François Ruffin — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
22 janv. 2024 au 11 mai 2026
Questions
259
Entretiens
17
Sources
17
Heures analysées
6,2 h
Répartition sur 259 questions évaluables
Réponse directe
110
Réponse partielle
50
Réponse à côté
94
Refus explicite
5
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 76 à 100 sur 259
Question 76Budget, Mercosur, 49.3... L'interview en intégralité de François Ruffin
Mais on se souvient déjà de Whirlpool pendant la campagne de 2012. On se souvient, vous-même, vous y étiez, à Amiens, de ces conflits sociaux autour de... Aujourd'hui, est-ce que dans le budget tel qu'il est, vous pensez que ça va accélérer tout cela ?
Réponse directe
Ça n'aura malheureusement pas de conséquences sur cette grande chose-là.
« Ça n'aura malheureusement pas de conséquences sur cette grande chose-là. »
BFMTV · Budget, Mercosur, 49.3... L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 8:41
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Chiffres cités22 janv. 2024 au 11 mai 2026 · 90 observations90 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Vous pensez que Bernard Arnault n'est pas un patriote et qu'à la moindre menace devant laquelle vous vous pliez, il partira ailleurs ? Non, ce n'est pas le sujet. Est-ce que vous trouvez juste que Bernard Arnault, quand il touche... C'est 200 000 salariés, le groupe LVLM. »
BFMTV · Crise politique, Sébastien Lecornu, dette... L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 6:57
Méthode, périmètre et limitesVersion depth-public-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
14 juil. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Les questions non évaluables restent comptées dans le corpus mais ne reçoivent pas de catégorie publique.
Question 77Budget, Mercosur, 49.3... L'interview en intégralité de François Ruffin
Est-ce qu'il faut un gouvernement technique ?
Réponse directe
D'abord, moi, le gouvernement technique, pour moi, ça n'existe pas, d'accord ? Ça n'existe pas un gouvernement technique. Un gouvernement technique prend des décisions politiques. Alors, vous avez vu le gouvernement Mario Monti en Italie dont on avait dit qu'il était un gouvernement technique. En vérité, il a pris toutes les décisions qui allaient dans le sens de l'ordre libéral. Qu'est-ce que ça a produit derrière ? D'accord ? Ça a produit une montée de l'extrême droite. Non, il nous faut des gouvernements politiques. Il faut des gouvernements qui fassent de la politique et qui...
« D'abord, moi, le gouvernement technique, pour moi, ça n'existe pas, d'accord ? Ça n'existe pas un gouvernement technique. Un gouvernement technique prend des décisions politiques. Alors, vous avez vu le gouvernement Mario Monti en Italie dont on avait dit qu'il était un gouvernement technique. En vérité, il a pris toutes les décisions qui allaient dans le sens de l'ordre libéral. Qu'est-ce que ça a produit derrière ? D'accord ? Ça a produit une montée de l'extrême droite. »
BFMTV · Budget, Mercosur, 49.3... L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 15:30Voir 1 autre passage
« Non, il nous faut des gouvernements politiques. Il faut des gouvernements qui fassent de la politique et qui... »
BFMTV · Budget, Mercosur, 49.3... L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 15:55
Question 78Budget, Mercosur, 49.3... L'interview en intégralité de François Ruffin
Qu'aurait-il dû dire ou faire qu'il aurait pu éventuellement vous convaincre ou vous faire douter de voter la censure ?
Réponse partielle
Vous savez que dans le cours du budget, de la partie recette du budget, il y a un certain nombre de mesures qui ont été adoptées sur les super profits, sur la taxe, sur les dividendes. Je pense qu'il y avait moyen de ne pas rejeter tout ça en bloc et de se dire, bon, il y a une partie, que vous l'appréciez ou pas, de bon sens là-dedans.
« Vous savez que dans le cours du budget, de la partie recette du budget, il y a un certain nombre de mesures qui ont été adoptées sur les super profits, sur la taxe, sur les dividendes. Je pense qu'il y avait moyen de ne pas rejeter tout ça en bloc et de se dire, bon, il y a une partie, que vous l'appréciez ou pas, de bon sens là-dedans. »
BFMTV · Budget, Mercosur, 49.3... L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 4:57
Question 79Budget, Mercosur, 49.3... L'interview en intégralité de François Ruffin
François Ruffin, quoi derrière ?
Réponse à côté
D'abord, moi, le gouvernement technique, pour moi, ça n'existe pas, d'accord ? Ça n'existe pas un gouvernement technique. Un gouvernement technique prend des décisions politiques. Alors, vous avez vu le gouvernement Mario Monti en Italie dont on avait dit qu'il était un gouvernement technique. En vérité, il a pris toutes les décisions qui allaient dans le sens de l'ordre libéral. Qu'est-ce que ça a produit derrière ? D'accord ? Ça a produit une montée de l'extrême droite. Non, il nous faut des gouvernements politiques. Il faut des gouvernements qui fassent de la politique et qui...
« D'abord, moi, le gouvernement technique, pour moi, ça n'existe pas, d'accord ? Ça n'existe pas un gouvernement technique. Un gouvernement technique prend des décisions politiques. Alors, vous avez vu le gouvernement Mario Monti en Italie dont on avait dit qu'il était un gouvernement technique. En vérité, il a pris toutes les décisions qui allaient dans le sens de l'ordre libéral. Qu'est-ce que ça a produit derrière ? D'accord ? Ça a produit une montée de l'extrême droite. »
BFMTV · Budget, Mercosur, 49.3... L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 15:30Voir 1 autre passage
« Non, il nous faut des gouvernements politiques. Il faut des gouvernements qui fassent de la politique et qui... »
BFMTV · Budget, Mercosur, 49.3... L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 15:55
Question 80Budget, Mercosur, 49.3... L'interview en intégralité de François Ruffin
Je voudrais quand même revenir sur deux sites que vous avez évoqués, François Ruffin. Outre les deux sites qui sont déjà, dont ArcelorMittal a déjà annoncé qu'ils allaient fermer, vous avez évoqué, me semble-t-il, à la fois Dunkerque et Fosse-sur-Mer. Est-ce que vous nous dites ce matin que les turbulences sont déjà là et que ces deux sites-là sont au bord de fermer ?
