Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
31 janv. 2018 au 24 janv. 2026
Questions
102
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 102 questions évaluables
Réponse directe
54
Réponse partielle
19
Réponse à côté
29
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 76 à 100 sur 102
Question 76Enseignante menacée à Créteil : "On doit s'inquiéter de notre système éducatif", affirme Jean Leonetti
Donc il n'y a aucun problème à siéger avec lui, sur le banc, à côté de lui ?
Réponse à côté
On peut respecter la démocratie et considérer qu'on n'est pas dans la même famille. On peut être dans la même famille et rappeler à l'ordre ceux qui sortent des éléments de base de la démocratie.
« On peut respecter la démocratie et considérer qu'on n'est pas dans la même famille. On peut être dans la même famille et rappeler à l'ordre ceux qui sortent des éléments de base de la démocratie. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Enseignante menacée à Créteil : "On doit s'inquiéter de notre système éducatif", affirme Jean LeonettiVérifier à 21:40
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Oui, c'est important, parce qu'en fait, c'est un conflit de valeurs, l'éthique. Et là, on a un conflit de valeurs entre la liberté de celui qui dit « c'est mon choix, c'est ma vie », et celui qui dit « je te protège malgré toi ». Et donc, c'est au fond, l'individu contre le collectif, ou plutôt le collectif qui dit « je vais te protéger, et je vais t'aider, même si tu te trouves dans une situation dans laquelle tu me réclames la mort ». Et effectivement, pourquoi on est dans cette situation ? Parce que la liberté, c'est compliqué à définir. Est-ce que celui qui dit « je veux mourir », est-ce qu'il veut vraiment mourir, ou est-ce qu'il passe un message « je ne veux plus souffrir comme je souffre à l'heure actuelle, je ne veux pas être abandonné ». Et donc, effectivement, le discernement, il est altéré dans la souffrance. Quand vous avez une douleur atroce, vous êtes prêt à prendre n'importe quoi, et même à demander la mort pour que cette douleur cesse. Et puis, il y a ce que vous avez évoqué, et qui est terrible dans une société, c'est le fait de se sentir de trop. La deuxième raison qui arrive dans la demande de mort, la première, c'est la souffrance, la deuxième, c'est « je suis un poids pour la société et pour ma famille ». Eh bien, une société qui dit « il y a des hommes et des femmes qui sont de trop dans la société », eh bien, c'est une société qui se perd. Il faut qu'on dise à chacun, au plus vulnérable, à celui qui est en fin de vie, à celui qui a perdu ses facultés cognitives, « tu vaux encore pour nous » et que dans le regard de l'autre, il y ait cette capacité à dire « tu es encore humain, tu es encore une personne humaine et je te respecte en tant que tel ». »
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
5 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Question 77Enseignante menacée à Créteil : "On doit s'inquiéter de notre système éducatif", affirme Jean Leonetti
Franchement, est-ce que vous pensez que dans le sport, que dans la culture, que dans le domaine de l'environnement, est-ce que vous avez l'impression que l'État a les moyens d'assumer les responsabilités qui sont ici ?
« Franchement, est-ce que vous pensez que dans le sport, que dans la culture, que dans le domaine de l'environnement, est-ce que vous avez l'impression que l'État a les moyens d'assumer les responsabilités qui sont ici ? »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Enseignante menacée à Créteil : "On doit s'inquiéter de notre système éducatif", affirme Jean LeonettiVérifier à 10:53
Question 78Enseignante menacée à Créteil : "On doit s'inquiéter de notre système éducatif", affirme Jean Leonetti
Est-ce qu'il faut fouiller tous les élèves à l'entrée des établissements scolaires ?
Réponse à côté
Il faut reconquérir les esprits. Moi j'ai été surpris bien sûr par les images, mais s'il n'y avait pas eu les images, est-ce que le professeur aurait porté plainte ? Est-ce que vous n'avez pas été consterné, choqué, de voir la passivité du corps enseignant qui accepte de plus en plus, et ce n'est pas sa faute, il n'a aucun moyen de se défendre au sens général du terme, qui accepte de plus en plus des choses qui sont intolérables ? Je pense que la reconquête de l'autorité, c'est une reconquête d'humanité. La reconquête de l'autorité vis-à-vis des enfants, c'est une reconquête éducative. On nous reprochera dans les générations futures de ne pas avoir été assez ferme avec nos enfants, et de le…
« Il faut reconquérir les esprits. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Enseignante menacée à Créteil : "On doit s'inquiéter de notre système éducatif", affirme Jean LeonettiVérifier à 1:54Voir 1 autre passage
« Moi j'ai été surpris bien sûr par les images, mais s'il n'y avait pas eu les images, est-ce que le professeur aurait porté plainte ? Est-ce que vous n'avez pas été consterné, choqué, de voir la passivité du corps enseignant qui accepte de plus en plus, et ce n'est pas sa faute, il n'a aucun moyen de se défendre au sens général du terme, qui accepte de plus en plus des choses qui sont intolérables ? Je pense que la reconquête de l'autorité, c'est une reconquête d'humanité. La reconquête de l'autorité vis-à-vis des enfants, c'est une reconquête éducative. On nous reprochera dans les générations futures de ne pas avoir été assez ferme avec nos enfants, et de les avoir laissés dériver dans la violence. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Enseignante menacée à Créteil : "On doit s'inquiéter de notre système éducatif", affirme Jean LeonettiVérifier à 1:58
Question 79Enseignante menacée à Créteil : "On doit s'inquiéter de notre système éducatif", affirme Jean Leonetti
Qui mènerait, Jean Léonetti, une politique de la culture si ce n'est pas l'État ?
Réponse directe
Alors là, on va revenir à autre chose. A votre avis, qui mène une politique culturelle dans ce pays à l'heure actuelle ? Je ne parle pas de ça, je parle de l'action en région et de l'action locale, territoriale. Vous voyez bien que l'ensemble des musées, quand ils ne sont pas nationaux, ils fonctionnent bien quand ils sont sous la responsabilité des territoires, des villes ou des régions. Vous voyez bien que les manifestations qui se déroulent et les festivals qui se déroulent dans tout le pays sont portés par les territoires et les régions. Pourquoi ne pas avoir un acte supplémentaire de décentralisation qui fasse en sorte qu'on dise je vais me concentrer sur l'essentiel et me concentrer s…
« Je ne parle pas de ça, je parle de l'action en région et de l'action locale, territoriale. Vous voyez bien que l'ensemble des musées, quand ils ne sont pas nationaux, ils fonctionnent bien quand ils sont sous la responsabilité des territoires, des villes ou des régions. Vous voyez bien que les manifestations qui se déroulent et les festivals qui se déroulent dans tout le pays sont portés par les territoires et les régions. Pourquoi ne pas avoir un acte supplémentaire de décentralisation qui fasse en sorte qu'on dise je vais me concentrer sur l'essentiel et me concentrer sur l'essentiel, c'est le régalien. Si l'État ne faisait que l'essentiel, à ce moment-là, il ne se perdrait pas dans le détail, il ne dépenserait pas trop. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Enseignante menacée à Créteil : "On doit s'inquiéter de notre système éducatif", affirme Jean LeonettiVérifier à 11:21
Question 80Enseignante menacée à Créteil : "On doit s'inquiéter de notre système éducatif", affirme Jean Leonetti
Vous ne le ferez pas pendant qu'il sera à l'Élysée ?
Réponse à côté
Vous auriez peut-être mieux fait alors de le mettre avant. Parce que, surtout quand l'effet reproché remonte à dix ans.
« Vous auriez peut-être mieux fait alors de le mettre avant. Parce que, surtout quand l'effet reproché remonte à dix ans. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Enseignante menacée à Créteil : "On doit s'inquiéter de notre système éducatif", affirme Jean LeonettiVérifier à 17:02
Question 81Enseignante menacée à Créteil : "On doit s'inquiéter de notre système éducatif", affirme Jean Leonetti
Les élections européennes, ce sera en mai prochain, dans ce cadre-là, il y a un clivage qui semble se mettre en place justement entre d'un côté les nationalistes, Salvini dont on parlait, Orban, Marine Le Pen, et de l'autre côté les progressistes que prétend conduire Emmanuel Macron. Vous êtes où ?
Réponse à côté
Le gouvernement, il a intérêt à dire que, ou bien il y a le chaos, ou bien il y a moi, ou bien il y a M. Macron, ou bien il y a Mme Le Pen. Il le dit à l'intérieur, et à l'extérieur, il dit, ou bien il y a M. Salvini et M. Orban, ou bien il y a moi. Quand on pose le problème dans ces termes-là, eh bien forcément on caricature parce qu'on simplifie.
« Le gouvernement, il a intérêt à dire que, ou bien il y a le chaos, ou bien il y a moi, ou bien il y a M. Macron, ou bien il y a Mme Le Pen. Il le dit à l'intérieur, et à l'extérieur, il dit, ou bien il y a M. Salvini et M. Orban, ou bien il y a moi. Quand on pose le problème dans ces termes-là, eh bien forcément on caricature parce qu'on simplifie. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Enseignante menacée à Créteil : "On doit s'inquiéter de notre système éducatif", affirme Jean LeonettiVérifier à 20:53
Question 82Enseignante menacée à Créteil : "On doit s'inquiéter de notre système éducatif", affirme Jean Leonetti
C'est pas le cas aujourd'hui ?
Réponse directe
Pas du tout. Qu'est-ce qui vous fait dire ça ? Ce qui me fait dire ça c'est que vous avez des endroits dans lesquels on ne peut pas enseigner la Shoah. Parce qu'il y a une révolte des élèves. Il y a des endroits où on ne peut pas aborder certains problèmes qui sont des problèmes qu'on aborde logiquement dans une démocratie pour faire l'éducation de nos enfants.
« Pas du tout. Qu'est-ce qui vous fait dire ça ? Ce qui me fait dire ça c'est que vous avez des endroits dans lesquels on ne peut pas enseigner la Shoah. Parce qu'il y a une révolte des élèves. Il y a des endroits où on ne peut pas aborder certains problèmes qui sont des problèmes qu'on aborde logiquement dans une démocratie pour faire l'éducation de nos enfants. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Enseignante menacée à Créteil : "On doit s'inquiéter de notre système éducatif", affirme Jean LeonettiVérifier à 5:02
Question 83Enseignante menacée à Créteil : "On doit s'inquiéter de notre système éducatif", affirme Jean Leonetti
Les Républicains cherchent une tête de liste pour les Européennes. Est-ce que vous pouvez être cette tête de liste ?
Réponse à côté
On n'est pas à ce stade-là. Et honnêtement, si... Vous auriez une tête de liste avant l'élection ? J'ai déjà posé les problèmes avec Laurent Wauquiez sur ce sujet. D'abord, on a approfondi notre projet. Et notre projet, on est peut-être les seuls à avoir commencé à le bâtir. À Menton, avec les 7 piliers. Aujourd'hui, on en débat dans toute la France, avec tous les Français qui veulent débattre de l'Europe. Mais vous aspirez à la tête de liste, vous ? Vous êtes un vrai Européen, ça vous... Je suis un vrai Européen, je ferai la campagne européenne. Laurent Wauquiez fera la campagne européenne. Et la liste viendra après.
