Nathalie Arthaud — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
16 avr. 2012 au 30 juin 2026
Questions
567
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 567 questions évaluables
Réponse directe
248
Réponse partielle
100
Réponse à côté
214
Refus explicite
5
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 1 à 25 sur 567
Question 1Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratie
Est-ce qu'on peut vous convaincre ?
Réponse à côté
J'ai des convictions fortes, vous l'avez remarqué. Et si vous voulez, moi, je pense que toute l'histoire me donne raison. Regardez un exemple qui me vient en tête. Est-ce que vous vous souvenez de la crise en Grèce, la crise de la dette grecque, 2011, si je ne me trompe, 2011, où finalement, c'est Tsipras qui avait été élu comme le porte-voix des travailleurs. Et Tsipras, en fait, pour, comment dire, imposer son plan aux banquiers européens et à l'Union européenne, a fait voter trois fois le pays. Trois fois. Trois référendums. Qu'est-ce qu'ils ont fait ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Il s'est passé que les banquiers ont dit, ok, la population grecque, elle a voté, ok. Eh bien, on s'en moqu…
« J'ai des convictions fortes, vous l'avez remarqué. Et si vous voulez, moi, je pense que toute l'histoire me donne raison. Regardez un exemple qui me vient en tête. Est-ce que vous vous souvenez de la crise en Grèce, la crise de la dette grecque, 2011, si je ne me trompe, 2011, où finalement, c'est Tsipras qui avait été élu comme le porte-voix des travailleurs. Et Tsipras, en fait, pour, comment dire, imposer son plan aux banquiers européens et à l'Union européenne, a fait voter trois fois le pays. Trois fois. Trois référendums. Qu'est-ce qu'ils ont fait ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Il s'est passé que les banquiers ont dit, ok, la population grecque, elle a voté, ok. Eh bien, on s'en moque et nous, on ferme les robinets. Et donc, en fait, la cure d'austérité, c'est vous, Tsipras, qui allez l'imposer au pays. Et c'est ce qui s'est passé, en fait. Ils se sont assis sur les lois, sur les fondements, sur les votes. »
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Mécanismes explicités24 juin 2024 au 30 juin 2026 · 62 observations71 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est vrai qu'une première différence avec la façon dont vous avez de présenter les choses, en parlant de démocratie pour du peuple, etc., nous, nous parlons de démocratie ouvrière. Dans le sens où, finalement, cette démocratie, c'est ceux qui se battent, pas seulement des ouvriers, il ne faut pas penser, je ne parle pas seulement de celui qui a un bleu de travail, je parle à tous ceux qui sont utiles à la société, en fait, les 99 % de la société. Vous savez, même, pour moi, la femme qui élève ses enfants est une travailleuse, en fait, et elle est indispensable à la société, du simple fait, d'ailleurs, que justement, elle assure le renouvellement des générations. Et en fait, c'est un travail qui, y compris, est aussi prenant et aussi difficile et aussi dur et aussi épuisant qu'un travail parfois à l'usine de s'occuper des enfants. Donc, non, le monde du travail, pour nous, c'est ceux qui ont un travail, bien sûr, manuel, mais aussi un travail intellectuel, aussi ceux qui ont un statut d'auto-entrepreneur, ceux qui sont le petit artisan, c'est aussi ceux qui galèrent de petit boulot en petit boulot, entre chômage, intérim, etc., etc. Donc, vous voyez, c'est au sens large, mais à partir du moment où ils veulent se battre, eh bien, en fait, ils commencent à discuter ensemble, ils votent ensemble et ils votent pour tout. Écoutez, on a quand même l'exemple des gilets jaunes, l'exemple des gilets jaunes qui était magnifique pour ça, magnifique, parce que les femmes et les hommes qui ne se connaissaient pas, qui ne se connaissaient pas et qui n'avaient pas l'habitude de l'organisation, parce que beaucoup d'entre eux étaient dans des petites structures, souvent n'avaient jamais fréquenté de syndicats, n'avaient jamais appartenu à aucun parti politique, étaient finalement assez isolés. Ils ont eu ce réflexe de se réunir sur les ronds-points, vous voyez, et la discussion a démarré, et ils ont fonctionné ensemble. Ils ont fonctionné ensemble comment ? En discutant beaucoup, parfois en cherchant le consensus, parfois ils ne le trouvaient pas, ils ont voté, parfois ils ont choisi des représentants, parfois dénoncé ceux qui se présentaient comme des représentants, parce que moi, j'ai adoré quand ils ont posé un lapin au premier ministre, par exemple, enfin, quand les... voilà, parce que, ben justement, ça pose la question de dans quels représentants on a confiance, et ils se posaient tous ces problèmes-là. Ben moi, je suis convaincue que quand les gens ont envie de se battre pour quelque chose, quand ils ont un objectif, quand ils ont cette combativité, ben oui, ils font régner cette démocratie ouvrière qui consiste à discuter, à chercher à se convaincre les uns les autres, et puis à voter pour, au final, décider et appliquer collectivement ensemble la chose, parce que souvent aussi, on sépare le vote de l'application, alors qu'en fait, l'essentiel est quand même souvent dans qui applique. Et la démocratie ouvrière, vous justement, »
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
9 oct. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 53:57
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« C'est qu'aucune loi ne fera reculer les capitalistes quand ils veulent quelque chose. Aucune loi. Regardez les règlements internationaux. Trump, il en a fait quoi ? Il en a fait quoi ? Il a transformé tout ça. Il a dit tout ça, je n'ai pas besoin. Il a fomenté une guerre comme ça, parce que voilà, il s'est dit qu'il allait ratailler. Il a ratiné le peuple iranien, comme ça, le régime qu'il allait faire comme au Venezuela. On a plein d'exemples, plein d'exemples. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 55:11
Question 2Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratie
Comment ça fonctionnerait très concrètement ?
Réponse partielle
C'est vrai qu'une première différence avec la façon dont vous avez de présenter les choses, en parlant de démocratie pour du peuple, etc., nous, nous parlons de démocratie ouvrière. Dans le sens où, finalement, cette démocratie, c'est ceux qui se battent, pas seulement des ouvriers, il ne faut pas penser, je ne parle pas seulement de celui qui a un bleu de travail, je parle à tous ceux qui sont utiles à la société, en fait, les 99 % de la société. Vous savez, même, pour moi, la femme qui élève ses enfants est une travailleuse, en fait, et elle est indispensable à la société, du simple fait, d'ailleurs, que justement, elle assure le renouvellement des générations. Et en fait, c'est un travai…
« C'est vrai qu'une première différence avec la façon dont vous avez de présenter les choses, en parlant de démocratie pour du peuple, etc., nous, nous parlons de démocratie ouvrière. Dans le sens où, finalement, cette démocratie, c'est ceux qui se battent, pas seulement des ouvriers, il ne faut pas penser, je ne parle pas seulement de celui qui a un bleu de travail, je parle à tous ceux qui sont utiles à la société, en fait, les 99 % de la société. Vous savez, même, pour moi, la femme qui élève ses enfants est une travailleuse, en fait, et elle est indispensable à la société, du simple fait, d'ailleurs, que justement, elle assure le renouvellement des générations. Et en fait, c'est un travail qui, y compris, est aussi prenant et aussi difficile et aussi dur et aussi épuisant qu'un travail parfois à l'usine de s'occuper des enfants. Donc, non, le monde du travail, pour nous, c'est ceux qui ont un travail, bien sûr, manuel, mais aussi un travail intellectuel, aussi ceux qui ont un statut d'auto-entrepreneur, ceux qui sont le petit artisan, c'est aussi ceux qui galèrent de petit boulot en petit boulot, entre chômage, intérim, etc., etc. Donc, vous voyez, c'est au sens large, mais à partir du moment où ils veulent se battre, eh bien, en fait, ils commencent à discuter ensemble, ils votent ensemble et ils votent pour tout. Écoutez, on a quand même l'exemple des gilets jaunes, l'exemple des gilets jaunes qui était magnifique pour ça, magnifique, parce que les femmes et les hommes qui ne se connaissaient pas, qui ne se connaissaient pas et qui n'avaient pas l'habitude de l'organisation, parce que beaucoup d'entre eux étaient dans des petites structures, souvent n'avaient jamais fréquenté de syndicats, n'avaient jamais appartenu à aucun parti politique, étaient finalement assez isolés. Ils ont eu ce réflexe de se réunir sur les ronds-points, vous voyez, et la discussion a démarré, et ils ont fonctionné ensemble. Ils ont fonctionné ensemble comment ? En discutant beaucoup, parfois en cherchant le consensus, parfois ils ne le trouvaient pas, ils ont voté, parfois ils ont choisi des représentants, parfois dénoncé ceux qui se présentaient comme des représentants, parce que moi, j'ai adoré quand ils ont posé un lapin au premier ministre, par exemple, enfin, quand les... voilà, parce que, ben justement, ça pose la question de dans quels représentants on a confiance, et ils se posaient tous ces problèmes-là. Ben moi, je suis convaincue que quand les gens ont envie de se battre pour quelque chose, quand ils ont un objectif, quand ils ont cette combativité, ben oui, ils font régner cette démocratie ouvrière qui consiste à discuter, à chercher à se convaincre les uns les autres, et puis à voter pour, au final, décider et appliquer collectivement ensemble la chose, parce que souvent aussi, on sépare le vote de l'application, alors qu'en fait, l'essentiel est quand même souvent dans qui applique. Et la démocratie ouvrière, vous justement, »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 13:02Voir 1 autre passage
« pas ? Qui vous inclue ? Très simplement, très simplement, ceux qui se battent, ceux qui sont présents, ceux qui participent au mouvement de façon active. Vous le savez, par exemple, dans une grève, parce qu'il y a beaucoup d'exemples aussi, hein, des grèves qui durent et qui sont des véritables bras de fer. Comment ça se passe ? Eh bien, où, attention, je parle des grèves où les salariés restent pas à la maison, mais où vraiment, pour eux, l'enjeu est devenu important et où ils ont compris que c'était à eux de décider, y compris de comment ils allaient se battre, avec quels moyens, quelles actions ils devaient déployer, qu'ils devaient être maîtres de leur mouvement. Je parle de ces grèves-là. Eh bien, ces moments-là où les travailleurs veulent être les décideurs, les maîtres de leur mouvement, eh bien, ils mettent en place des règles. Et moi, je connais beaucoup de règles, de grèves où il y a eu des cartes de grévistes. C'est-à-dire que chaque matin, le gréviste se faisait enregistrer, d'ailleurs pour dire qu'il était bien en grève, parce qu'y compris dans ces mouvements-là, il y a aussi des collectes, il y a aussi, finalement, on s'entraide. Voilà, ça aussi, ça compte. Eh bien, on est gréviste, on est dans le mouvement, on a une carte de grève, eh bien, on a un droit de vote. Pour moi, c'est ceux qui se battent qui doivent décider. Donc, pour moi, c'est sur cette base-là. C'est pas sur la base d'où tu viens, c'est d'ailleurs, est-ce que tu as des papiers en règle et est-ce que tu as bien la nationalité française et puis d'ailleurs, est-ce que toi, c'est quel boulot, tu as un patte ? Non, c'est ceux qui veulent se battre. Et ça, les Gilets jaunes, c'était ça aussi. Ils formaient une communauté de femmes et d'hommes qui avaient envie de se battre là-dessus pour le pouvoir d'achat. Eh bien, ils ont donné la parole, ils ont donné la possibilité justement de peser à chacun d'entre eux. Donc, pour moi, c'est ça la démocratie ouvrière. Et, par exemple, je trouve absolument scandaleux, pas normal, que pour mettre fin à une grève, le patron décide de faire voter tout le monde, y compris les non-midi. Eh bien, non, c'est les grévistes qui se font mettre de leur grève. C'est à eux de décider quand est-ce qu'ils l'arrêtent. Voilà. Et on a le droit aussi d'être minoritaire. On a le droit d'être minoritaire »
Question 3Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratie
pourquoi vous n'y croyez pas ?
Réponse à côté
Moi, je crois que le patron, il sait que ces 50 salariés disposent d'un pouvoir, mais quand ils l'actionnent, c'est-à-dire quand ils rentrent en grève, quand ils décident d'arrêter de fabriquer les profits, quand ils arrêtent le travail, quand ils se mettent en bagarre, là, oui, là, le patron craint les travailleurs. Parce que justement, les travailleurs, quelque part, ils ont pris le pouvoir. Ils ont pris le pouvoir.
« Moi, je crois que le patron, il sait que ces 50 salariés disposent d'un pouvoir, mais quand ils l'actionnent, c'est-à-dire quand ils rentrent en grève, quand ils décident d'arrêter de fabriquer les profits, quand ils arrêtent le travail, quand ils se mettent en bagarre, là, oui, là, le patron craint les travailleurs. Parce que justement, les travailleurs, quelque part, ils ont pris le pouvoir. Ils ont pris le pouvoir. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 40:37
Question 4Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratie
Oui, je voulais… En fait, c'est intéressant parce que, du coup, en travaillant vraiment, en poussant le sujet de la démocratie directe et du pouvoir populaire, en fait, on refait un débat qui est un débat ancien, qui est le débat entre les anarchistes et les communistes au XIXe siècle. C'est-à-dire où vraiment, il y avait toute une branche anarchiste, socialiste, révolutionnaire qui disait, en fait, il faut prendre le pouvoir politique parce que c'est par la prise du pouvoir politique qu'on va pouvoir mettre en place des règles du jeu qui sont plus inclusives et qui bénéficient à tous. Et pourtant, les capitaux étaient déjà très concentrés. Et de l'autre côté, voilà, plutôt une option communiste qui, eux, était très, très rétif à l'idée de donner le pouvoir politique aux gens. Donc, moi, la question que j'ai envie de vous poser, c'est, sur la solution démocratique, pour nous, vraiment, la racine du mal, c'est le fait que le pouvoir politique s'exerce en des petites mains. Par exemple, tout ce que vous venez de citer. François Hollande, il s'est retrouvé à sans doute négocier avec des groupes financiers sans que nous, citoyens, nous soyons au courant de ce qui se négocie, comment ça se négocie, nous étions impuissants. Et c'est notre impuissance qui ne nous permet pas, justement, de mettre en place le rapport de force dont vous parlez. Vous ne pensez pas qu'un outil comme le RIC constituant, ça vous permettrait d'instaurer ce rapport de force de façon plus forte que par une logique révolutionnaire et d'appel à l'insurrection ?
