Est-ce que vous allez l'appeler entre-temps ?
Réponse directeC'est vraisemblable, oui.
« C'est vraisemblable, oui. »

Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Répartition sur 143 questions évaluables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
C'est vraisemblable, oui.
« C'est vraisemblable, oui. »
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Pour l'instant, je n'ai pas beaucoup entendu l'extrême droite appeler à manifester. Ils sont encore en vacances, donc on ne sait pas ce qu'ils vont faire. Ils n'appellent pas à manifester. Ils ne disent pas qu'ils vont censurer. Comme d'habitude, ils ne servent à rien. Ils sont à la traîne. Ils sont à la traîne des mouvements sociaux au Rassemblement national. Comme d'habitude, ils arriveront après la bataille pour dire que c'est grâce à eux. C'est un autre côté du problème. Mais moi, pour répondre au monsieur qui parlait des luttes sociales et de comment il y a plusieurs causes qu'il pouvait amener à manifester, je crois profondément à la convergence des luttes. Je crois à la convergence des luttes sociales, féministes, antiracistes, environnementales. Et je pense que mises bout à bout, ces luttes, elles amènent aussi sur un projet alternatif. Vous parlez des agriculteurs. Moi, je suis petite fille de betteraviers. On ne va pas régler le problème des betteraves et de l'acétamipride là sur ce plateau. Il faut des recherches pour trouver des alternatives qui ne sont pas menées parce qu'il n'y a aussi plus de budget pour les recherches. Et les agriculteurs le savent. On en entier soutien pour trouver des alternatives et on les cherchera et on les trouvera avec eux. Mais 83% des Français étaient contre qu'on remette ces pesticides dans l'air. Mais ces mêmes Français sont pour que les agriculteurs aient une vie digne. Moi, je ne combats pas contre les agriculteurs et la plupart des agriculteurs ne combattent pas contre les écologistes. On a beaucoup de combats qu'on mène ensemble depuis 40 ans. Qui a défendu et fait ralentir l'artificialisation des sols ? Les agriculteurs et les écologistes ensemble. Qui a fait en sorte qu'on se batte contre les traités de libre-échange comme le Mercosur ? Les agriculteurs et les écologistes ensemble. Qui s'est battu pour mettre des produits bio et locaux dans les cantines pour causer des débouches chez les écologistes et les agriculteurs ensemble. Et on se bat aussi pour leurs revenus. On a fait adopter à l'Assemblée nationale une proposition loi sur les revenus planchers des agriculteurs et c'était les écologistes. Donc vous voyez, on peut marcher ensemble sur beaucoup de sujets. »
Oui, je disais qu'il faut que la solution soit trouvée dans le cadre du Front Républicain. Et entre le Front Républicain, c'est-à-dire les partis qui représentent les électeurs qui ont fait le barrage au Rassemblement National et grâce à qui, je les en remercie chaque jour de ma vie, Jordan Bardella n'est pas à Matignon aujourd'hui. Et ce que propose Emmanuel Macron le cadre de négociations aujourd'hui, il y a un petit hiatus.
« Oui, je disais qu'il faut que la solution soit trouvée dans le cadre du Front Républicain. Et entre le Front Républicain, c'est-à-dire les partis qui représentent les électeurs qui ont fait le barrage au Rassemblement National et grâce à qui, je les en remercie chaque jour de ma vie, Jordan Bardella n'est pas à Matignon aujourd'hui. Et ce que propose Emmanuel Macron le cadre de négociations aujourd'hui, il y a un petit hiatus. »
Oui, je disais qu'il faut que la solution soit trouvée dans le cadre du Front Républicain. Et entre le Front Républicain, c'est-à-dire les partis qui représentent les électeurs qui ont fait le barrage au Rassemblement National et grâce à qui, je les en remercie chaque jour de ma vie, Jordan Bardella n'est pas à Matignon aujourd'hui. Et ce que propose Emmanuel Macron le cadre de négociations aujourd'hui, il y a un petit hiatus.
« Oui, je disais qu'il faut que la solution soit trouvée dans le cadre du Front Républicain. Et entre le Front Républicain, c'est-à-dire les partis qui représentent les électeurs qui ont fait le barrage au Rassemblement National et grâce à qui, je les en remercie chaque jour de ma vie, Jordan Bardella n'est pas à Matignon aujourd'hui. Et ce que propose Emmanuel Macron le cadre de négociations aujourd'hui, il y a un petit hiatus. »
Vous vous doutez bien que si je ne suis pas invitée à l'Élysée ce matin, c'est que je suis réputée être un peu solide sur mes appuis et être assez vertébrée politique. Je constate qu'Emmanuel Macron choisit ses interlocuteurs et ça m'interpelle. Et donc, j'en appelle la responsabilité du Parti socialiste et je rappelle la promesse de début d'une autre populaire. Je ne comprends pas ce que vous voulez faire. Je vous dis qu'il y a eu deux faits politiques majeurs cet été. Le premier, c'est que l'immense majorité des députés qui sont à l'Assemblée nationale, c'est-à-dire si j'enlève le RN et Ciotti, ont été élus par des gens en partie qui voulaient voter pour leur programme, mais aussi très ma…
« Vous vous doutez bien que si je ne suis pas invitée à l'Élysée ce matin, c'est que je suis réputée être un peu solide sur mes appuis et être assez vertébrée politique. »
« Je constate qu'Emmanuel Macron choisit ses interlocuteurs et ça m'interpelle. Et donc, j'en appelle la responsabilité du Parti socialiste et je rappelle la promesse de début d'une autre populaire. Je ne comprends pas ce que vous voulez faire. »
« Je vous dis qu'il y a eu deux faits politiques majeurs cet été. Le premier, c'est que l'immense majorité des députés qui sont à l'Assemblée nationale, c'est-à-dire si j'enlève le RN et Ciotti, ont été élus par des gens en partie qui voulaient voter pour leur programme, mais aussi très majoritairement par des gens qui voulaient faire barrage au Rassemblement national. C'est ça qui unit le liant qu'on peut trouver dans une majorité absolue à l'Assemblée nationale, c'est celui-là. »
C'est sûrement ce que souhaite Emmanuel Macron et le Parti Socialiste ne peut pas tomber dans ce piège. Parce que moi, je peux me montrer responsable, écrire à tous les chefs de parti, d'ailleurs tous, j'ai pu les avoir au téléphone, sauf un, Gabriel Attal. Et donc je vous dis, entre la provocation d'Emmanuel Macron, la non-réponse de Gabriel Attal, un point plus un point, ça fait une ligne. OK ? Mais donc, ce que je dis au Parti Socialiste, c'est que nous devons être fidèles aux électeurs de juin et juillet dernier. Moi, je suis fidèle à la promesse du nouveau Front Populaire.
« C'est sûrement ce que souhaite Emmanuel Macron et le Parti Socialiste ne peut pas tomber dans ce piège. Parce que moi, je peux me montrer responsable, écrire à tous les chefs de parti, d'ailleurs tous, j'ai pu les avoir au téléphone, sauf un, Gabriel Attal. Et donc je vous dis, entre la provocation d'Emmanuel Macron, la non-réponse de Gabriel Attal, un point plus un point, ça fait une ligne. OK ? Mais donc, ce que je dis au Parti Socialiste, c'est que nous devons être fidèles aux électeurs de juin et juillet dernier. Moi, je suis fidèle à la promesse du nouveau Front Populaire. »
Oui, je disais qu'il faut que la solution soit trouvée dans le cadre du Front Républicain. Et entre le Front Républicain, c'est-à-dire les partis qui représentent les électeurs qui ont fait le barrage au Rassemblement National et grâce à qui, je les en remercie chaque jour de ma vie, Jordan Bardella n'est pas à Matignon aujourd'hui. Et ce que propose Emmanuel Macron le cadre de négociations aujourd'hui, il y a un petit hiatus.
« Oui, je disais qu'il faut que la solution soit trouvée dans le cadre du Front Républicain. Et entre le Front Républicain, c'est-à-dire les partis qui représentent les électeurs qui ont fait le barrage au Rassemblement National et grâce à qui, je les en remercie chaque jour de ma vie, Jordan Bardella n'est pas à Matignon aujourd'hui. Et ce que propose Emmanuel Macron le cadre de négociations aujourd'hui, il y a un petit hiatus. »
Alors, les écologistes sont en général sur la ligne des écologistes. On ne définit pas notre ligne, ni en fonction de la France insoumise, ni en fonction du Parti Socialiste. Notre ligne est écologiste. Donc notre ligne, je pense qu'elle est claire. J'ai été la première à écrire à tous les chefs de parti qui avaient participé au Front Républicain. Les Républicains, je n'ai pas bien compris, c'est dans le Front Républicain, donc dans le doute, je ne l'aurais pas écrit. S'ils veulent venir, ils m'appellent. Mais on a écrit à tout le monde, dès le mercredi, avant même le vote de la censure. J'ai écrit hier une lettre ouverte au président de la République pour lui demander une chose, en urgence…
« Alors, les écologistes sont en général sur la ligne des écologistes. On ne définit pas notre ligne, ni en fonction de la France insoumise, ni en fonction du Parti Socialiste. Notre ligne est écologiste. Donc notre ligne, je pense qu'elle est claire. J'ai été la première à écrire à tous les chefs de parti qui avaient participé au Front Républicain. Les Républicains, je n'ai pas bien compris, c'est dans le Front Républicain, donc dans le doute, je ne l'aurais pas écrit. S'ils veulent venir, ils m'appellent. Mais on a écrit à tout le monde, dès le mercredi, avant même le vote de la censure. J'ai écrit hier une lettre ouverte au président de la République pour lui demander une chose, en urgence, qu'il ne nomme pas de Premier ministre en précipitation à 20h, comme il avait l'intention de le faire. Et de ce point de vue-là, nous avons réussi à nous interposer entre lui et les Français, parce qu'il avait ce petit réflexe d'aller très vite et d'emporter le match. Donc ça, c'est une première victoire. Ensuite, je pense vraiment qu'aujourd'hui, l'urgence est de ne pas se précipiter, et de se poser et de réfléchir. Parce que que fait Emmanuel Macron ? La première chose, c'est qu'il dessine son propre arc républicain, dans lequel, déjà manifestement, on peut se dire entre nous qu'il n'a plus beaucoup de flèches. Puisqu'il le réduit de partout, et donc à la fin, c'est très réduit. Et puis on voit bien que ce n'est pas fini. »
Alors, les écologistes sont en général sur la ligne des écologistes. On ne définit pas notre ligne, ni en fonction de la France insoumise, ni en fonction du Parti Socialiste. Notre ligne est écologiste. Donc notre ligne, je pense qu'elle est claire. J'ai été la première à écrire à tous les chefs de parti qui avaient participé au Front Républicain. Les Républicains, je n'ai pas bien compris, c'est dans le Front Républicain, donc dans le doute, je ne l'aurais pas écrit. S'ils veulent venir, ils m'appellent. Mais on a écrit à tout le monde, dès le mercredi, avant même le vote de la censure. J'ai écrit hier une lettre ouverte au président de la République pour lui demander une chose, en urgence…
« Alors, les écologistes sont en général sur la ligne des écologistes. On ne définit pas notre ligne, ni en fonction de la France insoumise, ni en fonction du Parti Socialiste. Notre ligne est écologiste. Donc notre ligne, je pense qu'elle est claire. J'ai été la première à écrire à tous les chefs de parti qui avaient participé au Front Républicain. Les Républicains, je n'ai pas bien compris, c'est dans le Front Républicain, donc dans le doute, je ne l'aurais pas écrit. S'ils veulent venir, ils m'appellent. Mais on a écrit à tout le monde, dès le mercredi, avant même le vote de la censure. J'ai écrit hier une lettre ouverte au président de la République pour lui demander une chose, en urgence, qu'il ne nomme pas de Premier ministre en précipitation à 20h, comme il avait l'intention de le faire. Et de ce point de vue-là, nous avons réussi à nous interposer entre lui et les Français, parce qu'il avait ce petit réflexe d'aller très vite et d'emporter le match. Donc ça, c'est une première victoire. Ensuite, je pense vraiment qu'aujourd'hui, l'urgence est de ne pas se précipiter, et de se poser et de réfléchir. Parce que que fait Emmanuel Macron ? La première chose, c'est qu'il dessine son propre arc républicain, dans lequel, déjà manifestement, on peut se dire entre nous qu'il n'a plus beaucoup de flèches. Puisqu'il le réduit de partout, et donc à la fin, c'est très réduit. Et puis on voit bien que ce n'est pas fini. »
Si vous commencez votre négociation en lâchant le point sur lequel les Français sont les plus remontés, sur lesquels, y compris, il y a une majorité à l'Assemblée nationale pour tenir, alors vous commencez mal votre négociation. Et surtout, je vous dis une chose. Mais je vous dis une chose, le nouveau Front Populaire, il est né parce qu'il y avait une urgence dans ce pays et qu'il a gagné parce que les électeurs avaient besoin de cet espoir, de ce souffle, de ce sursaut, ils y ont contribué. Et on ne peut pas les trahir. Et le Parti Socialiste ne peut pas commencer par larguer les amarres, par larguer les amarres, en disant, ciao, nouveau Front Populaire, nous allons maintenant discuter ave…
« Si vous commencez votre négociation en lâchant le point sur lequel les Français sont les plus remontés, sur lesquels, y compris, il y a une majorité à l'Assemblée nationale pour tenir, alors vous commencez mal votre négociation. Et surtout, je vous dis une chose. »
« Mais je vous dis une chose, le nouveau Front Populaire, il est né parce qu'il y avait une urgence dans ce pays et qu'il a gagné parce que les électeurs avaient besoin de cet espoir, de ce souffle, de ce sursaut, ils y ont contribué. Et on ne peut pas les trahir. Et le Parti Socialiste ne peut pas commencer par larguer les amarres, par larguer les amarres, en disant, ciao, nouveau Front Populaire, nous allons maintenant discuter avec les Républicains. Personne ne le comprendrait, y compris au sein de leur propre famille politique. Et donc, je pense que si c'est la voie qu'ils ont l'intention d'employer, alors ils se fourvoient. Je le dis très clairement et j'adresse cet avertissement à Olivier Faure parce que, vous savez, ce genre de renoncement, on en a connu de la part du Parti Socialiste, ça se paie cher, très cher et très longtemps. Donc, ils le savent. »
Oui, je disais qu'il faut que la solution soit trouvée dans le cadre du Front Républicain. Et entre le Front Républicain, c'est-à-dire les partis qui représentent les électeurs qui ont fait le barrage au Rassemblement National et grâce à qui, je les en remercie chaque jour de ma vie, Jordan Bardella n'est pas à Matignon aujourd'hui. Et ce que propose Emmanuel Macron le cadre de négociations aujourd'hui, il y a un petit hiatus.
