Marine Tondelier — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
14 juin 2024 au 8 déc. 2025
Questions
143
Entretiens
14
Sources
14
Heures analysées
4,1 h
Répartition sur 143 questions évaluables
Réponse directe
60
Réponse partielle
31
Réponse à côté
49
Refus explicite
3
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 76 à 100 sur 143
Question 76Choix du Premier ministre, méthode pour gouverner: l'interview en intégralité de Marine Tondelier
Évidemment. Ensuite, le Parti socialiste et la France insoumise revendiquent tous les deux de pouvoir avoir le premier groupe. Le Parti socialiste dit, attendez-moi la semaine prochaine, nous aurons potentiellement plus de députés dans notre groupe que LFI. Est-ce qu'en effet, c'est un scénario possible ?
Réponse directe
Mais vous voyez bien que c'est un critère que je peux entendre. Moi, j'avais mis d'autres critères sur la table. D'ailleurs, dans votre émission il y a quelques jours, ils mettent ce critère-là. J'entends, c'est un critère légitime. Sauf que si depuis quatre jours, on met ce critère sur la table et qu'il ne discrimine rien parce que tout le monde se revendique d'être le plus gros groupe, on voit bien qu'il va peut-être falloir passer à d'autres critères. Mais mardi prochain à l'Assemblée nationale, il y aura une liste précise et on pourra compter. Mais s'il y a un groupe qui pèse deux fois plus que tous les autres réunis, alors c'est un critère évident, il n'y a pas d'autre solution, on ne…
« Mais vous voyez bien que c'est un critère que je peux entendre. Moi, j'avais mis d'autres critères sur la table. D'ailleurs, dans votre émission il y a quelques jours, ils mettent ce critère-là. J'entends, c'est un critère légitime. Sauf que si depuis quatre jours, on met ce critère sur la table et qu'il ne discrimine rien parce que tout le monde se revendique d'être le plus gros groupe, on voit bien qu'il va peut-être falloir passer à d'autres critères. »
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Chiffres cités14 juin 2024 au 8 déc. 2025 · 40 observations40 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Pour l'instant, je n'ai pas beaucoup entendu l'extrême droite appeler à manifester. Ils sont encore en vacances, donc on ne sait pas ce qu'ils vont faire. Ils n'appellent pas à manifester. Ils ne disent pas qu'ils vont censurer. Comme d'habitude, ils ne servent à rien. Ils sont à la traîne. Ils sont à la traîne des mouvements sociaux au Rassemblement national. Comme d'habitude, ils arriveront après la bataille pour dire que c'est grâce à eux. C'est un autre côté du problème. Mais moi, pour répondre au monsieur qui parlait des luttes sociales et de comment il y a plusieurs causes qu'il pouvait amener à manifester, je crois profondément à la convergence des luttes. Je crois à la convergence des luttes sociales, féministes, antiracistes, environnementales. Et je pense que mises bout à bout, ces luttes, elles amènent aussi sur un projet alternatif. Vous parlez des agriculteurs. Moi, je suis petite fille de betteraviers. On ne va pas régler le problème des betteraves et de l'acétamipride là sur ce plateau. Il faut des recherches pour trouver des alternatives qui ne sont pas menées parce qu'il n'y a aussi plus de budget pour les recherches. Et les agriculteurs le savent. On en entier soutien pour trouver des alternatives et on les cherchera et on les trouvera avec eux. Mais 83% des Français étaient contre qu'on remette ces pesticides dans l'air. Mais ces mêmes Français sont pour que les agriculteurs aient une vie digne. Moi, je ne combats pas contre les agriculteurs et la plupart des agriculteurs ne combattent pas contre les écologistes. On a beaucoup de combats qu'on mène ensemble depuis 40 ans. Qui a défendu et fait ralentir l'artificialisation des sols ? Les agriculteurs et les écologistes ensemble. Qui a fait en sorte qu'on se batte contre les traités de libre-échange comme le Mercosur ? Les agriculteurs et les écologistes ensemble. Qui s'est battu pour mettre des produits bio et locaux dans les cantines pour causer des débouches chez les écologistes et les agriculteurs ensemble. Et on se bat aussi pour leurs revenus. On a fait adopter à l'Assemblée nationale une proposition loi sur les revenus planchers des agriculteurs et c'était les écologistes. Donc vous voyez, on peut marcher ensemble sur beaucoup de sujets. »
Méthode, périmètre et limitesVersion depth-public-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
14 juil. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Les questions non évaluables restent comptées dans le corpus mais ne reçoivent pas de catégorie publique.
BFMTV · Choix du Premier ministre, méthode pour gouverner: l'interview en intégralité de Marine TondelierVérifier à 11:41
Voir 2 autres passages
« Mais mardi prochain à l'Assemblée nationale, il y aura une liste précise et on pourra compter. Mais s'il y a un groupe qui pèse deux fois plus que tous les autres réunis, alors c'est un critère évident, il n'y a pas d'autre solution, on ne se pose même pas la question. »
BFMTV · Choix du Premier ministre, méthode pour gouverner: l'interview en intégralité de Marine TondelierVérifier à 12:01
« ou deux ou trois de plus au Parti socialiste... Le fait qu'il y ait arbitrage vidéo, qu'on se repasse le film, qu'on essaye de compter, de recompter, ça montre que ce n'est pas un critère évident. Et d'ailleurs, s'il était si évident que ça, il aurait déjà tranché la situation depuis longtemps. Ce n'est pas gagné votre histoire. Mais c'est normal. Et par ailleurs, je le dis à vos téléspectateurs, pour les rassurer un petit peu, ce n'est pas parce que la question du Premier ministre n'est pas encore tranchée, ou de la Première ministre, que rien n'avance. Nous avançons sur tout le reste, en responsabilité, avec de la hauteur. Et je le dis, dans une ambiance non seulement studieuse, mais conviviale. On n'est pas en train de se fâcher, on ne part pas en claquant les portes, on avance. »
BFMTV · Choix du Premier ministre, méthode pour gouverner: l'interview en intégralité de Marine TondelierVérifier à 12:13
Question 77Choix du Premier ministre, méthode pour gouverner: l'interview en intégralité de Marine Tondelier
Comment vous faites pour gouverner sans majorité ?
Réponse à côté
Eh bien, on va faire des choses qu'on n'a jamais faites. Et je pense que ce climat, cette géopolitique de l'Assemblée nationale, va mettre chacun face à ses responsabilités. Parce qu'en fait, on peut nous dire... Moi, je pense qu'il faut que le nouveau Front populaire fasse preuve de beaucoup de modestie. C'est ce que je dis depuis dimanche soir, passerait les cinq minutes d'émotion de la victoire. On avait droit quand même à ces cinq minutes, vu que tous les bookmakers nous donnaient perdant, et qu'on avait quand même beaucoup cravaché dans la dernière ligne droite. Donc, voilà, on est face à cette situation-là de grande modestie. Mais le président de la République ne peut pas être dans le…
« Eh bien, on va faire des choses qu'on n'a jamais faites. Et je pense que ce climat, cette géopolitique de l'Assemblée nationale, va mettre chacun face à ses responsabilités. Parce qu'en fait, on peut nous dire... Moi, je pense qu'il faut que le nouveau Front populaire fasse preuve de beaucoup de modestie. C'est ce que je dis depuis dimanche soir, passerait les cinq minutes d'émotion de la victoire. On avait droit quand même à ces cinq minutes, vu que tous les bookmakers nous donnaient perdant, et qu'on avait quand même beaucoup cravaché dans la dernière ligne droite. Donc, voilà, on est face à cette situation-là de grande modestie. Mais le président de la République ne peut pas être dans le déni. Lui, on est là aujourd'hui au paroxysme du « en même temps ». C'est-à-dire qu'il nous sert le « en même temps » à toutes les sauces depuis sept ans. Mais là, on a quand même un truc inédit. C'est qu'il dit « tout le monde voit bien qu'on a gagné dimanche ». Lui, il dit « oui, mais nous, on n'a pas tout à fait perdu ». Pour reprendre les termes d'Emmanuel Macron lui-même, il est en train de faire ce que j'appellerais son Gaulois réfractaire. Vraiment. Et donc ça, en fait, ce n'est pas possible. Il est président de la République. Il a décidé une dissolution tout seul. »
BFMTV · Choix du Premier ministre, méthode pour gouverner: l'interview en intégralité de Marine TondelierVérifier à 12:58Voir 1 autre passage
« C'est son avis, ce n'est pas le mien. Qui est dans le déni ? Écoutez, Emmanuel Macron décide tout seul une dissolution. Sans ne concerter personne. C'est d'ailleurs comme ça qu'il a toujours gouverné depuis sept ans. Bon, personne ne lui a demandé, on s'exécute. Ça prend quand même quatre semaines à tout le monde. Ça prend du temps à tout le monde, cette affaire. Ce n'est pas juste aller, dissolution. Voilà, ça a des conséquences. C'est lourd, lourd. Il y a des résultats, ils ne les acceptent pas. Même Dominique de Villepin, qui n'est pas un gauchiste, qui a été Premier ministre, qui est un républicain, va à la télé en disant « écoutez, maintenant, ça suffit. Il y a une force politique qui est arrivée en tête. C'est vers eux qu'on doit se tourner pour le nom du Premier ministre ». »
BFMTV · Choix du Premier ministre, méthode pour gouverner: l'interview en intégralité de Marine TondelierVérifier à 13:58
Question 78Choix du Premier ministre, méthode pour gouverner: l'interview en intégralité de Marine Tondelier
Je voudrais quand même essayer de comprendre de manière assez précise. Vous l'avez dit, pour vous, ce n'est pas forcément le premier groupe qui doit avoir le Premier ministre. Tout de même, on le sait, vous allez tous vous regarder en fonction du nombre de personnes qu'il y a dedans. D'ailleurs, François Ruffin et Clémentine Autain ont appelé les écologistes à former avec eux, c'est-à-dire avec les dissidents de la France insoumise, un groupe ensemble. Est-ce que vous allez donner suite à cette proposition de François Ruffin notamment ?
Réponse directe
Il y a des échanges qui sont en cours avec François Ruffin, je vais vous dire, depuis plusieurs années. On a toujours travaillé ensemble, toujours très bien entendu avec lui. D'ailleurs, son élection avait été soutenue par les écologistes, la toute première en 2017. Pareil avec Clémentine Autain, pareil avec d'autres. Et donc oui, ça fait partie des solutions logiques, mais ça se passe à l'Assemblée nationale. Moi, je suis très respectueuse des rôles de chacun. Donc c'est Cyrielle Châtelain, notre présidente de groupe à l'Assemblée nationale. Mais ce groupe pourrait voir le jour.
« Il y a des échanges qui sont en cours avec François Ruffin, je vais vous dire, depuis plusieurs années. On a toujours travaillé ensemble, toujours très bien entendu avec lui. D'ailleurs, son élection avait été soutenue par les écologistes, la toute première en 2017. Pareil avec Clémentine Autain, pareil avec d'autres. Et donc oui, ça fait partie des solutions logiques, mais ça se passe à l'Assemblée nationale. Moi, je suis très respectueuse des rôles de chacun. Donc c'est Cyrielle Châtelain, notre présidente de groupe à l'Assemblée nationale. Mais ce groupe pourrait voir le jour. »
BFMTV · Choix du Premier ministre, méthode pour gouverner: l'interview en intégralité de Marine TondelierVérifier à 11:03
Question 79Choix du Premier ministre, méthode pour gouverner: l'interview en intégralité de Marine Tondelier
Alors maintenant, imaginons que vous vous mettiez d'accord. Alors, une fois que vous aurez ce nom, il se passe quoi ?
Réponse à côté
Eh bien, on va faire des choses qu'on n'a jamais faites. Et je pense que ce climat, cette géopolitique de l'Assemblée nationale, va mettre chacun face à ses responsabilités. Parce qu'en fait, on peut nous dire... Moi, je pense qu'il faut que le nouveau Front populaire fasse preuve de beaucoup de modestie. C'est ce que je dis depuis dimanche soir, passerait les cinq minutes d'émotion de la victoire. On avait droit quand même à ces cinq minutes, vu que tous les bookmakers nous donnaient perdant, et qu'on avait quand même beaucoup cravaché dans la dernière ligne droite. Donc, voilà, on est face à cette situation-là de grande modestie. Mais le président de la République ne peut pas être dans le…
« Eh bien, on va faire des choses qu'on n'a jamais faites. Et je pense que ce climat, cette géopolitique de l'Assemblée nationale, va mettre chacun face à ses responsabilités. Parce qu'en fait, on peut nous dire... Moi, je pense qu'il faut que le nouveau Front populaire fasse preuve de beaucoup de modestie. C'est ce que je dis depuis dimanche soir, passerait les cinq minutes d'émotion de la victoire. On avait droit quand même à ces cinq minutes, vu que tous les bookmakers nous donnaient perdant, et qu'on avait quand même beaucoup cravaché dans la dernière ligne droite. Donc, voilà, on est face à cette situation-là de grande modestie. Mais le président de la République ne peut pas être dans le déni. Lui, on est là aujourd'hui au paroxysme du « en même temps ». C'est-à-dire qu'il nous sert le « en même temps » à toutes les sauces depuis sept ans. Mais là, on a quand même un truc inédit. C'est qu'il dit « tout le monde voit bien qu'on a gagné dimanche ». Lui, il dit « oui, mais nous, on n'a pas tout à fait perdu ». Pour reprendre les termes d'Emmanuel Macron lui-même, il est en train de faire ce que j'appellerais son Gaulois réfractaire. Vraiment. Et donc ça, en fait, ce n'est pas possible. Il est président de la République. Il a décidé une dissolution tout seul. »
BFMTV · Choix du Premier ministre, méthode pour gouverner: l'interview en intégralité de Marine TondelierVérifier à 12:58Voir 1 autre passage
« C'est son avis, ce n'est pas le mien. Qui est dans le déni ? Écoutez, Emmanuel Macron décide tout seul une dissolution. Sans ne concerter personne. C'est d'ailleurs comme ça qu'il a toujours gouverné depuis sept ans. Bon, personne ne lui a demandé, on s'exécute. Ça prend quand même quatre semaines à tout le monde. Ça prend du temps à tout le monde, cette affaire. Ce n'est pas juste aller, dissolution. Voilà, ça a des conséquences. C'est lourd, lourd. Il y a des résultats, ils ne les acceptent pas. Même Dominique de Villepin, qui n'est pas un gauchiste, qui a été Premier ministre, qui est un républicain, va à la télé en disant « écoutez, maintenant, ça suffit. Il y a une force politique qui est arrivée en tête. C'est vers eux qu'on doit se tourner pour le nom du Premier ministre ». »
BFMTV · Choix du Premier ministre, méthode pour gouverner: l'interview en intégralité de Marine TondelierVérifier à 13:58
Question 80Choix du Premier ministre, méthode pour gouverner: l'interview en intégralité de Marine Tondelier
Est-ce que vous vous engagez, par exemple, à ne pas utiliser le 49-3 ?
