Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
31 janv. 2018 au 24 janv. 2026
Questions
102
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 102 questions évaluables
Réponse directe
54
Réponse partielle
19
Réponse à côté
29
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 51 à 75 sur 102
Question 51Jean Leonetti : "Par pitié, que l'État nous laisse organiser les choses localement"
Enfin, au cours des premières années ?
Réponse à côté
Ben oui, il y a une partie qui n'est pas due au président. C'est la Covid, mais il y a une partie qui est due au président. C'est qu'effectivement, moi, quand j'écoute Macron, quand j'écoute le président, j'ai tendance à être d'accord avec ce qu'il dit. Malheureusement, je suis rarement d'accord avec ce qu'il fait.
« Ben oui, il y a une partie qui n'est pas due au président. C'est la Covid, mais il y a une partie qui est due au président. C'est qu'effectivement, moi, quand j'écoute Macron, quand j'écoute le président, j'ai tendance à être d'accord avec ce qu'il dit. Malheureusement, je suis rarement d'accord avec ce qu'il fait. »
France Inter — L'invité du week-end · Jean Leonetti : "Par pitié, que l'État nous laisse organiser les choses localement"Vérifier à 17:00
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Oui, c'est important, parce qu'en fait, c'est un conflit de valeurs, l'éthique. Et là, on a un conflit de valeurs entre la liberté de celui qui dit « c'est mon choix, c'est ma vie », et celui qui dit « je te protège malgré toi ». Et donc, c'est au fond, l'individu contre le collectif, ou plutôt le collectif qui dit « je vais te protéger, et je vais t'aider, même si tu te trouves dans une situation dans laquelle tu me réclames la mort ». Et effectivement, pourquoi on est dans cette situation ? Parce que la liberté, c'est compliqué à définir. Est-ce que celui qui dit « je veux mourir », est-ce qu'il veut vraiment mourir, ou est-ce qu'il passe un message « je ne veux plus souffrir comme je souffre à l'heure actuelle, je ne veux pas être abandonné ». Et donc, effectivement, le discernement, il est altéré dans la souffrance. Quand vous avez une douleur atroce, vous êtes prêt à prendre n'importe quoi, et même à demander la mort pour que cette douleur cesse. Et puis, il y a ce que vous avez évoqué, et qui est terrible dans une société, c'est le fait de se sentir de trop. La deuxième raison qui arrive dans la demande de mort, la première, c'est la souffrance, la deuxième, c'est « je suis un poids pour la société et pour ma famille ». Eh bien, une société qui dit « il y a des hommes et des femmes qui sont de trop dans la société », eh bien, c'est une société qui se perd. Il faut qu'on dise à chacun, au plus vulnérable, à celui qui est en fin de vie, à celui qui a perdu ses facultés cognitives, « tu vaux encore pour nous » et que dans le regard de l'autre, il y ait cette capacité à dire « tu es encore humain, tu es encore une personne humaine et je te respecte en tant que tel ». »
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
5 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Question 52Jean Leonetti : "Par pitié, que l'État nous laisse organiser les choses localement"
Un pass et non plus un passeport ?
Réponse directe
Oui, alors je n'ai pas bien compris ce que c'était le pass sanitaire. Le pass sanitaire, ce n'est pas un passeport et ça n'a rien à voir avec la vaccination. Le président a dit qu'il y avait effectivement un grand nombre de sujets qui se posaient, des problèmes éthiques, des problèmes de liberté, des problèmes de secret médical, des problèmes effectivement de sortir de la gangue du confinement. Donc voilà, à mon avis cette discussion est prématurée. On ne peut parler de tout ça que lorsqu'on a vacciné tout le monde et que les tests sont des tests comme les tests salivaires dans lesquels on a une facilité pour les faire et un résultat dans le quart d'heure qui suit. Mais par exemple, imagine…
« Oui, alors je n'ai pas bien compris ce que c'était le pass sanitaire. Le pass sanitaire, ce n'est pas un passeport et ça n'a rien à voir avec la vaccination. »
France Inter — L'invité du week-end · Jean Leonetti : "Par pitié, que l'État nous laisse organiser les choses localement"Vérifier à 10:41
Question 53Jean Leonetti : "Par pitié, que l'État nous laisse organiser les choses localement"
Jean-Léonetti, la vie dans les EHPAD est en ce moment difficile, voire insoutenable. Dans certains établissements, les familles ne peuvent même pas rendre visite à leurs proches, ou alors avec des précautions telles que peu de personnes le supportent, et on les comprend, donc on va dire que c'est inhumain. Qu'est-ce que vous en pensez ?
Réponse directe
C'est un sujet, vous le savez, auquel je suis particulièrement sensible. Et d'emblée en TIB... On a fait en sorte qu'en TIB, effectivement, on a maintenu ce lien humain. On ne peut pas mourir seul, on ne peut pas mourir confiné, on ne peut pas mourir sans se dire au revoir avec sa famille. Et les gens qui sont en EHPAD et qui n'ont plus de visite, ils déclinent très rapidement sur le plan humain, sur le plan psychologique et sur le plan médical. Donc il faut trouver, effectivement, cet équilibre entre la sécurité sanitaire et le lien humain qui relie ces personnes en fin de vie avec le monde extérieur et avec le monde affectif.
« On a fait en sorte qu'en TIB, effectivement, on a maintenu ce lien humain. On ne peut pas mourir seul, on ne peut pas mourir confiné, on ne peut pas mourir sans se dire au revoir avec sa famille. Et les gens qui sont en EHPAD et qui n'ont plus de visite, ils déclinent très rapidement sur le plan humain, sur le plan psychologique et sur le plan médical. Donc il faut trouver, effectivement, cet équilibre entre la sécurité sanitaire et le lien humain qui relie ces personnes en fin de vie avec le monde extérieur et avec le monde affectif. »
France Inter — L'invité du week-end · Jean Leonetti : "Par pitié, que l'État nous laisse organiser les choses localement"Vérifier à 8:51
Question 54Jean Leonetti : "Par pitié, que l'État nous laisse organiser les choses localement"
Vous y êtes favorable ?
Réponse directe
Oui, alors je n'ai pas bien compris ce que c'était le pass sanitaire. Le pass sanitaire, ce n'est pas un passeport et ça n'a rien à voir avec la vaccination. Le président a dit qu'il y avait effectivement un grand nombre de sujets qui se posaient, des problèmes éthiques, des problèmes de liberté, des problèmes de secret médical, des problèmes effectivement de sortir de la gangue du confinement. Donc voilà, à mon avis cette discussion est prématurée. On ne peut parler de tout ça que lorsqu'on a vacciné tout le monde et que les tests sont des tests comme les tests salivaires dans lesquels on a une facilité pour les faire et un résultat dans le quart d'heure qui suit. Mais par exemple, imagine…
« Oui, alors je n'ai pas bien compris ce que c'était le pass sanitaire. Le pass sanitaire, ce n'est pas un passeport et ça n'a rien à voir avec la vaccination. »
France Inter — L'invité du week-end · Jean Leonetti : "Par pitié, que l'État nous laisse organiser les choses localement"Vérifier à 10:41Voir 1 autre passage
« permettent de rentrer dans les musées, permettent de retrouver une vie sociale et culturelle. Je dirais, pourquoi pas ? Après, la vaccination obligatoire, ça existe dans certaines situations quand on va dans d'autres pays, on se vaccine quand on va dans certains pays d'un certain nombre de maladies et c'est obligatoire pour y aller. Donc je crois que le président a raison de poser la question. En tout cas, aujourd'hui, la réponse est complexe. Et moi, je ne suis pas opposé formellement, à condition qu'on respecte, bien sûr, toutes les règles éthiques et les règles de protection des libertés individuelles. »
France Inter — L'invité du week-end · Jean Leonetti : "Par pitié, que l'État nous laisse organiser les choses localement"Vérifier à 11:47
Question 55Jean Leonetti : "Par pitié, que l'État nous laisse organiser les choses localement"
À propos de ce retour du lien humain que vous appelez de vos voeux, est-ce que vous êtes favorable au pass sanitaire qu'Emmanuel Macron a mis en exergue cette semaine au sommet européen et qui permettrait donc de pouvoir rentrer dans les lieux culturels ou les restaurants ?
Réponse directe
Oui, alors je n'ai pas bien compris ce que c'était le pass sanitaire. Le pass sanitaire, ce n'est pas un passeport et ça n'a rien à voir avec la vaccination. Le président a dit qu'il y avait effectivement un grand nombre de sujets qui se posaient, des problèmes éthiques, des problèmes de liberté, des problèmes de secret médical, des problèmes effectivement de sortir de la gangue du confinement. Donc voilà, à mon avis cette discussion est prématurée. On ne peut parler de tout ça que lorsqu'on a vacciné tout le monde et que les tests sont des tests comme les tests salivaires dans lesquels on a une facilité pour les faire et un résultat dans le quart d'heure qui suit. Mais par exemple, imagine…
« Oui, alors je n'ai pas bien compris ce que c'était le pass sanitaire. Le pass sanitaire, ce n'est pas un passeport et ça n'a rien à voir avec la vaccination. »
France Inter — L'invité du week-end · Jean Leonetti : "Par pitié, que l'État nous laisse organiser les choses localement"Vérifier à 10:41Voir 2 autres passages
« Le président a dit qu'il y avait effectivement un grand nombre de sujets qui se posaient, des problèmes éthiques, des problèmes de liberté, des problèmes de secret médical, des problèmes effectivement de sortir de la gangue du confinement. Donc voilà, à mon avis cette discussion est prématurée. On ne peut parler de tout ça que lorsqu'on a vacciné tout le monde et que les tests sont des tests comme les tests salivaires dans lesquels on a une facilité pour les faire et un résultat dans le quart d'heure qui suit. Mais par exemple, imaginez des tests salivaires simples à l'entrée d'une salle de spectacle qui permettent de reprendre cette vie culturelle qui nous manque tant, »
France Inter — L'invité du week-end · Jean Leonetti : "Par pitié, que l'État nous laisse organiser les choses localement"Vérifier à 10:59
Question 56Jean Leonetti : "Ce n'est pas normal que ce sport soit entaché d'insultes et de violences"
Mais pourquoi ce n'est jamais assez ?
Réponse partielle
Ce n'est jamais assez, parce que quand vous avez un système qui dysfonctionne, vous pouvez rajouter de l'argent. Vous avez toujours des gens qui sont dans une situation d'épuisement, avec la violence que comportent aujourd'hui les urgences, avec des brancards dans les couloirs, avec une situation dans laquelle réfléchissez une seconde. Ces gens ne se battent pas. Pourquoi une seconde, ça ? Uniquement pour de l'argent ou pour des améliorations. Ils se battent pour bien faire leur métier.