Réponse partielle
Alors, d'abord, sur le débat entre les anarcho-syndicalistes, les communistes, je ne suis pas tellement d'accord, je ne vois pas les choses du tout comme ça parce que, et puis je l'ai dit en commençant, mon combat, c'est que les travailleurs prennent le pouvoir politique et le pouvoir aussi sur les entreprises et sur l'économie. Pour moi, les deux vont de pair. Bien sûr qu'il faut que les travailleurs prennent le pouvoir, il faut qu'ils gouvernent, il faut qu'ils gouvernent. Ça, c'est sûr, c'est évident, mais en réalité, ça va aller de pair avec le rapport de force imposé dans les entreprises. Et vous savez, par exemple, il y a un exemple, la révolution russe qui, pour nous, est quand même…
« Alors, d'abord, sur le débat entre les anarcho-syndicalistes, les communistes, je ne suis pas tellement d'accord, je ne vois pas les choses du tout comme ça parce que, et puis je l'ai dit en commençant, mon combat, c'est que les travailleurs prennent le pouvoir politique et le pouvoir aussi sur les entreprises et sur l'économie. Pour moi, les deux vont de pair. Bien sûr qu'il faut que les travailleurs prennent le pouvoir, il faut qu'ils gouvernent, il faut qu'ils gouvernent. Ça, c'est sûr, c'est évident, mais en réalité, ça va aller de pair avec le rapport de force imposé dans les entreprises. Et vous savez, par exemple, il y a un exemple, la révolution russe qui, pour nous, est quand même un moment fondateur, j'ai envie de dire, parce que c'est une période où les ouvriers, les paysans, les soldats, c'était en pleine Première Guerre mondiale, se sont révoltés contre le tsarisme, et se sont révoltés, ont dû s'armer, parce que de toute façon, il n'y avait pas d'autre choix que quand vous manifestiez contre un régime de ce type-là. C'est comme quand vous manifestez en Iran aujourd'hui. Vous dites, les manifestants à bras nu, qu'est-ce qu'ils peuvent faire ? Donc là, en Russie, les révoltés s'étaient armés. D'ailleurs, en fait, ils n'avaient même pas besoin de s'armer, parce qu'en réalité, ils avaient déjà les armes entre les mains, parce que c'était la Première Guerre mondiale, et qu'on leur demandait de tirer sur les Allemands en face. Donc beaucoup avaient déjà les armes, et on leur demandait effectivement d'assassiner tous les jours des centaines de gens qui leur ressemblaient comme eux, qui étaient des paysans et des ouvriers, exactement comme eux, avec les mêmes problèmes en fait. Donc, ils se sont révoltés, et ils se sont révoltés, et ils sont à la fois organisés en soviets, c'est-à-dire en assemblée générale, mais quasi permanente en fait, quasi permanente, où ils prenaient des décisions, où ils mettaient en place des commissions pour les faire appliquer, ils allaient porter leurs décisions aux autres, en discuter, etc. Et donc, y compris dans les entreprises, il y avait des soviets dans les entreprises, et c'était les deux, et c'était les deux, et à la fois les travailleurs… Ils se sont fait, si je peux me permettre, »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 33:29
Question 5Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratie
En plus, quand on peut décider de complètement changer les règles électives, on est difficilement ignorable. J'ai promis de ne pas vous retenir trop longtemps et de prendre des questions. Je me permets parce que je suis comme vous, je lutte, je pousse. Vous avez dit, je ne suis ni pour ni contre. Moi, j'y vois une ouverture. Est-ce que vous seriez prêts à organiser une discussion, un débat avec les personnes de votre mouvement pour qu'on puisse présenter ce qu'on porte, le RIC constituant ?
Réponse à côté
C'est ce qu'on a fait quand même là, ce soir.
« C'est ce qu'on a fait quand même là, ce soir. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 53:46
Question 6Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratie
Est-ce que c'est quelque chose que vous seriez prêtes à organiser ?
Réponse directe
C'est ce qu'on a fait quand même là, ce soir.
« C'est ce qu'on a fait quand même là, ce soir. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 53:46
Question 7Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratie
Qu'est-ce que vous espérez de votre candidature sur ce plan-là ?
Réponse directe
je ne ferais pas croire, je n'aurais pas cette posture « votez pour moi et vous allez voir ce que vous allez voir, je ferai le SMIC à 2 200 euros net, je ferai ci, je ferai ça ». Non, je ne vais pas dire ça, mais je vais, par contre, affirmer que oui, tout est une question de rapport de force et ce qui était impossible avant qu'il y ait la grève générale en mai-juin 1936, par exemple, est devenue possible après la grève, est devenue possible avec les occupations d'usines, est devenue possible avec la levée en masse, en fait, des travailleuses et des travailleurs. Donc, je vais dire qu'en réalité, notre force, c'est de se battre collectivement, c'est de jouer sur cette puissance qu'on a, qui…
« je ne ferais pas croire, je n'aurais pas cette posture « votez pour moi et vous allez voir ce que vous allez voir, je ferai le SMIC à 2 200 euros net, je ferai ci, je ferai ça ». Non, je ne vais pas dire ça, mais je vais, par contre, affirmer que oui, tout est une question de rapport de force et ce qui était impossible avant qu'il y ait la grève générale en mai-juin 1936, par exemple, est devenue possible après la grève, est devenue possible avec les occupations d'usines, est devenue possible avec la levée en masse, en fait, des travailleuses et des travailleurs. Donc, je vais dire qu'en réalité, notre force, c'est de se battre collectivement, c'est de jouer sur cette puissance qu'on a, qui consiste à être indispensable au fonctionnement de la société, indispensable à l'accumulation des capitaux pour le grand patronat, pour la grande bourgeoisie, c'est cette force-là qu'il faut activer. Et j'espère que dans cette campagne présidentielle, bah oui, je ferai exister cette idée que, nous ne sommes pas, l'humanité n'est pas condamnée pour l'éternité à la société capitaliste, que tous ceux qui nous expliquent que ça, ça, le capitalisme correspond pile poil à la nature humaine, parce que l'homme est un loup pour l'homme. Bah non, non, je ne suis pas d'accord avec ça, je l'affirmerai. Je dirais que la société humaine, elle a traversé des organisations sociales très différentes les unes des autres et qu'on n'est pas à la dernière station, voilà, on n'est pas au terminus, en fait. L'histoire, elle continue, la lutte de classe, elle continue, les inégalités continuent, bah tout ça, ça va créer forcément des remises en cause profondes de la société et il faut qu'on ait une vision, qu'on ait une perspective, qu'on sache où on peut aller. Et encore une fois, moi, je pense que la perspective, c'est d'aller vers une société collective. Collective parce que, tout simplement, nous ne sommes rien sans les autres. On n'est rien sans le travail des autres, parce qu'on est déjà dans un immense collectif de travail. Et quand on y réfléchit, en fait, on travaille pas seulement avec ceux qui sont concentrés dans la même entreprise que nous, mais on travaille avec des femmes et des hommes aux quatre coins de la planète. Parce qu'en fait, les trusts n'ont jamais été aussi importants en nombre et aussi internationalisés. Et comment, »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 10:28
Question 8Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratie
Comment on se mettrait d'accord sur les objectifs à définir ?
Réponse partielle
C'est vrai qu'une première différence avec la façon dont vous avez de présenter les choses, en parlant de démocratie pour du peuple, etc., nous, nous parlons de démocratie ouvrière. Dans le sens où, finalement, cette démocratie, c'est ceux qui se battent, pas seulement des ouvriers, il ne faut pas penser, je ne parle pas seulement de celui qui a un bleu de travail, je parle à tous ceux qui sont utiles à la société, en fait, les 99 % de la société. Vous savez, même, pour moi, la femme qui élève ses enfants est une travailleuse, en fait, et elle est indispensable à la société, du simple fait, d'ailleurs, que justement, elle assure le renouvellement des générations. Et en fait, c'est un travai…
« C'est vrai qu'une première différence avec la façon dont vous avez de présenter les choses, en parlant de démocratie pour du peuple, etc., nous, nous parlons de démocratie ouvrière. Dans le sens où, finalement, cette démocratie, c'est ceux qui se battent, pas seulement des ouvriers, il ne faut pas penser, je ne parle pas seulement de celui qui a un bleu de travail, je parle à tous ceux qui sont utiles à la société, en fait, les 99 % de la société. Vous savez, même, pour moi, la femme qui élève ses enfants est une travailleuse, en fait, et elle est indispensable à la société, du simple fait, d'ailleurs, que justement, elle assure le renouvellement des générations. Et en fait, c'est un travail qui, y compris, est aussi prenant et aussi difficile et aussi dur et aussi épuisant qu'un travail parfois à l'usine de s'occuper des enfants. Donc, non, le monde du travail, pour nous, c'est ceux qui ont un travail, bien sûr, manuel, mais aussi un travail intellectuel, aussi ceux qui ont un statut d'auto-entrepreneur, ceux qui sont le petit artisan, c'est aussi ceux qui galèrent de petit boulot en petit boulot, entre chômage, intérim, etc., etc. Donc, vous voyez, c'est au sens large, mais à partir du moment où ils veulent se battre, eh bien, en fait, ils commencent à discuter ensemble, ils votent ensemble et ils votent pour tout. Écoutez, on a quand même l'exemple des gilets jaunes, l'exemple des gilets jaunes qui était magnifique pour ça, magnifique, parce que les femmes et les hommes qui ne se connaissaient pas, qui ne se connaissaient pas et qui n'avaient pas l'habitude de l'organisation, parce que beaucoup d'entre eux étaient dans des petites structures, souvent n'avaient jamais fréquenté de syndicats, n'avaient jamais appartenu à aucun parti politique, étaient finalement assez isolés. Ils ont eu ce réflexe de se réunir sur les ronds-points, vous voyez, et la discussion a démarré, et ils ont fonctionné ensemble. Ils ont fonctionné ensemble comment ? En discutant beaucoup, parfois en cherchant le consensus, parfois ils ne le trouvaient pas, ils ont voté, parfois ils ont choisi des représentants, parfois dénoncé ceux qui se présentaient comme des représentants, parce que moi, j'ai adoré quand ils ont posé un lapin au premier ministre, par exemple, enfin, quand les... voilà, parce que, ben justement, ça pose la question de dans quels représentants on a confiance, et ils se posaient tous ces problèmes-là. Ben moi, je suis convaincue que quand les gens ont envie de se battre pour quelque chose, quand ils ont un objectif, quand ils ont cette combativité, ben oui, ils font régner cette démocratie ouvrière qui consiste à discuter, à chercher à se convaincre les uns les autres, et puis à voter pour, au final, décider et appliquer collectivement ensemble la chose, parce que souvent aussi, on sépare le vote de l'application, alors qu'en fait, l'essentiel est quand même souvent dans qui applique. Et la démocratie ouvrière, vous justement, »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 13:02Voir 1 autre passage
« pas ? Qui vous inclue ? Très simplement, très simplement, ceux qui se battent, ceux qui sont présents, ceux qui participent au mouvement de façon active. Vous le savez, par exemple, dans une grève, parce qu'il y a beaucoup d'exemples aussi, hein, des grèves qui durent et qui sont des véritables bras de fer. Comment ça se passe ? Eh bien, où, attention, je parle des grèves où les salariés restent pas à la maison, mais où vraiment, pour eux, l'enjeu est devenu important et où ils ont compris que c'était à eux de décider, y compris de comment ils allaient se battre, avec quels moyens, quelles actions ils devaient déployer, qu'ils devaient être maîtres de leur mouvement. Je parle de ces grèves-là. Eh bien, ces moments-là où les travailleurs veulent être les décideurs, les maîtres de leur mouvement, eh bien, ils mettent en place des règles. Et moi, je connais beaucoup de règles, de grèves où il y a eu des cartes de grévistes. C'est-à-dire que chaque matin, le gréviste se faisait enregistrer, d'ailleurs pour dire qu'il était bien en grève, parce qu'y compris dans ces mouvements-là, il y a aussi des collectes, il y a aussi, finalement, on s'entraide. Voilà, ça aussi, ça compte. Eh bien, on est gréviste, on est dans le mouvement, on a une carte de grève, eh bien, on a un droit de vote. Pour moi, c'est ceux qui se battent qui doivent décider. Donc, pour moi, c'est sur cette base-là. C'est pas sur la base d'où tu viens, c'est d'ailleurs, est-ce que tu as des papiers en règle et est-ce que tu as bien la nationalité française et puis d'ailleurs, est-ce que toi, c'est quel boulot, tu as un patte ? Non, c'est ceux qui veulent se battre. Et ça, les Gilets jaunes, c'était ça aussi. Ils formaient une communauté de femmes et d'hommes qui avaient envie de se battre là-dessus pour le pouvoir d'achat. Eh bien, ils ont donné la parole, ils ont donné la possibilité justement de peser à chacun d'entre eux. Donc, pour moi, c'est ça la démocratie ouvrière. Et, par exemple, je trouve absolument scandaleux, pas normal, que pour mettre fin à une grève, le patron décide de faire voter tout le monde, y compris les non-midi. Eh bien, non, c'est les grévistes qui se font mettre de leur grève. C'est à eux de décider quand est-ce qu'ils l'arrêtent. Voilà. Et on a le droit aussi d'être minoritaire. On a le droit d'être minoritaire »
Question 9Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratie
C'est très clair, c'est très clair. Je pense que votre question, vous l'avez… Je vais vous donner les questions, parce que je vous ai promis de ne pas vous retenir trop longtemps. Je me permets un autre exemple. Vous citez effectivement Trump au moment où quelque chose dont on parle assez peu, c'est qu'au moment où Trump décidait de réduire la protection fédérale en matière d'avortement, les États, les citoyens des États américains qui pouvaient exercer leur pouvoir de décision directement, eux ont renforcé cette protection. Donc, ça montre aussi que quand les citoyens décident, ils sont capables de s'opposer aux décisions de leur président. Je vous propose de prendre quelques questions. Voilà, il y avait une question d'Albin, mais vous y avez un peu répondu. Il y a une question intéressante. On vous demande, est-ce qu'il y a un pays contemporain, même s'il est imparfait, parce qu'aucun n'est parfait, qui vous sert un peu de modèle ou en tout cas que vous prenez comme un exemple de choses positives qui ressembleraient à votre projet ?