Réponse partielle
Moi, je pense qu'il ne faut pas l'utiliser. C'est mon avis personnel. On a tellement dit qu'il ne fallait pas le faire, que nous ne devons pas le faire. Et je vais vous dire… Vous vous engagerez à ne pas utiliser le 49-3 ? Notre programme a une forte légitimité populaire. Parce que je vous disais qu'il fallait faire preuve de modestie, mais tout de même, 73% des Français ne veulent plus de la politique d'Emmanuel Macron, veulent une rupture politique avec le macronisme. C'est-à-dire qu'il y a nos électeurs, mais il y a aussi beaucoup d'électeurs qui n'ont pas voté pour nous, et certains qui n'ont pas voté du tout, qui veulent qu'on mette en place notre programme de justice sociale et de jus…
« Moi, je pense qu'il ne faut pas l'utiliser. C'est mon avis personnel. On a tellement dit qu'il ne fallait pas le faire, que nous ne devons pas le faire. Et je vais vous dire… Vous vous engagerez à ne pas utiliser le 49-3 ? Notre programme a une forte légitimité populaire. Parce que je vous disais qu'il fallait faire preuve de modestie, mais tout de même, 73% des Français ne veulent plus de la politique d'Emmanuel Macron, veulent une rupture politique avec le macronisme. C'est-à-dire qu'il y a nos électeurs, mais il y a aussi beaucoup d'électeurs qui n'ont pas voté pour nous, et certains qui n'ont pas voté du tout, qui veulent qu'on mette en place notre programme de justice sociale et de justice environnementale, qu'on améliore leur quotidien et qu'on permette leur lendemain, parce qu'on sera aussi occupé du climat et de la biodiversité. »
BFMTV · Choix du Premier ministre, méthode pour gouverner: l'interview en intégralité de Marine TondelierVérifier à 14:51
Question 81Choix du Premier ministre, méthode pour gouverner: l'interview en intégralité de Marine Tondelier
c'est l'opinion publique qui va juger. Vous avez par exemple dans votre programme le SMIC à 1600 euros. Vous-même vous avez reconnu que ce SMIC à 1600 euros, il faudrait compenser par des aides pour les TPE et les PME qui pourraient avoir beaucoup de mal à devoir passer d'un coup d'un seul à 1600. Sauf que le SMIC à 1600 euros, vous ne pouvez le faire pas décret, donc sans majorité. En revanche, les aides au TPE et PME, vous ne pouvez le faire que par la loi. Est-ce que ça veut dire que vous nous dites ce matin si on arrive au pouvoir, on ne fera pas le SMIC à 1600 euros tout de suite ?
Réponse partielle
pour les TPE et PME ? C'est ma position et c'est celle que j'ai défendue dans la réunion parce que, d'ailleurs, personne n'a dit le contraire. C'est-à-dire qu'on est des gens responsables. Je ne sais pas pour qui certains nous prennent, mais on arrive avec la ferme intention de gouverner. Et moi, la ligne écolo que je défends beaucoup et qui est partagée, c'est réparer, apaiser, protéger. Notre but n'est pas de mettre les gens en difficulté. Et donc, oui, on veut le SMIC à 1600 euros, mais on va de faire bien.
« pour les TPE et PME ? C'est ma position et c'est celle que j'ai défendue dans la réunion parce que, d'ailleurs, personne n'a dit le contraire. C'est-à-dire qu'on est des gens responsables. Je ne sais pas pour qui certains nous prennent, mais on arrive avec la ferme intention de gouverner. Et moi, la ligne écolo que je défends beaucoup et qui est partagée, c'est réparer, apaiser, protéger. Notre but n'est pas de mettre les gens en difficulté. Et donc, oui, on veut le SMIC à 1600 euros, mais on va de faire bien. »
BFMTV · Choix du Premier ministre, méthode pour gouverner: l'interview en intégralité de Marine TondelierVérifier à 17:48
Question 82Choix du Premier ministre, méthode pour gouverner: l'interview en intégralité de Marine Tondelier
Dans les réunions, quand vous mettez chacun des noms sur la table, est-ce que vous pouvez nous dire en toute transparence si votre nom fait partie des noms sur la table ?
Réponse à côté
Je ne donnerai pas la liste des noms, parce que ce n'est pas comme ça, on fonctionne. Non, je vous demande juste si vous êtes dedans. Je ne dis pas que notre nom n'est pas la liste, il y en a même plein d'autres, et ça va bien se passer. Mais voilà, il y a un truc comme ça, normal. Et surtout, les écologistes, ce qu'on met sur la table, c'est de ne pas être focalisé sur qui, mais sur pourquoi faire. Et surtout, ce n'est pas une question de l'étiquette de la personne qui va être première ministre. C'est pour ça que moi, le vote, ça me dérange. Ce n'est pas qu'un rapport de force. Parce que si on ne se pose la question qu'entre partis politiques sur qui pèsent un peu plus que l'autre, et donc…
« Je ne donnerai pas la liste des noms, parce que ce n'est pas comme ça, on fonctionne. Non, je vous demande juste si vous êtes dedans. »
BFMTV · Choix du Premier ministre, méthode pour gouverner: l'interview en intégralité de Marine TondelierVérifier à 7:33Voir 1 autre passage
« Je ne dis pas que notre nom n'est pas la liste, il y en a même plein d'autres, et ça va bien se passer. Mais voilà, il y a un truc comme ça, normal. Et surtout, les écologistes, ce qu'on met sur la table, c'est de ne pas être focalisé sur qui, mais sur pourquoi faire. Et surtout, ce n'est pas une question de l'étiquette de la personne qui va être première ministre. C'est pour ça que moi, le vote, ça me dérange. Ce n'est pas qu'un rapport de force. Parce que si on ne se pose la question qu'entre partis politiques sur qui pèsent un peu plus que l'autre, et donc a le droit A, on oublie les Français. Et moi, ce qui compte pour moi, c'est la question que vous vouliez poser ensuite, c'est comment on va faire ? Et dans le comment on va faire, ça ne va pas être que du droit parlementaire, ça ne va pas être que du droit constitutionnel, ça va être de la politique, ça va être de la bataille culturelle, de la bataille de l'opinion permanente. Et donc, qui sont les personnes qui, pas juste le Premier ministre, mais à la tête de ce gouvernement et puis dans le dispositif global, vont aider notre programme à gagner cette bataille culturelle ? »
BFMTV · Choix du Premier ministre, méthode pour gouverner: l'interview en intégralité de Marine TondelierVérifier à 7:46
Question 83Choix du Premier ministre, méthode pour gouverner: l'interview en intégralité de Marine Tondelier
Je vous écoute dire tout ça. Mais j'ai l'impression qu'il y a quand même un décalage entre ce que vous dites et ce que fait LFI. Par exemple, LFI, eux, ils ont mis des noms sur la table. C'est clair et net. Ils l'ont dit hier soir. D'ailleurs, à une poignée de journalistes. Je vous remercie de l'avoir fait.
Réponse directe
Ils ont mis plusieurs noms sur la table. Ils ont mis quatre noms sur la table. Ce n'est pas parce que vous donnez des noms que vous dites que c'est ça ou rien. Tout le monde doit donner des noms. Et même tout le monde doit donner plusieurs noms. Ça fait partie de la discussion. On est à un moment, quand ça s'est un peu bloqué, on est à un moment où on doit ouvrir. On doit proposer d'autres solutions. Et donc, il faut plusieurs noms insoumis, plusieurs noms socialistes, des noms communistes et écologistes peut-être. Et puis, il peut aussi y avoir des noms de gens qui ne sont pas dans des partis. Je ne vous dis pas que ce sera une meilleure solution. Je n'en sais rien. Mais à un moment, il fa…
« Ils ont mis plusieurs noms sur la table. Ils ont mis quatre noms sur la table. »
BFMTV · Choix du Premier ministre, méthode pour gouverner: l'interview en intégralité de Marine TondelierVérifier à 9:52Voir 1 autre passage
« Ce n'est pas parce que vous donnez des noms que vous dites que c'est ça ou rien. Tout le monde doit donner des noms. Et même tout le monde doit donner plusieurs noms. Ça fait partie de la discussion. On est à un moment, quand ça s'est un peu bloqué, on est à un moment où on doit ouvrir. On doit proposer d'autres solutions. Et donc, il faut plusieurs noms insoumis, plusieurs noms socialistes, des noms communistes et écologistes peut-être. Et puis, il peut aussi y avoir des noms de gens qui ne sont pas dans des partis. Je ne vous dis pas que ce sera une meilleure solution. Je n'en sais rien. Mais à un moment, il faut ouvrir les possibles et choisir la meilleure solution. »
BFMTV · Choix du Premier ministre, méthode pour gouverner: l'interview en intégralité de Marine TondelierVérifier à 10:09
Question 84Choix du Premier ministre, méthode pour gouverner: l'interview en intégralité de Marine Tondelier
Encore une fois, si vous allez effectivement à Matignon, je veux dire, vous, au sens, quelqu'un issu du nouveau Front populaire, mais que vous vous retrouvez trois jours après avec une motion de censure, vous ferez quoi ?
Réponse à côté
Moi, je pense qu'il ne faut pas l'utiliser. C'est mon avis personnel. On a tellement dit qu'il ne fallait pas le faire, que nous ne devons pas le faire. Et je vais vous dire… Vous vous engagerez à ne pas utiliser le 49-3 ? Notre programme a une forte légitimité populaire. Parce que je vous disais qu'il fallait faire preuve de modestie, mais tout de même, 73% des Français ne veulent plus de la politique d'Emmanuel Macron, veulent une rupture politique avec le macronisme. C'est-à-dire qu'il y a nos électeurs, mais il y a aussi beaucoup d'électeurs qui n'ont pas voté pour nous, et certains qui n'ont pas voté du tout, qui veulent qu'on mette en place notre programme de justice sociale et de jus…
« Moi, je pense qu'il ne faut pas l'utiliser. C'est mon avis personnel. On a tellement dit qu'il ne fallait pas le faire, que nous ne devons pas le faire. Et je vais vous dire… Vous vous engagerez à ne pas utiliser le 49-3 ? Notre programme a une forte légitimité populaire. Parce que je vous disais qu'il fallait faire preuve de modestie, mais tout de même, 73% des Français ne veulent plus de la politique d'Emmanuel Macron, veulent une rupture politique avec le macronisme. C'est-à-dire qu'il y a nos électeurs, mais il y a aussi beaucoup d'électeurs qui n'ont pas voté pour nous, et certains qui n'ont pas voté du tout, qui veulent qu'on mette en place notre programme de justice sociale et de justice environnementale, qu'on améliore leur quotidien et qu'on permette leur lendemain, parce qu'on sera aussi occupé du climat et de la biodiversité. »
BFMTV · Choix du Premier ministre, méthode pour gouverner: l'interview en intégralité de Marine TondelierVérifier à 14:51
Question 85Choix du Premier ministre, méthode pour gouverner: l'interview en intégralité de Marine Tondelier
Moi, je me souviens, et je vous ai interviewé, vous, mais de nombreux responsables du nouveau Front populaire pendant ces trois semaines de campagne. Et systématiquement, je vous disais, est-ce que vous vous êtes mis d'accord sur les règles pour le Premier ministre ?
Réponse directe
Ça ne peut pas marcher si vous ne vous êtes pas mis d'accord sur la méthode. En fait, vous me posez des questions normales, qui attendent des réponses normales, comme si on était dans une situation normale. Mais moi, ce que je n'arrêtais pas de répondre, c'était, on verra après le 8 juillet. Pourquoi ? Parce que personne... Oui, mais maintenant, vous dites, on voit ça au fond, mais vous auriez pu le faire avant. Qui aurait pu prédire que nous allions gagner ? Moi, je le savais. Je n'arrêtais pas de le dire. On me disait, oui, d'accord, merci. Nous avons gagné. Mais qui aurait pu prédire la composition de cette Assemblée nationale ? Qui aurait pu prédire que le Rassemblement national serait…
« Ça ne peut pas marcher si vous ne vous êtes pas mis d'accord sur la méthode. En fait, vous me posez des questions normales, qui attendent des réponses normales, comme si on était dans une situation normale. Mais moi, ce que je n'arrêtais pas de répondre, c'était, on verra après le 8 juillet. Pourquoi ? Parce que personne... Oui, mais maintenant, vous dites, on voit ça au fond, mais vous auriez pu le faire avant. Qui aurait pu prédire que nous allions gagner ? Moi, je le savais. Je n'arrêtais pas de le dire. On me disait, oui, d'accord, merci. Nous avons gagné. Mais qui aurait pu prédire la composition de cette Assemblée nationale ? Qui aurait pu prédire que le Rassemblement national serait troisième ? Qui aurait pu prédire que le Front républicain marcherait aussi bien ? Quand j'étais venue sur ce plateau, je ne sais pas, c'était quoi, il y a 10 jours, j'étais venue pour vous dire, j'ai une grosse inquiétude au Front républicain. Et c'est parce que je l'ai fait, parce que j'ai écrit au chef de parti du centre et de droite, parce que j'ai dû hausser le ton parfois, m'agacer, me mettre en colère, qu'il a tenu beaucoup mieux que prévu et que nous avons gagné. Chaque étape, chaque chose après l'autre. »
BFMTV · Choix du Premier ministre, méthode pour gouverner: l'interview en intégralité de Marine TondelierVérifier à 4:41Voir 1 autre passage
« Si, mais dans un format inédit en France, celui d'une coalition. Et il y a eu des fois des alliances en France. En 2012, les écologistes gouvernaient avec les socialistes. Mais à l'époque, les socialistes écrasaient tout. Nous allions négocier avec le futur président de la République. Ce n'était pas la même chose. Et donc, il y avait un truc très pyramidal, très descendant. Alors, ça allait plus vite. Est-ce que c'était mieux ? Je ne suis pas sûre, vu les résultats de ce gouvernement. Je pense que c'est très important, avant de foncer tête baissée dans la mise en œuvre des politiques, de se mettre bien d'accord sur le fond, la forme, la méthode. Et sur certaines choses, c'était fait depuis longtemps. Sur d'autres, on doit s'adapter aux paramètres actuels. À ce qui se passe à l'Assemblée, à ce qui se passe entre le nombre de députés des uns et des autres. Tout ça, c'est important. Il faut le faire bien. »
BFMTV · Choix du Premier ministre, méthode pour gouverner: l'interview en intégralité de Marine TondelierVérifier à 5:40
Question 86Choix du Premier ministre, méthode pour gouverner: l'interview en intégralité de Marine Tondelier
quand je posais des questions à LFI, ils répondaient immédiatement. Nous avons une méthode, nous nous sommes mis d'accord. Il est logique que le premier groupe soit celui dont soit le premier ministre. Vous mettez chacun sur la table, vous dites vous-même le critère qui vous arrange.
Réponse partielle
C'est normal, c'est une négociation. Et c'est plus facile. Si ça tenait qu'aux écologistes, on aurait déjà un gouvernement. C'est plus facile pour nous. Puisqu'on ne dit pas, si ce n'est pas nous, premier ministre, on s'en va. On ne peut pas faire ça. Il n'y a pas de raison qu'on le fasse. Après, on a mis aussi des noms sur la table. Parce qu'à un moment, on se dit, si les socialistes ne veulent pas que ce soit un insoumis, si les insoumis ne veulent pas que ce soit un socialiste, il y a un double veto. Ce n'est pas du tout le sujet. Mais on a mis plusieurs noms sur la table, comme je vous le dis. Est-ce que vous faites partie des noms sur la table ? Mais on ne prétend pas dire, si ce n'est…
« C'est normal, c'est une négociation. Et c'est plus facile. Si ça tenait qu'aux écologistes, on aurait déjà un gouvernement. C'est plus facile pour nous. Puisqu'on ne dit pas, si ce n'est pas nous, premier ministre, on s'en va. On ne peut pas faire ça. Il n'y a pas de raison qu'on le fasse. Après, on a mis aussi des noms sur la table. Parce qu'à un moment, on se dit, si les socialistes ne veulent pas que ce soit un insoumis, si les insoumis ne veulent pas que ce soit un socialiste, il y a un double veto. Ce n'est pas du tout le sujet. Mais on a mis plusieurs noms sur la table, comme je vous le dis. Est-ce que vous faites partie des noms sur la table ? Mais on ne prétend pas dire, si ce n'est pas un écologiste, on arrête tout, c'est impossible. Mais est-ce que vous faites partie des noms qui ont été mis sur la table ? Je vois des sondages passés, etc. Mais ce n'est pas vraiment ce sujet. Moi, ce qui m'intéresse... »
BFMTV · Choix du Premier ministre, méthode pour gouverner: l'interview en intégralité de Marine TondelierVérifier à 6:57
Question 87Choix du Premier ministre, méthode pour gouverner: l'interview en intégralité de Marine Tondelier
Mais est-ce que vous allez réussir ça ?
