Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
17 févr. 2017 au 15 oct. 2026
Questions
1850
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 1850 questions évaluables
Réponse directe
529
Réponse partielle
329
Réponse à côté
947
Refus explicite
45
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 1201 à 1225 sur 1850
Question 1201François Ruffin : Où va la France ?
Mais... Des enquêtes aussi pour sédition, non ?
Réponse à côté
Alors, moi, j'étais... Enfin, je suis quand même l'une des rares personnalités qui s'est fait surveiller par les deux Bernards en même temps, par Bernard Arnault et par Bernard Squarsini. Je ne sais pas si tu voudras en faire un point de... Mais voilà, c'est moi qui étais sous surveillance. Bon, mais donc... Là, voilà. L'exigence d'égalité. Je pense qu'on ne pourra accepter des mesures de réduction de notre consommation d'énergie que si jamais il y a le plafond qui est redescendu et le plancher qui est relevé. C'est ce que tu fais. De toute façon, en général, sans me demander mon autorisation. Je t'en prie.
« Alors, moi, j'étais... Enfin, je suis quand même l'une des rares personnalités qui s'est fait surveiller par les deux Bernards en même temps, par Bernard Arnault et par Bernard Squarsini. Je ne sais pas si tu voudras en faire un point de... Mais voilà, c'est moi qui étais sous surveillance. Bon, mais donc... Là, voilà. L'exigence d'égalité. Je pense qu'on ne pourra accepter des mesures de réduction de notre consommation d'énergie que si jamais il y a le plafond qui est redescendu et le plancher qui est relevé. »
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Mécanismes explicités16 juin 2026 au 15 oct. 2026 · 51 observations54 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« pas normal qu'on soit 36 par classe. C'est-à-dire qu'on ne veut plus de parcours sup. Et sur ces demandes de base, cinq semaines plus tard, il n'y a toujours pas de décision du gouvernement. Non, le temps approche. Donc, »
LCI — Objectif 2027 · Émission spéciale - Objectif 2027 : François Ruffin, l'interview exclusive sur LCIVérifier à 1:29
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
16 oct. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
« C'est ce que tu fais. De toute façon, en général, sans me demander mon autorisation. »
Thinkerview · François Ruffin : Où va la France ?Vérifier à 8:41
« Je t'en prie. »
Thinkerview · François Ruffin : Où va la France ?Vérifier à 8:47
Question 1202Face à Face : François Ruffin - 05/10
quand vous voyez ça, en fait, je pensais à une étude qui a été publiée hier dans Le Monde, une étude Ipsos menée sur 12 000 personnes pour la Fondation Jean Jaurès. Les Français très sévères sur la stratégie d'opposition de LFI. 53% des Français trouvent la forme d'opposition des insommis trop radicale. C'est 20 points de plus que le RN. 59% des Français estiment que LFI attise la violence. 57% des Français jugent LFI dangereuse. Et en fait, LFI est jugée plus sévèrement que le RN. Quand vous voyez ça, vous ne dites pas « alerte, attention, on est en train de crédibiliser ou d'aider le RN à se crédibiliser ».
Réponse partielle
Des alertes, il se trouve que moi, pour ma part, ça fait quelques temps que j'en lance sur comment on doit mener la bagarre face au RN. Et notamment dans un livre dont on va parler. Maintenant, je ne veux pas surjouer ce qui se passe à l'Assemblée nationale. Ce n'est pas comme si les Français, ils avaient leur oeil rivé. Là, on en cause depuis 11 minutes. Mais au fond, la vie ordinaire des Français, la vie ordinaire des Français, elle n'est pas concernée par ça. Les questions qui se posent, c'est « est-ce que mon train, il va finir par être à l'heure un jour ? Est-ce que je vais avoir de l'essence à mettre dans ma voiture ? Est-ce que je vais pouvoir remplir mon assiette sans me restreindre…
« Des alertes, il se trouve que moi, pour ma part, ça fait quelques temps que j'en lance sur comment on doit mener la bagarre face au RN. Et notamment dans un livre dont on va parler. Maintenant, je ne veux pas surjouer ce qui se passe à l'Assemblée nationale. Ce n'est pas comme si les Français, ils avaient leur oeil rivé. Là, on en cause depuis 11 minutes. Mais au fond, la vie ordinaire des Français, la vie ordinaire des Français, elle n'est pas concernée par ça. Les questions qui se posent, c'est « est-ce que mon train, il va finir par être à l'heure un jour ? Est-ce que je vais avoir de l'essence à mettre dans ma voiture ? Est-ce que je vais pouvoir remplir mon assiette sans me restreindre ? » Puisqu'aujourd'hui, c'est un quart des Français qui n'ont pas de quoi mettre dans leur assiette. En revanche, il faut quand même dire que l'Assemblée nationale doit être un lieu où apparaissent de la conflictualité. Exprimées d'une manière ou d'une autre, mais apparaissent de la conflictualité. Pourquoi ? Mais pas les insultes. Non, mais pourquoi de la conflictualité ? Parce qu'on est une société qui est traversée par des conflits. Le rôle de la démocratie, c'est d'institutionnaliser, de verbaliser, de mettre en scène le conflit pour qu'il se passe de manière non violente, de manière avec des mots et non pas avec des gestes, mais qu'il y ait des lieux de représentation, d'incarnation des conflits qui traversent la société. Et l'Assemblée est un lieu pour ça. Donc, je ne voudrais pas qu'on, sous prétexte qu'il peut y avoir des excès, on se dit « Ah ben non, mais il faut une chambre au consensus ». Non, ce n'est pas ça. Il faut incarner une franche opposition à Macron et à son monde. Donc, ça, il n'y a pas de doute là-dessus. »
RMC — Face à Face · Face à Face : François Ruffin - 05/10Vérifier à 8:37
Question 1203Face à Face : François Ruffin - 05/10
Vous voulez dire qu'il y a une hypocrisie d'Aurore Berger ?
Réponse directe
Ce n'est pas une hypocrisie, c'est carrément deux poids, deux mesures. Je le dis, il faut qu'elle regarde la poutre qui est dans son oeil. Maintenant, il ne s'agit pas de se jeter des cas comme ça, tous azimuts. C'est un peu ce que vous faites ce matin. Attendez, nous, Adrien, pour l'instant, il n'est pas sur les bancs. Et on a monsieur Darmanin qui est sans difficulté. Maintenant, il faut distinguer deux choses. Il faut distinguer la loi, le tribunal, et il y a des sanctions qui peuvent être prises par des partis politiques, par des groupes.
« Ce n'est pas une hypocrisie, c'est carrément deux poids, deux mesures. Je le dis, il faut qu'elle regarde la poutre qui est dans son oeil. Maintenant, il ne s'agit pas de se jeter des cas comme ça, tous azimuts. C'est un peu ce que vous faites ce matin. Attendez, nous, Adrien, pour l'instant, il n'est pas sur les bancs. Et on a monsieur Darmanin qui est sans difficulté. Maintenant, il faut distinguer deux choses. Il faut distinguer la loi, le tribunal, et il y a des sanctions qui peuvent être prises par des partis politiques, par des groupes. »
RMC — Face à Face · Face à Face : François Ruffin - 05/10Vérifier à 4:41
Question 1204Face à Face : François Ruffin - 05/10
Vous savez comment ça se passe dans l'entreprise ?
Réponse directe
Oui, d'accord, mais ça dépend. Derrière, il peut y avoir un retour dans l'entreprise, ainsi de suite. Mais ce que je veux dire, c'est qu'il y a un temps pour les sanctions internes, mais ça, ça doit être cadré juridiquement. Ça doit être cadré. C'est trop flou aujourd'hui. Oui, c'est chacun qui fait sa sauce dans son coin. BFM fait à sa sauce, les Verts font à leur sauce, les Républicains font à leur sauce. Enfin voilà, chacun fait à sa sauce. Non, il doit y avoir une charte nationale de bonne conduite, de qu'est-ce qu'on fait, qu'est-ce que ça veut dire une violence ? Parce que là, on est sur un sujet où on a quelques noms qui ressortent. Mais en vérité, c'est toutes les entreprises, on a…
« Oui, d'accord, mais ça dépend. Derrière, il peut y avoir un retour dans l'entreprise, ainsi de suite. Mais ce que je veux dire, c'est qu'il y a un temps pour les sanctions internes, mais ça, ça doit être cadré juridiquement. Ça doit être cadré. C'est trop flou aujourd'hui. Oui, c'est chacun qui fait sa sauce dans son coin. BFM fait à sa sauce, les Verts font à leur sauce, les Républicains font à leur sauce. Enfin voilà, chacun fait à sa sauce. Non, il doit y avoir une charte nationale de bonne conduite, de qu'est-ce qu'on fait, qu'est-ce que ça veut dire une violence ? Parce que là, on est sur un sujet où on a quelques noms qui ressortent. Mais en vérité, c'est toutes les entreprises, on a un fait social qui émerge. Parce qu'il a été, vous savez, moi, c'est dans des usines où j'allais et des ouvrières me racontaient comment elles étaient convoquées par le contre-maître et comment ça se passait dans le bureau du contre-maître. Comment elles acceptaient ou comment elles n'acceptaient pas. Mais comment il y avait une pression qui était mise sur des jeunes femmes qui rentraient dans l'usine. »
RMC — Face à Face · Face à Face : François Ruffin - 05/10Vérifier à 6:39Voir 1 autre passage
« Oui, mais pour l'instant, ce qui s'est passé en vérité bien souvent, c'est que le contre-maître, il a continué à travailler pendant des décennies dans l'entreprise. C'est ça qui se passe. Donc aujourd'hui, quel est le chemin ? Il faut poser un cadre national, une charte nationale où on sait comment ça doit se passer et où les femmes, on la garantit d'une protection et où les personnes mises en cause, on la garantit de pouvoir échanger aussi. »
RMC — Face à Face · Face à Face : François Ruffin - 05/10Vérifier à 7:33
Question 1205Face à Face : François Ruffin - 05/10
Bonjour François Ruffin, il est 8h33 sur BFM TV et RMC, on va parler ensemble du travail, de la réforme de l'assurance chômage, de la réforme des retraites. Mais d'abord, quelques questions d'actualité, il y a un démantèlement en cours d'un camp de consommateurs de krach dans le nord de Paris, à la limite de Pantin et Aubervilliers. Ça fait un an que les habitants de ces quartiers populaires attendaient cela. Il y a des centaines de consommateurs de krach, certains sont malades, qui ont été restés, qui ont été laissés là pendant un an, sans que la préfecture de police, la mairie de Paris ne trouve de solution. Qu'est-ce qu'il faut faire de ces consommateurs de krach aujourd'hui, maintenant que ce camp est démantelé ?
Réponse directe
La réponse est presque dans votre question, M. Corbet, puisque à la fois, évidemment, on ne peut pas accepter qu'il y a un camp qui soit installé de cette manière-là, et on peut comprendre le démantèlement, mais quel soin derrière ? Quel soin il y a eu pendant un an ? Quel soin on a derrière ? Et quel accompagnement on a pour qu'il n'y ait pas à nouveau un camp qui se forme et qu'on aille vers une résolution de ce problème ? Donc là, l'étape, elle est là, mais il y aurait déjà pu y avoir des soins depuis un an. Mais vous avez fait la question et la réponse. Oui, alors moi, je ne suis pas francilien, mais je vois comment des gens peuvent être dans d'autres quartiers ou dans d'autres campagne…
« La réponse est presque dans votre question, M. Corbet, puisque à la fois, évidemment, on ne peut pas accepter qu'il y a un camp qui soit installé de cette manière-là, et on peut comprendre le démantèlement, mais quel soin derrière ? Quel soin il y a eu pendant un an ? Quel soin on a derrière ? Et quel accompagnement on a pour qu'il n'y ait pas à nouveau un camp qui se forme et qu'on aille vers une résolution de ce problème ? Donc là, l'étape, elle est là, mais il y aurait déjà pu y avoir des soins depuis un an. Mais vous avez fait la question et la réponse. »
RMC — Face à Face · Face à Face : François Ruffin - 05/10Vérifier à 0:47Voir 1 autre passage
« Moi, je suis donné, mais je ne suis pas élu de Pantin. Mais en tout cas, ici comme ailleurs, on doit avoir un traitement. On peut comprendre qu'il y ait la nécessité de la police dans ces situations-là, mais ça doit être doublé d'un traitement social, de traitement de soins, de qu'est-ce qu'on fait derrière. »
RMC — Face à Face · Face à Face : François Ruffin - 05/10Vérifier à 2:10
Question 1206Face à Face : François Ruffin - 05/10
pourquoi faudrait-il la passer par référendum ?
