Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
16 avr. 2012 au 30 juin 2026
Questions
567
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 567 questions évaluables
Réponse directe
248
Réponse partielle
100
Réponse à côté
214
Refus explicite
5
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 401 à 425 sur 567
Question 401"On est dans une crise gravissime" | Nathalie Arthaud
Et pour bien comprendre, parce que vous me parlez, vous me dites qu'il faut une politique concertée, démocratique, planifiée, quoi. Mais à quelle échelle on planifie cette production ?
Réponse partielle
Alors, de toute façon, c'est les travailleurs au pouvoir qui, effectivement, je pense, inventeront inventeront, inventeront de nouvelles institutions, de nouvelles institutions, de nouvelles façons de fonctionner et qui prendront les décisions à l'échelle
« Alors, de toute façon, c'est les travailleurs au pouvoir qui, effectivement, je pense, inventeront inventeront, inventeront de nouvelles institutions, de nouvelles institutions, de nouvelles façons de fonctionner et qui prendront les décisions à l'échelle »
Le Média — Podcasts · "On est dans une crise gravissime" | Nathalie ArthaudVérifier à 17:46
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Mécanismes explicités24 juin 2024 au 30 juin 2026 · 62 observations71 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est vrai qu'une première différence avec la façon dont vous avez de présenter les choses, en parlant de démocratie pour du peuple, etc., nous, nous parlons de démocratie ouvrière. Dans le sens où, finalement, cette démocratie, c'est ceux qui se battent, pas seulement des ouvriers, il ne faut pas penser, je ne parle pas seulement de celui qui a un bleu de travail, je parle à tous ceux qui sont utiles à la société, en fait, les 99 % de la société. Vous savez, même, pour moi, la femme qui élève ses enfants est une travailleuse, en fait, et elle est indispensable à la société, du simple fait, d'ailleurs, que justement, elle assure le renouvellement des générations. Et en fait, c'est un travail qui, y compris, est aussi prenant et aussi difficile et aussi dur et aussi épuisant qu'un travail parfois à l'usine de s'occuper des enfants. Donc, non, le monde du travail, pour nous, c'est ceux qui ont un travail, bien sûr, manuel, mais aussi un travail intellectuel, aussi ceux qui ont un statut d'auto-entrepreneur, ceux qui sont le petit artisan, c'est aussi ceux qui galèrent de petit boulot en petit boulot, entre chômage, intérim, etc., etc. Donc, vous voyez, c'est au sens large, mais à partir du moment où ils veulent se battre, eh bien, en fait, ils commencent à discuter ensemble, ils votent ensemble et ils votent pour tout. Écoutez, on a quand même l'exemple des gilets jaunes, l'exemple des gilets jaunes qui était magnifique pour ça, magnifique, parce que les femmes et les hommes qui ne se connaissaient pas, qui ne se connaissaient pas et qui n'avaient pas l'habitude de l'organisation, parce que beaucoup d'entre eux étaient dans des petites structures, souvent n'avaient jamais fréquenté de syndicats, n'avaient jamais appartenu à aucun parti politique, étaient finalement assez isolés. Ils ont eu ce réflexe de se réunir sur les ronds-points, vous voyez, et la discussion a démarré, et ils ont fonctionné ensemble. Ils ont fonctionné ensemble comment ? En discutant beaucoup, parfois en cherchant le consensus, parfois ils ne le trouvaient pas, ils ont voté, parfois ils ont choisi des représentants, parfois dénoncé ceux qui se présentaient comme des représentants, parce que moi, j'ai adoré quand ils ont posé un lapin au premier ministre, par exemple, enfin, quand les... voilà, parce que, ben justement, ça pose la question de dans quels représentants on a confiance, et ils se posaient tous ces problèmes-là. Ben moi, je suis convaincue que quand les gens ont envie de se battre pour quelque chose, quand ils ont un objectif, quand ils ont cette combativité, ben oui, ils font régner cette démocratie ouvrière qui consiste à discuter, à chercher à se convaincre les uns les autres, et puis à voter pour, au final, décider et appliquer collectivement ensemble la chose, parce que souvent aussi, on sépare le vote de l'application, alors qu'en fait, l'essentiel est quand même souvent dans qui applique. Et la démocratie ouvrière, vous justement, »
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
9 oct. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Question 402"On est dans une crise gravissime" | Nathalie Arthaud
où elles se posent. Ces institutions, elles ne sont pas pensées aujourd'hui ?
Réponse à côté
Elles seront mises en œuvre, vous savez, par ceux qui décideront de changer les choses.
« Elles seront mises en œuvre, vous savez, »
Le Média — Podcasts · "On est dans une crise gravissime" | Nathalie ArthaudVérifier à 18:05Voir 1 autre passage
« par ceux qui décideront de changer les choses. »
Le Média — Podcasts · "On est dans une crise gravissime" | Nathalie ArthaudVérifier à 18:09
Question 403"On est dans une crise gravissime" | Nathalie Arthaud
L'avenir de l'écologie, c'est le communisme ?
Réponse directe
Je pense que l'avenir de l'écologie, de toute façon, c'est une société gérée collectivement. De toute façon. Il faut exproprier, effectivement, ces multinationales, la bourgeoisie. Il faut exproprier le grand patronat. C'est une remise en cause de la propriété privée ? C'est la remise en cause de la propriété privée, des grands moyens de production. Il faut prendre en main ce qui fait l'économie, ce qui la commande, ce qui la structure.
« Je pense que l'avenir de l'écologie, de toute façon, c'est une société gérée collectivement. De toute façon. Il faut exproprier, effectivement, ces multinationales, la bourgeoisie. Il faut exproprier le grand patronat. C'est une remise en cause de la propriété privée ? C'est la remise en cause de la propriété privée, des grands moyens de production. Il faut prendre en main ce qui fait l'économie, ce qui la commande, ce qui la structure. »
Le Média — Podcasts · "On est dans une crise gravissime" | Nathalie ArthaudVérifier à 14:20
Question 404Nathalie Arthaud - « Je milite pour renverser ce système » - INTERVIEW POLITIQUE
Est-ce qu'avec la tendance qu'on observe d'entreprises plus vertueuses, alors non seulement dans ce qu'elles produisent, mais y compris dans leur politique salariale, dans leur politique d'emploi de personnes, je pense à une tendance qu'on appelle l'impact aujourd'hui. C'est quelque chose qui peut vous parler ou est-ce que, de toute façon, l'entreprise, en tout cela, qu'elle est capitalistique et capitaliste est problématique ?
Réponse à côté
Ce n'est pas seulement l'entreprise, c'est le monde entier, c'est les lois du marché, c'est les lois de la concurrence qui sont de toute façon capitalistes. Une entreprise, mais y compris une coopérative, elle est prise dans ces contraintes de marché, dans cette concurrence et dans cette nécessité d'être compétitive. Mais je dirais même ce qu'est l'État lui-même, quand il a, lui aussi, des entreprises publiques, mais lui aussi, il est tenu par ces lois du marché, de toute façon, par cette rentabilité. Donc, moi, je pense qu'effectivement, on peut très bien faire tourner une économie sans avoir ce diktat-là, ce diktat de la rentabilité, ce diktat de la compétitivité, ce diktat du profit. Voi…
« Ce n'est pas seulement l'entreprise, c'est le monde entier, c'est les lois du marché, c'est les lois de la concurrence qui sont de toute façon capitalistes. »
Le Crayon · Nathalie Arthaud - « Je milite pour renverser ce système » - INTERVIEW POLITIQUEVérifier à 19:42Voir 2 autres passages
« Une entreprise, mais y compris une coopérative, elle est prise dans ces contraintes de marché, dans cette concurrence et dans cette nécessité d'être compétitive. Mais je dirais même ce qu'est l'État lui-même, quand il a, lui aussi, des entreprises publiques, mais lui aussi, il est tenu par ces lois du marché, de toute façon, par cette rentabilité. »
Le Crayon · Nathalie Arthaud - « Je milite pour renverser ce système » - INTERVIEW POLITIQUEVérifier à 19:53
« Donc, moi, je pense qu'effectivement, on peut très bien faire tourner une économie sans avoir ce diktat-là, ce diktat de la rentabilité, ce diktat de la compétitivité, ce diktat du profit. Voilà. Et qu'il y a un tas d'activités qu'on doit réaliser sans qu'elles soient rentables. sans qu'elles soient rentables. »
Question 405Nathalie Arthaud - « Je milite pour renverser ce système » - INTERVIEW POLITIQUE
Au-delà de l'abolition de la probabilité privée des moyens de production, quels seraient l'idéal ou les valeurs sur lesquelles vous bâtiriez la nouvelle société ?
Réponse directe
C'est ça, une société sans exploitation. Une société, il n'y aurait pas l'oppression de l'homme par l'homme. Une société qui ne serait pas guidée encore une fois par l'argent, par l'appât du gain, mais une société qui s'organiserait pour répondre aux besoins de tous. Et quand je parle des besoins de tous, je résonne à l'échelle de la planète parce que ma révolte, mon ambition, c'est de changer encore une fois toute la société pour l'humanité toute entière. Et de ce point de vue-là, moi, je suis profondément internationaliste. C'est-à-dire que internationaliste de cœur parce que pour moi, le sort d'un être humain où que ce soit sur la planète me concerne, me touche. Et puis, internationalist…
« C'est ça, une société sans exploitation. Une société, il n'y aurait pas l'oppression de l'homme par l'homme. Une société qui ne serait pas guidée encore une fois par l'argent, par l'appât du gain, mais une société qui s'organiserait pour répondre aux besoins de tous. Et quand je parle des besoins de tous, je résonne à l'échelle de la planète parce que ma révolte, mon ambition, c'est de changer encore une fois toute la société pour l'humanité toute entière. Et de ce point de vue-là, moi, je suis profondément internationaliste. C'est-à-dire que internationaliste de cœur parce que pour moi, le sort d'un être humain où que ce soit sur la planète me concerne, me touche. Et puis, internationaliste de raison parce que je pense qu'aujourd'hui, le système productif, de toute façon, il est international. Et on a besoin de toute cette chaîne de production qui, souvent, met en marche, en fonctionnement, plusieurs continents, plusieurs pays, des usines aux quatre coins de la planète. Et on a besoin de ces échanges-là pour fonctionner. Donc, il faut réorganiser l'économie, y compris à l'échelle de la planète. Moi, je pense qu'il faudrait, bien sûr, planifier quels sont les besoins essentiels auxquels on veut répondre et que ce soit exprimé de façon démocratique et en face de ces besoins essentiels, eh bien, on planifie les moyens. Combien nous faut-il, »
Le Crayon · Nathalie Arthaud - « Je milite pour renverser ce système » - INTERVIEW POLITIQUEVérifier à 6:31
Question 406Nathalie Arthaud - « Je milite pour renverser ce système » - INTERVIEW POLITIQUE
Sur quelle valeur souhaiteriez-vous bâtir la nouvelle société ?
Réponse directe
C'est ça, une société sans exploitation. Une société, il n'y aurait pas l'oppression de l'homme par l'homme. Une société qui ne serait pas guidée encore une fois par l'argent, par l'appât du gain, mais une société qui s'organiserait pour répondre aux besoins de tous. Et quand je parle des besoins de tous, je résonne à l'échelle de la planète parce que ma révolte, mon ambition, c'est de changer encore une fois toute la société pour l'humanité toute entière. Et de ce point de vue-là, moi, je suis profondément internationaliste. C'est-à-dire que internationaliste de cœur parce que pour moi, le sort d'un être humain où que ce soit sur la planète me concerne, me touche. Et puis, internationalist…
« C'est ça, une société sans exploitation. Une société, il n'y aurait pas l'oppression de l'homme par l'homme. Une société qui ne serait pas guidée encore une fois par l'argent, par l'appât du gain, mais une société qui s'organiserait pour répondre aux besoins de tous. Et quand je parle des besoins de tous, je résonne à l'échelle de la planète parce que ma révolte, mon ambition, c'est de changer encore une fois toute la société pour l'humanité toute entière. Et de ce point de vue-là, moi, je suis profondément internationaliste. C'est-à-dire que internationaliste de cœur parce que pour moi, le sort d'un être humain où que ce soit sur la planète me concerne, me touche. Et puis, internationaliste de raison parce que je pense qu'aujourd'hui, le système productif, de toute façon, il est international. Et on a besoin de toute cette chaîne de production qui, souvent, met en marche, en fonctionnement, plusieurs continents, plusieurs pays, des usines aux quatre coins de la planète. Et on a besoin de ces échanges-là pour fonctionner. Donc, il faut réorganiser l'économie, y compris à l'échelle de la planète. Moi, je pense qu'il faudrait, bien sûr, planifier quels sont les besoins essentiels auxquels on veut répondre et que ce soit exprimé de façon démocratique et en face de ces besoins essentiels, eh bien, on planifie les moyens. Combien nous faut-il, »
Le Crayon · Nathalie Arthaud - « Je milite pour renverser ce système » - INTERVIEW POLITIQUEVérifier à 6:31
Question 407Nathalie Arthaud - « Je milite pour renverser ce système » - INTERVIEW POLITIQUE
Quelle est votre position par rapport à ça ?
