Parce que c'est le début d'une enquête et on n'a accès à rien. Ce n'est même pas la présomption d'innocence, puisqu'il n'y a même pas de mise en cause. Et donc c'est quelque chose d'extrêmement violent. Mais cependant, et là où je n'achète pas les éléments de langage qui viennent de vous être brillamment déployés, les perquisitions se font toujours, et on ne sait jamais pourquoi, avec les armes et les gilets pare-balles. Y compris chez des non-ingénaires, j'ai eu le cas. Y compris chez des notaires ou des avocats, j'ai eu le cas. Et puis à part ça, constatons quand même que sous la Vème République, tous les partis politiques ont fait l'objet de telles mesures de perquisition. Souvenez-vous, Darius, la République, c'est moi, avec Mélenchon, qui cherche, lui, à faire obstacle d'une manière absolument insupportable aux mesures de perquisition qui visaient son parti. Le MoDem, le parti de l'actuel Premier ministre, a fait l'objet de mesures de perquisition, d'enquêtes et de poursuites. Et pour un certain cas... En clair, est-ce que oui ou non, Julien Oudou, la raison quand on dit qu'il y a, à l'égard d'un parti d'opposition, quelque chose d'anormal ?
Réponse partielleMais ce qu'il vient de dire est tout à fait vrai. Je veux dire, on est au stade d'une perquisition, c'est-à-dire qu'il y a un soupçon, il y a eu un signalement de la part de la Commission nationale des comptes de campagne suite à des faits qui vont être ou pas prouvés. Donc à ce stade, on est vraiment au stade le plus préliminaire, on a un signalement probablement article 40, c'est ce qui s'était passé, vous avez eu raison de le rappeler, avec Jean-Luc Mélenchon en 2018, et d'ailleurs, il avait été condamné, non pas du fait de la perquisition, mais parce qu'il avait été musclé dans ses rapports avec ceux qu'il avait perquisitionné à l'époque, preuve que ce type de pratique est finalement as…
