Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
17 févr. 2017 au 15 oct. 2026
Questions
1850
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 1850 questions évaluables
Réponse directe
529
Réponse partielle
329
Réponse à côté
947
Refus explicite
45
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 1701 à 1725 sur 1850
Question 1701François Ruffin : "Sur le plan du sentiment d'injustice, le pyromane, c'est Macron"
Mais est-ce que le sentiment d'injustice qui peut être vif, François Ruffin, se traduit en soutien pour vous et les vôtres ?
Réponse partielle
Ce n'est pas acquis du tout ? Rien n'est jamais acquis à l'homme, ni sa faiblesse, ni son cœur. Mais donc voilà, je ne prétends pas qu'il y ait quoi que ce soit d'acquis aujourd'hui. Ni même évident ? Non, c'est un chemin. Il faut montrer aux gens qu'on tient compte de leurs préoccupations, qu'on cherche à être leur voix, être leur représentant, et il faut qu'ils se reconnaissent dans ce que nous proposons. Et je ne prétends pas qu'aujourd'hui, ça soit fait. C'est un chemin.
« Ce n'est pas acquis du tout ? Rien n'est jamais acquis à l'homme, ni sa faiblesse, ni son cœur. Mais donc voilà, je ne prétends pas qu'il y ait quoi que ce soit d'acquis aujourd'hui. Ni même évident ? Non, c'est un chemin. Il faut montrer aux gens qu'on tient compte de leurs préoccupations, qu'on cherche à être leur voix, être leur représentant, et il faut qu'ils se reconnaissent dans ce que nous proposons. Et je ne prétends pas qu'aujourd'hui, ça soit fait. C'est un chemin. »
France Inter — L'invité de 8h20 · François Ruffin : "Sur le plan du sentiment d'injustice, le pyromane, c'est Macron"
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Mécanismes explicités16 juin 2026 au 15 oct. 2026 · 51 observations54 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« pas normal qu'on soit 36 par classe. C'est-à-dire qu'on ne veut plus de parcours sup. Et sur ces demandes de base, cinq semaines plus tard, il n'y a toujours pas de décision du gouvernement. Non, le temps approche. Donc, »
LCI — Objectif 2027 · Émission spéciale - Objectif 2027 : François Ruffin, l'interview exclusive sur LCIVérifier à 1:29
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
16 oct. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Question 1702François Ruffin : "Sur le plan du sentiment d'injustice, le pyromane, c'est Macron"
Un mot, Bernard, notre premier auditeur, disait, posez la question des débordements possibles en marge de la fête à Macron, de votre manifestation de demain. Que pouvez-vous lui répondre ?
Réponse directe
D'abord, je vais répondre que nous, nous faisons tout avec un serviseur et même deux, avec... Je rencontre le préfet de police de Paris juste après cette émission. Nous faisons tout pour que sur le caractère festif de la manifestation, annoncé dès le départ, pour que... Vous allez demander quoi au préfet ? Moi, je vais lui demander... Je ne suis pas un champion du maintien de l'ordre, donc je vais lui demander que le travail, ce que je demande au président de la République, au Premier ministre et au ministre de l'Intérieur, qu'à la place d'avoir des polémiques, ils fassent leur travail le mieux possible. De sécurisation du parcours. Maintenant, ce que je veux dire, c'est que de toute façon,…
« D'abord, je vais répondre que nous, nous faisons tout avec un serviseur et même deux, avec... Je rencontre le préfet de police de Paris juste après cette émission. Nous faisons tout pour que sur le caractère festif de la manifestation, annoncé dès le départ, pour que... Vous allez demander quoi au préfet ? Moi, je vais lui demander... Je ne suis pas un champion du maintien de l'ordre, donc je vais lui demander que le travail, ce que je demande au président de la République, au Premier ministre et au ministre de l'Intérieur, qu'à la place d'avoir des polémiques, ils fassent leur travail le mieux possible. De sécurisation du parcours. Maintenant, ce que je veux dire, c'est que de toute façon, regardez la manifestation du 1er mai, il n'y avait pas d'appel à la révolte. C'était une manifestation très traditionnelle, d'organisation syndicale combative, certes, mais enfin, dont la combativité se situe tout comme moi sur le terrain du verbe, sur le terrain démocratique, et néanmoins, il y a eu des débordements, donc ça n'a rien à voir avec les organisateurs. Si jamais il y a des choses qui se produisent, ça ne sera absolument pas de notre responsabilité. Nous, nous faisons tout pour que ça se passe le mieux possible. »
France Inter — L'invité de 8h20 · François Ruffin : "Sur le plan du sentiment d'injustice, le pyromane, c'est Macron"Vérifier à 19:00
Question 1703François Ruffin : "Sur le plan du sentiment d'injustice, le pyromane, c'est Macron"
Vincent, par Twitter vous demande la chose suivante, je crois que c'est Twitter, François Ruffin pousse à la haine, dit-il, et si Marine Le Pen et le FN proposaient de faire la fête à Mélenchon, que dirait-il ?
Réponse à côté
Bah, écoutez, si jamais il considérait que c'était le principal problème du pays, enfin bon, voilà. Vous voyez bien le sens de la question. Oui, oui, oui, non mais moi je le redis. C'est sur la forme de violence que véhiculerait l'intitulé. Mais bon, nous, je veux le redire, on a absolument, dès le départ, ça a été présenté comme une fête joyeuse. Maintenant, on a quelqu'un qui est président de la République et qu'il y a eu de l'hostilité qui, vous savez, il y a deux, trois jours, j'entendais la chronique de Thomas Legrand qui disait comment ça se fait qu'il y a tant de tensions dans la société française alors qu'on a un président modéré. Mais je ne suis pas d'accord, je préférerais qu'il s…
« Bah, écoutez, si jamais il considérait que c'était le principal problème du pays, enfin bon, voilà. Vous voyez bien le sens de la question. Oui, oui, oui, non mais moi je le redis. C'est sur la forme de violence que véhiculerait l'intitulé. Mais bon, nous, je veux le redire, on a absolument, dès le départ, ça a été présenté comme une fête joyeuse. Maintenant, on a quelqu'un qui est président de la République et qu'il y a eu de l'hostilité qui, vous savez, il y a deux, trois jours, j'entendais la chronique de Thomas Legrand qui disait comment ça se fait qu'il y a tant de tensions dans la société française alors qu'on a un président modéré. Mais je ne suis pas d'accord, je préférerais qu'il soit là pour lui dire, mais je ne suis pas d'accord avec M. Legrand. On n'a pas du tout un président modéré. »
France Inter — L'invité de 8h20 · François Ruffin : "Sur le plan du sentiment d'injustice, le pyromane, c'est Macron"Vérifier à 22:05Voir 2 autres passages
« Parce que je n'aime pas parler des gens dans leur dos, vous savez. Mais donc, on n'a pas du tout un président modéré. On a un président qui prend des décisions radicales pour la finance et pour les gens d'en haut et pour les puissants de l'argent sur l'exit tax, par exemple. Et si jamais on prenait, nous, les mêmes décisions sans davantage tenir compte de ce qui peut se passer dans le pays pour les gens, pour le peuple, je pense qu'on nous traiterait de radicaux. Et donc voilà, moi, je ne pense pas qu'on est aujourd'hui un président modéré. Vous voulez ajouter une note de bas de page Thomas Legrand »
France Inter — L'invité de 8h20 · François Ruffin : "Sur le plan du sentiment d'injustice, le pyromane, c'est Macron"Vérifier à 22:47
Question 1704François Ruffin : "Sur le plan du sentiment d'injustice, le pyromane, c'est Macron"
un établi, comme on disait en 68 ?
