Jean-Pierre Raffarin — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
6 juin 2016 au 3 oct. 2026
Questions
317
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 317 questions évaluables
Réponse directe
125
Réponse partielle
59
Réponse à côté
128
Refus explicite
5
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Sauf que là, est-ce qu'on peut dire d'Elisabeth Barron que c'est un fauve ?
Réponse à côté
Je pense qu'elle a quand même des qualités assez exceptionnelles, franchement. Elle est au niveau de la fonction, elle a expériences et compétences. Moi je l'ai vue comme préfète de région en Poitou-Charentes.
« Je pense qu'elle a quand même des qualités assez exceptionnelles, franchement. Elle est au niveau de la fonction, elle a expériences et compétences. Moi je l'ai vue comme préfète de région en Poitou-Charentes. »
RMC — Face à Face · L'interview : Jean-Pierre Raffarin - 17/05Vérifier à 2:00
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Chiffres cités7 mai 2024 au 3 oct. 2026 · 17 observations18 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« 2003-2005. »
C à vous · Mobilisation lycéenne, budget, J-L. Mélenchon : le regard de Jean-Pierre RaffarinVérifier à 3:58
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
4 oct. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Est-ce que vous ne vous dites pas « Bon, finalement, ça ne marche pas ?
Réponse directe
Non, je n'ai pas de regrets parce que ça marche pour les entreprises. Si vous regardez L'Oréal, si vous regardez Schneider, si vous regardez toutes nos grandes entreprises, on est très présents. Mais c'est vrai qu'aujourd'hui, la Chine n'a pas la lisibilité qu'elle avait il y a quelques années. Aujourd'hui, par exemple, il est difficile de comprendre ce qui se passe à Shanghai. Pourquoi il y a cette politique ? Donc, on voit qu'aujourd'hui... Et puis avec une sorte de blocage économique et que c'est quand même le poumon, non seulement le poumon de la Chine, mais aussi le poumon du monde. Et nous avons besoin de la croissance mondiale. Donc, ce moteur de la croissance mondiale est aujourd'hu…
« Non, je n'ai pas de regrets parce que ça marche pour les entreprises. Si vous regardez L'Oréal, si vous regardez Schneider, si vous regardez toutes nos grandes entreprises, on est très présents. Mais c'est vrai qu'aujourd'hui, la Chine n'a pas la lisibilité qu'elle avait il y a quelques années. Aujourd'hui, par exemple, il est difficile de comprendre ce qui se passe à Shanghai. Pourquoi il y a cette politique ? Donc, on voit qu'aujourd'hui... »
RMC — Face à Face · L'interview : Jean-Pierre Raffarin - 17/05Vérifier à 17:30
Et vous les invitez à être davantage encore à l'écoute, même si vous dites qu'il y a du progrès. Il y a un point aussi pour lequel Emmanuel Macron a été assez rejeté, notamment dans l'entre-deux-tours. C'était la question de la réforme des retraites. Il a annoncé réformer les retraites en repoussant l'âge légal à 65 ans. Économiquement, il n'y a pas forcément urgence. Est-ce que, politiquement, il y a urgence au point de prendre le risque, en effet, de mettre une partie de la France dans la rue ?
Réponse directe
Moi, je pense qu'il y a urgence. Mais ça, c'est mon avis personnel. Je crois que les réformes difficiles, elles sont à faire en début de quinquennat. On a bien vu qu'il ne l'a pas fait au début du précédent quinquennat et que c'était difficile de le faire à la fin. Donc, je pense que c'est un projet qui doit être dans la première moitié du quinquennat. Il faut qu'il s'y mette tout de suite. Parce que je pense qu'à fur et à mesure que le temps passe, la légitimité politique s'affaiblit un peu s'amenuise. Donc, c'est au moment, après une élection. En plus, là, il a un Premier ministre qui sait ce que c'est que le social. Elle est à la RATP. C'est un accord social. Vous savez, une réforme des…
« Moi, je pense qu'il y a urgence. Mais ça, c'est mon avis personnel. Je crois que les réformes difficiles, elles sont à faire en début de quinquennat. On a bien vu qu'il ne l'a pas fait au début du précédent quinquennat et que c'était difficile de le faire à la fin. Donc, je pense que c'est un projet qui doit être dans la première moitié du quinquennat. Il faut qu'il s'y mette tout de suite. Parce que je pense qu'à fur et à mesure que le temps passe, la légitimité politique s'affaiblit un peu s'amenuise. Donc, c'est au moment, après une élection. En plus, là, il a un Premier ministre qui sait ce que c'est que le social. Elle est à la RATP. C'est un accord social. Vous savez, une réforme des retraites, ça ne se gagne pas à la télévision. Ça se gagne avec les partenaires sociaux. Ça se gagne avec la négociation. Donc, je crois qu'un Premier ministre, avec une marge de négociation, il ne faut pas forcément avoir un objectif qui est rigide. Il faut laisser les choses ouvertes. Et moi, quitte à ce qu'on arrive à un mi-chemin entre... »
RMC — Face à Face · L'interview : Jean-Pierre Raffarin - 17/05Vérifier à 13:59
Vous en avez bien sûr été Premier ministre, vous étiez Premier ministre de Jacques Chirac. C'est comment une première journée à Matignon ?
Réponse directe
C'est un stress assez fort parce qu'on commence d'abord à avoir à s'entourer puisqu'au départ on arrive avec son directeur de cabinet. On est deux dans cette grande maison et il faut passer à 40 en 3-4 jours. Il faut qu'il y ait un cabinet qui fonctionne, il faut quelqu'un qui s'occupe des affaires intérieures, quelqu'un qui s'occupe de l'extérieur, quelqu'un qui s'occupe de la culture, quelqu'un qui s'occupe de l'agriculture. Donc tout de suite il faut constituer son équipe, c'est assez difficile. En général on a 48 heures pour le Président de la République pour aller lui présenter une première liste de ministres. Donc il y a la pression. Au fond il faut pratiquement nommer 200 personnes e…
« C'est un stress assez fort parce qu'on commence d'abord à avoir à s'entourer puisqu'au départ on arrive avec son directeur de cabinet. On est deux dans cette grande maison et il faut passer à 40 en 3-4 jours. Il faut qu'il y ait un cabinet qui fonctionne, il faut quelqu'un qui s'occupe des affaires intérieures, quelqu'un qui s'occupe de l'extérieur, quelqu'un qui s'occupe de la culture, quelqu'un qui s'occupe de l'agriculture. Donc tout de suite il faut constituer son équipe, c'est assez difficile. En général on a 48 heures pour le Président de la République pour aller lui présenter une première liste de ministres. Donc il y a la pression. Au fond il faut pratiquement nommer 200 personnes en 8-10 jours. Donc la première étape c'est les nominations. Là il y a toutes les pressions, tous les gens qui vous recommandent des gens. Donc le début est très très pressant, surtout qu'il va se passer forcément un ou deux événements dans l'actualité qui va demander au Premier ministre d'être mobilisé aussi sur ces événements. »
RMC — Face à Face · L'interview : Jean-Pierre Raffarin - 17/05Vérifier à 0:26Voir 1 autre passage
« Voilà c'est d'abord DRH, ensuite une pression assez forte et puis les premières relations avec le Président. Donc c'est là où on peut se tester un petit peu pour voir qui peut avoir le plus d'influence. »
RMC — Face à Face · L'interview : Jean-Pierre Raffarin - 17/05Vérifier à 1:13
Je le disais tout à l'heure, vous disiez, les manifestations, pourquoi pas ?
Réponse à côté
Je pense qu'on peut l'éviter, ça, justement, si on a un Premier ministre, une Première ministre dans la circonstance, qui organise des débats, qui fait un certain nombre de propositions, et qui anime la démocratie de manière... C'est la première fois qu'elle se présente, elle vient d'être nommée, elle pourrait se passer d'être candidate, et elle va en contact du peuple. Donc ça, il faut saluer cette initiative, c'est du courage, c'est difficile, et elle l'assume, je trouve que ça, c'est un très beau geste, et c'est vrai qu'un Premier ministre parlementaire, ça lui donne un peu d'autorité en plus.
« Je pense qu'on peut l'éviter, ça, justement, si on a un Premier ministre, une Première ministre dans la circonstance, qui organise des débats, qui fait un certain nombre de propositions, et qui anime la démocratie de manière... »
RMC — Face à Face · L'interview : Jean-Pierre Raffarin - 17/05Vérifier à 11:07Voir 1 autre passage
« C'est la première fois qu'elle se présente, elle vient d'être nommée, elle pourrait se passer d'être candidate, et elle va en contact du peuple. Donc ça, il faut saluer cette initiative, c'est du courage, c'est difficile, et elle l'assume, je trouve que ça, c'est un très beau geste, et c'est vrai qu'un Premier ministre parlementaire, ça lui donne un peu d'autorité en plus. »
RMC — Face à Face · L'interview : Jean-Pierre Raffarin - 17/05Vérifier à 11:27
Mais alors comment vous expliquez que presque 50%, enfin que le pays soit si divisé, et que Marine Le Pen soit CEO au deuxième tour ?
Réponse à côté
Parce que les décisions sont restées parisiennes, parce que le pouvoir est lointain. C'est la proximité qui est la valeur numéro un de la démocratie. Il faut un peu de distance, parce qu'il faut du respect, il faut de l'autorité, mais il faut aussi de la proximité. Et ce qui manque dans notre République, c'est de la proximité. Vous savez, dans le rejet qu'on a...
« Parce que les décisions sont restées parisiennes, parce que le pouvoir est lointain. C'est la proximité qui est la valeur numéro un de la démocratie. Il faut un peu de distance, parce qu'il faut du respect, il faut de l'autorité, mais il faut aussi de la proximité. Et ce qui manque dans notre République, c'est de la proximité. Vous savez, dans le rejet qu'on a... »
RMC — Face à Face · L'interview : Jean-Pierre Raffarin - 17/05Vérifier à 12:52
C'est-à-dire le fait que ça n'est plus vraiment un job politique, le job de Premier ministre ?