« On n'est pas à ce stade-là. Et honnêtement, si... Vous auriez une tête de liste avant l'élection ? J'ai déjà posé les problèmes avec Laurent Wauquiez sur ce sujet. D'abord, on a approfondi notre projet. Et notre projet, on est peut-être les seuls à avoir commencé à le bâtir. À Menton, avec les 7 piliers. Aujourd'hui, on en débat dans toute la France, avec tous les Français qui veulent débattre de l'Europe. Mais vous aspirez à la tête de liste, vous ? Vous êtes un vrai Européen, ça vous... Je suis un vrai Européen, je ferai la campagne européenne. Laurent Wauquiez fera la campagne européenne. Et la liste viendra après. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Enseignante menacée à Créteil : "On doit s'inquiéter de notre système éducatif", affirme Jean LeonettiVérifier à 23:40
Question 84Enseignante menacée à Créteil : "On doit s'inquiéter de notre système éducatif", affirme Jean Leonetti
Dans des écoles chez vous à Antibes, vous en avez la preuve formelle de ça ?
Réponse à côté
Attendez. C'est pas sur tout le territoire que ça existe. C'est dans combien de quartiers ? Je pense que c'est dans peut-être une trentaine de lycées qui se trouvent devant ce type de difficultés. Mais si à la base on ne dit pas c'est tolérance zéro, le programme éducatif on va le faire. On n'a pas le droit de sortir pendant le cours, on n'a pas le droit d'invectiver un professeur. Parce que si on passe de l'indifférence à l'insulte puis de l'insulte à la violence, c'est parce qu'il y a eu une progression dans la tolérance et dans la tolérance coupable de l'ensemble d'un système éducatif qui est le reflet du laxisme de la société.
« Attendez. C'est pas sur tout le territoire que ça existe. C'est dans combien de quartiers ? Je pense que c'est dans peut-être une trentaine de lycées qui se trouvent devant ce type de difficultés. Mais si à la base on ne dit pas c'est tolérance zéro, le programme éducatif on va le faire. On n'a pas le droit de sortir pendant le cours, on n'a pas le droit d'invectiver un professeur. Parce que si on passe de l'indifférence à l'insulte puis de l'insulte à la violence, c'est parce qu'il y a eu une progression dans la tolérance et dans la tolérance coupable de l'ensemble d'un système éducatif qui est le reflet du laxisme de la société. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Enseignante menacée à Créteil : "On doit s'inquiéter de notre système éducatif", affirme Jean LeonettiVérifier à 5:27
Question 85Enseignante menacée à Créteil : "On doit s'inquiéter de notre système éducatif", affirme Jean Leonetti
Mais les établissements scolaires, Jean-Lenetti, sont supposés être plutôt des sanctuaires protégeant justement la jeunesse de la violence. Qu'est-ce qu'il faut faire pour maintenir cette protection ?
Réponse directe
Il faut reconquérir les esprits. Moi j'ai été surpris bien sûr par les images, mais s'il n'y avait pas eu les images, est-ce que le professeur aurait porté plainte ? Est-ce que vous n'avez pas été consterné, choqué, de voir la passivité du corps enseignant qui accepte de plus en plus, et ce n'est pas sa faute, il n'a aucun moyen de se défendre au sens général du terme, qui accepte de plus en plus des choses qui sont intolérables ? Je pense que la reconquête de l'autorité, c'est une reconquête d'humanité. La reconquête de l'autorité vis-à-vis des enfants, c'est une reconquête éducative. On nous reprochera dans les générations futures de ne pas avoir été assez ferme avec nos enfants, et de le…
« Il faut reconquérir les esprits. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Enseignante menacée à Créteil : "On doit s'inquiéter de notre système éducatif", affirme Jean LeonettiVérifier à 1:54Voir 1 autre passage
« Moi j'ai été surpris bien sûr par les images, mais s'il n'y avait pas eu les images, est-ce que le professeur aurait porté plainte ? Est-ce que vous n'avez pas été consterné, choqué, de voir la passivité du corps enseignant qui accepte de plus en plus, et ce n'est pas sa faute, il n'a aucun moyen de se défendre au sens général du terme, qui accepte de plus en plus des choses qui sont intolérables ? Je pense que la reconquête de l'autorité, c'est une reconquête d'humanité. La reconquête de l'autorité vis-à-vis des enfants, c'est une reconquête éducative. On nous reprochera dans les générations futures de ne pas avoir été assez ferme avec nos enfants, et de les avoir laissés dériver dans la violence. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Enseignante menacée à Créteil : "On doit s'inquiéter de notre système éducatif", affirme Jean LeonettiVérifier à 1:58
Question 86Enseignante menacée à Créteil : "On doit s'inquiéter de notre système éducatif", affirme Jean Leonetti
Renaud Delis, vous évoquez le sport, la culture, l'environnement, vous ne trouverez pas 500 000 postes dans ces secteurs-là ?
Réponse partielle
Écoutez, on ne trouverait peut-être pas 500 000 postes, mais si on commençait cette démarche qui consiste à dire qui fait quoi et que l'État ne dise pas en permanence au territoire ce qu'il doit faire sans payer et en prélevant de l'argent, je pense que ça serait déjà une démarche vertueuse.
« Écoutez, on ne trouverait peut-être pas 500 000 postes, mais si on commençait cette démarche qui consiste à dire qui fait quoi et que l'État ne dise pas en permanence au territoire ce qu'il doit faire sans payer et en prélevant de l'argent, je pense que ça serait déjà une démarche vertueuse. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Enseignante menacée à Créteil : "On doit s'inquiéter de notre système éducatif", affirme Jean LeonettiVérifier à 12:08
Question 87Enseignante menacée à Créteil : "On doit s'inquiéter de notre système éducatif", affirme Jean Leonetti
Ou là aussi, vous pensez que la justice doit suivre ce point ?
Réponse à côté
Écoutez, moi j'ai toujours dit, et à cette époque-là aussi, qu'il ne fallait jamais développer la théorie du complot. Voilà. Je ne suis pas innocent. Je vis dans la politique depuis quelques années. Et je me rends compte qu'effectivement, on peut essayer de manipuler... Les journalistes essaient de manipuler les politiques. Les politiques essaient de manipuler les journalistes. On essaie de convaincre ça. Pour tout, ce n'est pas anormal. Mais en revanche, attention aux théories de complot. Les théories complotistes sont des théories qui, généralement, essaient d'appeler à la révolte. Je pense que dans le pays, aujourd'hui, la paille est sèche et on n'a aucun intérêt à allumer une étincelle.…
« Écoutez, moi j'ai toujours dit, et à cette époque-là aussi, qu'il ne fallait jamais développer la théorie du complot. Voilà. Je ne suis pas innocent. Je vis dans la politique depuis quelques années. Et je me rends compte qu'effectivement, on peut essayer de manipuler... Les journalistes essaient de manipuler les politiques. Les politiques essaient de manipuler les journalistes. On essaie de convaincre ça. Pour tout, ce n'est pas anormal. Mais en revanche, attention aux théories de complot. Les théories complotistes sont des théories qui, généralement, essaient d'appeler à la révolte. Je pense que dans le pays, aujourd'hui, la paille est sèche et on n'a aucun intérêt à allumer une étincelle. Et ce que l'a fait M. Mélenchon, c'est une faute grave politique. Parce que dans le climat actuel en France, où on sent bien qu'il y a un sentiment d'injustice profond, de désarroi, même, et de colère, je pense que nous devons être à la fois justes et apaisants. Apaisants parce que nous devons dire les choses, mais en même temps justes, et ne pas appeler à la théorie d'un complot médiatico-politique qui déstabiliserait les uns ou les autres. Après, si je peux dire une chose, j'ai quand même été surpris, et je dis ça et pas plus, de la rapidité avec laquelle François Fillon avait été mis en examen, et de la rapidité de la justice un peu variable dans des situations particulières. C'est un petit peu complotiste. Non, ce n'est pas complotiste. C'est simplement qu'il faudrait que l'État et la justice indépendante de l'État mettent chaque fois l'idée qu'un homme politique, c'est un homme comme les autres, et que donc il doit être traité comme les autres, ni mieux, ni plus mal. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Enseignante menacée à Créteil : "On doit s'inquiéter de notre système éducatif", affirme Jean LeonettiVérifier à 14:21
Question 88Jean Leonetti : "La légitimité de Laurent Wauquiez n'est pas contestable"
Mais vous le dites à Laurent Wauquiez ?
Réponse directe
Mais je pense que Laurent n'a pas besoin que je le lui dise pour le savoir. Oui, oui. Non ? Écoutez, je n'ai pas entendu Laurent sur ce sujet. Mais on n'est pas obligé non plus, lorsqu'on est un dirigeant politique, comme l'est aujourd'hui Laurent Wauquiez, d'intervenir à tort et à travers sur tous les sujets.
« Mais je pense que Laurent n'a pas besoin que je le lui dise pour le savoir. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Jean Leonetti : "La légitimité de Laurent Wauquiez n'est pas contestable"Vérifier à 9:28Voir 1 autre passage
« Oui, oui. Non ? Écoutez, je n'ai pas entendu Laurent sur ce sujet. Mais on n'est pas obligé non plus, lorsqu'on est un dirigeant politique, comme l'est aujourd'hui Laurent Wauquiez, d'intervenir à tort et à travers sur tous les sujets. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Jean Leonetti : "La légitimité de Laurent Wauquiez n'est pas contestable"Vérifier à 9:33
Question 89Jean Leonetti : "La légitimité de Laurent Wauquiez n'est pas contestable"
Quand vous parlez, vous, de débats d'idées, d'affrontements de lignes, pourquoi les huées ?
Réponse directe
Si elle était rentrée de manière plus discrète, si ses partisans n'avaient pas scandé son nom en plein milieu d'un discours qui était, à mon avis, plutôt écouté tranquillement. À ce moment-là, il n'y aurait pas eu cette réaction. Il ne faut pas oublier qu'il y avait des huées et des ouras. Voilà. Donc, c'est peut-être les ouras qui ont suscité les huées. Vous savez, il y a quelqu'un qui dit, je ne me rappelle plus qui, la forme, c'est le fond qui remonte à la surface. Eh bien, moi, j'aimerais bien qu'on aille plutôt vers le fond que vers la forme. Rentrer avec des cris, c'est la façon ancienne de faire la politique, la façon nouvelle de faire la politique. Si on veut reconstruire quelque ch…
« Si elle était rentrée de manière plus discrète, si ses partisans n'avaient pas scandé son nom en plein milieu d'un discours qui était, à mon avis, plutôt écouté tranquillement. À ce moment-là, il n'y aurait pas eu cette réaction. Il ne faut pas oublier qu'il y avait des huées et des ouras. Voilà. Donc, c'est peut-être les ouras qui ont suscité les huées. Vous savez, il y a quelqu'un qui dit, je ne me rappelle plus qui, la forme, c'est le fond qui remonte à la surface. Eh bien, moi, j'aimerais bien qu'on aille plutôt vers le fond que vers la forme. Rentrer avec des cris, c'est la façon ancienne de faire la politique, la façon nouvelle de faire la politique. Si on veut reconstruire quelque chose, véritablement, c'est le débat, l'affrontement. Il y a des moments où je ne serai pas d'accord. Et je le dirai. Il y a des moments où d'autres ne seront pas d'accord avec moi. Ils le diront. Mais tant qu'on est sur les idées, ça ne pose pas de problème. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Jean Leonetti : "La légitimité de Laurent Wauquiez n'est pas contestable"Vérifier à 2:54
Question 90Jean Leonetti : "La légitimité de Laurent Wauquiez n'est pas contestable"
Que doit-il faire, d'après vous, aujourd'hui, qu'il est mis en cause dans l'affaire dont on a quelques éléments ?