Réponse à côté
Moi, je vais vous dire, dans quel moment on se trouve ? Dans un moment où le pays est exaspéré par deux ans de crise du Covid. Il est fatigué, il est usé. Derrière, on a une élection d'Emmanuel Macron qui, excusez-moi, se fait quand même au raccord, sans élan, sans enthousiasme. On a bien parlé de l'âge égal à 65 ans. Tous les Français l'avaient bien entendu. Je ne le conteste pas. Donc il a le mandat ? Non, il peut essayer, mais non. Ce que ça va produire, il le fera. Il le fera. Il n'essaye pas sans force. Il le fera seul. sans les syndicats. Il le fera seul sans... Il a le mandat des Français ? Il a été élu là-dessus. Le mandat des Français, quand on a aujourd'hui 70 à 80% des Français q…
« dans quel moment on se trouve ? Dans un moment où le pays est exaspéré par deux ans de crise du Covid. Il est fatigué, il est usé. Derrière, on a une élection d'Emmanuel Macron qui, excusez-moi, se fait quand même au raccord, sans élan, sans enthousiasme. On a bien parlé de l'âge égal à 65 ans. Tous les Français l'avaient bien entendu. Je ne le conteste pas. Donc il a le mandat ? Non, il peut essayer, mais non. Ce que ça va produire, il le fera. Il le fera. Il n'essaye pas sans force. Il le fera seul. sans les syndicats. Il le fera seul sans... Il a le mandat des Français ? Il a été élu là-dessus. Le mandat des Français, quand on a aujourd'hui 70 à 80% des Français qui se déclarent opposés à cette réforme, c'est ça que vous appelez le mandat des Français ? Ils étaient déjà au printemps et malgré tout l'élu président de la République. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que ça va accroître un sentiment pour les Français dans la durée, c'est que la démocratie se fait sans le peuple, voire contre le peuple. C'est déjà été le cas au moment du traité constitué européen. En 2005, oui. Ça a été le cas au moment de la crise des Gilets jaunes où il n'y a pas de compromis social qui est passé et ça va accroître le sentiment qu'à quoi bon être en démocratie si jamais, quand on est 70 à 80% à penser qu'il ne faut pas ça ? Et vous savez, en plus, le premier adversaire de cette réforme, pour moi, c'est Emmanuel Macron lui-même. Vous avez vu ce qu'il disait à propos de la retraite à 62 qui serait rallongée ? Il disait que ce n'est pas possible d'aller faire ça. Jamais les Français n'accepteront ça. Pourquoi ? Parce que quand on n'est pas banquier d'affaires ou conseiller chez McKinsey, quand on arrive à 60 ans, déjà, on a plus de la moitié des Français qui ne travaillent pas parce qu'ils se sont fait opérer du poignet, se sont fait opérer du coude, se sont fait opérer des épaules et donc tenir deux années supplémentaires, ce n'est pas possible. C'est Emmanuel Macron lui-même qui le disait. »
RMC — Face à Face · Face à Face : François Ruffin - 05/10Vérifier à 14:35
Question 1207Face à Face : François Ruffin - 05/10
quand vous avez, par exemple, Sandrine Rousseau qui dit que la valeur du travail, c'est une valeur de droite, qui a un droit à la paresse. Vous, vous dites, le travail, c'est le travail qui fait une vie,
Réponse directe
au fond, qui donne une dignité à la vie. Je pense que le travail est un identifiant social vachement important qu'on se réalise en réalisant. C'est comme ça qu'on s'émancipe. Et donc, moi, je suis partisan aujourd'hui de ce que Roosevelt 1942, c'est-à-dire de, voilà, on met toute notre énergie, tous nos capitaux, tout notre savoir-faire au service d'une cause aujourd'hui qui est l'économie de clair climatique. Et là-dedans, il n'y a pas une paire de bras, il n'y a pas un cerveau qui doit ne pas être indispensable. Maintenant, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on donne une fierté du travail et ce n'est pas quelque chose parce que le travail, il est maltraité depuis 40 ans. Il est maltraité…
« au fond, qui donne une dignité à la vie. Je pense que le travail est un identifiant social vachement important qu'on se réalise en réalisant. C'est comme ça qu'on s'émancipe. Et donc, moi, je suis partisan aujourd'hui de ce que Roosevelt 1942, c'est-à-dire de, voilà, on met toute notre énergie, tous nos capitaux, tout notre savoir-faire au service d'une cause aujourd'hui qui est l'économie de clair climatique. Et là-dedans, il n'y a pas une paire de bras, il n'y a pas un cerveau qui doit ne pas être indispensable. Maintenant, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on donne une fierté du travail et ce n'est pas quelque chose parce que le travail, il est maltraité depuis 40 ans. Il est maltraité par des gens qui délocalisent à l'autre bout du pays, il est maltraité du monde, il est maltraité par des... Le salaire d'un ancien an, c'était 2,3 fois le SMIC en 1980. Aujourd'hui, c'est 1,2 fois le SMIC. Aujourd'hui, on a une maltraitance du travail et pourquoi aujourd'hui, c'était votre question initiale, les postes ne sont pas pourvus ? Il y a des études du ministère de la Dares, donc du ministère du Travail et des Affaires Sociales qui montrent très bien qu'à 80%, il y a des gens qui ne sont pas formés. Donc, il y a une question de formation. Si vous voulez demain faire de la rénovation thermique, parce qu'on a besoin de rénover des centaines de milliers de bâtiments, ça veut dire qu'il faut des centaines de milliers de personnes. Aujourd'hui, est-ce qu'on les forme ? François Ruffin, »
RMC — Face à Face · Face à Face : François Ruffin - 05/10Vérifier à 19:57
Question 1208Face à Face : François Ruffin - 05/10
François Ruffin, est-ce qu'Adrien Quatenas peut rester député ?
Réponse à côté
Il ne s'agit pas là de demander sa démission. Dès le lendemain de son communiqué, j'ai dit que je souhaitais une mise en retrait, qu'elle me paraissait nécessaire, à la fois dans le mouvement et dans le groupe parlementaire, le temps que les esprits s'apaisent, qu'on voit quelle est la nature des faits, et ainsi de suite. Je veux quand même répondre à Mme Berger. Comme aurait dit le Christ, il faut quand même regarder la poutre qu'on a dans son oeil plutôt que la paille dans l'œil du voisin. Quand on a sur les bancs de Renaissance, aux côtés de Mme Berger, Damien Abad, qu'il a été sorti du gouvernement. Oui, d'accord, mais il est là, il est à l'Assemblée. Et manifestement, sa démission n'es…
« Il ne s'agit pas là de demander sa démission. Dès le lendemain de son communiqué, j'ai dit que je souhaitais une mise en retrait, qu'elle me paraissait nécessaire, à la fois dans le mouvement et dans le groupe parlementaire, le temps que les esprits s'apaisent, qu'on voit quelle est la nature des faits, et ainsi de suite. Je veux quand même répondre à Mme Berger. Comme aurait dit le Christ, il faut quand même regarder la poutre qu'on a dans son oeil plutôt que la paille dans l'œil du voisin. Quand on a sur les bancs de Renaissance, aux côtés de Mme Berger, Damien Abad, qu'il a été sorti du gouvernement. Oui, d'accord, mais il est là, il est à l'Assemblée. Et manifestement, sa démission n'est pas posée sur la table. Quatre femmes l'accusent de viol. Il y en a deux qui ont bu un verre avec lui, qui se sont retrouvés avec une substance chimique, et finalement derrière, nus dans une chambre d'hostel, d'après leur dire. Le contrat s'est fait. Et quand on a comme ministre M. Darmanin, quand même, à un moment, des faveurs sexuelles... Qui ont tenu des non-lieux. Oui, il reste des faits. Des faveurs sexuelles, et en échange, qu'est-ce qu'il fait ? Il tente d'influencer la justice. Des faveurs sexuelles, et en échange, qu'est-ce qu'il fait ? Il trouve un logement, il trouve un emploi. Avec des messages qui sont parus dans la presse, très très insistants sur une femme qui s'est considérée comme violée, et qui lui dit, ne me contactez plus, oubliez mon numéro. La justice a enquêté, et il y a eu des non-lieux dans les deux affaires. Il y a eu des non-lieux. On peut revenir sur la distinction entre sanctions et punition par la loi. Monsieur Darmanin, que dit la psychologue qui observe l'une de sa victime ? Elle dit qu'on est dans une situation de soumission et d'emprise, en état de choc, avec des troubles dissolvés. »
RMC — Face à Face · Face à Face : François Ruffin - 05/10Vérifier à 3:06
Question 1209Face à Face : François Ruffin - 05/10
Comment peut-il se mettre en retrait et continuer à être payé comme député ?
Réponse à côté
C'est un autre problème, mais je veux bien le traiter. Disons quand même qu'avec Adrien Quatennens, on a un homme qui n'est pas devenu député pour faire de l'argent, mais par conviction qu'il devait défendre l'intérêt des gens dans le pays. Ensuite, si on dit, demain, il y a une part de sa rémunération qui décide de se garder le salaire moyen d'un Français et qu'au-dessus, c'est donné à des associations et ainsi de suite, ça peut être une mesure qui complète. Mais le cœur du sujet, pas celui-là, le cœur du sujet aujourd'hui, ce que je veux poser, moi, je pense qu'il nous faut une charte nationale. Il nous faut une charte nationale parce que vous savez, ce n'est pas seulement les partis, c'e…
« C'est un autre problème, mais je veux bien le traiter. »
RMC — Face à Face · Face à Face : François Ruffin - 05/10Vérifier à 5:37Voir 1 autre passage
« Disons quand même qu'avec Adrien Quatennens, on a un homme qui n'est pas devenu député pour faire de l'argent, mais par conviction qu'il devait défendre l'intérêt des gens dans le pays. Ensuite, si on dit, demain, il y a une part de sa rémunération qui décide de se garder le salaire moyen d'un Français et qu'au-dessus, c'est donné à des associations et ainsi de suite, ça peut être une mesure qui complète. Mais le cœur du sujet, pas celui-là, le cœur du sujet aujourd'hui, ce que je veux poser, moi, je pense qu'il nous faut une charte nationale. Il nous faut une charte nationale parce que vous savez, ce n'est pas seulement les partis, c'est les syndicats, c'est les associations, c'est les entreprises qui fait que quand il y a un cas qui se produit comme ça, l'agresseur ou la personne qui est mise en cause, elle ne se retrouve pas à continuer à être là entre les murs, mais que ce ne soit pas des mesures qui soient prises. »
RMC — Face à Face · Face à Face : François Ruffin - 05/10Vérifier à 5:42
Question 1210Face à Face : François Ruffin - 05/10
Il y a quelque chose de précis dans un cadenas. Il ne s'agit pas d'attendre une éventuelle mise en examen ou condamnation. Il a lui-même avoué avoir frappé sa femme. Il siège aujourd'hui, même s'il ne vient pas physiquement, mais il est dans votre groupe insoumis. Et vous savez ce que les gens qui nous écoutent pensent ?
Réponse partielle
C'est un autre problème, mais je veux bien le traiter. Disons quand même qu'avec Adrien Quatennens, on a un homme qui n'est pas devenu député pour faire de l'argent, mais par conviction qu'il devait défendre l'intérêt des gens dans le pays. Ensuite, si on dit, demain, il y a une part de sa rémunération qui décide de se garder le salaire moyen d'un Français et qu'au-dessus, c'est donné à des associations et ainsi de suite, ça peut être une mesure qui complète. Mais le cœur du sujet, pas celui-là, le cœur du sujet aujourd'hui, ce que je veux poser, moi, je pense qu'il nous faut une charte nationale. Il nous faut une charte nationale parce que vous savez, ce n'est pas seulement les partis, c'e…
« C'est un autre problème, mais je veux bien le traiter. »
RMC — Face à Face · Face à Face : François Ruffin - 05/10Vérifier à 5:37Voir 1 autre passage
« Disons quand même qu'avec Adrien Quatennens, on a un homme qui n'est pas devenu député pour faire de l'argent, mais par conviction qu'il devait défendre l'intérêt des gens dans le pays. Ensuite, si on dit, demain, il y a une part de sa rémunération qui décide de se garder le salaire moyen d'un Français et qu'au-dessus, c'est donné à des associations et ainsi de suite, ça peut être une mesure qui complète. Mais le cœur du sujet, pas celui-là, le cœur du sujet aujourd'hui, ce que je veux poser, moi, je pense qu'il nous faut une charte nationale. Il nous faut une charte nationale parce que vous savez, ce n'est pas seulement les partis, c'est les syndicats, c'est les associations, c'est les entreprises qui fait que quand il y a un cas qui se produit comme ça, l'agresseur ou la personne qui est mise en cause, elle ne se retrouve pas à continuer à être là entre les murs, mais que ce ne soit pas des mesures qui soient prises. »
RMC — Face à Face · Face à Face : François Ruffin - 05/10Vérifier à 5:42
Question 1211Diviseur ou lanceur d'alerte ? François Ruffin se défend et argumente
La NUPES, c'est 43% chez ceux qui gagnent moins de 1250 euros. Antoine Léaumain vous reproche d'opposer les citoyens des quartiers et des campagnes et vous appelle à créer du commun, pas du clivage. À votre avis, est-ce qu'il s'agit là d'une scène controverse entre camarades ou d'une forme d'hostilité latente contenue ?
