Député européen, vice-président des Républicains·LR
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Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
4 avr. 2024 au 25 mai 2026
Questions
150
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 150 questions évaluables
Réponse directe
75
Réponse partielle
31
Réponse à côté
44
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 101 à 125 sur 150
Question 101Louvre, budget, Nicolas Sarkozy...L'interview de François-Xavier Bellamy (LR) en intégralité
Qu'est-ce que vous êtes prêts à accepter dans le débat ?
Réponse partielle
D'abord, il y a quelque chose qui est totalement faussé dans cette discussion. C'est que nous avons aujourd'hui le pays de l'OCDE où les impôts sont les plus élevés. Nous sommes le champion du monde des prélèvements obligatoires. Mais dans ce système, les plus riches ne payent pas à proportion de leurs revenus, Mais est-ce qu'on veut bien regarder en face la réalité ? Aujourd'hui, dans ce pays, vous avez 10% des foyers fiscaux qui payent 70% de l'impôt sur le revenu. On est le pays le plus redistributif du monde. Est-ce que la France est en train de crever parce qu'elle n'a pas assez d'impôts ? Ou est-ce que ce qui la fait crever, c'est qu'à chaque fois qu'on a un problème, on cherche à inv…
« D'abord, il y a quelque chose qui est totalement faussé dans cette discussion. C'est que nous avons aujourd'hui le pays de l'OCDE où les impôts sont les plus élevés. Nous sommes le champion du monde des prélèvements obligatoires. Mais dans ce système, les plus riches ne payent pas à proportion de leurs revenus, »
BFMTV · Louvre, budget, Nicolas Sarkozy...L'interview de François-Xavier Bellamy (LR) en intégralité
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« je viens de le dire c'est deux éléments majeurs le premier c'est lutter contre le réchauffement en s'appuyant sur le progrès sur la science sur la technologie sur cet élément de notre industrie qui est par exemple la filière nucléaire c'est produire de nouveau en France puisque nous avons la production la moins carbonée d'Europe donc pour un jeune français plus on produira en France plus on luttera contre le réchauffement aujourd'hui tout ce que nous importons de Chine qui fait chaque année des records mondiaux d'émissions de charbon tout ce que nous importons du reste du monde c'est ce que nous laissons à une production qui est bien plus dévastatrice pour la planète donc la compétitivité de la France le fait de renouer avec la production en France c'est la clé de la décarbonation et de la protection de la planète et puis le deuxième élément c'est l'adaptation au changement climatique pour nos agriculteurs pour les français c'est la question de la climatisation de l'accès au froid tous les français qui nous écoutent savent que nous ne sommes pas prêts aujourd'hui aux conséquences du changement climatique les soutenir dans ce combat là ce sera évidemment notre priorité aussi »
Méthode, périmètre et limitesVersion depth-public-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
14 juil. 2026
Données arrêtées au :
23 juil. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
« Mais est-ce qu'on veut bien regarder en face la réalité ? Aujourd'hui, dans ce pays, vous avez 10% des foyers fiscaux qui payent 70% de l'impôt sur le revenu. On est le pays le plus redistributif du monde. Est-ce que la France est en train de crever parce qu'elle n'a pas assez d'impôts ? Ou est-ce que ce qui la fait crever, c'est qu'à chaque fois qu'on a un problème, on cherche à inventer des impôts ? C'est ça pour moi le problème majeur. Et c'est ça qu'on va défendre dans ce débat budgétaire. »
BFMTV · Louvre, budget, Nicolas Sarkozy...L'interview de François-Xavier Bellamy (LR) en intégralitéVérifier à 9:35
Question 102Entretien avec François-Xavier Bellamy
Croyez-vous possible François-Xavier Bellamy que le courage politique puisse restaurer un jour des valeurs singulières ou collectives dont on a la nostalgie ?
Réponse partielle
D'abord peut-être le plus urgent serait-il de restaurer le courage politique lui-même qui est sans doute la valeur ou le principe fondamental dont la politique manque trop souvent aujourd'hui au point qu'elle a fini par perdre sa signification profonde je ne crois pas beaucoup à la notion de valeur parce que je pense que les valeurs le lexique des valeurs est à lui-même symptomatique du relativisme dans lequel nous sommes entrés les valeurs sont relatives elles varient elles sont le produit d'une évaluation et les valeurs fluctuent le lieu de la fluctuation des valeurs c'est le marché et sur le marché une chose peut avoir beaucoup de valeur un jour en avoir beaucoup moins le lendemain l'inf…
« D'abord peut-être le plus urgent serait-il de restaurer le courage politique lui-même qui est sans doute la valeur ou le principe fondamental dont la politique manque trop souvent aujourd'hui au point qu'elle a fini par perdre sa signification profonde je ne crois pas beaucoup à la notion de valeur parce que je pense que les valeurs le lexique des valeurs est à lui-même symptomatique du relativisme dans lequel nous sommes entrés les valeurs sont relatives elles varient elles sont le produit d'une évaluation et les valeurs fluctuent le lieu de la fluctuation des valeurs c'est le marché et sur le marché une chose peut avoir beaucoup de valeur un jour en avoir beaucoup moins le lendemain l'inflation que nous vivons aujourd'hui fait que tout prend de la valeur finalement la valeur est toujours relative et quelque chose qui a beaucoup de valeur pour moi peut très bien n'avoir aucune valeur pour vous et c'est parfaitement normal si je vous montre une photographie de la maison où j'ai grandi peut-être aura-t-elle peu de valeur pour vous mais pour moi les souvenirs qui s'y rattachent font qu'elle est investie précisément d'une signification singulière je pense qu'il faut revenir sans doute à la notion plus universelle plus objective des principes des principes éthiques qui devraient structurer notre vie commune vous parliez de valeurs collectives sans doute les principes peuvent nous être communs bien plus que les valeurs et de ce point de vue là le courage est un principe que les politiques devraient retrouver collectivement pour redonner de la valeur pour redonner une signification ne serait-ce qu'au discours politique ne serait-ce qu'à la parole publique moi je suis frappé de voir à quel point aujourd'hui nous vivons une crise de la parole publique une crise qui se caractérise par la défiance absolument généralisée dont il est l'objet aujourd'hui ce discours politique qui est y compris d'ailleurs dans l'exercice médiatique quotidiennement et constamment interprété comme étant l'effet d'un positionnement d'une stratégie d'une tactique quand un responsable politique quel qu'il soit prend la parole et bien on décryptera toujours sa position comme un calcul comme la recherche d'un effet dans l'électorat bien plus que comme l'expression d'une pensée d'une vision qui serait capable d'aller à contre-courant et de prendre le risque de déplaire de heurter de prendre le risque même de l'infécondité électorale oui bien sûr la vie démocratique suppose comme le disait Max Weber quand on a justement le courage de la vivre pour ce qu'elle doit être d'affronter la possibilité du naufrage de tous ses espoirs c'est à dire je rentre dans le débat public et ce que je dis peut-être me vaudra de ne pas gagner cette élection de ne pas recueillir le suffrage de tous mes concitoyens mais je dis ce que je crois avoir à dire non parce que je veux obtenir un succès mais parce que je veux servir le débat public et de ce point de vue là le déclin du courage comme le disait Solzhenitsyn dans le discours de Harvard est sans aucun doute la cause majeure de l'effondrement du débat public aujourd'hui puisque tous ceux qui le suivent partent du principe de départ que les participants de la conversation civique les responsables politiques ne parlent pas pour dire ce qu'ils pensent mais pour atteindre un résultat et ça ne peut que vider de leur sens les mots même de la vie publique »
youtube.com · Entretien avec François-Xavier BellamyVérifier à 8:51Voir 1 autre passage
« je pense que c'est une crise collective et que nous y avons tous une responsabilité d'abord je me garderai bien je suis d'une certaine manière dans ma propre expérience j'ai l'impression d'être au coeur de l'aberration de cette distinction il n'y a pas d'un côté les politiques et de l'autre les citoyens nous sommes tous des responsables politiques en ce sens que comme électeurs nous avons tous une responsabilité politique et même le fait de ne pas participer à la vie publique d'une manière active est déjà une façon de choisir est déjà une manière de prendre sa responsabilité moi-même j'ai toujours regardé avec beaucoup d'étonnement la distinction entre les citoyens et les élus parce que je ne me sens pas avoir changé de condition quand je suis devenu parlementaire je n'ai pas changé de vie d'ailleurs je mène toujours la même vie je n'ai pas déménagé je n'ai pas tellement changé mes habitudes de vie donc si vous voulez je regarde toujours avec quelque chose un étonnement devant cette étrangeté que serait la distinction qu'on pourrait faire nous sommes tous responsables de l'état de la cité tous que nous le voulions ou non nous avons tous une responsabilité comme le dit Pascal dans les pensées que vous le vouliez ou non vous êtes embarqué vous êtes embarqué toute l'histoire de la philosophie a toujours décrit l'expérience politique par analogie avec celle de la navigation et bien nous sommes liés par un destin commun parce que le pays auquel nous appartenons nous avons tous quelque chose à voir avec le fait qu'il soit bien ou mal gouverné et qu'il arrive ou non à bon port nous importe à nous tous et de fait nous sommes tous embarqués beaucoup de gens disent parfois faut-il ou non s'engager en politique mais vous êtes déjà engagé en politique et de ce point de vue là oui la crise politique nous concerne tous et nous en sommes tous responsables je pense que ceux qui au sens commun du terme sont engagés en politique c'est à dire ceux qui ont un mandat ceux qui exercent des fonctions publiques ont évidemment une responsabilité dans cette crise de la parole publique je le disais à l'instant mais aussi je pense notre système médiatique sur lequel il importerait de réfléchir je n'incrimine pas par là les journalistes individuellement mais l'organisation de notre monde médiatique qui est fait bien plus souvent pour faire exister le spectacle et la controverse le choc et la confrontation que pour affronter dans la profondeur les sujets les plus importants vous voyez cher Philippe Bigard nous sommes en train de vivre une expérience qui est très rare pour moi qui est de temps en temps l'occasion de fréquenter les plateaux de radio ou de télévision une véritable conversation la possibilité de prendre son temps pour aller au fond des choses cela nous est offert de manière exceptionnelle grâce à vous aujourd'hui mais c'est une expérience très singulière et qui a quasiment disparu donc je pense qu'il y aurait une réflexion collective à avoir sur la manière dont la société du spectacle a transformé la politique et l'exercice démocratique c'est une question absolument majeure et puis enfin les citoyens eux-mêmes d'une certaine manière ont une responsabilité et vous savez moi je suis passé par des différentes élections locales, nationales j'ai eu l'occasion de gagner certaines élections de perdre d'autres élections à la fin quelque chose de très marquant pour moi c'est de pouvoir me dire j'ai été fidèle à ce que je voulais proposer à l'idée que je me faisais de l'engagement politique qui devait être le mien et d'une certaine manière je suis libéré en ce sens que ensuite nous sommes là seulement pour offrir une option aux citoyens pour qu'ils exercent leur liberté et ce sont eux les responsables ce sont à la fin chacun d'entre nous qui avons à décider du destin de notre nation »
Question 103Entretien avec François-Xavier Bellamy
feriez-vous une distinction entre le comportement conservateur et le tempérament réactionnaire ?
Réponse directe
Oui sans doute en ce sens que le réactionnaire est celui qui cherche à ressusciter un monde disparu le conservateur ou celui qui est animé du désir de transmettre c'est plutôt ainsi que je me considérerais et celui qui veut pour l'avenir ce qu'il sait être une promesse de vie de liberté et de création prenez cette préoccupation pour la culture l'éducation disait Hannah Arendt l'éducation est une occupation fondamentalement conservatrice pourquoi ? parce que l'éducation consiste précisément à offrir aux générations qui viendront ce que nous avons appris avant elle ce que nous avons reçu de ceux qui nous ont précédés mais si nous transmettons ce que nous avons reçu augmenter si c'est possible…
« Oui sans doute en ce sens que le réactionnaire est celui qui cherche à ressusciter un monde disparu le conservateur ou celui qui est animé du désir de transmettre c'est plutôt ainsi que je me considérerais et celui qui veut pour l'avenir ce qu'il sait être une promesse de vie de liberté et de création prenez cette préoccupation pour la culture l'éducation disait Hannah Arendt l'éducation est une occupation fondamentalement conservatrice pourquoi ? parce que l'éducation consiste précisément à offrir aux générations qui viendront ce que nous avons appris avant elle ce que nous avons reçu de ceux qui nous ont précédés mais si nous transmettons ce que nous avons reçu augmenter si c'est possible de notre propre effort et de notre propre ingéniosité si nous transmettons ce que nous avons reçu c'est d'abord parce que nous savons que cette culture dans laquelle nous avons grandi a fait notre liberté qu'elle a fait notre liberté d'esprit notre liberté de penser ce que nous sommes en train de vivre en ce moment cher Philippe Bilger c'est à dire nous parlons avec des mots qui ont des millénaires d'histoire et cet héritage qui nous a été transmis lorsque nous étions enfants et que nos parents nous apprenaient à parler lorsque nous étions élèves et que nos enseignants nous apprenaient à lire et à écrire et bien cet héritage là il a fait notre liberté lorsqu'un adolescent dans un moment de rébellion se retourne contre ses parents en leur disant je me moque de tout ce que vous m'avez transmis et bien paradoxalement il le fait encore avec les mots que ses parents lui ont transmis et moi je crois profondément qu'il n'y a de liberté que par le chemin, que par la médiation de cet héritage que par le chemin de cette culture que nous avons reçu et que nous devons transmettre pour qu'elle constitue le ferment de d'autres libertés à venir le réactionnaire est sans doute celui qui croit que la tradition est en réalité l'occasion d'une répétition permanente qu'il faudrait enfermer ceux qui naissent et ceux qui viendront dans le mimétisme d'un monde disparu qu'il s'agirait de ressusciter le conservateur ou celui qui cherche à transmettre je crois doit trouver d'abord le désir de la transmission dans la volonté d'offrir une tradition pour qu'elle puisse être dépassée c'est la... au fond l'intuition centrale pourrait se trouver dans la magnifique préface pour un traité du vide de Pascal quand Pascal est accusé par l'université de son temps parce qu'il a démontré qu'il y a du vide dans la nature il est accusé par tous les universitaires de son époque de contredire Aristote et comment voulez-vous, vous, Blaise Pascal tout jeune, tout inexpérimenté comment voulez-vous prétendre que vous êtes plus intelligent qu'Aristote Pascal écrit je ne suis pas plus intelligent qu'Aristote mais je peux voir plus loin que lui parce que je monte sur ses épaules et que m'appuyer sur le géant qu'il était moi le nain que je suis et bien je... grâce à son autorité je peux prolonger son oeuvre la transmission, elle est... la différence entre conservatisme et réaction elle se trouve peut-être dans ce débat entre Pascal et l'université de son temps il s'agit pour Pascal de s'appuyer sur la transmission d'un héritage intellectuel pour pouvoir le prolonger et pour voir plus loin que ceux qui nous ont précédés grâce à eux en actes de reconnaissance d'une certaine manière à leur égard le réactionnaire au contraire serait celui qui sans doute chercherait à voir dans la tradition l'imposition d'une répétition continuelle et finalement désespérante »
youtube.com · Entretien avec François-Xavier BellamyVérifier à 5:20
Question 104SIA 2026 : François Xavier Bellamy, député européen LR — entretien Gil Rivière-Wekstein
Nous sommes au Salon de l'agriculture. Alors on va faire quelque chose d'un peu différent avec vous, parce que vous avez quand même une casquette de philosophe. On va faire un petit café philosophique sur l'agriculture. En fait, si je résume bien la situation, je pense que depuis 25 ans, on pourrait dire, le dogme dominant est devenu un dogme de l'écologie politique. C'est comme si les écologistes avaient gagné une forme de guerre, de guerre culturelle. Et aujourd'hui, on le voit dans beaucoup de domaines, on en paye le prix avec la décroissance, ce qui est une des ADN de l'écologie politique. Et la décroissance en agriculture, on la voit très clairement. Alors au-delà des mesures qu'on peut prendre, la loi du plomb, etc., comment est-ce qu'on peut regagner la guerre culturelle pour ne plus la laisser dans les mains de l'écologie politique ?