« Ce n'est jamais assez, parce que quand vous avez un système qui dysfonctionne, vous pouvez rajouter de l'argent. Vous avez toujours des gens qui sont dans une situation d'épuisement, avec la violence que comportent aujourd'hui les urgences, avec des brancards dans les couloirs, avec une situation dans laquelle réfléchissez une seconde. Ces gens ne se battent pas. Pourquoi une seconde, ça ? Uniquement pour de l'argent ou pour des améliorations. Ils se battent pour bien faire leur métier. »
CNEWS · Jean Leonetti : "Ce n'est pas normal que ce sport soit entaché d'insultes et de violences"Vérifier à 1:43
Question 57Enseignante menacée à Créteil : "On doit s'inquiéter de notre système éducatif", affirme Jean Leonetti
Jean-Léonetti et Emmanuel Macron se rend aujourd'hui dans l'eau, d'une semaine après la catastrophe, ces inondations qui ont fait de nombreuses victimes. Est-ce qu'aujourd'hui l'État vous semble à la hauteur du devoir de solidarité nationale qui s'impose ?
Réponse directe
Je pense que le président a raison d'y aller. Je pense qu'il aurait dû y aller d'ailleurs avant. Parce que dans le contexte dans lequel s'est déroulé ce drame, avec de nombreux morts, comme on en vit malheureusement régulièrement sur le territoire français et sur la Côte d'Azur en 2015, cette situation-là mérite l'attention particulière de l'État. Et je pense que l'État, dans le premier secours, est à la hauteur. Le Premier ministre s'était rendu immédiatement sur les lieux ? Non, l'État. Quand je parle de l'État, je parle des forces de l'ordre, des pompiers, des hospitaliers, enfin de ce qui fait la solidité de notre nation. Les pompiers en rouge, les policiers en bleu et les hospitaliers…
« Je pense que le président a raison d'y aller. Je pense qu'il aurait dû y aller d'ailleurs avant. Parce que dans le contexte dans lequel s'est déroulé ce drame, avec de nombreux morts, comme on en vit malheureusement régulièrement sur le territoire français et sur la Côte d'Azur en 2015, cette situation-là mérite l'attention particulière de l'État. Et je pense que l'État, dans le premier secours, est à la hauteur. Le Premier ministre s'était rendu immédiatement sur les lieux ? Non, l'État. Quand je parle de l'État, je parle des forces de l'ordre, des pompiers, des hospitaliers, enfin de ce qui fait la solidité de notre nation. Les pompiers en rouge, les policiers en bleu et les hospitaliers en blanc, c'est quand même l'élément qui porte secours immédiatement. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Enseignante menacée à Créteil : "On doit s'inquiéter de notre système éducatif", affirme Jean LeonettiVérifier à 8:43
Question 58Enseignante menacée à Créteil : "On doit s'inquiéter de notre système éducatif", affirme Jean Leonetti
À partir du moment où Laurent Wauquiez refuse de condamner, par exemple, vous l'avez cité, Victor Orban, est-ce qu'il ne rentre pas dans ce match et dans ce piège, puisque vous parlez de piège ?
Réponse partielle
Non, parce qu'il y a une base qui est le dialogue avec tous. Même avec Victor Orban ? Avec les gens qui ont été... Est-ce que Victor Orban a été démocratiquement élu ? Oui. Il a même été élu contre un parti d'extrême droite.
« Non, parce qu'il y a une base qui est le dialogue avec tous. Même avec Victor Orban ? Avec les gens qui ont été... Est-ce que Victor Orban a été démocratiquement élu ? Oui. Il a même été élu contre un parti d'extrême droite. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Enseignante menacée à Créteil : "On doit s'inquiéter de notre système éducatif", affirme Jean LeonettiVérifier à 21:20
Question 59Enseignante menacée à Créteil : "On doit s'inquiéter de notre système éducatif", affirme Jean Leonetti
Jean-Léon Etty, vous êtes concerné géographiquement au premier chef puisque vous êtes élu des Alpes-Maritimes. Matteo Salvini, le ministre de l'Intérieur italien, a envoyé ce week-end des policiers à la frontière pour empêcher la France de renvoyer en Italie des migrants sans-papiers qui s'étaient introduits clandestinement en France. La tension ne cesse de monter entre la France et l'Italie. Est-ce qu'on peut s'entendre ?
Réponse directe
D'abord, on doit coopérer avec tous les gouvernements de l'Europe. C'est la base. L'Europe, c'est l'union dans la diversité. Et donc, commencer par dire, comme l'a fait le président de la République, que l'Italie était responsable et qu'elle avait une attitude qui n'était pas acceptable en matière de migration, ça coupe quand même la possibilité de dialogue. Quand on tombe sur un monsieur Salvini, qui est quand même un démagogue nationaliste, ça ne peut qu'attiser les tensions. Le droit d'asile, enfin il y a du droit international là-dedans. Le droit d'asile, nous ne sommes pas en France chargés d'organiser un réexamen des situations des droits d'asile déboutés des autres pays. On voit bien…
« D'abord, on doit coopérer avec tous les gouvernements de l'Europe. C'est la base. L'Europe, c'est l'union dans la diversité. Et donc, commencer par dire, comme l'a fait le président de la République, que l'Italie était responsable et qu'elle avait une attitude qui n'était pas acceptable en matière de migration, ça coupe quand même la possibilité de dialogue. Quand on tombe sur un monsieur Salvini, qui est quand même un démagogue nationaliste, ça ne peut qu'attiser les tensions. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Enseignante menacée à Créteil : "On doit s'inquiéter de notre système éducatif", affirme Jean LeonettiVérifier à 18:49Voir 1 autre passage
« Le droit d'asile, enfin il y a du droit international là-dedans. Le droit d'asile, nous ne sommes pas en France chargés d'organiser un réexamen des situations des droits d'asile déboutés des autres pays. On voit bien que quelqu'un est débouté du droit d'asile en Italie, il passe en France et il redépose un dossier et on recommence. Vous voyez bien que sur le problème de l'immigration et de cette immigration incontrôlée, qui a quand même amené 700 000 réfugiés sur l'Italie dans l'indifférence totale, et qui a amené au pouvoir un gouvernement d'extrême droite et de populiste, franchement, est-ce qu'il n'y a pas un problème européen qui doit être réglé au niveau européen, dans le dialogue des états européens ? Et je trouve que c'est tout à fait légitime que chacun veuille effectivement défendre ses frontières. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Enseignante menacée à Créteil : "On doit s'inquiéter de notre système éducatif", affirme Jean LeonettiVérifier à 19:33
Question 60Enseignante menacée à Créteil : "On doit s'inquiéter de notre système éducatif", affirme Jean Leonetti
C'est-à-dire qu'on ne met pas en examen, par exemple, pendant une campagne électorale ?
Réponse partielle
C'est-à-dire que si vous mettez quelqu'un en examen la veille d'une campagne électorale, vous alimentez quand même la possibilité de la théorie du complot.
« C'est-à-dire que si vous mettez quelqu'un en examen la veille d'une campagne électorale, vous alimentez quand même la possibilité de la théorie du complot. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Enseignante menacée à Créteil : "On doit s'inquiéter de notre système éducatif", affirme Jean LeonettiVérifier à 16:47
Question 61Enseignante menacée à Créteil : "On doit s'inquiéter de notre système éducatif", affirme Jean Leonetti
Jean-Léonetti, on en vient maintenant à Jean-Luc Mélenchon. Est-ce que vous avez été choqué la semaine dernière de l'ampleur du dispositif policier mis en place pour les perquisitions au siège de son parti et à son domicile ?
Réponse à côté
Non, non, moi ce qui m'a choqué c'est l'attitude de Mélenchon. C'est consternant qu'un homme politique se comporte de cette façon et même c'est révoltant. Je veux dire, quelqu'un qui dit dans une démocratie je suis sacré et qui attaque à la fois la justice et les journalistes, il y a de la graine de dictateur dans cet homme. Et donc quand on se dit que cet homme a été candidat à la présidence et qu'il voulait être président de la République, je dis qu'on a échappé au pire.
« Non, non, moi ce qui m'a choqué c'est l'attitude de Mélenchon. C'est consternant qu'un homme politique se comporte de cette façon et même c'est révoltant. Je veux dire, quelqu'un qui dit dans une démocratie je suis sacré et qui attaque à la fois la justice et les journalistes, il y a de la graine de dictateur dans cet homme. Et donc quand on se dit que cet homme a été candidat à la présidence et qu'il voulait être président de la République, je dis qu'on a échappé au pire. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Enseignante menacée à Créteil : "On doit s'inquiéter de notre système éducatif", affirme Jean LeonettiVérifier à 12:34
Question 62Enseignante menacée à Créteil : "On doit s'inquiéter de notre système éducatif", affirme Jean Leonetti
C'est facile à présenter les choses comme ça. Vous êtes où dans ce clivage ?
Réponse à côté
Le gouvernement, il a intérêt à dire que, ou bien il y a le chaos, ou bien il y a moi, ou bien il y a M. Macron, ou bien il y a Mme Le Pen. Il le dit à l'intérieur, et à l'extérieur, il dit, ou bien il y a M. Salvini et M. Orban, ou bien il y a moi. Quand on pose le problème dans ces termes-là, eh bien forcément on caricature parce qu'on simplifie.
« Le gouvernement, il a intérêt à dire que, ou bien il y a le chaos, ou bien il y a moi, ou bien il y a M. Macron, ou bien il y a Mme Le Pen. Il le dit à l'intérieur, et à l'extérieur, il dit, ou bien il y a M. Salvini et M. Orban, ou bien il y a moi. Quand on pose le problème dans ces termes-là, eh bien forcément on caricature parce qu'on simplifie. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Enseignante menacée à Créteil : "On doit s'inquiéter de notre système éducatif", affirme Jean LeonettiVérifier à 20:53
Question 63Enseignante menacée à Créteil : "On doit s'inquiéter de notre système éducatif", affirme Jean Leonetti
Finalement, ça veut dire que les fonctionnaires font bien leur travail, qu'il ne faut pas supprimer 500 000 postes comme voulait le faire François Fillon ?
Réponse à côté
Peut-être qu'il faut les supprimer à d'autres endroits.
« Peut-être qu'il faut les supprimer à d'autres endroits. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Enseignante menacée à Créteil : "On doit s'inquiéter de notre système éducatif", affirme Jean LeonettiVérifier à 9:37
Question 64Enseignante menacée à Créteil : "On doit s'inquiéter de notre système éducatif", affirme Jean Leonetti
Est-ce qu'on peut coopérer avec Matteo Salvini ?
Réponse directe
D'abord, on doit coopérer avec tous les gouvernements de l'Europe. C'est la base. L'Europe, c'est l'union dans la diversité. Et donc, commencer par dire, comme l'a fait le président de la République, que l'Italie était responsable et qu'elle avait une attitude qui n'était pas acceptable en matière de migration, ça coupe quand même la possibilité de dialogue. Quand on tombe sur un monsieur Salvini, qui est quand même un démagogue nationaliste, ça ne peut qu'attiser les tensions. Le droit d'asile, enfin il y a du droit international là-dedans. Le droit d'asile, nous ne sommes pas en France chargés d'organiser un réexamen des situations des droits d'asile déboutés des autres pays. On voit bien…
« D'abord, on doit coopérer avec tous les gouvernements de l'Europe. C'est la base. L'Europe, c'est l'union dans la diversité. Et donc, commencer par dire, comme l'a fait le président de la République, que l'Italie était responsable et qu'elle avait une attitude qui n'était pas acceptable en matière de migration, ça coupe quand même la possibilité de dialogue. Quand on tombe sur un monsieur Salvini, qui est quand même un démagogue nationaliste, ça ne peut qu'attiser les tensions. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Enseignante menacée à Créteil : "On doit s'inquiéter de notre système éducatif", affirme Jean LeonettiVérifier à 18:49
Question 65Enseignante menacée à Créteil : "On doit s'inquiéter de notre système éducatif", affirme Jean Leonetti
Ce discours de tolérance zéro c'est celui que prône Jean-Michel Blanquer ?
