Député européen, vice-président des Républicains·LR
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Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
4 avr. 2024 au 25 mai 2026
Questions
150
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 150 questions évaluables
Réponse directe
75
Réponse partielle
31
Réponse à côté
44
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 76 à 100 sur 150
Question 76François-Xavier Bellamy invité de David Doukhan dans L'Interview Politique le 23 septembre 2019
Et c'est là votre principale opposition, c'est-à-dire ce risque de transhumanisme ?
Réponse à côté
Non, c'est vraiment, encore une fois, je crois que... D'ailleurs, il s'agit aussi d'ouvrir la PMA à des femmes seules, vous voyez, donc il n'est pas du tout question. Et demain, ça pourrait concerner par la GPA des couples d'hommes, mais aussi des hommes seuls. On mettra ceux qui prononcent ces phrases devant leur responsabilité lorsque dans quelques années... C'est le cas du Premier ministre, par exemple, qui disait il y a quelques années, jamais l'extension de la PMA pour les femmes seules et les couples de femmes, et qui aujourd'hui nous dit qu'il a changé d'avis, peut-être opportunément. Moi, je crois qu'il y a une constance à tenir sur des sujets qui sont aussi fondamentaux. Et j'ai du…
« Non, c'est vraiment, encore une fois, je crois que... D'ailleurs, il s'agit aussi d'ouvrir la PMA à des femmes seules, vous voyez, donc il n'est pas du tout question. Et demain, ça pourrait concerner par la GPA des couples d'hommes, mais aussi des hommes seuls. »
youtube.com · François-Xavier Bellamy invité de David Doukhan dans L'Interview Politique le 23 septembre 2019
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« je viens de le dire c'est deux éléments majeurs le premier c'est lutter contre le réchauffement en s'appuyant sur le progrès sur la science sur la technologie sur cet élément de notre industrie qui est par exemple la filière nucléaire c'est produire de nouveau en France puisque nous avons la production la moins carbonée d'Europe donc pour un jeune français plus on produira en France plus on luttera contre le réchauffement aujourd'hui tout ce que nous importons de Chine qui fait chaque année des records mondiaux d'émissions de charbon tout ce que nous importons du reste du monde c'est ce que nous laissons à une production qui est bien plus dévastatrice pour la planète donc la compétitivité de la France le fait de renouer avec la production en France c'est la clé de la décarbonation et de la protection de la planète et puis le deuxième élément c'est l'adaptation au changement climatique pour nos agriculteurs pour les français c'est la question de la climatisation de l'accès au froid tous les français qui nous écoutent savent que nous ne sommes pas prêts aujourd'hui aux conséquences du changement climatique les soutenir dans ce combat là ce sera évidemment notre priorité aussi »
Méthode, périmètre et limitesVersion depth-public-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
14 juil. 2026
Données arrêtées au :
23 juil. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
« On mettra ceux qui prononcent ces phrases devant leur responsabilité lorsque dans quelques années... C'est le cas du Premier ministre, par exemple, qui disait il y a quelques années, jamais l'extension de la PMA pour les femmes seules et les couples de femmes, et qui aujourd'hui nous dit qu'il a changé d'avis, peut-être opportunément. Moi, je crois qu'il y a une constance à tenir sur des sujets qui sont aussi fondamentaux. Et j'ai du mal à comprendre d'ailleurs pourquoi ce qui, il y a quelques années encore, faisait consensus, c'est-à-dire la nécessité de faire en sorte que la PMA soit un acte médical, aujourd'hui semble pouvoir être abandonnée avec une telle facilité. Parce que la société évolue sans doute. »
youtube.com · François-Xavier Bellamy invité de David Doukhan dans L'Interview Politique le 23 septembre 2019Vérifier à 1:54
« Mais encore une fois, que le désir d'être parent, que le désir d'être mère, père, soit universel, et que ce désir en tant que tel soit magnifique d'ailleurs, c'est quelque chose qui n'est absolument pas contestable. Personne ne reproche à quelqu'un d'avoir le désir d'avoir un enfant. La vraie question qui nous est posée, et c'est vrai que c'est le choix d'une logique, encore une fois je le redis, qui nous entraînera peut-être très loin, la question qui nous est posée c'est, faut-il que la technique vienne répondre à tous nos désirs, même quand l'expérience de la condition humaine en tant que telle est une occasion de les frustrer. Et c'est vrai que la frustration est une cause de souffrance, mais nous sommes tous exposés à ces limites de la condition humaine, nous allons tous vieillir un jour, nous allons tous mourir un jour, et nous sommes devant un choix fondamental qui est la question de savoir si la technique doit transformer ou non la condition humaine. Je voudrais juste dire que les prochaines étapes, elles sont déjà inscrites dans ce projet de loi de bioéthique. C'est par exemple la question de la sélection des embryons, parce que si le désir d'avoir un enfant est légitime et respectable, le désir d'avoir un enfant en bonne santé, le désir d'avoir un enfant qui vous ressemble, ou d'avoir un enfant qui a les yeux bleus ou les cheveux blonds, c'est-à-dire là, il est compréhensible aussi. Vous exagérez, vous exagérez. Non, pas du tout. »
youtube.com · François-Xavier Bellamy invité de David Doukhan dans L'Interview Politique le 23 septembre 2019Vérifier à 2:42
Question 77TAT: Entretien avec François-Xavier Bellamy
pourquoi précisément la philosophie ?
Réponse directe
Eh bien Montaigne disait en parlant de son grand ami la Boétie parce que c'était lui, parce que c'était moi. Il y a quelque chose qui ne s'explique pas dans la vie, c'est les rencontres qu'on peut faire. On les fait avec des personnes bien sûr tous les jours et on les fait aussi avec des savoirs, des pratiques, des disciplines. Pour moi la rencontre avec la philosophie a été vraiment ce qu'on pourrait appeler un coup de foudre en Terminal. J'ai eu la chance de rencontrer un professeur exceptionnel et je lui dois ma vocation parce qu'il m'a donné l'occasion de rencontrer vraiment la philosophie. Et à la fin de cette première année de Terminal, j'avais en moi vraiment le désir de vivre cette…
« Eh bien Montaigne disait en parlant de son grand ami la Boétie parce que c'était lui, parce que c'était moi. Il y a quelque chose qui ne s'explique pas dans la vie, c'est les rencontres qu'on peut faire. On les fait avec des personnes bien sûr tous les jours et on les fait aussi avec des savoirs, des pratiques, des disciplines. Pour moi la rencontre avec la philosophie a été vraiment ce qu'on pourrait appeler un coup de foudre en Terminal. J'ai eu la chance de rencontrer un professeur exceptionnel et je lui dois ma vocation parce qu'il m'a donné l'occasion de rencontrer vraiment la philosophie. Et à la fin de cette première année de Terminal, j'avais en moi vraiment le désir de vivre cette expérience et de pouvoir la partager avec d'autres que moi. Et donc je ne saurais pas trop l'expliquer mais c'était vraiment l'occasion pour moi je dirais de découvrir ce que j'étais, de découvrir le monde, de jeter sur lui un regard nouveau. Et cette expérience de l'étonnement philosophique qui est aussi une expérience de l'émerveillement, c'est ce que j'ai le plus envie de faire partager aujourd'hui avec des élèves, avec des étudiants et même avec tous ceux que je peux avoir l'occasion de rencontrer. »
youtube.com · TAT: Entretien avec François-Xavier BellamyVérifier à 1:35
Question 78TAT: Entretien avec François-Xavier Bellamy
Il faut toujours avoir un regard naïf sur les choses ?
Réponse à côté
Alors, ce texte qui nous est cher, je crois que ça fait partie de la culture occidentale, « Heureux les simples d'esprit », « Heureux les simples de cœur », je crois que la simplicité, précisément, tout le sujet est là, il faudrait beaucoup de temps pour en parler, mais la simplicité, c'est quelque chose qui se conquiert, qui se gagne. En fait, le grand mystère dans l'existence humaine, c'est qu'on n'est jamais tout de suite soi-même. On a besoin de devenir soi-même. C'était Pindar qui disait ça au IVe siècle grec. « Deviens ce que tu es ». Ça veut dire « Ne fais qu'un avec toi-même ». Et réussir à ne faire qu'un avec soi-même, réussir à devenir vraiment soi-même, c'est un long combat, c'es…
« Alors, ce texte qui nous est cher, je crois que ça fait partie de la culture occidentale, « Heureux les simples d'esprit », « Heureux les simples de cœur », je crois que la simplicité, précisément, tout le sujet est là, il faudrait beaucoup de temps pour en parler, mais la simplicité, c'est quelque chose qui se conquiert, qui se gagne. En fait, le grand mystère dans l'existence humaine, c'est qu'on n'est jamais tout de suite soi-même. On a besoin de devenir soi-même. C'était Pindar qui disait ça au IVe siècle grec. « Deviens ce que tu es ». Ça veut dire « Ne fais qu'un avec toi-même ». Et réussir à ne faire qu'un avec soi-même, réussir à devenir vraiment soi-même, c'est un long combat, c'est un long chemin, c'est peut-être l'aventure de toute la vie. Et réussir à porter sur le monde un regard nouveau, un regard libre, un regard neuf, c'est précisément ce pourquoi nous avons besoin de la culture. Quand vous lisez un grand roman, un roman qui vous touche beaucoup, vous apprenez à regarder le monde différemment. Quand vous voyez une belle œuvre d'art, mais aussi d'ailleurs, quand vous vous initiez aux découvertes de la science, vous apprenez à porter sur le monde un regard vraiment nouveau, qui soit vraiment libre, vraiment détaché, un regard qui soit vraiment le vôtre. Et cela, eh bien, il faut beaucoup de culture pour y parvenir. »
youtube.com · TAT: Entretien avec François-Xavier BellamyVérifier à 6:08
Question 79TAT: Entretien avec François-Xavier Bellamy
Alors tout est uniforme pour celui qui ignore, tout est singulier pour celui qui connaît. Dites-vous dans les déshérités qui viennent paraître d'ailleurs en livre de poche, le réel n'a pas lieu tant qu'il n'est pas nommé.
Réponse directe
Le réel n'a pas lieu tant qu'il n'est pas nommé, en tout cas il n'est pas rencontré sans la culture. C'est ce que j'ai tenté de montrer effectivement dans les déshérités. C'est toujours à travers la culture qu'on peut rencontrer le monde qui nous entoure. Nous sommes des êtres de culture et même le regard que nous portons sur le monde a besoin des mots, a besoin du vocabulaire, nous le savons très bien. La différence que peut nous permettre de gagner un vocabulaire vraiment riche, des lectures, un approfondissement culturel, ça n'est pas seulement une différence de capital culturel ou de bagage culturel comme on l'a dit trop longtemps, qui permet très simplement de se positionner dans la vi…
« Le réel n'a pas lieu tant qu'il n'est pas nommé, en tout cas il n'est pas rencontré sans la culture. C'est ce que j'ai tenté de montrer effectivement dans les déshérités. C'est toujours à travers la culture qu'on peut rencontrer le monde qui nous entoure. Nous sommes des êtres de culture et même le regard que nous portons sur le monde a besoin des mots, a besoin du vocabulaire, nous le savons très bien. La différence que peut nous permettre de gagner un vocabulaire vraiment riche, des lectures, un approfondissement culturel, ça n'est pas seulement une différence de capital culturel ou de bagage culturel comme on l'a dit trop longtemps, qui permet très simplement de se positionner dans la vie professionnelle. C'est d'abord une différence dans notre être et nous gagnons quelque chose de ce que nous sommes en rencontrant la culture. C'est la raison pour laquelle la question éducative est tellement décisive et tellement essentielle. »
youtube.com · TAT: Entretien avec François-Xavier BellamyVérifier à 4:13Voir 1 autre passage
« Oui, Les Déshérités, c'était vraiment un livre qui était le résultat d'une inquiétude. D'abord, mûri comme jeune enseignant, j'ai eu la chance d'enseigner dans des établissements très divers, et notamment dans les Yvelines, à Guyancourt, dans les Hauts-de-Seine, à Nières-sur-Seine, au lycée Bascan, à Rambouillet, et de rencontrer là-bas des élèves extraordinaires, mais aussi de rencontrer dans chacun de ces établissements la réalité de la crise éducative qui frappe notre pays. Je pense que beaucoup de mes collègues seraient d'accord avec moi pour dire que notre système scolaire rencontre des difficultés majeures, et ces difficultés, elles sont liées, je crois profondément, à une espèce d'inquiétude que nous avons de nous-mêmes, à une crise de la culture, à une crise de la civilisation, que nous constatons dans d'autres lieux de notre vie collective, mais dont les premières victimes sont les générations qui viennent. »
youtube.com · TAT: Entretien avec François-Xavier BellamyVérifier à 5:08
Question 80TAT: Entretien avec François-Xavier Bellamy
Alors, dans un texte qui vous est cher, le Nouveau Testament, Jésus se serait écrié « Heureux les simples d'esprit ». Alors, que faut-il entendre, selon vous, dans cette parole ?
