Il va venir devant vous, sans doute, avec des esquisses de propositions. Sur les retraites, par exemple, où mettez-vous la ligne rouge ?
Réponse directeBien sûr, on peut toujours l'améliorer. Mais je crois que la ligne rouge, c'est l'équilibre financier de la réforme. Il faut dire les choses aux Français. Nous sommes dans une situation financière qui nous impose, un, de maintenir les réformes courageuses que nous avons menées. C'est-à-dire, l'âge légal ne bougera pas de 64 ans. Il faudra même, dans les années à venir, aller plus loin. Il faut le dire clairement aux Français. Mais on peut agir sur la pénibilité, sur l'emploi des seniors, sur les carrières longues, évidemment. Mais à coût constant pour les finances publiques. À coût constant, les carrières longues, comment on fait ? Il faut bien faire partir les gens plus tôt que prévu, s'il…
« Bien sûr, on peut toujours l'améliorer. Mais je crois que la ligne rouge, c'est l'équilibre financier de la réforme. Il faut dire les choses aux Français. Nous sommes dans une situation financière qui nous impose, un, de maintenir les réformes courageuses que nous avons menées. C'est-à-dire, l'âge légal ne bougera pas de 64 ans. Il faudra même, dans les années à venir, aller plus loin. Il faut le dire clairement aux Français. Mais on peut agir sur la pénibilité, sur l'emploi des seniors, sur les carrières longues, évidemment. Mais à coût constant pour les finances publiques. À coût constant, les carrières longues, comment on fait ? Il faut bien faire partir les gens plus tôt que prévu, s'ils sont cassés ? Il peut y avoir des dispositifs de bonus-malus. Il peut y avoir des contributions de certaines entreprises qui, aujourd'hui, font partir des gens à l'assurance-chômage, quand ils sont seniors, quand ils sont considérés comme étant inutiles. Il y a des dispositifs qui peuvent exister. Mais encore une fois, remettre en cause le cœur de cette réforme, c'est-à-dire le décalage de l'âge légal, c'est irresponsable. »