« Oui, je disais qu'il faut que la solution soit trouvée dans le cadre du Front Républicain. Et entre le Front Républicain, c'est-à-dire les partis qui représentent les électeurs qui ont fait le barrage au Rassemblement National et grâce à qui, je les en remercie chaque jour de ma vie, Jordan Bardella n'est pas à Matignon aujourd'hui. Et ce que propose Emmanuel Macron le cadre de négociations aujourd'hui, il y a un petit hiatus. »
– Marine Tendulier, je vous ai là encore entendu parler de dérive illibérale dans la volonté du président de la République d'écarter le nouveau Front populaire. Je voudrais vous montrer ce qu'a publié sur les réseaux sociaux Dominique Rousseau. – Vous voyez, le constitutionnaliste, il était à vos côtés d'ailleurs pendant le combat contre la réforme des retraites. Il considérait que c'était effectivement, là pour le coup, une sorte de déni de démocratie parlementaire, la façon dont le texte était discuté. Voilà ce que dit Dominique Rousseau aujourd'hui. Assurer le fonctionnement régulier des pouvoirs publics, article 5 de la Constitution, c'est s'assurer que le Premier ministre qui va être n…
« – Marine Tendulier, je vous ai là encore entendu parler de dérive illibérale dans la volonté du président de la République d'écarter le nouveau Front populaire. Je voudrais vous montrer ce qu'a publié sur les réseaux sociaux Dominique Rousseau. – Vous voyez, le constitutionnaliste, il était à vos côtés d'ailleurs pendant le combat contre la réforme des retraites. Il considérait que c'était effectivement, là pour le coup, une sorte de déni de démocratie parlementaire, la façon dont le texte était discuté. Voilà ce que dit Dominique Rousseau aujourd'hui. Assurer le fonctionnement régulier des pouvoirs publics, article 5 de la Constitution, c'est s'assurer que le Premier ministre qui va être nommé ne sera pas immédiatement renversé par une motion de censure élémentaire. « Non, ce n'est pas un membre des Républicains, ce n'est pas un homme de droite, c'est quelqu'un qui connaît la Constitution et qui là semble dire qu'au fond, ce que fait le président de la République, c'est précisément l'article 5 de la Constitution. » »
« – Les membres de la majorité présidentielle, pardon, disent « personne n'a démontré qu'au moment où Lucie Casté serait éventuellement nommée, elle ne serait pas renversée dès le lendemain, puisque toutes les forces politiques reçues à l'Élysée ont dit « nous, ministres insoumis ou pas », avec d'ailleurs, vous avez raison, des changements de pied et une façon un peu embarrassée d'expliquer qu'au fond, le sujet, ce ne sont plus les ministres insoumis. Mais le résultat est elle-même. Ils disent « nous, il y a un gouvernement comme ça, on censure tout de suite. » »
« – S'il y a des accords politiques, il censure et… »
– Parce que Laurent Wauquiez dit, il n'y a pas question de participer à une quelconque coalition. – Donc ça c'est ce qui vous inquiète. – Vous parliez d'union. Vous n'êtes pas inquiète de voir que précisément à gauche, en ce moment même, sur un élément important, savoir quelle doit être la stratégie face à la décision du président de la République de ne pas nommer un gouvernement nouveau Front Populaire. La France Insoumise dit, il faut aller dans la rue, il faut assumer le rapport de force, le bras de fer. Le Parti Socialiste dit non, nous on n'appelle pas à manifester. Vous, je mets 4 minutes à essayer d'avoir une réponse. – Pardon, mais l'argument n'est pas un argument logistique.
« – Parce que Laurent Wauquiez dit, il n'y a pas question de participer à une quelconque coalition. »
« – Donc ça c'est ce qui vous inquiète. »
« – Vous parliez d'union. Vous n'êtes pas inquiète de voir que précisément à gauche, en ce moment même, sur un élément important, savoir quelle doit être la stratégie face à la décision du président de la République de ne pas nommer un gouvernement nouveau Front Populaire. La France Insoumise dit, il faut aller dans la rue, il faut assumer le rapport de force, le bras de fer. Le Parti Socialiste dit non, nous on n'appelle pas à manifester. Vous, je mets 4 minutes à essayer d'avoir une réponse. »
Non, c'est du cinéma aussi, et je vous ai dit que je n'étais pas une grande fan. Après, je salue l'artiste, je vois bien l'émoi que ça provoque dans la population, mais c'est une question de génération aussi, sûrement. Il y a des gens qui ont grandi avec lui, avec ses films, qui se sont peut-être identifiés à lui en pour ou en contre. En tout cas, c'est toujours des moments un peu uniques dans la vie d'un pays. Et donc, je pense que pendant quelques jours, ça va être aussi au centre de l'actualité.
« Non, c'est du cinéma aussi, et je vous ai dit que je n'étais pas une grande fan. Après, je salue l'artiste, je vois bien l'émoi que ça provoque dans la population, mais c'est une question de génération aussi, sûrement. Il y a des gens qui ont grandi avec lui, avec ses films, qui se sont peut-être identifiés à lui en pour ou en contre. En tout cas, c'est toujours des moments un peu uniques dans la vie d'un pays. Et donc, je pense que pendant quelques jours, ça va être aussi au centre de l'actualité. »
La priorité des écologistes, c'est d'obtenir une cohabitation. Toute notre énergie est dirigée vers le fait que Lucie Casté soit bien nommée première ministre par Emmanuel Macron à l'issue des consultations du 23 août. Et vous voyez bien que c'est quand même ça l'objectif de tout le monde au sein du nouveau Front populaire. Après, le nouveau Front populaire, c'est une coalition. Donc il y a différentes familles politiques qui travaillent ensemble. Et donc chacun réagit à sa manière, à une situation quand même très paradoxale, très particulière, très perturbante aussi, très inquiétante, qui est celle d'un président de la République qui a seul, en juin dernier, décidé de faire une cohabitatio…
« La priorité des écologistes, c'est d'obtenir une cohabitation. Toute notre énergie est dirigée vers le fait que Lucie Casté soit bien nommée première ministre par Emmanuel Macron à l'issue des consultations du 23 août. Et vous voyez bien que c'est quand même ça l'objectif de tout le monde au sein du nouveau Front populaire. Après, le nouveau Front populaire, c'est une coalition. Donc il y a différentes familles politiques qui travaillent ensemble. Et donc chacun réagit à sa manière, à une situation quand même très paradoxale, très particulière, très perturbante aussi, très inquiétante, qui est celle d'un président de la République qui a seul, en juin dernier, décidé de faire une cohabitation. Une dissolution pour commencer. Mais il devait quand même se douter un peu du résultat. Et donc personne ne lui a demandé de poser cette question aux Français, mais il a posé aux Français une question extrêmement claire. Pouvez-vous ou non d'une cohabitation ? Et les Français ont répondu très clairement. Après, tout l'été, on a attendu, le remaniement n'est jamais venu. C'est quand même un problème parce qu'il nous a dit, non mais vous n'avez pas bien compris, c'est irrespectueux, impossible, irresponsable de changer de Premier ministre pendant l'été. »
« Je n'ai pas les formes, je vous ai donné la position des écologistes qui est de rechercher une cohabitation. »
« Ce n'est pas ni la ligne ni la priorité des écologistes. Est-ce que c'est grave qu'il l'ait fait ? Non. Est-ce que c'est notre position ? Non plus. Est-ce qu'il faut faire tout un plat ? Non plus. Ça veut dire que vous n'avez pas été consulté concrètement avant cette tribune ? Si ça nous avait été annoncé, parce qu'il se trouve que je faisais mon interview de rentrée dans le même journal. Donc Emmanuel Bompard m'avait appelé en disant, je crois que tu fais l'interview ce matin, tu auras peut-être une question là-dessus. Voilà, je t'en informe. C'est des bons procédés entre partenaires. Après, vous savez, on ne va pas toujours être lié entre les choses que vont dire les uns les autres. Moi, je suis écologiste. Il y a parfois des choses où j'aurai des choses à dire au nom de mon mouvement, qui ne plairont peut-être pas à Fabien Roussel ou à Olivier Faure ou à Manuel Bompard. Et mon devoir d'écologiste sera de les dire quand même. Les insoumis, ils sont insoumis. Donc c'est pour ça qu'il y a des gens qui votent pour eux. C'est aussi pour ça qu'il y a des gens qui ne votent pas pour eux. C'est leur particularité. Et moi, vous savez, je suis une écologiste, donc je suis pour la biodiversité et pour le respect des écosystèmes. Le Nouveau Front Populaire est un écosystème qui est riche de sa diversité. Et donc, moi, je suis écologiste et je sais pourquoi, mais je ne vais pas passer mon temps à dire que les insoumis devraient être plus écolos, que les socialistes et les communistes devraient aussi être plus comme moi. Voilà, tout le monde a sa place dans le Nouveau Front Populaire. »
Ce que je pense, c'est que vous avez envie de voir le mal tout le temps, partout. Et moi, c'est la rentrée politique, donc j'ai envie d'être très positive. Laissez-moi répondre. C'est la rentrée, j'ai envie d'être positive. Vous voyez, par exemple, la semaine dernière, Lucie Casté, avec tous les présidents de groupes parlementaires de tous nos fronts populaires, a adressé un courrier à tous les parlementaires députés, sénateurs. À l'exception du RN. C'est normal. C'est assumé parfaitement et c'est légitime. Vous avez eu des réponses ? Ce que je veux vous dire, c'est que nous sommes dans une démarche d'ouverture, de tendre la main, de prise de hauteur, et que nous le faisons ensemble. C'est…
« Ce que je pense, c'est que vous avez envie de voir le mal tout le temps, partout. Et moi, c'est la rentrée politique, donc j'ai envie d'être très positive. »
« Laissez-moi répondre. C'est la rentrée, j'ai envie d'être positive. Vous voyez, par exemple, la semaine dernière, Lucie Casté, avec tous les présidents de groupes parlementaires de tous nos fronts populaires, a adressé un courrier à tous les parlementaires députés, sénateurs. À l'exception du RN. C'est normal. C'est assumé parfaitement et c'est légitime. Vous avez eu des réponses ? Ce que je veux vous dire, c'est que nous sommes dans une démarche d'ouverture, de tendre la main, de prise de hauteur, et que nous le faisons ensemble. C'est ce qui montre que nous sommes une coalition qui est cohérente et solide. Le même jour, le lendemain, je crois, Stéphane Séjourné et Gabriel Attal font un courrier au nom de Renaissance. Puis Horizon fait un courrier au nom d'Horizon. Pendant ce temps-là, le Modem, le troisième composant de cette ex-majorité parlementaire, Marc Fénaud, président de groupe parlementaire Modem, lui dit « Non, non, non, il n'y aurait pas fallu faire de courrier ». Ce que je veux vous dire, c'est qu'on garde nos spécificités et les insoumis peuvent faire des choses insoumises. D'ailleurs, ils sont insoumis, c'est ce qui les caractérise, que nous, on peut faire des choses écolos, des choses socialistes, des choses communistes, mais qu'on est en mesure aussi de faire des choses ensemble, parce que l'essentiel nous rassemble et que c'est ça qui compte. Ce que je vous dis, c'est que vous pouvez me citer tous les problèmes que vous voulez, me dire par exemple, parce que je sens que c'est la prochaine question, qu'on n'a pas de majorité absolue et donc comment on va faire, c'est impossible, etc. Ok, mais ce que je veux vous dire, c'est qu'on est dans un moment politique qui est extrêmement perturbé, extrêmement déstabilisant. Une majorité absolue, il n'y en a pas. Alors vous pouvez me dire « Vous ne l'avez pas, certes, mais les autres non plus et encore moins ». Et donc ce que je veux vous dire ce matin, c'est qu'on peut décider de voir toujours le négatif, ce qui ne va pas, et en fait, il n'y a pas grand-chose qui va. Donc ça va être très déprimant. Ou alors on se concentre sur ce qui va, sur ce qu'on peut faire, sur le chemin d'espoir, sur le chemin de crête là qui existe et que le nouveau Front populaire emprunte depuis le départ et emprunte avec succès contre l'ensemble des bookmakers. C'est là-dessus que je choisis de me concentrer et de mettre l'intégralité de mon énergie, c'est même mon devoir politique, parce que sinon ce qui va se passer, c'est que de jour en jour, je vais venir sur les plateaux télé commenter le feuilleton politique. Je vais commenter la crise institutionnelle comme si c'était une série télé et que je venais chaque jour commenter le nouvel épisode que tout le monde attend avec suspense. »
Ça ne peut que bien se passer.
