Gabriel Attal — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
9 janv. 2024 au 11 mai 2026
Questions
268
Entretiens
10
Sources
10
Heures analysées
5,4 h
Répartition sur 268 questions évaluables
Réponse directe
157
Réponse partielle
42
Réponse à côté
64
Refus explicite
5
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 1 à 25 sur 268
Question 1Surveillante tuée à Nogent: l'interview de Gabriel Attal en intégralité
au gouvernement pour cela quand on voit cet après-midi François Bayrou qui répète une nouvelle fois la question des portiques comme il avait pu le faire fin avril. Vous avez confiance en le gouvernement de François Bayrou pour mener cet agenda-là ?
Réponse directe
J'ai vu que la loi que j'ai proposée contre la délinquance des mineurs, c'est ce gouvernement qu'il a inscrit à l'ordre du jour à l'Assemblée nationale et qui a permis son adoption. Le gouvernement précédent ne l'avait pas fait. Donc, en l'occurrence, j'ai plutôt une démonstration qui a une volonté sur ce sujet.
« J'ai vu que la loi que j'ai proposée contre la délinquance des mineurs, c'est ce gouvernement qu'il a inscrit à l'ordre du jour à l'Assemblée nationale et qui a permis son adoption. Le gouvernement précédent ne l'avait pas fait. Donc, en l'occurrence, j'ai plutôt une démonstration qui a une volonté sur ce sujet. »
BFMTV · Surveillante tuée à Nogent: l'interview de Gabriel Attal en intégralitéVérifier à 21:28
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Mécanismes explicités20 juin 2024 au 11 mai 2026 · 45 observations45 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« on a des mesures, y compris financières, pour que les parents soient davantage responsabilisés. Quand vous êtes convoqué par le juge des enfants parce que votre enfant a commis des actes de délinquance et que vous ne venez pas, vous avez une amende. Ça paraît du bon sens, mais c'est prévu dans la loi, ça n'existait pas avant. Couvre-feu dès la sortie du collège. Parce qu'aujourd'hui, vous avez des mineurs délinquants, le juge des enfants leur met un couvre-feu, sauf que le couvre-feu il démarre à 20 heures. Et donc, quand ils sortent du collège ou du lycée à 18 heures, qu'est-ce qu'ils font pendant deux heures ? Donc là maintenant, possibilité que le couvre-feu démarre dès la sortie du collège ou du lycée. C'est des choses concrètes. Et donc, pour répondre à votre question, Benjamin Duhamel, je ne sais pas si ça changera tout d'un coup. Moi, je ne crois pas qu'il y ait de mesures magiques. Sinon, j'imagine, j'espère que ça fait bien longtemps qu'elles auraient été prises. Par contre, ce que je crois, c'est quand il y a une volonté forte, quand on agit sur tous les leviers, éviter que la délinquance arrive avec la santé mentale, avec quelque chose de culturel dans l'éducation nationale. Et vous faites confiance »
Méthode, périmètre et limitesVersion depth-public-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
14 juil. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Les questions non évaluables restent comptées dans le corpus mais ne reçoivent pas de catégorie publique.
Question 2Surveillante tuée à Nogent: l'interview de Gabriel Attal en intégralité
Mais vous avez eu une réponse ces propositions-là. Elles ont été formulées il y a déjà quelques jours. Est-ce que Bruno Retailleau, Gérald Darmanin, Elisabeth Borne se sont engagés à les reprendre ?
Réponse partielle
Vous savez, quand j'ai proposé la loi qui crée une comparution immédiate pour les mineurs, qui revient sur l'excuse de minorité, cette loi qui vient d'être adoptée, elle a été soutenue par Gérald Darmanin, garde des Sceaux. Elle a été soutenue par Bruno Retailleau, ministre de l'Intérieur et par François Bayrou, Premier ministre. Donc moi, j'ai bon espoir que les propositions qu'on a formulées, 82 propositions. Je n'entends pas beaucoup de partis politiques proposés en ce moment. On a 82 propositions sur la sécurité et l'autorité. J'ai bon espoir que le gouvernement puisse s'en saisir, d'autant qu'il y a un grand nombre d'entre elles qui ne nécessitent pas de passer par la loi.
« Vous savez, quand j'ai proposé la loi qui crée une comparution immédiate pour les mineurs, qui revient sur l'excuse de minorité, cette loi qui vient d'être adoptée, elle a été soutenue par Gérald Darmanin, garde des Sceaux. Elle a été soutenue par Bruno Retailleau, ministre de l'Intérieur et par François Bayrou, Premier ministre. Donc moi, j'ai bon espoir que les propositions qu'on a formulées, 82 propositions. Je n'entends pas beaucoup de partis politiques proposés en ce moment. On a 82 propositions sur la sécurité et l'autorité. J'ai bon espoir que le gouvernement puisse s'en saisir, d'autant qu'il y a un grand nombre d'entre elles qui ne nécessitent pas de passer par la loi. »
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Question 3Surveillante tuée à Nogent: l'interview de Gabriel Attal en intégralité
Quel mot, par exemple ?
Réponse partielle
Il y a une violence de plus en plus débridée, de plus en plus jeune. Et la nécessité d'être plus ferme, d'avoir une réponse beaucoup plus forte, je crois que tout le monde la partage aussi. En tout cas, tous les Français la partagent. Et quand vous avez un consensus chez les Français, alors vous pouvez avancer. Et il y a des solutions. Il y a des choses qu'on peut mettre en place. J'ai commencé à en mettre certaines en place ces dernières années au ministère de l'Éducation nationale, en tant que Premier ministre, vous l'avez rappelé. Il y a une loi importante qui a été votée il y a quelques semaines maintenant, un texte de loi que j'ai proposé, qui a fait suite à un très long travail qui av…
« Il y a une violence de plus en plus débridée, de plus en plus jeune. Et la nécessité d'être plus ferme, d'avoir une réponse beaucoup plus forte, je crois que tout le monde la partage aussi. En tout cas, tous les Français la partagent. Et quand vous avez un consensus chez les Français, alors vous pouvez avancer. Et il y a des solutions. Il y a des choses qu'on peut mettre en place. J'ai commencé à en mettre certaines en place ces dernières années au ministère de l'Éducation nationale, en tant que Premier ministre, vous l'avez rappelé. Il y a une loi importante qui a été votée il y a quelques semaines maintenant, un texte de loi que j'ai proposé, qui a fait suite à un très long travail qui avait été engagé pour renforcer notre arsenal de répression. »
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Question 4Surveillante tuée à Nogent: l'interview de Gabriel Attal en intégralité
– Simplement, et on va parler dans un instant des mesures qui ont été proposées sur la question des armes blanches, sur la question des portiques, mais sur l'analyse que vous faites, puisque quand on entend ces mots « fabrique de barbares » chez Bruno Retailleau, « décomposition », on a le sentiment qu'on fait face à quelque chose de l'ordre quasiment du civilisationnel sur cette progression de la violence. Est-ce que cette analyse-là, est-ce que vous la partagez ?
Réponse directe
– C'est le signe qu'il y a une violence de plus en plus forte, de plus en plus jeune. Et donc c'est le signe que notre société dysfonctionne. Vous savez, vous avez eu en 10 ans un doublement des tentatives d'homicide chez les 13-17 ans, c'est un récent rapport qui le dit. Les mineurs de 13-17 ans, c'est un Français sur 20. Et pourtant c'est un vol avec violence sur trois dans notre pays. Le fait est qu'il y a une violence de plus en plus jeune, de plus en plus forte. Et pour avoir passé beaucoup de temps et rencontré encore régulièrement des personnels de l'éducation nationale, je vois des professeurs des écoles qui me disent qu'ils ont vu ces dernières années des comportements en CM1, CM2…
« – C'est le signe qu'il y a une violence de plus en plus forte, de plus en plus jeune. Et donc c'est le signe que notre société dysfonctionne. Vous savez, vous avez eu en 10 ans un doublement des tentatives d'homicide chez les 13-17 ans, c'est un récent rapport qui le dit. Les mineurs de 13-17 ans, c'est un Français sur 20. Et pourtant c'est un vol avec violence sur trois dans notre pays. Le fait est qu'il y a une violence de plus en plus jeune, de plus en plus forte. Et pour avoir passé beaucoup de temps et rencontré encore régulièrement des personnels de l'éducation nationale, je vois des professeurs des écoles qui me disent qu'ils ont vu ces dernières années des comportements en CM1, CM2 qu'ils voyaient auparavant ou qu'on voyait auparavant au collège, avec donc un rajeunissement de cette violence. Et donc moi, ma conviction, et ce pourquoi je me bats avec le parti Renaissance, on a fait des propositions sur ce sujet il y a encore deux semaines, c'est pour construire une forme de bulle de protection autour de notre jeunesse. Parce qu'on ne peut pas accepter l'idée qu'une jeunesse serait foutue et que la société ensuite serait condamnée à être de plus en plus violente. »
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Question 5Surveillante tuée à Nogent: l'interview de Gabriel Attal en intégralité
Est-ce que l'on vit, pour reprendre là encore les mots de Bruno Retailleau, dans une société laxiste ?
Réponse directe
– C'est le signe qu'il y a une violence de plus en plus forte, de plus en plus jeune. Et donc c'est le signe que notre société dysfonctionne. Vous savez, vous avez eu en 10 ans un doublement des tentatives d'homicide chez les 13-17 ans, c'est un récent rapport qui le dit. Les mineurs de 13-17 ans, c'est un Français sur 20. Et pourtant c'est un vol avec violence sur trois dans notre pays. Le fait est qu'il y a une violence de plus en plus jeune, de plus en plus forte. Et pour avoir passé beaucoup de temps et rencontré encore régulièrement des personnels de l'éducation nationale, je vois des professeurs des écoles qui me disent qu'ils ont vu ces dernières années des comportements en CM1, CM2…
« – C'est le signe qu'il y a une violence de plus en plus forte, de plus en plus jeune. Et donc c'est le signe que notre société dysfonctionne. Vous savez, vous avez eu en 10 ans un doublement des tentatives d'homicide chez les 13-17 ans, c'est un récent rapport qui le dit. Les mineurs de 13-17 ans, c'est un Français sur 20. Et pourtant c'est un vol avec violence sur trois dans notre pays. Le fait est qu'il y a une violence de plus en plus jeune, de plus en plus forte. Et pour avoir passé beaucoup de temps et rencontré encore régulièrement des personnels de l'éducation nationale, je vois des professeurs des écoles qui me disent qu'ils ont vu ces dernières années des comportements en CM1, CM2 qu'ils voyaient auparavant ou qu'on voyait auparavant au collège, avec donc un rajeunissement de cette violence. Et donc moi, ma conviction, et ce pourquoi je me bats avec le parti Renaissance, on a fait des propositions sur ce sujet il y a encore deux semaines, c'est pour construire une forme de bulle de protection autour de notre jeunesse. Parce qu'on ne peut pas accepter l'idée qu'une jeunesse serait foutue et que la société ensuite serait condamnée à être de plus en plus violente. »
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Question 6Surveillante tuée à Nogent: l'interview de Gabriel Attal en intégralité
Ce ne sont pas des détecteurs de métaux ?