Réponse directe
Et encore plus chez les Républicains. C'est très difficile lorsqu'on est en responsabilité de subir une calomnie ou bien d'être attaqué sur le plan judiciaire. Donc, il y a un premier point, c'est que dans ce pays, si on respectait un peu la présomption d'innocence, ça ferait du bien à tout le monde. Parce que demain, n'importe qui va pouvoir dire n'importe quoi sur n'importe quelle personne. Et alors, il va être obligé de démissionner. Il y a une jurisprudence baladure qui disait, lorsque je suis mis en examen, ce qui est encore la présomption d'innocence, là, à mon avis, mis en examen, c'est difficile de rester en gouvernement.
« Et encore plus chez les Républicains. C'est très difficile lorsqu'on est en responsabilité de subir une calomnie ou bien d'être attaqué sur le plan judiciaire. Donc, il y a un premier point, c'est que dans ce pays, si on respectait un peu la présomption d'innocence, ça ferait du bien à tout le monde. Parce que demain, n'importe qui va pouvoir dire n'importe quoi sur n'importe quelle personne. Et alors, il va être obligé de démissionner. Il y a une jurisprudence baladure qui disait, lorsque je suis mis en examen, ce qui est encore la présomption d'innocence, là, à mon avis, mis en examen, c'est difficile de rester en gouvernement. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Jean Leonetti : "La légitimité de Laurent Wauquiez n'est pas contestable"Vérifier à 7:34
Question 91Jean Leonetti : "La légitimité de Laurent Wauquiez n'est pas contestable"
Et ça, c'est acquis pour vous ?
Réponse directe
Oui, c'est acquis. Je dirais même que c'est la question de survie. Et puis, la deuxième, c'est d'avoir un nouveau logiciel, d'innover. Franchement, on présente quand même le même projet à peu de choses près que présentait Nicolas Sarkozy quand il a gagné les élections présidentielles. Donc, on ne s'est pas tellement renouvelé. Et donc, je crois qu'il y a deux éléments négatifs dans notre action, et j'en porte comme les autres la responsabilité. C'est d'une part, on a déçu parce qu'on a dit des choses et on ne les a pas faites. Et la deuxième chose, c'est qu'on n'a pas assez proposé un projet qui correspond au XXIe siècle. Et un projet qui correspond au XXIe siècle, il sécrète obligatoiremen…
« Oui, c'est acquis. Je dirais même que c'est la question de survie. Et puis, la deuxième, c'est d'avoir un nouveau logiciel, d'innover. Franchement, on présente quand même le même projet à peu de choses près que présentait Nicolas Sarkozy quand il a gagné les élections présidentielles. Donc, on ne s'est pas tellement renouvelé. Et donc, je crois qu'il y a deux éléments négatifs dans notre action, et j'en porte comme les autres la responsabilité. C'est d'une part, on a déçu parce qu'on a dit des choses et on ne les a pas faites. Et la deuxième chose, c'est qu'on n'a pas assez proposé un projet qui correspond au XXIe siècle. Et un projet qui correspond au XXIe siècle, il sécrète obligatoirement de l'espérance. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Jean Leonetti : "La légitimité de Laurent Wauquiez n'est pas contestable"Vérifier à 5:03
Question 92Jean Leonetti : "La légitimité de Laurent Wauquiez n'est pas contestable"
Lui, il dit démission, démission, démission. Voilà les lignes du parti. Vous dites autre chose. Et je me dis qu'entre le président du Conseil national et le président président, il peut y avoir dialogue, non ?
Réponse directe
Il y a un dialogue amical, en plus. Mais pas sur ce sujet. Écoutez, on ne l'a pas discuté. Mais enfin, je pense que dans ces situations-là, c'est plutôt à la personne elle-même que se pose la question. Est-ce qu'il est capable, aujourd'hui, de mener à bien la mission au nom de la France dans un gouvernement de manière sereine, apaisée et efficace ? Ou est-ce qu'il ne l'est pas ? S'il ne l'est pas, franchement, ministre, on est nommé, il démissionne. Mais c'est à lui à le voir. C'est à lui à le sentir. Et c'est peut-être à vous aussi, les médias, à considérer est-ce qu'on met la barre très haut ou est-ce qu'au moindre soupçon, on doit sortir du gouvernement ? Ça va être compliqué, quand même…
« Il y a un dialogue amical, en plus. Mais pas sur ce sujet. Écoutez, on ne l'a pas discuté. Mais enfin, je pense que dans ces situations-là, c'est plutôt à la personne elle-même que se pose la question. Est-ce qu'il est capable, aujourd'hui, de mener à bien la mission au nom de la France dans un gouvernement de manière sereine, apaisée et efficace ? Ou est-ce qu'il ne l'est pas ? S'il ne l'est pas, franchement, ministre, on est nommé, il démissionne. Mais c'est à lui à le voir. C'est à lui à le sentir. Et c'est peut-être à vous aussi, les médias, à considérer est-ce qu'on met la barre très haut ou est-ce qu'au moindre soupçon, on doit sortir du gouvernement ? Ça va être compliqué, quand même. Ou bien, est-ce qu'on ne le fait pas ? Mais je rappelle quand même, le cas Ferrand, le cas Beyrou, il y a beaucoup de gens qui sont sortis de ce gouvernement sur des présomptions sans être mis en examen. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Jean Leonetti : "La légitimité de Laurent Wauquiez n'est pas contestable"Vérifier à 9:55
Question 93Jean Leonetti : "La légitimité de Laurent Wauquiez n'est pas contestable"
Et l'invité de France Inter jusqu'à 9h est le tout nouveau président du conseil national du parti Les Républicains, maire d'Antibes, Jean Lépin. Jean Léonetti, bonjour. Bonjour. Merci d'être au micro de France Inter. Pas un jour ne passe, Jean Léonetti, depuis l'élection de Laurent Wauquiez. Pas un jour, sans déclaration fracassante, porte qui claque, huée, fronde, couac et j'en passe. Le rassemblement, c'est pour quand, à droite, dans votre parti LR ?
Réponse partielle
Vous savez, le rassemblement, ça passe par le débat d'idées. Et pas par l'affrontement des personnes. Donc, on a vécu une primaire qui a été destructrice. Ensuite, on a vécu une élection terrifiante. Ne pas être au deuxième tour pour la droite républicaine. Ça n'était jamais arrivé sous la Vème République. Une législative perdue. Et peut-être aussi le leur d'un président qui semblerait être plus à droite qu'à gauche. En tout cas, qui est, je dirais, quelque part, nulle part. Et qui peut donc agglutiner un certain nombre de personnalités.
« Vous savez, le rassemblement, ça passe par le débat d'idées. Et pas par l'affrontement des personnes. Donc, on a vécu une primaire qui a été destructrice. Ensuite, on a vécu une élection terrifiante. Ne pas être au deuxième tour pour la droite républicaine. Ça n'était jamais arrivé sous la Vème République. Une législative perdue. Et peut-être aussi le leur d'un président qui semblerait être plus à droite qu'à gauche. En tout cas, qui est, je dirais, quelque part, nulle part. Et qui peut donc agglutiner un certain nombre de personnalités. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Jean Leonetti : "La légitimité de Laurent Wauquiez n'est pas contestable"Vérifier à 0:27
Question 94Jean Leonetti : "La légitimité de Laurent Wauquiez n'est pas contestable"
Voilà pour le paysage et pour l'histoire. Aujourd'hui, il y a un nouveau président. Pourquoi n'y a-t-il pas une dynamique de rassemblement ?
Réponse partielle
Un nouveau président, il a été élu. Il a été élu avec un score assez important. 75% avec 100 000 votants. Donc, sa légitimité n'est pas contestable. En revanche, il accepte, je dirais qu'il propose, qu'on rebâtisse le projet. Sur un socle qui est simple, c'est le socle des valeurs. Les valeurs de la droite, on les connaît. C'est la liberté, la responsabilité, l'autorité et d'autres. La laïcité. Et donc, il faut qu'on ait ce débat. Ce débat, il doit avoir lieu au Conseil national. Il doit avoir lieu, d'ailleurs, dans toutes les fédérations. Pour faire en sorte qu'on rebâtisse un projet. Parce que si on regarde, pourquoi on a perdu ? Il y a toujours, il y a eu des trahisons, il y a eu des cal…
« En revanche, il accepte, je dirais qu'il propose, qu'on rebâtisse le projet. Sur un socle qui est simple, c'est le socle des valeurs. Les valeurs de la droite, on les connaît. C'est la liberté, la responsabilité, l'autorité et d'autres. La laïcité. Et donc, il faut qu'on ait ce débat. Ce débat, il doit avoir lieu au Conseil national. Il doit avoir lieu, d'ailleurs, dans toutes les fédérations. Pour faire en sorte qu'on rebâtisse un projet. Parce que si on regarde, pourquoi on a perdu ? Il y a toujours, il y a eu des trahisons, il y a eu des calomnies. Il y a eu, peut-être, des candidats qui étaient inadaptés à la situation. Mais, en tout cas, ce que l'on peut dire, c'est qu'on a déçu nos électeurs. Et que notre projet n'était pas en adéquation avec la volonté du peuple. Donc, il faut qu'on rebâtisse. Eh bien, on va rebâtir. Et on rebâtit que par le débat d'idées, jamais par l'affrontement des personnes. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Jean Leonetti : "La légitimité de Laurent Wauquiez n'est pas contestable"Vérifier à 1:28
Question 95Jean Leonetti : "La légitimité de Laurent Wauquiez n'est pas contestable"
Et pourquoi des huées ?
Réponse directe
Si elle était rentrée de manière plus discrète, si ses partisans n'avaient pas scandé son nom en plein milieu d'un discours qui était, à mon avis, plutôt écouté tranquillement. À ce moment-là, il n'y aurait pas eu cette réaction. Il ne faut pas oublier qu'il y avait des huées et des ouras. Voilà. Donc, c'est peut-être les ouras qui ont suscité les huées. Vous savez, il y a quelqu'un qui dit, je ne me rappelle plus qui, la forme, c'est le fond qui remonte à la surface. Eh bien, moi, j'aimerais bien qu'on aille plutôt vers le fond que vers la forme. Rentrer avec des cris, c'est la façon ancienne de faire la politique, la façon nouvelle de faire la politique. Si on veut reconstruire quelque ch…
« Si elle était rentrée de manière plus discrète, si ses partisans n'avaient pas scandé son nom en plein milieu d'un discours qui était, à mon avis, plutôt écouté tranquillement. À ce moment-là, il n'y aurait pas eu cette réaction. Il ne faut pas oublier qu'il y avait des huées et des ouras. Voilà. Donc, c'est peut-être les ouras qui ont suscité les huées. Vous savez, il y a quelqu'un qui dit, je ne me rappelle plus qui, la forme, c'est le fond qui remonte à la surface. Eh bien, moi, j'aimerais bien qu'on aille plutôt vers le fond que vers la forme. Rentrer avec des cris, c'est la façon ancienne de faire la politique, la façon nouvelle de faire la politique. Si on veut reconstruire quelque chose, véritablement, c'est le débat, l'affrontement. Il y a des moments où je ne serai pas d'accord. Et je le dirai. Il y a des moments où d'autres ne seront pas d'accord avec moi. Ils le diront. Mais tant qu'on est sur les idées, ça ne pose pas de problème. »
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Question 96Jean Leonetti : "La légitimité de Laurent Wauquiez n'est pas contestable"
Alors, pourquoi ne croyez-vous pas, Jean Léonetti, et c'est un vrai débat d'idées, à la thèse des deux droites ?