Réponse directe
Vous savez, quand on a été au ministère du Travail, on le fait de la politique. Parce que les syndicats sont très organisés, ils ont des batailles d'arguments très sophistiquées. Et donc je pense qu'elle est devenue politique. Elle n'a pas fait cinq ans de gouvernement sans avoir cette formation politique, cette sensibilité. Déjà, elle avait une conscience politique, puisqu'elle s'est engagée politiquement déjà plutôt à gauche. Donc elle a une conscience politique et je pense qu'avec cinq ans de gouvernement, on devient politique. La question là, ça va être comment elle va animer un peu la majorité. Parce qu'on a une majorité un peu nouvelle maintenant. On a une majorité avec un parti. Ce p…
« Vous savez, quand on a été au ministère du Travail, on le fait de la politique. Parce que les syndicats sont très organisés, ils ont des batailles d'arguments très sophistiquées. Et donc je pense qu'elle est devenue politique. Elle n'a pas fait cinq ans de gouvernement sans avoir cette formation politique, cette sensibilité. Déjà, elle avait une conscience politique, puisqu'elle s'est engagée politiquement déjà plutôt à gauche. Donc elle a une conscience politique et je pense qu'avec cinq ans de gouvernement, on devient politique. La question là, ça va être comment elle va animer un peu la majorité. Parce qu'on a une majorité un peu nouvelle maintenant. On a une majorité avec un parti. Ce parti, il a trois composantes. Il a En Marche, il a le Modem, il a Horizon. Il va falloir que ces trois leaders travaillent avec le Premier ministre et que ces quatre personnalités-là... Est-ce que ce sera vraiment elle la chef ? Eh bien, c'est dans les institutions. Si elle veut protéger le président, elle doit être chef. Elle doit être le chef de la majorité. Si elle n'est pas le chef de la majorité, elle expose le président. Et le président arrive à une situation après d'usure qui est, au fond, un frein à l'action. Il faut protéger le président. Le général de Gaulle avait fait en sorte que dans la Ve République, le Premier ministre, c'est un peu l'airbag. C'est celui qu'on change, qu'on s'en va pas. C'est la nouvelle donne qu'on crée. C'est celui qui protège le président. »
RMC — Face à Face · L'interview : Jean-Pierre Raffarin - 17/05Vérifier à 3:54
Est-ce que vous diriez qu'aujourd'hui, le pays est fragile ?
Réponse directe
Absolument, le pays est très fragile. À partir du moment où un pays est violent, mais il n'est pas le seul. Quand on voit les États-Unis, le Capitole, c'est comme pour les Gilets jaunes. Donc on voit bien que c'est un peu partout dans le monde, sans doute l'évolution des sociétés, sans doute la montée des égoïstes, sans doute les réseaux sociaux. Il y a beaucoup de choses qui font qu'il y a au-delà de la nervosité.
« Absolument, le pays est très fragile. À partir du moment où un pays est violent, mais il n'est pas le seul. Quand on voit les États-Unis, le Capitole, c'est comme pour les Gilets jaunes. Donc on voit bien que c'est un peu partout dans le monde, sans doute l'évolution des sociétés, sans doute la montée des égoïstes, sans doute les réseaux sociaux. Il y a beaucoup de choses qui font qu'il y a au-delà de la nervosité. »
RMC — Face à Face · L'interview : Jean-Pierre Raffarin - 17/05Vérifier à 10:41
Non, ça c'est fini. C'est fini. J'ai voulu quitter la politique électorale. Je continue à dire ce que je pense. mais je pense qu'il faut à un moment savoir arrêter et je l'avais arrêté à 70 ans. Je ne voulais plus être opérationnel.
« Non, ça c'est fini. C'est fini. J'ai voulu quitter la politique électorale. Je continue à dire ce que je pense. »
RMC — Face à Face · L'interview : Jean-Pierre Raffarin - 17/05Vérifier à 20:15Voir 1 autre passage
« mais je pense qu'il faut à un moment savoir arrêter et je l'avais arrêté à 70 ans. Je ne voulais plus être opérationnel. »
RMC — Face à Face · L'interview : Jean-Pierre Raffarin - 17/05Vérifier à 20:22
Est-ce qu'elle a été choisie pour ça ou au contraire parce que précisément peut-être elle ne l'est pas ?
Réponse à côté
Je pense qu'elle a quand même des qualités assez exceptionnelles, franchement. Elle est au niveau de la fonction, elle a expériences et compétences. Moi je l'ai vue comme préfète de région en Poitou-Charentes.
« Je pense qu'elle a quand même des qualités assez exceptionnelles, franchement. Elle est au niveau de la fonction, elle a expériences et compétences. Moi je l'ai vue comme préfète de région en Poitou-Charentes. »
RMC — Face à Face · L'interview : Jean-Pierre Raffarin - 17/05Vérifier à 2:00
Il faut davantage, à nouveau, faire confiance au dialogue social. Est-ce qu'Elisabeth Borne, qui a mené d'une main de fer, les syndicats disent aujourd'hui, d'abord la réforme sur la SNCF, puis la réforme sur l'assurance chômage, sans que ce soit véritablement une négociation ?
Réponse à côté
Moi, je pense qu'il faut qu'il y ait du dialogue social, il faut qu'il y ait un certain nombre de compromis. Nous sommes une société complexe. Il y a beaucoup de diversité dans la France, des diversités de générations, des diversités de régions, des diversités de cultures. Et donc, il nous faut de la diversité. Il nous faut donc des débats. Il faut des négociations. Il faut donc, de temps en temps, des compromis. Ça ne veut pas dire qu'il ne faut pas de la fermeté, bien sûr, car le gouvernement doit protéger l'essentiel de sa stratégie. Mais d'une manière générale, la démocratie doit vivre. Regardez, les démocraties ne sont pas très en forme partout dans le monde. Ce sont les régimes autori…
« Moi, je pense qu'il faut qu'il y ait du dialogue social, il faut qu'il y ait un certain nombre de compromis. Nous sommes une société complexe. Il y a beaucoup de diversité dans la France, des diversités de générations, des diversités de régions, des diversités de cultures. Et donc, il nous faut de la diversité. Il nous faut donc des débats. Il faut des négociations. Il faut donc, de temps en temps, des compromis. Ça ne veut pas dire qu'il ne faut pas de la fermeté, bien sûr, car le gouvernement doit protéger l'essentiel de sa stratégie. Mais d'une manière générale, la démocratie doit vivre. Regardez, les démocraties ne sont pas très en forme partout dans le monde. Ce sont les régimes autoritaires, aujourd'hui, qui s'imposent un peu partout dans le monde. Et donc, il faut défendre la démocratie. La démocratie, c'est quand même le débat, c'est l'articulation. Mais naturellement, avec des responsabilités, et surtout le respect du droit. C'est-à-dire, tous ceux qui ont voulu contester la légitimité du président sont des gens qui ont un comportement anti. »
RMC — Face à Face · L'interview : Jean-Pierre Raffarin - 17/05Vérifier à 9:34
Je le crois, je le crois. En tout cas, c'est sa mission première. Vous savez, dans le rejet relatif qu'a rencontré Emmanuel Macron dans sa campagne, il y avait le fait qu'il était un peu le premier de la classe, il réussit tout, il a ce côté représentant des élites. Au fond, c'est de la proximité. On a souvent eu des présidents qui étaient des présidents de la distance, un peu comme était le général de Gaulle. Et puis, il y a eu ceux qui ont joué la carte de la proximité. Aujourd'hui, nous sommes dans une ère de la proximité. Et dans cette ère-là, il faut être...
« Je le crois, je le crois. En tout cas, c'est sa mission première. Vous savez, dans le rejet relatif qu'a rencontré Emmanuel Macron dans sa campagne, il y avait le fait qu'il était un peu le premier de la classe, il réussit tout, il a ce côté représentant des élites. Au fond, c'est de la proximité. On a souvent eu des présidents qui étaient des présidents de la distance, un peu comme était le général de Gaulle. Et puis, il y a eu ceux qui ont joué la carte de la proximité. Aujourd'hui, nous sommes dans une ère de la proximité. Et dans cette ère-là, il faut être... »
RMC — Face à Face · L'interview : Jean-Pierre Raffarin - 17/05Vérifier à 13:10
Question 164Présidentielle : Jean-Pierre Raffarin juge la candidature d'Emmanuel Macron "intéressante", à condition "qu'il mette son expérience au service d'un grand élan"
Tous les éléments sont en place pour que la Russie lance une offensive forte et rapide en Ukraine. Ce sont les mots du ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian. Hier soir, est-ce qu'on peut encore éviter une guerre ?
Réponse directe
Je le crois, tant que la guerre n'est pas enclenchée, on peut toujours et on doit toujours tout faire pour l'en empêcher. Il était temps d'ailleurs que l'Europe revienne dans la discussion, parce que c'est quelque chose d'assez inquiétant, même d'irritant, de voir que la négociation est menée par des gens qui sont éloignés des champs de bataille de l'Europe. Vous voulez dire les Américains ? Les Américains, quand ils pilotent une perspective de guerre sur un autre terrain que le leur, c'est très préoccupant pour nous. L'Europe, c'est notre terrain. C'est à nous de défendre le terrain de l'Europe et la sécurité de l'Europe. Donc, je trouve heureux qu'aujourd'hui, le chancelier allemand, il y…
« Je le crois, tant que la guerre n'est pas enclenchée, on peut toujours et on doit toujours tout faire pour l'en empêcher. Il était temps d'ailleurs que l'Europe revienne dans la discussion, parce que c'est quelque chose d'assez inquiétant, même d'irritant, de voir que la négociation est menée par des gens qui sont éloignés des champs de bataille de l'Europe. Vous voulez dire les Américains ? Les Américains, quand ils pilotent une perspective de guerre sur un autre terrain que le leur, c'est très préoccupant pour nous. L'Europe, c'est notre terrain. C'est à nous de défendre le terrain de l'Europe et la sécurité de l'Europe. Donc, je trouve heureux qu'aujourd'hui, le chancelier allemand, il y a quelques jours, le président Macron, que la France et l'Europe reviennent dans la discussion. On ne peut pas laisser les Américains qui sont loin des champs de bataille. Vous savez, je connaissais un grand homme politique qui disait que les Américains faisaient trop souvent la guerre chez les autres. Aujourd'hui, c'est nous les autres. Alors, ils nous ont défendus dans le passé, mais aujourd'hui, c'est à l'Europe de définir ces règles de sécurité. Et nous devons dire clairement que pour nous, l'Ukraine n'est pas la frontière avec la Russie. Ce n'est pas la frontière. C'est un pays. Et ce pays doit être indépendant. Et il doit être indépendant avec ses voisins, ses voisins russes et ses voisins européens. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Présidentielle : Jean-Pierre Raffarin juge la candidature d'Emmanuel Macron "intéressante", à condition "qu'il mette son expérience au service d'un grand élan"Vérifier à 0:16
Question 165Présidentielle : Jean-Pierre Raffarin juge la candidature d'Emmanuel Macron "intéressante", à condition "qu'il mette son expérience au service d'un grand élan"
Toujours avec l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, Valérie Pécresse, dans son programme, propose d'interdire le port du voile lorsqu'il est forcé. Est-ce que vous êtes d'accord avec elle
Réponse à côté
Ça me paraît très difficile à réaliser. Ce que je crois, c'est qu'il ne faut pas que ce genre de mesures sortent forcément d'une campagne électorale. Si on pense à 2004, ce que nous avons fait sur le voile à l'école, nous l'avons fait après ce qu'on avait appelé la commission Stasi. C'est-à-dire après un débat, après une réflexion avec une mobilisation parlementaire. Il y avait beaucoup de choses. J'avais demandé à François Barron un rapport sur le sujet. On a fait tout un travail pour arriver non seulement à l'idée de l'interaction du voile, mais aussi à la manière de faire respecter cette nouvelle donne juridique. Donc, je crois qu'aujourd'hui, soyons prudents, ce n'est pas dans les campa…
« Ça me paraît très difficile à réaliser. Ce que je crois, c'est qu'il ne faut pas que ce genre de mesures sortent forcément d'une campagne électorale. Si on pense à 2004, ce que nous avons fait sur le voile à l'école, nous l'avons fait après ce qu'on avait appelé la commission Stasi. C'est-à-dire après un débat, après une réflexion avec une mobilisation parlementaire. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Présidentielle : Jean-Pierre Raffarin juge la candidature d'Emmanuel Macron "intéressante", à condition "qu'il mette son expérience au service d'un grand élan"Vérifier à 8:37Voir 2 autres passages
« Il y avait beaucoup de choses. J'avais demandé à François Barron un rapport sur le sujet. On a fait tout un travail pour arriver non seulement à l'idée de l'interaction du voile, mais aussi à la manière de faire respecter cette nouvelle donne juridique. Donc, je crois qu'aujourd'hui, soyons prudents, ce n'est pas dans les campagnes électorales qu'il faut lancer des choses comme ça, parce qu'on voit bien qu'il y a d'abord une question de principe, et puis surtout, il y a une question d'application du principe. Et là, je ne vois pas très bien sur le voile forcé, spontanément comme ça, qu'est-ce que c'est qu'un voile forcé ? Est-ce que la femme qui est forcée à porter le voile, avoue, dit, peut dire ? Est-ce qu'elle est libre de le dire ? Et tout ça. Donc, on voit bien que les questions sont très difficiles. Alors, essayons d'éviter que ces sujets qui sont très difficiles, mais très importants, ne soient pas des propos de meeting. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Présidentielle : Jean-Pierre Raffarin juge la candidature d'Emmanuel Macron "intéressante", à condition "qu'il mette son expérience au service d'un grand élan"Vérifier à 8:55
Question 166Présidentielle : Jean-Pierre Raffarin juge la candidature d'Emmanuel Macron "intéressante", à condition "qu'il mette son expérience au service d'un grand élan"
Vous préférez quel Emmanuel Macron entre les deux ?