« Ça ne peut que bien se passer. »
Ce que je pense, c'est que vous avez envie de voir le mal tout le temps, partout. Et moi, c'est la rentrée politique, donc j'ai envie d'être très positive. Laissez-moi répondre. C'est la rentrée, j'ai envie d'être positive. Vous voyez, par exemple, la semaine dernière, Lucie Casté, avec tous les présidents de groupes parlementaires de tous nos fronts populaires, a adressé un courrier à tous les parlementaires députés, sénateurs. À l'exception du RN. C'est normal. C'est assumé parfaitement et c'est légitime. Vous avez eu des réponses ? Ce que je veux vous dire, c'est que nous sommes dans une démarche d'ouverture, de tendre la main, de prise de hauteur, et que nous le faisons ensemble. C'est…
« Ce que je pense, c'est que vous avez envie de voir le mal tout le temps, partout. Et moi, c'est la rentrée politique, donc j'ai envie d'être très positive. »
« Laissez-moi répondre. C'est la rentrée, j'ai envie d'être positive. Vous voyez, par exemple, la semaine dernière, Lucie Casté, avec tous les présidents de groupes parlementaires de tous nos fronts populaires, a adressé un courrier à tous les parlementaires députés, sénateurs. À l'exception du RN. C'est normal. C'est assumé parfaitement et c'est légitime. Vous avez eu des réponses ? Ce que je veux vous dire, c'est que nous sommes dans une démarche d'ouverture, de tendre la main, de prise de hauteur, et que nous le faisons ensemble. C'est ce qui montre que nous sommes une coalition qui est cohérente et solide. Le même jour, le lendemain, je crois, Stéphane Séjourné et Gabriel Attal font un courrier au nom de Renaissance. Puis Horizon fait un courrier au nom d'Horizon. Pendant ce temps-là, le Modem, le troisième composant de cette ex-majorité parlementaire, Marc Fénaud, président de groupe parlementaire Modem, lui dit « Non, non, non, il n'y aurait pas fallu faire de courrier ». Ce que je veux vous dire, c'est qu'on garde nos spécificités et les insoumis peuvent faire des choses insoumises. D'ailleurs, ils sont insoumis, c'est ce qui les caractérise, que nous, on peut faire des choses écolos, des choses socialistes, des choses communistes, mais qu'on est en mesure aussi de faire des choses ensemble, parce que l'essentiel nous rassemble et que c'est ça qui compte. Ce que je vous dis, c'est que vous pouvez me citer tous les problèmes que vous voulez, me dire par exemple, parce que je sens que c'est la prochaine question, qu'on n'a pas de majorité absolue et donc comment on va faire, c'est impossible, etc. Ok, mais ce que je veux vous dire, c'est qu'on est dans un moment politique qui est extrêmement perturbé, extrêmement déstabilisant. Une majorité absolue, il n'y en a pas. Alors vous pouvez me dire « Vous ne l'avez pas, certes, mais les autres non plus et encore moins ». Et donc ce que je veux vous dire ce matin, c'est qu'on peut décider de voir toujours le négatif, ce qui ne va pas, et en fait, il n'y a pas grand-chose qui va. Donc ça va être très déprimant. Ou alors on se concentre sur ce qui va, sur ce qu'on peut faire, sur le chemin d'espoir, sur le chemin de crête là qui existe et que le nouveau Front populaire emprunte depuis le départ et emprunte avec succès contre l'ensemble des bookmakers. C'est là-dessus que je choisis de me concentrer et de mettre l'intégralité de mon énergie, c'est même mon devoir politique, parce que sinon ce qui va se passer, c'est que de jour en jour, je vais venir sur les plateaux télé commenter le feuilleton politique. Je vais commenter la crise institutionnelle comme si c'était une série télé et que je venais chaque jour commenter le nouvel épisode que tout le monde attend avec suspense. »
Non, parce que je ne suis pas une grande fan de cinéma, et donc je n'avais pas grand-chose d'intelligent à dire sur son œuvre cinématographique. Il n'incarne rien pour vous, Alain Delon ? Si j'avais dû avoir un commentaire politique, vous voyez bien qu'on n'était quand même pas vraiment sur la même position. Une chose nous rassemblait, l'amour des animaux, et notamment son amour du loup. C'est rare que les gens se passionnent pour cet animal. Et des chiens, des gens en général. Oui, mais les loups, c'est plus rare que les chiens.
« Non, parce que je ne suis pas une grande fan de cinéma, et donc je n'avais pas grand-chose d'intelligent à dire sur son œuvre cinématographique. Il n'incarne rien pour vous, Alain Delon ? Si j'avais dû avoir un commentaire politique, vous voyez bien qu'on n'était quand même pas vraiment sur la même position. Une chose nous rassemblait, l'amour des animaux, et notamment son amour du loup. C'est rare que les gens se passionnent pour cet animal. Et des chiens, des gens en général. Oui, mais les loups, c'est plus rare que les chiens. »
Ce n'est pas à nous de répondre, c'est à lui, en fait. Il est président de la République. Il a demandé une dissolution. Les gens ont voté. Ils ont voté aussi nombreux qu'ils n'avaient jamais voté depuis vraiment très longtemps, depuis 1981. C'est-à-dire que les gens se sont dit, cette fois-ci, ce bulletin de vote-là, il a plus de poids que les autres. Parce qu'il peut changer ma vie. Il peut changer ma vie parce que si Jordan Bardella est Premier Ministre, ma vie ne sera pas pareille. Il peut changer ma vie parce que le nouveau Front Populaire nous promet de la justice sociale et environnementale. Il peut changer la vie parce que dans ce pays, depuis 7 ans, c'est toujours plus pour les plus…
« Ce n'est pas à nous de répondre, c'est à lui, en fait. Il est président de la République. Il a demandé une dissolution. Les gens ont voté. Ils ont voté aussi nombreux qu'ils n'avaient jamais voté depuis vraiment très longtemps, depuis 1981. C'est-à-dire que les gens se sont dit, cette fois-ci, ce bulletin de vote-là, il a plus de poids que les autres. Parce qu'il peut changer ma vie. Il peut changer ma vie parce que si Jordan Bardella est Premier Ministre, ma vie ne sera pas pareille. Il peut changer ma vie parce que le nouveau Front Populaire nous promet de la justice sociale et environnementale. Il peut changer la vie parce que dans ce pays, depuis 7 ans, c'est toujours plus pour les plus riches et toujours moins pour les plus pauvres. C'est 9 millions de pauvres. Et donc, quand autant de Français s'intéressent à la politique, ils n'ont pas juste été votés. Il y a eu une passion politique dans ce pays. Pendant 6 semaines, les gens en ont parlé. Moi, j'en entendais parler dans la rue, dans les transports en commun, au travail, partout. Partout. Et lui, il leur dit, bon, non, en fait, ça n'a jamais existé. On attend, mais ce n'est pas possible. »
Évidemment, moi, je viens du bassin minier, du Pas-de-Calais. Et toutes les activités qu'on dit d'extractivisme, je sais quel est leur coût environnemental et quel est leur coût humain. Parce que quand on exploite les sols, en général, on exploite aussi les hommes. Et que c'est l'histoire de ma région. Donc, je le sais peut-être plus que d'autres. Ensuite, on est aujourd'hui dans une demande croissante pour les téléphones, pour les voitures. Bon, là, le lithium, c'est beaucoup pour les batteries de voitures, de ce qu'on appelle les métaux rares. Et donc, je pense qu'il ne faut pas être hypocrite. On ne peut pas dire qu'on veut des voitures électriques. Et on voit bien que tout le monde en d…
« Évidemment, moi, je viens du bassin minier, du Pas-de-Calais. Et toutes les activités qu'on dit d'extractivisme, je sais quel est leur coût environnemental et quel est leur coût humain. Parce que quand on exploite les sols, en général, on exploite aussi les hommes. Et que c'est l'histoire de ma région. Donc, je le sais peut-être plus que d'autres. Ensuite, on est aujourd'hui dans une demande croissante pour les téléphones, pour les voitures. Bon, là, le lithium, c'est beaucoup pour les batteries de voitures, de ce qu'on appelle les métaux rares. Et donc, je pense qu'il ne faut pas être hypocrite. On ne peut pas dire qu'on veut des voitures électriques. Et on voit bien que tout le monde en demande. Mais on va continuer à extraire. Aujourd'hui, c'est beaucoup en Australie, en Argentine. Et c'est transformé en Chine. Et après, ça revient en Europe. Et donc, quel que soit le coût environnemental et humain, en fait, on sait qu'il sera moindre en France. Parce qu'il y aura des écologistes français. Et puis, tout simplement, la confiance des Françaises et des Français aussi, des riverains, de tout le monde va se mobiliser pour que ça se fasse dans les meilleures conditions possibles. Mais ça ne doit pas nous empêcher de nous interroger sur, évidemment, comment on va le faire. Ça, je viens de le dire. Pour limiter l'empreinte sur l'environnement, pour limiter le coût social. Mais il faut aussi se dire qu'on doit réfléchir à la sobriété des usages. Parce que le lithium, qu'il soit extrait en France, en Argentine, en Australie, ou transformé en Chine ou pas, ce n'est pas neutre pour l'environnement. Et moi, ce que je veux dire aussi, c'est qu'il ne faut pas de tabou sur ces sujets. Il faut pouvoir en parler. Moi, je suis allée en Guyane il n'y a pas longtemps où on nous vendait un projet de sudmine, là aussi, pour des métaux rares. Et les gens ont commencé à poser des questions. Attendez, moi, j'ai des champs, il y a plein de potagers, il y a des amérindiens qui sont là, il y a des défenseurs de l'environnement. Et on leur a dit, c'est stratégique. C'est un projet stratégique. Comme si le mot stratégique, ça voulait dire vous êtes trop bête pour comprendre. »
On dirait mon fils de 5 ans quand il triche au Monopoly Junior. C'est-à-dire qu'il joue au jeu. Et puis, c'est normal chez les enfants de 5 ans, c'est-à-dire qu'au fur et à mesure de la partie, il dit, oui, mais ça, en fait, je ne t'avais pas expliqué, maman, en fait, c'est parce qu'il y a une nouvelle règle. Puis ça, en fait, tu n'as pas bien compris. Puis ça, quand je joue avec papa, on fait comme ça. Les enfants font ça. On le sait, ça nous fait rire. Donc Emmanuel Macron triche aujourd'hui. Et on leur apprend à ne plus le faire et à ne pas tricher. Il triche aujourd'hui. Emmanuel Macron, il est président de la République. Il faut être sérieux. En plus, je vais vous dire, on se prend des…
« On dirait mon fils de 5 ans quand il triche au Monopoly Junior. C'est-à-dire qu'il joue au jeu. Et puis, c'est normal chez les enfants de 5 ans, c'est-à-dire qu'au fur et à mesure de la partie, il dit, oui, mais ça, en fait, je ne t'avais pas expliqué, maman, en fait, c'est parce qu'il y a une nouvelle règle. Puis ça, en fait, tu n'as pas bien compris. Puis ça, quand je joue avec papa, on fait comme ça. Les enfants font ça. On le sait, ça nous fait rire. Donc Emmanuel Macron triche aujourd'hui. Et on leur apprend à ne plus le faire et à ne pas tricher. Il triche aujourd'hui. Emmanuel Macron, il est président de la République. Il faut être sérieux. En plus, je vais vous dire, on se prend des leçons de morale sur c'est les Jeux Olympiques. Il faut être sage. »
« Ils doivent être une fête populaire, une fête sportive. Et tout le monde va parler du fait qu'on a Emmanuel Macron, président de la République. On dirait Éric Ciotti, bientôt, il va être réfugié dans l'Elysée en disant, je demande une trêve, je demande une trêve, laissez-moi tranquille. On n'en est pas encore à qu'il vienne me chercher, mais sans plaisanter. »
Ce n'est pas à nous de répondre, c'est à lui, en fait. Il est président de la République. Il a demandé une dissolution. Les gens ont voté. Ils ont voté aussi nombreux qu'ils n'avaient jamais voté depuis vraiment très longtemps, depuis 1981. C'est-à-dire que les gens se sont dit, cette fois-ci, ce bulletin de vote-là, il a plus de poids que les autres. Parce qu'il peut changer ma vie. Il peut changer ma vie parce que si Jordan Bardella est Premier Ministre, ma vie ne sera pas pareille. Il peut changer ma vie parce que le nouveau Front Populaire nous promet de la justice sociale et environnementale. Il peut changer la vie parce que dans ce pays, depuis 7 ans, c'est toujours plus pour les plus…