Réponse directe
Non. Non, c'est des moments dans l'histoire où en effet, les travailleurs ont senti leur force, l'ont organisé, l'ont actionné pour faire des choses que je trouve, moi, fantastiques. Parce qu'arrêter une guerre, arrêter la guerre pendant la Première Guerre mondiale, je trouve ça fantastique. Après, vous l'avez noté, il y a eu en effet la bureaucratie qui a confisqué le pouvoir aux soviets. Nous, on est trotskistes et on pense qu'en effet, le stalinisme, ça a été une caricature. Trotsky, je vous confirme que Trotsky, il a été un des dirigeants de l'armée rouge et que cette guerre civile, c'est ça aussi, une révolution. C'est-à-dire qu'en fait, une révolution, soit elle se donne les moyens, s…
« Trotsky, je vous confirme que Trotsky, il a été un des dirigeants de l'armée rouge et que cette guerre civile, c'est ça aussi, une révolution. C'est-à-dire qu'en fait, une révolution, soit elle se donne les moyens, si vous voulez, de gagner face aux forces coalisées, parce que c'est ça qui s'est passé. Vous savez, quand ils ont fait la révolution en Russie, tous ceux, y compris qu'ils se combattaient pendant la Première Guerre mondiale, là, ils se sont tous mis dans le même camp contre la révolution bolchevique. C'est une guerre civile qui a duré plus de trois ans. Et donc, il fallait faire quoi ? Il fallait dire, oui, effectivement, allez, on rétablit le tsarisme. Ben non, ils ont eu raison, ils ont tenté jusqu'au bout d'imposer leur façon de gouverner, leur État ouvrier, ça n'a pas marché. Parce que la révolution, ce n'est pas étendu, et c'est là que je veux terminer sur ma réponse. C'est que non, il n'y a pas un pays, et qu'y compris ce que nous, nous portons, c'est-à-dire le renversement du capitalisme, en réalité, il ne peut s'exercer vraiment qu'à l'échelle internationale, pour la simple raison qu'aujourd'hui, il domine à l'échelle internationale. Et que quand, y compris vous vous attaquez aux intérêts de la classe capitaliste, ici en France, vous vous attaquez à la classe capitaliste mondiale, parce que, vous savez, les capitaux sont imbriqués, et en réalité, il faut forcément que le mouvement de révolte, le changement de société, eh bien, ils se répandent tel un tremblement de terre qui aurait des répliques dans tous les pays. Donc, non, aujourd'hui, il n'y a pas de modèle. Il y a des moments dans l'histoire où il y a eu des vagues révolutionnaires qui auraient pu véritablement changer le monde. Ça, c'est sûr. Donc, vous m'y allez… Et c'est 1917-1920, on est une. »
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Question 10Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratie
Pourquoi on pense que quand on défend le pouvoir de ceux qui n'en ont pas, on ne peut pas éviter ce sujet-là ?
Réponse à côté
C'est ce qu'on a fait quand même là, ce soir.
« C'est ce qu'on a fait quand même là, ce soir. »
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Question 11Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratie
C'est quoi que vous feriez ?
Réponse directe
Peut-être, par exemple, une loi pour interdire les licenciements, par exemple. Voilà, c'est-à-dire quelque chose dont le bénéfice soit immédiatement visible par les travailleurs. Donc, vous êtes d'accord que la loi... On ne peut pas les compagnie, mais sur les 75% d'impôts, s'ils les payent comme ça, ils les récupéreront autrement. Donc, bon, il faut que ce soit du tangible pour les travailleurs. Non, parce que je vous avais dit, si j'avais la possibilité... Moi, j'ai répondu à votre question. Je me suis dit, si j'avais la possibilité de... Et puis, de créer une discussion autour. Parce qu'encore une fois, pour moi, la propagande, elle est autant importante que la loi elle-même. Parce que v…
« Peut-être, par exemple, une loi pour interdire les licenciements, par exemple. Voilà, c'est-à-dire quelque chose dont le bénéfice soit immédiatement visible par les travailleurs. Donc, vous êtes d'accord que la loi... On ne peut pas les compagnie, mais sur les 75% d'impôts, s'ils les payent comme ça, ils les récupéreront autrement. Donc, bon, il faut que ce soit du tangible pour les travailleurs. »
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« Non, parce que je vous avais dit, si j'avais la possibilité... Moi, j'ai répondu à votre question. Je me suis dit, si j'avais la possibilité de... Et puis, de créer une discussion autour. Parce qu'encore une fois, pour moi, la propagande, elle est autant importante que la loi elle-même. Parce que vous comprenez, si les travailleurs, ils pensent que c'est important, je suis convaincue que justement, ils se battront pour le faire respecter, etc. Mais je suis plus convaincue sur le fait que, voilà, c'est à eux de faire, c'est à eux de faire respecter que la force de la loi. La force de la loi, franchement, il faut arrêter avec ça. Il faut arrêter de croire au Père Noël. »
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Question 12Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratie
Et vous êtes d'accord que c'est un engagement ?
Réponse à côté
En fait, vous allez me convaincre d'être vraiment contre. Parce que précisément, si c'est pour dire que ce sera moins coûteux que la lutte, eh bien là, on est vraiment, vraiment en train de tromper les travailleurs. Parce qu'il n'y a que la lutte, il n'y a que le rapport de force qui peut finalement donner aux travailleurs un pouvoir d'agir, un pouvoir de peser dans cette situation de lutte de classe. Il n'y a que ça. Et dire, ça sera moins coûteux. Il n'y aura rien de moins coûteux. La lutte, c'est forcément... Donc, ce sera moins notre outil. Vous savez, il y a eu une période dans l'histoire, plusieurs périodes, la Commune de Paris, mais aussi quand même, je reviens sur la vague de grève…
« En fait, vous allez me convaincre d'être vraiment contre. Parce que précisément, si c'est pour dire que ce sera moins coûteux que la lutte, eh bien là, on est vraiment, vraiment en train de tromper les travailleurs. Parce qu'il n'y a que la lutte, il n'y a que le rapport de force qui peut finalement donner aux travailleurs un pouvoir d'agir, un pouvoir de peser dans cette situation de lutte de classe. Il n'y a que ça. Et dire, ça sera moins coûteux. Il n'y aura rien de moins coûteux. La lutte, c'est forcément... Donc, ce sera moins notre outil. Vous savez, il y a eu une période dans l'histoire, plusieurs périodes, la Commune de Paris, mais aussi quand même, je reviens sur la vague de grève générale de mai-juin 1936. Pourquoi les travailleurs se sont fait craindre autant que ça ? C'est parce que, y compris, ils avaient occupé les usines. Ils avaient occupé les usines... Ils avaient pris le pouvoir aussi. Quand même, ils avaient le gouvernement de France. Mais là... Ça vous ne pouvez pas... Non, non, non. »
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Question 13Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratie
Et vous ne pensez pas que si chaque salarié avait la possibilité de… Parce que là, vous dites…
Réponse à côté
La loi existe déjà. La loi existe déjà. Oui, mais ça veut dire que si elle n'est pas appliquée…
« La loi existe déjà. La loi existe déjà. Oui, mais ça veut dire que si elle n'est pas appliquée… »
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Question 14Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratie
insurrectionnel, c'est-à-dire, l'idée, c'est d'arriver à une révolution, une insurrection, vous parlez aussi d'un rapport de force, établir un rapport de force avec ceux qui ont le pouvoir. Mais du coup, vous vous présentez quand même à une élection présidentielle, comment cette candidature, voilà, c'est assez, j'ai envie de dire inédit, ça vous est unique, suppositivement, comment vous arbitrez ces deux éléments-là ?
Réponse directe
je ne ferais pas croire, je n'aurais pas cette posture « votez pour moi et vous allez voir ce que vous allez voir, je ferai le SMIC à 2 200 euros net, je ferai ci, je ferai ça ». Non, je ne vais pas dire ça, mais je vais, par contre, affirmer que oui, tout est une question de rapport de force et ce qui était impossible avant qu'il y ait la grève générale en mai-juin 1936, par exemple, est devenue possible après la grève, est devenue possible avec les occupations d'usines, est devenue possible avec la levée en masse, en fait, des travailleuses et des travailleurs. Donc, je vais dire qu'en réalité, notre force, c'est de se battre collectivement, c'est de jouer sur cette puissance qu'on a, qui…
« je ne ferais pas croire, je n'aurais pas cette posture « votez pour moi et vous allez voir ce que vous allez voir, je ferai le SMIC à 2 200 euros net, je ferai ci, je ferai ça ». Non, je ne vais pas dire ça, mais je vais, par contre, affirmer que oui, tout est une question de rapport de force et ce qui était impossible avant qu'il y ait la grève générale en mai-juin 1936, par exemple, est devenue possible après la grève, est devenue possible avec les occupations d'usines, est devenue possible avec la levée en masse, en fait, des travailleuses et des travailleurs. Donc, je vais dire qu'en réalité, notre force, c'est de se battre collectivement, c'est de jouer sur cette puissance qu'on a, qui consiste à être indispensable au fonctionnement de la société, indispensable à l'accumulation des capitaux pour le grand patronat, pour la grande bourgeoisie, c'est cette force-là qu'il faut activer. Et j'espère que dans cette campagne présidentielle, bah oui, je ferai exister cette idée que, nous ne sommes pas, l'humanité n'est pas condamnée pour l'éternité à la société capitaliste, que tous ceux qui nous expliquent que ça, ça, le capitalisme correspond pile poil à la nature humaine, parce que l'homme est un loup pour l'homme. Bah non, non, je ne suis pas d'accord avec ça, je l'affirmerai. Je dirais que la société humaine, elle a traversé des organisations sociales très différentes les unes des autres et qu'on n'est pas à la dernière station, voilà, on n'est pas au terminus, en fait. L'histoire, elle continue, la lutte de classe, elle continue, les inégalités continuent, bah tout ça, ça va créer forcément des remises en cause profondes de la société et il faut qu'on ait une vision, qu'on ait une perspective, qu'on sache où on peut aller. Et encore une fois, moi, je pense que la perspective, c'est d'aller vers une société collective. Collective parce que, tout simplement, nous ne sommes rien sans les autres. On n'est rien sans le travail des autres, parce qu'on est déjà dans un immense collectif de travail. Et quand on y réfléchit, en fait, on travaille pas seulement avec ceux qui sont concentrés dans la même entreprise que nous, mais on travaille avec des femmes et des hommes aux quatre coins de la planète. Parce qu'en fait, les trusts n'ont jamais été aussi importants en nombre et aussi internationalisés. Et comment, »
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Question 15Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratie
Vous dire, ben voilà, si comme ça, les gens ont l'intuition, les gens vraiment qui sont défavorisés ont l'intuition que c'est un bon outil, est-ce que ça vaudrait pas le coup de le défendre au sein de force ouvrière ?
Réponse à côté
De lutte ouvrière, pardon. Non mais, je reconnais cette aspiration et elle est mille fois légitime et j'en suis complètement solidaire. Cette aspiration comme ça à avoir davantage de pouvoir. Bien sûr, on doit, on doit, on ne doit pas accepter, accepter aujourd'hui ce diktat d'une poignée de capitalistes. Quand on voit qu'Elon Musk, vous avez vu qu'Elon Musk, sa fortune dépasse les mille milliards de dollars, qu'en fait, à lui seul, il possède plus que beaucoup d'États, beaucoup de pays, en fait. Et donc, en fait, il a la puissance financière qui dépasse même celle de l'État français, en fait. Donc, c'est quand même, c'est quand même dingue. Et vous vous rendez compte que lui, ses décisions…
« De lutte ouvrière, pardon. Non mais, je reconnais cette aspiration et elle est mille fois légitime et j'en suis complètement solidaire. Cette aspiration comme ça à avoir davantage de pouvoir. Bien sûr, on doit, on doit, on ne doit pas accepter, accepter aujourd'hui ce diktat d'une poignée de capitalistes. Quand on voit qu'Elon Musk, vous avez vu qu'Elon Musk, sa fortune dépasse les mille milliards de dollars, qu'en fait, à lui seul, il possède plus que beaucoup d'États, beaucoup de pays, en fait. Et donc, en fait, il a la puissance financière qui dépasse même celle de l'État français, en fait. Donc, c'est quand même, c'est quand même dingue. Et vous vous rendez compte que lui, ses décisions, ils impactent pour des décennies, en fait, notre économie et toute la société avec un tel poids, avec autant d'entreprises entre ses mains. Et puis surtout parce qu'il capte des milliards et des milliards de capitaux que moi, je verrais tout à fait mieux investis dans d'autres domaines. »
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Question 16Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratie
C'est intéressant parce que toutes les mesures que vous citez, révocabilité des élus, diminution des rémunérations, interdiction de cumul des mandats, dans un grand nombre de pays ont été mis en place par démocratie directe. Madame Arthaud, une dernière question pour une réponse courte. Si vous aviez l'occasion de soumettre une proposition de loi constitutionnelle, imaginez que vous avez ce droit pour lequel on lutte, pour taxer les grandes fortunes à 75%, vous ne le feriez pas ?
Réponse directe
Non, moi, si j'avais la possibilité de proposer une loi et puis de développer tout un débat là-dessus, ce n'est pas ça que je ferais.
« Non, moi, si j'avais la possibilité de proposer une loi et puis de développer tout un débat là-dessus, ce n'est pas ça que je ferais. »
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Question 17Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratie
Vous ne l'utiliserez pas ce droit-là ?
Réponse directe
Non, moi, si j'avais la possibilité de proposer une loi et puis de développer tout un débat là-dessus, ce n'est pas ça que je ferais.
« Non, moi, si j'avais la possibilité de proposer une loi et puis de développer tout un débat là-dessus, ce n'est pas ça que je ferais. »
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Question 18Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratie
Eh bien, oui. Et je vais même vous dire, Madame Arthaud, que ça a existé. C'est-à-dire qu'on a eu... Et je voudrais vraiment qu'on continue un peu cette discussion puisque vous nous avez dit il y a des choses qui me parlent, il y a des choses qui me parlent moins. Quelque chose, nous, qu'on a constaté, en tout cas sur la défense du RIC constituant, quand on essaye d'en parler, c'est que tous ceux qui ont le pouvoir sont absolument contre. Par contre, ces poches de soutien les plus hautes, c'est-à-dire où on est quand même un nombre très important de gens, 80%, 81%, c'est parmi les gens qui sont ouvriers, employés, chômeurs, sans diplôme, loin des centres urbains. C'est-à-dire que nous, on a cette confiance de dire, on leurre pas les gens en fait. Ceux qui n'ont pas le pouvoir le demandent et le fait que le système fonctionne pas montre bien que derrière, ils ont un mur parce qu'on ne leur donne pas. Donc, on a quand même une mesure qui est largement, largement soutenue par ceux qui sont très, très loin du pouvoir. Est-ce que ça, du coup, vous, ça vous paraît un argument pour le soutenir aussi ?