Réponse partielle
Non, Madame de Malherme, je ne veux pas, moi, être un agitateur de peur de cette manière-là. Vous avez donné ces deux noms. Oui, mais je sonne l'alerte. Je sonne l'alerte. Qu'est-ce qu'il y a ? Pour continuer à produire de l'acier en Europe, il faut qu'ils soient moyens émetteurs de carbone. Parce que nous, on se pose des soucis sur le charbon et c'est aujourd'hui produit à base de charbon. Et donc, Arcelor avait dit je fais un grand plan d'investissement pour décarboner ma production d'acier. Je vais mettre, il y aura 1,7 milliard d'euros à mettre sur la table. L'État en met 850 millions, j'en mets 850 millions. Et là, Arcelor vient de dire je ne mets plus les 850 millions d'euros.
« Non, Madame de Malherme, je ne veux pas, moi, être un agitateur de peur de cette manière-là. Vous avez donné ces deux noms. Oui, mais je sonne l'alerte. Je sonne l'alerte. Qu'est-ce qu'il y a ? Pour continuer à produire de l'acier en Europe, il faut qu'ils soient moyens émetteurs de carbone. Parce que nous, on se pose des soucis sur le charbon et c'est aujourd'hui produit à base de charbon. Et donc, Arcelor avait dit je fais un grand plan d'investissement pour décarboner ma production d'acier. Je vais mettre, il y aura 1,7 milliard d'euros à mettre sur la table. L'État en met 850 millions, j'en mets 850 millions. Et là, Arcelor vient de dire je ne mets plus les 850 millions d'euros. »
BFMTV · Budget, Mercosur, 49.3... L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 12:47
Question 81Budget, Mercosur, 49.3... L'interview en intégralité de François Ruffin
Que vous dit le français ?
Réponse directe
D'abord, madame de l'air... Non mais je dirais, a-t-il les moyens aujourd'hui de payer son pneu plus cher ? D'abord, madame, je pense qu'entre le consommateur et le travailleur, il y a quelque chose au-dessus qui est le citoyen. Et c'est le citoyen qui peut départager et décider s'il donnait plus de poids à son caddie ou plus de poids au salaire. Par ailleurs, ça n'est que très marginalement répercuté dans le prix du pneu. Et vous le savez. En revanche, ce qui explose, et ça a été les dividendes de Michelin qui ont été multipliés par trois, c'est les bénéfices des sociétés du pneumatique. Pourquoi ? Parce qu'il peut y avoir une pression permanente exercée depuis 40 ans sur les salaires.
« D'abord, madame de l'air... Non mais je dirais, a-t-il les moyens aujourd'hui de payer son pneu plus cher ? D'abord, madame, je pense qu'entre le consommateur et le travailleur, il y a quelque chose au-dessus qui est le citoyen. Et c'est le citoyen qui peut départager et décider s'il donnait plus de poids à son caddie ou plus de poids au salaire. Par ailleurs, ça n'est que très marginalement répercuté dans le prix du pneu. Et vous le savez. En revanche, ce qui explose, et ça a été les dividendes de Michelin qui ont été multipliés par trois, c'est les bénéfices des sociétés du pneumatique. Pourquoi ? Parce qu'il peut y avoir une pression permanente exercée depuis 40 ans sur les salaires. »
BFMTV · Budget, Mercosur, 49.3... L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 7:43
Question 82Budget, Mercosur, 49.3... L'interview en intégralité de François Ruffin
François Réphine, vous dites exactement la même chose que le RN. Mais pile !
Réponse à côté
Alors, ce qui serait bien, c'est que le Rassemblement national soit cohérent à ce moment-là quand on est dans l'hémicycle. Et quand sont proposés des taxes sur les dividendes des actionnaires, par exemple, qu'ils les votent. On est dans un pays où il faut... On va y venir. Mais vous savez, on est dans un pays où... Vous connaissez mon attachement au travail. On est dans un pays où le travail est plus taxé que le capital. Se demander simplement à ce que le capital soit au moins taxé autant que le travail, ça paraît simplement de l'ordre du bon sens et de la justice.
« Alors, ce qui serait bien, c'est que le Rassemblement national soit cohérent à ce moment-là quand on est dans l'hémicycle. Et quand sont proposés des taxes sur les dividendes des actionnaires, par exemple, qu'ils les votent. On est dans un pays où il faut... »
BFMTV · Budget, Mercosur, 49.3... L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 1:04Voir 1 autre passage
« On va y venir. Mais vous savez, on est dans un pays où... Vous connaissez mon attachement au travail. On est dans un pays où le travail est plus taxé que le capital. Se demander simplement à ce que le capital soit au moins taxé autant que le travail, ça paraît simplement de l'ordre du bon sens et de la justice. »
BFMTV · Budget, Mercosur, 49.3... L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 1:16
Question 83Budget, Mercosur, 49.3... L'interview en intégralité de François Ruffin
Comment on peut faire ?