Réponse directe
Non, je ne crois pas du tout. Moi, vous savez, j'habite une petite maison à Amiens et tout ça. Un établi, c'est quelqu'un qui allait à l'usine. C'est un bourgeois qui allait à l'usine. Mais non, moi, je ne suis pas du tout. Moi, je m'assume dans ma condition de classe intermédiaire, mais je fais un choix. Hier, j'étais dans le Val-de-Nièvre, donc une vallée particulièrement touchée par le chômage. Et hier soir, j'assistais à l'Assemblée Générale de l'Association des Demandeurs d'Emploi dans le Val-de-Nièvre, qui est une petite association qui avait pour but d'aider les gens à se déplacer quand ils avaient un entretien à Épaule-Emploi ou un entretien d'embauche et ainsi de suite. Et qu'est-c…
« Non, je ne crois pas du tout. Moi, vous savez, j'habite une petite maison à Amiens et tout ça. Un établi, c'est quelqu'un qui allait à l'usine. C'est un bourgeois qui allait à l'usine. Mais non, moi, je ne suis pas du tout. Moi, je m'assume dans ma condition de classe intermédiaire, mais je fais un choix. Hier, j'étais dans le Val-de-Nièvre, donc une vallée particulièrement touchée par le chômage. Et hier soir, j'assistais à l'Assemblée Générale de l'Association des Demandeurs d'Emploi dans le Val-de-Nièvre, qui est une petite association qui avait pour but d'aider les gens à se déplacer quand ils avaient un entretien à Épaule-Emploi ou un entretien d'embauche et ainsi de suite. Et qu'est-ce qui est en train de se passer là ? C'est qu'ils s'interrogent sur la dissolution de l'association, non pas parce qu'il n'y a pas de besoin, mais simplement parce qu'il y a une baisse des financements. Et il y a une baisse des financements en particulier du Conseil départemental qui va dire, bah oui, parce que nous, on a une baisse des financements étatiques. Eh bien, voilà où je choisis de me trouver. Je me choisis de me trouver hier aux côtés des demandeurs d'emploi du Val-de-Nièvre. »
France Inter — L'invité de 8h20 · François Ruffin : "Sur le plan du sentiment d'injustice, le pyromane, c'est Macron"Vérifier à 10:41
Question 1705François Ruffin : "Sur le plan du sentiment d'injustice, le pyromane, c'est Macron"
L'invité du grand entretien de France Inter et donc le député de la Somme, La France Insoumise, intervenez, amis auditeurs. Vous avez la parole dans 10 minutes, 01 45 24 7000, les réseaux sociaux, l'application France Inter. Bonjour François Ruffin. Bonjour. Merci d'être au micro d'Inter. Vous êtes l'un des organisateurs de la fête à Macron qui aura lieu demain à Paris et qui intervient dans un contexte politique très particulier, marqué par les violences du 1er mai et les débats qui les ont suivis. Hier, le président de la République faisait clairement le lien entre une initiative comme la vôtre, le climat qu'elle installe, les mots qu'elle emploie et les violences donc qui ont eu lieu. Comment avez-vous reçu l'accusation ?
Réponse directe
D'abord, moi, parce qu'il disait que je n'acceptais pas son élection et qu'on la remettait en permanence. Moi déjà, j'accepte pleinement l'élection d'Emmanuel Macron. Je l'ai accepté à 20h01, donc il n'y a pas de difficulté de ce côté-là. Maintenant, c'est lui qui doit accepter le fonctionnement de la démocratie. Le fonctionnement de la démocratie, ce n'est pas je mets mon bulletin de vote dans l'urne et ensuite je me tais pendant 5 ans et j'obéis au monarque républicain. Ce n'est pas ça. C'est le droit de manifester. Et c'est le droit de manifester en toute sécurité. Et nous, nous faisons tout pour que les gens puissent manifester en toute sécurité. Moi, je pense que ça serait bien que le…
« D'abord, moi, parce qu'il disait que je n'acceptais pas son élection et qu'on la remettait en permanence. Moi déjà, j'accepte pleinement l'élection d'Emmanuel Macron. Je l'ai accepté à 20h01, donc il n'y a pas de difficulté de ce côté-là. Maintenant, c'est lui qui doit accepter le fonctionnement de la démocratie. Le fonctionnement de la démocratie, ce n'est pas je mets mon bulletin de vote dans l'urne et ensuite je me tais pendant 5 ans et j'obéis au monarque républicain. Ce n'est pas ça. C'est le droit de manifester. Et c'est le droit de manifester en toute sécurité. Et nous, nous faisons tout pour que les gens puissent manifester en toute sécurité. Moi, je pense que ça serait bien que le président de la République, le Premier ministre, le ministre de l'Intérieur, à la place de se livrer, à mon avis, de veines polémiques et qui sont complètement inutiles, ils cherchent à mettre toute leur énergie pour que la manifestation de demain se déroule dans les meilleures conditions possibles. Parce que nous, on veut un manifestement festif et joyeux. On l'a posé comme tel dès le début. On a parlé d'une manifestation pote au feu. Vous imaginez que quand vous voulez convoquer les forces révolutionnaires et les placer à Paris et que vous voudriez que ça pète, vous appelez ça une manifestation pote au feu. »
France Inter — L'invité de 8h20 · François Ruffin : "Sur le plan du sentiment d'injustice, le pyromane, c'est Macron"Vérifier à 0:39
Question 1706François Ruffin : "Sur le plan du sentiment d'injustice, le pyromane, c'est Macron"
Un mot de sociologie sauvage avant de donner la parole aux auditeurs de France Inter. Comment expliquez-vous que venant du même lieu qu'Emmanuel Macron, ayant fréquenté le même lycée, venant d'un milieu social comparable à bourgeoisie, pour le dire vite, vous ayez eu deux trajectoires politiques et idéologiques si différentes ?
Réponse directe
Je n'ai pas envie de me lancer aujourd'hui dans un numéro de narcissisme et d'égo-centrisme. J'ai dit sociologie sauvage. Mon milieu social n'est pas celui d'Emmanuel Macron et mon milieu social, en vérité, n'est pas la bourgeoisie. Je veux dire, j'ai un père éduqué, mais au-dessus de ça, c'est très vite très populaire. Et donc voilà, il y a un lien avec une élévation du niveau d'éducation. Et maintenant, ce que je dis, moi, j'appartiens à la classe intermédiaire. Et la force potentiellement de la classe intermédiaire, vous savez, les armes aujourd'hui, c'est l'éducation quand même, c'est la culture et tout ça, ce sont quand même des armes. Et la force de la classe intermédiaire, c'est qu'e…
« Mon milieu social n'est pas celui d'Emmanuel Macron et mon milieu social, en vérité, n'est pas la bourgeoisie. Je veux dire, j'ai un père éduqué, mais au-dessus de ça, c'est très vite très populaire. Et donc voilà, il y a un lien avec une élévation du niveau d'éducation. Et maintenant, ce que je dis, moi, j'appartiens à la classe intermédiaire. Et la force potentiellement de la classe intermédiaire, vous savez, les armes aujourd'hui, c'est l'éducation quand même, c'est la culture et tout ça, ce sont quand même des armes. Et la force de la classe intermédiaire, c'est qu'elle peut choisir au service de qui elle met ces instruments-là. Et j'aurais pu choisir de mettre mon savoir, je suis éduqué, j'ai fait l'école, le centre de formation des journalistes, j'aurais pu choisir de mettre mon savoir au service de Bernard Arnault, au service de ses journaux et au service de la pensée dominante. Et j'ai fait un choix, et peut-être que ce n'est même pas été un choix, ça a été une pente, mais j'ai fait un choix qui a été inverse et qui a été, comme je me trouvais au milieu, d'aller dans une autre direction et de mettre, je pense, mes paroles, mes lectures et tout ça au service des gens. Est-ce que vous êtes »
France Inter — L'invité de 8h20 · François Ruffin : "Sur le plan du sentiment d'injustice, le pyromane, c'est Macron"Vérifier à 9:36
Question 1707François Ruffin, invité de Questions Politiques
Vous êtes communiste en fait. On peut dire des choses comme ça ou pas ?