« Ce n'est pas à nous de répondre, c'est à lui, en fait. Il est président de la République. Il a demandé une dissolution. Les gens ont voté. Ils ont voté aussi nombreux qu'ils n'avaient jamais voté depuis vraiment très longtemps, depuis 1981. C'est-à-dire que les gens se sont dit, cette fois-ci, ce bulletin de vote-là, il a plus de poids que les autres. Parce qu'il peut changer ma vie. Il peut changer ma vie parce que si Jordan Bardella est Premier Ministre, ma vie ne sera pas pareille. Il peut changer ma vie parce que le nouveau Front Populaire nous promet de la justice sociale et environnementale. Il peut changer la vie parce que dans ce pays, depuis 7 ans, c'est toujours plus pour les plus riches et toujours moins pour les plus pauvres. C'est 9 millions de pauvres. Et donc, quand autant de Français s'intéressent à la politique, ils n'ont pas juste été votés. Il y a eu une passion politique dans ce pays. Pendant 6 semaines, les gens en ont parlé. Moi, j'en entendais parler dans la rue, dans les transports en commun, au travail, partout. Partout. Et lui, il leur dit, bon, non, en fait, ça n'a jamais existé. On attend, mais ce n'est pas possible. »
Évidemment, moi, je viens du bassin minier, du Pas-de-Calais. Et toutes les activités qu'on dit d'extractivisme, je sais quel est leur coût environnemental et quel est leur coût humain. Parce que quand on exploite les sols, en général, on exploite aussi les hommes. Et que c'est l'histoire de ma région. Donc, je le sais peut-être plus que d'autres. Ensuite, on est aujourd'hui dans une demande croissante pour les téléphones, pour les voitures. Bon, là, le lithium, c'est beaucoup pour les batteries de voitures, de ce qu'on appelle les métaux rares. Et donc, je pense qu'il ne faut pas être hypocrite. On ne peut pas dire qu'on veut des voitures électriques. Et on voit bien que tout le monde en d…
« Évidemment, moi, je viens du bassin minier, du Pas-de-Calais. Et toutes les activités qu'on dit d'extractivisme, je sais quel est leur coût environnemental et quel est leur coût humain. Parce que quand on exploite les sols, en général, on exploite aussi les hommes. Et que c'est l'histoire de ma région. Donc, je le sais peut-être plus que d'autres. Ensuite, on est aujourd'hui dans une demande croissante pour les téléphones, pour les voitures. Bon, là, le lithium, c'est beaucoup pour les batteries de voitures, de ce qu'on appelle les métaux rares. Et donc, je pense qu'il ne faut pas être hypocrite. On ne peut pas dire qu'on veut des voitures électriques. Et on voit bien que tout le monde en demande. Mais on va continuer à extraire. Aujourd'hui, c'est beaucoup en Australie, en Argentine. Et c'est transformé en Chine. Et après, ça revient en Europe. Et donc, quel que soit le coût environnemental et humain, en fait, on sait qu'il sera moindre en France. Parce qu'il y aura des écologistes français. Et puis, tout simplement, la confiance des Françaises et des Français aussi, des riverains, de tout le monde va se mobiliser pour que ça se fasse dans les meilleures conditions possibles. Mais ça ne doit pas nous empêcher de nous interroger sur, évidemment, comment on va le faire. Ça, je viens de le dire. Pour limiter l'empreinte sur l'environnement, pour limiter le coût social. Mais il faut aussi se dire qu'on doit réfléchir à la sobriété des usages. Parce que le lithium, qu'il soit extrait en France, en Argentine, en Australie, ou transformé en Chine ou pas, ce n'est pas neutre pour l'environnement. Et moi, ce que je veux dire aussi, c'est qu'il ne faut pas de tabou sur ces sujets. Il faut pouvoir en parler. Moi, je suis allée en Guyane il n'y a pas longtemps où on nous vendait un projet de sudmine, là aussi, pour des métaux rares. Et les gens ont commencé à poser des questions. Attendez, moi, j'ai des champs, il y a plein de potagers, il y a des amérindiens qui sont là, il y a des défenseurs de l'environnement. Et on leur a dit, c'est stratégique. C'est un projet stratégique. Comme si le mot stratégique, ça voulait dire vous êtes trop bête pour comprendre. »
Ce n'est pas à nous de répondre, c'est à lui, en fait. Il est président de la République. Il a demandé une dissolution. Les gens ont voté. Ils ont voté aussi nombreux qu'ils n'avaient jamais voté depuis vraiment très longtemps, depuis 1981. C'est-à-dire que les gens se sont dit, cette fois-ci, ce bulletin de vote-là, il a plus de poids que les autres. Parce qu'il peut changer ma vie. Il peut changer ma vie parce que si Jordan Bardella est Premier Ministre, ma vie ne sera pas pareille. Il peut changer ma vie parce que le nouveau Front Populaire nous promet de la justice sociale et environnementale. Il peut changer la vie parce que dans ce pays, depuis 7 ans, c'est toujours plus pour les plus…
« Ce n'est pas à nous de répondre, c'est à lui, en fait. Il est président de la République. Il a demandé une dissolution. Les gens ont voté. Ils ont voté aussi nombreux qu'ils n'avaient jamais voté depuis vraiment très longtemps, depuis 1981. C'est-à-dire que les gens se sont dit, cette fois-ci, ce bulletin de vote-là, il a plus de poids que les autres. Parce qu'il peut changer ma vie. Il peut changer ma vie parce que si Jordan Bardella est Premier Ministre, ma vie ne sera pas pareille. Il peut changer ma vie parce que le nouveau Front Populaire nous promet de la justice sociale et environnementale. Il peut changer la vie parce que dans ce pays, depuis 7 ans, c'est toujours plus pour les plus riches et toujours moins pour les plus pauvres. C'est 9 millions de pauvres. Et donc, quand autant de Français s'intéressent à la politique, ils n'ont pas juste été votés. Il y a eu une passion politique dans ce pays. Pendant 6 semaines, les gens en ont parlé. Moi, j'en entendais parler dans la rue, dans les transports en commun, au travail, partout. Partout. Et lui, il leur dit, bon, non, en fait, ça n'a jamais existé. On attend, mais ce n'est pas possible. »
Parce que sachez qu'on est quand même poursuivis par des motos qui veulent savoir où c'est pour nous attendre à la sortie. Donc, on essaye de préserver un cadre de tranquillité pour pouvoir être concentré et travailler sérieusement. Mais la réalité, c'est qu'il y a le moment où on est dans la salle tous ensemble et ne pensez pas qu'au moment où on franchit la porte, ça arrête d'avancer. Et dans une négociation, déjà une négociation, c'est un rapport au temps. C'est des moments où on est tous dans la salle et où on met en commun nos avancées, nos réflexions, nos marges de manœuvre. Et puis, il y a aussi des moments en dehors de la salle où on se voit en bilatéral, où on avance, où on consult…
« Parce que sachez qu'on est quand même poursuivis par des motos qui veulent savoir où c'est pour nous attendre à la sortie. Donc, on essaye de préserver un cadre de tranquillité pour pouvoir être concentré et travailler sérieusement. Mais la réalité, c'est qu'il y a le moment où on est dans la salle tous ensemble et ne pensez pas qu'au moment où on franchit la porte, ça arrête d'avancer. Et dans une négociation, déjà une négociation, c'est un rapport au temps. C'est des moments où on est tous dans la salle et où on met en commun nos avancées, nos réflexions, nos marges de manœuvre. Et puis, il y a aussi des moments en dehors de la salle où on se voit en bilatéral, où on avance, où on consulte aussi. Par exemple, chacun retourne vers sa formation politique pour faire des retours en transparence. Et puis, on consulte la société civile aussi. Moi, j'ai passé beaucoup de temps hier aussi au téléphone avec des personnes qui ne sont pas des politiciens mais qui ont des avis hyper intéressants à nous donner de là où ils sont, des syndicalistes, des responsables d'associations. Donc, tout ça prend du temps. Et ce n'est pas parce qu'on n'y arrive pas, c'est parce qu'on veut faire les choses bien. »
« Ça fait quatre jours. C'est ce que vous lui dites ? Vous lui dites « C'est bon, attendez. » Je lui ai dit « On s'est appelé hier soir, il n'y a pas de problème. » C'est normal qu'il y ait une forme d'impatience. Est-ce que moi aussi, j'aimerais bien que ce soit déjà fini ? La réponse est oui. Mais moi, ce n'est pas parce que je serai impatiente et que j'ai envie d'en finir et que je suis fatiguée. C'est parce que j'ai envie qu'on puisse agir pour les Français. Je vous donne un exemple. Les mamans célibataires de ce pays, il y en a 1,6 million qui pour beaucoup sont en situation de précarité. Puis il y a aussi des papas solos. Et puis il y a des familles modestes. Il y en a beaucoup. On leur avait promis le chariot de course gratuit pour la rentrée. On sait à quel point, quand on est dans la période estivale, les gens savent déjà les courses de rentrée. Et je sais à quel point c'est un déchirement pour des parents de dire à leurs enfants « Tel cartable on ne peut pas, telle trousse on ne peut pas, il faut prendre la moins chère, on va prendre la promo ». Je sais à quel point ça, c'est une angoisse pour plein de Français. Il y a des gens qui attendent de savoir si ce sera gratuit ou pas. Parce que l'argent qu'ils ont budgété pour ces courses-là, s'ils peuvent en faire autre chose, peut-être qu'ils emmèneront leurs enfants à la mer. Et peut-être même que ce sera les seules vacances de leurs enfants. Donc moi, vous voyez, c'est pour ça que j'aborde toutes ces discussions en pensant toujours aux Français. Mais précisément, vous pensez aux Français, mais vous y pensez maintenant. »
« Je précise que le rendez-vous qui a lieu lundi, il y en aura sûrement d'autres, c'est des rendez-vous qui ont toujours eu lieu à la rentrée entre les groupes parlementaires et les ministres en charge du budget. Ce n'est pas un rendez-vous spécial parce qu'il y a une situation de crise. Ce sont des rendez-vous assez traditionnels. Vous dites que ça n'a pas avancé, si seulement ça n'avait juste pas avancé, ça a reculé. Sur l'écologie, ça a reculé, et beaucoup. Et vous savez, ce n'est pas juste « tiens, gouvernement 1, écologiste 0 » comme si c'était nous qui avions perdu. Quand l'écologie perd, tout le monde perd. Je vous donne un exemple. « Ma prime rénove », qui permet d'isoler son logement. Il y a eu des milliards et des milliards de « Ma prime rénove » en moins. À la fin du compte, qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire des logements qui n'ont pas été rénovés. En un an, avec la première baisse par M. Attal, c'était l'équivalent de toute la ville de Rennes qui aurait pu être rénovée et qui ne le serait pas. Et derrière, c'est des choses très concrètes. C'est des familles qui, du coup, sont dans la précarité énergétique et donc dans la précarité aussi financière parce qu'elles ont du mal à payer ces factures qui s'envolent. C'est des familles qui vivent dans des bouloirs thermiques l'été et dans des passoires thermiques l'hiver. C'est des familles qui, du coup, ont des problèmes de santé psychique parce que c'est dur quand on n'arrive pas à chauffer ou à se refroidir. Ils ont des problèmes physiques aussi, qui ont des problèmes de réussite scolaire de leurs enfants qui n'arrivent pas à se concentrer parce qu'il fait trop froid dans leur chambre. Et puis, c'est aussi des émissions de CO2 qu'on aurait pu éviter et qu'on n'évite pas accentuant à suivre la crise climatique. Ça, c'est pour une seule ligne budgétaire qu'ils ont saccagé. Mais il y a eu le fond vert, il y a eu le leasing social, on avait dit « Ah, voilà, les Français, maintenant, on va vous aider à changer de voiture. » Marine Tondelier, que la France »
