Jean-Pierre Raffarin — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
6 juin 2016 au 3 oct. 2026
Questions
317
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 317 questions évaluables
Réponse directe
125
Réponse partielle
59
Réponse à côté
128
Refus explicite
5
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 251 à 275 sur 317
Question 251Invité spécial : Jean-Pierre Raffarin - C à Vous - 20/11/2019
C'est le changement climatique et c'est les accords de Paris. Qu'est-ce qui s'en va ?
Réponse à côté
C'est votre façon de dédiaboliser la Chine. Vous encouragez à cette dédiabolisation. Mais encore une fois, ce n'est pas si simple. Notamment quand on voit depuis la France les images du défilé militaire célébrant les 70 ans du pouvoir communiste avec une mise en scène spectaculaire et un culte du chef déroutant. Vous comprenez qu'on puisse être pour le moins interloqué, voire effrayé d'une telle démonstration de force, d'autoritarisme ?
« C'est votre façon de dédiaboliser la Chine. Vous encouragez à cette dédiabolisation. Mais encore une fois, ce n'est pas si simple. Notamment quand on voit depuis la France les images du défilé militaire célébrant les 70 ans du pouvoir communiste avec une mise en scène spectaculaire et un culte du chef déroutant. Vous comprenez qu'on puisse être pour le moins interloqué, voire effrayé d'une telle démonstration de force, d'autoritarisme ? »
C à vous · Invité spécial : Jean-Pierre Raffarin - C à Vous - 20/11/2019Vérifier à 7:41
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Chiffres cités7 mai 2024 au 3 oct. 2026 · 17 observations18 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« 2003-2005. »
C à vous · Mobilisation lycéenne, budget, J-L. Mélenchon : le regard de Jean-Pierre RaffarinVérifier à 3:58
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
4 oct. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Question 252Invité spécial : Jean-Pierre Raffarin - C à Vous - 20/11/2019
Il ne faut pas exagérer, franchement. Ah bon ?
Réponse à côté
50 ans plus tard, vous assumez votre proximité avec le pouvoir chinois, qui vous le rend bien, qui vous marque encore plus de respect qu'à un président de la République. Vous allez vite là. Vous êtes fiers de raconter que vous recevez une accolade de Hu Jintao, qui était président jusqu'en 2013, alors que Nicolas Sarkozy n'avait droit qu'à une poignée de main. Et vous, on vous embrassait.
« 50 ans plus tard, vous assumez votre proximité avec le pouvoir chinois, qui vous le rend bien, qui vous marque encore plus de respect qu'à un président de la République. Vous allez vite là. »
C à vous · Invité spécial : Jean-Pierre Raffarin - C à Vous - 20/11/2019Vérifier à 3:18Voir 1 autre passage
« Vous êtes fiers de raconter que vous recevez une accolade de Hu Jintao, qui était président jusqu'en 2013, alors que Nicolas Sarkozy n'avait droit qu'à une poignée de main. Et vous, on vous embrassait. »
C à vous · Invité spécial : Jean-Pierre Raffarin - C à Vous - 20/11/2019Vérifier à 3:29
Question 253Invité spécial : Jean-Pierre Raffarin - C à Vous - 20/11/2019
La même distinction ?
Réponse à côté
Vous dites qu'il n'est pas interdit d'aimer la Chine malgré ces paradoxes, je vous cite. Et c'est vrai que ce n'est pas simple. C'est le pays le plus pollueur au monde avec une volonté expansionniste. Quand on parle de la Chine en France, c'est souvent pour s'inquiéter de voir des entreprises, des vignobles, des aéroports français rachetés par des Chinois. On a raison de s'en émouvoir, de s'inquiéter de la montée en puissance économique de la Chine ou c'est de la parano, Jean-Pierre Raffarin ?
« Vous dites qu'il n'est pas interdit d'aimer la Chine malgré ces paradoxes, je vous cite. Et c'est vrai que ce n'est pas simple. C'est le pays le plus pollueur au monde avec une volonté expansionniste. Quand on parle de la Chine en France, c'est souvent pour s'inquiéter de voir des entreprises, des vignobles, des aéroports français rachetés par des Chinois. On a raison de s'en émouvoir, de s'inquiéter de la montée en puissance économique de la Chine ou c'est de la parano, Jean-Pierre Raffarin ? »
C à vous · Invité spécial : Jean-Pierre Raffarin - C à Vous - 20/11/2019Vérifier à 6:11
Question 254Invité spécial : Jean-Pierre Raffarin - C à Vous - 20/11/2019
Je pense que, de toute façon, les questions de fractures sociales sont toujours dangereuses. J'ai été Premier ministre de Jacques Chirac, qui avait l'obsession de la cohésion sociale. Et donc, quitte à ralentir une réforme. Et donc, je pense qu'il faut être très attentif, en effet, à ces formes de tensions. Et au fait qu'aujourd'hui, mais ce n'est pas que français d'ailleurs, c'est qu'on a tendance partout à légitimer la violence. Il y a encore peu de temps, la violence était considérée comme une erreur. Mais aujourd'hui, on voit des leaders politiques, y compris représentants au Parlement, qui légitiment la violence. Donc, dans ce système-là, il faut être très prudent. Parce que c'est comme ça que peuvent démarrer des guerres civiles. Et donc ?
Réponse à côté
Il faut aller au bout de cette réforme des retraites. Et vous tapez du poing sur la table. Et de temps en temps. Quand il le faut, Jean-Pierre Raffarin, Chine, le grand paradoxe, ça sort demain chez Lafon, et il faut retourner le livre. Pour le réveil de l'Europe, à partir de 10 ans, le petit Raffarin l'a lu. Il est en train de le lire. Merci beaucoup. Vous restez avec nous. On va continuer de commenter l'actualité ensemble. C'est l'heure du 5 sur 5 de Maxime Switek. Sous-titrage ST' 501
« Il faut aller au bout de cette réforme des retraites. »
C à vous · Invité spécial : Jean-Pierre Raffarin - C à Vous - 20/11/2019Vérifier à 27:04Voir 2 autres passages
« Et vous tapez du poing sur la table. Et de temps en temps. Quand il le faut, Jean-Pierre Raffarin, Chine, le grand paradoxe, ça sort demain chez Lafon, et il faut retourner le livre. »
C à vous · Invité spécial : Jean-Pierre Raffarin - C à Vous - 20/11/2019Vérifier à 30:59
« Pour le réveil de l'Europe, à partir de 10 ans, le petit Raffarin l'a lu. »
C à vous · Invité spécial : Jean-Pierre Raffarin - C à Vous - 20/11/2019Vérifier à 31:09
Question 255Invité spécial : Jean-Pierre Raffarin - C à Vous - 20/11/2019
Est-ce que c'est bien ?
Réponse à côté
Encore un mot sur la Chine qui célèbre les 70 ans du régime et qui a fait quasi-silence cet été pour les 30 ans du massacre de Tiananmen. On ne parle jamais de massacre en Chine. Tout ce qu'il évoque est censuré sur Internet. On parle d'incidents. Un incident qui, selon le ministre de la Défense, était une turbulence politique et le gouvernement central a pris les mesures pour mettre un terme à cette turbulence. Vous défendez une drôle d'idée dans ce livre. Le fait que le contrôle strict d'Internet n'est pas si mauvais. Il a permis, selon vous, au gouvernement de mieux saisir le mécontentement de la population sur la pollution, notamment. J'avoue que j'ai été un peu interloquée. Mais il n'y…
« Encore un mot sur la Chine qui célèbre les 70 ans du régime et qui a fait quasi-silence cet été pour les 30 ans du massacre de Tiananmen. On ne parle jamais de massacre en Chine. Tout ce qu'il évoque est censuré sur Internet. On parle d'incidents. Un incident qui, selon le ministre de la Défense, était une turbulence politique et le gouvernement central a pris les mesures pour mettre un terme à cette turbulence. Vous défendez une drôle d'idée dans ce livre. Le fait que le contrôle strict d'Internet n'est pas si mauvais. Il a permis, selon vous, au gouvernement de mieux saisir le mécontentement de la population sur la pollution, notamment. J'avoue que j'ai été un peu interloquée. »
C à vous · Invité spécial : Jean-Pierre Raffarin - C à Vous - 20/11/2019Vérifier à 10:20Voir 1 autre passage
« Mais il n'y a pas d'autre moyen de le constater qu'en contrôlant Internet et en contrôlant l'activité des Chinois ? »
C à vous · Invité spécial : Jean-Pierre Raffarin - C à Vous - 20/11/2019Vérifier à 11:51
Question 256Jean-Pierre Raffarin : "Je veux prévenir les jeunes Français de la part de Chine dans leur avenir"
Vous dites que la grande erreur des Européens a été de voir la Chine comme un grand marché, mais pas comme un partenaire stratégique. À quel moment s'est-on rendu compte de cette erreur ?
Réponse directe
On s'en est rendu compte assez tard. Au fond, beaucoup de gens ont pensé qu'avec l'ouverture du marché, la Chine évoluerait vers une forme de libéralisme, vers une forme de démocratie à l'occidentale. Et avec Xi Jinping, et dans la période récente, il a été clairement rappelé que le schéma était le socialisme, caractéristique chinoise, avec référence au marxisme. Donc, tous ceux qui pensaient que la Chine évoluerait à l'occidentale se sont trompés. Le marché est là, il laisse le marché se développer en grande partie, mais au total, c'est quand même un régime socialiste. Et au fond, moi je crois que dans nos relations avec la Chine, il y a trois piliers, il y a trois cercles. Ce qui est vrai…
« On s'en est rendu compte assez tard. Au fond, beaucoup de gens ont pensé qu'avec l'ouverture du marché, la Chine évoluerait vers une forme de libéralisme, vers une forme de démocratie à l'occidentale. Et avec Xi Jinping, et dans la période récente, il a été clairement rappelé que le schéma était le socialisme, caractéristique chinoise, avec référence au marxisme. Donc, tous ceux qui pensaient que la Chine évoluerait à l'occidentale se sont trompés. Le marché est là, il laisse le marché se développer en grande partie, mais au total, c'est quand même un régime socialiste. Et au fond, moi je crois que dans nos relations avec la Chine, il y a trois piliers, il y a trois cercles. Ce qui est vraiment le cercle du désaccord, c'est le système politique. Il est clair qu'il y a des différences majeures politiquement sur le cercle politique. Il y a le marché. Sur le marché, je dirais autant le cercle politique est rouge, le marché est orange. C'est-à-dire que des L'Oréal, des Schneider, des Sanofi, des Michelin, réussissent très bien en Chine. Mais nous avons un déséquilibre. Donc là, on a des efforts à faire. Et puis, il y a un troisième cercle, qui est le rôle international de la Chine. Et aujourd'hui, je pense que là, le cercle est plutôt vert, parce que face à des États-Unis agressifs, qui défendent le Brexit, qui nous empêchent de travailler avec l'Iran, qui font fermer les usines Peugeot et Total en Iran, qui, avec l'OTAN, nous posent un certain nombre de problèmes, aujourd'hui, on se pose la question vraiment, est-ce que les Américains sont toujours des alliés ? Dans ce contexte-là, la France, et la France gaulliste qui a toujours voulu parler avec tout le monde, doit se dire que malgré les difficultés, notamment malgré ce cercle rouge qui est le cercle de la politique, il faut parler avec ce pays pour équilibrer notre relation internationale. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Jean-Pierre Raffarin : "Je veux prévenir les jeunes Français de la part de Chine dans leur avenir"Vérifier à 3:57
Question 257Jean-Pierre Raffarin : "Je veux prévenir les jeunes Français de la part de Chine dans leur avenir"
En quoi gouverner là-bas est-il différent de gouverner ici, si ce n'est l'énorme question des droits de l'homme qu'on vient d'évoquer ?