Réponse partielle
De lutte ouvrière, pardon. Non mais, je reconnais cette aspiration et elle est mille fois légitime et j'en suis complètement solidaire. Cette aspiration comme ça à avoir davantage de pouvoir. Bien sûr, on doit, on doit, on ne doit pas accepter, accepter aujourd'hui ce diktat d'une poignée de capitalistes. Quand on voit qu'Elon Musk, vous avez vu qu'Elon Musk, sa fortune dépasse les mille milliards de dollars, qu'en fait, à lui seul, il possède plus que beaucoup d'États, beaucoup de pays, en fait. Et donc, en fait, il a la puissance financière qui dépasse même celle de l'État français, en fait. Donc, c'est quand même, c'est quand même dingue. Et vous vous rendez compte que lui, ses décisions…
« De lutte ouvrière, pardon. Non mais, je reconnais cette aspiration et elle est mille fois légitime et j'en suis complètement solidaire. Cette aspiration comme ça à avoir davantage de pouvoir. Bien sûr, on doit, on doit, on ne doit pas accepter, accepter aujourd'hui ce diktat d'une poignée de capitalistes. Quand on voit qu'Elon Musk, vous avez vu qu'Elon Musk, sa fortune dépasse les mille milliards de dollars, qu'en fait, à lui seul, il possède plus que beaucoup d'États, beaucoup de pays, en fait. Et donc, en fait, il a la puissance financière qui dépasse même celle de l'État français, en fait. Donc, c'est quand même, c'est quand même dingue. Et vous vous rendez compte que lui, ses décisions, ils impactent pour des décennies, en fait, notre économie et toute la société avec un tel poids, avec autant d'entreprises entre ses mains. Et puis surtout parce qu'il capte des milliards et des milliards de capitaux que moi, je verrais tout à fait mieux investis dans d'autres domaines. »
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Question 19Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratie
puisque nous, on est aussi très axés sur les règles de décision collective, comment vous envisagez cette prise de décision collective ?
Réponse directe
C'est vrai qu'une première différence avec la façon dont vous avez de présenter les choses, en parlant de démocratie pour du peuple, etc., nous, nous parlons de démocratie ouvrière. Dans le sens où, finalement, cette démocratie, c'est ceux qui se battent, pas seulement des ouvriers, il ne faut pas penser, je ne parle pas seulement de celui qui a un bleu de travail, je parle à tous ceux qui sont utiles à la société, en fait, les 99 % de la société. Vous savez, même, pour moi, la femme qui élève ses enfants est une travailleuse, en fait, et elle est indispensable à la société, du simple fait, d'ailleurs, que justement, elle assure le renouvellement des générations. Et en fait, c'est un travai…
« C'est vrai qu'une première différence avec la façon dont vous avez de présenter les choses, en parlant de démocratie pour du peuple, etc., nous, nous parlons de démocratie ouvrière. Dans le sens où, finalement, cette démocratie, c'est ceux qui se battent, pas seulement des ouvriers, il ne faut pas penser, je ne parle pas seulement de celui qui a un bleu de travail, je parle à tous ceux qui sont utiles à la société, en fait, les 99 % de la société. Vous savez, même, pour moi, la femme qui élève ses enfants est une travailleuse, en fait, et elle est indispensable à la société, du simple fait, d'ailleurs, que justement, elle assure le renouvellement des générations. Et en fait, c'est un travail qui, y compris, est aussi prenant et aussi difficile et aussi dur et aussi épuisant qu'un travail parfois à l'usine de s'occuper des enfants. Donc, non, le monde du travail, pour nous, c'est ceux qui ont un travail, bien sûr, manuel, mais aussi un travail intellectuel, aussi ceux qui ont un statut d'auto-entrepreneur, ceux qui sont le petit artisan, c'est aussi ceux qui galèrent de petit boulot en petit boulot, entre chômage, intérim, etc., etc. Donc, vous voyez, c'est au sens large, mais à partir du moment où ils veulent se battre, eh bien, en fait, ils commencent à discuter ensemble, ils votent ensemble et ils votent pour tout. Écoutez, on a quand même l'exemple des gilets jaunes, l'exemple des gilets jaunes qui était magnifique pour ça, magnifique, parce que les femmes et les hommes qui ne se connaissaient pas, qui ne se connaissaient pas et qui n'avaient pas l'habitude de l'organisation, parce que beaucoup d'entre eux étaient dans des petites structures, souvent n'avaient jamais fréquenté de syndicats, n'avaient jamais appartenu à aucun parti politique, étaient finalement assez isolés. Ils ont eu ce réflexe de se réunir sur les ronds-points, vous voyez, et la discussion a démarré, et ils ont fonctionné ensemble. Ils ont fonctionné ensemble comment ? En discutant beaucoup, parfois en cherchant le consensus, parfois ils ne le trouvaient pas, ils ont voté, parfois ils ont choisi des représentants, parfois dénoncé ceux qui se présentaient comme des représentants, parce que moi, j'ai adoré quand ils ont posé un lapin au premier ministre, par exemple, enfin, quand les... voilà, parce que, ben justement, ça pose la question de dans quels représentants on a confiance, et ils se posaient tous ces problèmes-là. Ben moi, je suis convaincue que quand les gens ont envie de se battre pour quelque chose, quand ils ont un objectif, quand ils ont cette combativité, ben oui, ils font régner cette démocratie ouvrière qui consiste à discuter, à chercher à se convaincre les uns les autres, et puis à voter pour, au final, décider et appliquer collectivement ensemble la chose, parce que souvent aussi, on sépare le vote de l'application, alors qu'en fait, l'essentiel est quand même souvent dans qui applique. Et la démocratie ouvrière, vous justement, »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 13:02Voir 1 autre passage
« pas ? Qui vous inclue ? Très simplement, très simplement, ceux qui se battent, ceux qui sont présents, ceux qui participent au mouvement de façon active. Vous le savez, par exemple, dans une grève, parce qu'il y a beaucoup d'exemples aussi, hein, des grèves qui durent et qui sont des véritables bras de fer. Comment ça se passe ? Eh bien, où, attention, je parle des grèves où les salariés restent pas à la maison, mais où vraiment, pour eux, l'enjeu est devenu important et où ils ont compris que c'était à eux de décider, y compris de comment ils allaient se battre, avec quels moyens, quelles actions ils devaient déployer, qu'ils devaient être maîtres de leur mouvement. Je parle de ces grèves-là. Eh bien, ces moments-là où les travailleurs veulent être les décideurs, les maîtres de leur mouvement, eh bien, ils mettent en place des règles. Et moi, je connais beaucoup de règles, de grèves où il y a eu des cartes de grévistes. C'est-à-dire que chaque matin, le gréviste se faisait enregistrer, d'ailleurs pour dire qu'il était bien en grève, parce qu'y compris dans ces mouvements-là, il y a aussi des collectes, il y a aussi, finalement, on s'entraide. Voilà, ça aussi, ça compte. Eh bien, on est gréviste, on est dans le mouvement, on a une carte de grève, eh bien, on a un droit de vote. Pour moi, c'est ceux qui se battent qui doivent décider. Donc, pour moi, c'est sur cette base-là. C'est pas sur la base d'où tu viens, c'est d'ailleurs, est-ce que tu as des papiers en règle et est-ce que tu as bien la nationalité française et puis d'ailleurs, est-ce que toi, c'est quel boulot, tu as un patte ? Non, c'est ceux qui veulent se battre. Et ça, les Gilets jaunes, c'était ça aussi. Ils formaient une communauté de femmes et d'hommes qui avaient envie de se battre là-dessus pour le pouvoir d'achat. Eh bien, ils ont donné la parole, ils ont donné la possibilité justement de peser à chacun d'entre eux. Donc, pour moi, c'est ça la démocratie ouvrière. Et, par exemple, je trouve absolument scandaleux, pas normal, que pour mettre fin à une grève, le patron décide de faire voter tout le monde, y compris les non-midi. Eh bien, non, c'est les grévistes qui se font mettre de leur grève. C'est à eux de décider quand est-ce qu'ils l'arrêtent. Voilà. Et on a le droit aussi d'être minoritaire. On a le droit d'être minoritaire »
Question 20Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratie
Comment ce projet vous parle ou pas ?
Réponse directe
Moi, je dirais que je suis ni pour, ni contre. Je crois qu'il y a surtout pas mal d'illusions en fait là-dedans. Dans ce que vous avez dit, il y a quelque chose qui me plaît beaucoup, c'est que les citoyens doivent être leur propre patron. Voilà. Mais pour moi, ce n'est pas des mots creux au sens strict. C'est-à-dire qu'en fait, pour être son véritable patron, il faut sortir de cette situation d'infériorité que nous impose l'existence des classes sociales. Parce qu'en fait, aujourd'hui, on n'est pas à égalité. Et c'est là que moi, je ne dis pas les citoyens, le peuple en général, je pense que la société, elle est divisée en classes sociales. Il y a d'un côté ceux qui possèdent les capitaux…
« Moi, je dirais que je suis ni pour, ni contre. Je crois qu'il y a surtout pas mal d'illusions en fait là-dedans. Dans ce que vous avez dit, il y a quelque chose qui me plaît beaucoup, c'est que les citoyens doivent être leur propre patron. Voilà. Mais pour moi, ce n'est pas des mots creux au sens strict. C'est-à-dire qu'en fait, pour être son véritable patron, il faut sortir de cette situation d'infériorité que nous impose l'existence des classes sociales. Parce qu'en fait, aujourd'hui, on n'est pas à égalité. Et c'est là que moi, je ne dis pas les citoyens, le peuple en général, je pense que la société, elle est divisée en classes sociales. Il y a d'un côté ceux qui possèdent les capitaux et qui font travailler les autres et qui ont un pouvoir sur les autres, le pouvoir de dire toi, je t'embauche, toi, je te paye tant, toi, je t'accorde le congé, toi, je te forme, toi, je te vire, etc. Et puis, il y a ceux qui sont démunis de ces moyens de production, qui n'ont pas de capitaux et qui sont forcés pour vivre de vendre leurs forces de travail. Pour moi, c'est la classe ouvrière. C'est le monde du travail. C'est l'écrasante majorité des gens qui doivent, pour gagner leur vie, gagner leur temps, vendre soit leur force de travail manuel, soit leur force de travail intellectuel. Mais vous voyez que déjà, là, on n'est pas du tout sur un rapport d'égalité, où finalement, moi, y compris, moi, je suis enseignante, je suis enseignante, mais qu'est-ce que je décide de la façon dont les cours sont organisés ? »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 20:48Voir 1 autre passage
« Voilà. Même les programmes, comment ils sont faits ? Vous savez, moi, je suis enseignante d'économie et gestion. En économie, il n'y a pas de chapitre sur la crise. La crise, ça n'existe pas. Vous voyez, il n'y a pas de crise. La crise, ça n'existe pas dans la société capitaliste. Vous voyez ? Mais ça, c'est vrai. C'est vrai de partout. C'est vrai de partout, y compris les ouvriers, qui connaissent bien mieux le travail que n'importe quel manager et que n'importe quel actionnaire qui a investi dans l'entreprise. Est-ce qu'il a son mot à dire ? Est-ce qu'aujourd'hui, dans la société, non ? Donc, être le patron, ça veut dire exproprier cette bourgeoisie, collectiviser ces entreprises. Et là, oui, on sera les patrons collectivement. Et là, on pourra vraiment dire qu'on est à égalité et on peut décider tous ensemble. Là, on pourra le dire. Mais sinon, non, je ne suis pas d'accord. En fait, c'est l'illusion qu'on pourrait avoir plus de pouvoir. Alors même que... Est-ce que vous pensez, une seconde, qu'il pourrait y avoir un RIC pour dire est-ce que vous êtes pour le SMIC à 2 200 euros net ? Moi, je pense qu'il faudrait le porter à 2 200 euros net sur le SMIC. »
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Question 21Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratie
Non, je comprends tout à fait votre point. Le point que je voulais faire, c'est de dire, si chaque salarié aujourd'hui qui voit ses droits bafoués dans la canicule, avait la possibilité de changer la constitution pour dire, mettre en place des mesures plus protectives, des lois plus protectives, ce serait quand même une avancée pour les droits des travailleurs ou pas selon vous ?
Réponse partielle
Je n'y crois pas parce qu'en fait, c'est le patron qui fait sa propre loi. Et plus les salariés sont fragilisés par plein de problèmes, par exemple des problèmes de papier, des problèmes de langue, et bien plus il fait sa loi en fait. Et je vous le redis, même le code du travail, normalement il faut payer toutes les heures travaillées, mais dans combien d'entreprises les heures supplémentaires ne sont pas payées ? Mais il y en a plein, je peux vous dire, il y en a plein. Donc si vous voulez, c'est une réalité sociale ça. Et y compris, vous n'allez pas dire au travailleur, on a pas payé tes heures supplémentaires, tu fais un RIC. Il y a déjà une loi qui dit que toutes les heures de travail d…
« Je n'y crois pas parce qu'en fait, c'est le patron qui fait sa propre loi. Et plus les salariés sont fragilisés par plein de problèmes, par exemple des problèmes de papier, des problèmes de langue, et bien plus il fait sa loi en fait. Et je vous le redis, même le code du travail, normalement il faut payer toutes les heures travaillées, mais dans combien d'entreprises les heures supplémentaires ne sont pas payées ? Mais il y en a plein, je peux vous dire, il y en a plein. Donc si vous voulez, c'est une réalité sociale ça. Et y compris, vous n'allez pas dire au travailleur, on a pas payé tes heures supplémentaires, tu fais un RIC. Il y a déjà une loi qui dit que toutes les heures de travail doivent être payées, et que le patron qui ne le fait pas est un délinquant. Et alors, et alors, ça ne change rien. Donc en revanche, vous savez par rapport à la canicule, qu'est-ce qui s'est passé ? Il s'est passé que les travailleurs, heureusement, ils n'ont pas pensé à dire, on va faire un RIC, etc. Non, ils ont dit, il nous faut plus de pauses, on va les prendre. Il faut que les pauses soient plus longues, et bien on les allonge. Et puis on ne retourne pas au boulot comme, voilà, la pause elle est de 10 minutes, et bien on en prend 15, on en prend 18. C'est ça qui s'est passé. Les cadences, la plupart du temps, dans les usines, il y a une chose sur laquelle les patrons, ils ont été inflexibles, c'est impossible de diminuer les cadences. Les cadences, il faut les faire. C'est un principe. En fait, ils veulent faire croire qu'il n'y a pas d'autre façon de travailler, qu'il faut forcément travailler toujours plus vite, etc. Bon, il y a des salariés qui ont cassé les cadences. Voilà, tout simplement. Non mais j'entends bien. Ils ont agi, mais y compris en discutant. Et ça, ça s'appelle de l'action directe collective. Mais c'est ce qu'il y a de mieux. C'est ce qu'il y a de mieux parce que justement, les travailleurs, ils réalisent qu'en réalité dans cette société, on n'est pas voué à obéir. On n'est pas voué à dire oui chef, bien chef, etc. Quand les discussions, quand les ordres sont contraires à nos intérêts, sont même dangereux pour notre santé, on peut dire non. On peut dire non. On peut les contester. »
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Question 22Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratie
Ou un espace ?
