Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
16 avr. 2012 au 30 juin 2026
Questions
567
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 567 questions évaluables
Réponse directe
248
Réponse partielle
100
Réponse à côté
214
Refus explicite
5
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 426 à 450 sur 567
Question 426Séparatisme: face aux discours démagogiques racistes : travailleurs ne nous laissons pas diviser
Ou bien il y aurait une certaine révolte de votre part, comme on l'a vu à Marseille ou à Aix ?
Réponse directe
Moi, de toute façon, depuis le début, je suis très en colère. Je suis très en colère. Voilà, parce que ce qui dépend...
« Moi, de toute façon, depuis le début, je suis très en colère. Je suis très en colère. Voilà, parce que ce qui dépend... »
youtube.com · Séparatisme: face aux discours démagogiques racistes : travailleurs ne nous laissons pas diviserVérifier à 5:45
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Mécanismes explicités24 juin 2024 au 30 juin 2026 · 62 observations71 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est vrai qu'une première différence avec la façon dont vous avez de présenter les choses, en parlant de démocratie pour du peuple, etc., nous, nous parlons de démocratie ouvrière. Dans le sens où, finalement, cette démocratie, c'est ceux qui se battent, pas seulement des ouvriers, il ne faut pas penser, je ne parle pas seulement de celui qui a un bleu de travail, je parle à tous ceux qui sont utiles à la société, en fait, les 99 % de la société. Vous savez, même, pour moi, la femme qui élève ses enfants est une travailleuse, en fait, et elle est indispensable à la société, du simple fait, d'ailleurs, que justement, elle assure le renouvellement des générations. Et en fait, c'est un travail qui, y compris, est aussi prenant et aussi difficile et aussi dur et aussi épuisant qu'un travail parfois à l'usine de s'occuper des enfants. Donc, non, le monde du travail, pour nous, c'est ceux qui ont un travail, bien sûr, manuel, mais aussi un travail intellectuel, aussi ceux qui ont un statut d'auto-entrepreneur, ceux qui sont le petit artisan, c'est aussi ceux qui galèrent de petit boulot en petit boulot, entre chômage, intérim, etc., etc. Donc, vous voyez, c'est au sens large, mais à partir du moment où ils veulent se battre, eh bien, en fait, ils commencent à discuter ensemble, ils votent ensemble et ils votent pour tout. Écoutez, on a quand même l'exemple des gilets jaunes, l'exemple des gilets jaunes qui était magnifique pour ça, magnifique, parce que les femmes et les hommes qui ne se connaissaient pas, qui ne se connaissaient pas et qui n'avaient pas l'habitude de l'organisation, parce que beaucoup d'entre eux étaient dans des petites structures, souvent n'avaient jamais fréquenté de syndicats, n'avaient jamais appartenu à aucun parti politique, étaient finalement assez isolés. Ils ont eu ce réflexe de se réunir sur les ronds-points, vous voyez, et la discussion a démarré, et ils ont fonctionné ensemble. Ils ont fonctionné ensemble comment ? En discutant beaucoup, parfois en cherchant le consensus, parfois ils ne le trouvaient pas, ils ont voté, parfois ils ont choisi des représentants, parfois dénoncé ceux qui se présentaient comme des représentants, parce que moi, j'ai adoré quand ils ont posé un lapin au premier ministre, par exemple, enfin, quand les... voilà, parce que, ben justement, ça pose la question de dans quels représentants on a confiance, et ils se posaient tous ces problèmes-là. Ben moi, je suis convaincue que quand les gens ont envie de se battre pour quelque chose, quand ils ont un objectif, quand ils ont cette combativité, ben oui, ils font régner cette démocratie ouvrière qui consiste à discuter, à chercher à se convaincre les uns les autres, et puis à voter pour, au final, décider et appliquer collectivement ensemble la chose, parce que souvent aussi, on sépare le vote de l'application, alors qu'en fait, l'essentiel est quand même souvent dans qui applique. Et la démocratie ouvrière, vous justement, »
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
9 oct. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Question 427Séparatisme: face aux discours démagogiques racistes : travailleurs ne nous laissons pas diviser
Ça vous paraît très normal si Olivier Véran, dimanche, arrivait et disait, ben oui, à partir de demain, les bars, on les ferme, à Paris, à Lille, à Lyon, à Saint-Étienne. Est-ce que les chiffres ne sont pas bons ?
Réponse à côté
Moi, de toute façon, depuis le début, je suis très en colère. Je suis très en colère. Voilà, parce que ce qui dépend...
« Moi, de toute façon, depuis le début, je suis très en colère. Je suis très en colère. Voilà, parce que ce qui dépend... »
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Question 428Séparatisme: face aux discours démagogiques racistes : travailleurs ne nous laissons pas diviser
Dans les services publics, pas de signes extérieurs, pas de signes extérieurs religieux, y compris dans les missions, j'allais dire, déléguées. Par exemple, les compagnies de bus qui assurent des missions de services publics. Si une femme est au volant, elle n'est pas de voile. Ça vous choque, ça ?
Réponse à côté
Moi, il y a beaucoup de choses qui me choquent. Il y a beaucoup de choses qui me choquent. Et je ne suis pas naïve. Je sais aussi qu'il y a des militants de l'islam politique qui cherchent effectivement à utiliser le désarroi, la détresse, la marginalisation, la révolte, la colère, pour avoir une emprise plus grande et un pouvoir sur ce qu'ils prétendent être leur communauté. Donc, bien sûr qu'il y a des militants de l'islamisme politique. Mais pour vous, la loi, ça suffit pour les débusquer et pour les arrêter. Mais sur la base de quoi ils font recette ? Pourquoi, y compris ce fanatisme, pourquoi aujourd'hui attire, y compris un certain nombre de jeunes ? Parce qu'en effet, la société, ave…
« Moi, il y a beaucoup de choses qui me choquent. Il y a beaucoup de choses qui me choquent. Et je ne suis pas naïve. Je sais aussi qu'il y a des militants de l'islam politique qui cherchent effectivement à utiliser le désarroi, la détresse, la marginalisation, la révolte, la colère, pour avoir une emprise plus grande et un pouvoir sur ce qu'ils prétendent être leur communauté. Donc, bien sûr qu'il y a des militants de l'islamisme politique. Mais pour vous, la loi, ça suffit pour les débusquer et pour les arrêter. Mais sur la base de quoi ils font recette ? Pourquoi, y compris ce fanatisme, pourquoi aujourd'hui attire, y compris un certain nombre de jeunes ? Parce qu'en effet, la société, avec la crise, avec le chômage de masse, avec cette société qui se disloque, qui se déglingue, je dirais, par tous les bouts, eh bien, il y a tout ça. Il y a cette cristallisation de la haine. Il y a ce racisme aussi qui existe dans la société, où un tas de jeunes, de moins jeunes, se sentent rejetés, pas à leur place, marginalisés. Donc, c'est tout ça qu'il faut changer. Et moi, je pense que ça, on ne le changera pas si on ne change pas cette société. Si on ne change pas cette société qui fabrique, qui fabrique ces inégalités, cette misère, qui va de crise en crise. Mais bien sûr qu'ils en profitent. Mais comme d'autres peuvent en profiter, dans plein d'autres pays, et comme à d'autres époques, d'autres fanatismes, d'autres pourraient en profiter. »
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Question 429Séparatisme: face aux discours démagogiques racistes : travailleurs ne nous laissons pas diviser
En colère contre quoi ?
Réponse directe
Parce que ce qui dépend du gouvernement, ce qui dépend de l'État, eh bien, voilà, il ne le fait pas. Il ne le fait pas. Écoutez, vous savez, c'est ce qui me frappe. Ce qui me frappe, c'est que les mesures, les gestes barrières, le masque, le lavage des mains, etc., ça porte ses fruits. Ça porte ses fruits puisque la courbe est nettement en dessous de celle de mars-avril et qu'elle progresse, oui, mais très lentement. On voit quand même qu'il y a une préoccupation dans la population qui se plie à un certain nombre de contraintes, des contraintes lourdes, des contraintes importantes. Vous savez, travailler toute la journée avec le masque, c'est très, très difficile. On vous le confirme. Ce qu…
« Parce que ce qui dépend du gouvernement, ce qui dépend de l'État, eh bien, voilà, il ne le fait pas. Il ne le fait pas. »
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« Ce n'est même pas vrai puisque aujourd'hui, même sur les 5 000 places en réanimation, il y en a plusieurs centaines qui ne pourraient pas fonctionner par manque de personnel. Parce qu'y compris depuis cet été septembre, il y a des infirmières qui sont parties de l'hôpital, qui ont quitté l'hôpital. Ce n'est pas qu'un problème de formation. »
youtube.com · Séparatisme: face aux discours démagogiques racistes : travailleurs ne nous laissons pas diviserVérifier à 6:54
« C'est que justement, les conditions de travail sont telles, les salaires sont tellement bas, il n'y a aucune reconnaissance. Et bien, effectivement, il y a eu cette hémorragie-là en permanence. Et puis vous savez, on peut peut-être difficilement former une infirmière en 6 mois. Mais on peut former une aide-soignante, on peut former une ASH, on peut former un brancardier. Et ça manque aussi dans les hôpitaux. Tout ça, ça n'a pas été fait par l'État. Et ça, c'est un scandale. »
Question 430Séparatisme: face aux discours démagogiques racistes : travailleurs ne nous laissons pas diviser
Mais construire un islam à la française, est-ce que ça a du sens ?
Réponse directe
C'est ça, la réalité. Donc, écoutez, moi, j'ai cru comprendre quand même qu'il y avait la séparation de l'Église et de l'État, que ce n'était pas M. Macron qui allait construire l'islam. Donc, non, mais tout ça, encore une fois, c'est la petite musique. Il lui fallait ces mots-là. Moi, j'ai une chose à dire ce soir. Une chose à dire. J'ai envie de m'adresser justement au monde du travail, à l'ensemble de ceux qui vont se retrouver demain matin, à 5h du matin, dans le RER, à tous ceux qui vont aller rejoindre les entreprises, les usines, etc. On va leur dire qu'on est de deux religions différentes, d'origines différentes, de nationalités différentes. Ne nous laissons pas diviser. Ne nous lai…
« C'est ça, la réalité. Donc, écoutez, moi, j'ai cru comprendre quand même qu'il y avait la séparation de l'Église et de l'État, que ce n'était pas M. Macron qui allait construire l'islam. Donc, non, mais tout ça, encore une fois, c'est la petite musique. Il lui fallait ces mots-là. Moi, j'ai une chose à dire ce soir. Une chose à dire. J'ai envie de m'adresser justement au monde du travail, à l'ensemble de ceux qui vont se retrouver demain matin, à 5h du matin, dans le RER, à tous ceux qui vont aller rejoindre les entreprises, les usines, etc. On va leur dire qu'on est de deux religions différentes, d'origines différentes, de nationalités différentes. Ne nous laissons pas diviser. Ne nous laissons pas diviser. »
youtube.com · Séparatisme: face aux discours démagogiques racistes : travailleurs ne nous laissons pas diviserVérifier à 2:14
Question 431Invitée : Nathalie Arthaud - Le best of (21/04/2017)
Voilà l'invité politique de Public Sénat de Sud Radio avec la presse quotidienne régionale ce matin, c'est Nathalie Arthaud. Bonjour. Bonjour. Vous le savez, un attentat a eu lieu hier soir à 20h50 sur les Champs-Elysées. L'homme qui a abattu un policier est blessé deux autres et une touriste a été visée par une enquête antiterroriste pour avoir manifesté son intention de tuer des policiers. Daesh a revendiqué cet attentat et François Hollande parle d'une vigilance accrue. Est-ce que cet attentat peut-il avoir un impact sur la campagne présidentielle selon vous ?