Réponse partielle
Je prends un exemple, il y en a beaucoup, la neutralité de l'État. En Chine, l'État et le parti, c'est la même chose. L'école du parti, c'est l'ENA. Le gouverneur de la province, qui est le responsable du parti, c'est quelqu'un qui a été formé dans une grande école et en général, ce sont des gens de grande qualité humaine. Vous savez, quand on parle de la Chine, il faut partir d'un postulat. Ils sont plus intelligents que nous, peut-être pas, mais en tout cas, ils sont moins aussi intelligents que nous. Ils sont autant intelligents que nous et ils travaillent plus que nous. Donc, ils avancent vite. Donc, il faut avoir cette vision-là, y compris. On parlait de Hong Kong tout à l'heure. Moi,…
« Je prends un exemple, il y en a beaucoup, la neutralité de l'État. En Chine, l'État et le parti, c'est la même chose. L'école du parti, c'est l'ENA. Le gouverneur de la province, qui est le responsable du parti, c'est quelqu'un qui a été formé dans une grande école et en général, ce sont des gens de grande qualité humaine. Vous savez, quand on parle de la Chine, il faut partir d'un postulat. Ils sont plus intelligents que nous, peut-être pas, mais en tout cas, ils sont moins aussi intelligents que nous. Ils sont autant intelligents que nous et ils travaillent plus que nous. Donc, ils avancent vite. Donc, il faut avoir cette vision-là, y compris. On parlait de Hong Kong tout à l'heure. Moi, j'ai discuté récemment avec un responsable chinois qui m'a dit « Nous savons que notre intérêt est de ne pas intervenir. Nous savons que nous serons condamnés par l'Occident si nous intervenons. » Et donc, ils cherchent, dans cette situation-là, à laisser Kary Lam en avant pour ne pas avoir à intervenir. J'espère que il n'y aura pas d'escalade qui conduiront à un désastre. Mais, dans cette condition-là, ce qui est, je crois, très important pour nous tous, c'est de bien mesurer que la Chine va être un partenaire de la vie future et que pour ça, il faut apprendre à la connaître. Il faut connaître sa civilisation, il faut connaître ses cultures, il faut connaître ce qui va être un environnement international. Vous dites »
France Inter — L'invité de 8h20 · Jean-Pierre Raffarin : "Je veux prévenir les jeunes Français de la part de Chine dans leur avenir"Vérifier à 13:50
Question 258Jean-Pierre Raffarin : "Je veux prévenir les jeunes Français de la part de Chine dans leur avenir"
À vous lire, Jean-Pierre Raffarin, on a souvent l'impression d'avoir donc des problèmes conceptuels avec la Chine pour pouvoir la comprendre. En quoi, par exemple, la définition du pouvoir, l'exercice du pouvoir, par exemple, politique, est-il différent de la définition qu'on peut en avoir ici ?
Réponse partielle
Je prends un exemple, il y en a beaucoup, la neutralité de l'État. En Chine, l'État et le parti, c'est la même chose. L'école du parti, c'est l'ENA. Le gouverneur de la province, qui est le responsable du parti, c'est quelqu'un qui a été formé dans une grande école et en général, ce sont des gens de grande qualité humaine. Vous savez, quand on parle de la Chine, il faut partir d'un postulat. Ils sont plus intelligents que nous, peut-être pas, mais en tout cas, ils sont moins aussi intelligents que nous. Ils sont autant intelligents que nous et ils travaillent plus que nous. Donc, ils avancent vite. Donc, il faut avoir cette vision-là, y compris. On parlait de Hong Kong tout à l'heure. Moi,…
« Je prends un exemple, il y en a beaucoup, la neutralité de l'État. En Chine, l'État et le parti, c'est la même chose. L'école du parti, c'est l'ENA. Le gouverneur de la province, qui est le responsable du parti, c'est quelqu'un qui a été formé dans une grande école et en général, ce sont des gens de grande qualité humaine. Vous savez, quand on parle de la Chine, il faut partir d'un postulat. Ils sont plus intelligents que nous, peut-être pas, mais en tout cas, ils sont moins aussi intelligents que nous. Ils sont autant intelligents que nous et ils travaillent plus que nous. Donc, ils avancent vite. Donc, il faut avoir cette vision-là, y compris. On parlait de Hong Kong tout à l'heure. Moi, j'ai discuté récemment avec un responsable chinois qui m'a dit « Nous savons que notre intérêt est de ne pas intervenir. Nous savons que nous serons condamnés par l'Occident si nous intervenons. » Et donc, ils cherchent, dans cette situation-là, à laisser Kary Lam en avant pour ne pas avoir à intervenir. J'espère que il n'y aura pas d'escalade qui conduiront à un désastre. Mais, dans cette condition-là, ce qui est, je crois, très important pour nous tous, c'est de bien mesurer que la Chine va être un partenaire de la vie future et que pour ça, il faut apprendre à la connaître. Il faut connaître sa civilisation, il faut connaître ses cultures, il faut connaître ce qui va être un environnement international. Vous dites »
France Inter — L'invité de 8h20 · Jean-Pierre Raffarin : "Je veux prévenir les jeunes Français de la part de Chine dans leur avenir"Vérifier à 13:50
Question 259Jean-Pierre Raffarin : "Je veux prévenir les jeunes Français de la part de Chine dans leur avenir"
Pourquoi la bonne réponse ne serait pas celle de Trump ?
Réponse directe
Le rapport de force. Parce que la Chine, dans son histoire, n'a jamais été belliqueuse. Quand elle a fait la guerre, c'est qu'elle a été attaquée chez elle. Elle a découvert l'Afrique avant nous et elle n'a pas fait de colonialisme. Elle n'a jamais eu d'expansionnisme. Elle n'a pas eu un impérialisme militaire. En revanche, les Etats-Unis, aujourd'hui, provoquent des logiques qui sont des logiques de brutalité. Quand les Etats-Unis, je vois les décisions qu'ils ont prises sur Israël, on voit bien que tout ça peut conduire à des tensions. Ce qui s'est fait sur l'Iran, le retour sur l'accord qui avait été signé, ce qui se fait sur les accords de Paris. Mais la Chine, c'est une guerre économiq…
« Parce que la Chine, dans son histoire, n'a jamais été belliqueuse. Quand elle a fait la guerre, c'est qu'elle a été attaquée chez elle. Elle a découvert l'Afrique avant nous et elle n'a pas fait de colonialisme. Elle n'a jamais eu d'expansionnisme. Elle n'a pas eu un impérialisme militaire. En revanche, les Etats-Unis, aujourd'hui, provoquent des logiques qui sont des logiques de brutalité. Quand les Etats-Unis, je vois les décisions qu'ils ont prises sur Israël, on voit bien que tout ça peut conduire à des tensions. Ce qui s'est fait sur l'Iran, le retour sur l'accord qui avait été signé, ce qui se fait sur les accords de Paris. Mais la Chine, c'est une guerre économique. C'est rééquilibrer des échanges. La Chine propose toujours des dispositifs de dialogue. A nous de dialoguer, à nous d'exister. D'un côté, on a les Etats-Unis qui veulent imposer la loi américaine, l'extraterritorialité. Et de l'autre côté, on a des Chinois qui proposent un certain nombre de choses. A nous, les routes de la soie... »
France Inter — L'invité de 8h20 · Jean-Pierre Raffarin : "Je veux prévenir les jeunes Français de la part de Chine dans leur avenir"Vérifier à 16:20Voir 1 autre passage
« Écoutez, ne caricaturez pas ma pensée. Il est clair que les Chinois veulent se développer. Il est clair qu'ils défendent leurs intérêts. Et nous, comment on doit répondre à ça ? Mais vous connaissez des pays qui ne défendent pas leurs intérêts dans la politique internationale ? Donc, ce que je dis aujourd'hui, c'est qu'avec la Chine aujourd'hui, il faut construire une relation qui est une relation musclée. Cette relation-là, pour moi, c'est la relation franco-allemande. Et c'est donc l'exigence européenne. Dans ce livre, pour moi, un des messages les plus forts, c'est que finalement, utilisons la Chine pour être le levier européen de notre avenir, de notre existence. Et donc, je pense qu'il faut pouvoir dialoguer avec elle. Mais je vois une différence entre des gens qui proposent la route de la soie et puis des gens qui reviennent sur les accords de Paris, qui reviennent sur les accords de l'Iran. Je vois, quand M. Trump prend des positions sur le conflit israélo-palestinien contraire aux résolutions de l'ONU, qu'est-ce que je vois ? La Chine a joué la carte de l'ONU, donc je ne suis pas naïf. Je sais bien que la Chine a ses ambitions personnelles. Je sais bien qu'il faut, avec la Chine, construire un rapport de force. Mais c'est pour ça que j'appelle à ce rapport de force. Sinon, on va connaître, nous, au fond, la situation de la balle de ping-pong, une raquette américaine, une raquette chinoise, et ils vont taper tous les deux sur la pauvre petite balle européenne. Et c'est ça que je veux éviter. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Jean-Pierre Raffarin : "Je veux prévenir les jeunes Français de la part de Chine dans leur avenir"Vérifier à 17:27
Question 260Jean-Pierre Raffarin : "Je veux prévenir les jeunes Français de la part de Chine dans leur avenir"
Et est-ce qu'on s'en est rendu compte un peu trop tard ?