Réponse directe
Non, ça ne permet pas d'empêcher qu'il y ait une arme blanche qui rentre dans l'enceinte de l'établissement scolaire. Et donc si vous mettez en place des détecteurs de métaux, moi j'ai un peu peur de la fausse bonne idée, parce que détecteurs de métaux, vous voyez par exemple, ça vous arrive de prendre l'avion à l'aéroport le temps que ça met. Un collège, vous avez en moyenne 500 ou 600 élèves. Vous imaginez, ils arrivent tous à la même heure. Ça fait des attroupements devant le collège. À un moment où avec le risque terroriste, on veut au contraire limiter les attroupements devant les établissements scolaires pour éviter des attaques. Et moi je le dis, évidemment qu'il faut prendre des mes…
« Non, ça ne permet pas d'empêcher qu'il y ait une arme blanche qui rentre dans l'enceinte de l'établissement scolaire. Et donc si vous mettez en place des détecteurs de métaux, moi j'ai un peu peur de la fausse bonne idée, parce que détecteurs de métaux, vous voyez par exemple, ça vous arrive de prendre l'avion à l'aéroport le temps que ça met. Un collège, vous avez en moyenne 500 ou 600 élèves. Vous imaginez, ils arrivent tous à la même heure. Ça fait des attroupements devant le collège. À un moment où avec le risque terroriste, on veut au contraire limiter les attroupements devant les établissements scolaires pour éviter des attaques. Et moi je le dis, évidemment qu'il faut prendre des mesures pour renforcer les contrôles. Évidemment qu'on prend des mesures pour probablement limiter la possibilité pour des mineurs d'acquérir une arme blanche. C'est une forme de bon sens. Mais quand vous avez un gamin qui poignarde une surveillante avec un couteau, on peut regarder le couteau, mais je pense qu'il faut surtout regarder le gamin. Et comment est-ce que c'est possible qu'un enfant de 14 ans en arrive à là ? Et donc ce qu'il faut faire c'est quoi ? C'est continuer à être plus fort et à renforcer notre arsenal répressif. Moi j'ai jamais eu peur de le faire, j'ai même été très critiqué pour ça. J'ai en rappelé à l'instant la loi que j'ai fait adopter après de longs mois de travail. Et puis, parce que le répressif ne suffit pas, il faut aussi agir pour éviter l'escalade de la violence. Parce que c'est une spirale la violence. Ça commence avec des insultes qui se sont totalement banalisées dans les cours de récréation. Vous passez des insultes ensuite au coup, et comme il n'y a pas de réponse au coup, vous passez ensuite à l'arme. Et donc c'est très tôt qu'il faut agir. »
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Question 7Surveillante tuée à Nogent: l'interview de Gabriel Attal en intégralité
Ou est-ce qu'il faudra aller plus loin ?
Réponse directe
Oui, il a proposé des mesures que je soutiens, qui vont dans le sens d'une plus grande fermeté. Supprimer le sursis, vous êtes d'accord ? Je suis favorable aux orientations qui ont été données par le garde des Sceaux. Sur la question de la justice des mineurs, vous savez qu'on a, depuis 1945, ce qu'on appelle l'ordonnance de 1945, qui prévoit qu'un mineur n'est pas un majeur et que, donc, un mineur ne doit pas être jugé comme un majeur. Mais je crois profondément qu'un mineur de 2025 n'est pas un mineur de 1945, parce qu'il y a cette violence de plus en plus débridée, qui est liée aussi, évidemment, aux réseaux sociaux et à une banalisation de la violence. Et donc, avec cette loi, on va plu…
« Oui, il a proposé des mesures que je soutiens, qui vont dans le sens d'une plus grande fermeté. Supprimer le sursis, vous êtes d'accord ? Je suis favorable aux orientations qui ont été données par le garde des Sceaux. Sur la question de la justice des mineurs, vous savez qu'on a, depuis 1945, ce qu'on appelle l'ordonnance de 1945, qui prévoit qu'un mineur n'est pas un majeur et que, donc, un mineur ne doit pas être jugé comme un majeur. Mais je crois profondément qu'un mineur de 2025 n'est pas un mineur de 1945, parce qu'il y a cette violence de plus en plus débridée, qui est liée aussi, évidemment, aux réseaux sociaux et à une banalisation de la violence. Et donc, avec cette loi, on va plus loin qu'on n'a jamais été depuis 1945 en matière de renforcement de la répression contre la délinquance. Jusqu'à cette loi, il n'y avait pas de comparution immédiate pour les mineurs. Vous prenez deux cambrioleurs récidivistes, un de 17 ans, un de 18 ans. Celui de 18 ans, il va être sanctionné tout de suite. Celui de 17 ans, il fallait 9 ou 10 mois. Ça change avec la loi que j'ai fait adopter. Maintenant, comparution immédiate également pour les mineurs. L'excuse de minorité, parce que ce qui scandalise des Français, c'est que dans un certain nombre de situations, quand vous avez un mineur de plus de 16 ans récidiviste qui commet un crime, le fait que par principe il ne soit pas jugé comme un majeur, ça scandalise beaucoup de Français. Et donc là, on inverse le principe. Maintenant, il sera jugé »
BFMTV · Surveillante tuée à Nogent: l'interview de Gabriel Attal en intégralitéVérifier à 19:07Voir 1 autre passage
« on a des mesures, y compris financières, pour que les parents soient davantage responsabilisés. Quand vous êtes convoqué par le juge des enfants parce que votre enfant a commis des actes de délinquance et que vous ne venez pas, vous avez une amende. Ça paraît du bon sens, mais c'est prévu dans la loi, ça n'existait pas avant. Couvre-feu dès la sortie du collège. Parce qu'aujourd'hui, vous avez des mineurs délinquants, le juge des enfants leur met un couvre-feu, sauf que le couvre-feu il démarre à 20 heures. Et donc, quand ils sortent du collège ou du lycée à 18 heures, qu'est-ce qu'ils font pendant deux heures ? Donc là maintenant, possibilité que le couvre-feu démarre dès la sortie du collège ou du lycée. C'est des choses concrètes. Et donc, pour répondre à votre question, Benjamin Duhamel, je ne sais pas si ça changera tout d'un coup. Moi, je ne crois pas qu'il y ait de mesures magiques. Sinon, j'imagine, j'espère que ça fait bien longtemps qu'elles auraient été prises. Par contre, ce que je crois, c'est quand il y a une volonté forte, quand on agit sur tous les leviers, éviter que la délinquance arrive avec la santé mentale, avec quelque chose de culturel dans l'éducation nationale. Et vous faites confiance »
BFMTV · Surveillante tuée à Nogent: l'interview de Gabriel Attal en intégralitéVérifier à 20:23
Question 8Surveillante tuée à Nogent: l'interview de Gabriel Attal en intégralité
Sur ces sujets-là, vous n'êtes pas franchement... C'est comment on y répond ?
Réponse partielle
Encore une fois, ça c'est des termes, des mots, etc. Moi, ce qui est sûr, c'est que dès le début de mon engagement politique, la question de l'autorité a été centrale. Vous reprenez toutes les fonctions qui ont été les miennes. Secrétaire d'État à la jeunesse, j'ai mis en place le service national universel. Ensuite, j'ai été à Bercy. J'ai renforcé les moyens de nos douaniers pour mieux contrôler nos frontières. Ministre de l'Éducation nationale, j'ai pris les mesures que j'ai évoquées pour l'autorité dans nos écoles. Ce n'est pas suffisant, il faut aller plus loin. Et Premier ministre, j'ai engagé le shop d'autorité qui a permis l'adoption d'une loi il y a quelques semaines inédite. Encore…
« Encore une fois, ça c'est des termes, des mots, etc. Moi, ce qui est sûr, c'est que dès le début de mon engagement politique, la question de l'autorité a été centrale. Vous reprenez toutes les fonctions qui ont été les miennes. Secrétaire d'État à la jeunesse, j'ai mis en place le service national universel. Ensuite, j'ai été à Bercy. J'ai renforcé les moyens de nos douaniers pour mieux contrôler nos frontières. Ministre de l'Éducation nationale, j'ai pris les mesures que j'ai évoquées pour l'autorité dans nos écoles. Ce n'est pas suffisant, il faut aller plus loin. Et Premier ministre, j'ai engagé le shop d'autorité qui a permis l'adoption d'une loi il y a quelques semaines inédite. Encore une fois, personne n'est parfait. On n'a pas réglé tous les problèmes. Simplement, je considère qu'on a un devoir d'agir et qu'on peut le faire en plus dans un large rassemblement politique parce qu'il n'y a pas de différence droite-gauche chez les Français sur ces sujets-là. Il y a une attente absolue qui est celle que la République soit respectée. »
BFMTV · Surveillante tuée à Nogent: l'interview de Gabriel Attal en intégralitéVérifier à 22:49
Question 9Surveillante tuée à Nogent: l'interview de Gabriel Attal en intégralité
Elle se trompe ?
Réponse directe
Non, mais je ne suis pas là pour faire de la polémique. Ce que je dis, c'est que, un, la loi que j'ai fait adopter, ce n'est pas une réponse à chaud. Et que surtout, à force de dire qu'il ne faut pas réagir à chaud, on finit par prendre le risque que la société brûle. Et pendant ce temps-là, peut-être que certains regardent ailleurs. Moi, je pense que le temps n'est pas à la polémique. On parle de faits qui sont graves, qui sont survenus aujourd'hui. Non, il y a des faits graves qui sont survenus aujourd'hui, un drame absolu. On parle de la mort d'Elias tué par une machette, je le rappelle, une machette, et de la grande dignité de sa maman qui prend la parole à visage découvert, à la télévi…
« Non, mais je ne suis pas là pour faire de la polémique. Ce que je dis, c'est que, un, la loi que j'ai fait adopter, ce n'est pas une réponse à chaud. Et que surtout, à force de dire qu'il ne faut pas réagir à chaud, on finit par prendre le risque que la société brûle. Et pendant ce temps-là, peut-être que certains regardent ailleurs. »
BFMTV · Surveillante tuée à Nogent: l'interview de Gabriel Attal en intégralitéVérifier à 14:04Voir 1 autre passage
« Moi, je pense que le temps n'est pas à la polémique. On parle de faits qui sont graves, qui sont survenus aujourd'hui. Non, il y a des faits graves qui sont survenus aujourd'hui, un drame absolu. On parle de la mort d'Elias tué par une machette, je le rappelle, une machette, et de la grande dignité de sa maman qui prend la parole à visage découvert, à la télévision, ce qui n'est évidemment pas évident. Et moi, je veux m'en tenir à cette dignité-là. »
BFMTV · Surveillante tuée à Nogent: l'interview de Gabriel Attal en intégralitéVérifier à 14:27
Question 10Surveillante tuée à Nogent: l'interview de Gabriel Attal en intégralité
pour renforcer l'autorité de notre loi. Est-ce que vous pensez, vous aussi, que certains font du lavage de cerveau à partir de certains faits divers ?