Réponse à côté
Non. Non, c'est des moments dans l'histoire où en effet, les travailleurs ont senti leur force, l'ont organisé, l'ont actionné pour faire des choses que je trouve, moi, fantastiques. Parce qu'arrêter une guerre, arrêter la guerre pendant la Première Guerre mondiale, je trouve ça fantastique. Après, vous l'avez noté, il y a eu en effet la bureaucratie qui a confisqué le pouvoir aux soviets. Nous, on est trotskistes et on pense qu'en effet, le stalinisme, ça a été une caricature. Trotsky, je vous confirme que Trotsky, il a été un des dirigeants de l'armée rouge et que cette guerre civile, c'est ça aussi, une révolution. C'est-à-dire qu'en fait, une révolution, soit elle se donne les moyens, s…
« Non. Non, c'est des moments dans l'histoire où en effet, les travailleurs ont senti leur force, l'ont organisé, l'ont actionné pour faire des choses que je trouve, moi, fantastiques. Parce qu'arrêter une guerre, arrêter la guerre pendant la Première Guerre mondiale, je trouve ça fantastique. Après, vous l'avez noté, il y a eu en effet la bureaucratie qui a confisqué le pouvoir aux soviets. Nous, on est trotskistes et on pense qu'en effet, le stalinisme, ça a été une caricature. »
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« Trotsky, je vous confirme que Trotsky, il a été un des dirigeants de l'armée rouge et que cette guerre civile, c'est ça aussi, une révolution. C'est-à-dire qu'en fait, une révolution, soit elle se donne les moyens, si vous voulez, de gagner face aux forces coalisées, parce que c'est ça qui s'est passé. Vous savez, quand ils ont fait la révolution en Russie, tous ceux, y compris qu'ils se combattaient pendant la Première Guerre mondiale, là, ils se sont tous mis dans le même camp contre la révolution bolchevique. C'est une guerre civile qui a duré plus de trois ans. Et donc, il fallait faire quoi ? Il fallait dire, oui, effectivement, allez, on rétablit le tsarisme. Ben non, ils ont eu raison, ils ont tenté jusqu'au bout d'imposer leur façon de gouverner, leur État ouvrier, ça n'a pas marché. Parce que la révolution, ce n'est pas étendu, et c'est là que je veux terminer sur ma réponse. C'est que non, il n'y a pas un pays, et qu'y compris ce que nous, nous portons, c'est-à-dire le renversement du capitalisme, en réalité, il ne peut s'exercer vraiment qu'à l'échelle internationale, pour la simple raison qu'aujourd'hui, il domine à l'échelle internationale. Et que quand, y compris vous vous attaquez aux intérêts de la classe capitaliste, ici en France, vous vous attaquez à la classe capitaliste mondiale, parce que, vous savez, les capitaux sont imbriqués, et en réalité, il faut forcément que le mouvement de révolte, le changement de société, eh bien, ils se répandent tel un tremblement de terre qui aurait des répliques dans tous les pays. Donc, non, aujourd'hui, il n'y a pas de modèle. Il y a des moments dans l'histoire où il y a eu des vagues révolutionnaires qui auraient pu véritablement changer le monde. Ça, c'est sûr. Donc, vous m'y allez… Et c'est 1917-1920, on est une. »
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Question 23Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratie
D'accord. Donc, une vision vraiment axée sur l'idée de donner le pouvoir aux travailleurs, qu'ils l'exercent collectivement, décident ensemble de leur destin et où les peuples, en fait, s'accordent aussi sur leur interaction, leur solidarité. Est-ce que vous pouvez nous expliquer comment cette vision, vous comptez la faire advenir, la mettre en place ?
Réponse directe
stratégie, votre mode d'action ? Moi, je suis convaincue que tout ça, finalement, deviendra un objectif pour des centaines de millions de travailleurs partout sur la planète, quand ils entreront en révolte, quand ils auront envie justement de secouer ce diktat-là de l'argent, de la domination de quelques milliers de capitalistes qui, finalement, captent l'essentiel des richesses et dominent toute la société. Quand, justement, les peuples se soulèveront, moi, je suis convaincue qu'on va devant de grandes révoltes, que toutes ces inégalités, ces guerres et cette descente dans la barbarie qu'on connaît dans un très grand nombre de régions du monde. Bien sûr, je pense au Moyen-Orient, mais je p…
« stratégie, votre mode d'action ? Moi, je suis convaincue que tout ça, finalement, deviendra un objectif pour des centaines de millions de travailleurs partout sur la planète, quand ils entreront en révolte, quand ils auront envie justement de secouer ce diktat-là de l'argent, de la domination de quelques milliers de capitalistes qui, finalement, captent l'essentiel des richesses et dominent toute la société. Quand, justement, les peuples se soulèveront, moi, je suis convaincue qu'on va devant de grandes révoltes, que toutes ces inégalités, ces guerres et cette descente dans la barbarie qu'on connaît dans un très grand nombre de régions du monde. Bien sûr, je pense au Moyen-Orient, mais je pense à la guerre en Ukraine, mais je pense aussi, vous savez, on bat un record de femmes et d'hommes qui sont enfermées dans des camps, dans des camps. Alors, c'est des camps de réfugiés, c'est des camps fermés, des camps de prisonniers. Donc, il y a cette descente là vers la barbarie, mais je suis convaincue qu'il y aura des réactions et que, comme il y a eu des révoltes arabes, comme il y a eu le Irak, comme il y a eu une révolte au Soudan, comme il y a eu, vous savez, les insurrections de ce qu'on appelait la Gen Z, dernièrement les manifestations au Maroc. Je suis convaincue que les opprimés, les exploités, les petits gens, ils chercheront à nouveau la voie de vivre mieux, tout simplement, de vivre mieux. Et j'espère que, oui, cette perspective de s'adresser à ceux qui tiennent les rênes de la société et pas que les rênes politiques, parce que peut-être qu'on en discutera tout à l'heure, mais pour moi, le pouvoir, il n'est pas d'abord à l'Élysée. En fait, le pouvoir, pour moi, c'est d'abord le pouvoir d'argent, le pouvoir que concentrent les capitalistes au travers de leurs capitaux. Donc, j'espère que, oui, ils sauront finalement disputer le pouvoir à cette classe capitaliste et prendre leur sort en main, et réorganiser la société en fonction de nos besoins. Voilà, et moi, ma conviction, c'est que, vous savez, les peuples, les travailleurs de tous les pays, de ce point de vue-là, ils ont les mêmes intérêts, en fait, ils ont les mêmes revendications et les mêmes préoccupations. Donc, un agenda qui est »
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Question 24Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratie
quand même en lui donnant des petites miettes de pouvoir. L'autre aspect, c'est peut-être pour conclure, je pense que votre position, elle est très claire. Il y a juste une question que je me pose, c'est puisque l'outil du RIC et la révolution démocratique, l'idée de devenir les patrons du système politique, est vraiment plébiscité, au sein des classes populaires, par 80% des gens. Pourquoi vous ne le défendez pas si vous portez la voix des travailleurs et des exclus ?
Réponse à côté
Parce que justement, j'espère leur redonner confiance dans leur propre force, et dans leur capacité de faire, de faire ensemble, de faire collectivement. Je pense que c'est quelque chose que beaucoup peuvent toucher du doigt en fait. Je ne suis pas d'accord avec ce que vous avez dit sur le fait que ça ne serait pas inclusif, la lutte collective. Franchement, qu'est-ce qu'il y a eu de plus inclusif que les grandes grèves de mai-juin 1936 ? Même les garçons de café faisaient grève. Même les grands magasins, les serveuses des grands magasins faisaient grève. Qu'est-ce qu'il y a eu ? Il n'y a rien eu de plus inclusif.
« Parce que justement, j'espère leur redonner confiance dans leur propre force, et dans leur capacité de faire, de faire ensemble, de faire collectivement. Je pense que c'est quelque chose que beaucoup peuvent toucher du doigt en fait. Je ne suis pas d'accord avec ce que vous avez dit sur le fait que ça ne serait pas inclusif, la lutte collective. Franchement, qu'est-ce qu'il y a eu de plus inclusif que les grandes grèves de mai-juin 1936 ? Même les garçons de café faisaient grève. Même les grands magasins, les serveuses des grands magasins faisaient grève. Qu'est-ce qu'il y a eu ? Il n'y a rien eu de plus inclusif. »
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Question 25Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratie
Les grands changements ont eu lieu... Enfin, les grandes lois. En fait, toutes les lois qui ont amélioré le sort des travailleurs l'ont été pour deux raisons. Parce qu'ils ont pris le pouvoir. C'est-à-dire qu'ils ont réussi à obtenir le pouvoir politique. Ça n'a pas été uniquement... Pourquoi non ?
Réponse directe
Non, parce qu'en fait, le pouvoir politique, c'était une coalition, y compris une coalition du Parti Socialiste avec Léon Blum et le Parti Radical, qui était un parti bourgeois. Aujourd'hui, on dirait les macronistes, en fait, le Parti Radical. Et c'est eux qui avaient pris le pouvoir sur la base d'un programme, d'ailleurs, qui n'avait absolument rien de radical, dans lequel il n'y avait même pas les congés payés. Il n'y avait sûrement pas les 40 heures. Il n'y avait pas les représentants syndicaux, etc., etc. Tout ça, ça a été demandé par le patronat au gouvernement à partir du moment où il y a eu cette grève générale qu'il fallait absolument stopper le plus vite possible. Il fallait sorti…
« Non, parce qu'en fait, le pouvoir politique, c'était une coalition, y compris une coalition du Parti Socialiste avec Léon Blum et le Parti Radical, qui était un parti bourgeois. Aujourd'hui, on dirait les macronistes, en fait, le Parti Radical. Et c'est eux qui avaient pris le pouvoir sur la base d'un programme, d'ailleurs, qui n'avait absolument rien de radical, dans lequel il n'y avait même pas les congés payés. Il n'y avait sûrement pas les 40 heures. Il n'y avait pas les représentants syndicaux, etc., etc. Tout ça, ça a été demandé par le patronat au gouvernement à partir du moment où il y a eu cette grève générale qu'il fallait absolument stopper le plus vite possible. Il fallait sortir, si vous voulez, la lance à eau, comme les pompiers font quand il y a un incendie. C'était ça qui s'est passé. Donc oui, il y a eu les congés payés, mais ça, ça a été le fruit de la lutte des travailleurs, en fait, et des sacrifices qu'ils ont faits, y compris de la peur qu'ils ont dû dépasser quand ils se sont lancés dans le combat. Ça a été ça. Et ça, c'est vraiment fondamental. Le gouvernement de Blum, pour moi, en fait, il n'était pas du côté des travailleurs. Je vais vous dire, il n'était pas du côté des travailleurs, et ça s'est vu dans les mois qui ont suivi. Ça s'est vu, par exemple, avec sa politique par rapport à la Révolution espagnole, mais ça s'est vu par rapport aussi à la colonisation, où Léon Blum a été absolument opposé à l'indépendance des peuples coloniaux. C'est même son gouvernement qui a fait arrêter Mesali Hadj. Vous voyez, l'étoile nord-africaine en Algérie, un des leaders de l'indépendance, du combat pour l'indépendance en Algérie. Donc non, ce n'est pas le gouvernement, c'est la lutte des travailleurs. Et c'est justement le fait qu'ils ont réussi à s'imposer comme une force agissante, menaçante, menaçant la propriété privée des patrons, parce que vous avez les patrons, alors là, ils sont complètement paumés, quand ils ne peuvent même plus rentrer dans leur usine, ou en tout cas quand ils veulent rentrer dans leur usine, et qu'ils doivent demander l'autorisation aux travailleurs. Et quand les travailleurs leur répondent, bah oui, ici, on est les patrons, en fait. Je comprends votre expression, mais ce n'était pas des mots, c'était une réalité. Ils étaient les patrons. Et effectivement, pendant plusieurs semaines, y compris, ils auraient même pu, en fait, réorganiser la production. Ils auraient même pu se refaire tourner la boîte, en décidant eux de comment ils la faisaient tourner, et qu'est-ce qu'ils produisaient avec. Ils auraient pu le faire. Ils ne l'ont pas fait, malheureusement, parce que justement, les perspectives communistes et révolutionnaires, elles n'étaient pas présentes. Et ce n'est pas le Parti communiste, et ce n'est pas Léon Blum qui les a défendus, parce que justement, ils voulaient que ça se calme au plus vite, en fait. Voilà. Donc, il y a eu cette période-là où les travailleurs, en effet, ils ont exercé vraiment un rapport de force qui leur a donné du pouvoir. Mais c'était précisément parce qu'ils étaient en Grèce et parce qu'ils occupaient les usines. »
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« pas ? Qui vous inclue ? Très simplement, très simplement, ceux qui se battent, ceux qui sont présents, ceux qui participent au mouvement de façon active. Vous le savez, par exemple, dans une grève, parce qu'il y a beaucoup d'exemples aussi, hein, des grèves qui durent et qui sont des véritables bras de fer. Comment ça se passe ? Eh bien, où, attention, je parle des grèves où les salariés restent pas à la maison, mais où vraiment, pour eux, l'enjeu est devenu important et où ils ont compris que c'était à eux de décider, y compris de comment ils allaient se battre, avec quels moyens, quelles actions ils devaient déployer, qu'ils devaient être maîtres de leur mouvement. Je parle de ces grèves-là. Eh bien, ces moments-là où les travailleurs veulent être les décideurs, les maîtres de leur mouvement, eh bien, ils mettent en place des règles. Et moi, je connais beaucoup de règles, de grèves où il y a eu des cartes de grévistes. C'est-à-dire que chaque matin, le gréviste se faisait enregistrer, d'ailleurs pour dire qu'il était bien en grève, parce qu'y compris dans ces mouvements-là, il y a aussi des collectes, il y a aussi, finalement, on s'entraide. Voilà, ça aussi, ça compte. Eh bien, on est gréviste, on est dans le mouvement, on a une carte de grève, eh bien, on a un droit de vote. Pour moi, c'est ceux qui se battent qui doivent décider. Donc, pour moi, c'est sur cette base-là. C'est pas sur la base d'où tu viens, c'est d'ailleurs, est-ce que tu as des papiers en règle et est-ce que tu as bien la nationalité française et puis d'ailleurs, est-ce que toi, c'est quel boulot, tu as un patte ? Non, c'est ceux qui veulent se battre. Et ça, les Gilets jaunes, c'était ça aussi. Ils formaient une communauté de femmes et d'hommes qui avaient envie de se battre là-dessus pour le pouvoir d'achat. Eh bien, ils ont donné la parole, ils ont donné la possibilité justement de peser à chacun d'entre eux. Donc, pour moi, c'est ça la démocratie ouvrière. Et, par exemple, je trouve absolument scandaleux, pas normal, que pour mettre fin à une grève, le patron décide de faire voter tout le monde, y compris les non-midi. Eh bien, non, c'est les grévistes qui se font mettre de leur grève. C'est à eux de décider quand est-ce qu'ils l'arrêtent. Voilà. Et on a le droit aussi d'être minoritaire. On a le droit d'être minoritaire »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 16:23