Réponse partielle
Moi de toute façon, je vais continuer de me battre pour que l'on cherche à comprendre dans quelle situation on est et pour que l'on ne cède pas à des démagogies faciles. Quelle démagogie madame ? La politique, vous savez, il n'y a qu'à Faucon et puis il n'y a plus de terrorisme en France. On ferme les frontières. Vous visez Marine Le Pen, vous êtes d'accord. Bien sûr, bien sûr, parce que c'est ce qu'on entend. Et puis cette politique aussi qui consiste à créer des amalgames, à tout mélanger, les migrants, les musulmans, les terroristes. Donc moi, je me battrai contre cela. Et en même temps, je continuerai de dire que oui, oui, notre société est en train de pourrir, de pourrir de l'intérieur…
« Moi de toute façon, je vais continuer de me battre pour que l'on cherche à comprendre dans quelle situation on est et pour que l'on ne cède pas à des démagogies faciles. Quelle démagogie madame ? La politique, vous savez, il n'y a qu'à Faucon et puis il n'y a plus de terrorisme en France. On ferme les frontières. Vous visez Marine Le Pen, vous êtes d'accord. Bien sûr, bien sûr, parce que c'est ce qu'on entend. Et puis cette politique aussi qui consiste à créer des amalgames, à tout mélanger, les migrants, les musulmans, les terroristes. Donc moi, je me battrai contre cela. Et en même temps, je continuerai de dire que oui, oui, notre société est en train de pourrir, de pourrir de l'intérieur parce qu'on a à la fois ce chômage de masse, ces inégalités, cette situation de plus en plus invivable sur le terrain matériel du côté du monde du travail. »
Public Sénat · Invitée : Nathalie Arthaud - Le best of (21/04/2017)Vérifier à 0:34
Question 432Nathalie Arthaud : "Marine Le Pen a la haine des travailleurs qui se battent"
On n'est pas du tout dans la même situation. Et je rappelle quand même qu'en 2002, il y avait eu une immense escroquerie consistant à dire qu'il y avait eu une montée du Front National. Souvenez-vous des scores. Jean-Marie Le Pen avait augmenté ses scores de 200 000 voix. Ce qui s'était produit, en réalité, ça avait été une chute du Parti Socialiste qui avait perdu 2,5 millions de voix. Donc il n'y avait pas eu une montée du fascisme en France. Et rien que les voix de droite du premier tour permettaient à Chirac d'être vainqueur au deuxième tour. Donc il n'y avait aucun tour, il fallait choisir entre l'un et l'autre. Aucune raison, aucune raison de voter pour quelqu'un qui allait aggraver l'exploitation, les conditions, qui allait faire la politique du Grand Patronat. Aucune raison. Alors là, on n'est pas du tout dans la même situation. Et dans quelle situation serons-nous dans 5 jours ?
Réponse partielle
Je vous ai bien entendu, Nathalie Arthaud, en 2002, vous nous expliquez qu'il n'y avait pas de risque que Jean-Marie Le Pen soit élue à l'Elysée. Ce n'est pas forcément le cas, cette fois-ci, avec Marine Le Pen.
« Je vous ai bien entendu, Nathalie Arthaud, en 2002, vous nous expliquez qu'il n'y avait pas de risque que Jean-Marie Le Pen soit élue à l'Elysée. Ce n'est pas forcément le cas, cette fois-ci, avec Marine Le Pen. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Nathalie Arthaud : "Marine Le Pen a la haine des travailleurs qui se battent"Vérifier à 9:01
Question 433Nathalie Arthaud dans Bourdin - Entretien d'embauche sur BFM TV le 12 avril 2017
Non, je parle de l'idéologie, votre idéologie. D'où viennent les guerres ?
Réponse à côté
Mais bien, mise en commun des moyens de production. Mais bien sûr, moi je ne suis pas contre la propriété ouvrière. Je ne suis pas contre le fait que chacun ait un logement. Mais je suis contre le fait que les grands moyens de production, quand même les grandes chaînes de distribution, de production d'énergie, les bastions industriels, les banques, soient aux mains de quelques-uns et soient dirigées pour le profit de quelques-uns. Ça ne rime à rien. Donc oui, ce sont mes convictions profondes de communistes. Mais en même temps, vous conviendrez avec moi que ce n'est pas ce qui est en jeu dans cette élection. Dans cette élection, ce qui est en jeu, et moi ce à quoi j'appelle les travailleurs…
« Mais bien, mise en commun des moyens de production. »
youtube.com · Nathalie Arthaud dans Bourdin - Entretien d'embauche sur BFM TV le 12 avril 2017Vérifier à 8:12Voir 2 autres passages
« Mais bien sûr, moi je ne suis pas contre la propriété ouvrière. Je ne suis pas contre le fait que chacun ait un logement. »
youtube.com · Nathalie Arthaud dans Bourdin - Entretien d'embauche sur BFM TV le 12 avril 2017Vérifier à 8:18
« Mais je suis contre le fait que les grands moyens de production, quand même les grandes chaînes de distribution, de production d'énergie, les bastions industriels, les banques, soient aux mains de quelques-uns et soient dirigées pour le profit de quelques-uns. Ça ne rime à rien. Donc oui, ce sont mes convictions profondes de communistes. Mais en même temps, vous conviendrez avec moi que ce n'est pas ce qui est en jeu dans cette élection. Dans cette élection, ce qui est en jeu, et moi ce à quoi j'appelle les travailleurs, les chômeurs, les ouvriers, les retraités, c'est de mettre en avant tout simplement leurs besoins vitaux. Parce qu'aujourd'hui, on en est là. Aujourd'hui, on en est au fait qu'on peut travailler toute sa vie et puis se retrouver du jour au lendemain sans rien, expulser de son logement, sans pouvoir payer ses factures, sans pouvoir assurer un avenir à sa famille. C'est ça la réalité. Donc moi, dans cette élection, je dis, il faut que les travailleurs mettent en avant leurs besoins. C'est un emploi, un emploi pour tous. Donc on combat effectivement les licenciements. C'est le SMIC à 1 800 euros. Le SMIC à 1 800 euros, net. C'est effectivement la possibilité aussi de contrôler l'argent qui existe dans cette société. Parce que justement là, on prendrait la mesure de tout ce que l'on peut faire réellement. »
Question 434Nathalie Arthaud dans Bourdin - Entretien d'embauche sur BFM TV le 12 avril 2017
Vous êtes violente dans les idées ?
Réponse directe
Mais moi je ne suis pas d'accord avec vous. Je suis impressionnée par l'ensemble des journalistes qui considèrent que ce que j'exprime est de la violence. Mais les 6 millions de chômeurs, ce n'est pas de la violence de se retrouver complètement marginalisés à côté. la violence sociale. Quand on regarde... Moi je suis allée voir les salariés de Vivart qui se rassemblaient. Je pense aussi aux employés de Mime. Vous m'avez dit bonjour ou pas ? Mais bien sûr qu'on se dit bonjour. Mais même je suis allée dans sa loge au moment du grand débat parce qu'on se soutient et il faut... Voilà, on est complémentaires. Donc je suis allée voir les salariés de Vivart. Ce soir à Lyon, je rencontrais aussi de…
« Mais moi je ne suis pas d'accord avec vous. Je suis impressionnée par l'ensemble des journalistes qui considèrent que ce que j'exprime est de la violence. Mais les 6 millions de chômeurs, ce n'est pas de la violence de se retrouver complètement marginalisés à côté. »
youtube.com · Nathalie Arthaud dans Bourdin - Entretien d'embauche sur BFM TV le 12 avril 2017Vérifier à 30:04Voir 2 autres passages
« la violence sociale. Quand on regarde... Moi je suis allée voir les salariés de Vivart qui se rassemblaient. Je pense aussi aux employés de Mime. Vous m'avez dit bonjour ou pas ? Mais bien sûr qu'on se dit bonjour. Mais même je suis allée dans sa loge au moment du grand débat parce qu'on se soutient et il faut... Voilà, on est complémentaires. Donc je suis allée voir les salariés de Vivart. Ce soir à Lyon, je rencontrais aussi des salariés de Numen qui vont être mis dehors à la porte. Vous croyez que ce n'est pas violent ça ? C'est toute leur vie qui est mise par terre. »
youtube.com · Nathalie Arthaud dans Bourdin - Entretien d'embauche sur BFM TV le 12 avril 2017Vérifier à 30:19
« Regardez la violence. Mais le terrorisme n'est pas violent. La délinquance c'est violent. Notre société elle est violente. Et moi ce que je dénonce c'est justement les racines de tout cela. et il ne faut pas l'accepter. Alors moi, on s'habitue à tout, à beaucoup de choses. On s'habitue justement à la violence de la société tant et si bien que même on ne la voit plus. Et c'est ceux qui la dénoncent qui sont accusés d'être des violents. Mais c'est quand même dingue. Vous voyez, moi, ce qui se passe en Syrie, ça doit nous faire réfléchir. Parce que c'était des ingénieurs, c'était des gens privilégiés, des gens qui avaient une vie confortable, qui ont vu toute leur vie mise par terre par cette guerre qui dure six ans et qui a vu la vie de leur famille ravagée. Et bien, moi je pense qu'il y a ce qui s'est passé en Grèce aussi avec cette crise qui a vu mais toute la population, même ceux qui pouvaient croire avoir tiré leur épingle du jeu et avoir une vie paisible mise par terre. Et ça, c'est la vie de millions de femmes et d'hommes des plus exploitées aujourd'hui. Et il faut comprendre qu'on est tous dans la même galère, tous engagés dans la même... Voilà, et il faut avoir ce sens-là, bah oui, qu'est-ce qui peut faire avancer l'ensemble de la société ? Moi je pense que les intérêts des travailleurs, ils recouvrent en fait l'intérêt général, l'intérêt de la collectivité. »
Question 435Nathalie Arthaud dans Bourdin - Entretien d'embauche sur BFM TV le 12 avril 2017
Nathalie Arthaud, je regardais votre programme attentivement et je ne vois rien sur la PMA ou la GPA. Pourquoi ?
Réponse partielle
Ah si, si, si. Nous nous sommes favorables à la PMA.
« Ah si, si, si. Nous nous sommes favorables à la PMA. »
youtube.com · Nathalie Arthaud dans Bourdin - Entretien d'embauche sur BFM TV le 12 avril 2017Vérifier à 33:06
Question 436Nathalie Arthaud dans Bourdin - Entretien d'embauche sur BFM TV le 12 avril 2017
Invité ce matin pour cet entretien d'embauche numéro 3, Nathalie Arthaud, candidate de lutte ouvrière, agrégée d'économie, professeure au lycée Le Corbusier d'Aubervilliers, avec nous pour une heure. Bonjour Nathalie Arthaud. Première partie votre programme, vos idées, votre projet, et seconde partie un peu plus personnelle, qui est Nathalie Arthaud ?