Réponse partielle
Il s'agit de s'adresser d'abord aux victimes du terrorisme. On parle en en discutant avec elles et non pas en les tenant de côté, en discutant avec un certain nombre d'associations, en discutant...
« Il s'agit de s'adresser d'abord aux victimes du terrorisme. On parle en en discutant avec elles et non pas en les tenant de côté, en discutant avec un certain nombre d'associations, en discutant... »
BFMTV · Budget, Mercosur, 49.3... L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 21:35
Question 84Budget, Mercosur, 49.3... L'interview en intégralité de François Ruffin
Donc vous dites, comme Lionel Jospin a son temps, que l'État ne peut pas tout.
Réponse à côté
Non, mais ce n'est pas ça. C'est que là, il faudrait qu'on ait... De toute façon, le problème qu'on a aujourd'hui, c'est que par ses choix, par ses choix dans la durée, Emmanuel Macron a construit de l'impuissance. On a aujourd'hui un président faible, on a un Parlement faible. Du coup, on a une France faible et en vérité, on a une Europe faible, Madame de Malherbe. Et on a une Europe faible par tant de tempêtes. Nous, nous sommes sans capitaine et sans équipage, mais... Nous, Français ? Oui, et nous avons un continent européen qui est pris entre une Russie qui mène la guerre autoritaire et des États-Unis qui vont mettre en place des barrières. Et enfin, la Chine, qui, si on parle des quest…
« Non, mais ce n'est pas ça. C'est que là, il faudrait qu'on ait... De toute façon, le problème qu'on a aujourd'hui, c'est que par ses choix, par ses choix dans la durée, Emmanuel Macron a construit de l'impuissance. On a aujourd'hui un président faible, on a un Parlement faible. Du coup, on a une France faible et en vérité, on a une Europe faible, Madame de Malherbe. Et on a une Europe faible par tant de tempêtes. Nous, nous sommes sans capitaine et sans équipage, mais... Nous, Français ? Oui, et nous avons un continent européen qui est pris entre une Russie qui mène la guerre autoritaire et des États-Unis qui vont mettre en place des barrières. Et enfin, la Chine, qui, si on parle des questions économiques, si on parle des questions sociales, est une grande donnée d'un problème. »
BFMTV · Budget, Mercosur, 49.3... L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 8:49Voir 1 autre passage
« En tout cas, je pense qu'il nous faut aujourd'hui des protections. Il nous faut de la régulation. On ne peut pas faire le choix de la mondialisation et de s'ouvrir à tout vent. C'est une folie pour l'Europe aujourd'hui. Vous savez, regardez le cas d'ArcelorMittal. Pourquoi ArcelorMittal, non seulement la ferme de Nain, ferme... Qui ferme deux sites. ...Reims. Vous savez, c'est quand même les sites sur lesquels on a produit les anneaux des Jeux olympiques. C'est-à-dire, c'est un sentiment de fierté. Et deux mois après, on dit aux ouvriers, vous êtes licenciés. Les gars sont en train de pleurer dans les vestiaires. Voilà ce qui se passe. Mais Arcelor fait le choix de ne plus décarboner ces grosses usines. Et là, on va parler de milliers d'emplois, peut-être de 10 000 emplois sur Dunkerque et Foix-sur-Mer. C'est-à-dire de ne plus faire une transition du charbon vers l'électricité. Pourquoi ? Parce que d'une part, on n'a pas régulé le marché de l'électricité. On a un prix de l'énergie qui a bondi, et y compris parce qu'on a lié notre prix de l'électricité français auprès du marché européen, ce qui est une folie. Mais parce que aussi, ArcelorMittal sait que c'est moins cher pour lui d'aller produire en Chine, d'aller produire en Asie, en Inde surtout, d'aller produire aux États-Unis ou d'aller produire au Brésil. Donc, et ArcelorMittal, c'est là qu'on a un changement dans la question du protectionnisme. Parce que jusqu'à maintenant, on avait, moi, un côté ouvrier qui disait « il nous faut une protection », sinon évidemment, nos usines partent en Chine, en Slovaquie, en Roumanie, en Pologne, et vous aviez les grands industriels qui voulaient au fond laisser les portes ouvertes et le laisser faire parce que ça leur rapportait, parce que ça leur a rapporté des bénéfices. Et aujourd'hui, la grande donne qui change, c'est que vous avez ArcelorMittal qui dit « il nous faut des protections en Europe ». Voilà. Et il nous faut, nous aussi, se protéger, sinon il n'y a plus de raison de produire de l'acier ici. Et si on laisse faire le marché… »
BFMTV · Budget, Mercosur, 49.3... L'interview en intégralité de François Ruffin
Question 85Budget, Mercosur, 49.3... L'interview en intégralité de François Ruffin
Vous le pensez de bonne, au moins de bonne composition et de bonne volonté ?
