Député européen, vice-président des Républicains·LR
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François-Xavier Bellamy — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
4 avr. 2024 au 25 mai 2026
Questions
150
Entretiens
11
Sources
11
Heures analysées
4,6 h
Répartition sur 150 questions évaluables
Réponse directe
75
Réponse partielle
31
Réponse à côté
44
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 51 à 75 sur 150
Question 51"Il y a un problème de respect de l'autorité" à l'école: l'interview de François-Xavier Bellamy
L'autorité du professeur en classe n'est que ça ?
Réponse partielle
Il y a bien sûr un problème de respect de l'autorité, ça c'est évidemment fondamental. Et vous savez, pendant très longtemps, et c'est toujours le cas aujourd'hui malheureusement, pendant très longtemps, depuis très longtemps, les professeurs subissent cette doctrine de l'éducation nationale qu'on a appelée entre nous le pas de vagues. Dès que quelque chose survient, un incident grave rapporté, rappelons qu'entre 2023 et 2024, entre 2022 et 2023, c'est plus de 50% d'incidents graves qui ont été rapportés dans les écoles primaires. Quand un incident de cette nature survient, tout est fait finalement pour étouffer l'affaire. Et c'est d'ailleurs généralement le professeur qui a rapporté l'inci…
« Il y a bien sûr un problème de respect de l'autorité, ça c'est évidemment fondamental. Et vous savez, pendant très longtemps, et c'est toujours le cas aujourd'hui malheureusement, pendant très longtemps, depuis très longtemps, les professeurs subissent cette doctrine de l'éducation nationale qu'on a appelée entre nous le pas de vagues. Dès que quelque chose survient, un incident grave rapporté, rappelons qu'entre 2023 et 2024, entre 2022 et 2023, c'est plus de 50% d'incidents graves qui ont été rapportés dans les écoles primaires. Quand un incident de cette nature survient, tout est fait finalement pour étouffer l'affaire. Et c'est d'ailleurs généralement le professeur qui a rapporté l'incident, qui se retrouve en difficulté, abandonné par sa hiérarchie. »
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Dates citées4 avr. 2024 au 25 mai 2026 · 19 observations19 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Le problème n'est pas que nous ne fassions pas le poids. Le problème, c'est la naïveté de politiques qui sont aujourd'hui encore menées et qui désarment nos pays face à la réalité de cette agressivité. Je pense à un exemple en particulier. On parle beaucoup aujourd'hui de la Nouvelle-Calédonie. Quand vous pensez que l'Azerbaïdjan a organisé, à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie, en visioconférence, un colloque sur, je cite, la décolonisation des Outre-mer français. Mais c'est une attaque territoriale. C'est une attaque sur l'intégrité nationale. C'est une attaque sur la souveraineté de la France. C'est une attaque contre notre démocratie et la sécurité de nos processus démocratiques. Est-ce que nous avons réagi ? Est-ce que la France a réagi ? Est-ce que l'Europe a sanctionné l'Azerbaïdjan ? Est-ce que la France a demandé à l'Europe de dénoncer le contrat gazier entre l'Azerbaïdjan et l'Europe ? La réponse est non. »
Méthode, périmètre et limitesVersion depth-public-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
14 juil. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Les questions non évaluables restent comptées dans le corpus mais ne reçoivent pas de catégorie publique.
BFMTV · "Il y a un problème de respect de l'autorité" à l'école: l'interview de François-Xavier BellamyVérifier à 3:07
Voir 1 autre passage
« Non mais on voudrait pouvoir dire que ce n'est plus le cas aujourd'hui. Mais la vérité, c'est qu'à votre micro, il y a quelques jours seulement, Mme Belloubet, ministre de l'éducation nationale, refusait de reconnaître que l'État avait une responsabilité dans l'attentat contre Samuel Paty. Ça vous a choqué ? Elle refusait, bien sûr, parce que comment est-ce qu'on ne peut pas admettre que Samuel Paty a été abandonné, qu'il a été abandonné par sa hiérarchie au moment où il était en danger, que malgré les alertes qui pesaient sur sa vie, les menaces qu'il subissait, malgré cela, l'État n'a pas fait son devoir pour protéger son propre fonctionnaire. Ces professeurs qui sont sur le terrain tous les jours, qui ont le courage d'aller travailler malgré cette adversité, je pense, là encore, rien n'a changé à ce proviseur qui a dû démissionner, menacer de mort, parce que, dit-il, et c'est tellement marquant, il voulait protéger son établissement du risque que cela représentait, qui était menacé par des islamistes parce qu'il avait osé faire appliquer la loi sur le voile à l'école, et bien ce proviseur, quand il quitte l'éducation nationale, malgré lui, le rectorat de Paris publie un communiqué scandaleux pour dire qu'il part pour convenance personnelle. Avant qu'on ne connaisse la vérité de cette affaire, c'était ce que le rectorat voulait faire. Il voulait nier la réalité, la gravité de ce qui est en train de se jouer aujourd'hui dans nos établissements scolaires. »
BFMTV · "Il y a un problème de respect de l'autorité" à l'école: l'interview de François-Xavier BellamyVérifier à 4:01
Question 52"Il y a un problème de respect de l'autorité" à l'école: l'interview de François-Xavier Bellamy
Ces 11 milliards, vous dites qu'ils ne seraient pas mieux utilisés dans le public pour par exemple mettre des alarmes anti-intrusions ?
Réponse directe
Non mais encore une fois, c'est l'inverse, Neila Latrousse. Le privé aujourd'hui fait faire des économies à l'État. Et vous avez des parents, vous avez des familles qui avec courage contribuent à financer l'école de leurs enfants alors que l'enseignement public est déjà financé par leurs impôts, qui contribuent à la scolarité de leurs enfants en les mettant dans le privé. Et ça, c'est une économie pour l'État. Donc le sujet n'est pas les moyens. Et si on veut casser le privé, c'est sans doute parce qu'en réalité, et ça pour le coup, ça devrait tous nous empêcher de dormir, on vit aujourd'hui en France une injustice majeure qui est l'inégalité scolaire. On a aujourd'hui le système le plus in…
« Non mais encore une fois, c'est l'inverse, Neila Latrousse. Le privé aujourd'hui fait faire des économies à l'État. Et vous avez des parents, vous avez des familles qui avec courage contribuent à financer l'école de leurs enfants alors que l'enseignement public est déjà financé par leurs impôts, qui contribuent à la scolarité de leurs enfants en les mettant dans le privé. Et ça, c'est une économie pour l'État. Donc le sujet n'est pas les moyens. Et si on veut casser le privé, c'est sans doute parce qu'en réalité, et ça pour le coup, ça devrait tous nous empêcher de dormir, on vit aujourd'hui en France une injustice majeure qui est l'inégalité scolaire. On a aujourd'hui le système le plus inégalitaire de tout l'OCDE. Et ça, c'est révoltant en effet. Mais ce n'est pas de la faute du privé, c'est de la faute du fait qu'aujourd'hui, notre système d'éducation publique est en crise profonde à cause de l'idéologie que la gauche a porté pendant très longtemps. Vous dites que ce n'est pas une question de moyens. »
BFMTV · "Il y a un problème de respect de l'autorité" à l'école: l'interview de François-Xavier BellamyVérifier à 6:37
Question 53"Il y a un problème de respect de l'autorité" à l'école: l'interview de François-Xavier Bellamy
Moi non, je n'ai pas eu l'occasion de me sentir moi-même menacé, mais 15 jours après ma première rentrée, dans le lycée où j'enseignais, un jeune a été tué devant la porte du lycée à coup de tournevis. Et j'avais eu l'occasion d'écrire, à ce moment-là, j'étais tout jeune professeur, j'avais eu l'occasion d'écrire pour tenter de comprendre, comme un jeune prof, pourquoi la crise de l'école conduit aussi à cette violence. Parce que là où on ne transmet plus la culture, là où l'autorité de la transmission, l'autorité des professeurs n'est plus respectée, il ne faut pas s'étonner de voir ressurgir le contraire de la culture, c'est-à-dire une forme de barbarie, d'en sauvagement.
« Moi non, je n'ai pas eu l'occasion de me sentir moi-même menacé, mais 15 jours après ma première rentrée, dans le lycée où j'enseignais, un jeune a été tué devant la porte du lycée à coup de tournevis. Et j'avais eu l'occasion d'écrire, à ce moment-là, j'étais tout jeune professeur, j'avais eu l'occasion d'écrire pour tenter de comprendre, comme un jeune prof, pourquoi la crise de l'école conduit aussi à cette violence. Parce que là où on ne transmet plus la culture, là où l'autorité de la transmission, l'autorité des professeurs n'est plus respectée, il ne faut pas s'étonner de voir ressurgir le contraire de la culture, c'est-à-dire une forme de barbarie, d'en sauvagement. »
BFMTV · "Il y a un problème de respect de l'autorité" à l'école: l'interview de François-Xavier BellamyVérifier à 2:32
Question 54"Il y a un problème de respect de l'autorité" à l'école: l'interview de François-Xavier Bellamy
Il y a eu ce rapport cette semaine sur le financement, notamment de l'école privée. Je résume, l'État donne beaucoup, sans savoir précisément combien, et contrôle mal comment cet argent est utilisé. François-Xavier Bellamy, est-ce qu'il faut moins donner au privé pour plus donner au public ?
Réponse directe
Bien sûr que non. Quand je lis le rapport de ces deux députés, l'un Renaissance, l'autre LFI, si je ne me trompe pas, j'ai l'impression qu'ils veulent simplement abroger la liberté d'enseignement. Parce qu'en fait, regardons les choses en face, ce n'est pas un problème de budget. L'enseignement privé en France, c'est des économies pour l'État. Ça économise chaque année 9 milliards d'euros à l'État. Si on avait aujourd'hui le coût d'un élève dans le public, aligné sur le coût d'un élève dans le privé, l'État ferait 19 milliards d'économies par an. Donc le sujet n'est pas les moyens, et le sujet n'est pas que la liberté d'enseignement, qui est un principe fondamental dans notre démocratie, co…
« Bien sûr que non. Quand je lis le rapport de ces deux députés, l'un Renaissance, l'autre LFI, si je ne me trompe pas, j'ai l'impression qu'ils veulent simplement abroger la liberté d'enseignement. Parce qu'en fait, regardons les choses en face, ce n'est pas un problème de budget. L'enseignement privé en France, c'est des économies pour l'État. Ça économise chaque année 9 milliards d'euros à l'État. »
BFMTV · "Il y a un problème de respect de l'autorité" à l'école: l'interview de François-Xavier BellamyVérifier à 5:50Voir 1 autre passage
« Si on avait aujourd'hui le coût d'un élève dans le public, aligné sur le coût d'un élève dans le privé, l'État ferait 19 milliards d'économies par an. Donc le sujet n'est pas les moyens, et le sujet n'est pas que la liberté d'enseignement, qui est un principe fondamental dans notre démocratie, coûterait trop cher à l'État. Ça n'est pas le cas, au contraire. »
BFMTV · "Il y a un problème de respect de l'autorité" à l'école: l'interview de François-Xavier BellamyVérifier à 6:13
Question 55"Il y a un problème de respect de l'autorité" à l'école: l'interview de François-Xavier Bellamy
François-Xavier Bellamy, j'aimerais vous entendre sur deux sujets internationaux. D'abord, la Russie, avec ce coup de fil hier entre le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, et son homologue russe, Sergei Shoigu. Il ne s'était pas parlé depuis octobre 2022. Est-ce qu'il faut continuer à parler aux Russes alors que, manifestement, il raconte une histoire toute personnelle sur ce coup de fil en affirmant que Paris s'est engagé à discuter de l'avenir de l'Ukraine avec Moscou, ce que la France dément très fermement ?
Réponse partielle
Ce qui est absolument fondamental, c'est de ne jamais, comme ça a pu être le cas par le passé, chercher à mettre en scène une diplomatie. La diplomatie, elle doit faire du bien, mais sans faire de bruit. Il faut parler oui ou non aux Russes ? Il y a beaucoup de sujets sur lesquels on a eu l'occasion de le dire tout récemment. Quand un attentat terrible a frappé Moscou, les populations civiles de Moscou, elles sont comme les populations civiles de Paris, prises pour cible par le terrorisme islamiste. Et si une coopération peut permettre de protéger nos pays sur ce sujet, c'est évidemment nécessaire. Pour le reste, la discussion ne peut s'engager que sur une base extrêmement claire.