Réponse directe
Alors, ce texte qui nous est cher, je crois que ça fait partie de la culture occidentale, « Heureux les simples d'esprit », « Heureux les simples de cœur », je crois que la simplicité, précisément, tout le sujet est là, il faudrait beaucoup de temps pour en parler, mais la simplicité, c'est quelque chose qui se conquiert, qui se gagne. En fait, le grand mystère dans l'existence humaine, c'est qu'on n'est jamais tout de suite soi-même. On a besoin de devenir soi-même. C'était Pindar qui disait ça au IVe siècle grec. « Deviens ce que tu es ». Ça veut dire « Ne fais qu'un avec toi-même ». Et réussir à ne faire qu'un avec soi-même, réussir à devenir vraiment soi-même, c'est un long combat, c'es…
« Alors, ce texte qui nous est cher, je crois que ça fait partie de la culture occidentale, « Heureux les simples d'esprit », « Heureux les simples de cœur », je crois que la simplicité, précisément, tout le sujet est là, il faudrait beaucoup de temps pour en parler, mais la simplicité, c'est quelque chose qui se conquiert, qui se gagne. En fait, le grand mystère dans l'existence humaine, c'est qu'on n'est jamais tout de suite soi-même. On a besoin de devenir soi-même. C'était Pindar qui disait ça au IVe siècle grec. « Deviens ce que tu es ». Ça veut dire « Ne fais qu'un avec toi-même ». Et réussir à ne faire qu'un avec soi-même, réussir à devenir vraiment soi-même, c'est un long combat, c'est un long chemin, c'est peut-être l'aventure de toute la vie. Et réussir à porter sur le monde un regard nouveau, un regard libre, un regard neuf, c'est précisément ce pourquoi nous avons besoin de la culture. Quand vous lisez un grand roman, un roman qui vous touche beaucoup, vous apprenez à regarder le monde différemment. Quand vous voyez une belle œuvre d'art, mais aussi d'ailleurs, quand vous vous initiez aux découvertes de la science, vous apprenez à porter sur le monde un regard vraiment nouveau, qui soit vraiment libre, vraiment détaché, un regard qui soit vraiment le vôtre. Et cela, eh bien, il faut beaucoup de culture pour y parvenir. »
youtube.com · TAT: Entretien avec François-Xavier BellamyVérifier à 6:08
Question 81TAT: Entretien avec François-Xavier Bellamy
Dans une société apparemment si polie, une république apparemment si polie, si économisante, où trouver un souffle vital, une transcendance ?
Réponse directe
C'est une belle question. Vous savez, ça m'amuse beaucoup que vous me posiez cette question. C'était mon sujet d'oral à l'agrégation de philosophie. On n'oublie pas ce genre de choses. Le mystère. Quelle est la place du mystère dans la société d'aujourd'hui ? Et je crois que c'est une vraie question. Je pense que nous avons beaucoup tenté, dans une espèce de vision positiviste de la vie collective, d'éradiquer tout ce qui pouvait paraître énigmatique ou mystérieux, tout ce qui pouvait nous sembler l'occasion d'une réflexion qui dépasse le strict champ de l'économie, du calcul et de l'organisation. Et c'est peut-être aujourd'hui, dans ce qu'on appelle la radicalisation de beaucoup de jeunes,…
« C'est une belle question. Vous savez, ça m'amuse beaucoup que vous me posiez cette question. C'était mon sujet d'oral à l'agrégation de philosophie. On n'oublie pas ce genre de choses. Le mystère. Quelle est la place du mystère dans la société d'aujourd'hui ? Et je crois que c'est une vraie question. Je pense que nous avons beaucoup tenté, dans une espèce de vision positiviste de la vie collective, d'éradiquer tout ce qui pouvait paraître énigmatique ou mystérieux, tout ce qui pouvait nous sembler l'occasion d'une réflexion qui dépasse le strict champ de l'économie, du calcul et de l'organisation. Et c'est peut-être aujourd'hui, dans ce qu'on appelle la radicalisation de beaucoup de jeunes, d'une espèce de retour de bâton que nous vivons les conséquences. Parce qu'il faut laisser une place au mystère. Il faut laisser une place à l'interrogation. Il faut laisser une place aussi à l'émerveillement, précisément, ce que j'évoquais tout à l'heure. Sans quoi, précisément, l'humain en nous n'est pas satisfait. C'est François Mitterrand qui disait qu'une politique qui ne parie pas sur les rêves des hommes se méprend sur ce qu'elle prétend gouverner. Eh bien, je crois que nous sommes en train de vivre peut-être un déficit de rêve, non pas au sens où il faudrait faire rêver les gens dans une espèce d'utopie stérile, mais un déficit d'émerveillement, un déficit de sens, un déficit de signification, un déficit de transcendance. Et c'est vrai, je crois, de façon très profonde dans la vision que nous avons de la laïcité, qui est au fond, on le voit dans les débats contemporains, une question très complexe. Parce qu'elle met en jeu la place que nous laissons au mystère, la place que nous laissons à l'interrogation des hommes sur ce qui dépasse l'horizon. Je ne dis pas par là qu'il faille donner une place trop grande aux religions dans l'espace commun. Et nous avons trouvé en France de très bons équilibres pour vivre cette question. Mais peut-être dans le travail de la raison, dans le travail de la raison, nous devrions laisser à nouveau une place à cet étonnement, à cette interrogation, à ce mystère dont vous parlez si bien et qui nous est si nécessaire. »
youtube.com · TAT: Entretien avec François-Xavier BellamyVérifier à 12:11
Question 82TAT: Entretien avec François-Xavier Bellamy
Il ne faut pas trop, justement, être cultivé pour ne pas s'habituer, disons ?
Réponse partielle
Alors, ce texte qui nous est cher, je crois que ça fait partie de la culture occidentale, « Heureux les simples d'esprit », « Heureux les simples de cœur », je crois que la simplicité, précisément, tout le sujet est là, il faudrait beaucoup de temps pour en parler, mais la simplicité, c'est quelque chose qui se conquiert, qui se gagne. En fait, le grand mystère dans l'existence humaine, c'est qu'on n'est jamais tout de suite soi-même. On a besoin de devenir soi-même. C'était Pindar qui disait ça au IVe siècle grec. « Deviens ce que tu es ». Ça veut dire « Ne fais qu'un avec toi-même ». Et réussir à ne faire qu'un avec soi-même, réussir à devenir vraiment soi-même, c'est un long combat, c'es…
« Alors, ce texte qui nous est cher, je crois que ça fait partie de la culture occidentale, « Heureux les simples d'esprit », « Heureux les simples de cœur », je crois que la simplicité, précisément, tout le sujet est là, il faudrait beaucoup de temps pour en parler, mais la simplicité, c'est quelque chose qui se conquiert, qui se gagne. En fait, le grand mystère dans l'existence humaine, c'est qu'on n'est jamais tout de suite soi-même. On a besoin de devenir soi-même. C'était Pindar qui disait ça au IVe siècle grec. « Deviens ce que tu es ». Ça veut dire « Ne fais qu'un avec toi-même ». Et réussir à ne faire qu'un avec soi-même, réussir à devenir vraiment soi-même, c'est un long combat, c'est un long chemin, c'est peut-être l'aventure de toute la vie. Et réussir à porter sur le monde un regard nouveau, un regard libre, un regard neuf, c'est précisément ce pourquoi nous avons besoin de la culture. Quand vous lisez un grand roman, un roman qui vous touche beaucoup, vous apprenez à regarder le monde différemment. Quand vous voyez une belle œuvre d'art, mais aussi d'ailleurs, quand vous vous initiez aux découvertes de la science, vous apprenez à porter sur le monde un regard vraiment nouveau, qui soit vraiment libre, vraiment détaché, un regard qui soit vraiment le vôtre. Et cela, eh bien, il faut beaucoup de culture pour y parvenir. »
youtube.com · TAT: Entretien avec François-Xavier BellamyVérifier à 6:08
Question 83TAT: Entretien avec François-Xavier Bellamy
Donc la philosophie est découverte en Terminal. Et qu'est-ce qui a fait que vous vous êtes engagé un moment activement en politique ?
Réponse directe
Alors là aussi, c'est d'abord le mystère des rencontres de l'existence. En fait pour tout vous dire, j'ai eu l'occasion d'avoir une première expérience politique en travaillant en cabinet ministériel un peu par hasard pendant mes études, quand j'étais en maîtrise de philo. Ça a été une expérience passionnante et puis en même temps je me suis dit exactement ce qu'on se disait tout à l'heure. D'abord je ne sais pas si je ferai de la politique plus tard, ensuite j'aime la philosophie. Et enfin si je fais de la politique plus tard, il faut que j'aie fait un métier d'abord. Parce que si je continue en politique tout de suite, comme malheureusement beaucoup de nos responsables politiques nationau…
« Alors là aussi, c'est d'abord le mystère des rencontres de l'existence. En fait pour tout vous dire, j'ai eu l'occasion d'avoir une première expérience politique en travaillant en cabinet ministériel un peu par hasard pendant mes études, quand j'étais en maîtrise de philo. Ça a été une expérience passionnante et puis en même temps je me suis dit exactement ce qu'on se disait tout à l'heure. D'abord je ne sais pas si je ferai de la politique plus tard, ensuite j'aime la philosophie. Et enfin si je fais de la politique plus tard, il faut que j'aie fait un métier d'abord. Parce que si je continue en politique tout de suite, comme malheureusement beaucoup de nos responsables politiques nationaux l'ont fait, aujourd'hui dans la scène politique nationale on a beaucoup de responsables qui n'ont jamais fait rien d'autre de leur vie que de la politique au sens électoral du terme ou au sens purement politicien, et bien je me suis dit si je n'ai pas terminé des études, fait un vrai métier, travaillé sur le terrain, j'aurais probablement perdu le sens des réalités. Je me suis rendu compte assez vite de ça et donc j'ai quitté le cabinet pour aller continuer mes études de philosophie. Et puis ensuite c'est la rencontre avec François de Mazière qui était candidat aux élections municipales à Versailles en 2008 et qui m'a fait confiance et ça a été de sa part évidemment un geste très fort. J'avais 21 ans, il composait son équipe et il m'a proposé de le rejoindre après qu'on ait eu l'occasion d'échanger longuement sur les questions de jeunesse à Versailles, d'enseignement. Et ça a été pour moi une grande chance évidemment de pouvoir participer à cette aventure. »
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Question 84TAT: Entretien avec François-Xavier Bellamy
Et en fait, dernière question, qu'en est-il du mystère aujourd'hui ?