Réponse directe
Vous avez raison. Le fait est que je pense qu'il faut mener le combat à ce niveau-là aujourd'hui. Bien sûr, il y a un travail politique à faire pour réussir à sortir de toutes les impasses des mesures qui sont en train de se faire. Des mesures totalement absurdes qui ont été imposées à nos agriculteurs depuis des années et dont on voit aujourd'hui les effets parfaitement délétères. Mais ce n'est pas seulement une bataille politique, c'est une bataille culturelle et c'est une bataille intellectuelle. Et ça m'a beaucoup frappé dans la discussion sur la loi du plomb parce que pendant longtemps, j'avais pensé que fondamentalement, tout était une affaire de majorité et que quand on aurait une ma…
« Vous avez raison. Le fait est que je pense qu'il faut mener le combat à ce niveau-là aujourd'hui. Bien sûr, il y a un travail politique à faire pour réussir à sortir de toutes les impasses des mesures qui sont en train de se faire. Des mesures totalement absurdes qui ont été imposées à nos agriculteurs depuis des années et dont on voit aujourd'hui les effets parfaitement délétères. Mais ce n'est pas seulement une bataille politique, c'est une bataille culturelle et c'est une bataille intellectuelle. Et ça m'a beaucoup frappé dans la discussion sur la loi du plomb parce que pendant longtemps, j'avais pensé que fondamentalement, tout était une affaire de majorité et que quand on aurait une majorité politique qui permettrait d'agir dans la bonne direction, on retrouverait le bon cap. Et avec la loi du plomb, je me suis rendu compte qu'aujourd'hui, le vrai sujet, il est aussi dans l'échange avec la société parce qu'on a une majorité politique qui permet d'agir dans la bonne direction. Parce qu'on avait beaucoup de gens qui, en toute bonne foi, ont été très perturbés par la désinformation organisée autour de cette loi. »
youtube.com · SIA 2026 : François Xavier Bellamy, député européen LR — entretien Gil Rivière-WeksteinVérifier à 0:47Voir 1 autre passage
« Moi, je dirais qu'il y a trois sujets importants pour la bataille culturelle. Le premier sujet, c'est la bataille des mots. Vous avez parlé d'écologie politique. Moi, je pense qu'il faut maintenant parler, comme vous l'avez dit, de la réalité de ce mouvement qui n'est pas un mouvement écologiste, qui est un mouvement de décroissance. Et c'est complètement différent. La vérité, c'est que cet agenda qui nous a été imposé pendant des années, en faisant baisser la production dans nos pays, a contribué à une catastrophe économique. C'est les emplois qui sont détruits. Une catastrophe sociale pour les consommateurs, que nous sommes tous. Mais aussi une catastrophe écologique. Parce qu'en détruisant le modèle qui est celui qui respecte aujourd'hui les standards environnementaux les plus exigeants du monde, cet agenda imposé par les Verts en Europe et en France, par la gauche, cet agenda a fait en réalité que nous avons offert des parts de marché dans notre pays, à des modèles de production qui sont destructeurs pour l'environnement. Donc, c'est une sorte de triple faute économique, sociale et environnementale. Et donc, l'écologie, elle est du côté de ceux qui défendent les agriculteurs français. L'écologie, elle est du côté de ceux qui défendent la production chez nous, en France. Parce que c'est là que se trouve aujourd'hui le modèle pour faire rayonner une agriculture qui est aujourd'hui environnementale, d'un point de vue environnemental, la mieux-disant du monde. Le deuxième enjeu fondamental, il est bien sûr dans la question de la défense, de la science. Et ça, c'est vraiment un enjeu qu'on doit pouvoir porter pied-à-pied, y compris dans le débat médiatique. Quand je vois qu'autour de la loi Duplon, par exemple, vous avez des médias, y compris les médias de service public, qui ont porté un militantisme qui appartenait en réalité à l'extrême-gauche, et qui se fait contre la science. J'ai reçu, moi, parce que j'avais défendu la loi Duplon, des centaines de messages qui me disaient que mon but était de donner des cancers à des enfants. Quand on en arrive là, c'est quand même qu'on est revenu à une forme d'obscurantisme extrêmement dommageable pour la qualité du débat public. Quand on parle de l'acétamiprive, qui était au cœur de la loi Duplon, on parle de substances dont ni l'EFSA, l'agence sanitaire européenne, ni l'ANSES, l'agence sanitaire française, toujours beaucoup plus rigoureuse, n'ont jamais demandé le retrait. Et donc aucune étude scientifique n'a jamais prouvé qu'elle constituait l'occasion d'une corrélation avec le cancer, en tous les cas dans les doses auxquelles elle est envoyée par les agriculteurs aujourd'hui. Donc c'est... C'est vraiment d'une manière totalement obscurantiste d'aborder ces sujets. Tout le monde veut lutter contre les fake news, tout le monde veut lutter contre la désinformation. Mais la réalité de la désinformation, elle se joue dans le fait que des animateurs très médiatiques payés par le service public aujourd'hui mènent le combat pour faire reculer ce que la science nous enseigne. C'est le deuxième grand enjeu. Et le troisième enjeu majeur, il est lié bien sûr, c'est la question de l'éducation. On a un grand enjeu d'éducation aujourd'hui. Et je le dis comme professeur. Je suis introduit comme philosophe, c'est un peu d'honneur pour moi, mais je suis professeur de philosophie. J'ai enseigné pendant 11 ans, et je pense que tous les combats politiques que nous menons aujourd'hui se sont préparés d'abord sur le terrain éducatif et sur le terrain de l'école. Et réapprendre dès l'école la rationalité scientifique, les bases de la compréhension, par exemple des ordres de grandeur. Vous voyez, quand on parle de l'acétamipride en réalité, on voit bien qu'on est devant un pays où la compréhension des ordres de grandeur s'est largement perdue. Voilà. Aujourd'hui, est-ce que l'acétamipride est un poison ? Ben oui, bien sûr, si vous buvez de l'acétamipride tous les matins, vous allez forcément mourir. Mais la question des ordres de grandeur, de la manière dont c'est utilisé, permet de comprendre qu'en fait, ça compte, le simple fait qu'à un certain point, raisonner en termes de degrés permet de changer de nature, ce qui devrait être une évidence absolue pour n'importe quel colléguien, aujourd'hui ne l'est plus par l'effondrement de notre école. Et donc on veut reconstruire la raison commune. Est-ce que vous êtes réellable à la reconstruction d'une vie démocratique apaisée, raisonnable, rationnelle, qui permette de construire les stratégies indispensables pour préparer notre avenir et demain de soutenir tous ceux qui produisent en France plutôt que de leur rendre la vie impossible ? »
Question 105Louvre, budget, Nicolas Sarkozy...L'interview de François-Xavier Bellamy (LR) en intégralité
Il se trouve qu'il y a eu un rapport, un pré-rapport de la Cour des comptes qui pointait déjà un certain nombre de défaillances dans le cadre du musée du Louvre. Je vous lis ce qu'il y avait dans ce pré-rapport. Ce pré-rapport pointait des retards considérables et persistants dans la mise aux normes des installations techniques du musée. Dans le secteur Denon, par exemple, où il y a la fameuse galerie Apollon où a eu lieu ce cambriolage, mais où il y a aussi la Joconde, un tiers des salles ne disposent pas de caméras de surveillance. Ce que vous êtes en train de nous dire, au fond, c'est que... Quand on fait des économies, voilà le résultat ?
Réponse à côté
Ce n'est pas une question d'économie, parce que pendant ce temps-là, un plan sur le Louvre nouvelle naissance a été annoncé par le président de la République avec force au moyen. Mais malheureusement, c'est tout l'effort de sécurité qui a été négligé. Et cette négligence, elle conduit à ce que nous voyons aujourd'hui. C'est ce rapport de la Cour des comptes qui alerte sur le sujet. Ce sont les personnels qui tiraient la sonnette d'alarme depuis longtemps. Qui étaient en grève d'ailleurs au mois de juin dernier. Pour alerter sur les risques de sécurité. Et moi, je voudrais faire le lien avec un autre événement. Un événement qui nous a tous marqués. On a vécu la renaissance de Notre-Dame de P…
« Ce n'est pas une question d'économie, parce que pendant ce temps-là, un plan sur le Louvre nouvelle naissance a été annoncé par le président de la République avec force au moyen. »
BFMTV · Louvre, budget, Nicolas Sarkozy...L'interview de François-Xavier Bellamy (LR) en intégralitéVérifier à 2:08Voir 1 autre passage
« Mais malheureusement, c'est tout l'effort de sécurité qui a été négligé. Et cette négligence, elle conduit à ce que nous voyons aujourd'hui. C'est ce rapport de la Cour des comptes qui alerte sur le sujet. Ce sont les personnels qui tiraient la sonnette d'alarme depuis longtemps. Qui étaient en grève d'ailleurs au mois de juin dernier. Pour alerter sur les risques de sécurité. Et moi, je voudrais faire le lien avec un autre événement. Un événement qui nous a tous marqués. On a vécu la renaissance de Notre-Dame de Paris. Mais on a vécu aussi l'incendie de Notre-Dame de Paris. La cathédrale de Paris n'avait jamais été incendiée en plusieurs siècles d'histoire. Le Louvre, le plus grand musée du monde, le plus ancien musée du monde, le lieu qui a fait naître l'idée même d'un musée, n'avait jamais connu... N'avait déjà connu des vols. »
BFMTV · Louvre, budget, Nicolas Sarkozy...L'interview de François-Xavier Bellamy (LR) en intégralitéVérifier à 2:17
Question 106Entretien avec François-Xavier Bellamy
Quand on vous décrit comme conservateur, vous le vivez comme une imprécision ou une restriction, comme une vérité ?
Réponse directe
Comme l'occasion d'un malentendu parce que je pense que le mot conservateur, le mot de conservatisme qui ne correspond pas à une tradition politique installée en France à la différence de nos amis anglo-saxons il n'y a jamais eu de parti conservateur ni même d'ailleurs de tradition philosophique authentiquement conservatrice dans notre pays et par conséquent le terme de conservatisme est souvent l'occasion d'une méprise Tout se passe comme si le conservatisme était reçu comme la volonté de maintenir les choses en l'état de ne rien changer, de ne rien transformer, de ne pas agir alors qu'en réalité dans la tradition intellectuelle du conservatisme dont je me sens c'est vrai très proche il y…
« Comme l'occasion d'un malentendu parce que je pense que le mot conservateur, le mot de conservatisme qui ne correspond pas à une tradition politique installée en France à la différence de nos amis anglo-saxons il n'y a jamais eu de parti conservateur ni même d'ailleurs de tradition philosophique authentiquement conservatrice dans notre pays et par conséquent le terme de conservatisme est souvent l'occasion d'une méprise Tout se passe comme si le conservatisme était reçu comme la volonté de maintenir les choses en l'état de ne rien changer, de ne rien transformer, de ne pas agir alors qu'en réalité dans la tradition intellectuelle du conservatisme dont je me sens c'est vrai très proche il y a un engagement et un effort et une énergie une énergie dont le principe est non pas d'abord de figer la situation parce qu'elle est l'occasion d'être révoltée devant bien des injustices et bien des contradictions mais de tenter de transmettre ce qui dans ce monde a été d'abord reçu par nous et qui mérite d'être offert aux générations qui nous suivent je crois beaucoup plus de ce point de vue là en l'idée de transmission qu'en l'idée de conservation parce que la transmission porte avec elle cet élan de vie que la simple notion de conservation pourrait ramener à une espèce de passion du formol Encore faut-il transmettre quelque chose qu'on estime valable, non ? Bien sûr mais de fait c'est tout le sens de cette préoccupation de la transmission qu'elle commence par un acte de reconnaissance probablement ce qui manque le plus à la modernité ou à la post-modernité le sentiment que nous avons reçu quelque chose dans nos mains dont nous ne sommes pas les auteurs et qui vaut d'être offert à ceux qui nous suivront que la vie est possible et que la vie est potentiellement humaine par des conditions préalables qui sont infiniment fragiles et qu'il nous appartient de préserver pour qu'elle reste le milieu dans lequel vivront ceux qui viendront après nous et je pense que de ce point de vue là d'ailleurs sans doute les intuitions politiques qui sont au coeur de la psychologie du tempérament, du caractère de ce qu'on appelle la droite en politique n'ont jamais été d'une aussi grande actualité qu'il s'agisse de l'inquiétude pour notre culture et ce lien qui peut seul nous unir qu'il s'agisse de notre inquiétude quant à la nature et ces équilibres fragiles que nous voyons aujourd'hui menacés au fond l'écologie est d'ailleurs de ce point de vue là une préoccupation profondément conservatrice je crois que finalement nous vivons un temps qui devrait être celui de ce que la droite a à dire à la sensibilité politique d'un pays »
youtube.com · Entretien avec François-Xavier BellamyVérifier à 2:31
Question 107Entretien avec François-Xavier Bellamy
quand je me souviens de votre parcours il est très riche j'entends par là que vous écrivez des livres vous êtes un essayiste vous avez parfois des appétences intellectuelles et politiques qu'on n'imagine pas vous avez admiré Mélenchon vous ne détestez pas Jean-Pierre Chevènement vous dites parfois du bien d'adversaire politique vous avez par exemple créé les soirées de la philosophie vous les avez évoquées tout à l'heure vous avez même si mes souvenirs sont bons à Versailles créé les nuits du rock ou quelque chose de similaire quelle est votre au fond est-ce que c'est votre définition de la tolérance en politique et dans la vie intellectuelle ce pluralisme cette multitude d'activités cette curiosité infinie
Réponse directe
c'est une belle c'est une belle vertu la curiosité la curiosité intellectuelle et je crois surtout cette capacité de vous savez Aristote dit le propre du philosophe il ne faut pas l'entendre dans un sens professionnel nous sommes tous en train de devenir philosophes j'espère le propre du philosophe est de s'étonner la capacité de s'étonner de s'émerveiller c'est le même terme en grec et oui on peut peut-être dans un monde parfois bien triste et crispé et où la tentation de se refermer sur soi et sur ses propres certitudes est souvent très très grande on peut tenter de redécouvrir peut-être ces vertus de la curiosité de l'étonnement et de l'émerveillement je crois si vous voulez avoir je cro…
« c'est une belle c'est une belle vertu la curiosité la curiosité intellectuelle et je crois surtout cette capacité de vous savez Aristote dit le propre du philosophe il ne faut pas l'entendre dans un sens professionnel nous sommes tous en train de devenir philosophes j'espère le propre du philosophe est de s'étonner la capacité de s'étonner de s'émerveiller c'est le même terme en grec et oui on peut peut-être dans un monde parfois bien triste et crispé et où la tentation de se refermer sur soi et sur ses propres certitudes est souvent très très grande on peut tenter de redécouvrir peut-être ces vertus de la curiosité de l'étonnement et de l'émerveillement je crois si vous voulez avoir je crois avoir toujours assumé une ligne assez claire sur les sujets sur lesquels je croyais avoir quelque chose à dire et je n'en ai pas tellement varié mais ça me vaut d'être parfois regardé vous m'avez décrit comme conservateur au début de cette émission c'est un qualificatif qui vaut souvent réprobation dans le débat public aujourd'hui mais c'est pas grave je l'assume parfaitement cela étant dit ça n'empêche pas encore une fois effectivement de se prêter à l'effort de l'ouverture intellectuelle et à la jubilation d'ailleurs de la discussion contradictoire et je crois que c'est ce qu'on a le plus perdu le débat politique est devenu tellement triste alors qu'en réalité l'expression d'un désaccord devrait être l'occasion d'une espèce il devrait y avoir du plaisir dans la disputatio au sens classique de ce terme et lorsque je rencontre quelqu'un qui ne pense pas comme moi et bien c'est une chance parce que c'est l'occasion d'une conversation et cela devrait toujours être l'occasion d'une conversation plutôt que d'une confrontation intellectuellement le désaccord ne fait pas de l'autre mon ennemi tout au plus un adversaire intellectuel mais quelle joie il peut y avoir à discuter avec un adversaire intellectuel qu'on estime et à grandir aussi dans la conversation et dans l'échange réciproque des arguments ce serait tellement plus beau si on pouvait revivre dans la démocratie cette je crois beaucoup plus à ça qu'à la tolérance et la tolérance au sens littéral du terme ça veut dire apprendre à se supporter c'est très bien de se supporter mais il faut aller au-delà de la tolérance d'une certaine manière dans l'intérêt réciproque porté à la pensée d'autrui et peut-être décrira-t-on cette perspective comme naïve mais au fond je pense qu'elle est la seule qui rende la démocratie sauvable aujourd'hui redécouvrir cette grande vertu qu'Anna Arendt appelait l'amitié civique nous sommes je le disais tout à l'heure embarqués dans le même bateau il nous arrive d'être en désaccord sur le cap à suivre et la manière de naviguer cela n'empêche pas que nous sommes embarqués ensemble et on peut avoir des désaccords et pour autant se savoir uni par le bien commun que nous cherchons ensemble par la justice que nous tentons de discerner et je pense que cette amitié civique au-delà de tous les désaccords et qui n'empêche pas les désaccords et qui même doit permettre leur expression absolue cette amitié civique elle est la condition pour que la conversation démocratique retrouve sa signification »
youtube.com · Entretien avec François-Xavier BellamyVérifier à 48:34
Question 108#17 Entretien avec François-Xavier BELLAMY & Hovhannès GUÉVORKIAN : défendre les chrétiens d’Arménie
Si c'était vraiment un conflit qui opposait l'Azerbaïdjan et l'Arménie autour du territoire du Karabakh, quel était le rapport de la Turquie ?