« Ce qui est absolument fondamental, c'est de ne jamais, comme ça a pu être le cas par le passé, chercher à mettre en scène une diplomatie. La diplomatie, elle doit faire du bien, mais sans faire de bruit. Il faut parler oui ou non aux Russes ? Il y a beaucoup de sujets sur lesquels on a eu l'occasion de le dire tout récemment. Quand un attentat terrible a frappé Moscou, les populations civiles de Moscou, elles sont comme les populations civiles de Paris, prises pour cible par le terrorisme islamiste. Et si une coopération peut permettre de protéger nos pays sur ce sujet, c'est évidemment nécessaire. Pour le reste, la discussion ne peut s'engager que sur une base extrêmement claire. »
BFMTV · "Il y a un problème de respect de l'autorité" à l'école: l'interview de François-Xavier BellamyVérifier à 13:30
Question 56"Il y a un problème de respect de l'autorité" à l'école: l'interview de François-Xavier Bellamy
C'est une arme que vous n'utiliserez pas ?
Réponse à côté
Mais on va voir ce que le gouvernement propose. Nous, on n'est pas là pour créer du désordre. Mais aujourd'hui, la réalité, c'est que nous sommes inquiets de voir ce gouvernement qui cherche à se défausser de sa dérive budgétaire en allant chercher encore plus de moyens dans les poches des Français. Quand j'entends, pardon de le dire, le Premier ministre parler d'aller taxer la rente, mais de quoi on parle ? De quoi parle Gabriel Attal quand il parle de la rente ? Il parle des retraités qui ont épargné toute leur vie, qui ont travaillé toute leur vie, qui ont aujourd'hui... Ah ben non, pardon, moi je ne comprends pas du tout. Il a nommé quatre députés pour aller chercher l'argent. Moi, je s…
« Mais on va voir ce que le gouvernement propose. Nous, on n'est pas là pour créer du désordre. Mais aujourd'hui, la réalité, c'est que nous sommes inquiets de voir ce gouvernement qui cherche à se défausser de sa dérive budgétaire en allant chercher encore plus de moyens dans les poches des Français. Quand j'entends, pardon de le dire, le Premier ministre parler d'aller taxer la rente, mais de quoi on parle ? De quoi parle Gabriel Attal quand il parle de la rente ? Il parle des retraités qui ont épargné toute leur vie, qui ont travaillé toute leur vie, qui ont aujourd'hui... »
BFMTV · "Il y a un problème de respect de l'autorité" à l'école: l'interview de François-Xavier BellamyVérifier à 11:24Voir 2 autres passages
« Ah ben non, pardon, moi je ne comprends pas du tout. »
BFMTV · "Il y a un problème de respect de l'autorité" à l'école: l'interview de François-Xavier BellamyVérifier à 11:55
« Il a nommé quatre députés pour aller chercher l'argent. Moi, je suis désolé de le dire. Mais ils ont dit qu'ils ne toucheraient pas »
BFMTV · "Il y a un problème de respect de l'autorité" à l'école: l'interview de François-Xavier BellamyVérifier à 11:59
Question 57"Il y a un problème de respect de l'autorité" à l'école: l'interview de François-Xavier Bellamy
Est-ce que l'une des solutions est aussi là ?
Réponse directe
Bien sûr que non. Quand je lis le rapport de ces deux députés, l'un Renaissance, l'autre LFI, si je ne me trompe pas, j'ai l'impression qu'ils veulent simplement abroger la liberté d'enseignement. Parce qu'en fait, regardons les choses en face, ce n'est pas un problème de budget. L'enseignement privé en France, c'est des économies pour l'État. Ça économise chaque année 9 milliards d'euros à l'État. Si on avait aujourd'hui le coût d'un élève dans le public, aligné sur le coût d'un élève dans le privé, l'État ferait 19 milliards d'économies par an. Donc le sujet n'est pas les moyens, et le sujet n'est pas que la liberté d'enseignement, qui est un principe fondamental dans notre démocratie, co…
« Bien sûr que non. Quand je lis le rapport de ces deux députés, l'un Renaissance, l'autre LFI, si je ne me trompe pas, j'ai l'impression qu'ils veulent simplement abroger la liberté d'enseignement. Parce qu'en fait, regardons les choses en face, ce n'est pas un problème de budget. L'enseignement privé en France, c'est des économies pour l'État. Ça économise chaque année 9 milliards d'euros à l'État. »
BFMTV · "Il y a un problème de respect de l'autorité" à l'école: l'interview de François-Xavier BellamyVérifier à 5:50Voir 1 autre passage
« Si on avait aujourd'hui le coût d'un élève dans le public, aligné sur le coût d'un élève dans le privé, l'État ferait 19 milliards d'économies par an. Donc le sujet n'est pas les moyens, et le sujet n'est pas que la liberté d'enseignement, qui est un principe fondamental dans notre démocratie, coûterait trop cher à l'État. Ça n'est pas le cas, au contraire. »
BFMTV · "Il y a un problème de respect de l'autorité" à l'école: l'interview de François-Xavier BellamyVérifier à 6:13
Question 58"Il y a un problème de respect de l'autorité" à l'école: l'interview de François-Xavier Bellamy
Bonjour François-Xavier Bellamy, vous êtes la tête de liste des Républicains pour les Européennes. Merci d'être sur RMC et FM TV ce matin, on va parler d'école, parce qu'il se trouve que vous êtes aussi enseignant. Vous avez enseigné dans le public, dans le privé, et l'actualité est hélas tristement marquée chaque jour ou presque par un incident grave hier, mardi plutôt, une élève gravement agressée devant son collège de Montpellier par des adolescentes à peu près du même âge, 13-14 ans. La semaine d'avant, c'est un proviseur qui quitte ses fonctions parce que menacé de mort. Les messageries internes sont suspendues après des cybermenaces, des élèves et enseignants qui ont reçu les vidéos de décapitation. Est-ce que l'école est encore un sanctuaire ?
Réponse directe
Bien sûr que non. L'école est aujourd'hui traversée par une violence absolument terrible. Et ce qui est arrivé à Samara, et je pense à elle, à sa famille, à Montpellier, c'est malheureusement une histoire qui se répète tous les jours. Vous savez, j'ai fait ce petit exercice avant de venir ici, je me suis penché avec la presse quotidienne régionale sur les actualités qui sont survenues à l'école rien que ces derniers jours. Le 25 mars, c'est une enseignante de primaire à Avignon qui était frappée par deux élèves et les pompiers ont dû intervenir. Le 15 mars, à Chenov, un collégien a pris en otage sa principale avec un couteau de cuisine. Le 12 mars, une attaque au couteau est intervenue entr…
« Bien sûr que non. L'école est aujourd'hui traversée par une violence absolument terrible. Et ce qui est arrivé à Samara, et je pense à elle, à sa famille, à Montpellier, c'est malheureusement une histoire qui se répète tous les jours. Vous savez, j'ai fait ce petit exercice avant de venir ici, je me suis penché avec la presse quotidienne régionale sur les actualités qui sont survenues à l'école rien que ces derniers jours. Le 25 mars, c'est une enseignante de primaire à Avignon qui était frappée par deux élèves et les pompiers ont dû intervenir. Le 15 mars, à Chenov, un collégien a pris en otage sa principale avec un couteau de cuisine. Le 12 mars, une attaque au couteau est intervenue entre deux parents d'élèves à la sortie d'une école. Le 6 mars, les professeurs de Nîmes ont dû demander la délocalisation de leur école après des fusillades devant leur école et dans leur école. Le 5 mars, à Cachan, des élèves ont lancé des cocktails Molotov sur leur collège. La voiture de police qui est intervenue a été retournée en pleine rue. C'est tous les jours, tous les jours, que la violence... »
BFMTV · "Il y a un problème de respect de l'autorité" à l'école: l'interview de François-Xavier BellamyVérifier à 0:39Voir 1 autre passage
« Et au fond, on a le sentiment, et vous savez, ce qui est frappant, c'est de voir les réactions de l'Éducation nationale. Nicolette Belloubet, quand une principale est prise en otage par un élève avec un couteau de cuisine qui se revendique du Bataclan, elle dit qu'au fond, les procédures de sécurité ont été correctement respectées et que tout a bien fonctionné. Mais on a le sentiment que ce ministère ferme les yeux sur la réalité de cette violence. »
BFMTV · "Il y a un problème de respect de l'autorité" à l'école: l'interview de François-Xavier BellamyVérifier à 1:32
Question 59"Il y a un problème de respect de l'autorité" à l'école: l'interview de François-Xavier Bellamy
Vous dites qu'on n'est pas comptable du bilan, même si on a voté un certain nombre de mesures coûteuses.
Réponse à côté
Heureusement qu'on n'est pas comptable du bilan. Ça fait des années qu'on propose au gouvernement des mesures d'économie. Je le redis, je le répète encore, on a un contre-budget proposé par les Républicains. Vous pouvez le consulter. Il a été proposé il y a des mois. Le gouvernement l'a regardé avec ironie. Et aujourd'hui, on voit le dérapage budgétaire. Mais nous, nous ne disons pas que les économies, il faut les faire en augmentant les taxes ou en maintenant la fiscalité au niveau d'asphyxie auquel elle est aujourd'hui. Parce que c'est ça la vérité. Mais on a, c'est très simple, Naïla Latrousse, on a aujourd'hui une France qui est championne du monde des impôts. Il n'y a pas de pays au mo…
« Heureusement qu'on n'est pas comptable du bilan. Ça fait des années qu'on propose au gouvernement des mesures d'économie. Je le redis, je le répète encore, on a un contre-budget proposé par les Républicains. Vous pouvez le consulter. Il a été proposé il y a des mois. Le gouvernement l'a regardé avec ironie. Et aujourd'hui, on voit le dérapage budgétaire. Mais nous, nous ne disons pas que les économies, il faut les faire en augmentant les taxes ou en maintenant la fiscalité au niveau d'asphyxie auquel elle est aujourd'hui. Parce que c'est ça la vérité. Mais on a, c'est très simple, Naïla Latrousse, on a aujourd'hui une France qui est championne du monde des impôts. Il n'y a pas de pays au monde où les prélèvements obligatoires soient plus importants que chez nous. Donc le sujet, et quand j'entends, pardon, quand j'entends, moi, les parlementaires Renaissance qui se lancent maintenant dans le concours d'idées pour trouver de nouvelles taxes, je me dis que ce pays devient fou, que ce gouvernement devient fou. »
BFMTV · "Il y a un problème de respect de l'autorité" à l'école: l'interview de François-Xavier BellamyVérifier à 10:08
Question 60"Il y a un problème de respect de l'autorité" à l'école: l'interview de François-Xavier Bellamy
Est-ce que, pour autant, en période de déficit, 700 millions d'euros d'économies sur le budget de l'éducation, c'est une erreur ?
Réponse à côté
Le problème... Le vrai problème de l'école aujourd'hui, je le redis, ce n'est pas d'abord les moyens. Il y a un vrai sujet d'allocation des moyens, de répartition des moyens. Ça, oui, c'est une certitude. Vous savez, l'éducation nationale, c'est l'un des plus grands employeurs du monde. C'est 1,2 million de fonctionnaires. Et sur ce nombre de fonctionnaires, vous en avez environ 250 à 300 000 qui n'est jamais devant un élève. Ce qui fait qu'à la fin, vous avez des professeurs qui, sur le terrain, sont épuisés, sont mal payés, sont fragilisés. Mais derrière, vous avez une structure. C'est comme à l'hôpital. C'est comme dans la santé. C'est comme, finalement, dans la police ou la justice. Vou…
« Le vrai problème de l'école aujourd'hui, je le redis, ce n'est pas d'abord les moyens. Il y a un vrai sujet d'allocation des moyens, de répartition des moyens. Ça, oui, c'est une certitude. Vous savez, l'éducation nationale, c'est l'un des plus grands employeurs du monde. C'est 1,2 million de fonctionnaires. Et sur ce nombre de fonctionnaires, vous en avez environ 250 à 300 000 qui n'est jamais devant un élève. Ce qui fait qu'à la fin, vous avez des professeurs qui, sur le terrain, sont épuisés, sont mal payés, sont fragilisés. Mais derrière, vous avez une structure. C'est comme à l'hôpital. C'est comme dans la santé. C'est comme, finalement, dans la police ou la justice. Vous avez un État qui concentre trop de moyens pour l'administration et pas assez pour l'action. »
BFMTV · "Il y a un problème de respect de l'autorité" à l'école: l'interview de François-Xavier BellamyVérifier à 7:40
Question 61"Il y a un problème de respect de l'autorité" à l'école: l'interview de François-Xavier Bellamy
Mais quand je vous entends, vous dites que ce gouvernement devient fou, le bilan est désastreux de ce que j'entends. Je ne comprends pas. Qu'est-ce qui vous retient ?