Réponse directe
Il y a plus que deux droites. Moi, je viens de l'UDF, par exemple. Dans l'UDF, il y avait les libéraux, il y avait les démocrates chrétiens, et il y avait, comme moi, les radicaux, qui sont des républicains sociaux. Il y avait déjà trois familles. Ensuite, on s'est associés aux gaullistes, parce qu'on pensait qu'on avait plus de choses à mettre en commun que de sujets de discorde. Bon, donc, ça veut dire que ça fait déjà quatre familles. Donc, si vous voulez, après, on peut remonter dans l'histoire. Il y a les jacobins et les girondins, qu'il y a les décentralisateurs et les pro-européens, qui étaient plutôt l'UDF, et puis les centralisateurs autoritaires, qui étaient plutôt le parti bolapa…
« Il y a plus que deux droites. Moi, je viens de l'UDF, par exemple. Dans l'UDF, il y avait les libéraux, il y avait les démocrates chrétiens, et il y avait, comme moi, les radicaux, qui sont des républicains sociaux. Il y avait déjà trois familles. Ensuite, on s'est associés aux gaullistes, parce qu'on pensait qu'on avait plus de choses à mettre en commun que de sujets de discorde. Bon, donc, ça veut dire que ça fait déjà quatre familles. Donc, si vous voulez, après, on peut remonter dans l'histoire. Il y a les jacobins et les girondins, qu'il y a les décentralisateurs et les pro-européens, qui étaient plutôt l'UDF, et puis les centralisateurs autoritaires, qui étaient plutôt le parti bolapartiste. Mais peu importe. Aujourd'hui, acceptons cette diversité. Donc, honnêtement, il y a peut-être deux, trois, quatre sensibilités à l'intérieur de la droite républicaine. Ce qui est important, c'est qu'elle soit républicaine, c'est-à-dire qu'elle ait une étanchéité totale avec le Front National. »
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Question 97Jean Leonetti : "La légitimité de Laurent Wauquiez n'est pas contestable"
C'est une question qui s'est posée à la gauche, bon, avant de l'emporter, pour finir. Mais, en tout cas, c'était une vraie question. Pourquoi bloquer cette réflexion-là, dire qu'il y a peut-être deux droites aujourd'hui et qu'elles sont conciliables, irréconciliables, ça on verra. Mais au moins, admettre le débat intellectuel.
Réponse directe
Il y a plus que deux droites. Moi, je viens de l'UDF, par exemple. Dans l'UDF, il y avait les libéraux, il y avait les démocrates chrétiens, et il y avait, comme moi, les radicaux, qui sont des républicains sociaux. Il y avait déjà trois familles. Ensuite, on s'est associés aux gaullistes, parce qu'on pensait qu'on avait plus de choses à mettre en commun que de sujets de discorde. Bon, donc, ça veut dire que ça fait déjà quatre familles. Donc, si vous voulez, après, on peut remonter dans l'histoire. Il y a les jacobins et les girondins, qu'il y a les décentralisateurs et les pro-européens, qui étaient plutôt l'UDF, et puis les centralisateurs autoritaires, qui étaient plutôt le parti bolapa…
« Il y a plus que deux droites. Moi, je viens de l'UDF, par exemple. Dans l'UDF, il y avait les libéraux, il y avait les démocrates chrétiens, et il y avait, comme moi, les radicaux, qui sont des républicains sociaux. Il y avait déjà trois familles. Ensuite, on s'est associés aux gaullistes, parce qu'on pensait qu'on avait plus de choses à mettre en commun que de sujets de discorde. Bon, donc, ça veut dire que ça fait déjà quatre familles. Donc, si vous voulez, après, on peut remonter dans l'histoire. Il y a les jacobins et les girondins, qu'il y a les décentralisateurs et les pro-européens, qui étaient plutôt l'UDF, et puis les centralisateurs autoritaires, qui étaient plutôt le parti bolapartiste. Mais peu importe. Aujourd'hui, acceptons cette diversité. Donc, honnêtement, il y a peut-être deux, trois, quatre sensibilités à l'intérieur de la droite républicaine. Ce qui est important, c'est qu'elle soit républicaine, c'est-à-dire qu'elle ait une étanchéité totale avec le Front National. »
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Question 98Jean Leonetti : "La légitimité de Laurent Wauquiez n'est pas contestable"
Ça n'est pas Emmanuel Macron qui l'a fait, ça, Jean Léonetti ?
Réponse à côté
Enfin, politiquement, quand même. Oui, oui, et habilement, médiatiquement, il a donné l'impression qu'il avait une politique qui était différente. Ça, vous savez, des gens qui disent une chose et puis qui en disent une autre lorsqu'ils rentrent au gouvernement en franchissant... Mais sur un certain nombre de mesures, il y a un certain nombre de choses sur lesquelles il n'y a pas de raison de dire que ce n'est pas bien. Je veux dire, on a voté les mesures d'urgence sous le gouvernement de François Hollande et on n'a pas dit, ah, c'est Hollande, on ne va pas voter les mesures d'urgence. Moi-même, j'ai été appelé par le président Hollande pour faire de manière consensuelle une loi sur la fin d…
« Enfin, politiquement, quand même. Oui, oui, et habilement, médiatiquement, il a donné l'impression qu'il avait une politique qui était différente. »
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« Ça, vous savez, des gens qui disent une chose et puis qui en disent une autre lorsqu'ils rentrent au gouvernement en franchissant... »
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« Mais sur un certain nombre de mesures, il y a un certain nombre de choses sur lesquelles il n'y a pas de raison de dire que ce n'est pas bien. Je veux dire, on a voté les mesures d'urgence sous le gouvernement de François Hollande et on n'a pas dit, ah, c'est Hollande, on ne va pas voter les mesures d'urgence. Moi-même, j'ai été appelé par le président Hollande pour faire de manière consensuelle une loi sur la fin de vie. Donc, l'opposition, ce n'est pas du frontal, mais c'est aussi la critique. Donc, moi, ce que je trouve dans le monde d'aujourd'hui, ce qui me paraît un peu bizarre, c'est qu'on n'a plus le droit d'avoir la moindre critique vis-à-vis du gouvernement. Moi, je suis ce que je suis, mais je pense que prélever 4,5 milliards à la CSG et les reverser sur les actionnaires, ce n'est pas une bonne mesure, ce n'est pas une mesure de justice. Si vous pensez qu'elle est de droite, elle est peut-être de droite, elle est peut-être de gauche, elle est libérale en tout cas. Mais elle est libérale, mais surtout, elle est injuste. Et donc, ce type de situation-là, moi, je ne peux pas être d'accord. »
Question 99Jean Leonetti : "La légitimité de Laurent Wauquiez n'est pas contestable"
Que pense le président du Conseil National du Parti des Républicains, maire d'Antibes, Jean Lépin, du cas de Gérald Darmanin ?
Réponse à côté
Et encore plus chez les Républicains. C'est très difficile lorsqu'on est en responsabilité de subir une calomnie ou bien d'être attaqué sur le plan judiciaire. Donc, il y a un premier point, c'est que dans ce pays, si on respectait un peu la présomption d'innocence, ça ferait du bien à tout le monde. Parce que demain, n'importe qui va pouvoir dire n'importe quoi sur n'importe quelle personne. Et alors, il va être obligé de démissionner. Il y a une jurisprudence baladure qui disait, lorsque je suis mis en examen, ce qui est encore la présomption d'innocence, là, à mon avis, mis en examen, c'est difficile de rester en gouvernement.
« Et encore plus chez les Républicains. C'est très difficile lorsqu'on est en responsabilité de subir une calomnie ou bien d'être attaqué sur le plan judiciaire. Donc, il y a un premier point, c'est que dans ce pays, si on respectait un peu la présomption d'innocence, ça ferait du bien à tout le monde. Parce que demain, n'importe qui va pouvoir dire n'importe quoi sur n'importe quelle personne. Et alors, il va être obligé de démissionner. Il y a une jurisprudence baladure qui disait, lorsque je suis mis en examen, ce qui est encore la présomption d'innocence, là, à mon avis, mis en examen, c'est difficile de rester en gouvernement. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Jean Leonetti : "La légitimité de Laurent Wauquiez n'est pas contestable"Vérifier à 7:34
Question 100Jean Leonetti : "La légitimité de Laurent Wauquiez n'est pas contestable"
Quand Valérie Pécresse entre au Conseil national, et que vous êtes sur scène, Jean Léonetti, en train de parler, de faire un discours, que son arrivée est sifflée, vous vous dites quoi sur scène ?
Réponse directe
Je me dis que je dis ce que je dis à la tribune de manière spontanée. Je lui dis qu'elle est dans sa famille. Et qu'elle a le droit de montrer sa différence. Et d'ailleurs, je suis en train, justement, de dire à la tribune que j'ai ma part de liberté et que je continuerai à l'affirmer. à l'intérieur, justement, du Parti de la République.