Réponse directe
Moi, la première chose que je dirais, c'est que quand un radiographe observe une fracture, normalement, on ne lui en veut pas. Et s'il l'observe, c'est non pas pour approfondir la fracture, mais c'est pour la réparer. Et c'est bien, pour moi, on a affaire à une fracture électorale. Je prends ma circonscription, Jean-Luc Mélenchon, il fait 60-70% dans les quartiers nord d'Amiens. On s'éloigne quelques kilomètres de la métropole et il est à 15% dans un bourg ouvrier à Flix-Cours. Donc là, il y a une fracture électorale qui est manifeste. On peut choisir le déni, on peut choisir de ne pas voir ça. Et qu'est-ce qui va se passer ? Si on ne le regarde pas en face, eh bien, on ne va pas réparer ce…
« Moi, la première chose que je dirais, c'est que quand un radiographe observe une fracture, normalement, on ne lui en veut pas. Et s'il l'observe, c'est non pas pour approfondir la fracture, mais c'est pour la réparer. Et c'est bien, pour moi, on a affaire à une fracture électorale. Je prends ma circonscription, Jean-Luc Mélenchon, il fait 60-70% dans les quartiers nord d'Amiens. On s'éloigne quelques kilomètres de la métropole et il est à 15% dans un bourg ouvrier à Flix-Cours. Donc là, il y a une fracture électorale qui est manifeste. On peut choisir le déni, on peut choisir de ne pas voir ça. Et qu'est-ce qui va se passer ? Si on ne le regarde pas en face, eh bien, on ne va pas réparer cette fracture-là. On ne va pas se donner les moyens de réunir. Moi, je suis pour l'Union populaire. J'ai toujours dit, ça fait 15 ans que je répète, que pour moi, on a un nouveau bloc historique à construire. Ce bloc-là, c'est les classes intermédiaires et les classes populaires. Et au sein des classes populaires, c'est ce que vous avez appelé, ce que je n'appellerais pas les petits blancs des campagnes, et les enfants des migrés des cités. Et que si jamais on ne réunit pas tout ça, eh bien, on ne sera pas majoritaire dans le pays. Or, aujourd'hui, il faut saluer le travail fait par Jean-Luc Mélenchon lors de ses trois candidatures, 2012, 2017, 2022. Je répète toujours que sans lui, la gauche, elle pourrait être morte. Parce que quand la gauche, c'est François Hollande, puis son fils Macron, ça pourrait dégoûter tout le monde. Donc bon, elle est encore debout. Et il faut saluer le fait qu'avec Jean-Luc Mélenchon, il y a eu en effet les quartiers populaires qui ont voté très massivement pour lui. Et c'est quand même quelle bonne nouvelle que la gauche retrouve droit de citer dans les cités. C'est une bonne nouvelle que la jeunesse diplômée des métropoles, notamment pour des raisons écologues, glisse un premier bulletin progressiste dans l'urne. Et c'est un fermement pour l'avenir. Maintenant, on a le droit aussi de regarder les vastes pans du territoire qui sont manquants. Quand on prend les premiers départements français, 1, N, Allier, Hob, Aude, il n'y a personne. Et or, c'est des départements pour certains qui sont entièrement tombés au moins du Rassemblement national. Normalement, vous savez, quand il y avait une mairie qui tombait FN dans les années 90, c'était des pétitions des intellectuels, c'était des tribunes qui paraissaient dans le monde, c'était des manifestations. Je ne dis pas que ces réflexes moraux étaient les meilleurs pour combattre le Front national. On a la preuve que non. Mais, en tout cas, il y avait quelque chose qui existait. Aujourd'hui, on a 89 circonscriptions qui sont maintenant entre les mains du Rassemblement national, c'est-à-dire un approfondissement dans des endroits et un élargissement ailleurs du vote Rassemblement national. Et je constate que ça ne produit pas un électrochoc dans la gauche française. C'est pas comme si on était sur le pied de guerre en se disant, mais qu'est-ce qui se passe ? Quelles sont les causes de ça ? Comment on va les affronter ? Et ne pas se poser ces questions-là, c'est au fond, pour moi, je le crains, c'est pour ça que je fais ce livre, un abandon tacite. C'est comme si on considérait que la partie était perdue là. Si je suis là, vous dites que je fais la gueule. D'abord, le soir de mon élection, j'ai quand même des raisons objectives d'être inquiet. La Picardie, il n'y avait pas un des seuls députés Rassemblement national en 2017. On en a 8 sur 17, presque la majorité. Le Pas-de-Calais, juste au-dessus, Terre ouvrière, c'est 6 sur 12. Ça y est, la majorité est atteinte. Donc, dans les anciens bastions industriels, on peut parler du Midi-Rouge aussi, en symétrique dans le Sud. Il y a quand même quelque chose qui s'est produit, qui s'est produit fort. Et moi, je ne viens pas là pour faire la gueule. Je viens là pour dire, écoutez, il y a d'abord un diagnostic à poser. Et ensuite, moi, je propose des débuts de solution, quand même. »
Le Média — Podcasts · Diviseur ou lanceur d'alerte ? François Ruffin se défend et argumenteVérifier à 1:58Voir 2 autres passages
« Bon, moi, je ne me place pas dans des petits calculs électoraux. Je veux dire, je sais pourquoi je fais mon journal Fakir depuis 23 ans. J'ai créé ce journal parce qu'au moment où il y avait la gauche plurielle avec Lionel Jospin, eh bien, à ce moment-là, on n'osait plus parler d'ouvriers. C'était « l'État ne peut pas tout » quand il y avait des délocalisations en Syrie. Donc déjà, une première fois par le gouvernement de Lionel Jospin, il y avait un abandon non dit des gens de mon coin. Et évidemment, ça, ça ne pouvait que produire du vote Front National derrière. Donc je sais pourquoi je me suis engagé depuis 23 ans avec mon journal, puis avec mes films et mes livres. Donc je ne suis pas là. J'ai un devoir moral. Je veux dire que c'est la réaction, quand paraît la note de Terra Nova en 2011, qui conseille aux candidats socialistes d'abandonner les ouvriers, puisque ça va être très difficile de les revoir. Donc il vaut mieux miser sur d'autres segments du marché électoral. Mais non, je pense que la gauche qui dit « perdre les ouvriers, ce n'est pas grave », comme le disait François Hollande à la fin de son mandat, c'est catastrophique, parce que ce n'est pas seulement perdre les ouvriers. Pour moi, c'est perdre son âme. Et donc, voilà, moi, de toute façon, il y a un devoir moral. Je le dis quand même, il y a aussi un devoir électoral, parce que là, la gauche, c'est 30% tout sec à la présidentielle et aux législatives. Mais c'est même un autre souci, c'est que dans les deuxièmes tours, on est à la peine. Donc comment on construit une majorité demain ? Je pense que... Je l'avais dit déjà à Jean-Luc en 2017. Moi, j'avais fait une analyse de ce qui s'était passé chez moi. Et je lui avais dit, écoute, la marge de progression dans les quartiers, elle peut exister, mais on a quand même une énorme marge de progression dans les anciennes terres qui pouvaient être socialistes, communistes. La moitié des circonscriptions qui sont dans le rassemblement national, ce sont des circonscriptions qui étaient à gauche en 2012. Donc voilà. Et là, je disais, on a quand même des gens à aller rechercher. Bon, c'est pas ce pari-là qui a été fait. »
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Question 1212Diviseur ou lanceur d'alerte ? François Ruffin se défend et argumente
C'est bien de parler de l'universalité des droits. Je voudrais qu'on en parle. Mais par exemple, comment ça résonne à Flix-Secours le fait que le Rassemblement national, qui a maintenant un grand nombre de députés, a été complètement absent lors des récentes discussions sur le pouvoir d'achat, a été complètement absent sur la question des salaires ?
Réponse partielle
On verra bien. Je ne peux pas opérer un diagnostic comme ça. Et on va voir ce qui se passe sur 5 ans. Et les gens, ce qui se passe à l'Assemblée nationale, ce n'est quand même pas le cœur de leurs préoccupations. Il faut voir que la réalité, c'est que la politique existe pour les gens de manière très, très intermittente. Et s'il y a 10 minutes ou une demi-heure de politique par an, voilà. Et évidemment, il y a des moments de politique plus intense qui sont l'élection présidentielle, par exemple. Donc là, je pense que les effets immédiats seront faibles. Maintenant, si on veut venir là-dessus, moi, je vois un angle mort immense dans le discours du Rassemblement national qui est en effet le l…
« c'est que la politique existe pour les gens de manière très, très intermittente. Et s'il y a 10 minutes ou une demi-heure de politique par an, voilà. Et évidemment, il y a des moments de politique plus intense qui sont l'élection présidentielle, par exemple. Donc là, je pense que les effets immédiats seront faibles. Maintenant, si on veut venir là-dessus, moi, je vois un angle mort immense dans le discours du Rassemblement national qui est en effet le lieu où on peut gagner dans des coins comme le mien. Attention, je ne prétends pas expliquer le Rassemblement national du Var, tu vois, et qu'il y a des moteurs de vote qui ne sont pas les mêmes que ceux d'anciens bassins industriels. Mais dans le discours économique du Front National, la précarité n'existe pas. Les riches et les pauvres, ça n'existe pas. Mais l'égalité n'existe pas. Et je pense que les gens sont profondément attachés à un sentiment d'égalité. Et même quand ils dénoncent l'assisté et Jeff Bezos, parce qu'il ne faut pas croire, les deux peuvent continuer à exister, c'est par un sentiment d'égalité et d'injustice. Donc, alors, pour moi, il faut vraiment marteler ça. Je sais bien que le Front National va corriger son discours parce que je l'ai assez dit, mais néanmoins, par essence, quasiment, c'est le parti de l'inégalité. C'est le parti de l'inégalité entre les races, c'est le parti de l'inégalité entre les classes, c'est le parti de l'inégalité entre les genres. Et il ne faut pas croire, les gens, ils sont encore attachés à ce qu'au cœur du triptyque républicain, il y ait l'égalité. Et c'est même par cette égalité blessée que la République, aujourd'hui, »
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« qu'ils ont l'impression qu'il n'y a plus d'égalité dans notre pays. Donc là, il y a quand même tout un angle mort dans le discours de rassemblement. L'évasion fiscale, Marine Le Pen n'en parle pas, les firmes, ça n'existe pas, McKinsey, ça n'existe pas. Enfin voilà, tout ça, c'est un panc immense qui est invisible dans leur discours. Et donc ça, ça fait évidemment une proximité avec le discours libéral, ce même oubli. Et je pense que là, on a un terrain sur lequel, si jamais on se concentre là-dessus et c'est là-dessus qu'on fait peser la bagarre, on a des chances pour que... C'est là-dessus que je gagne, moi, ce n'est pas sur autre chose. »
Le Média — Podcasts · Diviseur ou lanceur d'alerte ? François Ruffin se défend et argumenteVérifier à 29:45
« C'est pour ça que, de une, je répète, la nécessité quand même de nous jamais abandonner la question du haut et du bas et du moyen, mais d'essayer de lier le bas et le moyen en faisant... Alors, avec un enjeu qui est compliqué, c'est que ce haut est invisible, bien souvent. C'est-à-dire qu'auparavant, je raconte qu'à Flix Secours, quand les gens, ils bossaient dans les usines saintes textiles, ils sortaient de l'usine pour regagner leur taux de lit et il y avait les châteaux des frères saintes alentour. Donc, ils voyaient immédiatement où allait la plus-value. Le problème, c'est qu'aujourd'hui, on a une distance géographique entre les lieux de travail et les lieux de vie des gens et les lieux des riches. »
Question 1213Diviseur ou lanceur d'alerte ? François Ruffin se défend et argumente
Justement, parmi les sujets ou les représentations qui éloignent ce monde, votre monde de la gauche, il y a une forme de rapport au travail, disons, à ceux dont on estime qu'ils ne travaillent pas assez, qu'on appelle les cassos et qui seraient les chouchous de la gauche. Vous racontez comment vous êtes interloqués en vous en rendant compte à de multiples reprises, notamment lors de cette conversation avec ce pasteur. Et effectivement, c'est quelque chose qui nous interpelle dans le livre et c'est assez intéressant, justement. Et je pense que le fait d'ossier à chaque fois entre narration journalistique et analyse politique, ça nous permet de descendre vraiment sur terre. Mais finalement, pourquoi cette représentation de ceux qui bossent contre les cassos, pourquoi elle perce ?