Réponse à côté
Mais heureusement, c'est ce réquisitoire. Non, mais la suite logique, c'est la motion de censure. Mais nous, on a cette arme entre nos mains et notre seul et unique objectif, c'est de protéger les Français. De protéger les Français de toute nouvelle hausse de taxes et d'infos.
« Mais heureusement, c'est ce réquisitoire. Non, mais la suite logique, c'est la motion de censure. »
BFMTV · "Il y a un problème de respect de l'autorité" à l'école: l'interview de François-Xavier BellamyVérifier à 11:08Voir 1 autre passage
« Mais nous, on a cette arme entre nos mains et notre seul et unique objectif, c'est de protéger les Français. De protéger les Français de toute nouvelle hausse de taxes et d'infos. »
BFMTV · "Il y a un problème de respect de l'autorité" à l'école: l'interview de François-Xavier BellamyVérifier à 11:14
Question 62"Il y a un problème de respect de l'autorité" à l'école: l'interview de François-Xavier Bellamy
C'est là qu'il faut chercher les économies dans l'administration puisque Bruno Le Maire recherche plusieurs milliards d'euros. Est-ce que vous avez des idées chez Les Républicains sur où est-ce que ces économies peuvent être faites ?
Réponse partielle
Mais c'est évidemment qu'on a des idées. Ça fait des années qu'on propose des mesures d'économie pour l'État parce que la seule question que le gouvernement n'affronte pas, c'est la question fondamentale, c'est comment faire faire des économies à l'État. Je vois bien que le dérapage budgétaire incroyable que le gouvernement vient d'annoncer. 20 milliards de déficits supplémentaires par rapport à ce qui était prévu. Une trajectoire budgétaire absolument unique en Europe. Dans cette situation où la dette publique explose, où le déficit continue de déraper, ça y est, on est parti pour le concours. Vous dites l'administration.
« Mais c'est évidemment qu'on a des idées. Ça fait des années qu'on propose des mesures d'économie pour l'État parce que la seule question que le gouvernement n'affronte pas, c'est la question fondamentale, c'est comment faire faire des économies à l'État. Je vois bien que le dérapage budgétaire incroyable que le gouvernement vient d'annoncer. 20 milliards de déficits supplémentaires par rapport à ce qui était prévu. Une trajectoire budgétaire absolument unique en Europe. Dans cette situation où la dette publique explose, où le déficit continue de déraper, ça y est, on est parti pour le concours. Vous dites l'administration. »
BFMTV · "Il y a un problème de respect de l'autorité" à l'école: l'interview de François-Xavier BellamyVérifier à 8:27
Question 63"Il y a un problème de respect de l'autorité" à l'école: l'interview de François-Xavier Bellamy
C'est un partenaire de bonne foi, la Russie ?
Réponse directe
Bien sûr que non. Personne ne peut croire que la Russie soit de bonne foi aujourd'hui. Cela étant dit, évidemment, si on ne fait de la diplomatie qu'avec les gens qui sont de parfaite bonne foi, on ne fait plus de diplomatie du tout. Donc le sujet, c'est de chercher à trouver les voies pour soutenir le peuple ukrainien dans son combat pour retrouver sa liberté et sa souveraineté. Et cette question-là, elle doit supposer l'engagement de tous les alliés. si ça passe aussi par la diplomatie, d'une certaine manière, c'est évidemment nécessaire.
« Bien sûr que non. Personne ne peut croire que la Russie soit de bonne foi aujourd'hui. Cela étant dit, évidemment, si on ne fait de la diplomatie qu'avec les gens qui sont de parfaite bonne foi, on ne fait plus de diplomatie du tout. Donc le sujet, c'est de chercher à trouver les voies pour soutenir le peuple ukrainien dans son combat pour retrouver sa liberté et sa souveraineté. Et cette question-là, elle doit supposer l'engagement de tous les alliés. si ça passe aussi par la diplomatie, d'une certaine manière, c'est évidemment nécessaire. »
BFMTV · "Il y a un problème de respect de l'autorité" à l'école: l'interview de François-Xavier BellamyVérifier à 14:04
Question 64"Il y a un problème de respect de l'autorité" à l'école: l'interview de François-Xavier Bellamy
Mais dans le même temps, si je regarde ce qu'ont fait vos troupes à l'Assemblée et au Sénat, elles ont voté l'intégralité des dispositifs de dépense quasiment de ces derniers temps. Je parle par exemple du bouclier énergétique qui avait été voté par vos troupes à l'Assemblée nationale. Le projet de loi sur le pouvoir d'achat à l'été 2022 avait été voté aussi. La revalorisation du point d'indice des fonctionnaires. J'ajoute, vous proposiez même de baisser toutes les taxes sur le carburant pour arriver à 1,50€ le litre. Ça aurait coûté 50 milliards d'euros. Est-ce que franchement, vous êtes les mieux placés, François-Xavier Bénamie, pour donner des leçons de bonne gestion budgétaire ?
Réponse directe
Simultanément, Néhela Latrousse, nos parlementaires ont mis sur la table depuis des années des propositions de dizaines de milliards d'euros d'économie. 25 milliards proposés l'année dernière sur le train de vie de l'État. Parce que le problème, il est là. Vous parliez de la fiscalité, mais nous n'en pouvons plus de cette situation effectivement scandaleuse dans laquelle l'État prélève toujours plus d'argent aux Français, continue d'endetter toujours plus les générations futures, mettant en danger notre système financier aujourd'hui même, et en même temps n'arrive pas à produire les services publics essentiels qui sont tous fragilisés pour les Français. C'est ça le grand drame aujourd'hui.
« Simultanément, Néhela Latrousse, nos parlementaires ont mis sur la table depuis des années des propositions de dizaines de milliards d'euros d'économie. 25 milliards proposés l'année dernière sur le train de vie de l'État. Parce que le problème, il est là. Vous parliez de la fiscalité, mais nous n'en pouvons plus de cette situation effectivement scandaleuse dans laquelle l'État prélève toujours plus d'argent aux Français, continue d'endetter toujours plus les générations futures, mettant en danger notre système financier aujourd'hui même, et en même temps n'arrive pas à produire les services publics essentiels qui sont tous fragilisés pour les Français. C'est ça le grand drame aujourd'hui. »
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Question 65"Il y a un problème de respect de l'autorité" à l'école: l'interview de François-Xavier Bellamy
Et j'aimerais aussi vous entendre sur Gaza. François-Xavier Bellamy, est-ce qu'il faut, comme un certain nombre de pays européens, que la France suspende ses exportations d'armes à Israël ?
Réponse à côté
Israël, dans cette affaire, rappelons-le parce que... Moi, je vois des forces politiques qui semblent en France l'avoir oublié. Israël, dans cette affaire, est attaquée. Le 7 octobre est une agression subie par Israël sur son sol, l'Église islamiste a décidé de jeter en enfer les populations civiles de Gaza. Mais vous savez que cette situation pourrait s'arrêter immédiatement. Il suffirait que le Hamas libère les otages israéliens qu'il détient toujours aujourd'hui. Il aurait suffi que le Hamas ne lance pas cette opération du 7 octobre qui est un attentat islamiste absolument révoltant. Et je reviens du Liban, je vois à quel point aujourd'hui le Liban lui aussi est pris en otage par le Hezb…
« Israël, dans cette affaire, rappelons-le parce que... »
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« Moi, je vois des forces politiques qui semblent en France l'avoir oublié. Israël, dans cette affaire, est attaquée. Le 7 octobre est une agression subie par Israël sur son sol, »
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« l'Église islamiste a décidé de jeter en enfer les populations civiles de Gaza. »
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Question 66Louvre, budget, Nicolas Sarkozy...L'interview de François-Xavier Bellamy (LR) en intégralité
quand je vous écoute, quand je vous lis, vous dites que c'est une soumission, ce sont vos mots, pas les miens, une soumission à une gauche minoritaire. En fait, quand je vous lis, quand je vous écoute, j'ai l'impression que vous êtes aussi intransigeant que la gauche. En fait, c'est votre programme, rien que votre programme. Je rappelle quand même que vous n'êtes que 50 députés.
Réponse directe
Bien sûr, c'est pour ça qu'on n'a jamais revendiqué d'exercer le pouvoir aujourd'hui. Et je pense que le problème aujourd'hui, c'est que... On a fait d'immenses concessions, Laurent Neumann. Le cœur de notre projet, ce serait de baisser. De baisser massivement la dépense publique et de baisser massivement la fiscalité. Ça fait un an qu'on essaye, à l'Assemblée nationale, de tout faire, simplement pour éviter d'aggraver la fiscalité et d'aggraver la dépense publique. Le jour où nous aurons une majorité, on n'en restera pas là.
« On a fait d'immenses concessions, Laurent Neumann. Le cœur de notre projet, ce serait de baisser. De baisser massivement la dépense publique et de baisser massivement la fiscalité. Ça fait un an qu'on essaye, à l'Assemblée nationale, de tout faire, simplement pour éviter d'aggraver la fiscalité et d'aggraver la dépense publique. Le jour où nous aurons une majorité, on n'en restera pas là. »
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Question 67SIA 2026 : François Xavier Bellamy, député européen LR — entretien Gil Rivière-Wekstein
Alors j'aurais une deuxième question. À partir du principe de Poucaution, j'ai comme une impression, mon sentiment, que la France a été dirigée par ce que Hans Jonas appelle l'heuristique de la peur. C'est-à-dire que toutes les décisions politiques se font en fonction d'une peur éventuée de ce qui pourrait éventuellement arriver dans le futur. Et que finalement, en faisant ça, on a perdu ce que j'appellerais plutôt l'heuristique de l'audace. Comment faire pour retrouver l'heuristique de l'audace ?
Réponse directe
Il faut commencer par comprendre une chose assez fondamentale, que le principe de précaution joue contre lui-même, parce que la plus grande désimprudence aujourd'hui, c'est l'excès de prudence. La plus grande désimprudence, c'est celle qui consiste à arrêter d'innover, arrêter de créer, arrêter de produire, arrêter d'inventer, arrêter de se projeter dans l'avenir, parce que si on en reste à cette espèce de crispation que nous connaissons aujourd'hui, alors notre avenir s'éclatera ailleurs, dans d'autres capitales du monde, dans d'autres grandes puissances mondiales. Le paradoxe, c'est que le maximum de la prudence, c'est le maximum de l'imprudence aujourd'hui. Et je pense que c'est vraiment…
« Il faut commencer par comprendre une chose assez fondamentale, que le principe de précaution joue contre lui-même, parce que la plus grande désimprudence aujourd'hui, c'est l'excès de prudence. La plus grande désimprudence, c'est celle qui consiste à arrêter d'innover, arrêter de créer, arrêter de produire, arrêter d'inventer, arrêter de se projeter dans l'avenir, parce que si on en reste à cette espèce de crispation que nous connaissons aujourd'hui, alors notre avenir s'éclatera ailleurs, dans d'autres capitales du monde, dans d'autres grandes puissances mondiales. Le paradoxe, c'est que le maximum de la prudence, c'est le maximum de l'imprudence aujourd'hui. Et je pense que c'est vraiment cette logique-là qu'il faut redécouvrir. Vous avez raison de le dire, le principe de précaution a été un principe d'inhibition pendant longtemps, inhibition de l'innovation, de la création, de la production, de la liberté. Et c'est la raison pour laquelle, avec Bruno Retailleux, la proposition qu'on a faite cette semaine au sein de l'agriculture, parmi les propositions qu'on fait pour l'avenir de l'agriculture, la première d'entre elles, c'est une révision constitutionnelle pour supprimer le principe de précaution. Ce qui devrait valoir aujourd'hui dans notre vie collective, c'est ce principe qu'évoqua Antion Asselineau, le principe de responsabilité. Si vous avez fait du tort, si vous avez commis une faute, si vous avez commis des crimes, vous devez en être rendu responsable. Et le principe de précaution, c'est celui qui se place avant l'action. Ça n'a pas de sens. Il faut retrouver le sens de la liberté, liberté veut dire responsabilité, mais liberté, c'est d'abord précisément le fait que chaque acteur, là où il est, dans son champ, dans sa ferme, dans son ministère, dans son parlement, dans sa mairie, chaque acteur prend ses décisions en sachant qu'il devra en répondre, mais en sachant aussi que, souvent, la chose qui rend le plus irresponsable, c'est d'abord de ne pas agir au moment où il le faudrait. »
youtube.com · SIA 2026 : François Xavier Bellamy, député européen LR — entretien Gil Rivière-WeksteinVérifier à 6:11
Question 68TAT: Entretien avec François-Xavier Bellamy
On conquiert sa liberté. Stéphane Zweck, dans Le Monde d'hier, explique lui aussi que des natures individuellement productives peuvent se passer de l'enseignement universitaire, qu'il peut même agir sur elles comme une entrave. Alors, il l'a lui-même éprouvé. Finalement, que répondez-vous à tous ces artistes, ces créateurs assoiffés et qui pourtant s'ennuient à l'école, qui s'ennuient finalement à fabriquer des éoliennes en plastique, on pourrait le dire ?