Réponse à côté
Moi, je souhaite, on a une chance extraordinaire, ce qui est très rare en politique, le plus jeune et le plus expérimenté. Avoir la jeunesse et l'expérience ensemble, c'est très très rare. Parce que, hélas, je le sais, quand on a l'expérience, on n'est plus toujours très jeune. Donc on a un président qui est le cas. J'espère qu'il va mettre cette expérience au service d'un projet, d'un élan ambitieux. Donc c'est pour ça que je veux attendre le projet d'Emmanuel Macron. C'est un principe. Jusqu'à maintenant, tout est artificiel, me semble-t-il. Deuxième idée, je ne suis pas très confiant dans l'issue d'un scrutin Le Pen-Macron. Non pas que je craigne pour la victoire de Macron, mais parce qu…
« Moi, je souhaite, on a une chance extraordinaire, ce qui est très rare en politique, le plus jeune et le plus expérimenté. Avoir la jeunesse et l'expérience ensemble, c'est très très rare. Parce que, hélas, je le sais, quand on a l'expérience, on n'est plus toujours très jeune. Donc on a un président qui est le cas. J'espère qu'il va mettre cette expérience au service d'un projet, d'un élan ambitieux. Donc c'est pour ça que je veux attendre le projet d'Emmanuel Macron. C'est un principe. Jusqu'à maintenant, tout est artificiel, me semble-t-il. Deuxième idée, je ne suis pas très confiant dans l'issue d'un scrutin Le Pen-Macron. Non pas que je craigne pour la victoire de Macron, mais parce que je crois qu'on perdra en légitimité, on perdra en crédibilité. Vous savez, s'il y a une montée de la violence dans la société, c'est parce qu'il y a un recul de la politique. Quand la violence avance, c'est que la politique recule. Et donc on manque de légitimité. Et donc moi je suis favorable à un deuxième tour qui serait un deuxième tour Pécresse-Macron. Parce que ceux qui sortira vainqueur de ce deuxième tour... Alors là ça se complique un peu pour ceux qui nous écoutent et qui nous regardent. Mais non, mais c'est très important parce qu'il faut que le président qui sort... Nous sommes quand même en crise, en crise nationale et en crise internationale. Nous avons fait un certain nombre d'énormes progrès dans la période récente, mais nous sommes dans une crise internationale très précieuse. Donc votre final de rêve, c'est Valérie Pécresse face à Emmanuel Macron. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Présidentielle : Jean-Pierre Raffarin juge la candidature d'Emmanuel Macron "intéressante", à condition "qu'il mette son expérience au service d'un grand élan"Vérifier à 14:35Voir 2 autres passages
« Pour l'instant, j'attends. Je ne dis pas que je ne sais pas. Ah ! Je ne vous dis pas. C'est la même chose. Ce que je sais, c'est que... Vous attendez le programme d'Emmanuel Macron pour nous dire que vous votez pour lui. Oui, plus que le programme, c'est le degré d'ambition. Est-ce qu'Emmanuel Macron va mettre son expérience au service d'un grand élan ? Si c'est ça, je trouve que c'est une voie intéressante. Mais je vous dis très clairement aujourd'hui que ce qui me paraît le plus important, c'est d'éviter l'extrême droite au second tour. Ça, c'est très important parce qu'il faut un deuxième tour qui donne de la légitimité à un président, car un président a besoin d'autorité et sans légitimité, il n'y a pas d'autorité. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Présidentielle : Jean-Pierre Raffarin juge la candidature d'Emmanuel Macron "intéressante", à condition "qu'il mette son expérience au service d'un grand élan"Vérifier à 15:56
Question 167Présidentielle : Jean-Pierre Raffarin juge la candidature d'Emmanuel Macron "intéressante", à condition "qu'il mette son expérience au service d'un grand élan"
Français de cœur, Français de papier ?
Réponse directe
Elle laisse entendre qu'il peut y avoir des adhésions administratives qui ne sont pas des adhésions de cœur. Ce qu'on a déjà vu, quand même. On a quand même vu des manifestations qui montraient qu'il n'y avait pas forcément une adhésion affective à la France et qui venait d'un certain nombre de gens qui pouvaient avoir des papiers français. Donc, l'idée, je la comprends bien, mais ça fait référence aussi à une histoire. Et je trouve que c'est un propos qui est malheureux, vraiment malheureux.
« Elle laisse entendre qu'il peut y avoir des adhésions administratives qui ne sont pas des adhésions de cœur. Ce qu'on a déjà vu, quand même. On a quand même vu des manifestations qui montraient qu'il n'y avait pas forcément une adhésion affective à la France et qui venait d'un certain nombre de gens qui pouvaient avoir des papiers français. Donc, l'idée, je la comprends bien, mais ça fait référence aussi à une histoire. Et je trouve que c'est un propos qui est malheureux, vraiment malheureux. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Présidentielle : Jean-Pierre Raffarin juge la candidature d'Emmanuel Macron "intéressante", à condition "qu'il mette son expérience au service d'un grand élan"Vérifier à 5:01
Question 168Présidentielle : Jean-Pierre Raffarin juge la candidature d'Emmanuel Macron "intéressante", à condition "qu'il mette son expérience au service d'un grand élan"
Vous l'aviez interdit à l'école, au collège, dans les lycées également. Aujourd'hui, Valérie Pécresse dit qu'il faut étendre cette interdiction aux accompagnatrices de sortie scolaire. Vous ne l'aviez pas fait à l'époque. Est-ce que vous le feriez aujourd'hui ?
Réponse partielle
Je reposerai la question aux différents partenaires. Je suis plutôt favorable. Vous n'avez pas d'avis tranché dessus. Je suis plutôt favorable. Mais je voudrais vraiment voir toutes les conséquences. Ce sont des sujets qu'il faut étudier. Soyons très prudents. C'est facile d'essayer d'emmener une foule avec un slogan. Gouverner, ce n'est pas ajouter des slogans au slogan. Gouverner, c'est d'avoir une philosophie et la fermeté, de faire appliquer cette philosophie. Et la fermeté, ça passe aussi par la possibilité de le faire, la capacité de le faire, la faisabilité de la mesure. Si la mesure n'est pas applicable, on perd toute crédibilité.
« Je reposerai la question aux différents partenaires. Je suis plutôt favorable. Vous n'avez pas d'avis tranché dessus. Je suis plutôt favorable. Mais je voudrais vraiment voir toutes les conséquences. Ce sont des sujets qu'il faut étudier. Soyons très prudents. C'est facile d'essayer d'emmener une foule avec un slogan. Gouverner, ce n'est pas ajouter des slogans au slogan. Gouverner, c'est d'avoir une philosophie et la fermeté, de faire appliquer cette philosophie. Et la fermeté, ça passe aussi par la possibilité de le faire, la capacité de le faire, la faisabilité de la mesure. Si la mesure n'est pas applicable, on perd toute crédibilité. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Présidentielle : Jean-Pierre Raffarin juge la candidature d'Emmanuel Macron "intéressante", à condition "qu'il mette son expérience au service d'un grand élan"Vérifier à 10:20
Question 169Présidentielle : Jean-Pierre Raffarin juge la candidature d'Emmanuel Macron "intéressante", à condition "qu'il mette son expérience au service d'un grand élan"
On vous écoute depuis tout à l'heure Jean-Pierre Raffarin, vous avez dit que le choix de certains mots par Valérie Pécresse dans son meeting avant-hier au Zénith était une erreur, qu'elle était peut-être mal conseillée, on a entendu vos divergences de vues sur ce point, sur d'autres également. Est-ce que vous savez aujourd'hui pour qui vous voterez, dans deux mois au premier tour de l'élection présidentielle, à qui vous voulez confier les clés du pays ?
Réponse à côté
La première, c'est que tant que le président sortant n'a pas présenté son projet, cette campagne est virtuelle. Pour le moment, ce sont des challengers qui débattent entre eux. Donc la campagne est virtuelle. Tant que le président n'a pas donné cette perspective qui doit être la sienne, le débat est tout à fait artificiel. Je ne sais pas aujourd'hui si le président va jouer la carte de la continuité, ou s'il va jouer la carte un peu du changement, c'est-à-dire mettre son expérience au service d'un projet, d'un nouvel élan. Je ne sais pas quel est le degré d'ambition qu'il va mettre dans ce projet.