Réponse directe
Je vous dis ce que je pense de positif dans le ton, la manière qu'il a de vouloir s'adresser à l'Assemblée, au moins et sans doute au pays. Maintenant, je vous dis un gros souci, c'est qu'il faut qu'il y ait du compromis. Or, on voit bien que c'est un homme de droite et qui se tourne vers plus à droite que lui. Qui, pour avoir... Il n'empêche que, même physiquement, quand vous le regardez dans l'Assemblée, il est tout le temps tourné vers la droite et, en vérité, vers l'extrême droite. Et hier encore, sa déclaration... C'est à eux qui s'adresse. Et c'est pour eux qu'il fait un budget. Et il sait que si ça peut passer, c'est grâce à eux. Oui. Mais ce que je vous dis, c'est que si on veut ava…
« Je vous dis ce que je pense de positif dans le ton, la manière qu'il a de vouloir s'adresser à l'Assemblée, au moins et sans doute au pays. Maintenant, je vous dis un gros souci, c'est qu'il faut qu'il y ait du compromis. Or, on voit bien que c'est un homme de droite et qui se tourne vers plus à droite que lui. Qui, pour avoir... »
BFMTV · Budget, Mercosur, 49.3... L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 3:30Voir 2 autres passages
« Il n'empêche que, même physiquement, quand vous le regardez dans l'Assemblée, il est tout le temps tourné vers la droite et, en vérité, vers l'extrême droite. Et hier encore, sa déclaration... »
BFMTV · Budget, Mercosur, 49.3... L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 3:57
« C'est à eux qui s'adresse. Et c'est pour eux qu'il fait un budget. Et il sait que si ça peut passer, c'est grâce à eux. »
BFMTV · Budget, Mercosur, 49.3... L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 4:06
Question 86Budget, Mercosur, 49.3... L'interview en intégralité de François Ruffin
Et il y a un autre mot que vous dites tous, c'est le mot justice. Vous dites tous que c'est de la justice fiscale, mais vous y mettez un contenu différent. C'est pourquoi on va rentrer dans le détail de ce budget. Et effectivement, vous parliez de l'électricité, vous parliez de la question des taxes. On va parler aussi du bonus écolo. On va parler aussi des emplois qui sont menacés. Sophie Bunet de la CGT parle de 200 000 emplois qui sont menacés dans les toutes prochaines semaines. Je recevais le patron de la CPME ce matin qui disait à peu près la même chose. Mais là, pour le coup, pour les emplois des petites entreprises. Bref, la situation sur le front social est délicate. Je vous repose la question. Dans ce contexte-là, j'ai bien compris que vous n'étiez pas du tout d'accord avec ce budget. Et on va y revenir.
Réponse à côté
C'est pas vrai. D'abord, dire que c'est pas vrai. Il va pas y avoir un shutdown comme aux États-Unis, où d'un seul coup, les fonctionnaires seront pas payés, où il n'y aura plus d'argent pour les entreprises, où il n'y aura plus de primes d'activité, par exemple, pour les ménages. Ça, c'est pas vrai. Le budget va continuer à se poursuivre. Il va pas y avoir un arrêt de l'économie du pays. Il dramatise ? Évidemment qu'il dramatise. Il dramatise pour sauver son siège. Bon, je veux dire, ça va vous paraître bizarre, mais un mot de sympathie pour Michel Barnier. Ça va vous paraître peut-être étrange, mais moi, quand je l'entends dans l'hémicycle, j'ai quelqu'un qui est calme face à nous et quel…
« C'est pas vrai. D'abord, dire que c'est pas vrai. Il va pas y avoir un shutdown comme aux États-Unis, où d'un seul coup, les fonctionnaires seront pas payés, où il n'y aura plus d'argent pour les entreprises, où il n'y aura plus de primes d'activité, par exemple, pour les ménages. Ça, c'est pas vrai. Le budget va continuer à se poursuivre. Il va pas y avoir un arrêt de l'économie du pays. Il dramatise ? Évidemment qu'il dramatise. Il dramatise pour sauver son siège. Bon, je veux dire, ça va vous paraître bizarre, mais un mot de sympathie pour Michel Barnier. Ça va vous paraître peut-être étrange, mais moi, quand je l'entends dans l'hémicycle, j'ai quelqu'un qui est calme face à nous et quelqu'un qui n'agit pas avec mépris. On a entendu de l'arrogance pendant des années, de la part des macronistes, mais même quand ils n'en avaient plus les moyens, même quand ils étaient en majorité très très relative dans l'hémicycle, en vérité en minorité, ils continuaient à arborer la même arrogance. Avec Michel Barnier, il y a de fait un changement de ton qu'on peut apprécier. Maintenant... »
BFMTV · Budget, Mercosur, 49.3... L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 2:33
Question 87Budget, Mercosur, 49.3... L'interview en intégralité de François Ruffin
Mais que vous dit le consommateur ?
Réponse directe
D'abord, madame de l'air... Non mais je dirais, a-t-il les moyens aujourd'hui de payer son pneu plus cher ? D'abord, madame, je pense qu'entre le consommateur et le travailleur, il y a quelque chose au-dessus qui est le citoyen. Et c'est le citoyen qui peut départager et décider s'il donnait plus de poids à son caddie ou plus de poids au salaire. Par ailleurs, ça n'est que très marginalement répercuté dans le prix du pneu. Et vous le savez. En revanche, ce qui explose, et ça a été les dividendes de Michelin qui ont été multipliés par trois, c'est les bénéfices des sociétés du pneumatique. Pourquoi ? Parce qu'il peut y avoir une pression permanente exercée depuis 40 ans sur les salaires.
« D'abord, madame de l'air... Non mais je dirais, a-t-il les moyens aujourd'hui de payer son pneu plus cher ? D'abord, madame, je pense qu'entre le consommateur et le travailleur, il y a quelque chose au-dessus qui est le citoyen. Et c'est le citoyen qui peut départager et décider s'il donnait plus de poids à son caddie ou plus de poids au salaire. Par ailleurs, ça n'est que très marginalement répercuté dans le prix du pneu. Et vous le savez. En revanche, ce qui explose, et ça a été les dividendes de Michelin qui ont été multipliés par trois, c'est les bénéfices des sociétés du pneumatique. Pourquoi ? Parce qu'il peut y avoir une pression permanente exercée depuis 40 ans sur les salaires. »
BFMTV · Budget, Mercosur, 49.3... L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 7:43
Question 88Motion de censure, taxe sur les sociétés écrans: l'interview de François Ruffin en intégralité
Et en même temps, aujourd'hui, vous vous retrouvez dans un groupe minoritaire, minoritaire d'un groupe qui lui-même n'est pas encore tout à fait majoritaire. Est-ce que vous n'avez pas peur de faire ça de manière très solitaire ?