Réponse directe
Non, non, moi je suis de gauche. Je suis de gauche. Et même quand on me dit de gauche radicale, d'extrême gauche, de gauche, de gauche. Je ne supporte pas. Tout simplement de gauche. Bah oui, parce que qu'est-ce qui se passe si je relis ? Vous disiez vous n'avez pas des idées neuves. C'est vrai. Quelque part. Je lis le programme commun de François Mitterrand en 72, 74. Vous vous retrouvez dedans ? En tout cas, je vois qu'il est presque plus à gauche que moi à l'époque. Après, le problème de la gauche... Non mais oui ! Avec, je le redis, une grande absence qui n'est pas de son fait et qui n'est pas du fait non plus en 45 de ceux qui ont écrit le programme du Conseil national des résistances…
« Non, non, moi je suis de gauche. Je suis de gauche. Et même quand on me dit de gauche radicale, d'extrême gauche, de gauche, de gauche. Je ne supporte pas. Tout simplement de gauche. Bah oui, parce que qu'est-ce qui se passe si je relis ? Vous disiez vous n'avez pas des idées neuves. C'est vrai. Quelque part. Je lis le programme commun de François Mitterrand en 72, 74. Vous vous retrouvez dedans ? En tout cas, je vois qu'il est presque plus à gauche que moi à l'époque. Après, le problème de la gauche... Non mais oui ! Avec, je le redis, une grande absence qui n'est pas de son fait et qui n'est pas du fait non plus en 45 de ceux qui ont écrit le programme du Conseil national des résistances ou du Front Popierre. Cette grande absence qui est l'écologie. Et non ! Là, on a un point qui doit nous faire basculer mentalement. Parce que si on dit qu'on a perdu 30% des oiseaux, moi je dis toujours mes enfants, ils ne voient pas d'hirondelles. Punaise ! Moi, j'ai vu des hirondelles voler au ras du sol et tout ça. Mes enfants ne voient pas d'hirondelles. On a une disparition de 80% des insectes. On a un réchauffement qui est devant nous. Je veux dire que rien que ça, ça doit nous inciter à bouleverser nos modèles économiques. C'est le mot d'ordre d'Hervé Kempf consommer moins, répartir mieux. Et ça, par exemple, je ne pense pas que ça soit un mot d'ordre traditionnel. Vous voyez ? Et donc là, si on me dit que c'est la même chose, je me reconnais. Je veux dire, je reprends les trucs du programme commun de François Mitterrand. Je pense qu'il y a eu tellement eu un glissement vers la droite des forces de gauche qu'en effet, moi je suis quelque part un social-démocrate fortement écologique. Vous leur rappelez, oui. Vous leur rappelez ce que c'est qu'être de gauche ? Le problème, c'est que la social-démocratie, il n'y a plus rien de social dedans, il n'y a plus rien de démocratique non plus. Karine Bécard. »
France Inter · François Ruffin, invité de Questions PolitiquesVérifier à 37:30
Question 1708François Ruffin, invité de Questions Politiques
Juste pour finir, on n'a pas parlé de l'union des gauches. Est-ce qu'il fait une erreur, Jean-Luc Mélenchon, à ne pas s'adresser à tout le monde ?
Réponse à côté
sur cette initiative.
« sur cette initiative. »
France Inter · François Ruffin, invité de Questions PolitiquesVérifier à 52:08
Question 1709François Ruffin, invité de Questions Politiques
Est-ce qu'il n'y a pas un paradoxe à ce que vous soyez le parti des gens qui peuvent s'indigner ou qui peuvent vouloir intervenir et que dès que ça sort de l'hexagone, vous disiez que c'est trop compliqué ?
Réponse directe
Je vous ai donné mon avis d'abord. Ensuite, par exemple, la Suède réclame qu'il y ait une commission d'enquête sur ce qui s'est passé en Syrie. On peut appuyer ça. On peut demander à ce qu'il y ait un mandat de l'ONU. Voilà. Donc, je veux dire, ce n'est pas comme si on disait qu'il ne faut rien faire et que c'est là en 24 heures parce que Macron a décidé que ça devait se passer comme ça. Non, ce n'est pas Macron. Non, mais je redis, moi, je suis plutôt pour que ça se passe au niveau de l'ONU. Il y a un mandat qui doit être donné. Il ne s'agit pas d'aller dans des guerres. Encore une question, Karine Becker.
« Je vous ai donné mon avis d'abord. Ensuite, par exemple, la Suède réclame qu'il y ait une commission d'enquête sur ce qui s'est passé en Syrie. On peut appuyer ça. On peut demander à ce qu'il y ait un mandat de l'ONU. Voilà. Donc, je veux dire, ce n'est pas comme si on disait qu'il ne faut rien faire et que c'est là en 24 heures parce que Macron a décidé que ça devait se passer comme ça. Non, ce n'est pas Macron. »
France Inter · François Ruffin, invité de Questions PolitiquesVérifier à 8:41Voir 1 autre passage
« Non, mais je redis, moi, je suis plutôt pour que ça se passe au niveau de l'ONU. Il y a un mandat qui doit être donné. Il ne s'agit pas d'aller dans des guerres. Encore une question, Karine Becker. »
France Inter · François Ruffin, invité de Questions PolitiquesVérifier à 9:06
Question 1710François Ruffin, invité de Questions Politiques
Vous avez déjà ressenti ça avec un homme politique. Vous avez l'air de considérer qu'Emmanuel Macron c'est l'incarnation du mal et qu'en gros les autres avant, jamais vous aviez vu ça. Est-ce que vous diriez que c'est quelque chose pour vous qu'on n'a jamais vu ?
Réponse directe
Non. François Réphane. Je pense que ça fait 30 ans que ça dure grosso modo. Ça ne veut pas dire que ça a été toujours pareil.
« Je pense que ça fait 30 ans que ça dure grosso modo. Ça ne veut pas dire que ça a été toujours pareil. »
France Inter · François Ruffin, invité de Questions PolitiquesVérifier à 34:47
Question 1711François Ruffin, invité de Questions Politiques
Alors, avant d'aborder d'autres dossiers, il y a aussi les manières dont vous imaginez mener votre combat. Vous avez donné rendez-vous le 5 mai prochain pour faire la fête à Macron. Rendez-vous pour une manifestation peut-être plus, pas de mot d'ordre. Est-ce que vous avez malgré tout une idée de ce qu'il va se passer le 5 mai ?
Réponse directe
Vous savez, j'avais par exemple une personne au téléphone qui s'occupe des sans-papiers ce matin au téléphone. Je lui ai dit « Moi, je suis pour que ça soit policentré. » C'est-à-dire que ce que je voudrais, c'est qu'il n'y ait pas une grande scène unique ce 5 mai-là, mais qu'il y ait des camions différents qui portent des mots d'ordre différents. Et c'est pareil. Moi, je ne suis pas pour un mot d'ordre rassembleur. Je pense qu'on le fait le 5 mai. On voudrait partir des tuileries. On a demandé l'autorisation. On va bien voir. C'est là où s'était fait sacrer Emmanuel Macron pour que le jour de son premier anniversaire à l'Élysée, on ne fasse pas que souffler une bougie, mais qu'il sente aus…
« Vous savez, j'avais par exemple une personne au téléphone qui s'occupe des sans-papiers ce matin au téléphone. Je lui ai dit « Moi, je suis pour que ça soit policentré. » C'est-à-dire que ce que je voudrais, c'est qu'il n'y ait pas une grande scène unique ce 5 mai-là, mais qu'il y ait des camions différents qui portent des mots d'ordre différents. Et c'est pareil. Moi, je ne suis pas pour un mot d'ordre rassembleur. Je pense qu'on le fait le 5 mai. On voudrait partir des tuileries. On a demandé l'autorisation. On va bien voir. C'est là où s'était fait sacrer Emmanuel Macron pour que le jour de son premier anniversaire à l'Élysée, on ne fasse pas que souffler une bougie, mais qu'il sente aussi le vent du boulet, qu'on arrive à rassembler tout ça. Et je pense qu'il y a en dessous, je dis que c'est un poteau feu. Chacun vit avec son combat. J'ai rencontré les avocats de France, par exemple. Je dis « Nous, on ne va pas porter un mot d'ordre spécifique sur les avocats. On ne sait pas tout faire. On ne va pas tout centraliser. Par contre, allez-y. » »
France Inter · François Ruffin, invité de Questions PolitiquesVérifier à 29:35
Question 1712François Ruffin, invité de Questions Politiques
Ceux qui ont du mal à respirer, ce sont ceux qui sont sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, tiers de la CRIMO, avec des affrontements qui ont éclaté en fin de matinée. On vient de la prendre à Notre-Dame-des-Landes. Un rassemblement de soutien aux occupants expulsés doit s'y tenir. Est-ce que vous comprenez la volonté de rester, d'affronter les gendarmes et les policiers qui doivent évacuer la zone ?