Réponse directe
Si je peux me permettre d'ajouter peut-être un dernier élément, je crois que ce projet que vous décrivez, il correspond à une régression de la Turquie, dans son histoire. La Turquie est en train de revenir à une espèce de vision fantasmée de ce rôle impérialiste qu'elle pourrait jouer dans sa région, et tout ceci s'appuie sur l'itinéraire politique de monsieur Erdogan lui-même, qui est un dirigeant islamiste, et je crois que cette dimension fait partie aussi de ce dont nous parlons. Bien sûr, il y a un conflit territorial qui existe depuis longtemps autour de l'Artsakh, mais aujourd'hui, ce conflit se trouve réactualisé par le récit islamiste que fait monsieur Erdogan et auquel participe mo…
« Si je peux me permettre d'ajouter peut-être un dernier élément, je crois que ce projet que vous décrivez, il correspond à une régression de la Turquie, dans son histoire. La Turquie est en train de revenir à une espèce de vision fantasmée de ce rôle impérialiste qu'elle pourrait jouer dans sa région, et tout ceci s'appuie sur l'itinéraire politique de monsieur Erdogan lui-même, qui est un dirigeant islamiste, et je crois que cette dimension fait partie aussi de ce dont nous parlons. Bien sûr, il y a un conflit territorial qui existe depuis longtemps autour de l'Artsakh, mais aujourd'hui, ce conflit se trouve réactualisé par le récit islamiste que fait monsieur Erdogan et auquel participe monsieur Aliyev, en prétendant, par exemple, que jamais l'Artsakh n'aurait été chrétien, en transformant ce qui se fait aujourd'hui, au moment où nous parlons, en transformant des églises en mosquées, ou bien en s'attaquant au patrimoine religieux arménien dans le Haut-Karabagh, en détruisant ces rachkars, ces croix de pierre qui sont vraiment l'un des symboles millénaires de la culture, de la civilisation chrétienne d'Arménie, il y a au fond une forme de négationnisme qui est dirigée explicitement contre l'idée d'une présence chrétienne sur ces terres qui sont revendiquées aujourd'hui dans ce projet du pan-turkisme. Et je pense que c'est d'autant plus important de le souligner que nous voyons que monsieur Erdogan est aussi le premier promoteur du négationnisme en ce qui concerne le génocide des Arméniens. C'est la première fois que la Turquie tente de rayer de la carte la présence chrétienne qui pourtant était sur son sol lui-même pendant les siècles passés. Et ce projet de destruction, le premier génocide du XXème siècle, le génocide des Arméniens qui a fait un million et demi de morts, ce projet de détruire un peuple parce qu'il était chrétien, parce qu'il était distinct de la culture islamique qui prévalait, ce projet-là, au fond, nous ne pouvons pas ne pas le voir, malheureusement il faut le dire, même si c'est extrêmement grave, mais c'est important de le souligner, nous ne pouvons pas ne pas le voir de nouveau à l'œuvre dans les déclarations de monsieur Erdogan, dans les déclarations de monsieur Aliyev qui a lui-même publié le fait que l'Arménie ne devrait pas exister. On nous dit parfois l'Azerbaïdjan cherche à rétablir les conditions de la paix avec l'Arménie, à créer les conditions d'un voisinage apaisé, je crois que tout le monde souhaiterait que cela soit vrai, mais quand on écoute monsieur Aliyev lui-même, quand on écoute ceux qui l'entourent, quand on écoute monsieur Erdogan, on ne peut que constater que, au fond, ce qui est en jeu, c'est la volonté de voir disparaître tout ce qui s'oppose au rêve fou d'une forme d'uniformisation islamique, islamiste de cette région et ce qui s'est passé au cours des derniers mois avec, par exemple, la mosquée d'Ottawa, la mosquée de Sainte-Sophie en Turquie, ce qui se passe dans le jeu que Erdogan mène avec la Libye, ce qui se passe lorsqu'il utilise des mercenaires qu'il a mobilisés en Syrie pour les faire venir au Karabagh, des mercenaires djihadistes, des mercenaires islamistes, tout cela dit aussi à quel point derrière un conflit territorial il y a en réalité une étape de plus de ce récit islamiste, d'ailleurs pour Erdogan, disons-le, une manière de dissimuler son échec total en matière de politique intérieure. La Turquie est aujourd'hui un pays fragile économiquement, un pays traversé de beaucoup de tensions sociales et c'est derrière ce narratif islamiste qu'Erdogan tente de rassembler les Turcs. Mais ce jeu est extrêmement dangereux et là encore, je le crois, devrait être dénoncé de manière très vigoureuse par l'Europe et la raison pour laquelle le fait que le président des États-Unis d'Amérique ait choisi de reconnaître le génocide des Arméniens mis en colère de manière absolument incroyable réceptaille Erdogan, c'est un geste fort. Il faut que l'Europe trouve aussi les moyens de poser des actes qui soient le signe qu'elle réagira et qu'elle ne laissera pas faire cet islamisme agressif que nous voyons aujourd'hui être au cœur de la politique étrangère de la Turquie. »
youtube.com · #17 Entretien avec François-Xavier BELLAMY & Hovhannès GUÉVORKIAN : défendre les chrétiens d’ArménieVérifier à 22:12
Question 109Louvre, budget, Nicolas Sarkozy...L'interview de François-Xavier Bellamy (LR) en intégralité
On va évidemment parler du budget puisque la discussion, le débat budgétaire commence aujourd'hui à l'Assemblée nationale en commission des finances. Mais d'abord, je voudrais vous interroger sur ce cambriolage au Louvre que d'aucuns appellent déjà le casse du siècle, un commando de quatre malfaiteurs qui s'introduit dans le musée du Louvre dimanche matin sur les coups de 9h30 pour emporter certains des joyaux de la couronne de France. Très honnêtement, dimanche, comme vous avez entendu cette information, vous avez réagi de quelle manière ?
Réponse directe
On est tous, je crois, incrédules devant ce qui s'est passé. C'est moins le casse du siècle que la défaillance historique qui marque. La défaillance historique parce que la France n'est plus capable de protéger ce qu'elle a de plus précieux, un patrimoine absolument exorbitant. Ce sont les joyaux de la couronne, c'est-à-dire le symbole de notre histoire. Ce sont des pièces qui ont été assemblées avec des éléments de patrimoine qui viennent de toute l'histoire de la couronne française. Et je crois que malheureusement, ce casse a été d'une terrible simplicité parce qu'il exploite les vulnérabilités d'un système de sécurité qui est manifestement totalement défaillant. À ce niveau-là, il n'y a…
« On est tous, je crois, incrédules devant ce qui s'est passé. C'est moins le casse du siècle que la défaillance historique qui marque. La défaillance historique parce que la France n'est plus capable de protéger ce qu'elle a de plus précieux, un patrimoine absolument exorbitant. Ce sont les joyaux de la couronne, c'est-à-dire le symbole de notre histoire. Ce sont des pièces qui ont été assemblées avec des éléments de patrimoine qui viennent de toute l'histoire de la couronne française. Et je crois que malheureusement, ce casse a été d'une terrible simplicité parce qu'il exploite les vulnérabilités d'un système de sécurité qui est manifestement totalement défaillant. À ce niveau-là, il n'y a pas d'accident, il n'y a qu'un symptôme. Et c'est à ce symptôme qu'il va falloir apporter des réponses très concrètes. »
BFMTV · Louvre, budget, Nicolas Sarkozy...L'interview de François-Xavier Bellamy (LR) en intégralitéVérifier à 0:51
Question 110Quentin Deranque, a responsibility of the left... An interview with François-Xavier Bellamy
Comme tous les jours, la question qui est aujourd'hui, la question qui va à front renverser. Vous, l'homme de droite catholique, vous avez accéléré le départ de Jean-Marc Morandini de CNews, car vous avez lancé ce cri du cœur sur Europe 1, juste après sa condamnation définitive pour corruption de mineurs. Partez démissionner. Quelles autres répercussions ont eu vos propos, François-Xavier Bellamy ?
Réponse partielle
J'ai simplement essayé de me faire le porte-parole, et je pense à tous vos confrères journalistes qui tentent aujourd'hui de travailler, parce que nous voyons à quel point les Français perdent confiance en la politique, mais ils perdent aussi confiance dans leurs médias, et c'est une forme de drame collectif, parce qu'il n'y a pas de vie publique sans une confiance absolue. Il est parti, mais il n'a pas démissionné Jean-Marc Morandini,
« J'ai simplement essayé de me faire le porte-parole, et je pense à tous vos confrères journalistes qui tentent aujourd'hui de travailler, parce que nous voyons à quel point les Français perdent confiance en la politique, mais ils perdent aussi confiance dans leurs médias, et c'est une forme de drame collectif, parce qu'il n'y a pas de vie publique sans une confiance absolue. Il est parti, mais il n'a pas démissionné Jean-Marc Morandini, »
franceinfo · Quentin Deranque, a responsibility of the left... An interview with François-Xavier BellamyVérifier à 23:49
Question 111#17 Entretien avec François-Xavier BELLAMY & Hovhannès GUÉVORKIAN : défendre les chrétiens d’Arménie
François-Xavier Benhamy, comme député européen, vous vous êtes rendu en Arménie, il y a quelques semaines, à Erevan, notamment, où vous avez rencontré des responsables politiques, mais aussi culturels, religieux. Pourquoi êtes-vous allé là-bas, et qu'est-ce qui vous a poussé à entreprendre ce voyage ?
Réponse directe
D'abord, je suis allé en Arménie pour dire notre soutien au peuple arménien, au peuple de l'Arménie et de l'Artsakh, qui avaient été victimes, tout récemment, de l'Artsakh. Il y a quelques mois de ce conflit, et qui aujourd'hui encore vit très douloureusement les conséquences éprouvantes de ce conflit. Je pense en particulier à la situation de ces prisonniers de guerre qui sont actuellement retenus en Azerbaïdjan, puisque lorsque un cessez-le-feu est intervenu, accord a été passé entre les parties pour pouvoir rendre tous les prisonniers de guerre qui avaient été capturés pendant les événements. L'Arménie s'est acquittée de cette... L'Arménie s'est acquittée de cette nécessité, l'Azerbaïdja…
« D'abord, je suis allé en Arménie pour dire notre soutien au peuple arménien, au peuple de l'Arménie et de l'Artsakh, qui avaient été victimes, tout récemment, de l'Artsakh. Il y a quelques mois de ce conflit, et qui aujourd'hui encore vit très douloureusement les conséquences éprouvantes de ce conflit. Je pense en particulier à la situation de ces prisonniers de guerre qui sont actuellement retenus en Azerbaïdjan, puisque lorsque un cessez-le-feu est intervenu, accord a été passé entre les parties pour pouvoir rendre tous les prisonniers de guerre qui avaient été capturés pendant les événements. L'Arménie s'est acquittée de cette... L'Arménie s'est acquittée de cette nécessité, l'Azerbaïdjan ne l'a pas fait, et garde encore aujourd'hui, au moment où nous nous parlons, des dizaines de prisonniers de guerre qui sont retenus dans des conditions dramatiques, avec de nombreux cas de mauvais traitement, de torture, et de fait, le simple fait de les garder aujourd'hui, sans même communiquer la liste de ceux qui sont retenus, constitue un crime de guerre et une violence terrible à l'égard du peuple arménien, puisque des dizaines de familles en Arménie ne savent pas, au moment où nous nous parlons, qui sont parties au front, sont tombées dans les combats, ou s'ils sont encore retenus prisonniers. Donc, tout cela fait que nous avons un devoir absolu de solidarité envers le peuple arménien, et je crois que, malheureusement, ce devoir de solidarité n'a pas été honoré par l'Europe et par le monde occidental pendant cette guerre. On a trop peu parlé de ce qui était en train de se jouer, et nous sommes, c'est un euphémisme, trop peu intervenus pour soutenir les Arméniens, dans ce conflit. C'était pourtant une nécessité fondamentale, pour au moins deux raisons. La première raison, c'est que nous avons un lien de toujours avec l'Arménie, je pense à nous, en France en particulier, et je le dis ici devant Oannès Géborquian, avec qui nous avons tant échangé au cours des dernières semaines, ce lien qui nous unit, il est lié à toutes les épreuves de l'histoire, il est lié en particulier à cette épreuve indélébile que constitue le génocide arménien, qui a été l'occasion de créer, en partie, de créer ce lien que les Arméniens en France entretiennent avec notre pays. On peut rappeler aussi le très bel épisode pendant le génocide de Moussalaire, pendant lequel la marine française a sauvé des Arméniens qui étaient menacés par les Turcs, plus de 700 Arméniens qui, aujourd'hui encore, dont les descendants commémorent, ont aujourd'hui encore ce lien. Je crois que tout ceci constitue une relation singulière que nous aurions dû, que l'Europe aurait dû honorer d'une manière plus forte, parce que cette relation se fonde dans ces siècles d'histoire que Oannès Géborquian rappelait à l'instant. En choisissant la religion chrétienne, l'Arménie a choisi la religion qui allait constituer d'une manière essentielle la civilisation européenne, et ceci fait que, bien sûr, nous avons... »
youtube.com · #17 Entretien avec François-Xavier BELLAMY & Hovhannès GUÉVORKIAN : défendre les chrétiens d’ArménieVérifier à 9:25Voir 1 autre passage
« Il y a encore ces relations si fortes. La deuxième raison, c'est que, quelle que soit notre position sur la question de l'Arménie et sur le statut du Haut-Karabakh, quelle que soit l'avis que beaucoup peuvent partager sur ce sujet, qui peut être contrasté, il ne reste pas moins qu'il faut rappeler quelques évidences toutes simples. Lorsque le conflit s'est terminé en 1994, un processus de négociation internationale a commencé au sein d'un groupe de... du groupe de Minsk, qui réunit des pays, dont plusieurs pays de l'Union européenne, la France et l'Allemagne en particulier, qui sont coprésidentes du groupe de Minsk, et c'était une discussion multipartite pour réussir à aboutir à un accord par la diplomatie et par le dialogue. Et cette discussion était encore en cours lorsque l'Azerbaïdjan, de manière unilatérale, a décidé d'attaquer l'Arménie et de résoudre ce différent territorial par la force, par la violence. C'est comme s'il nous étudiait. Nous étions là tranquillement en train de discuter, que d'un seul coup, l'un des protagonistes posait une arme sur la table et se mettait à tirer sur la personne en face d'elle. C'est évidemment absolument inacceptable, parce que cela signifie, et si nous laissons cela se faire, que n'importe quel différent territorial peut finalement se résoudre par la violence, par la guerre. Or, l'un des grands acquis de l'ordre international, qui a mûri après ce XXe siècle terrible, après 1945, après l'effondrement de l'Union soviétique, ensuite avec la chute du mur de Berlin, l'un des acquis que nous tentons de préserver aujourd'hui, et auquel l'Europe se dit tant attachée quand elle défend l'État de droit, quand elle défend les principes de la démocratie, c'est justement que personne ne doit pouvoir régler un désaccord par la violence et par la guerre lorsqu'une solution est ouverte à travers la discussion et la négociation. Et si nous laissons cela se faire, alors nous disons en substance que tous ceux qui veulent utiliser la violence pour résoudre les désaccords qu'ils rencontrent sont autorisés à agir de cette manière. Derrière ce qui pourrait paraître très théorique, il y a une réalité très incarnée. Et le moment qui m'aura le plus marqué dans cet itinéraire en Arménie a été évidemment le passage au cimetière militaire de Hirablour, où reposent aujourd'hui des milliers d'Arméniens qui sont tombés dans cette dernière guerre, pour l'immense majorité d'entre eux très jeunes. Ils étaient pour beaucoup d'entre eux issus de la classe d'âge appelée au service militaire. Ils avaient 19, 20, 21 ans. Il faut se représenter, il faut que tous ceux qui nous écoutent se représentent. Ce que veut dire le fait d'avoir perdu, pour un pays comme l'Arménie, plusieurs milliers de ces jeunes en quelques semaines de combat. À l'échelle de notre pays, c'est comme si 150 000 jeunes Français étaient morts au front à cause d'une attaque décidée par un adversaire extérieur, de manière unilatérale, par l'Azerbaïdjan, par la Turquie. Et je me permets de rappeler cela parce que, au fond, c'est aussi pour moi le signe de ce qui se passe quand la politique échoue à jouer son rôle. De fait, il s'agit d'un échec de la politique. Nous avons laissé silencieusement se déployer cette violence qui a fait tant de morts en Arménie, mais aussi, n'ayant pas peur de le dire, en Azerbaïdjan, car des milliers de soldats azerbaïdjanais sont morts eux aussi, victimes de la folie de deux dictateurs, M. Aliyev et M. Erdogan, qui avaient décidé qu'ils avaient l'intention de s'approprier des territoires et qu'ils pouvaient mettre en œuvre de manière, encore une fois, complètement unilatérale, dans un moment qui était soigneusement choisi pour constituer une fragilité supplémentaire pour l'Arménie, qu'il était possible de mettre en œuvre cette violence pure, de laisser exposer la vie de soldats, pour résoudre ce conflit qui, encore une fois, était l'objet d'un processus de négociations diplomatiques internationales. Donc, il y a là un avertissement majeur. Si nous laissons se faire cette logique, alors dans ce cas-là, et nous ne le voyons que trop bien dans tout le pourtour de la Turquie aujourd'hui, si nous acceptons, sans maudire, les yeux fermés, en continuant, comme l'Europe le fait encore ces jours-ci, de financer M. Erdogan au titre d'un processus d'adhésion, qui est devenu totalement scandaleux à l'Union européenne, si nous laissons accorder un sauf-conduit à ce type de comportement, alors, malheureusement, il ne faudra pas s'étonner que la violence puisse revenir dans les relations internationales, aux portes même de l'Europe, pourquoi pas demain en Europe. Et c'est un précédent, je crois, terrible, non seulement par les morts qu'il a créées, par les deuils qu'il a causés, mais aussi par tous ceux qu'il menace de susciter de nouveau, si nous ne réagissons pas enfin d'une manière ferme. »
Question 112#17 Entretien avec François-Xavier BELLAMY & Hovhannès GUÉVORKIAN : défendre les chrétiens d’Arménie
Pourquoi n'intègrent-ils pas ce territoire avec tout ce qu'ils possèdent ?