Réponse directe
On s'en est rendu compte assez tard. Au fond, beaucoup de gens ont pensé qu'avec l'ouverture du marché, la Chine évoluerait vers une forme de libéralisme, vers une forme de démocratie à l'occidentale. Et avec Xi Jinping, et dans la période récente, il a été clairement rappelé que le schéma était le socialisme, caractéristique chinoise, avec référence au marxisme. Donc, tous ceux qui pensaient que la Chine évoluerait à l'occidentale se sont trompés. Le marché est là, il laisse le marché se développer en grande partie, mais au total, c'est quand même un régime socialiste. Et au fond, moi je crois que dans nos relations avec la Chine, il y a trois piliers, il y a trois cercles. Ce qui est vrai…
« On s'en est rendu compte assez tard. Au fond, beaucoup de gens ont pensé qu'avec l'ouverture du marché, la Chine évoluerait vers une forme de libéralisme, vers une forme de démocratie à l'occidentale. Et avec Xi Jinping, et dans la période récente, il a été clairement rappelé que le schéma était le socialisme, caractéristique chinoise, avec référence au marxisme. Donc, tous ceux qui pensaient que la Chine évoluerait à l'occidentale se sont trompés. Le marché est là, il laisse le marché se développer en grande partie, mais au total, c'est quand même un régime socialiste. Et au fond, moi je crois que dans nos relations avec la Chine, il y a trois piliers, il y a trois cercles. Ce qui est vraiment le cercle du désaccord, c'est le système politique. Il est clair qu'il y a des différences majeures politiquement sur le cercle politique. Il y a le marché. Sur le marché, je dirais autant le cercle politique est rouge, le marché est orange. C'est-à-dire que des L'Oréal, des Schneider, des Sanofi, des Michelin, réussissent très bien en Chine. Mais nous avons un déséquilibre. Donc là, on a des efforts à faire. Et puis, il y a un troisième cercle, qui est le rôle international de la Chine. Et aujourd'hui, je pense que là, le cercle est plutôt vert, parce que face à des États-Unis agressifs, qui défendent le Brexit, qui nous empêchent de travailler avec l'Iran, qui font fermer les usines Peugeot et Total en Iran, qui, avec l'OTAN, nous posent un certain nombre de problèmes, aujourd'hui, on se pose la question vraiment, est-ce que les Américains sont toujours des alliés ? Dans ce contexte-là, la France, et la France gaulliste qui a toujours voulu parler avec tout le monde, doit se dire que malgré les difficultés, notamment malgré ce cercle rouge qui est le cercle de la politique, il faut parler avec ce pays pour équilibrer notre relation internationale. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Jean-Pierre Raffarin : "Je veux prévenir les jeunes Français de la part de Chine dans leur avenir"Vérifier à 3:57
Question 261Soutien à la liste de Nathalie Loiseau : "Je suis à ma place" assure Jean-Pierre Raffarin
Et puis, est-ce que Donald Trump a raison de se méfier des Chinois qui l'accusent d'espionnage ?
Réponse à côté
Je pense que cette guerre est en effet très dangereuse pour l'Europe. Cette guerre commerciale, mais qui est une guerre financière et qui devient de plus en plus une guerre stratégique. Parce que derrière Huawei, c'est toute la révolution digitale, tout le problème des datas et la propriété des données. Donc il y a derrière ça quelque chose de très important qui est la société qui nous attend de cette révolution numérique. Et donc, cette compétition qui est en train de tourner à l'affrontement est très dangereuse. D'abord parce que pour l'Europe et pour chacun de nos pays, ça fragilise la croissance mondiale. Vous avez vu les évolutions des monnaies, vous voyez l'évolution des bourses, vous…
« Je pense que cette guerre est en effet très dangereuse pour l'Europe. Cette guerre commerciale, mais qui est une guerre financière et qui devient de plus en plus une guerre stratégique. Parce que derrière Huawei, c'est toute la révolution digitale, tout le problème des datas et la propriété des données. Donc il y a derrière ça quelque chose de très important qui est la société qui nous attend de cette révolution numérique. Et donc, cette compétition qui est en train de tourner à l'affrontement est très dangereuse. D'abord parce que pour l'Europe et pour chacun de nos pays, ça fragilise la croissance mondiale. Vous avez vu les évolutions des monnaies, vous voyez l'évolution des bourses, vous voyez un peu l'ensemble des signes qui nous sont donnés sur le ralentissement de la croissance mondiale. Ensuite, en effet, ça nous prend en position d'otage. C'est-à-dire qu'on va avoir des situations où il faudra choisir entre la Chine et les Etats-Unis. Il faut choisir quel con alors ? Mais il ne faut pas choisir. Il faut la construction européenne. Il nous faut une résistance européenne à la guerre sino-américaine. Il nous faut une résistance européenne. Aujourd'hui, on ne pourra pas réussir tout ça. Très franchement, sur le plan de la diplomatie, si j'ai trouvé une idée brillante dans ces dernières années, c'est quand j'ai vu le président français à l'Elysée recevoir le président chinois avec, d'un côté, Mme Merkel et de l'autre côté, M. Juncker. Parce que c'est ça, aujourd'hui, le rapport de force. C'est quand on est France et Allemagne, Europe, assemblés face aux Chinois, mais face aux Etats-Unis, on peut organiser une résistance. Tout seul, on ne sera pas suffisamment puissant. Dans cette bataille, dans ce match entre la Chine et les Etats-Unis, nous serons la balle de ping-pong qui prendra des coups de raquette si nous n'avons pas une résistance européenne. Notre souveraineté nationale passe par cette résistance européenne, cette souveraineté européenne. Ça, je crois que c'est très clair. Et on ne peut pas se dire qu'on va choisir un jour la Chine, l'autre jour les Etats-Unis. Vous savez, quand on regarde les écoutes, on sait très bien que les Américains nous ont écoutés. Et que les Chinois nous écoutent aussi. Ils sont accusés. Je ne le sais pas, mais j'entends les accusations. Et nous, on écoute tout le monde aussi. Enfin, on essaye. Et je crois que tout le monde écoute tout le monde. En tout cas, ce qu'il faut, c'est que nous ayons une souveraineté européenne. La France ne sera pas ça. Et je suis très heureux de voir que l'Allemagne et la France sur ce sujet, malgré les propos de campagne, M. Macron invite Mme Merkel pour la rencontre avec Xi Jinping. Et Mme Merkel, au deuxième semestre 2020, va organiser un sommet entre les chefs d'État de l'Europe et la Chine pour justement organiser cette raison. C'est-à-dire qu'on a 18 mois pour construire ce partenariat, notamment franco-allemand. Et c'est notre seule stratégie. Autrement, on va être balotté, on va être secoué, on va être dispersé. Et au total, on sera faibli. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Soutien à la liste de Nathalie Loiseau : "Je suis à ma place" assure Jean-Pierre RaffarinVérifier à 9:20
Question 262Soutien à la liste de Nathalie Loiseau : "Je suis à ma place" assure Jean-Pierre Raffarin
être candidat contre Jacques Chirac. Vous pensez que ce sont des arguments auxquels Laurent Dauquiez va être sensible ?
Réponse à côté
et dans notre histoire sur la question européenne, ce n'est pas d'aujourd'hui qu'il y a des choses qui sont... Donc moi, je reste quelqu'un du centre droit. J'étais avec Alain Juppé. Il y a des gens du centre droit qui sont aujourd'hui au gouvernement. Je connais bien le ministre de la Culture que j'apprécie beaucoup. Je connais bien le ministre des Finances, celui du Budget. Je connais bien le 1er mai. Ils sont de ma famille politique. On a été élevés dans la même famille politique. Pourquoi aujourd'hui ? Je les trahirai.
« et dans notre histoire sur la question européenne, ce n'est pas d'aujourd'hui qu'il y a des choses qui sont... Donc moi, je reste quelqu'un du centre droit. J'étais avec Alain Juppé. Il y a des gens du centre droit qui sont aujourd'hui au gouvernement. Je connais bien le ministre de la Culture que j'apprécie beaucoup. Je connais bien le ministre des Finances, celui du Budget. Je connais bien le 1er mai. Ils sont de ma famille politique. On a été élevés dans la même famille politique. Pourquoi aujourd'hui ? Je les trahirai. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Soutien à la liste de Nathalie Loiseau : "Je suis à ma place" assure Jean-Pierre RaffarinVérifier à 24:24
Question 263Soutien à la liste de Nathalie Loiseau : "Je suis à ma place" assure Jean-Pierre Raffarin
Quel serait, Jean-Pierre Raffarin, le message envoyé si le parti de Marine Le Pen arrivait en tête dimanche prochain et envoyait la première délégation, comme c'est déjà le cas aujourd'hui, à Bruxelles ou à Strasbourg ?
Réponse directe
Écoutez, je pense que ce serait comme il y a cinq ans, quand ils ont arrivé déjà en tête. Ça n'a pas été une révolution. Je crois que c'est un très mauvais signal pour l'Europe. C'est un très mauvais signal pour la France. Mais disons qu'on a déjà connu ce type de situation. Et on voit bien qu'au Parlement européen, ils sont plutôt dans le camp de l'impuissance et de l'inutilité. Donc, ils n'ont pas fait grand-chose. Et quand ils ont fait des choses, c'était de voter quelquefois contre les intérêts de la France. Donc, je pense que c'est plutôt une sorte de vote perdu. C'est un coup de colère que de voter pour eux, mais qui est sans suite, sans efficacité. Aujourd'hui, les intérêts de la Fra…
« Écoutez, je pense que ce serait comme il y a cinq ans, quand ils ont arrivé déjà en tête. Ça n'a pas été une révolution. Je crois que c'est un très mauvais signal pour l'Europe. C'est un très mauvais signal pour la France. Mais disons qu'on a déjà connu ce type de situation. Et on voit bien qu'au Parlement européen, ils sont plutôt dans le camp de l'impuissance et de l'inutilité. Donc, ils n'ont pas fait grand-chose. Et quand ils ont fait des choses, c'était de voter quelquefois contre les intérêts de la France. Donc, je pense que c'est plutôt une sorte de vote perdu. C'est un coup de colère que de voter pour eux, mais qui est sans suite, sans efficacité. Aujourd'hui, les intérêts de la France sont menacés dans une situation dangereuse de l'Europe. Il faut défendre les intérêts de la France. Qui défend les intérêts de la France ? C'est le Président de la République. Pour cela, ceux qui le représentent dans cette bataille électorale, autour de Nathalie Loiseau, doivent pouvoir gagner, je l'espère. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Soutien à la liste de Nathalie Loiseau : "Je suis à ma place" assure Jean-Pierre RaffarinVérifier à 14:10
Question 264Soutien à la liste de Nathalie Loiseau : "Je suis à ma place" assure Jean-Pierre Raffarin
Je ne veux pas participer à ce sujet-là. Qui vote quand ?
Refus explicite
Parce que je ne veux pas mettre ces sujets-là maintenant sur la table. Ce n'est pas le sujet, mais c'est la perspective qui est la nôtre. Je pense qu'il faut défendre les intérêts de la France en Europe. C'est une logique européenne pour prolonger la souveraineté nationale. Ce que je crois aujourd'hui, c'est que notamment la guerre entre la Chine et les Etats-Unis menace la souveraineté de la France. On le voit par exemple, je vous prends un exemple concret, des grandes entreprises comme Peugeot ou comme Total sont obligées de fermer leurs usines en Iran à cause d'une décision américaine. Et on voit bien que tout ce qui est en train de se passer aujourd'hui entre la Chine et les Etats-Unis…
« Parce que je ne veux pas mettre ces sujets-là maintenant sur la table. Ce n'est pas le sujet, mais c'est la perspective qui est la nôtre. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Soutien à la liste de Nathalie Loiseau : "Je suis à ma place" assure Jean-Pierre RaffarinVérifier à 6:30
Question 265Soutien à la liste de Nathalie Loiseau : "Je suis à ma place" assure Jean-Pierre Raffarin
Après cette élection, Jean-Pierre Raffin, vous faites quoi ?