Réponse directe
Vous savez, j'ai toujours été un électron libre et ma liberté est ma force. Vous voyez ? Et je n'ai jamais cherché à adopter les codes et à être en position de centralité dans le jeu politique, ce n'est pas mon sujet. Aujourd'hui, il y a... Là, je veux dépasser les questions de Popol, d'accord, de Tambouille, on est pris là-dedans, bon, ce n'est pas de sujet. Le sujet aujourd'hui, c'est comment on fait pour rassembler le pays.
« Vous savez, j'ai toujours été un électron libre et ma liberté est ma force. Vous voyez ? Et je n'ai jamais cherché à adopter les codes et à être en position de centralité dans le jeu politique, ce n'est pas mon sujet. Aujourd'hui, il y a... »
BFMTV · Motion de censure, taxe sur les sociétés écrans: l'interview de François Ruffin en intégralitéVérifier à 16:21Voir 1 autre passage
« Là, je veux dépasser les questions de Popol, d'accord, de Tambouille, on est pris là-dedans, bon, ce n'est pas de sujet. Le sujet aujourd'hui, c'est comment on fait pour rassembler le pays. »
BFMTV · Motion de censure, taxe sur les sociétés écrans: l'interview de François Ruffin en intégralitéVérifier à 16:37
Question 89Motion de censure, taxe sur les sociétés écrans: l'interview de François Ruffin en intégralité
– Que le travail paye davantage ?
Réponse à côté
– Et que le capital paye davantage au moins à l'égal du travail. Or, aujourd'hui, ce n'est pas du tout ce qui se passe. Et si on veut à la fois combler le déficit et investir, notamment sur la transition écologique, c'est ce qu'avait dit Jean-Pizani Ferry, il y a la nécessité d'aller chercher de l'argent, là où aujourd'hui il se trouve. Je rappelle ces chiffres qui sont quand même étonnants. Il y a 25 ans, au lancement du classement de challenge, les 500 fortunes françaises possédaient l'équivalent de 5% du PIB. À l'arrivée d'Emmanuel Macron, le pouvoir c'est 20%. Et aujourd'hui, on a dépassé les 40%. Donc on voit qu'il y a un gavage gigantesque. Et je dis, ce qui réunit aujourd'hui les gen…
« – Et que le capital paye davantage au moins à l'égal du travail. Or, aujourd'hui, ce n'est pas du tout ce qui se passe. Et si on veut à la fois combler le déficit et investir, notamment sur la transition écologique, c'est ce qu'avait dit Jean-Pizani Ferry, il y a la nécessité d'aller chercher de l'argent, là où aujourd'hui il se trouve. Je rappelle ces chiffres qui sont quand même étonnants. Il y a 25 ans, au lancement du classement de challenge, les 500 fortunes françaises possédaient l'équivalent de 5% du PIB. À l'arrivée d'Emmanuel Macron, le pouvoir c'est 20%. Et aujourd'hui, on a dépassé les 40%. Donc on voit qu'il y a un gavage gigantesque. Et je dis, ce qui réunit aujourd'hui les gens qui vont se trouver derrière Michel Barnier, mais avec Emmanuel Macron, c'est ne toucher pas au grisby. C'est-à-dire que les questions de dividendes, de profits, de bénéfices, elles sont quasiment interdites et sorties du débat démocratique. »
BFMTV · Motion de censure, taxe sur les sociétés écrans: l'interview de François Ruffin en intégralitéVérifier à 3:18Voir 1 autre passage
« – Oui, par exemple, si vous prenez, je vais entrer dans un peu de technique, en France, les sociétés écrans ne sont pas taxées. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que les dividendes qui ont explosé, il y a un rapport qui est encore sorti hier, qui dit que ça a explosé dans le monde, ça a explosé en Europe, et ça explose en France, plus 7% en France, c'est-à-dire largement au-delà de l'inflation pour le coup. Bon, dans notre pays, les plus riches font ce qu'on appelle des sociétés écrans plutôt que de toucher les dividendes directement, et elles ne sont pas taxées, ce qui leur permet de payer 1 ou 2% d'impôt à la place d'en payer 30%. Aux États-Unis, ces sociétés écrans sont taxées, et ça, ça rapporterait aux alentours de 20 à 30 milliards d'euros. Donc là, c'est là que se trouvent les marges de manœuvre, alors que qu'est-ce qu'ils vont faire ? On le sait d'avance, ils vont faire ce qu'ils prétendent faire depuis 40 ans maintenant, c'est-à-dire d'agir sur les dépenses, en venant à aller chercher sur l'hôpital, sur l'éducation, sur le sport. Le premier budget qui va être touché à la sortie des Jeux olympiques par les réductions de budget, c'est le sport. Ou alors, encore même, sur les arrêts maladie. »
BFMTV · Motion de censure, taxe sur les sociétés écrans: l'interview de François Ruffin en intégralitéVérifier à 4:11
Question 90Motion de censure, taxe sur les sociétés écrans: l'interview de François Ruffin en intégralité
Est-ce que c'est cette idée aussi d'une forme de participation fiscale ?