« je ne ferais pas croire, je n'aurais pas cette posture « votez pour moi et vous allez voir ce que vous allez voir, je ferai le SMIC à 2 200 euros net, je ferai ci, je ferai ça ». Non, je ne vais pas dire ça, mais je vais, par contre, affirmer que oui, tout est une question de rapport de force et ce qui était impossible avant qu'il y ait la grève générale en mai-juin 1936, par exemple, est devenue possible après la grève, est devenue possible avec les occupations d'usines, est devenue possible avec la levée en masse, en fait, des travailleuses et des travailleurs. Donc, je vais dire qu'en réalité, notre force, c'est de se battre collectivement, c'est de jouer sur cette puissance qu'on a, qui consiste à être indispensable au fonctionnement de la société, indispensable à l'accumulation des capitaux pour le grand patronat, pour la grande bourgeoisie, c'est cette force-là qu'il faut activer. Et j'espère que dans cette campagne présidentielle, bah oui, je ferai exister cette idée que, nous ne sommes pas, l'humanité n'est pas condamnée pour l'éternité à la société capitaliste, que tous ceux qui nous expliquent que ça, ça, le capitalisme correspond pile poil à la nature humaine, parce que l'homme est un loup pour l'homme. Bah non, non, je ne suis pas d'accord avec ça, je l'affirmerai. Je dirais que la société humaine, elle a traversé des organisations sociales très différentes les unes des autres et qu'on n'est pas à la dernière station, voilà, on n'est pas au terminus, en fait. L'histoire, elle continue, la lutte de classe, elle continue, les inégalités continuent, bah tout ça, ça va créer forcément des remises en cause profondes de la société et il faut qu'on ait une vision, qu'on ait une perspective, qu'on sache où on peut aller. Et encore une fois, moi, je pense que la perspective, c'est d'aller vers une société collective. Collective parce que, tout simplement, nous ne sommes rien sans les autres. On n'est rien sans le travail des autres, parce qu'on est déjà dans un immense collectif de travail. Et quand on y réfléchit, en fait, on travaille pas seulement avec ceux qui sont concentrés dans la même entreprise que nous, mais on travaille avec des femmes et des hommes aux quatre coins de la planète. Parce qu'en fait, les trusts n'ont jamais été aussi importants en nombre et aussi internationalisés. Et comment, »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 10:28
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées19 mars 2024 au 30 juin 2026 · 55 observations66 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« J'ai des convictions fortes, vous l'avez remarqué. Et si vous voulez, moi, je pense que toute l'histoire me donne raison. Regardez un exemple qui me vient en tête. Est-ce que vous vous souvenez de la crise en Grèce, la crise de la dette grecque, 2011, si je ne me trompe, 2011, où finalement, c'est Tsipras qui avait été élu comme le porte-voix des travailleurs. Et Tsipras, en fait, pour, comment dire, imposer son plan aux banquiers européens et à l'Union européenne, a fait voter trois fois le pays. Trois fois. Trois référendums. Qu'est-ce qu'ils ont fait ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Il s'est passé que les banquiers ont dit, ok, la population grecque, elle a voté, ok. Eh bien, on s'en moque et nous, on ferme les robinets. Et donc, en fait, la cure d'austérité, c'est vous, Tsipras, qui allez l'imposer au pays. Et c'est ce qui s'est passé, en fait. Ils se sont assis sur les lois, sur les fondements, sur les votes. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 53:57Voir 2 autres passages
« C'est vrai qu'une première différence avec la façon dont vous avez de présenter les choses, en parlant de démocratie pour du peuple, etc., nous, nous parlons de démocratie ouvrière. Dans le sens où, finalement, cette démocratie, c'est ceux qui se battent, pas seulement des ouvriers, il ne faut pas penser, je ne parle pas seulement de celui qui a un bleu de travail, je parle à tous ceux qui sont utiles à la société, en fait, les 99 % de la société. Vous savez, même, pour moi, la femme qui élève ses enfants est une travailleuse, en fait, et elle est indispensable à la société, du simple fait, d'ailleurs, que justement, elle assure le renouvellement des générations. Et en fait, c'est un travail qui, y compris, est aussi prenant et aussi difficile et aussi dur et aussi épuisant qu'un travail parfois à l'usine de s'occuper des enfants. Donc, non, le monde du travail, pour nous, c'est ceux qui ont un travail, bien sûr, manuel, mais aussi un travail intellectuel, aussi ceux qui ont un statut d'auto-entrepreneur, ceux qui sont le petit artisan, c'est aussi ceux qui galèrent de petit boulot en petit boulot, entre chômage, intérim, etc., etc. Donc, vous voyez, c'est au sens large, mais à partir du moment où ils veulent se battre, eh bien, en fait, ils commencent à discuter ensemble, ils votent ensemble et ils votent pour tout. Écoutez, on a quand même l'exemple des gilets jaunes, l'exemple des gilets jaunes qui était magnifique pour ça, magnifique, parce que les femmes et les hommes qui ne se connaissaient pas, qui ne se connaissaient pas et qui n'avaient pas l'habitude de l'organisation, parce que beaucoup d'entre eux étaient dans des petites structures, souvent n'avaient jamais fréquenté de syndicats, n'avaient jamais appartenu à aucun parti politique, étaient finalement assez isolés. Ils ont eu ce réflexe de se réunir sur les ronds-points, vous voyez, et la discussion a démarré, et ils ont fonctionné ensemble. Ils ont fonctionné ensemble comment ? En discutant beaucoup, parfois en cherchant le consensus, parfois ils ne le trouvaient pas, ils ont voté, parfois ils ont choisi des représentants, parfois dénoncé ceux qui se présentaient comme des représentants, parce que moi, j'ai adoré quand ils ont posé un lapin au premier ministre, par exemple, enfin, quand les... voilà, parce que, ben justement, ça pose la question de dans quels représentants on a confiance, et ils se posaient tous ces problèmes-là. Ben moi, je suis convaincue que quand les gens ont envie de se battre pour quelque chose, quand ils ont un objectif, quand ils ont cette combativité, ben oui, ils font régner cette démocratie ouvrière qui consiste à discuter, à chercher à se convaincre les uns les autres, et puis à voter pour, au final, décider et appliquer collectivement ensemble la chose, parce que souvent aussi, on sépare le vote de l'application, alors qu'en fait, l'essentiel est quand même souvent dans qui applique. Et la démocratie ouvrière, vous justement, »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées24 juin 2024 au 30 juin 2026 · 45 observations58 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est vrai qu'une première différence avec la façon dont vous avez de présenter les choses, en parlant de démocratie pour du peuple, etc., nous, nous parlons de démocratie ouvrière. Dans le sens où, finalement, cette démocratie, c'est ceux qui se battent, pas seulement des ouvriers, il ne faut pas penser, je ne parle pas seulement de celui qui a un bleu de travail, je parle à tous ceux qui sont utiles à la société, en fait, les 99 % de la société. Vous savez, même, pour moi, la femme qui élève ses enfants est une travailleuse, en fait, et elle est indispensable à la société, du simple fait, d'ailleurs, que justement, elle assure le renouvellement des générations. Et en fait, c'est un travail qui, y compris, est aussi prenant et aussi difficile et aussi dur et aussi épuisant qu'un travail parfois à l'usine de s'occuper des enfants. Donc, non, le monde du travail, pour nous, c'est ceux qui ont un travail, bien sûr, manuel, mais aussi un travail intellectuel, aussi ceux qui ont un statut d'auto-entrepreneur, ceux qui sont le petit artisan, c'est aussi ceux qui galèrent de petit boulot en petit boulot, entre chômage, intérim, etc., etc. Donc, vous voyez, c'est au sens large, mais à partir du moment où ils veulent se battre, eh bien, en fait, ils commencent à discuter ensemble, ils votent ensemble et ils votent pour tout. Écoutez, on a quand même l'exemple des gilets jaunes, l'exemple des gilets jaunes qui était magnifique pour ça, magnifique, parce que les femmes et les hommes qui ne se connaissaient pas, qui ne se connaissaient pas et qui n'avaient pas l'habitude de l'organisation, parce que beaucoup d'entre eux étaient dans des petites structures, souvent n'avaient jamais fréquenté de syndicats, n'avaient jamais appartenu à aucun parti politique, étaient finalement assez isolés. Ils ont eu ce réflexe de se réunir sur les ronds-points, vous voyez, et la discussion a démarré, et ils ont fonctionné ensemble. Ils ont fonctionné ensemble comment ? En discutant beaucoup, parfois en cherchant le consensus, parfois ils ne le trouvaient pas, ils ont voté, parfois ils ont choisi des représentants, parfois dénoncé ceux qui se présentaient comme des représentants, parce que moi, j'ai adoré quand ils ont posé un lapin au premier ministre, par exemple, enfin, quand les... voilà, parce que, ben justement, ça pose la question de dans quels représentants on a confiance, et ils se posaient tous ces problèmes-là. Ben moi, je suis convaincue que quand les gens ont envie de se battre pour quelque chose, quand ils ont un objectif, quand ils ont cette combativité, ben oui, ils font régner cette démocratie ouvrière qui consiste à discuter, à chercher à se convaincre les uns les autres, et puis à voter pour, au final, décider et appliquer collectivement ensemble la chose, parce que souvent aussi, on sépare le vote de l'application, alors qu'en fait, l'essentiel est quand même souvent dans qui applique. Et la démocratie ouvrière, vous justement, »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 13:02Voir 2 autres passages
« pas ? Qui vous inclue ? Très simplement, très simplement, ceux qui se battent, ceux qui sont présents, ceux qui participent au mouvement de façon active. Vous le savez, par exemple, dans une grève, parce qu'il y a beaucoup d'exemples aussi, hein, des grèves qui durent et qui sont des véritables bras de fer. Comment ça se passe ? Eh bien, où, attention, je parle des grèves où les salariés restent pas à la maison, mais où vraiment, pour eux, l'enjeu est devenu important et où ils ont compris que c'était à eux de décider, y compris de comment ils allaient se battre, avec quels moyens, quelles actions ils devaient déployer, qu'ils devaient être maîtres de leur mouvement. Je parle de ces grèves-là. Eh bien, ces moments-là où les travailleurs veulent être les décideurs, les maîtres de leur mouvement, eh bien, ils mettent en place des règles. Et moi, je connais beaucoup de règles, de grèves où il y a eu des cartes de grévistes. C'est-à-dire que chaque matin, le gréviste se faisait enregistrer, d'ailleurs pour dire qu'il était bien en grève, parce qu'y compris dans ces mouvements-là, il y a aussi des collectes, il y a aussi, finalement, on s'entraide. Voilà, ça aussi, ça compte. Eh bien, on est gréviste, on est dans le mouvement, on a une carte de grève, eh bien, on a un droit de vote. Pour moi, c'est ceux qui se battent qui doivent décider. Donc, pour moi, c'est sur cette base-là. C'est pas sur la base d'où tu viens, c'est d'ailleurs, est-ce que tu as des papiers en règle et est-ce que tu as bien la nationalité française et puis d'ailleurs, est-ce que toi, c'est quel boulot, tu as un patte ? Non, c'est ceux qui veulent se battre. Et ça, les Gilets jaunes, c'était ça aussi. Ils formaient une communauté de femmes et d'hommes qui avaient envie de se battre là-dessus pour le pouvoir d'achat. Eh bien, ils ont donné la parole, ils ont donné la possibilité justement de peser à chacun d'entre eux. Donc, pour moi, c'est ça la démocratie ouvrière. Et, par exemple, je trouve absolument scandaleux, pas normal, que pour mettre fin à une grève, le patron décide de faire voter tout le monde, y compris les non-midi. Eh bien, non, c'est les grévistes qui se font mettre de leur grève. C'est à eux de décider quand est-ce qu'ils l'arrêtent. Voilà. Et on a le droit aussi d'être minoritaire. On a le droit d'être minoritaire »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées8 mars 2025 au 30 juin 2026 · 16 observations17 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« J'ai des convictions fortes, vous l'avez remarqué. Et si vous voulez, moi, je pense que toute l'histoire me donne raison. Regardez un exemple qui me vient en tête. Est-ce que vous vous souvenez de la crise en Grèce, la crise de la dette grecque, 2011, si je ne me trompe, 2011, où finalement, c'est Tsipras qui avait été élu comme le porte-voix des travailleurs. Et Tsipras, en fait, pour, comment dire, imposer son plan aux banquiers européens et à l'Union européenne, a fait voter trois fois le pays. Trois fois. Trois référendums. Qu'est-ce qu'ils ont fait ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Il s'est passé que les banquiers ont dit, ok, la population grecque, elle a voté, ok. Eh bien, on s'en moque et nous, on ferme les robinets. Et donc, en fait, la cure d'austérité, c'est vous, Tsipras, qui allez l'imposer au pays. Et c'est ce qui s'est passé, en fait. Ils se sont assis sur les lois, sur les fondements, sur les votes. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 53:57Voir 2 autres passages
« je ne ferais pas croire, je n'aurais pas cette posture « votez pour moi et vous allez voir ce que vous allez voir, je ferai le SMIC à 2 200 euros net, je ferai ci, je ferai ça ». Non, je ne vais pas dire ça, mais je vais, par contre, affirmer que oui, tout est une question de rapport de force et ce qui était impossible avant qu'il y ait la grève générale en mai-juin 1936, par exemple, est devenue possible après la grève, est devenue possible avec les occupations d'usines, est devenue possible avec la levée en masse, en fait, des travailleuses et des travailleurs. Donc, je vais dire qu'en réalité, notre force, c'est de se battre collectivement, c'est de jouer sur cette puissance qu'on a, qui consiste à être indispensable au fonctionnement de la société, indispensable à l'accumulation des capitaux pour le grand patronat, pour la grande bourgeoisie, c'est cette force-là qu'il faut activer. Et j'espère que dans cette campagne présidentielle, bah oui, je ferai exister cette idée que, nous ne sommes pas, l'humanité n'est pas condamnée pour l'éternité à la société capitaliste, que tous ceux qui nous expliquent que ça, ça, le capitalisme correspond pile poil à la nature humaine, parce que l'homme est un loup pour l'homme. Bah non, non, je ne suis pas d'accord avec ça, je l'affirmerai. Je dirais que la société humaine, elle a traversé des organisations sociales très différentes les unes des autres et qu'on n'est pas à la dernière station, voilà, on n'est pas au terminus, en fait. L'histoire, elle continue, la lutte de classe, elle continue, les inégalités continuent, bah tout ça, ça va créer forcément des remises en cause profondes de la société et il faut qu'on ait une vision, qu'on ait une perspective, qu'on sache où on peut aller. Et encore une fois, moi, je pense que la perspective, c'est d'aller vers une société collective. Collective parce que, tout simplement, nous ne sommes rien sans les autres. On n'est rien sans le travail des autres, parce qu'on est déjà dans un immense collectif de travail. Et quand on y réfléchit, en fait, on travaille pas seulement avec ceux qui sont concentrés dans la même entreprise que nous, mais on travaille avec des femmes et des hommes aux quatre coins de la planète. Parce qu'en fait, les trusts n'ont jamais été aussi importants en nombre et aussi internationalisés. Et comment, »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités30 juin 2026 au 30 juin 2026 · 1 observation1 passage