Réponse directe
Moi, ce que je constate, encore une fois, c'est qu'on a une violence de plus en plus débridée, de plus en plus jeune. Qu'on a aujourd'hui une surveillante, une assistante d'éducation qui a été poignardée par un élève de 14 ans. On a eu un certain nombre d'autres faits... d'autres faits ces dernières semaines, ces derniers mois, qu'on a eu... C'est des sujets différents, mais qu'on a eu un certain nombre de phénomènes d'émeute, de délinquance. Et que, moi, je considère qu'on ne peut pas fermer les yeux sur ça. Et surtout, je considère que la question des mots, elle est accessoire, de toute façon. Ce que les Français nous demandent, c'est des actes. Moi, je me mets à la place des Français qui…
« Moi, ce que je constate, encore une fois, c'est qu'on a une violence de plus en plus débridée, de plus en plus jeune. Qu'on a aujourd'hui une surveillante, une assistante d'éducation qui a été poignardée par un élève de 14 ans. On a eu un certain nombre d'autres faits... »
BFMTV · Surveillante tuée à Nogent: l'interview de Gabriel Attal en intégralitéVérifier à 16:03Voir 2 autres passages
« d'autres faits ces dernières semaines, ces derniers mois, qu'on a eu... C'est des sujets différents, mais qu'on a eu un certain nombre de phénomènes d'émeute, de délinquance. Et que, moi, je considère qu'on ne peut pas fermer les yeux sur ça. Et surtout, je considère que la question des mots, elle est accessoire, de toute façon. Ce que les Français nous demandent, c'est des actes. Moi, je me mets à la place des Français qui nous regardent, qui regardent... »
BFMTV · Surveillante tuée à Nogent: l'interview de Gabriel Attal en intégralitéVérifier à 16:17
« Moi, ce que je vous dis, Benjamin Duhamel, c'est qu'à chaque fois que j'ai pris des mesures, j'ai été soutenu en ce sens. J'ai entendu aussi des déclarations ce matin du président de la République qui a parlé lui-même d'un déferlement, je crois, de violence. Je ne sais plus le terme exact. Maintenant, encore une fois, les Français qui nous regardent, à mon avis, les mots des uns et des autres, dans un sens ou dans l'autre, je pense finalement que ça importe assez peu. Ce qu'ils veulent, c'est des actes. Évidemment que tout n'a pas été bien fait quand j'étais Premier ministre, quand j'étais ministre de l'Éducation nationale. J'ai pris des décisions. J'ai agi. Et aujourd'hui, avec le Parti Renaissance, on a 82 propositions qu'on a publiées il y a deux semaines sur la question de la sécurité et de l'autorité. Et pour l'essentiel de ces propositions, elles ne nécessitent pas de passer par le Parlement. Donc, ce n'est pas vrai qu'on ne peut pas agir parce qu'il n'y a pas de majorité au Parlement. Pour renforcer l'accompagnement en santé mentale de nos jeunes, il n'y a pas besoin du Parlement. Pour mettre en place un barème de sanctions beaucoup plus ferme et beaucoup plus fort dans l'éducation nationale, il n'y a pas besoin de loi. Il n'y a pas besoin du Parlement. »
Question 11Surveillante tuée à Nogent: l'interview de Gabriel Attal en intégralité
un étudiant d'arriver avec un couteau devant son établissement ?
Réponse à côté
En tout cas, ce que je pense, c'est que si on ne s'y met pas, si on n'engage pas une forme de sursaut culturel dans nos établissements scolaires, dans les familles, puisque le texte que j'ai fait adopter prévoit aussi des mesures de responsabilisation parentale, on n'y arrivera pas. Or, je pense qu'on peut y arriver. Il n'y a pas de fatalité à l'escalade de la violence. Ceux qui disent ça mentent aux Français. On peut agir, et je pense que s'il y a une cause, on peut rassembler aujourd'hui les responsables politiques, parce que je crois qu'elles rassemblent la totalité des Français, c'est bien celle de notre jeunesse. On ne peut pas laisser notre jeunesse partir à la dérive.
« En tout cas, ce que je pense, c'est que si on ne s'y met pas, si on n'engage pas une forme de sursaut culturel dans nos établissements scolaires, dans les familles, puisque le texte que j'ai fait adopter prévoit aussi des mesures de responsabilisation parentale, on n'y arrivera pas. Or, je pense qu'on peut y arriver. Il n'y a pas de fatalité à l'escalade de la violence. Ceux qui disent ça mentent aux Français. On peut agir, et je pense que s'il y a une cause, on peut rassembler aujourd'hui les responsables politiques, parce que je crois qu'elles rassemblent la totalité des Français, c'est bien celle de notre jeunesse. On ne peut pas laisser notre jeunesse partir à la dérive. »
BFMTV · Surveillante tuée à Nogent: l'interview de Gabriel Attal en intégralitéVérifier à 11:09
Question 12Surveillante tuée à Nogent: l'interview de Gabriel Attal en intégralité
doivent passer deux consultations chez un psy. Gabriel, je reprends la proposition que vous avez faite effectivement pour votre Parti Renaissance, qui a été quelque peu éclipsée par l'autre proposition que vous aviez faite, à savoir interdire le voile pour les filles de moins de 15 ans. Quand vous dites un barème, c'est-à-dire qu'au fond, qu'est-ce qu'on fait de plus qu'on ne fait pas aujourd'hui ?
Réponse directe
Aujourd'hui, on a un système, et ça fait un certain temps, plusieurs années, voire plusieurs décennies, qui peu à peu s'est transformé en un système où on a tendance à laisser la situation pourrir, à attendre que l'effet soit grave, pour prendre des mesures très sévères et des exclusions. Or, c'est dès les premiers faits qu'il faut agir. Et le problème que vous avez aujourd'hui, moi je parle beaucoup avec des enseignants, je parle beaucoup avec des personnels de direction, avec des CPE, qui vous disent, on a un élève qui insulte une prof, qui s'en prend à un camarade, on veut prononcer une sanction. Tout de suite, on a les parents, on a la famille qui arrive, qui rentre dans une espèce de n…
« Aujourd'hui, on a un système, et ça fait un certain temps, plusieurs années, voire plusieurs décennies, qui peu à peu s'est transformé en un système où on a tendance à laisser la situation pourrir, à attendre que l'effet soit grave, pour prendre des mesures très sévères et des exclusions. Or, c'est dès les premiers faits qu'il faut agir. Et le problème que vous avez aujourd'hui, moi je parle beaucoup avec des enseignants, je parle beaucoup avec des personnels de direction, avec des CPE, qui vous disent, on a un élève qui insulte une prof, qui s'en prend à un camarade, on veut prononcer une sanction. Tout de suite, on a les parents, on a la famille qui arrive, qui rentre dans une espèce de négociation, parfois d'intimidation. Si vous dites, maintenant, il y a un barème national, c'est l'institution qui demande et qui met la sanction. Ce n'est pas tant le personnel, le personnel il vient être la voix, la bouche de ce barème et de ces sanctions qui sont prévues. Vous les renforcez et vous permettez de faciliter leur vie pour qu'il y ait des réponses immédiates. C'est culturel, c'est dès l'école primaire. Encore une fois, on voit des comportements, parfois en CM1, CM2, et c'est les professeurs des écoles qui vous le disent. Vous pensez que tout ça évite un élève, »
BFMTV · Surveillante tuée à Nogent: l'interview de Gabriel Attal en intégralitéVérifier à 10:07
Question 13Surveillante tuée à Nogent: l'interview de Gabriel Attal en intégralité
On exclut plus rapidement des établissements. Une fois qu'on les a exclus, qu'est-ce qu'on fait de ces élèves et de ces individus qui ont été exclus d'un collège ou d'un lycée ?
Réponse partielle
Aujourd'hui, on a un système, et ça fait un certain temps, plusieurs années, voire plusieurs décennies, qui peu à peu s'est transformé en un système où on a tendance à laisser la situation pourrir, à attendre que l'effet soit grave, pour prendre des mesures très sévères et des exclusions. Or, c'est dès les premiers faits qu'il faut agir. Et le problème que vous avez aujourd'hui, moi je parle beaucoup avec des enseignants, je parle beaucoup avec des personnels de direction, avec des CPE, qui vous disent, on a un élève qui insulte une prof, qui s'en prend à un camarade, on veut prononcer une sanction. Tout de suite, on a les parents, on a la famille qui arrive, qui rentre dans une espèce de n…
« Aujourd'hui, on a un système, et ça fait un certain temps, plusieurs années, voire plusieurs décennies, qui peu à peu s'est transformé en un système où on a tendance à laisser la situation pourrir, à attendre que l'effet soit grave, pour prendre des mesures très sévères et des exclusions. Or, c'est dès les premiers faits qu'il faut agir. Et le problème que vous avez aujourd'hui, moi je parle beaucoup avec des enseignants, je parle beaucoup avec des personnels de direction, avec des CPE, qui vous disent, on a un élève qui insulte une prof, qui s'en prend à un camarade, on veut prononcer une sanction. Tout de suite, on a les parents, on a la famille qui arrive, qui rentre dans une espèce de négociation, parfois d'intimidation. Si vous dites, maintenant, il y a un barème national, c'est l'institution qui demande et qui met la sanction. Ce n'est pas tant le personnel, le personnel il vient être la voix, la bouche de ce barème et de ces sanctions qui sont prévues. Vous les renforcez et vous permettez de faciliter leur vie pour qu'il y ait des réponses immédiates. C'est culturel, c'est dès l'école primaire. Encore une fois, on voit des comportements, parfois en CM1, CM2, et c'est les professeurs des écoles qui vous le disent. Vous pensez que tout ça évite un élève, »
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Question 14Surveillante tuée à Nogent: l'interview de Gabriel Attal en intégralité
Gabriel Attal, sans vouloir là encore faire de la polémique, puisqu'il s'agit de choses sérieuses, je parlais tout à l'heure de la question du déni ou du décalage qu'il peut y avoir entre la parole publique et ce qui se passe, ce que les Français constatent. Emmanuel Macron, le président de la République, dans les colonnes du Parisien dimanche, il parlait du climat, puisqu'on a en ce moment à Nice un sommet sur les océans. Il s'en est pris à ceux qui, ouvrez les guillemets, pendant ce temps-là, préfèrent brainwasher, ce qui veut dire laver le cerveau, sur l'invasion du pays et les derniers faits divers. Est-ce que vous considérez, vous aussi, que certains font du brainwashing, sont obsédés par les derniers faits divers, pour reprendre l'expression du président de la République ?
Réponse à côté
J'entends votre question. Je ne vais pas commenter les déclarations des uns et des autres. Moi, ce que je peux vous dire, c'est que toutes les décisions que j'ai prises pour renforcer l'autorité de la loi, l'autorité de nos règles, que ce soit en tant que ministre de l'Éducation, en tant que Premier ministre, j'ai toujours été soutenu dans ces mesures par le président de la République. Jamais le président de la République ne m'a empêché de prendre des mesures comme je l'ai fait à l'Éducation nationale et à Matignon
« J'entends votre question. Je ne vais pas commenter les déclarations des uns et des autres. Moi, ce que je peux vous dire, c'est que toutes les décisions que j'ai prises pour renforcer l'autorité de la loi, l'autorité de nos règles, que ce soit en tant que ministre de l'Éducation, en tant que Premier ministre, j'ai toujours été soutenu dans ces mesures par le président de la République. Jamais le président de la République ne m'a empêché de prendre des mesures comme je l'ai fait à l'Éducation nationale et à Matignon »
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Question 15Surveillante tuée à Nogent: l'interview de Gabriel Attal en intégralité
Vous incluez donc Emmanuel Macron, élu depuis 2017, vous avez occupé plusieurs fonctions ministérielles, vous avez été plusieurs fois ministre, ministre de l'Éducation nationale, Premier ministre, certes pendant six mois, mais vous vous incluez dans cette responsabilité depuis plusieurs années face à la montée de la violence ?
Réponse directe
Par définition, mais vous savez, le fait de remettre l'autorité au milieu du village, ça a toujours été un fil rouge dans mon action. J'ai été nommé ministre de l'Éducation nationale à l'été 2023, première décision que j'ai prise, j'ai changé les règles pour qu'on puisse maintenant exclure des élèves du premier degré à l'école primaire qui font peser un risque sur la sécurité de l'école. Ce n'était pas possible avant de les changer d'établissement. J'ai pris ce décret dès mon arrivée. J'ai été nommé Premier ministre en janvier 2024. La première chose que j'ai dite, c'est qu'il fallait précisément remettre l'autorité au milieu du village. On a travaillé pendant six mois avec mon gouvernement…
« Par définition, mais vous savez, le fait de remettre l'autorité au milieu du village, ça a toujours été un fil rouge dans mon action. J'ai été nommé ministre de l'Éducation nationale à l'été 2023, première décision que j'ai prise, j'ai changé les règles pour qu'on puisse maintenant exclure des élèves du premier degré à l'école primaire qui font peser un risque sur la sécurité de l'école. Ce n'était pas possible avant de les changer d'établissement. J'ai pris ce décret dès mon arrivée. J'ai été nommé Premier ministre en janvier 2024. La première chose que j'ai dite, c'est qu'il fallait précisément remettre l'autorité au milieu du village. On a travaillé pendant six mois avec mon gouvernement et la loi qui vient d'être adoptée, c'est le fruit de ce travail. Maintenant, évidemment qu'il y a une forme d'échec collectif et surtout quand vous avez un drame comme celui-ci qui survient dans une école de la République. »
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Question 16Surveillante tuée à Nogent: l'interview de Gabriel Attal en intégralité
Mais Gabriel Attal, est-ce que la société a été trop laxiste ?