Réponse partielle
La première chose à dire, c'est quand même l'espèce de disproportion, je trouve, entre, bon, il y a 1 600 hectares où des gens cultivent leur jardin, comme dirait Voltaire, des potagers de légumes bio, ils font des cabanes, ils veulent essayer un autre mode de vie, autrement. Est-ce que c'est vraiment une menace pour la République qu'il y ait cette tentative-là sur 1 600 hectares du territoire français ? Est-ce que ça vaut le coup de déployer 2 600 policiers, des hélicoptères, des blindés ? Des engins de chantier ? Comme une opération militaire intérieure. Vous savez, moi, avec mes gamins, tous les soirs, enfin, quand je les ai et quand je les vois... Désolé. C'est la dure vie d'homme polit…
« La première chose à dire, c'est quand même l'espèce de disproportion, je trouve, entre, bon, il y a 1 600 hectares où des gens cultivent leur jardin, comme dirait Voltaire, des potagers de légumes bio, ils font des cabanes, ils veulent essayer un autre mode de vie, autrement. Est-ce que c'est vraiment une menace pour la République qu'il y ait cette tentative-là sur 1 600 hectares du territoire français ? Est-ce que ça vaut le coup de déployer 2 600 policiers, des hélicoptères, des blindés ? Des engins de chantier ? Comme une opération militaire intérieure. Vous savez, moi, avec mes gamins, tous les soirs, enfin, quand je les ai et quand je les vois... Désolé. »
France Inter · François Ruffin, invité de Questions PolitiquesVérifier à 41:33
Question 1713François Ruffin, invité de Questions Politiques
Je repense à Jean-Luc Mélenchon qui, à la rentrée de septembre ou début octobre, voulait ce grand déferlement sur les Champs-Elysées. Il pensait qu'un million de personnes viendraient défiler, etc. Quelle est la différence avec votre fête à Macron pour le 5 mai ?
Réponse à côté
Vous savez, le problème, ce n'est pas que l'antimacronisme soit majoritaire dans le pays. Il l'est.
« Vous savez, le problème, ce n'est pas que l'antimacronisme soit majoritaire dans le pays. Il l'est. »
France Inter · François Ruffin, invité de Questions PolitiquesVérifier à 39:27
Question 1714François Ruffin, invité de Questions Politiques
Vous avez gagné quoi, par exemple ?
Réponse directe
On a gagné quoi ? Mais vous savez, alors, nous n'avons gagné que des petites batailles parce que l'ordre économique tel qu'il est aujourd'hui, c'est-à-dire l'européanisation et la mondialisation, ne nous permet pas de gagner des grandes batailles. C'est évident. Mais maintenant, des petites batailles qui font que des salariés sont réintégrés au jour le jour, que des maisons sont sauvées, et ainsi de suite, on en a gagné plein, plein, plein, plein, plein, plein.
« On a gagné quoi ? Mais vous savez, alors, nous n'avons gagné que des petites batailles parce que l'ordre économique tel qu'il est aujourd'hui, c'est-à-dire l'européanisation et la mondialisation, ne nous permet pas de gagner des grandes batailles. C'est évident. Mais maintenant, des petites batailles qui font que des salariés sont réintégrés au jour le jour, que des maisons sont sauvées, et ainsi de suite, on en a gagné plein, plein, plein, plein, plein, plein. »
France Inter · François Ruffin, invité de Questions PolitiquesVérifier à 20:16
Question 1715François Ruffin, invité de Questions Politiques
quand ça crispe les gens, quand ça agace les gens, ça peut déraper. Surtout que s'il agace nos collègues Edouard Pénel et Jean-Jacques Mourdin ce soir. Ce qui peut se faire assez facilement. Je pense aussi. Il est 12h10, notre invité, il fait entendre sa voix, une voix singulière et forte à l'Assemblée et au dehors. Le député La France Insoumise de la première circonscription de la Somme, François Ruffin, s'installe dans le studio 221 de la Maison de la Radio. Bonjour François Ruffin. Bonjour. Et bienvenue. Vous faites un premier bilan d'un an de présidence Macron dans le journal que vous avez fondé, le journal Fakir.
Réponse à côté
C'est pas le journal Fakir, ça c'est mon journal de député que je mets dans toutes les voies de ma circonscription.
« C'est pas le journal Fakir, ça c'est mon journal de député que je mets dans toutes les voies de ma circonscription. »
France Inter · François Ruffin, invité de Questions PolitiquesVérifier à 5:27
Question 1716François Ruffin, invité de Questions Politiques
Est-ce que le président de la République aurait dû d'abord donner la parole aux députés avant d'engager une action militaire française ?
Réponse directe
Oui, on peut faire ça. Mais vous savez que je considère tellement que le Parlement est une chambre d'enregistrement des désirs du président que j'ai assez peu d'inquiétude ou d'espérance sur ce qu'aurait donné le vote à l'issue de ce débat. Maintenant, il y aurait eu un débat. Et le problème, c'est qu'aujourd'hui, il n'y a pas de débat public. Alors, il y en aura peut-être un lundi, mais sur les questions internationales. Et je le redis sur les choix qui ont été opérés précédemment et sur le bazar que ça a mis et notre contribution au bazar régional. Nathalie Saint-Cricq.
« Oui, on peut faire ça. Mais vous savez que je considère tellement que le Parlement est une chambre d'enregistrement des désirs du président que j'ai assez peu d'inquiétude ou d'espérance sur ce qu'aurait donné le vote à l'issue de ce débat. Maintenant, il y aurait eu un débat. Et le problème, c'est qu'aujourd'hui, il n'y a pas de débat public. Alors, il y en aura peut-être un lundi, mais sur les questions internationales. Et je le redis sur les choix qui ont été opérés précédemment et sur le bazar que ça a mis et notre contribution au bazar régional. Nathalie Saint-Cricq. »
France Inter · François Ruffin, invité de Questions PolitiquesVérifier à 7:54
Question 1717François Ruffin, invité de Questions Politiques
Parce que vos batailles, vous les menez sur la forme, mais rarement sur le fond. Vous faites du bruit, vous faites des coups, vous faites de la mise en scène, sauf qu'après 20 ans de combat, où sont vos résultats ?
Réponse à côté
François Ruffin. Oui, bon, d'abord, je ne me suis pas débraillé volontairement, je ne sais pas du tout. mais peu importe, on n'est pas là pour... Sur le fond, je pense que c'est vous qui n'êtes pas capable d'entendre le fond pour parler avec autant de franchise que le portrait que vous avez dressé de moi. C'est-à-dire qu'au fond, chaque fois qu'on intervient sur le fond, n'est retenue que la forme. Mais évidemment, moi, ça fait 18 ans que je me bats et que 18 ans que je me bats sur le fond. Alors, je vais prendre...
« François Ruffin. Oui, bon, d'abord, je ne me suis pas débraillé volontairement, je ne sais pas du tout. »
France Inter · François Ruffin, invité de Questions PolitiquesVérifier à 19:46Voir 1 autre passage
« mais peu importe, on n'est pas là pour... Sur le fond, je pense que c'est vous qui n'êtes pas capable d'entendre le fond pour parler avec autant de franchise que le portrait que vous avez dressé de moi. C'est-à-dire qu'au fond, chaque fois qu'on intervient sur le fond, n'est retenue que la forme. Mais évidemment, moi, ça fait 18 ans que je me bats et que 18 ans que je me bats sur le fond. Alors, je vais prendre... »
France Inter · François Ruffin, invité de Questions PolitiquesVérifier à 19:54
Question 1718François Ruffin, invité de Questions Politiques
Est-ce que vous avez le sentiment vraiment qu'il y a quelque chose qui a basculé dans la société ?
Réponse à côté
Vous savez, le problème, ce n'est pas que l'antimacronisme soit majoritaire dans le pays. Il l'est.
« Vous savez, le problème, ce n'est pas que l'antimacronisme soit majoritaire dans le pays. Il l'est. »
France Inter · François Ruffin, invité de Questions PolitiquesVérifier à 39:27
Question 1719François Ruffin, invité de Questions Politiques
Mais vous êtes allé pour quoi ?
Réponse directe
Oui, j'y suis allé parce que j'étais invité. Et donc, quand il y a 1000 personnes dans une salle, quand on voit des gens qu'il y a 1000 personnes à Tolbiac, tout ça, mais comment dire que ce sont juste...
« Oui, j'y suis allé parce que j'étais invité. Et donc, quand il y a 1000 personnes dans une salle, quand on voit des gens qu'il y a 1000 personnes à Tolbiac, tout ça, mais comment dire que ce sont juste... »
France Inter · François Ruffin, invité de Questions PolitiquesVérifier à 47:10
Question 1720François Ruffin, invité de Questions Politiques
Vous voulez votre propre révolution, vous ne voulez pas vivre ou revivre celle de vos parents ?
