignation, vous pensez ? Je pense que quand on voit tout ce qui se passe dans le monde, quand on voit toutes ces horreurs, on se dit, voilà, on est quand même saisi d'effroi, on est un peu pétrifié, voilà. Mais moi, ce que je pense, c'est qu'en effet, il faut bien réaliser que quand on est travailleur, on a aussi une force. On fait tourner cette société et on est capable d'imposer nos intérêts. Et il faut, une des priorités, c'est de dire qu'il faut que les salaires, que les emplois, que les conditions de vie de ceux qui sont à la base de la société passent avant les super profits, passent avant les dividendes des actionnaires. Vous vous rendez compte qu'à la fin de l'année, on va se retrouver avec un groupe comme Total. Il aura quoi ? 25, 30 milliards de profits. Mais on marche sur la tête. »
franceinfo · Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politiqueVérifier à 6:03
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 56:44
« En tout cas, c'est le seul moyen de protéger, en effet, notre pouvoir d'achat, de ne pas être piétiné, de ne pas sombrer encore davantage dans la misère. Aujourd'hui, vous vous rendez compte que quand on est ouvrier, quand on est facteur, quand on est auxiliaire de vie, on saute parfois des repas. Voilà, on a peur, on a peur du lendemain. On se demande, on sait qu'on ne partira peut-être pas en vacances, mais on a peur de ne pas pouvoir payer les études à ses enfants. Donc il faut qu'on se protège, nous, effectivement, les travailleurs. Moi, j'entends les entreprises dire, en tout cas ceux qui ont la possibilité, nous, on va répercuter la hausse des carburants sur les prix. Mais les travailleurs, ils font comment, eux, pour récupérer toutes les charges qu'ils ont à payer et pour pouvoir survivre dans ce monde de fous, dans ce monde de crise ? Vous me dites, mais ce n'est pas une solution pour arrêter la crise. Mais qui a une solution pour arrêter la crise ? Qui a une solution pour arrêter ces guerres de cette société capitaliste ? Parce que c'est ça aussi que moi, je tiens à dénoncer. C'est qu'on est dans une société qui est organisée de cette façon-là, où il n'y a que le profit qui compte, il n'y a que les rivalités capitalistes. Eh bien, oui, oui, ça dégénère forcément dans toutes ces guerres. Guerres, d'ailleurs, dont les premières victimes sont quand même aussi les peuples du Moyen-Orient. Parce que les premières victimes, ce sont les centaines de milliers de Palestiniens, de Libanais, d'Iraniens qui sont aujourd'hui quand même au cœur de cette guerre. »
franceinfo · Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politiqueVérifier à 4:02