Réponse partielle
C'est une belle question. Vous savez, ça m'amuse beaucoup que vous me posiez cette question. C'était mon sujet d'oral à l'agrégation de philosophie. On n'oublie pas ce genre de choses. Le mystère. Quelle est la place du mystère dans la société d'aujourd'hui ? Et je crois que c'est une vraie question. Je pense que nous avons beaucoup tenté, dans une espèce de vision positiviste de la vie collective, d'éradiquer tout ce qui pouvait paraître énigmatique ou mystérieux, tout ce qui pouvait nous sembler l'occasion d'une réflexion qui dépasse le strict champ de l'économie, du calcul et de l'organisation. Et c'est peut-être aujourd'hui, dans ce qu'on appelle la radicalisation de beaucoup de jeunes,…
« C'est une belle question. Vous savez, ça m'amuse beaucoup que vous me posiez cette question. C'était mon sujet d'oral à l'agrégation de philosophie. On n'oublie pas ce genre de choses. Le mystère. Quelle est la place du mystère dans la société d'aujourd'hui ? Et je crois que c'est une vraie question. Je pense que nous avons beaucoup tenté, dans une espèce de vision positiviste de la vie collective, d'éradiquer tout ce qui pouvait paraître énigmatique ou mystérieux, tout ce qui pouvait nous sembler l'occasion d'une réflexion qui dépasse le strict champ de l'économie, du calcul et de l'organisation. Et c'est peut-être aujourd'hui, dans ce qu'on appelle la radicalisation de beaucoup de jeunes, d'une espèce de retour de bâton que nous vivons les conséquences. Parce qu'il faut laisser une place au mystère. Il faut laisser une place à l'interrogation. Il faut laisser une place aussi à l'émerveillement, précisément, ce que j'évoquais tout à l'heure. Sans quoi, précisément, l'humain en nous n'est pas satisfait. C'est François Mitterrand qui disait qu'une politique qui ne parie pas sur les rêves des hommes se méprend sur ce qu'elle prétend gouverner. Eh bien, je crois que nous sommes en train de vivre peut-être un déficit de rêve, non pas au sens où il faudrait faire rêver les gens dans une espèce d'utopie stérile, mais un déficit d'émerveillement, un déficit de sens, un déficit de signification, un déficit de transcendance. Et c'est vrai, je crois, de façon très profonde dans la vision que nous avons de la laïcité, qui est au fond, on le voit dans les débats contemporains, une question très complexe. Parce qu'elle met en jeu la place que nous laissons au mystère, la place que nous laissons à l'interrogation des hommes sur ce qui dépasse l'horizon. Je ne dis pas par là qu'il faille donner une place trop grande aux religions dans l'espace commun. Et nous avons trouvé en France de très bons équilibres pour vivre cette question. Mais peut-être dans le travail de la raison, dans le travail de la raison, nous devrions laisser à nouveau une place à cet étonnement, à cette interrogation, à ce mystère dont vous parlez si bien et qui nous est si nécessaire. »
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Question 85TAT: Entretien avec François-Xavier Bellamy
Vous, ministre de la Culture, est-ce que vous rapprocheriez ce ministère de celui de l'enseignement, par exemple, de l'éducation nationale ?
Réponse à côté
D'abord, je n'ai aucune espèce de vocation à devenir ministre de la Culture, ni non plus à produire d'un effort célèbre sur le sujet. Il me semble que ce qui est le plus important aujourd'hui, d'ailleurs, ce n'est pas l'action politique. Et je crois que les Français devront avoir bien conscience. Nous attendons souvent notre salut de responsables politiques qui changeraient les choses. Alors qu'en fait, ce qui compte, c'est que nous-mêmes, peut-être, nous commencions par changer le regard que nous portons. Et par exemple, le regard que nous portons sur la culture. On dit souvent que, précisément, nous vivons une crise de la culture. Mais quelle est notre propre pratique culturelle ? Est-ce…
« D'abord, je n'ai aucune espèce de vocation à devenir ministre de la Culture, ni non plus à produire d'un effort célèbre sur le sujet. Il me semble que ce qui est le plus important aujourd'hui, d'ailleurs, ce n'est pas l'action politique. Et je crois que les Français devront avoir bien conscience. Nous attendons souvent notre salut de responsables politiques qui changeraient les choses. Alors qu'en fait, ce qui compte, c'est que nous-mêmes, peut-être, nous commencions par changer le regard que nous portons. Et par exemple, le regard que nous portons sur la culture. On dit souvent que, précisément, nous vivons une crise de la culture. Mais quelle est notre propre pratique culturelle ? Est-ce que nous avons l'habitude de lire des livres ? Est-ce que nous gardons l'habitude et le temps, la disponibilité intérieure de lire, de rencontrer des artistes, de rencontrer des auteurs dans leurs œuvres et dans leurs travaux ? Si je devais avoir une responsabilité politique demain, eh bien, j'essaierais de faire tout ce qui est possible pour servir la fréquentité de la culture à l'intérieur de la société. Évidemment, en la rapprochant de la tâche éducative, mais c'est une mission à laquelle beaucoup de ministres se sont déjà attelés avec beaucoup de difficultés. Je crois que le plus important, c'est peut-être de commencer par une espèce de conversion intérieure. En tous les cas, c'est toute l'expérience de la philosophie qui nous dit que c'est toujours en se transformant soi-même qu'on finit par changer le monde. »
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Question 86TAT: Entretien avec François-Xavier Bellamy
À l'image d'un Steve Jobs qui, sans, s'il n'avait jamais appris la calligraphie, presque par hasard, n'aurait pas créé des caractères, une typographie aussi puissante sur les Macintoshes. Vous, est-ce qu'il y a un enseignement auquel vous avez peut-être rechigné au début et qui, maintenant, vous apparaît vraiment avoir été une chance ?
Réponse directe
C'est une très belle question. C'est vraiment une très belle question. Je dirais tellement, en fait. La vérité, c'est qu'on ne peut pas se rendre compte soi-même de tout ce qu'on a reçu et de la fécondité pour notre vie d'aujourd'hui, de ce qu'on a reçu dans le passé. On ne peut pas se rendre compte parce que tout ça s'est déposé en nous et est venu nous enrichir. Je pourrais faire la liste de toutes ces disciplines que j'ai rencontrées sans savoir pourquoi. Et qui, aujourd'hui, m'enrichissent. Mais je dirais peut-être que tous les jours, je constate de plus en plus le lien étonnant qu'il y a entre l'exercice de la pensée et le travail des mathématiques. Et le lien profond qui unit, d'aille…
« C'est vraiment une très belle question. Je dirais tellement, en fait. La vérité, c'est qu'on ne peut pas se rendre compte soi-même de tout ce qu'on a reçu et de la fécondité pour notre vie d'aujourd'hui, de ce qu'on a reçu dans le passé. On ne peut pas se rendre compte parce que tout ça s'est déposé en nous et est venu nous enrichir. Je pourrais faire la liste de toutes ces disciplines que j'ai rencontrées sans savoir pourquoi. Et qui, aujourd'hui, m'enrichissent. Mais je dirais peut-être que tous les jours, je constate de plus en plus le lien étonnant qu'il y a entre l'exercice de la pensée et le travail des mathématiques. Et le lien profond qui unit, d'ailleurs, depuis l'origine, depuis le IVe siècle grec, la philosophie et les mathématiques, je le découvre maintenant un peu plus dans l'exercice de la déduction. Et en essayant d'aider mes élèves et mes étudiants à se former, à se forger petit à petit une pensée plus déductive, je me rends compte de ce que m'ont apporté, à une époque de ma vie, les mathématiques que je ne pensais pas pratiquer et dont je ne comprenais pas forcément la signification qu'elles pouvaient avoir pour moi. »
youtube.com · TAT: Entretien avec François-Xavier BellamyVérifier à 10:55
Question 87TAT: Entretien avec François-Xavier Bellamy
On conquiert sa liberté. Stéphane Zweck, dans Le Monde d'hier, explique lui aussi que des natures individuellement productives peuvent se passer de l'enseignement universitaire, qu'il peut même agir sur elles comme une entrave. Alors, il l'a lui-même éprouvé. Finalement, que répondez-vous à tous ces artistes, ces créateurs assoiffés et qui pourtant s'ennuient à l'école, qui s'ennuient finalement à fabriquer des éoliennes en plastique, on pourrait le dire ?
Réponse directe
Alors, Stéphane Zweck, il faut le rappeler, avait connu une époque où l'enseignement secondaire était d'une extraordinaire exigence. Et de fait, du coup, il vit l'université, c'est ce qu'il raconte dans son autobiographie, comme un moment un peu douloureux où il a envie de passer à autre chose qu'à la simple réception des savoirs qu'il possède déjà. Et donc, on peut comprendre que, évidemment, le temps de l'éducation puisse avoir un côté pénible et beaucoup d'élèves le vivent. Le temps de l'éducation a un côté ennuyeux, on a envie de découvrir la vraie vie, de rentrer dans la vraie vie. Mais ce qui est certain, et Stéphane Zweck l'a évidemment vécu, c'est que pour devenir créatif, justement…
« Alors, Stéphane Zweck, il faut le rappeler, avait connu une époque où l'enseignement secondaire était d'une extraordinaire exigence. Et de fait, du coup, il vit l'université, c'est ce qu'il raconte dans son autobiographie, comme un moment un peu douloureux où il a envie de passer à autre chose qu'à la simple réception des savoirs qu'il possède déjà. Et donc, on peut comprendre que, évidemment, le temps de l'éducation puisse avoir un côté pénible et beaucoup d'élèves le vivent. Le temps de l'éducation a un côté ennuyeux, on a envie de découvrir la vraie vie, de rentrer dans la vraie vie. Mais ce qui est certain, et Stéphane Zweck l'a évidemment vécu, c'est que pour devenir créatif, justement, pour devenir un grand artiste, il faut d'abord avoir beaucoup reçu. Et Stéphane Zweck lui-même dit sa dette à tous les grands auteurs qu'il a pu lire, à tout l'héritage qu'il a pu recevoir. Comment voulez-vous devenir un grand romancier, un grand historien comme Zweck si vous n'avez pas d'abord reçu une maîtrise de la langue, une richesse du vocabulaire, une pratique de la langue dans l'expérience d'autres auteurs ? On ne devient vraiment auteur soi-même que parce qu'on a d'abord reçu. Et je crois que tous les artistes savent le dire bien mieux que je ne le saurais, on n'est jamais immédiatement créatif et on n'est jamais immédiatement libre. Et là encore, c'est ce grand mystère de l'existence humaine que pour accomplir sa propre créativité, il faut d'abord beaucoup recevoir. »
youtube.com · TAT: Entretien avec François-Xavier BellamyVérifier à 7:32Voir 1 autre passage
« L'autorité, c'est l'altérité, c'est la rencontre avec l'autre. Et c'est toujours par la rencontre avec l'autre, avec l'altérité de l'autre, qu'on peut gagner son autorité, c'est-à-dire la fécondité de ce qu'il peut nous donner. Vous savez que l'autorité vient du mot aoctoritas en latin, qui veut dire aogere. J'espère que le latin sera encore une source de richesse pour les générations qui viendront justement. Comprendre le sens du mot autorité, c'est comprendre que l'autorité, c'est ce qui m'augmente de moi-même. L'autorité, c'est ce qui me fait grandir. Et c'est le propre des grands auteurs qu'ils nous font grandir dans notre propre liberté. Lire des grands auteurs et les rencontrer, lire des grands artistes, c'est devenir vraiment plus libre. »
youtube.com · TAT: Entretien avec François-Xavier BellamyVérifier à 8:46
Question 88TAT: Entretien avec François-Xavier Bellamy
Professeur agrégé, aussi maire adjoint à Versailles en charge de la jeunesse depuis ses 22 ans, mon invité a publié en 2014 son premier livre « Les déshérités ou l'urgence de transmettre » prémé notamment par l'Académie française. Tête à tête avec François-Xavier Bellamy. Bonjour François-Xavier Bellamy. Bonjour. Vous êtes professeur de philosophie, maire adjoint de Versailles. C'est nécessaire pour un homme politique d'exercer d'abord un métier ?
Réponse directe
Non seulement c'est nécessaire, mais je crois que c'est le lot de la plupart des gens qui aujourd'hui font vivre la politique dans notre pays. On parle souvent de la politique comme d'une affaire de professionnel et c'est vrai qu'aujourd'hui les parlementaires et les ministres qui font la vie politique nationale évidemment se spécialisent dans leur mandat. Et pourtant les 500 000 élus locaux qui font vivre les communes et les collectivités françaises sont pour la très grande majorité d'entre eux des gens qui exercent de façon bénévole leur mandat en plus de leur activité professionnelle. Et je crois que c'est vraiment décisif de reconstruire, pour reconstruire le lien entre la vie politique…
« Non seulement c'est nécessaire, mais je crois que c'est le lot de la plupart des gens qui aujourd'hui font vivre la politique dans notre pays. On parle souvent de la politique comme d'une affaire de professionnel et c'est vrai qu'aujourd'hui les parlementaires et les ministres qui font la vie politique nationale évidemment se spécialisent dans leur mandat. Et pourtant les 500 000 élus locaux qui font vivre les communes et les collectivités françaises sont pour la très grande majorité d'entre eux des gens qui exercent de façon bénévole leur mandat en plus de leur activité professionnelle. Et je crois que c'est vraiment décisif de reconstruire, pour reconstruire le lien entre la vie politique et les Français que cette interaction entre le monde professionnel et le monde politique ne cesse de se développer. »
youtube.com · TAT: Entretien avec François-Xavier BellamyVérifier à 0:44
Question 89Quentin Deranque, a responsibility of the left... An interview with François-Xavier Bellamy
C'est le début pour l'instant, mais vous, vous dites que la France Insoumise a une responsabilité dans cette affaire.