« Ah bah, vu la colère que je vois monter, même le désespoir et la détresse, ça ne m'étonne absolument pas. Il y a une sorte de ras-le-bol général. Les gens, ils étouffent en fait dans ces inégalités sociales, dans ces inégalités environnementales, dans ces inégalités territoriales aussi. Et à un moment, la cocoque minute, voilà, est quand même très très en pression là. J'ai vu aussi que 80% des sympathisants écologistes soutenaient la mobilisation de la rentrée. Et vu l'été qu'on a passé avec les reculs écologistes de ce gouvernement, qui vraiment sont très inquiétants, ça ne m'étonne pas du tout. Donc voilà, je trouve que c'est important. Et vous savez, les Français, ils ont beaucoup beaucoup de raisons d'être en colère. Et ça tombe bien, parce qu'ils auront beaucoup beaucoup d'occasion de le manifester à la rentrée, le 10 septembre. Vous venez de citer cette date, mais dans beaucoup d'entre-rendez-vous, puisque vous savez, le mois de septembre sera émaillé en fait de mobilisation en tout genre. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« — Attendez, attendez, sur l'Ukraine, il n'y a pas... Oui, mais ce que vous dites sur l'Ukraine, évidemment qu'il faut aider l'Ukraine plus que jamais. Mais vous savez, si on veut aider l'Ukraine jusqu'au bout, il faut maintenir en France le soutien populaire aux Ukrainiens. Et si les Français ont l'impression qu'on leur sacrifie des choses à eux qui travaillent, qui ne sont pas des gens qui ont beaucoup de marge de manœuvre pour aider les Ukrainiens, le risque, c'est qu'ils retirent. Oui, mais en fait, il y a 1 800 personnes dans ce pays qui ont plus de 100 millions d'euros de patrimoine par personne. 1 800, 100 milliards de patrimoine, 100 000 milliards de patrimoine au moins par personne. Si on les taxe 2% de ce patrimoine, on a déjà 25 milliards. Et on peut en aider avec ça, des Ukrainiens. Et donc, évidemment qu'il faut aider les gens, mais la contribution à l'impôt doit être juste. Et aujourd'hui, les ultra-riches, je ne parle même pas des riches, je parle des ultra-riches, ils payent en proportion moins d'impôts que tous les Français de ce pays, en pourcentage de leur fortune, parce qu'ils ont des systèmes d'optimisation. Et ça, ce n'est pas juste. Comment voulez-vous que les Français, à un moment, ne se disent pas, mais les Ukrainiens, oui, il faut les aider ? Mais pourquoi c'est nous qui devons payer alors qu'eux, ils ont beaucoup plus d'argent, ils échappent à l'impôt ? Ce n'est pas juste. On n'arrivera pas à faire société comme ça. Donc, y compris pour le soutien à l'Ukraine, il faut que les choses soient comprises et donc que l'effort soit partagé équitablement. »
« C'est pour ça, Cyrielle Châtelain l'a dit, je le redis, nous allons avoir besoin de toutes les forces du nouveau Front populaire autour de la table parce que moi j'entends qu'on puisse ne pas avoir confiance dans le président de la République. J'entends qu'on a été quelque part échaudés par les épisodes précédents. Nous le sommes aussi, pour être tout à fait sincères avec vous. Mais au moment où là, la France touche le fond, se prépare si on ne trouve pas des solutions dans les semaines qui viennent à vivre des choses terribles parce qu'on parle d'une loi spéciale sur les finances publiques, vous voyez bien que dans la loi spéciale, il y a des choses très urgents mais il y a tout ce qui est important et pas urgent qui n'est pas dedans. Nous, on a les associations de tous bords, celles qui sont caricatifs, celles qui aident l'environnement, qui nous préviennent de dire, vous savez, la loi spéciale, nous, ça veut dire qu'on n'a pas nos financements, on est dans le flou, on ne sait pas comment on continue nos activités et c'est des activités qui sont cruciales pour les Français quand on parle du caritatif, etc., pour ceux qui sont en première ligne. Donc, soit on reste chacun dans notre confort en disant, eh ben, moi, je ne discute pas jusqu'à ce que tout le monde craque et qu'il s'en aille, soit on se dit qu'on est dans une situation d'urgence et qu'on a déjà perdu six mois. »
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« Alors vous avez compris que moi, pour l'instant, ce que j'ai dit, par rapport au mouvement du 10 septembre, qui encore une fois n'est pas le seul mouvement en préparation, les syndicats se retrouvent en intersyndical le 1er septembre pour aussi créer des mobilisations. Donc c'est un mois de septembre complet de mobilisation. Et ma position est la même depuis le départ. Oui, on sera en soutien des mouvements de défense des Français qui vont s'auto-organiser pour obtenir justice. Là où ils ont souhaité le tenir par les urnes, on les a trahis, on a trahi le résultat de ces élections, du coup ils vont essayer de l'obtenir autrement. Mais ce que je dis aussi, c'est qu'il faut respecter le fait que chacun est à sa place. Vous le disiez, il y a deux tiers des Français qui sont en soutien de ce mouvement. Très bien. Ce qui va compter aussi, c'est le nombre de Français qui vont y participer. Et vous savez bien qu'entre soutenir dans un sondage et participer, il y a un gros pas. C'est normal, c'est le pas de l'engagement. Et moi, je souhaite qu'un maximum de Français participent. Et je me dis que s'ils ont l'impression de marcher dans les pas de tel ou tel candidat à la présidentielle, ça peut un peu en bloquer certains. Et nous, ce n'est pas les gens qui veulent manifester qu'on veut bloquer, c'est le pays. Et puis, il y a aussi des gens qui peuvent dire, j'ai fait une manif, j'ai l'impression d'être dans un concours de nombre de drapeaux entre organisations politiques. Ce n'est pas le but. Et donc, puisque je sens que c'est votre prochaine question, j'y réponds. M. Mélenchon, oui, appelle à la grève générale. Mais vous savez, moi, la différence, c'est que je ne fais pas des déclarations en temps spécifique toute seule. J'appelle les responsables syndicaux, puisque dans ce pays, il y a des règles. Ce ne sont pas les partis politiques qui appellent à la grève, ce sont les organisations syndicales. Juridiquement, ça se passe comme ça. Et donc, j'étais encore là à l'instant au téléphone avec Sophie Binet. Et je vous dis, il y a des grèves déjà qui vont arriver. Lundi, vous le savez, toute la rédaction de Radio France entre en grève reconductible. La semaine prochaine, lundi 1er septembre, c'est tout l'APHP, les hôpitaux de Paris, qui entrent en grève à leur tour. Et puis le 2, ce sera le secteur de l'énergie. Donc vous savez, les travailleurs, ils s'organisent. Ce n'est pas des grèves comme ça, des mouvements sociaux. Ce n'est pas une personne qui le décrète et tout le monde qui doit suivre. C'est des fédérations, des travailleurs sur des sites ou dans des corps de métier qui décident à leur tour, les uns après les autres, d'entrer en grève. Et ils ne doivent pas avoir l'impression d'être instrumentalisés, d'être manipulés, d'être récupérés. C'est un mouvement qui doit appartenir à tout le monde. Et parce que c'est la décence, c'est le respect. C'est comme ça qu'on a toujours fait. J'ai horreur de la récupération et je pense que les gens qui vont manifester aussi. »
« Je précise que le rendez-vous qui a lieu lundi, il y en aura sûrement d'autres, c'est des rendez-vous qui ont toujours eu lieu à la rentrée entre les groupes parlementaires et les ministres en charge du budget. Ce n'est pas un rendez-vous spécial parce qu'il y a une situation de crise. Ce sont des rendez-vous assez traditionnels. Vous dites que ça n'a pas avancé, si seulement ça n'avait juste pas avancé, ça a reculé. Sur l'écologie, ça a reculé, et beaucoup. Et vous savez, ce n'est pas juste « tiens, gouvernement 1, écologiste 0 » comme si c'était nous qui avions perdu. Quand l'écologie perd, tout le monde perd. Je vous donne un exemple. « Ma prime rénove », qui permet d'isoler son logement. Il y a eu des milliards et des milliards de « Ma prime rénove » en moins. À la fin du compte, qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire des logements qui n'ont pas été rénovés. En un an, avec la première baisse par M. Attal, c'était l'équivalent de toute la ville de Rennes qui aurait pu être rénovée et qui ne le serait pas. Et derrière, c'est des choses très concrètes. C'est des familles qui, du coup, sont dans la précarité énergétique et donc dans la précarité aussi financière parce qu'elles ont du mal à payer ces factures qui s'envolent. C'est des familles qui vivent dans des bouloirs thermiques l'été et dans des passoires thermiques l'hiver. C'est des familles qui, du coup, ont des problèmes de santé psychique parce que c'est dur quand on n'arrive pas à chauffer ou à se refroidir. Ils ont des problèmes physiques aussi, qui ont des problèmes de réussite scolaire de leurs enfants qui n'arrivent pas à se concentrer parce qu'il fait trop froid dans leur chambre. Et puis, c'est aussi des émissions de CO2 qu'on aurait pu éviter et qu'on n'évite pas accentuant à suivre la crise climatique. Ça, c'est pour une seule ligne budgétaire qu'ils ont saccagé. Mais il y a eu le fond vert, il y a eu le leasing social, on avait dit « Ah, voilà, les Français, maintenant, on va vous aider à changer de voiture. » Marine Tondelier, que la France »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors moi, je fais partie des gens qui pensent que ça ne sert pas à grand-chose de faire des motions de censure toutes les semaines. J'aimerais qu'on en fasse une, bien, tous ensemble, plutôt que faire le concours de celui qui dépose la motion de censure en premier. Parce que peut-être qu'aussi, à un moment, on dévoie l'outil à en faire tout le temps. Mais évidemment, toutes celles qui seront déposées, on les votera. Pourquoi ? Quand M. Bayrou a été nommé Premier ministre, c'est déjà contre les élections législatives et leur résultat, alors qu'Emmanuel Macron avait posé une question aux Français, ils ont répondu, il a dit, bon, d'accord, je fais l'inverse. Bon, premier problème. Deuxième chose, avant même qu'il compose son gouvernement, nous lui avons dit, en privé et publiquement, que la simple présence de Bruno Retailleau au ministère de l'Intérieur, ça valait censure à lui tout seul. Bon, évidemment, il le nomme. Et puis, je ne vous dis pas le reste du gouvernement. Et puis, ça, c'était le jour 1 du gouvernement Bayrou. Et tous les jours, depuis ce jour-là, il nous a donné de nouvelles raisons de le censurer. Donc, écoutez, c'est très simple. Si j'étais dans une pièce toute seule avec un député et qu'on me demandait de le convaincre de ne pas voter la censure de Bayrou, je n'aurais aucun argument à lui présenter. Voilà, donc, que voulez-vous que je vous dise, on va le censurer, c'est par plaisir, c'est parce qu'on n'a pas le choix et que c'est la seule chose logique à faire. »