Réponse à côté
Oui, oui, oui, bien sûr, pour des petits jobs d'étudiants, pour un petit job aussi pour être enseignante, enfin pour faire quelques heures de cours dans le privé, quand je faisais mes études. Et puis c'est vrai qu'ensuite, je me suis même retrouvée d'ailleurs pendant un temps inscrite à Pôle emploi, et puis là-dessus j'ai passé les concours d'enseignants.
« Oui, oui, oui, bien sûr, pour des petits jobs d'étudiants, pour un petit job aussi pour être enseignante, enfin pour faire quelques heures de cours dans le privé, quand je faisais mes études. Et puis c'est vrai qu'ensuite, je me suis même retrouvée d'ailleurs pendant un temps inscrite à Pôle emploi, et puis là-dessus j'ai passé les concours d'enseignants. »
youtube.com · Nathalie Arthaud dans Bourdin - Entretien d'embauche sur BFM TV le 12 avril 2017Vérifier à 0:40
Question 437Nathalie Arthaud dans Bourdin - Entretien d'embauche sur BFM TV le 12 avril 2017
Non, parce que vous dites que le terrorisme va de pair avec une crise de la société, de l'économie capitaliste. C'est ce que vous dites, hein ?
Réponse à côté
Mais moi, je pense... Ah, mais je ne suis même pas la seule à dire que les interventions américaines, y compris de la France en Libye, a créé le chaos...
« Mais moi, je pense... »
youtube.com · Nathalie Arthaud dans Bourdin - Entretien d'embauche sur BFM TV le 12 avril 2017Vérifier à 17:16Voir 1 autre passage
« Ah, mais je ne suis même pas la seule à dire que les interventions américaines, y compris de la France en Libye, a créé le chaos... »
youtube.com · Nathalie Arthaud dans Bourdin - Entretien d'embauche sur BFM TV le 12 avril 2017Vérifier à 17:19
Question 438Nathalie Arthaud dans Bourdin - Entretien d'embauche sur BFM TV le 12 avril 2017
1936, 1968, 1995. Vous souhaitez des mouvements aussi puissants que cela ?
Réponse à côté
C'est effectivement que l'ensemble du monde du travail, les salariés des petites, des grandes entreprises, du public, du privé, ensemble, mettent en avant leurs objectifs. C'est ce qui a fait avancer la condition ouvrière. Parce que vous savez, là, on est dans une période électorale. Et on nous explique que notre sort dépend du bulletin que l'on met dans l'urne. Mais la réalité, c'est qu'il y a un ordre social. Et cet ordre social, justement, il est basé sur l'exploitation de l'homme par l'homme. Il est basé sur la dictature d'une classe capitaliste. Je sais bien qu'aujourd'hui, vous en riez parce qu'il y a une continuité. Nous dénonçons cette dictature d'une classe capitaliste sur la socié…
« C'est effectivement que l'ensemble du monde du travail, les salariés des petites, des grandes entreprises, du public, du privé, ensemble, mettent en avant leurs objectifs. C'est ce qui a fait avancer la condition ouvrière. Parce que vous savez, là, on est dans une période électorale. Et on nous explique que notre sort dépend du bulletin que l'on met dans l'urne. Mais la réalité, c'est qu'il y a un ordre social. Et cet ordre social, justement, il est basé sur l'exploitation de l'homme par l'homme. Il est basé sur la dictature d'une classe capitaliste. Je sais bien qu'aujourd'hui, vous en riez parce qu'il y a une continuité. Nous dénonçons cette dictature d'une classe capitaliste sur la société. Parce qu'effectivement, aujourd'hui, on a des grands groupes industriels et financiers qui sont dirigés par des conseils d'administration, qui réunissent les plus grandes fortunes, et qui ont un droit de vie et de mort sur des usines, sur des bureaux, sur des ateliers, sur des établissements, et qui, y compris, dominent les petites entreprises, les moyennes, les intermédiaires, et puis qui dominent la vie de centaines de milliers de femmes et d'hommes. »
youtube.com · Nathalie Arthaud dans Bourdin - Entretien d'embauche sur BFM TV le 12 avril 2017Vérifier à 4:29Voir 1 autre passage
« Donc, cette réalité-là, non mais je termine, cette réalité-là, cet ordre social-là, on ne peut pas y toucher au travers de notre bulletin de vote. Parce que là, on nous appelle à voter pour un président de la République, mais qui n'a pas ce pouvoir-là, qui le subit en réalité, ce pouvoir-là. Donc, vous voyez comment, derrière une élection où on nous explique qu'on a le pouvoir, le droit de décider de notre sort, eh bien, en réalité, non, on vote pour ceux qui font, comment dire, le service après-vente, qui justifient cet ordre social. »
youtube.com · Nathalie Arthaud dans Bourdin - Entretien d'embauche sur BFM TV le 12 avril 2017Vérifier à 5:29
Question 439Nathalie Arthaud dans Bourdin - Entretien d'embauche sur BFM TV le 12 avril 2017
Bon, et puis vous avez un film fétiche. Vous avez expliqué pourquoi Thelma et Louise ?
Réponse directe
Parce que ce sont deux femmes qui décident d'être libres. Voilà, d'être libres, qui sont très différentes, qui ont des personnalités qui n'ont rien à voir et qui se retrouvent comme ça à reprendre leur vie en main, quelque part. Complètement, voilà. Oui, pour la littérature en général. En général, oui. Oui, oui, il y a des grands écrivains, bien sûr. Oui, oui, voilà, au Wordfast, bien sûr. Bon, dernièrement, j'ai lu L'invention des ailes que je conseille sur les sœurs Grimke, des abolitionnistes. Pendant la campagne, je l'ai lue et ça a été fantastique. Non, non, non. Non, non, pas seulement. Ah oui, bien sûr. Aussi dans le polar, aussi dans la science-fiction. Parfois, bien sûr. Oui, oui,…
« Parce que ce sont deux femmes qui décident d'être libres. Voilà, d'être libres, qui sont très différentes, qui ont des personnalités qui n'ont rien à voir et qui se retrouvent comme ça à reprendre leur vie en main, quelque part. »
youtube.com · Nathalie Arthaud dans Bourdin - Entretien d'embauche sur BFM TV le 12 avril 2017Vérifier à 42:53
Question 440Nathalie Arthaud dans Bourdin - Entretien d'embauche sur BFM TV le 12 avril 2017
Bon, Nathalie Arthaud, parlons de politique rapidement. Au second tour, vous donnerez une consigne de vote ou pas ?
Réponse à côté
Je vais vous dire, pour moi, c'est... Oui, ben j'irai voter, je me déplacerai. Vous irai voter quand même. Je me déplacerai. Mais alors ça, pour moi, ce n'est pas ça la politique. Eh bien, c'est le... Non, c'est... Le vote, c'est d'abord et avant tout la possibilité de s'exprimer. Et moi, j'appelle les travailleurs à s'exprimer collectivement. Mais ce n'est pas comme ça qu'on changera notre sort. On en a déjà discuté, mais ce n'est pas comme ça. Et quand même, il faut avoir du recul. Donc on changera dans la rue. Combien d'élections ? Combien de présidents de la République différents ? Combien de majorités gouvernementales différentes ? Oui. Pour avoir toujours la même politique. Une politi…
« Je vais vous dire, pour moi, c'est... Oui, ben j'irai voter, je me déplacerai. Vous irai voter quand même. Je me déplacerai. »
youtube.com · Nathalie Arthaud dans Bourdin - Entretien d'embauche sur BFM TV le 12 avril 2017Vérifier à 9:40Voir 2 autres passages
« Eh bien, c'est le... Non, c'est... Le vote, c'est d'abord et avant tout la possibilité de s'exprimer. Et moi, j'appelle les travailleurs à s'exprimer collectivement. Mais ce n'est pas comme ça qu'on changera notre sort. On en a déjà discuté, mais ce n'est pas comme ça. Et quand même, il faut avoir du recul. Donc on changera dans la rue. Combien d'élections ? »
youtube.com · Nathalie Arthaud dans Bourdin - Entretien d'embauche sur BFM TV le 12 avril 2017Vérifier à 9:50
« Combien de présidents de la République différents ? Combien de majorités gouvernementales différentes ? Oui. Pour avoir toujours la même politique. Une politique où on prend dans la poche des pauvres pour donner aux riches. Une politique où on accompagne les attaques patronales, où on accompagne leur chantage à la compétitivité, où on accompagne les fermetures d'usines. Tous, gauche, droite. Donc il faut... Bon, Nathalie Arthaud... Il faut tirer les leçons de ça. »
Question 441Nathalie Arthaud dans Bourdin - Entretien d'embauche sur BFM TV le 12 avril 2017
Une forme de violence ?
Réponse directe
il faut un travail pour tous, c'est pas de la violence mais je sais qu'en face de moi il y aura des gens qui diront non, qui diront non, je sais qu'en face...
« il faut un travail pour tous, c'est pas de la violence mais je sais qu'en face de moi il y aura des gens qui diront non, qui diront non, je sais qu'en face... »
youtube.com · Nathalie Arthaud dans Bourdin - Entretien d'embauche sur BFM TV le 12 avril 2017Vérifier à 32:13
Question 442Nathalie Arthaud dans Bourdin - Entretien d'embauche sur BFM TV le 12 avril 2017
Je ne vous demande pas pour qui. Est-ce que vous voterez ou pas ?
Réponse directe
Je vais vous dire, pour moi, c'est... Oui, ben j'irai voter, je me déplacerai. Vous irai voter quand même. Je me déplacerai. Mais alors ça, pour moi, ce n'est pas ça la politique. Eh bien, c'est le... Non, c'est... Le vote, c'est d'abord et avant tout la possibilité de s'exprimer. Et moi, j'appelle les travailleurs à s'exprimer collectivement. Mais ce n'est pas comme ça qu'on changera notre sort. On en a déjà discuté, mais ce n'est pas comme ça. Et quand même, il faut avoir du recul. Donc on changera dans la rue. Combien d'élections ? Combien de présidents de la République différents ? Combien de majorités gouvernementales différentes ? Oui. Pour avoir toujours la même politique. Une politi…
« Je vais vous dire, pour moi, c'est... Oui, ben j'irai voter, je me déplacerai. Vous irai voter quand même. Je me déplacerai. »
youtube.com · Nathalie Arthaud dans Bourdin - Entretien d'embauche sur BFM TV le 12 avril 2017Vérifier à 9:40
Question 443Nathalie Arthaud dans Bourdin - Entretien d'embauche sur BFM TV le 12 avril 2017
Vous dites que l'État français alimente le terrorisme.