Réponse directe
Je crois qu'effectivement, ces médias, ils sont dans les mains de ceux qui tiennent la société, de ceux qui détiennent le pouvoir, des grandes familles capitalistes, bourgeoises et de toute façon, ces médias relaient leur point de vue, relaient effectivement leur idéologie. Moi, je suis frappée de voir par exemple comment aujourd'hui, tous les jours, tous les jours, c'est des reportages sur les petits commerçants. Alors, effectivement, les petits commerçants, ils souffrent énormément dans cette crise, c'est vrai. Et quand on les entend dire leur désespoir de pouvoir exercer leur métier, gagner leur vie, même être utile, enfin, faire ce qu'ils savent faire, etc., ça me touche, mais je ne peu…
« Je crois qu'effectivement, ces médias, ils sont dans les mains de ceux qui tiennent la société, de ceux qui détiennent le pouvoir, des grandes familles capitalistes, bourgeoises et de toute façon, ces médias relaient leur point de vue, relaient effectivement leur idéologie. Moi, je suis frappée de voir par exemple comment aujourd'hui, tous les jours, tous les jours, c'est des reportages sur les petits commerçants. Alors, effectivement, les petits commerçants, ils souffrent énormément dans cette crise, c'est vrai. Et quand on les entend dire leur désespoir de pouvoir exercer leur métier, gagner leur vie, même être utile, enfin, faire ce qu'ils savent faire, etc., ça me touche, mais je ne peux pas m'empêcher de me dire qu'on n'a jamais eu autant, on n'a jamais eu cette antenne-là pour les ouvriers, par exemple, qui sont licenciés. Et pourtant, c'est la même désespérance et c'est le même gâchis pour eux et c'est le même sentiment d'injustice quand on est mis à la porte pour des raisons, il y a toujours des bonnes raisons. Il faut voir la future compétitivité, il faut voir, bon, c'est quasiment pour votre bien que vous êtes mis à la porte, toujours. Mais c'est exactement le même sentiment, la même colère, la même révolte, cette même frustration et cette même descente aux enfers. »
Le Crayon · Nathalie Arthaud - « Je milite pour renverser ce système » - INTERVIEW POLITIQUEVérifier à 14:05Voir 2 autres passages
« Mais quasiment jamais et même encore aujourd'hui, moi, je suis frappée, c'est tous les jours, tous les jours qu'on a le témoignage effectivement de commerçants. Mais dans cette crise, il y a eu 700 000 salariés qui ont vu leur contrat s'arrêter du jour au lendemain en mars-avril. Alors, ça n'a pas été des licenciements parce que de toute façon, c'était des contrats précaires. Il n'y a même plus besoin de licencier maintenant pour mettre les gens dehors. Donc voilà. Et puis, il y a eu cette flambée de suppression d'emplois, de plans sociaux, de licenciements qui ont suivi. Donc, on sait qu'il y a un million de plus de pauvres supplémentaires. On sait qu'il y a un million de gens qui ont perdu leur travail, leurs moyens de gagner leur vie. Mais effectivement, c'est les grands oubliés. Vous savez, nous nous appelons lutte ouvrière. Pendant des années et des années, et je pense que ça va continuer, »
Le Crayon · Nathalie Arthaud - « Je milite pour renverser ce système » - INTERVIEW POLITIQUEVérifier à 15:33
Question 408Nathalie Arthaud - « Je milite pour renverser ce système » - INTERVIEW POLITIQUE
Vous diriez plutôt « tracez vos contours » ?
Réponse à côté
Merci.
« Merci. »
Le Crayon · Nathalie Arthaud - « Je milite pour renverser ce système » - INTERVIEW POLITIQUEVérifier à 22:08
Question 409Nathalie Arthaud - « Je milite pour renverser ce système » - INTERVIEW POLITIQUE
La gauche marxiste, la gauche anticapitaliste, a encore aujourd'hui une place au sein d'une gauche qui semble plutôt préoccupée d'un autre type d'oppresseur qu'on appelle d'ailleurs, enfin, que certains appellent d'ailleurs HSBC pour hommes, straight, donc hétérosexuels, blancs, cisgenres. Est-ce que une gauche qui est plutôt orientée vers des droits de minorité ethnique, de minorité sexuelle, c'est quelque chose qui vous parle ?
Réponse partielle
Alors, d'abord, c'est vrai que nous, nous ne nous revendiquons pas de la gauche et sûrement pas de la gauche gouvernementale, encore une fois, pour les raisons que j'ai expliquées. Pour nous, la société capitaliste est à renverser. Le pouvoir économique et politique de la bourgeoisie est à renverser. nous ne sommes pas dans une continuité, comment dire, l'aile extrême de la gauche gouvernementale. On a un autre projet, d'autres perspectives qu'on défend auprès du monde du travail. Et ce n'est pas seulement un, comment dire, une... On n'a pas sorti cette perspective-là de notre petite tête. C'est aussi, c'est une réalité sociale. c'est qu'aujourd'hui, la société, elle est divisée en classes…
« Alors, d'abord, c'est vrai que nous, nous ne nous revendiquons pas de la gauche et sûrement pas de la gauche gouvernementale, encore une fois, pour les raisons que j'ai expliquées. Pour nous, la société capitaliste est à renverser. Le pouvoir économique et politique de la bourgeoisie est à renverser. nous ne sommes pas dans une continuité, comment dire, l'aile extrême de la gauche gouvernementale. On a un autre projet, d'autres perspectives qu'on défend auprès du monde du travail. Et ce n'est pas seulement un, comment dire, une... On n'a pas sorti cette perspective-là de notre petite tête. C'est aussi, c'est une réalité sociale. c'est qu'aujourd'hui, la société, elle est divisée en classes sociales. Elle est divisée en classes sociales et pour nous, la première division de la société, elle est sociale. Elle est sociale. Il y a d'un côté ceux qui doivent travailler pour vivre, pour gagner leur vie, qui doivent aller vendre leurs forces de travail, qui n'ont pas de capitaux. »
Le Crayon · Nathalie Arthaud - « Je milite pour renverser ce système » - INTERVIEW POLITIQUEVérifier à 9:21
Question 410Nathalie Arthaud - « Je milite pour renverser ce système » - INTERVIEW POLITIQUE
Est-ce qu'on peut quand même améliorer les choses même dans le système sur la représentation qu'on fait du monde ouvrier, de la majorité de la population française ?
Réponse directe
Je crois qu'effectivement, ces médias, ils sont dans les mains de ceux qui tiennent la société, de ceux qui détiennent le pouvoir, des grandes familles capitalistes, bourgeoises et de toute façon, ces médias relaient leur point de vue, relaient effectivement leur idéologie. Moi, je suis frappée de voir par exemple comment aujourd'hui, tous les jours, tous les jours, c'est des reportages sur les petits commerçants. Alors, effectivement, les petits commerçants, ils souffrent énormément dans cette crise, c'est vrai. Et quand on les entend dire leur désespoir de pouvoir exercer leur métier, gagner leur vie, même être utile, enfin, faire ce qu'ils savent faire, etc., ça me touche, mais je ne peu…
« Je crois qu'effectivement, ces médias, ils sont dans les mains de ceux qui tiennent la société, de ceux qui détiennent le pouvoir, des grandes familles capitalistes, bourgeoises et de toute façon, ces médias relaient leur point de vue, relaient effectivement leur idéologie. Moi, je suis frappée de voir par exemple comment aujourd'hui, tous les jours, tous les jours, c'est des reportages sur les petits commerçants. Alors, effectivement, les petits commerçants, ils souffrent énormément dans cette crise, c'est vrai. Et quand on les entend dire leur désespoir de pouvoir exercer leur métier, gagner leur vie, même être utile, enfin, faire ce qu'ils savent faire, etc., ça me touche, mais je ne peux pas m'empêcher de me dire qu'on n'a jamais eu autant, on n'a jamais eu cette antenne-là pour les ouvriers, par exemple, qui sont licenciés. Et pourtant, c'est la même désespérance et c'est le même gâchis pour eux et c'est le même sentiment d'injustice quand on est mis à la porte pour des raisons, il y a toujours des bonnes raisons. Il faut voir la future compétitivité, il faut voir, bon, c'est quasiment pour votre bien que vous êtes mis à la porte, toujours. Mais c'est exactement le même sentiment, la même colère, la même révolte, cette même frustration et cette même descente aux enfers. »
Le Crayon · Nathalie Arthaud - « Je milite pour renverser ce système » - INTERVIEW POLITIQUEVérifier à 14:05Voir 2 autres passages
« Mais quasiment jamais et même encore aujourd'hui, moi, je suis frappée, c'est tous les jours, tous les jours qu'on a le témoignage effectivement de commerçants. Mais dans cette crise, il y a eu 700 000 salariés qui ont vu leur contrat s'arrêter du jour au lendemain en mars-avril. Alors, ça n'a pas été des licenciements parce que de toute façon, c'était des contrats précaires. Il n'y a même plus besoin de licencier maintenant pour mettre les gens dehors. Donc voilà. Et puis, il y a eu cette flambée de suppression d'emplois, de plans sociaux, de licenciements qui ont suivi. Donc, on sait qu'il y a un million de plus de pauvres supplémentaires. On sait qu'il y a un million de gens qui ont perdu leur travail, leurs moyens de gagner leur vie. Mais effectivement, c'est les grands oubliés. Vous savez, nous nous appelons lutte ouvrière. Pendant des années et des années, et je pense que ça va continuer, »
Le Crayon · Nathalie Arthaud - « Je milite pour renverser ce système » - INTERVIEW POLITIQUEVérifier à 15:33
Question 411Nathalie Arthaud - « Je milite pour renverser ce système » - INTERVIEW POLITIQUE
Bonjour à tous, nous revoilà pour un nouvel épisode de cette série consacrée au rôle de l'homme et de la femme politique avec madame Nathalie Arthaud. Nathalie Arthaud, bonjour. Bonjour. Merci de nous recevoir aujourd'hui. Vous êtes enseignante d'économie-gestion en lycée, vous êtes porte-parole du parti Lutte Ouvrière depuis 2008 et vous avez accompagné déjà auparavant Arlette Laguillet dans son engagement politique. Vous avez également été conseillère municipale dans la région lyonnaise. Quel est selon vous le rôle de la femme politique ou du représentant politique ?
Réponse directe
Alors d'abord, je ne peux pas répondre de façon générale à cette question, c'est un problème d'engagement. Moi je suis communiste révolutionnaire. Je suis communiste révolutionnaire et je pense qu'il ne s'agit pas de chercher à prendre la tête de ce système. Moi je milite pour le renverser, je milite pour le supprimer et je pense qu'il faut absolument viser à ça parce que le système capitaliste dans lequel nous sommes aujourd'hui, il est injuste, il est inégalitaire. C'est une maison de flou parce qu'il y a à la fois des richesses énormes à un pôle, à l'autre le chômage, la misère, les guerres commerciales, les ravages sur la planète qui sont perpétrés au nom du profit. Enfin voilà, donc c'…
« Alors d'abord, je ne peux pas répondre de façon générale à cette question, c'est un problème d'engagement. Moi je suis communiste révolutionnaire. Je suis communiste révolutionnaire et je pense qu'il ne s'agit pas de chercher à prendre la tête de ce système. Moi je milite pour le renverser, je milite pour le supprimer et je pense qu'il faut absolument viser à ça parce que le système capitaliste dans lequel nous sommes aujourd'hui, il est injuste, il est inégalitaire. C'est une maison de flou parce qu'il y a à la fois des richesses énormes à un pôle, à l'autre le chômage, la misère, les guerres commerciales, les ravages sur la planète qui sont perpétrés au nom du profit. Enfin voilà, donc c'est un système qu'il faut changer, qu'il faut renverser et je pense que ça se fera de façon révolutionnaire, j'en suis convaincue. Donc moi mon rôle, je ne le vois pas comme une femme politique qui doit prendre des responsabilités dans le cadre de ce système. Mon rôle, je le vois comme une militante, une militante révolutionnaire qui va pousser à faire naître, à généraliser cette conscience. »
Le Crayon · Nathalie Arthaud - « Je milite pour renverser ce système » - INTERVIEW POLITIQUEVérifier à 0:34
Question 412Nathalie Arthaud - « Je milite pour renverser ce système » - INTERVIEW POLITIQUE
En ouvrier peut-être ?
Réponse à côté
Exactement. Vous êtes entourés de femmes et d'hommes au travail. Parfois, on ne les connaît pas. Parfois, vous ne vous adressez jamais à eux. Vous ne leur demandez pas qu'ils vous racontent leur vie. Je pense que c'est ça qui est important, justement.
« Exactement. Vous êtes entourés de femmes et d'hommes au travail. Parfois, on ne les connaît pas. Parfois, vous ne vous adressez jamais à eux. Vous ne leur demandez pas qu'ils vous racontent leur vie. Je pense que c'est ça qui est important, justement. »
Le Crayon · Nathalie Arthaud - « Je milite pour renverser ce système » - INTERVIEW POLITIQUEVérifier à 21:01
Question 413Nathalie Arthaud - « Je milite pour renverser ce système » - INTERVIEW POLITIQUE
Est-ce qu'il y a peut-être un besoin d'inviter plus de gilets jaunes sur les plateaux télé de travailleurs au final ?