Réponse directe
Je reste dans cette galaxie pour le moment qui est une galaxie dispersée. Vous n'avez plus votre carte aux Républicains ? Si, je suis toujours au Parti Républicain. Vous continuez à payer votre cotisation ? Je reste. Je vous dis, moi, j'ai vécu un parti où il y avait Mme Veil et M. Seguin. Et aujourd'hui, c'est le parti de Laurent Dauquiez. Quand on me dit, on a quand même eu des débats politiques où vraiment, on avait des clivages très importants, mais un parti, c'est cela. Jean-Pierre Raffin,
« Je reste dans cette galaxie pour le moment qui est une galaxie dispersée. Vous n'avez plus votre carte aux Républicains ? Si, je suis toujours au Parti Républicain. Vous continuez à payer votre cotisation ? Je reste. Je vous dis, moi, j'ai vécu un parti où il y avait Mme Veil et M. Seguin. Et aujourd'hui, c'est le parti de Laurent Dauquiez. Quand on me dit, on a quand même eu des débats politiques où vraiment, on avait des clivages très importants, mais un parti, c'est cela. Jean-Pierre Raffin, »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Soutien à la liste de Nathalie Loiseau : "Je suis à ma place" assure Jean-Pierre RaffarinVérifier à 23:16
Question 266Soutien à la liste de Nathalie Loiseau : "Je suis à ma place" assure Jean-Pierre Raffarin
J'aime beaucoup. Dans ce match qui a opposé hier soir pendant des heures, qui vous fait sourire... Je ne savais pas que madame Le Pen avait de l'humour. Qui a gagné le match, pour vous, hier, six matchs il y avait entre la droite et l'extrême droite ?
Refus explicite
Je ne peux pas vous dire, et je ne crois pas que la politique, ça se joue dans des matchs comme ça, sur des moments aussi brefs. Je pense qu'il est très clair que dans ce type de débat, ce sont des affrontements finalement très classiques.
« Je ne peux pas vous dire, et je ne crois pas que la politique, ça se joue dans des matchs comme ça, sur des moments aussi brefs. Je pense qu'il est très clair que dans ce type de débat, ce sont des affrontements finalement très classiques. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Soutien à la liste de Nathalie Loiseau : "Je suis à ma place" assure Jean-Pierre RaffarinVérifier à 15:52
Question 267Soutien à la liste de Nathalie Loiseau : "Je suis à ma place" assure Jean-Pierre Raffarin
Vous avez fait le choix de soutenir la liste macroniste de Nathalie Loiseau dans cette campagne. Est-ce que vous considérez que vous avez changé de camp ?
Réponse directe
Vous savez, le centre droit, il est aujourd'hui très dispersé. Il y en a qui sont avec Laurent Wauquiez, d'autres avec Xavier Bertrand, d'autres avec Mme Picresse, d'autres avec Emmanuel Macron. Et c'est pas un drame, vous savez. Vous vous souvenez du référendum de Maastricht ? Il y avait Seguin qui était contre, il y avait Simone Veil qui était pour. Ils étaient dans le même parti. C'est pas la première fois dans l'Europe que les souverainistes d'un côté et les Européens de l'autre sont dans la même famille. Moi je suis au centre droit. Je suis, pour qu'il y ait une ligne politique générale qui est celle du centre droit, je suis content de voir Edouard Philippissu de la même famille que mo…
« Bien sûr que non. Mais vous savez, pour défendre mes idées, je n'ai pas besoin d'attaquer les autres. Autant que je respecte Laurent Wauquiez, je n'ai rien à dire contre lui. Il est clair que moi je reste au centre droit, mais j'ai toujours été européen. Et ce n'est pas la première fois que dans ces familles politiques, il y a un certain cliole. On voit bien que... Il ne l'est pas européen, Laurent Wauquiez, monsieur Jean-Pierre Affarin ? Il l'est moins que je le suis. Il n'est pas engagé dans la situation dans laquelle nous sommes aujourd'hui avec la même détermination. Moi, je pense, j'ai une conviction principale. Il faut sauver l'Europe de la déconstruction. Je crois que la situation est extrêmement grave. Je n'ai jamais vu, depuis plus de 40 ans que je fais de la politique, une situation européenne si dangereuse. Parce qu'en voie de déconstruction... Qu'est-ce qui nous menace aujourd'hui ? La déconstruction. Le principe d'abord du Brexit. Le fait qu'on perde le Royaume-Uni. À un moment où les continents sont en train d'entrer en guerre. Guerre commerciale, guerre financière, guerre technologique. Chine-Afrique. Mais qu'est-ce que vous voulez faire à partir du moment où les Britanniques ont voté Jean-Pierre Affarin ? On ne va pas revenir sur le Brexit. Non, mais il ne s'agit pas de revenir. Il s'agit de voir les choses. Vous aviez un processus de construction européenne qui était un processus d'unification. Et là, vous avez un processus de dispersion. Donc, on est quand même dans une aventure historique en sens inverse de ce qu'était l'histoire de l'Europe aujourd'hui. Si vous ajoutez à cela toutes les pressions que nous avons des grandes puissances. Si vous ajoutez à ça les difficultés que nous avons devant nous, la situation des migrations, la situation de la croissance européenne. Si vous regardez bien les questions aujourd'hui de souveraineté, et elles sont aujourd'hui posées à l'Europe. Donc, moi, je suis vraiment pour que la déconstruction soit comprise par l'électorat français et européen pour qu'on se mobilise. Pourquoi ? Parce qu'on a six mois. On n'est pas là pour se dire dans cinq ans, voilà ce que fera M. Attel ou Mme Attel. Pourquoi six mois ? Six mois, parce que dans six mois, les jeux sont faits. Dans six mois, le Brexit, on est sorti du Brexit, on a une solution sur le Brexit. Dans six mois, on a un président de l'Union Européenne. Dans six mois, on a un président de la Commission. Dans six mois, on a un président de la Banque Européenne. C'est l'influence de la France dans les six mois qui viennent qui va être déterminante. L'influence de la France, qui en a la charge aujourd'hui ? Celui qui est élu par les Français, le chef de l'État. Donc je ne vois pas l'intérêt de la France aujourd'hui de fragiliser celui qui défend les intérêts de la France. Nous sommes dans une négociation. Et j'adore Nathalie Loiseau, je respecte les uns et les autres. Mais l'avenir, ce n'est pas que M. Bellamy ou que Mme X ou Mme Y soient en tête. L'avenir, c'est Mme Merkel, M. Orban, M. Macron, dans les semaines qui viennent, qui va avoir de l'influence ? Il faut donner des soldats à Emmanuel Macron en Europe en quelque sorte ? Il faut donner de l'influence, de la puissance, la capacité d'agir. Par exemple, les relations avec l'Allemagne, sujet très intéressant. Moi, je suis favorable à une cordiale compétition. Pourquoi ? Est-ce que nous voulons un président de la Commission européenne qui soit français ou qui soit allemand ? Voulons-nous un président de la Banque centrale qui soit français ou qui soit allemand ? Ça, ce n'est pas les députés européens qui vont à eux seuls le choisir. Ça va être les chefs d'État qui vont dire ça. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Soutien à la liste de Nathalie Loiseau : "Je suis à ma place" assure Jean-Pierre RaffarinVérifier à 2:29
Question 268Soutien à la liste de Nathalie Loiseau : "Je suis à ma place" assure Jean-Pierre Raffarin
Vous restez dans le camp d'Emmanuel Macron ou vous rentrez à la maison, la maison Juppé, en tout cas, sur l'autre rive, la rive plus à droite ?
Réponse directe
Je reste dans cette galaxie pour le moment qui est une galaxie dispersée. Vous n'avez plus votre carte aux Républicains ? Si, je suis toujours au Parti Républicain. Vous continuez à payer votre cotisation ? Je reste. Je vous dis, moi, j'ai vécu un parti où il y avait Mme Veil et M. Seguin. Et aujourd'hui, c'est le parti de Laurent Dauquiez. Quand on me dit, on a quand même eu des débats politiques où vraiment, on avait des clivages très importants, mais un parti, c'est cela. Jean-Pierre Raffin,
« Je reste dans cette galaxie pour le moment qui est une galaxie dispersée. Vous n'avez plus votre carte aux Républicains ? Si, je suis toujours au Parti Républicain. Vous continuez à payer votre cotisation ? Je reste. Je vous dis, moi, j'ai vécu un parti où il y avait Mme Veil et M. Seguin. Et aujourd'hui, c'est le parti de Laurent Dauquiez. Quand on me dit, on a quand même eu des débats politiques où vraiment, on avait des clivages très importants, mais un parti, c'est cela. Jean-Pierre Raffin, »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Soutien à la liste de Nathalie Loiseau : "Je suis à ma place" assure Jean-Pierre RaffarinVérifier à 23:16
Question 269Soutien à la liste de Nathalie Loiseau : "Je suis à ma place" assure Jean-Pierre Raffarin
France Info. Jean-Pierre Raffarin, je voudrais qu'on parle d'un pays que vous connaissez particulièrement bien, c'est la Chine. Donald Trump s'est lancé dans un bras de fer commercial, notamment contre le numéro 1 mondial des smartphones, Huawei, qu'il ne veut plus voir aux Etats-Unis. Est-ce que l'Europe, d'abord, doit prendre parti dans ce dossier ?