Réponse directe
Ils ont mis plusieurs noms sur la table. Ils ont mis quatre noms sur la table. Ce n'est pas parce que vous donnez des noms que vous dites que c'est ça ou rien. Tout le monde doit donner des noms. Et même tout le monde doit donner plusieurs noms. Ça fait partie de la discussion. On est à un moment, quand ça s'est un peu bloqué, on est à un moment où on doit ouvrir. On doit proposer d'autres solutions. Et donc, il faut plusieurs noms insoumis, plusieurs noms socialistes, des noms communistes et écologistes peut-être. Et puis, il peut aussi y avoir des noms de gens qui ne sont pas dans des partis. Je ne vous dis pas que ce sera une meilleure solution. Je n'en sais rien. Mais à un moment, il fa…
« Ce n'est pas parce que vous donnez des noms que vous dites que c'est ça ou rien. Tout le monde doit donner des noms. Et même tout le monde doit donner plusieurs noms. Ça fait partie de la discussion. On est à un moment, quand ça s'est un peu bloqué, on est à un moment où on doit ouvrir. On doit proposer d'autres solutions. Et donc, il faut plusieurs noms insoumis, plusieurs noms socialistes, des noms communistes et écologistes peut-être. Et puis, il peut aussi y avoir des noms de gens qui ne sont pas dans des partis. Je ne vous dis pas que ce sera une meilleure solution. Je n'en sais rien. Mais à un moment, il faut ouvrir les possibles et choisir la meilleure solution. »
BFMTV · Choix du Premier ministre, méthode pour gouverner: l'interview en intégralité de Marine TondelierVérifier à 10:09
Question 88Choix du Premier ministre, méthode pour gouverner: l'interview en intégralité de Marine Tondelier
Oui, bien sûr. Parce que si on tire le fil, ça veut dire qu'il n'y aura pas de SMIC à 1600 euros avant un bon bout de temps, avant que vous n'arriviez à avoir une majorité. Donc, quand Jean-Luc Mélenchon, dimanche dernier, disait « Si on peut le faire par décret, vous dites non, on ne le fera pas par décret parce qu'on ne le fera pas sans un accompagnement par la loi. »
Réponse à côté
Mais on ne va les battre amendement par amendement. Et ça ne va pas juste être de la bagarre. Ça va être une entreprise pour convaincre les gens. Et peut-être que la vie politique française manquait de ça. Parce que quand on ne repose que sur des 49.3 et tout ça, en fait, on n'essaye plus de convaincre. Et je pense que c'est ça qu'il faut faire. Et je vous le dis aussi, il y a des choses qui sont prévues par la Constitution dans lesquelles on n'arrive pas à trancher. Le référendum, par exemple. Peut-être que certains sujets devront passer par un référendum et que les Français choisiront. Ce serait une excellente méthode. ça peut vous arranger ? Je ne suis pas sûre. Parce que moi, je pense q…
« Mais on ne va les battre amendement par amendement. Et ça ne va pas juste être de la bagarre. Ça va être une entreprise pour convaincre les gens. Et peut-être que la vie politique française manquait de ça. Parce que quand on ne repose que sur des 49.3 et tout ça, en fait, on n'essaye plus de convaincre. Et je pense que c'est ça qu'il faut faire. Et je vous le dis aussi, il y a des choses qui sont prévues par la Constitution dans lesquelles on n'arrive pas à trancher. Le référendum, par exemple. Peut-être que certains sujets devront passer par un référendum et que les Français choisiront. Ce serait une excellente méthode. »
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« ça peut vous arranger ? Je ne suis pas sûre. Parce que moi, je pense qu'on peut prendre quelques jours. C'est normal de le faire. Il faut le faire bien. Le président de la République était là à Washington. Il va rentrer. Il a fixé lui-même des deadlines. Il a parlé de mardi. Il a parlé du 18. Bon, moi, je pense qu'on ne peut pas passer tout l'été comme ça à attendre. Le gouvernement de Gabriel Attal, qui expédie les affaires courantes, n'a plus de légitimité. C'est bien et je les en remercie qu'ils restent à leur poste, qu'ils ne désertent pas et que les affaires courantes continuent à être expédiées. Mais à un moment, il va falloir se mettre au travail. Parce que le nouveau front populaire, si nous avons gagné, la surprise générale, c'est que nous avons suscité un espoir immense. Et donc moi, par exemple, sur les sujets qui sont les miens, l'écologie, il y a 60% des oiseaux des champs qui ont disparu en 40 ans. Les enfants qui naissent en 2024, on ne sait pas si la planète sera encore habitable pendant 30 ans. Vous pensez que j'ai envie d'attendre tout l'été pour mettre en place les bonnes politiques publiques sur le sujet, pour aider le pouvoir d'achat. Les Français, ils sont déplacés comme jamais aux urnes. Et on va leur dire, maintenant, il faut attendre. Ce n'est pas possible. Prendre le temps nécessaire, oui, de toute façon, on n'a pas le choix, je vais vous dire, que ça nous fasse plaisir ou pas. Mais après, il va falloir se mettre au travail. Que ça plaise au président ou pas, qu'il arrête de faire son gauloir effractaire, c'est ce qu'il nous avait demandé. On lui demande aussi. Et vous vous réunirez à nouveau aujourd'hui, comme vous venez de nous le dire. »
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Question 89Choix du Premier ministre, méthode pour gouverner: l'interview en intégralité de Marine Tondelier
Bah oui, puis moi j'aimerais bien savoir. Est-ce que vous vous êtes mis d'accord sur un nom de Premier ministre ?
Réponse à côté
On avance, je dois le dire. Je dois dire aussi qu'on avance dans une atmosphère très constructive. C'est sérieux, c'est concentré. Tout le monde a envie d'aboutir. Mais je suis désolée de vous annoncer que c'est normal que ça prenne un peu de temps parce qu'on est dans une situation qui est très atypique. On est en train de construire une coalition dans une culture institutionnelle française qui n'a jamais fonctionné comme ça. Et donc c'est normal que les choses prennent du temps. Je vous donne des exemples pour qu'on se situe un peu dans un cadre européen. Au Danemark, ils ont mis un mois et demi à faire le gouvernement. Vous allez me parler de la Belgique ? En Allemagne, ils ont mis plus…
« On avance, je dois le dire. Je dois dire aussi qu'on avance dans une atmosphère très constructive. C'est sérieux, c'est concentré. Tout le monde a envie d'aboutir. Mais je suis désolée de vous annoncer que c'est normal que ça prenne un peu de temps parce qu'on est dans une situation qui est très atypique. On est en train de construire une coalition dans une culture institutionnelle française qui n'a jamais fonctionné comme ça. Et donc c'est normal que les choses prennent du temps. Je vous donne des exemples pour qu'on se situe un peu dans un cadre européen. Au Danemark, ils ont mis un mois et demi à faire le gouvernement. Vous allez me parler de la Belgique ? En Allemagne, ils ont mis plus de deux mois. En Espagne, quatre mois. Et aux Pays-Bas, ils ont mis 222 jours. La Belgique, si je me rappelle bien, c'était 564 jours. Je pense qu'on peut ne pas battre leur record. Mais nous, on s'a fait quatre jours. Donc c'est pas infamant. Ça ne veut pas dire que ça patine complètement. Aujourd'hui, c'est le cinquième. Comment ? Oui, c'est ça. Vous comptez un peu comme les enfants. Il est 8h30. Il est 8h30. On n'a pas encore commencé. On l'aura dit ce soir ? Moi, je ne participe pas au défilé des gens qui viennent vous donner des pronostics sur la date. Je n'en ai pas donné. Ça m'évite d'avoir à me dédire. Et la vérité, c'est que les gens ne savent pas. Celles et ceux qui viennent sur vos plateaux dire « Je sais exactement comment ça va se passer. Je sais exactement comment on va aboutir. » C'est un peu du bluff. Vous vous en rendez bien compte. »
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Question 90Choix du Premier ministre, méthode pour gouverner: l'interview en intégralité de Marine Tondelier
Vous êtes d'accord avec vous ?
Réponse directe
Mais on ne va les battre amendement par amendement. Et ça ne va pas juste être de la bagarre. Ça va être une entreprise pour convaincre les gens. Et peut-être que la vie politique française manquait de ça. Parce que quand on ne repose que sur des 49.3 et tout ça, en fait, on n'essaye plus de convaincre. Et je pense que c'est ça qu'il faut faire. Et je vous le dis aussi, il y a des choses qui sont prévues par la Constitution dans lesquelles on n'arrive pas à trancher. Le référendum, par exemple. Peut-être que certains sujets devront passer par un référendum et que les Français choisiront. Ce serait une excellente méthode. ça peut vous arranger ? Je ne suis pas sûre. Parce que moi, je pense q…
« Mais on ne va les battre amendement par amendement. Et ça ne va pas juste être de la bagarre. Ça va être une entreprise pour convaincre les gens. Et peut-être que la vie politique française manquait de ça. Parce que quand on ne repose que sur des 49.3 et tout ça, en fait, on n'essaye plus de convaincre. Et je pense que c'est ça qu'il faut faire. Et je vous le dis aussi, il y a des choses qui sont prévues par la Constitution dans lesquelles on n'arrive pas à trancher. Le référendum, par exemple. Peut-être que certains sujets devront passer par un référendum et que les Français choisiront. Ce serait une excellente méthode. »
BFMTV · Choix du Premier ministre, méthode pour gouverner: l'interview en intégralité de Marine TondelierVérifier à 18:30Voir 1 autre passage
« ça peut vous arranger ? Je ne suis pas sûre. Parce que moi, je pense qu'on peut prendre quelques jours. C'est normal de le faire. Il faut le faire bien. Le président de la République était là à Washington. Il va rentrer. Il a fixé lui-même des deadlines. Il a parlé de mardi. Il a parlé du 18. Bon, moi, je pense qu'on ne peut pas passer tout l'été comme ça à attendre. Le gouvernement de Gabriel Attal, qui expédie les affaires courantes, n'a plus de légitimité. C'est bien et je les en remercie qu'ils restent à leur poste, qu'ils ne désertent pas et que les affaires courantes continuent à être expédiées. Mais à un moment, il va falloir se mettre au travail. Parce que le nouveau front populaire, si nous avons gagné, la surprise générale, c'est que nous avons suscité un espoir immense. Et donc moi, par exemple, sur les sujets qui sont les miens, l'écologie, il y a 60% des oiseaux des champs qui ont disparu en 40 ans. Les enfants qui naissent en 2024, on ne sait pas si la planète sera encore habitable pendant 30 ans. Vous pensez que j'ai envie d'attendre tout l'été pour mettre en place les bonnes politiques publiques sur le sujet, pour aider le pouvoir d'achat. Les Français, ils sont déplacés comme jamais aux urnes. Et on va leur dire, maintenant, il faut attendre. Ce n'est pas possible. Prendre le temps nécessaire, oui, de toute façon, on n'a pas le choix, je vais vous dire, que ça nous fasse plaisir ou pas. Mais après, il va falloir se mettre au travail. Que ça plaise au président ou pas, qu'il arrête de faire son gauloir effractaire, c'est ce qu'il nous avait demandé. On lui demande aussi. Et vous vous réunirez à nouveau aujourd'hui, comme vous venez de nous le dire. »
BFMTV · Choix du Premier ministre, méthode pour gouverner: l'interview en intégralité de Marine TondelierVérifier à 18:58
Question 91Choix du Premier ministre, méthode pour gouverner: l'interview en intégralité de Marine Tondelier
C'est-à-dire que, est-ce que ça veut dire ?
Réponse à côté
Mais on ne va les battre amendement par amendement. Et ça ne va pas juste être de la bagarre. Ça va être une entreprise pour convaincre les gens. Et peut-être que la vie politique française manquait de ça. Parce que quand on ne repose que sur des 49.3 et tout ça, en fait, on n'essaye plus de convaincre. Et je pense que c'est ça qu'il faut faire. Et je vous le dis aussi, il y a des choses qui sont prévues par la Constitution dans lesquelles on n'arrive pas à trancher. Le référendum, par exemple. Peut-être que certains sujets devront passer par un référendum et que les Français choisiront. Ce serait une excellente méthode. ça peut vous arranger ? Je ne suis pas sûre. Parce que moi, je pense q…
« Mais on ne va les battre amendement par amendement. Et ça ne va pas juste être de la bagarre. Ça va être une entreprise pour convaincre les gens. Et peut-être que la vie politique française manquait de ça. Parce que quand on ne repose que sur des 49.3 et tout ça, en fait, on n'essaye plus de convaincre. Et je pense que c'est ça qu'il faut faire. Et je vous le dis aussi, il y a des choses qui sont prévues par la Constitution dans lesquelles on n'arrive pas à trancher. Le référendum, par exemple. Peut-être que certains sujets devront passer par un référendum et que les Français choisiront. Ce serait une excellente méthode. »
BFMTV · Choix du Premier ministre, méthode pour gouverner: l'interview en intégralité de Marine TondelierVérifier à 18:30Voir 1 autre passage
« ça peut vous arranger ? Je ne suis pas sûre. Parce que moi, je pense qu'on peut prendre quelques jours. C'est normal de le faire. Il faut le faire bien. Le président de la République était là à Washington. Il va rentrer. Il a fixé lui-même des deadlines. Il a parlé de mardi. Il a parlé du 18. Bon, moi, je pense qu'on ne peut pas passer tout l'été comme ça à attendre. Le gouvernement de Gabriel Attal, qui expédie les affaires courantes, n'a plus de légitimité. C'est bien et je les en remercie qu'ils restent à leur poste, qu'ils ne désertent pas et que les affaires courantes continuent à être expédiées. Mais à un moment, il va falloir se mettre au travail. Parce que le nouveau front populaire, si nous avons gagné, la surprise générale, c'est que nous avons suscité un espoir immense. Et donc moi, par exemple, sur les sujets qui sont les miens, l'écologie, il y a 60% des oiseaux des champs qui ont disparu en 40 ans. Les enfants qui naissent en 2024, on ne sait pas si la planète sera encore habitable pendant 30 ans. Vous pensez que j'ai envie d'attendre tout l'été pour mettre en place les bonnes politiques publiques sur le sujet, pour aider le pouvoir d'achat. Les Français, ils sont déplacés comme jamais aux urnes. Et on va leur dire, maintenant, il faut attendre. Ce n'est pas possible. Prendre le temps nécessaire, oui, de toute façon, on n'a pas le choix, je vais vous dire, que ça nous fasse plaisir ou pas. Mais après, il va falloir se mettre au travail. Que ça plaise au président ou pas, qu'il arrête de faire son gauloir effractaire, c'est ce qu'il nous avait demandé. On lui demande aussi. Et vous vous réunirez à nouveau aujourd'hui, comme vous venez de nous le dire. »
BFMTV · Choix du Premier ministre, méthode pour gouverner: l'interview en intégralité de Marine TondelierVérifier à 18:58
Question 92Barrage républicain, choix du Premier ministre: l'interview en intégralité de Marine Tondelier
Moi j'aimerais bien comprendre qui dit vrai. C'est-à-dire que vous, vous dites Jean-Luc Mélenchon ne sera pas Premier ministre et Jean-Luc Mélenchon, il dit « J'ai l'intention de gouverner ce pays ». C'est un dialogue de soir.