Réponse directe
C'est pas parce que je suis membre des Républicaines que je vais m'opposer à tout ce que dit le gouvernement. Là-dessus vous êtes sur la même ligne. Ben Blanquer, si Blanquer s'il dit tolérance zéro, je vais dire la même chose. Il n'y a pas une feuille de papier à cigarette comme dirait Philippe. Ne caricuterons pas. La seule question qui se pose c'est est-ce que tu vas le faire ? Parce que j'en ai entendu des ministres de l'éducation dire c'est intolérable et on va mettre fin à... Attention au problème qui consisterait à dire on va empêcher les armes de rentrer, on va fouiller les élèves. Non, reprenons l'ensemble d'une société qui méprise tellement nos enfants qu'elle finit par leur donne…
« C'est pas parce que je suis membre des Républicaines que je vais m'opposer à tout ce que dit le gouvernement. Là-dessus vous êtes sur la même ligne. Ben Blanquer, si Blanquer s'il dit tolérance zéro, je vais dire la même chose. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Enseignante menacée à Créteil : "On doit s'inquiéter de notre système éducatif", affirme Jean LeonettiVérifier à 6:19
Question 66Enseignante menacée à Créteil : "On doit s'inquiéter de notre système éducatif", affirme Jean Leonetti
Vous pouvez être sur la liste ou pas ?
Réponse directe
Tout le monde peut être sur la liste. Mais Laurent Wauquiez aurait pu être sur la liste. Il ne l'est pas. Il ne l'est pas. Mais nous verrons la liste après. Vous avez une façon de regarder les choses, si je peux me permettre, puisqu'on est dans un débat démocratique. Pourquoi est-ce qu'on va personnaliser le sujet ? Il se trouve qu'il faut un visage, un programme... Il faut d'abord un projet. Moi, dans ma culture, d'abord, on porte un projet. D'abord, on dit pourquoi on se bat. Et ensuite, on fait une équipe. Et vous avez noté d'ailleurs que, désormais, il n'y a plus des élections régionales. Il y a une élection nationale. Comment vous pouvez imaginer, une seconde, que Laurent Wauquiez ne s…
« Tout le monde peut être sur la liste. Mais Laurent Wauquiez aurait pu être sur la liste. Il ne l'est pas. Il ne l'est pas. Mais nous verrons la liste après. Vous avez une façon de regarder les choses, si je peux me permettre, puisqu'on est dans un débat démocratique. Pourquoi est-ce qu'on va personnaliser le sujet ? »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Enseignante menacée à Créteil : "On doit s'inquiéter de notre système éducatif", affirme Jean LeonettiVérifier à 24:13
Question 67Enseignante menacée à Créteil : "On doit s'inquiéter de notre système éducatif", affirme Jean Leonetti
Non, on ne vous y a pas vu, c'est vrai. Puisqu'on évoquait le cas de François Fillon, on a appris en fin de semaine dernière que les investigations concernant ces emplois fictifs dont il est accusé, lui et son épouse, s'étaient achevées, ces investigations, et qu'il reviendrait bientôt à la justice de décider de la tenue ou non d'un procès. A l'époque, on se souvient que le candidat François Fillon avait dénoncé un cabinet noir, qu'il avait des preuves solides d'une manipulation. Est-ce que vous, vous pensez que c'est une manipulation ?
Réponse partielle
Écoutez, moi j'ai toujours dit, et à cette époque-là aussi, qu'il ne fallait jamais développer la théorie du complot. Voilà. Je ne suis pas innocent. Je vis dans la politique depuis quelques années. Et je me rends compte qu'effectivement, on peut essayer de manipuler... Les journalistes essaient de manipuler les politiques. Les politiques essaient de manipuler les journalistes. On essaie de convaincre ça. Pour tout, ce n'est pas anormal. Mais en revanche, attention aux théories de complot. Les théories complotistes sont des théories qui, généralement, essaient d'appeler à la révolte. Je pense que dans le pays, aujourd'hui, la paille est sèche et on n'a aucun intérêt à allumer une étincelle.…
« Écoutez, moi j'ai toujours dit, et à cette époque-là aussi, qu'il ne fallait jamais développer la théorie du complot. Voilà. Je ne suis pas innocent. Je vis dans la politique depuis quelques années. Et je me rends compte qu'effectivement, on peut essayer de manipuler... Les journalistes essaient de manipuler les politiques. Les politiques essaient de manipuler les journalistes. On essaie de convaincre ça. Pour tout, ce n'est pas anormal. Mais en revanche, attention aux théories de complot. Les théories complotistes sont des théories qui, généralement, essaient d'appeler à la révolte. Je pense que dans le pays, aujourd'hui, la paille est sèche et on n'a aucun intérêt à allumer une étincelle. Et ce que l'a fait M. Mélenchon, c'est une faute grave politique. Parce que dans le climat actuel en France, où on sent bien qu'il y a un sentiment d'injustice profond, de désarroi, même, et de colère, je pense que nous devons être à la fois justes et apaisants. Apaisants parce que nous devons dire les choses, mais en même temps justes, et ne pas appeler à la théorie d'un complot médiatico-politique qui déstabiliserait les uns ou les autres. Après, si je peux dire une chose, j'ai quand même été surpris, et je dis ça et pas plus, de la rapidité avec laquelle François Fillon avait été mis en examen, et de la rapidité de la justice un peu variable dans des situations particulières. C'est un petit peu complotiste. Non, ce n'est pas complotiste. C'est simplement qu'il faudrait que l'État et la justice indépendante de l'État mettent chaque fois l'idée qu'un homme politique, c'est un homme comme les autres, et que donc il doit être traité comme les autres, ni mieux, ni plus mal. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Enseignante menacée à Créteil : "On doit s'inquiéter de notre système éducatif", affirme Jean LeonettiVérifier à 14:21
Question 68Enseignante menacée à Créteil : "On doit s'inquiéter de notre système éducatif", affirme Jean Leonetti
Vous venez de nous dire, je ne crois pas, à la théorie du complot, et vous nous dites dans le même temps, dans la phrase d'après, je suis quand même étonné de l'agenda judiciaire sur François Fillon. C'est d'ailleurs ce qu'on reproche aussi Jean-Luc Mélenchon, qui s'étonne lui aussi de l'agenda judiciaire. Benoît Hamon, qui lorsqu'il a été mis en cause pour ces mêmes campagnes, s'est étonné de l'agenda. Finalement, si tout le monde s'inquiète de l'agenda judiciaire, c'est plutôt bon signe, non ?
Réponse partielle
Si je peux me permettre, l'agenda judiciaire d'une campagne présidentielle, ce n'est pas tout à fait le même agenda judiciaire que subit aujourd'hui M. Mélenchon. Il n'y a pas d'élection majeure dans les trois semaines qui vont se dérouler. Non. Donc, je pense que la justice devrait réfléchir à faire en sorte, pour ne pas prêter le flanc à une théorie de complot, de faire en sorte qu'il y ait des périodes, je dirais, de... De trêve ? De trêve, de neutralité.
« Si je peux me permettre, l'agenda judiciaire d'une campagne présidentielle, ce n'est pas tout à fait le même agenda judiciaire que subit aujourd'hui M. Mélenchon. Il n'y a pas d'élection majeure dans les trois semaines qui vont se dérouler. Non. Donc, je pense que la justice devrait réfléchir à faire en sorte, pour ne pas prêter le flanc à une théorie de complot, de faire en sorte qu'il y ait des périodes, je dirais, de... De trêve ? De trêve, de neutralité. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Enseignante menacée à Créteil : "On doit s'inquiéter de notre système éducatif", affirme Jean LeonettiVérifier à 16:18
Question 69Enseignante menacée à Créteil : "On doit s'inquiéter de notre système éducatif", affirme Jean Leonetti
Victor Orban, c'est votre famille politique ?
Réponse à côté
Victor Orban, il a raison de défendre ses frontières et il a tort de remettre en cause l'état de droit.
« Victor Orban, il a raison de défendre ses frontières et il a tort de remettre en cause l'état de droit. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Enseignante menacée à Créteil : "On doit s'inquiéter de notre système éducatif", affirme Jean LeonettiVérifier à 21:50
Question 70Enseignante menacée à Créteil : "On doit s'inquiéter de notre système éducatif", affirme Jean Leonetti
A qui on peut confier ça ?
Réponse à côté
Alors là, on va revenir à autre chose. A votre avis, qui mène une politique culturelle dans ce pays à l'heure actuelle ? Je ne parle pas de ça, je parle de l'action en région et de l'action locale, territoriale. Vous voyez bien que l'ensemble des musées, quand ils ne sont pas nationaux, ils fonctionnent bien quand ils sont sous la responsabilité des territoires, des villes ou des régions. Vous voyez bien que les manifestations qui se déroulent et les festivals qui se déroulent dans tout le pays sont portés par les territoires et les régions. Pourquoi ne pas avoir un acte supplémentaire de décentralisation qui fasse en sorte qu'on dise je vais me concentrer sur l'essentiel et me concentrer s…
« Alors là, on va revenir à autre chose. A votre avis, qui mène une politique culturelle dans ce pays à l'heure actuelle ? »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Enseignante menacée à Créteil : "On doit s'inquiéter de notre système éducatif", affirme Jean LeonettiVérifier à 11:10Voir 1 autre passage
« Je ne parle pas de ça, je parle de l'action en région et de l'action locale, territoriale. Vous voyez bien que l'ensemble des musées, quand ils ne sont pas nationaux, ils fonctionnent bien quand ils sont sous la responsabilité des territoires, des villes ou des régions. Vous voyez bien que les manifestations qui se déroulent et les festivals qui se déroulent dans tout le pays sont portés par les territoires et les régions. Pourquoi ne pas avoir un acte supplémentaire de décentralisation qui fasse en sorte qu'on dise je vais me concentrer sur l'essentiel et me concentrer sur l'essentiel, c'est le régalien. Si l'État ne faisait que l'essentiel, à ce moment-là, il ne se perdrait pas dans le détail, il ne dépenserait pas trop. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Enseignante menacée à Créteil : "On doit s'inquiéter de notre système éducatif", affirme Jean LeonettiVérifier à 11:21
Question 71Enseignante menacée à Créteil : "On doit s'inquiéter de notre système éducatif", affirme Jean Leonetti
L'Union Européenne avait raison d'enclencher une procédure de sanctions à son endroit ?
Réponse directe
Si j'avais été député européen, j'aurais voté les sanctions. Contrairement à votre...