Réponse directe
vous dire que si jamais de cet entretien il ressort qu'on doit, oui, on est d'accord pour avoir comme priorité de reconquérir la France des sous-préfectures, des bourgs périphériques, t'appelles ça comme tu voudras, ça sera déjà un acquis. Ensuite, je livre mon analyse sur pourquoi là, on s'est heurté à un obstacle. C'est sur la question de l'assistana. Bon. Et ensuite, je voudrais qu'on dise les réponses que j'apporte à ça. Mais je veux dire aux gens qui nous écoutent que même s'ils ne sont pas d'accord avec ce que je raconte sur le rapport travail-assistana dans la tête des gens qu'on croise, même s'ils ne sont pas d'accord avec les solutions que je propose, du moment qu'on est d'accord s…
« vous dire que si jamais de cet entretien il ressort qu'on doit, oui, on est d'accord pour avoir comme priorité de reconquérir la France des sous-préfectures, des bourgs périphériques, t'appelles ça comme tu voudras, ça sera déjà un acquis. Ensuite, je livre mon analyse sur pourquoi là, on s'est heurté à un obstacle. C'est sur la question de l'assistana. Bon. Et ensuite, je voudrais qu'on dise les réponses que j'apporte à ça. Mais je veux dire aux gens qui nous écoutent que même s'ils ne sont pas d'accord avec ce que je raconte sur le rapport travail-assistana dans la tête des gens qu'on croise, même s'ils ne sont pas d'accord avec les solutions que je propose, du moment qu'on est d'accord sur le fait qu'on a un problème parce qu'on doit aller reconquérir cette France des bourgs, cette France des sous-préfectures. L'essentiel du boulot est fait avec mon bouquin et avec cet entretien. D'accord ? Mais maintenant, oui, comme je... Au fond, je suis aussi un nerf planté à un endroit de la société et qui essaye de faire remonter au cerveau. Et le cerveau, c'est bien souvent Paris parce que c'est Paris qui décide. Mais Paris, il a parfois la tête éloignée de ses pieds. Tu comprends ? Je veux dire. Donc moi, je viens dire voilà, dire que ce n'est pas que moi. En effet, je rencontre des gens en permanence. Nous, on travaille, on n'a droit à rien alors que le voisin du dessous, lui, bon, voilà, en permanence. Et dire que ce n'est pas que moi, il y a... Alors, les collègues députés, ils me disent, mais sur les marchés, on n'a eu que ça. Et j'ai un député coco qui me dit, moi, j'étais tellement confronté à ça que j'ai glissé dans un tract, j'ai indiqué que je faisais ça contre ceux qui font de l'argent en dormant. Pour moi, c'était bien sûr une allusion au rentier, mais je savais que les gens le liraient en pensant au rentier du premier étage de leur HLM. Donc, et je cite une historienne de la gauche et une ethnographe du Bafsa Minier qui me dit, aujourd'hui, l'enjeu de la Cistana est l'une des principales prédispositions au vote rassemblement national. Alors, »
Le Média — Podcasts · Diviseur ou lanceur d'alerte ? François Ruffin se défend et argumenteVérifier à 19:42Voir 2 autres passages
« Oui, oui, il y a de ça. Dire, j'ai lu un papier dans une revue linguistique qui s'appelle la revue MAUX, qui analyse les discours des Gilets jaunes sur les ronds-points et qui montre que les Gilets jaunes, qui sont souvent des bas salaires, ils ont une représentation mentale qui parle de nous, les travailleurs, l'honneur des travailleurs, comme c'est dit dans le champ des Gilets jaunes, contre ils en haut et eux en bas. Et l'article montre qu'au fond, comme il y a aussi des gens d'en bas qui viennent sur les ronds-points, ça neutralise quelque part le discours contre eux, les cassos qui foutent rien et tout ça, et ça se concentre sur le « il » en haut. Voilà le mouvement politique que nous avons à faire. Mais il faut être bien conscient de cette séparation en bas. Moi, je gagne ma campagne en opérant au porte-à-porte. Alors faire de la politique, il s'est passé un discours en 30 secondes. 2017, j'ai gagné en tapant à la porte des gens et en disant « bon alors, vous êtes content, vous n'allez plus avoir de payer d'impôts de solidarité sur la fortune ». Ils me disent « mais attendez, qu'est-ce que vous me racontez dans des quartiers pop » ou dans des petites cités d'anciens corons textiles ? Ils me disent « mais c'est n'importe quoi ». Mais ça les fait rire et c'est une porte d'entrée en disant « ben voilà, Macron, il va supprimer l'ISF, vous voyez quel cadeau il fait au gros d'en haut ». Ben là, c'est pareil, je fais ma campagne sur « est-ce que vous pouvez compter avec moi jusque 3 ? » 1, 2, 3, ça fait 10 000 euros pour Jeff Bezos, patron d'Amazon qui ne paye pas ses impôts en France alors que le boulanger du coin, lui, il doit raquer à 24% et en 3 secondes, il vient de gagner autant que Hayat, ma suppléante, accompagnante d'enfants en situation de handicap, gagne en 1 an. Et donc, il y a tout un enjeu. Je pense que si on lâche ça, on est mort. C'est la centralité du petit et des moyens contre les gros. Ce conflit haut-bas. Et c'est vraiment ça qu'il faut reposer comme conflit central, à mon avis, de l'univers politique pour créer une solidarité à nouveau entre les petits et les moyens contre les gros. Donc, c'est un espèce de judo permanent. Et ensuite, il y a en effet le fait que ceux qui célèbrent le plus le travail aujourd'hui, c'est-à-dire Macron, Sarkozy et compagnie, sont ceux qui l'écrasent dans la durée. Alors, on peut venir l'écrasement des salaires. »
Question 1214Diviseur ou lanceur d'alerte ? François Ruffin se défend et argumente
pourquoi taire nos bons scores dans les départements 93-94 qui sont aussi populaires ?
Réponse à côté
Moi, la première chose que je dirais, c'est que quand un radiographe observe une fracture, normalement, on ne lui en veut pas. Et s'il l'observe, c'est non pas pour approfondir la fracture, mais c'est pour la réparer. Et c'est bien, pour moi, on a affaire à une fracture électorale. Je prends ma circonscription, Jean-Luc Mélenchon, il fait 60-70% dans les quartiers nord d'Amiens. On s'éloigne quelques kilomètres de la métropole et il est à 15% dans un bourg ouvrier à Flix-Cours. Donc là, il y a une fracture électorale qui est manifeste. On peut choisir le déni, on peut choisir de ne pas voir ça. Et qu'est-ce qui va se passer ? Si on ne le regarde pas en face, eh bien, on ne va pas réparer ce…
« Moi, la première chose que je dirais, c'est que quand un radiographe observe une fracture, normalement, on ne lui en veut pas. Et s'il l'observe, c'est non pas pour approfondir la fracture, mais c'est pour la réparer. Et c'est bien, pour moi, on a affaire à une fracture électorale. Je prends ma circonscription, Jean-Luc Mélenchon, il fait 60-70% dans les quartiers nord d'Amiens. On s'éloigne quelques kilomètres de la métropole et il est à 15% dans un bourg ouvrier à Flix-Cours. Donc là, il y a une fracture électorale qui est manifeste. On peut choisir le déni, on peut choisir de ne pas voir ça. Et qu'est-ce qui va se passer ? Si on ne le regarde pas en face, eh bien, on ne va pas réparer cette fracture-là. On ne va pas se donner les moyens de réunir. Moi, je suis pour l'Union populaire. J'ai toujours dit, ça fait 15 ans que je répète, que pour moi, on a un nouveau bloc historique à construire. Ce bloc-là, c'est les classes intermédiaires et les classes populaires. Et au sein des classes populaires, c'est ce que vous avez appelé, ce que je n'appellerais pas les petits blancs des campagnes, et les enfants des migrés des cités. Et que si jamais on ne réunit pas tout ça, eh bien, on ne sera pas majoritaire dans le pays. Or, aujourd'hui, il faut saluer le travail fait par Jean-Luc Mélenchon lors de ses trois candidatures, 2012, 2017, 2022. Je répète toujours que sans lui, la gauche, elle pourrait être morte. Parce que quand la gauche, c'est François Hollande, puis son fils Macron, ça pourrait dégoûter tout le monde. Donc bon, elle est encore debout. Et il faut saluer le fait qu'avec Jean-Luc Mélenchon, il y a eu en effet les quartiers populaires qui ont voté très massivement pour lui. Et c'est quand même quelle bonne nouvelle que la gauche retrouve droit de citer dans les cités. C'est une bonne nouvelle que la jeunesse diplômée des métropoles, notamment pour des raisons écologues, glisse un premier bulletin progressiste dans l'urne. Et c'est un fermement pour l'avenir. Maintenant, on a le droit aussi de regarder les vastes pans du territoire qui sont manquants. Quand on prend les premiers départements français, 1, N, Allier, Hob, Aude, il n'y a personne. Et or, c'est des départements pour certains qui sont entièrement tombés au moins du Rassemblement national. Normalement, vous savez, quand il y avait une mairie qui tombait FN dans les années 90, c'était des pétitions des intellectuels, c'était des tribunes qui paraissaient dans le monde, c'était des manifestations. Je ne dis pas que ces réflexes moraux étaient les meilleurs pour combattre le Front national. On a la preuve que non. Mais, en tout cas, il y avait quelque chose qui existait. Aujourd'hui, on a 89 circonscriptions qui sont maintenant entre les mains du Rassemblement national, c'est-à-dire un approfondissement dans des endroits et un élargissement ailleurs du vote Rassemblement national. Et je constate que ça ne produit pas un électrochoc dans la gauche française. C'est pas comme si on était sur le pied de guerre en se disant, mais qu'est-ce qui se passe ? Quelles sont les causes de ça ? Comment on va les affronter ? Et ne pas se poser ces questions-là, c'est au fond, pour moi, je le crains, c'est pour ça que je fais ce livre, un abandon tacite. C'est comme si on considérait que la partie était perdue là. Si je suis là, vous dites que je fais la gueule. D'abord, le soir de mon élection, j'ai quand même des raisons objectives d'être inquiet. La Picardie, il n'y avait pas un des seuls députés Rassemblement national en 2017. On en a 8 sur 17, presque la majorité. Le Pas-de-Calais, juste au-dessus, Terre ouvrière, c'est 6 sur 12. Ça y est, la majorité est atteinte. Donc, dans les anciens bastions industriels, on peut parler du Midi-Rouge aussi, en symétrique dans le Sud. Il y a quand même quelque chose qui s'est produit, qui s'est produit fort. Et moi, je ne viens pas là pour faire la gueule. Je viens là pour dire, écoutez, il y a d'abord un diagnostic à poser. Et ensuite, moi, je propose des débuts de solution, quand même. »
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« Bon, moi, je ne me place pas dans des petits calculs électoraux. Je veux dire, je sais pourquoi je fais mon journal Fakir depuis 23 ans. J'ai créé ce journal parce qu'au moment où il y avait la gauche plurielle avec Lionel Jospin, eh bien, à ce moment-là, on n'osait plus parler d'ouvriers. C'était « l'État ne peut pas tout » quand il y avait des délocalisations en Syrie. Donc déjà, une première fois par le gouvernement de Lionel Jospin, il y avait un abandon non dit des gens de mon coin. Et évidemment, ça, ça ne pouvait que produire du vote Front National derrière. Donc je sais pourquoi je me suis engagé depuis 23 ans avec mon journal, puis avec mes films et mes livres. Donc je ne suis pas là. J'ai un devoir moral. Je veux dire que c'est la réaction, quand paraît la note de Terra Nova en 2011, qui conseille aux candidats socialistes d'abandonner les ouvriers, puisque ça va être très difficile de les revoir. Donc il vaut mieux miser sur d'autres segments du marché électoral. Mais non, je pense que la gauche qui dit « perdre les ouvriers, ce n'est pas grave », comme le disait François Hollande à la fin de son mandat, c'est catastrophique, parce que ce n'est pas seulement perdre les ouvriers. Pour moi, c'est perdre son âme. Et donc, voilà, moi, de toute façon, il y a un devoir moral. Je le dis quand même, il y a aussi un devoir électoral, parce que là, la gauche, c'est 30% tout sec à la présidentielle et aux législatives. Mais c'est même un autre souci, c'est que dans les deuxièmes tours, on est à la peine. Donc comment on construit une majorité demain ? Je pense que... Je l'avais dit déjà à Jean-Luc en 2017. Moi, j'avais fait une analyse de ce qui s'était passé chez moi. Et je lui avais dit, écoute, la marge de progression dans les quartiers, elle peut exister, mais on a quand même une énorme marge de progression dans les anciennes terres qui pouvaient être socialistes, communistes. La moitié des circonscriptions qui sont dans le rassemblement national, ce sont des circonscriptions qui étaient à gauche en 2012. Donc voilà. Et là, je disais, on a quand même des gens à aller rechercher. Bon, c'est pas ce pari-là qui a été fait. »
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Question 1215Diviseur ou lanceur d'alerte ? François Ruffin se défend et argumente
Est-ce que ce n'est pas une sorte d'angle mort extrêmement difficile à résoudre ?