Réponse partielle
Ah non, ce n'est pas vrai parce qu'il a, le soir même de ma déclaration, annoncé qu'il n'était pas candidat au poste de Premier ministre. Non, non, il dit « Ni je ne m'impose, ni je ne me retire ». Ça, c'était avant. Il l'a dit plusieurs fois. Et suite à nos déclarations, il a dit qu'il n'était pas candidat au poste de Premier ministre. Je vais vous dire pourquoi. On a dit « Je suis candidat à rien », mais ça ne veut pas dire qu'il est candidat à rien. Oui, mais les choses sont claires. Vous le croyez ? On est une coalition. Les insoumis, les communistes, les socialistes et les écologistes. Donc on décide ensemble. C'est la différence d'ailleurs avec la NUPES. C'est que nous décidons au con…
« Ah non, ce n'est pas vrai parce qu'il a, le soir même de ma déclaration, annoncé qu'il n'était pas candidat au poste de Premier ministre. Non, non, il dit « Ni je ne m'impose, ni je ne me retire ». Ça, c'était avant. Il l'a dit plusieurs fois. Et suite à nos déclarations, il a dit qu'il n'était pas candidat au poste de Premier ministre. Je vais vous dire pourquoi. »
BFMTV · Barrage républicain, choix du Premier ministre: l'interview en intégralité de Marine TondelierVérifier à 12:18Voir 2 autres passages
« On a dit « Je suis candidat à rien », mais ça ne veut pas dire qu'il est candidat à rien. Oui, mais les choses sont claires. Vous le croyez ? On est une coalition. Les insoumis, les communistes, les socialistes et les écologistes. Donc on décide ensemble. C'est la différence d'ailleurs avec la NUPES. C'est que nous décidons au consensus. Olivier Faure ici même disait « Il y aura un vote ». Vous vous dites consensus ? Je vais vous expliquer. Nous déciderons au consensus parce que c'est ce qu'on a fait depuis le début. Tous les obstacles qu'on a enjambés et que personne ne pensait qu'on arriverait à enjamber, on les a enjambés au consensus, en discutant, en trouvant les solutions. Et donc sur le poste de Premier ministre en particulier, premièrement, ça ne sert à rien de s'énerver aujourd'hui. Celui qui peut sur ce plateau expliquer quelle sera la composition de l'Assemblée nationale soir du deuxième tour… »
BFMTV · Barrage républicain, choix du Premier ministre: l'interview en intégralité de Marine TondelierVérifier à 12:37
Question 93Barrage républicain, choix du Premier ministre: l'interview en intégralité de Marine Tondelier
Sur la question des appels au vote, des consignes de vote, est-ce que vous avez lu les propos d'Ariane Mouchkine ?
Réponse directe
Je la comprends et je partage ce qu'elle dit, en sachant que moi, je suis née, j'ai grandi, j'habite et je milite à Élin-Beaumont dans le Pas-de-Calais, une terre qui a vu grandir le Front National, qui l'a vu s'implanter et qui est dirigée maintenant par l'extrême droite. Et je sais bien que le fait que mon maire de l'époque, maire de quand j'étais au lycée, il ait fini en prison avec 18 chefs d'inculpation, le fait que les mines aient fermé, qu'on ait promis une relance industrielle qui n'est pas venue, qu'on ait promis des mesures sociales qui ne sont pas venues, qu'on meurt 5 ans plus jeune que partout ailleurs en France, c'est-à-dire que quand vous naissez sur ce territoire, le jour de…
« Je la comprends et je partage ce qu'elle dit, en sachant que moi, je suis née, j'ai grandi, j'habite et je milite à Élin-Beaumont dans le Pas-de-Calais, une terre qui a vu grandir le Front National, qui l'a vu s'implanter et qui est dirigée maintenant par l'extrême droite. Et je sais bien que le fait que mon maire de l'époque, maire de quand j'étais au lycée, il ait fini en prison avec 18 chefs d'inculpation, le fait que les mines aient fermé, qu'on ait promis une relance industrielle qui n'est pas venue, qu'on ait promis des mesures sociales qui ne sont pas venues, qu'on meurt 5 ans plus jeune que partout ailleurs en France, c'est-à-dire que quand vous naissez sur ce territoire, le jour de votre naissance, vous avez déjà 5 ans d'espérance de vie de moins que si vous étiez née à Paris alors que vous n'avez encore rien fait. Tout ça, c'est injuste, tout ça, ça a des conséquences, tout ça, ça se paye politiquement et électoralement. Moi, je le comprends tout à fait, je ne fais pas partie des gens qui disent « ils votent pour le RN, donc c'est un gros facho, donc je ne vous parle plus jamais de ma vie ». Ce n'est pas comme ça que je fais. Donc je suis d'accord avec elle, je suis d'accord avec le mépris que peut ressentir aussi parfois une partie de la France quand on leur explique la vie vue depuis des situations sociales, géographiques, territoriales bien différentes des leurs, quand on leur explique qu'ils n'ont pas besoin de voiture alors que s'ils n'en ont pas, ils ne peuvent pas aller travailler, quand on leur explique qu'ils devraient faire leur course dans je ne sais pas quel magasin qui n'existe pas chez eux, tout ça, moi je le sais. Et je partage aussi le fait que parfois je suis lassée des politiques et de la politique. Vous savez, moi je suis la seule femme chef de parti, je suis partie des fois des réunions quand Emmanuel Macron nous convoquait à Saint-Denis où ça parlait pendant des heures et des heures de rétablir le cumul des mandats et de plus d'agents pour les partis, on aurait dit une réunion, un syndicat de copropriétaires. Moi aussi des fois ça m'énerve. Et si je m'engage, c'est justement pour combattre tout ça. Donc qu'ils ne se désespèrent pas, il y a des gens qui les défendent sincèrement, il y a des gens qui font ce métier pour de bonnes raisons et on va continuer. »
BFMTV · Barrage républicain, choix du Premier ministre: l'interview en intégralité de Marine TondelierVérifier à 8:34
Question 94Barrage républicain, choix du Premier ministre: l'interview en intégralité de Marine Tondelier
Non. Ariane Mouchkine, c'est cette figure du monde de la culture, du monde du théâtre. Elle a longtemps été aux premières loges de toutes les manifestations, de toutes les contestations. Elle avait d'ailleurs dans toutes les manifestations des très grandes marionnettes qu'on voyait de loin dans tous les cortèges. Et dans Libération, cette semaine, elle dit « Qu'est-ce qu'on n'a pas fait ou qu'est-ce que nous aurions dû faire ?
Réponse directe
Je la comprends et je partage ce qu'elle dit, en sachant que moi, je suis née, j'ai grandi, j'habite et je milite à Élin-Beaumont dans le Pas-de-Calais, une terre qui a vu grandir le Front National, qui l'a vu s'implanter et qui est dirigée maintenant par l'extrême droite. Et je sais bien que le fait que mon maire de l'époque, maire de quand j'étais au lycée, il ait fini en prison avec 18 chefs d'inculpation, le fait que les mines aient fermé, qu'on ait promis une relance industrielle qui n'est pas venue, qu'on ait promis des mesures sociales qui ne sont pas venues, qu'on meurt 5 ans plus jeune que partout ailleurs en France, c'est-à-dire que quand vous naissez sur ce territoire, le jour de…
« Je la comprends et je partage ce qu'elle dit, en sachant que moi, je suis née, j'ai grandi, j'habite et je milite à Élin-Beaumont dans le Pas-de-Calais, une terre qui a vu grandir le Front National, qui l'a vu s'implanter et qui est dirigée maintenant par l'extrême droite. Et je sais bien que le fait que mon maire de l'époque, maire de quand j'étais au lycée, il ait fini en prison avec 18 chefs d'inculpation, le fait que les mines aient fermé, qu'on ait promis une relance industrielle qui n'est pas venue, qu'on ait promis des mesures sociales qui ne sont pas venues, qu'on meurt 5 ans plus jeune que partout ailleurs en France, c'est-à-dire que quand vous naissez sur ce territoire, le jour de votre naissance, vous avez déjà 5 ans d'espérance de vie de moins que si vous étiez née à Paris alors que vous n'avez encore rien fait. Tout ça, c'est injuste, tout ça, ça a des conséquences, tout ça, ça se paye politiquement et électoralement. Moi, je le comprends tout à fait, je ne fais pas partie des gens qui disent « ils votent pour le RN, donc c'est un gros facho, donc je ne vous parle plus jamais de ma vie ». Ce n'est pas comme ça que je fais. Donc je suis d'accord avec elle, je suis d'accord avec le mépris que peut ressentir aussi parfois une partie de la France quand on leur explique la vie vue depuis des situations sociales, géographiques, territoriales bien différentes des leurs, quand on leur explique qu'ils n'ont pas besoin de voiture alors que s'ils n'en ont pas, ils ne peuvent pas aller travailler, quand on leur explique qu'ils devraient faire leur course dans je ne sais pas quel magasin qui n'existe pas chez eux, tout ça, moi je le sais. Et je partage aussi le fait que parfois je suis lassée des politiques et de la politique. Vous savez, moi je suis la seule femme chef de parti, je suis partie des fois des réunions quand Emmanuel Macron nous convoquait à Saint-Denis où ça parlait pendant des heures et des heures de rétablir le cumul des mandats et de plus d'agents pour les partis, on aurait dit une réunion, un syndicat de copropriétaires. Moi aussi des fois ça m'énerve. Et si je m'engage, c'est justement pour combattre tout ça. Donc qu'ils ne se désespèrent pas, il y a des gens qui les défendent sincèrement, il y a des gens qui font ce métier pour de bonnes raisons et on va continuer. »
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Question 95Barrage républicain, choix du Premier ministre: l'interview en intégralité de Marine Tondelier
Merci, Marine. On a un dernier mot ?
Réponse à côté
Alors, pour tout vous dire, comme on est en transparence ici, il nous avait proposé de donner des noms écologistes pour être dans le public aussi derrière lui. On a démarché un peu en urgence, parce qu'on fait tout en urgence depuis 15 jours. Il faut le savoir, vous vous en doutez. Et vous n'avez pas trouvé d'écolos ? Les gens sont sur leur circonscription en réunion publique et tout le monde a été déployé sur le terrain. Donc, ce n'est pas une fâchie. La proposition a été faite, mais il n'y avait pas non plus de socialistes. Et on discute de tout ça ensemble, très sûrement. Il n'y avait pas non plus de socialistes. Je vais vous dire, d'ailleurs, toutes celles et ceux qui pensaient que Manu…
« Alors, pour tout vous dire, comme on est en transparence ici, il nous avait proposé de donner des noms écologistes pour être dans le public aussi derrière lui. On a démarché un peu en urgence, parce qu'on fait tout en urgence depuis 15 jours. Il faut le savoir, vous vous en doutez. Et vous n'avez pas trouvé d'écolos ? Les gens sont sur leur circonscription en réunion publique et tout le monde a été déployé sur le terrain. Donc, ce n'est pas une fâchie. La proposition a été faite, mais il n'y avait pas non plus de socialistes. Et on discute de tout ça ensemble, très sûrement. Il n'y avait pas non plus de socialistes. Je vais vous dire, d'ailleurs, toutes celles et ceux qui pensaient que Manuel Bompard serait un débattant clivant, qui ne serait pas souriant, qui ne serait pas avenant, ont été, je pense, agréablement surpris. Ils ont vu qu'ils faisaient preuve de préjugés. Donc, je suis extrêmement fière qu'ils nous aient représentés hier. Et ce sera pareil pour Olivier Faure, jeudi. Merci Marine Tondelier d'être venue défendre »
BFMTV · Barrage républicain, choix du Premier ministre: l'interview en intégralité de Marine TondelierVérifier à 19:35
Question 96Barrage républicain, choix du Premier ministre: l'interview en intégralité de Marine Tondelier
Oui, mais c'est marrant parce que je vous parle de barrage républicain et vous me répondez chef de parti. Mais en fait, les Français ne vous écoutent plus.
Réponse à côté
Mais c'est exactement ce que j'allais vous dire, parce que moi, je vais vous le dire dans l'autre sens. J'ai un sondage entre les mains qu'on a commandé, qu'on a reçu hier soir, qui montre que les électeurs...
« Mais c'est exactement ce que j'allais vous dire, parce que moi, je vais vous le dire dans l'autre sens. J'ai un sondage entre les mains qu'on a commandé, qu'on a reçu hier soir, qui montre que les électeurs... »
BFMTV · Barrage républicain, choix du Premier ministre: l'interview en intégralité de Marine TondelierVérifier à 1:25
Question 97Barrage républicain, choix du Premier ministre: l'interview en intégralité de Marine Tondelier
Vous êtes l'une des artisanes et on l'a vu vraiment la plus active même dans les premières heures où ce nouveau front populaire a pris naissance. Vous en êtes l'un des piliers avec le groupe Écolo, avec votre parti, les Écolos dont vous êtes la secrétaire nationale. On a un petit peu du mal quand même à comprendre si ce n'est pas une association de façade. On va essayer de comprendre quand même ce qu'il y a derrière. On va revenir sur ce fameux aussi barrage républicain auquel vous appelez et puis plus concrètement aussi sur vos propositions Écolos. Ce barrage républicain, vous y croyez encore vous ?
Réponse partielle
Je vois qu'il est battu en brèche. Je vois que certains politiques qui se disent républicains, humanistes, démocrates ont perdu leur boussole. Je trouve ça effrayant d'ailleurs parce que ce n'est pas à la hauteur de l'histoire et je pense que l'histoire s'en rappellera et vous l'avez compris, pas dans le bon sens. Je suis assez effarée de tout ça parce qu'on parle quand même de personnes qui remettent en cause ce barrage républicain au centre, à droite, qui sont au pouvoir parce que les électeurs de gauche et les électeurs écologistes n'ont jamais transigé, n'ont jamais hésité. Ils l'ont fait de manière quasiment instinctive, pas avec le sourire, pas par plaisir, mais parce que nous avons d…
« Je vois qu'il est battu en brèche. Je vois que certains politiques qui se disent républicains, humanistes, démocrates ont perdu leur boussole. Je trouve ça effrayant d'ailleurs parce que ce n'est pas à la hauteur de l'histoire et je pense que l'histoire s'en rappellera et vous l'avez compris, pas dans le bon sens. Je suis assez effarée de tout ça parce qu'on parle quand même de personnes qui remettent en cause ce barrage républicain au centre, à droite, qui sont au pouvoir parce que les électeurs de gauche et les électeurs écologistes n'ont jamais transigé, n'ont jamais hésité. Ils l'ont fait de manière quasiment instinctive, pas avec le sourire, pas par plaisir, mais parce que nous avons des principes et que nous faisons la différence entre les candidats et les candidats d'extrême droite et les candidats et les candidats de droite. »
BFMTV · Barrage républicain, choix du Premier ministre: l'interview en intégralité de Marine TondelierVérifier à 0:43
Question 98Barrage républicain, choix du Premier ministre: l'interview en intégralité de Marine Tondelier
que la seule solution, c'est le... Je trouve ça fou. En fait, je vais vous dire juste une chose, Marine Tendulier, ce que je trouve assez étonnant. Je vous reçois les uns après les autres, les chefs de parti. On a l'impression quand même que sur un point aussi important que l'incarnation, et on le voit bien dans cette semaine, on a Jordan Bardella, on a Gabriel Attal, et on a un coup Manuel Bompard, un coup Olivier Faure, un coup... On ne sait pas encore. Sur un point aussi important que la question du Premier ministre, vous êtes sur du pari. C'est-à-dire, vous vous dites... Il y en a un qui dit, non, non, mais on va le faire au vote, ne vous inquiétez pas. Il y en a une qui dit, ça va être par le consensus, en fait...