« Si j'avais été député européen, j'aurais voté les sanctions. Contrairement à votre... »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Enseignante menacée à Créteil : "On doit s'inquiéter de notre système éducatif", affirme Jean LeonettiVérifier à 22:00
Question 72Enseignante menacée à Créteil : "On doit s'inquiéter de notre système éducatif", affirme Jean Leonetti
Contre quelqu'un de votre famille ?
Réponse à côté
Contrairement au numéro 1 de votre parti, contrairement à l'envoi. C'est compliqué, hein ? Je rappelle... Non, on ne dit pas des choses différentes. Vous voulez essayer de me faire dire qu'on dit des choses différentes ? Il faut suivre. Ah ben non, il ne faut pas suivre. Un petit peu quand même. Voilà, il y a l'Allemagne, il y a la France, il y a d'autres pays. Je discute avec tous les pays qui ont été élus, avec tous les dirigeants qui ont été élus démocratiquement. Mais Salvini, on parle avec lui, on est bien obligé de parler avec lui, c'est lui qui a été élu. Ça ne veut pas dire qu'on partage ses opinions. Au passage, d'ailleurs, M. Salvini ne siège pas au PPE, si je me trompe. Bon, M. O…
« Contrairement au numéro 1 de votre parti, contrairement à l'envoi. C'est compliqué, hein ? Je rappelle... Non, on ne dit pas des choses différentes. Vous voulez essayer de me faire dire qu'on dit des choses différentes ? »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Enseignante menacée à Créteil : "On doit s'inquiéter de notre système éducatif", affirme Jean LeonettiVérifier à 22:05Voir 2 autres passages
« Il faut suivre. Ah ben non, il ne faut pas suivre. Un petit peu quand même. Voilà, il y a l'Allemagne, il y a la France, il y a d'autres pays. Je discute avec tous les pays qui ont été élus, avec tous les dirigeants qui ont été élus démocratiquement. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Enseignante menacée à Créteil : "On doit s'inquiéter de notre système éducatif", affirme Jean LeonettiVérifier à 22:20
« Mais Salvini, on parle avec lui, on est bien obligé de parler avec lui, c'est lui qui a été élu. Ça ne veut pas dire qu'on partage ses opinions. Au passage, d'ailleurs, M. Salvini ne siège pas au PPE, si je me trompe. Bon, M. Orban, il siège au PPE. On le rappelle à l'ordre en lui disant, oh, tu es dans l'Europe. Dans l'Europe, c'est une civilisation, c'est une culture. Je comprends très bien qu'on essaie de lutter contre l'immigration sauvage et incontrôlée. En revanche, quand tu remets en cause, tiens, revenons-y, les journalistes et la justice et l'état de droit, alors là, nous, on te dit, attention, premier avertissement. Et ça, c'est tout à fait légitime qu'à la fois dans une famille, on soit dans cette famille-là, mais qu'en même temps, on soit capable de dire, vous êtes en train de dériver. Au passage, si on faisait la même chose dans d'autres pays, comme la Roumanie, dans laquelle l'état de droit n'est pas parfaitement respecté, eh bien là, l'Europe, elle fait son travail. L'Europe, c'est une civilisation. Pourquoi on défend des frontières ? On défend des frontières parce qu'on est une famille commune, avec une culture commune, une civilisation commune. Il nous reste une minute. »
Question 73Enseignante menacée à Créteil : "On doit s'inquiéter de notre système éducatif", affirme Jean Leonetti
De quel secteur l'État doit-il se débarrasser ?
Réponse à côté
Franchement, est-ce que vous pensez que dans le sport, que dans la culture, que dans le domaine de l'environnement, est-ce que vous avez l'impression que l'État a les moyens d'assumer les responsabilités qui sont ici ?
« Franchement, est-ce que vous pensez que dans le sport, que dans la culture, que dans le domaine de l'environnement, est-ce que vous avez l'impression que l'État a les moyens d'assumer les responsabilités qui sont ici ? »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Enseignante menacée à Créteil : "On doit s'inquiéter de notre système éducatif", affirme Jean LeonettiVérifier à 10:53
Question 74Enseignante menacée à Créteil : "On doit s'inquiéter de notre système éducatif", affirme Jean Leonetti
Vous vous souvenez des sifflets réclamés parfois pendant des meetings de François Fillon contre les journalistes qui avaient sorti l'affaire Pénélope Fillon ?
Réponse partielle
Écoutez, je ne me rappelle pas qu'on est appelé aux sifflets. Mais ce que je peux vous dire moi, c'est que chaque fois que dans une démocratie, et même si on peut penser que la justice est instrumentalisée, même si on peut penser que le journaliste n'a pas été impartial, il y a deux choses sacrées dans la démocratie. C'est la justice et c'est les journalistes. Ce que vous dites aujourd'hui, c'est que... En tout cas, on ne m'a pas entendu au Trocadéro. Non, mais on ne vous a pas non plus entendu critiquer vos collègues.
« Écoutez, je ne me rappelle pas qu'on est appelé aux sifflets. Mais ce que je peux vous dire moi, c'est que chaque fois que dans une démocratie, et même si on peut penser que la justice est instrumentalisée, même si on peut penser que le journaliste n'a pas été impartial, il y a deux choses sacrées dans la démocratie. C'est la justice et c'est les journalistes. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Enseignante menacée à Créteil : "On doit s'inquiéter de notre système éducatif", affirme Jean LeonettiVérifier à 13:10
Question 75Enseignante menacée à Créteil : "On doit s'inquiéter de notre système éducatif", affirme Jean Leonetti
Vous le soutenez, Jean-Michel Blanquer, quand il s'attaque à ce fléau de la violence en milieu scolaire ?
Réponse directe
Blanquer a raison dans ce qu'il dit, mais ne nous focalisons pas sur l'événement. L'événement, il est révélateur d'une situation dans laquelle la jeunesse est de plus en plus en proie à la violence. A l'intérieur des établissements scolaires et à l'extérieur. Il n'y a quand même pas très longtemps, un gamin de 12 ans a été tué lors d'une bagarre à coups de barre de fer. Quand on voit la baisse de l'âge dans laquelle nos enfants sont soit auteurs, soit victimes de violences, on doit s'inquiéter de notre système éducatif, mais je dirais même plus de notre système citoyen de manière beaucoup plus globale.
« Blanquer a raison dans ce qu'il dit, mais ne nous focalisons pas sur l'événement. L'événement, il est révélateur d'une situation dans laquelle la jeunesse est de plus en plus en proie à la violence. A l'intérieur des établissements scolaires et à l'extérieur. Il n'y a quand même pas très longtemps, un gamin de 12 ans a été tué lors d'une bagarre à coups de barre de fer. Quand on voit la baisse de l'âge dans laquelle nos enfants sont soit auteurs, soit victimes de violences, on doit s'inquiéter de notre système éducatif, mais je dirais même plus de notre système citoyen de manière beaucoup plus globale. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Enseignante menacée à Créteil : "On doit s'inquiéter de notre système éducatif", affirme Jean LeonettiVérifier à 0:59
Europe 1 — L'interview politique du week-end · Fin de vie : «Il faut développer les soins palliatifs», réclame Jean LeonettiVérifier à 7:01
Voir 2 autres passages
« – Oui, c'est important, parce qu'en fait, c'est un conflit de valeurs, l'éthique. Et là, on a un conflit de valeurs entre la liberté de celui qui dit « c'est mon choix, c'est ma vie », et celui qui dit « je te protège malgré toi ». Et donc, c'est au fond, l'individu contre le collectif, ou plutôt le collectif qui dit « je vais te protéger, et je vais t'aider, même si tu te trouves dans une situation dans laquelle tu me réclames la mort ». Et effectivement, pourquoi on est dans cette situation ? Parce que la liberté, c'est compliqué à définir. Est-ce que celui qui dit « je veux mourir », est-ce qu'il veut vraiment mourir, ou est-ce qu'il passe un message « je ne veux plus souffrir comme je souffre à l'heure actuelle, je ne veux pas être abandonné ». Et donc, effectivement, le discernement, il est altéré dans la souffrance. Quand vous avez une douleur atroce, vous êtes prêt à prendre n'importe quoi, et même à demander la mort pour que cette douleur cesse. Et puis, il y a ce que vous avez évoqué, et qui est terrible dans une société, c'est le fait de se sentir de trop. La deuxième raison qui arrive dans la demande de mort, la première, c'est la souffrance, la deuxième, c'est « je suis un poids pour la société et pour ma famille ». Eh bien, une société qui dit « il y a des hommes et des femmes qui sont de trop dans la société », eh bien, c'est une société qui se perd. Il faut qu'on dise à chacun, au plus vulnérable, à celui qui est en fin de vie, à celui qui a perdu ses facultés cognitives, « tu vaux encore pour nous » et que dans le regard de l'autre, il y ait cette capacité à dire « tu es encore humain, tu es encore une personne humaine et je te respecte en tant que tel ». »
Europe 1 — L'interview politique du week-end · Fin de vie : «Il faut développer les soins palliatifs», réclame Jean LeonettiVérifier à 7:01
« Oui, elle est franchie. Elle est franchie par les députés qui ont fait une loi extrêmement permissive, mais même par les sénateurs, si j'ose dire, parce qu'ils ont essayé de faire un compromis, limiter les effets de donner la mort en fin de vie. Mais en réalité, on ne peut pas éviter de considérer que donner la mort à l'autre est une transgression majeure et que c'est une rupture à la fois législative, médicale et anthropologique. Donc oui, je pense qu'avoir des limites, avoir des lignes jaunes, se dire « je vais soulager et je ne vais pas donner la mort », c'est une option qui est bien sûr plus complexe, qui nécessite plus de moyens, plus d'humains, mais qui, à mon avis, est la seule voie possible pour ne pas diviser les Français, au contraire, les rassembler. Ce qui est évident aujourd'hui, c'est qu'il faut développer les soins palliatifs. Et bien que le gouvernement nous dise qu'on va les développer, on constate que ça stagne et que les avancées sont minimes. »
Europe 1 — L'interview politique du week-end · Fin de vie : «Il faut développer les soins palliatifs», réclame Jean LeonettiVérifier à 1:14
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes31 janv. 2018 au 24 janv. 2026 · 31 observations33 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Oui, c'est important, parce qu'en fait, c'est un conflit de valeurs, l'éthique. Et là, on a un conflit de valeurs entre la liberté de celui qui dit « c'est mon choix, c'est ma vie », et celui qui dit « je te protège malgré toi ». Et donc, c'est au fond, l'individu contre le collectif, ou plutôt le collectif qui dit « je vais te protéger, et je vais t'aider, même si tu te trouves dans une situation dans laquelle tu me réclames la mort ». Et effectivement, pourquoi on est dans cette situation ? Parce que la liberté, c'est compliqué à définir. Est-ce que celui qui dit « je veux mourir », est-ce qu'il veut vraiment mourir, ou est-ce qu'il passe un message « je ne veux plus souffrir comme je souffre à l'heure actuelle, je ne veux pas être abandonné ». Et donc, effectivement, le discernement, il est altéré dans la souffrance. Quand vous avez une douleur atroce, vous êtes prêt à prendre n'importe quoi, et même à demander la mort pour que cette douleur cesse. Et puis, il y a ce que vous avez évoqué, et qui est terrible dans une société, c'est le fait de se sentir de trop. La deuxième raison qui arrive dans la demande de mort, la première, c'est la souffrance, la deuxième, c'est « je suis un poids pour la société et pour ma famille ». Eh bien, une société qui dit « il y a des hommes et des femmes qui sont de trop dans la société », eh bien, c'est une société qui se perd. Il faut qu'on dise à chacun, au plus vulnérable, à celui qui est en fin de vie, à celui qui a perdu ses facultés cognitives, « tu vaux encore pour nous » et que dans le regard de l'autre, il y ait cette capacité à dire « tu es encore humain, tu es encore une personne humaine et je te respecte en tant que tel ». »