Réponse à côté
la situation effectivement relève vraiment de l'urgence humanitaire je suis très heureux que nous ayons réussi à inscrire à l'ordre du jour du parlement européen une résolution sur ce sujet ça n'a pas été facile parce qu'aujourd'hui je le dis de manière très simple je l'ai vécu concrètement l'Azerbaïdjan a développé ce qu'on a théorisé sous le nom de diplomatie du caviar c'est-à-dire dans les institutions européennes en particulier un vrai réseau de corruption donc il y a des élus qui font partie de la clientèle de l'Azerbaïdjan et qui sont là pour véhiculer ces messages donc nous avons eu droit à de vraies oppositions et nous n'avons pas eu la tâche facile pour inscrire cette résolution à…
« la situation effectivement relève vraiment de l'urgence humanitaire je suis très heureux que nous ayons réussi à inscrire à l'ordre du jour du parlement européen une résolution sur ce sujet ça n'a pas été facile parce qu'aujourd'hui je le dis de manière très simple je l'ai vécu concrètement l'Azerbaïdjan a développé ce qu'on a théorisé sous le nom de diplomatie du caviar c'est-à-dire dans les institutions européennes en particulier un vrai réseau de corruption donc il y a des élus qui font partie de la clientèle de l'Azerbaïdjan et qui sont là pour véhiculer ces messages donc nous avons eu droit à de vraies oppositions et nous n'avons pas eu la tâche facile pour inscrire cette résolution à l'ordre du jour mais ça a été le résultat d'un travail finalement collectif et je suis très heureux que grâce à des élus de tous les bords politiques d'ailleurs on ait pu voter ce texte qui a finalement été soutenu par une très très grande majorité du Parlement ce texte dit en substance que l'Union Européenne doit maintenant s'engager de manière très résolue pour obtenir la libération des prisonniers de guerre arméniens et je pense que le silence de l'Europe, je n'ai pas peur de le dire le silence de l'Europe pendant la guerre a été vraiment une faute et il est temps de réparer cette faute en étant au moins présent pour tenter de contribuer à faire en sorte que les conséquences de cette guerre soient en tous les cas les plus dramatiques et les plus actuelles puissent être l'occasion d'une action déterminée de nos pays nous avons des leviers pour cela je le disais tout à l'heure derrière l'Azerbaïdjan il y a évidemment la Turquie qui est son premier parrain et donc il faut faire pression sur l'Azerbaïdjan mais aussi sur la Turquie pour obtenir cette libération et la Turquie aujourd'hui est un pays qui a besoin de l'Europe si nous étions capables de mettre dans la balance par exemple les échanges que nous avons avec la Turquie d'infliger des sanctions à la Turquie sur nos échanges commerciaux sur notre union douanière alors nous verrions évidemment Erdogan obligé de réagir le grand problème c'est que la Turquie est un pays qui pratique le rapport de force partout autour d'elle on l'évoquait tout à l'heure en Syrie, en Libye en Méditerranée orientale, y compris entre des pays de l'Union Européenne la Grèce, la Bulgarie ont été victimes d'une crise migratoire organisée par Erdogan au début de la crise du coronavirus pendant les semaines qui ont suivi l'espace aérien de la Grèce a été envahi a été violé chaque semaine, j'en ai parlé en Grèce avec nos amis du gouvernement grec avec le ministre de la Défense en particulier qui était très inquiet aucun ministre de la Défense n'est, disait-il aussi actif que lui aucun pays européen ne connaît cette situation dans laquelle vous avez des avions militaires qui rentrent dans votre espace aérien toutes les semaines de manière illégale l'espace maritime de la Grèce a été envahi par la Turquie pendant de longues semaines et la France est venue avec deux frégates soutenir la Grèce menacée une frégate française a d'ailleurs été directement ciblée par un bateau militaire turc sans qu'il n'y ait beaucoup d'émotions y compris au sein de l'OTAN dont la Turquie est quand même la deuxième armée en termes d'effectifs le territoire de Chypre qui est aussi un état européen a été envahi par la Turquie la zone de Varosha qui est une zone reconnue comme neutre par l'organisation des Nations Unies a été occupée par les Turcs au cours des derniers mois et Monsieur Erdogan y est venu en grande pompe pour montrer qu'il n'avait que faire des règles internationales bref, l'Europe est constamment attaquée, agressée, menacée par la Turquie comme tous nos partenaires et amis et nous ne réagissons pas et cette espèce de faiblesse incroyable qui a été incarnée par la visite désastreuse de la présidente de la commission européenne et du président du conseil européen à Ankara pour rencontrer Monsieur Erdogan cette espèce de faiblesse désastreuse malheureusement n'est rien d'autre pour Erdogan que le signal que nous lui envoyons qu'il peut continuer d'avancer puisque de toute façon nous reculons moi je suis le premier à regretter que l'Europe soit si passive elle l'est pour de multiples raisons, elle l'est parce qu'il y a des intérêts industriels importants »
youtube.com · #17 Entretien avec François-Xavier BELLAMY & Hovhannès GUÉVORKIAN : défendre les chrétiens d’ArménieVérifier à 32:37Voir 2 autres passages
« qui relient la Turquie et des pays européens elle l'est parce que les européens ont beaucoup le regard tourné vers la Russie qui le regarde comme la première menace alors que je crois qu'il devrait être plus lucide sur ce qui se joue en Turquie elle l'est aussi, n'ayons pas peur de le dire parce que dans des pays européens comme l'Allemagne mais c'est aussi le cas en France il y a des communautés turques très importantes qui sont très loyales à Erdogan comme elles le montrent dans leurs votes et que nous avons peur que les dirigeants européens ont peur de froisser les communautés turques qui habitent déjà en Europe je crois que c'est un signal dramatique encore une fois de faiblesse au moment où nous prétendons lutter contre le séparatisme il faudrait que nous ayons le courage d'assumer une politique étrangère qui soit conforme à l'identité de nos pays plutôt qu'une espèce de compromis permanent de lâcheté de silence imposé par des équations électorales on a vu évidemment à quel point l'Allemagne est sensible à cette question mais c'est aussi le cas de la France on l'a vu tout récemment par exemple dans le débat qui a touché la France sur la construction d'une mosquée à Strasbourg moi je suis heureux je suis un opposant au président de la République mais je suis heureux que le président de la République un peu seul en Europe eu des mots forts pour dénoncer le comportement de la Turquie pour dénoncer l'agression par exemple que subissait l'Arménie le président de la République a été le seul à dire clairement que des mercenaires djihadistes étaient mobilisés contre l'Arménie à dénoncer les crimes de guerre qui se déroulaient encore tout récemment il a pris position de manière forte pour la libération des prisonniers de guerre arméniens donc tout cela va plutôt dans le bon sens et je suis très heureux de cela je suis très heureux que notre pays quel que soit les clivages politiques que notre pays soit capable de parler clairement maintenant encore faut-il agir »
youtube.com · #17 Entretien avec François-Xavier BELLAMY & Hovhannès GUÉVORKIAN : défendre les chrétiens d’ArménieVérifier à 37:17
Question 113Louvre, budget, Nicolas Sarkozy...L'interview de François-Xavier Bellamy (LR) en intégralité
Vous êtes en train de dire ce matin que la ministre de la Culture, Achida Dati, a sans doute failli ?
Réponse à côté
La question, c'est quelle est la chaîne de responsabilité qui a été défaillante pour qu'on en arrive à ce cambriolage qui, je le redis, n'est pas le cas du siècle. J'ai assez peu d'admiration pour des gens qui sont capables de louer un véhicule de déménagement électrique et de percer une porte-fenêtre. C'est surtout l'incroyable simplicité de ce vol qui est extrêmement inquiétant.
« La question, c'est quelle est la chaîne de responsabilité qui a été défaillante pour qu'on en arrive à ce cambriolage qui, je le redis, n'est pas le cas du siècle. J'ai assez peu d'admiration pour des gens qui sont capables de louer un véhicule de déménagement électrique et de percer une porte-fenêtre. C'est surtout l'incroyable simplicité de ce vol qui est extrêmement inquiétant. »
BFMTV · Louvre, budget, Nicolas Sarkozy...L'interview de François-Xavier Bellamy (LR) en intégralitéVérifier à 3:41
Question 114Louvre, budget, Nicolas Sarkozy...L'interview de François-Xavier Bellamy (LR) en intégralité
Juste une question par oui ou par non. Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen ont demandé au gouvernement une lettre rectificative sur le budget parce qu'ils craignent qu'il y ait une entourloupe sur la suspension de la réforme des retraites. Vous êtes pour ou contre ?
Réponse directe
Ça leur fait un beau combat commun. Évidemment contre. Parce que si le Premier ministre décide de faire cette lettre rectificative, ça veut dire que la suspension de la réforme des retraites est donnée dès maintenant par évidence, avant même la discussion budgétaire. À tout le moins qu'on nous concède que la suspension de la réforme, elle doit s'inscrire dans le débat budgétaire. Que ce n'est pas quelque chose qui flotte en l'air et qu'on devrait accepter avant de parler du budget. C'est quelque chose qui doit au moins faire partie de la discussion dans son ensemble.
« Ça leur fait un beau combat commun. Évidemment contre. Parce que si le Premier ministre décide de faire cette lettre rectificative, ça veut dire que la suspension de la réforme des retraites est donnée dès maintenant par évidence, avant même la discussion budgétaire. À tout le moins qu'on nous concède que la suspension de la réforme, elle doit s'inscrire dans le débat budgétaire. Que ce n'est pas quelque chose qui flotte en l'air et qu'on devrait accepter avant de parler du budget. C'est quelque chose qui doit au moins faire partie de la discussion dans son ensemble. »
BFMTV · Louvre, budget, Nicolas Sarkozy...L'interview de François-Xavier Bellamy (LR) en intégralitéVérifier à 13:07
Question 115Entretien avec François-Xavier Bellamy
Philippe Bilger Philippe Bilger les soumet à la question François-Xavier Bellamy, auriez-vous la gentillesse de vous présenter ?
Réponse directe
Bonjour, je suis François-Xavier Bellamy, je suis professeur de philosophie C'est le métier que j'ai choisi et que j'ai exercé pendant plus de dix ans en classe de lycée et puis ensuite en classe préparatoire en parallèle de cette expérience qui m'a comblé et que j'espère retrouver bientôt à titre professionnel Je suis maintenant député européen depuis 2019 et président de la délégation LR au Parlement européen et je garde un pied dans la philosophie avec un cycle de conférences à Paris qui s'appelle les soirées de la philo en essayant de cultiver le lien entre l'exercice politique et la recherche de la vérité Est-ce qu'il était évident pour un agrégé de philosophie de faire de la politique…
« Bonjour, je suis François-Xavier Bellamy, je suis professeur de philosophie C'est le métier que j'ai choisi et que j'ai exercé pendant plus de dix ans en classe de lycée et puis ensuite en classe préparatoire en parallèle de cette expérience qui m'a comblé et que j'espère retrouver bientôt à titre professionnel Je suis maintenant député européen depuis 2019 et président de la délégation LR au Parlement européen et je garde un pied dans la philosophie avec un cycle de conférences à Paris qui s'appelle les soirées de la philo en essayant de cultiver le lien entre l'exercice politique et la recherche de la vérité Est-ce qu'il était évident pour un agrégé de philosophie de faire de la politique ? Ça n'était pas du tout évident et je dirais que ça n'était surtout pas tellement un projet J'ai eu l'occasion de m'engager en politique et ça a été une très grande chance pour moi d'abord comme élu local puisque dans ma ville à Versailles en 2008 François de Mazière qui constituait sa liste pour l'élection municipale m'avait demandé de faire partie de l'aventure et m'avait fait confiance Je suis devenu en 2008 adjoint au maire, je m'occupais de la jeunesse, de l'enseignement et de l'enseignement supérieur en particulier dans ma ville Ça a été donc une expérience, une sorte d'école de l'engagement politique sur le terrain que j'ai vécu en parallèle de mon métier pendant de nombreuses années avant de m'engager en politique sur le plan national avec l'élection européenne Ça n'était pas une évidence mais finalement je ne vois pas non plus de contradiction ou de tension entre ces deux engagements »
youtube.com · Entretien avec François-Xavier BellamyVérifier à 0:35
Question 116Quentin Deranque, a responsibility of the left... An interview with François-Xavier Bellamy
C'est quoi la suite logique à partir du moment où on constate tout ça sur LFI ?
Réponse à côté
La suite logique, c'est que d'abord, la justice doit faire son travail. Et ça n'est pas à moi de dire à la justice ce qu'elle doit faire, mais elle doit condamner d'une manière implacable les auteurs de ce crime et pas seulement ces auteurs, tous ceux qui ont contribué à l'organiser et qui contribuent à l'inspirer. Parce que là aussi, la question se pose. On a connu des situations dans lesquelles la justice était rapide et expéditive. On a connu des situations dans lesquelles, quand elle avait des politiques dans le viseur, la justice savait condamner sans prendre de délai ni faire trop de nuances. Pourquoi est-ce que, alors que je pense qu'on peut dire que plus d'une dizaine de plaintes au…
« La suite logique, c'est que d'abord, la justice doit faire son travail. Et ça n'est pas à moi de dire à la justice ce qu'elle doit faire, mais elle doit condamner d'une manière implacable les auteurs de ce crime et pas seulement ces auteurs, tous ceux qui ont contribué à l'organiser et qui contribuent à l'inspirer. Parce que là aussi, la question se pose. On a connu des situations dans lesquelles la justice était rapide et expéditive. On a connu des situations dans lesquelles, quand elle avait des politiques dans le viseur, la justice savait condamner sans prendre de délai ni faire trop de nuances. Pourquoi est-ce que, alors que je pense qu'on peut dire que plus d'une dizaine de plaintes aujourd'hui ont été déposées contre Rima Hassan, aucune action judiciaire n'a été engagée ? Je vous parlais tout à l'heure de ces menaces. J'ai déposé plainte, j'ai été entendu par la police. Je sais que Rima Hassan a été entendu par la police. Que s'est-il passé depuis ? Pourquoi n'y a-t-il aucune étape judiciaire ? Vous voyez, quand c'était François Fillon qui était ciblé, ça leur a pris trois semaines de le mettre en examen. Pourquoi est-ce qu'aujourd'hui, du côté de LFI, on a toujours le sentiment qu'il y a une espèce d'impunité qui ferait que des responsables de ce mouvement, lorsqu'ils se rendent coupables ou complices du pire, ne sont jamais inquiétés ? Donc oui, la justice doit aller au bout. Et pour le reste, le combat, il est politique. Et moi, je mènerais ce combat politique jusqu'au bout. Je crois pas qu'on puisse passer par l'interdiction de cette proposition politique. Je crois qu'il faut d'abord la combattre politiquement. Et nous la combattrons démocratiquement. Et nous gagnerons ce combat. Parce que nous ne devons plus laisser qui que ce soit tenter de nous intimider. Aujourd'hui, le combat contre le pire, il est contre l'extrême gauche. Et il faut que ceci soit très clair avant les élections qui viennent. »
franceinfo · Quentin Deranque, a responsibility of the left... An interview with François-Xavier BellamyVérifier à 9:58
Question 117Quentin Deranque, a responsibility of the left... An interview with François-Xavier Bellamy
Ce parti, pour vous, n'est pas digne d'exister ?