« La première, c'est que tant que le président sortant n'a pas présenté son projet, cette campagne est virtuelle. Pour le moment, ce sont des challengers qui débattent entre eux. Donc la campagne est virtuelle. Tant que le président n'a pas donné cette perspective qui doit être la sienne, le débat est tout à fait artificiel. Je ne sais pas aujourd'hui si le président va jouer la carte de la continuité, ou s'il va jouer la carte un peu du changement, c'est-à-dire mettre son expérience au service d'un projet, d'un nouvel élan. Je ne sais pas quel est le degré d'ambition qu'il va mettre dans ce projet. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Présidentielle : Jean-Pierre Raffarin juge la candidature d'Emmanuel Macron "intéressante", à condition "qu'il mette son expérience au service d'un grand élan"Vérifier à 14:01
Question 170Présidentielle : Jean-Pierre Raffarin juge la candidature d'Emmanuel Macron "intéressante", à condition "qu'il mette son expérience au service d'un grand élan"
comment fait-on ?
Réponse à côté
Ça me paraît très difficile à réaliser. Ce que je crois, c'est qu'il ne faut pas que ce genre de mesures sortent forcément d'une campagne électorale. Si on pense à 2004, ce que nous avons fait sur le voile à l'école, nous l'avons fait après ce qu'on avait appelé la commission Stasi. C'est-à-dire après un débat, après une réflexion avec une mobilisation parlementaire. Il y avait beaucoup de choses. J'avais demandé à François Barron un rapport sur le sujet. On a fait tout un travail pour arriver non seulement à l'idée de l'interaction du voile, mais aussi à la manière de faire respecter cette nouvelle donne juridique. Donc, je crois qu'aujourd'hui, soyons prudents, ce n'est pas dans les campa…
« Ça me paraît très difficile à réaliser. Ce que je crois, c'est qu'il ne faut pas que ce genre de mesures sortent forcément d'une campagne électorale. Si on pense à 2004, ce que nous avons fait sur le voile à l'école, nous l'avons fait après ce qu'on avait appelé la commission Stasi. C'est-à-dire après un débat, après une réflexion avec une mobilisation parlementaire. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Présidentielle : Jean-Pierre Raffarin juge la candidature d'Emmanuel Macron "intéressante", à condition "qu'il mette son expérience au service d'un grand élan"Vérifier à 8:37Voir 2 autres passages
« Il y avait beaucoup de choses. J'avais demandé à François Barron un rapport sur le sujet. On a fait tout un travail pour arriver non seulement à l'idée de l'interaction du voile, mais aussi à la manière de faire respecter cette nouvelle donne juridique. Donc, je crois qu'aujourd'hui, soyons prudents, ce n'est pas dans les campagnes électorales qu'il faut lancer des choses comme ça, parce qu'on voit bien qu'il y a d'abord une question de principe, et puis surtout, il y a une question d'application du principe. Et là, je ne vois pas très bien sur le voile forcé, spontanément comme ça, qu'est-ce que c'est qu'un voile forcé ? Est-ce que la femme qui est forcée à porter le voile, avoue, dit, peut dire ? Est-ce qu'elle est libre de le dire ? Et tout ça. Donc, on voit bien que les questions sont très difficiles. Alors, essayons d'éviter que ces sujets qui sont très difficiles, mais très importants, ne soient pas des propos de meeting. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Présidentielle : Jean-Pierre Raffarin juge la candidature d'Emmanuel Macron "intéressante", à condition "qu'il mette son expérience au service d'un grand élan"Vérifier à 8:55
Question 171Présidentielle : Jean-Pierre Raffarin juge la candidature d'Emmanuel Macron "intéressante", à condition "qu'il mette son expérience au service d'un grand élan"
Un autre point du programme de Valérie Pécresse, Jean-Pierre Raffarin, elle souhaite que tous les bénéficiaires du RSA donnent, entre guillemets, chaque semaine 15 heures d'activité à la société, 60 heures par mois. Est-ce que c'est une bonne idée ?
Réponse directe
C'est une idée, je pense, qui est juste. Nous avions d'ailleurs pensé avec Jacques Chirac à la régionalisation, la départementalisation précisément du RMI, justement pour permettre dans chaque territoire un ajustement des dispositifs pour permettre aux gens de faire en sorte que l'aide publique qu'ils reçoivent les aide à s'intégrer, les aide à rentrer dans la société, les aide à trouver des perspectives. Et donc je pense que c'est quelque chose qui peut être utile. Quel type de travail ça pourrait être ? C'est pour ça qu'il faudrait sans doute le voir un peu avec un processus de décentralisation. C'est lié au grand projet de territoire, à la vie des collectivités territoriales, à un certai…
« C'est une idée, je pense, qui est juste. Nous avions d'ailleurs pensé avec Jacques Chirac à la régionalisation, la départementalisation précisément du RMI, justement pour permettre dans chaque territoire un ajustement des dispositifs pour permettre aux gens de faire en sorte que l'aide publique qu'ils reçoivent les aide à s'intégrer, les aide à rentrer dans la société, les aide à trouver des perspectives. Et donc je pense que c'est quelque chose qui peut être utile. Quel type de travail ça pourrait être ? C'est pour ça qu'il faudrait sans doute le voir un peu avec un processus de décentralisation. C'est lié au grand projet de territoire, à la vie des collectivités territoriales, à un certain nombre de sujets, notamment qui peuvent être liés, par exemple à la transition écologique ou à l'action en matière de transition numérique. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Présidentielle : Jean-Pierre Raffarin juge la candidature d'Emmanuel Macron "intéressante", à condition "qu'il mette son expérience au service d'un grand élan"Vérifier à 12:09
Question 172Présidentielle : Jean-Pierre Raffarin juge la candidature d'Emmanuel Macron "intéressante", à condition "qu'il mette son expérience au service d'un grand élan"
Au nom de quoi, la solidarité avec l'Ukraine ?
Réponse directe
Parce que c'est un voisin que nous avons des responsabilités de voisinage et que nous avons des sécurités en commun. Donc d'une manière ou d'une autre, la France devra aider l'Ukraine ? La sécurité de l'Ukraine concerne notre sécurité. C'est ce que les Russes doivent bien comprendre. Nous ne sommes pas forcément alignés sur la position américaine quant à la position de l'avenir de l'Ukraine, mais nous souhaitons que l'Ukraine soit ce territoire qui, entre le bloc russe et le bloc européen, est un territoire indépendant qui peut participer à la sécurité. Ce n'est pas une frontière, c'est un territoire qui est indépendant. Je pense que c'est une erreur de prendre toujours le vocabulaire de l'…
« Parce que c'est un voisin que nous avons des responsabilités de voisinage et que nous avons des sécurités en commun. Donc d'une manière ou d'une autre, la France devra aider l'Ukraine ? La sécurité de l'Ukraine concerne notre sécurité. C'est ce que les Russes doivent bien comprendre. Nous ne sommes pas forcément alignés sur la position américaine quant à la position de l'avenir de l'Ukraine, mais nous souhaitons que l'Ukraine soit ce territoire qui, entre le bloc russe et le bloc européen, est un territoire indépendant qui peut participer à la sécurité. Ce n'est pas une frontière, c'est un territoire qui est indépendant. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Présidentielle : Jean-Pierre Raffarin juge la candidature d'Emmanuel Macron "intéressante", à condition "qu'il mette son expérience au service d'un grand élan"Vérifier à 2:49
Question 173Présidentielle : Jean-Pierre Raffarin juge la candidature d'Emmanuel Macron "intéressante", à condition "qu'il mette son expérience au service d'un grand élan"
Mais est-ce que ça vous oblige parfois, Jean-Pierre Afrin, à vous taire ?
Réponse à côté
Je peux vous dire deux choses. Un, pour ce qui est du génocide, par exemple, j'approuve complètement la position du ministère des Affaires étrangères. Et même, je peux vous dire, confidentiellement, que j'ai dit aux autorités chinoises très récemment, que tant qu'ils n'auraient pas accepté une mission d'observateur, et je leur ai même proposé, par exemple, une délégation de parlementaires français, par exemple du Sénat, qui irait au Xinjiang pour observer la situation, tant que ceci ne sera pas fait, les doutes sur ce qui se passe là-bas sont extrêmement forts et les probabilités puissantes qu'il y ait un génocide. Donc, je pense qu'il y a des choses à faire. Je respecte scrupuleusement la…
« Je peux vous dire deux choses. Un, pour ce qui est du génocide, par exemple, j'approuve complètement la position du ministère des Affaires étrangères. Et même, je peux vous dire, confidentiellement, que j'ai dit aux autorités chinoises très récemment, que tant qu'ils n'auraient pas accepté une mission d'observateur, et je leur ai même proposé, par exemple, une délégation de parlementaires français, par exemple du Sénat, qui irait au Xinjiang pour observer la situation, tant que ceci ne sera pas fait, les doutes sur ce qui se passe là-bas sont extrêmement forts et les probabilités puissantes qu'il y ait un génocide. Donc, je pense qu'il y a des choses à faire. Je respecte scrupuleusement la diplomatie française. J'appuie en permanence les politiques. Quand il y a des désaccords, j'appuie ces désaccords. Je suis en ligne. Je n'ai pas 50 ans d'expérience pour faire des bêtises à ne pas être capable de savoir ce que c'est que la diplomatie. Je connais la diplomatie et j'applique avec au doigt et à l'œil tous ces propos. Simplement, quand vous avez proposé ça aux Chinois, ils ont répondu quoi ? Eh bien, qu'ils ont enregistré comme toujours avec un très grand sourire. Mais ce qui est très important, c'est que dans cette situation-là aujourd'hui, moi, on me demande quelquefois... Je vous cite un exemple. On m'a demandé récemment de sortir quelqu'un de prison. Un chef d'entreprise français qui était en prison. Qui vous a demandé ça ? Les autorités françaises et la famille et tout l'environnement de cette personne parce que cette personne devait être à nos yeux libérée. J'ai négocié cette libération. Je l'ai obtenue. Je ne m'en suis pas vanté. Je ne m'en suis pas vanté. Je l'en parle parce qu'on m'attaque sur des choses qui sont inexactes. C'est salaire. C'est absolument inacceptable. C'est une diffamation. C'est pour moi infamant. Au contraire, vous savez, ce n'est pas si facile que ça d'avoir une notoriété en Chine dans un pays comme ça. Si les présidents de la République m'ont toujours fait confiance pour des négociations qui étaient difficiles, c'est parce que je connais ce tempérament là-bas et que naturellement, non seulement je ne suis pas naturel, brutal, mais en plus, il est clair que je sais négocier et quand on négocie, on essaie d'envoyer systématiquement des coups de poing dans le visage de celui avec lequel on négocie. Ça ne veut pas dire que je partage les choses. Vous savez, je défends toujours cette idée que nous sommes face à la Chine sur un feu tricolore. Le rouge, c'est la politique, les droits de l'homme, on n'a rien de compatible. Nous ne serons jamais communistes. Donc là, on a des choses qui sont incompatibles. C'est pour ça que l'Europe dit que la Chine est un rival systémique. Je suis d'accord sur cette position. Il y a le orange. L'orange, c'est le marché. Le marché, on a besoin. Les entreprises françaises, l'emploi en France a besoin de la croissance parce que la croissance est en grande partie chinoise. On a des progrès à faire pour avoir plus de croissance pour nous. Donc cet orange, il y a du bon, mais il y a aussi des efforts à faire. Et puis, ce qui est plutôt vert, c'est la gouvernance mondiale. C'est l'accord de Paris. On ne l'aurait pas fait sans la Chine. Donc on a aussi besoin de la Chine. Il est complètement absurde de penser qu'on pourrait exclure la Chine de cette gouvernance mondiale d'aujourd'hui. Alors en résumé, moi je dis à M. Roussel que je ne connais pas, que ce n'est pas parce que j'ai en effet un certain respect pour la vieille, l'ancienne civilisation chinoise que je suis devenu communiste. Je le rassure, je reste un homme de droite, je suis fier de mon honneur qui est de défendre la France. Je le défends en Chine, mais je le défends en Afrique, je le défends partout. On me demande de le faire. Et donc je le fais avec détermination et je remercie France Info de ce droit de réponse. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Présidentielle : Jean-Pierre Raffarin juge la candidature d'Emmanuel Macron "intéressante", à condition "qu'il mette son expérience au service d'un grand élan"Vérifier à 22:01
Question 174Jean-Pierre Raffarin : "La candidature de Christiane Taubira va créer plus de désordre et de tension à gauche"
Pour reprendre ce que vous dites dans votre livre, il faut un leadership européen face à ces deux géants.