« Je me dis que je dis ce que je dis à la tribune de manière spontanée. Je lui dis qu'elle est dans sa famille. Et qu'elle a le droit de montrer sa différence. Et d'ailleurs, je suis en train, justement, de dire à la tribune que j'ai ma part de liberté et que je continuerai à l'affirmer. à l'intérieur, justement, du Parti de la République. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Jean Leonetti : "La légitimité de Laurent Wauquiez n'est pas contestable"Vérifier à 2:31
Europe 1 — L'interview politique du week-end · Fin de vie : «Il faut développer les soins palliatifs», réclame Jean LeonettiVérifier à 7:01
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« – Oui, c'est important, parce qu'en fait, c'est un conflit de valeurs, l'éthique. Et là, on a un conflit de valeurs entre la liberté de celui qui dit « c'est mon choix, c'est ma vie », et celui qui dit « je te protège malgré toi ». Et donc, c'est au fond, l'individu contre le collectif, ou plutôt le collectif qui dit « je vais te protéger, et je vais t'aider, même si tu te trouves dans une situation dans laquelle tu me réclames la mort ». Et effectivement, pourquoi on est dans cette situation ? Parce que la liberté, c'est compliqué à définir. Est-ce que celui qui dit « je veux mourir », est-ce qu'il veut vraiment mourir, ou est-ce qu'il passe un message « je ne veux plus souffrir comme je souffre à l'heure actuelle, je ne veux pas être abandonné ». Et donc, effectivement, le discernement, il est altéré dans la souffrance. Quand vous avez une douleur atroce, vous êtes prêt à prendre n'importe quoi, et même à demander la mort pour que cette douleur cesse. Et puis, il y a ce que vous avez évoqué, et qui est terrible dans une société, c'est le fait de se sentir de trop. La deuxième raison qui arrive dans la demande de mort, la première, c'est la souffrance, la deuxième, c'est « je suis un poids pour la société et pour ma famille ». Eh bien, une société qui dit « il y a des hommes et des femmes qui sont de trop dans la société », eh bien, c'est une société qui se perd. Il faut qu'on dise à chacun, au plus vulnérable, à celui qui est en fin de vie, à celui qui a perdu ses facultés cognitives, « tu vaux encore pour nous » et que dans le regard de l'autre, il y ait cette capacité à dire « tu es encore humain, tu es encore une personne humaine et je te respecte en tant que tel ». »
Europe 1 — L'interview politique du week-end · Fin de vie : «Il faut développer les soins palliatifs», réclame Jean LeonettiVérifier à 7:01
« Oui, elle est franchie. Elle est franchie par les députés qui ont fait une loi extrêmement permissive, mais même par les sénateurs, si j'ose dire, parce qu'ils ont essayé de faire un compromis, limiter les effets de donner la mort en fin de vie. Mais en réalité, on ne peut pas éviter de considérer que donner la mort à l'autre est une transgression majeure et que c'est une rupture à la fois législative, médicale et anthropologique. Donc oui, je pense qu'avoir des limites, avoir des lignes jaunes, se dire « je vais soulager et je ne vais pas donner la mort », c'est une option qui est bien sûr plus complexe, qui nécessite plus de moyens, plus d'humains, mais qui, à mon avis, est la seule voie possible pour ne pas diviser les Français, au contraire, les rassembler. Ce qui est évident aujourd'hui, c'est qu'il faut développer les soins palliatifs. Et bien que le gouvernement nous dise qu'on va les développer, on constate que ça stagne et que les avancées sont minimes. »
Europe 1 — L'interview politique du week-end · Fin de vie : «Il faut développer les soins palliatifs», réclame Jean LeonettiVérifier à 1:14
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes31 janv. 2018 au 24 janv. 2026 · 31 observations33 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Oui, c'est important, parce qu'en fait, c'est un conflit de valeurs, l'éthique. Et là, on a un conflit de valeurs entre la liberté de celui qui dit « c'est mon choix, c'est ma vie », et celui qui dit « je te protège malgré toi ». Et donc, c'est au fond, l'individu contre le collectif, ou plutôt le collectif qui dit « je vais te protéger, et je vais t'aider, même si tu te trouves dans une situation dans laquelle tu me réclames la mort ». Et effectivement, pourquoi on est dans cette situation ? Parce que la liberté, c'est compliqué à définir. Est-ce que celui qui dit « je veux mourir », est-ce qu'il veut vraiment mourir, ou est-ce qu'il passe un message « je ne veux plus souffrir comme je souffre à l'heure actuelle, je ne veux pas être abandonné ». Et donc, effectivement, le discernement, il est altéré dans la souffrance. Quand vous avez une douleur atroce, vous êtes prêt à prendre n'importe quoi, et même à demander la mort pour que cette douleur cesse. Et puis, il y a ce que vous avez évoqué, et qui est terrible dans une société, c'est le fait de se sentir de trop. La deuxième raison qui arrive dans la demande de mort, la première, c'est la souffrance, la deuxième, c'est « je suis un poids pour la société et pour ma famille ». Eh bien, une société qui dit « il y a des hommes et des femmes qui sont de trop dans la société », eh bien, c'est une société qui se perd. Il faut qu'on dise à chacun, au plus vulnérable, à celui qui est en fin de vie, à celui qui a perdu ses facultés cognitives, « tu vaux encore pour nous » et que dans le regard de l'autre, il y ait cette capacité à dire « tu es encore humain, tu es encore une personne humaine et je te respecte en tant que tel ». »
Europe 1 — L'interview politique du week-end · Fin de vie : «Il faut développer les soins palliatifs», réclame Jean LeonettiVérifier à 7:01Voir 2 autres passages
« – Oui, c'est important, parce qu'en fait, c'est un conflit de valeurs, l'éthique. Et là, on a un conflit de valeurs entre la liberté de celui qui dit « c'est mon choix, c'est ma vie », et celui qui dit « je te protège malgré toi ». Et donc, c'est au fond, l'individu contre le collectif, ou plutôt le collectif qui dit « je vais te protéger, et je vais t'aider, même si tu te trouves dans une situation dans laquelle tu me réclames la mort ». Et effectivement, pourquoi on est dans cette situation ? Parce que la liberté, c'est compliqué à définir. Est-ce que celui qui dit « je veux mourir », est-ce qu'il veut vraiment mourir, ou est-ce qu'il passe un message « je ne veux plus souffrir comme je souffre à l'heure actuelle, je ne veux pas être abandonné ». Et donc, effectivement, le discernement, il est altéré dans la souffrance. Quand vous avez une douleur atroce, vous êtes prêt à prendre n'importe quoi, et même à demander la mort pour que cette douleur cesse. Et puis, il y a ce que vous avez évoqué, et qui est terrible dans une société, c'est le fait de se sentir de trop. La deuxième raison qui arrive dans la demande de mort, la première, c'est la souffrance, la deuxième, c'est « je suis un poids pour la société et pour ma famille ». Eh bien, une société qui dit « il y a des hommes et des femmes qui sont de trop dans la société », eh bien, c'est une société qui se perd. Il faut qu'on dise à chacun, au plus vulnérable, à celui qui est en fin de vie, à celui qui a perdu ses facultés cognitives, « tu vaux encore pour nous » et que dans le regard de l'autre, il y ait cette capacité à dire « tu es encore humain, tu es encore une personne humaine et je te respecte en tant que tel ». »
Europe 1 — L'interview politique du week-end · Fin de vie : «Il faut développer les soins palliatifs», réclame Jean LeonettiVérifier à 7:01
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« les sondages ne sont pas aussi tranchés que ce que l'on veut dire. On part de l'idée, les Français veulent l'euthanasie et le suicide assisté. Regardez le dernier sondage de Fondapol et on se rend compte qu'ils sont beaucoup plus nuancés. Ils veulent surtout ne pas souffrir et être accompagnés. »
Europe 1 — L'interview politique du week-end · Fin de vie : «Il faut développer les soins palliatifs», réclame Jean LeonettiVérifier à 9:00Voir 2 autres passages
« les sondages ne sont pas aussi tranchés que ce que l'on veut dire. On part de l'idée, les Français veulent l'euthanasie et le suicide assisté. Regardez le dernier sondage de Fondapol et on se rend compte qu'ils sont beaucoup plus nuancés. Ils veulent surtout ne pas souffrir et être accompagnés. »
Europe 1 — L'interview politique du week-end · Fin de vie : «Il faut développer les soins palliatifs», réclame Jean LeonettiVérifier à 9:00
« Alors, ce n'est pas faux ce que vous dites quand on simplifie le sujet et quand on ne l'approfondit pas. Par exemple, les soins palliatifs ne se développent pas. Le gouvernement prend l'engagement de les développer. En réalité, on s'aperçoit qu'il n'y a rien dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale, ni cette année, ni l'année précédente, sur laquelle il y avait un engagement. Vous avez 20 départements dans lesquels il n'y a pas de soins palliatifs. Pas du tout. Et on sait que si vous êtes pris en charge dans les soins palliatifs, vous avez beaucoup moins de demandes de mort. Il y a même des médecins qui disent qu'il n'y en a plus. Donc, si je suis pris en charge, si on me respecte, si à la fois je suis respecté dans ma dignité, dans ma demande d'accompagnement et de non-souffrance, à ce moment-là, je ne demande plus la mort. Si vous légalisez demain le droit à donner la mort, vous aurez une inégalité devant la loi et une inégalité sur le terrain. Il y aura des départements où il y aura plus de demandes de mort parce qu'il y aura moins de prise en charge médicale. Et si vous voyez, par exemple, en inspirant-nous de ce qui se passe dans d'autres pays, si vous voyez, par exemple, au Canada, pourquoi l'euthanasie et le suicide assisté progressent jusqu'à presque 8% des morts sont des morts provoquées par la société, eh bien, on se rend compte que c'est parce qu'il y a une diminution de la prise en charge médicale. Donc, si je vous abandonne et que je vous laisse souffrir, bien sûr que vous allez demander la mort. Et si je vous accompagne et que je ne vous laisse pas souffrir, alors la demande de mort diminue. Donc, la priorité des priorités, ce n'est pas de faire un texte de loi sur les soins palliatifs, c'est de donner les moyens pour que les soins palliatifs se mettent en place. Il y a un leurre dans cette loi sur les soins palliatifs. Franchement, une loi dans ce domaine ne sert à rien. Donnons les moyens, ayons la volonté politique de développer des soins palliatifs en France. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités31 janv. 2018 au 24 janv. 2026 · 23 observations24 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, elle est franchie. Elle est franchie par les députés qui ont fait une loi extrêmement permissive, mais même par les sénateurs, si j'ose dire, parce qu'ils ont essayé de faire un compromis, limiter les effets de donner la mort en fin de vie. Mais en réalité, on ne peut pas éviter de considérer que donner la mort à l'autre est une transgression majeure et que c'est une rupture à la fois législative, médicale et anthropologique. Donc oui, je pense qu'avoir des limites, avoir des lignes jaunes, se dire « je vais soulager et je ne vais pas donner la mort », c'est une option qui est bien sûr plus complexe, qui nécessite plus de moyens, plus d'humains, mais qui, à mon avis, est la seule voie possible pour ne pas diviser les Français, au contraire, les rassembler. Ce qui est évident aujourd'hui, c'est qu'il faut développer les soins palliatifs. Et bien que le gouvernement nous dise qu'on va les développer, on constate que ça stagne et que les avancées sont minimes. »
Europe 1 — L'interview politique du week-end · Fin de vie : «Il faut développer les soins palliatifs», réclame Jean LeonettiVérifier à 1:14Voir 2 autres passages