Réponse à côté
Moi, je veux dire avec fierté sur mes résultats électoraux, à l'échelle d'une journée, c'est un bulletin de vote dans l'urne, mais je suis majoritaire largement dans les quartiers nord d'Amiens, mais je suis aussi majoritaire largement à Flix-Cours. Donc c'est pour dire qu'il y a la possibilité d'un « nous » qui, je ne prétends pas que ça résout tout, mais je dis ma fierté supplémentaire, c'est que Hayat Madbois des quartiers nord d'Amiens et qui est accompagnante d'enfants en situation de handicap massupléante, Hayat Madbois fait 65% à Flix-Cours. Donc voilà, je ne pense pas qu'il y ait un phénomène de rejet automatique. Maintenant, c'est comment on construit le « nous ». Que les choses so…
« Moi, je veux dire avec fierté sur mes résultats électoraux, à l'échelle d'une journée, c'est un bulletin de vote dans l'urne, mais je suis majoritaire largement dans les quartiers nord d'Amiens, mais je suis aussi majoritaire largement à Flix-Cours. Donc c'est pour dire qu'il y a la possibilité d'un « nous » qui, je ne prétends pas que ça résout tout, mais je dis ma fierté supplémentaire, c'est que Hayat Madbois des quartiers nord d'Amiens et qui est accompagnante d'enfants en situation de handicap massupléante, Hayat Madbois fait 65% à Flix-Cours. Donc voilà, je ne pense pas qu'il y ait un phénomène de rejet automatique. Maintenant, c'est comment on construit le « nous ». Que les choses soient claires, je trouve que la séquence où Jean-Luc Mélenchon s'oppose à Éric Zemmour était une séquence nécessaire. Il s'est montré comme une forteresse face à ce qui risquait de devenir une dérive généralisée. Et ça a été un point d'arrêt à ça. Donc c'est vraiment nécessaire. Maintenant, il est évident que si le conflit, c'est en gros Zemmour ou pas Zemmour, c'est une ligne de démarcation dans laquelle les gens des campagnes ne vont pas pouvoir se situer. Donc c'est pour ça que je pose la question de quel « nous » on a. Et je pense que reconstruire ensuite une autre conflictualité sur les en-haut contre nous en bas et qui montre tout ce qu'il y a de commun. »
Le Média — Podcasts · Diviseur ou lanceur d'alerte ? François Ruffin se défend et argumenteVérifier à 41:20Voir 2 autres passages
« Ce qu'il y a de commun entre eux, en effet, la France des caristes rurales, mais c'est aussi toutes les banlieues sont faites de caristes. Quand tu prends le métro, tu vois bien que les aides à domicile, les femmes de ménage de couleur, ici à Paris, arrivent des banlieues et ont un temps de trajet infernal pour venir fournir cette main-d'œuvre à Paris. De la même manière que dans les campagnes, ça va être la même chose en plus blanc. Et même sur des thèmes qui ne sont pas ceux du travail, mais tu regardes par exemple les déserts médicaux. Le premier désert médical, c'est la Seine-Saint-Denis, mais ensuite vient la Mayenne. Donc on voit qu'au fond, les conditions matérielles d'existence, tu sais par exemple, moi, le premier livre de Christophe Guillouy sur l'atlas des fractures sociales qu'il faisait avec Christophe Noyer est un livre qui m'a beaucoup intéressé parce qu'il mettait en lumière cet abandon de la France périphérique. En revanche, je me suis séparé de Christophe Guillouy quand il s'est mis à opposer la souffrance des campagnes à la souffrance des banlieues en disant que finalement la souffrance des campagnes est plus importante que la souffrance des banlieues. Je pense que c'est une balance que nous n'avons pas à faire. Et par ailleurs, quand même, comme ayant travaillé longuement sur le quartier Nord, je sais ce qu'il y a de destins brisés aussi dans les banlieues. Donc là, je pense qu'il y a à se demander quels thèmes vont permettre de rassembler plutôt que de diviser. C'est pour ça qu'à la fin, tu dis que c'est des gens qui ont du mal à vivre ensemble quelque part. »
Le Média — Podcasts · Diviseur ou lanceur d'alerte ? François Ruffin se défend et argumenteVérifier à 42:53
Question 1216François Ruffin : Ukraine, réformes des retraites, affaire Quatennens...Ce qu'il faut retenir de l'interview du 8h30
Non. À partir du moment où, par exemple, les Français vivent plus vieux ?
Réponse à côté
de ce que je pense là-dessus. Parce que je pense que c'est grave ce qu'on est en train de faire. Il faut comprendre que on installe du ressentiment dans le cœur des gens. Tous les jours. Alors, il y a des grands moments politiques qui installent le ressentiment. Le traité constitutionnel européen, 80% des ouvriers qui votent pour le non, 60% des chômeurs, enfin, un vrai vote de classe. Et là, ça installe du ressentiment. Le mouvement des Gilets jaunes, qui n'est pas traité par un compromis social, ça installe du ressentiment. Mais tous les jours, quand les gens prennent le train et qu'ils sont assis le cul par terre dans le train ou qu'ils n'arrivent pas à l'heure, c'est du ressentiment qui…
« de ce que je pense là-dessus. Parce que je pense que c'est grave ce qu'on est en train de faire. Il faut comprendre que on installe du ressentiment dans le cœur des gens. Tous les jours. Alors, il y a des grands moments politiques qui installent le ressentiment. Le traité constitutionnel européen, 80% des ouvriers qui votent pour le non, 60% des chômeurs, enfin, un vrai vote de classe. Et là, ça installe du ressentiment. Le mouvement des Gilets jaunes, qui n'est pas traité par un compromis social, ça installe du ressentiment. Mais tous les jours, quand les gens prennent le train et qu'ils sont assis le cul par terre dans le train ou qu'ils n'arrivent pas à l'heure, c'est du ressentiment qui s'installe. Quand des gens ne peuvent pas se faire soigner les dents parce qu'il n'y a plus de dentiste, c'est du ressentiment. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · François Ruffin : Ukraine, réformes des retraites, affaire Quatennens...Ce qu'il faut retenir de l'interview du 8h30Vérifier à 12:51
Question 1217François Ruffin : Ukraine, réformes des retraites, affaire Quatennens...Ce qu'il faut retenir de l'interview du 8h30
c'est le véhicule législatif, c'est-à-dire savoir si c'est un amendement ou pas, ou le fond de la réforme. Est-ce que, pour vous, rien n'est négociable ?
Réponse à côté
de ce que je pense là-dessus. Parce que je pense que c'est grave ce qu'on est en train de faire. Il faut comprendre que on installe du ressentiment dans le cœur des gens. Tous les jours. Alors, il y a des grands moments politiques qui installent le ressentiment. Le traité constitutionnel européen, 80% des ouvriers qui votent pour le non, 60% des chômeurs, enfin, un vrai vote de classe. Et là, ça installe du ressentiment. Le mouvement des Gilets jaunes, qui n'est pas traité par un compromis social, ça installe du ressentiment. Mais tous les jours, quand les gens prennent le train et qu'ils sont assis le cul par terre dans le train ou qu'ils n'arrivent pas à l'heure, c'est du ressentiment qui…
« de ce que je pense là-dessus. Parce que je pense que c'est grave ce qu'on est en train de faire. Il faut comprendre que on installe du ressentiment dans le cœur des gens. Tous les jours. Alors, il y a des grands moments politiques qui installent le ressentiment. Le traité constitutionnel européen, 80% des ouvriers qui votent pour le non, 60% des chômeurs, enfin, un vrai vote de classe. Et là, ça installe du ressentiment. Le mouvement des Gilets jaunes, qui n'est pas traité par un compromis social, ça installe du ressentiment. Mais tous les jours, quand les gens prennent le train et qu'ils sont assis le cul par terre dans le train ou qu'ils n'arrivent pas à l'heure, c'est du ressentiment qui s'installe. Quand des gens ne peuvent pas se faire soigner les dents parce qu'il n'y a plus de dentiste, c'est du ressentiment. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · François Ruffin : Ukraine, réformes des retraites, affaire Quatennens...Ce qu'il faut retenir de l'interview du 8h30Vérifier à 12:51
Question 1218François Ruffin : Ukraine, réformes des retraites, affaire Quatennens...Ce qu'il faut retenir de l'interview du 8h30
C'est quoi un cassos aujourd'hui ?
Réponse à côté
Moi, je ne suis pas là pour jeter la pierre à la mère célibataire qui a trois enfants et qui peine à vivre et que je connais. Ce n'est pas là le problème. La difficulté aujourd'hui, c'est comment... Vous voyez, je rencontre un chauffeur de car lundi, vous savez qu'on manque de chauffeurs de car, il est à 700 euros par mois. Et on nous dit aujourd'hui qu'il y a une pénurie de chauffeurs de car.
« Moi, je ne suis pas là pour jeter la pierre à la mère célibataire qui a trois enfants et qui peine à vivre et que je connais. Ce n'est pas là le problème. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · François Ruffin : Ukraine, réformes des retraites, affaire Quatennens...Ce qu'il faut retenir de l'interview du 8h30Vérifier à 6:29Voir 1 autre passage
« La difficulté aujourd'hui, c'est comment... Vous voyez, je rencontre un chauffeur de car lundi, vous savez qu'on manque de chauffeurs de car, il est à 700 euros par mois. Et on nous dit aujourd'hui qu'il y a une pénurie de chauffeurs de car. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · François Ruffin : Ukraine, réformes des retraites, affaire Quatennens...Ce qu'il faut retenir de l'interview du 8h30Vérifier à 6:39
Question 1219François Ruffin : Ukraine, réformes des retraites, affaire Quatennens...Ce qu'il faut retenir de l'interview du 8h30
Ça, c'est un point de divergence entre vous, par exemple, et Jean-Luc Mélenchon depuis le début de la guerre ?
Réponse directe
Non, mais je pense qu'on a toujours été sur la même ligne là-dessus. Vous allez en trouver d'autres, des points de divergence, si vous voulez, dans le fil de la discussion. Et il n'y a pas de mal à avoir des divergences ? Mais vous le notez, vous aussi ? Non, mais depuis le début, on sait que la France livre des armes à l'Ukraine. Mais simplement, dans un premier temps, il ne fallait pas le dire, il ne fallait pas l'afficher. Plus ça va, plus ça s'affiche. Eh bien, le fait est que je disais que Bruno Le Maire s'est trompé, et ça, je n'en veux pas à Bruno Le Maire face à une situation géopolitique inédite, si jamais on n'a pas un effondrement de l'économie russe. Et là, manifestement, les li…
« Non, mais je pense qu'on a toujours été sur la même ligne là-dessus. Vous allez en trouver d'autres, des points de divergence, si vous voulez, dans le fil de la discussion. Et il n'y a pas de mal à avoir des divergences ? Mais vous le notez, vous aussi ? Non, mais depuis le début, on sait que la France livre des armes à l'Ukraine. Mais simplement, dans un premier temps, il ne fallait pas le dire, il ne fallait pas l'afficher. Plus ça va, plus ça s'affiche. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · François Ruffin : Ukraine, réformes des retraites, affaire Quatennens...Ce qu'il faut retenir de l'interview du 8h30Vérifier à 3:02
Question 1220François Ruffin : Ukraine, réformes des retraites, affaire Quatennens...Ce qu'il faut retenir de l'interview du 8h30
Salia Brakia Marc Fauvel François Ruffin est-ce que vous avez pris des nouvelles d'Adrien qu'Athénin ces derniers jours ?