Réponse à côté
Je crois qu'effectivement, ces médias, ils sont dans les mains de ceux qui tiennent la société, de ceux qui détiennent le pouvoir, des grandes familles capitalistes, bourgeoises et de toute façon, ces médias relaient leur point de vue, relaient effectivement leur idéologie. Moi, je suis frappée de voir par exemple comment aujourd'hui, tous les jours, tous les jours, c'est des reportages sur les petits commerçants. Alors, effectivement, les petits commerçants, ils souffrent énormément dans cette crise, c'est vrai. Et quand on les entend dire leur désespoir de pouvoir exercer leur métier, gagner leur vie, même être utile, enfin, faire ce qu'ils savent faire, etc., ça me touche, mais je ne peu…
« Je crois qu'effectivement, ces médias, ils sont dans les mains de ceux qui tiennent la société, de ceux qui détiennent le pouvoir, des grandes familles capitalistes, bourgeoises et de toute façon, ces médias relaient leur point de vue, relaient effectivement leur idéologie. Moi, je suis frappée de voir par exemple comment aujourd'hui, tous les jours, tous les jours, c'est des reportages sur les petits commerçants. Alors, effectivement, les petits commerçants, ils souffrent énormément dans cette crise, c'est vrai. Et quand on les entend dire leur désespoir de pouvoir exercer leur métier, gagner leur vie, même être utile, enfin, faire ce qu'ils savent faire, etc., ça me touche, mais je ne peux pas m'empêcher de me dire qu'on n'a jamais eu autant, on n'a jamais eu cette antenne-là pour les ouvriers, par exemple, qui sont licenciés. Et pourtant, c'est la même désespérance et c'est le même gâchis pour eux et c'est le même sentiment d'injustice quand on est mis à la porte pour des raisons, il y a toujours des bonnes raisons. Il faut voir la future compétitivité, il faut voir, bon, c'est quasiment pour votre bien que vous êtes mis à la porte, toujours. Mais c'est exactement le même sentiment, la même colère, la même révolte, cette même frustration et cette même descente aux enfers. »
Le Crayon · Nathalie Arthaud - « Je milite pour renverser ce système » - INTERVIEW POLITIQUEVérifier à 14:05Voir 2 autres passages
« Mais quasiment jamais et même encore aujourd'hui, moi, je suis frappée, c'est tous les jours, tous les jours qu'on a le témoignage effectivement de commerçants. Mais dans cette crise, il y a eu 700 000 salariés qui ont vu leur contrat s'arrêter du jour au lendemain en mars-avril. Alors, ça n'a pas été des licenciements parce que de toute façon, c'était des contrats précaires. Il n'y a même plus besoin de licencier maintenant pour mettre les gens dehors. Donc voilà. Et puis, il y a eu cette flambée de suppression d'emplois, de plans sociaux, de licenciements qui ont suivi. Donc, on sait qu'il y a un million de plus de pauvres supplémentaires. On sait qu'il y a un million de gens qui ont perdu leur travail, leurs moyens de gagner leur vie. Mais effectivement, c'est les grands oubliés. Vous savez, nous nous appelons lutte ouvrière. Pendant des années et des années, et je pense que ça va continuer, »
Le Crayon · Nathalie Arthaud - « Je milite pour renverser ce système » - INTERVIEW POLITIQUEVérifier à 15:33
Question 414Nathalie Arthaud - « Je milite pour renverser ce système » - INTERVIEW POLITIQUE
Que pensez-vous de l'état de cette gauche aujourd'hui ?
Réponse partielle
Alors, d'abord, c'est vrai que nous, nous ne nous revendiquons pas de la gauche et sûrement pas de la gauche gouvernementale, encore une fois, pour les raisons que j'ai expliquées. Pour nous, la société capitaliste est à renverser. Le pouvoir économique et politique de la bourgeoisie est à renverser. nous ne sommes pas dans une continuité, comment dire, l'aile extrême de la gauche gouvernementale. On a un autre projet, d'autres perspectives qu'on défend auprès du monde du travail. Et ce n'est pas seulement un, comment dire, une... On n'a pas sorti cette perspective-là de notre petite tête. C'est aussi, c'est une réalité sociale. c'est qu'aujourd'hui, la société, elle est divisée en classes…
« Alors, d'abord, c'est vrai que nous, nous ne nous revendiquons pas de la gauche et sûrement pas de la gauche gouvernementale, encore une fois, pour les raisons que j'ai expliquées. Pour nous, la société capitaliste est à renverser. Le pouvoir économique et politique de la bourgeoisie est à renverser. nous ne sommes pas dans une continuité, comment dire, l'aile extrême de la gauche gouvernementale. On a un autre projet, d'autres perspectives qu'on défend auprès du monde du travail. Et ce n'est pas seulement un, comment dire, une... On n'a pas sorti cette perspective-là de notre petite tête. C'est aussi, c'est une réalité sociale. c'est qu'aujourd'hui, la société, elle est divisée en classes sociales. Elle est divisée en classes sociales et pour nous, la première division de la société, elle est sociale. Elle est sociale. Il y a d'un côté ceux qui doivent travailler pour vivre, pour gagner leur vie, qui doivent aller vendre leurs forces de travail, qui n'ont pas de capitaux. »
Le Crayon · Nathalie Arthaud - « Je milite pour renverser ce système » - INTERVIEW POLITIQUEVérifier à 9:21Voir 1 autre passage
« Qui sont dépendants et les autres. »
Le Crayon · Nathalie Arthaud - « Je milite pour renverser ce système » - INTERVIEW POLITIQUEVérifier à 10:30
Question 415Nathalie Arthaud - « Je milite pour renverser ce système » - INTERVIEW POLITIQUE
Quel est alors votre idéal ?
Réponse directe
C'est ça, une société sans exploitation. Une société, il n'y aurait pas l'oppression de l'homme par l'homme. Une société qui ne serait pas guidée encore une fois par l'argent, par l'appât du gain, mais une société qui s'organiserait pour répondre aux besoins de tous. Et quand je parle des besoins de tous, je résonne à l'échelle de la planète parce que ma révolte, mon ambition, c'est de changer encore une fois toute la société pour l'humanité toute entière. Et de ce point de vue-là, moi, je suis profondément internationaliste. C'est-à-dire que internationaliste de cœur parce que pour moi, le sort d'un être humain où que ce soit sur la planète me concerne, me touche. Et puis, internationalist…
« C'est ça, une société sans exploitation. Une société, il n'y aurait pas l'oppression de l'homme par l'homme. Une société qui ne serait pas guidée encore une fois par l'argent, par l'appât du gain, mais une société qui s'organiserait pour répondre aux besoins de tous. Et quand je parle des besoins de tous, je résonne à l'échelle de la planète parce que ma révolte, mon ambition, c'est de changer encore une fois toute la société pour l'humanité toute entière. Et de ce point de vue-là, moi, je suis profondément internationaliste. C'est-à-dire que internationaliste de cœur parce que pour moi, le sort d'un être humain où que ce soit sur la planète me concerne, me touche. Et puis, internationaliste de raison parce que je pense qu'aujourd'hui, le système productif, de toute façon, il est international. Et on a besoin de toute cette chaîne de production qui, souvent, met en marche, en fonctionnement, plusieurs continents, plusieurs pays, des usines aux quatre coins de la planète. Et on a besoin de ces échanges-là pour fonctionner. Donc, il faut réorganiser l'économie, y compris à l'échelle de la planète. Moi, je pense qu'il faudrait, bien sûr, planifier quels sont les besoins essentiels auxquels on veut répondre et que ce soit exprimé de façon démocratique et en face de ces besoins essentiels, eh bien, on planifie les moyens. Combien nous faut-il, »
Le Crayon · Nathalie Arthaud - « Je milite pour renverser ce système » - INTERVIEW POLITIQUEVérifier à 6:31
Question 416Nathalie Arthaud - « Je milite pour renverser ce système » - INTERVIEW POLITIQUE
Pour aller vers la fin, nous avons pour habitude de poser deux questions en conclusion à nos invités. D'abord, qui est-ce que vous souhaiteriez voir assis à votre place dans cette interview du rôle de l'homme ou de la femme politique ?
Réponse à côté
Exactement. Vous êtes entourés de femmes et d'hommes au travail. Parfois, on ne les connaît pas. Parfois, vous ne vous adressez jamais à eux. Vous ne leur demandez pas qu'ils vous racontent leur vie. Je pense que c'est ça qui est important, justement.
« Exactement. Vous êtes entourés de femmes et d'hommes au travail. Parfois, on ne les connaît pas. Parfois, vous ne vous adressez jamais à eux. Vous ne leur demandez pas qu'ils vous racontent leur vie. Je pense que c'est ça qui est important, justement. »
Le Crayon · Nathalie Arthaud - « Je milite pour renverser ce système » - INTERVIEW POLITIQUEVérifier à 21:01
Question 417Nathalie Arthaud - « Je milite pour renverser ce système » - INTERVIEW POLITIQUE
Quelle est votre valeur ?
Réponse partielle
C'est ça, une société sans exploitation. Une société, il n'y aurait pas l'oppression de l'homme par l'homme. Une société qui ne serait pas guidée encore une fois par l'argent, par l'appât du gain, mais une société qui s'organiserait pour répondre aux besoins de tous. Et quand je parle des besoins de tous, je résonne à l'échelle de la planète parce que ma révolte, mon ambition, c'est de changer encore une fois toute la société pour l'humanité toute entière. Et de ce point de vue-là, moi, je suis profondément internationaliste. C'est-à-dire que internationaliste de cœur parce que pour moi, le sort d'un être humain où que ce soit sur la planète me concerne, me touche. Et puis, internationalist…
« C'est ça, une société sans exploitation. Une société, il n'y aurait pas l'oppression de l'homme par l'homme. Une société qui ne serait pas guidée encore une fois par l'argent, par l'appât du gain, mais une société qui s'organiserait pour répondre aux besoins de tous. Et quand je parle des besoins de tous, je résonne à l'échelle de la planète parce que ma révolte, mon ambition, c'est de changer encore une fois toute la société pour l'humanité toute entière. Et de ce point de vue-là, moi, je suis profondément internationaliste. C'est-à-dire que internationaliste de cœur parce que pour moi, le sort d'un être humain où que ce soit sur la planète me concerne, me touche. Et puis, internationaliste de raison parce que je pense qu'aujourd'hui, le système productif, de toute façon, il est international. Et on a besoin de toute cette chaîne de production qui, souvent, met en marche, en fonctionnement, plusieurs continents, plusieurs pays, des usines aux quatre coins de la planète. Et on a besoin de ces échanges-là pour fonctionner. Donc, il faut réorganiser l'économie, y compris à l'échelle de la planète. Moi, je pense qu'il faudrait, bien sûr, planifier quels sont les besoins essentiels auxquels on veut répondre et que ce soit exprimé de façon démocratique et en face de ces besoins essentiels, eh bien, on planifie les moyens. Combien nous faut-il, »
Le Crayon · Nathalie Arthaud - « Je milite pour renverser ce système » - INTERVIEW POLITIQUEVérifier à 6:31
Question 418Nathalie Arthaud - « Je milite pour renverser ce système » - INTERVIEW POLITIQUE
Donc contrairement à d'autres courants marxistes, notamment qui étaient représentés par le Parti Ouvrier International, qui pratiquaient l'entrisme dans d'autres parties, c'est-à-dire le fait d'intégrer des parties et d'essayer de changer le système par l'intérieur, vous, vous considérez qu'il faut le changer plutôt par l'extérieur ?
Réponse directe
Je pense qu'on peut aussi parler du Parti communiste français qui se prétend toujours marxiste aujourd'hui, y compris communiste aujourd'hui, et qui a été un parti, et qui est toujours d'ailleurs, qui aspire en tout cas à redevenir un parti de gouvernement. Aujourd'hui, c'est la politique du Parti communiste, celle de la France insoumise et de Jean-Luc Mélenchon, c'est de remplacer Macron en fin de compte. Moi je le dis, ce n'est absolument pas ma perspective, parce que je pense que ceux qui sont à la tête du gouvernement, ils ne détiennent pas le pouvoir en fait. Ils ne détiennent pas le véritable pouvoir. Le pouvoir, c'est celui du capital, du grand capital, ceux qui aujourd'hui dominent…
« Disons que c'est une formule, faire table rase. Mais oui, c'est exactement ça. C'est-à-dire que moi, je pense qu'il faut changer de fond en comble le fonctionnement de l'économie et de la société. Il faut aller vers une organisation collective de la production. Il faut supprimer la propriété, priver des moyens de production. Il ne faut pas accepter que ce soit la loi du profit, de la rentabilité qui guide l'économie. Il faut que l'économie, que les moyens de production soient mis au service de nos besoins, nos besoins véritables. produire ni trop, »
Le Crayon · Nathalie Arthaud - « Je milite pour renverser ce système » - INTERVIEW POLITIQUEVérifier à 4:43Voir 2 autres passages
« ni trop peu. Répondre aux besoins vitaux de la société. Donc, oui, une organisation communiste, collective des moyens de production. Et je pense que, »
Le Crayon · Nathalie Arthaud - « Je milite pour renverser ce système » - INTERVIEW POLITIQUEVérifier à 5:18
« pour moi, une évidence, il faut que ce soit ceux qui font tourner cette économie, cette société, le monde du travail, le monde du travail, de l'ouvrier jusqu'aux plus qualifiés, jusqu'aux pilotes d'avion, tous ceux qui travaillent, doivent aussi et doivent surtout prendre les décisions. Prendre les décisions, contribuer à contrôler ce qui est produit, comment c'est produit, comment on s'organise pour répondre à la fois aux besoins de tous et pour aussi que le travail ne soit plus un travail exploité, un travail aliéné comme aujourd'hui on le vit dans la grande majorité des cas. »
Question 419Nathalie Arthaud - « Je milite pour renverser ce système » - INTERVIEW POLITIQUE
Qu'est-ce qu'elle vous évoque ?