Europe 1 — L'interview politique du week-end · Fin de vie : «Il faut développer les soins palliatifs», réclame Jean LeonettiVérifier à 7:01Voir 2 autres passages
« – Oui, c'est important, parce qu'en fait, c'est un conflit de valeurs, l'éthique. Et là, on a un conflit de valeurs entre la liberté de celui qui dit « c'est mon choix, c'est ma vie », et celui qui dit « je te protège malgré toi ». Et donc, c'est au fond, l'individu contre le collectif, ou plutôt le collectif qui dit « je vais te protéger, et je vais t'aider, même si tu te trouves dans une situation dans laquelle tu me réclames la mort ». Et effectivement, pourquoi on est dans cette situation ? Parce que la liberté, c'est compliqué à définir. Est-ce que celui qui dit « je veux mourir », est-ce qu'il veut vraiment mourir, ou est-ce qu'il passe un message « je ne veux plus souffrir comme je souffre à l'heure actuelle, je ne veux pas être abandonné ». Et donc, effectivement, le discernement, il est altéré dans la souffrance. Quand vous avez une douleur atroce, vous êtes prêt à prendre n'importe quoi, et même à demander la mort pour que cette douleur cesse. Et puis, il y a ce que vous avez évoqué, et qui est terrible dans une société, c'est le fait de se sentir de trop. La deuxième raison qui arrive dans la demande de mort, la première, c'est la souffrance, la deuxième, c'est « je suis un poids pour la société et pour ma famille ». Eh bien, une société qui dit « il y a des hommes et des femmes qui sont de trop dans la société », eh bien, c'est une société qui se perd. Il faut qu'on dise à chacun, au plus vulnérable, à celui qui est en fin de vie, à celui qui a perdu ses facultés cognitives, « tu vaux encore pour nous » et que dans le regard de l'autre, il y ait cette capacité à dire « tu es encore humain, tu es encore une personne humaine et je te respecte en tant que tel ». »
Europe 1 — L'interview politique du week-end · Fin de vie : «Il faut développer les soins palliatifs», réclame Jean LeonettiVérifier à 7:01
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« les sondages ne sont pas aussi tranchés que ce que l'on veut dire. On part de l'idée, les Français veulent l'euthanasie et le suicide assisté. Regardez le dernier sondage de Fondapol et on se rend compte qu'ils sont beaucoup plus nuancés. Ils veulent surtout ne pas souffrir et être accompagnés. »
Europe 1 — L'interview politique du week-end · Fin de vie : «Il faut développer les soins palliatifs», réclame Jean LeonettiVérifier à 9:00Voir 2 autres passages
« les sondages ne sont pas aussi tranchés que ce que l'on veut dire. On part de l'idée, les Français veulent l'euthanasie et le suicide assisté. Regardez le dernier sondage de Fondapol et on se rend compte qu'ils sont beaucoup plus nuancés. Ils veulent surtout ne pas souffrir et être accompagnés. »
Europe 1 — L'interview politique du week-end · Fin de vie : «Il faut développer les soins palliatifs», réclame Jean LeonettiVérifier à 9:00
« Alors, ce n'est pas faux ce que vous dites quand on simplifie le sujet et quand on ne l'approfondit pas. Par exemple, les soins palliatifs ne se développent pas. Le gouvernement prend l'engagement de les développer. En réalité, on s'aperçoit qu'il n'y a rien dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale, ni cette année, ni l'année précédente, sur laquelle il y avait un engagement. Vous avez 20 départements dans lesquels il n'y a pas de soins palliatifs. Pas du tout. Et on sait que si vous êtes pris en charge dans les soins palliatifs, vous avez beaucoup moins de demandes de mort. Il y a même des médecins qui disent qu'il n'y en a plus. Donc, si je suis pris en charge, si on me respecte, si à la fois je suis respecté dans ma dignité, dans ma demande d'accompagnement et de non-souffrance, à ce moment-là, je ne demande plus la mort. Si vous légalisez demain le droit à donner la mort, vous aurez une inégalité devant la loi et une inégalité sur le terrain. Il y aura des départements où il y aura plus de demandes de mort parce qu'il y aura moins de prise en charge médicale. Et si vous voyez, par exemple, en inspirant-nous de ce qui se passe dans d'autres pays, si vous voyez, par exemple, au Canada, pourquoi l'euthanasie et le suicide assisté progressent jusqu'à presque 8% des morts sont des morts provoquées par la société, eh bien, on se rend compte que c'est parce qu'il y a une diminution de la prise en charge médicale. Donc, si je vous abandonne et que je vous laisse souffrir, bien sûr que vous allez demander la mort. Et si je vous accompagne et que je ne vous laisse pas souffrir, alors la demande de mort diminue. Donc, la priorité des priorités, ce n'est pas de faire un texte de loi sur les soins palliatifs, c'est de donner les moyens pour que les soins palliatifs se mettent en place. Il y a un leurre dans cette loi sur les soins palliatifs. Franchement, une loi dans ce domaine ne sert à rien. Donnons les moyens, ayons la volonté politique de développer des soins palliatifs en France. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités31 janv. 2018 au 24 janv. 2026 · 23 observations24 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, elle est franchie. Elle est franchie par les députés qui ont fait une loi extrêmement permissive, mais même par les sénateurs, si j'ose dire, parce qu'ils ont essayé de faire un compromis, limiter les effets de donner la mort en fin de vie. Mais en réalité, on ne peut pas éviter de considérer que donner la mort à l'autre est une transgression majeure et que c'est une rupture à la fois législative, médicale et anthropologique. Donc oui, je pense qu'avoir des limites, avoir des lignes jaunes, se dire « je vais soulager et je ne vais pas donner la mort », c'est une option qui est bien sûr plus complexe, qui nécessite plus de moyens, plus d'humains, mais qui, à mon avis, est la seule voie possible pour ne pas diviser les Français, au contraire, les rassembler. Ce qui est évident aujourd'hui, c'est qu'il faut développer les soins palliatifs. Et bien que le gouvernement nous dise qu'on va les développer, on constate que ça stagne et que les avancées sont minimes. »
Europe 1 — L'interview politique du week-end · Fin de vie : «Il faut développer les soins palliatifs», réclame Jean LeonettiVérifier à 1:14Voir 2 autres passages
« Alors, faut-il que les lois répondent à toutes les situations ? Il y a toujours une situation individuelle qui s'inscrit dans une règle générale. Donc, la règle générale, effectivement, dire qu'on ne doit pas abandonner les personnes vulnérables, une règle qui dit qu'on ne doit pas laisser souffrir une personne en souffrance, en fin de vie, une règle qui dit qu'on ne doit pas prolonger anormalement une vie purement végétative ou purement biologique, c'est des règles qui s'adressent à tout le monde. Après, est-ce que dans tel cas particulier, je réponds à la demande de la personne en particulier ? Pas forcément. Regardez au Canada cette situation très particulière dans laquelle il y a un homme, il dit j'ai de l'arthrose, je ne suis pas bien pris en charge, j'en ai marre d'être dans mon fauteuil en souffrant à cause de l'arthrose, je demande la mort et il l'obtient. Donc, vous voyez bien que, comme je le disais une fois, les portes entre ouvertes finissent grande ouverte, à un moment donné, on se posera la question est-ce que vous avez envie de vivre ou envie de mourir ? Et donc, cette question est une question que l'on gère de manière collective alors que c'est une question individuelle. Je m'explique. Le suicide, aujourd'hui, c'est une situation qui est entre guillemets autorisée par la loi. Si je me suicide, je vais à l'hôpital et je suis réanimé, je n'aurai pas de poursuite pénale. On ne considère pas que j'ai porté atteinte à ma vie et que c'est répréhensible. Mais pour autant, si je dis à quelqu'un je vais me suicider et qu'il essaie de m'empêcher de me suicider, son attitude est logique. Donc, l'individu a le droit de se donner la mort, le droit à la liberté, mais il n'a pas le droit créance, c'est-à-dire le droit d'exiger de la société qu'elle lui donne la mort. Ça fait partie d'un corpus législatif équilibré en France. Oui, j'ai le droit d'aller et de venir, mais je n'ai pas le droit d'exiger. Et qu'est-ce que c'est que j'ai le droit d'exiger d'une société ? Une seule chose, le droit à la vie. J'ai le droit à la dignité et la vie parce que je suis en France et parce que je suis dans un pays évolué. Donc, ça serait assez paradoxal qu'on crée un droit à la mort qui serait un pendant du droit à la vie et qui viendrait altérer ce droit fondamental. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, elle est franchie. Elle est franchie par les députés qui ont fait une loi extrêmement permissive, mais même par les sénateurs, si j'ose dire, parce qu'ils ont essayé de faire un compromis, limiter les effets de donner la mort en fin de vie. Mais en réalité, on ne peut pas éviter de considérer que donner la mort à l'autre est une transgression majeure et que c'est une rupture à la fois législative, médicale et anthropologique. Donc oui, je pense qu'avoir des limites, avoir des lignes jaunes, se dire « je vais soulager et je ne vais pas donner la mort », c'est une option qui est bien sûr plus complexe, qui nécessite plus de moyens, plus d'humains, mais qui, à mon avis, est la seule voie possible pour ne pas diviser les Français, au contraire, les rassembler. Ce qui est évident aujourd'hui, c'est qu'il faut développer les soins palliatifs. Et bien que le gouvernement nous dise qu'on va les développer, on constate que ça stagne et que les avancées sont minimes. »
Europe 1 — L'interview politique du week-end · Fin de vie : «Il faut développer les soins palliatifs», réclame Jean LeonettiVérifier à 1:14Voir 2 autres passages
« si on me demande mon avis, je le donne, mais malheureusement, j'ai bien l'impression qu'au Sénat comme à l'Assemblée nationale, il est devenu minoritaire. Vous avez un président de la République qui en fait un marqueur de son mandat et c'est très embêtant, je dirais, c'est très déstabilisant d'avoir le président de la République qui dit la marque de mon mandat, ça sera que j'aurai autorisé le thalasi. Il le dit en disant il faut être utile. Donc, quand on a un mandat sur lequel on a des difficultés à avoir des marqueurs sociaux, croissance, économique, sous-renté, etc., mettre ça en exergue, alors que ça n'est pas la priorité des Français qui sont inquiets pour leur avenir, ce qui est logique compte tenu du chaos que l'on constate au niveau national, je pense que c'est une dérive grave. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Arrivée de la loi fin de vie au Sénat : la réaction de Jean LeonettiVérifier à 17:39