« Alors, faut-il que les lois répondent à toutes les situations ? Il y a toujours une situation individuelle qui s'inscrit dans une règle générale. Donc, la règle générale, effectivement, dire qu'on ne doit pas abandonner les personnes vulnérables, une règle qui dit qu'on ne doit pas laisser souffrir une personne en souffrance, en fin de vie, une règle qui dit qu'on ne doit pas prolonger anormalement une vie purement végétative ou purement biologique, c'est des règles qui s'adressent à tout le monde. Après, est-ce que dans tel cas particulier, je réponds à la demande de la personne en particulier ? Pas forcément. Regardez au Canada cette situation très particulière dans laquelle il y a un homme, il dit j'ai de l'arthrose, je ne suis pas bien pris en charge, j'en ai marre d'être dans mon fauteuil en souffrant à cause de l'arthrose, je demande la mort et il l'obtient. Donc, vous voyez bien que, comme je le disais une fois, les portes entre ouvertes finissent grande ouverte, à un moment donné, on se posera la question est-ce que vous avez envie de vivre ou envie de mourir ? Et donc, cette question est une question que l'on gère de manière collective alors que c'est une question individuelle. Je m'explique. Le suicide, aujourd'hui, c'est une situation qui est entre guillemets autorisée par la loi. Si je me suicide, je vais à l'hôpital et je suis réanimé, je n'aurai pas de poursuite pénale. On ne considère pas que j'ai porté atteinte à ma vie et que c'est répréhensible. Mais pour autant, si je dis à quelqu'un je vais me suicider et qu'il essaie de m'empêcher de me suicider, son attitude est logique. Donc, l'individu a le droit de se donner la mort, le droit à la liberté, mais il n'a pas le droit créance, c'est-à-dire le droit d'exiger de la société qu'elle lui donne la mort. Ça fait partie d'un corpus législatif équilibré en France. Oui, j'ai le droit d'aller et de venir, mais je n'ai pas le droit d'exiger. Et qu'est-ce que c'est que j'ai le droit d'exiger d'une société ? Une seule chose, le droit à la vie. J'ai le droit à la dignité et la vie parce que je suis en France et parce que je suis dans un pays évolué. Donc, ça serait assez paradoxal qu'on crée un droit à la mort qui serait un pendant du droit à la vie et qui viendrait altérer ce droit fondamental. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, elle est franchie. Elle est franchie par les députés qui ont fait une loi extrêmement permissive, mais même par les sénateurs, si j'ose dire, parce qu'ils ont essayé de faire un compromis, limiter les effets de donner la mort en fin de vie. Mais en réalité, on ne peut pas éviter de considérer que donner la mort à l'autre est une transgression majeure et que c'est une rupture à la fois législative, médicale et anthropologique. Donc oui, je pense qu'avoir des limites, avoir des lignes jaunes, se dire « je vais soulager et je ne vais pas donner la mort », c'est une option qui est bien sûr plus complexe, qui nécessite plus de moyens, plus d'humains, mais qui, à mon avis, est la seule voie possible pour ne pas diviser les Français, au contraire, les rassembler. Ce qui est évident aujourd'hui, c'est qu'il faut développer les soins palliatifs. Et bien que le gouvernement nous dise qu'on va les développer, on constate que ça stagne et que les avancées sont minimes. »
Europe 1 — L'interview politique du week-end · Fin de vie : «Il faut développer les soins palliatifs», réclame Jean LeonettiVérifier à 1:14Voir 2 autres passages
« si on me demande mon avis, je le donne, mais malheureusement, j'ai bien l'impression qu'au Sénat comme à l'Assemblée nationale, il est devenu minoritaire. Vous avez un président de la République qui en fait un marqueur de son mandat et c'est très embêtant, je dirais, c'est très déstabilisant d'avoir le président de la République qui dit la marque de mon mandat, ça sera que j'aurai autorisé le thalasi. Il le dit en disant il faut être utile. Donc, quand on a un mandat sur lequel on a des difficultés à avoir des marqueurs sociaux, croissance, économique, sous-renté, etc., mettre ça en exergue, alors que ça n'est pas la priorité des Français qui sont inquiets pour leur avenir, ce qui est logique compte tenu du chaos que l'on constate au niveau national, je pense que c'est une dérive grave. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Arrivée de la loi fin de vie au Sénat : la réaction de Jean LeonettiVérifier à 17:39
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« D'abord parce qu'on a peur de mourir, mais plus encore que de mourir, on a peur de souffrir avant de mourir. Ce qui est encore malheureusement le cas en France, avec un développement insuffisant des soins palliatifs. Ce n'est pas qu'accompagner les soins palliatifs, c'est soulager, c'est empêcher la souffrance. Et les lois que nous avons votées, qui ont été votées à l'unanimité, elles disent interdiction de la souffrance. Et on va même plus loin puisqu'on dit qu'on doit soulager la souffrance même si cela doit hâter la mort. Donc on a un cadre qui est à la fois un cadre restrictif, mais aussi un cadre permissible. On ne doit pas souffrir avant de mourir. Et si on développe les soins palliatifs, on peut aboutir à cet objectif. Mais après, la peur de mourir s'est substituée dans le monde occidental et évolué par une peur de souffrir ou une peur de la déchéance. Et donc c'est cette peur-là de la fragilité qui fait qu'il y a certaines personnes qui pensent, et à juste titre, que si je vous dis, vous allez mourir dans un mois et vous allez souffrir pendant tout ce mois, est-ce que vous préférez mourir maintenant ou dans un mois ? Vous allez dire, je préfère mourir maintenant. Et on pose le problème dans une alternative qui ne doit pas être posée. On doit dire, jusqu'au bout, je ne t'abandonnerai pas, je ne te laisserai pas souffrir, et je ne te prolongerai pas de manière anormale par un acharnement thérapeutique. Si cet engagement a été tenu, je pense qu'on changerait d'avis. La preuve, c'est que dans les soins palliatifs, les gens qui sont hospitalisés en soins palliatifs, la demande de mort, elle est divisée par dix. Ça veut bien dire que le préalable à tout débat sur l'euthanasie ou le suicide assisté doit être le développement des soins palliatifs. Et malheureusement, on est dans une période de restriction budgétaire et on voit bien que ça ne se fera pas. Et donc, on fait une loi par défaut qui dit, puisque je ne peux pas vous donner de soulagement et de soins palliatifs, je vous propose une alternative et l'alternative, c'est la mort. »
Europe 1 — L'interview politique du week-end · Fin de vie : «Il faut développer les soins palliatifs», réclame Jean LeonettiVérifier à 3:00Voir 2 autres passages
« – C'est légitime, en dehors de la culture médicale, la culture des soins palliatifs, c'est accompagner, soulager, ne pas prolonger, c'est en aucun cas infliger la mort à l'autre. D'ailleurs, vous l'avez évoqué en début d'interview, vous dites, on essaie de dire aide active à mourir, parce qu'on a du mal à exprimer le fait qu'on va donner la mort à quelqu'un d'autre. – On a du mal à dire les mots, on a du mal à parler d'euthanasie, on a du mal à parler de suicide assisté, on préfère essayer de trouver des formules qui donnent l'impression qu'on accompagne. Non, on n'accompagne pas. Le soin, c'est le soin. Donner la mort, ça n'est pas un soin. Et donc, la preuve, c'est que ça arrête le soin, puisque ça arrête la vie. »
Europe 1 — L'interview politique du week-end · Fin de vie : «Il faut développer les soins palliatifs», réclame Jean LeonettiVérifier à 5:39
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« D'abord parce qu'on a peur de mourir, mais plus encore que de mourir, on a peur de souffrir avant de mourir. Ce qui est encore malheureusement le cas en France, avec un développement insuffisant des soins palliatifs. Ce n'est pas qu'accompagner les soins palliatifs, c'est soulager, c'est empêcher la souffrance. Et les lois que nous avons votées, qui ont été votées à l'unanimité, elles disent interdiction de la souffrance. Et on va même plus loin puisqu'on dit qu'on doit soulager la souffrance même si cela doit hâter la mort. Donc on a un cadre qui est à la fois un cadre restrictif, mais aussi un cadre permissible. On ne doit pas souffrir avant de mourir. Et si on développe les soins palliatifs, on peut aboutir à cet objectif. Mais après, la peur de mourir s'est substituée dans le monde occidental et évolué par une peur de souffrir ou une peur de la déchéance. Et donc c'est cette peur-là de la fragilité qui fait qu'il y a certaines personnes qui pensent, et à juste titre, que si je vous dis, vous allez mourir dans un mois et vous allez souffrir pendant tout ce mois, est-ce que vous préférez mourir maintenant ou dans un mois ? Vous allez dire, je préfère mourir maintenant. Et on pose le problème dans une alternative qui ne doit pas être posée. On doit dire, jusqu'au bout, je ne t'abandonnerai pas, je ne te laisserai pas souffrir, et je ne te prolongerai pas de manière anormale par un acharnement thérapeutique. Si cet engagement a été tenu, je pense qu'on changerait d'avis. La preuve, c'est que dans les soins palliatifs, les gens qui sont hospitalisés en soins palliatifs, la demande de mort, elle est divisée par dix. Ça veut bien dire que le préalable à tout débat sur l'euthanasie ou le suicide assisté doit être le développement des soins palliatifs. Et malheureusement, on est dans une période de restriction budgétaire et on voit bien que ça ne se fera pas. Et donc, on fait une loi par défaut qui dit, puisque je ne peux pas vous donner de soulagement et de soins palliatifs, je vous propose une alternative et l'alternative, c'est la mort. »
Europe 1 — L'interview politique du week-end · Fin de vie : «Il faut développer les soins palliatifs», réclame Jean LeonettiVérifier à 3:00Voir 2 autres passages
« Il y a plusieurs explications. Il y a une des explications qui est sociétale. C'est que nous sommes dans un monde dans lequel l'individualisme prime sur les règles collectives. Et c'est une évolution des démocraties modernes. C'est-à-dire, c'est plutôt, c'est mon choix, plutôt que de dire, qu'est-ce que c'est la règle ? Sans se rendre compte que si chacun fait son choix, il n'y a plus de règles, et il n'y a plus de respect de la règle. Donc ça, c'est la première chose. Probablement une évolution individualiste de la société, comme le disait Arendt, une société des individus. Après, le deuxième point, c'est des expériences violentes et douloureuses. Il y a des hommes et des femmes, je les ai vécues à l'Assemblée nationale, qui ont, au fond de leur cœur, le remords, le regret, la souffrance d'avoir perdu un être cher qui a été abandonné, qui n'a pas été accompagné comme il le fallait, qu'on a laissé souffrir, ou qu'on n'a pas pris en charge. Et je pense que cette situation-là vous marque à vie. À vie, vous allez dire, mon père, ma mère, mon frère ne devait pas mourir comme ça. Il aurait mieux valu qu'il meure 15 jours avant. Il aurait mieux valu qu'il meure trois mois avant. Et donc, c'est une société qui, après avoir pratiquement aboli, sur le plan de la société, le deuil, le deuil est plus porté, il est plus visible, eh bien, elle voudrait supprimer ce qui précède la mort. Comme si la mort était, non pas un problème médical, mais la mort, c'est le tragique de la vie. Et cette mort, ça serait, dans l'idéal, elle interviendrait de manière inopinée, sans qu'on la voit arriver. Et au fond, on aboutirait non pas à ce que la personne meure, mais à ce qu'elle disparaisse. Et d'ailleurs, c'est un mot qui est quelquefois utilisé. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Arrivée de la loi fin de vie au Sénat : la réaction de Jean LeonettiVérifier à 6:44