Réponse partielle
Et ce leadership, à mon avis, il est franco-allemand. Avec les Etats-Unis, à mon avis, le dossier principal, c'est celui de la démocratie. Il faut travailler à la performance. Parce que les régimes autoritaires qui se développent aujourd'hui, développent partout, notamment en Afrique, l'idée que la démocratie, c'est un modèle ancien, c'est un modèle impuissant, c'est plus un modèle d'avenir. Il faut reconquérir. Les démocraties ne se parlent pas beaucoup entre elles alors qu'elles sont très différentes. La démocratie japonaise, la démocratie de la Corée du Sud, la démocratie d'Israël, même la démocratie française et la démocratie allemande ne se ressemblent pas. Et les Etats-Unis, on devrai…
« Et ce leadership, à mon avis, il est franco-allemand. Avec les Etats-Unis, à mon avis, le dossier principal, c'est celui de la démocratie. Il faut travailler à la performance. Parce que les régimes autoritaires qui se développent aujourd'hui, développent partout, notamment en Afrique, l'idée que la démocratie, c'est un modèle ancien, c'est un modèle impuissant, c'est plus un modèle d'avenir. Il faut reconquérir. Les démocraties ne se parlent pas beaucoup entre elles alors qu'elles sont très différentes. La démocratie japonaise, la démocratie de la Corée du Sud, la démocratie d'Israël, même la démocratie française et la démocratie allemande ne se ressemblent pas. Et les Etats-Unis, on devrait se rassembler sous la bannière américaine parce qu'ils nous ont donné une belle leçon, les Américains, quand ils ont battu Trump d'une certaine manière puisque Trump a fait une performance considérable en ayant 4 millions de voix de plus à l'arrivée qu'au départ, ce qui est quand même l'espoir de tout politique d'avoir plus de voix à la fin qu'au début. Et les Américains, par une participation électorale qui font monter Biden à 80 millions, l'emportent. Nous, quand on est en crise, on va s'abstenir. Les Américains nous ont montré que la démocratie était liée à la participation. La participation, c'est le sang de la démocratie. Donc je pense qu'il faut travailler ces questions-là de la démocratie, de son avenir, avec le clan des démocraties. Je pense qu'avec la Chine, je termine juste un point, il faut trouver notre dossier avec la Chine. Personnellement, je crois qu'il faut travailler sur la coopération entre l'Europe et la Chine pour aider l'Afrique. Car on ne peut pas laisser la Chine seule en Afrique. On n'a pas les moyens du développement de l'Afrique, nous, Français, nous, Européens. Et que je crois que c'est avec une coopération triangulaire Chine, Afrique, France et Europe qu'on pourrait développer. Et si on avait un dossier stratégique avec les Américains d'un côté et avec les Chinois de l'autre, on aurait, quand je dis Chinois, on pourrait ajouter sur l'Afrique les Indiens et les Japonais qui sont aussi très intéressés. Et là, on aurait notre souveraineté qui s'appuierait sur un équilibre. Jean-Pierre Raffarin, »
France Culture — Sens politique · Jean-Pierre Raffarin : "La candidature de Christiane Taubira va créer plus de désordre et de tension à gauche"Vérifier à 25:14
Question 175Jean-Pierre Raffarin : "La candidature de Christiane Taubira va créer plus de désordre et de tension à gauche"
Dans votre livre paru il y a quelques semaines chez Michel Laffont, vous dressez en quelque sorte le portrait robot du dirigeant dont la France a besoin, je vous cite, quelqu'un qui devra faire preuve de sobriété, qui devra choisir la proximité plutôt que la distance, écrivez-vous. Emmanuel Macron ou Valérie Pécresse ?
Réponse à côté
Écoutez, on sait plus compliqué que ça. Je pense que d'abord, tant qu'il n'y a pas sur la table le projet, le programme d'Emmanuel Macron, cette campagne est virtuelle. Il est clair que Emmanuel Macron, il a quand même une force dans cette affaire, c'est qu'il est le plus jeune, le plus expérimenté. Quand la jeunesse est expérimentée, elle compte. Et quand l'expérience a le souffle de la jeunesse, elle compte aussi. Donc tant qu'Emmanuel Macron n'est pas carte ouverte dans ce débat, je pense que le débat est complètement virtuel. Donc il est trop tôt pour pouvoir définir entre l'un et l'autre ce qui, personnellement, serait mon choix. Ce qui me paraît très important aujourd'hui, c'est l'obj…
« Écoutez, on sait plus compliqué que ça. Je pense que d'abord, tant qu'il n'y a pas sur la table le projet, le programme d'Emmanuel Macron, cette campagne est virtuelle. Il est clair que Emmanuel Macron, il a quand même une force dans cette affaire, c'est qu'il est le plus jeune, le plus expérimenté. Quand la jeunesse est expérimentée, elle compte. Et quand l'expérience a le souffle de la jeunesse, elle compte aussi. Donc tant qu'Emmanuel Macron n'est pas carte ouverte dans ce débat, je pense que le débat est complètement virtuel. Donc il est trop tôt pour pouvoir définir entre l'un et l'autre ce qui, personnellement, serait mon choix. Ce qui me paraît très important aujourd'hui, c'est l'objet de mon livre. La question du leadership, c'est une question mondiale, on va y revenir, Chine ou États-Unis, ou les deux. C'est une question européenne qui, aujourd'hui, peut piloter l'Europe. On voit bien qu'il y a un déficit de leadership. Et en France, qui peut nous conduire à travers cette crise, à travers ces difficultés ? Et donc, la question aujourd'hui, entre proximité et distance, je me suis aperçu, en écrivant ce livre, qu'au fond, il y avait une sorte d'alternance dans les présidents de la République entre la distance et la proximité. Et le général de Gaulle, c'était la distance, le respect. Il faut être assez loin pour pouvoir générer du respect. Ce n'est pas en allant toujours au contact qu'on crée l'autorité. Et puis, on a vu Pompidou, plus rond. Et puis après, Pompidou, on a eu un Giscard, la distance, l'expertise. Et puis avec Giscard, vous savez, quand vous êtes dans une situation où vous avez une perspective, un horizon, celui qui est devant, qui est échappé du peloton, il conduit. Mais quand on sait où on va, il rassure parce qu'il est devant. Il connaît la route. Mais dès qu'on est arrivé avec le choc pétrolier, quand le chômage est remonté, on s'est dit, mais attention, est-ce que c'est la bonne route ? Et à ce moment-là, on demande à ce que le leader soit plutôt dans le peloton plutôt qu'à l'extérieur du peloton. Et donc, il y a un appel à la proximité. Et puis, on a vu Sarkozy, on a vu Hollande qui a poussé la proximité jusqu'au banal. Bon, je pense qu'aujourd'hui, on a eu un président, Macron 1, qui est un président un peu de la distance, c'est-à-dire du Jupiter, assez de haute en bas. Et puis, je pense que comme il est intelligent, comme il est expérimenté et jeune, je crois qu'il va nous proposer quelque chose qui sera plus proche des gens, plus dans l'horizontale plutôt que dans le vertical. Donc, nous verrons les choses, comment elles vont se passer. Mais je ne crois pas que Macron va nous présenter quelque chose de banal. Son expérience devrait le conduire à être audacieux dans la proposition. »
France Culture — Sens politique · Jean-Pierre Raffarin : "La candidature de Christiane Taubira va créer plus de désordre et de tension à gauche"Vérifier à 3:31Voir 1 autre passage
« Ah oui, moi je ne sais pas encore ce qu'il va nous proposer. Parce que je m'attends à ce qu'il soit très audacieux. Parce qu'il est le mieux placé pour connaître les difficultés. Et en même temps, il est le mieux placé pour savoir ce qui est possible. Parce qu'il a eu des succès, il a eu des échecs. Donc, son projet doit être un projet qui doit être assez bouleversant de cette campagne. Par exemple, aujourd'hui, je ne vois pas très bien les stratégies européennes qui sont proposées. Or, pour moi, je pense que vraiment la question européenne est majeure aujourd'hui. Si vraiment on poursuit un processus de déconstruction, on va sortir de l'histoire. Il ne faut pas croire que les Américains, on l'a vu avec l'Australie d'ailleurs, ou que les Chinois comptent sur nous. Ils verront très bien un monde sans nous. Donc, si on n'a pas une Europe organisée, nous sommes dans une situation de grande fragilité. »
France Culture — Sens politique · Jean-Pierre Raffarin : "La candidature de Christiane Taubira va créer plus de désordre et de tension à gauche"Vérifier à 6:00
Voir 2 autres passages
« par 3. On a reporté sur nos enfants 60% aujourd'hui d'une trichesse nationale. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que la dette d'aujourd'hui, c'est l'impôt pour les jeunes. Et donc, aujourd'hui, il ne faut pas faire la même chose avec la retraite. Il faut donc assumer notre retraite. »
C à vous · Mobilisation lycéenne, budget, J-L. Mélenchon : le regard de Jean-Pierre RaffarinVérifier à 4:08
« Je pense qu'on a des points communs. Oui, c'est qu'on est très attaché à nos territoires. On est très attaché à une France décentralisée. On a d'abord eu des responsabilités. Moi, une présidence de région, lui, une présidente de département. Donc, on est monté l'escalier des responsabilités, marche par marche. Il y en a qui les montent quatre à quatre, mais après, la descente est rapide. Donc, on a fait ça progressivement. Donc, on a ce parcours qui est un parcours progressif où l'expérience progresse au fur et à mesure des responsabilités. Vous êtes resté trois ans à Matignon. Lui, ça fait trois mois. Est-ce que vous lui souhaitez d'y rester ? Moi, je pense qu'il est bien à sa place. Oui, il avait une mission. Si vous voulez, la Ve République, elle est faite pour marcher sur la majorité. Aujourd'hui, il n'y a pas de majorité. Ni à l'Élysée, ni à Matignon, ni au Parlement. Donc, un Premier ministre sans majorité, qu'est-ce que fait le Premier ministre ? C'est le chef de la majorité. Lui, il est chef de quelque chose qui n'existe pas. Donc, c'est très difficile. »
BFMTV · Europe, Donald Trump, Sébastien Lecornu... L'interview de Jean-Pierre RaffarinVérifier à 9:22
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées7 mai 2024 au 3 oct. 2026 · 13 observations15 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« 2003-2005. »