Réponse directe
Alors, Stéphane Zweck, il faut le rappeler, avait connu une époque où l'enseignement secondaire était d'une extraordinaire exigence. Et de fait, du coup, il vit l'université, c'est ce qu'il raconte dans son autobiographie, comme un moment un peu douloureux où il a envie de passer à autre chose qu'à la simple réception des savoirs qu'il possède déjà. Et donc, on peut comprendre que, évidemment, le temps de l'éducation puisse avoir un côté pénible et beaucoup d'élèves le vivent. Le temps de l'éducation a un côté ennuyeux, on a envie de découvrir la vraie vie, de rentrer dans la vraie vie. Mais ce qui est certain, et Stéphane Zweck l'a évidemment vécu, c'est que pour devenir créatif, justement…
« Alors, Stéphane Zweck, il faut le rappeler, avait connu une époque où l'enseignement secondaire était d'une extraordinaire exigence. Et de fait, du coup, il vit l'université, c'est ce qu'il raconte dans son autobiographie, comme un moment un peu douloureux où il a envie de passer à autre chose qu'à la simple réception des savoirs qu'il possède déjà. Et donc, on peut comprendre que, évidemment, le temps de l'éducation puisse avoir un côté pénible et beaucoup d'élèves le vivent. Le temps de l'éducation a un côté ennuyeux, on a envie de découvrir la vraie vie, de rentrer dans la vraie vie. Mais ce qui est certain, et Stéphane Zweck l'a évidemment vécu, c'est que pour devenir créatif, justement, pour devenir un grand artiste, il faut d'abord avoir beaucoup reçu. Et Stéphane Zweck lui-même dit sa dette à tous les grands auteurs qu'il a pu lire, à tout l'héritage qu'il a pu recevoir. Comment voulez-vous devenir un grand romancier, un grand historien comme Zweck si vous n'avez pas d'abord reçu une maîtrise de la langue, une richesse du vocabulaire, une pratique de la langue dans l'expérience d'autres auteurs ? On ne devient vraiment auteur soi-même que parce qu'on a d'abord reçu. Et je crois que tous les artistes savent le dire bien mieux que je ne le saurais, on n'est jamais immédiatement créatif et on n'est jamais immédiatement libre. Et là encore, c'est ce grand mystère de l'existence humaine que pour accomplir sa propre créativité, il faut d'abord beaucoup recevoir. »
youtube.com · TAT: Entretien avec François-Xavier BellamyVérifier à 7:32Voir 1 autre passage
« L'autorité, c'est l'altérité, c'est la rencontre avec l'autre. Et c'est toujours par la rencontre avec l'autre, avec l'altérité de l'autre, qu'on peut gagner son autorité, c'est-à-dire la fécondité de ce qu'il peut nous donner. Vous savez que l'autorité vient du mot aoctoritas en latin, qui veut dire aogere. J'espère que le latin sera encore une source de richesse pour les générations qui viendront justement. Comprendre le sens du mot autorité, c'est comprendre que l'autorité, c'est ce qui m'augmente de moi-même. L'autorité, c'est ce qui me fait grandir. Et c'est le propre des grands auteurs qu'ils nous font grandir dans notre propre liberté. Lire des grands auteurs et les rencontrer, lire des grands artistes, c'est devenir vraiment plus libre. »
youtube.com · TAT: Entretien avec François-Xavier BellamyVérifier à 8:46
Question 69Louvre, budget, Nicolas Sarkozy...L'interview de François-Xavier Bellamy (LR) en intégralité
Je vous pose la question. Parce qu'Éric Ciotti a écrit à Bruno Retailleau pour lui proposer une union sincère. Jordan Bardella, qui était à ce micro il y a quelques jours, disait que s'il lui manquait quelques députés, il tendrait la main aux Républicains pour faire une éventuelle majorité pour aller à Matignon. C'est très gentil, mais nous n'avons pas vocation à être une force d'appoint. Est-ce que vous êtes prêt à travailler avec le Rassemblement national ?
Réponse directe
Nous n'avons pas vocation à être une force d'appoint. Nous sommes le parti qui représente les électeurs de droite en France et tous les électeurs plus largement qui veulent que la France se sorte de la crise actuelle. Et la crise actuelle, elle a été produite par les Républicains. Par quoi ? Par un excès de dépenses publiques et un excès de fiscalité. On le disait à l'instant. Sur le sujet que nous évoquons aujourd'hui, Marine Le Pen, d'accord, vous le rappeliez, avec Jean-Luc Mélenchon.
« Nous n'avons pas vocation à être une force d'appoint. Nous sommes le parti qui représente les électeurs de droite en France et tous les électeurs plus largement qui veulent que la France se sorte de la crise actuelle. Et la crise actuelle, elle a été produite par les Républicains. Par quoi ? Par un excès de dépenses publiques et un excès de fiscalité. On le disait à l'instant. Sur le sujet que nous évoquons aujourd'hui, Marine Le Pen, d'accord, vous le rappeliez, avec Jean-Luc Mélenchon. »
youtube.com · Louvre, budget, Nicolas Sarkozy...L'interview de François-Xavier Bellamy (LR) en intégralitéVérifier à 15:40
Question 70Quentin Deranque, a responsibility of the left... An interview with François-Xavier Bellamy
Vous voulez dire que les universités françaises sont quoi ?
Réponse à côté
Mais de l'intérieur, et encore une fois, je le redis, pour nous, ça n'est pas une découverte, la violence de la jeune garde, la violence des milices de la France insoumise, ce n'est pas une découverte. Pendant la campagne européenne, j'avais été à Sciences Po Paris pour aller sur le terrain et je m'étais trouvé d'ailleurs face à Louis Boyard, au milieu de militants, parfois violents, qui exigeaient le blocage de Sciences Po Paris parce qu'ils défendaient le combat contre Gaza qui n'a, je crois, rien à voir avec l'activité universitaire en France. Et la vérité de cette histoire, c'est que c'est aussi dans le monde universitaire, par cette violence, que se propage le pire, et notamment l'anti…
« Mais de l'intérieur, et encore une fois, je le redis, pour nous, ça n'est pas une découverte, la violence de la jeune garde, la violence des milices de la France insoumise, ce n'est pas une découverte. Pendant la campagne européenne, j'avais été à Sciences Po Paris pour aller sur le terrain et je m'étais trouvé d'ailleurs face à Louis Boyard, au milieu de militants, parfois violents, qui exigeaient le blocage de Sciences Po Paris parce qu'ils défendaient le combat contre Gaza qui n'a, je crois, rien à voir avec l'activité universitaire en France. Et la vérité de cette histoire, c'est que c'est aussi dans le monde universitaire, par cette violence, que se propage le pire, et notamment l'antisémitisme. Quand des étudiantes, parce que leur nom avait une consonance juive, ont été exclues d'un amphi à Sciences Po Paris, c'était par les mêmes personnes, par les mêmes individus, par les mêmes milices. »
youtube.com · Quentin Deranque, a responsibility of the left... An interview with François-Xavier BellamyVérifier à 14:29
Question 71Louvre, budget, Nicolas Sarkozy...L'interview de François-Xavier Bellamy (LR) en intégralité
Un autre éclaircissement. Est-ce que vous êtes favorable, parce que vous faites partie de ceux qui seraient d'accord pour travailler, vous Républicains, avec le Rassemblement national ?
Réponse à côté
Nous n'avons pas vocation à être une force d'appoint. Nous sommes le parti qui représente les électeurs de droite en France et tous les électeurs plus largement qui veulent que la France se sorte de la crise actuelle. Et la crise actuelle, elle a été produite par les Républicains. Par quoi ? Par un excès de dépenses publiques et un excès de fiscalité. On le disait à l'instant. Sur le sujet que nous évoquons aujourd'hui, Marine Le Pen, d'accord, vous le rappeliez, avec Jean-Luc Mélenchon.
« Nous n'avons pas vocation à être une force d'appoint. Nous sommes le parti qui représente les électeurs de droite en France et tous les électeurs plus largement qui veulent que la France se sorte de la crise actuelle. Et la crise actuelle, elle a été produite par les Républicains. Par quoi ? Par un excès de dépenses publiques et un excès de fiscalité. On le disait à l'instant. Sur le sujet que nous évoquons aujourd'hui, Marine Le Pen, d'accord, vous le rappeliez, avec Jean-Luc Mélenchon. »
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Question 72François-Xavier Bellamy invité de David Doukhan dans L'Interview Politique le 23 septembre 2019
Pour vous, la réponse à la crise climatique, c'est le progrès technologique, là encore. Là où il vous gênait sur la PMA, sur l'aspect urgence climatique, vous faites confiance au progrès technologique ?
Réponse partielle
Je crois que la nouveauté n'est pas forcément un progrès. La vraie question qui nous est posée devant une nouveauté, quelle qu'elle soit, c'est est-ce qu'elle va être bonne ? Bonne pour l'humain ? Bonne pour le monde dans lequel nous vivons ? Et de fait, le grand danger, ce serait de croire à la fausse modernité de dispositifs qui, parce qu'ils sont inédits du point de vue de la technique, seraient considérés comme des progrès, alors que, rétrospectivement, ils pourraient apparaître comme étant en réalité des impasses. Et c'est d'ailleurs ce que nous avons vécu sur beaucoup d'aspects de notre vie dans l'agriculture, dans l'économie, dans l'industrie. C'est ce qu'il faudrait se garder de fai…
« Je crois que la nouveauté n'est pas forcément un progrès. La vraie question qui nous est posée devant une nouveauté, quelle qu'elle soit, c'est est-ce qu'elle va être bonne ? Bonne pour l'humain ? Bonne pour le monde dans lequel nous vivons ? Et de fait, le grand danger, ce serait de croire à la fausse modernité de dispositifs qui, parce qu'ils sont inédits du point de vue de la technique, seraient considérés comme des progrès, alors que, rétrospectivement, ils pourraient apparaître comme étant en réalité des impasses. Et c'est d'ailleurs ce que nous avons vécu sur beaucoup d'aspects de notre vie dans l'agriculture, dans l'économie, dans l'industrie. C'est ce qu'il faudrait se garder de faire en matière de biotique. »
youtube.com · François-Xavier Bellamy invité de David Doukhan dans L'Interview Politique le 23 septembre 2019Vérifier à 8:14
Question 73Louvre, budget, Nicolas Sarkozy...L'interview de François-Xavier Bellamy (LR) en intégralité
Et votre ami député Alexandre Amartin, qui vient de voter la censure du gouvernement Lecornu, dit que la droite, ça va jusqu'à Sarah Knafo et Marion Maréchal, d'où ma question. Vous-même, vous avez censuré, avec Jordan Bardella à Bruxelles, la présidente de la Commission européenne. Je vous pose la question, est-ce que vous êtes prêt à travailler avec le Rassemblement national ?