Réponse à côté
Non, mais vous savez, ce qui se passe, c'est que chaque chef de parti... On peut faire un pari sur un truc aussi important. Non, mais chaque chef de parti va pousser, évidemment, la solution dont il estime que ça peut mener à quelqu'un de son camp. Mais vous imaginez, vous allez faire ça le soir du 7 ! Mais vous ne laissez pas répondre, Madame Apolline de Manerbe. Vous ne laissez pas répondre. Le nouveau Front populaire n'en déplaise à toutes celles et ceux à qui ça ne fait pas plaisir. C'est une équipe. C'est ça, la force du nouveau Front populaire, de Philippe Poutou à François Hollande. Tout le monde pensait que c'était impossible, on l'a fait. C'est une équipe inédite, parce qu'à circon…
« Non, mais vous savez, ce qui se passe, c'est que chaque chef de parti... On peut faire un pari sur un truc aussi important. Non, mais chaque chef de parti va pousser, évidemment, la solution dont il estime que ça peut mener à quelqu'un de son camp. Mais vous imaginez, vous allez faire ça le soir du 7 ! Mais vous ne laissez pas répondre, Madame Apolline de Manerbe. Vous ne laissez pas répondre. Le nouveau Front populaire n'en déplaise à toutes celles et ceux à qui ça ne fait pas plaisir. C'est une équipe. C'est ça, la force du nouveau Front populaire, de Philippe Poutou à François Hollande. Tout le monde pensait que c'était impossible, on l'a fait. C'est une équipe inédite, parce qu'à circonstances exceptionnelles, solutions exceptionnelles. Et donc, on ne va pas faire comme d'habitude. Et donc, moi, je vous le dis, peut-être parce que je suis la seule femme dans cette affaire, peut-être que parce que je suis la chef des écologistes et qu'on fonctionne comme ça chez nous. Je ne m'enfermerai pas dans des débats de polémiques. Je ne m'enfermerai pas dans des débats de personnes parce que ce n'est pas ça qui compte. On a peut-être Jordan Bardella, Premier ministre de la France. Mais je constate quand même que vous avez chacun votre méthode. On est des partis différents, c'est quand même la démocratie. Mais ça veut dire qu'à la fin, vous n'avez pas arrêté une méthode. Je suis écologiste, je suis pour la biodiversité. Tout le monde a le droit d'exister. Avec son histoire, ses méthodes, c'est ce qui fait notre force. On ne va pas s'annuler les uns les autres. On ne va pas se fondre dans un même moule. On doit chacun rester si nous sommes. C'est hyper sympa. »
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« Franchement, ça fait rêver. Ça va changer. Mais est-ce que c'est efficace ? Est-ce que lundi matin, le 9 juin, On a tous envie d'être potes. Est-ce que le 9 juin, vous pensiez qu'on arrivera à faire ça ? Le lundi soir, d'annoncer cette union. Le mercredi soir, un programme commun. Le jeudi soir, un accord électoral. On a surpris tous les gens, chaque jour. Et on va continuer à vous surprendre, tous les jours. Juste les questions se posent. »
BFMTV · Barrage républicain, choix du Premier ministre: l'interview en intégralité de Marine TondelierVérifier à 17:43
« qui pourtant est très détaillé. C'est un contrat de législature pour deux ans. Alors si vous savez ouvrir un EPR en deux ans, vous me prévenez. Si vous savez fermer une centrale nucléaire en deux ans, vous me prévenez aussi. Donc c'est la raison. C'est juste que ce n'est pas l'annonce. Par contre, nous allons mettre 10 milliards d'euros par an sur les énergies renouvelables. Vous savez qu'on a testé les propositions de notre programme et que c'est l'une des propositions qui a le plus d'approbation de nos électeurs, les énergies renouvelables, parce qu'on a en France un retard coupable sur le sujet. On s'était engagé dans les années 90 à faire 23% de renouvelables en 2022. C'était l'objectif le plus faible d'Europe. On était nuls sur le sujet. Et en plus, on est les seuls à ne pas avoir respecté notre objectif. Nous sommes à 19. Nous, nous voulons être à beaucoup plus que ça. Enfin, en Allemagne, ils vont être à 80% en 2030. Nous, on sera peut-être à 30% si tout va bien. C'est la honte. Et donc, par ailleurs, tous celles et ceux qui vous disent que le nucléaire va résoudre la crise énergétique et la crise climatique, ce n'est pas vrai. Les EPR que M. Macron veut construire, ils n'ouvriront pas avant 2040, 2045. Et donc, quand en plus, vous êtes avec le Rassemblement national qui mise tout sur le nucléaire, mais qui va en plus arrêter de construire du renouvelable, eux, c'est les candidats du blackout. Ils mettront la France dans le noir. Donc, je ne prends pas de leçons de politique énergétique de ce genre-là. »
Question 99Barrage républicain, choix du Premier ministre: l'interview en intégralité de Marine Tondelier
Vous avez commandé le groupe écolo, enfin les écolos ?
Réponse directe
Les écologistes et le Front populaire, qui nous montrent que les électeurs, démocrates, républicains, humanistes, qui votent pour Emmanuel Macron, par exemple, ne sont pas en phase avec ce que Macron dit sur le désistement républicain. Eux, ce sont des démocrates, des humanistes, des républicains, qui trouvent que l'extrême droite, ce n'est pas comme le reste. Et donc je pense que si ces partis s'entêtent, si ces chefs de partis s'entêtent, je pense que leurs électeurs vont finir par faire barrage à eux-mêmes. Ce moment à Marseille où il n'avait pas choisi... Non mais moi, je vais écrire en fait au chef de parti. J'ai dit les choses très clairement au sein du Front populaire. Et d'ailleurs,…
« Les écologistes et le Front populaire, qui nous montrent que les électeurs, démocrates, républicains, humanistes, qui votent pour Emmanuel Macron, par exemple, ne sont pas en phase avec ce que Macron dit sur le désistement républicain. Eux, ce sont des démocrates, des humanistes, des républicains, qui trouvent que l'extrême droite, ce n'est pas comme le reste. Et donc je pense que si ces partis s'entêtent, si ces chefs de partis s'entêtent, je pense que leurs électeurs vont finir par faire barrage à eux-mêmes. »
BFMTV · Barrage républicain, choix du Premier ministre: l'interview en intégralité de Marine TondelierVérifier à 1:35Voir 2 autres passages
« Ce moment à Marseille où il n'avait pas choisi... Non mais moi, je vais écrire en fait au chef de parti. J'ai dit les choses très clairement au sein du Front populaire. Et d'ailleurs, en tant que chef de parti écologiste, je pose les choses hier de manière claire, nette et précise, en disant qu'il n'y aura pas d'hésitation chez nous, pas de tergiversation. Si un deuxième tour avec trois candidats, si nous sommes en troisième position et que nous risquons de faire élire quelqu'un d'extrême droite, nous nous désisterons. J'ai le mérite de poser les choses très clairement et les écologistes le font. Je pense que ça aura un effet d'entraînement. Vous appellerez vos électeurs à voter pour Emmanuel Macron ? Pour les candidats républicains, contre l'extrême droite. Et vous pensez qu'ils vous suivront ? Oui, parce que d'ailleurs les sondages le montrent. Nos électeurs de gauche écologistes, encore une fois, ne sont pas le problème dans ce genre de situation. Mais donc je pense que la position très claire que j'ai posée en tant que chef de parti décollé au nom de tous les écologistes aura un effet d'entraînement au sein du nouveau Front populaire, mais chaque parti le fera à son rythme. Mais je pense aussi que ça doit avoir un effet d'entraînement chez celles et ceux qui ont perdu leur boussole. Je vais écrire aujourd'hui même… »
BFMTV · Barrage républicain, choix du Premier ministre: l'interview en intégralité de Marine TondelierVérifier à 2:29
Question 100Barrage républicain, choix du Premier ministre: l'interview en intégralité de Marine Tondelier
Consensus. Je voudrais revenir simplement sur un échange que j'avais eu avec Manuel Bompard lorsqu'il a été nommé coordinateur. Ça veut dire chef, mais c'est coordinateur de la France insoumise. Ça avait été vraiment une polémique au sein même du groupe parce que certains s'étaient dit « Mais d'où ça sort ?
Réponse à côté
Oui, mais alors là, on n'est pas dans la France insoumise, on est au nouveau front populaire. Évidemment, si on vote, c'est un rapport de force. Ça va jouer à deux voix contre trois. Et nous, ce qu'on veut, c'est trouver la meilleure solution. Mais vous avez parlé avec Olivier Faure qui dit, lui,
« Oui, mais alors là, on n'est pas dans la France insoumise, on est au nouveau front populaire. Évidemment, si on vote, c'est un rapport de force. Ça va jouer à deux voix contre trois. »
BFMTV · Barrage républicain, choix du Premier ministre: l'interview en intégralité de Marine TondelierVérifier à 16:02Voir 1 autre passage
« Et nous, ce qu'on veut, c'est trouver la meilleure solution. Mais vous avez parlé avec Olivier Faure qui dit, lui, »
BFMTV · Barrage républicain, choix du Premier ministre: l'interview en intégralité de Marine TondelierVérifier à 16:11
BFMTV · Mouvement du 10 septembre, budget 2026, censure… L'interview en intégralité de Marine TondelierVérifier à 19:10
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« Je précise que le rendez-vous qui a lieu lundi, il y en aura sûrement d'autres, c'est des rendez-vous qui ont toujours eu lieu à la rentrée entre les groupes parlementaires et les ministres en charge du budget. Ce n'est pas un rendez-vous spécial parce qu'il y a une situation de crise. Ce sont des rendez-vous assez traditionnels. Vous dites que ça n'a pas avancé, si seulement ça n'avait juste pas avancé, ça a reculé. Sur l'écologie, ça a reculé, et beaucoup. Et vous savez, ce n'est pas juste « tiens, gouvernement 1, écologiste 0 » comme si c'était nous qui avions perdu. Quand l'écologie perd, tout le monde perd. Je vous donne un exemple. « Ma prime rénove », qui permet d'isoler son logement. Il y a eu des milliards et des milliards de « Ma prime rénove » en moins. À la fin du compte, qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire des logements qui n'ont pas été rénovés. En un an, avec la première baisse par M. Attal, c'était l'équivalent de toute la ville de Rennes qui aurait pu être rénovée et qui ne le serait pas. Et derrière, c'est des choses très concrètes. C'est des familles qui, du coup, sont dans la précarité énergétique et donc dans la précarité aussi financière parce qu'elles ont du mal à payer ces factures qui s'envolent. C'est des familles qui vivent dans des bouloirs thermiques l'été et dans des passoires thermiques l'hiver. C'est des familles qui, du coup, ont des problèmes de santé psychique parce que c'est dur quand on n'arrive pas à chauffer ou à se refroidir. Ils ont des problèmes physiques aussi, qui ont des problèmes de réussite scolaire de leurs enfants qui n'arrivent pas à se concentrer parce qu'il fait trop froid dans leur chambre. Et puis, c'est aussi des émissions de CO2 qu'on aurait pu éviter et qu'on n'évite pas accentuant à suivre la crise climatique. Ça, c'est pour une seule ligne budgétaire qu'ils ont saccagé. Mais il y a eu le fond vert, il y a eu le leasing social, on avait dit « Ah, voilà, les Français, maintenant, on va vous aider à changer de voiture. » Marine Tondelier, que la France »
BFMTV · Mouvement du 10 septembre, budget 2026, censure… L'interview en intégralité de Marine TondelierVérifier à 8:32
« Ah bah, vu la colère que je vois monter, même le désespoir et la détresse, ça ne m'étonne absolument pas. Il y a une sorte de ras-le-bol général. Les gens, ils étouffent en fait dans ces inégalités sociales, dans ces inégalités environnementales, dans ces inégalités territoriales aussi. Et à un moment, la cocoque minute, voilà, est quand même très très en pression là. J'ai vu aussi que 80% des sympathisants écologistes soutenaient la mobilisation de la rentrée. Et vu l'été qu'on a passé avec les reculs écologistes de ce gouvernement, qui vraiment sont très inquiétants, ça ne m'étonne pas du tout. Donc voilà, je trouve que c'est important. Et vous savez, les Français, ils ont beaucoup beaucoup de raisons d'être en colère. Et ça tombe bien, parce qu'ils auront beaucoup beaucoup d'occasion de le manifester à la rentrée, le 10 septembre. Vous venez de citer cette date, mais dans beaucoup d'entre-rendez-vous, puisque vous savez, le mois de septembre sera émaillé en fait de mobilisation en tout genre. »
BFMTV · Mouvement du 10 septembre, budget 2026, censure… L'interview en intégralité de Marine TondelierVérifier à 0:38
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées24 juil. 2024 au 22 août 2025 · 3 observations3 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« — Attendez, attendez, sur l'Ukraine, il n'y a pas... Oui, mais ce que vous dites sur l'Ukraine, évidemment qu'il faut aider l'Ukraine plus que jamais. Mais vous savez, si on veut aider l'Ukraine jusqu'au bout, il faut maintenir en France le soutien populaire aux Ukrainiens. Et si les Français ont l'impression qu'on leur sacrifie des choses à eux qui travaillent, qui ne sont pas des gens qui ont beaucoup de marge de manœuvre pour aider les Ukrainiens, le risque, c'est qu'ils retirent. Oui, mais en fait, il y a 1 800 personnes dans ce pays qui ont plus de 100 millions d'euros de patrimoine par personne. 1 800, 100 milliards de patrimoine, 100 000 milliards de patrimoine au moins par personne. Si on les taxe 2% de ce patrimoine, on a déjà 25 milliards. Et on peut en aider avec ça, des Ukrainiens. Et donc, évidemment qu'il faut aider les gens, mais la contribution à l'impôt doit être juste. Et aujourd'hui, les ultra-riches, je ne parle même pas des riches, je parle des ultra-riches, ils payent en proportion moins d'impôts que tous les Français de ce pays, en pourcentage de leur fortune, parce qu'ils ont des systèmes d'optimisation. Et ça, ce n'est pas juste. Comment voulez-vous que les Français, à un moment, ne se disent pas, mais les Ukrainiens, oui, il faut les aider ? Mais pourquoi c'est nous qui devons payer alors qu'eux, ils ont beaucoup plus d'argent, ils échappent à l'impôt ? Ce n'est pas juste. On n'arrivera pas à faire société comme ça. Donc, y compris pour le soutien à l'Ukraine, il faut que les choses soient comprises et donc que l'effort soit partagé équitablement. »
BFMTV · Mouvement du 10 septembre, budget 2026, censure… L'interview en intégralité de Marine TondelierVérifier à 10:14Voir 2 autres passages
« C'est pour ça, Cyrielle Châtelain l'a dit, je le redis, nous allons avoir besoin de toutes les forces du nouveau Front populaire autour de la table parce que moi j'entends qu'on puisse ne pas avoir confiance dans le président de la République. J'entends qu'on a été quelque part échaudés par les épisodes précédents. Nous le sommes aussi, pour être tout à fait sincères avec vous. Mais au moment où là, la France touche le fond, se prépare si on ne trouve pas des solutions dans les semaines qui viennent à vivre des choses terribles parce qu'on parle d'une loi spéciale sur les finances publiques, vous voyez bien que dans la loi spéciale, il y a des choses très urgents mais il y a tout ce qui est important et pas urgent qui n'est pas dedans. Nous, on a les associations de tous bords, celles qui sont caricatifs, celles qui aident l'environnement, qui nous préviennent de dire, vous savez, la loi spéciale, nous, ça veut dire qu'on n'a pas nos financements, on est dans le flou, on ne sait pas comment on continue nos activités et c'est des activités qui sont cruciales pour les Français quand on parle du caritatif, etc., pour ceux qui sont en première ligne. Donc, soit on reste chacun dans notre confort en disant, eh ben, moi, je ne discute pas jusqu'à ce que tout le monde craque et qu'il s'en aille, soit on se dit qu'on est dans une situation d'urgence et qu'on a déjà perdu six mois. »
BFMTV · Consultations à l'Élysée: Marine Tondelier s'est exprimée après son entretien avec Emmanuel MacronVérifier à 8:55
