On a vu ces derniers jours, encore hier, des manifestations d'Israéliens devant les bureaux de Netanyahou pour réclamer la libération des otages, pour réclamer l'arrêt des bombardements. Est-ce que la société israélienne, telle que vous l'avez vue, va en quelque sorte renverser ce gouvernement ?
Réponse à côtéIl y a en effet une sorte de ras-le-bol dans une part de l'opinion publique israélienne. C'est d'abord la preuve que c'est une démocratie extrêmement vivante, contrairement à ce qu'on entend par ailleurs. Je crois que la difficulté dans laquelle se trouve la société israélienne, c'est qu'il y a une contradiction profonde. On veut la destruction du Hamas, et pour vouloir la destruction du Hamas, il faut la poursuite des bombardements, évidemment de façon discriminée vis-à-vis des populations civiles. Mais en même temps, et c'est là le piège, c'est peut-être le pire moyen d'obtenir la libération des otages qui est par ailleurs souhaitée.
« Il y a en effet une sorte de ras-le-bol dans une part de l'opinion publique israélienne. C'est d'abord la preuve que c'est une démocratie extrêmement vivante, contrairement à ce qu'on entend par ailleurs. Je crois que la difficulté dans laquelle se trouve la société israélienne, c'est qu'il y a une contradiction profonde. On veut la destruction du Hamas, et pour vouloir la destruction du Hamas, il faut la poursuite des bombardements, évidemment de façon discriminée vis-à-vis des populations civiles. Mais en même temps, et c'est là le piège, c'est peut-être le pire moyen d'obtenir la libération des otages qui est par ailleurs souhaitée. »