C à vous · Mobilisation lycéenne, budget, J-L. Mélenchon : le regard de Jean-Pierre RaffarinVérifier à 3:58Voir 2 autres passages
« Nous avons un certain nombre de bonnes nouvelles quand même. Le fait qu'aujourd'hui, on n'est pas surpris par ceux qui sont présents à cette réunion à Washington. On a quand même un rapprochement avec les Anglais qui est très significatif. En matière de défense, c'est très important. On n'oublie pas les accords de Lancaster House entre l'armée française et l'armée britannique, qui font que nous avons là un pôle militaire de première importance. Il est en train de ressouder l'Europe ? Je pense qu'il est en train de ressouder l'Europe. Je pense qu'il est en train de redonner une ambition à l'Europe, qu'il est en train de donner une perspective, qu'il accélère les échéances, parce qu'au fond, on voit bien que la nécessité de notre sécurité est aujourd'hui posée. Elle était posée par Poutine et son agression de l'Ukraine. Et finalement, toute cette agitation de Donald Trump, finalement, accélère un processus de fermeté de l'Europe. Et de ce point de vue-là, c'est plutôt une bonne nouvelle. Quand on regarde tout ce qui s'est passé depuis un certain temps, au fond, on est obligé de se dire quand même qu'il y a du sursaut, qu'il y a une réaction, que les gens se parlent, ils se voient que l'Europe existe quand même. Mais l'Europe n'est pas aujourd'hui, à Washington, en train de se coucher à un milliard le fauteuil. »
BFMTV · Europe, Donald Trump, Sébastien Lecornu... L'interview de Jean-Pierre RaffarinVérifier à 3:18
« Je ne suis pas sûr que la censure apporte quoi que ce soit en ce moment. D'abord, personnellement, je crois que les élections les plus raisonnables sont les élections municipales. C'est là où on vote sur des gens qu'on connaît, avec un bilan. Et donc, mettre des législatives avant les municipales, ce serait polluer terriblement les municipales. Donc, je trouve que ce serait une très mauvaise idée que d'abîmer l'élection qui est la plus respectée par les Français, l'élection municipale. Donc, si on pouvait chasser la politique partisane de l'élection municipale, on gagnerait beaucoup. Donc, je ne suis pas favorable à ce qu'on fasse des élections législatives aujourd'hui. Ce qui me paraît utile, c'est d'essayer d'avoir un budget. Bien sûr, ce budget est loin d'être parfait. Il y a un certain nombre de désaccords, mais je crois qu'il faut avoir un budget. Et le 49-3, qu'est-ce que c'était toutes ces pudeurs sur le 49-3 ? C'est un outil constitutionnel et finalement, l'opposition a une capacité... »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées7 mai 2024 au 22 janv. 2026 · 30 observations30 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je pense qu'on a des points communs. Oui, c'est qu'on est très attaché à nos territoires. On est très attaché à une France décentralisée. On a d'abord eu des responsabilités. Moi, une présidence de région, lui, une présidente de département. Donc, on est monté l'escalier des responsabilités, marche par marche. Il y en a qui les montent quatre à quatre, mais après, la descente est rapide. Donc, on a fait ça progressivement. Donc, on a ce parcours qui est un parcours progressif où l'expérience progresse au fur et à mesure des responsabilités. Vous êtes resté trois ans à Matignon. Lui, ça fait trois mois. Est-ce que vous lui souhaitez d'y rester ? Moi, je pense qu'il est bien à sa place. Oui, il avait une mission. Si vous voulez, la Ve République, elle est faite pour marcher sur la majorité. Aujourd'hui, il n'y a pas de majorité. Ni à l'Élysée, ni à Matignon, ni au Parlement. Donc, un Premier ministre sans majorité, qu'est-ce que fait le Premier ministre ? C'est le chef de la majorité. Lui, il est chef de quelque chose qui n'existe pas. Donc, c'est très difficile. »
BFMTV · Europe, Donald Trump, Sébastien Lecornu... L'interview de Jean-Pierre RaffarinVérifier à 9:22Voir 2 autres passages
« Je pense qu'il faut négocier l'unité. Ce qui est important, c'est de monter en puissance. Progressivement, sagement, avec détermination et sans froid. Il faut avancer clairement sur une forme de résistance à ces provocations de Trump. Mais il faut naturellement agir en responsable et donc rester rassemblés. Ce qui est important, c'est notre unité. Si l'Europe est désunie, elle sort de l'histoire. Et donc, ce qui est très important aujourd'hui, c'est que cette idée de bazooka est une perspective. Il faut y aller progressivement en faisant en sorte qu'on puisse emmener les pays de l'Union européenne. C'est l'unité de l'Europe qui fait la force de l'Europe. »
BFMTV · Europe, Donald Trump, Sébastien Lecornu... L'interview de Jean-Pierre RaffarinVérifier à 4:53
« L'Élysée dit jour historique. Historique, c'est beaucoup, mais c'est une étape très importante. Ça va vers cette coalition des volontaires, elle est, je crois, très importante. Si elle prend de la puissance, il y a qu'elle qui peut arrêter Poutine ? En plus, il y a cet accord, comme ça a été le cas, pour la situation post-paix. Et maintenant, ce qu'il faut, c'est la situation anti-paix. C'était pour préparer la paix. Donc, encore beaucoup de travail à faire. Mais disons que c'était bien de commencer comme ça, parce que ça, c'était possible immédiatement. Mais je pense qu'aujourd'hui, la seule façon d'arrêter Poutine, c'est de faire en sorte que la puissance européenne soit capable d'entraîner les Américains dans cette protection de l'Ukraine. Et c'est ce qui doit arriver dans les mois qui viennent. C'est, je crois, extrêmement important. Et au fond, la prise de conscience est en train de se faire. Regardez comment, malgré toutes les difficultés économiques que nous avons, l'Allemagne, et notamment le Royaume-Uni et la France, sont en train de travailler ensemble à cette puissance. Et c'est, je crois, essentiel. Parce qu'on a besoin des Anglais. La vraie force militaire européenne, c'est l'entente entre la France et le Royaume-Uni. On a appelé ça les accords de Lancaster House. Il y a vraiment des accords militaires très importants. On ne peut pas défendre l'Europe sans les Anglais. On a besoin d'eux. Et je crois, aujourd'hui, c'est en train de bouger dans cette bonne direction. Et peut-être ainsi, finalement, l'Ukraine va peut-être sauver l'Europe. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Là, on a les deux extrêmes qui s'affrontent, mais qui au fond se ressemblent. Et on voit bien que c'est le Rassemblement national et les fils, quand même. Ce sont les extrémistes de l'Assemblée nationale qui ont la parole et qui, sur cet incident, ont le monopole de la parole. Donc, on ne peut pas attendre à ce que, quand les deux extrêmes s'affrontent, tout ceci puisse donner de la sagesse. Donc, je vois bien qu'il y a de la nervosité, qu'il y a de la tension. Mais au fond, on est là dans ce qu'on appelle la radicalisation. Il y a deux grandes cultures aujourd'hui, la radicalisation ou le rassemblement. Soit on cherche à rassembler pour gouverner ensemble, soit on cherche la radicalisation. On voit des gens qui cherchent la radicalisation. »
BFMTV · Europe, Donald Trump, Sébastien Lecornu... L'interview de Jean-Pierre RaffarinVérifier à 12:00Voir 2 autres passages
« Je pense que je souhaite la stabilité pour le pays. Et donc, je ne souhaite pas simplement un jeu de quilles. On l'a déjà fait beaucoup. Et je trouve que la stabilité est quelque chose de très important. Donc, si on peut avoir de la stabilité pour la fin des choses, je serai tout à fait pour. Je ne suis pas pour l'instabilité permanente. L'instabilité coûte très cher quand on est endetté. »
BFMTV · Europe, Donald Trump, Sébastien Lecornu... L'interview de Jean-Pierre RaffarinVérifier à 10:22
« Je pense que je souhaite la stabilité pour le pays. Et donc, je ne souhaite pas simplement un jeu de quilles. On l'a déjà fait beaucoup. Et je trouve que la stabilité est quelque chose de très important. Donc, si on peut avoir de la stabilité pour la fin des choses, je serai tout à fait pour. Je ne suis pas pour l'instabilité permanente. L'instabilité coûte très cher quand on est endetté. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Écoutez, moi, j'ai refusé, aux dernières élections législatives, de voter pour l'extrême-gauche. Et face à l'extrême-droite. Donc, autrefois, le Front républicain me conduisait à voter systématiquement contre... »
BFMTV · Europe, Donald Trump, Sébastien Lecornu... L'interview de Jean-Pierre RaffarinVérifier à 12:45Voir 2 autres passages
« Non, mais je soutiens Edouard Philippe. Mais c'est autre chose. Sur ces sujets, je disais simplement que c'est l'élection présidentielle qui crée les majorités dans ce pays. Donc c'est autre chose. Mais sur cette question-là, je vois qu'il y a une forme de lucidité, de fermeté chez Emmanuel Macron, qui dit que finalement, les Français sont plutôt contents du fait que c'est quand même la France qui aujourd'hui se fait respecter et réagit à ces marques de non-respect permanente de Trump. Franchement, cette opération de ce club de la paix, c'est en effet une privatisation. Moi, je travaille avec Leader pour la paix depuis un certain temps sur le multilatéralisme. On n'avait encore jamais, dans ce monde où il y a plus de 100 pays dont un grand nombre sont en grande pauvreté, faire en sorte que participer à une organisation de la paix, sans véritablement le droit de vote, parce qu'il n'y a que le président Trump qui aura vraiment la possibilité de tout faire, parce qu'il a son droit de veto, et tout ça à l'avoir à un milliard. Mais qu'est-ce que c'est que ce monde où il faut un milliard pour avoir un droit de vote ? »
BFMTV · Europe, Donald Trump, Sébastien Lecornu... L'interview de Jean-Pierre RaffarinVérifier à 1:47