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« D'abord parce qu'on a peur de mourir, mais plus encore que de mourir, on a peur de souffrir avant de mourir. Ce qui est encore malheureusement le cas en France, avec un développement insuffisant des soins palliatifs. Ce n'est pas qu'accompagner les soins palliatifs, c'est soulager, c'est empêcher la souffrance. Et les lois que nous avons votées, qui ont été votées à l'unanimité, elles disent interdiction de la souffrance. Et on va même plus loin puisqu'on dit qu'on doit soulager la souffrance même si cela doit hâter la mort. Donc on a un cadre qui est à la fois un cadre restrictif, mais aussi un cadre permissible. On ne doit pas souffrir avant de mourir. Et si on développe les soins palliatifs, on peut aboutir à cet objectif. Mais après, la peur de mourir s'est substituée dans le monde occidental et évolué par une peur de souffrir ou une peur de la déchéance. Et donc c'est cette peur-là de la fragilité qui fait qu'il y a certaines personnes qui pensent, et à juste titre, que si je vous dis, vous allez mourir dans un mois et vous allez souffrir pendant tout ce mois, est-ce que vous préférez mourir maintenant ou dans un mois ? Vous allez dire, je préfère mourir maintenant. Et on pose le problème dans une alternative qui ne doit pas être posée. On doit dire, jusqu'au bout, je ne t'abandonnerai pas, je ne te laisserai pas souffrir, et je ne te prolongerai pas de manière anormale par un acharnement thérapeutique. Si cet engagement a été tenu, je pense qu'on changerait d'avis. La preuve, c'est que dans les soins palliatifs, les gens qui sont hospitalisés en soins palliatifs, la demande de mort, elle est divisée par dix. Ça veut bien dire que le préalable à tout débat sur l'euthanasie ou le suicide assisté doit être le développement des soins palliatifs. Et malheureusement, on est dans une période de restriction budgétaire et on voit bien que ça ne se fera pas. Et donc, on fait une loi par défaut qui dit, puisque je ne peux pas vous donner de soulagement et de soins palliatifs, je vous propose une alternative et l'alternative, c'est la mort. »
Europe 1 — L'interview politique du week-end · Fin de vie : «Il faut développer les soins palliatifs», réclame Jean LeonettiVérifier à 3:00Voir 2 autres passages
« Ce n'est qu'une partie. Citoyens tirés au sort, plus un débat dans chaque comité régional d'éthique, plus un débat sur Internet, à la fin, vous avez un foisonnement d'idées, de possibilités. Le débat citoyen, ils vont être tirés au sort, mais il y a un biais statistique. Le biais, il est simple, c'est que vous êtes tirés au sort demain. Et on vous dit, est-ce que ça vous intéresse de venir trois jours par semaine pendant trois fois pour débattre de la fin de vie ? Si vous n'êtes pas un militant de ce sujet, vous avez votre vie familiale, votre travail, vous allez dire non. Et donc, c'est les gens les plus impliqués qui vont venir. Et donc, c'est une méthode qui est intéressante, mais qui ne peut pas être unique, parce qu'elle est clivante. Forcément, c'est les gens qui seront les plus, entre guillemets, pour et les plus contre qui vont venir dans ce débat citoyen. Donc, il me semble que si on veut vraiment un débat public apaisé, il faut multiplier les méthodes. Et dans les états généraux, en 2011, on a mis trois méthodes. La première méthode, c'est effectivement le tirage au sort. Mais il y a aussi le débat citoyen dans chaque ville importante. Et puis, il y a aussi le débat sur Internet, où chacun peut apporter sa contribution. Les états généraux de 2011, c'est 70 000 Français qui ont parlé. Ce n'est pas 150 ou 120 Français. 70 000 Français, ça pèse plus, évidemment, que le tirage au sort de quelques personnes qui, forcément, ne viennent que s'ils sont motivés. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Convention citoyenne sur la fin de vie : la réaction de Jean LeonettiVérifier à 9:52
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Oui, c'est important, parce qu'en fait, c'est un conflit de valeurs, l'éthique. Et là, on a un conflit de valeurs entre la liberté de celui qui dit « c'est mon choix, c'est ma vie », et celui qui dit « je te protège malgré toi ». Et donc, c'est au fond, l'individu contre le collectif, ou plutôt le collectif qui dit « je vais te protéger, et je vais t'aider, même si tu te trouves dans une situation dans laquelle tu me réclames la mort ». Et effectivement, pourquoi on est dans cette situation ? Parce que la liberté, c'est compliqué à définir. Est-ce que celui qui dit « je veux mourir », est-ce qu'il veut vraiment mourir, ou est-ce qu'il passe un message « je ne veux plus souffrir comme je souffre à l'heure actuelle, je ne veux pas être abandonné ». Et donc, effectivement, le discernement, il est altéré dans la souffrance. Quand vous avez une douleur atroce, vous êtes prêt à prendre n'importe quoi, et même à demander la mort pour que cette douleur cesse. Et puis, il y a ce que vous avez évoqué, et qui est terrible dans une société, c'est le fait de se sentir de trop. La deuxième raison qui arrive dans la demande de mort, la première, c'est la souffrance, la deuxième, c'est « je suis un poids pour la société et pour ma famille ». Eh bien, une société qui dit « il y a des hommes et des femmes qui sont de trop dans la société », eh bien, c'est une société qui se perd. Il faut qu'on dise à chacun, au plus vulnérable, à celui qui est en fin de vie, à celui qui a perdu ses facultés cognitives, « tu vaux encore pour nous » et que dans le regard de l'autre, il y ait cette capacité à dire « tu es encore humain, tu es encore une personne humaine et je te respecte en tant que tel ». »
Europe 1 — L'interview politique du week-end · Fin de vie : «Il faut développer les soins palliatifs», réclame Jean LeonettiVérifier à 7:01Voir 2 autres passages
« C'est un pas vers un ailleurs, mais enfin, il était quand même assez prévisible. Le Comité Consultatif National d'Ethique a toujours été très réticent, pour ne pas dire opposé, au fait de donner la mort à un malade. En revanche, comme on ne pouvait pas changer l'avis du Comité d'Ethique, on a changé les membres du Comité d'Ethique. Et on a changé le Président. Et le Président est favorable à l'euthanasie. Et donc, il n'est pas étonnant qu'il y ait une partie du Comité d'Ethique qui se prononce en faveur d'une aide active à mourir. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Convention citoyenne sur la fin de vie : la réaction de Jean LeonettiVérifier à 5:57
« C'est un pas vers un ailleurs, mais enfin, il était quand même assez prévisible. Le Comité Consultatif National d'Ethique a toujours été très réticent, pour ne pas dire opposé, au fait de donner la mort à un malade. En revanche, comme on ne pouvait pas changer l'avis du Comité d'Ethique, on a changé les membres du Comité d'Ethique. Et on a changé le Président. Et le Président est favorable à l'euthanasie. Et donc, il n'est pas étonnant qu'il y ait une partie du Comité d'Ethique qui se prononce en faveur d'une aide active à mourir. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Les deux textes ont été votés à l'unanimité. Et ils ont été votés à l'unanimité parce qu'ils disaient trois choses simples que je viens de rappeler. Je ne t'abandonnerai pas, je ne te laisserai pas souffrir, je ne te prolongerai pas de manière anormale. On sait très bien qu'aujourd'hui, les techniques médicales peuvent amener à des survies qui sont insupportables parce qu'elles sont uniquement biologiques et qu'elles entraînent à la fois souffrance et aucune perspective d'espérance. Donc, ce texte, il était sur cette philosophie. Le premier comme le second. Et puis, la différence, c'est que donner la mort à autrui est une transgression majeure. Et c'est une rupture majeure. Pas uniquement avec notre culture judéo-chrétienne. C'est une rupture majeure avec l'engagement médical. L'engagement médical, en général, c'est prolonger la vie et améliorer la qualité de la vie. C'est ça, l'engagement médical. Mais pour autant, vous... L'engagement législatif, regardez notre loi, notre loi, elle dit qu'on n'a pas le droit de ne pas porter assistance à une personne en danger. Et quand vous regardez le texte de l'Assemblée nationale, on ne serait condamné si on essaye de persuader quelqu'un de ne pas aller vers le suicide assisté. Donc, on voit bien qu'on est dans une rupture qui est profonde et anthropologique. Il y a une transgression majeure dans la vie humaine, voilà, et dans l'humanité, qu'elle soit avec la foi ou sans la foi, si on ne donne pas la mort à l'autre. Et on ne donne pas la mort, en particulier, aux plus vulnérables. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Arrivée de la loi fin de vie au Sénat : la réaction de Jean LeonettiVérifier à 2:35Voir 2 autres passages
« Alors, faut-il que les lois répondent à toutes les situations ? Il y a toujours une situation individuelle qui s'inscrit dans une règle générale. Donc, la règle générale, effectivement, dire qu'on ne doit pas abandonner les personnes vulnérables, une règle qui dit qu'on ne doit pas laisser souffrir une personne en souffrance, en fin de vie, une règle qui dit qu'on ne doit pas prolonger anormalement une vie purement végétative ou purement biologique, c'est des règles qui s'adressent à tout le monde. Après, est-ce que dans tel cas particulier, je réponds à la demande de la personne en particulier ? Pas forcément. Regardez au Canada cette situation très particulière dans laquelle il y a un homme, il dit j'ai de l'arthrose, je ne suis pas bien pris en charge, j'en ai marre d'être dans mon fauteuil en souffrant à cause de l'arthrose, je demande la mort et il l'obtient. Donc, vous voyez bien que, comme je le disais une fois, les portes entre ouvertes finissent grande ouverte, à un moment donné, on se posera la question est-ce que vous avez envie de vivre ou envie de mourir ? Et donc, cette question est une question que l'on gère de manière collective alors que c'est une question individuelle. Je m'explique. Le suicide, aujourd'hui, c'est une situation qui est entre guillemets autorisée par la loi. Si je me suicide, je vais à l'hôpital et je suis réanimé, je n'aurai pas de poursuite pénale. On ne considère pas que j'ai porté atteinte à ma vie et que c'est répréhensible. Mais pour autant, si je dis à quelqu'un je vais me suicider et qu'il essaie de m'empêcher de me suicider, son attitude est logique. Donc, l'individu a le droit de se donner la mort, le droit à la liberté, mais il n'a pas le droit créance, c'est-à-dire le droit d'exiger de la société qu'elle lui donne la mort. Ça fait partie d'un corpus législatif équilibré en France. Oui, j'ai le droit d'aller et de venir, mais je n'ai pas le droit d'exiger. Et qu'est-ce que c'est que j'ai le droit d'exiger d'une société ? Une seule chose, le droit à la vie. J'ai le droit à la dignité et la vie parce que je suis en France et parce que je suis dans un pays évolué. Donc, ça serait assez paradoxal qu'on crée un droit à la mort qui serait un pendant du droit à la vie et qui viendrait altérer ce droit fondamental. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
France Inter — L'invité de 8h20 · Jean Leonetti : "La légitimité de Laurent Wauquiez n'est pas contestable"Vérifier à 6:13
« D'abord parce qu'on a peur de mourir, mais plus encore que de mourir, on a peur de souffrir avant de mourir. Ce qui est encore malheureusement le cas en France, avec un développement insuffisant des soins palliatifs. Ce n'est pas qu'accompagner les soins palliatifs, c'est soulager, c'est empêcher la souffrance. Et les lois que nous avons votées, qui ont été votées à l'unanimité, elles disent interdiction de la souffrance. Et on va même plus loin puisqu'on dit qu'on doit soulager la souffrance même si cela doit hâter la mort. Donc on a un cadre qui est à la fois un cadre restrictif, mais aussi un cadre permissible. On ne doit pas souffrir avant de mourir. Et si on développe les soins palliatifs, on peut aboutir à cet objectif. Mais après, la peur de mourir s'est substituée dans le monde occidental et évolué par une peur de souffrir ou une peur de la déchéance. Et donc c'est cette peur-là de la fragilité qui fait qu'il y a certaines personnes qui pensent, et à juste titre, que si je vous dis, vous allez mourir dans un mois et vous allez souffrir pendant tout ce mois, est-ce que vous préférez mourir maintenant ou dans un mois ? Vous allez dire, je préfère mourir maintenant. Et on pose le problème dans une alternative qui ne doit pas être posée. On doit dire, jusqu'au bout, je ne t'abandonnerai pas, je ne te laisserai pas souffrir, et je ne te prolongerai pas de manière anormale par un acharnement thérapeutique. Si cet engagement a été tenu, je pense qu'on changerait d'avis. La preuve, c'est que dans les soins palliatifs, les gens qui sont hospitalisés en soins palliatifs, la demande de mort, elle est divisée par dix. Ça veut bien dire que le préalable à tout débat sur l'euthanasie ou le suicide assisté doit être le développement des soins palliatifs. Et malheureusement, on est dans une période de restriction budgétaire et on voit bien que ça ne se fera pas. Et donc, on fait une loi par défaut qui dit, puisque je ne peux pas vous donner de soulagement et de soins palliatifs, je vous propose une alternative et l'alternative, c'est la mort. »