Réponse directe
Je viens de faire voter une loi pour renforcer notre arsenal répressif. Donc oui, la réalité, c'est que ces dernières années, on a, je pense, trop attendu avant de prendre des mesures.
« Je viens de faire voter une loi pour renforcer notre arsenal répressif. Donc oui, la réalité, c'est que ces dernières années, on a, je pense, trop attendu avant de prendre des mesures. »
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Question 17Surveillante tuée à Nogent: l'interview de Gabriel Attal en intégralité
Quand vous entendez cet après-midi, Bruno Retailleau qui parle d'une société laxiste qui produit une fabrique de barbares, François Bayrou qui parle de décomposition, ça, c'est des mots qui sont excessifs ?
Réponse à côté
Il y a une violence de plus en plus débridée, de plus en plus jeune. Et la nécessité d'être plus ferme, d'avoir une réponse beaucoup plus forte, je crois que tout le monde la partage aussi. En tout cas, tous les Français la partagent. Et quand vous avez un consensus chez les Français, alors vous pouvez avancer. Et il y a des solutions. Il y a des choses qu'on peut mettre en place. J'ai commencé à en mettre certaines en place ces dernières années au ministère de l'Éducation nationale, en tant que Premier ministre, vous l'avez rappelé. Il y a une loi importante qui a été votée il y a quelques semaines maintenant, un texte de loi que j'ai proposé, qui a fait suite à un très long travail qui av…
« Il y a une violence de plus en plus débridée, de plus en plus jeune. Et la nécessité d'être plus ferme, d'avoir une réponse beaucoup plus forte, je crois que tout le monde la partage aussi. En tout cas, tous les Français la partagent. Et quand vous avez un consensus chez les Français, alors vous pouvez avancer. Et il y a des solutions. Il y a des choses qu'on peut mettre en place. J'ai commencé à en mettre certaines en place ces dernières années au ministère de l'Éducation nationale, en tant que Premier ministre, vous l'avez rappelé. Il y a une loi importante qui a été votée il y a quelques semaines maintenant, un texte de loi que j'ai proposé, qui a fait suite à un très long travail qui avait été engagé pour renforcer notre arsenal de répression. »
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Question 18Surveillante tuée à Nogent: l'interview de Gabriel Attal en intégralité
Gabriel, pardonnez-moi, je vous écoute attentivement. C'est assez intéressant ce que vous dites sur les portiques de sécurité. en vous posant la question de savoir si ce n'est pas une fausse bonne idée. Je reprends votre expression. Mais au fond, ce que vous évoquez là, renforcer l'arsenal, ça va prendre du temps. Il y a des questions culturelles. Là, très concrètement, ce que les Français, ce que les parents d'élèves attendent, c'est des solutions prêtes à l'emploi, si j'ose dire, pour éviter de se poser la question si le matin, leur enfant qui arrive au collège risque de subir une situation comme celle-là. Je sais que c'est toujours difficile, quand on a des responsables politiques, de leur demander des solutions opérationnelles. Mais là, on semble en amener. Alors lesquelles ?
Réponse partielle
C'est pour ça que les contrôles inopinés qui ont été renforcés, évidemment, je pense qu'il faut continuer à les déployer. Parce que si un élève se dit potentiellement, mon sac va être ouvert, c'est sûr qu'il y a un effet dissuasif. Ensuite, vous savez, il y a des mesures dissuasives très fortes que vous pouvez prendre très vite. Ça fait partie des propositions qu'on a formulées il y a deux semaines. Donc il faut poursuivre vers un effet dissuasif de la sanction. Et très tôt, très tôt. Aujourd'hui, vous n'avez pas, par exemple, d'échelle des sanctions, de barème de sanctions dans l'éducation nationale. Ce qui fait que parfois, malheureusement, vous avez des personnels de direction, de vie sc…
« C'est pour ça que les contrôles inopinés qui ont été renforcés, évidemment, je pense qu'il faut continuer à les déployer. Parce que si un élève se dit potentiellement, mon sac va être ouvert, c'est sûr qu'il y a un effet dissuasif. Ensuite, vous savez, il y a des mesures dissuasives très fortes que vous pouvez prendre très vite. Ça fait partie des propositions qu'on a formulées il y a deux semaines. »
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« Donc il faut poursuivre vers un effet dissuasif de la sanction. Et très tôt, très tôt. Aujourd'hui, vous n'avez pas, par exemple, d'échelle des sanctions, de barème de sanctions dans l'éducation nationale. Ce qui fait que parfois, malheureusement, vous avez des personnels de direction, de vie scolaire qui sont amenés à vouloir prendre des sanctions contre un élève qui sort de route. et vous avez les parents, vous avez une pression ensuite très forte. Il faut que l'institution les soutienne davantage. Je propose, on propose avec le Parti Renaissance, un barème national de sanctions pour, dès les premiers faits, soutenir davantage l'institution scolaire. Et ensuite, sur l'autre volet, éviter l'escalade, éviter la violence dès les premiers faits. On peut prendre des mesures aussi très vite. Évidemment qu'il faut faire de la santé mentale de nos enfants une priorité absolue. Il y a deux semaines, dans les propositions qu'on a formulées, il y a notamment le fait d'avoir des consultations de prévention en santé mentale systématiques pour nos jeunes. Ça fait plusieurs années maintenant qu'on a mis en place un dispositif qui s'appelle MT Dents pour la santé buccale, pour que nos enfants... »
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Question 19Surveillante tuée à Nogent: l'interview de Gabriel Attal en intégralité
Est-ce que ce qui s'est passé ce matin à nos gens est le signe d'une société laxiste ?
Réponse directe
– C'est le signe qu'il y a une violence de plus en plus forte, de plus en plus jeune. Et donc c'est le signe que notre société dysfonctionne. Vous savez, vous avez eu en 10 ans un doublement des tentatives d'homicide chez les 13-17 ans, c'est un récent rapport qui le dit. Les mineurs de 13-17 ans, c'est un Français sur 20. Et pourtant c'est un vol avec violence sur trois dans notre pays. Le fait est qu'il y a une violence de plus en plus jeune, de plus en plus forte. Et pour avoir passé beaucoup de temps et rencontré encore régulièrement des personnels de l'éducation nationale, je vois des professeurs des écoles qui me disent qu'ils ont vu ces dernières années des comportements en CM1, CM2…
« – C'est le signe qu'il y a une violence de plus en plus forte, de plus en plus jeune. Et donc c'est le signe que notre société dysfonctionne. Vous savez, vous avez eu en 10 ans un doublement des tentatives d'homicide chez les 13-17 ans, c'est un récent rapport qui le dit. Les mineurs de 13-17 ans, c'est un Français sur 20. Et pourtant c'est un vol avec violence sur trois dans notre pays. Le fait est qu'il y a une violence de plus en plus jeune, de plus en plus forte. Et pour avoir passé beaucoup de temps et rencontré encore régulièrement des personnels de l'éducation nationale, je vois des professeurs des écoles qui me disent qu'ils ont vu ces dernières années des comportements en CM1, CM2 qu'ils voyaient auparavant ou qu'on voyait auparavant au collège, avec donc un rajeunissement de cette violence. Et donc moi, ma conviction, et ce pourquoi je me bats avec le parti Renaissance, on a fait des propositions sur ce sujet il y a encore deux semaines, c'est pour construire une forme de bulle de protection autour de notre jeunesse. Parce qu'on ne peut pas accepter l'idée qu'une jeunesse serait foutue et que la société ensuite serait condamnée à être de plus en plus violente. »
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Question 20Surveillante tuée à Nogent: l'interview de Gabriel Attal en intégralité
Gabriel Attal, pour terminer cet entretien, j'aimerais qu'on parle précisément de la question de la justice, puisqu'il y a cette proposition de loi que vous aviez portée qui a été adoptée sur la justice des mineurs. Est-ce qu'elle suffit ?
Réponse directe
Oui, il a proposé des mesures que je soutiens, qui vont dans le sens d'une plus grande fermeté. Supprimer le sursis, vous êtes d'accord ? Je suis favorable aux orientations qui ont été données par le garde des Sceaux. Sur la question de la justice des mineurs, vous savez qu'on a, depuis 1945, ce qu'on appelle l'ordonnance de 1945, qui prévoit qu'un mineur n'est pas un majeur et que, donc, un mineur ne doit pas être jugé comme un majeur. Mais je crois profondément qu'un mineur de 2025 n'est pas un mineur de 1945, parce qu'il y a cette violence de plus en plus débridée, qui est liée aussi, évidemment, aux réseaux sociaux et à une banalisation de la violence. Et donc, avec cette loi, on va plu…
« Oui, il a proposé des mesures que je soutiens, qui vont dans le sens d'une plus grande fermeté. Supprimer le sursis, vous êtes d'accord ? Je suis favorable aux orientations qui ont été données par le garde des Sceaux. Sur la question de la justice des mineurs, vous savez qu'on a, depuis 1945, ce qu'on appelle l'ordonnance de 1945, qui prévoit qu'un mineur n'est pas un majeur et que, donc, un mineur ne doit pas être jugé comme un majeur. Mais je crois profondément qu'un mineur de 2025 n'est pas un mineur de 1945, parce qu'il y a cette violence de plus en plus débridée, qui est liée aussi, évidemment, aux réseaux sociaux et à une banalisation de la violence. Et donc, avec cette loi, on va plus loin qu'on n'a jamais été depuis 1945 en matière de renforcement de la répression contre la délinquance. Jusqu'à cette loi, il n'y avait pas de comparution immédiate pour les mineurs. Vous prenez deux cambrioleurs récidivistes, un de 17 ans, un de 18 ans. Celui de 18 ans, il va être sanctionné tout de suite. Celui de 17 ans, il fallait 9 ou 10 mois. Ça change avec la loi que j'ai fait adopter. Maintenant, comparution immédiate également pour les mineurs. L'excuse de minorité, parce que ce qui scandalise des Français, c'est que dans un certain nombre de situations, quand vous avez un mineur de plus de 16 ans récidiviste qui commet un crime, le fait que par principe il ne soit pas jugé comme un majeur, ça scandalise beaucoup de Français. Et donc là, on inverse le principe. Maintenant, il sera jugé »
BFMTV · Surveillante tuée à Nogent: l'interview de Gabriel Attal en intégralitéVérifier à 19:07Voir 1 autre passage
« on a des mesures, y compris financières, pour que les parents soient davantage responsabilisés. Quand vous êtes convoqué par le juge des enfants parce que votre enfant a commis des actes de délinquance et que vous ne venez pas, vous avez une amende. Ça paraît du bon sens, mais c'est prévu dans la loi, ça n'existait pas avant. Couvre-feu dès la sortie du collège. Parce qu'aujourd'hui, vous avez des mineurs délinquants, le juge des enfants leur met un couvre-feu, sauf que le couvre-feu il démarre à 20 heures. Et donc, quand ils sortent du collège ou du lycée à 18 heures, qu'est-ce qu'ils font pendant deux heures ? Donc là maintenant, possibilité que le couvre-feu démarre dès la sortie du collège ou du lycée. C'est des choses concrètes. Et donc, pour répondre à votre question, Benjamin Duhamel, je ne sais pas si ça changera tout d'un coup. Moi, je ne crois pas qu'il y ait de mesures magiques. Sinon, j'imagine, j'espère que ça fait bien longtemps qu'elles auraient été prises. Par contre, ce que je crois, c'est quand il y a une volonté forte, quand on agit sur tous les leviers, éviter que la délinquance arrive avec la santé mentale, avec quelque chose de culturel dans l'éducation nationale. Et vous faites confiance »
BFMTV · Surveillante tuée à Nogent: l'interview de Gabriel Attal en intégralitéVérifier à 20:23
Question 21"Ne vous faites pas avoir": l'intégralité de l'interview de Gabriel Attal avant les législatives
Est-ce que c'est un problème ?