« Nous avons un certain nombre de bonnes nouvelles quand même. Le fait qu'aujourd'hui, on n'est pas surpris par ceux qui sont présents à cette réunion à Washington. On a quand même un rapprochement avec les Anglais qui est très significatif. En matière de défense, c'est très important. On n'oublie pas les accords de Lancaster House entre l'armée française et l'armée britannique, qui font que nous avons là un pôle militaire de première importance. Il est en train de ressouder l'Europe ? Je pense qu'il est en train de ressouder l'Europe. Je pense qu'il est en train de redonner une ambition à l'Europe, qu'il est en train de donner une perspective, qu'il accélère les échéances, parce qu'au fond, on voit bien que la nécessité de notre sécurité est aujourd'hui posée. Elle était posée par Poutine et son agression de l'Ukraine. Et finalement, toute cette agitation de Donald Trump, finalement, accélère un processus de fermeté de l'Europe. Et de ce point de vue-là, c'est plutôt une bonne nouvelle. Quand on regarde tout ce qui s'est passé depuis un certain temps, au fond, on est obligé de se dire quand même qu'il y a du sursaut, qu'il y a une réaction, que les gens se parlent, ils se voient que l'Europe existe quand même. Mais l'Europe n'est pas aujourd'hui, à Washington, en train de se coucher à un milliard le fauteuil. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je pense qu'on a des points communs. Oui, c'est qu'on est très attaché à nos territoires. On est très attaché à une France décentralisée. On a d'abord eu des responsabilités. Moi, une présidence de région, lui, une présidente de département. Donc, on est monté l'escalier des responsabilités, marche par marche. Il y en a qui les montent quatre à quatre, mais après, la descente est rapide. Donc, on a fait ça progressivement. Donc, on a ce parcours qui est un parcours progressif où l'expérience progresse au fur et à mesure des responsabilités. Vous êtes resté trois ans à Matignon. Lui, ça fait trois mois. Est-ce que vous lui souhaitez d'y rester ? Moi, je pense qu'il est bien à sa place. Oui, il avait une mission. Si vous voulez, la Ve République, elle est faite pour marcher sur la majorité. Aujourd'hui, il n'y a pas de majorité. Ni à l'Élysée, ni à Matignon, ni au Parlement. Donc, un Premier ministre sans majorité, qu'est-ce que fait le Premier ministre ? C'est le chef de la majorité. Lui, il est chef de quelque chose qui n'existe pas. Donc, c'est très difficile. »
BFMTV · Europe, Donald Trump, Sébastien Lecornu... L'interview de Jean-Pierre RaffarinVérifier à 9:22Voir 2 autres passages
« Je pense qu'il faut négocier l'unité. Ce qui est important, c'est de monter en puissance. Progressivement, sagement, avec détermination et sans froid. Il faut avancer clairement sur une forme de résistance à ces provocations de Trump. Mais il faut naturellement agir en responsable et donc rester rassemblés. Ce qui est important, c'est notre unité. Si l'Europe est désunie, elle sort de l'histoire. Et donc, ce qui est très important aujourd'hui, c'est que cette idée de bazooka est une perspective. Il faut y aller progressivement en faisant en sorte qu'on puisse emmener les pays de l'Union européenne. C'est l'unité de l'Europe qui fait la force de l'Europe. »
BFMTV · Europe, Donald Trump, Sébastien Lecornu... L'interview de Jean-Pierre RaffarinVérifier à 4:53
« Je pense qu'il faut négocier l'unité. Ce qui est important, c'est de monter en puissance. Progressivement, sagement, avec détermination et sans froid. Il faut avancer clairement sur une forme de résistance à ces provocations de Trump. Mais il faut naturellement agir en responsable et donc rester rassemblés. Ce qui est important, c'est notre unité. Si l'Europe est désunie, elle sort de l'histoire. Et donc, ce qui est très important aujourd'hui, c'est que cette idée de bazooka est une perspective. Il faut y aller progressivement en faisant en sorte qu'on puisse emmener les pays de l'Union européenne. C'est l'unité de l'Europe qui fait la force de l'Europe. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes16 oct. 2023 au 22 janv. 2026 · 52 observations54 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Eh bien, écoutez, voilà, vous me donnez une idée. D'habitude, c'est les hommes politiques qui donnent des idées aux journalistes. Maintenant, c'est l'inverse. Donc, je note cette proposition. Mais vous voyez, si Johnny avait eu à répondre à votre émission tout à l'heure, qu'est-ce qu'il y avait de désolant dans cet affrontement entre le Rassemblement National et les filles ? C'est qu'on ne me donne pas l'envie d'avoir envie. La démocratie, c'est de donner envie à l'électeur d'avoir envie. Et ces images-là ne donnent pas envie d'aller voter, ne donnent pas envie de se battre pour la démocratie. »
BFMTV · Europe, Donald Trump, Sébastien Lecornu... L'interview de Jean-Pierre RaffarinVérifier à 15:11Voir 2 autres passages
« Je pense que pour être un vrai leader aujourd'hui, il faut des circonstances. Et au fond, ces circonstances-là, elles servent peut-être Emmanuel Macron. Au fond, aujourd'hui, le gaulliste, tout le monde veut être gaulliste dans ce pays, le gaulliste, peut-être Macron. Et donc je trouve que dans tout ce qui se passe actuellement, qui est assez révoltant de la part de M. Trump, »
BFMTV · Europe, Donald Trump, Sébastien Lecornu... L'interview de Jean-Pierre RaffarinVérifier à 1:11
« Je pense qu'on a des points communs. Oui, c'est qu'on est très attaché à nos territoires. On est très attaché à une France décentralisée. On a d'abord eu des responsabilités. Moi, une présidence de région, lui, une présidente de département. Donc, on est monté l'escalier des responsabilités, marche par marche. Il y en a qui les montent quatre à quatre, mais après, la descente est rapide. Donc, on a fait ça progressivement. Donc, on a ce parcours qui est un parcours progressif où l'expérience progresse au fur et à mesure des responsabilités. Vous êtes resté trois ans à Matignon. Lui, ça fait trois mois. Est-ce que vous lui souhaitez d'y rester ? Moi, je pense qu'il est bien à sa place. Oui, il avait une mission. Si vous voulez, la Ve République, elle est faite pour marcher sur la majorité. Aujourd'hui, il n'y a pas de majorité. Ni à l'Élysée, ni à Matignon, ni au Parlement. Donc, un Premier ministre sans majorité, qu'est-ce que fait le Premier ministre ? C'est le chef de la majorité. Lui, il est chef de quelque chose qui n'existe pas. Donc, c'est très difficile. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités7 mai 2024 au 22 janv. 2026 · 21 observations22 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je ne suis pas sûr que la censure apporte quoi que ce soit en ce moment. D'abord, personnellement, je crois que les élections les plus raisonnables sont les élections municipales. C'est là où on vote sur des gens qu'on connaît, avec un bilan. Et donc, mettre des législatives avant les municipales, ce serait polluer terriblement les municipales. Donc, je trouve que ce serait une très mauvaise idée que d'abîmer l'élection qui est la plus respectée par les Français, l'élection municipale. Donc, si on pouvait chasser la politique partisane de l'élection municipale, on gagnerait beaucoup. Donc, je ne suis pas favorable à ce qu'on fasse des élections législatives aujourd'hui. Ce qui me paraît utile, c'est d'essayer d'avoir un budget. Bien sûr, ce budget est loin d'être parfait. Il y a un certain nombre de désaccords, mais je crois qu'il faut avoir un budget. Et le 49-3, qu'est-ce que c'était toutes ces pudeurs sur le 49-3 ? C'est un outil constitutionnel et finalement, l'opposition a une capacité... »
BFMTV · Europe, Donald Trump, Sébastien Lecornu... L'interview de Jean-Pierre RaffarinVérifier à 6:58Voir 2 autres passages
« Nous avons un certain nombre de bonnes nouvelles quand même. Le fait qu'aujourd'hui, on n'est pas surpris par ceux qui sont présents à cette réunion à Washington. On a quand même un rapprochement avec les Anglais qui est très significatif. En matière de défense, c'est très important. On n'oublie pas les accords de Lancaster House entre l'armée française et l'armée britannique, qui font que nous avons là un pôle militaire de première importance. Il est en train de ressouder l'Europe ? Je pense qu'il est en train de ressouder l'Europe. Je pense qu'il est en train de redonner une ambition à l'Europe, qu'il est en train de donner une perspective, qu'il accélère les échéances, parce qu'au fond, on voit bien que la nécessité de notre sécurité est aujourd'hui posée. Elle était posée par Poutine et son agression de l'Ukraine. Et finalement, toute cette agitation de Donald Trump, finalement, accélère un processus de fermeté de l'Europe. Et de ce point de vue-là, c'est plutôt une bonne nouvelle. Quand on regarde tout ce qui s'est passé depuis un certain temps, au fond, on est obligé de se dire quand même qu'il y a du sursaut, qu'il y a une réaction, que les gens se parlent, ils se voient que l'Europe existe quand même. Mais l'Europe n'est pas aujourd'hui, à Washington, en train de se coucher à un milliard le fauteuil. »
BFMTV · Europe, Donald Trump, Sébastien Lecornu... L'interview de Jean-Pierre RaffarinVérifier à 3:18
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Absolument. Mais je reste très hostile au Front national. Et je ne fais pas partie de ceux qui veulent flirter avec le Front national. Mais aujourd'hui, je vois que la France insoumise a des visions, un communautarisme, qui, de mon point de vue, sont autant hostiles à la République que ne l'est le Rassemblement national. Donc, de ce point de vue-là, je suis parmi les Républicains. Et je ne suis ni pour l'un, ni pour l'autre. Je ne veux pas voter anti-République. Donc, de ce point de vue-là, vous êtes sarkoziste, quand il dit que le Front républicain s'est terminé aujourd'hui. Parce que, non, non, Nicolas, on voit dans Bardella un Chirac du RPR, je ne vois pas un Chirac du RPR dans Bardella. Pourquoi ? Parce que Jacques Chirac était fondamentalement républicain, qu'il s'est toujours opposé aux extrêmes, et qu'il connaît cette dérive qui fait que l'extrémisme conduit à la violence, conduit à la brutalité, conduit à la négation de l'autre. Et donc, au contraire, il faut cette attitude démocratique d'ouverture, de respect de l'autre. Et non pas de vouloir l'affaiblissement, la simple destruction de l'autre. Je trouve qu'il y a dans l'extrémisme aujourd'hui des volontés de destruction. Et d'ailleurs, on le voit, tout ceci est porté par la violence. Moi, je fais partie de ceux qui sont des militants du respect. J'ai mes convictions, j'ai mes amis, j'ai mes adversaires, mais j'essaie de ne pas jouer la carte de la violence. Donc, il y a des extrémistes, ils mènent leur jeu, on voit leur méthode, on voit comment ils travaillent. Je suis content que les Français voient leur forme de travail, mais donc, j'espère que ça fera en sorte que les Français rejettent ces tensions-là et cet extrémisme-là. »