Réponse directe
Trace tes contours. D'abord, il y a une chose qui me gêne. Trace tes contours. D'abord, ça me fait penser un peu à « trace ton chemin ». Enfin bon, voilà. Et moi, tracer mon chemin, je ne le vois tellement pas seul. Je le vois tellement de façon collective. Pour moi, il n'y a pas de solution à l'échelle individuelle. Et le problème, c'est dans quelle direction nous allons ensemble, forcément. Et ça, il faut le choisir ensemble.
« D'abord, ça me fait penser un peu à « trace ton chemin ». Enfin bon, voilà. Et moi, tracer mon chemin, je ne le vois tellement pas seul. Je le vois tellement de façon collective. »
Le Crayon · Nathalie Arthaud - « Je milite pour renverser ce système » - INTERVIEW POLITIQUEVérifier à 21:41Voir 1 autre passage
« Pour moi, il n'y a pas de solution à l'échelle individuelle. Et le problème, c'est dans quelle direction nous allons ensemble, forcément. Et ça, il faut le choisir ensemble. »
Le Crayon · Nathalie Arthaud - « Je milite pour renverser ce système » - INTERVIEW POLITIQUEVérifier à 21:51
Question 420Nathalie Arthaud - « Je milite pour renverser ce système » - INTERVIEW POLITIQUE
Est-ce que l'entreprise peut être meilleure qu'elle l'est aujourd'hui ?
Réponse partielle
Ce n'est pas seulement l'entreprise, c'est le monde entier, c'est les lois du marché, c'est les lois de la concurrence qui sont de toute façon capitalistes. Une entreprise, mais y compris une coopérative, elle est prise dans ces contraintes de marché, dans cette concurrence et dans cette nécessité d'être compétitive. Mais je dirais même ce qu'est l'État lui-même, quand il a, lui aussi, des entreprises publiques, mais lui aussi, il est tenu par ces lois du marché, de toute façon, par cette rentabilité. Donc, moi, je pense qu'effectivement, on peut très bien faire tourner une économie sans avoir ce diktat-là, ce diktat de la rentabilité, ce diktat de la compétitivité, ce diktat du profit. Voi…
« Donc, moi, je pense qu'effectivement, on peut très bien faire tourner une économie sans avoir ce diktat-là, ce diktat de la rentabilité, ce diktat de la compétitivité, ce diktat du profit. Voilà. Et qu'il y a un tas d'activités qu'on doit réaliser sans qu'elles soient rentables. sans qu'elles soient rentables. »
Le Crayon · Nathalie Arthaud - « Je milite pour renverser ce système » - INTERVIEW POLITIQUEVérifier à 20:18Voir 1 autre passage
« Mais ça, ça voudrait dire, effectivement, prendre le pouvoir et enlever cette propriété privée parce qu'on n'y arrivera pas sans ça. »
Le Crayon · Nathalie Arthaud - « Je milite pour renverser ce système » - INTERVIEW POLITIQUEVérifier à 20:40
Question 421Nathalie Arthaud - « Je milite pour renverser ce système » - INTERVIEW POLITIQUE
Est-ce que le logiciel de pensée que vous défendez, le logiciel marxiste, est-il pertinent pour interpréter aujourd'hui les mouvements sociaux, pour interpréter, je dirais, les revendications de minorités qui sont autres ?
Réponse à côté
Alors, d'abord, c'est vrai que nous, nous ne nous revendiquons pas de la gauche et sûrement pas de la gauche gouvernementale, encore une fois, pour les raisons que j'ai expliquées. Pour nous, la société capitaliste est à renverser. Le pouvoir économique et politique de la bourgeoisie est à renverser. nous ne sommes pas dans une continuité, comment dire, l'aile extrême de la gauche gouvernementale. On a un autre projet, d'autres perspectives qu'on défend auprès du monde du travail. Et ce n'est pas seulement un, comment dire, une... On n'a pas sorti cette perspective-là de notre petite tête. C'est aussi, c'est une réalité sociale. c'est qu'aujourd'hui, la société, elle est divisée en classes…
« Alors, d'abord, c'est vrai que nous, nous ne nous revendiquons pas de la gauche et sûrement pas de la gauche gouvernementale, encore une fois, pour les raisons que j'ai expliquées. Pour nous, la société capitaliste est à renverser. Le pouvoir économique et politique de la bourgeoisie est à renverser. nous ne sommes pas dans une continuité, comment dire, l'aile extrême de la gauche gouvernementale. On a un autre projet, d'autres perspectives qu'on défend auprès du monde du travail. Et ce n'est pas seulement un, comment dire, une... On n'a pas sorti cette perspective-là de notre petite tête. C'est aussi, c'est une réalité sociale. c'est qu'aujourd'hui, la société, elle est divisée en classes sociales. Elle est divisée en classes sociales et pour nous, la première division de la société, elle est sociale. Elle est sociale. Il y a d'un côté ceux qui doivent travailler pour vivre, pour gagner leur vie, qui doivent aller vendre leurs forces de travail, qui n'ont pas de capitaux. »
Le Crayon · Nathalie Arthaud - « Je milite pour renverser ce système » - INTERVIEW POLITIQUEVérifier à 9:21Voir 1 autre passage
« Qui sont dépendants et les autres. »
Le Crayon · Nathalie Arthaud - « Je milite pour renverser ce système » - INTERVIEW POLITIQUEVérifier à 10:30
Question 422Nathalie Arthaud - « Je milite pour renverser ce système » - INTERVIEW POLITIQUE
Et la dernière question qui est la question signature du crayon. Que signifie pour vous la phrase « trace tes contours » ?
Réponse directe
Trace tes contours. D'abord, il y a une chose qui me gêne. Trace tes contours. D'abord, ça me fait penser un peu à « trace ton chemin ». Enfin bon, voilà. Et moi, tracer mon chemin, je ne le vois tellement pas seul. Je le vois tellement de façon collective. Pour moi, il n'y a pas de solution à l'échelle individuelle. Et le problème, c'est dans quelle direction nous allons ensemble, forcément. Et ça, il faut le choisir ensemble.
« D'abord, ça me fait penser un peu à « trace ton chemin ». Enfin bon, voilà. Et moi, tracer mon chemin, je ne le vois tellement pas seul. Je le vois tellement de façon collective. »
Le Crayon · Nathalie Arthaud - « Je milite pour renverser ce système » - INTERVIEW POLITIQUEVérifier à 21:41Voir 1 autre passage
« Pour moi, il n'y a pas de solution à l'échelle individuelle. Et le problème, c'est dans quelle direction nous allons ensemble, forcément. Et ça, il faut le choisir ensemble. »
Le Crayon · Nathalie Arthaud - « Je milite pour renverser ce système » - INTERVIEW POLITIQUEVérifier à 21:51
Question 423Séparatisme: face aux discours démagogiques racistes : travailleurs ne nous laissons pas diviser
Est-ce que, sur le fond, Nathalie Arthaud, c'est à l'État d'organiser, si on suit un peu ce que dit le président, la religion musulmane française ?
Réponse à côté
Écoutez, moi, je ne vais pas revenir sur ce que j'ai dit tout à l'heure. Moi, ce qui me frappe dans ce discours, c'est que la plupart des mesures n'avaient pas besoin de loi, en fait, pour être mise en œuvre. Voilà. Tout ce qu'il a annoncé là n'avait absolument pas besoin d'un nouveau projet de loi. En réalité, il y avait tous les outils pour faire ce qu'il avait envie de faire. Mais ils peuvent le contrôler. D'ailleurs, ils le disent qu'ils le contrôlent déjà. Donc, ils ont un tas de moyens, en réalité. Sauf que là, voilà, encore une fois, il lui fallait ce projet de loi. Il lui fallait parler de l'islam, de ses dérives, etc.
« Écoutez, moi, je ne vais pas revenir sur ce que j'ai dit tout à l'heure. Moi, ce qui me frappe dans ce discours, c'est que la plupart des mesures n'avaient pas besoin de loi, en fait, pour être mise en œuvre. Voilà. Tout ce qu'il a annoncé là n'avait absolument pas besoin d'un nouveau projet de loi. En réalité, il y avait tous les outils pour faire ce qu'il avait envie de faire. »
youtube.com · Séparatisme: face aux discours démagogiques racistes : travailleurs ne nous laissons pas diviserVérifier à 3:07Voir 1 autre passage
« Mais ils peuvent le contrôler. D'ailleurs, ils le disent qu'ils le contrôlent déjà. Donc, ils ont un tas de moyens, en réalité. Sauf que là, voilà, encore une fois, il lui fallait ce projet de loi. Il lui fallait parler de l'islam, de ses dérives, etc. »
youtube.com · Séparatisme: face aux discours démagogiques racistes : travailleurs ne nous laissons pas diviserVérifier à 3:35
Question 424Séparatisme: face aux discours démagogiques racistes : travailleurs ne nous laissons pas diviser
Mais alors attendez, qu'est-ce qu'il faut faire, là ?
Réponse à côté
Écoutez, vous savez, c'est ce qui me frappe. Ce qui me frappe, c'est que les mesures, les gestes barrières, le masque, le lavage des mains, etc., ça porte ses fruits. Ça porte ses fruits puisque la courbe est nettement en dessous de celle de mars-avril et qu'elle progresse, oui, mais très lentement. On voit quand même qu'il y a une préoccupation dans la population qui se plie à un certain nombre de contraintes, des contraintes lourdes, des contraintes importantes. Vous savez, travailler toute la journée avec le masque, c'est très, très difficile. On vous le confirme. Ce qui est dingue, ce qui est dingue, c'est qu'on n'a pas une place de plus en réanimation, c'est qu'on n'a pas une infirmièr…
« Écoutez, vous savez, c'est ce qui me frappe. Ce qui me frappe, c'est que les mesures, les gestes barrières, le masque, le lavage des mains, etc., ça porte ses fruits. Ça porte ses fruits puisque la courbe est nettement en dessous de celle de mars-avril et qu'elle progresse, oui, mais très lentement. On voit quand même qu'il y a une préoccupation dans la population qui se plie à un certain nombre de contraintes, des contraintes lourdes, des contraintes importantes. Vous savez, travailler toute la journée avec le masque, c'est très, très difficile. On vous le confirme. Ce qui est dingue, ce qui est dingue, c'est qu'on n'a pas une place de plus en réanimation, c'est qu'on n'a pas une infirmière de plus. Et même, on en a moins. Le pire, c'est qu'on en a moins parce qu'on a toujours les 5 000 places en théorie. Mais en réalité, en fait... »
youtube.com · Séparatisme: face aux discours démagogiques racistes : travailleurs ne nous laissons pas diviserVérifier à 6:06Voir 2 autres passages
« Ce n'est même pas vrai puisque aujourd'hui, même sur les 5 000 places en réanimation, il y en a plusieurs centaines qui ne pourraient pas fonctionner par manque de personnel. Parce qu'y compris depuis cet été septembre, il y a des infirmières qui sont parties de l'hôpital, qui ont quitté l'hôpital. Ce n'est pas qu'un problème de formation. »
youtube.com · Séparatisme: face aux discours démagogiques racistes : travailleurs ne nous laissons pas diviserVérifier à 6:54
« C'est que justement, les conditions de travail sont telles, les salaires sont tellement bas, il n'y a aucune reconnaissance. Et bien, effectivement, il y a eu cette hémorragie-là en permanence. Et puis vous savez, on peut peut-être difficilement former une infirmière en 6 mois. Mais on peut former une aide-soignante, on peut former une ASH, on peut former un brancardier. Et ça manque aussi dans les hôpitaux. Tout ça, ça n'a pas été fait par l'État. Et ça, c'est un scandale. »
Question 425Séparatisme: face aux discours démagogiques racistes : travailleurs ne nous laissons pas diviser
Nathalie Artaud, votre réaction sur ce qu'on vient d'entendre de la part d'Emmanuel Macron ?