Réponse directe
Je lui ai envoyé un message au lendemain de son communiqué. C'est-à-dire que j'ai eu un message public je veux redire ce que j'ai dit publiquement. Les violences au sein du couple sont intolérables quels que soient les conflits qui existent et j'apporte mon soutien aux femmes victimes en France et dans le monde. Je prends acte des excuses d'Adrien de son retrait et je pense que de toute façon il va se mettre en retrait de la vie publique pour un moment. Donc ça c'est publiquement en privé je lui ai envoyé un message oui pour lui dire ma fraternité.
« Je lui ai envoyé un message au lendemain de son communiqué. C'est-à-dire que j'ai eu un message public je veux redire ce que j'ai dit publiquement. Les violences au sein du couple sont intolérables quels que soient les conflits qui existent et j'apporte mon soutien aux femmes victimes en France et dans le monde. Je prends acte des excuses d'Adrien de son retrait et je pense que de toute façon il va se mettre en retrait de la vie publique pour un moment. Donc ça c'est publiquement en privé je lui ai envoyé un message oui pour lui dire ma fraternité. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · François Ruffin : Ukraine, réformes des retraites, affaire Quatennens...Ce qu'il faut retenir de l'interview du 8h30Vérifier à 19:14
Question 1221François Ruffin : Ukraine, réformes des retraites, affaire Quatennens...Ce qu'il faut retenir de l'interview du 8h30
Est-ce que la fierté de travailler, François Ruffin, ça peut être de travailler un peu plus longtemps dans la vie, d'aller un peu au-delà des 62 ans qui sont aujourd'hui la règle ?
Réponse à côté
Non, mais d'abord, est-ce que c'est choisi ou est-ce que c'est contraint ? Or, là, ça se fait par la contrainte. Je vais, vous savez, je ne sais pas trop faire, mais je vais essayer d'être solennel. Je pense que ce que s'apprête à faire le président de la République est une folie. Je pense que c'est une folie quand on a eu deux ans de crise Covid, qu'on a un peuple qui est épuisé, qui est exténué, qu'il a été réélu, finalement, sans élan, sans enthousiasme, qu'il a une majorité de raccrocs à l'Assemblée nationale. Il l'a, je ne l'ai jamais contesté. Une majorité de raccrocs, qu'on s'apprête à ne pas savoir si on va pouvoir payer nos factures, qu'on a une crise d'inflation, que les salaires…
« Non, mais d'abord, est-ce que c'est choisi ou est-ce que c'est contraint ? Or, là, ça se fait par la contrainte. Je vais, vous savez, je ne sais pas trop faire, mais je vais essayer d'être solennel. Je pense que ce que s'apprête à faire le président de la République est une folie. Je pense que c'est une folie quand on a eu deux ans de crise Covid, qu'on a un peuple qui est épuisé, qui est exténué, qu'il a été réélu, finalement, sans élan, sans enthousiasme, qu'il a une majorité de raccrocs à l'Assemblée nationale. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · François Ruffin : Ukraine, réformes des retraites, affaire Quatennens...Ce qu'il faut retenir de l'interview du 8h30Vérifier à 11:48Voir 1 autre passage
« Il l'a, je ne l'ai jamais contesté. Une majorité de raccrocs, qu'on s'apprête à ne pas savoir si on va pouvoir payer nos factures, qu'on a une crise d'inflation, que les salaires ne suivent pas, et que dans ce moment d'exaspération, de fatigue démocratique, il va décider contre une vaste majorité des Français, 70%, 80%, de passer en force sur la réforme des retraites. Je pense que, je le dis... Mais ce qui vous choque, »
franceinfo — 8h30 franceinfo · François Ruffin : Ukraine, réformes des retraites, affaire Quatennens...Ce qu'il faut retenir de l'interview du 8h30Vérifier à 12:15
Question 1222François Ruffin : Ukraine, réformes des retraites, affaire Quatennens...Ce qu'il faut retenir de l'interview du 8h30
D'abord, si vous le voulez bien, la situation en Ukraine. Après avoir organisé des référendums locaux, la Russie s'apprête à annexer quatre régions qu'elle occupe. La France ne reconnaîtra pas le résultat de ce vote, a fait savoir hier soir le Quai d'Orsay. Vous êtes sur la même ligne ?
Réponse directe
Sans aucun doute. J'entendais dans votre journal parler de mascarade, c'est le cas. Il me semble que ces référendums vont être connus par personne et en particulier pas par l'ONU, par l'Organisation des Nations Unies. Donc il va de soi qu'il n'y a pas de reconnaissance de cette annexion par la Russie. Ça doit aller de pair avec de nouvelles sanctions ou pas ? Alors, je suis mesuré là-dessus. Je pense que les sanctions militaires, l'appui militaire qui a été apporté au peuple ukrainien, a vraiment fonctionné, a permis d'endiguer l'armée russe, de façon presque inespérée parce que ça s'était accompagné d'une volonté du peuple ukrainien. Maintenant, sur les sanctions économiques, il y en a un…
« Sans aucun doute. J'entendais dans votre journal parler de mascarade, c'est le cas. Il me semble que ces référendums vont être connus par personne et en particulier pas par l'ONU, par l'Organisation des Nations Unies. Donc il va de soi qu'il n'y a pas de reconnaissance de cette annexion par la Russie. Ça doit aller de pair avec de nouvelles sanctions ou pas ? Alors, je suis mesuré là-dessus. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · François Ruffin : Ukraine, réformes des retraites, affaire Quatennens...Ce qu'il faut retenir de l'interview du 8h30Vérifier à 0:29
Question 1223Rejet de la taxe sur les superprofits : François Ruffin dénonce une "injustice majeure"
Est-ce que c'est pas le réflexe facile et immédiat la fiscalité François Ruffin ?
Réponse à côté
Et vous voulez dire quoi vous taxez les super profits comme vous le dites comme ça se passe d'ailleurs dans d'autres pays vous l'avez rappelé il y aurait moins d'impôts pour les classes moyennes En tout cas il y a des impôts Qu'est-ce qui se passe ? C'est sur les vastes communicants que vous imaginez ?
« Et vous voulez dire quoi »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Rejet de la taxe sur les superprofits : François Ruffin dénonce une "injustice majeure"Vérifier à 11:15Voir 1 autre passage
« vous taxez les super profits comme vous le dites comme ça se passe d'ailleurs dans d'autres pays vous l'avez rappelé il y aurait moins d'impôts pour les classes moyennes En tout cas il y a des impôts Qu'est-ce qui se passe ? C'est sur les vastes communicants que vous imaginez ? »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Rejet de la taxe sur les superprofits : François Ruffin dénonce une "injustice majeure"Vérifier à 11:17
Question 1224Rejet de la taxe sur les superprofits : François Ruffin dénonce une "injustice majeure"
Est-ce que c'est allé trop vite ?
Réponse à côté
Vous avez 20 milliards d'euros, je ne sais pas la parole du gouvernement, mais ce qu'ils disent au gouvernement, c'est que vous avez 20 milliards d'euros pour chaque paquet, il y en a deux. C'est 40 milliards d'euros. Est-ce que c'est insuffisant, vos yeux ? C'est quoi ? C'est du saupoudrin ?
« Vous avez 20 milliards d'euros, je ne sais pas la parole du gouvernement, mais ce qu'ils disent au gouvernement, c'est que vous avez 20 milliards d'euros pour chaque paquet, il y en a deux. C'est 40 milliards d'euros. Est-ce que c'est insuffisant, vos yeux ? »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Rejet de la taxe sur les superprofits : François Ruffin dénonce une "injustice majeure"Vérifier à 5:34Voir 1 autre passage
« C'est quoi ? C'est du saupoudrin ? »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Rejet de la taxe sur les superprofits : François Ruffin dénonce une "injustice majeure"Vérifier à 6:20
Question 1225Rejet de la taxe sur les superprofits : François Ruffin dénonce une "injustice majeure"
Le rôle des députés, justement, j'en reviens à ce que je vous demandais en préambule de cet entretien, est-ce que vous avez eu le sentiment d'avoir pu défendre tout ça lors des débats parlementaires ?
Réponse à côté
Vous avez 20 milliards d'euros, je ne sais pas la parole du gouvernement, mais ce qu'ils disent au gouvernement, c'est que vous avez 20 milliards d'euros pour chaque paquet, il y en a deux. C'est 40 milliards d'euros. Est-ce que c'est insuffisant, vos yeux ? C'est quoi ? C'est du saupoudrin ?