« Pour être très exact, c'était pour être révoqué. Pour qu'il puisse être, exactement. Pour être révoqué, il fallait 3 cinquièmes des voix. Il en a manqué une. Moi, j'ai plein de pensées ce matin. Ma première pensée, c'est pour les juristes de ce pays, où normalement on a une séparation des pouvoirs. Il y a le pouvoir politique et puis il y a le pouvoir juridique, qui a une forme de contre-pouvoir, surtout le Conseil constitutionnel, qui doit garantir notre constitution. C'est le rôle de juriste. Alors que d'anciens présidents de la République, etc., puissent siéger, pourquoi pas ? Mais la nomination de Ferrand, elle fait un truc dramatique. Pour une fois, pour la première fois, il y aura plus de politique au Conseil constitutionnel, dont son président, que de juristes. Et donc, on est en train de dénaturer cette instance dont on va avoir cruellement besoin dans les années qui viennent. Ça, c'est la responsabilité d'Emmanuel Macron. Je pense aux juristes. Je pense aussi à tous les défenseurs de l'État de droit dans ce pays. Parce qu'on va mettre à la tête du Conseil constitutionnel quelqu'un qui est passé à une voix, vous l'avez dit, qui n'est pas légitime pour ce poste, qui a perdu son élection législative et qui, d'ailleurs, est un des plus proches de Macron. Un président ne devrait pas faire ça. De nommer son plus proche, un de ses plus proches et de ses derniers proches politiques à la tête du Conseil constitutionnel, ça ne se fait pas. Imaginez si Marine Le Pen était au pouvoir et faisait ça. Ce qu'elle fera, d'ailleurs, on dira quoi quand on aura laissé faire les macronistes là-dessus ? Et puis, évidemment, moi, je pense aux électeurs du RN. Parce que vous le dites, Richard Ferrand, il est élu parce que le RN décide de s'abstenir. Il est élu grâce à eux. Et donc, Emmanuel Macron, oui, je le dis très formellement sur votre plateau ce matin, ne devrait pas le nommer. Parce que s'il le nomme, regardez ce qui va se passer. Il va, le Conseil constitutionnel va avoir à se prononcer bientôt sur l'inéligibilité potentielle de Marine Le Pen du fait de ses emplois fictifs au Parlement européen. Bon, qu'est-ce que va faire le Conseil constitutionnel ? Soit il dit, je confirme qu'elle est inéligible et donc le RN dira, de toute façon, c'est normal. Ce n'est pas le Conseil constitutionnel, c'est la bande des amis de Macron. Ce n'est plus une instance juridique, c'est une instance politique. Donc ça confirmera leur théorie du complot. Et donc ça abîme cette institution et sa crédibilité. Soit le Conseil constitutionnel dit, finalement on décide qu'elle n'est pas inéligible, et alors ça passera pour un renvoi d'ascenseur. Une forme de soupçon ? Ce sera terminé, cette institution, sa crédibilité. Et donc Macron, s'il veut protéger l'État de droit en France, ne doit pas la nommer. Je précise par ailleurs que, pour les électeurs du RN, qu'il faut qu'ils arrêtent de croire qu'ils votent, quand ils votent pour Marine Le Pen, pour un parti anti-système. La réalité, c'est que le Rassemblement national est aussi anti-système que Richard Ferrand étant juriste. Voilà. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« — Attendez, attendez, sur l'Ukraine, il n'y a pas... Oui, mais ce que vous dites sur l'Ukraine, évidemment qu'il faut aider l'Ukraine plus que jamais. Mais vous savez, si on veut aider l'Ukraine jusqu'au bout, il faut maintenir en France le soutien populaire aux Ukrainiens. Et si les Français ont l'impression qu'on leur sacrifie des choses à eux qui travaillent, qui ne sont pas des gens qui ont beaucoup de marge de manœuvre pour aider les Ukrainiens, le risque, c'est qu'ils retirent. Oui, mais en fait, il y a 1 800 personnes dans ce pays qui ont plus de 100 millions d'euros de patrimoine par personne. 1 800, 100 milliards de patrimoine, 100 000 milliards de patrimoine au moins par personne. Si on les taxe 2% de ce patrimoine, on a déjà 25 milliards. Et on peut en aider avec ça, des Ukrainiens. Et donc, évidemment qu'il faut aider les gens, mais la contribution à l'impôt doit être juste. Et aujourd'hui, les ultra-riches, je ne parle même pas des riches, je parle des ultra-riches, ils payent en proportion moins d'impôts que tous les Français de ce pays, en pourcentage de leur fortune, parce qu'ils ont des systèmes d'optimisation. Et ça, ce n'est pas juste. Comment voulez-vous que les Français, à un moment, ne se disent pas, mais les Ukrainiens, oui, il faut les aider ? Mais pourquoi c'est nous qui devons payer alors qu'eux, ils ont beaucoup plus d'argent, ils échappent à l'impôt ? Ce n'est pas juste. On n'arrivera pas à faire société comme ça. Donc, y compris pour le soutien à l'Ukraine, il faut que les choses soient comprises et donc que l'effort soit partagé équitablement. »
« Évidemment, moi, je viens du bassin minier, du Pas-de-Calais. Et toutes les activités qu'on dit d'extractivisme, je sais quel est leur coût environnemental et quel est leur coût humain. Parce que quand on exploite les sols, en général, on exploite aussi les hommes. Et que c'est l'histoire de ma région. Donc, je le sais peut-être plus que d'autres. Ensuite, on est aujourd'hui dans une demande croissante pour les téléphones, pour les voitures. Bon, là, le lithium, c'est beaucoup pour les batteries de voitures, de ce qu'on appelle les métaux rares. Et donc, je pense qu'il ne faut pas être hypocrite. On ne peut pas dire qu'on veut des voitures électriques. Et on voit bien que tout le monde en demande. Mais on va continuer à extraire. Aujourd'hui, c'est beaucoup en Australie, en Argentine. Et c'est transformé en Chine. Et après, ça revient en Europe. Et donc, quel que soit le coût environnemental et humain, en fait, on sait qu'il sera moindre en France. Parce qu'il y aura des écologistes français. Et puis, tout simplement, la confiance des Françaises et des Français aussi, des riverains, de tout le monde va se mobiliser pour que ça se fasse dans les meilleures conditions possibles. Mais ça ne doit pas nous empêcher de nous interroger sur, évidemment, comment on va le faire. Ça, je viens de le dire. Pour limiter l'empreinte sur l'environnement, pour limiter le coût social. Mais il faut aussi se dire qu'on doit réfléchir à la sobriété des usages. Parce que le lithium, qu'il soit extrait en France, en Argentine, en Australie, ou transformé en Chine ou pas, ce n'est pas neutre pour l'environnement. Et moi, ce que je veux dire aussi, c'est qu'il ne faut pas de tabou sur ces sujets. Il faut pouvoir en parler. Moi, je suis allée en Guyane il n'y a pas longtemps où on nous vendait un projet de sudmine, là aussi, pour des métaux rares. Et les gens ont commencé à poser des questions. Attendez, moi, j'ai des champs, il y a plein de potagers, il y a des amérindiens qui sont là, il y a des défenseurs de l'environnement. Et on leur a dit, c'est stratégique. C'est un projet stratégique. Comme si le mot stratégique, ça voulait dire vous êtes trop bête pour comprendre. »
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« Ce n'est pas un truc électoraliste ce qu'on fait. Nous, on le fait parce qu'on a envie de dire la vérité aux Français. Les neuroscientifiques ont démontré ce qui se passe. Ça s'appelle le syndrome de l'autruche. Le syndrome de l'autruche, ce n'est pas une question d'intelligence ou pas d'intelligence, c'est votre cerveau qui se bloque émotionnellement pour se protéger de nouvelles angoissantes. C'est ce qui se passe par exemple si vous avez un examen de santé un peu stressant à passer et que vous le reportez, alors qu'en fait, il est plutôt urgent d'avoir le résultat. C'est ce qui se passe si vous êtes hyper endetté et que vous n'osez plus consulter votre compte en banque. L'environnement est un exemple emblématique du syndrome de l'autruche. Moi, je suis persuadée que chaque Français, au fond de lui, a un écologiste qui sommeille. Tout le monde sait qu'on est en 2025, même Donald Trump pissait au fond de lui. Juste, le cerveau se verrouille parce que c'est des nouvelles trop dures. En 2100, les rapports scientifiques le montrent et le plan national d'adaptation au changement climatique, les périodes de canicule comme on les vit là, ce ne sera pas juste juillet-août, ce sera du 15 mai au 15 septembre. Il pourrait y avoir 90 jours de suite de nuit tropicale dans la moitié suite, c'est-à-dire des nuits où ça ne descend pas en dessous de 20 degrés. C'est ça qui se prépare. Et les vaches, par exemple, ceux qui aiment l'élevage, etc., les vaches, au bout de 25 degrés, sont en stress thermique. Il n'y a plus d'élevage laitier possible à 50 degrés. Il n'y a plus de production de viande. Il n'y a plus de maraîchage. Les cultures, elles brûlent sur place. C'est ça qui va se passer. Donc je suis heureuse de vous annoncer que ça ne va pas aller mieux très facilement. Mais ce n'est pas le plan climatisation de Marine Le Pen qui va nous sauver. »
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« C'est que Marine Le Pen a été extrêmement hypocrite de dire « Tiens, j'ai une super idée écologiste, on va faire un grand plan climatisation ». C'est sa seule mesure en réponse à ce qui se passe actuellement. Et ce n'est pas une bonne idée ? Alors qu'ils ont fait en sorte que cette planète se réchauffe de plus en plus vite et que c'est leur seule mesure. Non, je ne dis pas que je suis contre la climatisation qui peut être une solution individuelle ou collective. Et notamment, on voit que nos services publics français sont en retard. Mais la climatisation, ce n'est pas une solution magique. Premièrement, parce que quand on est dans des villes comme ici, vous voyez le nombre de fenêtres autour de nous. Quand vous installez un climatiseur, vous savez que ça rejette de l'air chaud à l'extérieur. Donc dans un bâtiment comme ça, quelqu'un qui va s'équiper d'une climatisation individuelle, il va améliorer son confort à lui, »
« Je dis que ce n'est pas une solution miracle. On connaît tous des Français qui ont du mal à payer leur facture de chauffage l'hiver. Et donc maintenant, ils auront du mal à payer leur facture de clim l'été. C'est ça qu'on leur propose. Et tout en réchauffant plus en vingt ans. Donc je ne dis pas qu'il ne faut pas faire de clim, ni collective ni individuelle. La métropole de Lyon, par exemple, a équipé 100% de cette rame de clim. Et je peux vous dire que les habitants de Lyon sont contents aujourd'hui. »
« On ne va pas criminaliser la cigarette et mettre en prison les gens qui fument des cigarettes. On va dire qu'il faut l'interdire aux mineurs. Avec une pénalisation. Sur la pénalisation du cannabis, en fait, on ne dit pas qu'il faut faire l'apologie du cannabis et dire que c'est bien. On dit qu'on combattrait mieux sur le sujet, la santé publique, en arrêtant d'être hypocrite. Aujourd'hui, vous savez, la bande passante que prend à la justice et à la police la chasse et la boulette, c'est énorme. Et en attendant, c'est des moyens qui sont en moins pour les vrais gros sujets. Le narcotrafic, le terrorisme, le vrai, pas celui qui sert à inculper des syndicalistes ou des concepts fallacieux. Assurer la sécurité réelle des Français. Là, aujourd'hui, ça prend du temps à tout le monde et surtout, en attendant, comme c'est interdit, c'est hypocrite, on ne contrôle pas la qualité des produits et on met en danger des gens. Si on veut faire une prévention, il faut regarder le sujet en face. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est que Marine Le Pen a été extrêmement hypocrite de dire « Tiens, j'ai une super idée écologiste, on va faire un grand plan climatisation ». C'est sa seule mesure en réponse à ce qui se passe actuellement. Et ce n'est pas une bonne idée ? Alors qu'ils ont fait en sorte que cette planète se réchauffe de plus en plus vite et que c'est leur seule mesure. Non, je ne dis pas que je suis contre la climatisation qui peut être une solution individuelle ou collective. Et notamment, on voit que nos services publics français sont en retard. Mais la climatisation, ce n'est pas une solution magique. Premièrement, parce que quand on est dans des villes comme ici, vous voyez le nombre de fenêtres autour de nous. Quand vous installez un climatiseur, vous savez que ça rejette de l'air chaud à l'extérieur. Donc dans un bâtiment comme ça, quelqu'un qui va s'équiper d'une climatisation individuelle, il va améliorer son confort à lui, »
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« Mais donc, Louis Alliot, qui va représenter le Rassemblement National à cette réunion, était présent à la cérémonie d'investiture de Trump, où il représentait Marine Le Pen, dont il est le bras droit. En fait, je n'ai pas envie de discuter de ce sujet avec lui, parce que ces patriotes de pacotille, ces patriotes de pacotille qui nous donnent des leçons de patriotisme toute la semaine, sont en fait en France les représentants de Poutine et les représentants de Trump. Et c'est avec eux qu'on va discuter de la sécurité nationale. J'ai un petit doute sur le fait d'en parler avec eux à la table. »
