– Jean-Louis Borloo, pardon Stéphane, Jean-Louis Borloo, il propose de passer à une république fédérale, qu'est-ce que vous dites de ça ?
Réponse partielle– Alors, moi, il faut qu'on me définisse ce qu'est le fédéralisme. Je pense qu'en France, on a une histoire qui date même de la monarchie où la France, elle s'est construite par l'unification et l'idée d'un État un et indivisible. Je crois qu'aujourd'hui, c'est notre histoire et qu'on ne peut pas nous comparer à ce qui s'est passé en Italie ou en Allemagne, où la nation et l'unification s'est fait tardivement. Maintenant, moi, je crois, et peut-être qu'on prend des mots différents pour dire les choses, je crois beaucoup à ce qu'on appelle la différenciation. Il est évident, pardonnez-moi de parler de la Bretagne, mais la Bretagne, elle est péninsulaire et périphérique. Vous prenez la région…
« – Alors, moi, il faut qu'on me définisse ce qu'est le fédéralisme. Je pense qu'en France, on a une histoire qui date même de la monarchie où la France, elle s'est construite par l'unification et l'idée d'un État un et indivisible. Je crois qu'aujourd'hui, c'est notre histoire et qu'on ne peut pas nous comparer à ce qui s'est passé en Italie ou en Allemagne, où la nation et l'unification s'est fait tardivement. Maintenant, moi, je crois, et peut-être qu'on prend des mots différents pour dire les choses, je crois beaucoup à ce qu'on appelle la différenciation. Il est évident, pardonnez-moi de parler de la Bretagne, mais la Bretagne, elle est péninsulaire et périphérique. Vous prenez la région Grand-Est qui est un carrefour, donc c'est évident qu'on ne traite pas les choses de la même manière. On ne traite pas les choses de la même manière en Ardèche ou à Lille. Il y a un principe d'égalité de droit et de promesse républicaine pour tous les territoires, mais il faut qu'on s'adapte. Moi, je crois qu'il faut qu'on cultive ce que j'appelle soit l'impressionnisme, soit le jardin à l'anglaise, alors que toutes les lois territoriales, elles ont été faites d'une manière, enfin, à la française, c'est-à-dire que tout le monde se ressemblait et tout le monde faisait la même chose au même moment. Et il faut remettre de la souplesse, de l'agilité, parce qu'encore une fois, si on fait confiance aux élus locaux, et Dieu sait s'ils sont capables d'être responsables, ils le montrent tous les jours, ils œuvrent pour trouver des solutions, l'État doit se recentrer sur ses fonctions régaliennes et permettre aux territoires, enfin, ce qu'on appelle les territoires, de trouver les solutions. »