Réponse à côté
a créé le chaos qui a permis à toutes ces bandes de proliférer, y compris manœuvres avec des alliances avec l'Arabie saoudite, le Qatar, dont on sait pertinemment qu'ils financent une partie de ces groupes. Donc, il ne faut pas se voiler la face. Il y a une responsabilité écrasante des puissances impérialistes dans ce qui se passe là-bas, y compris, c'était de notoriété publique, quand même, que Al-Qaïda avait été effectivement utilisé, instrumentalisé, effectivement, par les Américains, en Afghanistan en particulier. Donc, vous voyez, c'est effectivement un petit peu Frankenstein. C'est, voilà, on crée nos propres monstres qui finissent par se retourner contre nous. Et ça, c'est parce que…
« a créé le chaos qui a permis à toutes ces bandes de proliférer, y compris manœuvres avec des alliances avec l'Arabie saoudite, le Qatar, dont on sait pertinemment qu'ils financent une partie de ces groupes. Donc, il ne faut pas se voiler la face. Il y a une responsabilité écrasante des puissances impérialistes dans ce qui se passe là-bas, y compris, c'était de notoriété publique, quand même, que Al-Qaïda avait été effectivement utilisé, instrumentalisé, effectivement, par les Américains, en Afghanistan en particulier. Donc, vous voyez, c'est effectivement un petit peu Frankenstein. C'est, voilà, on crée nos propres monstres qui finissent par se retourner contre nous. Et ça, c'est parce que les interventions des grandes puissances dans ces régions-là, ce n'est jamais, jamais pour défendre les populations. Ça, ce n'est pas vrai. Ça, c'est de l'escroquerie pure et simple. Et moi, quand j'ai entendu Trump parler de compassion et expliquer ainsi son bombardement sur la Syrie, eh bien, moi, ça m'a mis très en colère, encore une fois. Parce que quand on entend Trump expliquer qu'il n'acceptera pas un seul Syrien sur le sol américain, on voit quel est son humanisme. Et c'est comme cela. Alors, ils ont effectivement l'humanisme. »
youtube.com · Nathalie Arthaud dans Bourdin - Entretien d'embauche sur BFM TV le 12 avril 2017Vérifier à 17:29Voir 1 autre passage
« Mais bien sûr, d'ailleurs, entre parenthèses, ce sont les mêmes. Et vous remarquerez qu'ils étaient prêts à se mettre ensemble. Et peut-être que demain, ils se remettront ensemble, en réalité. C'est ça, là. »
youtube.com · Nathalie Arthaud dans Bourdin - Entretien d'embauche sur BFM TV le 12 avril 2017Vérifier à 18:43
Question 444Nathalie Arthaud dans Bourdin - Entretien d'embauche sur BFM TV le 12 avril 2017
C'est ça, oui. Elle est, je crois, chef d'entreprise. Est-ce qu'elle voudrait vous interdire de donner vos cours d'économie ?
Réponse à côté
Oui, vous voyez, comme quoi la dictature n'est pas de notre côté.
« Oui, vous voyez, comme quoi la dictature n'est pas de notre côté. »
youtube.com · Nathalie Arthaud dans Bourdin - Entretien d'embauche sur BFM TV le 12 avril 2017Vérifier à 13:02
Question 445Nathalie Arthaud dans Bourdin - Entretien d'embauche sur BFM TV le 12 avril 2017
Vous ne parlez jamais de votre vie privée ?
Réponse partielle
Parce que, justement, parce que je n'ai pas la possibilité de beaucoup m'exprimer dans les médias. Et la priorité, c'est évidemment de défendre mon programme. Oui, ça, on est bien d'accord. Oui, mais c'est quand même ça. Parce que là, on appelle les électeurs à voter pour des gens. Le minimum, c'est qu'ils sachent effectivement qu'est-ce qu'ils incarnent comme politique, comme point de vue. Donc, moi, je trouve ça assez déplacé, en fait. Et vous voyez, là, vous me laissez la parole un temps long, mais on a discuté de mes convictions profondes, mais assez peu, finalement, des objectifs que je mettais en avant. Non, mais sur les 1 800 euros nets, sur l'interdiction des licenciements, sur la r…
« Ça a été un choix personnel. »
youtube.com · Nathalie Arthaud dans Bourdin - Entretien d'embauche sur BFM TV le 12 avril 2017Vérifier à 23:20Voir 1 autre passage
« Bon, alors, voilà, de fil en aiguille, souvent, ça vient comme ça. »
youtube.com · Nathalie Arthaud dans Bourdin - Entretien d'embauche sur BFM TV le 12 avril 2017Vérifier à 23:22
Question 446Nathalie Arthaud dans Bourdin - Entretien d'embauche sur BFM TV le 12 avril 2017
Il n'y a pas eu de... Tout s'est bien passé ?
Réponse à côté
Non, en coulisses. Moi, je me suis rendue... Je voulais saluer Philippe Poutou, parce que c'est un camarade. Voilà, donc je suis allée discuter dans sa loge. Et on a un peu discuté, ça a été bref, parce qu'on est dans une espèce de... Mais après, je n'ai pas eu spécialement de contact avec les autres.
« Non, en coulisses. Moi, je me suis rendue... Je voulais saluer Philippe Poutou, parce que c'est un camarade. Voilà, donc je suis allée discuter dans sa loge. Et on a un peu discuté, ça a été bref, parce qu'on est dans une espèce de... Mais après, je n'ai pas eu spécialement de contact avec les autres. »
youtube.com · Nathalie Arthaud dans Bourdin - Entretien d'embauche sur BFM TV le 12 avril 2017Vérifier à 46:33
Question 447Nathalie Arthaud dans Bourdin - Entretien d'embauche sur BFM TV le 12 avril 2017
Ils se sont bien comportés ?
Réponse à côté
Non, en coulisses. Moi, je me suis rendue... Je voulais saluer Philippe Poutou, parce que c'est un camarade. Voilà, donc je suis allée discuter dans sa loge. Et on a un peu discuté, ça a été bref, parce qu'on est dans une espèce de... Mais après, je n'ai pas eu spécialement de contact avec les autres.
« Non, en coulisses. Moi, je me suis rendue... Je voulais saluer Philippe Poutou, parce que c'est un camarade. Voilà, donc je suis allée discuter dans sa loge. Et on a un peu discuté, ça a été bref, parce qu'on est dans une espèce de... Mais après, je n'ai pas eu spécialement de contact avec les autres. »
youtube.com · Nathalie Arthaud dans Bourdin - Entretien d'embauche sur BFM TV le 12 avril 2017Vérifier à 46:33
Question 448Nathalie Arthaud dans Bourdin - Entretien d'embauche sur BFM TV le 12 avril 2017
Une révolte permanente ?
Réponse à côté
Mais oui, bien sûr, bien sûr. Vous savez, là, je fréquente un peu les quartiers bourgeois, puisque je suis invitée sur des émissions. Et voilà, je passe dans les rues. Et puis il faut enjamber un SDF. Il y a des gens qui sont au carrefour, qui font la manche. Et à chaque fois, ça me sert le cœur, bien sûr. Je ne supporte pas cette pauvreté, cette misère, ces inégalités.
« Mais oui, bien sûr, bien sûr. Vous savez, là, je fréquente un peu les quartiers bourgeois, puisque je suis invitée sur des émissions. Et voilà, je passe dans les rues. Et puis il faut enjamber un SDF. Il y a des gens qui sont au carrefour, qui font la manche. Et à chaque fois, ça me sert le cœur, bien sûr. Je ne supporte pas cette pauvreté, cette misère, ces inégalités. »
youtube.com · Nathalie Arthaud dans Bourdin - Entretien d'embauche sur BFM TV le 12 avril 2017Vérifier à 1:57
Question 449Nathalie Arthaud dans Bourdin - Entretien d'embauche sur BFM TV le 12 avril 2017
Et si on vous dit non ?
Réponse directe
Eh bien si on me dit non ? Vous comprenez si la BNP Parima qui fait 7,7 milliards de dividendes dit bah non on ne maintient pas les 700 emplois qu'on a prévu de licencier. Non, on ne garde pas les agences, on ne garde pas les salariés mais moi je suis pour les contraindre. Vous parlez d'une contrainte ? C'est 0,3% de leurs dividendes, c'est zéro contrainte. Moi je... Quelle contrainte pour eux ? Il y en a zéro. Alors reprendre effectivement une partie de leur fortune, une partie de leurs dividendes, ce n'est pas de la violence ça. Ça c'est permettre à des millions de femmes et d'hommes d'avoir une vie digne, digne du 21ème siècle. Donc la violence elle n'est pas de mon côté. La violence ell…
« Eh bien si on me dit non ? Vous comprenez si la BNP Parima qui fait 7,7 milliards de dividendes dit bah non on ne maintient pas les 700 emplois qu'on a prévu de licencier. Non, on ne garde pas les agences, on ne garde pas les salariés mais moi je suis pour les contraindre. Vous parlez d'une contrainte ? C'est 0,3% de leurs dividendes, c'est zéro contrainte. Moi je... Quelle contrainte pour eux ? Il y en a zéro. Alors reprendre effectivement une partie de leur fortune, une partie de leurs dividendes, ce n'est pas de la violence ça. Ça c'est permettre à des millions de femmes et d'hommes d'avoir une vie digne, digne du 21ème siècle. Donc la violence elle n'est pas de mon côté. La violence elle est du côté de cet ordre social. »
youtube.com · Nathalie Arthaud dans Bourdin - Entretien d'embauche sur BFM TV le 12 avril 2017Vérifier à 32:22
Question 450Nathalie Arthaud dans Bourdin - Entretien d'embauche sur BFM TV le 12 avril 2017
Le Parti communiste de Jean-Luc Mélenchon sont proches de vous ou pas ?
