Certes, il y a l'histoire. Certes, il y a l'hommage à ces 60 ans de relations diplomatiques. Et aussi cet hommage, d'une certaine façon, à la fidélité de la France, qui a été la première grande nation à reconnaître l'existence de la Chine communiste. Enfin, comment on va leur tordre le bras, Jean-Pierre Raffarin ?
Réponse partielleMais ça, c'est en effet le fond de l'affaire. C'est vrai qu'on fait des rapports de force avec des gens qui sont plus forts que nous. Donc, il faut faire très attention. C'est une spécialité française. C'est une spécialité française. Et ça, en général, il y a des coups de bâton en retour. Donc, il faut qu'on soit... Attention. D'abord, on a un mérite qui est quand même fort. C'est que les sept successeurs... Il y a eu sept successeurs présents de la République, du général de Gaulle. Les sept successeurs ont eu la même politique. Donc, il y a une constance. Et en Chine, la constance et la stabilité, c'est une valeur primordiale. Donc, au fond, ils sentent que la France est globalement lisibl…
« Mais ça, c'est en effet le fond de l'affaire. C'est vrai qu'on fait des rapports de force avec des gens qui sont plus forts que nous. Donc, il faut faire très attention. C'est une spécialité française. C'est une spécialité française. Et ça, en général, il y a des coups de bâton en retour. Donc, il faut qu'on soit... Attention. D'abord, on a un mérite qui est quand même fort. C'est que les sept successeurs... Il y a eu sept successeurs présents de la République, du général de Gaulle. Les sept successeurs ont eu la même politique. Donc, il y a une constance. Et en Chine, la constance et la stabilité, c'est une valeur primordiale. Donc, au fond, ils sentent que la France est globalement lisible. Ils nous comprennent. Ils ne comprennent pas bien le système allemand. Ils ne comprennent pas bien comment fonctionne l'Union européenne. La France, c'est clair. Et grosso modo, avec le général de Gaulle, on a des désaccords naturellement politiques. On voit bien que sur la politique, le feu est rouge. Sur le commerce, le feu est orange. Il y a du bon, il y a du mauvais. Il faut rééquilibrer les choses. Et puis, sur le vert, c'est la paix dans le monde. On a plutôt intérêt à avoir un multilatéralisme rénové et avec finalement une Chine et une France qui, ensemble, peuvent travailler sur la paix. Par exemple, hier, ils ont discuté pour avoir une trêve des guerres pendant les Jeux Olympiques. Si on poussait sur cette idée, ce serait peut-être l'occasion de lancer un certain nombre de négociations pour aboutir à la paix. Mais je pense que c'est vrai que la seule façon, c'est d'avoir de la continuité, de l'avoir de la constance, d'avoir de la crédibilité. Mais les Chinois, ils sont extraordinairement méfiants. Et quand vous avez un ami chinois, c'est vraiment un ami. Mais pour ça, c'est très long quand même. Parce qu'il faut créer cette confiance. Je pense que Macron a la confiance de Xi Jinping. Et réciproquement, ils se comprennent bien. D'ailleurs, probablement que Macron est l'homme occidental qui a eu le plus d'heures de discussion avec Xi Jinping. Son dernier voyage en Chine, il y avait plus de dix heures de discussion. »