Réponse à côté
qui vais faire des critiques sur l'âge Apolline de Malarbre. J'ai 35 ans. Ce que je dis simplement, c'est que si je n'avais pas été ministre dans des fonctions importantes à Bercy, au ministère de l'Éducation nationale, je ne me serais pas senti suffisamment préparé pour être au Premier ministre de mon pays. Chacun se présente à des élections, chacun fait comme il le sent et se présente devant les Français et surtout, c'est les Français qui décident. Ce que je dis, c'est que là, on voit bien qu'on a Jordan Bardella, tenu quelque part par Marine Le Pen, qui est en train d'expliquer si les députés RN ont une majorité et que je suis Premier ministre, je disputerais et je viendrais prendre au p…
« qui vais faire des critiques sur l'âge Apolline de Malarbre. J'ai 35 ans. Ce que je dis simplement, c'est que si je n'avais pas été ministre dans des fonctions importantes à Bercy, au ministère de l'Éducation nationale, je ne me serais pas senti suffisamment préparé pour être au Premier ministre de mon pays. »
BFMTV · "Ne vous faites pas avoir": l'intégralité de l'interview de Gabriel Attal avant les législativesVérifier à 18:05Voir 2 autres passages
« Chacun se présente à des élections, chacun fait comme il le sent et se présente devant les Français et surtout, c'est les Français qui décident. Ce que je dis, c'est que là, on voit bien qu'on a Jordan Bardella, tenu quelque part par Marine Le Pen, qui est en train d'expliquer si les députés RN ont une majorité et que je suis Premier ministre, je disputerais et je viendrais prendre au président de la République son rôle de chef des armées. Je le dis, c'est dangereux pour la sécurité de notre pays parce que les puissances étrangères qui menacent nos intérêts, elles regardent ça, qu'est-ce qu'elles se disent ? Elles se frottent les mains. Elles se disent, vous imaginez, si jamais on atteint aux intérêts de la France, regardez, ça va être le boxon au sommet de l'État, ils ne seront pas d'accord entre eux et donc, on aura une forme de brèche dans laquelle on pourra s'engouffrer. Notre chaîne de commandement, elle a toujours été très claire et je pense que c'est pour la sécurité des Français qu'elle doit rester très claire. »
BFMTV · "Ne vous faites pas avoir": l'intégralité de l'interview de Gabriel Attal avant les législativesVérifier à 18:24
Question 22"Ne vous faites pas avoir": l'intégralité de l'interview de Gabriel Attal avant les législatives
Pourquoi vous ne m'avez pas laissé plus de temps ?
Réponse à côté
Non, vous savez, moi, je ne regarde pas en arrière. J'essaie de regarder devant. Une fois qu'une décision est prise, que des élections sont organisées, je me bats parce que ce n'est pas uniquement, d'ailleurs, la question de moi. C'est la question des Français. Et on voit bien que dans les projets qui sont présentés en face, d'abord, je le crois, c'est des projets et des lignes politiques qui attiseraient beaucoup les tensions. On a une société qui est quelque part une cocotte minute. Il la ferait exploser, les extrêmes. Moi, je veux apaiser, je veux essayer de rassembler, je veux essayer d'unir. C'est vrai pour le Rassemblement national. On a vu, encore une fois hier soir sur votre antenne…
« Non, vous savez, moi, je ne regarde pas en arrière. J'essaie de regarder devant. Une fois qu'une décision est prise, que des élections sont organisées, je me bats parce que ce n'est pas uniquement, d'ailleurs, la question de moi. C'est la question des Français. Et on voit bien que dans les projets qui sont présentés en face, d'abord, je le crois, c'est des projets et des lignes politiques qui attiseraient beaucoup les tensions. On a une société qui est quelque part une cocotte minute. Il la ferait exploser, les extrêmes. Moi, je veux apaiser, je veux essayer de rassembler, je veux essayer d'unir. C'est vrai pour le Rassemblement national. On a vu, encore une fois hier soir sur votre antenne, les propos absolument insupportables. »
BFMTV · "Ne vous faites pas avoir": l'intégralité de l'interview de Gabriel Attal avant les législativesVérifier à 6:30Voir 2 autres passages
« Et pas seulement, je crois qu'il a fait référence aussi à Rachid Adhati, à Manuel Valls. Monsieur Chudot, il est député, mais ce n'est pas simplement un député. Il est présenté par le Rassemblement... »
BFMTV · "Ne vous faites pas avoir": l'intégralité de l'interview de Gabriel Attal avant les législativesVérifier à 7:22
« Exactement. Et ce monsieur Chudot, il n'est pas seulement député, il est présenté régulièrement par le Rassemblement national, comme leur futur ministre de l'Éducation nationale, s'il venait à gagner ses élections. Monsieur Chudot, donc, dit que quand on est un Français binational, c'est-à-dire que pour des raisons d'histoire familiale, d'histoire personnelle, on a une deuxième nationalité en plus de la nationalité française, on n'est pas digne de confiance pour occuper des postes à responsabilité. Et monsieur Chudot, ce n'est pas le seul à le dire, puisqu'à cinq mois, Mme Le Pen a présenté au Parlement une proposition de loi pour exclure de la fonction publique les Français binationaux. On parle de 3,5 millions de Français qui sont peut-être franco-marocains, franco-italiens, franco-canadiens, franco-arméniens, qui sont parfaitement français. Derrière ça, il y a une idée qui a toujours été celle du Front national, déjà de Jean-Marie Le Pen, c'est qu'un binational est un demi-national. Que vous êtes corruptible, que vous n'êtes pas loyal à la France. 3,5 millions de Français qui, depuis plusieurs jours, se sentent humiliés, injuriés par le Rassemblement national. Je veux le dire, dans mon gouvernement, il y a des binationaux. Roland Lescure, ministre de l'Industrie, franco-canadien. Fadila Khatabi, ministre des personnes en situation de handicap. Rachida Dati, Krizoula Zakharopoulou. Il y a des députés qui sont binationaux. Je pense à Nadia Hay, sur la septième circonscription des Yvelines, à Triel-sur-Seine, conflant Saint-Honorine, qui est franco-marocaine, qui a été ministre. Elle est non seulement parfaitement française, mais elle se bat tous les jours, pour la France et pour les Français. Et je m'étonne, je m'étonne de voir que le Rassemblement national, qui tient ses propos, en même temps présente dans le Val d'Oise, une candidate franco-russe aux élections législatives, qui d'ailleurs a qualifié les Ukrainiens de néo-nazis. Donc c'est toujours à géométrie variable. Ils vous font croire que c'est soi-disant pour lutter contre les ingérences russes. Mais après, on voit que la conseillère défense de Jordan Bardella, elle est franco-russe, qui présente des franco-russes dans ses élections législatives. En réalité, c'est toujours la même chose. C'est un moyen de stigmatiser ou d'humilier. »
Question 23"Ne vous faites pas avoir": l'intégralité de l'interview de Gabriel Attal avant les législatives
En fait, vous dites aux Français, donnez-moi un peu plus de temps.
Réponse à côté
Désormais, sans juge, on pourra saisir par exemple la moto dans un rodéos urbain sur simple signalement du procureur.
« Désormais, sans juge, on pourra saisir par exemple la moto dans un rodéos urbain sur simple signalement du procureur. »
BFMTV · "Ne vous faites pas avoir": l'intégralité de l'interview de Gabriel Attal avant les législativesVérifier à 6:00
Question 24"Ne vous faites pas avoir": l'intégralité de l'interview de Gabriel Attal avant les législatives
Mais vous dites des extrêmes.
Réponse directe
Oui, mais attendez. Le RN, la NUPES, il présente des candidats dans toutes les circonscriptions de France. Je suis le seul à avoir assumé de ne pas présenter des candidats dans une soixantaine de circonscriptions. Pourquoi ? Précisément parce que je savais que dans cette circonscription, le fait qu'on présente un candidat risquait de faire gagner l'extrême droite ou la France insôme. Mais justement, Pauline de malheur, c'est parce qu'on savait qu'on ne pouvait pas gagner et que ça risquait de faire gagner les extrêmes. Donc, dans toutes les autres circonscriptions, c'est-à-dire 500 circonscriptions, où on a des candidats ensemble pour la République, s'ils sont là, c'est parce que c'est les…
« Oui, mais attendez. Le RN, la NUPES, il présente des candidats dans toutes les circonscriptions de France. Je suis le seul à avoir assumé de ne pas présenter des candidats dans une soixantaine de circonscriptions. Pourquoi ? Précisément parce que je savais que dans cette circonscription, le fait qu'on présente un candidat risquait de faire gagner l'extrême droite ou la France insôme. »
BFMTV · "Ne vous faites pas avoir": l'intégralité de l'interview de Gabriel Attal avant les législativesVérifier à 10:24Voir 1 autre passage
« Mais justement, Pauline de malheur, c'est parce qu'on savait qu'on ne pouvait pas gagner et que ça risquait de faire gagner les extrêmes. Donc, dans toutes les autres circonscriptions, c'est-à-dire 500 circonscriptions, où on a des candidats ensemble pour la République, s'ils sont là, c'est parce que c'est les mieux placés pour battre les extrêmes. »
BFMTV · "Ne vous faites pas avoir": l'intégralité de l'interview de Gabriel Attal avant les législativesVérifier à 10:50
Question 25"Ne vous faites pas avoir": l'intégralité de l'interview de Gabriel Attal avant les législatives
Vous resterez le temps qu'il faudra ?