Réponse directe
Mais la France Insoumise a une responsabilité évidente parce que, encore une fois, cette violence de la jeune garde, tous les suspects qui ont été interpellés étaient liés à la jeune garde. La violence de ce mouvement, nous ne la découvrons pas. Bruno Retailleau, ministre de l'Intérieur, a fait dissoudre la jeune garde. C'est bien que, depuis longtemps, cette organisation se rendait coupable d'une violence qui supposait qu'elle soit interdite et qui, il y a quelques jours encore, s'élevait contre cette dissolution de la jeune garde. C'est la France Insoumise par la voix d'un communiqué officiel sur le site de son groupe parlementaire. Donc, il n'y a pas d'incertitude, il n'y a pas d'explica…
« Mais la France Insoumise a une responsabilité évidente parce que, encore une fois, cette violence de la jeune garde, tous les suspects qui ont été interpellés étaient liés à la jeune garde. La violence de ce mouvement, nous ne la découvrons pas. Bruno Retailleau, ministre de l'Intérieur, a fait dissoudre la jeune garde. C'est bien que, depuis longtemps, cette organisation se rendait coupable d'une violence qui supposait qu'elle soit interdite et qui, il y a quelques jours encore, s'élevait contre cette dissolution de la jeune garde. C'est la France Insoumise par la voix d'un communiqué officiel sur le site de son groupe parlementaire. Donc, il n'y a pas d'incertitude, il n'y a pas d'explication possible autre que celle d'une collusion évidente entre la France Insoumise, ses dirigeants, son principal dirigeant, Jean-Luc Mélenchon, qui avait été à l'université de la jeune garde, qui s'était prononcé en soutien de ce mouvement. »
franceinfo · Quentin Deranque, a responsibility of the left... An interview with François-Xavier BellamyVérifier à 1:28
Question 90Quentin Deranque, a responsibility of the left... An interview with François-Xavier Bellamy
Juste, LFI dénonce notamment un deux poids de mesure entre les violences d'extrême-gauche et les violences d'extrême-droite. LFI, qui cite notamment l'ancien joueur de rugby Federico Aramburu, qui avait été assassiné par des militants du GUD en 2022. Est-ce qu'il y a un deux poids de mesure aujourd'hui dans l'indignation ?
Réponse à côté
Moi, une chose qui me fascine absolument, c'est d'entendre aujourd'hui la France Insoumise se présenter comme victime. Sérieusement, M. Mélenchon explique que maintenant, il faudrait dissoudre l'organisation Nemesis qui nous menace.
« Moi, une chose qui me fascine absolument, c'est d'entendre aujourd'hui la France Insoumise se présenter comme victime. Sérieusement, M. Mélenchon explique que maintenant, il faudrait dissoudre l'organisation Nemesis qui nous menace. »
franceinfo · Quentin Deranque, a responsibility of the left... An interview with François-Xavier BellamyVérifier à 15:30
Question 91Quentin Deranque, a responsibility of the left... An interview with François-Xavier Bellamy
Il n'y a pas d'accord entre LR et Horizon pour cette élection ?
Réponse à côté
Mais alors, parlons de la question de l'accord entre LR et Horizon. Moi, je suis un Strasbourgeois d'adoption, puisque je passe beaucoup de temps au Parlement européen. Je vois qu'aujourd'hui, la ville de Strasbourg risque d'être rendue à la gauche parce qu'Horizon présente un candidat contre Jean-Philippe Wetter, le candidat de la droite à Strasbourg, qui pourrait pourtant l'emporter. Donc cet accord ne veut rien dire pour vous ? C'est le moment de la question qui ? On risque de perdre une élection municipale déterminante, précisément à cause de cette division. Donc, je ne crois pas qu'on puisse avoir de leçons d'unité à recevoir.
« Mais alors, parlons de la question de l'accord entre LR et Horizon. Moi, je suis un Strasbourgeois d'adoption, puisque je passe beaucoup de temps au Parlement européen. Je vois qu'aujourd'hui, la ville de Strasbourg risque d'être rendue à la gauche parce qu'Horizon présente un candidat contre Jean-Philippe Wetter, le candidat de la droite à Strasbourg, qui pourrait pourtant l'emporter. Donc cet accord ne veut rien dire pour vous ? C'est le moment de la question qui ? On risque de perdre une élection municipale déterminante, précisément à cause de cette division. Donc, je ne crois pas qu'on puisse avoir de leçons d'unité à recevoir. »
franceinfo · Quentin Deranque, a responsibility of the left... An interview with François-Xavier BellamyVérifier à 22:48
Question 92Quentin Deranque, a responsibility of the left... An interview with François-Xavier Bellamy
Il ne faut pas dissoudre, selon vous, ce collectif d'ultra-droite, Nemesis, ce collectif identitaire ?
Réponse à côté
Mais en fait, il y a une grande différence entre le collectif Nemesis et la jeune garde. C'est que d'un côté, vous avez des jeunes femmes qui viennent avec des pancartes et des slogans. Et de l'autre côté, vous avez des militants violents qui sont là pour agresser, pour frapper, pour lyncher. Ils avaient un cercle de l'ordre aussi.
« Mais en fait, il y a une grande différence entre le collectif Nemesis et la jeune garde. C'est que d'un côté, vous avez des jeunes femmes qui viennent avec des pancartes et des slogans. Et de l'autre côté, vous avez des militants violents qui sont là pour agresser, pour frapper, pour lyncher. Ils avaient un cercle de l'ordre aussi. »
franceinfo · Quentin Deranque, a responsibility of the left... An interview with François-Xavier BellamyVérifier à 15:47
Question 93Louvre, budget, Nicolas Sarkozy...L'interview de François-Xavier Bellamy (LR) en intégralité
Mais il y a une responsabilité de la ministre de la Culture à vos yeux ?
Réponse partielle
Mais en tous les cas, il faut que les responsabilités soient établies. Et dans un pays normal, quand ce type de situation arrive, comme l'incendie de Notre-Dame de Paris, on identifie la chaîne de responsabilité qui a échoué et qui a conduit à ce type de situation. Et ce qui me marque le plus, c'est qu'aujourd'hui, mais je le redis, ce n'est pas seulement au Louvre et ce n'est pas seulement à Notre-Dame, parce que ça, tout le monde le voit. Mais notre patrimoine, il est menacé partout en France aujourd'hui par la négligence de bien des dirigeants qui auraient pour mission de le protéger. Et c'est cette perte, c'est cette crise de la transmission qui caractérise notre pays.
« Mais en tous les cas, il faut que les responsabilités soient établies. Et dans un pays normal, quand ce type de situation arrive, comme l'incendie de Notre-Dame de Paris, on identifie la chaîne de responsabilité qui a échoué et qui a conduit à ce type de situation. Et ce qui me marque le plus, c'est qu'aujourd'hui, mais je le redis, ce n'est pas seulement au Louvre et ce n'est pas seulement à Notre-Dame, parce que ça, tout le monde le voit. Mais notre patrimoine, il est menacé partout en France aujourd'hui par la négligence de bien des dirigeants qui auraient pour mission de le protéger. Et c'est cette perte, c'est cette crise de la transmission qui caractérise notre pays. »
BFMTV · Louvre, budget, Nicolas Sarkozy...L'interview de François-Xavier Bellamy (LR) en intégralitéVérifier à 4:01
Question 94Louvre, budget, Nicolas Sarkozy...L'interview de François-Xavier Bellamy (LR) en intégralité
François-Xavier Bellamy, demain, Nicolas Sarkozy entre en prison, à la prison de la santé. Vous irez manifester aux côtés de ses amis, à l'appel de ses enfants, demain matin ?
Réponse à côté
Je serai au Parlement à Strasbourg, mais ça ne m'empêche pas d'être profondément marqué par ce que notre pays traverse. Parce que derrière la condamnation et l'incarcération de Nicolas Sarkozy, il y a une vraie question qui est posée à notre système. Le système judiciaire. Moi, je ne comprends pas, je l'ai dit, je le redis, je ne comprends pas le principe de l'exécution provisoire de cette sanction. Nicolas Sarkozy a été condamné en première instance, comme tout justiciable, il a droit de faire appel, et ordinairement, l'appel est suspensif. Je ne vois pas en quoi il y avait un risque de récidive, en quoi il y avait un risque qui pesait sur la sécurité du pays, si Nicolas Sarkozy devait fai…
« Je serai au Parlement à Strasbourg, mais ça ne m'empêche pas d'être profondément marqué par ce que notre pays traverse. Parce que derrière la condamnation et l'incarcération de Nicolas Sarkozy, il y a une vraie question qui est posée à notre système. Le système judiciaire. Moi, je ne comprends pas, je l'ai dit, je le redis, je ne comprends pas le principe de l'exécution provisoire de cette sanction. Nicolas Sarkozy a été condamné en première instance, comme tout justiciable, il a droit de faire appel, et ordinairement, l'appel est suspensif. Je ne vois pas en quoi il y avait un risque de récidive, en quoi il y avait un risque qui pesait sur la sécurité du pays, si Nicolas Sarkozy devait faire appel, et que les juges devaient attendre que l'appel confirme ou non la sentence qu'ils avaient prononcée. »
BFMTV · Louvre, budget, Nicolas Sarkozy...L'interview de François-Xavier Bellamy (LR) en intégralitéVérifier à 17:31
Question 95Quentin Deranque, a responsibility of the left... An interview with François-Xavier Bellamy
Pardon, mais si on va au bout de votre logique, les accusations que vous portez contre LFI, qui sont graves aussi, c'est quoi la suite ?
Réponse partielle
La suite logique, c'est que d'abord, la justice doit faire son travail. Et ça n'est pas à moi de dire à la justice ce qu'elle doit faire, mais elle doit condamner d'une manière implacable les auteurs de ce crime et pas seulement ces auteurs, tous ceux qui ont contribué à l'organiser et qui contribuent à l'inspirer. Parce que là aussi, la question se pose. On a connu des situations dans lesquelles la justice était rapide et expéditive. On a connu des situations dans lesquelles, quand elle avait des politiques dans le viseur, la justice savait condamner sans prendre de délai ni faire trop de nuances. Pourquoi est-ce que, alors que je pense qu'on peut dire que plus d'une dizaine de plaintes au…
« La suite logique, c'est que d'abord, la justice doit faire son travail. Et ça n'est pas à moi de dire à la justice ce qu'elle doit faire, mais elle doit condamner d'une manière implacable les auteurs de ce crime et pas seulement ces auteurs, tous ceux qui ont contribué à l'organiser et qui contribuent à l'inspirer. Parce que là aussi, la question se pose. On a connu des situations dans lesquelles la justice était rapide et expéditive. On a connu des situations dans lesquelles, quand elle avait des politiques dans le viseur, la justice savait condamner sans prendre de délai ni faire trop de nuances. Pourquoi est-ce que, alors que je pense qu'on peut dire que plus d'une dizaine de plaintes aujourd'hui ont été déposées contre Rima Hassan, aucune action judiciaire n'a été engagée ? Je vous parlais tout à l'heure de ces menaces. J'ai déposé plainte, j'ai été entendu par la police. Je sais que Rima Hassan a été entendu par la police. Que s'est-il passé depuis ? Pourquoi n'y a-t-il aucune étape judiciaire ? Vous voyez, quand c'était François Fillon qui était ciblé, ça leur a pris trois semaines de le mettre en examen. Pourquoi est-ce qu'aujourd'hui, du côté de LFI, on a toujours le sentiment qu'il y a une espèce d'impunité qui ferait que des responsables de ce mouvement, lorsqu'ils se rendent coupables ou complices du pire, ne sont jamais inquiétés ? Donc oui, la justice doit aller au bout. Et pour le reste, le combat, il est politique. Et moi, je mènerais ce combat politique jusqu'au bout. Je crois pas qu'on puisse passer par l'interdiction de cette proposition politique. Je crois qu'il faut d'abord la combattre politiquement. Et nous la combattrons démocratiquement. Et nous gagnerons ce combat. Parce que nous ne devons plus laisser qui que ce soit tenter de nous intimider. Aujourd'hui, le combat contre le pire, il est contre l'extrême gauche. Et il faut que ceci soit très clair avant les élections qui viennent. »
franceinfo · Quentin Deranque, a responsibility of the left... An interview with François-Xavier BellamyVérifier à 9:58
Question 96#17 Entretien avec François-Xavier BELLAMY & Hovhannès GUÉVORKIAN : défendre les chrétiens d’Arménie
Et justement, au sujet de la Turquie, on sait que l'Azerbaïdjan a reçu le soutien de la Turquie, à la fois militairement, et puis qu'il a reçu des armes, des chefs militaires. Vous avez appelé plusieurs fois, justement, l'Europe à ouvrir les yeux à ce sujet. Mais au fond, pourquoi est-ce que la Turquie est intervenue dans ce conflit ?