Réponse directe
Je pense que cette guerre est en effet très dangereuse pour l'Europe. Cette guerre commerciale, mais qui est une guerre financière et qui devient de plus en plus une guerre stratégique. Parce que derrière Huawei, c'est toute la révolution digitale, tout le problème des datas et la propriété des données. Donc il y a derrière ça quelque chose de très important qui est la société qui nous attend de cette révolution numérique. Et donc, cette compétition qui est en train de tourner à l'affrontement est très dangereuse. D'abord parce que pour l'Europe et pour chacun de nos pays, ça fragilise la croissance mondiale. Vous avez vu les évolutions des monnaies, vous voyez l'évolution des bourses, vous…
« Je pense que cette guerre est en effet très dangereuse pour l'Europe. Cette guerre commerciale, mais qui est une guerre financière et qui devient de plus en plus une guerre stratégique. Parce que derrière Huawei, c'est toute la révolution digitale, tout le problème des datas et la propriété des données. Donc il y a derrière ça quelque chose de très important qui est la société qui nous attend de cette révolution numérique. Et donc, cette compétition qui est en train de tourner à l'affrontement est très dangereuse. D'abord parce que pour l'Europe et pour chacun de nos pays, ça fragilise la croissance mondiale. Vous avez vu les évolutions des monnaies, vous voyez l'évolution des bourses, vous voyez un peu l'ensemble des signes qui nous sont donnés sur le ralentissement de la croissance mondiale. Ensuite, en effet, ça nous prend en position d'otage. C'est-à-dire qu'on va avoir des situations où il faudra choisir entre la Chine et les Etats-Unis. Il faut choisir quel con alors ? Mais il ne faut pas choisir. Il faut la construction européenne. Il nous faut une résistance européenne à la guerre sino-américaine. Il nous faut une résistance européenne. Aujourd'hui, on ne pourra pas réussir tout ça. Très franchement, sur le plan de la diplomatie, si j'ai trouvé une idée brillante dans ces dernières années, c'est quand j'ai vu le président français à l'Elysée recevoir le président chinois avec, d'un côté, Mme Merkel et de l'autre côté, M. Juncker. Parce que c'est ça, aujourd'hui, le rapport de force. C'est quand on est France et Allemagne, Europe, assemblés face aux Chinois, mais face aux Etats-Unis, on peut organiser une résistance. Tout seul, on ne sera pas suffisamment puissant. Dans cette bataille, dans ce match entre la Chine et les Etats-Unis, nous serons la balle de ping-pong qui prendra des coups de raquette si nous n'avons pas une résistance européenne. Notre souveraineté nationale passe par cette résistance européenne, cette souveraineté européenne. Ça, je crois que c'est très clair. Et on ne peut pas se dire qu'on va choisir un jour la Chine, l'autre jour les Etats-Unis. Vous savez, quand on regarde les écoutes, on sait très bien que les Américains nous ont écoutés. Et que les Chinois nous écoutent aussi. Ils sont accusés. Je ne le sais pas, mais j'entends les accusations. Et nous, on écoute tout le monde aussi. Enfin, on essaye. Et je crois que tout le monde écoute tout le monde. En tout cas, ce qu'il faut, c'est que nous ayons une souveraineté européenne. La France ne sera pas ça. Et je suis très heureux de voir que l'Allemagne et la France sur ce sujet, malgré les propos de campagne, M. Macron invite Mme Merkel pour la rencontre avec Xi Jinping. Et Mme Merkel, au deuxième semestre 2020, va organiser un sommet entre les chefs d'État de l'Europe et la Chine pour justement organiser cette raison. C'est-à-dire qu'on a 18 mois pour construire ce partenariat, notamment franco-allemand. Et c'est notre seule stratégie. Autrement, on va être balotté, on va être secoué, on va être dispersé. Et au total, on sera faibli. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Soutien à la liste de Nathalie Loiseau : "Je suis à ma place" assure Jean-Pierre RaffarinVérifier à 9:20
Question 270Jean-Pierre Raffarin : "Ce pays est un pays en cristal"
Et le macronisme l'a amplifié ça ?
Réponse à côté
Et donc, je pense que c'est la crise qui l'a amplifié. Je pense que c'est à partir de 2008 d'ailleurs. Dans tous les pays, il y a eu des plans de relance, il y a eu des... La cabine centrale présidentielle a repris le pouvoir partout pour relancer les choses. Mais à partir du moment où la croissance peut revenir, il faut libérer l'énergie des territoires.
« Et donc, je pense que c'est la crise qui l'a amplifié. Je pense que c'est à partir de 2008 d'ailleurs. Dans tous les pays, il y a eu des plans de relance, il y a eu des... La cabine centrale présidentielle a repris le pouvoir partout pour relancer les choses. Mais à partir du moment où la croissance peut revenir, il faut libérer l'énergie des territoires. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Jean-Pierre Raffarin : "Ce pays est un pays en cristal"Vérifier à 14:18
Question 271Jean-Pierre Raffarin : "Ce pays est un pays en cristal"
Le Président de la République, Emmanuel Macron, a achevé sa visite d'État aux États-Unis. Hier, il a prononcé un discours devant le Congrès, classique dans sa première partie, sur l'ancienneté et la qualité de la relation franco-américaine, nettement plus offensif contre la vision du monde qui est désormais celle de la Maison-Blanche. La France est-elle, d'après vous, de retour au premier plan de la diplomatie mondiale où c'est un effet de perspective lié à une actualité brûlante, celle d'un voyage d'État ?
Réponse directe
Très clairement, et je crois le plus objectivement du monde, on peut dire que la France a retrouvé un leadership international. Il est clair, on l'a vu avec le voyage en Chine, on l'a vu quand il a reçu M. Poutine, M. Macron occupe une place internationale très très forte, les chefs d'État sont heureux de pouvoir parler avec lui, on sent bien qu'en Europe, il a pris une position très puissante. Donc, il est clair que le leadership aujourd'hui est de retour pour ce qui est de la France sur le plan international.
« Très clairement, et je crois le plus objectivement du monde, on peut dire que la France a retrouvé un leadership international. Il est clair, on l'a vu avec le voyage en Chine, on l'a vu quand il a reçu M. Poutine, M. Macron occupe une place internationale très très forte, les chefs d'État sont heureux de pouvoir parler avec lui, on sent bien qu'en Europe, il a pris une position très puissante. Donc, il est clair que le leadership aujourd'hui est de retour pour ce qui est de la France sur le plan international. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Jean-Pierre Raffarin : "Ce pays est un pays en cristal"Vérifier à 1:01
Question 272Jean-Pierre Raffarin : "Ce pays est un pays en cristal"
Comment avez-vous reçu et analysé les bombardements sur la Syrie ?
Réponse à côté
Je pense que le principe de la ligne rouge est un principe juste. Et au fond, c'est une question de crédibilité. On a bien vu qu'Obama avait perdu de la crédibilité quand il avait dit qu'il y a une ligne rouge. Et puis qu'au moment où elle a été franchie, il n'est pas intervenu. Donc là, ça veut dire perte de crédibilité. Donc, à partir du moment où nous avons les preuves, à partir du moment où la situation est indiscutable, il faut intervenir sur ces sujets-là. C'était le cas. Pourquoi ? Parce que nous le verrons. L'histoire dira exactement... Moi, je n'ai pas toutes les informations nécessaires. L'histoire jugera exactement la situation. Mais ce qui est important, c'est que... Vous avez u…
« Je pense que le principe de la ligne rouge est un principe juste. Et au fond, c'est une question de crédibilité. On a bien vu qu'Obama avait perdu de la crédibilité quand il avait dit qu'il y a une ligne rouge. Et puis qu'au moment où elle a été franchie, il n'est pas intervenu. Donc là, ça veut dire perte de crédibilité. Donc, à partir du moment où nous avons les preuves, à partir du moment où la situation est indiscutable, il faut intervenir sur ces sujets-là. C'était le cas. Pourquoi ? Parce que nous le verrons. L'histoire dira exactement... Moi, je n'ai pas toutes les informations nécessaires. L'histoire jugera exactement la situation. Mais ce qui est important, c'est que... Vous avez un petit doute, Jean-Pierre Raffarin, sur l'usage précis d'armes chimiques ? Je pense qu'il faut être très prudent sur ces questions-là. Le chef de l'État, les services français ont une analyse. Je respecte cette analyse. Et je dis, s'il y a franchissement de la ligne rouge, nous devons intervenir. Mais nous devons intervenir en sachant que la solution à la crise syrienne n'est pas militaire. Il faut bien être clair. Aujourd'hui, nous sommes dans des situations où il y a des fois, parfois, des interventions militaires nécessaires, mais la solution n'est pas militaire. La solution est politique. Et donc, c'est autour de la table qu'on pourra régler les affaires. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Jean-Pierre Raffarin : "Ce pays est un pays en cristal"Vérifier à 3:56
Question 273Jean-Pierre Raffarin : "Ce pays est un pays en cristal"
Et vous êtes l'archiste sur cette réforme des institutions ?
Réponse à côté
Je pense que, oui, je pense que le président du Sénat défend bien la cause, il défend la cause du Parlement. Moi, je suis pour qu'on défend le droit du Parlement. Ce n'est pas le nombre des parlementaires qui compte le plus. Il ne faut pas qu'on supprime les élus ruraux, il ne faut pas qu'on supprime les kilomètres carrés dans notre représentation nationale. Il y a la population, il y a aussi les territoires. Donc, je pense qu'il faut être attentif à cela, mais globalement, ce n'est pas le nombre de parlementaires qui fait la qualité du Parlement. Et donc, si on a des parlementaires moins nombreux, mais qui ont des moyens de travail, qui ont des procédures dans lesquelles ils sont respectés…
« Je pense que, oui, je pense que le président du Sénat défend bien la cause, il défend la cause du Parlement. Moi, je suis pour qu'on défend le droit du Parlement. Ce n'est pas le nombre des parlementaires qui compte le plus. Il ne faut pas qu'on supprime les élus ruraux, il ne faut pas qu'on supprime les kilomètres carrés dans notre représentation nationale. Il y a la population, il y a aussi les territoires. Donc, je pense qu'il faut être attentif à cela, mais globalement, ce n'est pas le nombre de parlementaires qui fait la qualité du Parlement. Et donc, si on a des parlementaires moins nombreux, mais qui ont des moyens de travail, qui ont des procédures dans lesquelles ils sont respectés, je pense que le pays y gagnera. En tout cas, je crois qu'il serait dommage de dire le pays, la classe politique vous appelle à la réforme, mais elle ne veut pas se réformer. Moi, quand j'ai dit j'ai 69 ans, je quitterai, c'est parce que je considère qu'à un moment, il faut participer au renouveau. Alors, personne ne m'a demandé de partir, j'avais encore 3 ans à faire, mais je m'étais fixé depuis très longtemps que je ne serais pas à 70 ans parlementaire. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Jean-Pierre Raffarin : "Ce pays est un pays en cristal"Vérifier à 21:48
Question 274Jean-Pierre Raffarin : "Ce pays est un pays en cristal"
Mais, vous pourriez rejoindre La République En Marche ?
Réponse partielle
Pas vraiment, parce que... C'est pas un nom. Non, mais, je veux dire, s'il doit y avoir une liste des républicains eurosceptiques et une liste d'En Marche européenne, je serai avec la liste européenne. Moi, je serai avec la liste européenne. Si vous voulez, j'ai quitté volontairement, indépendamment, j'ai quitté la lutte pour le pouvoir. Donc, je ne suis plus dans la lutte pour le pouvoir. Je m'intéresse à la politique, je participe au débat de fond, je me suis engagé contre l'antisémitisme, je m'engage sur un certain nombre de sujets, mais je ne participe pas à la bataille du pouvoir. En revanche, quand il s'agira de mettre un bulletin dans l'urne, je voterai pour la liste la plus européen…
« Pas vraiment, parce que... C'est pas un nom. Non, mais, je veux dire, s'il doit y avoir une liste des républicains eurosceptiques et une liste d'En Marche européenne, je serai avec la liste européenne. Moi, je serai avec la liste européenne. Si vous voulez, j'ai quitté volontairement, indépendamment, j'ai quitté la lutte pour le pouvoir. Donc, je ne suis plus dans la lutte pour le pouvoir. Je m'intéresse à la politique, je participe au débat de fond, je me suis engagé contre l'antisémitisme, je m'engage sur un certain nombre de sujets, mais je ne participe pas à la bataille du pouvoir. En revanche, quand il s'agira de mettre un bulletin dans l'urne, je voterai pour la liste la plus européenne. Ça, c'est clair. Vous êtes à jour de cotisation pour le parti Les Républicains ? Oui, je souhaite. C'est pour ça que j'ai donné cette échéance de la fin de l'année où on préparera le projet européen. C'est pour moi le révélateur clair et net. Je ne serai pas avec les eurosceptiques. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Jean-Pierre Raffarin : "Ce pays est un pays en cristal"Vérifier à 10:16
Question 275Jean-Pierre Raffarin : "Ce pays est un pays en cristal"
Est-ce, rétrospectivement, une bonne décision dès lors qu'une ligne rouge a été franchie parce que des armes chimiques ont été employées ?