Réponse à côté
pour que l'ordre soit rétabli ? Je ne suis pas là pour faire des hypothèses, pour dire ce qui se passera, etc. Je me bats dans ces élections. Et donc, je le dis ici, évidemment, on se bat tous les jours et on travaille tous les jours pour la sécurité des Français. Évidemment, on le fera toujours. Maintenant, je le redis ici, le Rassemblement national a, je le disais tout à l'heure, des candidats qui tiennent des propos haineux et violents. On le voit depuis plusieurs jours. Il y a aussi, malheureusement, des gens dans notre pays qui ont des pulsions de haine, d'agressivité, qui se libèrent quelque part avec la perspective de l'arrivée du RN. On a vu il y a quelques jours, quelques semaines,…
« pour que l'ordre soit rétabli ? Je ne suis pas là pour faire des hypothèses, pour dire ce qui se passera, etc. Je me bats dans ces élections. Et donc, je le dis ici, évidemment, on se bat tous les jours et on travaille tous les jours pour la sécurité des Français. Évidemment, on le fera toujours. Maintenant, je le redis ici, le Rassemblement national a, je le disais tout à l'heure, des candidats qui tiennent des propos haineux et violents. On le voit depuis plusieurs jours. Il y a aussi, malheureusement, des gens dans notre pays qui ont des pulsions de haine, d'agressivité, qui se libèrent quelque part avec la perspective de l'arrivée du RN. On a vu il y a quelques jours, quelques semaines, le fils d'un cadre du Front national. Le soir des élections européennes. Voilà, qui a été interpellé pour agression homophobe. »
BFMTV · "Ne vous faites pas avoir": l'intégralité de l'interview de Gabriel Attal avant les législativesVérifier à 19:54Voir 1 autre passage
« Voilà, et qui, quand il a été interrogé, a dit vivement dans trois semaines, sous-entendu après les législatives, on pourra casser du PD comme on veut. Voilà ce que c'est. On a vu, chez vos confrères de France 2, une femme aide-soignante, victime de racisme par des personnes sympathisantes ou adhérentes, je ne sais plus, du RN. Donc, la réalité, c'est qu'il libère quelque part aussi, malheureusement, pose la question »
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BFMTV · Surveillante tuée à Nogent: l'interview de Gabriel Attal en intégralitéVérifier à 20:23
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« C'est pour ça que les contrôles inopinés qui ont été renforcés, évidemment, je pense qu'il faut continuer à les déployer. Parce que si un élève se dit potentiellement, mon sac va être ouvert, c'est sûr qu'il y a un effet dissuasif. Ensuite, vous savez, il y a des mesures dissuasives très fortes que vous pouvez prendre très vite. Ça fait partie des propositions qu'on a formulées il y a deux semaines. »
BFMTV · Surveillante tuée à Nogent: l'interview de Gabriel Attal en intégralitéVérifier à 8:03
« Quand je suis arrivé au ministère de l'Éducation nationale, j'ai voulu regarder toutes les solutions qui existaient. On m'a dit qu'il y a quelques lycées qui ont commencé à mettre en place des portiques. Je suis allé voir les lycées qui avaient commencé à mettre en place des portiques. Les portiques en question, c'est des tourniquets avec une badgeuse. Donc ça ne permet absolument pas d'empêcher... »
BFMTV · Surveillante tuée à Nogent: l'interview de Gabriel Attal en intégralitéVérifier à 5:45
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités28 juin 2024 au 11 mai 2026 · 13 observations13 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Par définition, mais vous savez, le fait de remettre l'autorité au milieu du village, ça a toujours été un fil rouge dans mon action. J'ai été nommé ministre de l'Éducation nationale à l'été 2023, première décision que j'ai prise, j'ai changé les règles pour qu'on puisse maintenant exclure des élèves du premier degré à l'école primaire qui font peser un risque sur la sécurité de l'école. Ce n'était pas possible avant de les changer d'établissement. J'ai pris ce décret dès mon arrivée. J'ai été nommé Premier ministre en janvier 2024. La première chose que j'ai dite, c'est qu'il fallait précisément remettre l'autorité au milieu du village. On a travaillé pendant six mois avec mon gouvernement et la loi qui vient d'être adoptée, c'est le fruit de ce travail. Maintenant, évidemment qu'il y a une forme d'échec collectif et surtout quand vous avez un drame comme celui-ci qui survient dans une école de la République. »
BFMTV · Surveillante tuée à Nogent: l'interview de Gabriel Attal en intégralitéVérifier à 4:42Voir 2 autres passages
« Il y a une violence de plus en plus débridée, de plus en plus jeune. Et la nécessité d'être plus ferme, d'avoir une réponse beaucoup plus forte, je crois que tout le monde la partage aussi. En tout cas, tous les Français la partagent. Et quand vous avez un consensus chez les Français, alors vous pouvez avancer. Et il y a des solutions. Il y a des choses qu'on peut mettre en place. J'ai commencé à en mettre certaines en place ces dernières années au ministère de l'Éducation nationale, en tant que Premier ministre, vous l'avez rappelé. Il y a une loi importante qui a été votée il y a quelques semaines maintenant, un texte de loi que j'ai proposé, qui a fait suite à un très long travail qui avait été engagé pour renforcer notre arsenal de répression. »
BFMTV · Surveillante tuée à Nogent: l'interview de Gabriel Attal en intégralitéVérifier à 2:08
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités9 janv. 2024 au 11 mai 2026 · 50 observations50 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Moi, ce que je constate, encore une fois, c'est qu'on a une violence de plus en plus débridée, de plus en plus jeune. Qu'on a aujourd'hui une surveillante, une assistante d'éducation qui a été poignardée par un élève de 14 ans. On a eu un certain nombre d'autres faits... »
BFMTV · Surveillante tuée à Nogent: l'interview de Gabriel Attal en intégralitéVérifier à 16:03Voir 2 autres passages
« – C'est le signe qu'il y a une violence de plus en plus forte, de plus en plus jeune. Et donc c'est le signe que notre société dysfonctionne. Vous savez, vous avez eu en 10 ans un doublement des tentatives d'homicide chez les 13-17 ans, c'est un récent rapport qui le dit. Les mineurs de 13-17 ans, c'est un Français sur 20. Et pourtant c'est un vol avec violence sur trois dans notre pays. Le fait est qu'il y a une violence de plus en plus jeune, de plus en plus forte. Et pour avoir passé beaucoup de temps et rencontré encore régulièrement des personnels de l'éducation nationale, je vois des professeurs des écoles qui me disent qu'ils ont vu ces dernières années des comportements en CM1, CM2 qu'ils voyaient auparavant ou qu'on voyait auparavant au collège, avec donc un rajeunissement de cette violence. Et donc moi, ma conviction, et ce pourquoi je me bats avec le parti Renaissance, on a fait des propositions sur ce sujet il y a encore deux semaines, c'est pour construire une forme de bulle de protection autour de notre jeunesse. Parce qu'on ne peut pas accepter l'idée qu'une jeunesse serait foutue et que la société ensuite serait condamnée à être de plus en plus violente. »
BFMTV · Surveillante tuée à Nogent: l'interview de Gabriel Attal en intégralitéVérifier à 3:14
« Mais justement, Pauline de malheur, c'est parce qu'on savait qu'on ne pouvait pas gagner et que ça risquait de faire gagner les extrêmes. Donc, dans toutes les autres circonscriptions, c'est-à-dire 500 circonscriptions, où on a des candidats ensemble pour la République, s'ils sont là, c'est parce que c'est les mieux placés pour battre les extrêmes. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées9 janv. 2024 au 11 mai 2026 · 8 observations8 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, ça ne permet pas d'empêcher qu'il y ait une arme blanche qui rentre dans l'enceinte de l'établissement scolaire. Et donc si vous mettez en place des détecteurs de métaux, moi j'ai un peu peur de la fausse bonne idée, parce que détecteurs de métaux, vous voyez par exemple, ça vous arrive de prendre l'avion à l'aéroport le temps que ça met. Un collège, vous avez en moyenne 500 ou 600 élèves. Vous imaginez, ils arrivent tous à la même heure. Ça fait des attroupements devant le collège. À un moment où avec le risque terroriste, on veut au contraire limiter les attroupements devant les établissements scolaires pour éviter des attaques. Et moi je le dis, évidemment qu'il faut prendre des mesures pour renforcer les contrôles. Évidemment qu'on prend des mesures pour probablement limiter la possibilité pour des mineurs d'acquérir une arme blanche. C'est une forme de bon sens. Mais quand vous avez un gamin qui poignarde une surveillante avec un couteau, on peut regarder le couteau, mais je pense qu'il faut surtout regarder le gamin. Et comment est-ce que c'est possible qu'un enfant de 14 ans en arrive à là ? Et donc ce qu'il faut faire c'est quoi ? C'est continuer à être plus fort et à renforcer notre arsenal répressif. Moi j'ai jamais eu peur de le faire, j'ai même été très critiqué pour ça. J'ai en rappelé à l'instant la loi que j'ai fait adopter après de longs mois de travail. Et puis, parce que le répressif ne suffit pas, il faut aussi agir pour éviter l'escalade de la violence. Parce que c'est une spirale la violence. Ça commence avec des insultes qui se sont totalement banalisées dans les cours de récréation. Vous passez des insultes ensuite au coup, et comme il n'y a pas de réponse au coup, vous passez ensuite à l'arme. Et donc c'est très tôt qu'il faut agir. »
BFMTV · Surveillante tuée à Nogent: l'interview de Gabriel Attal en intégralitéVérifier à 6:03Voir 2 autres passages
« Quand j'ai présenté, il y a deux semaines, les 82 propositions de renaissance sur la sécurité et l'autorité, je crois que j'ai eu une parole lucide. Évidemment que le compte n'y est pas sur ces sujets-là. Il faut le reconnaître. Il y a des choses qui ont très bien fonctionné. Je pense que la baisse du chômage, une politique économique qui a permis quand même de recréer des emplois, de rendre nos entreprises plus compétitives. D'autres, évidemment, d'autres choses qui ont été mises en place. Mais sur ce sujet-là, le garde des Sceaux qui a été ministre de l'Intérieur pendant quatre ans l'a dit lui-même. Il a dit qu'il n'y avait plus de lieu safe en France. Donc c'est bien qu'il y ait un constat lucide qui est très largement partagé. Je pense que c'est important. Il y a aussi aux Français cette lucidité. Mais pas seulement... »
BFMTV · Surveillante tuée à Nogent: l'interview de Gabriel Attal en intégralitéVérifier à 22:03
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées9 janv. 2024 au 11 mai 2026 · 32 observations32 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, il a proposé des mesures que je soutiens, qui vont dans le sens d'une plus grande fermeté. Supprimer le sursis, vous êtes d'accord ? Je suis favorable aux orientations qui ont été données par le garde des Sceaux. Sur la question de la justice des mineurs, vous savez qu'on a, depuis 1945, ce qu'on appelle l'ordonnance de 1945, qui prévoit qu'un mineur n'est pas un majeur et que, donc, un mineur ne doit pas être jugé comme un majeur. Mais je crois profondément qu'un mineur de 2025 n'est pas un mineur de 1945, parce qu'il y a cette violence de plus en plus débridée, qui est liée aussi, évidemment, aux réseaux sociaux et à une banalisation de la violence. Et donc, avec cette loi, on va plus loin qu'on n'a jamais été depuis 1945 en matière de renforcement de la répression contre la délinquance. Jusqu'à cette loi, il n'y avait pas de comparution immédiate pour les mineurs. Vous prenez deux cambrioleurs récidivistes, un de 17 ans, un de 18 ans. Celui de 18 ans, il va être sanctionné tout de suite. Celui de 17 ans, il fallait 9 ou 10 mois. Ça change avec la loi que j'ai fait adopter. Maintenant, comparution immédiate également pour les mineurs. L'excuse de minorité, parce que ce qui scandalise des Français, c'est que dans un certain nombre de situations, quand vous avez un mineur de plus de 16 ans récidiviste qui commet un crime, le fait que par principe il ne soit pas jugé comme un majeur, ça scandalise beaucoup de Français. Et donc là, on inverse le principe. Maintenant, il sera jugé »
BFMTV · Surveillante tuée à Nogent: l'interview de Gabriel Attal en intégralitéVérifier à 19:07Voir 2 autres passages