Réponse à côté
On met beaucoup de choses ensemble et je comprends que les électeurs soient un peu perdus. Mais pour moi, une seule chose compte, c'est de défendre la ligne politique que nous avons toujours défendue. Toujours. Comment ne pas voir qu'aujourd'hui, il y a dans ce pays une immense majorité d'électeurs de droite ? Et comment ne pas voir que dans ce pays, où les idées de la droite, la nécessité de rétablir l'ordre, la nécessité de mettre fin à l'immigration débridée qui met en danger notre équilibre social, la nécessité de remettre de l'équilibre dans nos comptes publics ? Tout cela, une écrasante majorité de Français le partage aujourd'hui. Notre devoir, c'est de reconstruire le parti politique…
« On met beaucoup de choses ensemble et je comprends que les électeurs soient un peu perdus. Mais pour moi, une seule chose compte, c'est de défendre la ligne politique que nous avons toujours défendue. Toujours. Comment ne pas voir qu'aujourd'hui, il y a dans ce pays une immense majorité d'électeurs de droite ? Et comment ne pas voir que dans ce pays, où les idées de la droite, la nécessité de rétablir l'ordre, la nécessité de mettre fin à l'immigration débridée qui met en danger notre équilibre social, la nécessité de remettre de l'équilibre dans nos comptes publics ? Tout cela, une écrasante majorité de Français le partage aujourd'hui. Notre devoir, c'est de reconstruire le parti politique qui réunira tous les électeurs de droite pour leur rendre une majorité et relever ce pays. »
youtube.com · Louvre, budget, Nicolas Sarkozy...L'interview de François-Xavier Bellamy (LR) en intégralitéVérifier à 16:43
Question 74Louvre, budget, Nicolas Sarkozy...L'interview de François-Xavier Bellamy (LR) en intégralité
Même sujet, on n'augmente pas les impôts, donc ça, on n'y touche pas non plus ?
Réponse partielle
D'abord, redisons-le, ce qui va sortir la France de la crise, c'est de baisser la dépense publique, de baisser la dépense de l'État. Celui qui doit faire des efforts aujourd'hui, c'est l'État.
« D'abord, redisons-le, ce qui va sortir la France de la crise, c'est de baisser la dépense publique, de baisser la dépense de l'État. Celui qui doit faire des efforts aujourd'hui, c'est l'État. »
youtube.com · Louvre, budget, Nicolas Sarkozy...L'interview de François-Xavier Bellamy (LR) en intégralitéVérifier à 11:08
Question 75#17 Entretien avec François-Xavier BELLAMY & Hovhannès GUÉVORKIAN : défendre les chrétiens d’Arménie
pourquoi justement l'Azerbaïdjan s'en prend à ce point-là au patrimoine culturel arménien si de toute façon leur idée est de récupérer le territoire ?
Réponse partielle
la situation effectivement relève vraiment de l'urgence humanitaire je suis très heureux que nous ayons réussi à inscrire à l'ordre du jour du parlement européen une résolution sur ce sujet ça n'a pas été facile parce qu'aujourd'hui je le dis de manière très simple je l'ai vécu concrètement l'Azerbaïdjan a développé ce qu'on a théorisé sous le nom de diplomatie du caviar c'est-à-dire dans les institutions européennes en particulier un vrai réseau de corruption donc il y a des élus qui font partie de la clientèle de l'Azerbaïdjan et qui sont là pour véhiculer ces messages donc nous avons eu droit à de vraies oppositions et nous n'avons pas eu la tâche facile pour inscrire cette résolution à…
« la situation effectivement relève vraiment de l'urgence humanitaire je suis très heureux que nous ayons réussi à inscrire à l'ordre du jour du parlement européen une résolution sur ce sujet ça n'a pas été facile parce qu'aujourd'hui je le dis de manière très simple je l'ai vécu concrètement l'Azerbaïdjan a développé ce qu'on a théorisé sous le nom de diplomatie du caviar c'est-à-dire dans les institutions européennes en particulier un vrai réseau de corruption donc il y a des élus qui font partie de la clientèle de l'Azerbaïdjan et qui sont là pour véhiculer ces messages donc nous avons eu droit à de vraies oppositions et nous n'avons pas eu la tâche facile pour inscrire cette résolution à l'ordre du jour mais ça a été le résultat d'un travail finalement collectif et je suis très heureux que grâce à des élus de tous les bords politiques d'ailleurs on ait pu voter ce texte qui a finalement été soutenu par une très très grande majorité du Parlement ce texte dit en substance que l'Union Européenne doit maintenant s'engager de manière très résolue pour obtenir la libération des prisonniers de guerre arméniens et je pense que le silence de l'Europe, je n'ai pas peur de le dire le silence de l'Europe pendant la guerre a été vraiment une faute et il est temps de réparer cette faute en étant au moins présent pour tenter de contribuer à faire en sorte que les conséquences de cette guerre soient en tous les cas les plus dramatiques et les plus actuelles puissent être l'occasion d'une action déterminée de nos pays nous avons des leviers pour cela je le disais tout à l'heure derrière l'Azerbaïdjan il y a évidemment la Turquie qui est son premier parrain et donc il faut faire pression sur l'Azerbaïdjan mais aussi sur la Turquie pour obtenir cette libération et la Turquie aujourd'hui est un pays qui a besoin de l'Europe si nous étions capables de mettre dans la balance par exemple les échanges que nous avons avec la Turquie d'infliger des sanctions à la Turquie sur nos échanges commerciaux sur notre union douanière alors nous verrions évidemment Erdogan obligé de réagir le grand problème c'est que la Turquie est un pays qui pratique le rapport de force partout autour d'elle on l'évoquait tout à l'heure en Syrie, en Libye en Méditerranée orientale, y compris entre des pays de l'Union Européenne la Grèce, la Bulgarie ont été victimes d'une crise migratoire organisée par Erdogan au début de la crise du coronavirus pendant les semaines qui ont suivi l'espace aérien de la Grèce a été envahi a été violé chaque semaine, j'en ai parlé en Grèce avec nos amis du gouvernement grec avec le ministre de la Défense en particulier qui était très inquiet aucun ministre de la Défense n'est, disait-il aussi actif que lui aucun pays européen ne connaît cette situation dans laquelle vous avez des avions militaires qui rentrent dans votre espace aérien toutes les semaines de manière illégale l'espace maritime de la Grèce a été envahi par la Turquie pendant de longues semaines et la France est venue avec deux frégates soutenir la Grèce menacée une frégate française a d'ailleurs été directement ciblée par un bateau militaire turc sans qu'il n'y ait beaucoup d'émotions y compris au sein de l'OTAN dont la Turquie est quand même la deuxième armée en termes d'effectifs le territoire de Chypre qui est aussi un état européen a été envahi par la Turquie la zone de Varosha qui est une zone reconnue comme neutre par l'organisation des Nations Unies a été occupée par les Turcs au cours des derniers mois et Monsieur Erdogan y est venu en grande pompe pour montrer qu'il n'avait que faire des règles internationales bref, l'Europe est constamment attaquée, agressée, menacée par la Turquie comme tous nos partenaires et amis et nous ne réagissons pas et cette espèce de faiblesse incroyable qui a été incarnée par la visite désastreuse de la présidente de la commission européenne et du président du conseil européen à Ankara pour rencontrer Monsieur Erdogan cette espèce de faiblesse désastreuse malheureusement n'est rien d'autre pour Erdogan que le signal que nous lui envoyons qu'il peut continuer d'avancer puisque de toute façon nous reculons moi je suis le premier à regretter que l'Europe soit si passive elle l'est pour de multiples raisons, elle l'est parce qu'il y a des intérêts industriels importants »
youtube.com · #17 Entretien avec François-Xavier BELLAMY & Hovhannès GUÉVORKIAN : défendre les chrétiens d’ArménieVérifier à 32:37Voir 2 autres passages
« qui relient la Turquie et des pays européens elle l'est parce que les européens ont beaucoup le regard tourné vers la Russie qui le regarde comme la première menace alors que je crois qu'il devrait être plus lucide sur ce qui se joue en Turquie elle l'est aussi, n'ayons pas peur de le dire parce que dans des pays européens comme l'Allemagne mais c'est aussi le cas en France il y a des communautés turques très importantes qui sont très loyales à Erdogan comme elles le montrent dans leurs votes et que nous avons peur que les dirigeants européens ont peur de froisser les communautés turques qui habitent déjà en Europe je crois que c'est un signal dramatique encore une fois de faiblesse au moment où nous prétendons lutter contre le séparatisme il faudrait que nous ayons le courage d'assumer une politique étrangère qui soit conforme à l'identité de nos pays plutôt qu'une espèce de compromis permanent de lâcheté de silence imposé par des équations électorales on a vu évidemment à quel point l'Allemagne est sensible à cette question mais c'est aussi le cas de la France on l'a vu tout récemment par exemple dans le débat qui a touché la France sur la construction d'une mosquée à Strasbourg moi je suis heureux je suis un opposant au président de la République mais je suis heureux que le président de la République un peu seul en Europe eu des mots forts pour dénoncer le comportement de la Turquie pour dénoncer l'agression par exemple que subissait l'Arménie le président de la République a été le seul à dire clairement que des mercenaires djihadistes étaient mobilisés contre l'Arménie à dénoncer les crimes de guerre qui se déroulaient encore tout récemment il a pris position de manière forte pour la libération des prisonniers de guerre arméniens donc tout cela va plutôt dans le bon sens et je suis très heureux de cela je suis très heureux que notre pays quel que soit les clivages politiques que notre pays soit capable de parler clairement maintenant encore faut-il agir »
youtube.com · #17 Entretien avec François-Xavier BELLAMY & Hovhannès GUÉVORKIAN : défendre les chrétiens d’ArménieVérifier à 37:17
BFMTV · Budget 2026, armée, année blanche... L'interview en intégralité de François-Xavier BellamyVérifier à 12:49
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« Pour l'instant, notre but, c'est de faire mieux que les Britanniques. Encore une fois, la fin, c'est le 1er août. Et personne n'est dupe du fait que cette lettre envoyée par le président Trump, elle a évidemment pour but d'intimider les Européens. Ce n'est pas le dernier mot de l'histoire. Et donc, nous, nous devons montrer que nous sommes sérieux et que nous n'allons pas nous laisser marcher sur les pieds. Et surtout, que nous n'allons pas marcher sur les pieds, de laisser nos entreprises se faire marcher sur les pieds. C'est ça, pour nous, le sujet majeur. Cette guerre commerciale, elle est absurde et elle sera aussi destructrice pour l'économie américaine. Et donc, notre vraie réponse, ça doit être de dire que nous voulons mettre fin à cette surenchère, mais que nous sommes prêts, si les États-Unis ne renoncent pas, à aller au front, nous aussi. »
BFMTV · Budget 2026, armée, année blanche... L'interview en intégralité de François-Xavier BellamyVérifier à 25:05
« Les deux vont ensemble. La négociation et la menace de la confrontation. On voit bien qu'on ne peut pas se faire entendre si on ne montre pas qu'on sera sérieux au moment de mettre en œuvre des contre-mesures efficaces. La fin de cette discussion, c'est le 1er août. Et donc, on a encore quelques jours pour expliquer à nos partenaires américains que si vraiment ils tiennent à cet agenda, alors nous riposterons avec autant de détermination. Mais sur le fond, personne n'y a intérêt. Et notre volonté, c'est d'arriver à revenir à la fin de cette surenchère commerciale. »
BFMTV · Budget 2026, armée, année blanche... L'interview en intégralité de François-Xavier BellamyVérifier à 24:31
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités4 avr. 2024 au 11 mai 2026 · 21 observations21 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« et qui pèse le plus lourd dans le budget de l'État de très loin, c'est la dépense sociale. On y viendra parce qu'il y a aussi une question du budget. Le vrai défi pour nous, c'est de réussir à faire en sorte de réarmer l'État régalien, pas seulement les armées, mais la police, la sécurité, la justice. Vous savez très bien que c'est l'armée qui va être la part la plus importante dans cet État régalien. Et l'armée fait partie de cet investissement. Mais encore une fois, c'est tout l'État régalien qu'il faut réarmer. Et pour ça, il faut réussir à affronter enfin les choix courageux qui nous attendent sur le plan de la dépense sociale. On va y venir. »
BFMTV · Budget 2026, armée, année blanche... L'interview en intégralité de François-Xavier BellamyVérifier à 9:52Voir 2 autres passages
