Alors, il faut qu'on rentre dans le fond des propositions de Charles Hallon. Fusion de France 2 et de France 5, suppression de France 4, fusion de France Info, France 24, suppression d'un orchestre à Radio France, baisse du budget de l'audiovisuel public d'un milliard d'euros, c'est-à-dire 25% de ses dotations. Est-ce que vous les cautionnez, ces propositions ?
Réponse directeNon, je ne les cautionne pas. Et j'ai un différent profond avec Charles Hallon. C'est qu'il nous explique, il l'a encore dit hier, qu'il souhaitait sauver l'audiovisuel public. Et il essaye de se faire passer pour un cost killer, pardon pour cette terminologie anglaise, qui viendrait couper dans les dépenses de gestion. Mais qu'il assume son objectif politique. Quand on baisse d'un milliard d'euros, soit 25% le budget de l'audiovisuel public, c'est qu'on souhaite affaiblir l'audiovisuel public. Quand on décide de supprimer France 5, qui est le cœur des missions de service public, France 5, c'est l'incarnation de ce que doit être le service public. Les documentaires, les reportages, les maga…
« Non, je ne les cautionne pas. Et j'ai un différent profond avec Charles Hallon. C'est qu'il nous explique, il l'a encore dit hier, qu'il souhaitait sauver l'audiovisuel public. Et il essaye de se faire passer pour un cost killer, pardon pour cette terminologie anglaise, qui viendrait couper dans les dépenses de gestion. Mais qu'il assume son objectif politique. Quand on baisse d'un milliard d'euros, soit 25% le budget de l'audiovisuel public, c'est qu'on souhaite affaiblir l'audiovisuel public. Quand on décide de supprimer France 5, qui est le cœur des missions de service public, France 5, c'est l'incarnation de ce que doit être le service public. Les documentaires, les reportages, les magazines d'information, il y a derrière un projet politique. Et ce que je regrette, c'est que Charles Hallon n'ait pas dit clairement quel était son objectif politique, d'où il parlait. Il est l'allié du Rassemblement National. Il souhaite voir Marine Le Pen ou Jordan Bardella, élu président de la République. Ils ont tous les deux dit qu'ils souhaitaient la privatisation de l'audiovisuel public. »