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« D'abord parce qu'on a peur de mourir, mais plus encore que de mourir, on a peur de souffrir avant de mourir. Ce qui est encore malheureusement le cas en France, avec un développement insuffisant des soins palliatifs. Ce n'est pas qu'accompagner les soins palliatifs, c'est soulager, c'est empêcher la souffrance. Et les lois que nous avons votées, qui ont été votées à l'unanimité, elles disent interdiction de la souffrance. Et on va même plus loin puisqu'on dit qu'on doit soulager la souffrance même si cela doit hâter la mort. Donc on a un cadre qui est à la fois un cadre restrictif, mais aussi un cadre permissible. On ne doit pas souffrir avant de mourir. Et si on développe les soins palliatifs, on peut aboutir à cet objectif. Mais après, la peur de mourir s'est substituée dans le monde occidental et évolué par une peur de souffrir ou une peur de la déchéance. Et donc c'est cette peur-là de la fragilité qui fait qu'il y a certaines personnes qui pensent, et à juste titre, que si je vous dis, vous allez mourir dans un mois et vous allez souffrir pendant tout ce mois, est-ce que vous préférez mourir maintenant ou dans un mois ? Vous allez dire, je préfère mourir maintenant. Et on pose le problème dans une alternative qui ne doit pas être posée. On doit dire, jusqu'au bout, je ne t'abandonnerai pas, je ne te laisserai pas souffrir, et je ne te prolongerai pas de manière anormale par un acharnement thérapeutique. Si cet engagement a été tenu, je pense qu'on changerait d'avis. La preuve, c'est que dans les soins palliatifs, les gens qui sont hospitalisés en soins palliatifs, la demande de mort, elle est divisée par dix. Ça veut bien dire que le préalable à tout débat sur l'euthanasie ou le suicide assisté doit être le développement des soins palliatifs. Et malheureusement, on est dans une période de restriction budgétaire et on voit bien que ça ne se fera pas. Et donc, on fait une loi par défaut qui dit, puisque je ne peux pas vous donner de soulagement et de soins palliatifs, je vous propose une alternative et l'alternative, c'est la mort. »
Europe 1 — L'interview politique du week-end · Fin de vie : «Il faut développer les soins palliatifs», réclame Jean LeonettiVérifier à 3:00Voir 2 autres passages
« – C'est légitime, en dehors de la culture médicale, la culture des soins palliatifs, c'est accompagner, soulager, ne pas prolonger, c'est en aucun cas infliger la mort à l'autre. D'ailleurs, vous l'avez évoqué en début d'interview, vous dites, on essaie de dire aide active à mourir, parce qu'on a du mal à exprimer le fait qu'on va donner la mort à quelqu'un d'autre. – On a du mal à dire les mots, on a du mal à parler d'euthanasie, on a du mal à parler de suicide assisté, on préfère essayer de trouver des formules qui donnent l'impression qu'on accompagne. Non, on n'accompagne pas. Le soin, c'est le soin. Donner la mort, ça n'est pas un soin. Et donc, la preuve, c'est que ça arrête le soin, puisque ça arrête la vie. »
Europe 1 — L'interview politique du week-end · Fin de vie : «Il faut développer les soins palliatifs», réclame Jean LeonettiVérifier à 5:39
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« D'abord parce qu'on a peur de mourir, mais plus encore que de mourir, on a peur de souffrir avant de mourir. Ce qui est encore malheureusement le cas en France, avec un développement insuffisant des soins palliatifs. Ce n'est pas qu'accompagner les soins palliatifs, c'est soulager, c'est empêcher la souffrance. Et les lois que nous avons votées, qui ont été votées à l'unanimité, elles disent interdiction de la souffrance. Et on va même plus loin puisqu'on dit qu'on doit soulager la souffrance même si cela doit hâter la mort. Donc on a un cadre qui est à la fois un cadre restrictif, mais aussi un cadre permissible. On ne doit pas souffrir avant de mourir. Et si on développe les soins palliatifs, on peut aboutir à cet objectif. Mais après, la peur de mourir s'est substituée dans le monde occidental et évolué par une peur de souffrir ou une peur de la déchéance. Et donc c'est cette peur-là de la fragilité qui fait qu'il y a certaines personnes qui pensent, et à juste titre, que si je vous dis, vous allez mourir dans un mois et vous allez souffrir pendant tout ce mois, est-ce que vous préférez mourir maintenant ou dans un mois ? Vous allez dire, je préfère mourir maintenant. Et on pose le problème dans une alternative qui ne doit pas être posée. On doit dire, jusqu'au bout, je ne t'abandonnerai pas, je ne te laisserai pas souffrir, et je ne te prolongerai pas de manière anormale par un acharnement thérapeutique. Si cet engagement a été tenu, je pense qu'on changerait d'avis. La preuve, c'est que dans les soins palliatifs, les gens qui sont hospitalisés en soins palliatifs, la demande de mort, elle est divisée par dix. Ça veut bien dire que le préalable à tout débat sur l'euthanasie ou le suicide assisté doit être le développement des soins palliatifs. Et malheureusement, on est dans une période de restriction budgétaire et on voit bien que ça ne se fera pas. Et donc, on fait une loi par défaut qui dit, puisque je ne peux pas vous donner de soulagement et de soins palliatifs, je vous propose une alternative et l'alternative, c'est la mort. »
Europe 1 — L'interview politique du week-end · Fin de vie : «Il faut développer les soins palliatifs», réclame Jean LeonettiVérifier à 3:00Voir 2 autres passages
« Il y a plusieurs explications. Il y a une des explications qui est sociétale. C'est que nous sommes dans un monde dans lequel l'individualisme prime sur les règles collectives. Et c'est une évolution des démocraties modernes. C'est-à-dire, c'est plutôt, c'est mon choix, plutôt que de dire, qu'est-ce que c'est la règle ? Sans se rendre compte que si chacun fait son choix, il n'y a plus de règles, et il n'y a plus de respect de la règle. Donc ça, c'est la première chose. Probablement une évolution individualiste de la société, comme le disait Arendt, une société des individus. Après, le deuxième point, c'est des expériences violentes et douloureuses. Il y a des hommes et des femmes, je les ai vécues à l'Assemblée nationale, qui ont, au fond de leur cœur, le remords, le regret, la souffrance d'avoir perdu un être cher qui a été abandonné, qui n'a pas été accompagné comme il le fallait, qu'on a laissé souffrir, ou qu'on n'a pas pris en charge. Et je pense que cette situation-là vous marque à vie. À vie, vous allez dire, mon père, ma mère, mon frère ne devait pas mourir comme ça. Il aurait mieux valu qu'il meure 15 jours avant. Il aurait mieux valu qu'il meure trois mois avant. Et donc, c'est une société qui, après avoir pratiquement aboli, sur le plan de la société, le deuil, le deuil est plus porté, il est plus visible, eh bien, elle voudrait supprimer ce qui précède la mort. Comme si la mort était, non pas un problème médical, mais la mort, c'est le tragique de la vie. Et cette mort, ça serait, dans l'idéal, elle interviendrait de manière inopinée, sans qu'on la voit arriver. Et au fond, on aboutirait non pas à ce que la personne meure, mais à ce qu'elle disparaisse. Et d'ailleurs, c'est un mot qui est quelquefois utilisé. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Arrivée de la loi fin de vie au Sénat : la réaction de Jean LeonettiVérifier à 6:44
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« D'abord parce qu'on a peur de mourir, mais plus encore que de mourir, on a peur de souffrir avant de mourir. Ce qui est encore malheureusement le cas en France, avec un développement insuffisant des soins palliatifs. Ce n'est pas qu'accompagner les soins palliatifs, c'est soulager, c'est empêcher la souffrance. Et les lois que nous avons votées, qui ont été votées à l'unanimité, elles disent interdiction de la souffrance. Et on va même plus loin puisqu'on dit qu'on doit soulager la souffrance même si cela doit hâter la mort. Donc on a un cadre qui est à la fois un cadre restrictif, mais aussi un cadre permissible. On ne doit pas souffrir avant de mourir. Et si on développe les soins palliatifs, on peut aboutir à cet objectif. Mais après, la peur de mourir s'est substituée dans le monde occidental et évolué par une peur de souffrir ou une peur de la déchéance. Et donc c'est cette peur-là de la fragilité qui fait qu'il y a certaines personnes qui pensent, et à juste titre, que si je vous dis, vous allez mourir dans un mois et vous allez souffrir pendant tout ce mois, est-ce que vous préférez mourir maintenant ou dans un mois ? Vous allez dire, je préfère mourir maintenant. Et on pose le problème dans une alternative qui ne doit pas être posée. On doit dire, jusqu'au bout, je ne t'abandonnerai pas, je ne te laisserai pas souffrir, et je ne te prolongerai pas de manière anormale par un acharnement thérapeutique. Si cet engagement a été tenu, je pense qu'on changerait d'avis. La preuve, c'est que dans les soins palliatifs, les gens qui sont hospitalisés en soins palliatifs, la demande de mort, elle est divisée par dix. Ça veut bien dire que le préalable à tout débat sur l'euthanasie ou le suicide assisté doit être le développement des soins palliatifs. Et malheureusement, on est dans une période de restriction budgétaire et on voit bien que ça ne se fera pas. Et donc, on fait une loi par défaut qui dit, puisque je ne peux pas vous donner de soulagement et de soins palliatifs, je vous propose une alternative et l'alternative, c'est la mort. »
Europe 1 — L'interview politique du week-end · Fin de vie : «Il faut développer les soins palliatifs», réclame Jean LeonettiVérifier à 3:00Voir 2 autres passages
« Ce n'est qu'une partie. Citoyens tirés au sort, plus un débat dans chaque comité régional d'éthique, plus un débat sur Internet, à la fin, vous avez un foisonnement d'idées, de possibilités. Le débat citoyen, ils vont être tirés au sort, mais il y a un biais statistique. Le biais, il est simple, c'est que vous êtes tirés au sort demain. Et on vous dit, est-ce que ça vous intéresse de venir trois jours par semaine pendant trois fois pour débattre de la fin de vie ? Si vous n'êtes pas un militant de ce sujet, vous avez votre vie familiale, votre travail, vous allez dire non. Et donc, c'est les gens les plus impliqués qui vont venir. Et donc, c'est une méthode qui est intéressante, mais qui ne peut pas être unique, parce qu'elle est clivante. Forcément, c'est les gens qui seront les plus, entre guillemets, pour et les plus contre qui vont venir dans ce débat citoyen. Donc, il me semble que si on veut vraiment un débat public apaisé, il faut multiplier les méthodes. Et dans les états généraux, en 2011, on a mis trois méthodes. La première méthode, c'est effectivement le tirage au sort. Mais il y a aussi le débat citoyen dans chaque ville importante. Et puis, il y a aussi le débat sur Internet, où chacun peut apporter sa contribution. Les états généraux de 2011, c'est 70 000 Français qui ont parlé. Ce n'est pas 150 ou 120 Français. 70 000 Français, ça pèse plus, évidemment, que le tirage au sort de quelques personnes qui, forcément, ne viennent que s'ils sont motivés. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Convention citoyenne sur la fin de vie : la réaction de Jean LeonettiVérifier à 9:52