Réponse à côté
La suite logique, c'est que d'abord, la justice doit faire son travail. Et ça n'est pas à moi de dire à la justice ce qu'elle doit faire, mais elle doit condamner d'une manière implacable les auteurs de ce crime et pas seulement ces auteurs, tous ceux qui ont contribué à l'organiser et qui contribuent à l'inspirer. Parce que là aussi, la question se pose. On a connu des situations dans lesquelles la justice était rapide et expéditive. On a connu des situations dans lesquelles, quand elle avait des politiques dans le viseur, la justice savait condamner sans prendre de délai ni faire trop de nuances. Pourquoi est-ce que, alors que je pense qu'on peut dire que plus d'une dizaine de plaintes au…
« La suite logique, c'est que d'abord, la justice doit faire son travail. Et ça n'est pas à moi de dire à la justice ce qu'elle doit faire, mais elle doit condamner d'une manière implacable les auteurs de ce crime et pas seulement ces auteurs, tous ceux qui ont contribué à l'organiser et qui contribuent à l'inspirer. Parce que là aussi, la question se pose. On a connu des situations dans lesquelles la justice était rapide et expéditive. On a connu des situations dans lesquelles, quand elle avait des politiques dans le viseur, la justice savait condamner sans prendre de délai ni faire trop de nuances. Pourquoi est-ce que, alors que je pense qu'on peut dire que plus d'une dizaine de plaintes aujourd'hui ont été déposées contre Rima Hassan, aucune action judiciaire n'a été engagée ? Je vous parlais tout à l'heure de ces menaces. J'ai déposé plainte, j'ai été entendu par la police. Je sais que Rima Hassan a été entendu par la police. Que s'est-il passé depuis ? Pourquoi n'y a-t-il aucune étape judiciaire ? Vous voyez, quand c'était François Fillon qui était ciblé, ça leur a pris trois semaines de le mettre en examen. Pourquoi est-ce qu'aujourd'hui, du côté de LFI, on a toujours le sentiment qu'il y a une espèce d'impunité qui ferait que des responsables de ce mouvement, lorsqu'ils se rendent coupables ou complices du pire, ne sont jamais inquiétés ? Donc oui, la justice doit aller au bout. Et pour le reste, le combat, il est politique. Et moi, je mènerais ce combat politique jusqu'au bout. Je crois pas qu'on puisse passer par l'interdiction de cette proposition politique. Je crois qu'il faut d'abord la combattre politiquement. Et nous la combattrons démocratiquement. Et nous gagnerons ce combat. Parce que nous ne devons plus laisser qui que ce soit tenter de nous intimider. Aujourd'hui, le combat contre le pire, il est contre l'extrême gauche. Et il faut que ceci soit très clair avant les élections qui viennent. »
franceinfo · Quentin Deranque, a responsibility of the left... An interview with François-Xavier BellamyVérifier à 9:58
Question 118Louvre, budget, Nicolas Sarkozy...L'interview de François-Xavier Bellamy (LR) en intégralité
Je profite de vous avoir en face de moi ce matin pour essayer de comprendre deux, trois choses que franchement je n'ai pas bien comprises. Rachida Dati, par exemple, elle est toujours votre candidate LR à la mairie de Paris parce que j'ai cru comprendre que la direction des LR voulait exclure du parti tous les ministres LR qui sont allés au gouvernement, dont Rachida Dati, Vincent Jeanbrun, Annie Gennevard. Et puis j'ai entendu Gérard Larcher qui dit « Attendez, stop, pas trop vite, on fera ça après le budget, il ne faut pas les exclure ». C'est quoi la ligne ?
Réponse directe
Nous, ce qu'on a dit aux ministres qui viennent de notre formation politique, c'est d'abord vous ne représentez pas notre parti puisque à son écrasante majorité, le bureau politique qui est l'instance qui dirige, qui gouverne notre parti, a voté pour dire que nous ne devions plus participer au gouvernement. Nos adhérents à une écrasante majorité ont voté pour dire que nous ne devions plus participer au gouvernement. Ils sont exclus ou pas exclus ? D'une certaine manière, ils se sont exclus d'eux-mêmes. Et nous, nous leur avons dit, et Othmane Nassrou, notre secrétaire général, leur a écrit en leur disant « Vous avez encore la possibilité de quitter ce gouvernement ». Parce qu'on ne doute pa…
« Nous, ce qu'on a dit aux ministres qui viennent de notre formation politique, c'est d'abord vous ne représentez pas notre parti puisque à son écrasante majorité, le bureau politique qui est l'instance qui dirige, qui gouverne notre parti, a voté pour dire que nous ne devions plus participer au gouvernement. Nos adhérents à une écrasante majorité ont voté pour dire que nous ne devions plus participer au gouvernement. Ils sont exclus ou pas exclus ? D'une certaine manière, ils se sont exclus d'eux-mêmes. Et nous, nous leur avons dit, et Othmane Nassrou, notre secrétaire général, leur a écrit en leur disant « Vous avez encore la possibilité de quitter ce gouvernement ». Parce qu'on ne doute pas un instant que quand vous avez fait le choix d'y rentrer ou d'y rester, c'était sans savoir que la première mesure de ce gouvernement, ce serait de suspendre la réforme des retraites et de mettre gravement en danger la trajectoire budgétaire du pays. Donc s'ils veulent revenir maintenant, la main est tendue, bien sûr. Mais la clé, c'est de garantir la clarté. Les Républicains ne participent pas à ce gouvernement. »
BFMTV · Louvre, budget, Nicolas Sarkozy...L'interview de François-Xavier Bellamy (LR) en intégralitéVérifier à 14:00Voir 1 autre passage
« La procédure d'exclusion, elle a été engagée. Elle suppose juridiquement l'exercice d'un contradictoire. Et donc, on a fait le choix de leur écrire en leur demandant s'ils ne voulaient pas assumer désormais de tenir la ligne de notre famille politique qui consiste à quitter le gouvernement. »
BFMTV · Louvre, budget, Nicolas Sarkozy...L'interview de François-Xavier Bellamy (LR) en intégralitéVérifier à 14:56
Question 119Louvre, budget, Nicolas Sarkozy...L'interview de François-Xavier Bellamy (LR) en intégralité
Ou pour vous, c'est un tabou total ?
Réponse directe
D'abord, redisons-le, ce qui va sortir la France de la crise, c'est de baisser la dépense publique, de baisser la dépense de l'État. Celui qui doit faire des efforts aujourd'hui, c'est l'État.
« D'abord, redisons-le, ce qui va sortir la France de la crise, c'est de baisser la dépense publique, de baisser la dépense de l'État. Celui qui doit faire des efforts aujourd'hui, c'est l'État. »
BFMTV · Louvre, budget, Nicolas Sarkozy...L'interview de François-Xavier Bellamy (LR) en intégralitéVérifier à 11:08
Question 120#17 Entretien avec François-Xavier BELLAMY & Hovhannès GUÉVORKIAN : défendre les chrétiens d’Arménie
Est-ce qu'ils sont en danger ?
Réponse directe
la situation effectivement relève vraiment de l'urgence humanitaire je suis très heureux que nous ayons réussi à inscrire à l'ordre du jour du parlement européen une résolution sur ce sujet ça n'a pas été facile parce qu'aujourd'hui je le dis de manière très simple je l'ai vécu concrètement l'Azerbaïdjan a développé ce qu'on a théorisé sous le nom de diplomatie du caviar c'est-à-dire dans les institutions européennes en particulier un vrai réseau de corruption donc il y a des élus qui font partie de la clientèle de l'Azerbaïdjan et qui sont là pour véhiculer ces messages donc nous avons eu droit à de vraies oppositions et nous n'avons pas eu la tâche facile pour inscrire cette résolution à…
« la situation effectivement relève vraiment de l'urgence humanitaire je suis très heureux que nous ayons réussi à inscrire à l'ordre du jour du parlement européen une résolution sur ce sujet ça n'a pas été facile parce qu'aujourd'hui je le dis de manière très simple je l'ai vécu concrètement l'Azerbaïdjan a développé ce qu'on a théorisé sous le nom de diplomatie du caviar c'est-à-dire dans les institutions européennes en particulier un vrai réseau de corruption donc il y a des élus qui font partie de la clientèle de l'Azerbaïdjan et qui sont là pour véhiculer ces messages donc nous avons eu droit à de vraies oppositions et nous n'avons pas eu la tâche facile pour inscrire cette résolution à l'ordre du jour mais ça a été le résultat d'un travail finalement collectif et je suis très heureux que grâce à des élus de tous les bords politiques d'ailleurs on ait pu voter ce texte qui a finalement été soutenu par une très très grande majorité du Parlement ce texte dit en substance que l'Union Européenne doit maintenant s'engager de manière très résolue pour obtenir la libération des prisonniers de guerre arméniens et je pense que le silence de l'Europe, je n'ai pas peur de le dire le silence de l'Europe pendant la guerre a été vraiment une faute et il est temps de réparer cette faute en étant au moins présent pour tenter de contribuer à faire en sorte que les conséquences de cette guerre soient en tous les cas les plus dramatiques et les plus actuelles puissent être l'occasion d'une action déterminée de nos pays nous avons des leviers pour cela je le disais tout à l'heure derrière l'Azerbaïdjan il y a évidemment la Turquie qui est son premier parrain et donc il faut faire pression sur l'Azerbaïdjan mais aussi sur la Turquie pour obtenir cette libération et la Turquie aujourd'hui est un pays qui a besoin de l'Europe si nous étions capables de mettre dans la balance par exemple les échanges que nous avons avec la Turquie d'infliger des sanctions à la Turquie sur nos échanges commerciaux sur notre union douanière alors nous verrions évidemment Erdogan obligé de réagir le grand problème c'est que la Turquie est un pays qui pratique le rapport de force partout autour d'elle on l'évoquait tout à l'heure en Syrie, en Libye en Méditerranée orientale, y compris entre des pays de l'Union Européenne la Grèce, la Bulgarie ont été victimes d'une crise migratoire organisée par Erdogan au début de la crise du coronavirus pendant les semaines qui ont suivi l'espace aérien de la Grèce a été envahi a été violé chaque semaine, j'en ai parlé en Grèce avec nos amis du gouvernement grec avec le ministre de la Défense en particulier qui était très inquiet aucun ministre de la Défense n'est, disait-il aussi actif que lui aucun pays européen ne connaît cette situation dans laquelle vous avez des avions militaires qui rentrent dans votre espace aérien toutes les semaines de manière illégale l'espace maritime de la Grèce a été envahi par la Turquie pendant de longues semaines et la France est venue avec deux frégates soutenir la Grèce menacée une frégate française a d'ailleurs été directement ciblée par un bateau militaire turc sans qu'il n'y ait beaucoup d'émotions y compris au sein de l'OTAN dont la Turquie est quand même la deuxième armée en termes d'effectifs le territoire de Chypre qui est aussi un état européen a été envahi par la Turquie la zone de Varosha qui est une zone reconnue comme neutre par l'organisation des Nations Unies a été occupée par les Turcs au cours des derniers mois et Monsieur Erdogan y est venu en grande pompe pour montrer qu'il n'avait que faire des règles internationales bref, l'Europe est constamment attaquée, agressée, menacée par la Turquie comme tous nos partenaires et amis et nous ne réagissons pas et cette espèce de faiblesse incroyable qui a été incarnée par la visite désastreuse de la présidente de la commission européenne et du président du conseil européen à Ankara pour rencontrer Monsieur Erdogan cette espèce de faiblesse désastreuse malheureusement n'est rien d'autre pour Erdogan que le signal que nous lui envoyons qu'il peut continuer d'avancer puisque de toute façon nous reculons moi je suis le premier à regretter que l'Europe soit si passive elle l'est pour de multiples raisons, elle l'est parce qu'il y a des intérêts industriels importants »
youtube.com · #17 Entretien avec François-Xavier BELLAMY & Hovhannès GUÉVORKIAN : défendre les chrétiens d’ArménieVérifier à 32:37Voir 2 autres passages
« qui relient la Turquie et des pays européens elle l'est parce que les européens ont beaucoup le regard tourné vers la Russie qui le regarde comme la première menace alors que je crois qu'il devrait être plus lucide sur ce qui se joue en Turquie elle l'est aussi, n'ayons pas peur de le dire parce que dans des pays européens comme l'Allemagne mais c'est aussi le cas en France il y a des communautés turques très importantes qui sont très loyales à Erdogan comme elles le montrent dans leurs votes et que nous avons peur que les dirigeants européens ont peur de froisser les communautés turques qui habitent déjà en Europe je crois que c'est un signal dramatique encore une fois de faiblesse au moment où nous prétendons lutter contre le séparatisme il faudrait que nous ayons le courage d'assumer une politique étrangère qui soit conforme à l'identité de nos pays plutôt qu'une espèce de compromis permanent de lâcheté de silence imposé par des équations électorales on a vu évidemment à quel point l'Allemagne est sensible à cette question mais c'est aussi le cas de la France on l'a vu tout récemment par exemple dans le débat qui a touché la France sur la construction d'une mosquée à Strasbourg moi je suis heureux je suis un opposant au président de la République mais je suis heureux que le président de la République un peu seul en Europe eu des mots forts pour dénoncer le comportement de la Turquie pour dénoncer l'agression par exemple que subissait l'Arménie le président de la République a été le seul à dire clairement que des mercenaires djihadistes étaient mobilisés contre l'Arménie à dénoncer les crimes de guerre qui se déroulaient encore tout récemment il a pris position de manière forte pour la libération des prisonniers de guerre arméniens donc tout cela va plutôt dans le bon sens et je suis très heureux de cela je suis très heureux que notre pays quel que soit les clivages politiques que notre pays soit capable de parler clairement maintenant encore faut-il agir »
youtube.com · #17 Entretien avec François-Xavier BELLAMY & Hovhannès GUÉVORKIAN : défendre les chrétiens d’ArménieVérifier à 37:17
Question 121Louvre, budget, Nicolas Sarkozy...L'interview de François-Xavier Bellamy (LR) en intégralité
Alors, il y a un autre sujet, évidemment, qui fait polémique, qui va faire polémique, qui va faire débat. C'est le débat budgétaire qui commence ce matin à 9h en commission des finances. Avant d'en parler, je voudrais revenir juste un instant sur la tribune que vous avez publiée dans le Figaro. Je crois que c'était vendredi. Vous disiez, si j'étais député, je voterais la censure. Mais dans ce contexte qu'on est en train de vivre d'incertitude politique, où la note de la France vient d'être dégradée, c'est responsable d'appeler à la censure de ce gouvernement ?
Réponse directe
À cause de l'incertitude politique, entre autres. Oui, mais essentiellement, pourquoi est-ce que SNP a accéléré le calendrier de cette notation ? Parce que nous avons suspendu la réforme. La réforme des retraites. Et pourquoi la réforme des retraites a-t-elle été suspendue ? Parce qu'il fallait que le gouvernement évite la censure. On ne sait même plus si ce pays peut se réformer aujourd'hui. C'est ça, la vraie incertitude qui pèse sur la vie politique française. Il y aurait eu, bien sûr, un coût de la censure. Mais il y a, je crois, un coût plus grand encore, sans doute, d'une non-censure qui s'est gagée. De céder une folie totale pour l'avenir aux socialistes, dans la démagogie absolue qu…
« À cause de l'incertitude politique, entre autres. Oui, mais essentiellement, pourquoi est-ce que SNP a accéléré le calendrier de cette notation ? Parce que nous avons suspendu la réforme. La réforme des retraites. Et pourquoi la réforme des retraites a-t-elle été suspendue ? Parce qu'il fallait que le gouvernement évite la censure. »
BFMTV · Louvre, budget, Nicolas Sarkozy...L'interview de François-Xavier Bellamy (LR) en intégralitéVérifier à 6:55Voir 1 autre passage
« On ne sait même plus si ce pays peut se réformer aujourd'hui. C'est ça, la vraie incertitude qui pèse sur la vie politique française. Il y aurait eu, bien sûr, un coût de la censure. Mais il y a, je crois, un coût plus grand encore, sans doute, d'une non-censure qui s'est gagée. De céder une folie totale pour l'avenir aux socialistes, dans la démagogie absolue qui caractérise le moment politique que nous connaissons aujourd'hui. Parce que ça, les Français le savent. Suspendre la réforme des retraites, Laurent Neumann, c'était mettre en danger notre système de retraite. Pas pour les années qui viennent, mais pour les mois qui viennent, peut-être les semaines qui viennent. Et le fait que la France ait été dégradée par SNP en est une preuve supplémentaire. »
BFMTV · Louvre, budget, Nicolas Sarkozy...L'interview de François-Xavier Bellamy (LR) en intégralitéVérifier à 7:21
Question 122Louvre, budget, Nicolas Sarkozy...L'interview de François-Xavier Bellamy (LR) en intégralité
quand je vous écoute, quand je vous lis, vous dites que c'est une soumission, ce sont vos mots, pas les miens, une soumission à une gauche minoritaire. En fait, quand je vous lis, quand je vous écoute, j'ai l'impression que vous êtes aussi intransigeant que la gauche. En fait, c'est votre programme, rien que votre programme. Je rappelle quand même que vous n'êtes que 50 députés.
Réponse directe
Bien sûr, c'est pour ça qu'on n'a jamais revendiqué d'exercer le pouvoir aujourd'hui. Et je pense que le problème aujourd'hui, c'est que... On a fait d'immenses concessions, Laurent Neumann. Le cœur de notre projet, ce serait de baisser. De baisser massivement la dépense publique et de baisser massivement la fiscalité. Ça fait un an qu'on essaye, à l'Assemblée nationale, de tout faire, simplement pour éviter d'aggraver la fiscalité et d'aggraver la dépense publique. Le jour où nous aurons une majorité, on n'en restera pas là.