Réponse directe
Oui, moi, on est là pour vivre au présent. Ça ne veut pas dire que quand on vit au présent, on ne soit pas chargé du passé et puis de le faire revivre et ainsi de suite. Maintenant, c'est vrai que c'est peut-être mai 68 qui a été mon animateur personnel.
« Oui, moi, on est là pour vivre au présent. Ça ne veut pas dire que quand on vit au présent, on ne soit pas chargé du passé et puis de le faire revivre et ainsi de suite. Maintenant, c'est vrai que c'est peut-être mai 68 qui a été mon animateur personnel. »
France Inter · François Ruffin, invité de Questions PolitiquesVérifier à 17:20
Question 1721François Ruffin, invité de Questions Politiques
Et est-ce que Jean-Luc Mélenchon fait une erreur de stratégie ?
Refus explicite
Je n'en sais rien. Moi, je ne suis pas un spécialiste de la stratégie. Je ne suis pas un champion de la tambouille. Et j'ai même tout fait jusqu'à maintenant. Si, le poteau feu. Oui. Merci. J'ai tout fait jusqu'à maintenant pour essayer d'être le nez le plus loin des cuisines, des appareils. Donc, voilà. Moi, ce que je pense, c'est qu'en tout cas, il ne faut pas qu'on s'engueule entre nous parce que ce n'est pas un bon signe qui est envoyé aux gens. Je pense que le fait qu'on ne s'engueule pas, ce n'est pas une condition nécessaire pour que les gens soient motivés. C'est une condition nécessaire mais insuffisante. Donc, voilà. C'est tout. Maintenant, je pense qu'il faut le moins d'engueulad…
« Je n'en sais rien. Moi, je ne suis pas un spécialiste de la stratégie. Je ne suis pas un champion de la tambouille. Et j'ai même tout fait jusqu'à maintenant. Si, le poteau feu. Oui. Merci. J'ai tout fait jusqu'à maintenant pour essayer d'être le nez le plus loin des cuisines, des appareils. Donc, voilà. Moi, ce que je pense, c'est qu'en tout cas, il ne faut pas qu'on s'engueule entre nous parce que ce n'est pas un bon signe qui est envoyé aux gens. Je pense que le fait qu'on ne s'engueule pas, ce n'est pas une condition nécessaire pour que les gens soient motivés. C'est une condition nécessaire mais insuffisante. Donc, voilà. C'est tout. Maintenant, je pense qu'il faut le moins d'engueulades possible. Il faut qu'on sache où est notre adversaire. Et pour moi, mon adversaire, c'est Macron et son monde. C'est clair. »
France Inter · François Ruffin, invité de Questions PolitiquesVérifier à 52:11
Question 1722François Ruffin, invité de Questions Politiques
Donc il n'est pas pire que les autres ?
Réponse partielle
Non, ce n'est pas ça. Je pense que ça fait 30 ans que de toute façon on a... Pourquoi 30 ans ? Pourquoi 30 ans ? Parce que moi, je vois le basculement de la gauche à droite, en tout cas du Parti Socialiste en 1983. On fait à ce moment-là le choix de l'Europe et le choix d'abandonner toute mesure protectionnisme, de se ranger dans le système monétaire européen. Et là, il y a un grand basculement. C'est ce que Lionel Jospin appelle à l'époque l'ouverture d'une parenthèse libérale. C'est que cette parenthèse libérale n'est toujours pas fermée. Et l'un des objectifs idéologiques du moment, c'est de venir fermer au moins à gauche cette parenthèse libérale. Donc voilà, je pense qu'on est pris dan…
« Non, ce n'est pas ça. »
France Inter · François Ruffin, invité de Questions PolitiquesVérifier à 34:52Voir 1 autre passage
« C'est que cette parenthèse libérale n'est toujours pas fermée. Et l'un des objectifs idéologiques du moment, c'est de venir fermer au moins à gauche cette parenthèse libérale. Donc voilà, je pense qu'on est pris dans cette grande mécanique-là qui fait que quand je vous sors tout à l'heure les 500 fortunes de Challenge, je sais très bien qu'Emmanuel Macron accélère un phénomène inégalitaire alors que j'attends du politique qui vienne freiner ça. Mais ce phénomène inégalitaire, ce n'est pas Macron qui l'a produit. Et j'en suis conscient. Et l'ouverture des frontières au niveau européen et avec les pays tiers, c'est un choix qui n'a pas dépendu que d'Emmanuel Macron. Maintenant, il y a quelque chose qui est un peu surprenant dans l'époque et qui fait qu'on ne sait pas trop sur quel pied danser. C'est que d'un côté, cette idéologie-là, on a le sentiment qu'elle est un peu à bout de souffle, que c'est terminé. Il y a eu le truc de démondialisation de Montebourg, il y a eu tout ça. Mais je pense qu'on est arrivé au bout du chemin. D'ailleurs, plus personne ne s'aventurerait aujourd'hui à faire un référendum sur l'Europe »
France Inter · François Ruffin, invité de Questions PolitiquesVérifier à 35:19
Question 1723François Ruffin, invité de Questions Politiques
Vous vous y avez invité ou vous y êtes allé ?
Réponse directe
Oui, j'y suis allé parce que j'étais invité. Et donc, quand il y a 1000 personnes dans une salle, quand on voit des gens qu'il y a 1000 personnes à Tolbiac, tout ça, mais comment dire que ce sont juste...
« Oui, j'y suis allé parce que j'étais invité. Et donc, quand il y a 1000 personnes dans une salle, quand on voit des gens qu'il y a 1000 personnes à Tolbiac, tout ça, mais comment dire que ce sont juste... »
France Inter · François Ruffin, invité de Questions PolitiquesVérifier à 47:10
Question 1724François Ruffin, invité de Questions Politiques
Merci Laurence Perron. Réaction François Ruffin, 1968-2018, vous dites que la comparaison est de saison ou que comparaison n'est pas raison ?
Réponse directe
Moi, ce qui m'amuse, c'est de songer qu'Emmanuel Macron voulait commémorer officiellement mai 68. Je considère qu'il commémore tous les jours à coups de matraque. Je veux dire, l'évacuation de la Sorbonne, les tentatives sur Tolbiac, ce qui se passe à Notre-Dame-des-Landes, c'est-à-dire la repression à coups de bâton et de menton de ce qui peut surgir d'autre chose dans la jeunesse, il me semble que c'est une excellente commémoration de mai 68. Et l'esprit de révolte 68, ça reste pour vous un modèle ou une inspiration ? Moi, je ne peux pas dire que je me sente vraiment un enfant de 68, même des fois quand j'ai entendu mes parents, mais la génération d'avant revendiquer mai 68, mai 68, mai 6…
« Moi, ce qui m'amuse, c'est de songer qu'Emmanuel Macron voulait commémorer officiellement mai 68. Je considère qu'il commémore tous les jours à coups de matraque. Je veux dire, l'évacuation de la Sorbonne, les tentatives sur Tolbiac, ce qui se passe à Notre-Dame-des-Landes, c'est-à-dire la repression à coups de bâton et de menton de ce qui peut surgir d'autre chose dans la jeunesse, il me semble que c'est une excellente commémoration de mai 68. Et l'esprit de révolte 68, ça reste pour vous un modèle ou une inspiration ? Moi, je ne peux pas dire que je me sente vraiment un enfant de 68, même des fois quand j'ai entendu mes parents, mais la génération d'avant revendiquer mai 68, mai 68, mai 68, ça fait plutôt un effet gonflant. »
France Inter · François Ruffin, invité de Questions PolitiquesVérifier à 16:05Voir 1 autre passage
« Rabol de mai 68 ? Non, je ne vais pas dire ça. Je veux dire, mais moi, les mythes que je me trinque-balle dans la tête, et vous savez, les mythes, ce sont des choses qui vous portent, qui vous portent en avant et ainsi de suite. Moi, ça reste plutôt la révolution française, Jaurès, le Front populaire, Vallès, enfin voilà. Et je ne peux pas dire que je porte au cœur de mon truc mai 68. Maintenant, c'est vrai que comme Macron voulait lui le commémorer, j'espère qu'on va nous aussi le commémorer à notre façon. »
France Inter · François Ruffin, invité de Questions PolitiquesVérifier à 16:46
Question 1725François Ruffin, invité de Questions Politiques
Vous étiez donc dans l'hémicycle. Chaque député devait, un à un, quitter son siège pour aller voter, voter pour celui qui devait devenir le nouveau président de l'Assemblée. Vous vous êtes levé, François Ruffin, vous étiez normalement habillé et vous avez ostensiblement retiré votre chemise du pantalon que vous portiez. Est-ce qu'un député représente mieux les ouvriers ?