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est ce qu'on a fait quand même là, ce soir. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 53:46
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités19 mars 2024 au 30 juin 2026 · 26 observations27 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« De lutte ouvrière, pardon. Non mais, je reconnais cette aspiration et elle est mille fois légitime et j'en suis complètement solidaire. Cette aspiration comme ça à avoir davantage de pouvoir. Bien sûr, on doit, on doit, on ne doit pas accepter, accepter aujourd'hui ce diktat d'une poignée de capitalistes. Quand on voit qu'Elon Musk, vous avez vu qu'Elon Musk, sa fortune dépasse les mille milliards de dollars, qu'en fait, à lui seul, il possède plus que beaucoup d'États, beaucoup de pays, en fait. Et donc, en fait, il a la puissance financière qui dépasse même celle de l'État français, en fait. Donc, c'est quand même, c'est quand même dingue. Et vous vous rendez compte que lui, ses décisions, ils impactent pour des décennies, en fait, notre économie et toute la société avec un tel poids, avec autant d'entreprises entre ses mains. Et puis surtout parce qu'il capte des milliards et des milliards de capitaux que moi, je verrais tout à fait mieux investis dans d'autres domaines. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 24:51Voir 2 autres passages
« De lutte ouvrière, pardon. Non mais, je reconnais cette aspiration et elle est mille fois légitime et j'en suis complètement solidaire. Cette aspiration comme ça à avoir davantage de pouvoir. Bien sûr, on doit, on doit, on ne doit pas accepter, accepter aujourd'hui ce diktat d'une poignée de capitalistes. Quand on voit qu'Elon Musk, vous avez vu qu'Elon Musk, sa fortune dépasse les mille milliards de dollars, qu'en fait, à lui seul, il possède plus que beaucoup d'États, beaucoup de pays, en fait. Et donc, en fait, il a la puissance financière qui dépasse même celle de l'État français, en fait. Donc, c'est quand même, c'est quand même dingue. Et vous vous rendez compte que lui, ses décisions, ils impactent pour des décennies, en fait, notre économie et toute la société avec un tel poids, avec autant d'entreprises entre ses mains. Et puis surtout parce qu'il capte des milliards et des milliards de capitaux que moi, je verrais tout à fait mieux investis dans d'autres domaines. »
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Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités19 mars 2024 au 30 juin 2026 · 12 observations15 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« J'ai des convictions fortes, vous l'avez remarqué. Et si vous voulez, moi, je pense que toute l'histoire me donne raison. Regardez un exemple qui me vient en tête. Est-ce que vous vous souvenez de la crise en Grèce, la crise de la dette grecque, 2011, si je ne me trompe, 2011, où finalement, c'est Tsipras qui avait été élu comme le porte-voix des travailleurs. Et Tsipras, en fait, pour, comment dire, imposer son plan aux banquiers européens et à l'Union européenne, a fait voter trois fois le pays. Trois fois. Trois référendums. Qu'est-ce qu'ils ont fait ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Il s'est passé que les banquiers ont dit, ok, la population grecque, elle a voté, ok. Eh bien, on s'en moque et nous, on ferme les robinets. Et donc, en fait, la cure d'austérité, c'est vous, Tsipras, qui allez l'imposer au pays. Et c'est ce qui s'est passé, en fait. Ils se sont assis sur les lois, sur les fondements, sur les votes. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 53:57Voir 2 autres passages
« C'est qu'aucune loi ne fera reculer les capitalistes quand ils veulent quelque chose. Aucune loi. Regardez les règlements internationaux. Trump, il en a fait quoi ? Il en a fait quoi ? Il a transformé tout ça. Il a dit tout ça, je n'ai pas besoin. Il a fomenté une guerre comme ça, parce que voilà, il s'est dit qu'il allait ratailler. Il a ratiné le peuple iranien, comme ça, le régime qu'il allait faire comme au Venezuela. On a plein d'exemples, plein d'exemples. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 55:11
« J'ai des convictions fortes, vous l'avez remarqué. Et si vous voulez, moi, je pense que toute l'histoire me donne raison. Regardez un exemple qui me vient en tête. Est-ce que vous vous souvenez de la crise en Grèce, la crise de la dette grecque, 2011, si je ne me trompe, 2011, où finalement, c'est Tsipras qui avait été élu comme le porte-voix des travailleurs. Et Tsipras, en fait, pour, comment dire, imposer son plan aux banquiers européens et à l'Union européenne, a fait voter trois fois le pays. Trois fois. Trois référendums. Qu'est-ce qu'ils ont fait ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Il s'est passé que les banquiers ont dit, ok, la population grecque, elle a voté, ok. Eh bien, on s'en moque et nous, on ferme les robinets. Et donc, en fait, la cure d'austérité, c'est vous, Tsipras, qui allez l'imposer au pays. Et c'est ce qui s'est passé, en fait. Ils se sont assis sur les lois, sur les fondements, sur les votes. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées22 mai 2026 au 30 juin 2026 · 4 observations4 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Moi, je dirais que je suis ni pour, ni contre. Je crois qu'il y a surtout pas mal d'illusions en fait là-dedans. Dans ce que vous avez dit, il y a quelque chose qui me plaît beaucoup, c'est que les citoyens doivent être leur propre patron. Voilà. Mais pour moi, ce n'est pas des mots creux au sens strict. C'est-à-dire qu'en fait, pour être son véritable patron, il faut sortir de cette situation d'infériorité que nous impose l'existence des classes sociales. Parce qu'en fait, aujourd'hui, on n'est pas à égalité. Et c'est là que moi, je ne dis pas les citoyens, le peuple en général, je pense que la société, elle est divisée en classes sociales. Il y a d'un côté ceux qui possèdent les capitaux et qui font travailler les autres et qui ont un pouvoir sur les autres, le pouvoir de dire toi, je t'embauche, toi, je te paye tant, toi, je t'accorde le congé, toi, je te forme, toi, je te vire, etc. Et puis, il y a ceux qui sont démunis de ces moyens de production, qui n'ont pas de capitaux et qui sont forcés pour vivre de vendre leurs forces de travail. Pour moi, c'est la classe ouvrière. C'est le monde du travail. C'est l'écrasante majorité des gens qui doivent, pour gagner leur vie, gagner leur temps, vendre soit leur force de travail manuel, soit leur force de travail intellectuel. Mais vous voyez que déjà, là, on n'est pas du tout sur un rapport d'égalité, où finalement, moi, y compris, moi, je suis enseignante, je suis enseignante, mais qu'est-ce que je décide de la façon dont les cours sont organisés ? »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 20:48Voir 2 autres passages
« Mais moi, je pense qu'ils n'en ont pas besoin en réalité. Mais puisqu'il peut le faire, ça l'arrange. Ça l'arrange d'avoir un ami. Encore, ils se sont fâchés. Vous avez vu, ils se sont fâchés. C'était bisous, bisous, bisous pendant toute la campagne. Et puis, y compris le temps qu'Elon Musk aide Trump à virer, je ne sais pas, quasiment 100 000 fonctionnaires. Et puis après, ils se sont fâchés. Donc, ils peuvent parfaitement s'en passer. Ils peuvent se passer d'amis au pouvoir. Ils préfèrent quand c'est des amis, évidemment. Mais ils peuvent s'en passer. Et je peux vous dire que dans le rapport de force entre ceux qui possèdent les capitaux et ceux qui sont à l'Élysée, ce n'est pas l'Élysée qui gagne. Ce n'est pas l'Élysée qui gagne. Non. Prenez tous les gouvernements de gauche qui avaient promis. Prenez Hollande, le dernier en date, qui avait un tout petit peu fait briller les yeux. Alors, pas tellement les miens parce que je suis vaccinée. Mais avec l'histoire, vous savez, de la taxation à 75% des plus grandes fortunes. Et puis, comment finalement, une fois arrivé au pouvoir, il a rétropédalé ? Et tout ça, on n'a plus entendu parler. Parce que c'est comme toujours, comme toujours. Je me souviens aussi de la séquence avec Arnaud Montebourg qui nous avait expliqué « Je vais nationaliser Arcelor Mittal, s'ils veulent fermer… » C'était Gandran, je crois. Voilà. « S'ils veulent fermer, je vais nationaliser. » Et puis, finalement, Mittal, le PDG de Mittal avait déboulé dans son bureau en disant « Oh, coucou, il y a 40 000 emplois qui dépendent de moi en France. Venez pas trop me chatouiller. » Et puis, finalement, Arnaud Montebourg, qu'est-ce qu'il avait fait ? Il avait reculé. Voilà. Il avait reculé. Plus question de nationalisation, plus question de… Non, il avait reculé. Donc, si vous voulez, il y a… Vous savez, il n'y a pas de plus grande puissance que l'argent dans la société. Il n'y a pas de plus grande puissance que ça. Et ça, vous ne l'attrapez pas avec un bulletin de vote ou avec un référendum. Ça, c'est pas vrai. Ça me refait penser à une autre histoire. Je vous laisse parler. Je développerai peut-être après. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratie
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés19 mars 2024 au 30 juin 2026 · 14 observations18 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ce n'est pas comme effectivement les élections bourgeoises qu'on nous sert où tous les cinq ans, là, on peut glisser dans son petit bouton dans l'urne, sur la base d'un catalogue de promesses qui n'est jamais tenu, en fait. Voilà, ça n'a rien à voir. Donc, oui, révocabilité des élus, salaire des élus au salaire moyen et puis surtout aussi des fonctions publiques, si vous voulez, d'administration qui, justement, englobent le plus grand nombre. Parce qu'on a parlé des anarchistes, mais moi, je crois que l'État, pourrait en fait beaucoup, beaucoup être beaucoup moins, comment dire, s'imposer beaucoup moins. Je pense qu'il y a un tas de choses que les gens, en s'organisant, pourraient faire et ils pourraient faire bien mieux que n'importe quelle bureaucratie, là, qui est complètement déconnectée, bien souvent. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 1:01:52Voir 2 autres passages
« Il n'y a quand même pas de surprise. Le gouvernement n'a pas annoncé la confiscation des super profits total. Il n'a pas non plus annoncé une augmentation générale des salaires. Donc concrètement, cela veut dire que les travailleuses, les travailleurs, tous ceux qui n'ont pas d'autre choix que de prendre la voiture vont continuer de payer. Et moi, je sais que si on n'exprime pas une colère, si justement on ne se fait pas craindre, eh bien on continuera de payer. Voilà, c'est la réalité. Et aujourd'hui, finalement, on peut être racketté. Racketté, comme ça, c'est du racket légal. Vous savez, quand on passe à la pompe, on laisse de plus en plus, une plus grande part de notre salaire. Et ça va directement, évidemment, dans les coffres-forts des grandes compagnies pétrolières. »
franceinfo · Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politiqueVérifier à 0:21
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contre-arguments traités19 mars 2024 au 30 juin 2026 · 40 observations53 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Voilà. Même les programmes, comment ils sont faits ? Vous savez, moi, je suis enseignante d'économie et gestion. En économie, il n'y a pas de chapitre sur la crise. La crise, ça n'existe pas. Vous voyez, il n'y a pas de crise. La crise, ça n'existe pas dans la société capitaliste. Vous voyez ? Mais ça, c'est vrai. C'est vrai de partout. C'est vrai de partout, y compris les ouvriers, qui connaissent bien mieux le travail que n'importe quel manager et que n'importe quel actionnaire qui a investi dans l'entreprise. Est-ce qu'il a son mot à dire ? Est-ce qu'aujourd'hui, dans la société, non ? Donc, être le patron, ça veut dire exproprier cette bourgeoisie, collectiviser ces entreprises. Et là, oui, on sera les patrons collectivement. Et là, on pourra vraiment dire qu'on est à égalité et on peut décider tous ensemble. Là, on pourra le dire. Mais sinon, non, je ne suis pas d'accord. En fait, c'est l'illusion qu'on pourrait avoir plus de pouvoir. Alors même que... Est-ce que vous pensez, une seconde, qu'il pourrait y avoir un RIC pour dire est-ce que vous êtes pour le SMIC à 2 200 euros net ? Moi, je pense qu'il faudrait le porter à 2 200 euros net sur le SMIC. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 22:25Voir 2 autres passages
« Non, moi, si j'avais la possibilité de proposer une loi et puis de développer tout un débat là-dessus, ce n'est pas ça que je ferais. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 1:03:25
« Non. Non, c'est des moments dans l'histoire où en effet, les travailleurs ont senti leur force, l'ont organisé, l'ont actionné pour faire des choses que je trouve, moi, fantastiques. Parce qu'arrêter une guerre, arrêter la guerre pendant la Première Guerre mondiale, je trouve ça fantastique. Après, vous l'avez noté, il y a eu en effet la bureaucratie qui a confisqué le pouvoir aux soviets. Nous, on est trotskistes et on pense qu'en effet, le stalinisme, ça a été une caricature. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes19 mars 2024 au 22 mai 2026 · 25 observations26 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Moi, je pense que pour l'instant, il y a beaucoup d'attentisme. Pour l'instant, effectivement, beaucoup. Il y a une résignation, vous pensez ? Je pense que quand on voit tout ce qui se passe dans le monde, quand on voit toutes ces horreurs, on se dit, voilà, on est quand même saisi d'effroi, on est un peu pétrifié, voilà. Mais moi, ce que je pense, c'est qu'en effet, il faut bien réaliser que quand on est travailleur, on a aussi une force. On fait tourner cette société et on est capable d'imposer nos intérêts. Et il faut, une des priorités, c'est de dire qu'il faut que les salaires, que les emplois, que les conditions de vie de ceux qui sont à la base de la société passent avant les super profits, passent avant les dividendes des actionnaires. Vous vous rendez compte qu'à la fin de l'année, on va se retrouver avec un groupe comme Total. Il aura quoi ? 25, 30 milliards de profits. Mais on marche sur la tête. »