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées26 juin 2024 au 8 déc. 2025 · 32 observations32 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors vous avez compris que moi, pour l'instant, ce que j'ai dit, par rapport au mouvement du 10 septembre, qui encore une fois n'est pas le seul mouvement en préparation, les syndicats se retrouvent en intersyndical le 1er septembre pour aussi créer des mobilisations. Donc c'est un mois de septembre complet de mobilisation. Et ma position est la même depuis le départ. Oui, on sera en soutien des mouvements de défense des Français qui vont s'auto-organiser pour obtenir justice. Là où ils ont souhaité le tenir par les urnes, on les a trahis, on a trahi le résultat de ces élections, du coup ils vont essayer de l'obtenir autrement. Mais ce que je dis aussi, c'est qu'il faut respecter le fait que chacun est à sa place. Vous le disiez, il y a deux tiers des Français qui sont en soutien de ce mouvement. Très bien. Ce qui va compter aussi, c'est le nombre de Français qui vont y participer. Et vous savez bien qu'entre soutenir dans un sondage et participer, il y a un gros pas. C'est normal, c'est le pas de l'engagement. Et moi, je souhaite qu'un maximum de Français participent. Et je me dis que s'ils ont l'impression de marcher dans les pas de tel ou tel candidat à la présidentielle, ça peut un peu en bloquer certains. Et nous, ce n'est pas les gens qui veulent manifester qu'on veut bloquer, c'est le pays. Et puis, il y a aussi des gens qui peuvent dire, j'ai fait une manif, j'ai l'impression d'être dans un concours de nombre de drapeaux entre organisations politiques. Ce n'est pas le but. Et donc, puisque je sens que c'est votre prochaine question, j'y réponds. M. Mélenchon, oui, appelle à la grève générale. Mais vous savez, moi, la différence, c'est que je ne fais pas des déclarations en temps spécifique toute seule. J'appelle les responsables syndicaux, puisque dans ce pays, il y a des règles. Ce ne sont pas les partis politiques qui appellent à la grève, ce sont les organisations syndicales. Juridiquement, ça se passe comme ça. Et donc, j'étais encore là à l'instant au téléphone avec Sophie Binet. Et je vous dis, il y a des grèves déjà qui vont arriver. Lundi, vous le savez, toute la rédaction de Radio France entre en grève reconductible. La semaine prochaine, lundi 1er septembre, c'est tout l'APHP, les hôpitaux de Paris, qui entrent en grève à leur tour. Et puis le 2, ce sera le secteur de l'énergie. Donc vous savez, les travailleurs, ils s'organisent. Ce n'est pas des grèves comme ça, des mouvements sociaux. Ce n'est pas une personne qui le décrète et tout le monde qui doit suivre. C'est des fédérations, des travailleurs sur des sites ou dans des corps de métier qui décident à leur tour, les uns après les autres, d'entrer en grève. Et ils ne doivent pas avoir l'impression d'être instrumentalisés, d'être manipulés, d'être récupérés. C'est un mouvement qui doit appartenir à tout le monde. Et parce que c'est la décence, c'est le respect. C'est comme ça qu'on a toujours fait. J'ai horreur de la récupération et je pense que les gens qui vont manifester aussi. »
BFMTV · Mouvement du 10 septembre, budget 2026, censure… L'interview en intégralité de Marine TondelierVérifier à 1:47Voir 2 autres passages
« Je précise que le rendez-vous qui a lieu lundi, il y en aura sûrement d'autres, c'est des rendez-vous qui ont toujours eu lieu à la rentrée entre les groupes parlementaires et les ministres en charge du budget. Ce n'est pas un rendez-vous spécial parce qu'il y a une situation de crise. Ce sont des rendez-vous assez traditionnels. Vous dites que ça n'a pas avancé, si seulement ça n'avait juste pas avancé, ça a reculé. Sur l'écologie, ça a reculé, et beaucoup. Et vous savez, ce n'est pas juste « tiens, gouvernement 1, écologiste 0 » comme si c'était nous qui avions perdu. Quand l'écologie perd, tout le monde perd. Je vous donne un exemple. « Ma prime rénove », qui permet d'isoler son logement. Il y a eu des milliards et des milliards de « Ma prime rénove » en moins. À la fin du compte, qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire des logements qui n'ont pas été rénovés. En un an, avec la première baisse par M. Attal, c'était l'équivalent de toute la ville de Rennes qui aurait pu être rénovée et qui ne le serait pas. Et derrière, c'est des choses très concrètes. C'est des familles qui, du coup, sont dans la précarité énergétique et donc dans la précarité aussi financière parce qu'elles ont du mal à payer ces factures qui s'envolent. C'est des familles qui vivent dans des bouloirs thermiques l'été et dans des passoires thermiques l'hiver. C'est des familles qui, du coup, ont des problèmes de santé psychique parce que c'est dur quand on n'arrive pas à chauffer ou à se refroidir. Ils ont des problèmes physiques aussi, qui ont des problèmes de réussite scolaire de leurs enfants qui n'arrivent pas à se concentrer parce qu'il fait trop froid dans leur chambre. Et puis, c'est aussi des émissions de CO2 qu'on aurait pu éviter et qu'on n'évite pas accentuant à suivre la crise climatique. Ça, c'est pour une seule ligne budgétaire qu'ils ont saccagé. Mais il y a eu le fond vert, il y a eu le leasing social, on avait dit « Ah, voilà, les Français, maintenant, on va vous aider à changer de voiture. » Marine Tondelier, que la France »
BFMTV · Mouvement du 10 septembre, budget 2026, censure… L'interview en intégralité de Marine Tondelier
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées24 juil. 2024 au 22 août 2025 · 7 observations7 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors moi, je fais partie des gens qui pensent que ça ne sert pas à grand-chose de faire des motions de censure toutes les semaines. J'aimerais qu'on en fasse une, bien, tous ensemble, plutôt que faire le concours de celui qui dépose la motion de censure en premier. Parce que peut-être qu'aussi, à un moment, on dévoie l'outil à en faire tout le temps. Mais évidemment, toutes celles qui seront déposées, on les votera. Pourquoi ? Quand M. Bayrou a été nommé Premier ministre, c'est déjà contre les élections législatives et leur résultat, alors qu'Emmanuel Macron avait posé une question aux Français, ils ont répondu, il a dit, bon, d'accord, je fais l'inverse. Bon, premier problème. Deuxième chose, avant même qu'il compose son gouvernement, nous lui avons dit, en privé et publiquement, que la simple présence de Bruno Retailleau au ministère de l'Intérieur, ça valait censure à lui tout seul. Bon, évidemment, il le nomme. Et puis, je ne vous dis pas le reste du gouvernement. Et puis, ça, c'était le jour 1 du gouvernement Bayrou. Et tous les jours, depuis ce jour-là, il nous a donné de nouvelles raisons de le censurer. Donc, écoutez, c'est très simple. Si j'étais dans une pièce toute seule avec un député et qu'on me demandait de le convaincre de ne pas voter la censure de Bayrou, je n'aurais aucun argument à lui présenter. Voilà, donc, que voulez-vous que je vous dise, on va le censurer, c'est par plaisir, c'est parce qu'on n'a pas le choix et que c'est la seule chose logique à faire. »
BFMTV · Mouvement du 10 septembre, budget 2026, censure… L'interview en intégralité de Marine TondelierVérifier à 7:00Voir 2 autres passages
« Pour être très exact, c'était pour être révoqué. Pour qu'il puisse être, exactement. Pour être révoqué, il fallait 3 cinquièmes des voix. Il en a manqué une. Moi, j'ai plein de pensées ce matin. Ma première pensée, c'est pour les juristes de ce pays, où normalement on a une séparation des pouvoirs. Il y a le pouvoir politique et puis il y a le pouvoir juridique, qui a une forme de contre-pouvoir, surtout le Conseil constitutionnel, qui doit garantir notre constitution. C'est le rôle de juriste. Alors que d'anciens présidents de la République, etc., puissent siéger, pourquoi pas ? Mais la nomination de Ferrand, elle fait un truc dramatique. Pour une fois, pour la première fois, il y aura plus de politique au Conseil constitutionnel, dont son président, que de juristes. Et donc, on est en train de dénaturer cette instance dont on va avoir cruellement besoin dans les années qui viennent. Ça, c'est la responsabilité d'Emmanuel Macron. Je pense aux juristes. Je pense aussi à tous les défenseurs de l'État de droit dans ce pays. Parce qu'on va mettre à la tête du Conseil constitutionnel quelqu'un qui est passé à une voix, vous l'avez dit, qui n'est pas légitime pour ce poste, qui a perdu son élection législative et qui, d'ailleurs, est un des plus proches de Macron. Un président ne devrait pas faire ça. De nommer son plus proche, un de ses plus proches et de ses derniers proches politiques à la tête du Conseil constitutionnel, ça ne se fait pas. Imaginez si Marine Le Pen était au pouvoir et faisait ça. Ce qu'elle fera, d'ailleurs, on dira quoi quand on aura laissé faire les macronistes là-dessus ? Et puis, évidemment, moi, je pense aux électeurs du RN. Parce que vous le dites, Richard Ferrand, il est élu parce que le RN décide de s'abstenir. Il est élu grâce à eux. Et donc, Emmanuel Macron, oui, je le dis très formellement sur votre plateau ce matin, ne devrait pas le nommer. Parce que s'il le nomme, regardez ce qui va se passer. Il va, le Conseil constitutionnel va avoir à se prononcer bientôt sur l'inéligibilité potentielle de Marine Le Pen du fait de ses emplois fictifs au Parlement européen. Bon, qu'est-ce que va faire le Conseil constitutionnel ? Soit il dit, je confirme qu'elle est inéligible et donc le RN dira, de toute façon, c'est normal. Ce n'est pas le Conseil constitutionnel, c'est la bande des amis de Macron. Ce n'est plus une instance juridique, c'est une instance politique. Donc ça confirmera leur théorie du complot. Et donc ça abîme cette institution et sa crédibilité. Soit le Conseil constitutionnel dit, finalement on décide qu'elle n'est pas inéligible, et alors ça passera pour un renvoi d'ascenseur. Une forme de soupçon ? Ce sera terminé, cette institution, sa crédibilité. Et donc Macron, s'il veut protéger l'État de droit en France, ne doit pas la nommer. Je précise par ailleurs que, pour les électeurs du RN, qu'il faut qu'ils arrêtent de croire qu'ils votent, quand ils votent pour Marine Le Pen, pour un parti anti-système. La réalité, c'est que le Rassemblement national est aussi anti-système que Richard Ferrand étant juriste. Voilà. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés24 juil. 2024 au 22 août 2025 · 2 observations2 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« — Attendez, attendez, sur l'Ukraine, il n'y a pas... Oui, mais ce que vous dites sur l'Ukraine, évidemment qu'il faut aider l'Ukraine plus que jamais. Mais vous savez, si on veut aider l'Ukraine jusqu'au bout, il faut maintenir en France le soutien populaire aux Ukrainiens. Et si les Français ont l'impression qu'on leur sacrifie des choses à eux qui travaillent, qui ne sont pas des gens qui ont beaucoup de marge de manœuvre pour aider les Ukrainiens, le risque, c'est qu'ils retirent. Oui, mais en fait, il y a 1 800 personnes dans ce pays qui ont plus de 100 millions d'euros de patrimoine par personne. 1 800, 100 milliards de patrimoine, 100 000 milliards de patrimoine au moins par personne. Si on les taxe 2% de ce patrimoine, on a déjà 25 milliards. Et on peut en aider avec ça, des Ukrainiens. Et donc, évidemment qu'il faut aider les gens, mais la contribution à l'impôt doit être juste. Et aujourd'hui, les ultra-riches, je ne parle même pas des riches, je parle des ultra-riches, ils payent en proportion moins d'impôts que tous les Français de ce pays, en pourcentage de leur fortune, parce qu'ils ont des systèmes d'optimisation. Et ça, ce n'est pas juste. Comment voulez-vous que les Français, à un moment, ne se disent pas, mais les Ukrainiens, oui, il faut les aider ? Mais pourquoi c'est nous qui devons payer alors qu'eux, ils ont beaucoup plus d'argent, ils échappent à l'impôt ? Ce n'est pas juste. On n'arrivera pas à faire société comme ça. Donc, y compris pour le soutien à l'Ukraine, il faut que les choses soient comprises et donc que l'effort soit partagé équitablement. »
BFMTV · Mouvement du 10 septembre, budget 2026, censure… L'interview en intégralité de Marine TondelierVérifier à 10:14Voir 1 autre passage
« Évidemment, moi, je viens du bassin minier, du Pas-de-Calais. Et toutes les activités qu'on dit d'extractivisme, je sais quel est leur coût environnemental et quel est leur coût humain. Parce que quand on exploite les sols, en général, on exploite aussi les hommes. Et que c'est l'histoire de ma région. Donc, je le sais peut-être plus que d'autres. Ensuite, on est aujourd'hui dans une demande croissante pour les téléphones, pour les voitures. Bon, là, le lithium, c'est beaucoup pour les batteries de voitures, de ce qu'on appelle les métaux rares. Et donc, je pense qu'il ne faut pas être hypocrite. On ne peut pas dire qu'on veut des voitures électriques. Et on voit bien que tout le monde en demande. Mais on va continuer à extraire. Aujourd'hui, c'est beaucoup en Australie, en Argentine. Et c'est transformé en Chine. Et après, ça revient en Europe. Et donc, quel que soit le coût environnemental et humain, en fait, on sait qu'il sera moindre en France. Parce qu'il y aura des écologistes français. Et puis, tout simplement, la confiance des Françaises et des Français aussi, des riverains, de tout le monde va se mobiliser pour que ça se fasse dans les meilleures conditions possibles. Mais ça ne doit pas nous empêcher de nous interroger sur, évidemment, comment on va le faire. Ça, je viens de le dire. Pour limiter l'empreinte sur l'environnement, pour limiter le coût social. Mais il faut aussi se dire qu'on doit réfléchir à la sobriété des usages. Parce que le lithium, qu'il soit extrait en France, en Argentine, en Australie, ou transformé en Chine ou pas, ce n'est pas neutre pour l'environnement. Et moi, ce que je veux dire aussi, c'est qu'il ne faut pas de tabou sur ces sujets. Il faut pouvoir en parler. Moi, je suis allée en Guyane il n'y a pas longtemps où on nous vendait un projet de sudmine, là aussi, pour des métaux rares. Et les gens ont commencé à poser des questions. Attendez, moi, j'ai des champs, il y a plein de potagers, il y a des amérindiens qui sont là, il y a des défenseurs de l'environnement. Et on leur a dit, c'est stratégique. C'est un projet stratégique. Comme si le mot stratégique, ça voulait dire vous êtes trop bête pour comprendre. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes1 juil. 2025 au 1 juil. 2025 · 1 observation1 passage
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ce n'est pas un truc électoraliste ce qu'on fait. Nous, on le fait parce qu'on a envie de dire la vérité aux Français. Les neuroscientifiques ont démontré ce qui se passe. Ça s'appelle le syndrome de l'autruche. Le syndrome de l'autruche, ce n'est pas une question d'intelligence ou pas d'intelligence, c'est votre cerveau qui se bloque émotionnellement pour se protéger de nouvelles angoissantes. C'est ce qui se passe par exemple si vous avez un examen de santé un peu stressant à passer et que vous le reportez, alors qu'en fait, il est plutôt urgent d'avoir le résultat. C'est ce qui se passe si vous êtes hyper endetté et que vous n'osez plus consulter votre compte en banque. L'environnement est un exemple emblématique du syndrome de l'autruche. Moi, je suis persuadée que chaque Français, au fond de lui, a un écologiste qui sommeille. Tout le monde sait qu'on est en 2025, même Donald Trump pissait au fond de lui. Juste, le cerveau se verrouille parce que c'est des nouvelles trop dures. En 2100, les rapports scientifiques le montrent et le plan national d'adaptation au changement climatique, les périodes de canicule comme on les vit là, ce ne sera pas juste juillet-août, ce sera du 15 mai au 15 septembre. Il pourrait y avoir 90 jours de suite de nuit tropicale dans la moitié suite, c'est-à-dire des nuits où ça ne descend pas en dessous de 20 degrés. C'est ça qui se prépare. Et les vaches, par exemple, ceux qui aiment l'élevage, etc., les vaches, au bout de 25 degrés, sont en stress thermique. Il n'y a plus d'élevage laitier possible à 50 degrés. Il n'y a plus de production de viande. Il n'y a plus de maraîchage. Les cultures, elles brûlent sur place. C'est ça qui va se passer. Donc je suis heureuse de vous annoncer que ça ne va pas aller mieux très facilement. Mais ce n'est pas le plan climatisation de Marine Le Pen qui va nous sauver. »