Réponse à côté
François Ruffin. Oui, bon, d'abord, je ne me suis pas débraillé volontairement, je ne sais pas du tout. mais peu importe, on n'est pas là pour... Sur le fond, je pense que c'est vous qui n'êtes pas capable d'entendre le fond pour parler avec autant de franchise que le portrait que vous avez dressé de moi. C'est-à-dire qu'au fond, chaque fois qu'on intervient sur le fond, n'est retenue que la forme. Mais évidemment, moi, ça fait 18 ans que je me bats et que 18 ans que je me bats sur le fond. Alors, je vais prendre...
« François Ruffin. Oui, bon, d'abord, je ne me suis pas débraillé volontairement, je ne sais pas du tout. »
France Inter · François Ruffin, invité de Questions PolitiquesVérifier à 19:46Voir 1 autre passage
« mais peu importe, on n'est pas là pour... Sur le fond, je pense que c'est vous qui n'êtes pas capable d'entendre le fond pour parler avec autant de franchise que le portrait que vous avez dressé de moi. C'est-à-dire qu'au fond, chaque fois qu'on intervient sur le fond, n'est retenue que la forme. Mais évidemment, moi, ça fait 18 ans que je me bats et que 18 ans que je me bats sur le fond. Alors, je vais prendre... »
France Inter · François Ruffin, invité de Questions PolitiquesVérifier à 19:54
Voir 2 autres passages
« Elle doit être utilisée avec beaucoup de réserves. Mais là, ce qui ne va pas, c'est que dans le maintien de l'ordre aujourd'hui, vous avez des unités qui ne sont pas spécialistes du tout du maintien de l'ordre. Ce n »
LCI — Objectif 2027 · Émission spéciale - Objectif 2027 : François Ruffin, l'interview exclusive sur LCIVérifier à 12:51
« pas comme si vous aviez des CRS. Moi, j'ai connu des manifestations. Il n'y avait quasiment que des CRS et les renseignements généraux à l'époque. Là, vous avez toutes les unités dont ce n'est pas la spécialité qui viennent se mêler de ça. Ça ne va pas. Ça ne va pas non plus quand on a... Vous savez, j'ai fait un rapport, moi, sur la police. La formation est complètement insuffisante. Non seulement la formation initiale a été raccourcie, on est passé de 12 mois à 9 mois, mais ensuite, derrière, la formation continue est inexistante. Tous les syndicats policiers que j'ai interrogés me disent non, il n »
LCI — Objectif 2027 · Émission spéciale - Objectif 2027 : François Ruffin, l'interview exclusive sur LCIVérifier à 13:02
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes16 juin 2026 au 15 oct. 2026 · 22 observations23 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« se fassent entendre dans un temps où le pouvoir ne veut pas entendre. J'entendais la réaction aujourd'hui d'Edouard Geffray, qui après cinq semaines de mouvement lycéen, dit « Le temps des décisions est proche. »
LCI — Objectif 2027 · Émission spéciale - Objectif 2027 : François Ruffin, l'interview exclusive sur LCIVérifier à 1:07Voir 2 autres passages
« pas normal qu'on soit 36 par classe. C'est-à-dire qu'on ne veut plus de parcours sup. Et sur ces demandes de base, cinq semaines plus tard, il n'y a toujours pas de décision du gouvernement. Non, le temps approche. Donc, »
LCI — Objectif 2027 · Émission spéciale - Objectif 2027 : François Ruffin, l'interview exclusive sur LCIVérifier à 1:29
« pendant le mandat d'Emmanuel Macron, où on n'a pas de réponse politique, mais on a une réponse policière. Ça a été la crise des Gilets jaunes. Il a choisi de laisser pourrir, d'attendre, de ne pas offrir de réponse sur le référendum d'initiative citoyenne, par exemple, et de faire le blabla du grand débat. Et il croit gagner comme ça. Mais à la fin, et c'est la même chose sur le mouvement du retraite, mais à la fin, le pouvoir y gagne, ce que la démocratie y perd. »
LCI — Objectif 2027 · Émission spéciale - Objectif 2027 : François Ruffin, l'interview exclusive sur LCIVérifier à 3:21
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées16 juin 2026 au 15 oct. 2026 · 13 observations15 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« aura pas 1 588 postes d'enseignants de supprimés. On ne va pas économiser 600 millions d'euros sur l'éducation nationale. Et on veut aller vers la fin de parcours sup. On met de l'humain en face de l'humain. Vous dites ça. Vous dénouez la situation. Et il n'y a pas de réponse politique. À la place, il n'y a qu'une réponse policière. »
LCI — Objectif 2027 · Émission spéciale - Objectif 2027 : François Ruffin, l'interview exclusive sur LCIVérifier à 2:25Voir 2 autres passages
« Elle doit être utilisée avec beaucoup de réserves. Mais là, ce qui ne va pas, c'est que dans le maintien de l'ordre aujourd'hui, vous avez des unités qui ne sont pas spécialistes du tout du maintien de l'ordre. Ce n »
LCI — Objectif 2027 · Émission spéciale - Objectif 2027 : François Ruffin, l'interview exclusive sur LCIVérifier à 12:51
« pas comme si vous aviez des CRS. Moi, j'ai connu des manifestations. Il n'y avait quasiment que des CRS et les renseignements généraux à l'époque. Là, vous avez toutes les unités dont ce n'est pas la spécialité qui viennent se mêler de ça. Ça ne va pas. Ça ne va pas non plus quand on a... Vous savez, j'ai fait un rapport, moi, sur la police. La formation est complètement insuffisante. Non seulement la formation initiale a été raccourcie, on est passé de 12 mois à 9 mois, mais ensuite, derrière, la formation continue est inexistante. Tous les syndicats policiers que j'ai interrogés me disent non, il n »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés16 juin 2026 au 15 oct. 2026 · 34 observations34 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« 'argent à l'Ukraine, mais pendant ce temps-là, il va falloir se serrer la ceinture dans les hôpitaux, dans les lycées, et que finalement, on vient dire aux Français, il faut choisir. Soit on aide les uns, soit les autres. C'est une manière de rendre ce soutien international complètement impopulaire. Et donc, moi, je dis qu'il ne doit pas y avoir à choisir entre se protéger sur le terrain de la Défense et construire des services publics qui soient solides. En fait, le cœur de ce que je pense, c'est qu'il faut en finir avec un état subvention et il faut revenir à un état action. Un état action qui prend de l'argent, parce que la France a un fort taux de prélèvement obligatoire. Mais simplement, ce taux-là, il ne sert pas pour l'école, »
LCI — Objectif 2027 · Émission spéciale - Objectif 2027 : François Ruffin, l'interview exclusive sur LCIVérifier à 6:02Voir 2 autres passages
« Écoutez, moi je suis prêt à y aller. Normalement, il devait y avoir une grande primaire ouverte que je voulais de Poutou à Hollande. Et puis, ils ont eu peur. Ils ont eu peur que les partis socialistes, Passe Publique, Raphaël Glucksmann, ils ont eu peur de perdre ça. Donc ils se sont dit, bon, on va se replier dans notre coin. Moi, je lis leur charte. Je dis, bon, moi j'ai rien contre ça. Pourquoi pas y aller ? Ça me fait marrer. Je suis prêt à aller sur leur terrain, avec leurs règles, avec leurs arbitres. Et qu'est-ce qu'ils font ? Ils ferment la porte à triple tour. Ils la blindent. Ils mettent des mines derrière pour pas qu puisse rentrer. C'est panique à bord. Bon, je le dis. Moi, je pense que ça ferait du bien. Ça ferait du bien à la démocratie, ça ferait du bien au pays que d'avoir un débat avec Raphaël Glucksmann sur comment on remet de l'argent dans le porte-monnaie des Français. Comment on rapatrie de l'industrie dans notre pays. Comment on fait pour que les logements payent moins cher dans les budgets. Je pense qu'avoir un grand débat public plutôt que de se replier. Vous savez, si aujourd'hui chacun avance dans son couloir, les communistes avec les communistes, les socialistes avec les socialistes, les écologistes avec les écologistes, les insoumis avec les insoumis, »
RTL — L'invité de 7h40 · Primaire de la gauche : sur RTL, François Ruffin se dit "toujours prêt à y aller" et regrette que Raphaël Glucksmann "ait peur des électeurs"Vérifier à 1:41