Réponse à côté
Ce n'est pas sur la fiscalité, c'est plutôt sur mon travaillisme qui est ma conviction que c'est par le travail qu'on fait France Ensemble. Ce n'est pas le travail qu'on peut porter un projet de société qui fait notamment la transition écologique. Vous savez, c'est du travail. Si on veut avoir un atelier de réparation par quartier ou par canton, c'est du travail. Si on veut réparer les canalisations, c'est du travail. Si on veut avoir moins d'intrants chimiques et mécaniques dans l'agriculture, c'est du travail. Si on veut remettre les marchandises sur les rails et non plus un peu moins sur les routes, c'est du travail. Et donc ma conviction, je suis sans doute une forme de travailliste à l…
« Ce n'est pas sur la fiscalité, c'est plutôt sur mon travaillisme qui est ma conviction que c'est par le travail qu'on fait France Ensemble. Ce n'est pas le travail qu'on peut porter un projet de société qui fait notamment la transition écologique. Vous savez, c'est du travail. Si on veut avoir un atelier de réparation par quartier ou par canton, c'est du travail. Si on veut réparer les canalisations, c'est du travail. Si on veut avoir moins d'intrants chimiques et mécaniques dans l'agriculture, c'est du travail. Si on veut remettre les marchandises sur les rails et non plus un peu moins sur les routes, c'est du travail. Et donc ma conviction, je suis sans doute une forme de travailliste à la française, ma conviction, c'est qu'on fait société par le travail, par le travail qu'on met en commun et qu'on fait ensemble. Et que ça, ça doit être porté vers un horizon commun. Je pense que notre pays se désespère aujourd'hui. Pourquoi ? Parce qu'il n'y a pas d'horizon commun. Qu'est-ce que c'est ? L'horizon que nous proposent nos dirigeants depuis 40 ans, quel est leur but ? C'est de nous parler de compétitivité, c'est de nous demander d'être concurrentiels à l'échelle internationale. Qui ça peut faire triper ? À qui ça peut faire envie ? Et je pense qu'aujourd'hui, nous avons deux défis à remplir. Nous avons un défi démographique qui est qu'il va y avoir de plus en plus de personnes âgées et de moins en moins de personnes en âge de s'en occuper. »
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« Défi climatique qui réclame qu'on transforme nos déplacements, nos logements, notre énergie, notre industrie, ainsi de suite. »
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Question 91Motion de censure, taxe sur les sociétés écrans: l'interview de François Ruffin en intégralité
Vous étiez compagnon des Insoumis. Vous siégiez dans le même groupe. La rupture est désormais consommée. On y reviendra. Vous le racontez. Vous racontez votre parcours d'ailleurs dans un livre qui sort aujourd'hui. Ça s'appelle Itinéraire. Ma France en entier, pas à moitié. Et ça, ça veut dire beaucoup puisque vous insistez sur le fait qu'il faut une France qui va des bourgs et des tours, conjuguer la France des quartiers et la France des clochers. Mais d'abord un mot sur l'actualité immédiate de ce gouvernement introuvable, d'un François Barnier, d'un Michel Barnier qui cherche des ministres, qui cherche peut-être aussi une confiance qu'il trouvera ou non auprès des députés. Est-ce que vous, vous voterez quoi qu'il arrive, la défiance ?
Réponse directe
Oui, il faudrait une motion de censure. Dire d'abord ce qu'on peut éprouver, en tout cas ce que j'éprouve depuis maintenant deux mois, d'un espèce de cirque triste, d'un théâtre où le réel disparaît derrière des noms qui sont jetés en série. J'éprouve de la fatigue, de l'inquiétude et du dégoût. Et je pense que c'est un sentiment qui est largement partagé par les Français. Maintenant, pourquoi il y aura une motion de censure ? Parce qu'il y a aujourd'hui quelque chose qui réunit ceux qui vont se rassembler derrière Michel Barnier et derrière Emmanuel Macron. Je dirais, pour citer Gabin, c'est « touchez pas au Grisby ». C'est-à-dire qu'il y a une crise fiscale qui est en cours. Bruno Le Mair…
« Oui, il faudrait une motion de censure. Dire d'abord ce qu'on peut éprouver, en tout cas ce que j'éprouve depuis maintenant deux mois, d'un espèce de cirque triste, d'un théâtre où le réel disparaît derrière des noms qui sont jetés en série. J'éprouve de la fatigue, de l'inquiétude et du dégoût. Et je pense que c'est un sentiment qui est largement partagé par les Français. Maintenant, pourquoi il y aura une motion de censure ? Parce qu'il y a aujourd'hui quelque chose qui réunit ceux qui vont se rassembler derrière Michel Barnier et derrière Emmanuel Macron. Je dirais, pour citer Gabin, c'est « touchez pas au Grisby ». C'est-à-dire qu'il y a une crise fiscale qui est en cours. Bruno Le Maire a creusé les déficits comme jamais, à la pelteuse. À la fois le déficit budgétaire, qui dépasse ses 5%, qui sera sans doute au-delà de 6% l'année prochaine, alors que, je le rappelle, il n'y a pas eu d'investissement pour autant. Et même, on pourrait insister sur le déficit commercial aussi. Donc, il y a, et j'appartenais moi avant la dissolution, à la commission d'enquête à l'Assemblée nationale sur la dette publique qui avait été lancée par les Républicains, parce que je considère que c'est une question importante. Qu'est-ce qui apparaît ? C'est que cette crise aujourd'hui-là, cette crise budgétaire, elle n'est pas due à des dépenses qui seraient en hausse, elle est due à la crise des recettes et au fait que, comme sont venus l'expliquer des économistes en série lors des auditions, qu'on a baissé les impôts sur le capital et que cette baisse d'impôts sur le capital représente au moins la moitié des déficits. »
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« Et tout ce qui sera à prendre, nous le prendrons. Vous savez, moi, si jamais il faut faire un compromis pour le caddie des auxiliaires de vie, je le fais. Donc si jamais on peut déplacer une virgule dans les temps à venir sur une mesure fiscale, nous le ferons. Mais maintenant, il faut bien voir ce qu'il s'agit de faire aujourd'hui. Ce n'est pas de la réformette, de la mesurette sur le système fiscal, c'est une remise à plat du système fiscal. C'est-à-dire ? Aujourd'hui, on est dans un pays où les petits payent gros et les gros payent petits. Ou dans notre pays, vous, Mme Apollime de Malheur, mais le salarié lambda qui part à l'usine, qui part au bureau, est taxé aux alentours de 50% et c'est à peu près la moitié pour les multimilliardaires de ce pays. Donc il y a un énorme souci de justice fiscale. Si demain, on veut non seulement… »
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Question 92Motion de censure, taxe sur les sociétés écrans: l'interview de François Ruffin en intégralité
Que vous avez déposée déjà cette semaine, alors qu'elle n'est pas encore complètement ouverte la nouvelle session parlementaire, organiser des mesures de soutien aux bénévoles des clubs sportifs, aux artisans du quotidien du sport pour tous. Ça marche comment et c'est qui ?