« Vous avez 20 milliards d'euros, je ne sais pas la parole du gouvernement, mais ce qu'ils disent au gouvernement, c'est que vous avez 20 milliards d'euros pour chaque paquet, il y en a deux. C'est 40 milliards d'euros. Est-ce que c'est insuffisant, vos yeux ? »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Rejet de la taxe sur les superprofits : François Ruffin dénonce une "injustice majeure"Vérifier à 5:34Voir 1 autre passage
« C'est quoi ? C'est du saupoudrin ? »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Rejet de la taxe sur les superprofits : François Ruffin dénonce une "injustice majeure"Vérifier à 6:20
Voir 2 autres passages
« Elle doit être utilisée avec beaucoup de réserves. Mais là, ce qui ne va pas, c'est que dans le maintien de l'ordre aujourd'hui, vous avez des unités qui ne sont pas spécialistes du tout du maintien de l'ordre. Ce n »
LCI — Objectif 2027 · Émission spéciale - Objectif 2027 : François Ruffin, l'interview exclusive sur LCIVérifier à 12:51
« pas comme si vous aviez des CRS. Moi, j'ai connu des manifestations. Il n'y avait quasiment que des CRS et les renseignements généraux à l'époque. Là, vous avez toutes les unités dont ce n'est pas la spécialité qui viennent se mêler de ça. Ça ne va pas. Ça ne va pas non plus quand on a... Vous savez, j'ai fait un rapport, moi, sur la police. La formation est complètement insuffisante. Non seulement la formation initiale a été raccourcie, on est passé de 12 mois à 9 mois, mais ensuite, derrière, la formation continue est inexistante. Tous les syndicats policiers que j'ai interrogés me disent non, il n »
LCI — Objectif 2027 · Émission spéciale - Objectif 2027 : François Ruffin, l'interview exclusive sur LCIVérifier à 13:02
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes16 juin 2026 au 15 oct. 2026 · 22 observations23 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« se fassent entendre dans un temps où le pouvoir ne veut pas entendre. J'entendais la réaction aujourd'hui d'Edouard Geffray, qui après cinq semaines de mouvement lycéen, dit « Le temps des décisions est proche. »
LCI — Objectif 2027 · Émission spéciale - Objectif 2027 : François Ruffin, l'interview exclusive sur LCIVérifier à 1:07Voir 2 autres passages
« pas normal qu'on soit 36 par classe. C'est-à-dire qu'on ne veut plus de parcours sup. Et sur ces demandes de base, cinq semaines plus tard, il n'y a toujours pas de décision du gouvernement. Non, le temps approche. Donc, »
LCI — Objectif 2027 · Émission spéciale - Objectif 2027 : François Ruffin, l'interview exclusive sur LCIVérifier à 1:29
« pendant le mandat d'Emmanuel Macron, où on n'a pas de réponse politique, mais on a une réponse policière. Ça a été la crise des Gilets jaunes. Il a choisi de laisser pourrir, d'attendre, de ne pas offrir de réponse sur le référendum d'initiative citoyenne, par exemple, et de faire le blabla du grand débat. Et il croit gagner comme ça. Mais à la fin, et c'est la même chose sur le mouvement du retraite, mais à la fin, le pouvoir y gagne, ce que la démocratie y perd. »
LCI — Objectif 2027 · Émission spéciale - Objectif 2027 : François Ruffin, l'interview exclusive sur LCIVérifier à 3:21
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées16 juin 2026 au 15 oct. 2026 · 13 observations15 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« aura pas 1 588 postes d'enseignants de supprimés. On ne va pas économiser 600 millions d'euros sur l'éducation nationale. Et on veut aller vers la fin de parcours sup. On met de l'humain en face de l'humain. Vous dites ça. Vous dénouez la situation. Et il n'y a pas de réponse politique. À la place, il n'y a qu'une réponse policière. »
LCI — Objectif 2027 · Émission spéciale - Objectif 2027 : François Ruffin, l'interview exclusive sur LCIVérifier à 2:25Voir 2 autres passages
« Elle doit être utilisée avec beaucoup de réserves. Mais là, ce qui ne va pas, c'est que dans le maintien de l'ordre aujourd'hui, vous avez des unités qui ne sont pas spécialistes du tout du maintien de l'ordre. Ce n »
LCI — Objectif 2027 · Émission spéciale - Objectif 2027 : François Ruffin, l'interview exclusive sur LCIVérifier à 12:51
« pas comme si vous aviez des CRS. Moi, j'ai connu des manifestations. Il n'y avait quasiment que des CRS et les renseignements généraux à l'époque. Là, vous avez toutes les unités dont ce n'est pas la spécialité qui viennent se mêler de ça. Ça ne va pas. Ça ne va pas non plus quand on a... Vous savez, j'ai fait un rapport, moi, sur la police. La formation est complètement insuffisante. Non seulement la formation initiale a été raccourcie, on est passé de 12 mois à 9 mois, mais ensuite, derrière, la formation continue est inexistante. Tous les syndicats policiers que j'ai interrogés me disent non, il n »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés16 juin 2026 au 15 oct. 2026 · 34 observations34 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« 'argent à l'Ukraine, mais pendant ce temps-là, il va falloir se serrer la ceinture dans les hôpitaux, dans les lycées, et que finalement, on vient dire aux Français, il faut choisir. Soit on aide les uns, soit les autres. C'est une manière de rendre ce soutien international complètement impopulaire. Et donc, moi, je dis qu'il ne doit pas y avoir à choisir entre se protéger sur le terrain de la Défense et construire des services publics qui soient solides. En fait, le cœur de ce que je pense, c'est qu'il faut en finir avec un état subvention et il faut revenir à un état action. Un état action qui prend de l'argent, parce que la France a un fort taux de prélèvement obligatoire. Mais simplement, ce taux-là, il ne sert pas pour l'école, »
LCI — Objectif 2027 · Émission spéciale - Objectif 2027 : François Ruffin, l'interview exclusive sur LCIVérifier à 6:02Voir 2 autres passages
« Écoutez, moi je suis prêt à y aller. Normalement, il devait y avoir une grande primaire ouverte que je voulais de Poutou à Hollande. Et puis, ils ont eu peur. Ils ont eu peur que les partis socialistes, Passe Publique, Raphaël Glucksmann, ils ont eu peur de perdre ça. Donc ils se sont dit, bon, on va se replier dans notre coin. Moi, je lis leur charte. Je dis, bon, moi j'ai rien contre ça. Pourquoi pas y aller ? Ça me fait marrer. Je suis prêt à aller sur leur terrain, avec leurs règles, avec leurs arbitres. Et qu'est-ce qu'ils font ? Ils ferment la porte à triple tour. Ils la blindent. Ils mettent des mines derrière pour pas qu puisse rentrer. C'est panique à bord. Bon, je le dis. Moi, je pense que ça ferait du bien. Ça ferait du bien à la démocratie, ça ferait du bien au pays que d'avoir un débat avec Raphaël Glucksmann sur comment on remet de l'argent dans le porte-monnaie des Français. Comment on rapatrie de l'industrie dans notre pays. Comment on fait pour que les logements payent moins cher dans les budgets. Je pense qu'avoir un grand débat public plutôt que de se replier. Vous savez, si aujourd'hui chacun avance dans son couloir, les communistes avec les communistes, les socialistes avec les socialistes, les écologistes avec les écologistes, les insoumis avec les insoumis, »
RTL — L'invité de 7h40 · Primaire de la gauche : sur RTL, François Ruffin se dit "toujours prêt à y aller" et regrette que Raphaël Glucksmann "ait peur des électeurs"Vérifier à 1:41
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contre-arguments traités16 juin 2026 au 8 oct. 2026 · 19 observations21 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« le rapport à la cistana est l'une des principales prédispositions au vote Rassemblement National. Donc voilà, je mets les pieds dans le plat. Moi, vous savez, je dis, le radiologue, on ne lui en veut pas de montrer la fracture. »
humanite-fr · Quelle stratégie de la gauche pour faire reculer l’extrême droite ? Avec Ruffin, Nottin et TondelierVérifier à 20:04Voir 2 autres passages
« veux dire, Marine Le Pen a tout de suite capté la question de la cistana, elle fait une page dessus, il y aura un ministère de la fraude, d'accord ? De la fraude sociale, jamais de la fraude fiscale. »
humanite-fr · Quelle stratégie de la gauche pour faire reculer l’extrême droite ? Avec Ruffin, Nottin et TondelierVérifier à 23:15
« a pas dans le discours du Rassemblement national, il n'y a pas le mot égalité. »
humanite-fr · Quelle stratégie de la gauche pour faire reculer l’extrême droite ? Avec Ruffin, Nottin et TondelierVérifier à 23:43
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées16 juin 2026 au 9 sept. 2026 · 10 observations10 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, ce n pas la détresse affective. 'est qu'à ce moment-là, il doit y avoir une intervention publique pour se demander comment on fait pour que la femme, comment on fait pour que les enfants ne chutent »
RTL — L'invité de 7h40 · Primaire de la gauche : sur RTL, François Ruffin se dit "toujours prêt à y aller" et regrette que Raphaël Glucksmann "ait peur des électeurs"Vérifier à 7:57Voir 2 autres passages
« Peut-être que ça va vite, mais pas pour avoir des enfants, pas pour s'installer, pas pour prévoir un avenir ensemble. Donc, en revanche, dire qu'il y a là un échange sur le diagnostic, sur les points communs qu'il peut y avoir à l'horizon, et sur la nécessité qu'il y de faire dérailler le train de l'histoire, le train de la fatalité. »
RTL — L'invité de 7h40 · Primaire de la gauche : sur RTL, François Ruffin se dit "toujours prêt à y aller" et regrette que Raphaël Glucksmann "ait peur des électeurs"Vérifier à 5:34
« Peut-être que ça va vite, mais pas pour avoir des enfants, pas pour s'installer, pas pour prévoir un avenir ensemble. Donc, en revanche, dire qu'il y a là un échange sur le diagnostic, sur les points communs qu'il peut y avoir à l'horizon, et sur la nécessité qu'il y de faire dérailler le train de l'histoire, le train de la fatalité. »
RTL — L'invité de 7h40 · Primaire de la gauche : sur RTL, François Ruffin se dit "toujours prêt à y aller" et regrette que Raphaël Glucksmann "ait peur des électeurs"Vérifier à 5:34
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées16 juin 2026 au 9 sept. 2026 · 82 observations86 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Vous savez, c'est des discussions. Moi, en tout cas, s s'agissait pour moi de casser le mur de... Vous savez, quand vous faites campagne, vous êtes entouré par des gens qui pensent comme vous. Ben non, je ne voulais pas ça. Je voulais que rencontrer les Français presque au hasard, et qu'est-ce que j'en ai retiré ? Il y a un grand temps de rupture dans la vie des Français, ce sont les ruptures affectives. Le moment où, finalement, il y a un divorce, il y a une séparation, et derrière, c'est un choc sentimental, mais c'est aussi un choc financier. Ça peut être un choc de la pauvreté, c'est un choc sur le logement. Et je pense que c'est un moment où la société doit agir, où il doit y avoir, en gros, la sécurité sociale a prévu, après-guerre, une lutte contre les risques de maladie, de vieillesse. »
RTL — L'invité de 7h40 · Primaire de la gauche : sur RTL, François Ruffin se dit "toujours prêt à y aller" et regrette que Raphaël Glucksmann "ait peur des électeurs"Vérifier à 7:14Voir 2 autres passages
« Je suis pour que, dans les entreprises, il n ait pas tout le pouvoir au capital, mais qu'il y du pouvoir pour les salariés, et qu'il y du pouvoir aussi pour les ONG, pour un certain nombre d'élus locaux, et que le seul but des firmes, ça ne soit pas de faire du profit et de le redistribuer en diffident à leurs actionnaires. Mais vous savez, me semble que ça, normalement, c'est partagé par les socialistes. Je veux dire, moi, je me sens un héritier honnête, honorable de Léon Blum ou de Jean Jaurès. Voilà, je suis dans cette tradition. Je suis dans cette tradition qui considère qu'en effet, tout le pouvoir ne doit pas aller à l'argent. »
RTL — L'invité de 7h40 · Primaire de la gauche : sur RTL, François Ruffin se dit "toujours prêt à y aller" et regrette que Raphaël Glucksmann "ait peur des électeurs"Vérifier à 4:13
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités16 juin 2026 au 9 sept. 2026 · 45 observations48 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Moi je suis un député au SMIC et je suis prêt à devenir un président de la République au SMIC parce que je considère que'est de l'argent de poche. En de compte, il y a tout frais payé. Quand on est à l'Elysée, on ne paye pas ses factures de gaz. On ne paye pas, quand on va à Brégançon, on ne s'arrête pas sur une aire d'autoroute pour faire le plein du péage. Ce n pas nous qui sortons notre carte bancaire. Donc les 16 000 euros dont on parle, c'est de'argent de poche. Donc je suis prêt à très largement diminuer tout ça et dire qu'un président qui avait doublé son salaire, c'était Nicolas Sarkozy. Ça n'a pas donné d'exemple en maillette en matière ni de politique publique, ni en matière de lutte contre la corruption. Puisqu'au contraire, il est maintenant depuis multi-candemnés avec bracelet électronique et compagnie. »
RTL — L'invité de 7h40 · Primaire de la gauche : sur RTL, François Ruffin se dit "toujours prêt à y aller" et regrette que Raphaël Glucksmann "ait peur des électeurs"Vérifier à 0:18Voir 2 autres passages
« On lui cède bien sûr une longue vie. Ça nous fera 6 millions d'euros par an pour les anciens présidents. Moi, je considère que quand on abandonne son mandat, quand on quitte l'Élysée, on redevient un citoyen ordinaire. »
RMC · "Le RN est le seul parti qui fait sa primaire au tribunal." selon François RuffinVérifier à 4:31