Réponse directe
Parce que, autant je me retrouve dans certaines dénonciations, dans l'expression d'une colère de Jean-Luc Mélenchon, autant je ne suis pas d'accord quand il explique qu'il suffira de voter pour lui pour résoudre tous ces problèmes-là. Voilà, sur le fond, moi je pense que c'est complètement utopique de croire que l'on peut gouverner de façon humaine, égalitaire, juste, une société qui est basée sur l'inégalité, sur l'injustice, qui est basée sur l'existence de classes sociales et sur l'exploitation de l'homme par l'homme. Donc moi je ne partage pas, je ne suis pas d'accord avec Jean-Luc Mélenchon quand il nous explique que lui au pouvoir, il va tout changer. Écoutez, vous savez, le monde du…
« Parce que, autant je me retrouve dans certaines dénonciations, dans l'expression d'une colère de Jean-Luc Mélenchon, autant je ne suis pas d'accord quand il explique qu'il suffira de voter pour lui pour résoudre tous ces problèmes-là. Voilà, sur le fond, moi je pense que c'est complètement utopique de croire que l'on peut gouverner de façon humaine, égalitaire, juste, une société qui est basée sur l'inégalité, sur l'injustice, qui est basée sur l'existence de classes sociales et sur l'exploitation de l'homme par l'homme. Donc moi je ne partage pas, je ne suis pas d'accord avec Jean-Luc Mélenchon quand il nous explique que lui au pouvoir, il va tout changer. Écoutez, vous savez, le monde du travail, il a cru, il a cru en Mitterrand, il a cru en Jospin, et même Hollande avait fait vibrer certaines cordes avec le discours du Bourget. Vous avez voté Hollande, vous ? Je suis la seule à gauche à ne pas avoir appelé à voter Hollande en 2012. »
youtube.com · Nathalie Arthaud dans Bourdin - Entretien d'embauche sur BFM TV le 12 avril 2017Vérifier à 10:39
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 13:02
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« pas ? Qui vous inclue ? Très simplement, très simplement, ceux qui se battent, ceux qui sont présents, ceux qui participent au mouvement de façon active. Vous le savez, par exemple, dans une grève, parce qu'il y a beaucoup d'exemples aussi, hein, des grèves qui durent et qui sont des véritables bras de fer. Comment ça se passe ? Eh bien, où, attention, je parle des grèves où les salariés restent pas à la maison, mais où vraiment, pour eux, l'enjeu est devenu important et où ils ont compris que c'était à eux de décider, y compris de comment ils allaient se battre, avec quels moyens, quelles actions ils devaient déployer, qu'ils devaient être maîtres de leur mouvement. Je parle de ces grèves-là. Eh bien, ces moments-là où les travailleurs veulent être les décideurs, les maîtres de leur mouvement, eh bien, ils mettent en place des règles. Et moi, je connais beaucoup de règles, de grèves où il y a eu des cartes de grévistes. C'est-à-dire que chaque matin, le gréviste se faisait enregistrer, d'ailleurs pour dire qu'il était bien en grève, parce qu'y compris dans ces mouvements-là, il y a aussi des collectes, il y a aussi, finalement, on s'entraide. Voilà, ça aussi, ça compte. Eh bien, on est gréviste, on est dans le mouvement, on a une carte de grève, eh bien, on a un droit de vote. Pour moi, c'est ceux qui se battent qui doivent décider. Donc, pour moi, c'est sur cette base-là. C'est pas sur la base d'où tu viens, c'est d'ailleurs, est-ce que tu as des papiers en règle et est-ce que tu as bien la nationalité française et puis d'ailleurs, est-ce que toi, c'est quel boulot, tu as un patte ? Non, c'est ceux qui veulent se battre. Et ça, les Gilets jaunes, c'était ça aussi. Ils formaient une communauté de femmes et d'hommes qui avaient envie de se battre là-dessus pour le pouvoir d'achat. Eh bien, ils ont donné la parole, ils ont donné la possibilité justement de peser à chacun d'entre eux. Donc, pour moi, c'est ça la démocratie ouvrière. Et, par exemple, je trouve absolument scandaleux, pas normal, que pour mettre fin à une grève, le patron décide de faire voter tout le monde, y compris les non-midi. Eh bien, non, c'est les grévistes qui se font mettre de leur grève. C'est à eux de décider quand est-ce qu'ils l'arrêtent. Voilà. Et on a le droit aussi d'être minoritaire. On a le droit d'être minoritaire »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 16:23
« je ne ferais pas croire, je n'aurais pas cette posture « votez pour moi et vous allez voir ce que vous allez voir, je ferai le SMIC à 2 200 euros net, je ferai ci, je ferai ça ». Non, je ne vais pas dire ça, mais je vais, par contre, affirmer que oui, tout est une question de rapport de force et ce qui était impossible avant qu'il y ait la grève générale en mai-juin 1936, par exemple, est devenue possible après la grève, est devenue possible avec les occupations d'usines, est devenue possible avec la levée en masse, en fait, des travailleuses et des travailleurs. Donc, je vais dire qu'en réalité, notre force, c'est de se battre collectivement, c'est de jouer sur cette puissance qu'on a, qui consiste à être indispensable au fonctionnement de la société, indispensable à l'accumulation des capitaux pour le grand patronat, pour la grande bourgeoisie, c'est cette force-là qu'il faut activer. Et j'espère que dans cette campagne présidentielle, bah oui, je ferai exister cette idée que, nous ne sommes pas, l'humanité n'est pas condamnée pour l'éternité à la société capitaliste, que tous ceux qui nous expliquent que ça, ça, le capitalisme correspond pile poil à la nature humaine, parce que l'homme est un loup pour l'homme. Bah non, non, je ne suis pas d'accord avec ça, je l'affirmerai. Je dirais que la société humaine, elle a traversé des organisations sociales très différentes les unes des autres et qu'on n'est pas à la dernière station, voilà, on n'est pas au terminus, en fait. L'histoire, elle continue, la lutte de classe, elle continue, les inégalités continuent, bah tout ça, ça va créer forcément des remises en cause profondes de la société et il faut qu'on ait une vision, qu'on ait une perspective, qu'on sache où on peut aller. Et encore une fois, moi, je pense que la perspective, c'est d'aller vers une société collective. Collective parce que, tout simplement, nous ne sommes rien sans les autres. On n'est rien sans le travail des autres, parce qu'on est déjà dans un immense collectif de travail. Et quand on y réfléchit, en fait, on travaille pas seulement avec ceux qui sont concentrés dans la même entreprise que nous, mais on travaille avec des femmes et des hommes aux quatre coins de la planète. Parce qu'en fait, les trusts n'ont jamais été aussi importants en nombre et aussi internationalisés. Et comment, »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 10:28
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées19 mars 2024 au 30 juin 2026 · 55 observations66 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« J'ai des convictions fortes, vous l'avez remarqué. Et si vous voulez, moi, je pense que toute l'histoire me donne raison. Regardez un exemple qui me vient en tête. Est-ce que vous vous souvenez de la crise en Grèce, la crise de la dette grecque, 2011, si je ne me trompe, 2011, où finalement, c'est Tsipras qui avait été élu comme le porte-voix des travailleurs. Et Tsipras, en fait, pour, comment dire, imposer son plan aux banquiers européens et à l'Union européenne, a fait voter trois fois le pays. Trois fois. Trois référendums. Qu'est-ce qu'ils ont fait ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Il s'est passé que les banquiers ont dit, ok, la population grecque, elle a voté, ok. Eh bien, on s'en moque et nous, on ferme les robinets. Et donc, en fait, la cure d'austérité, c'est vous, Tsipras, qui allez l'imposer au pays. Et c'est ce qui s'est passé, en fait. Ils se sont assis sur les lois, sur les fondements, sur les votes. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 53:57Voir 2 autres passages
« C'est vrai qu'une première différence avec la façon dont vous avez de présenter les choses, en parlant de démocratie pour du peuple, etc., nous, nous parlons de démocratie ouvrière. Dans le sens où, finalement, cette démocratie, c'est ceux qui se battent, pas seulement des ouvriers, il ne faut pas penser, je ne parle pas seulement de celui qui a un bleu de travail, je parle à tous ceux qui sont utiles à la société, en fait, les 99 % de la société. Vous savez, même, pour moi, la femme qui élève ses enfants est une travailleuse, en fait, et elle est indispensable à la société, du simple fait, d'ailleurs, que justement, elle assure le renouvellement des générations. Et en fait, c'est un travail qui, y compris, est aussi prenant et aussi difficile et aussi dur et aussi épuisant qu'un travail parfois à l'usine de s'occuper des enfants. Donc, non, le monde du travail, pour nous, c'est ceux qui ont un travail, bien sûr, manuel, mais aussi un travail intellectuel, aussi ceux qui ont un statut d'auto-entrepreneur, ceux qui sont le petit artisan, c'est aussi ceux qui galèrent de petit boulot en petit boulot, entre chômage, intérim, etc., etc. Donc, vous voyez, c'est au sens large, mais à partir du moment où ils veulent se battre, eh bien, en fait, ils commencent à discuter ensemble, ils votent ensemble et ils votent pour tout. Écoutez, on a quand même l'exemple des gilets jaunes, l'exemple des gilets jaunes qui était magnifique pour ça, magnifique, parce que les femmes et les hommes qui ne se connaissaient pas, qui ne se connaissaient pas et qui n'avaient pas l'habitude de l'organisation, parce que beaucoup d'entre eux étaient dans des petites structures, souvent n'avaient jamais fréquenté de syndicats, n'avaient jamais appartenu à aucun parti politique, étaient finalement assez isolés. Ils ont eu ce réflexe de se réunir sur les ronds-points, vous voyez, et la discussion a démarré, et ils ont fonctionné ensemble. Ils ont fonctionné ensemble comment ? En discutant beaucoup, parfois en cherchant le consensus, parfois ils ne le trouvaient pas, ils ont voté, parfois ils ont choisi des représentants, parfois dénoncé ceux qui se présentaient comme des représentants, parce que moi, j'ai adoré quand ils ont posé un lapin au premier ministre, par exemple, enfin, quand les... voilà, parce que, ben justement, ça pose la question de dans quels représentants on a confiance, et ils se posaient tous ces problèmes-là. Ben moi, je suis convaincue que quand les gens ont envie de se battre pour quelque chose, quand ils ont un objectif, quand ils ont cette combativité, ben oui, ils font régner cette démocratie ouvrière qui consiste à discuter, à chercher à se convaincre les uns les autres, et puis à voter pour, au final, décider et appliquer collectivement ensemble la chose, parce que souvent aussi, on sépare le vote de l'application, alors qu'en fait, l'essentiel est quand même souvent dans qui applique. Et la démocratie ouvrière, vous justement, »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées24 juin 2024 au 30 juin 2026 · 45 observations58 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est vrai qu'une première différence avec la façon dont vous avez de présenter les choses, en parlant de démocratie pour du peuple, etc., nous, nous parlons de démocratie ouvrière. Dans le sens où, finalement, cette démocratie, c'est ceux qui se battent, pas seulement des ouvriers, il ne faut pas penser, je ne parle pas seulement de celui qui a un bleu de travail, je parle à tous ceux qui sont utiles à la société, en fait, les 99 % de la société. Vous savez, même, pour moi, la femme qui élève ses enfants est une travailleuse, en fait, et elle est indispensable à la société, du simple fait, d'ailleurs, que justement, elle assure le renouvellement des générations. Et en fait, c'est un travail qui, y compris, est aussi prenant et aussi difficile et aussi dur et aussi épuisant qu'un travail parfois à l'usine de s'occuper des enfants. Donc, non, le monde du travail, pour nous, c'est ceux qui ont un travail, bien sûr, manuel, mais aussi un travail intellectuel, aussi ceux qui ont un statut d'auto-entrepreneur, ceux qui sont le petit artisan, c'est aussi ceux qui galèrent de petit boulot en petit