Réponse directe
Je me dis que ce discours et ce déplacement pourraient être mis sur le compte de la future campagne présidentielle de 2022. C'est purement électoraliste pour vous ? C'est purement électoraliste, évidemment. Il fallait absolument qu'il fasse ce discours. Il lui fallait un projet de loi sur l'islamisme radical. Alors, il a cherché ses mots. Il a hésité. Il a essayé de voir ce qui allait lui permettre de composer la base électorale la plus large. Mais ça ne sert qu'à ça. Voilà. Il veut rester dans la roue de Marine Le Pen. Il fait du racolage, y compris sur le terrain de la droite. Je vois que vous êtes en partie satisfait. Écoutez, certains de vos électeurs le seront sans doute aussi. Voilà.…
« Je me dis que ce discours et ce déplacement pourraient être mis sur le compte de la future campagne présidentielle de 2022. C'est purement électoraliste pour vous ? C'est purement électoraliste, évidemment. Il fallait absolument qu'il fasse ce discours. Il lui fallait un projet de loi sur l'islamisme radical. Alors, il a cherché ses mots. Il a hésité. Il a essayé de voir ce qui allait lui permettre de composer la base électorale la plus large. Mais ça ne sert qu'à ça. Voilà. Il veut rester dans la roue de Marine Le Pen. Il fait du racolage, y compris sur le terrain de la droite. Je vois que vous êtes en partie satisfait. Écoutez, certains de vos électeurs le seront sans doute aussi. Voilà. Et c'est de la démagogie. Et moi, ça me choque parce que ça va retomber encore sur le dos des musulmans. »
youtube.com · Séparatisme: face aux discours démagogiques racistes : travailleurs ne nous laissons pas diviserVérifier à 0:51Voir 1 autre passage
« Non, mais moi, je ne vais pas discuter de tel ou tel... Ah ben si, parce qu'on va en parler, là ! Je ne crois pas une seconde que ce soit le but recherché. Il ne se pose même pas la question de l'efficacité de telle ou telle mesure. Encore une fois, ce qui compte, c'est la petite musique. C'est que ça va dans le sens d'un certain nombre de préjugés, que ça va dans le sens des suspicions, des amalgames. »
youtube.com · Séparatisme: face aux discours démagogiques racistes : travailleurs ne nous laissons pas diviserVérifier à 1:52
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 13:02
Voir 2 autres passages
« pas ? Qui vous inclue ? Très simplement, très simplement, ceux qui se battent, ceux qui sont présents, ceux qui participent au mouvement de façon active. Vous le savez, par exemple, dans une grève, parce qu'il y a beaucoup d'exemples aussi, hein, des grèves qui durent et qui sont des véritables bras de fer. Comment ça se passe ? Eh bien, où, attention, je parle des grèves où les salariés restent pas à la maison, mais où vraiment, pour eux, l'enjeu est devenu important et où ils ont compris que c'était à eux de décider, y compris de comment ils allaient se battre, avec quels moyens, quelles actions ils devaient déployer, qu'ils devaient être maîtres de leur mouvement. Je parle de ces grèves-là. Eh bien, ces moments-là où les travailleurs veulent être les décideurs, les maîtres de leur mouvement, eh bien, ils mettent en place des règles. Et moi, je connais beaucoup de règles, de grèves où il y a eu des cartes de grévistes. C'est-à-dire que chaque matin, le gréviste se faisait enregistrer, d'ailleurs pour dire qu'il était bien en grève, parce qu'y compris dans ces mouvements-là, il y a aussi des collectes, il y a aussi, finalement, on s'entraide. Voilà, ça aussi, ça compte. Eh bien, on est gréviste, on est dans le mouvement, on a une carte de grève, eh bien, on a un droit de vote. Pour moi, c'est ceux qui se battent qui doivent décider. Donc, pour moi, c'est sur cette base-là. C'est pas sur la base d'où tu viens, c'est d'ailleurs, est-ce que tu as des papiers en règle et est-ce que tu as bien la nationalité française et puis d'ailleurs, est-ce que toi, c'est quel boulot, tu as un patte ? Non, c'est ceux qui veulent se battre. Et ça, les Gilets jaunes, c'était ça aussi. Ils formaient une communauté de femmes et d'hommes qui avaient envie de se battre là-dessus pour le pouvoir d'achat. Eh bien, ils ont donné la parole, ils ont donné la possibilité justement de peser à chacun d'entre eux. Donc, pour moi, c'est ça la démocratie ouvrière. Et, par exemple, je trouve absolument scandaleux, pas normal, que pour mettre fin à une grève, le patron décide de faire voter tout le monde, y compris les non-midi. Eh bien, non, c'est les grévistes qui se font mettre de leur grève. C'est à eux de décider quand est-ce qu'ils l'arrêtent. Voilà. Et on a le droit aussi d'être minoritaire. On a le droit d'être minoritaire »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 16:23
« je ne ferais pas croire, je n'aurais pas cette posture « votez pour moi et vous allez voir ce que vous allez voir, je ferai le SMIC à 2 200 euros net, je ferai ci, je ferai ça ». Non, je ne vais pas dire ça, mais je vais, par contre, affirmer que oui, tout est une question de rapport de force et ce qui était impossible avant qu'il y ait la grève générale en mai-juin 1936, par exemple, est devenue possible après la grève, est devenue possible avec les occupations d'usines, est devenue possible avec la levée en masse, en fait, des travailleuses et des travailleurs. Donc, je vais dire qu'en réalité, notre force, c'est de se battre collectivement, c'est de jouer sur cette puissance qu'on a, qui consiste à être indispensable au fonctionnement de la société, indispensable à l'accumulation des capitaux pour le grand patronat, pour la grande bourgeoisie, c'est cette force-là qu'il faut activer. Et j'espère que dans cette campagne présidentielle, bah oui, je ferai exister cette idée que, nous ne sommes pas, l'humanité n'est pas condamnée pour l'éternité à la société capitaliste, que tous ceux qui nous expliquent que ça, ça, le capitalisme correspond pile poil à la nature humaine, parce que l'homme est un loup pour l'homme. Bah non, non, je ne suis pas d'accord avec ça, je l'affirmerai. Je dirais que la société humaine, elle a traversé des organisations sociales très différentes les unes des autres et qu'on n'est pas à la dernière station, voilà, on n'est pas au terminus, en fait. L'histoire, elle continue, la lutte de classe, elle continue, les inégalités continuent, bah tout ça, ça va créer forcément des remises en cause profondes de la société et il faut qu'on ait une vision, qu'on ait une perspective, qu'on sache où on peut aller. Et encore une fois, moi, je pense que la perspective, c'est d'aller vers une société collective. Collective parce que, tout simplement, nous ne sommes rien sans les autres. On n'est rien sans le travail des autres, parce qu'on est déjà dans un immense collectif de travail. Et quand on y réfléchit, en fait, on travaille pas seulement avec ceux qui sont concentrés dans la même entreprise que nous, mais on travaille avec des femmes et des hommes aux quatre coins de la planète. Parce qu'en fait, les trusts n'ont jamais été aussi importants en nombre et aussi internationalisés. Et comment, »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 10:28
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées19 mars 2024 au 30 juin 2026 · 55 observations66 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« J'ai des convictions fortes, vous l'avez remarqué. Et si vous voulez, moi, je pense que toute l'histoire me donne raison. Regardez un exemple qui me vient en tête. Est-ce que vous vous souvenez de la crise en Grèce, la crise de la dette grecque, 2011, si je ne me trompe, 2011, où finalement, c'est Tsipras qui avait été élu comme le porte-voix des travailleurs. Et Tsipras, en fait, pour, comment dire, imposer son plan aux banquiers européens et à l'Union européenne, a fait voter trois fois le pays. Trois fois. Trois référendums. Qu'est-ce qu'ils ont fait ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Il s'est passé que les banquiers ont dit, ok, la population grecque, elle a voté, ok. Eh bien, on s'en moque et nous, on ferme les robinets. Et donc, en fait, la cure d'austérité, c'est vous, Tsipras, qui allez l'imposer au pays. Et c'est ce qui s'est passé, en fait. Ils se sont assis sur les lois, sur les fondements, sur les votes. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 53:57Voir 2 autres passages
« C'est vrai qu'une première différence avec la façon dont vous avez de présenter les choses, en parlant de démocratie pour du peuple, etc., nous, nous parlons de démocratie ouvrière. Dans le sens où, finalement, cette démocratie, c'est ceux qui se battent, pas seulement des ouvriers, il ne faut pas penser, je ne parle pas seulement de celui qui a un bleu de travail, je parle à tous ceux qui sont utiles à la société, en fait, les 99 % de la société. Vous savez, même, pour moi, la femme qui élève ses enfants est une travailleuse, en fait, et elle est indispensable à la société, du simple fait, d'ailleurs, que justement, elle assure le renouvellement des générations. Et en fait, c'est un travail qui, y compris, est aussi prenant et aussi difficile et aussi dur et aussi épuisant qu'un travail parfois à l'usine de s'occuper des enfants. Donc, non, le monde du travail, pour nous, c'est ceux qui ont un travail, bien sûr, manuel, mais aussi un travail intellectuel, aussi ceux qui ont un statut d'auto-entrepreneur, ceux qui sont le petit artisan, c'est aussi ceux qui galèrent de petit boulot en petit boulot, entre chômage, intérim, etc., etc. Donc, vous voyez, c'est au sens large, mais à partir du moment où ils veulent se battre, eh bien, en fait, ils commencent à discuter ensemble, ils votent ensemble et ils votent pour tout. Écoutez, on a quand même l'exemple des gilets jaunes, l'exemple des gilets jaunes qui était magnifique pour ça, magnifique, parce que les femmes et les hommes qui ne se connaissaient pas, qui ne se connaissaient pas et qui n'avaient pas l'habitude de l'organisation, parce que beaucoup d'entre eux étaient dans des petites structures, souvent n'avaient jamais fréquenté de syndicats, n'avaient jamais appartenu à aucun parti politique, étaient finalement assez isolés. Ils ont eu ce réflexe de se réunir sur les ronds-points, vous voyez, et la discussion a démarré, et ils ont fonctionné ensemble. Ils ont fonctionné ensemble comment ? En discutant beaucoup, parfois en cherchant le consensus, parfois ils ne le trouvaient pas, ils ont voté, parfois ils ont choisi des représentants, parfois dénoncé ceux qui se présentaient comme des représentants, parce que moi, j'ai adoré quand ils ont posé un lapin au premier ministre, par exemple, enfin, quand les... voilà, parce que, ben justement, ça pose la question de dans quels représentants on a confiance, et ils se posaient tous ces problèmes-là. Ben moi, je suis convaincue que quand les gens ont envie de se battre pour quelque chose, quand ils ont un objectif, quand ils ont cette combativité, ben oui, ils font régner cette démocratie ouvrière qui consiste à discuter, à chercher à se convaincre les uns les autres, et puis à voter pour, au final, décider et appliquer collectivement ensemble la chose, parce que souvent aussi, on sépare le vote de l'application, alors qu'en fait, l'essentiel est quand même souvent dans qui applique. Et la démocratie ouvrière, vous justement, »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées24 juin 2024 au 30 juin 2026 · 45 observations58 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est vrai qu'une première différence avec la façon dont vous avez de présenter les choses, en parlant de démocratie pour du peuple, etc., nous, nous parlons de démocratie ouvrière. Dans le sens où, finalement, cette démocratie, c'est ceux qui se battent, pas seulement des ouvriers, il ne faut pas penser, je ne parle pas seulement de celui qui a un bleu de travail, je parle à tous ceux qui sont utiles à la société, en fait, les 99 % de la société. Vous savez, même, pour moi, la femme qui élève ses enfants est une travailleuse, en fait, et elle est indispensable à la société, du simple fait, d'ailleurs, que justement, elle assure le renouvellement des générations. Et en fait, c'est un travail qui, y compris, est aussi prenant et aussi difficile et aussi dur et aussi épuisant qu'un travail parfois à l'usine de s'occuper des enfants. Donc, non, le monde du travail, pour nous, c'est ceux qui ont un travail, bien sûr, manuel, mais aussi un travail intellectuel, aussi ceux qui ont un statut d'auto-entrepreneur, ceux qui sont le petit artisan, c'est aussi ceux qui galèrent de petit boulot en petit boulot, entre chômage, intérim, etc., etc. Donc, vous voyez, c'est au sens large, mais à partir du moment où ils veulent se battre, eh bien, en fait, ils commencent à discuter ensemble, ils votent ensemble et ils votent pour tout. Écoutez, on a quand même l'exemple des gilets jaunes, l'exemple des gilets jaunes qui était magnifique pour ça, magnifique, parce que les femmes et les hommes qui ne se connaissaient pas, qui ne se connaissaient pas et qui n'avaient pas l'habitude de l'organisation, parce que beaucoup d'entre eux étaient dans des petites structures, souvent n'avaient jamais fréquenté de syndicats, n'avaient jamais appartenu à aucun parti politique, étaient finalement assez isolés. Ils ont eu ce réflexe de se réunir sur les ronds-points, vous voyez, et la discussion a démarré, et ils ont fonctionné ensemble. Ils ont fonctionné ensemble comment ? En discutant beaucoup, parfois en cherchant le consensus, parfois ils ne le trouvaient pas, ils ont voté, parfois ils ont choisi des représentants, parfois dénoncé ceux qui se présentaient comme des représentants, parce que moi, j'ai adoré quand ils ont posé un lapin au premier ministre, par exemple, enfin, quand les... voilà, parce que, ben justement, ça pose la question de dans quels représentants on a confiance, et ils se posaient tous ces problèmes-là. Ben moi, je suis convaincue que quand les gens ont envie de se battre pour quelque chose, quand ils ont un objectif, quand ils ont cette combativité, ben oui, ils font régner cette démocratie ouvrière qui consiste à discuter, à chercher à se convaincre les uns les autres, et puis à voter pour, au final, décider et appliquer collectivement ensemble la chose, parce que souvent aussi, on sépare le vote de l'application, alors qu'en fait, l'essentiel est quand même souvent dans qui applique. Et la démocratie ouvrière, vous justement, »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 13:02Voir 2 autres passages