Réponse partielle
Je pense que le principe de la ligne rouge est un principe juste. Et au fond, c'est une question de crédibilité. On a bien vu qu'Obama avait perdu de la crédibilité quand il avait dit qu'il y a une ligne rouge. Et puis qu'au moment où elle a été franchie, il n'est pas intervenu. Donc là, ça veut dire perte de crédibilité. Donc, à partir du moment où nous avons les preuves, à partir du moment où la situation est indiscutable, il faut intervenir sur ces sujets-là. C'était le cas. Pourquoi ? Parce que nous le verrons. L'histoire dira exactement... Moi, je n'ai pas toutes les informations nécessaires. L'histoire jugera exactement la situation. Mais ce qui est important, c'est que... Vous avez u…
« Je pense que le principe de la ligne rouge est un principe juste. Et au fond, c'est une question de crédibilité. On a bien vu qu'Obama avait perdu de la crédibilité quand il avait dit qu'il y a une ligne rouge. Et puis qu'au moment où elle a été franchie, il n'est pas intervenu. Donc là, ça veut dire perte de crédibilité. Donc, à partir du moment où nous avons les preuves, à partir du moment où la situation est indiscutable, il faut intervenir sur ces sujets-là. C'était le cas. Pourquoi ? Parce que nous le verrons. L'histoire dira exactement... Moi, je n'ai pas toutes les informations nécessaires. L'histoire jugera exactement la situation. Mais ce qui est important, c'est que... Vous avez un petit doute, Jean-Pierre Raffarin, sur l'usage précis d'armes chimiques ? Je pense qu'il faut être très prudent sur ces questions-là. Le chef de l'État, les services français ont une analyse. Je respecte cette analyse. Et je dis, s'il y a franchissement de la ligne rouge, nous devons intervenir. Mais nous devons intervenir en sachant que la solution à la crise syrienne n'est pas militaire. Il faut bien être clair. Aujourd'hui, nous sommes dans des situations où il y a des fois, parfois, des interventions militaires nécessaires, mais la solution n'est pas militaire. La solution est politique. Et donc, c'est autour de la table qu'on pourra régler les affaires. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Jean-Pierre Raffarin : "Ce pays est un pays en cristal"Vérifier à 3:56
Voir 2 autres passages
« par 3. On a reporté sur nos enfants 60% aujourd'hui d'une trichesse nationale. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que la dette d'aujourd'hui, c'est l'impôt pour les jeunes. Et donc, aujourd'hui, il ne faut pas faire la même chose avec la retraite. Il faut donc assumer notre retraite. »
C à vous · Mobilisation lycéenne, budget, J-L. Mélenchon : le regard de Jean-Pierre RaffarinVérifier à 4:08
« Je pense qu'on a des points communs. Oui, c'est qu'on est très attaché à nos territoires. On est très attaché à une France décentralisée. On a d'abord eu des responsabilités. Moi, une présidence de région, lui, une présidente de département. Donc, on est monté l'escalier des responsabilités, marche par marche. Il y en a qui les montent quatre à quatre, mais après, la descente est rapide. Donc, on a fait ça progressivement. Donc, on a ce parcours qui est un parcours progressif où l'expérience progresse au fur et à mesure des responsabilités. Vous êtes resté trois ans à Matignon. Lui, ça fait trois mois. Est-ce que vous lui souhaitez d'y rester ? Moi, je pense qu'il est bien à sa place. Oui, il avait une mission. Si vous voulez, la Ve République, elle est faite pour marcher sur la majorité. Aujourd'hui, il n'y a pas de majorité. Ni à l'Élysée, ni à Matignon, ni au Parlement. Donc, un Premier ministre sans majorité, qu'est-ce que fait le Premier ministre ? C'est le chef de la majorité. Lui, il est chef de quelque chose qui n'existe pas. Donc, c'est très difficile. »
BFMTV · Europe, Donald Trump, Sébastien Lecornu... L'interview de Jean-Pierre RaffarinVérifier à 9:22
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées7 mai 2024 au 3 oct. 2026 · 13 observations15 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« 2003-2005. »
C à vous · Mobilisation lycéenne, budget, J-L. Mélenchon : le regard de Jean-Pierre RaffarinVérifier à 3:58Voir 2 autres passages
« Nous avons un certain nombre de bonnes nouvelles quand même. Le fait qu'aujourd'hui, on n'est pas surpris par ceux qui sont présents à cette réunion à Washington. On a quand même un rapprochement avec les Anglais qui est très significatif. En matière de défense, c'est très important. On n'oublie pas les accords de Lancaster House entre l'armée française et l'armée britannique, qui font que nous avons là un pôle militaire de première importance. Il est en train de ressouder l'Europe ? Je pense qu'il est en train de ressouder l'Europe. Je pense qu'il est en train de redonner une ambition à l'Europe, qu'il est en train de donner une perspective, qu'il accélère les échéances, parce qu'au fond, on voit bien que la nécessité de notre sécurité est aujourd'hui posée. Elle était posée par Poutine et son agression de l'Ukraine. Et finalement, toute cette agitation de Donald Trump, finalement, accélère un processus de fermeté de l'Europe. Et de ce point de vue-là, c'est plutôt une bonne nouvelle. Quand on regarde tout ce qui s'est passé depuis un certain temps, au fond, on est obligé de se dire quand même qu'il y a du sursaut, qu'il y a une réaction, que les gens se parlent, ils se voient que l'Europe existe quand même. Mais l'Europe n'est pas aujourd'hui, à Washington, en train de se coucher à un milliard le fauteuil. »
BFMTV · Europe, Donald Trump, Sébastien Lecornu... L'interview de Jean-Pierre RaffarinVérifier à 3:18
« Je ne suis pas sûr que la censure apporte quoi que ce soit en ce moment. D'abord, personnellement, je crois que les élections les plus raisonnables sont les élections municipales. C'est là où on vote sur des gens qu'on connaît, avec un bilan. Et donc, mettre des législatives avant les municipales, ce serait polluer terriblement les municipales. Donc, je trouve que ce serait une très mauvaise idée que d'abîmer l'élection qui est la plus respectée par les Français, l'élection municipale. Donc, si on pouvait chasser la politique partisane de l'élection municipale, on gagnerait beaucoup. Donc, je ne suis pas favorable à ce qu'on fasse des élections législatives aujourd'hui. Ce qui me paraît utile, c'est d'essayer d'avoir un budget. Bien sûr, ce budget est loin d'être parfait. Il y a un certain nombre de désaccords, mais je crois qu'il faut avoir un budget. Et le 49-3, qu'est-ce que c'était toutes ces pudeurs sur le 49-3 ? C'est un outil constitutionnel et finalement, l'opposition a une capacité... »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées7 mai 2024 au 22 janv. 2026 · 30 observations30 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je pense qu'on a des points communs. Oui, c'est qu'on est très attaché à nos territoires. On est très attaché à une France décentralisée. On a d'abord eu des responsabilités. Moi, une présidence de région, lui, une présidente de département. Donc, on est monté l'escalier des responsabilités, marche par marche. Il y en a qui les montent quatre à quatre, mais après, la descente est rapide. Donc, on a fait ça progressivement. Donc, on a ce parcours qui est un parcours progressif où l'expérience progresse au fur et à mesure des responsabilités. Vous êtes resté trois ans à Matignon. Lui, ça fait trois mois. Est-ce que vous lui souhaitez d'y rester ? Moi, je pense qu'il est bien à sa place. Oui, il avait une mission. Si vous voulez, la Ve République, elle est faite pour marcher sur la majorité. Aujourd'hui, il n'y a pas de majorité. Ni à l'Élysée, ni à Matignon, ni au Parlement. Donc, un Premier ministre sans majorité, qu'est-ce que fait le Premier ministre ? C'est le chef de la majorité. Lui, il est chef de quelque chose qui n'existe pas. Donc, c'est très difficile. »
BFMTV · Europe, Donald Trump, Sébastien Lecornu... L'interview de Jean-Pierre RaffarinVérifier à 9:22Voir 2 autres passages
« Je pense qu'il faut négocier l'unité. Ce qui est important, c'est de monter en puissance. Progressivement, sagement, avec détermination et sans froid. Il faut avancer clairement sur une forme de résistance à ces provocations de Trump. Mais il faut naturellement agir en responsable et donc rester rassemblés. Ce qui est important, c'est notre unité. Si l'Europe est désunie, elle sort de l'histoire. Et donc, ce qui est très important aujourd'hui, c'est que cette idée de bazooka est une perspective. Il faut y aller progressivement en faisant en sorte qu'on puisse emmener les pays de l'Union européenne. C'est l'unité de l'Europe qui fait la force de l'Europe. »
BFMTV · Europe, Donald Trump, Sébastien Lecornu... L'interview de Jean-Pierre RaffarinVérifier à 4:53
« L'Élysée dit jour historique. Historique, c'est beaucoup, mais c'est une étape très importante. Ça va vers cette coalition des volontaires, elle est, je crois, très importante. Si elle prend de la puissance, il y a qu'elle qui peut arrêter Poutine ? En plus, il y a cet accord, comme ça a été le cas, pour la situation post-paix. Et maintenant, ce qu'il faut, c'est la situation anti-paix. C'était pour préparer la paix. Donc, encore beaucoup de travail à faire. Mais disons que c'était bien de commencer comme ça, parce que ça, c'était possible immédiatement. Mais je pense qu'aujourd'hui, la seule façon d'arrêter Poutine, c'est de faire en sorte que la puissance européenne soit capable d'entraîner les Américains dans cette protection de l'Ukraine. Et c'est ce qui doit arriver dans les mois qui viennent. C'est, je crois, extrêmement important. Et au fond, la prise de conscience est en train de se faire. Regardez comment, malgré toutes les difficultés économiques que nous avons, l'Allemagne, et notamment le Royaume-Uni et la France, sont en train de travailler ensemble à cette puissance. Et c'est, je crois, essentiel. Parce qu'on a besoin des Anglais. La vraie force militaire européenne, c'est l'entente entre la France et le Royaume-Uni. On a appelé ça les accords de Lancaster House. Il y a vraiment des accords militaires très importants. On ne peut pas défendre l'Europe sans les Anglais. On a besoin d'eux. Et je crois, aujourd'hui, c'est en train de bouger dans cette bonne direction. Et peut-être ainsi, finalement, l'Ukraine va peut-être sauver l'Europe. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Là, on a les deux extrêmes qui s'affrontent, mais qui au fond se ressemblent. Et on voit bien que c'est le Rassemblement national et les fils, quand même. Ce sont les extrémistes de l'Assemblée nationale qui ont la parole et qui, sur cet incident, ont le monopole de la parole. Donc, on ne peut pas attendre à ce que, quand les deux extrêmes s'affrontent, tout ceci puisse donner de la sagesse. Donc, je vois bien qu'il y a de la nervosité, qu'il y a de la tension. Mais au fond, on est là dans ce qu'on appelle la radicalisation. Il y a deux grandes cultures aujourd'hui, la radicalisation ou le rassemblement. Soit on cherche à rassembler pour gouverner ensemble, soit on cherche la radicalisation. On voit des gens qui cherchent la radicalisation. »