« Mais il y en a plein, je le redis. Une mesure très concrète qui concerne la vie de déposer au Sénat. Une mesure pour faire faire des économies massives dans la multiplication des agences de l'État. Depuis des années, l'État a multiplié les agences des organismes... Et on trouve 40 milliards là-dedans ? On trouve 40 milliards là-dedans ? Des milliards d'euros d'économies potentielles qui non seulement permettent de faire baisser la dépense publique, mais qui en plus contribuent à libérer le pays. Parce que n'importe quel chef d'entreprise, responsable d'associations, élu local, vous dira qu'aujourd'hui, le principal problème pour avancer, pour travailler, pour agir, c'est d'abord d'affronter ce maquis administratif qui est devenu absolument insurmontable. »
BFMTV · Budget 2026, armée, année blanche... L'interview en intégralité de François-Xavier BellamyVérifier à 20:48
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
personal attack13 juil. 2025 au 18 févr. 2026 · 3 observations3 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« J'allais dire, il nous prend pour des clowns, là, Donald Trump. »
BFMTV · Budget 2026, armée, année blanche... L'interview en intégralité de François-Xavier BellamyVérifier à 24:59Voir 2 autres passages
« J'en suis l'un des nombreux témoins. Ce n'est pas seulement des élus, c'est il y a quelques jours seulement, un de vos confrères, journaliste, sa rédaction s'était insurgée et a témoigné son soutien à ce journaliste qui a été directement ciblé sur les réseaux par Rima Hassan. Moi-même, il y a quelques mois, au tout début du mandat européen que nous vivons, j'ai eu le tort de m'opposer à son élection à la tête de la Commission des droits de l'homme du Parlement européen. Cela m'a valu une bordée de tweets qui disaient « François-Xavier Bellamy dort bien, mais ça ne va pas durer. Lui et ses petits amis génocidaires ne continueront pas longtemps de se sentir en sécurité. Je mange la chair de mon agresseur, disait-elle en parlant de moi. » Vous avez aujourd'hui une situation... »
youtube.com · Quentin Deranque, a responsibility of the left... An interview with François-Xavier BellamyVérifier à 2:56
« Jean-Luc Mélenchon porte une immense responsabilité morale et politique dans la violence qui monte dans le pays aujourd'hui. Et, je le redis, pardon, ce n'est pas seulement la jeune garde, ce sont des élus de la France Insoumise. C'est Mme Rima Hassan qui menace de mort des gens avec lesquels elle n'est pas d'accord. C'est la réalité de cette violence qui monte dans le pays à travers cette forme politique nouvelle que la France Insoumise tente d'imposer en s'appuyant en particulier. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités11 mai 2025 au 11 mai 2025 · 2 observations2 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je crois que si on accepte de sortir du cadre légal prévu par la Constitution pour faire un référendum, alors faisons un référendum sur l'immigration puisque c'est exactement ça qu'on nous avait objecté. »
BFMTV · Présidence des LR, rodéos urbains, référendum… L'interview de François-Xavier BellamyVérifier à 16:33Voir 1 autre passage
« Écoutez, un référendum, c'est un outil constitutionnel déterminant. Je crois qu'il faut retrouver l'usage du référendum. Il faut le retrouver plus fréquemment. Si on a plusieurs questions à poser aux Français, on organise plusieurs référendums. Ce n'est pas plus compliqué que ça. Mais ce qui me frappe, c'est que ceux qui aujourd'hui nous parlent d'organiser des référendums sont ceux qui nous ont empêchés de les proposer aux Français sur les sujets sur lesquels pourtant ils attendent désespérément de pouvoir enfin s'exprimer. La droite a proposé les parlementaires et les républicains depuis des années maintenant. Nous avons mis sur la table la proposition d'un référendum sur l'immigration. Ce référendum a suscité l'opposition de tous les groupes macronistes et ensuite, pour terminer, la censure du Conseil constitutionnel. Je crois que les Français ne comprendraient pas un seul instant aujourd'hui qu'on leur demande leur avis par référendum sur les rythmes scolaires alors qu'on leur refuse de s'exprimer sur la question migratoire. Le référendum sur l'immigration, c'est une clé pour déverrouiller tous les blocages et juridiciels qui sont aussi en cause. Un but, trois questions, ce n'est pas la bonne méthode. Vous dites une question, un référendum. Mais la vérité, c'est que ce serait même légalement. Je lisais dans la tribune dimanche ce matin un article qui nous explique que pour faire un référendum à plusieurs questions, il faut en réalité sortir du cadre légal prévu par la Constitution. »
BFMTV · Présidence des LR, rodéos urbains, référendum… L'interview de François-Xavier BellamyVérifier à 15:21
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées11 mai 2025 au 11 mai 2026 · 8 observations8 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Clairement, je pense qu'aujourd'hui, nous avons besoin de la garantie américaine. C'est indispensable. Et nous devons nous donner les moyens de pouvoir demain, mais ça va prendre du temps, de pouvoir demain décider de notre destin sans leur demander leur avis. Mais aujourd'hui, nous sommes confrontés à l'expérience de cette dépendance. L'an dernier, les Européens ont acheté 79% de tout leur matériel militaire à l'extérieur de l'Europe, dont 63% aux États-Unis. Et je me suis battu au Parlement européen en portant un texte très important qui s'appelle « Edip », un texte sur l'industrie de défense en Europe pour renverser cette dépendance. Et on a gagné ce combat. C'était il y a quelques jours au Parlement européen. On a fait voter un texte qui dit que maintenant, l'Europe investira dans les moyens de notre défense si seulement ces armements sont composés à 70% de composants européens, conçus en Europe et entièrement souverains dans leur utilisation. C'est un renversement complet de cette logique. C'est déjà un immense travail, un immense combat qui a été gagné au cours de ces derniers mois. Je suis très fier de ça. Mais encore une fois, maintenant, la clé, c'est de le déployer concrètement. Et on a d'ailleurs, nous, Français, une très grande carte à jouer là-dedans, y compris d'un point de vue industriel. Ça peut être une grande chance pour nous parce que la France a été depuis longtemps pour son industrie, pour son armée, le pays d'Europe qui incarnait le plus cette capacité d'autonomie. »
BFMTV · Présidence des LR, rodéos urbains, référendum… L'interview de François-Xavier BellamyVérifier à 7:53Voir 2 autres passages
« dans sa volonté farouche de survivre je crois qu'il y a beaucoup à faire et que nous avons beaucoup à faire pour rattraper d'une certaine manière notre retard sur les événements mais aujourd'hui même Parce que rien n'est résolu. Contrairement à ce que prétend M. Aliyev, la question de l'Artsar n'est pas résolue. Elle est encore devant nous. Et donc nous avons d'abord un vrai travail à faire sur le plan diplomatique, sur le plan international, pour réunir autour de l'Arménie, autour de l'Artsar, tout un réseau d'amis, d'alliés qui doit se reconstituer. C'est une histoire très ancienne, encore une fois. Mais on sait très bien que l'Arménie a besoin de ce lien pour pouvoir tenir, pour pouvoir demeurer. Et l'Artsar en particulier en aura besoin pour pouvoir être reconnu à l'avenir. Donc nous avons devant nous l'essentiel de ce travail qui nous attend, encore une fois. Et puis dans l'immédiat, ça je pense que chacun d'entre nous peut y participer, il est vital de pouvoir aider les Arméniens dans ce travail de réinstallation dont parlait Hannes Gebork à l'instant. Aujourd'hui, ils font face à des besoins très concrets, des besoins très urgents. Et je pense à beaucoup d'associations, de fondations qui, depuis l'Europe, travaillent sur place en Arménie. On peut penser par exemple à l'œuvre d'Orient que j'ai rencontrée en Arménie. D'autres aussi font ce travail d'aider concrètement le peuple arménien à faire face à l'urgence, à la difficulté de la situation actuelle. Mais je voudrais simplement terminer en disant une dernière chose. Je pense qu'on peut faire beaucoup pour aider les Arméniens, peut-être. Mais je crois qu'il faut aussi regarder ce qu'eux font pour nous et ce que vient de dire Hannes Geborkian est fondamental. D'abord parce qu'en résistant à l'agression dont ils étaient... C'était directement la cible. Les Arméniens, je pense aux soldats arméniens, à leurs familles, à tous ceux qui se sont engagés dans ce conflit avec tant de courage et qui, pour beaucoup d'entre eux, y ont laissé la vie, ont été un rempart contre un danger qui nous menace. On parlait tout à l'heure de cette question de l'islamisme. Bien sûr, ça n'est pas une guerre de religion. C'est un conflit territorial. Et personne ne prétend qu'il y ait simplement une grille de lecture simpliste pour analyser ce qui se joue. Il n'en reste pas moins qu'eux, malgré tout. C'est la même menace islamiste qui frappe et qui menace nos pays. C'est la même qui a touché aussi l'Arménie. On a vu des militaires, des mercenaires, des djihadistes qui ont parfois décapité leurs victimes sur le sol arménien. C'est un signe que nous sommes bien devant le même ennemi. Et c'est face à cet ennemi que tant de jeunes Arméniens ont accepté de risquer leur vie et de s'engager. Ils sont aussi, de ce point de vue-là, et les éveilleurs d'espérance ne peuvent qu'y être sensibles, le signe de cette espérance que nous devons avoir. Très souvent, en France, nous nous plaignons qu'il nous arrive tant de difficultés, que nous sommes face à tant d'obstacles. Mais je crois que nous ne nous rendons pas compte qu'à quelques heures d'avion de Paris, encore une fois, c'est la classe d'âge de 2000-2001 à qui on a dit qu'il va falloir se préparer à s'engager pour se faire. Est-ce que nous serions capables de ce courage ? Est-ce que nous serions capables de l'espérance qu'il faut pour pouvoir s'engager dans un tel combat ? Et je pense que ceci doit nous obliger à nous mettre, en quelque sorte, à l'école de nos amis d'Arménie, à tenter d'entendre ce qu'ils ont à nous apprendre. Nous pouvons sans doute les aider, mais ils ont beaucoup aussi à nous enseigner. Il y a quelques jours, lorsque cette résolution a été votée au Parlement européen, nous avons eu un long débat dans l'hémicycle. Et à la sortie de l'hémicycle, à Bruxelles, j'ai été abordé par un monsieur qui travaille dans les services informatiques du Parlement. Il avait couru pour traverser le Parlement pour venir me voir. Il était arménien et il m'a dit que cela compte beaucoup pour nous que le Parlement puisse se saisir de la crise que traverse l'Arménie. Et je lui disais, en réponse à ses remerciements, que c'est nous, et je le crois profondément, qui devons notre reconnaissance au peuple arménien pour ce qu'il est en train de traverser, ce à quoi il se confronte au nom d'une civilisation que nous partageons avec lui et pour ce qu'il nous apprend dans cette résistance essentielle. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Mécanismes explicités4 avr. 2024 au 25 mai 2026 · 3 observations3 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ce n'est pas seulement les rodéos. Oui, mais sur les rodéos, précisément, qu'est-ce qu'on pourrait faire de plus ? L'individu, parce que c'est quand même important, l'individu qui a attaqué ce pompier, volontairement, rappelons-le, et qui lui crache dessus alors qu'il est à terre, cet individu a été déjà condamné à plusieurs reprises. Il était en train d'être soumis à une procédure judiciaire et devait être présenté pour consommation et trafic de stupéfiants à des juges dans quelques jours seulement. Il s'était vu retirer son permis de conduire pour conduite sous stupéfiants. On voit très bien qu'en réalité, le fait d'avoir été plusieurs fois condamné sans que cela ne conduise réellement à une sanction effective, cette situation-là est la cause de cette accélération dans la délinquance. Il faut faire l'exact inverse de ce qu'on fait aujourd'hui en France. Aujourd'hui, pour aller en prison, il faut avoir déjà récidivé plusieurs fois. Il faut des peines de prison, même courtes, mais très rapides, immédiatement après le premier délit grave, immédiatement. Et c'est comme ça qu'on sortira de cette caractéristique de la violence. »
BFMTV · Présidence des LR, rodéos urbains, référendum… L'interview de François-Xavier BellamyVérifier à 12:28Voir 2 autres passages
« Mais on va voir ce que le gouvernement propose. Nous, on n'est pas là pour créer du désordre. Mais aujourd'hui, la réalité, c'est que nous sommes inquiets de voir ce gouvernement qui cherche à se défausser de sa dérive budgétaire en allant chercher encore plus de moyens dans les poches des Français. Quand j'entends, pardon de le dire, le Premier ministre parler d'aller taxer la rente, mais de quoi on parle ? De quoi parle Gabriel Attal quand il parle de la rente ? Il parle des retraités qui ont épargné toute leur vie, qui ont travaillé toute leur vie, qui ont aujourd'hui... »
