Emmanuel Macron est à Londres aujourd'hui, on attend justement des annonces sur l'immigration. La France, terre d'asile justement, on en parlait, c'est inscrit dans la Constitution. Vous vous dites que c'est un mythe, la France n'attire pas tant de monde que ça en fait.
Réponse partielleEn fait, il s'est passé quelque chose de très intéressant en 2022, qui a été l'afflux des Ukrainiens à l'occasion de l'agression russe chez eux. Et donc, pour le coup, l'Europe s'est plutôt bien comportée. Comme vous le savez, 4 millions d'Ukrainiens sont venus dans nos pays. Et pour les Ukrainiens, contrairement à ce qui se passe d'habitude avec les demandeurs d'asile, comme le texte qui a été mobilisé, donc la fameuse directive protection temporaire, était différent, on leur a permis de choisir dans quel état ils voulaient arriver, dans quel pays ils voulaient arriver. Ils n'ont pas choisi la France ? C'était une expérience in vivo de à quoi ça ressemble quand on écoute les préférences de…
« En fait, il s'est passé quelque chose de très intéressant en 2022, qui a été l'afflux des Ukrainiens à l'occasion de l'agression russe chez eux. Et donc, pour le coup, l'Europe s'est plutôt bien comportée. Comme vous le savez, 4 millions d'Ukrainiens sont venus dans nos pays. Et pour les Ukrainiens, contrairement à ce qui se passe d'habitude avec les demandeurs d'asile, comme le texte qui a été mobilisé, donc la fameuse directive protection temporaire, était différent, on leur a permis de choisir dans quel état ils voulaient arriver, dans quel pays ils voulaient arriver. Ils n'ont pas choisi la France ? C'était une expérience in vivo de à quoi ça ressemble quand on écoute les préférences des gens. Et en fait, la France a accueilli 4 à 5 fois moins d'Ukrainiens qu'elle aurait dû le faire, proportionnellement à sa taille, quand on la compare à des pays comme la Pologne ou l'Allemagne par exemple. Et donc, en fait, c'était vraiment l'illustration que quand vous laissez la préférence aux gens, en fait, qu'est-ce qu'ils choisissent ? Qu'ils choisissent la proximité géographique, qu'ils choisissent les affinités familiales, culturelles, linguistiques. Et tout ça est bien logique en fait. Donc quand on dit « mais non, les gens viennent chez nous parce que la carte vitale », visiblement les Ukrainiens sont allés en Pologne, non pas parce que la Pologne aurait une carte vitale plus intéressante que la nôtre, mais juste parce que c'était plus proche de chez eux. Et si vous écoutiez les Syriens, les Afghans ou les Érythréens, la vérité c'est qu'eux aussi préfèreraient rester près de chez eux, ne serait-ce que pour pouvoir revoir leurs vivants ou pleurer leurs morts, vous voyez. Mais simplement la question c'est dans quelle situation sont les pays limitrophes ? Est-ce que la communauté internationale les aide dans ce genre d'acmé d'arrivée ou est-ce qu'elle les laisse tomber ? »