Réponse directe
Si je peux me permettre d'ajouter peut-être un dernier élément, je crois que ce projet que vous décrivez, il correspond à une régression de la Turquie, dans son histoire. La Turquie est en train de revenir à une espèce de vision fantasmée de ce rôle impérialiste qu'elle pourrait jouer dans sa région, et tout ceci s'appuie sur l'itinéraire politique de monsieur Erdogan lui-même, qui est un dirigeant islamiste, et je crois que cette dimension fait partie aussi de ce dont nous parlons. Bien sûr, il y a un conflit territorial qui existe depuis longtemps autour de l'Artsakh, mais aujourd'hui, ce conflit se trouve réactualisé par le récit islamiste que fait monsieur Erdogan et auquel participe mo…
« Si je peux me permettre d'ajouter peut-être un dernier élément, je crois que ce projet que vous décrivez, il correspond à une régression de la Turquie, dans son histoire. La Turquie est en train de revenir à une espèce de vision fantasmée de ce rôle impérialiste qu'elle pourrait jouer dans sa région, et tout ceci s'appuie sur l'itinéraire politique de monsieur Erdogan lui-même, qui est un dirigeant islamiste, et je crois que cette dimension fait partie aussi de ce dont nous parlons. Bien sûr, il y a un conflit territorial qui existe depuis longtemps autour de l'Artsakh, mais aujourd'hui, ce conflit se trouve réactualisé par le récit islamiste que fait monsieur Erdogan et auquel participe monsieur Aliyev, en prétendant, par exemple, que jamais l'Artsakh n'aurait été chrétien, en transformant ce qui se fait aujourd'hui, au moment où nous parlons, en transformant des églises en mosquées, ou bien en s'attaquant au patrimoine religieux arménien dans le Haut-Karabagh, en détruisant ces rachkars, ces croix de pierre qui sont vraiment l'un des symboles millénaires de la culture, de la civilisation chrétienne d'Arménie, il y a au fond une forme de négationnisme qui est dirigée explicitement contre l'idée d'une présence chrétienne sur ces terres qui sont revendiquées aujourd'hui dans ce projet du pan-turkisme. Et je pense que c'est d'autant plus important de le souligner que nous voyons que monsieur Erdogan est aussi le premier promoteur du négationnisme en ce qui concerne le génocide des Arméniens. C'est la première fois que la Turquie tente de rayer de la carte la présence chrétienne qui pourtant était sur son sol lui-même pendant les siècles passés. Et ce projet de destruction, le premier génocide du XXème siècle, le génocide des Arméniens qui a fait un million et demi de morts, ce projet de détruire un peuple parce qu'il était chrétien, parce qu'il était distinct de la culture islamique qui prévalait, ce projet-là, au fond, nous ne pouvons pas ne pas le voir, malheureusement il faut le dire, même si c'est extrêmement grave, mais c'est important de le souligner, nous ne pouvons pas ne pas le voir de nouveau à l'œuvre dans les déclarations de monsieur Erdogan, dans les déclarations de monsieur Aliyev qui a lui-même publié le fait que l'Arménie ne devrait pas exister. On nous dit parfois l'Azerbaïdjan cherche à rétablir les conditions de la paix avec l'Arménie, à créer les conditions d'un voisinage apaisé, je crois que tout le monde souhaiterait que cela soit vrai, mais quand on écoute monsieur Aliyev lui-même, quand on écoute ceux qui l'entourent, quand on écoute monsieur Erdogan, on ne peut que constater que, au fond, ce qui est en jeu, c'est la volonté de voir disparaître tout ce qui s'oppose au rêve fou d'une forme d'uniformisation islamique, islamiste de cette région et ce qui s'est passé au cours des derniers mois avec, par exemple, la mosquée d'Ottawa, la mosquée de Sainte-Sophie en Turquie, ce qui se passe dans le jeu que Erdogan mène avec la Libye, ce qui se passe lorsqu'il utilise des mercenaires qu'il a mobilisés en Syrie pour les faire venir au Karabagh, des mercenaires djihadistes, des mercenaires islamistes, tout cela dit aussi à quel point derrière un conflit territorial il y a en réalité une étape de plus de ce récit islamiste, d'ailleurs pour Erdogan, disons-le, une manière de dissimuler son échec total en matière de politique intérieure. La Turquie est aujourd'hui un pays fragile économiquement, un pays traversé de beaucoup de tensions sociales et c'est derrière ce narratif islamiste qu'Erdogan tente de rassembler les Turcs. Mais ce jeu est extrêmement dangereux et là encore, je le crois, devrait être dénoncé de manière très vigoureuse par l'Europe et la raison pour laquelle le fait que le président des États-Unis d'Amérique ait choisi de reconnaître le génocide des Arméniens mis en colère de manière absolument incroyable réceptaille Erdogan, c'est un geste fort. Il faut que l'Europe trouve aussi les moyens de poser des actes qui soient le signe qu'elle réagira et qu'elle ne laissera pas faire cet islamisme agressif que nous voyons aujourd'hui être au cœur de la politique étrangère de la Turquie. »
youtube.com · #17 Entretien avec François-Xavier BELLAMY & Hovhannès GUÉVORKIAN : défendre les chrétiens d’ArménieVérifier à 22:12
Question 97Quentin Deranque, a responsibility of the left... An interview with François-Xavier Bellamy
N'aurait pas le droit de se présenter aux élections ?
Réponse à côté
La suite logique, c'est que d'abord, la justice doit faire son travail. Et ça n'est pas à moi de dire à la justice ce qu'elle doit faire, mais elle doit condamner d'une manière implacable les auteurs de ce crime et pas seulement ces auteurs, tous ceux qui ont contribué à l'organiser et qui contribuent à l'inspirer. Parce que là aussi, la question se pose. On a connu des situations dans lesquelles la justice était rapide et expéditive. On a connu des situations dans lesquelles, quand elle avait des politiques dans le viseur, la justice savait condamner sans prendre de délai ni faire trop de nuances. Pourquoi est-ce que, alors que je pense qu'on peut dire que plus d'une dizaine de plaintes au…
« La suite logique, c'est que d'abord, la justice doit faire son travail. Et ça n'est pas à moi de dire à la justice ce qu'elle doit faire, mais elle doit condamner d'une manière implacable les auteurs de ce crime et pas seulement ces auteurs, tous ceux qui ont contribué à l'organiser et qui contribuent à l'inspirer. Parce que là aussi, la question se pose. On a connu des situations dans lesquelles la justice était rapide et expéditive. On a connu des situations dans lesquelles, quand elle avait des politiques dans le viseur, la justice savait condamner sans prendre de délai ni faire trop de nuances. Pourquoi est-ce que, alors que je pense qu'on peut dire que plus d'une dizaine de plaintes aujourd'hui ont été déposées contre Rima Hassan, aucune action judiciaire n'a été engagée ? Je vous parlais tout à l'heure de ces menaces. J'ai déposé plainte, j'ai été entendu par la police. Je sais que Rima Hassan a été entendu par la police. Que s'est-il passé depuis ? Pourquoi n'y a-t-il aucune étape judiciaire ? Vous voyez, quand c'était François Fillon qui était ciblé, ça leur a pris trois semaines de le mettre en examen. Pourquoi est-ce qu'aujourd'hui, du côté de LFI, on a toujours le sentiment qu'il y a une espèce d'impunité qui ferait que des responsables de ce mouvement, lorsqu'ils se rendent coupables ou complices du pire, ne sont jamais inquiétés ? Donc oui, la justice doit aller au bout. Et pour le reste, le combat, il est politique. Et moi, je mènerais ce combat politique jusqu'au bout. Je crois pas qu'on puisse passer par l'interdiction de cette proposition politique. Je crois qu'il faut d'abord la combattre politiquement. Et nous la combattrons démocratiquement. Et nous gagnerons ce combat. Parce que nous ne devons plus laisser qui que ce soit tenter de nous intimider. Aujourd'hui, le combat contre le pire, il est contre l'extrême gauche. Et il faut que ceci soit très clair avant les élections qui viennent. »
franceinfo · Quentin Deranque, a responsibility of the left... An interview with François-Xavier BellamyVérifier à 9:58
Question 98Louvre, budget, Nicolas Sarkozy...L'interview de François-Xavier Bellamy (LR) en intégralité
Est-ce que vos amis vont porter dans ce budget ?
Réponse directe
Zéro impôt, et s'il y a des impôts, vous ne voterez pas le budget ? Notre ligne rouge a été depuis des mois le fait qu'il fallait refuser toute augmentation globale de la pression fiscale. Donc je vous pose ma question, s'il y a des hausses d'impôts, quelles qu'elles soient, vous ne voterez pas le budget ? Refuser toute augmentation globale de la pression fiscale. C'est-à-dire que si jamais il devait y avoir des impôts qui évoluent dans un sens quelque part, il faut qu'ils baissent ailleurs. Mais la vérité, je le redis, c'est qu'à terme, il faudra que dans ce pays, on baisse massivement les impôts. Aujourd'hui, malheureusement, vous avez à l'Assemblée nationale une majorité qui est d'accord…
« Zéro impôt, et s'il y a des impôts, vous ne voterez pas le budget ? Notre ligne rouge a été depuis des mois le fait qu'il fallait refuser toute augmentation globale de la pression fiscale. Donc je vous pose ma question, s'il y a des hausses d'impôts, quelles qu'elles soient, vous ne voterez pas le budget ? Refuser toute augmentation globale de la pression fiscale. C'est-à-dire que si jamais il devait y avoir des impôts qui évoluent dans un sens quelque part, il faut qu'ils baissent ailleurs. Mais la vérité, je le redis, c'est qu'à terme, il faudra que dans ce pays, on baisse massivement les impôts. Aujourd'hui, malheureusement, vous avez à l'Assemblée nationale une majorité qui est d'accord pour continuer de les augmenter. Et cette majorité, elle est constituée des socialistes, des écologistes, de la France insoumise, du Rassemblement national, qui lui aussi veut créer des impôts supplémentaires. Et donc nous, on va essayer de tenir la digue comme on pourra. C'est ce que dit Philippe Juvin, qui est rapporteur général du budget, qui vient de notre famille politique, et qui dit maintenant, il faut arrêter avec cette surenchère fiscale. »
BFMTV · Louvre, budget, Nicolas Sarkozy...L'interview de François-Xavier Bellamy (LR) en intégralitéVérifier à 9:58
Question 99Quentin Deranque, a responsibility of the left... An interview with François-Xavier Bellamy
Est-ce qu'il faut interdire LFI ?