« pas ? Qui vous inclue ? Très simplement, très simplement, ceux qui se battent, ceux qui sont présents, ceux qui participent au mouvement de façon active. Vous le savez, par exemple, dans une grève, parce qu'il y a beaucoup d'exemples aussi, hein, des grèves qui durent et qui sont des véritables bras de fer. Comment ça se passe ? Eh bien, où, attention, je parle des grèves où les salariés restent pas à la maison, mais où vraiment, pour eux, l'enjeu est devenu important et où ils ont compris que c'était à eux de décider, y compris de comment ils allaient se battre, avec quels moyens, quelles actions ils devaient déployer, qu'ils devaient être maîtres de leur mouvement. Je parle de ces grèves-là. Eh bien, ces moments-là où les travailleurs veulent être les décideurs, les maîtres de leur mouvement, eh bien, ils mettent en place des règles. Et moi, je connais beaucoup de règles, de grèves où il y a eu des cartes de grévistes. C'est-à-dire que chaque matin, le gréviste se faisait enregistrer, d'ailleurs pour dire qu'il était bien en grève, parce qu'y compris dans ces mouvements-là, il y a aussi des collectes, il y a aussi, finalement, on s'entraide. Voilà, ça aussi, ça compte. Eh bien, on est gréviste, on est dans le mouvement, on a une carte de grève, eh bien, on a un droit de vote. Pour moi, c'est ceux qui se battent qui doivent décider. Donc, pour moi, c'est sur cette base-là. C'est pas sur la base d'où tu viens, c'est d'ailleurs, est-ce que tu as des papiers en règle et est-ce que tu as bien la nationalité française et puis d'ailleurs, est-ce que toi, c'est quel boulot, tu as un patte ? Non, c'est ceux qui veulent se battre. Et ça, les Gilets jaunes, c'était ça aussi. Ils formaient une communauté de femmes et d'hommes qui avaient envie de se battre là-dessus pour le pouvoir d'achat. Eh bien, ils ont donné la parole, ils ont donné la possibilité justement de peser à chacun d'entre eux. Donc, pour moi, c'est ça la démocratie ouvrière. Et, par exemple, je trouve absolument scandaleux, pas normal, que pour mettre fin à une grève, le patron décide de faire voter tout le monde, y compris les non-midi. Eh bien, non, c'est les grévistes qui se font mettre de leur grève. C'est à eux de décider quand est-ce qu'ils l'arrêtent. Voilà. Et on a le droit aussi d'être minoritaire. On a le droit d'être minoritaire »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées8 mars 2025 au 30 juin 2026 · 16 observations17 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« J'ai des convictions fortes, vous l'avez remarqué. Et si vous voulez, moi, je pense que toute l'histoire me donne raison. Regardez un exemple qui me vient en tête. Est-ce que vous vous souvenez de la crise en Grèce, la crise de la dette grecque, 2011, si je ne me trompe, 2011, où finalement, c'est Tsipras qui avait été élu comme le porte-voix des travailleurs. Et Tsipras, en fait, pour, comment dire, imposer son plan aux banquiers européens et à l'Union européenne, a fait voter trois fois le pays. Trois fois. Trois référendums. Qu'est-ce qu'ils ont fait ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Il s'est passé que les banquiers ont dit, ok, la population grecque, elle a voté, ok. Eh bien, on s'en moque et nous, on ferme les robinets. Et donc, en fait, la cure d'austérité, c'est vous, Tsipras, qui allez l'imposer au pays. Et c'est ce qui s'est passé, en fait. Ils se sont assis sur les lois, sur les fondements, sur les votes. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 53:57Voir 2 autres passages
« je ne ferais pas croire, je n'aurais pas cette posture « votez pour moi et vous allez voir ce que vous allez voir, je ferai le SMIC à 2 200 euros net, je ferai ci, je ferai ça ». Non, je ne vais pas dire ça, mais je vais, par contre, affirmer que oui, tout est une question de rapport de force et ce qui était impossible avant qu'il y ait la grève générale en mai-juin 1936, par exemple, est devenue possible après la grève, est devenue possible avec les occupations d'usines, est devenue possible avec la levée en masse, en fait, des travailleuses et des travailleurs. Donc, je vais dire qu'en réalité, notre force, c'est de se battre collectivement, c'est de jouer sur cette puissance qu'on a, qui consiste à être indispensable au fonctionnement de la société, indispensable à l'accumulation des capitaux pour le grand patronat, pour la grande bourgeoisie, c'est cette force-là qu'il faut activer. Et j'espère que dans cette campagne présidentielle, bah oui, je ferai exister cette idée que, nous ne sommes pas, l'humanité n'est pas condamnée pour l'éternité à la société capitaliste, que tous ceux qui nous expliquent que ça, ça, le capitalisme correspond pile poil à la nature humaine, parce que l'homme est un loup pour l'homme. Bah non, non, je ne suis pas d'accord avec ça, je l'affirmerai. Je dirais que la société humaine, elle a traversé des organisations sociales très différentes les unes des autres et qu'on n'est pas à la dernière station, voilà, on n'est pas au terminus, en fait. L'histoire, elle continue, la lutte de classe, elle continue, les inégalités continuent, bah tout ça, ça va créer forcément des remises en cause profondes de la société et il faut qu'on ait une vision, qu'on ait une perspective, qu'on sache où on peut aller. Et encore une fois, moi, je pense que la perspective, c'est d'aller vers une société collective. Collective parce que, tout simplement, nous ne sommes rien sans les autres. On n'est rien sans le travail des autres, parce qu'on est déjà dans un immense collectif de travail. Et quand on y réfléchit, en fait, on travaille pas seulement avec ceux qui sont concentrés dans la même entreprise que nous, mais on travaille avec des femmes et des hommes aux quatre coins de la planète. Parce qu'en fait, les trusts n'ont jamais été aussi importants en nombre et aussi internationalisés. Et comment, »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités30 juin 2026 au 30 juin 2026 · 1 observation1 passage
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est ce qu'on a fait quand même là, ce soir. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 53:46
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités19 mars 2024 au 30 juin 2026 · 26 observations27 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« De lutte ouvrière, pardon. Non mais, je reconnais cette aspiration et elle est mille fois légitime et j'en suis complètement solidaire. Cette aspiration comme ça à avoir davantage de pouvoir. Bien sûr, on doit, on doit, on ne doit pas accepter, accepter aujourd'hui ce diktat d'une poignée de capitalistes. Quand on voit qu'Elon Musk, vous avez vu qu'Elon Musk, sa fortune dépasse les mille milliards de dollars, qu'en fait, à lui seul, il possède plus que beaucoup d'États, beaucoup de pays, en fait. Et donc, en fait, il a la puissance financière qui dépasse même celle de l'État français, en fait. Donc, c'est quand même, c'est quand même dingue. Et vous vous rendez compte que lui, ses décisions, ils impactent pour des décennies, en fait, notre économie et toute la société avec un tel poids, avec autant d'entreprises entre ses mains. Et puis surtout parce qu'il capte des milliards et des milliards de capitaux que moi, je verrais tout à fait mieux investis dans d'autres domaines. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 24:51Voir 2 autres passages
« De lutte ouvrière, pardon. Non mais, je reconnais cette aspiration et elle est mille fois légitime et j'en suis complètement solidaire. Cette aspiration comme ça à avoir davantage de pouvoir. Bien sûr, on doit, on doit, on ne doit pas accepter, accepter aujourd'hui ce diktat d'une poignée de capitalistes. Quand on voit qu'Elon Musk, vous avez vu qu'Elon Musk, sa fortune dépasse les mille milliards de dollars, qu'en fait, à lui seul, il possède plus que beaucoup d'États, beaucoup de pays, en fait. Et donc, en fait, il a la puissance financière qui dépasse même celle de l'État français, en fait. Donc, c'est quand même, c'est quand même dingue. Et vous vous rendez compte que lui, ses décisions, ils impactent pour des décennies, en fait, notre économie et toute la société avec un tel poids, avec autant d'entreprises entre ses mains. Et puis surtout parce qu'il capte des milliards et des milliards de capitaux que moi, je verrais tout à fait mieux investis dans d'autres domaines. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 24:51
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités19 mars 2024 au 30 juin 2026 · 12 observations15 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« J'ai des convictions fortes, vous l'avez remarqué. Et si vous voulez, moi, je pense que toute l'histoire me donne raison. Regardez un exemple qui me vient en tête. Est-ce que vous vous souvenez de la crise en Grèce, la crise de la dette grecque, 2011, si je ne me trompe, 2011, où finalement, c'est Tsipras qui avait été élu comme le porte-voix des travailleurs. Et Tsipras, en fait, pour, comment dire, imposer son plan aux banquiers européens et à l'Union européenne, a fait voter trois fois le pays. Trois fois. Trois référendums. Qu'est-ce qu'ils ont fait ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Il s'est passé que les banquiers ont dit, ok, la population grecque, elle a voté, ok. Eh bien, on s'en moque et nous, on ferme les robinets. Et donc, en fait, la cure d'austérité, c'est vous, Tsipras, qui allez l'imposer au pays. Et c'est ce qui s'est passé, en fait. Ils se sont assis sur les lois, sur les fondements, sur les votes. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 53:57Voir 2 autres passages
« C'est qu'aucune loi ne fera reculer les capitalistes quand ils veulent quelque chose. Aucune loi. Regardez les règlements internationaux. Trump, il en a fait quoi ? Il en a fait quoi ? Il a transformé tout ça. Il a dit tout ça, je n'ai pas besoin. Il a fomenté une guerre comme ça, parce que voilà, il s'est dit qu'il allait ratailler. Il a ratiné le peuple iranien, comme ça, le régime qu'il allait faire comme au Venezuela. On a plein d'exemples, plein d'exemples. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 55:11
« J'ai des convictions fortes, vous l'avez remarqué. Et si vous voulez, moi, je pense que toute l'histoire me donne raison. Regardez un exemple qui me vient en tête. Est-ce que vous vous souvenez de la crise en Grèce, la crise de la dette grecque, 2011, si je ne me trompe, 2011, où finalement, c'est Tsipras qui avait été élu comme le porte-voix des travailleurs. Et Tsipras, en fait, pour, comment dire, imposer son plan aux banquiers européens et à l'Union européenne, a fait voter trois fois le pays. Trois fois. Trois référendums. Qu'est-ce qu'ils ont fait ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Il s'est passé que les banquiers ont dit, ok, la population grecque, elle a voté, ok. Eh bien, on s'en moque et nous, on ferme les robinets. Et donc, en fait, la cure d'austérité, c'est vous, Tsipras, qui allez l'imposer au pays. Et c'est ce qui s'est passé, en fait. Ils se sont assis sur les lois, sur les fondements, sur les votes. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées22 mai 2026 au 30 juin 2026 · 4 observations4 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Moi, je dirais que je suis ni pour, ni contre. Je crois qu'il y a surtout pas mal d'illusions en fait là-dedans. Dans ce que vous avez dit, il y a quelque chose qui me plaît beaucoup, c'est que les citoyens doivent être leur propre patron. Voilà. Mais pour moi, ce n'est pas des mots creux au sens strict. C'est-à-dire qu'en fait, pour être son véritable patron, il faut sortir de cette situation d'infériorité que nous impose l'existence des classes sociales. Parce qu'en fait, aujourd'hui, on n'est pas à égalité. Et c'est là que moi, je ne dis pas les citoyens, le peuple en général, je pense que la société, elle est divisée en classes sociales. Il y a d'un côté ceux qui possèdent les capitaux et qui font travailler les autres et qui ont un pouvoir sur les autres, le pouvoir de dire toi, je t'embauche, toi, je te paye tant, toi, je t'accorde le congé, toi, je te forme, toi, je te vire, etc. Et puis, il y a ceux qui sont démunis de ces moyens de production, qui n'ont pas de capitaux et qui sont forcés pour vivre de vendre leurs forces de travail. Pour moi, c'est la classe ouvrière. C'est le monde du travail. C'est l'écrasante majorité des gens qui doivent, pour gagner leur vie, gagner leur temps, vendre soit leur force de travail manuel, soit leur force de travail intellectuel. Mais vous voyez que déjà, là, on n'est pas du tout sur un rapport d'égalité, où finalement, moi, y compris, moi, je suis enseignante, je suis enseignante, mais qu'est-ce que je décide de la façon dont les cours sont organisés ? »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 20:48Voir 2 autres passages