BFMTV · Canicule, climatisation... L'interview de Marine Tondelier en intégralitéVérifier à 5:08
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est que Marine Le Pen a été extrêmement hypocrite de dire « Tiens, j'ai une super idée écologiste, on va faire un grand plan climatisation ». C'est sa seule mesure en réponse à ce qui se passe actuellement. Et ce n'est pas une bonne idée ? Alors qu'ils ont fait en sorte que cette planète se réchauffe de plus en plus vite et que c'est leur seule mesure. Non, je ne dis pas que je suis contre la climatisation qui peut être une solution individuelle ou collective. Et notamment, on voit que nos services publics français sont en retard. Mais la climatisation, ce n'est pas une solution magique. Premièrement, parce que quand on est dans des villes comme ici, vous voyez le nombre de fenêtres autour de nous. Quand vous installez un climatiseur, vous savez que ça rejette de l'air chaud à l'extérieur. Donc dans un bâtiment comme ça, quelqu'un qui va s'équiper d'une climatisation individuelle, il va améliorer son confort à lui, »
BFMTV · Canicule, climatisation... L'interview de Marine Tondelier en intégralitéVérifier à 2:29Voir 2 autres passages
« Je dis que ce n'est pas une solution miracle. On connaît tous des Français qui ont du mal à payer leur facture de chauffage l'hiver. Et donc maintenant, ils auront du mal à payer leur facture de clim l'été. C'est ça qu'on leur propose. Et tout en réchauffant plus en vingt ans. Donc je ne dis pas qu'il ne faut pas faire de clim, ni collective ni individuelle. La métropole de Lyon, par exemple, a équipé 100% de cette rame de clim. Et je peux vous dire que les habitants de Lyon sont contents aujourd'hui. »
BFMTV · Canicule, climatisation... L'interview de Marine Tondelier en intégralitéVérifier à 3:24
« On ne va pas criminaliser la cigarette et mettre en prison les gens qui fument des cigarettes. On va dire qu'il faut l'interdire aux mineurs. Avec une pénalisation. Sur la pénalisation du cannabis, en fait, on ne dit pas qu'il faut faire l'apologie du cannabis et dire que c'est bien. On dit qu'on combattrait mieux sur le sujet, la santé publique, en arrêtant d'être hypocrite. Aujourd'hui, vous savez, la bande passante que prend à la justice et à la police la chasse et la boulette, c'est énorme. Et en attendant, c'est des moyens qui sont en moins pour les vrais gros sujets. Le narcotrafic, le terrorisme, le vrai, pas celui qui sert à inculper des syndicalistes ou des concepts fallacieux. Assurer la sécurité réelle des Français. Là, aujourd'hui, ça prend du temps à tout le monde et surtout, en attendant, comme c'est interdit, c'est hypocrite, on ne contrôle pas la qualité des produits et on met en danger des gens. Si on veut faire une prévention, il faut regarder le sujet en face. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est que Marine Le Pen a été extrêmement hypocrite de dire « Tiens, j'ai une super idée écologiste, on va faire un grand plan climatisation ». C'est sa seule mesure en réponse à ce qui se passe actuellement. Et ce n'est pas une bonne idée ? Alors qu'ils ont fait en sorte que cette planète se réchauffe de plus en plus vite et que c'est leur seule mesure. Non, je ne dis pas que je suis contre la climatisation qui peut être une solution individuelle ou collective. Et notamment, on voit que nos services publics français sont en retard. Mais la climatisation, ce n'est pas une solution magique. Premièrement, parce que quand on est dans des villes comme ici, vous voyez le nombre de fenêtres autour de nous. Quand vous installez un climatiseur, vous savez que ça rejette de l'air chaud à l'extérieur. Donc dans un bâtiment comme ça, quelqu'un qui va s'équiper d'une climatisation individuelle, il va améliorer son confort à lui, »
BFMTV · Canicule, climatisation... L'interview de Marine Tondelier en intégralitéVérifier à 2:29
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
personal attack14 juin 2024 au 8 déc. 2025 · 7 observations7 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Mais donc, Louis Alliot, qui va représenter le Rassemblement National à cette réunion, était présent à la cérémonie d'investiture de Trump, où il représentait Marine Le Pen, dont il est le bras droit. En fait, je n'ai pas envie de discuter de ce sujet avec lui, parce que ces patriotes de pacotille, ces patriotes de pacotille qui nous donnent des leçons de patriotisme toute la semaine, sont en fait en France les représentants de Poutine et les représentants de Trump. Et c'est avec eux qu'on va discuter de la sécurité nationale. J'ai un petit doute sur le fait d'en parler avec eux à la table. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, interdiction des PFAS, SUV... L'interview de Marine Tondelier en intégralitéVérifier à 3:16Voir 2 autres passages
« « Déjà, je suis contente que M. Mélenchon ait un sommeil de qualité. Vous m'en voyez réjouie. Par ailleurs, je ne passe pas ma vie sur Twitter et je pense qu'il devrait faire de même. Et si vous voulez, moi, mon sujet cette semaine, ce n'est pas Jean-Luc Mélenchon. C'est les Français victimes de plans sociaux, c'est les emplois associatifs qu'on essaye de sauver et c'est les solutions qu'on essaye de trouver. Et je suis désolée, mais je défends les Françaises et les Français les plus vulnérables qui n'ont pas le luxe d'attendre le grand soir. Je pense que nous devons, oui, c'est notre rôle aussi honnête au NFP, nous interposer, nous interposer entre Emmanuel Macron et les Français. Et donc, je ne suis pas d'accord avec le fait de dire tant qu'on n'a pas tout, on préfère avoir rien. Est-ce que c'est un scandale que M. Bayrou soit Premier ministre ? Oui. Est-ce que c'est inacceptable qu'on ait un Premier ministre de l'Intérieur qui a tenu des propos racistes et qu'il nous allume un feu ? C'est vraiment un pyroman, ce n'est pas possible. Tous les jours, il nous allume un feu. Donc vous dites qu'il faut négocier, quitte à faire des concessions, il faut l'assumer. Non mais attendez, quand il dit le sujet de la semaine, ça va être est-ce que les accompagnatrices scolaires ont le droit de porter le voile ou pas ? Sincèrement, si c'est ça la priorité cette semaine du ministre de l'Intérieur, c'est qu'il est à côté de la plaque et pas à la hauteur de son job. Je suis très claire là-dessus et j'ai dit plusieurs fois que Retailleau, à lui-même, il va les censure. Je suis claire là-dessus. Je suis claire là-dessus. Mais pratiquer la politique de la chaise vide, qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que ce gouvernement va être obligé, puisqu'il est minoritaire, de ne discuter qu'avec sa droite. Et qu'est-ce que ça veut dire quand on est obligé de trouver des compromis avec la droite et avec le Rassemblement national ? Ça veut dire qu'à la fin, nous, nous partons du principe qu'on laisse faire sur la suppression de l'AME, sur des mesures qui sont démagogues, inefficaces et abjectes sur le plan humaniste. Moi, ça m'a tordu le bide quand, sous le gouvernement Barnier, on a eu cette semaine où Marine Le Pen, non seulement c'était elle qui, du coup, comme elle était en position de force, négociait des mesures de notre programme sur le ticket modérateur, sur le prix des médicaments, etc. C'est des mesures qu'on soutient et j'aurais aimé qu'on soit là aussi pour les défendre. Et donc, vous voyez, ce qui n'était peut-être pas possible en novembre devient possible là parce qu'on est dans un contexte où tout a changé. Nous n'avons, de manière inédite, pas réussi à adopter de budget au 31 décembre. Et ça va avoir des conséquences concrètes et potentiellement graves avec un risque d'emballement de notre économie, des taux auxquels nous empruntons, etc. Et donc, situation exceptionnelle, solution exceptionnelle. Est-ce que c'est idéal ? Non. Est-ce que c'est confortable ? Non plus. Mais je pense qu'on est arrivé dans un moment où plus rien n'est confortable où plus rien n'est évident. Et ce n'est pas pour ça qu'il faut rester derrière son écran d'ordinateur à insulter tous ses partenaires sur Twitter. Je n'en veux pas aux insoumis de ne pas venir à ces négociations. Ils ont le droit de faire ça. C'est leur stratégie et je la respecte. Parce que, voyez-vous, j'ai dû respecter pour mes partenaires. Je ne suis pas toujours d'accord. Et puis, parfois, quand je ne suis pas d'accord, je peux leur dire au téléphone sans les insulter devant les réseaux sociaux et devant tout le public. C'est la méthode que j'ai choisie. C'est la méthode écologiste. Voilà. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités24 juil. 2024 au 20 févr. 2025 · 5 observations5 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Pour être très exact, c'était pour être révoqué. Pour qu'il puisse être, exactement. Pour être révoqué, il fallait 3 cinquièmes des voix. Il en a manqué une. Moi, j'ai plein de pensées ce matin. Ma première pensée, c'est pour les juristes de ce pays, où normalement on a une séparation des pouvoirs. Il y a le pouvoir politique et puis il y a le pouvoir juridique, qui a une forme de contre-pouvoir, surtout le Conseil constitutionnel, qui doit garantir notre constitution. C'est le rôle de juriste. Alors que d'anciens présidents de la République, etc., puissent siéger, pourquoi pas ? Mais la nomination de Ferrand, elle fait un truc dramatique. Pour une fois, pour la première fois, il y aura plus de politique au Conseil constitutionnel, dont son président, que de juristes. Et donc, on est en train de dénaturer cette instance dont on va avoir cruellement besoin dans les années qui viennent. Ça, c'est la responsabilité d'Emmanuel Macron. Je pense aux juristes. Je pense aussi à tous les défenseurs de l'État de droit dans ce pays. Parce qu'on va mettre à la tête du Conseil constitutionnel quelqu'un qui est passé à une voix, vous l'avez dit, qui n'est pas légitime pour ce poste, qui a perdu son élection législative et qui, d'ailleurs, est un des plus proches de Macron. Un président ne devrait pas faire ça. De nommer son plus proche, un de ses plus proches et de ses derniers proches politiques à la tête du Conseil constitutionnel, ça ne se fait pas. Imaginez si Marine Le Pen était au pouvoir et faisait ça. Ce qu'elle fera, d'ailleurs, on dira quoi quand on aura laissé faire les macronistes là-dessus ? Et puis, évidemment, moi, je pense aux électeurs du RN. Parce que vous le dites, Richard Ferrand, il est élu parce que le RN décide de s'abstenir. Il est élu grâce à eux. Et donc, Emmanuel Macron, oui, je le dis très formellement sur votre plateau ce matin, ne devrait pas le nommer. Parce que s'il le nomme, regardez ce qui va se passer. Il va, le Conseil constitutionnel va avoir à se prononcer bientôt sur l'inéligibilité potentielle de Marine Le Pen du fait de ses emplois fictifs au Parlement européen. Bon, qu'est-ce que va faire le Conseil constitutionnel ? Soit il dit, je confirme qu'elle est inéligible et donc le RN dira, de toute façon, c'est normal. Ce n'est pas le Conseil constitutionnel, c'est la bande des amis de Macron. Ce n'est plus une instance juridique, c'est une instance politique. Donc ça confirmera leur théorie du complot. Et donc ça abîme cette institution et sa crédibilité. Soit le Conseil constitutionnel dit, finalement on décide qu'elle n'est pas inéligible, et alors ça passera pour un renvoi d'ascenseur. Une forme de soupçon ? Ce sera terminé, cette institution, sa crédibilité. Et donc Macron, s'il veut protéger l'État de droit en France, ne doit pas la nommer. Je précise par ailleurs que, pour les électeurs du RN, qu'il faut qu'ils arrêtent de croire qu'ils votent, quand ils votent pour Marine Le Pen, pour un parti anti-système. La réalité, c'est que le Rassemblement national est aussi anti-système que Richard Ferrand étant juriste. Voilà. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, interdiction des PFAS, SUV... L'interview de Marine Tondelier en intégralitéVérifier à 5:29Voir 2 autres passages
« Il faut avoir le moral bien accroché quand même pour rester zen et inflexible en entendant ce genre de phrase. Parce que sur l'écologie, la réalité c'est que c'est du sabotage organisé ce qui s'est passé sur le budget d'écologie. On avait un budget qui, on le sait, est insuffisant. En février dernier, Gabriel Attal, je ne sais pas si vous vous rappelez, a fait 10 milliards de coupes budgétaires par décret comme ça, hop, d'un trait de plume. Sur ces 10 milliards d'économies budgétaires, sur tout le budget de l'État, il a fait 2 milliards d'économies sur l'écologie. 20% des économies étaient sur l'écologie qui ne représentent pas 20% du budget de la France. Donc en fait, on s'était pris, en gros, les balles perdues. Ensuite vient le budget Barnier, 2 milliards aussi de coupes budgétaires sur l'écologie. Ce budget Barnier est censuré, le gouvernement tombe, pas que sur des raisons écologiques, mais pour nous en grande partie. Arrive François Bayrou, avec qui on a des discussions stupéfiantes, on vient lui parler, il est installé à Matinon depuis quelques jours, on lui dit qu'allez-vous faire ? Il nous parle de ces pistes cyclables à Pau, on dit mais on ne parle pas au maire de Pau, on parle au Premier ministre, qu'allez-vous faire ? Mais, mais, mais, j'ai aussi fait des réseaux chaleur à Pau. Ok, d'accord, bon, et pour le budget de l'État ? Et puis, on n'est pas déçus, puisque quand le budget arrive au Sénat, là, pour le coup, avec le gouvernement Bayrou aux manettes, c'est 1,3 milliard de baisse supplémentaire pour l'écologie. Alors, j'ai entendu le collègue socialiste, Philippe Brun, sortir de commissions disparitaires en disant qu'on a arraché 300 millions en plus pour l'écologie. Enfin oui, quand on enlève 3,3 milliards et qu'on retrouve 300 millions, on a quand même perdu 3 milliards entre-temps pour l'écologie. Et donc, quand la ministre me dit là que franchement, on a fait perdre du temps à l'écologie, je vais vous dire, ce gouvernement a censuré l'écologie dans le budget. Il était très logique que les écologistes censurent le gouvernement. »
BFMTV · Face à BFM : l'interview de Marine Tondelier après l'adoption du budget à l'Assemblée nationale
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités26 juin 2024 au 20 févr. 2025 · 3 observations3 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Et je vous dis, on a fait, les écologistes au niveau européen ont demandé de faire une étude, un stress test, qu'ils ont fait courir à toutes les institutions de tous les pays d'Europe, pour dire lesquels étaient les plus résistants en cas d'arrivée de partis illibéraux au pouvoir. La France fait partie, très clairement, des pays les moins armés. Si le Rassemblement national arrive au pouvoir dans ce pays, ils ont très peu de garde-fous pour les empêcher de faire ce qu'ils font. Quand on a fait, pas nous les écologistes, mais quand des gouvernements précédents, qui n'étaient pas RN, mais qui essayaient de les imiter, ont fait des lois antiterrorisme qui permettaient de poursuivre des militants politiques et des syndicalistes, quand ils ont fait la déchéance de nationalité, quand ils placent leurs copains à des postes qui sont des postes haut placés dans la République, qui doivent être des postes au-dessus de la mêlée. Alors, ils préparent lentement la normalisation de ce que pourrait faire Marine Le Pen si elle arrive au pouvoir. Parce que tous les journalistes qui disent que ce n'est pas très grave, les éditorialistes que j'entends dire « ah oui, mais bon », quand Marine Le Pen le fera, ils ne pourront plus rien dire. C'est ça la vérité. Moi, j'aurais le luxe de pouvoir le dire et de continuer à être constante et cohérente sur le sujet. »