« On a fait d'immenses concessions, Laurent Neumann. Le cœur de notre projet, ce serait de baisser. De baisser massivement la dépense publique et de baisser massivement la fiscalité. Ça fait un an qu'on essaye, à l'Assemblée nationale, de tout faire, simplement pour éviter d'aggraver la fiscalité et d'aggraver la dépense publique. Le jour où nous aurons une majorité, on n'en restera pas là. »
BFMTV · Louvre, budget, Nicolas Sarkozy...L'interview de François-Xavier Bellamy (LR) en intégralitéVérifier à 8:30
Question 123SIA 2026 : François Xavier Bellamy, député européen LR — entretien Gil Rivière-Wekstein
Alors j'aurais une deuxième question. À partir du principe de Poucaution, j'ai comme une impression, mon sentiment, que la France a été dirigée par ce que Hans Jonas appelle l'heuristique de la peur. C'est-à-dire que toutes les décisions politiques se font en fonction d'une peur éventuée de ce qui pourrait éventuellement arriver dans le futur. Et que finalement, en faisant ça, on a perdu ce que j'appellerais plutôt l'heuristique de l'audace. Comment faire pour retrouver l'heuristique de l'audace ?
Réponse directe
Il faut commencer par comprendre une chose assez fondamentale, que le principe de précaution joue contre lui-même, parce que la plus grande désimprudence aujourd'hui, c'est l'excès de prudence. La plus grande désimprudence, c'est celle qui consiste à arrêter d'innover, arrêter de créer, arrêter de produire, arrêter d'inventer, arrêter de se projeter dans l'avenir, parce que si on en reste à cette espèce de crispation que nous connaissons aujourd'hui, alors notre avenir s'éclatera ailleurs, dans d'autres capitales du monde, dans d'autres grandes puissances mondiales. Le paradoxe, c'est que le maximum de la prudence, c'est le maximum de l'imprudence aujourd'hui. Et je pense que c'est vraiment…
« Il faut commencer par comprendre une chose assez fondamentale, que le principe de précaution joue contre lui-même, parce que la plus grande désimprudence aujourd'hui, c'est l'excès de prudence. La plus grande désimprudence, c'est celle qui consiste à arrêter d'innover, arrêter de créer, arrêter de produire, arrêter d'inventer, arrêter de se projeter dans l'avenir, parce que si on en reste à cette espèce de crispation que nous connaissons aujourd'hui, alors notre avenir s'éclatera ailleurs, dans d'autres capitales du monde, dans d'autres grandes puissances mondiales. Le paradoxe, c'est que le maximum de la prudence, c'est le maximum de l'imprudence aujourd'hui. Et je pense que c'est vraiment cette logique-là qu'il faut redécouvrir. Vous avez raison de le dire, le principe de précaution a été un principe d'inhibition pendant longtemps, inhibition de l'innovation, de la création, de la production, de la liberté. Et c'est la raison pour laquelle, avec Bruno Retailleux, la proposition qu'on a faite cette semaine au sein de l'agriculture, parmi les propositions qu'on fait pour l'avenir de l'agriculture, la première d'entre elles, c'est une révision constitutionnelle pour supprimer le principe de précaution. Ce qui devrait valoir aujourd'hui dans notre vie collective, c'est ce principe qu'évoqua Antion Asselineau, le principe de responsabilité. Si vous avez fait du tort, si vous avez commis une faute, si vous avez commis des crimes, vous devez en être rendu responsable. Et le principe de précaution, c'est celui qui se place avant l'action. Ça n'a pas de sens. Il faut retrouver le sens de la liberté, liberté veut dire responsabilité, mais liberté, c'est d'abord précisément le fait que chaque acteur, là où il est, dans son champ, dans sa ferme, dans son ministère, dans son parlement, dans sa mairie, chaque acteur prend ses décisions en sachant qu'il devra en répondre, mais en sachant aussi que, souvent, la chose qui rend le plus irresponsable, c'est d'abord de ne pas agir au moment où il le faudrait. »
youtube.com · SIA 2026 : François Xavier Bellamy, député européen LR — entretien Gil Rivière-WeksteinVérifier à 6:11
Question 124Louvre, budget, Nicolas Sarkozy...L'interview de François-Xavier Bellamy (LR) en intégralité
Donc vous dites en fait qu'il a fallu attendre l'incendie de Notre-Dame. De la même manière, il a fallu attendre ce cambriolage formidable, incroyable. Au Louvre, pour prendre les mesures qui s'imposent.
Réponse directe
Non, mais moi ce que je constate, c'est que même sur l'incendie de Notre-Dame, la leçon des négligences n'a pas été vraiment tirée. En tous les cas, les responsabilités n'ont pas été assumées. Et je pense que c'est le symptôme d'un pays qui ne sait plus protéger son patrimoine. Et combien, dans le silence, combien de cathédrales de Paris, combien de joyeux de la couronne sont en train de s'abîmer. Parce que notre patrimoine est en danger dans tant de villes et de villages de France. Ce n'est pas seulement le Louvre. C'est la réalité de notre héritage qui est aujourd'hui menacée.
« Non, mais moi ce que je constate, c'est que même sur l'incendie de Notre-Dame, la leçon des négligences n'a pas été vraiment tirée. En tous les cas, les responsabilités n'ont pas été assumées. Et je pense que c'est le symptôme d'un pays qui ne sait plus protéger son patrimoine. Et combien, dans le silence, combien de cathédrales de Paris, combien de joyeux de la couronne sont en train de s'abîmer. Parce que notre patrimoine est en danger dans tant de villes et de villages de France. Ce n'est pas seulement le Louvre. C'est la réalité de notre héritage qui est aujourd'hui menacée. »
BFMTV · Louvre, budget, Nicolas Sarkozy...L'interview de François-Xavier Bellamy (LR) en intégralitéVérifier à 3:07
Question 125Quentin Deranque, a responsibility of the left... An interview with François-Xavier Bellamy
Noyautées par l'extrême-gauche ?
Réponse directe
Mais de l'intérieur, et encore une fois, je le redis, pour nous, ça n'est pas une découverte, la violence de la jeune garde, la violence des milices de la France insoumise, ce n'est pas une découverte. Pendant la campagne européenne, j'avais été à Sciences Po Paris pour aller sur le terrain et je m'étais trouvé d'ailleurs face à Louis Boyard, au milieu de militants, parfois violents, qui exigeaient le blocage de Sciences Po Paris parce qu'ils défendaient le combat contre Gaza qui n'a, je crois, rien à voir avec l'activité universitaire en France. Et la vérité de cette histoire, c'est que c'est aussi dans le monde universitaire, par cette violence, que se propage le pire, et notamment l'anti…
« Mais de l'intérieur, et encore une fois, je le redis, pour nous, ça n'est pas une découverte, la violence de la jeune garde, la violence des milices de la France insoumise, ce n'est pas une découverte. Pendant la campagne européenne, j'avais été à Sciences Po Paris pour aller sur le terrain et je m'étais trouvé d'ailleurs face à Louis Boyard, au milieu de militants, parfois violents, qui exigeaient le blocage de Sciences Po Paris parce qu'ils défendaient le combat contre Gaza qui n'a, je crois, rien à voir avec l'activité universitaire en France. Et la vérité de cette histoire, c'est que c'est aussi dans le monde universitaire, par cette violence, que se propage le pire, et notamment l'antisémitisme. Quand des étudiantes, parce que leur nom avait une consonance juive, ont été exclues d'un amphi à Sciences Po Paris, c'était par les mêmes personnes, par les mêmes individus, par les mêmes milices. »
franceinfo · Quentin Deranque, a responsibility of the left... An interview with François-Xavier BellamyVérifier à 14:29
franceinfo — 8h30 franceinfo · Fin de vie, incendies, présidentielle... Le "8h30 franceinfo" de François-Xavier BellamyVérifier à 18:33
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« Non mais il y a une part de responsabilité très importante en effet je le redis d'une écologie politique qui en réalité n'est l'autre nom que de la décroissance organisée et qui a tenté par tous les moyens alors qu'elle parlait de réchauffement climatique de nous empêcher d'agir face à lui soit pour faire baisser nos émissions soit pour nous adapter je parlais hier à des agriculteurs du sud de la France qui disent leur colère parce que cet hiver nous avons tous connu ces intempéries massives beaucoup de pluie est tombée cette pluie aujourd'hui elle est repartie vers la mer on ne peut pas la stocker parce que les militants de l'écologie politique y compris par la violence parfois on l'a connu au cours des dernières années ont empêché la construction de ces moyens de rétention d'eau qui permettrait aujourd'hui d'irriguer les cultures et donc on va avoir un immense problème avec l'agriculture qui n'arrive plus à travailler alors même qu'on sait très bien que le réchauffement climatique est là devant nous et qu'il faut se donner les moyens d'anticiper ces effets notamment en termes de sécheresse l'été »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Fin de vie, incendies, présidentielle... Le "8h30 franceinfo" de François-Xavier BellamyVérifier à 14:20
« Ce n'est pas seulement les rodéos. Oui, mais sur les rodéos, précisément, qu'est-ce qu'on pourrait faire de plus ? L'individu, parce que c'est quand même important, l'individu qui a attaqué ce pompier, volontairement, rappelons-le, et qui lui crache dessus alors qu'il est à terre, cet individu a été déjà condamné à plusieurs reprises. Il était en train d'être soumis à une procédure judiciaire et devait être présenté pour consommation et trafic de stupéfiants à des juges dans quelques jours seulement. Il s'était vu retirer son permis de conduire pour conduite sous stupéfiants. On voit très bien qu'en réalité, le fait d'avoir été plusieurs fois condamné sans que cela ne conduise réellement à une sanction effective, cette situation-là est la cause de cette accélération dans la délinquance. Il faut faire l'exact inverse de ce qu'on fait aujourd'hui en France. Aujourd'hui, pour aller en prison, il faut avoir déjà récidivé plusieurs fois. Il faut des peines de prison, même courtes, mais très rapides, immédiatement après le premier délit grave, immédiatement. Et c'est comme ça qu'on sortira de cette caractéristique de la violence. »
BFMTV · Présidence des LR, rodéos urbains, référendum… L'interview de François-Xavier BellamyVérifier à 12:28
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ils n'en ont pas totalement les moyens parce que comme vous le savez aujourd'hui ces moyens de lutte sont limités on travaille d'ailleurs au plan européen depuis des années maintenant et ça avance beaucoup trop lentement pour renouveler la flotte des Canadaires il faut un avion européen de lutte contre le feu parce que c'est un sujet qui touche beaucoup de pays européens et que comme vous le savez ces moyens-là par définition ils ne peuvent être viables que s'ils sont commandés en suffisamment grande quantité pour justifier un projet donc on y travaille il y a plusieurs projets en cours mais il faut absolument qu'on arrive à faire en sorte il faudrait les produire en Europe bien sûr il faudrait les produire en Europe et surtout il faudrait les produire rapidement parce qu'on a un besoin urgent de renouveler cette flotte qui est aujourd'hui le moyen dont disposent des pilotes qui sont héroïques pour tenter d'empêcher la propagation du feu »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Fin de vie, incendies, présidentielle... Le "8h30 franceinfo" de François-Xavier BellamyVérifier à 12:34Voir 2 autres passages
« Il y a deux réponses. La première, c'est effectivement de sécuriser les établissements. Aucun professeur ne devrait venir à l'école. Aucun élève ne devrait venir à l'école en étant menacé, en étant agressé, en étant violenté, en ayant la peur au ventre. Donc il y a un sujet de sécurisation physique. Mais il y a aussi, et moi je ne peux pas m'empêcher de le voir ainsi, je suis professeur, vous l'avez dit, j'ai commencé à enseigner il y a de nombreuses années maintenant. »
BFMTV · "Il y a un problème de respect de l'autorité" à l'école: l'interview de François-Xavier BellamyVérifier à 2:08
« D'abord, j'observe quand même qu'aujourd'hui, cette réindustrialisation, elle dépend beaucoup de capitaux étrangers. C'est quand même un vrai sujet. Comment se fait-il qu'aujourd'hui, Emmanuel Macron dit « Nous sommes le territoire le plus attractif pour les investissements étrangers ». Oui, mais qu'est-ce que ça veut dire en réalité ? Ça veut dire que notre économie est progressivement rachetée par des capitaux étrangers. C'est ça, la véritable signification de cet indice. L'autre aspect qui est clé, c'est que si nous voulons réindustrialiser, il faut, et c'est ça le plus important, non pas faire de grands effets d'annonce, mais commencer par recréer les conditions pour que l'industrie puisse s'implanter et se déployer. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contre-arguments traités13 mai 2023 au 15 juil. 2026 · 7 observations7 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Bien sûr que si, il est question de tuer. De quoi est-ce qu'on parle exactement ? Il est question d'une aide à mourir. Il est question de tuer, c'est-à-dire d'injecter une substance létale à une personne parce qu'elle souffre et qu'elle crie que dans sa souffrance, elle demande la mort. Et nous savons tous très bien que la souffrance fait partie de nos vies, qu'elle fera un jour partie de nos vies, la souffrance des autres, la nôtre. Et cette souffrance-là, jusque-là, la fraternité humaine consistait à toujours y répondre par le soin. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Fin de vie, incendies, présidentielle... Le "8h30 franceinfo" de François-Xavier BellamyVérifier à 2:40Voir 2 autres passages
« Les deux, de fait, s'opposent par le principe même de l'acte. Et c'est la raison pour laquelle, d'ailleurs, les soignants ont été si nombreux à alerter sur la réalité de ce risque qui guette notre société. Demain, on va demander à des soignants, à des médecins, à des personnels de santé de donner la mort au lieu de préserver l'obligation. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Fin de vie, incendies, présidentielle... Le "8h30 franceinfo" de François-Xavier BellamyVérifier à 3:22
« Mais en fait le vrai problème c'est pas tant de se donner des objectifs que de se donner les moyens d'agir pour faire baisser ces émissions et c'est là où en fait le débat politique commence qu'il faille lutter contre le réchauffement climatique je pense que tout le monde en est conscient et nous en tous les cas nous nous battons sur ce sujet depuis des années maintenant mais le vrai problème c'est que vous avez des responsables politiques qui même lorsqu'ils parlent beaucoup de réchauffement climatique en réalité font tout pour nous désarmer face à cette urgence existentielle et ça a été pour moi la grande frustration et c'est ma colère quand je vois ces incendies c'est de voir le temps perdu face au réchauffement climatique le temps perdu par ceux qui pendant des années ont tenté par exemple de fragiliser notre outil nucléaire qui est celui qui nous permet de produire l'électricité la plus décarbonée du monde aujourd'hui »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités4 avr. 2023 au 15 juil. 2026 · 5 observations5 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Moi, je voudrais remercier le Premier ministre, qui fait un choix très fort, il est très rare, qu'un Premier ministre défère un texte devant le Conseil constitutionnel. Et je voudrais remercier le Premier ministre de le faire, parce qu'il montre que les inquiétudes que je partage sur votre plateau ne sont pas minoritaires, marginales, elles sont très largement partagées dans la société. Et encore une fois, il y a aujourd'hui, ce texte, il est adopté, une minorité de parlementaires, Assemblées et Sénat confondus, qui adopteraient cette loi. Alors, le Premier ministre montre ce risque-là. Mais le fait est que je suis aussi assez gêné que nous délégions au Conseil constitutionnel, ce qui relève en fait d'un choix politique. La question, elle n'est pas seulement liée à notre Constitution. Le Conseil d'État est déjà passé par là, il y a validé. Je le rappelle. Oui, mais ce n'est pas une question de justice, de judiciarisation de la vie politique. C'est une question politique au sens le plus profond du terme. La vraie question qui nous est posée, et elle est posée à tous ceux qui nous écoutent aujourd'hui, qui se sentent de droite, de gauche, de nulle part. La vraie question, c'est, est-ce que si un ami me demande de mourir parce qu'il souffre, est-ce que je dois répondre à cette demande en lui tendant un revolver et en contribuant à son suicide ? »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Fin de vie, incendies, présidentielle... Le "8h30 franceinfo" de François-Xavier BellamyVérifier à 5:00Voir 2 autres passages
« Je crois que si on accepte de sortir du cadre légal prévu par la Constitution pour faire un référendum, alors faisons un référendum sur l'immigration puisque c'est exactement ça qu'on nous avait objecté. »
BFMTV · Présidence des LR, rodéos urbains, référendum… L'interview de François-Xavier BellamyVérifier à 16:33
« Écoutez, un référendum, c'est un outil constitutionnel déterminant. Je crois qu'il faut retrouver l'usage du référendum. Il faut le retrouver plus fréquemment. Si on a plusieurs questions à poser aux Français, on organise plusieurs référendums. Ce n'est pas plus compliqué que ça. Mais ce qui me frappe, c'est que ceux qui aujourd'hui nous parlent d'organiser des référendums sont ceux qui nous ont empêchés de les proposer aux Français sur les sujets sur lesquels pourtant ils attendent désespérément de pouvoir enfin s'exprimer. La droite a proposé les parlementaires et les républicains depuis des années maintenant. Nous avons mis sur la table la proposition d'un référendum sur l'immigration. Ce référendum a suscité l'opposition de tous les groupes macronistes et ensuite, pour terminer, la censure du Conseil constitutionnel. Je crois que les Français ne comprendraient pas un seul instant aujourd'hui qu'on leur demande leur avis par référendum sur les rythmes scolaires alors qu'on leur refuse de s'exprimer sur la question migratoire. Le référendum sur l'immigration, c'est une clé pour déverrouiller tous les blocages et juridiciels qui sont aussi en cause. Un but, trois questions, ce n'est pas la bonne méthode. Vous dites une question, un référendum. Mais la vérité, c'est que ce serait même légalement. Je lisais dans la tribune dimanche ce matin un article qui nous explique que pour faire un référendum à plusieurs questions, il faut en réalité sortir du cadre légal prévu par la Constitution. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non mais il y a une part de responsabilité très importante en effet je le redis d'une écologie politique qui en réalité n'est l'autre nom que de la décroissance organisée et qui a tenté par tous les moyens alors qu'elle parlait de réchauffement climatique de nous empêcher d'agir face à lui soit pour faire baisser nos émissions soit pour nous adapter je parlais hier à des agriculteurs du sud de la France qui disent leur colère parce que cet hiver nous avons tous connu ces intempéries massives beaucoup de pluie est tombée cette pluie aujourd'hui elle est repartie vers la mer on ne peut pas la stocker parce que les militants de l'écologie politique y compris par la violence parfois on l'a connu au cours des dernières années ont empêché la construction de ces moyens de rétention d'eau qui permettrait aujourd'hui d'irriguer les cultures et donc on va avoir un immense problème avec l'agriculture qui n'arrive plus à travailler alors même qu'on sait très bien que le réchauffement climatique est là devant nous et qu'il faut se donner les moyens d'anticiper ces effets notamment en termes de sécheresse l'été »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Fin de vie, incendies, présidentielle... Le "8h30 franceinfo" de François-Xavier BellamyVérifier à 14:20Voir 2 autres passages