Réponse partielle
Alors, il y a 3,5 millions de bénévoles dans les clubs sportifs dans notre pays. Et il faut bien voir que ce sont eux aussi qui participent à tenir le pays debout, et en tout cas à tenir le sport debout. On a vu combien, durant les Jeux olympiques, le sport de haut niveau a brillé. Mais il ne faudrait pas que ça soit une illusion et que derrière, ça soit le tissu associatif, le tissu des clubs populaires qui sont en train de se déchirer. Or, c'est ce qui advient dans plein de clubs. Il y a des difficultés à trouver un président, un trésorier, un secrétaire, des difficultés sur l'engagement. Et pourquoi ? Parce que, d'une part, les subventions à ces clubs comptent pour moitié moins qu'il y a…
« Alors, il y a 3,5 millions de bénévoles dans les clubs sportifs dans notre pays. Et il faut bien voir que ce sont eux aussi qui participent à tenir le pays debout, et en tout cas à tenir le sport debout. On a vu combien, durant les Jeux olympiques, le sport de haut niveau a brillé. Mais il ne faudrait pas que ça soit une illusion et que derrière, ça soit le tissu associatif, le tissu des clubs populaires qui sont en train de se déchirer. Or, c'est ce qui advient dans plein de clubs. Il y a des difficultés à trouver un président, un trésorier, un secrétaire, des difficultés sur l'engagement. Et pourquoi ? Parce que, d'une part, les subventions à ces clubs comptent pour moitié moins qu'il y a 20 ans. Donc ça veut dire qu'à la place, on doit faire des tombolas, on doit faire des galas, on doit faire des paellas, vous voyez ? Donc on doit faire tout ça. Et en plus, derrière, il y a plus de travail administratif. Il s'est renforcé. Ce qui est apparu l'année dernière, au début d'année, avec la crise des agriculteurs, qui disaient qu'on a trop de travail administratif, on nous demande non plus de remplir des dossiers, mais d'être sur des plateformes en permanence. En fait, c'est vrai pour des tas de secteurs dans le pays. Et en particulier pour les associations sportives, qui, avec le passeport, ont des tas de fichiers à remplir en permanence. Donc d'un côté, on leur donne moins de solutions. »
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« Très bien. C'est insuffisant aujourd'hui pour qu'il y ait un accès de tous au sport. On voit que dans les familles les plus modestes, c'est 78% des enfants qui ne sont pas inscrits dans des clubs sportifs, alors que c'est moitié moins dans les familles qui sont les plus aisées, on va dire, dans notre pays. Donc là, il y a quand même un souci d'accès au sport pour tous, malgré le passeport. Mais on fait reposer le travail administratif sur des bénévoles, qui du coup sont usés, parce que dans le même temps, Emmanuel Macron a divisé par 5 le nombre d'emplois aidés. Donc je dis, attention, on a un problème de crise d'évocation dans notre pays, on a un problème des crises d'évocation dans l'éducation nationale, on a un problème de crise d'évocation dans l'hôpital, et là, on arrive à une crise d'évocation dans le monde associatif. Il y a un rapport du CESE qui témoigne de ça et qui dit, voilà, attention, c'est en train de se déchirer. Et donc là, qu'est-ce qu'il s'agit de dire ? Il s'agit de dire, d'une part, on redonne des moyens via des emplois aidés qui ont pu exister, on redonne du souffle aux associations, on permet qu'il y ait »
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Question 93Motion de censure, taxe sur les sociétés écrans: l'interview de François Ruffin en intégralité
Et tout cela, c'est dans votre livre qui commence par une pointe de culpabilité. On sent en permanence que vous avez l'air presque de vous excuser. Vous commencez par pleurer en découvrant Bourdieu. Mais non pas parce que vous êtes ému de découvrir Bourdieu, mais aussi parce que vous vous dites « Mais moi-même, comme j'ai étudié, je suis devenu snob. »
Réponse directe
Je pense que c'est un risque. Vous savez, j'appartiens à ce que j'appellerais la classe intermédiaire. Et vous aussi, sans doute. C'est-à-dire que c'est une classe à qui l'école donne des armes ou des outils. Et on peut choisir au service de qui on met les outils. Et on peut choisir de s'éloigner dans les honneurs, le pouvoir, et ainsi de suite. Ou on peut tenter de rester d'elles au lieu d'où l'on vient. Donc voilà. J'ai fait le choix, je le dis, d'aimer les gens, parfois malgré eux, parce que des fois, c'est plus compliqué que d'autres.