boulot, entre chômage, intérim, etc., etc. Donc, vous voyez, c'est au sens large, mais à partir du moment où ils veulent se battre, eh bien, en fait, ils commencent à discuter ensemble, ils votent ensemble et ils votent pour tout. Écoutez, on a quand même l'exemple des gilets jaunes, l'exemple des gilets jaunes qui était magnifique pour ça, magnifique, parce que les femmes et les hommes qui ne se connaissaient pas, qui ne se connaissaient pas et qui n'avaient pas l'habitude de l'organisation, parce que beaucoup d'entre eux étaient dans des petites structures, souvent n'avaient jamais fréquenté de syndicats, n'avaient jamais appartenu à aucun parti politique, étaient finalement assez isolés. Ils ont eu ce réflexe de se réunir sur les ronds-points, vous voyez, et la discussion a démarré, et ils ont fonctionné ensemble. Ils ont fonctionné ensemble comment ? En discutant beaucoup, parfois en cherchant le consensus, parfois ils ne le trouvaient pas, ils ont voté, parfois ils ont choisi des représentants, parfois dénoncé ceux qui se présentaient comme des représentants, parce que moi, j'ai adoré quand ils ont posé un lapin au premier ministre, par exemple, enfin, quand les... voilà, parce que, ben justement, ça pose la question de dans quels représentants on a confiance, et ils se posaient tous ces problèmes-là. Ben moi, je suis convaincue que quand les gens ont envie de se battre pour quelque chose, quand ils ont un objectif, quand ils ont cette combativité, ben oui, ils font régner cette démocratie ouvrière qui consiste à discuter, à chercher à se convaincre les uns les autres, et puis à voter pour, au final, décider et appliquer collectivement ensemble la chose, parce que souvent aussi, on sépare le vote de l'application, alors qu'en fait, l'essentiel est quand même souvent dans qui applique. Et la démocratie ouvrière, vous justement, »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 13:02Voir 2 autres passages
« pas ? Qui vous inclue ? Très simplement, très simplement, ceux qui se battent, ceux qui sont présents, ceux qui participent au mouvement de façon active. Vous le savez, par exemple, dans une grève, parce qu'il y a beaucoup d'exemples aussi, hein, des grèves qui durent et qui sont des véritables bras de fer. Comment ça se passe ? Eh bien, où, attention, je parle des grèves où les salariés restent pas à la maison, mais où vraiment, pour eux, l'enjeu est devenu important et où ils ont compris que c'était à eux de décider, y compris de comment ils allaient se battre, avec quels moyens, quelles actions ils devaient déployer, qu'ils devaient être maîtres de leur mouvement. Je parle de ces grèves-là. Eh bien, ces moments-là où les travailleurs veulent être les décideurs, les maîtres de leur mouvement, eh bien, ils mettent en place des règles. Et moi, je connais beaucoup de règles, de grèves où il y a eu des cartes de grévistes. C'est-à-dire que chaque matin, le gréviste se faisait enregistrer, d'ailleurs pour dire qu'il était bien en grève, parce qu'y compris dans ces mouvements-là, il y a aussi des collectes, il y a aussi, finalement, on s'entraide. Voilà, ça aussi, ça compte. Eh bien, on est gréviste, on est dans le mouvement, on a une carte de grève, eh bien, on a un droit de vote. Pour moi, c'est ceux qui se battent qui doivent décider. Donc, pour moi, c'est sur cette base-là. C'est pas sur la base d'où tu viens, c'est d'ailleurs, est-ce que tu as des papiers en règle et est-ce que tu as bien la nationalité française et puis d'ailleurs, est-ce que toi, c'est quel boulot, tu as un patte ? Non, c'est ceux qui veulent se battre. Et ça, les Gilets jaunes, c'était ça aussi. Ils formaient une communauté de femmes et d'hommes qui avaient envie de se battre là-dessus pour le pouvoir d'achat. Eh bien, ils ont donné la parole, ils ont donné la possibilité justement de peser à chacun d'entre eux. Donc, pour moi, c'est ça la démocratie ouvrière. Et, par exemple, je trouve absolument scandaleux, pas normal, que pour mettre fin à une grève, le patron décide de faire voter tout le monde, y compris les non-midi. Eh bien, non, c'est les grévistes qui se font mettre de leur grève. C'est à eux de décider quand est-ce qu'ils l'arrêtent. Voilà. Et on a le droit aussi d'être minoritaire. On a le droit d'être minoritaire »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées8 mars 2025 au 30 juin 2026 · 16 observations17 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« J'ai des convictions fortes, vous l'avez remarqué. Et si vous voulez, moi, je pense que toute l'histoire me donne raison. Regardez un exemple qui me vient en tête. Est-ce que vous vous souvenez de la crise en Grèce, la crise de la dette grecque, 2011, si je ne me trompe, 2011, où finalement, c'est Tsipras qui avait été élu comme le porte-voix des travailleurs. Et Tsipras, en fait, pour, comment dire, imposer son plan aux banquiers européens et à l'Union européenne, a fait voter trois fois le pays. Trois fois. Trois référendums. Qu'est-ce qu'ils ont fait ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Il s'est passé que les banquiers ont dit, ok, la population grecque, elle a voté, ok. Eh bien, on s'en moque et nous, on ferme les robinets. Et donc, en fait, la cure d'austérité, c'est vous, Tsipras, qui allez l'imposer au pays. Et c'est ce qui s'est passé, en fait. Ils se sont assis sur les lois, sur les fondements, sur les votes. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 53:57Voir 2 autres passages
« je ne ferais pas croire, je n'aurais pas cette posture « votez pour moi et vous allez voir ce que vous allez voir, je ferai le SMIC à 2 200 euros net, je ferai ci, je ferai ça ». Non, je ne vais pas dire ça, mais je vais, par contre, affirmer que oui, tout est une question de rapport de force et ce qui était impossible avant qu'il y ait la grève générale en mai-juin 1936, par exemple, est devenue possible après la grève, est devenue possible avec les occupations d'usines, est devenue possible avec la levée en masse, en fait, des travailleuses et des travailleurs. Donc, je vais dire qu'en réalité, notre force, c'est de se battre collectivement, c'est de jouer sur cette puissance qu'on a, qui consiste à être indispensable au fonctionnement de la société, indispensable à l'accumulation des capitaux pour le grand patronat, pour la grande bourgeoisie, c'est cette force-là qu'il faut activer. Et j'espère que dans cette campagne présidentielle, bah oui, je ferai exister cette idée que, nous ne sommes pas, l'humanité n'est pas condamnée pour l'éternité à la société capitaliste, que tous ceux qui nous expliquent que ça, ça, le capitalisme correspond pile poil à la nature humaine, parce que l'homme est un loup pour l'homme. Bah non, non, je ne suis pas d'accord avec ça, je l'affirmerai. Je dirais que la société humaine, elle a traversé des organisations sociales très différentes les unes des autres et qu'on n'est pas à la dernière station, voilà, on n'est pas au terminus, en fait. L'histoire, elle continue, la lutte de classe, elle continue, les inégalités continuent, bah tout ça, ça va créer forcément des remises en cause profondes de la société et il faut qu'on ait une vision, qu'on ait une perspective, qu'on sache où on peut aller. Et encore une fois, moi, je pense que la perspective, c'est d'aller vers une société collective. Collective parce que, tout simplement, nous ne sommes rien sans les autres. On n'est rien sans le travail des autres, parce qu'on est déjà dans un immense collectif de travail. Et quand on y réfléchit, en fait, on travaille pas seulement avec ceux qui sont concentrés dans la même entreprise que nous, mais on travaille avec des femmes et des hommes aux quatre coins de la planète. Parce qu'en fait, les trusts n'ont jamais été aussi importants en nombre et aussi internationalisés. Et comment, »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités30 juin 2026 au 30 juin 2026 · 1 observation1 passage
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est ce qu'on a fait quand même là, ce soir. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 53:46
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités19 mars 2024 au 30 juin 2026 · 26 observations27 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« De lutte ouvrière, pardon. Non mais, je reconnais cette aspiration et elle est mille fois légitime et j'en suis complètement solidaire. Cette aspiration comme ça à avoir davantage de pouvoir. Bien sûr, on doit, on doit, on ne doit pas accepter, accepter aujourd'hui ce diktat d'une poignée de capitalistes. Quand on voit qu'Elon Musk, vous avez vu qu'Elon Musk, sa fortune dépasse les mille milliards de dollars, qu'en fait, à lui seul, il possède plus que beaucoup d'États, beaucoup de pays, en fait. Et donc, en fait, il a la puissance financière qui dépasse même celle de l'État français, en fait. Donc, c'est quand même, c'est quand même dingue. Et vous vous rendez compte que lui, ses décisions, ils impactent pour des décennies, en fait, notre économie et toute la société avec un tel poids, avec autant d'entreprises entre ses mains. Et puis surtout parce qu'il capte des milliards et des milliards de capitaux que moi, je verrais tout à fait mieux investis dans d'autres domaines. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 24:51Voir 2 autres passages
« De lutte ouvrière, pardon. Non mais, je reconnais cette aspiration et elle est mille fois légitime et j'en suis complètement solidaire. Cette aspiration comme ça à avoir davantage de pouvoir. Bien sûr, on doit, on doit, on ne doit pas accepter, accepter aujourd'hui ce diktat d'une poignée de capitalistes. Quand on voit qu'Elon Musk, vous avez vu qu'Elon Musk, sa fortune dépasse les mille milliards de dollars, qu'en fait, à lui seul, il possède plus que beaucoup d'États, beaucoup de pays, en fait. Et donc, en fait, il a la puissance financière qui dépasse même celle de l'État français, en fait. Donc, c'est quand même, c'est quand même dingue. Et vous vous rendez compte que lui, ses décisions, ils impactent pour des décennies, en fait, notre économie et toute la société avec un tel poids, avec autant d'entreprises entre ses mains. Et puis surtout parce qu'il capte des milliards et des milliards de capitaux que moi, je verrais tout à fait mieux investis dans d'autres domaines. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 24:51
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités19 mars 2024 au 30 juin 2026 · 12 observations15 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« J'ai des convictions fortes, vous l'avez remarqué. Et si vous voulez, moi, je pense que toute l'histoire me donne raison. Regardez un exemple qui me vient en tête. Est-ce que vous vous souvenez de la crise en Grèce, la crise de la dette grecque, 2011, si je ne me trompe, 2011, où finalement, c'est Tsipras qui avait été élu comme le porte-voix des travailleurs. Et Tsipras, en fait, pour, comment dire, imposer son plan aux banquiers européens et à l'Union européenne, a fait voter trois fois le pays. Trois fois. Trois référendums. Qu'est-ce qu'ils ont fait ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Il s'est passé que les banquiers ont dit, ok, la population grecque, elle a voté, ok. Eh bien, on s'en moque et nous, on ferme les robinets. Et donc, en fait, la cure d'austérité, c'est vous, Tsipras, qui allez l'imposer au pays. Et c'est ce qui s'est passé, en fait. Ils se sont assis sur les lois, sur les fondements, sur les votes. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 53:57Voir 2 autres passages
« C'est qu'aucune loi ne fera reculer les capitalistes quand ils veulent quelque chose. Aucune loi. Regardez les règlements internationaux. Trump, il en a fait quoi ? Il en a fait quoi ? Il a transformé tout ça. Il a dit tout ça, je n'ai pas besoin. Il a fomenté une guerre comme ça, parce que voilà, il s'est dit qu'il allait ratailler. Il a ratiné le peuple iranien, comme ça, le régime qu'il allait faire comme au Venezuela. On a plein d'exemples, plein d'exemples. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 55:11