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Oui, c'est important, parce qu'en fait, c'est un conflit de valeurs, l'éthique. Et là, on a un conflit de valeurs entre la liberté de celui qui dit « c'est mon choix, c'est ma vie », et celui qui dit « je te protège malgré toi ». Et donc, c'est au fond, l'individu contre le collectif, ou plutôt le collectif qui dit « je vais te protéger, et je vais t'aider, même si tu te trouves dans une situation dans laquelle tu me réclames la mort ». Et effectivement, pourquoi on est dans cette situation ? Parce que la liberté, c'est compliqué à définir. Est-ce que celui qui dit « je veux mourir », est-ce qu'il veut vraiment mourir, ou est-ce qu'il passe un message « je ne veux plus souffrir comme je souffre à l'heure actuelle, je ne veux pas être abandonné ». Et donc, effectivement, le discernement, il est altéré dans la souffrance. Quand vous avez une douleur atroce, vous êtes prêt à prendre n'importe quoi, et même à demander la mort pour que cette douleur cesse. Et puis, il y a ce que vous avez évoqué, et qui est terrible dans une société, c'est le fait de se sentir de trop. La deuxième raison qui arrive dans la demande de mort, la première, c'est la souffrance, la deuxième, c'est « je suis un poids pour la société et pour ma famille ». Eh bien, une société qui dit « il y a des hommes et des femmes qui sont de trop dans la société », eh bien, c'est une société qui se perd. Il faut qu'on dise à chacun, au plus vulnérable, à celui qui est en fin de vie, à celui qui a perdu ses facultés cognitives, « tu vaux encore pour nous » et que dans le regard de l'autre, il y ait cette capacité à dire « tu es encore humain, tu es encore une personne humaine et je te respecte en tant que tel ». »
Europe 1 — L'interview politique du week-end · Fin de vie : «Il faut développer les soins palliatifs», réclame Jean LeonettiVérifier à 7:01Voir 2 autres passages
« C'est un pas vers un ailleurs, mais enfin, il était quand même assez prévisible. Le Comité Consultatif National d'Ethique a toujours été très réticent, pour ne pas dire opposé, au fait de donner la mort à un malade. En revanche, comme on ne pouvait pas changer l'avis du Comité d'Ethique, on a changé les membres du Comité d'Ethique. Et on a changé le Président. Et le Président est favorable à l'euthanasie. Et donc, il n'est pas étonnant qu'il y ait une partie du Comité d'Ethique qui se prononce en faveur d'une aide active à mourir. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Convention citoyenne sur la fin de vie : la réaction de Jean LeonettiVérifier à 5:57
« C'est un pas vers un ailleurs, mais enfin, il était quand même assez prévisible. Le Comité Consultatif National d'Ethique a toujours été très réticent, pour ne pas dire opposé, au fait de donner la mort à un malade. En revanche, comme on ne pouvait pas changer l'avis du Comité d'Ethique, on a changé les membres du Comité d'Ethique. Et on a changé le Président. Et le Président est favorable à l'euthanasie. Et donc, il n'est pas étonnant qu'il y ait une partie du Comité d'Ethique qui se prononce en faveur d'une aide active à mourir. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Les deux textes ont été votés à l'unanimité. Et ils ont été votés à l'unanimité parce qu'ils disaient trois choses simples que je viens de rappeler. Je ne t'abandonnerai pas, je ne te laisserai pas souffrir, je ne te prolongerai pas de manière anormale. On sait très bien qu'aujourd'hui, les techniques médicales peuvent amener à des survies qui sont insupportables parce qu'elles sont uniquement biologiques et qu'elles entraînent à la fois souffrance et aucune perspective d'espérance. Donc, ce texte, il était sur cette philosophie. Le premier comme le second. Et puis, la différence, c'est que donner la mort à autrui est une transgression majeure. Et c'est une rupture majeure. Pas uniquement avec notre culture judéo-chrétienne. C'est une rupture majeure avec l'engagement médical. L'engagement médical, en général, c'est prolonger la vie et améliorer la qualité de la vie. C'est ça, l'engagement médical. Mais pour autant, vous... L'engagement législatif, regardez notre loi, notre loi, elle dit qu'on n'a pas le droit de ne pas porter assistance à une personne en danger. Et quand vous regardez le texte de l'Assemblée nationale, on ne serait condamné si on essaye de persuader quelqu'un de ne pas aller vers le suicide assisté. Donc, on voit bien qu'on est dans une rupture qui est profonde et anthropologique. Il y a une transgression majeure dans la vie humaine, voilà, et dans l'humanité, qu'elle soit avec la foi ou sans la foi, si on ne donne pas la mort à l'autre. Et on ne donne pas la mort, en particulier, aux plus vulnérables. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Arrivée de la loi fin de vie au Sénat : la réaction de Jean LeonettiVérifier à 2:35Voir 2 autres passages
« Alors, faut-il que les lois répondent à toutes les situations ? Il y a toujours une situation individuelle qui s'inscrit dans une règle générale. Donc, la règle générale, effectivement, dire qu'on ne doit pas abandonner les personnes vulnérables, une règle qui dit qu'on ne doit pas laisser souffrir une personne en souffrance, en fin de vie, une règle qui dit qu'on ne doit pas prolonger anormalement une vie purement végétative ou purement biologique, c'est des règles qui s'adressent à tout le monde. Après, est-ce que dans tel cas particulier, je réponds à la demande de la personne en particulier ? Pas forcément. Regardez au Canada cette situation très particulière dans laquelle il y a un homme, il dit j'ai de l'arthrose, je ne suis pas bien pris en charge, j'en ai marre d'être dans mon fauteuil en souffrant à cause de l'arthrose, je demande la mort et il l'obtient. Donc, vous voyez bien que, comme je le disais une fois, les portes entre ouvertes finissent grande ouverte, à un moment donné, on se posera la question est-ce que vous avez envie de vivre ou envie de mourir ? Et donc, cette question est une question que l'on gère de manière collective alors que c'est une question individuelle. Je m'explique. Le suicide, aujourd'hui, c'est une situation qui est entre guillemets autorisée par la loi. Si je me suicide, je vais à l'hôpital et je suis réanimé, je n'aurai pas de poursuite pénale. On ne considère pas que j'ai porté atteinte à ma vie et que c'est répréhensible. Mais pour autant, si je dis à quelqu'un je vais me suicider et qu'il essaie de m'empêcher de me suicider, son attitude est logique. Donc, l'individu a le droit de se donner la mort, le droit à la liberté, mais il n'a pas le droit créance, c'est-à-dire le droit d'exiger de la société qu'elle lui donne la mort. Ça fait partie d'un corpus législatif équilibré en France. Oui, j'ai le droit d'aller et de venir, mais je n'ai pas le droit d'exiger. Et qu'est-ce que c'est que j'ai le droit d'exiger d'une société ? Une seule chose, le droit à la vie. J'ai le droit à la dignité et la vie parce que je suis en France et parce que je suis dans un pays évolué. Donc, ça serait assez paradoxal qu'on crée un droit à la mort qui serait un pendant du droit à la vie et qui viendrait altérer ce droit fondamental. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
« permettent de rentrer dans les musées, permettent de retrouver une vie sociale et culturelle. Je dirais, pourquoi pas ? Après, la vaccination obligatoire, ça existe dans certaines situations quand on va dans d'autres pays, on se vaccine quand on va dans certains pays d'un certain nombre de maladies et c'est obligatoire pour y aller. Donc je crois que le président a raison de poser la question. En tout cas, aujourd'hui, la réponse est complexe. Et moi, je ne suis pas opposé formellement, à condition qu'on respecte, bien sûr, toutes les règles éthiques et les règles de protection des libertés individuelles. »
France Inter — L'invité du week-end · Jean Leonetti : "Par pitié, que l'État nous laisse organiser les choses localement"Vérifier à 11:47
franceinfo — 8h30 franceinfo · Enseignante menacée à Créteil : "On doit s'inquiéter de notre système éducatif", affirme Jean LeonettiVérifier à 22:34
« D'abord parce qu'on a peur de mourir, mais plus encore que de mourir, on a peur de souffrir avant de mourir. Ce qui est encore malheureusement le cas en France, avec un développement insuffisant des soins palliatifs. Ce n'est pas qu'accompagner les soins palliatifs, c'est soulager, c'est empêcher la souffrance. Et les lois que nous avons votées, qui ont été votées à l'unanimité, elles disent interdiction de la souffrance. Et on va même plus loin puisqu'on dit qu'on doit soulager la souffrance même si cela doit hâter la mort. Donc on a un cadre qui est à la fois un cadre restrictif, mais aussi un cadre permissible. On ne doit pas souffrir avant de mourir. Et si on développe les soins palliatifs, on peut aboutir à cet objectif. Mais après, la peur de mourir s'est substituée dans le monde occidental et évolué par une peur de souffrir ou une peur de la déchéance. Et donc c'est cette peur-là de la fragilité qui fait qu'il y a certaines personnes qui pensent, et à juste titre, que si je vous dis, vous allez mourir dans un mois et vous allez souffrir pendant tout ce mois, est-ce que vous préférez mourir maintenant ou dans un mois ? Vous allez dire, je préfère mourir maintenant. Et on pose le problème dans une alternative qui ne doit pas être posée. On doit dire, jusqu'au bout, je ne t'abandonnerai pas, je ne te laisserai pas souffrir, et je ne te prolongerai pas de manière anormale par un acharnement thérapeutique. Si cet engagement a été tenu, je pense qu'on changerait d'avis. La preuve, c'est que dans les soins palliatifs, les gens qui sont hospitalisés en soins palliatifs, la demande de mort, elle est divisée par dix. Ça veut bien dire que le préalable à tout débat sur l'euthanasie ou le suicide assisté doit être le développement des soins palliatifs. Et malheureusement, on est dans une période de restriction budgétaire et on voit bien que ça ne se fera pas. Et donc, on fait une loi par défaut qui dit, puisque je ne peux pas vous donner de soulagement et de soins palliatifs, je vous propose une alternative et l'alternative, c'est la mort. »
Europe 1 — L'interview politique du week-end · Fin de vie : «Il faut développer les soins palliatifs», réclame Jean LeonettiVérifier à 3:00
RCF — L'Invité de la Matinale · Arrivée de la loi fin de vie au Sénat : la réaction de Jean LeonettiVérifier à 4:25
RCF — L'Invité de la Matinale · Arrivée de la loi fin de vie au Sénat : la réaction de Jean LeonettiVérifier à 12:26