Réponse directe
La suite logique, c'est que d'abord, la justice doit faire son travail. Et ça n'est pas à moi de dire à la justice ce qu'elle doit faire, mais elle doit condamner d'une manière implacable les auteurs de ce crime et pas seulement ces auteurs, tous ceux qui ont contribué à l'organiser et qui contribuent à l'inspirer. Parce que là aussi, la question se pose. On a connu des situations dans lesquelles la justice était rapide et expéditive. On a connu des situations dans lesquelles, quand elle avait des politiques dans le viseur, la justice savait condamner sans prendre de délai ni faire trop de nuances. Pourquoi est-ce que, alors que je pense qu'on peut dire que plus d'une dizaine de plaintes au…
« La suite logique, c'est que d'abord, la justice doit faire son travail. Et ça n'est pas à moi de dire à la justice ce qu'elle doit faire, mais elle doit condamner d'une manière implacable les auteurs de ce crime et pas seulement ces auteurs, tous ceux qui ont contribué à l'organiser et qui contribuent à l'inspirer. Parce que là aussi, la question se pose. On a connu des situations dans lesquelles la justice était rapide et expéditive. On a connu des situations dans lesquelles, quand elle avait des politiques dans le viseur, la justice savait condamner sans prendre de délai ni faire trop de nuances. Pourquoi est-ce que, alors que je pense qu'on peut dire que plus d'une dizaine de plaintes aujourd'hui ont été déposées contre Rima Hassan, aucune action judiciaire n'a été engagée ? Je vous parlais tout à l'heure de ces menaces. J'ai déposé plainte, j'ai été entendu par la police. Je sais que Rima Hassan a été entendu par la police. Que s'est-il passé depuis ? Pourquoi n'y a-t-il aucune étape judiciaire ? Vous voyez, quand c'était François Fillon qui était ciblé, ça leur a pris trois semaines de le mettre en examen. Pourquoi est-ce qu'aujourd'hui, du côté de LFI, on a toujours le sentiment qu'il y a une espèce d'impunité qui ferait que des responsables de ce mouvement, lorsqu'ils se rendent coupables ou complices du pire, ne sont jamais inquiétés ? Donc oui, la justice doit aller au bout. Et pour le reste, le combat, il est politique. Et moi, je mènerais ce combat politique jusqu'au bout. Je crois pas qu'on puisse passer par l'interdiction de cette proposition politique. Je crois qu'il faut d'abord la combattre politiquement. Et nous la combattrons démocratiquement. Et nous gagnerons ce combat. Parce que nous ne devons plus laisser qui que ce soit tenter de nous intimider. Aujourd'hui, le combat contre le pire, il est contre l'extrême gauche. Et il faut que ceci soit très clair avant les élections qui viennent. »
franceinfo · Quentin Deranque, a responsibility of the left... An interview with François-Xavier BellamyVérifier à 9:58
Question 100Louvre, budget, Nicolas Sarkozy...L'interview de François-Xavier Bellamy (LR) en intégralité
Non mais vous, vous, est-ce que vous êtes d'accord pour travailler avec eux ?
Réponse à côté
Mais Bruno Retailleau, pardon, est-ce qu'on peut ne pas tout confondre ? Ah bah non, mais c'est le même sujet. Bruno Retailleau, il a appelé dans cette élection législative à tout faire pour empêcher que la gauche mélenchonisée ne gagne un siège de plus. Et il a eu parfaitement raison.
« Mais Bruno Retailleau, pardon, est-ce qu'on peut ne pas tout confondre ? Ah bah non, mais c'est le même sujet. Bruno Retailleau, il a appelé dans cette élection législative à tout faire pour empêcher que la gauche mélenchonisée ne gagne un siège de plus. Et il a eu parfaitement raison. »
BFMTV · Louvre, budget, Nicolas Sarkozy...L'interview de François-Xavier Bellamy (LR) en intégralitéVérifier à 16:11
franceinfo — 8h30 franceinfo · Fin de vie, incendies, présidentielle... Le "8h30 franceinfo" de François-Xavier BellamyVérifier à 18:33
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« Non mais il y a une part de responsabilité très importante en effet je le redis d'une écologie politique qui en réalité n'est l'autre nom que de la décroissance organisée et qui a tenté par tous les moyens alors qu'elle parlait de réchauffement climatique de nous empêcher d'agir face à lui soit pour faire baisser nos émissions soit pour nous adapter je parlais hier à des agriculteurs du sud de la France qui disent leur colère parce que cet hiver nous avons tous connu ces intempéries massives beaucoup de pluie est tombée cette pluie aujourd'hui elle est repartie vers la mer on ne peut pas la stocker parce que les militants de l'écologie politique y compris par la violence parfois on l'a connu au cours des dernières années ont empêché la construction de ces moyens de rétention d'eau qui permettrait aujourd'hui d'irriguer les cultures et donc on va avoir un immense problème avec l'agriculture qui n'arrive plus à travailler alors même qu'on sait très bien que le réchauffement climatique est là devant nous et qu'il faut se donner les moyens d'anticiper ces effets notamment en termes de sécheresse l'été »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Fin de vie, incendies, présidentielle... Le "8h30 franceinfo" de François-Xavier BellamyVérifier à 14:20
« Ce n'est pas seulement les rodéos. Oui, mais sur les rodéos, précisément, qu'est-ce qu'on pourrait faire de plus ? L'individu, parce que c'est quand même important, l'individu qui a attaqué ce pompier, volontairement, rappelons-le, et qui lui crache dessus alors qu'il est à terre, cet individu a été déjà condamné à plusieurs reprises. Il était en train d'être soumis à une procédure judiciaire et devait être présenté pour consommation et trafic de stupéfiants à des juges dans quelques jours seulement. Il s'était vu retirer son permis de conduire pour conduite sous stupéfiants. On voit très bien qu'en réalité, le fait d'avoir été plusieurs fois condamné sans que cela ne conduise réellement à une sanction effective, cette situation-là est la cause de cette accélération dans la délinquance. Il faut faire l'exact inverse de ce qu'on fait aujourd'hui en France. Aujourd'hui, pour aller en prison, il faut avoir déjà récidivé plusieurs fois. Il faut des peines de prison, même courtes, mais très rapides, immédiatement après le premier délit grave, immédiatement. Et c'est comme ça qu'on sortira de cette caractéristique de la violence. »
BFMTV · Présidence des LR, rodéos urbains, référendum… L'interview de François-Xavier BellamyVérifier à 12:28
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ils n'en ont pas totalement les moyens parce que comme vous le savez aujourd'hui ces moyens de lutte sont limités on travaille d'ailleurs au plan européen depuis des années maintenant et ça avance beaucoup trop lentement pour renouveler la flotte des Canadaires il faut un avion européen de lutte contre le feu parce que c'est un sujet qui touche beaucoup de pays européens et que comme vous le savez ces moyens-là par définition ils ne peuvent être viables que s'ils sont commandés en suffisamment grande quantité pour justifier un projet donc on y travaille il y a plusieurs projets en cours mais il faut absolument qu'on arrive à faire en sorte il faudrait les produire en Europe bien sûr il faudrait les produire en Europe et surtout il faudrait les produire rapidement parce qu'on a un besoin urgent de renouveler cette flotte qui est aujourd'hui le moyen dont disposent des pilotes qui sont héroïques pour tenter d'empêcher la propagation du feu »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Fin de vie, incendies, présidentielle... Le "8h30 franceinfo" de François-Xavier BellamyVérifier à 12:34Voir 2 autres passages
« Il y a deux réponses. La première, c'est effectivement de sécuriser les établissements. Aucun professeur ne devrait venir à l'école. Aucun élève ne devrait venir à l'école en étant menacé, en étant agressé, en étant violenté, en ayant la peur au ventre. Donc il y a un sujet de sécurisation physique. Mais il y a aussi, et moi je ne peux pas m'empêcher de le voir ainsi, je suis professeur, vous l'avez dit, j'ai commencé à enseigner il y a de nombreuses années maintenant. »
BFMTV · "Il y a un problème de respect de l'autorité" à l'école: l'interview de François-Xavier BellamyVérifier à 2:08
« D'abord, j'observe quand même qu'aujourd'hui, cette réindustrialisation, elle dépend beaucoup de capitaux étrangers. C'est quand même un vrai sujet. Comment se fait-il qu'aujourd'hui, Emmanuel Macron dit « Nous sommes le territoire le plus attractif pour les investissements étrangers ». Oui, mais qu'est-ce que ça veut dire en réalité ? Ça veut dire que notre économie est progressivement rachetée par des capitaux étrangers. C'est ça, la véritable signification de cet indice. L'autre aspect qui est clé, c'est que si nous voulons réindustrialiser, il faut, et c'est ça le plus important, non pas faire de grands effets d'annonce, mais commencer par recréer les conditions pour que l'industrie puisse s'implanter et se déployer. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contre-arguments traités13 mai 2023 au 15 juil. 2026 · 7 observations7 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Bien sûr que si, il est question de tuer. De quoi est-ce qu'on parle exactement ? Il est question d'une aide à mourir. Il est question de tuer, c'est-à-dire d'injecter une substance létale à une personne parce qu'elle souffre et qu'elle crie que dans sa souffrance, elle demande la mort. Et nous savons tous très bien que la souffrance fait partie de nos vies, qu'elle fera un jour partie de nos vies, la souffrance des autres, la nôtre. Et cette souffrance-là, jusque-là, la fraternité humaine consistait à toujours y répondre par le soin. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Fin de vie, incendies, présidentielle... Le "8h30 franceinfo" de François-Xavier BellamyVérifier à 2:40Voir 2 autres passages
« Les deux, de fait, s'opposent par le principe même de l'acte. Et c'est la raison pour laquelle, d'ailleurs, les soignants ont été si nombreux à alerter sur la réalité de ce risque qui guette notre société. Demain, on va demander à des soignants, à des médecins, à des personnels de santé de donner la mort au lieu de préserver l'obligation. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Fin de vie, incendies, présidentielle... Le "8h30 franceinfo" de François-Xavier BellamyVérifier à 3:22
« Mais en fait le vrai problème c'est pas tant de se donner des objectifs que de se donner les moyens d'agir pour faire baisser ces émissions et c'est là où en fait le débat politique commence qu'il faille lutter contre le réchauffement climatique je pense que tout le monde en est conscient et nous en tous les cas nous nous battons sur ce sujet depuis des années maintenant mais le vrai problème c'est que vous avez des responsables politiques qui même lorsqu'ils parlent beaucoup de réchauffement climatique en réalité font tout pour nous désarmer face à cette urgence existentielle et ça a été pour moi la grande frustration et c'est ma colère quand je vois ces incendies c'est de voir le temps perdu face au réchauffement climatique le temps perdu par ceux qui pendant des années ont tenté par exemple de fragiliser notre outil nucléaire qui est celui qui nous permet de produire l'électricité la plus décarbonée du monde aujourd'hui »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités4 avr. 2023 au 15 juil. 2026 · 5 observations5 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Moi, je voudrais remercier le Premier ministre, qui fait un choix très fort, il est très rare, qu'un Premier ministre défère un texte devant le Conseil constitutionnel. Et je voudrais remercier le Premier ministre de le faire, parce qu'il montre que les inquiétudes que je partage sur votre plateau ne sont pas minoritaires, marginales, elles sont très largement partagées dans la société. Et encore une fois, il y a aujourd'hui, ce texte, il est adopté, une minorité de parlementaires, Assemblées et Sénat confondus, qui adopteraient cette loi. Alors, le Premier ministre montre ce risque-là. Mais le fait est que je suis aussi assez gêné que nous délégions au Conseil constitutionnel, ce qui relève en fait d'un choix politique. La question, elle n'est pas seulement liée à notre Constitution. Le Conseil d'État est déjà passé par là, il y a validé. Je le rappelle. Oui, mais ce n'est pas une question de justice, de judiciarisation de la vie politique. C'est une question politique au sens le plus profond du terme. La vraie question qui nous est posée, et elle est posée à tous ceux qui nous écoutent aujourd'hui, qui se sentent de droite, de gauche, de nulle part. La vraie question, c'est, est-ce que si un ami me demande de mourir parce qu'il souffre, est-ce que je dois répondre à cette demande en lui tendant un revolver et en contribuant à son suicide ? »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Fin de vie, incendies, présidentielle... Le "8h30 franceinfo" de François-Xavier BellamyVérifier à 5:00Voir 2 autres passages
« Je crois que si on accepte de sortir du cadre légal prévu par la Constitution pour faire un référendum, alors faisons un référendum sur l'immigration puisque c'est exactement ça qu'on nous avait objecté. »
BFMTV · Présidence des LR, rodéos urbains, référendum… L'interview de François-Xavier BellamyVérifier à 16:33