« J'ai des convictions fortes, vous l'avez remarqué. Et si vous voulez, moi, je pense que toute l'histoire me donne raison. Regardez un exemple qui me vient en tête. Est-ce que vous vous souvenez de la crise en Grèce, la crise de la dette grecque, 2011, si je ne me trompe, 2011, où finalement, c'est Tsipras qui avait été élu comme le porte-voix des travailleurs. Et Tsipras, en fait, pour, comment dire, imposer son plan aux banquiers européens et à l'Union européenne, a fait voter trois fois le pays. Trois fois. Trois référendums. Qu'est-ce qu'ils ont fait ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Il s'est passé que les banquiers ont dit, ok, la population grecque, elle a voté, ok. Eh bien, on s'en moque et nous, on ferme les robinets. Et donc, en fait, la cure d'austérité, c'est vous, Tsipras, qui allez l'imposer au pays. Et c'est ce qui s'est passé, en fait. Ils se sont assis sur les lois, sur les fondements, sur les votes. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées22 mai 2026 au 30 juin 2026 · 4 observations4 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Moi, je dirais que je suis ni pour, ni contre. Je crois qu'il y a surtout pas mal d'illusions en fait là-dedans. Dans ce que vous avez dit, il y a quelque chose qui me plaît beaucoup, c'est que les citoyens doivent être leur propre patron. Voilà. Mais pour moi, ce n'est pas des mots creux au sens strict. C'est-à-dire qu'en fait, pour être son véritable patron, il faut sortir de cette situation d'infériorité que nous impose l'existence des classes sociales. Parce qu'en fait, aujourd'hui, on n'est pas à égalité. Et c'est là que moi, je ne dis pas les citoyens, le peuple en général, je pense que la société, elle est divisée en classes sociales. Il y a d'un côté ceux qui possèdent les capitaux et qui font travailler les autres et qui ont un pouvoir sur les autres, le pouvoir de dire toi, je t'embauche, toi, je te paye tant, toi, je t'accorde le congé, toi, je te forme, toi, je te vire, etc. Et puis, il y a ceux qui sont démunis de ces moyens de production, qui n'ont pas de capitaux et qui sont forcés pour vivre de vendre leurs forces de travail. Pour moi, c'est la classe ouvrière. C'est le monde du travail. C'est l'écrasante majorité des gens qui doivent, pour gagner leur vie, gagner leur temps, vendre soit leur force de travail manuel, soit leur force de travail intellectuel. Mais vous voyez que déjà, là, on n'est pas du tout sur un rapport d'égalité, où finalement, moi, y compris, moi, je suis enseignante, je suis enseignante, mais qu'est-ce que je décide de la façon dont les cours sont organisés ? »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 20:48Voir 2 autres passages
« Mais moi, je pense qu'ils n'en ont pas besoin en réalité. Mais puisqu'il peut le faire, ça l'arrange. Ça l'arrange d'avoir un ami. Encore, ils se sont fâchés. Vous avez vu, ils se sont fâchés. C'était bisous, bisous, bisous pendant toute la campagne. Et puis, y compris le temps qu'Elon Musk aide Trump à virer, je ne sais pas, quasiment 100 000 fonctionnaires. Et puis après, ils se sont fâchés. Donc, ils peuvent parfaitement s'en passer. Ils peuvent se passer d'amis au pouvoir. Ils préfèrent quand c'est des amis, évidemment. Mais ils peuvent s'en passer. Et je peux vous dire que dans le rapport de force entre ceux qui possèdent les capitaux et ceux qui sont à l'Élysée, ce n'est pas l'Élysée qui gagne. Ce n'est pas l'Élysée qui gagne. Non. Prenez tous les gouvernements de gauche qui avaient promis. Prenez Hollande, le dernier en date, qui avait un tout petit peu fait briller les yeux. Alors, pas tellement les miens parce que je suis vaccinée. Mais avec l'histoire, vous savez, de la taxation à 75% des plus grandes fortunes. Et puis, comment finalement, une fois arrivé au pouvoir, il a rétropédalé ? Et tout ça, on n'a plus entendu parler. Parce que c'est comme toujours, comme toujours. Je me souviens aussi de la séquence avec Arnaud Montebourg qui nous avait expliqué « Je vais nationaliser Arcelor Mittal, s'ils veulent fermer… » C'était Gandran, je crois. Voilà. « S'ils veulent fermer, je vais nationaliser. » Et puis, finalement, Mittal, le PDG de Mittal avait déboulé dans son bureau en disant « Oh, coucou, il y a 40 000 emplois qui dépendent de moi en France. Venez pas trop me chatouiller. » Et puis, finalement, Arnaud Montebourg, qu'est-ce qu'il avait fait ? Il avait reculé. Voilà. Il avait reculé. Plus question de nationalisation, plus question de… Non, il avait reculé. Donc, si vous voulez, il y a… Vous savez, il n'y a pas de plus grande puissance que l'argent dans la société. Il n'y a pas de plus grande puissance que ça. Et ça, vous ne l'attrapez pas avec un bulletin de vote ou avec un référendum. Ça, c'est pas vrai. Ça me refait penser à une autre histoire. Je vous laisse parler. Je développerai peut-être après. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratie
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés19 mars 2024 au 30 juin 2026 · 14 observations18 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ce n'est pas comme effectivement les élections bourgeoises qu'on nous sert où tous les cinq ans, là, on peut glisser dans son petit bouton dans l'urne, sur la base d'un catalogue de promesses qui n'est jamais tenu, en fait. Voilà, ça n'a rien à voir. Donc, oui, révocabilité des élus, salaire des élus au salaire moyen et puis surtout aussi des fonctions publiques, si vous voulez, d'administration qui, justement, englobent le plus grand nombre. Parce qu'on a parlé des anarchistes, mais moi, je crois que l'État, pourrait en fait beaucoup, beaucoup être beaucoup moins, comment dire, s'imposer beaucoup moins. Je pense qu'il y a un tas de choses que les gens, en s'organisant, pourraient faire et ils pourraient faire bien mieux que n'importe quelle bureaucratie, là, qui est complètement déconnectée, bien souvent. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 1:01:52Voir 2 autres passages
« Il n'y a quand même pas de surprise. Le gouvernement n'a pas annoncé la confiscation des super profits total. Il n'a pas non plus annoncé une augmentation générale des salaires. Donc concrètement, cela veut dire que les travailleuses, les travailleurs, tous ceux qui n'ont pas d'autre choix que de prendre la voiture vont continuer de payer. Et moi, je sais que si on n'exprime pas une colère, si justement on ne se fait pas craindre, eh bien on continuera de payer. Voilà, c'est la réalité. Et aujourd'hui, finalement, on peut être racketté. Racketté, comme ça, c'est du racket légal. Vous savez, quand on passe à la pompe, on laisse de plus en plus, une plus grande part de notre salaire. Et ça va directement, évidemment, dans les coffres-forts des grandes compagnies pétrolières. »
franceinfo · Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politiqueVérifier à 0:21
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contre-arguments traités19 mars 2024 au 30 juin 2026 · 40 observations53 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Voilà. Même les programmes, comment ils sont faits ? Vous savez, moi, je suis enseignante d'économie et gestion. En économie, il n'y a pas de chapitre sur la crise. La crise, ça n'existe pas. Vous voyez, il n'y a pas de crise. La crise, ça n'existe pas dans la société capitaliste. Vous voyez ? Mais ça, c'est vrai. C'est vrai de partout. C'est vrai de partout, y compris les ouvriers, qui connaissent bien mieux le travail que n'importe quel manager et que n'importe quel actionnaire qui a investi dans l'entreprise. Est-ce qu'il a son mot à dire ? Est-ce qu'aujourd'hui, dans la société, non ? Donc, être le patron, ça veut dire exproprier cette bourgeoisie, collectiviser ces entreprises. Et là, oui, on sera les patrons collectivement. Et là, on pourra vraiment dire qu'on est à égalité et on peut décider tous ensemble. Là, on pourra le dire. Mais sinon, non, je ne suis pas d'accord. En fait, c'est l'illusion qu'on pourrait avoir plus de pouvoir. Alors même que... Est-ce que vous pensez, une seconde, qu'il pourrait y avoir un RIC pour dire est-ce que vous êtes pour le SMIC à 2 200 euros net ? Moi, je pense qu'il faudrait le porter à 2 200 euros net sur le SMIC. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 22:25Voir 2 autres passages
« Non, moi, si j'avais la possibilité de proposer une loi et puis de développer tout un débat là-dessus, ce n'est pas ça que je ferais. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 1:03:25
« Non. Non, c'est des moments dans l'histoire où en effet, les travailleurs ont senti leur force, l'ont organisé, l'ont actionné pour faire des choses que je trouve, moi, fantastiques. Parce qu'arrêter une guerre, arrêter la guerre pendant la Première Guerre mondiale, je trouve ça fantastique. Après, vous l'avez noté, il y a eu en effet la bureaucratie qui a confisqué le pouvoir aux soviets. Nous, on est trotskistes et on pense qu'en effet, le stalinisme, ça a été une caricature. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes19 mars 2024 au 22 mai 2026 · 25 observations26 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Moi, je pense que pour l'instant, il y a beaucoup d'attentisme. Pour l'instant, effectivement, beaucoup. Il y a une résignation, vous pensez ? Je pense que quand on voit tout ce qui se passe dans le monde, quand on voit toutes ces horreurs, on se dit, voilà, on est quand même saisi d'effroi, on est un peu pétrifié, voilà. Mais moi, ce que je pense, c'est qu'en effet, il faut bien réaliser que quand on est travailleur, on a aussi une force. On fait tourner cette société et on est capable d'imposer nos intérêts. Et il faut, une des priorités, c'est de dire qu'il faut que les salaires, que les emplois, que les conditions de vie de ceux qui sont à la base de la société passent avant les super profits, passent avant les dividendes des actionnaires. Vous vous rendez compte qu'à la fin de l'année, on va se retrouver avec un groupe comme Total. Il aura quoi ? 25, 30 milliards de profits. Mais on marche sur la tête. »
franceinfo · Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politiqueVérifier à 6:03Voir 2 autres passages
« En tout cas, c'est le seul moyen de protéger, en effet, notre pouvoir d'achat, de ne pas être piétiné, de ne pas sombrer encore davantage dans la misère. Aujourd'hui, vous vous rendez compte que quand on est ouvrier, quand on est facteur, quand on est auxiliaire de vie, on saute parfois des repas. Voilà, on a peur, on a peur du lendemain. On se demande, on sait qu'on ne partira peut-être pas en vacances, mais on a peur de ne pas pouvoir payer les études à ses enfants. Donc il faut qu'on se protège, nous, effectivement, les travailleurs. Moi, j'entends les entreprises dire, en tout cas ceux qui ont la possibilité, nous, on va répercuter la hausse des carburants sur les prix. Mais les travailleurs, ils font comment, eux, pour récupérer toutes les charges qu'ils ont à payer et pour pouvoir survivre dans ce monde de fous, dans ce monde de crise ? Vous me dites, mais ce n'est pas une solution pour arrêter la crise. Mais qui a une solution pour arrêter la crise ? Qui a une solution pour arrêter ces guerres de cette société capitaliste ? Parce que c'est ça aussi que moi, je tiens à dénoncer. C'est qu'on est dans une société qui est organisée de cette façon-là, où il n'y a que le profit qui compte, il n'y a que les rivalités capitalistes. Eh bien, oui, oui, ça dégénère forcément dans toutes ces guerres. Guerres, d'ailleurs, dont les premières victimes sont quand même aussi les peuples du Moyen-Orient. Parce que les premières victimes, ce sont les centaines de milliers de Palestiniens, de Libanais, d'Iraniens qui sont aujourd'hui quand même au cœur de cette guerre. »
franceinfo · Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politiqueVérifier à 4:02
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
youtube.com · Séparatisme: face aux discours démagogiques racistes : travailleurs ne nous laissons pas diviserVérifier à 7:17
youtube.com · Nathalie Arthaud dans Bourdin - Entretien d'embauche sur BFM TV le 12 avril 2017Vérifier à 8:26
