

« Est-ce qu'on veut que notre société, je le redis, réponde à la souffrance par la mort ou qu'elle réponde à la souffrance par le soin ? C'est ça la grande question qui nous est posée aujourd'hui. »
« Rien n'a changé depuis La Fontaine. Le trépas vient tout guérir, mais nous bougeons d'où nous sommes. Plutôt souffrir que mourir, c'est la devise des hommes. »
« La vraie question, je le redis, elle est toute simple. Et c'est celle de savoir si donner la mort peut être un soin. »
« La Fontaine disait déjà ça. Et je crois, moi, profondément qu'un vivant ne veut pas mourir quand on prend soin de lui, quand on l'entoure, quand on l'accompagne et quand on le soigne comme il faut et on en a les moyens aujourd'hui, à condition qu'on veuille bien s'en donner les moyens. »
« tellement déçu, surtout que cette équipe de France nous a vraiment fait rêver et on espérait la voir arriver au bout et c'est vrai que c'est une grande frustration, on ne va pas se le cacher. »
« Cette loi, d'ailleurs, la vérité, c'est que cette loi n'est plus une loi sur la fin de vie. Vous pouvez aujourd'hui demander la mort administrée, même si vous n'êtes pas du tout en fin de vie. »
« Demain, on va demander à des soignants, à des médecins, à des personnels de santé de donner la mort au lieu de préserver l'obligation. »
« La vraie question qui nous est posée, et elle est posée à tous ceux qui nous écoutent aujourd'hui, qui se sentent de droite, de gauche, de nulle part. La vraie question, c'est, est-ce que si un ami me demande de mourir parce qu'il souffre, est-ce que je dois répondre à cette demande en lui tendant un revolver et en contribuant à son suicide ? »
« Le vrai scandale, c'est qu'en fait, au lieu de faire cet effort-là de soulager la souffrance, dont on sait que quand cet effort est fait, il fait disparaître la demande de mort. »
« Une personne qui est accueillie en soins palliatifs, même une personne qui demandait à mourir au bout de quelques heures, de quelques jours, elle est soulagée de cette souffrance qui la conduisait à vouloir mourir. »
« Je ne sais pas si aujourd'hui on est tellement au milieu de ce combat majeur et je voudrais d'ailleurs saluer tous les pompiers en particulier les soldats du feu mais aussi toutes les forces de l'ordre qui sont mobilisées un peu partout en France pour lutter contre ces incendies »
« je pense qu'on est dans une situation d'urgence qui impose une mobilisation collective le sujet n'est pas de polémiquer il est de faire en sorte que ceux qui se battent en première ligne face au feu aient tous les moyens d'agir pour gagner ce combat. »
« Ce sont des dizaines de parlementaires, d'ailleurs de tous bords, qui s'y sont opposés au Sénat, qui a rejeté le texte par trois fois, et puis à l'Assemblée, où le soutien à ce vote n'a cessé de reculer. »
« Ce n'est pas une question de justice, de judiciarisation de la vie politique. C'est une question politique au sens le plus profond du terme. »
« D'abord, je ne suis pas seul. Nous ne sommes pas seuls à nous y opposer. Ce sont des dizaines de parlementaires, d'ailleurs de tous bords, qui s'y sont opposés au Sénat, qui a rejeté le texte par trois fois, et puis à l'Assemblée, où le soutien à ce vote n'a cessé de reculer. »
« Et nous savons tous très bien que la souffrance fait partie de nos vies, qu'elle fera un jour partie de nos vies, la souffrance des autres, la nôtre. Et cette souffrance-là, jusque-là, la fraternité humaine consistait à toujours y répondre par le soin. »
« C'est l'État qui va répondre à cette demande en administrant la mort. Et donc, c'est une question qui nous concerne tous. »
« Et ces établissements, aujourd'hui, on va leur demander d'accueillir des gens qui viendront donner la mort à leurs patients, et c'est le contraire de leur vocation. »
« Moi, si demain, je traverse un moment d'épreuve immense dans ma vie, que ce soit de souffrance physique ou de souffrance psychologique, et qu'il m'arrive, parce que je souffre, de crier que je veux en finir, j'espère, j'espère que je croiserai sur ma route un ami qui me dira « La vie est belle, je vais t'aider à y retrouver goût. » »
« Et je crois, moi, profondément qu'un vivant ne veut pas mourir quand on prend soin de lui, quand on l'entoure, quand on l'accompagne et quand on le soigne comme il faut et on en a les moyens aujourd'hui, à condition qu'on veuille bien s'en donner les moyens. »