« Et sur ce point, je suis d'accord avec lui. Ce dont nous aurons besoin pour demain pour résoudre les problèmes qui se posent, ce n'est pas d'abord d'une manifestation d'émotions, c'est d'abord de réponses rationnelles, de réponses techniques, d'une innovation supplémentaire, de progrès. Et on a besoin de progrès. Alors, est-ce que le président les apporte ces réponses ? Quand vous le voyez batailler avec tous les autres pays... Je le dis moi à tous les jeunes qui nous écoutent que s'ils veulent apporter quelque chose à l'avenir de notre planète, le plus important qu'ils puissent faire, c'est de cultiver leur esprit pour être demain les inventeurs dont le climat aura besoin. Et quand on entend le président de la République, par certains aspects, on peut être d'accord avec lui sur le fait que ce n'est pas la France qui est d'abord responsable de la crise climatique. La France a les émissions carbone parmi les plus basses en Europe et elle fait partie des pays qui sont plutôt vertueux dans la matière. Mais on a du mal du coup à comprendre quelle est la stratégie d'un président de la République qui simultanément ne sait plus, et c'est vrai aussi à l'échelle européenne, investir dans les technologies de pointe qui nous permettent d'avoir ce mix décarboné. »
youtube.com · François-Xavier Bellamy invité de David Doukhan dans L'Interview Politique le 23 septembre 2019Vérifier à 7:08
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« mais bien sûr mais regardez tout le débat est parfaitement là en Europe il y a deux types de modèles il y a le modèle français qu'on a défendu on était les seuls à défendre ce modèle au cours des dernières années qui est fondé sur notre mix avec du nucléaire et de l'hydraulique c'est le modèle le plus décarboné d'Europe de l'autre côté vous avez l'idéologie des renouvelables qui a été portée notamment par l'Allemagne l'Allemagne vous le savez elle a fermé ses centrales nucléaires et donc maintenant l'Allemagne elle produit avec des éoliennes des panneaux solaires et du gaz et du charbon et ce sont des ministres écologistes en Allemagne qui ont signé les permis pour étendre des mines de charbon comme celle de l'Hutzenrath qui est plus grande que toute l'agglomération lyonnaise donc vous regardez la divergence de nos modèles si vous voyez des éoliennes et des panneaux solaires quelque part vous savez qu'il y a une centrale à gaz ou une centrale à charbon pas loin parce que les éoliennes et les panneaux solaires sont intermittents et donc ils ne produisent pas tout le temps et ce modèle là en fait il est plus carboné que celui que nous défendons et donc vous voyez pourquoi la gauche et en l'occurrence ici l'écologie politique a malheureusement contribué à retarder le combat nécessaire contre le réchauffement climatique et nous espérons qu'en 2027 en effet Bruno Retailleau président de la république aura les moyens de mettre tout l'effort de la nation sur notre mix électronucléaire et mettre fin à cette folie qui encore aujourd'hui d'ailleurs continue de se développer dans la politique française vous savez que la commission européenne hier a approuvé 63 milliards d'euros d'aides d'état pour développer des parcs éoliens sur nos côtes ça n'a aucun sens ça n'a littéralement aucun sens c'est 63 milliards d'euros de perdus pour la lutte contre le réchauffement climatique qui a besoin d'autres priorités aujourd'hui »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Fin de vie, incendies, présidentielle... Le "8h30 franceinfo" de François-Xavier BellamyVérifier à 15:27Voir 2 autres passages
« Clairement, je pense qu'aujourd'hui, nous avons besoin de la garantie américaine. C'est indispensable. Et nous devons nous donner les moyens de pouvoir demain, mais ça va prendre du temps, de pouvoir demain décider de notre destin sans leur demander leur avis. Mais aujourd'hui, nous sommes confrontés à l'expérience de cette dépendance. L'an dernier, les Européens ont acheté 79% de tout leur matériel militaire à l'extérieur de l'Europe, dont 63% aux États-Unis. Et je me suis battu au Parlement européen en portant un texte très important qui s'appelle « Edip », un texte sur l'industrie de défense en Europe pour renverser cette dépendance. Et on a gagné ce combat. C'était il y a quelques jours au Parlement européen. On a fait voter un texte qui dit que maintenant, l'Europe investira dans les moyens de notre défense si seulement ces armements sont composés à 70% de composants européens, conçus en Europe et entièrement souverains dans leur utilisation. C'est un renversement complet de cette logique. C'est déjà un immense travail, un immense combat qui a été gagné au cours de ces derniers mois. Je suis très fier de ça. Mais encore une fois, maintenant, la clé, c'est de le déployer concrètement. Et on a d'ailleurs, nous, Français, une très grande carte à jouer là-dedans, y compris d'un point de vue industriel. Ça peut être une grande chance pour nous parce que la France a été depuis longtemps pour son industrie, pour son armée, le pays d'Europe qui incarnait le plus cette capacité d'autonomie. »
BFMTV · Présidence des LR, rodéos urbains, référendum… L'interview de François-Xavier BellamyVérifier à 7:53
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées23 sept. 2019 au 11 mai 2026 · 19 observations19 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Les deux vont ensemble. La négociation et la menace de la confrontation. On voit bien qu'on ne peut pas se faire entendre si on ne montre pas qu'on sera sérieux au moment de mettre en œuvre des contre-mesures efficaces. La fin de cette discussion, c'est le 1er août. Et donc, on a encore quelques jours pour expliquer à nos partenaires américains que si vraiment ils tiennent à cet agenda, alors nous riposterons avec autant de détermination. Mais sur le fond, personne n'y a intérêt. Et notre volonté, c'est d'arriver à revenir à la fin de cette surenchère commerciale. »
BFMTV · Budget 2026, armée, année blanche... L'interview en intégralité de François-Xavier BellamyVérifier à 24:31Voir 2 autres passages
« Pour l'instant, notre but, c'est de faire mieux que les Britanniques. Encore une fois, la fin, c'est le 1er août. Et personne n'est dupe du fait que cette lettre envoyée par le président Trump, elle a évidemment pour but d'intimider les Européens. Ce n'est pas le dernier mot de l'histoire. Et donc, nous, nous devons montrer que nous sommes sérieux et que nous n'allons pas nous laisser marcher sur les pieds. Et surtout, que nous n'allons pas marcher sur les pieds, de laisser nos entreprises se faire marcher sur les pieds. C'est ça, pour nous, le sujet majeur. Cette guerre commerciale, elle est absurde et elle sera aussi destructrice pour l'économie américaine. Et donc, notre vraie réponse, ça doit être de dire que nous voulons mettre fin à cette surenchère, mais que nous sommes prêts, si les États-Unis ne renoncent pas, à aller au front, nous aussi. »
BFMTV · Budget 2026, armée, année blanche... L'interview en intégralité de François-Xavier BellamyVérifier à 25:05
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités10 oct. 2022 au 11 mai 2026 · 28 observations28 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Mais il y en a plein, je le redis. Une mesure très concrète qui concerne la vie de déposer au Sénat. Une mesure pour faire faire des économies massives dans la multiplication des agences de l'État. Depuis des années, l'État a multiplié les agences des organismes... Et on trouve 40 milliards là-dedans ? On trouve 40 milliards là-dedans ? Des milliards d'euros d'économies potentielles qui non seulement permettent de faire baisser la dépense publique, mais qui en plus contribuent à libérer le pays. Parce que n'importe quel chef d'entreprise, responsable d'associations, élu local, vous dira qu'aujourd'hui, le principal problème pour avancer, pour travailler, pour agir, c'est d'abord d'affronter ce maquis administratif qui est devenu absolument insurmontable. »
BFMTV · Budget 2026, armée, année blanche... L'interview en intégralité de François-Xavier BellamyVérifier à 20:48Voir 2 autres passages
« et qui pèse le plus lourd dans le budget de l'État de très loin, c'est la dépense sociale. On y viendra parce qu'il y a aussi une question du budget. Le vrai défi pour nous, c'est de réussir à faire en sorte de réarmer l'État régalien, pas seulement les armées, mais la police, la sécurité, la justice. Vous savez très bien que c'est l'armée qui va être la part la plus importante dans cet État régalien. Et l'armée fait partie de cet investissement. Mais encore une fois, c'est tout l'État régalien qu'il faut réarmer. Et pour ça, il faut réussir à affronter enfin les choix courageux qui nous attendent sur le plan de la dépense sociale. On va y venir. »
BFMTV · Budget 2026, armée, année blanche... L'interview en intégralité de François-Xavier BellamyVérifier à 9:52
« L'année blanche, vous dites oui ou non ? L'année blanche, c'est une forme de paresse intellectuelle parce que ça consiste à ne pas aller regarder concrètement à quel endroit se trouve la mauvaise dépense. Et donc, d'une certaine façon, c'est tiré parti du fait qu'il n'y a pas de majorité très claire à l'Assemblée pour faire une espèce de gel général. Moi, je crois que le vrai sujet, c'est d'aller à l'essentiel. Mais autre rendement immédiat, je vous ai dit... Je me mets à la place des premiers ministres. Il faut du rendement immédiat. Quand les députés, les républicains, proposent à l'Assemblée nationale de voter pour conditionner le RSA à 15 heures de travail hebdomadaire, il y a évidemment une manière de corriger un système social défaillant. Parce que vous avez dans ce pays des centaines de milliers d'emplois non pourvus. Et moi, partout en France, je rencontre des artisans, des commerçants, des chefs d'entreprise, des coiffeurs, des grands industriels qui me disent mon premier grand problème aujourd'hui, c'est que je n'arrive pas à recruter. Le premier problème pour l'industrie de défense en France, ce n'est pas qu'elle n'ait pas les moyens de regarder vers l'avenir, c'est qu'elle n'arrive pas à trouver les bras pour pouvoir monter en puissance. Comment ça se fait qu'on ait des millions de gens qui, au sens de l'emploi, sont aujourd'hui au chômage et des centaines de milliers au bas mot d'emplois qui ne sont pas pourvus ? Conditionner le RSA à 15 heures d'activité hebdomadaire, c'est permettre aux gens de revenir vers l'emploi. C'est non seulement gérer une baisse de la dépense sociale, mais relancer l'activité. Ça, c'est notre proposition. Malheureusement, toute la gauche vote contre. Malheureusement, le Rassemblement national vote contre. Mais nous, nous continuons de tenir à l'idée que si on veut sortir ce pays de la crise, c'est précisément en baissant la dépense publique et en remettant les gens au travail, ceux qui précisément aujourd'hui ne contribuent pas assez alors qu'ils le pourraient au fonctionnement de notre modèle, c'est comme ça qu'on va s'en sortir. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
personal attack13 juil. 2025 au 18 févr. 2026 · 3 observations3 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« J'allais dire, il nous prend pour des clowns, là, Donald Trump. »
BFMTV · Budget 2026, armée, année blanche... L'interview en intégralité de François-Xavier BellamyVérifier à 24:59Voir 2 autres passages
« J'en suis l'un des nombreux témoins. Ce n'est pas seulement des élus, c'est il y a quelques jours seulement, un de vos confrères, journaliste, sa rédaction s'était insurgée et a témoigné son soutien à ce journaliste qui a été directement ciblé sur les réseaux par Rima Hassan. Moi-même, il y a quelques mois, au tout début du mandat européen que nous vivons, j'ai eu le tort de m'opposer à son élection à la tête de la Commission des droits de l'homme du Parlement européen. Cela m'a valu une bordée de tweets qui disaient « François-Xavier Bellamy dort bien, mais ça ne va pas durer. Lui et ses petits amis génocidaires ne continueront pas longtemps de se sentir en sécurité. Je mange la chair de mon agresseur, disait-elle en parlant de moi. » Vous avez aujourd'hui une situation... »
franceinfo · Quentin Deranque, a responsibility of the left... An interview with François-Xavier BellamyVérifier à 2:56
« Jean-Luc Mélenchon porte une immense responsabilité morale et politique dans la violence qui monte dans le pays aujourd'hui. Et, je le redis, pardon, ce n'est pas seulement la jeune garde, ce sont des élus de la France Insoumise. C'est Mme Rima Hassan qui menace de mort des gens avec lesquels elle n'est pas d'accord. C'est la réalité de cette violence qui monte dans le pays à travers cette forme politique nouvelle que la France Insoumise tente d'imposer en s'appuyant en particulier. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités11 mai 2026 au 11 mai 2026 · 2 observations2 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Mais malheureusement, c'est tout l'effort de sécurité qui a été négligé. Et cette négligence, elle conduit à ce que nous voyons aujourd'hui. C'est ce rapport de la Cour des comptes qui alerte sur le sujet. Ce sont les personnels qui tiraient la sonnette d'alarme depuis longtemps. Qui étaient en grève d'ailleurs au mois de juin dernier. Pour alerter sur les risques de sécurité. Et moi, je voudrais faire le lien avec un autre événement. Un événement qui nous a tous marqués. On a vécu la renaissance de Notre-Dame de Paris. Mais on a vécu aussi l'incendie de Notre-Dame de Paris. La cathédrale de Paris n'avait jamais été incendiée en plusieurs siècles d'histoire. Le Louvre, le plus grand musée du monde, le plus ancien musée du monde, le lieu qui a fait naître l'idée même d'un musée, n'avait jamais connu... N'avait déjà connu des vols. »
BFMTV · Louvre, budget, Nicolas Sarkozy...L'interview de François-Xavier Bellamy (LR) en intégralitéVérifier à 2:17Voir 1 autre passage
« Moi, je dirais qu'il y a trois sujets importants pour la bataille culturelle. Le premier sujet, c'est la bataille des mots. Vous avez parlé d'écologie politique. Moi, je pense qu'il faut maintenant parler, comme vous l'avez dit, de la réalité de ce mouvement qui n'est pas un mouvement écologiste, qui est un mouvement de décroissance. Et c'est complètement différent. La vérité, c'est que cet agenda qui nous a été imposé pendant des années, en faisant baisser la production dans nos pays, a contribué à une catastrophe économique. C'est les emplois qui sont détruits. Une catastrophe sociale pour les consommateurs, que nous sommes tous. Mais aussi une catastrophe écologique. Parce qu'en détruisant le modèle qui est celui qui respecte aujourd'hui les standards environnementaux les plus exigeants du monde, cet agenda imposé par les Verts en Europe et en France, par la gauche, cet agenda a fait en réalité que nous avons offert des parts de marché dans notre pays, à des modèles de production qui sont destructeurs pour l'environnement. Donc, c'est une sorte de triple faute économique, sociale et environnementale. Et donc, l'écologie, elle est du côté de ceux qui défendent les agriculteurs français. L'écologie, elle est du côté de ceux qui défendent la production chez nous, en France. Parce que c'est là que se trouve aujourd'hui le modèle pour faire rayonner une agriculture qui est aujourd'hui environnementale, d'un point de vue environnemental, la mieux-disant du monde. Le deuxième enjeu fondamental, il est bien sûr dans la question de la défense, de la science. Et ça, c'est vraiment un enjeu qu'on doit pouvoir porter pied-à-pied, y compris dans le débat médiatique. Quand je vois qu'autour de la loi Duplon, par exemple, vous avez des médias, y compris les médias de service public, qui ont porté un militantisme qui appartenait en réalité à l'extrême-gauche, et qui se fait contre la science. J'ai reçu, moi, parce que j'avais défendu la loi Duplon, des centaines de messages qui me disaient que mon but était de donner des cancers à des enfants. Quand on en arrive là, c'est quand même qu'on est revenu à une forme d'obscurantisme extrêmement dommageable pour la qualité du débat public. Quand on parle de l'acétamiprive, qui était au cœur de la loi Duplon, on parle de substances dont ni l'EFSA, l'agence sanitaire européenne, ni l'ANSES, l'agence sanitaire française, toujours beaucoup plus rigoureuse, n'ont jamais demandé le retrait. Et donc aucune étude scientifique n'a jamais prouvé qu'elle constituait l'occasion d'une corrélation avec le cancer, en tous les cas dans les doses auxquelles elle est envoyée par les agriculteurs aujourd'hui. Donc c'est... C'est vraiment d'une manière totalement obscurantiste d'aborder ces sujets. Tout le monde veut lutter contre les fake news, tout le monde veut lutter contre la désinformation. Mais la réalité de la désinformation, elle se joue dans le fait que des animateurs très médiatiques payés par le service public aujourd'hui mènent le combat pour faire reculer ce que la science nous enseigne. C'est le deuxième grand enjeu. Et le troisième enjeu majeur, il est lié bien sûr, c'est la question de l'éducation. On a un grand enjeu d'éducation aujourd'hui. Et je le dis comme professeur. Je suis introduit comme philosophe, c'est un peu d'honneur pour moi, mais je suis professeur de philosophie. J'ai enseigné pendant 11 ans, et je pense que tous les combats politiques que nous menons aujourd'hui se sont préparés d'abord sur le terrain éducatif et sur le terrain de l'école. Et réapprendre dès l'école la rationalité scientifique, les bases de la compréhension, par exemple des ordres de grandeur. Vous voyez, quand on parle de l'acétamipride en réalité, on voit bien qu'on est devant un pays où la compréhension des ordres de grandeur s'est largement perdue. Voilà. Aujourd'hui, est-ce que l'acétamipride est un poison ? Ben oui, bien sûr, si vous buvez de l'acétamipride tous les matins, vous allez forcément mourir. Mais la question des ordres de grandeur, de la manière dont c'est utilisé, permet de comprendre qu'en fait, ça compte, le simple fait qu'à un certain point, raisonner en termes de degrés permet de changer de nature, ce qui devrait être une évidence absolue pour n'importe quel colléguien, aujourd'hui ne l'est plus par l'effondrement de notre école. Et donc on veut reconstruire la raison commune. Est-ce que vous êtes réellable à la reconstruction d'une vie démocratique apaisée, raisonnable, rationnelle, qui permette de construire les stratégies indispensables pour préparer notre avenir et demain de soutenir tous ceux qui produisent en France plutôt que de leur rendre la vie impossible ? »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés11 mai 2026 au 11 mai 2026 · 1 observation1 passage
Passages où cet élément est explicitement observable.