« Écoutez, un référendum, c'est un outil constitutionnel déterminant. Je crois qu'il faut retrouver l'usage du référendum. Il faut le retrouver plus fréquemment. Si on a plusieurs questions à poser aux Français, on organise plusieurs référendums. Ce n'est pas plus compliqué que ça. Mais ce qui me frappe, c'est que ceux qui aujourd'hui nous parlent d'organiser des référendums sont ceux qui nous ont empêchés de les proposer aux Français sur les sujets sur lesquels pourtant ils attendent désespérément de pouvoir enfin s'exprimer. La droite a proposé les parlementaires et les républicains depuis des années maintenant. Nous avons mis sur la table la proposition d'un référendum sur l'immigration. Ce référendum a suscité l'opposition de tous les groupes macronistes et ensuite, pour terminer, la censure du Conseil constitutionnel. Je crois que les Français ne comprendraient pas un seul instant aujourd'hui qu'on leur demande leur avis par référendum sur les rythmes scolaires alors qu'on leur refuse de s'exprimer sur la question migratoire. Le référendum sur l'immigration, c'est une clé pour déverrouiller tous les blocages et juridiciels qui sont aussi en cause. Un but, trois questions, ce n'est pas la bonne méthode. Vous dites une question, un référendum. Mais la vérité, c'est que ce serait même légalement. Je lisais dans la tribune dimanche ce matin un article qui nous explique que pour faire un référendum à plusieurs questions, il faut en réalité sortir du cadre légal prévu par la Constitution. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non mais il y a une part de responsabilité très importante en effet je le redis d'une écologie politique qui en réalité n'est l'autre nom que de la décroissance organisée et qui a tenté par tous les moyens alors qu'elle parlait de réchauffement climatique de nous empêcher d'agir face à lui soit pour faire baisser nos émissions soit pour nous adapter je parlais hier à des agriculteurs du sud de la France qui disent leur colère parce que cet hiver nous avons tous connu ces intempéries massives beaucoup de pluie est tombée cette pluie aujourd'hui elle est repartie vers la mer on ne peut pas la stocker parce que les militants de l'écologie politique y compris par la violence parfois on l'a connu au cours des dernières années ont empêché la construction de ces moyens de rétention d'eau qui permettrait aujourd'hui d'irriguer les cultures et donc on va avoir un immense problème avec l'agriculture qui n'arrive plus à travailler alors même qu'on sait très bien que le réchauffement climatique est là devant nous et qu'il faut se donner les moyens d'anticiper ces effets notamment en termes de sécheresse l'été »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Fin de vie, incendies, présidentielle... Le "8h30 franceinfo" de François-Xavier BellamyVérifier à 14:20Voir 2 autres passages
« Et sur ce point, je suis d'accord avec lui. Ce dont nous aurons besoin pour demain pour résoudre les problèmes qui se posent, ce n'est pas d'abord d'une manifestation d'émotions, c'est d'abord de réponses rationnelles, de réponses techniques, d'une innovation supplémentaire, de progrès. Et on a besoin de progrès. Alors, est-ce que le président les apporte ces réponses ? Quand vous le voyez batailler avec tous les autres pays... Je le dis moi à tous les jeunes qui nous écoutent que s'ils veulent apporter quelque chose à l'avenir de notre planète, le plus important qu'ils puissent faire, c'est de cultiver leur esprit pour être demain les inventeurs dont le climat aura besoin. Et quand on entend le président de la République, par certains aspects, on peut être d'accord avec lui sur le fait que ce n'est pas la France qui est d'abord responsable de la crise climatique. La France a les émissions carbone parmi les plus basses en Europe et elle fait partie des pays qui sont plutôt vertueux dans la matière. Mais on a du mal du coup à comprendre quelle est la stratégie d'un président de la République qui simultanément ne sait plus, et c'est vrai aussi à l'échelle européenne, investir dans les technologies de pointe qui nous permettent d'avoir ce mix décarboné. »
youtube.com · François-Xavier Bellamy invité de David Doukhan dans L'Interview Politique le 23 septembre 2019Vérifier à 7:08
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« mais bien sûr mais regardez tout le débat est parfaitement là en Europe il y a deux types de modèles il y a le modèle français qu'on a défendu on était les seuls à défendre ce modèle au cours des dernières années qui est fondé sur notre mix avec du nucléaire et de l'hydraulique c'est le modèle le plus décarboné d'Europe de l'autre côté vous avez l'idéologie des renouvelables qui a été portée notamment par l'Allemagne l'Allemagne vous le savez elle a fermé ses centrales nucléaires et donc maintenant l'Allemagne elle produit avec des éoliennes des panneaux solaires et du gaz et du charbon et ce sont des ministres écologistes en Allemagne qui ont signé les permis pour étendre des mines de charbon comme celle de l'Hutzenrath qui est plus grande que toute l'agglomération lyonnaise donc vous regardez la divergence de nos modèles si vous voyez des éoliennes et des panneaux solaires quelque part vous savez qu'il y a une centrale à gaz ou une centrale à charbon pas loin parce que les éoliennes et les panneaux solaires sont intermittents et donc ils ne produisent pas tout le temps et ce modèle là en fait il est plus carboné que celui que nous défendons et donc vous voyez pourquoi la gauche et en l'occurrence ici l'écologie politique a malheureusement contribué à retarder le combat nécessaire contre le réchauffement climatique et nous espérons qu'en 2027 en effet Bruno Retailleau président de la république aura les moyens de mettre tout l'effort de la nation sur notre mix électronucléaire et mettre fin à cette folie qui encore aujourd'hui d'ailleurs continue de se développer dans la politique française vous savez que la commission européenne hier a approuvé 63 milliards d'euros d'aides d'état pour développer des parcs éoliens sur nos côtes ça n'a aucun sens ça n'a littéralement aucun sens c'est 63 milliards d'euros de perdus pour la lutte contre le réchauffement climatique qui a besoin d'autres priorités aujourd'hui »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Fin de vie, incendies, présidentielle... Le "8h30 franceinfo" de François-Xavier BellamyVérifier à 15:27Voir 2 autres passages
« Clairement, je pense qu'aujourd'hui, nous avons besoin de la garantie américaine. C'est indispensable. Et nous devons nous donner les moyens de pouvoir demain, mais ça va prendre du temps, de pouvoir demain décider de notre destin sans leur demander leur avis. Mais aujourd'hui, nous sommes confrontés à l'expérience de cette dépendance. L'an dernier, les Européens ont acheté 79% de tout leur matériel militaire à l'extérieur de l'Europe, dont 63% aux États-Unis. Et je me suis battu au Parlement européen en portant un texte très important qui s'appelle « Edip », un texte sur l'industrie de défense en Europe pour renverser cette dépendance. Et on a gagné ce combat. C'était il y a quelques jours au Parlement européen. On a fait voter un texte qui dit que maintenant, l'Europe investira dans les moyens de notre défense si seulement ces armements sont composés à 70% de composants européens, conçus en Europe et entièrement souverains dans leur utilisation. C'est un renversement complet de cette logique. C'est déjà un immense travail, un immense combat qui a été gagné au cours de ces derniers mois. Je suis très fier de ça. Mais encore une fois, maintenant, la clé, c'est de le déployer concrètement. Et on a d'ailleurs, nous, Français, une très grande carte à jouer là-dedans, y compris d'un point de vue industriel. Ça peut être une grande chance pour nous parce que la France a été depuis longtemps pour son industrie, pour son armée, le pays d'Europe qui incarnait le plus cette capacité d'autonomie. »
BFMTV · Présidence des LR, rodéos urbains, référendum… L'interview de François-Xavier BellamyVérifier à 7:53
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées23 sept. 2019 au 11 mai 2026 · 19 observations19 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Les deux vont ensemble. La négociation et la menace de la confrontation. On voit bien qu'on ne peut pas se faire entendre si on ne montre pas qu'on sera sérieux au moment de mettre en œuvre des contre-mesures efficaces. La fin de cette discussion, c'est le 1er août. Et donc, on a encore quelques jours pour expliquer à nos partenaires américains que si vraiment ils tiennent à cet agenda, alors nous riposterons avec autant de détermination. Mais sur le fond, personne n'y a intérêt. Et notre volonté, c'est d'arriver à revenir à la fin de cette surenchère commerciale. »
BFMTV · Budget 2026, armée, année blanche... L'interview en intégralité de François-Xavier BellamyVérifier à 24:31Voir 2 autres passages
« Pour l'instant, notre but, c'est de faire mieux que les Britanniques. Encore une fois, la fin, c'est le 1er août. Et personne n'est dupe du fait que cette lettre envoyée par le président Trump, elle a évidemment pour but d'intimider les Européens. Ce n'est pas le dernier mot de l'histoire. Et donc, nous, nous devons montrer que nous sommes sérieux et que nous n'allons pas nous laisser marcher sur les pieds. Et surtout, que nous n'allons pas marcher sur les pieds, de laisser nos entreprises se faire marcher sur les pieds. C'est ça, pour nous, le sujet majeur. Cette guerre commerciale, elle est absurde et elle sera aussi destructrice pour l'économie américaine. Et donc, notre vraie réponse, ça doit être de dire que nous voulons mettre fin à cette surenchère, mais que nous sommes prêts, si les États-Unis ne renoncent pas, à aller au front, nous aussi. »
BFMTV · Budget 2026, armée, année blanche... L'interview en intégralité de François-Xavier BellamyVérifier à 25:05
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités10 oct. 2022 au 11 mai 2026 · 28 observations28 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Mais il y en a plein, je le redis. Une mesure très concrète qui concerne la vie de déposer au Sénat. Une mesure pour faire faire des économies massives dans la multiplication des agences de l'État. Depuis des années, l'État a multiplié les agences des organismes... Et on trouve 40 milliards là-dedans ? On trouve 40 milliards là-dedans ? Des milliards d'euros d'économies potentielles qui non seulement permettent de faire baisser la dépense publique, mais qui en plus contribuent à libérer le pays. Parce que n'importe quel chef d'entreprise, responsable d'associations, élu local, vous dira qu'aujourd'hui, le principal problème pour avancer, pour travailler, pour agir, c'est d'abord d'affronter ce maquis administratif qui est devenu absolument insurmontable. »
BFMTV · Budget 2026, armée, année blanche... L'interview en intégralité de François-Xavier BellamyVérifier à 20:48Voir 2 autres passages
« et qui pèse le plus lourd dans le budget de l'État de très loin, c'est la dépense sociale. On y viendra parce qu'il y a aussi une question du budget. Le vrai défi pour nous, c'est de réussir à faire en sorte de réarmer l'État régalien, pas seulement les armées, mais la police, la sécurité, la justice. Vous savez très bien que c'est l'armée qui va être la part la plus importante dans cet État régalien. Et l'armée fait partie de cet investissement. Mais encore une fois, c'est tout l'État régalien qu'il faut réarmer. Et pour ça, il faut réussir à affronter enfin les choix courageux qui nous attendent sur le plan de la dépense sociale. On va y venir. »
BFMTV · Budget 2026, armée, année blanche... L'interview en intégralité de François-Xavier BellamyVérifier à 9:52
« L'année blanche, vous dites oui ou non ? L'année blanche, c'est une forme de paresse intellectuelle parce que ça consiste à ne pas aller regarder concrètement à quel endroit se trouve la mauvaise dépense. Et donc, d'une certaine façon, c'est tiré parti du fait qu'il n'y a pas de majorité très claire à l'Assemblée pour faire une espèce de gel général. Moi, je crois que le vrai sujet, c'est d'aller à l'essentiel. Mais autre rendement immédiat, je vous ai dit... Je me mets à la place des premiers ministres. Il faut du rendement immédiat. Quand les députés, les républicains, proposent à l'Assemblée nationale de voter pour conditionner le RSA à 15 heures de travail hebdomadaire, il y a évidemment une manière de corriger un système social défaillant. Parce que vous avez dans ce pays des centaines de milliers d'emplois non pourvus. Et moi, partout en France, je rencontre des artisans, des commerçants, des chefs d'entreprise, des coiffeurs, des grands industriels qui me disent mon premier grand problème aujourd'hui, c'est que je n'arrive pas à recruter. Le premier problème pour l'industrie de défense en France, ce n'est pas qu'elle n'ait pas les moyens de regarder vers l'avenir, c'est qu'elle n'arrive pas à trouver les bras pour pouvoir monter en puissance. Comment ça se fait qu'on ait des millions de gens qui, au sens de l'emploi, sont aujourd'hui au chômage et des centaines de milliers au bas mot d'emplois qui ne sont pas pourvus ? Conditionner le RSA à 15 heures d'activité hebdomadaire, c'est permettre aux gens de revenir vers l'emploi. C'est non seulement gérer une baisse de la dépense sociale, mais relancer l'activité. Ça, c'est notre proposition. Malheureusement, toute la gauche vote contre. Malheureusement, le Rassemblement national vote contre. Mais nous, nous continuons de tenir à l'idée que si on veut sortir ce pays de la crise, c'est précisément en baissant la dépense publique et en remettant les gens au travail, ceux qui précisément aujourd'hui ne contribuent pas assez alors qu'ils le pourraient au fonctionnement de notre modèle, c'est comme ça qu'on va s'en sortir. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