BFMTV · Guerre en Ukraine, interdiction des PFAS, SUV... L'interview de Marine Tondelier en intégralitéVérifier à 8:46Voir 2 autres passages
« Non mais moi, je vous dis, par exemple, sur l'écologie, on a chiffré, c'est à minima 7 milliards d'euros qui sont nécessaires, pas pour faire des choses fantastiques, pour éviter le pire et pour éviter tous les renoncements qui sont en train d'être faits, pour arrêter toutes ces coupes qu'ils font au sacrifice de l'écologie. Et donc, oui, nous avons des demandes qui coûtent un peu d'argent, mais ça tombe bien parce qu'on a aussi des propositions de recettes, voyez-vous. Et nos propositions de recettes, elles vont dans le sens de la justice fiscale, de la justice sociale, parce que les Français ont bien compris que Macron avait fait des cadeaux fiscaux aux plus riches, mais que ces cadeaux fiscaux aux plus riches, c'est les plus faibles qui avaient dû faire des efforts pour les compenser, notamment les 5 euros de réduction sur l'APL, la réforme de l'allocation chômage, cette réforme des retraites inique et injuste. Et donc, Robin Desbois à l'envers, ça suffit. Les urnes l'ont dit, les électeurs français ont désavoué Emmanuel Macron, les députés français ont désavoué Emmanuel Macron en le censurant. C'est les deux manières les plus fortes de désavouer une politique dans la Vème République. Et pour ceux qui s'en foutent de la démocratie, les marchés aussi désavouent Emmanuel Macron. La Cour des comptes a désavoué Emmanuel Macron en disant dans un rapport que la situation budgétaire actuelle, ce n'est pas de la faute de la gauche, du NFP ou des écologistes, c'est de la faute de leur décision. De ces cadeaux fiscaux aux plus riches, 40 milliards par an de baisse d'impôt pour les plus riches. Et donc, quand on remet des mesures un peu courageuses, un ISF climatique, quand on remet la flotte date, et donc, du coup, on retrouve des marges de manœuvre budgétaires. »
BFMTV · Budget: l'interview de Marine Tondelier (les Écologistes) en intégralitéVérifier à 7:40
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
« il se trouve qu'il y a plus de candidats à la fin. Oui, mais la réalité mathématique, c'est qu'il faut avoir la majorité absolue et que si nous ne l'avons pas seul, il faudra trouver quand même une coalition à l'Assemblée nationale. Donc tout ça, on le saura au lendemain du deuxième tour. Mais par contre, sur la méthode, les quatre points que j'ai toujours fixés et qui paraissent, c'est pas mon avis, ça paraît assez intangible. La première chose, c'est qu'il faut quelqu'un qui soit à l'aise, aligné avec le programme du Nouveau Front Populaire, parce qu'il faudra le porter avec sincérité. Ça, c'est un premier point. »
BFMTV · Barrage républicain, choix du Premier ministre: l'interview en intégralité de Marine TondelierVérifier à 13:16
BFMTV · Barrage républicain, choix du Premier ministre: l'interview en intégralité de Marine TondelierVérifier à 18:19
« c'est-à-dire ni RN ni LF. Ce qui est extrêmement préoccupant. Et donc j'écrirai aujourd'hui aux chefs des différents partis de la majorité présidentielle, qui n'a plus de majorité que le nom, j'écrirai à Horizon, à Renaissance, au Modem, à l'UDI. Je demanderai même à les voir parce que je veux qu'ils m'expliquent les yeux dans les yeux ce qu'ils n'ont pas compris. Je veux qu'ils m'expliquent les yeux dans les yeux pourquoi ils ne font pas la différence entre l'extrême droite et la gauche. Je veux qu'ils m'expliquent les yeux dans les yeux ce qu'ils sont en train de faire parce que ce qu'il faut que les gens sachent, c'est que les sondages montrent que ce désistement républicain pourrait faire basculer des dizaines de circonscriptions à l'extrême droite ou pas selon que la consigne est tenue ou pas par tous les partis de ce pays. Et donc, vous voyez évidemment que les électeurs, c'est eux qui décident à la fin, mais les consignes que vont donner les partis vont compter parce que quand un président de la République, quand un Premier ministre tergivert sur ce genre de sujet, ça donne un flottement. Ils sont prescripteurs quand même. Et je trouve que ce qu'ils font est vraiment extrêmement grave. Moi, j'en suis atterrée. Je pense qu'ils ont perdu leur boussole et que c'est délétère. Et donc, je leur écrirai, je demande à les rencontrer. D'ici vendredi ? D'ici vendredi ? D'ici vendredi. Et s'ils ne le font pas, j'appelle sincèrement leurs électeurs à faire barrage contre eux. Parce que je pense qu'à un moment, leurs électeurs sont plus démocrates, plus républicains et plus humanistes que eux. »
BFMTV · Barrage républicain, choix du Premier ministre: l'interview en intégralité de Marine TondelierVérifier à 3:30
« Évidemment, moi, je viens du bassin minier, du Pas-de-Calais. Et toutes les activités qu'on dit d'extractivisme, je sais quel est leur coût environnemental et quel est leur coût humain. Parce que quand on exploite les sols, en général, on exploite aussi les hommes. Et que c'est l'histoire de ma région. Donc, je le sais peut-être plus que d'autres. Ensuite, on est aujourd'hui dans une demande croissante pour les téléphones, pour les voitures. Bon, là, le lithium, c'est beaucoup pour les batteries de voitures, de ce qu'on appelle les métaux rares. Et donc, je pense qu'il ne faut pas être hypocrite. On ne peut pas dire qu'on veut des voitures électriques. Et on voit bien que tout le monde en demande. Mais on va continuer à extraire. Aujourd'hui, c'est beaucoup en Australie, en Argentine. Et c'est transformé en Chine. Et après, ça revient en Europe. Et donc, quel que soit le coût environnemental et humain, en fait, on sait qu'il sera moindre en France. Parce qu'il y aura des écologistes français. Et puis, tout simplement, la confiance des Françaises et des Français aussi, des riverains, de tout le monde va se mobiliser pour que ça se fasse dans les meilleures conditions possibles. Mais ça ne doit pas nous empêcher de nous interroger sur, évidemment, comment on va le faire. Ça, je viens de le dire. Pour limiter l'empreinte sur l'environnement, pour limiter le coût social. Mais il faut aussi se dire qu'on doit réfléchir à la sobriété des usages. Parce que le lithium, qu'il soit extrait en France, en Argentine, en Australie, ou transformé en Chine ou pas, ce n'est pas neutre pour l'environnement. Et moi, ce que je veux dire aussi, c'est qu'il ne faut pas de tabou sur ces sujets. Il faut pouvoir en parler. Moi, je suis allée en Guyane il n'y a pas longtemps où on nous vendait un projet de sudmine, là aussi, pour des métaux rares. Et les gens ont commencé à poser des questions. Attendez, moi, j'ai des champs, il y a plein de potagers, il y a des amérindiens qui sont là, il y a des défenseurs de l'environnement. Et on leur a dit, c'est stratégique. C'est un projet stratégique. Comme si le mot stratégique, ça voulait dire vous êtes trop bête pour comprendre. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Lucie Castets désignée par le NFP pour Matignon, interview d'Emmanuel Macron... Le "8h30 franceinfo" de Marine TondelierVérifier à 15:15
« Oui, mais c'est pour ça que je ne parle pas de ça. C'est pour ça que quand je parle des 40 milliards d'euros de cadeaux fiscaux aux plus riches, j'écarte ces 14 milliards, donc il en reste 40. Bon, jusque-là, vous me suivez. Donc on a des gens qui font des cadeaux fiscaux aux plus riches, qui baissent les recettes, et qui mécaniquement, du coup, augmentent le déficit et donc la dette. Vous me dites, il y a 3 milliards de dettes. Ben d'accord, il y a 3 000 milliards de dettes, mais il y avait 2 000 milliards de dettes quand ils sont arrivés au pouvoir. Donc c'est quand même leur bilan, voilà, les Mozart de la finance. Et donc, ils en arrivent là. Bon, ben ça, c'était mathématique. Et au lieu de se dire, ben, comme du coup, on est endettés, ça ne va pas, on va revenir sur les mesures qu'ils avaient prises, là, ils se tournent vers les Français, avec leur air le plus contrit, pour dire, c'est très très grave, et du coup, tout le monde va devoir faire un effort. Voilà, et donc ils voudraient qu'on les remercie, en disant, ben bien sûr, prenez nos jours fériés, les vacances de Noël, tout ça, c'est pour la France, on est très contents de le faire. Mais regardez autour de vous, dans tous les Français, combien vivent mieux aujourd'hui qu'ils ne vivaient au début du mandat d'Emmanuel Macron ? Très très peu. Et en fait, ils sont tous au gouvernement, et dans les cercles très très proches d'amis du gouvernement. Donc ça commence à se voir, voilà. »
BFMTV · Mouvement du 10 septembre, budget 2026, censure… L'interview en intégralité de Marine TondelierVérifier à 5:40
BFMTV · Guerre en Ukraine, interdiction des PFAS, SUV... L'interview de Marine Tondelier en intégralitéVérifier à 5:29
« Il faut avoir le moral bien accroché quand même pour rester zen et inflexible en entendant ce genre de phrase. Parce que sur l'écologie, la réalité c'est que c'est du sabotage organisé ce qui s'est passé sur le budget d'écologie. On avait un budget qui, on le sait, est insuffisant. En février dernier, Gabriel Attal, je ne sais pas si vous vous rappelez, a fait 10 milliards de coupes budgétaires par décret comme ça, hop, d'un trait de plume. Sur ces 10 milliards d'économies budgétaires, sur tout le budget de l'État, il a fait 2 milliards d'économies sur l'écologie. 20% des économies étaient sur l'écologie qui ne représentent pas 20% du budget de la France. Donc en fait, on s'était pris, en gros, les balles perdues. Ensuite vient le budget Barnier, 2 milliards aussi de coupes budgétaires sur l'écologie. Ce budget Barnier est censuré, le gouvernement tombe, pas que sur des raisons écologiques, mais pour nous en grande partie. Arrive François Bayrou, avec qui on a des discussions stupéfiantes, on vient lui parler, il est installé à Matinon depuis quelques jours, on lui dit qu'allez-vous faire ? Il nous parle de ces pistes cyclables à Pau, on dit mais on ne parle pas au maire de Pau, on parle au Premier ministre, qu'allez-vous faire ? Mais, mais, mais, j'ai aussi fait des réseaux chaleur à Pau. Ok, d'accord, bon, et pour le budget de l'État ? Et puis, on n'est pas déçus, puisque quand le budget arrive au Sénat, là, pour le coup, avec le gouvernement Bayrou aux manettes, c'est 1,3 milliard de baisse supplémentaire pour l'écologie. Alors, j'ai entendu le collègue socialiste, Philippe Brun, sortir de commissions disparitaires en disant qu'on a arraché 300 millions en plus pour l'écologie. Enfin oui, quand on enlève 3,3 milliards et qu'on retrouve 300 millions, on a quand même perdu 3 milliards entre-temps pour l'écologie. Et donc, quand la ministre me dit là que franchement, on a fait perdre du temps à l'écologie, je vais vous dire, ce gouvernement a censuré l'écologie dans le budget. Il était très logique que les écologistes censurent le gouvernement. »
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« On dirait mon fils de 5 ans quand il triche au Monopoly Junior. C'est-à-dire qu'il joue au jeu. Et puis, c'est normal chez les enfants de 5 ans, c'est-à-dire qu'au fur et à mesure de la partie, il dit, oui, mais ça, en fait, je ne t'avais pas expliqué, maman, en fait, c'est parce qu'il y a une nouvelle règle. Puis ça, en fait, tu n'as pas bien compris. Puis ça, quand je joue avec papa, on fait comme ça. Les enfants font ça. On le sait, ça nous fait rire. Donc Emmanuel Macron triche aujourd'hui. Et on leur apprend à ne plus le faire et à ne pas tricher. Il triche aujourd'hui. Emmanuel Macron, il est président de la République. Il faut être sérieux. En plus, je vais vous dire, on se prend des leçons de morale sur c'est les Jeux Olympiques. Il faut être sage. »
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« – C'est ce que j'allais vous expliquer. Premièrement, suspension, on l'a dit, ça veut tout dire et rien dire. Donc on sera extrêmement attentif à ce qui est annoncé précisément, et on aura d'ici le discours de politique générale, un rendez-vous, un nouveau rendez-vous avec le ministre, pour pouvoir discuter précisément de ce qu'il prévoit d'annoncer, et leur dire tout ce qui ne nous convient pas dans ce qu'il prévoit d'annoncer. Vous voyez, il y a encore des alertours qui sont prévus. Par ailleurs, je ne vais pas vous donner tout mon carnet de balles, mais on travaille activement et en échange souvent, j'étais encore avec lui au téléphone cet après-midi. Deuxièmement, cette suspension, abrogation de la réforme des retraites est une condition nécessaire, j'insiste bien sur le nécessaire, il n'y a pas de discussion sans ça, mais non suffisante. C'est-à-dire que ce n'est pas parce qu'ils auront lâché sur les retraites ce qu'ils vont être obligés de faire, qu'il n'y aura aucune autre demande écologiste, et que suspension, abrogation de la réforme des retraites vaut non censure. – Alors c'est quoi les autres demandes ? On vit dans un monde où l'habitabilité de la planète dans les 30 prochaines années est résumée en question, où les espèces de faune, de flore disparaissent, où la banquise fond, et où on ne peut plus garantir une planète habitable à nos enfants. Alors oui, l'écologie c'est important, et on ne peut pas supporter de voir comme ça ce gouvernement, qui en plus vient de remettre avec des mois de retard un plan national d'adaptation au changement climatique, et je pense que ça veut dire beaucoup pour les personnes qui habitent en zone inondable, qui ont eu des fissures dans leur maison, qui sont confrontées quotidiennement à les fondements de la diversité, aux agriculteurs aussi. – Mais vous demandez une mesure concrète pour ne pas censurer le gouvernement sur l'environnement ? – Ce qu'on demande, c'est que ce plan est le moyen financier d'être adopté. Et aujourd'hui, on constate, on a entendu que Macron parlait de réarmement démographique, pas démocratique, ça n'en y est pas. Enfin, sur plein de sujets, il voulait tout réarmer, et à la fin, c'est l'écologie qui s'est pris la balle. Au printemps dernier, d'un trait de plume, ils ont fait par décret comme ça 10 milliards d'économies. Sur les 10 milliards d'économies, ils avaient prévu 2 milliards d'économies, rien que pour l'écologie, qui ne représente pas 20% du budget de la France. Et donc, on voit bien que dès qu'il faut faire des sacrifices, c'est l'écologie en première ligne. C'est le seul moment d'ailleurs où ils mettent l'écologie en première ligne. Et donc, on a listé tous les reculs en arrière inacceptables, budgétaires, qui avaient été acceptés par M. Barnier. 0€ sur le fonds vélo, moins 60% sur le fonds vert, moins 500 millions sur l'électrification des flocs électriques, moins 137 millions sur la biodiversité. On a calculé ces renoncements. Ma prime éco-rénove aussi, quand on supprime 1 milliard sur ma prime éco-rénove, comme ça a été fait, c'est 150 000 logements qu'on ne peut pas rénover en un an. C'est l'équivalent de toute la ville de Lyon ou de toute la ville de Rennes. »
BFMTV · Budget: l'interview de Marine Tondelier (les Écologistes) en intégralitéVérifier à 5:07
« Mais c'est exactement ce que j'allais vous dire, parce que moi, je vais vous le dire dans l'autre sens. J'ai un sondage entre les mains qu'on a commandé, qu'on a reçu hier soir, qui montre que les électeurs... »
BFMTV · Barrage républicain, choix du Premier ministre: l'interview en intégralité de Marine TondelierVérifier à 1:25