« « Déjà, je suis contente que M. Mélenchon ait un sommeil de qualité. Vous m'en voyez réjouie. Par ailleurs, je ne passe pas ma vie sur Twitter et je pense qu'il devrait faire de même. Et si vous voulez, moi, mon sujet cette semaine, ce n'est pas Jean-Luc Mélenchon. C'est les Français victimes de plans sociaux, c'est les emplois associatifs qu'on essaye de sauver et c'est les solutions qu'on essaye de trouver. Et je suis désolée, mais je défends les Françaises et les Français les plus vulnérables qui n'ont pas le luxe d'attendre le grand soir. Je pense que nous devons, oui, c'est notre rôle aussi honnête au NFP, nous interposer, nous interposer entre Emmanuel Macron et les Français. Et donc, je ne suis pas d'accord avec le fait de dire tant qu'on n'a pas tout, on préfère avoir rien. Est-ce que c'est un scandale que M. Bayrou soit Premier ministre ? Oui. Est-ce que c'est inacceptable qu'on ait un Premier ministre de l'Intérieur qui a tenu des propos racistes et qu'il nous allume un feu ? C'est vraiment un pyroman, ce n'est pas possible. Tous les jours, il nous allume un feu. Donc vous dites qu'il faut négocier, quitte à faire des concessions, il faut l'assumer. Non mais attendez, quand il dit le sujet de la semaine, ça va être est-ce que les accompagnatrices scolaires ont le droit de porter le voile ou pas ? Sincèrement, si c'est ça la priorité cette semaine du ministre de l'Intérieur, c'est qu'il est à côté de la plaque et pas à la hauteur de son job. Je suis très claire là-dessus et j'ai dit plusieurs fois que Retailleau, à lui-même, il va les censure. Je suis claire là-dessus. Je suis claire là-dessus. Mais pratiquer la politique de la chaise vide, qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que ce gouvernement va être obligé, puisqu'il est minoritaire, de ne discuter qu'avec sa droite. Et qu'est-ce que ça veut dire quand on est obligé de trouver des compromis avec la droite et avec le Rassemblement national ? Ça veut dire qu'à la fin, nous, nous partons du principe qu'on laisse faire sur la suppression de l'AME, sur des mesures qui sont démagogues, inefficaces et abjectes sur le plan humaniste. Moi, ça m'a tordu le bide quand, sous le gouvernement Barnier, on a eu cette semaine où Marine Le Pen, non seulement c'était elle qui, du coup, comme elle était en position de force, négociait des mesures de notre programme sur le ticket modérateur, sur le prix des médicaments, etc. C'est des mesures qu'on soutient et j'aurais aimé qu'on soit là aussi pour les défendre. Et donc, vous voyez, ce qui n'était peut-être pas possible en novembre devient possible là parce qu'on est dans un contexte où tout a changé. Nous n'avons, de manière inédite, pas réussi à adopter de budget au 31 décembre. Et ça va avoir des conséquences concrètes et potentiellement graves avec un risque d'emballement de notre économie, des taux auxquels nous empruntons, etc. Et donc, situation exceptionnelle, solution exceptionnelle. Est-ce que c'est idéal ? Non. Est-ce que c'est confortable ? Non plus. Mais je pense qu'on est arrivé dans un moment où plus rien n'est confortable où plus rien n'est évident. Et ce n'est pas pour ça qu'il faut rester derrière son écran d'ordinateur à insulter tous ses partenaires sur Twitter. Je n'en veux pas aux insoumis de ne pas venir à ces négociations. Ils ont le droit de faire ça. C'est leur stratégie et je la respecte. Parce que, voyez-vous, j'ai dû respecter pour mes partenaires. Je ne suis pas toujours d'accord. Et puis, parfois, quand je ne suis pas d'accord, je peux leur dire au téléphone sans les insulter devant les réseaux sociaux et devant tout le public. C'est la méthode que j'ai choisie. C'est la méthode écologiste. Voilà. »
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« Pour être très exact, c'était pour être révoqué. Pour qu'il puisse être, exactement. Pour être révoqué, il fallait 3 cinquièmes des voix. Il en a manqué une. Moi, j'ai plein de pensées ce matin. Ma première pensée, c'est pour les juristes de ce pays, où normalement on a une séparation des pouvoirs. Il y a le pouvoir politique et puis il y a le pouvoir juridique, qui a une forme de contre-pouvoir, surtout le Conseil constitutionnel, qui doit garantir notre constitution. C'est le rôle de juriste. Alors que d'anciens présidents de la République, etc., puissent siéger, pourquoi pas ? Mais la nomination de Ferrand, elle fait un truc dramatique. Pour une fois, pour la première fois, il y aura plus de politique au Conseil constitutionnel, dont son président, que de juristes. Et donc, on est en train de dénaturer cette instance dont on va avoir cruellement besoin dans les années qui viennent. Ça, c'est la responsabilité d'Emmanuel Macron. Je pense aux juristes. Je pense aussi à tous les défenseurs de l'État de droit dans ce pays. Parce qu'on va mettre à la tête du Conseil constitutionnel quelqu'un qui est passé à une voix, vous l'avez dit, qui n'est pas légitime pour ce poste, qui a perdu son élection législative et qui, d'ailleurs, est un des plus proches de Macron. Un président ne devrait pas faire ça. De nommer son plus proche, un de ses plus proches et de ses derniers proches politiques à la tête du Conseil constitutionnel, ça ne se fait pas. Imaginez si Marine Le Pen était au pouvoir et faisait ça. Ce qu'elle fera, d'ailleurs, on dira quoi quand on aura laissé faire les macronistes là-dessus ? Et puis, évidemment, moi, je pense aux électeurs du RN. Parce que vous le dites, Richard Ferrand, il est élu parce que le RN décide de s'abstenir. Il est élu grâce à eux. Et donc, Emmanuel Macron, oui, je le dis très formellement sur votre plateau ce matin, ne devrait pas le nommer. Parce que s'il le nomme, regardez ce qui va se passer. Il va, le Conseil constitutionnel va avoir à se prononcer bientôt sur l'inéligibilité potentielle de Marine Le Pen du fait de ses emplois fictifs au Parlement européen. Bon, qu'est-ce que va faire le Conseil constitutionnel ? Soit il dit, je confirme qu'elle est inéligible et donc le RN dira, de toute façon, c'est normal. Ce n'est pas le Conseil constitutionnel, c'est la bande des amis de Macron. Ce n'est plus une instance juridique, c'est une instance politique. Donc ça confirmera leur théorie du complot. Et donc ça abîme cette institution et sa crédibilité. Soit le Conseil constitutionnel dit, finalement on décide qu'elle n'est pas inéligible, et alors ça passera pour un renvoi d'ascenseur. Une forme de soupçon ? Ce sera terminé, cette institution, sa crédibilité. Et donc Macron, s'il veut protéger l'État de droit en France, ne doit pas la nommer. Je précise par ailleurs que, pour les électeurs du RN, qu'il faut qu'ils arrêtent de croire qu'ils votent, quand ils votent pour Marine Le Pen, pour un parti anti-système. La réalité, c'est que le Rassemblement national est aussi anti-système que Richard Ferrand étant juriste. Voilà. »
« Il faut avoir le moral bien accroché quand même pour rester zen et inflexible en entendant ce genre de phrase. Parce que sur l'écologie, la réalité c'est que c'est du sabotage organisé ce qui s'est passé sur le budget d'écologie. On avait un budget qui, on le sait, est insuffisant. En février dernier, Gabriel Attal, je ne sais pas si vous vous rappelez, a fait 10 milliards de coupes budgétaires par décret comme ça, hop, d'un trait de plume. Sur ces 10 milliards d'économies budgétaires, sur tout le budget de l'État, il a fait 2 milliards d'économies sur l'écologie. 20% des économies étaient sur l'écologie qui ne représentent pas 20% du budget de la France. Donc en fait, on s'était pris, en gros, les balles perdues. Ensuite vient le budget Barnier, 2 milliards aussi de coupes budgétaires sur l'écologie. Ce budget Barnier est censuré, le gouvernement tombe, pas que sur des raisons écologiques, mais pour nous en grande partie. Arrive François Bayrou, avec qui on a des discussions stupéfiantes, on vient lui parler, il est installé à Matinon depuis quelques jours, on lui dit qu'allez-vous faire ? Il nous parle de ces pistes cyclables à Pau, on dit mais on ne parle pas au maire de Pau, on parle au Premier ministre, qu'allez-vous faire ? Mais, mais, mais, j'ai aussi fait des réseaux chaleur à Pau. Ok, d'accord, bon, et pour le budget de l'État ? Et puis, on n'est pas déçus, puisque quand le budget arrive au Sénat, là, pour le coup, avec le gouvernement Bayrou aux manettes, c'est 1,3 milliard de baisse supplémentaire pour l'écologie. Alors, j'ai entendu le collègue socialiste, Philippe Brun, sortir de commissions disparitaires en disant qu'on a arraché 300 millions en plus pour l'écologie. Enfin oui, quand on enlève 3,3 milliards et qu'on retrouve 300 millions, on a quand même perdu 3 milliards entre-temps pour l'écologie. Et donc, quand la ministre me dit là que franchement, on a fait perdre du temps à l'écologie, je vais vous dire, ce gouvernement a censuré l'écologie dans le budget. Il était très logique que les écologistes censurent le gouvernement. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Et je vous dis, on a fait, les écologistes au niveau européen ont demandé de faire une étude, un stress test, qu'ils ont fait courir à toutes les institutions de tous les pays d'Europe, pour dire lesquels étaient les plus résistants en cas d'arrivée de partis illibéraux au pouvoir. La France fait partie, très clairement, des pays les moins armés. Si le Rassemblement national arrive au pouvoir dans ce pays, ils ont très peu de garde-fous pour les empêcher de faire ce qu'ils font. Quand on a fait, pas nous les écologistes, mais quand des gouvernements précédents, qui n'étaient pas RN, mais qui essayaient de les imiter, ont fait des lois antiterrorisme qui permettaient de poursuivre des militants politiques et des syndicalistes, quand ils ont fait la déchéance de nationalité, quand ils placent leurs copains à des postes qui sont des postes haut placés dans la République, qui doivent être des postes au-dessus de la mêlée. Alors, ils préparent lentement la normalisation de ce que pourrait faire Marine Le Pen si elle arrive au pouvoir. Parce que tous les journalistes qui disent que ce n'est pas très grave, les éditorialistes que j'entends dire « ah oui, mais bon », quand Marine Le Pen le fera, ils ne pourront plus rien dire. C'est ça la vérité. Moi, j'aurais le luxe de pouvoir le dire et de continuer à être constante et cohérente sur le sujet. »
« Non mais moi, je vous dis, par exemple, sur l'écologie, on a chiffré, c'est à minima 7 milliards d'euros qui sont nécessaires, pas pour faire des choses fantastiques, pour éviter le pire et pour éviter tous les renoncements qui sont en train d'être faits, pour arrêter toutes ces coupes qu'ils font au sacrifice de l'écologie. Et donc, oui, nous avons des demandes qui coûtent un peu d'argent, mais ça tombe bien parce qu'on a aussi des propositions de recettes, voyez-vous. Et nos propositions de recettes, elles vont dans le sens de la justice fiscale, de la justice sociale, parce que les Français ont bien compris que Macron avait fait des cadeaux fiscaux aux plus riches, mais que ces cadeaux fiscaux aux plus riches, c'est les plus faibles qui avaient dû faire des efforts pour les compenser, notamment les 5 euros de réduction sur l'APL, la réforme de l'allocation chômage, cette réforme des retraites inique et injuste. Et donc, Robin Desbois à l'envers, ça suffit. Les urnes l'ont dit, les électeurs français ont désavoué Emmanuel Macron, les députés français ont désavoué Emmanuel Macron en le censurant. C'est les deux manières les plus fortes de désavouer une politique dans la Vème République. Et pour ceux qui s'en foutent de la démocratie, les marchés aussi désavouent Emmanuel Macron. La Cour des comptes a désavoué Emmanuel Macron en disant dans un rapport que la situation budgétaire actuelle, ce n'est pas de la faute de la gauche, du NFP ou des écologistes, c'est de la faute de leur décision. De ces cadeaux fiscaux aux plus riches, 40 milliards par an de baisse d'impôt pour les plus riches. Et donc, quand on remet des mesures un peu courageuses, un ISF climatique, quand on remet la flotte date, et donc, du coup, on retrouve des marges de manœuvre budgétaires. »