BFMTV · "Il y a un problème de respect de l'autorité" à l'école: l'interview de François-Xavier BellamyVérifier à 11:24
« Et sur ce point, je suis d'accord avec lui. Ce dont nous aurons besoin pour demain pour résoudre les problèmes qui se posent, ce n'est pas d'abord d'une manifestation d'émotions, c'est d'abord de réponses rationnelles, de réponses techniques, d'une innovation supplémentaire, de progrès. Et on a besoin de progrès. Alors, est-ce que le président les apporte ces réponses ? Quand vous le voyez batailler avec tous les autres pays... Je le dis moi à tous les jeunes qui nous écoutent que s'ils veulent apporter quelque chose à l'avenir de notre planète, le plus important qu'ils puissent faire, c'est de cultiver leur esprit pour être demain les inventeurs dont le climat aura besoin. Et quand on entend le président de la République, par certains aspects, on peut être d'accord avec lui sur le fait que ce n'est pas la France qui est d'abord responsable de la crise climatique. La France a les émissions carbone parmi les plus basses en Europe et elle fait partie des pays qui sont plutôt vertueux dans la matière. Mais on a du mal du coup à comprendre quelle est la stratégie d'un président de la République qui simultanément ne sait plus, et c'est vrai aussi à l'échelle européenne, investir dans les technologies de pointe qui nous permettent d'avoir ce mix décarboné. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées4 avr. 2024 au 11 mai 2026 · 2 observations2 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Il y a deux réponses. La première, c'est effectivement de sécuriser les établissements. Aucun professeur ne devrait venir à l'école. Aucun élève ne devrait venir à l'école en étant menacé, en étant agressé, en étant violenté, en ayant la peur au ventre. Donc il y a un sujet de sécurisation physique. Mais il y a aussi, et moi je ne peux pas m'empêcher de le voir ainsi, je suis professeur, vous l'avez dit, j'ai commencé à enseigner il y a de nombreuses années maintenant. »
BFMTV · "Il y a un problème de respect de l'autorité" à l'école: l'interview de François-Xavier BellamyVérifier à 2:08Voir 1 autre passage
« je ne sais pas en quoi le grand paradoxe de notre époque c'est que nos démocraties sont peut-être un peu comme dans les années 30 fascinées par les modèles autoritaires et traversées par le scrupule de leur propre impuissance regardant les états les plus totalitaires du monde comme étant capables d'une efficacité dont elles seraient dépourvues mais je ne le crois pas du tout la vérité c'est que prenez l'exemple des mesures sanitaires que nous avons vécues le pass sanitaire ou le pass vaccinal contre lesquels à titre personnel je me suis engagé de manière très vigoureuse j'ai encore voté tout récemment au Parlement européen contre la reconduction du pass sanitaire pour un an qui précisément démontre à quel point nous sommes finalement peu regardants quant aux libertés fondamentales que nous disons pourtant vouloir défendre en réalité ces dispositifs n'ont pas d'efficacité réelle et si on en tire le bilan on verra qu'ils n'ont absolument pas permis de lutter contre l'épidémie ils ont constitué un coût exorbitant en termes de liberté publique mais ils n'ont pas garanti du tout une plus grande efficacité dans la réponse à la situation épidémique que nous traversions il y a une grande irrationnalité il y a un biais psychologique qui est le biais de l'action on croit qu'on sera plus efficace si on multiplie les contraintes et les initiatives et les décisions publiques alors qu'en réalité rien ne le garantit agir plutôt que ne pas agir n'est pas nécessairement une garantie d'efficacité à l'inverse si vous regardez la politique que mène la Chine aujourd'hui qui a poussé jusqu'à la folie la stratégie du zéro Covid et bien on voit que les états autoritaires les états totalitaires je pense qu'on peut à bon droit dire que la Chine est aujourd'hui un état un état happé par le totalitarisme sont en réalité comme la Russie de Vladimir Poutine aujourd'hui sont en réalité dénuées de toute efficacité concrète et que leurs décisions conduisent à des catastrophes y compris du point de vue empirique du résultat je crois que l'état de droit n'est pas du tout antinomique de l'efficacité de l'action publique y compris face à des situations de crise »
youtube.com · Entretien avec François-Xavier Bellamy
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés11 mai 2026 au 11 mai 2026 · 1 observation1 passage
Passages où cet élément est explicitement observable.
« je ne sais pas en quoi le grand paradoxe de notre époque c'est que nos démocraties sont peut-être un peu comme dans les années 30 fascinées par les modèles autoritaires et traversées par le scrupule de leur propre impuissance regardant les états les plus totalitaires du monde comme étant capables d'une efficacité dont elles seraient dépourvues mais je ne le crois pas du tout la vérité c'est que prenez l'exemple des mesures sanitaires que nous avons vécues le pass sanitaire ou le pass vaccinal contre lesquels à titre personnel je me suis engagé de manière très vigoureuse j'ai encore voté tout récemment au Parlement européen contre la reconduction du pass sanitaire pour un an qui précisément démontre à quel point nous sommes finalement peu regardants quant aux libertés fondamentales que nous disons pourtant vouloir défendre en réalité ces dispositifs n'ont pas d'efficacité réelle et si on en tire le bilan on verra qu'ils n'ont absolument pas permis de lutter contre l'épidémie ils ont constitué un coût exorbitant en termes de liberté publique mais ils n'ont pas garanti du tout une plus grande efficacité dans la réponse à la situation épidémique que nous traversions il y a une grande irrationnalité il y a un biais psychologique qui est le biais de l'action on croit qu'on sera plus efficace si on multiplie les contraintes et les initiatives et les décisions publiques alors qu'en réalité rien ne le garantit agir plutôt que ne pas agir n'est pas nécessairement une garantie d'efficacité à l'inverse si vous regardez la politique que mène la Chine aujourd'hui qui a poussé jusqu'à la folie la stratégie du zéro Covid et bien on voit que les états autoritaires les états totalitaires je pense qu'on peut à bon droit dire que la Chine est aujourd'hui un état un état happé par le totalitarisme sont en réalité comme la Russie de Vladimir Poutine aujourd'hui sont en réalité dénuées de toute efficacité concrète et que leurs décisions conduisent à des catastrophes y compris du point de vue empirique du résultat je crois que l'état de droit n'est pas du tout antinomique de l'efficacité de l'action publique y compris face à des situations de crise »
youtube.com · Entretien avec François-Xavier BellamyVérifier à 44:24
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées11 mai 2026 au 25 mai 2026 · 3 observations3 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« À cause de l'incertitude politique, entre autres. Oui, mais essentiellement, pourquoi est-ce que SNP a accéléré le calendrier de cette notation ? Parce que nous avons suspendu la réforme. La réforme des retraites. Et pourquoi la réforme des retraites a-t-elle été suspendue ? Parce qu'il fallait que le gouvernement évite la censure. »
youtube.com · Louvre, budget, Nicolas Sarkozy...L'interview de François-Xavier Bellamy (LR) en intégralitéVérifier à 6:55Voir 2 autres passages
« La question, c'est quelle est la chaîne de responsabilité qui a été défaillante pour qu'on en arrive à ce cambriolage qui, je le redis, n'est pas le cas du siècle. J'ai assez peu d'admiration pour des gens qui sont capables de louer un véhicule de déménagement électrique et de percer une porte-fenêtre. C'est surtout l'incroyable simplicité de ce vol qui est extrêmement inquiétant. »
youtube.com · Louvre, budget, Nicolas Sarkozy...L'interview de François-Xavier Bellamy (LR) en intégralitéVérifier à 3:41
« Et sur ce point, je suis d'accord avec lui. Ce dont nous aurons besoin pour demain pour résoudre les problèmes qui se posent, ce n'est pas d'abord d'une manifestation d'émotions, c'est d'abord de réponses rationnelles, de réponses techniques, d'une innovation supplémentaire, de progrès. Et on a besoin de progrès. Alors, est-ce que le président les apporte ces réponses ? Quand vous le voyez batailler avec tous les autres pays... Je le dis moi à tous les jeunes qui nous écoutent que s'ils veulent apporter quelque chose à l'avenir de notre planète, le plus important qu'ils puissent faire, c'est de cultiver leur esprit pour être demain les inventeurs dont le climat aura besoin. Et quand on entend le président de la République, par certains aspects, on peut être d'accord avec lui sur le fait que ce n'est pas la France qui est d'abord responsable de la crise climatique. La France a les émissions carbone parmi les plus basses en Europe et elle fait partie des pays qui sont plutôt vertueux dans la matière. Mais on a du mal du coup à comprendre quelle est la stratégie d'un président de la République qui simultanément ne sait plus, et c'est vrai aussi à l'échelle européenne, investir dans les technologies de pointe qui nous permettent d'avoir ce mix décarboné. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités11 mai 2026 au 11 mai 2026 · 2 observations2 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Moi, je dirais qu'il y a trois sujets importants pour la bataille culturelle. Le premier sujet, c'est la bataille des mots. Vous avez parlé d'écologie politique. Moi, je pense qu'il faut maintenant parler, comme vous l'avez dit, de la réalité de ce mouvement qui n'est pas un mouvement écologiste, qui est un mouvement de décroissance. Et c'est complètement différent. La vérité, c'est que cet agenda qui nous a été imposé pendant des années, en faisant baisser la production dans nos pays, a contribué à une catastrophe économique. C'est les emplois qui sont détruits. Une catastrophe sociale pour les consommateurs, que nous sommes tous. Mais aussi une catastrophe écologique. Parce qu'en détruisant le modèle qui est celui qui respecte aujourd'hui les standards environnementaux les plus exigeants du monde, cet agenda imposé par les Verts en Europe et en France, par la gauche, cet agenda a fait en réalité que nous avons offert des parts de marché dans notre pays, à des modèles de production qui sont destructeurs pour l'environnement. Donc, c'est une sorte de triple faute économique, sociale et environnementale. Et donc, l'écologie, elle est du côté de ceux qui défendent les agriculteurs français. L'écologie, elle est du côté de ceux qui défendent la production chez nous, en France. Parce que c'est là que se trouve aujourd'hui le modèle pour faire rayonner une agriculture qui est aujourd'hui environnementale, d'un point de vue environnemental, la mieux-disant du monde. Le deuxième enjeu fondamental, il est bien sûr dans la question de la défense, de la science. Et ça, c'est vraiment un enjeu qu'on doit pouvoir porter pied-à-pied, y compris dans le débat médiatique. Quand je vois qu'autour de la loi Duplon, par exemple, vous avez des médias, y compris les médias de service public, qui ont porté un militantisme qui appartenait en réalité à l'extrême-gauche, et qui se fait contre la science. J'ai reçu, moi, parce que j'avais défendu la loi Duplon, des centaines de messages qui me disaient que mon but était de donner des cancers à des enfants. Quand on en arrive là, c'est quand même qu'on est revenu à une forme d'obscurantisme extrêmement dommageable pour la qualité du débat public. Quand on parle de l'acétamiprive, qui était au cœur de la loi Duplon, on parle de substances dont ni l'EFSA, l'agence sanitaire européenne, ni l'ANSES, l'agence sanitaire française, toujours beaucoup plus rigoureuse, n'ont jamais demandé le retrait. Et donc aucune étude scientifique n'a jamais prouvé qu'elle constituait l'occasion d'une corrélation avec le cancer, en tous les cas dans les doses auxquelles elle est envoyée par les agriculteurs aujourd'hui. Donc c'est... C'est vraiment d'une manière totalement obscurantiste d'aborder ces sujets. Tout le monde veut lutter contre les fake news, tout le monde veut lutter contre la désinformation. Mais la réalité de la désinformation, elle se joue dans le fait que des animateurs très médiatiques payés par le service public aujourd'hui mènent le combat pour faire reculer ce que la science nous enseigne. C'est le deuxième grand enjeu. Et le troisième enjeu majeur, il est lié bien sûr, c'est la question de l'éducation. On a un grand enjeu d'éducation aujourd'hui. Et je le dis comme professeur. Je suis introduit comme philosophe, c'est un peu d'honneur pour moi, mais je suis professeur de philosophie. J'ai enseigné pendant 11 ans, et je pense que tous les combats politiques que nous menons aujourd'hui se sont préparés d'abord sur le terrain éducatif et sur le terrain de l'école. Et réapprendre dès l'école la rationalité scientifique, les bases de la compréhension, par exemple des ordres de grandeur. Vous voyez, quand on parle de l'acétamipride en réalité, on voit bien qu'on est devant un pays où la compréhension des ordres de grandeur s'est largement perdue. Voilà. Aujourd'hui, est-ce que l'acétamipride est un poison ? Ben oui, bien sûr, si vous buvez de l'acétamipride tous les matins, vous allez forcément mourir. Mais la question des ordres de grandeur, de la manière dont c'est utilisé, permet de comprendre qu'en fait, ça compte, le simple fait qu'à un certain point, raisonner en termes de degrés permet de changer de nature, ce qui devrait être une évidence absolue pour n'importe quel colléguien, aujourd'hui ne l'est plus par l'effondrement de notre école. Et donc on veut reconstruire la raison commune. Est-ce que vous êtes réellable à la reconstruction d'une vie démocratique apaisée, raisonnable, rationnelle, qui permette de construire les stratégies indispensables pour préparer notre avenir et demain de soutenir tous ceux qui produisent en France plutôt que de leur rendre la vie impossible ? »