« Mais moi, je pense qu'ils n'en ont pas besoin en réalité. Mais puisqu'il peut le faire, ça l'arrange. Ça l'arrange d'avoir un ami. Encore, ils se sont fâchés. Vous avez vu, ils se sont fâchés. C'était bisous, bisous, bisous pendant toute la campagne. Et puis, y compris le temps qu'Elon Musk aide Trump à virer, je ne sais pas, quasiment 100 000 fonctionnaires. Et puis après, ils se sont fâchés. Donc, ils peuvent parfaitement s'en passer. Ils peuvent se passer d'amis au pouvoir. Ils préfèrent quand c'est des amis, évidemment. Mais ils peuvent s'en passer. Et je peux vous dire que dans le rapport de force entre ceux qui possèdent les capitaux et ceux qui sont à l'Élysée, ce n'est pas l'Élysée qui gagne. Ce n'est pas l'Élysée qui gagne. Non. Prenez tous les gouvernements de gauche qui avaient promis. Prenez Hollande, le dernier en date, qui avait un tout petit peu fait briller les yeux. Alors, pas tellement les miens parce que je suis vaccinée. Mais avec l'histoire, vous savez, de la taxation à 75% des plus grandes fortunes. Et puis, comment finalement, une fois arrivé au pouvoir, il a rétropédalé ? Et tout ça, on n'a plus entendu parler. Parce que c'est comme toujours, comme toujours. Je me souviens aussi de la séquence avec Arnaud Montebourg qui nous avait expliqué « Je vais nationaliser Arcelor Mittal, s'ils veulent fermer… » C'était Gandran, je crois. Voilà. « S'ils veulent fermer, je vais nationaliser. » Et puis, finalement, Mittal, le PDG de Mittal avait déboulé dans son bureau en disant « Oh, coucou, il y a 40 000 emplois qui dépendent de moi en France. Venez pas trop me chatouiller. » Et puis, finalement, Arnaud Montebourg, qu'est-ce qu'il avait fait ? Il avait reculé. Voilà. Il avait reculé. Plus question de nationalisation, plus question de… Non, il avait reculé. Donc, si vous voulez, il y a… Vous savez, il n'y a pas de plus grande puissance que l'argent dans la société. Il n'y a pas de plus grande puissance que ça. Et ça, vous ne l'attrapez pas avec un bulletin de vote ou avec un référendum. Ça, c'est pas vrai. Ça me refait penser à une autre histoire. Je vous laisse parler. Je développerai peut-être après. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratie
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés19 mars 2024 au 30 juin 2026 · 14 observations18 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ce n'est pas comme effectivement les élections bourgeoises qu'on nous sert où tous les cinq ans, là, on peut glisser dans son petit bouton dans l'urne, sur la base d'un catalogue de promesses qui n'est jamais tenu, en fait. Voilà, ça n'a rien à voir. Donc, oui, révocabilité des élus, salaire des élus au salaire moyen et puis surtout aussi des fonctions publiques, si vous voulez, d'administration qui, justement, englobent le plus grand nombre. Parce qu'on a parlé des anarchistes, mais moi, je crois que l'État, pourrait en fait beaucoup, beaucoup être beaucoup moins, comment dire, s'imposer beaucoup moins. Je pense qu'il y a un tas de choses que les gens, en s'organisant, pourraient faire et ils pourraient faire bien mieux que n'importe quelle bureaucratie, là, qui est complètement déconnectée, bien souvent. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 1:01:52Voir 2 autres passages
« Il n'y a quand même pas de surprise. Le gouvernement n'a pas annoncé la confiscation des super profits total. Il n'a pas non plus annoncé une augmentation générale des salaires. Donc concrètement, cela veut dire que les travailleuses, les travailleurs, tous ceux qui n'ont pas d'autre choix que de prendre la voiture vont continuer de payer. Et moi, je sais que si on n'exprime pas une colère, si justement on ne se fait pas craindre, eh bien on continuera de payer. Voilà, c'est la réalité. Et aujourd'hui, finalement, on peut être racketté. Racketté, comme ça, c'est du racket légal. Vous savez, quand on passe à la pompe, on laisse de plus en plus, une plus grande part de notre salaire. Et ça va directement, évidemment, dans les coffres-forts des grandes compagnies pétrolières. »
franceinfo · Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politiqueVérifier à 0:21
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contre-arguments traités19 mars 2024 au 30 juin 2026 · 40 observations53 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Voilà. Même les programmes, comment ils sont faits ? Vous savez, moi, je suis enseignante d'économie et gestion. En économie, il n'y a pas de chapitre sur la crise. La crise, ça n'existe pas. Vous voyez, il n'y a pas de crise. La crise, ça n'existe pas dans la société capitaliste. Vous voyez ? Mais ça, c'est vrai. C'est vrai de partout. C'est vrai de partout, y compris les ouvriers, qui connaissent bien mieux le travail que n'importe quel manager et que n'importe quel actionnaire qui a investi dans l'entreprise. Est-ce qu'il a son mot à dire ? Est-ce qu'aujourd'hui, dans la société, non ? Donc, être le patron, ça veut dire exproprier cette bourgeoisie, collectiviser ces entreprises. Et là, oui, on sera les patrons collectivement. Et là, on pourra vraiment dire qu'on est à égalité et on peut décider tous ensemble. Là, on pourra le dire. Mais sinon, non, je ne suis pas d'accord. En fait, c'est l'illusion qu'on pourrait avoir plus de pouvoir. Alors même que... Est-ce que vous pensez, une seconde, qu'il pourrait y avoir un RIC pour dire est-ce que vous êtes pour le SMIC à 2 200 euros net ? Moi, je pense qu'il faudrait le porter à 2 200 euros net sur le SMIC. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 22:25Voir 2 autres passages
« Non, moi, si j'avais la possibilité de proposer une loi et puis de développer tout un débat là-dessus, ce n'est pas ça que je ferais. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 1:03:25
« Non. Non, c'est des moments dans l'histoire où en effet, les travailleurs ont senti leur force, l'ont organisé, l'ont actionné pour faire des choses que je trouve, moi, fantastiques. Parce qu'arrêter une guerre, arrêter la guerre pendant la Première Guerre mondiale, je trouve ça fantastique. Après, vous l'avez noté, il y a eu en effet la bureaucratie qui a confisqué le pouvoir aux soviets. Nous, on est trotskistes et on pense qu'en effet, le stalinisme, ça a été une caricature. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes19 mars 2024 au 22 mai 2026 · 25 observations26 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Moi, je pense que pour l'instant, il y a beaucoup d'attentisme. Pour l'instant, effectivement, beaucoup. Il y a une résignation, vous pensez ? Je pense que quand on voit tout ce qui se passe dans le monde, quand on voit toutes ces horreurs, on se dit, voilà, on est quand même saisi d'effroi, on est un peu pétrifié, voilà. Mais moi, ce que je pense, c'est qu'en effet, il faut bien réaliser que quand on est travailleur, on a aussi une force. On fait tourner cette société et on est capable d'imposer nos intérêts. Et il faut, une des priorités, c'est de dire qu'il faut que les salaires, que les emplois, que les conditions de vie de ceux qui sont à la base de la société passent avant les super profits, passent avant les dividendes des actionnaires. Vous vous rendez compte qu'à la fin de l'année, on va se retrouver avec un groupe comme Total. Il aura quoi ? 25, 30 milliards de profits. Mais on marche sur la tête. »
franceinfo · Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politiqueVérifier à 6:03Voir 2 autres passages
« En tout cas, c'est le seul moyen de protéger, en effet, notre pouvoir d'achat, de ne pas être piétiné, de ne pas sombrer encore davantage dans la misère. Aujourd'hui, vous vous rendez compte que quand on est ouvrier, quand on est facteur, quand on est auxiliaire de vie, on saute parfois des repas. Voilà, on a peur, on a peur du lendemain. On se demande, on sait qu'on ne partira peut-être pas en vacances, mais on a peur de ne pas pouvoir payer les études à ses enfants. Donc il faut qu'on se protège, nous, effectivement, les travailleurs. Moi, j'entends les entreprises dire, en tout cas ceux qui ont la possibilité, nous, on va répercuter la hausse des carburants sur les prix. Mais les travailleurs, ils font comment, eux, pour récupérer toutes les charges qu'ils ont à payer et pour pouvoir survivre dans ce monde de fous, dans ce monde de crise ? Vous me dites, mais ce n'est pas une solution pour arrêter la crise. Mais qui a une solution pour arrêter la crise ? Qui a une solution pour arrêter ces guerres de cette société capitaliste ? Parce que c'est ça aussi que moi, je tiens à dénoncer. C'est qu'on est dans une société qui est organisée de cette façon-là, où il n'y a que le profit qui compte, il n'y a que les rivalités capitalistes. Eh bien, oui, oui, ça dégénère forcément dans toutes ces guerres. Guerres, d'ailleurs, dont les premières victimes sont quand même aussi les peuples du Moyen-Orient. Parce que les premières victimes, ce sont les centaines de milliers de Palestiniens, de Libanais, d'Iraniens qui sont aujourd'hui quand même au cœur de cette guerre. »
franceinfo · Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politiqueVérifier à 4:02
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Le Crayon · Nathalie Arthaud - « Je milite pour renverser ce système » - INTERVIEW POLITIQUEVérifier à 20:18
« on nous a expliqué pourquoi lutte ouvrière ? Les ouvriers, ça n'existe plus. Ça n'existe plus. Vous êtes restés bloqués au XIXe siècle. Mais on les a vus. Ceux qui étaient indispensables au moment, en mars-avril, quand tout le pays était confiné, qui continuait de faire fonctionner la société ? Ce n'est pas seulement les hôpitaux qui ont continué de fonctionner. C'est aussi les supermarchés. C'étaient aussi les usines d'agroalimentaires parce qu'il ne fallait pas seulement aller dans les rayons prendre son... C'est aussi ceux qui... Voilà, les abattoirs. C'est aussi... Toutes les usines, elles ont continué. Donc, les ouvriers, bien sûr qu'ils sont là. Il y en a besoin. Ils sont à la base de tout, en réalité. Ils sont à la base de tout. Alors, voilà, en mars-avril, c'était tellement voyant. C'était tellement visible puisqu'il n'y avait plus qu'eux qui étaient dehors. Il n'y avait plus qu'eux qui étaient en activité. C'était tellement voyant qu'on avait eu Emmanuel Macron qui s'en était ému en disant « Eh oui, ceux que l'on reconnaît si mal et que l'on paye si mal, il va falloir les augmenter demain, mieux les reconnaître, etc. » Mais enfin, tout ça, c'est oublié. Aujourd'hui, ça n'existe plus. Aujourd'hui, voilà, tout est reparti comme avant. »
Le Crayon · Nathalie Arthaud - « Je milite pour renverser ce système » - INTERVIEW POLITIQUEVérifier à 16:30
« on nous a expliqué pourquoi lutte ouvrière ? Les ouvriers, ça n'existe plus. Ça n'existe plus. Vous êtes restés bloqués au XIXe siècle. Mais on les a vus. Ceux qui étaient indispensables au moment, en mars-avril, quand tout le pays était confiné, qui continuait de faire fonctionner la société ? Ce n'est pas seulement les hôpitaux qui ont continué de fonctionner. C'est aussi les supermarchés. C'étaient aussi les usines d'agroalimentaires parce qu'il ne fallait pas seulement aller dans les rayons prendre son... C'est aussi ceux qui... Voilà, les abattoirs. C'est aussi... Toutes les usines, elles ont continué. Donc, les ouvriers, bien sûr qu'ils sont là. Il y en a besoin. Ils sont à la base de tout, en réalité. Ils sont à la base de tout. Alors, voilà, en mars-avril, c'était tellement voyant. C'était tellement visible puisqu'il n'y avait plus qu'eux qui étaient dehors. Il n'y avait plus qu'eux qui étaient en activité. C'était tellement voyant qu'on avait eu Emmanuel Macron qui s'en était ému en disant « Eh oui, ceux que l'on reconnaît si mal et que l'on paye si mal, il va falloir les augmenter demain, mieux les reconnaître, etc. » Mais enfin, tout ça, c'est oublié. Aujourd'hui, ça n'existe plus. Aujourd'hui, voilà, tout est reparti comme avant. »
Le Crayon · Nathalie Arthaud - « Je milite pour renverser ce système » - INTERVIEW POLITIQUEVérifier à 16:30
