

« Le syndrome de l'autruche, c'est un mécanisme mental qui fait que face à des nouvelles très dures, le cerveau se bloque, se protège de mauvaises nouvelles. »
« Là je voyais maintenant que les ultra-riches, ils se construisaient des igloos d'intérieur, fort bien. Bon, eh bien pendant ce temps-là, nous, on est victime des canicules, quatrième vague bientôt, les agriculteurs perdent leur production, des Français perdent leur maison, et on n'est pas aidés et protégés par rapport à ça. »
« Les neuroscientifiques le décrivent très bien. C'est le même que si vous avez un examen médical angoissant et que vous n'allez pas ouvrir l'enveloppe parce que vous avez peur du résultat. »
« Ensuite, il faut écouter ce que disent les experts des forêts. Ils ont toujours dit que les monocultures, c'était pas bon. C'est pas des forêts qui sont là en fait pour rafraîchir ou juste pour la beauté de la nature. C'est des forêts qui sont là pour l'exploitation sylvicol. »
« Ben non, parce qu'en fait ce qu'il promouvait, c'était des coupes rases et des plantations d'espèces qui poussent très très vite, qui sont exploitables très rapidement, ce qui était vraiment un objectif de rentabilité plus que de protection de l'environnement et de lutte contre le changement climatique. »
« Bien sûr, et vous savez, on a des experts de la forêt dans ce pays, que ça s'appelle l'Office National des Forêts, l'OMF. L'ONF, et ils ont perdu 40% de leurs moyens ces dernières années sur des mesures gouvernementales, tout comme d'ailleurs Météo France, que le gouvernement prévoyait de remplacer petit à petit par l'intelligence artificielle. »
« Le vrai risque, c'est que dès que les incendies sont derrière nous, ce n'est pas tout de suite, et que les températures baissent un petit peu, on a tous envie de passer à une autre chose. »
« Ce n'est pas une question d'intelligence, c'est vraiment un mécanisme de protection. »
« Et puis, vous savez comment marche le système médiatique. Une actualité en chasse une autre, ça va très très vite dans la société actuelle. »
« Et tout le monde aura envie de penser à autre chose à la rentrée. »
« Donc maintenant les supériotes, les jets privés, par exemple les jets privés, il faut leur interdire d'atterrir en France et en Europe, point. C'est terminé en 2026, c'est plus possible. »
« Ce qu'il promouvait, c'était des coupes rases et des plantations d'espèces qui poussent très très vite, qui sont exploitables très rapidement, ce qui était vraiment un objectif de rentabilité plus que de protection de l'environnement et de lutte contre le changement climatique. »
« Quand on a monté la sécurité sociale dans les années 45, là juste après la guerre, évidemment, le risque climatique, on ne l'avait pas encore tous en tête comme ça, il était beaucoup plus loin. Aujourd'hui, maintenant qu'il est là, on doit protéger tous les Français, et c'est le rôle de l'État, face au risque climatique. »
« Le vrai risque, c'est que dès que les incendies sont derrière nous, ce n'est pas tout de suite, et que les températures baissent un petit peu, on a tous envie de passer à une autre chose. Et puis, vous savez comment marche le système médiatique. Une actualité en chasse une autre, ça va très très vite dans la société actuelle. »
« Et puis, il faut un État-providence climatique. »
« Eux, ils ne font qu'aggraver les mesures, par exemple dire qu'on pourra faire plus de méga porcherie et plus de méga élevage de volaille. Est-ce que c'est vraiment le moment et la priorité, sachant qu'on sait la contribution de l'élevage au changement climatique ? »
« C'est pour ça qu'on veut une sécurité sociale de l'alimentation. »
« On a quand même une majorité présidentielle et puis beaucoup de gens qui sont à leur droite qui ont voté depuis des années beaucoup de recul dans la lutte contre le climat et qui ont même voté contre les mesures que nous nous proposions pour améliorer la protection civile, les conditions de travail des pompiers. »
« Il y a plein de mesures sur lesquelles l'État doit s'engager pour nous protéger, ce n'est pas ce qu'ils font. Eux, ils ne font qu'aggraver les mesures, par exemple dire qu'on pourra faire plus de méga porcherie et plus de méga élevage de volaille. »
« Ben non, nous on n'est pas les petits éleveurs qui crèvent d'ailleurs de ces méga élevages pour manger de la viande de meilleure qualité, accessible à tout le monde. C'est pour ça qu'on veut une sécurité sociale de l'alimentation. »