« Vous savez, la loi qui a été adoptée, dont je suis à l'initiative, qui durcit la réponse pénale pour les mineurs, elle n'a pas été prise à chaud, elle n'a pas été prise comme ça, sur un coin de table. Quand j'ai été nommé Premier ministre, en janvier 2024, ça faisait presque un an qu'il y avait eu les émeutes de 2023, il n'y avait pas eu de réponse. Donc la première chose que j'ai faite, c'est de réunir mon gouvernement et de leur dire, « Je veux une réponse pénale face à une violence de plus en plus forte chez les mineurs ». Moi, je veux saluer la grande dignité de la maman d'Elias. Je l'ai rencontrée à plusieurs reprises, je la connais. Il faut regarder dans le détail le dossier des mises en cause dans la mort d'Elias, le nombre de dysfonctionnements qui sont intervenus. La réalité, c'est que vous avez deux mises en cause qui ont une interdiction de se rencontrer, annoncée par le juge des enfants, alors qu'ils habitent dans la même résidence. »
BFMTV · Surveillante tuée à Nogent: l'interview de Gabriel Attal en intégralitéVérifier à 13:05
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées3 juil. 2024 au 11 mai 2026 · 8 observations8 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, ça ne permet pas d'empêcher qu'il y ait une arme blanche qui rentre dans l'enceinte de l'établissement scolaire. Et donc si vous mettez en place des détecteurs de métaux, moi j'ai un peu peur de la fausse bonne idée, parce que détecteurs de métaux, vous voyez par exemple, ça vous arrive de prendre l'avion à l'aéroport le temps que ça met. Un collège, vous avez en moyenne 500 ou 600 élèves. Vous imaginez, ils arrivent tous à la même heure. Ça fait des attroupements devant le collège. À un moment où avec le risque terroriste, on veut au contraire limiter les attroupements devant les établissements scolaires pour éviter des attaques. Et moi je le dis, évidemment qu'il faut prendre des mesures pour renforcer les contrôles. Évidemment qu'on prend des mesures pour probablement limiter la possibilité pour des mineurs d'acquérir une arme blanche. C'est une forme de bon sens. Mais quand vous avez un gamin qui poignarde une surveillante avec un couteau, on peut regarder le couteau, mais je pense qu'il faut surtout regarder le gamin. Et comment est-ce que c'est possible qu'un enfant de 14 ans en arrive à là ? Et donc ce qu'il faut faire c'est quoi ? C'est continuer à être plus fort et à renforcer notre arsenal répressif. Moi j'ai jamais eu peur de le faire, j'ai même été très critiqué pour ça. J'ai en rappelé à l'instant la loi que j'ai fait adopter après de longs mois de travail. Et puis, parce que le répressif ne suffit pas, il faut aussi agir pour éviter l'escalade de la violence. Parce que c'est une spirale la violence. Ça commence avec des insultes qui se sont totalement banalisées dans les cours de récréation. Vous passez des insultes ensuite au coup, et comme il n'y a pas de réponse au coup, vous passez ensuite à l'arme. Et donc c'est très tôt qu'il faut agir. »
BFMTV · Surveillante tuée à Nogent: l'interview de Gabriel Attal en intégralitéVérifier à 6:03Voir 2 autres passages
« Je vais vous dire clairement, la proposition qui a été faite, c'était de dire qu'il faut que le président de la République annonce dès maintenant qu'il démissionnera dans six mois. Imaginez si aujourd'hui, avec tout ce qu'on voit dans le monde, avec les menaces américaines, avec la situation en Ukraine, vous imaginez si le président de la République était vu comme un président sur le départ qui annonçait son départ mais qui est encore là ? Vous pensez qu'il aurait pu réunir la coalition des volontaires pour l'Ukraine à l'Élysée avec des chefs d'État et de gouvernement du monde entier pour donner des garanties de sécurité à l'Ukraine en cas d'accord de paix ou de cesser le feu ? Vous pensez qu'on arriverait à prendre des positions internationales en Europe pour essayer de rassembler, de nous unir, essayer de peser dans le monde ? Évidemment que non. Mais encore une fois, chacun prend des positions et est libre de les prendre. Moi, je n'ai pas à dire à un tel ou à un tel, tu n'as pas à prendre cette position, tu n'es pas légitime à le dire, il ne faut pas le dire. Moi, je prends des positions. Vous avez dosé la distance. Je le dis quand je suis d'accord ou quand je ne suis pas d'accord. »
youtube.com · Iran, Groenland, gouvernement : l'interview de Gabriel Attal|LCIVérifier à 30:52
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés10 juin 2025 au 10 juin 2025 · 1 observation1 passage
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, ça ne permet pas d'empêcher qu'il y ait une arme blanche qui rentre dans l'enceinte de l'établissement scolaire. Et donc si vous mettez en place des détecteurs de métaux, moi j'ai un peu peur de la fausse bonne idée, parce que détecteurs de métaux, vous voyez par exemple, ça vous arrive de prendre l'avion à l'aéroport le temps que ça met. Un collège, vous avez en moyenne 500 ou 600 élèves. Vous imaginez, ils arrivent tous à la même heure. Ça fait des attroupements devant le collège. À un moment où avec le risque terroriste, on veut au contraire limiter les attroupements devant les établissements scolaires pour éviter des attaques. Et moi je le dis, évidemment qu'il faut prendre des mesures pour renforcer les contrôles. Évidemment qu'on prend des mesures pour probablement limiter la possibilité pour des mineurs d'acquérir une arme blanche. C'est une forme de bon sens. Mais quand vous avez un gamin qui poignarde une surveillante avec un couteau, on peut regarder le couteau, mais je pense qu'il faut surtout regarder le gamin. Et comment est-ce que c'est possible qu'un enfant de 14 ans en arrive à là ? Et donc ce qu'il faut faire c'est quoi ? C'est continuer à être plus fort et à renforcer notre arsenal répressif. Moi j'ai jamais eu peur de le faire, j'ai même été très critiqué pour ça. J'ai en rappelé à l'instant la loi que j'ai fait adopter après de longs mois de travail. Et puis, parce que le répressif ne suffit pas, il faut aussi agir pour éviter l'escalade de la violence. Parce que c'est une spirale la violence. Ça commence avec des insultes qui se sont totalement banalisées dans les cours de récréation. Vous passez des insultes ensuite au coup, et comme il n'y a pas de réponse au coup, vous passez ensuite à l'arme. Et donc c'est très tôt qu'il faut agir. »
BFMTV · Surveillante tuée à Nogent: l'interview de Gabriel Attal en intégralitéVérifier à 6:03
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités3 juil. 2024 au 3 mai 2026 · 4 observations4 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – C'est le signe qu'il y a une violence de plus en plus forte, de plus en plus jeune. Et donc c'est le signe que notre société dysfonctionne. Vous savez, vous avez eu en 10 ans un doublement des tentatives d'homicide chez les 13-17 ans, c'est un récent rapport qui le dit. Les mineurs de 13-17 ans, c'est un Français sur 20. Et pourtant c'est un vol avec violence sur trois dans notre pays. Le fait est qu'il y a une violence de plus en plus jeune, de plus en plus forte. Et pour avoir passé beaucoup de temps et rencontré encore régulièrement des personnels de l'éducation nationale, je vois des professeurs des écoles qui me disent qu'ils ont vu ces dernières années des comportements en CM1, CM2 qu'ils voyaient auparavant ou qu'on voyait auparavant au collège, avec donc un rajeunissement de cette violence. Et donc moi, ma conviction, et ce pourquoi je me bats avec le parti Renaissance, on a fait des propositions sur ce sujet il y a encore deux semaines, c'est pour construire une forme de bulle de protection autour de notre jeunesse. Parce qu'on ne peut pas accepter l'idée qu'une jeunesse serait foutue et que la société ensuite serait condamnée à être de plus en plus violente. »
BFMTV · Surveillante tuée à Nogent: l'interview de Gabriel Attal en intégralitéVérifier à 3:14Voir 2 autres passages
« Et dans son article 23, ce texte européen donne la possibilité désormais aux États membres de pouvoir l'interdire dans leur pays. Pourquoi c'est important ? Juste, très rapidement, parce qu'il y a probablement beaucoup de parents qui nous écoutent et que ça intéresse. C'est important parce que, vous savez, je suis très engagé dans la lutte contre le harcèlement à l'école. J'ai beaucoup œuvré en la matière. Le harcèlement, il passe aujourd'hui beaucoup, malheureusement, par les réseaux sociaux. C'est important parce qu'on voit que l'usage des réseaux sociaux très jeunes et de manière très prolongée, ça a un impact sur les capacités de réflexion de nos enfants. Il y a une étude américaine qui est sortie il n'y a pas très longtemps, qui montre que pour un adolescent qui passe cinq heures par jour sur les réseaux sociaux, en deux ans, c'est un retard par rapport aux autres adolescents, de l'ordre de six mois en termes de développement, en termes d'apprentissage, etc. C'est important parce que ça agit sur la santé mentale de nos enfants. Et c'est important, enfin, parce que derrière ces plateformes de réseaux sociaux, il y a des puissances, il y a des pays, la Chine, les États-Unis, qui parfois, tenez-vous bien, n'autorisent même pas ces réseaux sociaux pour leurs propres enfants dans leur pays. Et donc, moi, je veux qu'on puisse être indépendant en la matière, qu'on puisse protéger nos enfants. »
youtube.com · Réseaux sociaux, présidentielle, Renaissance...L'interview de Gabriel Attal en intégralitéVérifier à 12:46
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées9 janv. 2024 au 11 mai 2026 · 12 observations12 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Exactement. Et ce monsieur Chudot, il n'est pas seulement député, il est présenté régulièrement par le Rassemblement national, comme leur futur ministre de l'Éducation nationale, s'il venait à gagner ses élections. Monsieur Chudot, donc, dit que quand on est un Français binational, c'est-à-dire que pour des raisons d'histoire familiale, d'histoire personnelle, on a une deuxième nationalité en plus de la nationalité française, on n'est pas digne de confiance pour occuper des postes à responsabilité. Et monsieur Chudot, ce n'est pas le seul à le dire, puisqu'à cinq mois, Mme Le Pen a présenté au Parlement une proposition de loi pour exclure de la fonction publique les Français binationaux. On parle de 3,5 millions de Français qui sont peut-être franco-marocains, franco-italiens, franco-canadiens, franco-arméniens, qui sont parfaitement français. Derrière ça, il y a une idée qui a toujours été celle du Front national, déjà de Jean-Marie Le Pen, c'est qu'un binational est un demi-national. Que vous êtes corruptible, que vous n'êtes pas loyal à la France. 3,5 millions de Français qui, depuis plusieurs jours, se sentent humiliés, injuriés par le Rassemblement national. Je veux le dire, dans mon gouvernement, il y a des binationaux. Roland Lescure, ministre de l'Industrie, franco-canadien. Fadila Khatabi, ministre des personnes en situation de handicap. Rachida Dati, Krizoula Zakharopoulou. Il y a des députés qui sont binationaux. Je pense à Nadia Hay, sur la septième circonscription des Yvelines, à Triel-sur-Seine, conflant Saint-Honorine, qui est franco-marocaine, qui a été ministre. Elle est non seulement parfaitement française, mais elle se bat tous les jours, pour la France et pour les Français. Et je m'étonne, je m'étonne de voir que le Rassemblement national, qui tient ses propos, en même temps présente dans le Val d'Oise, une candidate franco-russe aux élections législatives, qui d'ailleurs a qualifié les Ukrainiens de néo-nazis. Donc c'est toujours à géométrie variable. Ils vous font croire que c'est soi-disant pour lutter contre les ingérences russes. Mais après, on voit que la conseillère défense de Jordan Bardella, elle est franco-russe, qui présente des franco-russes dans ses élections législatives. En réalité, c'est toujours la même chose. C'est un moyen de stigmatiser ou d'humilier. »
BFMTV · "Ne vous faites pas avoir": l'intégralité de l'interview de Gabriel Attal avant les législativesVérifier à 7:35Voir 2 autres passages
« quand on rentre dans le détail... Je vous donne des exemples concrets. On propose de passer à la préférence travail. Dire que la France a la vocation à accueillir une immigration. Dès lors qu'on a un contrat de travail, qu'on respecte nos règles et nos valeurs, on a vocation à pouvoir venir en France. Deuxième chose, on propose que pour identifier combien d'immigrés la France est capable d'accueillir, on se base notamment sur des recommandations que nous feraient les partenaires sociaux en matière de besoins économiques, et que le Parlement vote des quotas d'immigration qu'on pourrait accueillir en France. Troisième chose, on propose d'importer, de s'inspirer de ce qu'on appelle le permis à point pour l'immigration qui a été mis en place au Canada, c'est-à-dire que pour sélectionner et choisir l'immigration qu'on accueille en France, on regarde un certain nombre de critères, le fait de travailler, l'absence de condamnation, la maîtrise de la langue, le respect des règles, etc. »