« En tout cas, vous pointez le doigt sur ce qui n'est pas de l'ordre de la symbolique, mais qui est la véritable corruption de la nation. C'est ce qu'on appelle de manière gentille les pantouflages et rétro-pantouflages. Et ça a l'air sympa parce que c'est des chanrentaises, ça a l'air pépère. C'est ce qu'on appelle aussi les portes tournantes. Mais il faut bien voir que les gens qui franchissent la porte, ils le franchissent avec un bout de la République. Et c'est devenu industriel. Ce sont en 3 ans, plus de 500 ministres aux fonctionnaires qui sont passés, pas seulement dans le privé, mais qui sont passés dans le privé au poste de lobbyistes, d'affaires publiques, c'est-à-dire pour vendre leur carnet d'adresse. Vous avez cité Christophe Castaner, mais c'est devenu une mode. Tous les ministres se mettent à former leur cabinet conseil à la sortie des ministères pour vendre leur numéro de téléphone. Et finalement, ils n'ont pas le droit de travailler dans les ministères. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités7 juil. 2026 au 7 juil. 2026 · 2 observations2 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est dans la proposition de loi. Quand une menace est avérée, il y a une protection policière. C'est évident. »
RMC · "Le RN est le seul parti qui fait sa primaire au tribunal." selon François RuffinVérifier à 5:24Voir 1 autre passage
« D'abord dire que le Rassemblement National est le seul parti qui fait sa primaire au tribunal. Et pourquoi ? Pourquoi ? Il faut rappeler les faits quand même. C'est une distribution par Marine Le Pen d'emplois fictifs comme des pains au chocolat. à sa sœur, à sa belle-sœur, à son chauffeur, à son garde du corps, jusqu'au majordome de son père pour 4,5 millions d'euros et est allé sur plus de 10 ans. Et le jugement de première instance, il parle non pas de petites erreurs, mais d'un système, d'un système qui a duré pendant une décennie jusqu'à temps que la justice s'en saisisse. Et moi je rappelle quelles étaient les déclarations. Qui disait ? Qui disait quand allons-nous mettre en place l'inigibilité à vie pour les élus condamnés durant leur mandat ? Marine Le Pen. Qui disait je demande l'application stricte et entière de la loi via le principe de tolérance zéro ? Marine Le Pen. Qui disait les Français en ont marre qu'il y ait des affaires, ils en ont marre des élus qui détournent de l'argent ? Marine Le Pen. Qui disait il faudrait rendre inéligibles ceux qui ont été condamnés pour favoritisme, pour détournement de fonds, pour emplois fictifs ? Marine Le Pen. Et la troisième proposition de son programme, en 2022, la troisième, troisième mesure, donc très haut, c'était supprimer toute possibilité de réduction et d'aménagement de peine. Donc ça veut dire qu'elle ne devrait même pas porter le prêt à l'électronique, vraisemblablement cet après-midi, elle devrait aller directement en prison. Ce n'est pas ce qui va se passer. Mais voilà, quels étaient les propos de Marine Le Pen. L'inéligibilité à vie. Donc la justice, là, elle fait son travail. »
RMC · "Le RN est le seul parti qui fait sa primaire au tribunal." selon François RuffinVérifier à 0:37
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités16 juin 2026 au 7 juil. 2026 · 7 observations7 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Qui vient d'être déposée dans la foulée de notre cahier de campagne. »
RMC · "Le RN est le seul parti qui fait sa primaire au tribunal." selon François RuffinVérifier à 5:33Voir 2 autres passages
« Non, mais il s'agit de la portée. En tout cas, vous savez, l'ONG Transparency International, dans son rapport, elle dit quoi ? La France dégringole dans le classement de la lutte contre la corruption. La France risque de perdre le contrôle contre la corruption. Et elle parle d'une léthargie politique. Eh bien, je suis là pour sortir la France de sa léthargie politique face à la corruption. parce qu'il y a de la loi du silence, parce qu'il y a de la coutumance, mais parce qu'il y a aussi des conséquences. Pas que morale. »
RMC · "Le RN est le seul parti qui fait sa primaire au tribunal." selon François RuffinVérifier à 5:40
« – Je suis co-signataire de la proposition, et depuis des mois et des mois maintenant. Vous dire que quand il y a eu le rapport de la civise, qui venait dire trois enfants par classe, victimes d'inceste ou de violences sexuelles, qui venait dire 160 000 enfants par an, qui venait dire plus de 5 millions de victimes dans notre pays, j'ai cru que ça serait un électrochoc, j'ai cru que la société en serait transformée, parce que moi je l'étais, je n'imaginais pas qu'il y avait ce continent noir de crimes sur des enfants sous nos pieds, et ça n'a pas bougé. J'espérais qu'il y ait un grand plan dans l'éducation nationale, de détection, de prévention, le recrutement de psychologues, qui sonde un peu les enfants ou qui pourraient être victimes de ça. Ça n'a pas eu lieu. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées16 juin 2026 au 17 juin 2026 · 15 observations15 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je l'ai déjà dit à l'occasion de la venue de Vladimir Poutine, je considère qu'un chef d'État reçoit un chef d'État dans son palais, qui est l'Élysée. Et pas au fort de Brégançon, pas au premier étage de la tour Eiffel, comme ça s'était déjà fait avec le couple Trump. Maintenant, je ne vais pas centrer mes reproches sur « alors ça se fait à Versailles en grande pompe pour attirer Donald Trump, pour qu'il reste jusqu'à la fin du G7 cette fois-ci ». Moi ce que je viens de demander, c'est là les États-Unis vont fêter le 250e anniversaire de leur déclaration d'indépendance, à laquelle la France a particulièrement œuvré. C'est comme ça qu'on a creusé notre déficit sous Louis XVI, c'est pour ça qu'il a convoqué les États généraux, c'est pour ça qu'il y a eu la révolution française derrière. Donc quand même, c'est un événement important pour nous aussi. Moi ce que je souhaiterais, c'est que la France, que l'Europe proclame désormais leur propre déclaration d'indépendance. Et qu'ils prennent leur indépendance à l'égard des États-Unis, leur indépendance sur le plan militaire, leur indépendance sur le plan diplomatique, leur indépendance sur le plan numérique. »
Public Sénat · François Ruffin : « Mon adversaire s’appelle Jordan Bardella de Monaco »Vérifier à 0:33Voir 2 autres passages
« – Il va y avoir un vote du Parti socialiste, vraisemblablement, sur primaire ou pas primaire. Et moi, je viens dire aux camarades socialistes, ce n'est pas seulement un choix de méthode que vous avez à faire. Est-ce que vous choisissez de refermer la parenthèse qui s'est ouverte en 2022, ou vous faisiez corps avec votre gauche, avec les écologistes, avec nous, ou bien est-ce que vous tournez à nouveau vers la suite du macronisme ? Donc il n'y a pas seulement un choix de méthode, mais il y a un choix d'orientation qui sera à faire du côté des militants socialistes. »
Public Sénat · François Ruffin : « Mon adversaire s’appelle Jordan Bardella de Monaco »Vérifier à 16:43
« – Il va y avoir un vote du Parti socialiste, vraisemblablement, sur primaire ou pas primaire. Et moi, je viens dire aux camarades socialistes, ce n'est pas seulement un choix de méthode que vous avez à faire. Est-ce que vous choisissez de refermer la parenthèse qui s'est ouverte en 2022, ou vous faisiez corps avec votre gauche, avec les écologistes, avec nous, ou bien est-ce que vous tournez à nouveau vers la suite du macronisme ? Donc il n'y a pas seulement un choix de méthode, mais il y a un choix d'orientation qui sera à faire du côté des militants socialistes. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
« Moi, je veux saluer là, en l'occurrence, le réflexe de Jean-Luc Mélenchon, puisque, en effet, quand surgit le mouvement des Gilets jaunes, on est deux notamment à dire qu'il faut y aller. Lui, presque par une réflexion plus intellectuelle sur la révolution citoyenne, et moi, parce que c'est des gens que je connais par le club de foot. Et donc, là, ça n'a pas été un moment de fusion avec les Gilets jaunes non plus. Mais c'est un moment où on aurait pu avoir un divorce définitif. Le divorce n'a pas eu lieu. Voilà. Il y a encore quelque chose qui peut être tissé. Maintenant, ça demande à être travaillé, à être travaillé lors d'une campagne présidentielle, à être travaillé pendant les cinq ans qui viennent. Moi, je ne regarde pas seulement le passé. Je me dis, bon, maintenant, qu'est-ce qu'on fait ? Est-ce qu'on se donne ça comme priorité ? La France des bourgs, la France des sous-préfectures, est-ce qu'on dit qu'il faut aller retravailler là-bas ? Et avec quelle distours qu'est-ce qu'on raconte ? Ou bien on considère qu'en effet, c'est dans l'abstention des jeunes, que ce soit les jeunes des quartiers ou les jeunes des villes, où il y a de la marge de manœuvre aussi. C'est là qu'on doit aller tout chercher. Bon, de toute façon, je vous l'ai dit, moi, pour des raisons morales, je me refuse à abandonner les gens de mon coin, quoi, en gros. »
Le Média — Podcasts · Diviseur ou lanceur d'alerte ? François Ruffin se défend et argumenteVérifier à 8:38
Le Média — Podcasts · Diviseur ou lanceur d'alerte ? François Ruffin se défend et argumenteVérifier à 45:26
Le Média — Podcasts · Diviseur ou lanceur d'alerte ? François Ruffin se défend et argumenteVérifier à 23:44
« Et je pense que aujourd'hui, la question, c'est quand même si jamais persiste dans la tête des gens le fait que la droite, c'est la valeur travail et la gauche, c'est l'assistanat, on est cuit. Donc, il faut absolument qu'on arrive à sortir de ça et montrer que la gauche, c'est la gauche du travail. Mais alors, ça veut dire plusieurs choses. Ça veut dire évidemment se battre sur les salaires. »
Le Média — Podcasts · Diviseur ou lanceur d'alerte ? François Ruffin se défend et argumenteVérifier à 26:02
« Moi, je veux saluer là, en l'occurrence, le réflexe de Jean-Luc Mélenchon, puisque, en effet, quand surgit le mouvement des Gilets jaunes, on est deux notamment à dire qu'il faut y aller. Lui, presque par une réflexion plus intellectuelle sur la révolution citoyenne, et moi, parce que c'est des gens que je connais par le club de foot. Et donc, là, ça n'a pas été un moment de fusion avec les Gilets jaunes non plus. Mais c'est un moment où on aurait pu avoir un divorce définitif. Le divorce n'a pas eu lieu. Voilà. Il y a encore quelque chose qui peut être tissé. Maintenant, ça demande à être travaillé, à être travaillé lors d'une campagne présidentielle, à être travaillé pendant les cinq ans qui viennent. Moi, je ne regarde pas seulement le passé. Je me dis, bon, maintenant, qu'est-ce qu'on fait ? Est-ce qu'on se donne ça comme priorité ? La France des bourgs, la France des sous-préfectures, est-ce qu'on dit qu'il faut aller retravailler là-bas ? Et avec quelle distours qu'est-ce qu'on raconte ? Ou bien on considère qu'en effet, c'est dans l'abstention des jeunes, que ce soit les jeunes des quartiers ou les jeunes des villes, où il y a de la marge de manœuvre aussi. C'est là qu'on doit aller tout chercher. Bon, de toute façon, je vous l'ai dit, moi, pour des raisons morales, je me refuse à abandonner les gens de mon coin, quoi, en gros. »
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« C'est pour ça que, de une, je répète, la nécessité quand même de nous jamais abandonner la question du haut et du bas et du moyen, mais d'essayer de lier le bas et le moyen en faisant... Alors, avec un enjeu qui est compliqué, c'est que ce haut est invisible, bien souvent. C'est-à-dire qu'auparavant, je raconte qu'à Flix Secours, quand les gens, ils bossaient dans les usines saintes textiles, ils sortaient de l'usine pour regagner leur taux de lit et il y avait les châteaux des frères saintes alentour. Donc, ils voyaient immédiatement où allait la plus-value. Le problème, c'est qu'aujourd'hui, on a une distance géographique entre les lieux de travail et les lieux de vie des gens et les lieux des riches. »
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LCI — Objectif 2027 · Émission spéciale - Objectif 2027 : François Ruffin, l'interview exclusive sur LCIVérifier à 13:02
« C'est elle qui souhaitait l'inéligibilité à vie. Oui, non mais d'accord. Mais vous, qu'est-ce que vous en pensez, vous ? Elle a une éligibilité qui n'est que très provisoire et qui pour moi, normalement, je veux dire, si jamais on appliquait la peine de manière stricte, elle serait en prison. »
RMC · "Le RN est le seul parti qui fait sa primaire au tribunal." selon François RuffinVérifier à 2:27
« Écoutez, moi je suis prêt à y aller. Normalement, il devait y avoir une grande primaire ouverte que je voulais de Poutou à Hollande. Et puis, ils ont eu peur. Ils ont eu peur que les partis socialistes, Passe Publique, Raphaël Glucksmann, ils ont eu peur de perdre ça. Donc ils se sont dit, bon, on va se replier dans notre coin. Moi, je lis leur charte. Je dis, bon, moi j'ai rien contre ça. Pourquoi pas y aller ? Ça me fait marrer. Je suis prêt à aller sur leur terrain, avec leurs règles, avec leurs arbitres. Et qu'est-ce qu'ils font ? Ils ferment la porte à triple tour. Ils la blindent. Ils mettent des mines derrière pour pas qu puisse rentrer. C'est panique à bord. Bon, je le dis. Moi, je pense que ça ferait du bien. Ça ferait du bien à la démocratie, ça ferait du bien au pays que d'avoir un débat avec Raphaël Glucksmann sur comment on remet de l'argent dans le porte-monnaie des Français. Comment on rapatrie de l'industrie dans notre pays. Comment on fait pour que les logements payent moins cher dans les budgets. Je pense qu'avoir un grand débat public plutôt que de se replier. Vous savez, si aujourd'hui chacun avance dans son couloir, les communistes avec les communistes, les socialistes avec les socialistes, les écologistes avec les écologistes, les insoumis avec les insoumis, »
RTL — L'invité de 7h40 · Primaire de la gauche : sur RTL, François Ruffin se dit "toujours prêt à y aller" et regrette que Raphaël Glucksmann "ait peur des électeurs"Vérifier à 1:41
RMC · "Le RN est le seul parti qui fait sa primaire au tribunal." selon François RuffinVérifier à 7:03
Public Sénat · François Ruffin : « Mon adversaire s’appelle Jordan Bardella de Monaco »