Et notre invité ce matin dans la grande interview sur CNews et sur Europe 1, c'est Marion Maréchal. Bonjour à vous, députée européenne, présidente d'Identité Liberté. Nous sommes face à une crise énergétique majeure, malgré les dénégations du gouvernement. Marion Maréchal, quand vous entendez le Premier ministre Sébastien Lecornu parler de la façon dont il va utiliser les surplus fiscaux, tirer de la hausse des prix des carburants, une sorte de cagnotte dont il avait nié l'existence, vous vous dites quoi ?
Réponse directeOui, ils nous ont menti, mais surtout ils sont quand même dans une forme d'immobilisme assez terrifiant. Parce que moi je regarde, vous vous dites, je suis députée européen, je regarde ce qui se passe en Europe, il y a énormément de pays qui ont pris des dispositions ou d'urgence ou par anticipation, je pense au Portugal, je pense à l'Espagne, je pense à l'Italie, je pense à la Hongrie, précisément pour protéger leurs citoyens de cette hausse massive des prix. Mais ils n'ont pas la même dette que nous, hein ? Oui, non mais d'accord, sauf que le problème c'est qu'on nous présente comme un cadeau le fait de simplement retirer ses mains de nos poches. Parce qu'en fait, en l'occurrence, chaque…
« Oui, ils nous ont menti, mais surtout ils sont quand même dans une forme d'immobilisme assez terrifiant. Parce que moi je regarde, vous vous dites, je suis députée européen, je regarde ce qui se passe en Europe, il y a énormément de pays qui ont pris des dispositions ou d'urgence ou par anticipation, je pense au Portugal, je pense à l'Espagne, je pense à l'Italie, je pense à la Hongrie, précisément pour protéger leurs citoyens de cette hausse massive des prix. Mais ils n'ont pas la même dette que nous, hein ? Oui, non mais d'accord, sauf que le problème c'est qu'on nous présente comme un cadeau le fait de simplement retirer ses mains de nos poches. Parce qu'en fait, en l'occurrence, chaque fois que le prix augmente, l'État est un profiteur de crise, pour le coup l'expression de Marine Le Pen était tout à fait justifiée. Et donc baisser des taxes n'est pas un cadeau, c'est simplement une justice. Voilà, et donc... C'est ce que vous demandez, baisse de la TICPE ? Évidemment, en mesure d'urgence, ça me paraît être la chose la plus raisonnable, puisque je le rappelle, le prix du carburant c'est d'abord 60% de taxes. Et à moyen terme, il faudrait évidemment mettre en place, ça c'est mon point de vue, une TICPE flottante, c'est-à-dire en fait une taxe variable qui s'adapte en fonction du prix, justement pour éviter que l'État devienne un profiteur de crise et que l'impact sur les ménages et les entreprises soit moins fort qu'aujourd'hui. »