youtube.com · SIA 2026 : François Xavier Bellamy, député européen LR — entretien Gil Rivière-WeksteinVérifier à 1:39Voir 1 autre passage
« Mais malheureusement, c'est tout l'effort de sécurité qui a été négligé. Et cette négligence, elle conduit à ce que nous voyons aujourd'hui. C'est ce rapport de la Cour des comptes qui alerte sur le sujet. Ce sont les personnels qui tiraient la sonnette d'alarme depuis longtemps. Qui étaient en grève d'ailleurs au mois de juin dernier. Pour alerter sur les risques de sécurité. Et moi, je voudrais faire le lien avec un autre événement. Un événement qui nous a tous marqués. On a vécu la renaissance de Notre-Dame de Paris. Mais on a vécu aussi l'incendie de Notre-Dame de Paris. La cathédrale de Paris n'avait jamais été incendiée en plusieurs siècles d'histoire. Le Louvre, le plus grand musée du monde, le plus ancien musée du monde, le lieu qui a fait naître l'idée même d'un musée, n'avait jamais connu... N'avait déjà connu des vols. »
youtube.com · Louvre, budget, Nicolas Sarkozy...L'interview de François-Xavier Bellamy (LR) en intégralitéVérifier à 2:17
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
« dans sa volonté farouche de survivre je crois qu'il y a beaucoup à faire et que nous avons beaucoup à faire pour rattraper d'une certaine manière notre retard sur les événements mais aujourd'hui même Parce que rien n'est résolu. Contrairement à ce que prétend M. Aliyev, la question de l'Artsar n'est pas résolue. Elle est encore devant nous. Et donc nous avons d'abord un vrai travail à faire sur le plan diplomatique, sur le plan international, pour réunir autour de l'Arménie, autour de l'Artsar, tout un réseau d'amis, d'alliés qui doit se reconstituer. C'est une histoire très ancienne, encore une fois. Mais on sait très bien que l'Arménie a besoin de ce lien pour pouvoir tenir, pour pouvoir demeurer. Et l'Artsar en particulier en aura besoin pour pouvoir être reconnu à l'avenir. Donc nous avons devant nous l'essentiel de ce travail qui nous attend, encore une fois. Et puis dans l'immédiat, ça je pense que chacun d'entre nous peut y participer, il est vital de pouvoir aider les Arméniens dans ce travail de réinstallation dont parlait Hannes Gebork à l'instant. Aujourd'hui, ils font face à des besoins très concrets, des besoins très urgents. Et je pense à beaucoup d'associations, de fondations qui, depuis l'Europe, travaillent sur place en Arménie. On peut penser par exemple à l'œuvre d'Orient que j'ai rencontrée en Arménie. D'autres aussi font ce travail d'aider concrètement le peuple arménien à faire face à l'urgence, à la difficulté de la situation actuelle. Mais je voudrais simplement terminer en disant une dernière chose. Je pense qu'on peut faire beaucoup pour aider les Arméniens, peut-être. Mais je crois qu'il faut aussi regarder ce qu'eux font pour nous et ce que vient de dire Hannes Geborkian est fondamental. D'abord parce qu'en résistant à l'agression dont ils étaient... C'était directement la cible. Les Arméniens, je pense aux soldats arméniens, à leurs familles, à tous ceux qui se sont engagés dans ce conflit avec tant de courage et qui, pour beaucoup d'entre eux, y ont laissé la vie, ont été un rempart contre un danger qui nous menace. On parlait tout à l'heure de cette question de l'islamisme. Bien sûr, ça n'est pas une guerre de religion. C'est un conflit territorial. Et personne ne prétend qu'il y ait simplement une grille de lecture simpliste pour analyser ce qui se joue. Il n'en reste pas moins qu'eux, malgré tout. C'est la même menace islamiste qui frappe et qui menace nos pays. C'est la même qui a touché aussi l'Arménie. On a vu des militaires, des mercenaires, des djihadistes qui ont parfois décapité leurs victimes sur le sol arménien. C'est un signe que nous sommes bien devant le même ennemi. Et c'est face à cet ennemi que tant de jeunes Arméniens ont accepté de risquer leur vie et de s'engager. Ils sont aussi, de ce point de vue-là, et les éveilleurs d'espérance ne peuvent qu'y être sensibles, le signe de cette espérance que nous devons avoir. Très souvent, en France, nous nous plaignons qu'il nous arrive tant de difficultés, que nous sommes face à tant d'obstacles. Mais je crois que nous ne nous rendons pas compte qu'à quelques heures d'avion de Paris, encore une fois, c'est la classe d'âge de 2000-2001 à qui on a dit qu'il va falloir se préparer à s'engager pour se faire. Est-ce que nous serions capables de ce courage ? Est-ce que nous serions capables de l'espérance qu'il faut pour pouvoir s'engager dans un tel combat ? Et je pense que ceci doit nous obliger à nous mettre, en quelque sorte, à l'école de nos amis d'Arménie, à tenter d'entendre ce qu'ils ont à nous apprendre. Nous pouvons sans doute les aider, mais ils ont beaucoup aussi à nous enseigner. Il y a quelques jours, lorsque cette résolution a été votée au Parlement européen, nous avons eu un long débat dans l'hémicycle. Et à la sortie de l'hémicycle, à Bruxelles, j'ai été abordé par un monsieur qui travaille dans les services informatiques du Parlement. Il avait couru pour traverser le Parlement pour venir me voir. Il était arménien et il m'a dit que cela compte beaucoup pour nous que le Parlement puisse se saisir de la crise que traverse l'Arménie. Et je lui disais, en réponse à ses remerciements, que c'est nous, et je le crois profondément, qui devons notre reconnaissance au peuple arménien pour ce qu'il est en train de traverser, ce à quoi il se confronte au nom d'une civilisation que nous partageons avec lui et pour ce qu'il nous apprend dans cette résistance essentielle. »
youtube.com · #17 Entretien avec François-Xavier BELLAMY & Hovhannès GUÉVORKIAN : défendre les chrétiens d’ArménieVérifier à 52:11
« Ça a été un mouvement dans tout le monde occidental. Et la France est le pays qui a sans doute le moins participé en Europe. Toute l'Europe a cru qu'après la chute du mur de Berlin, on arrivait à ce que Francis Fukuyama avait appelé à l'époque la fin de l'histoire, c'est-à-dire le fait que les tragédies, les conflits passés allaient petit à petit s'effacer au profit de l'universalisation de la mondialisation libérale et qu'on allait maintenant faire du commerce entre les grandes régions du monde, ce qui éviterait de se faire la guerre à tout jamais. Eh bien, nous vivons aujourd'hui la fin de la fin de l'histoire. Et autre temps, autre constat, il faut maintenant qu'on s'équipe pour l'avenir. On peut regarder le passé comme on voudra, mais ce qui compte maintenant, c'est de se tourner vers demain. Et notre famille politique, elle est en première ligne aujourd'hui pour réussir à réarmer le continent européen tout entier parce que c'est un enjeu global. Nous ne croyons pas demain du tout qu'il puisse y avoir une armée européenne. Ce sont nos armées nationales qui portent la responsabilité de la sécurité de nos pays. Mais nous devons, en Europe, garantir que la sécurité de notre continent soit mieux engagée, mieux assurée par les Européens eux-mêmes. Aujourd'hui, c'est un constat que nous avons souvent partagé, les Européens sont massivement dépendants des États-Unis pour leur défense. L'an dernier, les Européens ont acheté 79% de leurs armements hors d'Europe, dont 63% aux États-Unis. Eh bien, le défi pour nous, c'est de renverser cette logique. Et avec le programme pour l'industrie européenne de défense, dont j'étais le rapporteur, que notre famille politique a porté, en particulier avec Raphaël Glucksmann, on a mené un combat français sur cette question déterminante, pour faire en sorte que précisément, nous puissions de nouveau imposer aux Européens une trajectoire d'autonomie. Désormais, ce programme pour l'industrie défense, il financera des équipements s'ils sont produits pour au moins 70% de leurs composants en Europe, avec un design, une conception européenne, et avec une absence totale de contraintes juridiques extra-européennes. Quand les Américains vous vendent une arme, ils la vendent avec une licence qui s'appelle ITAR, qui fait que si vous voulez l'utiliser, même quand vous l'avez payé, vous devez demander l'autorisation du gouvernement américain. Eh bien, nous disons que cette dépendance-là, nous devons en sortir aujourd'hui. Pas parce que les Américains ne seraient plus nos alliés, ils doivent, je le crois, rester nos amis, mais parce que nous ne devons plus être leurs vassaux, ils ne doivent plus être nos suivants. »
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youtube.com · #17 Entretien avec François-Xavier BELLAMY & Hovhannès GUÉVORKIAN : défendre les chrétiens d’ArménieVérifier à 52:11
« non c'est aussi le politique et je veux dire ça peut paraître étonnant mais ça correspond aussi à mon expérience je travaille au parlement européen peut-être on a la chance de vivre un peu plus cette culture de la concertation que de la confrontation ne serait-ce que parce que le parlement européen ça ressemble à l'expérience que nous vivons à l'Assemblée nationale n'a pas de majorité absolue et par conséquent les groupes politiques sont obligés de discuter et de se mettre d'accord autour de compromis pour que des textes puissent être votés c'est notre expérience quotidienne et donc bien sûr nous avons des désaccords et nous assumons des lignes différentes nous ne formons pas il n'y a pas de coalition d'ailleurs une espèce de grand tout où chacun serait obligé de se renier pour appartenir à une espèce de groupe majoritaire formé sur des consensus forcés non non nous avons des désaccords nous les assumons mais nous essayons de voir comment trouver des terrains d'entente texte par texte sujet par sujet et ça oblige justement à une conversation qui soit l'occasion d'exprimer des points de vue divergents mais pour arriver à un but commun et par ailleurs même d'un point de vue purement humain vous évoquiez Raphaël et Luxemann par exemple je me permets de ce ne sera pas un secret que je trahis mais je le dis à votre antenne on a été concurrents pendant l'élection européenne nous avons évidemment des idées divergentes sur un très grand nombre de sujets ça ne nous empêche pas de travailler ensemble sur d'autres sujets sur lesquels nous sommes en plein accord je parlais de la question de la Chine sur laquelle il a un engagement que je partage que je soutiens et même que j'admire et ça ne nous empêche pas même dans les points où nous sommes en désaccord parfois très radical d'avoir je pense l'un pour l'autre une véritable estime réciproque et une forme de sympathie authentique et qui n'est pas feinte je pourrais citer d'autres élus d'autres groupes politiques avec lesquels nous sommes tout à fait capables d'avoir aussi ces dialogues qui je pense je disais tout à l'heure que le système médiatique met souvent en scène la confrontation si le monde médiatique était plus capable de faire vivre aussi le dialogue tel qu'il existe en réalité dans bien des lieux de notre vie de notre vie publique je pense que ça contribuerait sans doute à réconcilier un peu les français avec la politique »
youtube.com · Entretien avec François-Xavier BellamyVérifier à 51:58
youtube.com · François-Xavier Bellamy invité de David Doukhan dans L'Interview Politique le 23 septembre 2019Vérifier à 7:08