La France dispose d'une force de 4500 hommes en Afrique. C'est l'opération Barkhane, décidée par François Hollande il y a quelques années. Est-ce qu'elle a vocation pour vous à rester éternellement sur place pour lutter contre les djihadistes ?
Réponse directeÉternellement, bien évidemment que non. Mais aujourd'hui, si nous partons, ce sont des États fragiles, souvent insuffisamment capables de se défendre du point de vue militaire, qui s'effondreront et qui seront pris en main, si j'ose dire, par des djihadistes. Donc on doit à la fois soutenir ces États, former les cadres militaires qui permettront d'assurer leur propre défense. Souvenez-vous que le début de l'opération, c'est quand on va au Mali, parce que l'État malien était en train de s'effondrer. Et donc, heureusement que l'armée française était là. Je souhaiterais aussi qu'on ne soit pas seul, que les Européens fassent aussi leur part du boulot. Et ce n'est pas le cas aujourd'hui. Parce…
« Éternellement, bien évidemment que non. Mais aujourd'hui, si nous partons, ce sont des États fragiles, souvent insuffisamment capables de se défendre du point de vue militaire, qui s'effondreront et qui seront pris en main, si j'ose dire, par des djihadistes. Donc on doit à la fois soutenir ces États, former les cadres militaires qui permettront d'assurer leur propre défense. Souvenez-vous que le début de l'opération, c'est quand on va au Mali, parce que l'État malien était en train de s'effondrer. Et donc, heureusement que l'armée française était là. Je souhaiterais aussi qu'on ne soit pas seul, que les Européens fassent aussi leur part du boulot. Et ce n'est pas le cas aujourd'hui. Parce que quand on est au Mali, quand on est... On le voit d'ailleurs avec la libération des otages, ce n'est pas pour la France que nos soldats se battent. Bien sûr, ils se battent pour la France, mais pour la sécurité de tout le monde. Il n'y a pas eu des attentats qu'en France. Les djihadistes ne visent pas que la France. Et moi, je souhaite deux choses. D'abord que les pays, les autres pays européens, prennent leur part de responsabilité, et puis prennent aussi en charge financièrement une partie de ces opérations. Parce qu'on le voit, on paye déjà le prix du sang. Il n'y a pas de raison en plus que nous soyons les seuls à assumer le coût de l'argent. »