youtube.com · Nathalie Arthaud dans Bourdin - Entretien d'embauche sur BFM TV le 12 avril 2017Vérifier à 30:50
youtube.com · Nathalie Arthaud dans Bourdin - Entretien d'embauche sur BFM TV le 12 avril 2017Vérifier à 10:08
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 13:02
« pas ? Qui vous inclue ? Très simplement, très simplement, ceux qui se battent, ceux qui sont présents, ceux qui participent au mouvement de façon active. Vous le savez, par exemple, dans une grève, parce qu'il y a beaucoup d'exemples aussi, hein, des grèves qui durent et qui sont des véritables bras de fer. Comment ça se passe ? Eh bien, où, attention, je parle des grèves où les salariés restent pas à la maison, mais où vraiment, pour eux, l'enjeu est devenu important et où ils ont compris que c'était à eux de décider, y compris de comment ils allaient se battre, avec quels moyens, quelles actions ils devaient déployer, qu'ils devaient être maîtres de leur mouvement. Je parle de ces grèves-là. Eh bien, ces moments-là où les travailleurs veulent être les décideurs, les maîtres de leur mouvement, eh bien, ils mettent en place des règles. Et moi, je connais beaucoup de règles, de grèves où il y a eu des cartes de grévistes. C'est-à-dire que chaque matin, le gréviste se faisait enregistrer, d'ailleurs pour dire qu'il était bien en grève, parce qu'y compris dans ces mouvements-là, il y a aussi des collectes, il y a aussi, finalement, on s'entraide. Voilà, ça aussi, ça compte. Eh bien, on est gréviste, on est dans le mouvement, on a une carte de grève, eh bien, on a un droit de vote. Pour moi, c'est ceux qui se battent qui doivent décider. Donc, pour moi, c'est sur cette base-là. C'est pas sur la base d'où tu viens, c'est d'ailleurs, est-ce que tu as des papiers en règle et est-ce que tu as bien la nationalité française et puis d'ailleurs, est-ce que toi, c'est quel boulot, tu as un patte ? Non, c'est ceux qui veulent se battre. Et ça, les Gilets jaunes, c'était ça aussi. Ils formaient une communauté de femmes et d'hommes qui avaient envie de se battre là-dessus pour le pouvoir d'achat. Eh bien, ils ont donné la parole, ils ont donné la possibilité justement de peser à chacun d'entre eux. Donc, pour moi, c'est ça la démocratie ouvrière. Et, par exemple, je trouve absolument scandaleux, pas normal, que pour mettre fin à une grève, le patron décide de faire voter tout le monde, y compris les non-midi. Eh bien, non, c'est les grévistes qui se font mettre de leur grève. C'est à eux de décider quand est-ce qu'ils l'arrêtent. Voilà. Et on a le droit aussi d'être minoritaire. On a le droit d'être minoritaire »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 16:23
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 16:23
« Trotsky, je vous confirme que Trotsky, il a été un des dirigeants de l'armée rouge et que cette guerre civile, c'est ça aussi, une révolution. C'est-à-dire qu'en fait, une révolution, soit elle se donne les moyens, si vous voulez, de gagner face aux forces coalisées, parce que c'est ça qui s'est passé. Vous savez, quand ils ont fait la révolution en Russie, tous ceux, y compris qu'ils se combattaient pendant la Première Guerre mondiale, là, ils se sont tous mis dans le même camp contre la révolution bolchevique. C'est une guerre civile qui a duré plus de trois ans. Et donc, il fallait faire quoi ? Il fallait dire, oui, effectivement, allez, on rétablit le tsarisme. Ben non, ils ont eu raison, ils ont tenté jusqu'au bout d'imposer leur façon de gouverner, leur État ouvrier, ça n'a pas marché. Parce que la révolution, ce n'est pas étendu, et c'est là que je veux terminer sur ma réponse. C'est que non, il n'y a pas un pays, et qu'y compris ce que nous, nous portons, c'est-à-dire le renversement du capitalisme, en réalité, il ne peut s'exercer vraiment qu'à l'échelle internationale, pour la simple raison qu'aujourd'hui, il domine à l'échelle internationale. Et que quand, y compris vous vous attaquez aux intérêts de la classe capitaliste, ici en France, vous vous attaquez à la classe capitaliste mondiale, parce que, vous savez, les capitaux sont imbriqués, et en réalité, il faut forcément que le mouvement de révolte, le changement de société, eh bien, ils se répandent tel un tremblement de terre qui aurait des répliques dans tous les pays. Donc, non, aujourd'hui, il n'y a pas de modèle. Il y a des moments dans l'histoire où il y a eu des vagues révolutionnaires qui auraient pu véritablement changer le monde. Ça, c'est sûr. Donc, vous m'y allez… Et c'est 1917-1920, on est une. »
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« En fait, vous allez me convaincre d'être vraiment contre. Parce que précisément, si c'est pour dire que ce sera moins coûteux que la lutte, eh bien là, on est vraiment, vraiment en train de tromper les travailleurs. Parce qu'il n'y a que la lutte, il n'y a que le rapport de force qui peut finalement donner aux travailleurs un pouvoir d'agir, un pouvoir de peser dans cette situation de lutte de classe. Il n'y a que ça. Et dire, ça sera moins coûteux. Il n'y aura rien de moins coûteux. La lutte, c'est forcément... Donc, ce sera moins notre outil. Vous savez, il y a eu une période dans l'histoire, plusieurs périodes, la Commune de Paris, mais aussi quand même, je reviens sur la vague de grève générale de mai-juin 1936. Pourquoi les travailleurs se sont fait craindre autant que ça ? C'est parce que, y compris, ils avaient occupé les usines. Ils avaient occupé les usines... Ils avaient pris le pouvoir aussi. Quand même, ils avaient le gouvernement de France. Mais là... Ça vous ne pouvez pas... Non, non, non. »
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« Oui, effectivement, ils pourraient nous étrangler complètement. Et là, ils nous laissent un peu respirer. Oh, on va leur dire merci. Mais écoutez, ils sont responsables de ce qui se passe, de cette augmentation des prix, qui est en train, en plus, de se diffuser à toute l'économie. Parce que le problème des travailleurs, c'est pas seulement le prix des carburants, c'est l'augmentation générale de tous les prix, parce qu'on sait que ça se répercute. Ça se répercute, et d'ailleurs, ils l'ont déjà annoncé. Certains grands groupes ont déjà dit, que ce soit Lactalis, que ce soit les groupes chimiques, qu'ils allaient augmenter leur prix. Et c'est une réalité. Donc, moi, je sais que la seule façon pour, finalement, qu'on ne soit pas dupé avec toutes ces histoires d'aide, qu'on finit toujours par payer, entre parenthèses, parce qu'au final, les 710 millions d'aide qui ont été annoncées, ça va être pris sur les hôpitaux, ça va être pris sur l'éducation, etc. Donc, on le payera. La seule façon de ne pas être roulé dans la farine, quand on appartient au monde du travail, c'est d'obtenir, d'arracher des augmentations de salaires. Moi, je pense qu'une mesure immédiate qu'il faudrait mettre en place pour protéger véritablement le monde du travail, c'est l'augmentation du SMIC. Le SMIC a 2 000 euros nets par mois. L'augmentation générale de tous les salaires, et surtout, leur indexation sur l'inflation. C'est-à-dire que nos salaires doivent suivre l'augmentation des prix. Tout le reste, si vous voulez, c'est un marché de dupe. »
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« Je n'y crois pas parce qu'en fait, c'est le patron qui fait sa propre loi. Et plus les salariés sont fragilisés par plein de problèmes, par exemple des problèmes de papier, des problèmes de langue, et bien plus il fait sa loi en fait. Et je vous le redis, même le code du travail, normalement il faut payer toutes les heures travaillées, mais dans combien d'entreprises les heures supplémentaires ne sont pas payées ? Mais il y en a plein, je peux vous dire, il y en a plein. Donc si vous voulez, c'est une réalité sociale ça. Et y compris, vous n'allez pas dire au travailleur, on a pas payé tes heures supplémentaires, tu fais un RIC. Il y a déjà une loi qui dit que toutes les heures de travail doivent être payées, et que le patron qui ne le fait pas est un délinquant. Et alors, et alors, ça ne change rien. Donc en revanche, vous savez par rapport à la canicule, qu'est-ce qui s'est passé ? Il s'est passé que les travailleurs, heureusement, ils n'ont pas pensé à dire, on va faire un RIC, etc. Non, ils ont dit, il nous faut plus de pauses, on va les prendre. Il faut que les pauses soient plus longues, et bien on les allonge. Et puis on ne retourne pas au boulot comme, voilà, la pause elle est de 10 minutes, et bien on en prend 15, on en prend 18. C'est ça qui s'est passé. Les cadences, la plupart du temps, dans les usines, il y a une chose sur laquelle les patrons, ils ont été inflexibles, c'est impossible de diminuer les cadences. Les cadences, il faut les faire. C'est un principe. En fait, ils veulent faire croire qu'il n'y a pas d'autre façon de travailler, qu'il faut forcément travailler toujours plus vite, etc. Bon, il y a des salariés qui ont cassé les cadences. Voilà, tout simplement. Non mais j'entends bien. Ils ont agi, mais y compris en discutant. Et ça, ça s'appelle de l'action directe collective. Mais c'est ce qu'il y a de mieux. C'est ce qu'il y a de mieux parce que justement, les travailleurs, ils réalisent qu'en réalité dans cette société, on n'est pas voué à obéir. On n'est pas voué à dire oui chef, bien chef, etc. Quand les discussions, quand les ordres sont contraires à nos intérêts, sont même dangereux pour notre santé, on peut dire non. On peut dire non. On peut les contester. »
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« Moi, je pense que pour l'instant, il y a beaucoup d'attentisme. Pour l'instant, effectivement, beaucoup. Il y a une résignation, vous pensez ? Je pense que quand on voit tout ce qui se passe dans le monde, quand on voit toutes ces horreurs, on se dit, voilà, on est quand même saisi d'effroi, on est un peu pétrifié, voilà. Mais moi, ce que je pense, c'est qu'en effet, il faut bien réaliser que quand on est travailleur, on a aussi une force. On fait tourner cette société et on est capable d'imposer nos intérêts. Et il faut, une des priorités, c'est de dire qu'il faut que les salaires, que les emplois, que les conditions de vie de ceux qui sont à la base de la société passent avant les super profits, passent avant les dividendes des actionnaires. Vous vous rendez compte qu'à la fin de l'année, on va se retrouver avec un groupe comme Total. Il aura quoi ? 25, 30 milliards de profits. Mais on marche sur la tête. »
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« En tout cas, c'est le seul moyen de protéger, en effet, notre pouvoir d'achat, de ne pas être piétiné, de ne pas sombrer encore davantage dans la misère. Aujourd'hui, vous vous rendez compte que quand on est ouvrier, quand on est facteur, quand on est auxiliaire de vie, on saute parfois des repas. Voilà, on a peur, on a peur du lendemain. On se demande, on sait qu'on ne partira peut-être pas en vacances, mais on a peur de ne pas pouvoir payer les études à ses enfants. Donc il faut qu'on se protège, nous, effectivement, les travailleurs. Moi, j'entends les entreprises dire, en tout cas ceux qui ont la possibilité, nous, on va répercuter la hausse des carburants sur les prix. Mais les travailleurs, ils font comment, eux, pour récupérer toutes les charges qu'ils ont à payer et pour pouvoir survivre dans ce monde de fous, dans ce monde de crise ? Vous me dites, mais ce n'est pas une solution pour arrêter la crise. Mais qui a une solution pour arrêter la crise ? Qui a une solution pour arrêter ces guerres de cette société capitaliste ? Parce que c'est ça aussi que moi, je tiens à dénoncer. C'est qu'on est dans une société qui est organisée de cette façon-là, où il n'y a que le profit qui compte, il n'y a que les rivalités capitalistes. Eh bien, oui, oui, ça dégénère forcément dans toutes ces guerres. Guerres, d'ailleurs, dont les premières victimes sont quand même aussi les peuples du Moyen-Orient. Parce que les premières victimes, ce sont les centaines de milliers de Palestiniens, de Libanais, d'Iraniens qui sont aujourd'hui quand même au cœur de cette guerre. »
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