« C'est important et d'ailleurs je suis venue le faire et je vais continuer à le faire avec le sourire. Mais quand on ne fait que ça, on oublie qu'à la fin, quand on fait de la politique, ce n'est pas parce qu'on apprécie le suspense, ce n'est pas parce qu'on est fouté à l'adrénaline de qu'est-ce que va être la prochaine crise, qu'est-ce que je viens pour répondre et quels vêtements je vais mettre pour y aller. Ce qui compte à la fin, c'est la vie des gens. C'est pour ça qu'on fait de la politique. Et à ne faire que commenter les crises des polémiques des uns et des autres. »
« C'est important et d'ailleurs je suis venue le faire et je vais continuer à le faire avec le sourire. Mais quand on ne fait que ça, on oublie qu'à la fin, quand on fait de la politique, ce n'est pas parce qu'on apprécie le suspense, ce n'est pas parce qu'on est fouté à l'adrénaline de qu'est-ce que va être la prochaine crise, qu'est-ce que je viens pour répondre et quels vêtements je vais mettre pour y aller. Ce qui compte à la fin, c'est la vie des gens. C'est pour ça qu'on fait de la politique. Et à ne faire que commenter les crises des polémiques des uns et des autres. »
« Évidemment, moi, je viens du bassin minier, du Pas-de-Calais. Et toutes les activités qu'on dit d'extractivisme, je sais quel est leur coût environnemental et quel est leur coût humain. Parce que quand on exploite les sols, en général, on exploite aussi les hommes. Et que c'est l'histoire de ma région. Donc, je le sais peut-être plus que d'autres. Ensuite, on est aujourd'hui dans une demande croissante pour les téléphones, pour les voitures. Bon, là, le lithium, c'est beaucoup pour les batteries de voitures, de ce qu'on appelle les métaux rares. Et donc, je pense qu'il ne faut pas être hypocrite. On ne peut pas dire qu'on veut des voitures électriques. Et on voit bien que tout le monde en demande. Mais on va continuer à extraire. Aujourd'hui, c'est beaucoup en Australie, en Argentine. Et c'est transformé en Chine. Et après, ça revient en Europe. Et donc, quel que soit le coût environnemental et humain, en fait, on sait qu'il sera moindre en France. Parce qu'il y aura des écologistes français. Et puis, tout simplement, la confiance des Françaises et des Français aussi, des riverains, de tout le monde va se mobiliser pour que ça se fasse dans les meilleures conditions possibles. Mais ça ne doit pas nous empêcher de nous interroger sur, évidemment, comment on va le faire. Ça, je viens de le dire. Pour limiter l'empreinte sur l'environnement, pour limiter le coût social. Mais il faut aussi se dire qu'on doit réfléchir à la sobriété des usages. Parce que le lithium, qu'il soit extrait en France, en Argentine, en Australie, ou transformé en Chine ou pas, ce n'est pas neutre pour l'environnement. Et moi, ce que je veux dire aussi, c'est qu'il ne faut pas de tabou sur ces sujets. Il faut pouvoir en parler. Moi, je suis allée en Guyane il n'y a pas longtemps où on nous vendait un projet de sudmine, là aussi, pour des métaux rares. Et les gens ont commencé à poser des questions. Attendez, moi, j'ai des champs, il y a plein de potagers, il y a des amérindiens qui sont là, il y a des défenseurs de l'environnement. Et on leur a dit, c'est stratégique. C'est un projet stratégique. Comme si le mot stratégique, ça voulait dire vous êtes trop bête pour comprendre. »
« Oui, mais c'est pour ça que je ne parle pas de ça. C'est pour ça que quand je parle des 40 milliards d'euros de cadeaux fiscaux aux plus riches, j'écarte ces 14 milliards, donc il en reste 40. Bon, jusque-là, vous me suivez. Donc on a des gens qui font des cadeaux fiscaux aux plus riches, qui baissent les recettes, et qui mécaniquement, du coup, augmentent le déficit et donc la dette. Vous me dites, il y a 3 milliards de dettes. Ben d'accord, il y a 3 000 milliards de dettes, mais il y avait 2 000 milliards de dettes quand ils sont arrivés au pouvoir. Donc c'est quand même leur bilan, voilà, les Mozart de la finance. Et donc, ils en arrivent là. Bon, ben ça, c'était mathématique. Et au lieu de se dire, ben, comme du coup, on est endettés, ça ne va pas, on va revenir sur les mesures qu'ils avaient prises, là, ils se tournent vers les Français, avec leur air le plus contrit, pour dire, c'est très très grave, et du coup, tout le monde va devoir faire un effort. Voilà, et donc ils voudraient qu'on les remercie, en disant, ben bien sûr, prenez nos jours fériés, les vacances de Noël, tout ça, c'est pour la France, on est très contents de le faire. Mais regardez autour de vous, dans tous les Français, combien vivent mieux aujourd'hui qu'ils ne vivaient au début du mandat d'Emmanuel Macron ? Très très peu. Et en fait, ils sont tous au gouvernement, et dans les cercles très très proches d'amis du gouvernement. Donc ça commence à se voir, voilà. »
« Il faut avoir le moral bien accroché quand même pour rester zen et inflexible en entendant ce genre de phrase. Parce que sur l'écologie, la réalité c'est que c'est du sabotage organisé ce qui s'est passé sur le budget d'écologie. On avait un budget qui, on le sait, est insuffisant. En février dernier, Gabriel Attal, je ne sais pas si vous vous rappelez, a fait 10 milliards de coupes budgétaires par décret comme ça, hop, d'un trait de plume. Sur ces 10 milliards d'économies budgétaires, sur tout le budget de l'État, il a fait 2 milliards d'économies sur l'écologie. 20% des économies étaient sur l'écologie qui ne représentent pas 20% du budget de la France. Donc en fait, on s'était pris, en gros, les balles perdues. Ensuite vient le budget Barnier, 2 milliards aussi de coupes budgétaires sur l'écologie. Ce budget Barnier est censuré, le gouvernement tombe, pas que sur des raisons écologiques, mais pour nous en grande partie. Arrive François Bayrou, avec qui on a des discussions stupéfiantes, on vient lui parler, il est installé à Matinon depuis quelques jours, on lui dit qu'allez-vous faire ? Il nous parle de ces pistes cyclables à Pau, on dit mais on ne parle pas au maire de Pau, on parle au Premier ministre, qu'allez-vous faire ? Mais, mais, mais, j'ai aussi fait des réseaux chaleur à Pau. Ok, d'accord, bon, et pour le budget de l'État ? Et puis, on n'est pas déçus, puisque quand le budget arrive au Sénat, là, pour le coup, avec le gouvernement Bayrou aux manettes, c'est 1,3 milliard de baisse supplémentaire pour l'écologie. Alors, j'ai entendu le collègue socialiste, Philippe Brun, sortir de commissions disparitaires en disant qu'on a arraché 300 millions en plus pour l'écologie. Enfin oui, quand on enlève 3,3 milliards et qu'on retrouve 300 millions, on a quand même perdu 3 milliards entre-temps pour l'écologie. Et donc, quand la ministre me dit là que franchement, on a fait perdre du temps à l'écologie, je vais vous dire, ce gouvernement a censuré l'écologie dans le budget. Il était très logique que les écologistes censurent le gouvernement. »
« On dirait mon fils de 5 ans quand il triche au Monopoly Junior. C'est-à-dire qu'il joue au jeu. Et puis, c'est normal chez les enfants de 5 ans, c'est-à-dire qu'au fur et à mesure de la partie, il dit, oui, mais ça, en fait, je ne t'avais pas expliqué, maman, en fait, c'est parce qu'il y a une nouvelle règle. Puis ça, en fait, tu n'as pas bien compris. Puis ça, quand je joue avec papa, on fait comme ça. Les enfants font ça. On le sait, ça nous fait rire. Donc Emmanuel Macron triche aujourd'hui. Et on leur apprend à ne plus le faire et à ne pas tricher. Il triche aujourd'hui. Emmanuel Macron, il est président de la République. Il faut être sérieux. En plus, je vais vous dire, on se prend des leçons de morale sur c'est les Jeux Olympiques. Il faut être sage. »
« – C'est ce que j'allais vous expliquer. Premièrement, suspension, on l'a dit, ça veut tout dire et rien dire. Donc on sera extrêmement attentif à ce qui est annoncé précisément, et on aura d'ici le discours de politique générale, un rendez-vous, un nouveau rendez-vous avec le ministre, pour pouvoir discuter précisément de ce qu'il prévoit d'annoncer, et leur dire tout ce qui ne nous convient pas dans ce qu'il prévoit d'annoncer. Vous voyez, il y a encore des alertours qui sont prévus. Par ailleurs, je ne vais pas vous donner tout mon carnet de balles, mais on travaille activement et en échange souvent, j'étais encore avec lui au téléphone cet après-midi. Deuxièmement, cette suspension, abrogation de la réforme des retraites est une condition nécessaire, j'insiste bien sur le nécessaire, il n'y a pas de discussion sans ça, mais non suffisante. C'est-à-dire que ce n'est pas parce qu'ils auront lâché sur les retraites ce qu'ils vont être obligés de faire, qu'il n'y aura aucune autre demande écologiste, et que suspension, abrogation de la réforme des retraites vaut non censure. – Alors c'est quoi les autres demandes ? On vit dans un monde où l'habitabilité de la planète dans les 30 prochaines années est résumée en question, où les espèces de faune, de flore disparaissent, où la banquise fond, et où on ne peut plus garantir une planète habitable à nos enfants. Alors oui, l'écologie c'est important, et on ne peut pas supporter de voir comme ça ce gouvernement, qui en plus vient de remettre avec des mois de retard un plan national d'adaptation au changement climatique, et je pense que ça veut dire beaucoup pour les personnes qui habitent en zone inondable, qui ont eu des fissures dans leur maison, qui sont confrontées quotidiennement à les fondements de la diversité, aux agriculteurs aussi. – Mais vous demandez une mesure concrète pour ne pas censurer le gouvernement sur l'environnement ? – Ce qu'on demande, c'est que ce plan est le moyen financier d'être adopté. Et aujourd'hui, on constate, on a entendu que Macron parlait de réarmement démographique, pas démocratique, ça n'en y est pas. Enfin, sur plein de sujets, il voulait tout réarmer, et à la fin, c'est l'écologie qui s'est pris la balle. Au printemps dernier, d'un trait de plume, ils ont fait par décret comme ça 10 milliards d'économies. Sur les 10 milliards d'économies, ils avaient prévu 2 milliards d'économies, rien que pour l'écologie, qui ne représente pas 20% du budget de la France. Et donc, on voit bien que dès qu'il faut faire des sacrifices, c'est l'écologie en première ligne. C'est le seul moment d'ailleurs où ils mettent l'écologie en première ligne. Et donc, on a listé tous les reculs en arrière inacceptables, budgétaires, qui avaient été acceptés par M. Barnier. 0€ sur le fonds vélo, moins 60% sur le fonds vert, moins 500 millions sur l'électrification des flocs électriques, moins 137 millions sur la biodiversité. On a calculé ces renoncements. Ma prime éco-rénove aussi, quand on supprime 1 milliard sur ma prime éco-rénove, comme ça a été fait, c'est 150 000 logements qu'on ne peut pas rénover en un an. C'est l'équivalent de toute la ville de Lyon ou de toute la ville de Rennes. »
« Mais c'est exactement ce que j'allais vous dire, parce que moi, je vais vous le dire dans l'autre sens. J'ai un sondage entre les mains qu'on a commandé, qu'on a reçu hier soir, qui montre que les électeurs... »