BFMTV · Europe, Donald Trump, Sébastien Lecornu... L'interview de Jean-Pierre RaffarinVérifier à 13:10Voir 2 autres passages
« C'est l'expérience, c'est la capacité d'avoir été maire, c'est la capacité de connaître les souffrances des gens, de connaître les joies des gens, c'est cette proximité, c'est ce que la vie vous apprend. Et donc, je pense qu'il ne l'a pas encore, je pense qu'il n'est pas prêt sur le plan économique, je pense aussi que sur un certain nombre de sujets, il y aura des divisions au Front National, au RN. Maintenant, regardez l'histoire du RN, quand il s'est rapproché du pouvoir, il s'est en général divisé. Et donc, c'est assez facile de rassembler dans la protestation. Quand il faut aller au pouvoir, qu'il faut la compétition des responsabilités, des postes et des fonctions, là, on se divise davantage. Et on est d'une famille politique qui s'est souvent déchirée à l'approche du pouvoir. Mais ça veut dire quoi ? Ça veut dire que la situation est très fragile quand on est exposé comme M. Bardella. Et donc, je ne suis pas sûr que tous ces sondages soient quelque chose qui le favorise vraiment. »
BFMTV · Nicolas Sarkozy, Jordan Bardella, Shein: l'interview en intégralité de Jean-Pierre RaffarinVérifier à 7:33
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je pense que je souhaite la stabilité pour le pays. Et donc, je ne souhaite pas simplement un jeu de quilles. On l'a déjà fait beaucoup. Et je trouve que la stabilité est quelque chose de très important. Donc, si on peut avoir de la stabilité pour la fin des choses, je serai tout à fait pour. Je ne suis pas pour l'instabilité permanente. L'instabilité coûte très cher quand on est endetté. »
BFMTV · Europe, Donald Trump, Sébastien Lecornu... L'interview de Jean-Pierre RaffarinVérifier à 10:22Voir 2 autres passages
« Je pense que je souhaite la stabilité pour le pays. Et donc, je ne souhaite pas simplement un jeu de quilles. On l'a déjà fait beaucoup. Et je trouve que la stabilité est quelque chose de très important. Donc, si on peut avoir de la stabilité pour la fin des choses, je serai tout à fait pour. Je ne suis pas pour l'instabilité permanente. L'instabilité coûte très cher quand on est endetté. »
BFMTV · Europe, Donald Trump, Sébastien Lecornu... L'interview de Jean-Pierre RaffarinVérifier à 10:22
« Je pense qu'il faut négocier l'unité. Ce qui est important, c'est de monter en puissance. Progressivement, sagement, avec détermination et sans froid. Il faut avancer clairement sur une forme de résistance à ces provocations de Trump. Mais il faut naturellement agir en responsable et donc rester rassemblés. Ce qui est important, c'est notre unité. Si l'Europe est désunie, elle sort de l'histoire. Et donc, ce qui est très important aujourd'hui, c'est que cette idée de bazooka est une perspective. Il faut y aller progressivement en faisant en sorte qu'on puisse emmener les pays de l'Union européenne. C'est l'unité de l'Europe qui fait la force de l'Europe. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités22 mai 2024 au 22 mai 2024 · 2 observations2 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Vous l'avez dit récemment sur la chaîne chinoise CGTN. J'ai regardé la séquence. »
France Inter · "Je n'ai aucun salaire, ni des entreprises ni des autorités chinoises", assure Jean-Pierre RaffarinVérifier à 4:35Voir 1 autre passage
« Vous l'avez dit récemment sur la chaîne chinoise CGTN. J'ai regardé la séquence. »
France Inter · "Je n'ai aucun salaire, ni des entreprises ni des autorités chinoises", assure Jean-Pierre RaffarinVérifier à 4:35
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
« Mais le sujet du voile est un sujet très important. Il faut défendre la République et ceux qui la provoquent doivent être dans une situation où on peut leur reprocher cette provocation. Donc, le sujet est important, mais il est très difficile. Et c'est pour ça que Jacques Chirac et moi, on avait tenu à avoir avec la commission Stasi une approche extrêmement réfléchie en évitant des propos rapides et quelquefois sommaires. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Présidentielle : Jean-Pierre Raffarin juge la candidature d'Emmanuel Macron "intéressante", à condition "qu'il mette son expérience au service d'un grand élan"Vérifier à 9:46
« Ça, je crois exactement le contraire. Parce que d'abord, les 30%, vous savez, l'extrémisme, il a déjà pesé très lourd. Ne serait-ce qu'il y a cinq ans, avec Mélenchon d'un côté et Le Pen de l'autre. Le potentiel de l'extrémisme est fort dans notre pays. Ça fait partie de notre histoire. Ce qui compte, c'est qu'on ait un débat final, qui soit un débat vraiment qui mobilise le pays et dont le vainqueur puisse tirer une forte légitimité. C'est ça. Moi, vous savez, mon adversaire, ce n'est pas la finance. Mon adversaire, c'est la violence. Et comment on combat la violence ? Par la légitimité de la politique. Il faut renforcer la légitimité. Il faut, par exemple, renforcer le rôle du Parlement. Dans les Gilets jaunes, vous avez entendu parler du Parlement ? Très peu. Pour moi, par exemple, des élections législatives de mi-terme. Décaler l'élection législative de l'élection présidentielle. C'est une des façons de redonner de la légitimité à la politique. Contre la violence, donnant de la légitimité. Et il faut un deuxième tour qui soit un deuxième tour, non pas le remake de 2017, mais un deuxième tour politique qui puisse donner aux vainqueurs de l'autorité parce que de la légitimité. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Présidentielle : Jean-Pierre Raffarin juge la candidature d'Emmanuel Macron "intéressante", à condition "qu'il mette son expérience au service d'un grand élan"Vérifier à 16:46
« Mais le sujet du voile est un sujet très important. Il faut défendre la République et ceux qui la provoquent doivent être dans une situation où on peut leur reprocher cette provocation. Donc, le sujet est important, mais il est très difficile. Et c'est pour ça que Jacques Chirac et moi, on avait tenu à avoir avec la commission Stasi une approche extrêmement réfléchie en évitant des propos rapides et quelquefois sommaires. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Présidentielle : Jean-Pierre Raffarin juge la candidature d'Emmanuel Macron "intéressante", à condition "qu'il mette son expérience au service d'un grand élan"Vérifier à 9:46
BFMTV · Europe, Donald Trump, Sébastien Lecornu... L'interview de Jean-Pierre RaffarinVérifier à 6:58
Radio Classique — L'invité de la matinale · « Emmanuel Macron est le seul à avoir une proximité avec Donald Trump et avec Xi Jinping » selon Jean-Pierre RaffarinVérifier à 3:53
BFMTV · Europe, Donald Trump, Sébastien Lecornu... L'interview de Jean-Pierre RaffarinVérifier à 10:22
BFMTV · Europe, Donald Trump, Sébastien Lecornu... L'interview de Jean-Pierre RaffarinVérifier à 3:18
BFMTV · Europe, Donald Trump, Sébastien Lecornu... L'interview de Jean-Pierre RaffarinVérifier à 4:53
BFMTV · Europe, Donald Trump, Sébastien Lecornu... L'interview de Jean-Pierre RaffarinVérifier à 9:22
« Mais la diplomatie, c'est la subtilité. La diplomatie, ce n'est pas l'affrontement, ce n'est pas la brutalité. Et donc, évidemment, il y a là cette subtilité qui consiste à dire que le droit international ne peut pas être bafoué. Et donc, ce qu'a fait Trump aujourd'hui est pour nous quelque chose d'extrêmement dangereux. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on va laisser les Chinois prendre Taïwan, qu'on va laisser les Russes prendre l'Ukraine et qu'on va laisser les États-Unis prendre le Groenland. C'est-à-dire qu'ils se partagent tous les trois le monde. Les Amériques pour les États-Unis, l'Europe pour la Russie et l'Asie pour la Chine. C'est ça qui nous menace. C'est pour ça qu'il nous faut une puissance européenne. Et la seule logique, c'est d'éviter que l'Europe sorte de l'histoire, qu'elle trouve de là puissant. Puisque le droit recule, les enjeux sont la force. C'est sur la force que les enjeux d'avenir se feront. Et donc, il faut bien considérer que nous devons toujours nous battre pour le droit. Mais nous qui avons cru au droit, qui avons cru à l'Organisation des Nations Unies, qui avons cru à l'OMC, qui avons cru à l'UNESCO, qui avons cru à l'Organisation internationale pour produire du droit, aujourd'hui, c'est la force qui gouverne. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · « Emmanuel Macron est le seul à avoir une proximité avec Donald Trump et avec Xi Jinping » selon Jean-Pierre RaffarinVérifier à 8:21
« C'est l'expérience, c'est la capacité d'avoir été maire, c'est la capacité de connaître les souffrances des gens, de connaître les joies des gens, c'est cette proximité, c'est ce que la vie vous apprend. Et donc, je pense qu'il ne l'a pas encore, je pense qu'il n'est pas prêt sur le plan économique, je pense aussi que sur un certain nombre de sujets, il y aura des divisions au Front National, au RN. Maintenant, regardez l'histoire du RN, quand il s'est rapproché du pouvoir, il s'est en général divisé. Et donc, c'est assez facile de rassembler dans la protestation. Quand il faut aller au pouvoir, qu'il faut la compétition des responsabilités, des postes et des fonctions, là, on se divise davantage. Et on est d'une famille politique qui s'est souvent déchirée à l'approche du pouvoir. Mais ça veut dire quoi ? Ça veut dire que la situation est très fragile quand on est exposé comme M. Bardella. Et donc, je ne suis pas sûr que tous ces sondages soient quelque chose qui le favorise vraiment. »
BFMTV · Nicolas Sarkozy, Jordan Bardella, Shein: l'interview en intégralité de Jean-Pierre RaffarinVérifier à 7:33
BFMTV · Europe, Donald Trump, Sébastien Lecornu... L'interview de Jean-Pierre RaffarinVérifier à 4:53