personal attack13 juil. 2025 au 18 févr. 2026 · 3 observations3 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« J'allais dire, il nous prend pour des clowns, là, Donald Trump. »
BFMTV · Budget 2026, armée, année blanche... L'interview en intégralité de François-Xavier BellamyVérifier à 24:59Voir 2 autres passages
« J'en suis l'un des nombreux témoins. Ce n'est pas seulement des élus, c'est il y a quelques jours seulement, un de vos confrères, journaliste, sa rédaction s'était insurgée et a témoigné son soutien à ce journaliste qui a été directement ciblé sur les réseaux par Rima Hassan. Moi-même, il y a quelques mois, au tout début du mandat européen que nous vivons, j'ai eu le tort de m'opposer à son élection à la tête de la Commission des droits de l'homme du Parlement européen. Cela m'a valu une bordée de tweets qui disaient « François-Xavier Bellamy dort bien, mais ça ne va pas durer. Lui et ses petits amis génocidaires ne continueront pas longtemps de se sentir en sécurité. Je mange la chair de mon agresseur, disait-elle en parlant de moi. » Vous avez aujourd'hui une situation... »
franceinfo · Quentin Deranque, a responsibility of the left... An interview with François-Xavier BellamyVérifier à 2:56
« Jean-Luc Mélenchon porte une immense responsabilité morale et politique dans la violence qui monte dans le pays aujourd'hui. Et, je le redis, pardon, ce n'est pas seulement la jeune garde, ce sont des élus de la France Insoumise. C'est Mme Rima Hassan qui menace de mort des gens avec lesquels elle n'est pas d'accord. C'est la réalité de cette violence qui monte dans le pays à travers cette forme politique nouvelle que la France Insoumise tente d'imposer en s'appuyant en particulier. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités11 mai 2026 au 11 mai 2026 · 2 observations2 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Mais malheureusement, c'est tout l'effort de sécurité qui a été négligé. Et cette négligence, elle conduit à ce que nous voyons aujourd'hui. C'est ce rapport de la Cour des comptes qui alerte sur le sujet. Ce sont les personnels qui tiraient la sonnette d'alarme depuis longtemps. Qui étaient en grève d'ailleurs au mois de juin dernier. Pour alerter sur les risques de sécurité. Et moi, je voudrais faire le lien avec un autre événement. Un événement qui nous a tous marqués. On a vécu la renaissance de Notre-Dame de Paris. Mais on a vécu aussi l'incendie de Notre-Dame de Paris. La cathédrale de Paris n'avait jamais été incendiée en plusieurs siècles d'histoire. Le Louvre, le plus grand musée du monde, le plus ancien musée du monde, le lieu qui a fait naître l'idée même d'un musée, n'avait jamais connu... N'avait déjà connu des vols. »
BFMTV · Louvre, budget, Nicolas Sarkozy...L'interview de François-Xavier Bellamy (LR) en intégralitéVérifier à 2:17Voir 1 autre passage
« Moi, je dirais qu'il y a trois sujets importants pour la bataille culturelle. Le premier sujet, c'est la bataille des mots. Vous avez parlé d'écologie politique. Moi, je pense qu'il faut maintenant parler, comme vous l'avez dit, de la réalité de ce mouvement qui n'est pas un mouvement écologiste, qui est un mouvement de décroissance. Et c'est complètement différent. La vérité, c'est que cet agenda qui nous a été imposé pendant des années, en faisant baisser la production dans nos pays, a contribué à une catastrophe économique. C'est les emplois qui sont détruits. Une catastrophe sociale pour les consommateurs, que nous sommes tous. Mais aussi une catastrophe écologique. Parce qu'en détruisant le modèle qui est celui qui respecte aujourd'hui les standards environnementaux les plus exigeants du monde, cet agenda imposé par les Verts en Europe et en France, par la gauche, cet agenda a fait en réalité que nous avons offert des parts de marché dans notre pays, à des modèles de production qui sont destructeurs pour l'environnement. Donc, c'est une sorte de triple faute économique, sociale et environnementale. Et donc, l'écologie, elle est du côté de ceux qui défendent les agriculteurs français. L'écologie, elle est du côté de ceux qui défendent la production chez nous, en France. Parce que c'est là que se trouve aujourd'hui le modèle pour faire rayonner une agriculture qui est aujourd'hui environnementale, d'un point de vue environnemental, la mieux-disant du monde. Le deuxième enjeu fondamental, il est bien sûr dans la question de la défense, de la science. Et ça, c'est vraiment un enjeu qu'on doit pouvoir porter pied-à-pied, y compris dans le débat médiatique. Quand je vois qu'autour de la loi Duplon, par exemple, vous avez des médias, y compris les médias de service public, qui ont porté un militantisme qui appartenait en réalité à l'extrême-gauche, et qui se fait contre la science. J'ai reçu, moi, parce que j'avais défendu la loi Duplon, des centaines de messages qui me disaient que mon but était de donner des cancers à des enfants. Quand on en arrive là, c'est quand même qu'on est revenu à une forme d'obscurantisme extrêmement dommageable pour la qualité du débat public. Quand on parle de l'acétamiprive, qui était au cœur de la loi Duplon, on parle de substances dont ni l'EFSA, l'agence sanitaire européenne, ni l'ANSES, l'agence sanitaire française, toujours beaucoup plus rigoureuse, n'ont jamais demandé le retrait. Et donc aucune étude scientifique n'a jamais prouvé qu'elle constituait l'occasion d'une corrélation avec le cancer, en tous les cas dans les doses auxquelles elle est envoyée par les agriculteurs aujourd'hui. Donc c'est... C'est vraiment d'une manière totalement obscurantiste d'aborder ces sujets. Tout le monde veut lutter contre les fake news, tout le monde veut lutter contre la désinformation. Mais la réalité de la désinformation, elle se joue dans le fait que des animateurs très médiatiques payés par le service public aujourd'hui mènent le combat pour faire reculer ce que la science nous enseigne. C'est le deuxième grand enjeu. Et le troisième enjeu majeur, il est lié bien sûr, c'est la question de l'éducation. On a un grand enjeu d'éducation aujourd'hui. Et je le dis comme professeur. Je suis introduit comme philosophe, c'est un peu d'honneur pour moi, mais je suis professeur de philosophie. J'ai enseigné pendant 11 ans, et je pense que tous les combats politiques que nous menons aujourd'hui se sont préparés d'abord sur le terrain éducatif et sur le terrain de l'école. Et réapprendre dès l'école la rationalité scientifique, les bases de la compréhension, par exemple des ordres de grandeur. Vous voyez, quand on parle de l'acétamipride en réalité, on voit bien qu'on est devant un pays où la compréhension des ordres de grandeur s'est largement perdue. Voilà. Aujourd'hui, est-ce que l'acétamipride est un poison ? Ben oui, bien sûr, si vous buvez de l'acétamipride tous les matins, vous allez forcément mourir. Mais la question des ordres de grandeur, de la manière dont c'est utilisé, permet de comprendre qu'en fait, ça compte, le simple fait qu'à un certain point, raisonner en termes de degrés permet de changer de nature, ce qui devrait être une évidence absolue pour n'importe quel colléguien, aujourd'hui ne l'est plus par l'effondrement de notre école. Et donc on veut reconstruire la raison commune. Est-ce que vous êtes réellable à la reconstruction d'une vie démocratique apaisée, raisonnable, rationnelle, qui permette de construire les stratégies indispensables pour préparer notre avenir et demain de soutenir tous ceux qui produisent en France plutôt que de leur rendre la vie impossible ? »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés11 mai 2026 au 11 mai 2026 · 1 observation1 passage
Passages où cet élément est explicitement observable.
« je ne sais pas en quoi le grand paradoxe de notre époque c'est que nos démocraties sont peut-être un peu comme dans les années 30 fascinées par les modèles autoritaires et traversées par le scrupule de leur propre impuissance regardant les états les plus totalitaires du monde comme étant capables d'une efficacité dont elles seraient dépourvues mais je ne le crois pas du tout la vérité c'est que prenez l'exemple des mesures sanitaires que nous avons vécues le pass sanitaire ou le pass vaccinal contre lesquels à titre personnel je me suis engagé de manière très vigoureuse j'ai encore voté tout récemment au Parlement européen contre la reconduction du pass sanitaire pour un an qui précisément démontre à quel point nous sommes finalement peu regardants quant aux libertés fondamentales que nous disons pourtant vouloir défendre en réalité ces dispositifs n'ont pas d'efficacité réelle et si on en tire le bilan on verra qu'ils n'ont absolument pas permis de lutter contre l'épidémie ils ont constitué un coût exorbitant en termes de liberté publique mais ils n'ont pas garanti du tout une plus grande efficacité dans la réponse à la situation épidémique que nous traversions il y a une grande irrationnalité il y a un biais psychologique qui est le biais de l'action on croit qu'on sera plus efficace si on multiplie les contraintes et les initiatives et les décisions publiques alors qu'en réalité rien ne le garantit agir plutôt que ne pas agir n'est pas nécessairement une garantie d'efficacité à l'inverse si vous regardez la politique que mène la Chine aujourd'hui qui a poussé jusqu'à la folie la stratégie du zéro Covid et bien on voit que les états autoritaires les états totalitaires je pense qu'on peut à bon droit dire que la Chine est aujourd'hui un état un état happé par le totalitarisme sont en réalité comme la Russie de Vladimir Poutine aujourd'hui sont en réalité dénuées de toute efficacité concrète et que leurs décisions conduisent à des catastrophes y compris du point de vue empirique du résultat je crois que l'état de droit n'est pas du tout antinomique de l'efficacité de l'action publique y compris face à des situations de crise »
youtube.com · Entretien avec François-Xavier BellamyVérifier à 44:24
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
franceinfo — 8h30 franceinfo · Rassemblements d'ultradroite interdits, réindustrialisation et pause réglementaire européenne... Ce qu'il faut retenir de l'interview de François-Xavier BellamyVérifier à 1:13
franceinfo — 8h30 franceinfo · Fin de vie, incendies, présidentielle... Le "8h30 franceinfo" de François-Xavier BellamyVérifier à 13:34
BFMTV · Présidence des LR, rodéos urbains, référendum… L'interview de François-Xavier BellamyVérifier à 15:21
« La question, c'est quelle est la chaîne de responsabilité qui a été défaillante pour qu'on en arrive à ce cambriolage qui, je le redis, n'est pas le cas du siècle. J'ai assez peu d'admiration pour des gens qui sont capables de louer un véhicule de déménagement électrique et de percer une porte-fenêtre. C'est surtout l'incroyable simplicité de ce vol qui est extrêmement inquiétant. »
BFMTV · Louvre, budget, Nicolas Sarkozy...L'interview de François-Xavier Bellamy (LR) en intégralitéVérifier à 3:41
« Ça veut dire qu'aujourd'hui, il y a une jurisprudence européenne qui pèse sur notre droit et qui empêche l'État de prendre les décisions que les Français attendent de lui en matière migratoire. Et oui, ça pose un problème majeur. Aujourd'hui, la CEDH, par exemple, donne... C'est la Cour des droits de l'homme. La Cour européenne des droits de l'homme donne du droit à la vie familiale, une interprétation qui est extrêmement politique. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Rassemblements d'ultradroite interdits, réindustrialisation et pause réglementaire européenne... Ce qu'il faut retenir de l'interview de François-Xavier BellamyVérifier à 6:33
« Le problème n'est pas que nous ne fassions pas le poids. Le problème, c'est la naïveté de politiques qui sont aujourd'hui encore menées et qui désarment nos pays face à la réalité de cette agressivité. Je pense à un exemple en particulier. On parle beaucoup aujourd'hui de la Nouvelle-Calédonie. Quand vous pensez que l'Azerbaïdjan a organisé, à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie, en visioconférence, un colloque sur, je cite, la décolonisation des Outre-mer français. Mais c'est une attaque territoriale. C'est une attaque sur l'intégrité nationale. C'est une attaque sur la souveraineté de la France. C'est une attaque contre notre démocratie et la sécurité de nos processus démocratiques. Est-ce que nous avons réagi ? Est-ce que la France a réagi ? Est-ce que l'Europe a sanctionné l'Azerbaïdjan ? Est-ce que la France a demandé à l'Europe de dénoncer le contrat gazier entre l'Azerbaïdjan et l'Europe ? La réponse est non. »
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franceinfo · Quentin Deranque, a responsibility of the left... An interview with François-Xavier Bellamy