« Alors, faut-il que les lois répondent à toutes les situations ? Il y a toujours une situation individuelle qui s'inscrit dans une règle générale. Donc, la règle générale, effectivement, dire qu'on ne doit pas abandonner les personnes vulnérables, une règle qui dit qu'on ne doit pas laisser souffrir une personne en souffrance, en fin de vie, une règle qui dit qu'on ne doit pas prolonger anormalement une vie purement végétative ou purement biologique, c'est des règles qui s'adressent à tout le monde. Après, est-ce que dans tel cas particulier, je réponds à la demande de la personne en particulier ? Pas forcément. Regardez au Canada cette situation très particulière dans laquelle il y a un homme, il dit j'ai de l'arthrose, je ne suis pas bien pris en charge, j'en ai marre d'être dans mon fauteuil en souffrant à cause de l'arthrose, je demande la mort et il l'obtient. Donc, vous voyez bien que, comme je le disais une fois, les portes entre ouvertes finissent grande ouverte, à un moment donné, on se posera la question est-ce que vous avez envie de vivre ou envie de mourir ? Et donc, cette question est une question que l'on gère de manière collective alors que c'est une question individuelle. Je m'explique. Le suicide, aujourd'hui, c'est une situation qui est entre guillemets autorisée par la loi. Si je me suicide, je vais à l'hôpital et je suis réanimé, je n'aurai pas de poursuite pénale. On ne considère pas que j'ai porté atteinte à ma vie et que c'est répréhensible. Mais pour autant, si je dis à quelqu'un je vais me suicider et qu'il essaie de m'empêcher de me suicider, son attitude est logique. Donc, l'individu a le droit de se donner la mort, le droit à la liberté, mais il n'a pas le droit créance, c'est-à-dire le droit d'exiger de la société qu'elle lui donne la mort. Ça fait partie d'un corpus législatif équilibré en France. Oui, j'ai le droit d'aller et de venir, mais je n'ai pas le droit d'exiger. Et qu'est-ce que c'est que j'ai le droit d'exiger d'une société ? Une seule chose, le droit à la vie. J'ai le droit à la dignité et la vie parce que je suis en France et parce que je suis dans un pays évolué. Donc, ça serait assez paradoxal qu'on crée un droit à la mort qui serait un pendant du droit à la vie et qui viendrait altérer ce droit fondamental. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Arrivée de la loi fin de vie au Sénat : la réaction de Jean LeonettiVérifier à 12:26
« Alors, faut-il que les lois répondent à toutes les situations ? Il y a toujours une situation individuelle qui s'inscrit dans une règle générale. Donc, la règle générale, effectivement, dire qu'on ne doit pas abandonner les personnes vulnérables, une règle qui dit qu'on ne doit pas laisser souffrir une personne en souffrance, en fin de vie, une règle qui dit qu'on ne doit pas prolonger anormalement une vie purement végétative ou purement biologique, c'est des règles qui s'adressent à tout le monde. Après, est-ce que dans tel cas particulier, je réponds à la demande de la personne en particulier ? Pas forcément. Regardez au Canada cette situation très particulière dans laquelle il y a un homme, il dit j'ai de l'arthrose, je ne suis pas bien pris en charge, j'en ai marre d'être dans mon fauteuil en souffrant à cause de l'arthrose, je demande la mort et il l'obtient. Donc, vous voyez bien que, comme je le disais une fois, les portes entre ouvertes finissent grande ouverte, à un moment donné, on se posera la question est-ce que vous avez envie de vivre ou envie de mourir ? Et donc, cette question est une question que l'on gère de manière collective alors que c'est une question individuelle. Je m'explique. Le suicide, aujourd'hui, c'est une situation qui est entre guillemets autorisée par la loi. Si je me suicide, je vais à l'hôpital et je suis réanimé, je n'aurai pas de poursuite pénale. On ne considère pas que j'ai porté atteinte à ma vie et que c'est répréhensible. Mais pour autant, si je dis à quelqu'un je vais me suicider et qu'il essaie de m'empêcher de me suicider, son attitude est logique. Donc, l'individu a le droit de se donner la mort, le droit à la liberté, mais il n'a pas le droit créance, c'est-à-dire le droit d'exiger de la société qu'elle lui donne la mort. Ça fait partie d'un corpus législatif équilibré en France. Oui, j'ai le droit d'aller et de venir, mais je n'ai pas le droit d'exiger. Et qu'est-ce que c'est que j'ai le droit d'exiger d'une société ? Une seule chose, le droit à la vie. J'ai le droit à la dignité et la vie parce que je suis en France et parce que je suis dans un pays évolué. Donc, ça serait assez paradoxal qu'on crée un droit à la mort qui serait un pendant du droit à la vie et qui viendrait altérer ce droit fondamental. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Arrivée de la loi fin de vie au Sénat : la réaction de Jean LeonettiVérifier à 12:26
« Il y a plusieurs explications. Il y a une des explications qui est sociétale. C'est que nous sommes dans un monde dans lequel l'individualisme prime sur les règles collectives. Et c'est une évolution des démocraties modernes. C'est-à-dire, c'est plutôt, c'est mon choix, plutôt que de dire, qu'est-ce que c'est la règle ? Sans se rendre compte que si chacun fait son choix, il n'y a plus de règles, et il n'y a plus de respect de la règle. Donc ça, c'est la première chose. Probablement une évolution individualiste de la société, comme le disait Arendt, une société des individus. Après, le deuxième point, c'est des expériences violentes et douloureuses. Il y a des hommes et des femmes, je les ai vécues à l'Assemblée nationale, qui ont, au fond de leur cœur, le remords, le regret, la souffrance d'avoir perdu un être cher qui a été abandonné, qui n'a pas été accompagné comme il le fallait, qu'on a laissé souffrir, ou qu'on n'a pas pris en charge. Et je pense que cette situation-là vous marque à vie. À vie, vous allez dire, mon père, ma mère, mon frère ne devait pas mourir comme ça. Il aurait mieux valu qu'il meure 15 jours avant. Il aurait mieux valu qu'il meure trois mois avant. Et donc, c'est une société qui, après avoir pratiquement aboli, sur le plan de la société, le deuil, le deuil est plus porté, il est plus visible, eh bien, elle voudrait supprimer ce qui précède la mort. Comme si la mort était, non pas un problème médical, mais la mort, c'est le tragique de la vie. Et cette mort, ça serait, dans l'idéal, elle interviendrait de manière inopinée, sans qu'on la voit arriver. Et au fond, on aboutirait non pas à ce que la personne meure, mais à ce qu'elle disparaisse. Et d'ailleurs, c'est un mot qui est quelquefois utilisé. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Arrivée de la loi fin de vie au Sénat : la réaction de Jean LeonettiVérifier à 6:44
« Il y a plusieurs explications. Il y a une des explications qui est sociétale. C'est que nous sommes dans un monde dans lequel l'individualisme prime sur les règles collectives. Et c'est une évolution des démocraties modernes. C'est-à-dire, c'est plutôt, c'est mon choix, plutôt que de dire, qu'est-ce que c'est la règle ? Sans se rendre compte que si chacun fait son choix, il n'y a plus de règles, et il n'y a plus de respect de la règle. Donc ça, c'est la première chose. Probablement une évolution individualiste de la société, comme le disait Arendt, une société des individus. Après, le deuxième point, c'est des expériences violentes et douloureuses. Il y a des hommes et des femmes, je les ai vécues à l'Assemblée nationale, qui ont, au fond de leur cœur, le remords, le regret, la souffrance d'avoir perdu un être cher qui a été abandonné, qui n'a pas été accompagné comme il le fallait, qu'on a laissé souffrir, ou qu'on n'a pas pris en charge. Et je pense que cette situation-là vous marque à vie. À vie, vous allez dire, mon père, ma mère, mon frère ne devait pas mourir comme ça. Il aurait mieux valu qu'il meure 15 jours avant. Il aurait mieux valu qu'il meure trois mois avant. Et donc, c'est une société qui, après avoir pratiquement aboli, sur le plan de la société, le deuil, le deuil est plus porté, il est plus visible, eh bien, elle voudrait supprimer ce qui précède la mort. Comme si la mort était, non pas un problème médical, mais la mort, c'est le tragique de la vie. Et cette mort, ça serait, dans l'idéal, elle interviendrait de manière inopinée, sans qu'on la voit arriver. Et au fond, on aboutirait non pas à ce que la personne meure, mais à ce qu'elle disparaisse. Et d'ailleurs, c'est un mot qui est quelquefois utilisé. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Arrivée de la loi fin de vie au Sénat : la réaction de Jean LeonettiVérifier à 6:44
« Inadaptée parce que malheureusement, il y a deux méthodes pour lutter contre la Covid. Il y a la méthode médicale, c'est la vaccination, c'est les gestes barrières, c'est les traitements. Et puis, il y a une méthode qui est ancienne, je dirais presque archaïque, c'est le confinement. Et malheureusement, le confinement, pour qu'il soit efficace, il faut qu'il soit total et prolongé. Et encore, on a vu en Allemagne, on a vu en Angleterre, que même ces confinements qui étaient dans des conditions extrêmement drastiques n'apportaient des effets bénéfiques qu'à long terme, 4 semaines, 6 semaines, et de manière incomplète. Donc, on pourrait demander un confinement aux Français si, comme en Israël, on leur proposait une vaccination massive. Alors, on leur dirait, écoutez, on fait un effort, on leur donne une perspective. Et là, au bout de la perspective, 4 semaines, un mois ou 6 semaines, on leur dit, et là maintenant, revient la vie normale. Or, malheureusement, comme on a un retard considérable en matière de vaccination, on ne peut pas faire cette proposition. C'est pour ça que le mois de mars est un mois essentiel, parce qu'on est dans cette course-poursuite, avec ce course contre la montre, contre le virus. Et on voit bien que lui, il a une arme, c'est les variants, et il accélère. Et nous, malheureusement, on n'arrive pas à accélérer sur le plan de la vaccination. »
France Inter — L'invité du week-end · Jean Leonetti : "Par pitié, que l'État nous laisse organiser les choses localement"Vérifier à 1:02
RCF — L'Invité de la Matinale · Convention citoyenne sur la fin de vie : la réaction de Jean LeonettiVérifier à 5:57
RCF — L'Invité de la Matinale · Arrivée de la loi fin de vie au Sénat : la réaction de Jean LeonettiVérifier à 12:26
« D'abord, la question, c'est de savoir quel texte, puisqu'il y a un texte qui légalise l'euthanasie et le suicide assisté à l'Assemblée nationale, et un texte un peu modifié, mais qui va dans le même sens au Sénat. Et au fond, il ne faudrait pas se tromper de débat. On est dans un débat dans lequel on a l'impression de dire, qu'est-ce qui vaut mieux, le texte de l'Assemblée ou le texte du Sénat ? On s'interroge sur le comment donner la mort, alors qu'on devrait s'interroger sur le pourquoi on donne la mort, et quelles sont les réponses qu'on doit donner à cette demande éventuelle de mort. Et il y a une chose qui est terrible, c'est qu'on a fait deux textes, heureusement, parce qu'on aurait amalgamé, de manière assez perverse, le fait d'accompagner, par les soins palliatifs, la non-souffrance, l'accompagnement, la dignité de la personne jusqu'au bout de sa vie, avec le fait de lui donner la mort. Et on aurait assimilé, ce qui est un peu la situation du proposition sénatoriale, on aurait assimilé le fait de donner la mort à un soin, or soigné n'est pas tué. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Arrivée de la loi fin de vie au Sénat : la réaction de Jean LeonettiVérifier à 1:06