franceinfo · Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politiqueVérifier à 6:03Voir 2 autres passages
« En tout cas, c'est le seul moyen de protéger, en effet, notre pouvoir d'achat, de ne pas être piétiné, de ne pas sombrer encore davantage dans la misère. Aujourd'hui, vous vous rendez compte que quand on est ouvrier, quand on est facteur, quand on est auxiliaire de vie, on saute parfois des repas. Voilà, on a peur, on a peur du lendemain. On se demande, on sait qu'on ne partira peut-être pas en vacances, mais on a peur de ne pas pouvoir payer les études à ses enfants. Donc il faut qu'on se protège, nous, effectivement, les travailleurs. Moi, j'entends les entreprises dire, en tout cas ceux qui ont la possibilité, nous, on va répercuter la hausse des carburants sur les prix. Mais les travailleurs, ils font comment, eux, pour récupérer toutes les charges qu'ils ont à payer et pour pouvoir survivre dans ce monde de fous, dans ce monde de crise ? Vous me dites, mais ce n'est pas une solution pour arrêter la crise. Mais qui a une solution pour arrêter la crise ? Qui a une solution pour arrêter ces guerres de cette société capitaliste ? Parce que c'est ça aussi que moi, je tiens à dénoncer. C'est qu'on est dans une société qui est organisée de cette façon-là, où il n'y a que le profit qui compte, il n'y a que les rivalités capitalistes. Eh bien, oui, oui, ça dégénère forcément dans toutes ces guerres. Guerres, d'ailleurs, dont les premières victimes sont quand même aussi les peuples du Moyen-Orient. Parce que les premières victimes, ce sont les centaines de milliers de Palestiniens, de Libanais, d'Iraniens qui sont aujourd'hui quand même au cœur de cette guerre. »
franceinfo · Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politiqueVérifier à 4:02
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 16:23
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« L'enjeu, c'est pas de dire, on va mettre un nouvel outil pour pouvoir s'exprimer, un référendum de plus, etc. Je le redis, dans le contexte actuel, tous ces référendums, mais y compris les lois qu'on prend, les lois qu'on prend quand elles ne vont pas au grand patronat, et bien elles sont contournées et elles n'existent pas. Mais je peux vous en citer des lois, mais même le code du travail, il est plein de lois qui est bafouée en permanence, en permanence. On sort d'une canicule là. Je peux vous dire que normalement, le patron doit veiller à la sécurité des salariés, mais c'est les salariés qui ont dû se battre pour avoir des pauses supplémentaires. Parfois, il n'y avait même pas… »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 36:14
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 16:23
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 16:23
« Ce n'est pas facile. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 59:10
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 13:02
« pas ? Qui vous inclue ? Très simplement, très simplement, ceux qui se battent, ceux qui sont présents, ceux qui participent au mouvement de façon active. Vous le savez, par exemple, dans une grève, parce qu'il y a beaucoup d'exemples aussi, hein, des grèves qui durent et qui sont des véritables bras de fer. Comment ça se passe ? Eh bien, où, attention, je parle des grèves où les salariés restent pas à la maison, mais où vraiment, pour eux, l'enjeu est devenu important et où ils ont compris que c'était à eux de décider, y compris de comment ils allaient se battre, avec quels moyens, quelles actions ils devaient déployer, qu'ils devaient être maîtres de leur mouvement. Je parle de ces grèves-là. Eh bien, ces moments-là où les travailleurs veulent être les décideurs, les maîtres de leur mouvement, eh bien, ils mettent en place des règles. Et moi, je connais beaucoup de règles, de grèves où il y a eu des cartes de grévistes. C'est-à-dire que chaque matin, le gréviste se faisait enregistrer, d'ailleurs pour dire qu'il était bien en grève, parce qu'y compris dans ces mouvements-là, il y a aussi des collectes, il y a aussi, finalement, on s'entraide. Voilà, ça aussi, ça compte. Eh bien, on est gréviste, on est dans le mouvement, on a une carte de grève, eh bien, on a un droit de vote. Pour moi, c'est ceux qui se battent qui doivent décider. Donc, pour moi, c'est sur cette base-là. C'est pas sur la base d'où tu viens, c'est d'ailleurs, est-ce que tu as des papiers en règle et est-ce que tu as bien la nationalité française et puis d'ailleurs, est-ce que toi, c'est quel boulot, tu as un patte ? Non, c'est ceux qui veulent se battre. Et ça, les Gilets jaunes, c'était ça aussi. Ils formaient une communauté de femmes et d'hommes qui avaient envie de se battre là-dessus pour le pouvoir d'achat. Eh bien, ils ont donné la parole, ils ont donné la possibilité justement de peser à chacun d'entre eux. Donc, pour moi, c'est ça la démocratie ouvrière. Et, par exemple, je trouve absolument scandaleux, pas normal, que pour mettre fin à une grève, le patron décide de faire voter tout le monde, y compris les non-midi. Eh bien, non, c'est les grévistes qui se font mettre de leur grève. C'est à eux de décider quand est-ce qu'ils l'arrêtent. Voilà. Et on a le droit aussi d'être minoritaire. On a le droit d'être minoritaire »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 16:23
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« Trotsky, je vous confirme que Trotsky, il a été un des dirigeants de l'armée rouge et que cette guerre civile, c'est ça aussi, une révolution. C'est-à-dire qu'en fait, une révolution, soit elle se donne les moyens, si vous voulez, de gagner face aux forces coalisées, parce que c'est ça qui s'est passé. Vous savez, quand ils ont fait la révolution en Russie, tous ceux, y compris qu'ils se combattaient pendant la Première Guerre mondiale, là, ils se sont tous mis dans le même camp contre la révolution bolchevique. C'est une guerre civile qui a duré plus de trois ans. Et donc, il fallait faire quoi ? Il fallait dire, oui, effectivement, allez, on rétablit le tsarisme. Ben non, ils ont eu raison, ils ont tenté jusqu'au bout d'imposer leur façon de gouverner, leur État ouvrier, ça n'a pas marché. Parce que la révolution, ce n'est pas étendu, et c'est là que je veux terminer sur ma réponse. C'est que non, il n'y a pas un pays, et qu'y compris ce que nous, nous portons, c'est-à-dire le renversement du capitalisme, en réalité, il ne peut s'exercer vraiment qu'à l'échelle internationale, pour la simple raison qu'aujourd'hui, il domine à l'échelle internationale. Et que quand, y compris vous vous attaquez aux intérêts de la classe capitaliste, ici en France, vous vous attaquez à la classe capitaliste mondiale, parce que, vous savez, les capitaux sont imbriqués, et en réalité, il faut forcément que le mouvement de révolte, le changement de société, eh bien, ils se répandent tel un tremblement de terre qui aurait des répliques dans tous les pays. Donc, non, aujourd'hui, il n'y a pas de modèle. Il y a des moments dans l'histoire où il y a eu des vagues révolutionnaires qui auraient pu véritablement changer le monde. Ça, c'est sûr. Donc, vous m'y allez… Et c'est 1917-1920, on est une. »
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« En fait, vous allez me convaincre d'être vraiment contre. Parce que précisément, si c'est pour dire que ce sera moins coûteux que la lutte, eh bien là, on est vraiment, vraiment en train de tromper les travailleurs. Parce qu'il n'y a que la lutte, il n'y a que le rapport de force qui peut finalement donner aux travailleurs un pouvoir d'agir, un pouvoir de peser dans cette situation de lutte de classe. Il n'y a que ça. Et dire, ça sera moins coûteux. Il n'y aura rien de moins coûteux. La lutte, c'est forcément... Donc, ce sera moins notre outil. Vous savez, il y a eu une période dans l'histoire, plusieurs périodes, la Commune de Paris, mais aussi quand même, je reviens sur la vague de grève générale de mai-juin 1936. Pourquoi les travailleurs se sont fait craindre autant que ça ? C'est parce que, y compris, ils avaient occupé les usines. Ils avaient occupé les usines... Ils avaient pris le pouvoir aussi. Quand même, ils avaient le gouvernement de France. Mais là... Ça vous ne pouvez pas... Non, non, non. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 42:02
« Oui, effectivement, ils pourraient nous étrangler complètement. Et là, ils nous laissent un peu respirer. Oh, on va leur dire merci. Mais écoutez, ils sont responsables de ce qui se passe, de cette augmentation des prix, qui est en train, en plus, de se diffuser à toute l'économie. Parce que le problème des travailleurs, c'est pas seulement le prix des carburants, c'est l'augmentation générale de tous les prix, parce qu'on sait que ça se répercute. Ça se répercute, et d'ailleurs, ils l'ont déjà annoncé. Certains grands groupes ont déjà dit, que ce soit Lactalis, que ce soit les groupes chimiques, qu'ils allaient augmenter leur prix. Et c'est une réalité. Donc, moi, je sais que la seule façon pour, finalement, qu'on ne soit pas dupé avec toutes ces histoires d'aide, qu'on finit toujours par payer, entre parenthèses, parce qu'au final, les 710 millions d'aide qui ont été annoncées, ça va être pris sur les hôpitaux, ça va être pris sur l'éducation, etc. Donc, on le payera. La seule façon de ne pas être roulé dans la farine, quand on appartient au monde du travail, c'est d'obtenir, d'arracher des augmentations de salaires. Moi, je pense qu'une mesure immédiate qu'il faudrait mettre en place pour protéger véritablement le monde du travail, c'est l'augmentation du SMIC. Le SMIC a 2 000 euros nets par mois. L'augmentation générale de tous les salaires, et surtout, leur indexation sur l'inflation. C'est-à-dire que nos salaires doivent suivre l'augmentation des prix. Tout le reste, si vous voulez, c'est un marché de dupe. »
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« Je n'y crois pas parce qu'en fait, c'est le patron qui fait sa propre loi. Et plus les salariés sont fragilisés par plein de problèmes, par exemple des problèmes de papier, des problèmes de langue, et bien plus il fait sa loi en fait. Et je vous le redis, même le code du travail, normalement il faut payer toutes les heures travaillées, mais dans combien d'entreprises les heures supplémentaires ne sont pas payées ? Mais il y en a plein, je peux vous dire, il y en a plein. Donc si vous voulez, c'est une réalité sociale ça. Et y compris, vous n'allez pas dire au travailleur, on a pas payé tes heures supplémentaires, tu fais un RIC. Il y a déjà une loi qui dit que toutes les heures de travail doivent être payées, et que le patron qui ne le fait pas est un délinquant. Et alors, et alors, ça ne change rien. Donc en revanche, vous savez par rapport à la canicule, qu'est-ce qui s'est passé ? Il s'est passé que les travailleurs, heureusement, ils n'ont pas pensé à dire, on va faire un RIC, etc. Non, ils ont dit, il nous faut plus de pauses, on va les prendre. Il faut que les pauses soient plus longues, et bien on les allonge. Et puis on ne retourne pas au boulot comme, voilà, la pause elle est de 10 minutes, et bien on en prend 15, on en prend 18. C'est ça qui s'est passé. Les cadences, la plupart du temps, dans les usines, il y a une chose sur laquelle les patrons, ils ont été inflexibles, c'est impossible de diminuer les cadences. Les cadences, il faut les faire. C'est un principe. En fait, ils veulent faire croire qu'il n'y a pas d'autre façon de travailler, qu'il faut forcément travailler toujours plus vite, etc. Bon, il y a des salariés qui ont cassé les cadences. Voilà, tout simplement. Non mais j'entends bien. Ils ont agi, mais y compris en discutant. Et ça, ça s'appelle de l'action directe collective. Mais c'est ce qu'il y a de mieux. C'est ce qu'il y a de mieux parce que justement, les travailleurs, ils réalisent qu'en réalité dans cette société, on n'est pas voué à obéir. On n'est pas voué à dire oui chef, bien chef, etc. Quand les discussions, quand les ordres sont contraires à nos intérêts, sont même dangereux pour notre santé, on peut dire non. On peut dire non. On peut les contester. »
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« Moi, je pense que pour l'instant, il y a beaucoup d'attentisme. Pour l'instant, effectivement, beaucoup. Il y a une résignation, vous pensez ? Je pense que quand on voit tout ce qui se passe dans le monde, quand on voit toutes ces horreurs, on se dit, voilà, on est quand même saisi d'effroi, on est un peu pétrifié, voilà. Mais moi, ce que je pense, c'est qu'en effet, il faut bien réaliser que quand on est travailleur, on a aussi une force. On fait tourner cette société et on est capable d'imposer nos intérêts. Et il faut, une des priorités, c'est de dire qu'il faut que les salaires, que les emplois, que les conditions de vie de ceux qui sont à la base de la société passent avant les super profits, passent avant les dividendes des actionnaires. Vous vous rendez compte qu'à la fin de l'année, on va se retrouver avec un groupe comme Total. Il aura quoi ? 25, 30 milliards de profits. Mais on marche sur la tête. »
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« En tout cas, c'est le seul moyen de protéger, en effet, notre pouvoir d'achat, de ne pas être piétiné, de ne pas sombrer encore davantage dans la misère. Aujourd'hui, vous vous rendez compte que quand on est ouvrier, quand on est facteur, quand on est auxiliaire de vie, on saute parfois des repas. Voilà, on a peur, on a peur du lendemain. On se demande, on sait qu'on ne partira peut-être pas en vacances, mais on a peur de ne pas pouvoir payer les études à ses enfants. Donc il faut qu'on se protège, nous, effectivement, les travailleurs. Moi, j'entends les entreprises dire, en tout cas ceux qui ont la possibilité, nous, on va répercuter la hausse des carburants sur les prix. Mais les travailleurs, ils font comment, eux, pour récupérer toutes les charges qu'ils ont à payer et pour pouvoir survivre dans ce monde de fous, dans ce monde de crise ? Vous me dites, mais ce n'est pas une solution pour arrêter la crise. Mais qui a une solution pour arrêter la crise ? Qui a une solution pour arrêter ces guerres de cette société capitaliste ? Parce que c'est ça aussi que moi, je tiens à dénoncer. C'est qu'on est dans une société qui est organisée de cette façon-là, où il n'y a que le profit qui compte, il n'y a que les rivalités capitalistes. Eh bien, oui, oui, ça dégénère forcément dans toutes ces guerres. Guerres, d'ailleurs, dont les premières victimes sont quand même aussi les peuples du Moyen-Orient. Parce que les premières victimes, ce sont les centaines de milliers de Palestiniens, de Libanais, d'Iraniens qui sont aujourd'hui quand même au cœur de cette guerre. »
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