Europe 1 — L'interview politique du week-end · Fin de vie : «Il faut développer les soins palliatifs», réclame Jean LeonettiVérifier à 3:00
RCF — L'Invité de la Matinale · Arrivée de la loi fin de vie au Sénat : la réaction de Jean LeonettiVérifier à 4:25
RCF — L'Invité de la Matinale · Arrivée de la loi fin de vie au Sénat : la réaction de Jean LeonettiVérifier à 12:26
« Alors, faut-il que les lois répondent à toutes les situations ? Il y a toujours une situation individuelle qui s'inscrit dans une règle générale. Donc, la règle générale, effectivement, dire qu'on ne doit pas abandonner les personnes vulnérables, une règle qui dit qu'on ne doit pas laisser souffrir une personne en souffrance, en fin de vie, une règle qui dit qu'on ne doit pas prolonger anormalement une vie purement végétative ou purement biologique, c'est des règles qui s'adressent à tout le monde. Après, est-ce que dans tel cas particulier, je réponds à la demande de la personne en particulier ? Pas forcément. Regardez au Canada cette situation très particulière dans laquelle il y a un homme, il dit j'ai de l'arthrose, je ne suis pas bien pris en charge, j'en ai marre d'être dans mon fauteuil en souffrant à cause de l'arthrose, je demande la mort et il l'obtient. Donc, vous voyez bien que, comme je le disais une fois, les portes entre ouvertes finissent grande ouverte, à un moment donné, on se posera la question est-ce que vous avez envie de vivre ou envie de mourir ? Et donc, cette question est une question que l'on gère de manière collective alors que c'est une question individuelle. Je m'explique. Le suicide, aujourd'hui, c'est une situation qui est entre guillemets autorisée par la loi. Si je me suicide, je vais à l'hôpital et je suis réanimé, je n'aurai pas de poursuite pénale. On ne considère pas que j'ai porté atteinte à ma vie et que c'est répréhensible. Mais pour autant, si je dis à quelqu'un je vais me suicider et qu'il essaie de m'empêcher de me suicider, son attitude est logique. Donc, l'individu a le droit de se donner la mort, le droit à la liberté, mais il n'a pas le droit créance, c'est-à-dire le droit d'exiger de la société qu'elle lui donne la mort. Ça fait partie d'un corpus législatif équilibré en France. Oui, j'ai le droit d'aller et de venir, mais je n'ai pas le droit d'exiger. Et qu'est-ce que c'est que j'ai le droit d'exiger d'une société ? Une seule chose, le droit à la vie. J'ai le droit à la dignité et la vie parce que je suis en France et parce que je suis dans un pays évolué. Donc, ça serait assez paradoxal qu'on crée un droit à la mort qui serait un pendant du droit à la vie et qui viendrait altérer ce droit fondamental. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Arrivée de la loi fin de vie au Sénat : la réaction de Jean LeonettiVérifier à 12:26
« Alors, faut-il que les lois répondent à toutes les situations ? Il y a toujours une situation individuelle qui s'inscrit dans une règle générale. Donc, la règle générale, effectivement, dire qu'on ne doit pas abandonner les personnes vulnérables, une règle qui dit qu'on ne doit pas laisser souffrir une personne en souffrance, en fin de vie, une règle qui dit qu'on ne doit pas prolonger anormalement une vie purement végétative ou purement biologique, c'est des règles qui s'adressent à tout le monde. Après, est-ce que dans tel cas particulier, je réponds à la demande de la personne en particulier ? Pas forcément. Regardez au Canada cette situation très particulière dans laquelle il y a un homme, il dit j'ai de l'arthrose, je ne suis pas bien pris en charge, j'en ai marre d'être dans mon fauteuil en souffrant à cause de l'arthrose, je demande la mort et il l'obtient. Donc, vous voyez bien que, comme je le disais une fois, les portes entre ouvertes finissent grande ouverte, à un moment donné, on se posera la question est-ce que vous avez envie de vivre ou envie de mourir ? Et donc, cette question est une question que l'on gère de manière collective alors que c'est une question individuelle. Je m'explique. Le suicide, aujourd'hui, c'est une situation qui est entre guillemets autorisée par la loi. Si je me suicide, je vais à l'hôpital et je suis réanimé, je n'aurai pas de poursuite pénale. On ne considère pas que j'ai porté atteinte à ma vie et que c'est répréhensible. Mais pour autant, si je dis à quelqu'un je vais me suicider et qu'il essaie de m'empêcher de me suicider, son attitude est logique. Donc, l'individu a le droit de se donner la mort, le droit à la liberté, mais il n'a pas le droit créance, c'est-à-dire le droit d'exiger de la société qu'elle lui donne la mort. Ça fait partie d'un corpus législatif équilibré en France. Oui, j'ai le droit d'aller et de venir, mais je n'ai pas le droit d'exiger. Et qu'est-ce que c'est que j'ai le droit d'exiger d'une société ? Une seule chose, le droit à la vie. J'ai le droit à la dignité et la vie parce que je suis en France et parce que je suis dans un pays évolué. Donc, ça serait assez paradoxal qu'on crée un droit à la mort qui serait un pendant du droit à la vie et qui viendrait altérer ce droit fondamental. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Arrivée de la loi fin de vie au Sénat : la réaction de Jean LeonettiVérifier à 12:26
« Il y a plusieurs explications. Il y a une des explications qui est sociétale. C'est que nous sommes dans un monde dans lequel l'individualisme prime sur les règles collectives. Et c'est une évolution des démocraties modernes. C'est-à-dire, c'est plutôt, c'est mon choix, plutôt que de dire, qu'est-ce que c'est la règle ? Sans se rendre compte que si chacun fait son choix, il n'y a plus de règles, et il n'y a plus de respect de la règle. Donc ça, c'est la première chose. Probablement une évolution individualiste de la société, comme le disait Arendt, une société des individus. Après, le deuxième point, c'est des expériences violentes et douloureuses. Il y a des hommes et des femmes, je les ai vécues à l'Assemblée nationale, qui ont, au fond de leur cœur, le remords, le regret, la souffrance d'avoir perdu un être cher qui a été abandonné, qui n'a pas été accompagné comme il le fallait, qu'on a laissé souffrir, ou qu'on n'a pas pris en charge. Et je pense que cette situation-là vous marque à vie. À vie, vous allez dire, mon père, ma mère, mon frère ne devait pas mourir comme ça. Il aurait mieux valu qu'il meure 15 jours avant. Il aurait mieux valu qu'il meure trois mois avant. Et donc, c'est une société qui, après avoir pratiquement aboli, sur le plan de la société, le deuil, le deuil est plus porté, il est plus visible, eh bien, elle voudrait supprimer ce qui précède la mort. Comme si la mort était, non pas un problème médical, mais la mort, c'est le tragique de la vie. Et cette mort, ça serait, dans l'idéal, elle interviendrait de manière inopinée, sans qu'on la voit arriver. Et au fond, on aboutirait non pas à ce que la personne meure, mais à ce qu'elle disparaisse. Et d'ailleurs, c'est un mot qui est quelquefois utilisé. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Arrivée de la loi fin de vie au Sénat : la réaction de Jean LeonettiVérifier à 6:44
« Il y a plusieurs explications. Il y a une des explications qui est sociétale. C'est que nous sommes dans un monde dans lequel l'individualisme prime sur les règles collectives. Et c'est une évolution des démocraties modernes. C'est-à-dire, c'est plutôt, c'est mon choix, plutôt que de dire, qu'est-ce que c'est la règle ? Sans se rendre compte que si chacun fait son choix, il n'y a plus de règles, et il n'y a plus de respect de la règle. Donc ça, c'est la première chose. Probablement une évolution individualiste de la société, comme le disait Arendt, une société des individus. Après, le deuxième point, c'est des expériences violentes et douloureuses. Il y a des hommes et des femmes, je les ai vécues à l'Assemblée nationale, qui ont, au fond de leur cœur, le remords, le regret, la souffrance d'avoir perdu un être cher qui a été abandonné, qui n'a pas été accompagné comme il le fallait, qu'on a laissé souffrir, ou qu'on n'a pas pris en charge. Et je pense que cette situation-là vous marque à vie. À vie, vous allez dire, mon père, ma mère, mon frère ne devait pas mourir comme ça. Il aurait mieux valu qu'il meure 15 jours avant. Il aurait mieux valu qu'il meure trois mois avant. Et donc, c'est une société qui, après avoir pratiquement aboli, sur le plan de la société, le deuil, le deuil est plus porté, il est plus visible, eh bien, elle voudrait supprimer ce qui précède la mort. Comme si la mort était, non pas un problème médical, mais la mort, c'est le tragique de la vie. Et cette mort, ça serait, dans l'idéal, elle interviendrait de manière inopinée, sans qu'on la voit arriver. Et au fond, on aboutirait non pas à ce que la personne meure, mais à ce qu'elle disparaisse. Et d'ailleurs, c'est un mot qui est quelquefois utilisé. »
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« Inadaptée parce que malheureusement, il y a deux méthodes pour lutter contre la Covid. Il y a la méthode médicale, c'est la vaccination, c'est les gestes barrières, c'est les traitements. Et puis, il y a une méthode qui est ancienne, je dirais presque archaïque, c'est le confinement. Et malheureusement, le confinement, pour qu'il soit efficace, il faut qu'il soit total et prolongé. Et encore, on a vu en Allemagne, on a vu en Angleterre, que même ces confinements qui étaient dans des conditions extrêmement drastiques n'apportaient des effets bénéfiques qu'à long terme, 4 semaines, 6 semaines, et de manière incomplète. Donc, on pourrait demander un confinement aux Français si, comme en Israël, on leur proposait une vaccination massive. Alors, on leur dirait, écoutez, on fait un effort, on leur donne une perspective. Et là, au bout de la perspective, 4 semaines, un mois ou 6 semaines, on leur dit, et là maintenant, revient la vie normale. Or, malheureusement, comme on a un retard considérable en matière de vaccination, on ne peut pas faire cette proposition. C'est pour ça que le mois de mars est un mois essentiel, parce qu'on est dans cette course-poursuite, avec ce course contre la montre, contre le virus. Et on voit bien que lui, il a une arme, c'est les variants, et il accélère. Et nous, malheureusement, on n'arrive pas à accélérer sur le plan de la vaccination. »
France Inter — L'invité du week-end · Jean Leonetti : "Par pitié, que l'État nous laisse organiser les choses localement"Vérifier à 1:02
RCF — L'Invité de la Matinale · Convention citoyenne sur la fin de vie : la réaction de Jean LeonettiVérifier à 5:57
RCF — L'Invité de la Matinale · Arrivée de la loi fin de vie au Sénat : la réaction de Jean LeonettiVérifier à 12:26
« D'abord, la question, c'est de savoir quel texte, puisqu'il y a un texte qui légalise l'euthanasie et le suicide assisté à l'Assemblée nationale, et un texte un peu modifié, mais qui va dans le même sens au Sénat. Et au fond, il ne faudrait pas se tromper de débat. On est dans un débat dans lequel on a l'impression de dire, qu'est-ce qui vaut mieux, le texte de l'Assemblée ou le texte du Sénat ? On s'interroge sur le comment donner la mort, alors qu'on devrait s'interroger sur le pourquoi on donne la mort, et quelles sont les réponses qu'on doit donner à cette demande éventuelle de mort. Et il y a une chose qui est terrible, c'est qu'on a fait deux textes, heureusement, parce qu'on aurait amalgamé, de manière assez perverse, le fait d'accompagner, par les soins palliatifs, la non-souffrance, l'accompagnement, la dignité de la personne jusqu'au bout de sa vie, avec le fait de lui donner la mort. Et on aurait assimilé, ce qui est un peu la situation du proposition sénatoriale, on aurait assimilé le fait de donner la mort à un soin, or soigné n'est pas tué. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Arrivée de la loi fin de vie au Sénat : la réaction de Jean LeonettiVérifier à 1:06