BFMTV · Europe, Donald Trump, Sébastien Lecornu... L'interview de Jean-Pierre RaffarinVérifier à 12:00Voir 2 autres passages
« Je pense que je souhaite la stabilité pour le pays. Et donc, je ne souhaite pas simplement un jeu de quilles. On l'a déjà fait beaucoup. Et je trouve que la stabilité est quelque chose de très important. Donc, si on peut avoir de la stabilité pour la fin des choses, je serai tout à fait pour. Je ne suis pas pour l'instabilité permanente. L'instabilité coûte très cher quand on est endetté. »
BFMTV · Europe, Donald Trump, Sébastien Lecornu... L'interview de Jean-Pierre RaffarinVérifier à 10:22
« Je pense que je souhaite la stabilité pour le pays. Et donc, je ne souhaite pas simplement un jeu de quilles. On l'a déjà fait beaucoup. Et je trouve que la stabilité est quelque chose de très important. Donc, si on peut avoir de la stabilité pour la fin des choses, je serai tout à fait pour. Je ne suis pas pour l'instabilité permanente. L'instabilité coûte très cher quand on est endetté. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Écoutez, moi, j'ai refusé, aux dernières élections législatives, de voter pour l'extrême-gauche. Et face à l'extrême-droite. Donc, autrefois, le Front républicain me conduisait à voter systématiquement contre... »
BFMTV · Europe, Donald Trump, Sébastien Lecornu... L'interview de Jean-Pierre RaffarinVérifier à 12:45Voir 2 autres passages
« Non, mais je soutiens Edouard Philippe. Mais c'est autre chose. Sur ces sujets, je disais simplement que c'est l'élection présidentielle qui crée les majorités dans ce pays. Donc c'est autre chose. Mais sur cette question-là, je vois qu'il y a une forme de lucidité, de fermeté chez Emmanuel Macron, qui dit que finalement, les Français sont plutôt contents du fait que c'est quand même la France qui aujourd'hui se fait respecter et réagit à ces marques de non-respect permanente de Trump. Franchement, cette opération de ce club de la paix, c'est en effet une privatisation. Moi, je travaille avec Leader pour la paix depuis un certain temps sur le multilatéralisme. On n'avait encore jamais, dans ce monde où il y a plus de 100 pays dont un grand nombre sont en grande pauvreté, faire en sorte que participer à une organisation de la paix, sans véritablement le droit de vote, parce qu'il n'y a que le président Trump qui aura vraiment la possibilité de tout faire, parce qu'il a son droit de veto, et tout ça à l'avoir à un milliard. Mais qu'est-ce que c'est que ce monde où il faut un milliard pour avoir un droit de vote ? »
BFMTV · Europe, Donald Trump, Sébastien Lecornu... L'interview de Jean-Pierre RaffarinVérifier à 1:47
« Nous avons un certain nombre de bonnes nouvelles quand même. Le fait qu'aujourd'hui, on n'est pas surpris par ceux qui sont présents à cette réunion à Washington. On a quand même un rapprochement avec les Anglais qui est très significatif. En matière de défense, c'est très important. On n'oublie pas les accords de Lancaster House entre l'armée française et l'armée britannique, qui font que nous avons là un pôle militaire de première importance. Il est en train de ressouder l'Europe ? Je pense qu'il est en train de ressouder l'Europe. Je pense qu'il est en train de redonner une ambition à l'Europe, qu'il est en train de donner une perspective, qu'il accélère les échéances, parce qu'au fond, on voit bien que la nécessité de notre sécurité est aujourd'hui posée. Elle était posée par Poutine et son agression de l'Ukraine. Et finalement, toute cette agitation de Donald Trump, finalement, accélère un processus de fermeté de l'Europe. Et de ce point de vue-là, c'est plutôt une bonne nouvelle. Quand on regarde tout ce qui s'est passé depuis un certain temps, au fond, on est obligé de se dire quand même qu'il y a du sursaut, qu'il y a une réaction, que les gens se parlent, ils se voient que l'Europe existe quand même. Mais l'Europe n'est pas aujourd'hui, à Washington, en train de se coucher à un milliard le fauteuil. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je pense qu'on a des points communs. Oui, c'est qu'on est très attaché à nos territoires. On est très attaché à une France décentralisée. On a d'abord eu des responsabilités. Moi, une présidence de région, lui, une présidente de département. Donc, on est monté l'escalier des responsabilités, marche par marche. Il y en a qui les montent quatre à quatre, mais après, la descente est rapide. Donc, on a fait ça progressivement. Donc, on a ce parcours qui est un parcours progressif où l'expérience progresse au fur et à mesure des responsabilités. Vous êtes resté trois ans à Matignon. Lui, ça fait trois mois. Est-ce que vous lui souhaitez d'y rester ? Moi, je pense qu'il est bien à sa place. Oui, il avait une mission. Si vous voulez, la Ve République, elle est faite pour marcher sur la majorité. Aujourd'hui, il n'y a pas de majorité. Ni à l'Élysée, ni à Matignon, ni au Parlement. Donc, un Premier ministre sans majorité, qu'est-ce que fait le Premier ministre ? C'est le chef de la majorité. Lui, il est chef de quelque chose qui n'existe pas. Donc, c'est très difficile. »
BFMTV · Europe, Donald Trump, Sébastien Lecornu... L'interview de Jean-Pierre RaffarinVérifier à 9:22Voir 2 autres passages
« Je pense qu'il faut négocier l'unité. Ce qui est important, c'est de monter en puissance. Progressivement, sagement, avec détermination et sans froid. Il faut avancer clairement sur une forme de résistance à ces provocations de Trump. Mais il faut naturellement agir en responsable et donc rester rassemblés. Ce qui est important, c'est notre unité. Si l'Europe est désunie, elle sort de l'histoire. Et donc, ce qui est très important aujourd'hui, c'est que cette idée de bazooka est une perspective. Il faut y aller progressivement en faisant en sorte qu'on puisse emmener les pays de l'Union européenne. C'est l'unité de l'Europe qui fait la force de l'Europe. »
BFMTV · Europe, Donald Trump, Sébastien Lecornu... L'interview de Jean-Pierre RaffarinVérifier à 4:53
« Je pense qu'il faut négocier l'unité. Ce qui est important, c'est de monter en puissance. Progressivement, sagement, avec détermination et sans froid. Il faut avancer clairement sur une forme de résistance à ces provocations de Trump. Mais il faut naturellement agir en responsable et donc rester rassemblés. Ce qui est important, c'est notre unité. Si l'Europe est désunie, elle sort de l'histoire. Et donc, ce qui est très important aujourd'hui, c'est que cette idée de bazooka est une perspective. Il faut y aller progressivement en faisant en sorte qu'on puisse emmener les pays de l'Union européenne. C'est l'unité de l'Europe qui fait la force de l'Europe. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes16 oct. 2023 au 22 janv. 2026 · 52 observations54 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Eh bien, écoutez, voilà, vous me donnez une idée. D'habitude, c'est les hommes politiques qui donnent des idées aux journalistes. Maintenant, c'est l'inverse. Donc, je note cette proposition. Mais vous voyez, si Johnny avait eu à répondre à votre émission tout à l'heure, qu'est-ce qu'il y avait de désolant dans cet affrontement entre le Rassemblement National et les filles ? C'est qu'on ne me donne pas l'envie d'avoir envie. La démocratie, c'est de donner envie à l'électeur d'avoir envie. Et ces images-là ne donnent pas envie d'aller voter, ne donnent pas envie de se battre pour la démocratie. »
BFMTV · Europe, Donald Trump, Sébastien Lecornu... L'interview de Jean-Pierre RaffarinVérifier à 15:11Voir 2 autres passages
« Je pense que pour être un vrai leader aujourd'hui, il faut des circonstances. Et au fond, ces circonstances-là, elles servent peut-être Emmanuel Macron. Au fond, aujourd'hui, le gaulliste, tout le monde veut être gaulliste dans ce pays, le gaulliste, peut-être Macron. Et donc je trouve que dans tout ce qui se passe actuellement, qui est assez révoltant de la part de M. Trump, »
BFMTV · Europe, Donald Trump, Sébastien Lecornu... L'interview de Jean-Pierre RaffarinVérifier à 1:11
« Je pense qu'on a des points communs. Oui, c'est qu'on est très attaché à nos territoires. On est très attaché à une France décentralisée. On a d'abord eu des responsabilités. Moi, une présidence de région, lui, une présidente de département. Donc, on est monté l'escalier des responsabilités, marche par marche. Il y en a qui les montent quatre à quatre, mais après, la descente est rapide. Donc, on a fait ça progressivement. Donc, on a ce parcours qui est un parcours progressif où l'expérience progresse au fur et à mesure des responsabilités. Vous êtes resté trois ans à Matignon. Lui, ça fait trois mois. Est-ce que vous lui souhaitez d'y rester ? Moi, je pense qu'il est bien à sa place. Oui, il avait une mission. Si vous voulez, la Ve République, elle est faite pour marcher sur la majorité. Aujourd'hui, il n'y a pas de majorité. Ni à l'Élysée, ni à Matignon, ni au Parlement. Donc, un Premier ministre sans majorité, qu'est-ce que fait le Premier ministre ? C'est le chef de la majorité. Lui, il est chef de quelque chose qui n'existe pas. Donc, c'est très difficile. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités7 mai 2024 au 22 janv. 2026 · 21 observations22 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je ne suis pas sûr que la censure apporte quoi que ce soit en ce moment. D'abord, personnellement, je crois que les élections les plus raisonnables sont les élections municipales. C'est là où on vote sur des gens qu'on connaît, avec un bilan. Et donc, mettre des législatives avant les municipales, ce serait polluer terriblement les municipales. Donc, je trouve que ce serait une très mauvaise idée que d'abîmer l'élection qui est la plus respectée par les Français, l'élection municipale. Donc, si on pouvait chasser la politique partisane de l'élection municipale, on gagnerait beaucoup. Donc, je ne suis pas favorable à ce qu'on fasse des élections législatives aujourd'hui. Ce qui me paraît utile, c'est d'essayer d'avoir un budget. Bien sûr, ce budget est loin d'être parfait. Il y a un certain nombre de désaccords, mais je crois qu'il faut avoir un budget. Et le 49-3, qu'est-ce que c'était toutes ces pudeurs sur le 49-3 ? C'est un outil constitutionnel et finalement, l'opposition a une capacité... »