« je ne sais pas en quoi le grand paradoxe de notre époque c'est que nos démocraties sont peut-être un peu comme dans les années 30 fascinées par les modèles autoritaires et traversées par le scrupule de leur propre impuissance regardant les états les plus totalitaires du monde comme étant capables d'une efficacité dont elles seraient dépourvues mais je ne le crois pas du tout la vérité c'est que prenez l'exemple des mesures sanitaires que nous avons vécues le pass sanitaire ou le pass vaccinal contre lesquels à titre personnel je me suis engagé de manière très vigoureuse j'ai encore voté tout récemment au Parlement européen contre la reconduction du pass sanitaire pour un an qui précisément démontre à quel point nous sommes finalement peu regardants quant aux libertés fondamentales que nous disons pourtant vouloir défendre en réalité ces dispositifs n'ont pas d'efficacité réelle et si on en tire le bilan on verra qu'ils n'ont absolument pas permis de lutter contre l'épidémie ils ont constitué un coût exorbitant en termes de liberté publique mais ils n'ont pas garanti du tout une plus grande efficacité dans la réponse à la situation épidémique que nous traversions il y a une grande irrationnalité il y a un biais psychologique qui est le biais de l'action on croit qu'on sera plus efficace si on multiplie les contraintes et les initiatives et les décisions publiques alors qu'en réalité rien ne le garantit agir plutôt que ne pas agir n'est pas nécessairement une garantie d'efficacité à l'inverse si vous regardez la politique que mène la Chine aujourd'hui qui a poussé jusqu'à la folie la stratégie du zéro Covid et bien on voit que les états autoritaires les états totalitaires je pense qu'on peut à bon droit dire que la Chine est aujourd'hui un état un état happé par le totalitarisme sont en réalité comme la Russie de Vladimir Poutine aujourd'hui sont en réalité dénuées de toute efficacité concrète et que leurs décisions conduisent à des catastrophes y compris du point de vue empirique du résultat je crois que l'état de droit n'est pas du tout antinomique de l'efficacité de l'action publique y compris face à des situations de crise »
youtube.com · Entretien avec François-Xavier BellamyVérifier à 44:24
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
youtube.com · Entretien avec François-Xavier BellamyVérifier à 12:23
youtube.com · SIA 2026 : François Xavier Bellamy, député européen LR — entretien Gil Rivière-WeksteinVérifier à 1:39
youtube.com · #17 Entretien avec François-Xavier BELLAMY & Hovhannès GUÉVORKIAN : défendre les chrétiens d’ArménieVérifier à 12:35
« dans sa volonté farouche de survivre je crois qu'il y a beaucoup à faire et que nous avons beaucoup à faire pour rattraper d'une certaine manière notre retard sur les événements mais aujourd'hui même Parce que rien n'est résolu. Contrairement à ce que prétend M. Aliyev, la question de l'Artsar n'est pas résolue. Elle est encore devant nous. Et donc nous avons d'abord un vrai travail à faire sur le plan diplomatique, sur le plan international, pour réunir autour de l'Arménie, autour de l'Artsar, tout un réseau d'amis, d'alliés qui doit se reconstituer. C'est une histoire très ancienne, encore une fois. Mais on sait très bien que l'Arménie a besoin de ce lien pour pouvoir tenir, pour pouvoir demeurer. Et l'Artsar en particulier en aura besoin pour pouvoir être reconnu à l'avenir. Donc nous avons devant nous l'essentiel de ce travail qui nous attend, encore une fois. Et puis dans l'immédiat, ça je pense que chacun d'entre nous peut y participer, il est vital de pouvoir aider les Arméniens dans ce travail de réinstallation dont parlait Hannes Gebork à l'instant. Aujourd'hui, ils font face à des besoins très concrets, des besoins très urgents. Et je pense à beaucoup d'associations, de fondations qui, depuis l'Europe, travaillent sur place en Arménie. On peut penser par exemple à l'œuvre d'Orient que j'ai rencontrée en Arménie. D'autres aussi font ce travail d'aider concrètement le peuple arménien à faire face à l'urgence, à la difficulté de la situation actuelle. Mais je voudrais simplement terminer en disant une dernière chose. Je pense qu'on peut faire beaucoup pour aider les Arméniens, peut-être. Mais je crois qu'il faut aussi regarder ce qu'eux font pour nous et ce que vient de dire Hannes Geborkian est fondamental. D'abord parce qu'en résistant à l'agression dont ils étaient... C'était directement la cible. Les Arméniens, je pense aux soldats arméniens, à leurs familles, à tous ceux qui se sont engagés dans ce conflit avec tant de courage et qui, pour beaucoup d'entre eux, y ont laissé la vie, ont été un rempart contre un danger qui nous menace. On parlait tout à l'heure de cette question de l'islamisme. Bien sûr, ça n'est pas une guerre de religion. C'est un conflit territorial. Et personne ne prétend qu'il y ait simplement une grille de lecture simpliste pour analyser ce qui se joue. Il n'en reste pas moins qu'eux, malgré tout. C'est la même menace islamiste qui frappe et qui menace nos pays. C'est la même qui a touché aussi l'Arménie. On a vu des militaires, des mercenaires, des djihadistes qui ont parfois décapité leurs victimes sur le sol arménien. C'est un signe que nous sommes bien devant le même ennemi. Et c'est face à cet ennemi que tant de jeunes Arméniens ont accepté de risquer leur vie et de s'engager. Ils sont aussi, de ce point de vue-là, et les éveilleurs d'espérance ne peuvent qu'y être sensibles, le signe de cette espérance que nous devons avoir. Très souvent, en France, nous nous plaignons qu'il nous arrive tant de difficultés, que nous sommes face à tant d'obstacles. Mais je crois que nous ne nous rendons pas compte qu'à quelques heures d'avion de Paris, encore une fois, c'est la classe d'âge de 2000-2001 à qui on a dit qu'il va falloir se préparer à s'engager pour se faire. Est-ce que nous serions capables de ce courage ? Est-ce que nous serions capables de l'espérance qu'il faut pour pouvoir s'engager dans un tel combat ? Et je pense que ceci doit nous obliger à nous mettre, en quelque sorte, à l'école de nos amis d'Arménie, à tenter d'entendre ce qu'ils ont à nous apprendre. Nous pouvons sans doute les aider, mais ils ont beaucoup aussi à nous enseigner. Il y a quelques jours, lorsque cette résolution a été votée au Parlement européen, nous avons eu un long débat dans l'hémicycle. Et à la sortie de l'hémicycle, à Bruxelles, j'ai été abordé par un monsieur qui travaille dans les services informatiques du Parlement. Il avait couru pour traverser le Parlement pour venir me voir. Il était arménien et il m'a dit que cela compte beaucoup pour nous que le Parlement puisse se saisir de la crise que traverse l'Arménie. Et je lui disais, en réponse à ses remerciements, que c'est nous, et je le crois profondément, qui devons notre reconnaissance au peuple arménien pour ce qu'il est en train de traverser, ce à quoi il se confronte au nom d'une civilisation que nous partageons avec lui et pour ce qu'il nous apprend dans cette résistance essentielle. »
youtube.com · #17 Entretien avec François-Xavier BELLAMY & Hovhannès GUÉVORKIAN : défendre les chrétiens d’ArménieVérifier à 52:11
« dans sa volonté farouche de survivre je crois qu'il y a beaucoup à faire et que nous avons beaucoup à faire pour rattraper d'une certaine manière notre retard sur les événements mais aujourd'hui même Parce que rien n'est résolu. Contrairement à ce que prétend M. Aliyev, la question de l'Artsar n'est pas résolue. Elle est encore devant nous. Et donc nous avons d'abord un vrai travail à faire sur le plan diplomatique, sur le plan international, pour réunir autour de l'Arménie, autour de l'Artsar, tout un réseau d'amis, d'alliés qui doit se reconstituer. C'est une histoire très ancienne, encore une fois. Mais on sait très bien que l'Arménie a besoin de ce lien pour pouvoir tenir, pour pouvoir demeurer. Et l'Artsar en particulier en aura besoin pour pouvoir être reconnu à l'avenir. Donc nous avons devant nous l'essentiel de ce travail qui nous attend, encore une fois. Et puis dans l'immédiat, ça je pense que chacun d'entre nous peut y participer, il est vital de pouvoir aider les Arméniens dans ce travail de réinstallation dont parlait Hannes Gebork à l'instant. Aujourd'hui, ils font face à des besoins très concrets, des besoins très urgents. Et je pense à beaucoup d'associations, de fondations qui, depuis l'Europe, travaillent sur place en Arménie. On peut penser par exemple à l'œuvre d'Orient que j'ai rencontrée en Arménie. D'autres aussi font ce travail d'aider concrètement le peuple arménien à faire face à l'urgence, à la difficulté de la situation actuelle. Mais je voudrais simplement terminer en disant une dernière chose. Je pense qu'on peut faire beaucoup pour aider les Arméniens, peut-être. Mais je crois qu'il faut aussi regarder ce qu'eux font pour nous et ce que vient de dire Hannes Geborkian est fondamental. D'abord parce qu'en résistant à l'agression dont ils étaient... C'était directement la cible. Les Arméniens, je pense aux soldats arméniens, à leurs familles, à tous ceux qui se sont engagés dans ce conflit avec tant de courage et qui, pour beaucoup d'entre eux, y ont laissé la vie, ont été un rempart contre un danger qui nous menace. On parlait tout à l'heure de cette question de l'islamisme. Bien sûr, ça n'est pas une guerre de religion. C'est un conflit territorial. Et personne ne prétend qu'il y ait simplement une grille de lecture simpliste pour analyser ce qui se joue. Il n'en reste pas moins qu'eux, malgré tout. C'est la même menace islamiste qui frappe et qui menace nos pays. C'est la même qui a touché aussi l'Arménie. On a vu des militaires, des mercenaires, des djihadistes qui ont parfois décapité leurs victimes sur le sol arménien. C'est un signe que nous sommes bien devant le même ennemi. Et c'est face à cet ennemi que tant de jeunes Arméniens ont accepté de risquer leur vie et de s'engager. Ils sont aussi, de ce point de vue-là, et les éveilleurs d'espérance ne peuvent qu'y être sensibles, le signe de cette espérance que nous devons avoir. Très souvent, en France, nous nous plaignons qu'il nous arrive tant de difficultés, que nous sommes face à tant d'obstacles. Mais je crois que nous ne nous rendons pas compte qu'à quelques heures d'avion de Paris, encore une fois, c'est la classe d'âge de 2000-2001 à qui on a dit qu'il va falloir se préparer à s'engager pour se faire. Est-ce que nous serions capables de ce courage ? Est-ce que nous serions capables de l'espérance qu'il faut pour pouvoir s'engager dans un tel combat ? Et je pense que ceci doit nous obliger à nous mettre, en quelque sorte, à l'école de nos amis d'Arménie, à tenter d'entendre ce qu'ils ont à nous apprendre. Nous pouvons sans doute les aider, mais ils ont beaucoup aussi à nous enseigner. Il y a quelques jours, lorsque cette résolution a été votée au Parlement européen, nous avons eu un long débat dans l'hémicycle. Et à la sortie de l'hémicycle, à Bruxelles, j'ai été abordé par un monsieur qui travaille dans les services informatiques du Parlement. Il avait couru pour traverser le Parlement pour venir me voir. Il était arménien et il m'a dit que cela compte beaucoup pour nous que le Parlement puisse se saisir de la crise que traverse l'Arménie. Et je lui disais, en réponse à ses remerciements, que c'est nous, et je le crois profondément, qui devons notre reconnaissance au peuple arménien pour ce qu'il est en train de traverser, ce à quoi il se confronte au nom d'une civilisation que nous partageons avec lui et pour ce qu'il nous apprend dans cette résistance essentielle. »
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franceinfo — 8h30 franceinfo · Rassemblements d'ultradroite interdits, réindustrialisation et pause réglementaire européenne... Ce qu'il faut retenir de l'interview de François-Xavier BellamyVérifier à 1:13
franceinfo — 8h30 franceinfo · Fin de vie, incendies, présidentielle... Le "8h30 franceinfo" de François-Xavier BellamyVérifier à 13:34
BFMTV · Présidence des LR, rodéos urbains, référendum… L'interview de François-Xavier BellamyVérifier à 15:21
« La question, c'est quelle est la chaîne de responsabilité qui a été défaillante pour qu'on en arrive à ce cambriolage qui, je le redis, n'est pas le cas du siècle. J'ai assez peu d'admiration pour des gens qui sont capables de louer un véhicule de déménagement électrique et de percer une porte-fenêtre. C'est surtout l'incroyable simplicité de ce vol qui est extrêmement inquiétant. »
BFMTV · Louvre, budget, Nicolas Sarkozy...L'interview de François-Xavier Bellamy (LR) en intégralitéVérifier à 3:41
« Ça veut dire qu'aujourd'hui, il y a une jurisprudence européenne qui pèse sur notre droit et qui empêche l'État de prendre les décisions que les Français attendent de lui en matière migratoire. Et oui, ça pose un problème majeur. Aujourd'hui, la CEDH, par exemple, donne... C'est la Cour des droits de l'homme. La Cour européenne des droits de l'homme donne du droit à la vie familiale, une interprétation qui est extrêmement politique. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Rassemblements d'ultradroite interdits, réindustrialisation et pause réglementaire européenne... Ce qu'il faut retenir de l'interview de François-Xavier BellamyVérifier à 6:33
« Le problème n'est pas que nous ne fassions pas le poids. Le problème, c'est la naïveté de politiques qui sont aujourd'hui encore menées et qui désarment nos pays face à la réalité de cette agressivité. Je pense à un exemple en particulier. On parle beaucoup aujourd'hui de la Nouvelle-Calédonie. Quand vous pensez que l'Azerbaïdjan a organisé, à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie, en visioconférence, un colloque sur, je cite, la décolonisation des Outre-mer français. Mais c'est une attaque territoriale. C'est une attaque sur l'intégrité nationale. C'est une attaque sur la souveraineté de la France. C'est une attaque contre notre démocratie et la sécurité de nos processus démocratiques. Est-ce que nous avons réagi ? Est-ce que la France a réagi ? Est-ce que l'Europe a sanctionné l'Azerbaïdjan ? Est-ce que la France a demandé à l'Europe de dénoncer le contrat gazier entre l'Azerbaïdjan et l'Europe ? La réponse est non. »
BFMTV · Budget 2026, armée, année blanche... L'interview en intégralité de François-Xavier BellamyVérifier à 12:49
BFMTV · Budget 2026, armée, année blanche... L'interview en intégralité de François-Xavier BellamyVérifier à 22:46
franceinfo · Quentin Deranque, a responsibility of the left... An interview with François-Xavier Bellamy