youtube.com · Iran, Groenland, gouvernement : l'interview de Gabriel Attal|LCIVérifier à 19:01
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
personal attack3 juil. 2024 au 3 juil. 2024 · 1 observation1 passage
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non mais vous savez, tout ça c'est la dernière trouvaille de Mme Le Pen et de M. Bardella pour éviter qu'on parle de leur candidat dont un quart ont tenu des propos racistes, antisémites, homophobes. Tous les jours on a une trouvaille. On a maintenant même qui ont fait des prises d'otages, qui ont porté des casquettes nazies. »
youtube.com · Gabriel Attal Face à BFM - L'interview en intégralitéVérifier à 49:53
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes3 mai 2026 au 3 mai 2026 · 1 observation1 passage
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Pour les ponts, il y a une ristourne supplémentaire. Il faudrait baisser un peu le plafond. Maintenant, il y a la solution de long terme. On en parlait il y a un instant, indirectement. La solution de long terme, c'est qu'on aimerait moins dépendre des fluctuations du prix du baril du pétrole en raison des conflits internationaux. Et pour ça, sur le long terme, c'est le nucléaire, c'est les renouvelables, c'est augmenter notre production d'électricité et c'est avoir des modes de déplacement et de vie qui sont plus électrifiés. Maintenant, vous dites ça à des Français qui aujourd'hui n'arrivent pas à remplir le plein de leur voiture et ne peuvent pas changer de voiture et passer à une électrique, ils vous disent, à juste titre, vous vivez sur une autre planète. »
youtube.com · Présidentielle 2027, Europe, politique ... Entretien avec Gabriel Attal, ancien Premier ministreVérifier à 13:26
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contre-arguments traités3 juil. 2024 au 3 mai 2026 · 2 observations2 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, quand François Bayrou a proposé de supprimer deux jours fériés, travailler sans rémunération supplémentaire, donc là c'était travailler plus sans gagner plus, je n'y suis opposé. Moi, je suis pour que des Français qui le souhaitent puissent travailler davantage et être mieux rémunérés pour ça. Et ensuite, je suis pour que il y ait davantage de Français qui travaillent. Il y a beaucoup de comparaisons qui sont faites entre la France et les autres pays européens sur la quantité de travail. Mais quand vous regardez, les Français qui travaillent en France ne travaillent pas beaucoup moins que chez nos voisins européens. »
youtube.com · Présidentielle 2027, Europe, politique ... Entretien avec Gabriel Attal, ancien Premier ministreVérifier à 21:43Voir 1 autre passage
« — Vous vouliez débattre ? — Moi, je suis toujours prêt à débattre. Je l'ai fait tout au long de cette campagne. J'étais totalement prêt à débattre. Et je regrette, puisque je comprends que c'est parce que M. Bardella n'a pas souhaité que ce débat ait lieu, je regrette qu'on puisse pas avoir ce débat. — Je lui demanderai tout à l'heure pourquoi est-ce qu'il n'a pas voulu débattre. — Moi, je vais vous dire. Je pense qu'il a été probablement mal à l'aise dans un certain nombre de débats qui ont eu lieu ces dernières semaines, mis face aux contradictions de son programme, à des changements de pieds permanents, à l'incapacité à dire comment il mettrait en œuvre certaines mesures. On voit aussi chaque jour que des propos ou des photos sont découvertes sur certains de ses candidats. Encore hier, on a vu une candidate qui posait fièrement avec une casquette nazie et que donc il est probablement mal à l'aise par rapport à tout ça. Mais moi, je le dis, on est dans un moment historique. Vous l'avez indiqué. Et donc on a besoin de débats. On a besoin de confronter les projets, de confronter les visions, de confronter les valeurs. Et donc je le regrette vraiment. »
youtube.com · Gabriel Attal Face à BFM - L'interview en intégralitéVérifier à 0:23
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
BFMTV · Surveillante tuée à Nogent: l'interview de Gabriel Attal en intégralitéVérifier à 16:56
« Tout à fait imaginé. Il n'y a pas besoin de loi pour ça. Il n'y a pas besoin de parlement. Qu'avant 18 ans, tous les enfants de France »
BFMTV · Surveillante tuée à Nogent: l'interview de Gabriel Attal en intégralitéVérifier à 9:32
« le 8 à la journée ? D'abord, je me bats dans cette campagne pour que les candidats ensemble pour la République puissent gagner. Ensuite, il y a un gouvernement, un gouvernement qui est au travail. »
BFMTV · "Ne vous faites pas avoir": l'intégralité de l'interview de Gabriel Attal avant les législativesVérifier à 19:38
BFMTV · "Ne vous faites pas avoir": l'intégralité de l'interview de Gabriel Attal avant les législativesVérifier à 7:35
« Oui, il a proposé des mesures que je soutiens, qui vont dans le sens d'une plus grande fermeté. Supprimer le sursis, vous êtes d'accord ? Je suis favorable aux orientations qui ont été données par le garde des Sceaux. Sur la question de la justice des mineurs, vous savez qu'on a, depuis 1945, ce qu'on appelle l'ordonnance de 1945, qui prévoit qu'un mineur n'est pas un majeur et que, donc, un mineur ne doit pas être jugé comme un majeur. Mais je crois profondément qu'un mineur de 2025 n'est pas un mineur de 1945, parce qu'il y a cette violence de plus en plus débridée, qui est liée aussi, évidemment, aux réseaux sociaux et à une banalisation de la violence. Et donc, avec cette loi, on va plus loin qu'on n'a jamais été depuis 1945 en matière de renforcement de la répression contre la délinquance. Jusqu'à cette loi, il n'y avait pas de comparution immédiate pour les mineurs. Vous prenez deux cambrioleurs récidivistes, un de 17 ans, un de 18 ans. Celui de 18 ans, il va être sanctionné tout de suite. Celui de 17 ans, il fallait 9 ou 10 mois. Ça change avec la loi que j'ai fait adopter. Maintenant, comparution immédiate également pour les mineurs. L'excuse de minorité, parce que ce qui scandalise des Français, c'est que dans un certain nombre de situations, quand vous avez un mineur de plus de 16 ans récidiviste qui commet un crime, le fait que par principe il ne soit pas jugé comme un majeur, ça scandalise beaucoup de Français. Et donc là, on inverse le principe. Maintenant, il sera jugé »
BFMTV · Surveillante tuée à Nogent: l'interview de Gabriel Attal en intégralitéVérifier à 19:07
BFMTV · "Ne vous faites pas avoir": l'intégralité de l'interview de Gabriel Attal avant les législativesVérifier à 10:50
« Il y aurait eu une fragilité constitutionnelle. Par exemple, si elle était ciblée sur un âge. Si on disait que c'est que pour les jeunes. Là, constitutionnellement, il y aurait une rupture d'égalité. Ce n'est pas ce qu'on fait. On dit que c'est sur la primo-accession. Vous pouvez être primo-accédant quand vous avez 35 ans, 37 ans, 40 ans. Mais aussi quand vous avez... »
youtube.com · Gabriel Attal Face à BFM - L'interview en intégralitéVérifier à 25:38
« Je pense qu'on doit toujours chercher à faire appliquer nos règles et à faire respecter la laïcité. Ce n'est pas moi qui vais vous dire le contraire. Quand j'ai été ministre de l'Éducation nationale, je rappelle, quand j'ai été ministre de l'Éducation nationale, j'ai moi-même garanti l'application de la loi de 2004 sur la laïcité à l'école en prenant une décision qui était attendue par nos chefs d'établissement, par beaucoup d'enseignants depuis des années, l'interdiction du port de la Bayard et du Camis dans les établissements scolaires. J'ai été nommé ministre de l'Éducation nationale, je me suis engagé sur ce sujet, j'ai pris la décision. Aujourd'hui, il n'y a plus d'Abaïa dans nos établissements scolaires. Donc oui, faire respecter la laïcité, c'est essentiel. Et si on veut réussir à le faire, il faut évidemment associer l'ensemble des acteurs, ne serait-ce que pour qu'ils fassent remonter les atteintes à la laïcité et pour qu'on trouve tous ensemble des solutions. »
BFMTV · "Ne vous faites pas avoir": l'intégralité de l'interview de Gabriel Attal avant les législativesVérifier à 15:08
« Alors, d'abord, cette baisse, elle est permise par le fait qu'on a réinvesti dans la production d'électricité en France. Parce que nous, on a fait le choix de réinvestir dans le nucléaire, construire des nouvelles centrales, mais aussi investir dans la maintenance de nos centrales. Et on sait que les prix de l'électricité avaient monté parce qu'il y avait notamment des problèmes de maintenance sur nos centrales. Et on investit dans les énergies renouvelables. Pourquoi je dis ça ? Parce que c'est important dans cette élection législative. Vous avez le Rassemblement national, qui dit aux Français, nous, on est OK pour faire le nucléaire. Par contre, on est contre les énergies renouvelables. On va arrêter d'installer des énergies renouvelables. Or, on sait que dans les années qui viennent, la demande d'électricité va exploser. Ce que dit le Rassemblement national, c'est que la demande d'électricité va exploser. Mais par contre, on ne va pas installer de nouveaux moyens de production d'électricité avant 10 ou 15 ans, quand il y aura des nouveaux réacteurs nucléaires. Qu'est-ce qui va se passer entre les deux ? La facture va augmenter. Si vous avez une demande d'électricité qui augmente, mais que vous n'avez pas de production d'électricité qui augmente parce que vous arrêtez les énergies renouvelables, mécaniquement, la facture des Français augmenterait. On est les seuls à dire qu'on veut investir à la fois sur le nucléaire et sur les énergies renouvelables. C'est bon pour la planète et c'est bon pour la facture des Français parce que ça fait plus de production et donc baisser la facture. »
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« C'est pour ça que je vais continuer à me déplacer, comme je l'ai dit. Mais ce que je vois, c'est qu'il y a largement une prise de conscience dans les opinions publiques et aussi dans les gouvernements. Ce que je vois ensuite, c'est que les solutions, elles sont assez bien identifiées, finalement. Vous avez un certain nombre de rapports qui ont été mis, le rapport Draghi, le rapport L'État, qu'on a largement commenté dans les médias. Ce qui pêche, c'est toujours la rapidité d'exécution. Soit parce qu'on a des procédures qui sont trop longues, soit parce qu'effectivement, sur certains sujets, on n'arrive pas à mettre tout le monde d'accord. Moi, ce que je crois, c'est que l'avenir de l'Europe, pour qu'elle soit puissante, c'est une Europe des géométries variables. On assume que certains pays avancent davantage ensemble, sur certains sujets, et que les autres ont qu'à les rejoindre ensuite avec une force d'attraction. »
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« Lisez ce qui est écrit par l'administration Trump, écoutez les déclarations de Donald Trump. Dans le document stratégique de sécurité américaine, il a été écrit noir sur blanc que l'Union européenne, comme entité, comme institution, est un obstacle aux intérêts, notamment économiques et commerciaux des États-Unis. Il veut le casser l'Europe ? Bien sûr, mais il l'assume et il le dise. Donc je crois qu'il faut nous aussi qu'on assume et qu'on dise clairement ce qu'on veut faire, c'est-à-dire avoir une Europe puissante. Mais ce n'est pas juste des mots et des incantations. Je vous disais à l'instant, notre réarmement militaire, notre réarmement économique et technologique. Vous savez, moi, ce qui m'empêche de dormir, c'est quand je regarde et quand j'entends un certain nombre d'acteurs de l'intelligence artificielle, de l'innovation, qui disent à quel point sur l'innovation et les nouvelles technologies, on est en train de perdre la bataille. Ils sont en avance. Avec la Chine et avec les États-Unis, et notamment avec la Chine. Moi, je ne veux pas que demain, le choix de nos enfants, de nos petits-enfants, en matière de travail, ils se situent entre eux, servir des cafés aux Américains ou changer les draps à des Chinois quand ils viennent en France visiter nos châteaux et faire du tourisme. Je veux qu'on puisse rester, redevenir sur certains secteurs, une nation en avance, pionnière sur les sujets technologiques. C'est possible. »
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