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contre-arguments traités16 juin 2026 au 8 oct. 2026 · 19 observations21 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« le rapport à la cistana est l'une des principales prédispositions au vote Rassemblement National. Donc voilà, je mets les pieds dans le plat. Moi, vous savez, je dis, le radiologue, on ne lui en veut pas de montrer la fracture. »
humanite-fr · Quelle stratégie de la gauche pour faire reculer l’extrême droite ? Avec Ruffin, Nottin et TondelierVérifier à 20:04Voir 2 autres passages
« veux dire, Marine Le Pen a tout de suite capté la question de la cistana, elle fait une page dessus, il y aura un ministère de la fraude, d'accord ? De la fraude sociale, jamais de la fraude fiscale. »
humanite-fr · Quelle stratégie de la gauche pour faire reculer l’extrême droite ? Avec Ruffin, Nottin et TondelierVérifier à 23:15
« a pas dans le discours du Rassemblement national, il n'y a pas le mot égalité. »
humanite-fr · Quelle stratégie de la gauche pour faire reculer l’extrême droite ? Avec Ruffin, Nottin et TondelierVérifier à 23:43
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées16 juin 2026 au 9 sept. 2026 · 10 observations10 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, ce n pas la détresse affective. 'est qu'à ce moment-là, il doit y avoir une intervention publique pour se demander comment on fait pour que la femme, comment on fait pour que les enfants ne chutent »
RTL — L'invité de 7h40 · Primaire de la gauche : sur RTL, François Ruffin se dit "toujours prêt à y aller" et regrette que Raphaël Glucksmann "ait peur des électeurs"Vérifier à 7:57Voir 2 autres passages
« Peut-être que ça va vite, mais pas pour avoir des enfants, pas pour s'installer, pas pour prévoir un avenir ensemble. Donc, en revanche, dire qu'il y a là un échange sur le diagnostic, sur les points communs qu'il peut y avoir à l'horizon, et sur la nécessité qu'il y de faire dérailler le train de l'histoire, le train de la fatalité. »
RTL — L'invité de 7h40 · Primaire de la gauche : sur RTL, François Ruffin se dit "toujours prêt à y aller" et regrette que Raphaël Glucksmann "ait peur des électeurs"Vérifier à 5:34
« Peut-être que ça va vite, mais pas pour avoir des enfants, pas pour s'installer, pas pour prévoir un avenir ensemble. Donc, en revanche, dire qu'il y a là un échange sur le diagnostic, sur les points communs qu'il peut y avoir à l'horizon, et sur la nécessité qu'il y de faire dérailler le train de l'histoire, le train de la fatalité. »
RTL — L'invité de 7h40 · Primaire de la gauche : sur RTL, François Ruffin se dit "toujours prêt à y aller" et regrette que Raphaël Glucksmann "ait peur des électeurs"Vérifier à 5:34
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées16 juin 2026 au 9 sept. 2026 · 82 observations86 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Vous savez, c'est des discussions. Moi, en tout cas, s s'agissait pour moi de casser le mur de... Vous savez, quand vous faites campagne, vous êtes entouré par des gens qui pensent comme vous. Ben non, je ne voulais pas ça. Je voulais que rencontrer les Français presque au hasard, et qu'est-ce que j'en ai retiré ? Il y a un grand temps de rupture dans la vie des Français, ce sont les ruptures affectives. Le moment où, finalement, il y a un divorce, il y a une séparation, et derrière, c'est un choc sentimental, mais c'est aussi un choc financier. Ça peut être un choc de la pauvreté, c'est un choc sur le logement. Et je pense que c'est un moment où la société doit agir, où il doit y avoir, en gros, la sécurité sociale a prévu, après-guerre, une lutte contre les risques de maladie, de vieillesse. »
RTL — L'invité de 7h40 · Primaire de la gauche : sur RTL, François Ruffin se dit "toujours prêt à y aller" et regrette que Raphaël Glucksmann "ait peur des électeurs"Vérifier à 7:14Voir 2 autres passages
« Je suis pour que, dans les entreprises, il n ait pas tout le pouvoir au capital, mais qu'il y du pouvoir pour les salariés, et qu'il y du pouvoir aussi pour les ONG, pour un certain nombre d'élus locaux, et que le seul but des firmes, ça ne soit pas de faire du profit et de le redistribuer en diffident à leurs actionnaires. Mais vous savez, me semble que ça, normalement, c'est partagé par les socialistes. Je veux dire, moi, je me sens un héritier honnête, honorable de Léon Blum ou de Jean Jaurès. Voilà, je suis dans cette tradition. Je suis dans cette tradition qui considère qu'en effet, tout le pouvoir ne doit pas aller à l'argent. »
RTL — L'invité de 7h40 · Primaire de la gauche : sur RTL, François Ruffin se dit "toujours prêt à y aller" et regrette que Raphaël Glucksmann "ait peur des électeurs"Vérifier à 4:13
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités16 juin 2026 au 9 sept. 2026 · 45 observations48 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Moi je suis un député au SMIC et je suis prêt à devenir un président de la République au SMIC parce que je considère que'est de l'argent de poche. En de compte, il y a tout frais payé. Quand on est à l'Elysée, on ne paye pas ses factures de gaz. On ne paye pas, quand on va à Brégançon, on ne s'arrête pas sur une aire d'autoroute pour faire le plein du péage. Ce n pas nous qui sortons notre carte bancaire. Donc les 16 000 euros dont on parle, c'est de'argent de poche. Donc je suis prêt à très largement diminuer tout ça et dire qu'un président qui avait doublé son salaire, c'était Nicolas Sarkozy. Ça n'a pas donné d'exemple en maillette en matière ni de politique publique, ni en matière de lutte contre la corruption. Puisqu'au contraire, il est maintenant depuis multi-candemnés avec bracelet électronique et compagnie. »
RTL — L'invité de 7h40 · Primaire de la gauche : sur RTL, François Ruffin se dit "toujours prêt à y aller" et regrette que Raphaël Glucksmann "ait peur des électeurs"Vérifier à 0:18Voir 2 autres passages
« On lui cède bien sûr une longue vie. Ça nous fera 6 millions d'euros par an pour les anciens présidents. Moi, je considère que quand on abandonne son mandat, quand on quitte l'Élysée, on redevient un citoyen ordinaire. »
RMC · "Le RN est le seul parti qui fait sa primaire au tribunal." selon François RuffinVérifier à 4:31
« En tout cas, vous pointez le doigt sur ce qui n'est pas de l'ordre de la symbolique, mais qui est la véritable corruption de la nation. C'est ce qu'on appelle de manière gentille les pantouflages et rétro-pantouflages. Et ça a l'air sympa parce que c'est des chanrentaises, ça a l'air pépère. C'est ce qu'on appelle aussi les portes tournantes. Mais il faut bien voir que les gens qui franchissent la porte, ils le franchissent avec un bout de la République. Et c'est devenu industriel. Ce sont en 3 ans, plus de 500 ministres aux fonctionnaires qui sont passés, pas seulement dans le privé, mais qui sont passés dans le privé au poste de lobbyistes, d'affaires publiques, c'est-à-dire pour vendre leur carnet d'adresse. Vous avez cité Christophe Castaner, mais c'est devenu une mode. Tous les ministres se mettent à former leur cabinet conseil à la sortie des ministères pour vendre leur numéro de téléphone. Et finalement, ils n'ont pas le droit de travailler dans les ministères. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités7 juil. 2026 au 7 juil. 2026 · 2 observations2 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est dans la proposition de loi. Quand une menace est avérée, il y a une protection policière. C'est évident. »
RMC · "Le RN est le seul parti qui fait sa primaire au tribunal." selon François RuffinVérifier à 5:24Voir 1 autre passage