BFMTV · Europe, Donald Trump, Sébastien Lecornu... L'interview de Jean-Pierre RaffarinVérifier à 6:58Voir 2 autres passages
« Nous avons un certain nombre de bonnes nouvelles quand même. Le fait qu'aujourd'hui, on n'est pas surpris par ceux qui sont présents à cette réunion à Washington. On a quand même un rapprochement avec les Anglais qui est très significatif. En matière de défense, c'est très important. On n'oublie pas les accords de Lancaster House entre l'armée française et l'armée britannique, qui font que nous avons là un pôle militaire de première importance. Il est en train de ressouder l'Europe ? Je pense qu'il est en train de ressouder l'Europe. Je pense qu'il est en train de redonner une ambition à l'Europe, qu'il est en train de donner une perspective, qu'il accélère les échéances, parce qu'au fond, on voit bien que la nécessité de notre sécurité est aujourd'hui posée. Elle était posée par Poutine et son agression de l'Ukraine. Et finalement, toute cette agitation de Donald Trump, finalement, accélère un processus de fermeté de l'Europe. Et de ce point de vue-là, c'est plutôt une bonne nouvelle. Quand on regarde tout ce qui s'est passé depuis un certain temps, au fond, on est obligé de se dire quand même qu'il y a du sursaut, qu'il y a une réaction, que les gens se parlent, ils se voient que l'Europe existe quand même. Mais l'Europe n'est pas aujourd'hui, à Washington, en train de se coucher à un milliard le fauteuil. »
BFMTV · Europe, Donald Trump, Sébastien Lecornu... L'interview de Jean-Pierre RaffarinVérifier à 3:18
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Absolument. Mais je reste très hostile au Front national. Et je ne fais pas partie de ceux qui veulent flirter avec le Front national. Mais aujourd'hui, je vois que la France insoumise a des visions, un communautarisme, qui, de mon point de vue, sont autant hostiles à la République que ne l'est le Rassemblement national. Donc, de ce point de vue-là, je suis parmi les Républicains. Et je ne suis ni pour l'un, ni pour l'autre. Je ne veux pas voter anti-République. Donc, de ce point de vue-là, vous êtes sarkoziste, quand il dit que le Front républicain s'est terminé aujourd'hui. Parce que, non, non, Nicolas, on voit dans Bardella un Chirac du RPR, je ne vois pas un Chirac du RPR dans Bardella. Pourquoi ? Parce que Jacques Chirac était fondamentalement républicain, qu'il s'est toujours opposé aux extrêmes, et qu'il connaît cette dérive qui fait que l'extrémisme conduit à la violence, conduit à la brutalité, conduit à la négation de l'autre. Et donc, au contraire, il faut cette attitude démocratique d'ouverture, de respect de l'autre. Et non pas de vouloir l'affaiblissement, la simple destruction de l'autre. Je trouve qu'il y a dans l'extrémisme aujourd'hui des volontés de destruction. Et d'ailleurs, on le voit, tout ceci est porté par la violence. Moi, je fais partie de ceux qui sont des militants du respect. J'ai mes convictions, j'ai mes amis, j'ai mes adversaires, mais j'essaie de ne pas jouer la carte de la violence. Donc, il y a des extrémistes, ils mènent leur jeu, on voit leur méthode, on voit comment ils travaillent. Je suis content que les Français voient leur forme de travail, mais donc, j'espère que ça fera en sorte que les Français rejettent ces tensions-là et cet extrémisme-là. »
BFMTV · Europe, Donald Trump, Sébastien Lecornu... L'interview de Jean-Pierre RaffarinVérifier à 13:10Voir 2 autres passages
« C'est l'expérience, c'est la capacité d'avoir été maire, c'est la capacité de connaître les souffrances des gens, de connaître les joies des gens, c'est cette proximité, c'est ce que la vie vous apprend. Et donc, je pense qu'il ne l'a pas encore, je pense qu'il n'est pas prêt sur le plan économique, je pense aussi que sur un certain nombre de sujets, il y aura des divisions au Front National, au RN. Maintenant, regardez l'histoire du RN, quand il s'est rapproché du pouvoir, il s'est en général divisé. Et donc, c'est assez facile de rassembler dans la protestation. Quand il faut aller au pouvoir, qu'il faut la compétition des responsabilités, des postes et des fonctions, là, on se divise davantage. Et on est d'une famille politique qui s'est souvent déchirée à l'approche du pouvoir. Mais ça veut dire quoi ? Ça veut dire que la situation est très fragile quand on est exposé comme M. Bardella. Et donc, je ne suis pas sûr que tous ces sondages soient quelque chose qui le favorise vraiment. »
BFMTV · Nicolas Sarkozy, Jordan Bardella, Shein: l'interview en intégralité de Jean-Pierre RaffarinVérifier à 7:33
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je pense que je souhaite la stabilité pour le pays. Et donc, je ne souhaite pas simplement un jeu de quilles. On l'a déjà fait beaucoup. Et je trouve que la stabilité est quelque chose de très important. Donc, si on peut avoir de la stabilité pour la fin des choses, je serai tout à fait pour. Je ne suis pas pour l'instabilité permanente. L'instabilité coûte très cher quand on est endetté. »
BFMTV · Europe, Donald Trump, Sébastien Lecornu... L'interview de Jean-Pierre RaffarinVérifier à 10:22Voir 2 autres passages
« Je pense que je souhaite la stabilité pour le pays. Et donc, je ne souhaite pas simplement un jeu de quilles. On l'a déjà fait beaucoup. Et je trouve que la stabilité est quelque chose de très important. Donc, si on peut avoir de la stabilité pour la fin des choses, je serai tout à fait pour. Je ne suis pas pour l'instabilité permanente. L'instabilité coûte très cher quand on est endetté. »
BFMTV · Europe, Donald Trump, Sébastien Lecornu... L'interview de Jean-Pierre RaffarinVérifier à 10:22
« Je pense qu'il faut négocier l'unité. Ce qui est important, c'est de monter en puissance. Progressivement, sagement, avec détermination et sans froid. Il faut avancer clairement sur une forme de résistance à ces provocations de Trump. Mais il faut naturellement agir en responsable et donc rester rassemblés. Ce qui est important, c'est notre unité. Si l'Europe est désunie, elle sort de l'histoire. Et donc, ce qui est très important aujourd'hui, c'est que cette idée de bazooka est une perspective. Il faut y aller progressivement en faisant en sorte qu'on puisse emmener les pays de l'Union européenne. C'est l'unité de l'Europe qui fait la force de l'Europe. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités22 mai 2024 au 22 mai 2024 · 2 observations2 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Vous l'avez dit récemment sur la chaîne chinoise CGTN. J'ai regardé la séquence. »
France Inter · "Je n'ai aucun salaire, ni des entreprises ni des autorités chinoises", assure Jean-Pierre RaffarinVérifier à 4:35Voir 1 autre passage
« Vous l'avez dit récemment sur la chaîne chinoise CGTN. J'ai regardé la séquence. »
France Inter · "Je n'ai aucun salaire, ni des entreprises ni des autorités chinoises", assure Jean-Pierre RaffarinVérifier à 4:35
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
BFMTV · Europe, Donald Trump, Sébastien Lecornu... L'interview de Jean-Pierre RaffarinVérifier à 6:58
Radio Classique — L'invité de la matinale · « Emmanuel Macron est le seul à avoir une proximité avec Donald Trump et avec Xi Jinping » selon Jean-Pierre RaffarinVérifier à 3:53
BFMTV · Europe, Donald Trump, Sébastien Lecornu... L'interview de Jean-Pierre RaffarinVérifier à 10:22
BFMTV · Europe, Donald Trump, Sébastien Lecornu... L'interview de Jean-Pierre RaffarinVérifier à 3:18
BFMTV · Europe, Donald Trump, Sébastien Lecornu... L'interview de Jean-Pierre RaffarinVérifier à 4:53
BFMTV · Europe, Donald Trump, Sébastien Lecornu... L'interview de Jean-Pierre RaffarinVérifier à 9:22
« Mais la diplomatie, c'est la subtilité. La diplomatie, ce n'est pas l'affrontement, ce n'est pas la brutalité. Et donc, évidemment, il y a là cette subtilité qui consiste à dire que le droit international ne peut pas être bafoué. Et donc, ce qu'a fait Trump aujourd'hui est pour nous quelque chose d'extrêmement dangereux. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on va laisser les Chinois prendre Taïwan, qu'on va laisser les Russes prendre l'Ukraine et qu'on va laisser les États-Unis prendre le Groenland. C'est-à-dire qu'ils se partagent tous les trois le monde. Les Amériques pour les États-Unis, l'Europe pour la Russie et l'Asie pour la Chine. C'est ça qui nous menace. C'est pour ça qu'il nous faut une puissance européenne. Et la seule logique, c'est d'éviter que l'Europe sorte de l'histoire, qu'elle trouve de là puissant. Puisque le droit recule, les enjeux sont la force. C'est sur la force que les enjeux d'avenir se feront. Et donc, il faut bien considérer que nous devons toujours nous battre pour le droit. Mais nous qui avons cru au droit, qui avons cru à l'Organisation des Nations Unies, qui avons cru à l'OMC, qui avons cru à l'UNESCO, qui avons cru à l'Organisation internationale pour produire du droit, aujourd'hui, c'est la force qui gouverne. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · « Emmanuel Macron est le seul à avoir une proximité avec Donald Trump et avec Xi Jinping » selon Jean-Pierre RaffarinVérifier à 8:21
« C'est l'expérience, c'est la capacité d'avoir été maire, c'est la capacité de connaître les souffrances des gens, de connaître les joies des gens, c'est cette proximité, c'est ce que la vie vous apprend. Et donc, je pense qu'il ne l'a pas encore, je pense qu'il n'est pas prêt sur le plan économique, je pense aussi que sur un certain nombre de sujets, il y aura des divisions au Front National, au RN. Maintenant, regardez l'histoire du RN, quand il s'est rapproché du pouvoir, il s'est en général divisé. Et donc, c'est assez facile de rassembler dans la protestation. Quand il faut aller au pouvoir, qu'il faut la compétition des responsabilités, des postes et des fonctions, là, on se divise davantage. Et on est d'une famille politique qui s'est souvent déchirée à l'approche du pouvoir. Mais ça veut dire quoi ? Ça veut dire que la situation est très fragile quand on est exposé comme M. Bardella. Et donc, je ne suis pas sûr que tous ces sondages soient quelque chose qui le favorise vraiment. »
BFMTV · Nicolas Sarkozy, Jordan Bardella, Shein: l'interview en intégralité de Jean-Pierre RaffarinVérifier à 7:33
BFMTV · Europe, Donald Trump, Sébastien Lecornu... L'interview de Jean-Pierre RaffarinVérifier à 4:53