« on nous a expliqué pourquoi lutte ouvrière ? Les ouvriers, ça n'existe plus. Ça n'existe plus. Vous êtes restés bloqués au XIXe siècle. Mais on les a vus. Ceux qui étaient indispensables au moment, en mars-avril, quand tout le pays était confiné, qui continuait de faire fonctionner la société ? Ce n'est pas seulement les hôpitaux qui ont continué de fonctionner. C'est aussi les supermarchés. C'étaient aussi les usines d'agroalimentaires parce qu'il ne fallait pas seulement aller dans les rayons prendre son... C'est aussi ceux qui... Voilà, les abattoirs. C'est aussi... Toutes les usines, elles ont continué. Donc, les ouvriers, bien sûr qu'ils sont là. Il y en a besoin. Ils sont à la base de tout, en réalité. Ils sont à la base de tout. Alors, voilà, en mars-avril, c'était tellement voyant. C'était tellement visible puisqu'il n'y avait plus qu'eux qui étaient dehors. Il n'y avait plus qu'eux qui étaient en activité. C'était tellement voyant qu'on avait eu Emmanuel Macron qui s'en était ému en disant « Eh oui, ceux que l'on reconnaît si mal et que l'on paye si mal, il va falloir les augmenter demain, mieux les reconnaître, etc. » Mais enfin, tout ça, c'est oublié. Aujourd'hui, ça n'existe plus. Aujourd'hui, voilà, tout est reparti comme avant. »
Le Crayon · Nathalie Arthaud - « Je milite pour renverser ce système » - INTERVIEW POLITIQUEVérifier à 16:30
Le Crayon · Nathalie Arthaud - « Je milite pour renverser ce système » - INTERVIEW POLITIQUEVérifier à 5:31
youtube.com · Séparatisme: face aux discours démagogiques racistes : travailleurs ne nous laissons pas diviserVérifier à 7:17
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 13:02
« pas ? Qui vous inclue ? Très simplement, très simplement, ceux qui se battent, ceux qui sont présents, ceux qui participent au mouvement de façon active. Vous le savez, par exemple, dans une grève, parce qu'il y a beaucoup d'exemples aussi, hein, des grèves qui durent et qui sont des véritables bras de fer. Comment ça se passe ? Eh bien, où, attention, je parle des grèves où les salariés restent pas à la maison, mais où vraiment, pour eux, l'enjeu est devenu important et où ils ont compris que c'était à eux de décider, y compris de comment ils allaient se battre, avec quels moyens, quelles actions ils devaient déployer, qu'ils devaient être maîtres de leur mouvement. Je parle de ces grèves-là. Eh bien, ces moments-là où les travailleurs veulent être les décideurs, les maîtres de leur mouvement, eh bien, ils mettent en place des règles. Et moi, je connais beaucoup de règles, de grèves où il y a eu des cartes de grévistes. C'est-à-dire que chaque matin, le gréviste se faisait enregistrer, d'ailleurs pour dire qu'il était bien en grève, parce qu'y compris dans ces mouvements-là, il y a aussi des collectes, il y a aussi, finalement, on s'entraide. Voilà, ça aussi, ça compte. Eh bien, on est gréviste, on est dans le mouvement, on a une carte de grève, eh bien, on a un droit de vote. Pour moi, c'est ceux qui se battent qui doivent décider. Donc, pour moi, c'est sur cette base-là. C'est pas sur la base d'où tu viens, c'est d'ailleurs, est-ce que tu as des papiers en règle et est-ce que tu as bien la nationalité française et puis d'ailleurs, est-ce que toi, c'est quel boulot, tu as un patte ? Non, c'est ceux qui veulent se battre. Et ça, les Gilets jaunes, c'était ça aussi. Ils formaient une communauté de femmes et d'hommes qui avaient envie de se battre là-dessus pour le pouvoir d'achat. Eh bien, ils ont donné la parole, ils ont donné la possibilité justement de peser à chacun d'entre eux. Donc, pour moi, c'est ça la démocratie ouvrière. Et, par exemple, je trouve absolument scandaleux, pas normal, que pour mettre fin à une grève, le patron décide de faire voter tout le monde, y compris les non-midi. Eh bien, non, c'est les grévistes qui se font mettre de leur grève. C'est à eux de décider quand est-ce qu'ils l'arrêtent. Voilà. Et on a le droit aussi d'être minoritaire. On a le droit d'être minoritaire »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 16:23
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 16:23
« Trotsky, je vous confirme que Trotsky, il a été un des dirigeants de l'armée rouge et que cette guerre civile, c'est ça aussi, une révolution. C'est-à-dire qu'en fait, une révolution, soit elle se donne les moyens, si vous voulez, de gagner face aux forces coalisées, parce que c'est ça qui s'est passé. Vous savez, quand ils ont fait la révolution en Russie, tous ceux, y compris qu'ils se combattaient pendant la Première Guerre mondiale, là, ils se sont tous mis dans le même camp contre la révolution bolchevique. C'est une guerre civile qui a duré plus de trois ans. Et donc, il fallait faire quoi ? Il fallait dire, oui, effectivement, allez, on rétablit le tsarisme. Ben non, ils ont eu raison, ils ont tenté jusqu'au bout d'imposer leur façon de gouverner, leur État ouvrier, ça n'a pas marché. Parce que la révolution, ce n'est pas étendu, et c'est là que je veux terminer sur ma réponse. C'est que non, il n'y a pas un pays, et qu'y compris ce que nous, nous portons, c'est-à-dire le renversement du capitalisme, en réalité, il ne peut s'exercer vraiment qu'à l'échelle internationale, pour la simple raison qu'aujourd'hui, il domine à l'échelle internationale. Et que quand, y compris vous vous attaquez aux intérêts de la classe capitaliste, ici en France, vous vous attaquez à la classe capitaliste mondiale, parce que, vous savez, les capitaux sont imbriqués, et en réalité, il faut forcément que le mouvement de révolte, le changement de société, eh bien, ils se répandent tel un tremblement de terre qui aurait des répliques dans tous les pays. Donc, non, aujourd'hui, il n'y a pas de modèle. Il y a des moments dans l'histoire où il y a eu des vagues révolutionnaires qui auraient pu véritablement changer le monde. Ça, c'est sûr. Donc, vous m'y allez… Et c'est 1917-1920, on est une. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 57:19
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 10:28
« En fait, vous allez me convaincre d'être vraiment contre. Parce que précisément, si c'est pour dire que ce sera moins coûteux que la lutte, eh bien là, on est vraiment, vraiment en train de tromper les travailleurs. Parce qu'il n'y a que la lutte, il n'y a que le rapport de force qui peut finalement donner aux travailleurs un pouvoir d'agir, un pouvoir de peser dans cette situation de lutte de classe. Il n'y a que ça. Et dire, ça sera moins coûteux. Il n'y aura rien de moins coûteux. La lutte, c'est forcément... Donc, ce sera moins notre outil. Vous savez, il y a eu une période dans l'histoire, plusieurs périodes, la Commune de Paris, mais aussi quand même, je reviens sur la vague de grève générale de mai-juin 1936. Pourquoi les travailleurs se sont fait craindre autant que ça ? C'est parce que, y compris, ils avaient occupé les usines. Ils avaient occupé les usines... Ils avaient pris le pouvoir aussi. Quand même, ils avaient le gouvernement de France. Mais là... Ça vous ne pouvez pas... Non, non, non. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 42:02
« Oui, effectivement, ils pourraient nous étrangler complètement. Et là, ils nous laissent un peu respirer. Oh, on va leur dire merci. Mais écoutez, ils sont responsables de ce qui se passe, de cette augmentation des prix, qui est en train, en plus, de se diffuser à toute l'économie. Parce que le problème des travailleurs, c'est pas seulement le prix des carburants, c'est l'augmentation générale de tous les prix, parce qu'on sait que ça se répercute. Ça se répercute, et d'ailleurs, ils l'ont déjà annoncé. Certains grands groupes ont déjà dit, que ce soit Lactalis, que ce soit les groupes chimiques, qu'ils allaient augmenter leur prix. Et c'est une réalité. Donc, moi, je sais que la seule façon pour, finalement, qu'on ne soit pas dupé avec toutes ces histoires d'aide, qu'on finit toujours par payer, entre parenthèses, parce qu'au final, les 710 millions d'aide qui ont été annoncées, ça va être pris sur les hôpitaux, ça va être pris sur l'éducation, etc. Donc, on le payera. La seule façon de ne pas être roulé dans la farine, quand on appartient au monde du travail, c'est d'obtenir, d'arracher des augmentations de salaires. Moi, je pense qu'une mesure immédiate qu'il faudrait mettre en place pour protéger véritablement le monde du travail, c'est l'augmentation du SMIC. Le SMIC a 2 000 euros nets par mois. L'augmentation générale de tous les salaires, et surtout, leur indexation sur l'inflation. C'est-à-dire que nos salaires doivent suivre l'augmentation des prix. Tout le reste, si vous voulez, c'est un marché de dupe. »
franceinfo · Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politiqueVérifier à 1:58
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 53:57
« Je n'y crois pas parce qu'en fait, c'est le patron qui fait sa propre loi. Et plus les salariés sont fragilisés par plein de problèmes, par exemple des problèmes de papier, des problèmes de langue, et bien plus il fait sa loi en fait. Et je vous le redis, même le code du travail, normalement il faut payer toutes les heures travaillées, mais dans combien d'entreprises les heures supplémentaires ne sont pas payées ? Mais il y en a plein, je peux vous dire, il y en a plein. Donc si vous voulez, c'est une réalité sociale ça. Et y compris, vous n'allez pas dire au travailleur, on a pas payé tes heures supplémentaires, tu fais un RIC. Il y a déjà une loi qui dit que toutes les heures de travail doivent être payées, et que le patron qui ne le fait pas est un délinquant. Et alors, et alors, ça ne change rien. Donc en revanche, vous savez par rapport à la canicule, qu'est-ce qui s'est passé ? Il s'est passé que les travailleurs, heureusement, ils n'ont pas pensé à dire, on va faire un RIC, etc. Non, ils ont dit, il nous faut plus de pauses, on va les prendre. Il faut que les pauses soient plus longues, et bien on les allonge. Et puis on ne retourne pas au boulot comme, voilà, la pause elle est de 10 minutes, et bien on en prend 15, on en prend 18. C'est ça qui s'est passé. Les cadences, la plupart du temps, dans les usines, il y a une chose sur laquelle les patrons, ils ont été inflexibles, c'est impossible de diminuer les cadences. Les cadences, il faut les faire. C'est un principe. En fait, ils veulent faire croire qu'il n'y a pas d'autre façon de travailler, qu'il faut forcément travailler toujours plus vite, etc. Bon, il y a des salariés qui ont cassé les cadences. Voilà, tout simplement. Non mais j'entends bien. Ils ont agi, mais y compris en discutant. Et ça, ça s'appelle de l'action directe collective. Mais c'est ce qu'il y a de mieux. C'est ce qu'il y a de mieux parce que justement, les travailleurs, ils réalisent qu'en réalité dans cette société, on n'est pas voué à obéir. On n'est pas voué à dire oui chef, bien chef, etc. Quand les discussions, quand les ordres sont contraires à nos intérêts, sont même dangereux pour notre santé, on peut dire non. On peut dire non. On peut les contester. »
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 37:31
« Moi, je pense que pour l'instant, il y a beaucoup d'attentisme. Pour l'instant, effectivement, beaucoup. Il y a une résignation, vous pensez ? Je pense que quand on voit tout ce qui se passe dans le monde, quand on voit toutes ces horreurs, on se dit, voilà, on est quand même saisi d'effroi, on est un peu pétrifié, voilà. Mais moi, ce que je pense, c'est qu'en effet, il faut bien réaliser que quand on est travailleur, on a aussi une force. On fait tourner cette société et on est capable d'imposer nos intérêts. Et il faut, une des priorités, c'est de dire qu'il faut que les salaires, que les emplois, que les conditions de vie de ceux qui sont à la base de la société passent avant les super profits, passent avant les dividendes des actionnaires. Vous vous rendez compte qu'à la fin de l'année, on va se retrouver avec un groupe comme Total. Il aura quoi ? 25, 30 milliards de profits. Mais on marche sur la tête. »
franceinfo · Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politiqueVérifier à 6:03
youtube.com · Présidentielle 2027 : Clara Egger interview Nathalie Arthaud sur la démocratieVérifier à 56:44
« En tout cas, c'est le seul moyen de protéger, en effet, notre pouvoir d'achat, de ne pas être piétiné, de ne pas sombrer encore davantage dans la misère. Aujourd'hui, vous vous rendez compte que quand on est ouvrier, quand on est facteur, quand on est auxiliaire de vie, on saute parfois des repas. Voilà, on a peur, on a peur du lendemain. On se demande, on sait qu'on ne partira peut-être pas en vacances, mais on a peur de ne pas pouvoir payer les études à ses enfants. Donc il faut qu'on se protège, nous, effectivement, les travailleurs. Moi, j'entends les entreprises dire, en tout cas ceux qui ont la possibilité, nous, on va répercuter la hausse des carburants sur les prix. Mais les travailleurs, ils font comment, eux, pour récupérer toutes les charges qu'ils ont à payer et pour pouvoir survivre dans ce monde de fous, dans ce monde de crise ? Vous me dites, mais ce n'est pas une solution pour arrêter la crise. Mais qui a une solution pour arrêter la crise ? Qui a une solution pour arrêter ces guerres de cette société capitaliste ? Parce que c'est ça aussi que moi, je tiens à dénoncer. C'est qu'on est dans une société qui est organisée de cette façon-là, où il n'y a que le profit qui compte, il n'y a que les rivalités capitalistes. Eh bien, oui, oui, ça dégénère forcément dans toutes ces guerres. Guerres, d'ailleurs, dont les premières victimes sont quand même aussi les peuples du Moyen-Orient. Parce que les premières victimes, ce sont les centaines de milliers de Palestiniens, de Libanais, d'Iraniens qui sont aujourd'hui quand même au cœur de cette guerre. »
franceinfo · Carburants, Moyen-Orient, 2027... Nathalie Arthaud est l'invitée politiqueVérifier à 4:02