« D'abord dire que le Rassemblement National est le seul parti qui fait sa primaire au tribunal. Et pourquoi ? Pourquoi ? Il faut rappeler les faits quand même. C'est une distribution par Marine Le Pen d'emplois fictifs comme des pains au chocolat. à sa sœur, à sa belle-sœur, à son chauffeur, à son garde du corps, jusqu'au majordome de son père pour 4,5 millions d'euros et est allé sur plus de 10 ans. Et le jugement de première instance, il parle non pas de petites erreurs, mais d'un système, d'un système qui a duré pendant une décennie jusqu'à temps que la justice s'en saisisse. Et moi je rappelle quelles étaient les déclarations. Qui disait ? Qui disait quand allons-nous mettre en place l'inigibilité à vie pour les élus condamnés durant leur mandat ? Marine Le Pen. Qui disait je demande l'application stricte et entière de la loi via le principe de tolérance zéro ? Marine Le Pen. Qui disait les Français en ont marre qu'il y ait des affaires, ils en ont marre des élus qui détournent de l'argent ? Marine Le Pen. Qui disait il faudrait rendre inéligibles ceux qui ont été condamnés pour favoritisme, pour détournement de fonds, pour emplois fictifs ? Marine Le Pen. Et la troisième proposition de son programme, en 2022, la troisième, troisième mesure, donc très haut, c'était supprimer toute possibilité de réduction et d'aménagement de peine. Donc ça veut dire qu'elle ne devrait même pas porter le prêt à l'électronique, vraisemblablement cet après-midi, elle devrait aller directement en prison. Ce n'est pas ce qui va se passer. Mais voilà, quels étaient les propos de Marine Le Pen. L'inéligibilité à vie. Donc la justice, là, elle fait son travail. »
RMC · "Le RN est le seul parti qui fait sa primaire au tribunal." selon François RuffinVérifier à 0:37
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités16 juin 2026 au 7 juil. 2026 · 7 observations7 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Qui vient d'être déposée dans la foulée de notre cahier de campagne. »
RMC · "Le RN est le seul parti qui fait sa primaire au tribunal." selon François RuffinVérifier à 5:33Voir 2 autres passages
« Non, mais il s'agit de la portée. En tout cas, vous savez, l'ONG Transparency International, dans son rapport, elle dit quoi ? La France dégringole dans le classement de la lutte contre la corruption. La France risque de perdre le contrôle contre la corruption. Et elle parle d'une léthargie politique. Eh bien, je suis là pour sortir la France de sa léthargie politique face à la corruption. parce qu'il y a de la loi du silence, parce qu'il y a de la coutumance, mais parce qu'il y a aussi des conséquences. Pas que morale. »
RMC · "Le RN est le seul parti qui fait sa primaire au tribunal." selon François RuffinVérifier à 5:40
« – Je suis co-signataire de la proposition, et depuis des mois et des mois maintenant. Vous dire que quand il y a eu le rapport de la civise, qui venait dire trois enfants par classe, victimes d'inceste ou de violences sexuelles, qui venait dire 160 000 enfants par an, qui venait dire plus de 5 millions de victimes dans notre pays, j'ai cru que ça serait un électrochoc, j'ai cru que la société en serait transformée, parce que moi je l'étais, je n'imaginais pas qu'il y avait ce continent noir de crimes sur des enfants sous nos pieds, et ça n'a pas bougé. J'espérais qu'il y ait un grand plan dans l'éducation nationale, de détection, de prévention, le recrutement de psychologues, qui sonde un peu les enfants ou qui pourraient être victimes de ça. Ça n'a pas eu lieu. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées16 juin 2026 au 17 juin 2026 · 15 observations15 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je l'ai déjà dit à l'occasion de la venue de Vladimir Poutine, je considère qu'un chef d'État reçoit un chef d'État dans son palais, qui est l'Élysée. Et pas au fort de Brégançon, pas au premier étage de la tour Eiffel, comme ça s'était déjà fait avec le couple Trump. Maintenant, je ne vais pas centrer mes reproches sur « alors ça se fait à Versailles en grande pompe pour attirer Donald Trump, pour qu'il reste jusqu'à la fin du G7 cette fois-ci ». Moi ce que je viens de demander, c'est là les États-Unis vont fêter le 250e anniversaire de leur déclaration d'indépendance, à laquelle la France a particulièrement œuvré. C'est comme ça qu'on a creusé notre déficit sous Louis XVI, c'est pour ça qu'il a convoqué les États généraux, c'est pour ça qu'il y a eu la révolution française derrière. Donc quand même, c'est un événement important pour nous aussi. Moi ce que je souhaiterais, c'est que la France, que l'Europe proclame désormais leur propre déclaration d'indépendance. Et qu'ils prennent leur indépendance à l'égard des États-Unis, leur indépendance sur le plan militaire, leur indépendance sur le plan diplomatique, leur indépendance sur le plan numérique. »
Public Sénat · François Ruffin : « Mon adversaire s’appelle Jordan Bardella de Monaco »Vérifier à 0:33Voir 2 autres passages
« – Il va y avoir un vote du Parti socialiste, vraisemblablement, sur primaire ou pas primaire. Et moi, je viens dire aux camarades socialistes, ce n'est pas seulement un choix de méthode que vous avez à faire. Est-ce que vous choisissez de refermer la parenthèse qui s'est ouverte en 2022, ou vous faisiez corps avec votre gauche, avec les écologistes, avec nous, ou bien est-ce que vous tournez à nouveau vers la suite du macronisme ? Donc il n'y a pas seulement un choix de méthode, mais il y a un choix d'orientation qui sera à faire du côté des militants socialistes. »
Public Sénat · François Ruffin : « Mon adversaire s’appelle Jordan Bardella de Monaco »Vérifier à 16:43
« – Il va y avoir un vote du Parti socialiste, vraisemblablement, sur primaire ou pas primaire. Et moi, je viens dire aux camarades socialistes, ce n'est pas seulement un choix de méthode que vous avez à faire. Est-ce que vous choisissez de refermer la parenthèse qui s'est ouverte en 2022, ou vous faisiez corps avec votre gauche, avec les écologistes, avec nous, ou bien est-ce que vous tournez à nouveau vers la suite du macronisme ? Donc il n'y a pas seulement un choix de méthode, mais il y a un choix d'orientation qui sera à faire du côté des militants socialistes. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
« Alors, il est peut-être au centre sur le plan horizontal. »
France Inter — L'invité de 8h20 · François Ruffin : "Sur le plan du sentiment d'injustice, le pyromane, c'est Macron"Vérifier à 23:29
LCI — Objectif 2027 · Émission spéciale - Objectif 2027 : François Ruffin, l'interview exclusive sur LCIVérifier à 13:02
« C'est elle qui souhaitait l'inéligibilité à vie. Oui, non mais d'accord. Mais vous, qu'est-ce que vous en pensez, vous ? Elle a une éligibilité qui n'est que très provisoire et qui pour moi, normalement, je veux dire, si jamais on appliquait la peine de manière stricte, elle serait en prison. »
RMC · "Le RN est le seul parti qui fait sa primaire au tribunal." selon François RuffinVérifier à 2:27
« Écoutez, moi je suis prêt à y aller. Normalement, il devait y avoir une grande primaire ouverte que je voulais de Poutou à Hollande. Et puis, ils ont eu peur. Ils ont eu peur que les partis socialistes, Passe Publique, Raphaël Glucksmann, ils ont eu peur de perdre ça. Donc ils se sont dit, bon, on va se replier dans notre coin. Moi, je lis leur charte. Je dis, bon, moi j'ai rien contre ça. Pourquoi pas y aller ? Ça me fait marrer. Je suis prêt à aller sur leur terrain, avec leurs règles, avec leurs arbitres. Et qu'est-ce qu'ils font ? Ils ferment la porte à triple tour. Ils la blindent. Ils mettent des mines derrière pour pas qu puisse rentrer. C'est panique à bord. Bon, je le dis. Moi, je pense que ça ferait du bien. Ça ferait du bien à la démocratie, ça ferait du bien au pays que d'avoir un débat avec Raphaël Glucksmann sur comment on remet de l'argent dans le porte-monnaie des Français. Comment on rapatrie de l'industrie dans notre pays. Comment on fait pour que les logements payent moins cher dans les budgets. Je pense qu'avoir un grand débat public plutôt que de se replier. Vous savez, si aujourd'hui chacun avance dans son couloir, les communistes avec les communistes, les socialistes avec les socialistes, les écologistes avec les écologistes, les insoumis avec les insoumis, »
RTL — L'invité de 7h40 · Primaire de la gauche : sur RTL, François Ruffin se dit "toujours prêt à y aller" et regrette que Raphaël Glucksmann "ait peur des électeurs"Vérifier à 1:41
RMC · "Le RN est le seul parti qui fait sa primaire au tribunal." selon François RuffinVérifier à 7:03
Public Sénat · François Ruffin : « Mon adversaire s’appelle Jordan Bardella de Monaco »