« Je pense que c'est un risque. Vous savez, j'appartiens à ce que j'appellerais la classe intermédiaire. Et vous aussi, sans doute. C'est-à-dire que c'est une classe à qui l'école donne des armes ou des outils. Et on peut choisir au service de qui on met les outils. Et on peut choisir de s'éloigner dans les honneurs, le pouvoir, et ainsi de suite. Ou on peut tenter de rester d'elles au lieu d'où l'on vient. Donc voilà. »
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« J'ai fait le choix, je le dis, d'aimer les gens, parfois malgré eux, parce que des fois, c'est plus compliqué que d'autres. »
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Question 94Motion de censure, taxe sur les sociétés écrans: l'interview de François Ruffin en intégralité
Je voudrais simplement lire un morceau de votre livre, le témoignage sur la toute dernière élection, l'élection législative. Et j'ai repris vos mots, en réalité, puisque vous dites « Nous avons mené une campagne au faciès. Dans les immeubles d'Amiens-Nord, quand je tombais sur un Noir ou un Arabe, je sortais la tête de Mélenchon en bien gros sur les tracts. C'était le succès presque assuré. Son nom servait de passe-partout, l'étendard d'une dignité retrouvée. Mais dès qu'on tombait sur un blanc, pas seulement dans les campagnes, même dans les quartiers, ça devenait un verrou. »
Réponse partielle
Alors ça, c'est la campagne d'il y a deux ans. C'est la campagne de 2022. Mais il vous a été reproché la même chose Je le dis, oui. C'est un souci. Je l'ai prouvé comme une honte quand j'en venais à faire ça. Et malheureusement, je me confiais à mes camarades qui me disaient « Mais on fait la même chose. » Et nous retrouvons à l'Assemblée nationale, le récit est venu de tous les députés, de deux campagnes différentes, d'une campagne menée dans les quartiers, qui était bien différente de la campagne menée dans les quartiers. Et d'ailleurs, Jean-Luc Mélenchon Et il dit même « C'est perdre son temps. » Est-ce que c'est perdre son temps que de parler aux éboueurs d'Abbeville qui se lèvent à 4h…
« Alors ça, c'est la campagne d'il y a deux ans. C'est la campagne de 2022. Mais il vous a été reproché la même chose »
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« Je le dis, oui. C'est un souci. Je l'ai prouvé comme une honte quand j'en venais à faire ça. Et malheureusement, je me confiais à mes camarades qui me disaient « Mais on fait la même chose. » Et nous retrouvons à l'Assemblée nationale, le récit est venu de tous les députés, de deux campagnes différentes, d'une campagne menée dans les quartiers, qui était bien différente de la campagne menée dans les quartiers. Et d'ailleurs, Jean-Luc Mélenchon »
BFMTV · Motion de censure, taxe sur les sociétés écrans: l'interview de François Ruffin en intégralitéVérifier à 8:56
« Et il dit même « C'est perdre son temps. » Est-ce que c'est perdre son temps que de parler aux éboueurs d'Abbeville qui se lèvent à 4h du matin et qui viennent de perdre leurs primes ? Est-ce que c'est perdre son temps que de parler à l'aide soignante dans la clinique à côté qui se prive de vacances depuis 3 ans et qui là, à la rentrée, ne pourra pas offrir à sa fille son activité poney ? Est-ce que c'est perdre son temps que de parler aux ouvriers de chez Goudieur qui soient d'Amiens Nord ou de Flix Secours et qui ont à faire les 4-8 et qui ont dit que leurs pneus sont trop chers comparés à l'Estonie ? Est-ce que c'est perdre son temps que de parler aux vigiles de Securitas qui étaient à mon premier meeting et dont 7 sur 8 étaient en contrat à durée déterminée de 2 mois renouvelés depuis 2 ans ? Je ne crois pas que ce soit perdre son temps que de parler à tous ces gens-là. Et je le dis, même s'ils ne votent pas pour nous, même s'ils s'abstiennent, même s'ils votent et renent, je pense que c'est l'honneur de la gauche. C'est son devoir de devoir parler aux classes populaires en entier et pas à moitié et de vouloir faire France ensemble. Là, il y a un choix qui, voilà, qui depuis 2 ans nous sépare avec la direction des Insoumis, qui est un choix de se dire est-ce qu'on parle au pays en entier ou est-ce qu'on parle au pays à moitié ? »
Question 95Motion de censure, taxe sur les sociétés écrans: l'interview de François Ruffin en intégralité
Est-ce que vous voterez une motion de censure ?
Réponse directe
Oui, il faudrait une motion de censure. Dire d'abord ce qu'on peut éprouver, en tout cas ce que j'éprouve depuis maintenant deux mois, d'un espèce de cirque triste, d'un théâtre où le réel disparaît derrière des noms qui sont jetés en série. J'éprouve de la fatigue, de l'inquiétude et du dégoût. Et je pense que c'est un sentiment qui est largement partagé par les Français. Maintenant, pourquoi il y aura une motion de censure ? Parce qu'il y a aujourd'hui quelque chose qui réunit ceux qui vont se rassembler derrière Michel Barnier et derrière Emmanuel Macron. Je dirais, pour citer Gabin, c'est « touchez pas au Grisby ». C'est-à-dire qu'il y a une crise fiscale qui est en cours. Bruno Le Mair…
« Oui, il faudrait une motion de censure. Dire d'abord ce qu'on peut éprouver, en tout cas ce que j'éprouve depuis maintenant deux mois, d'un espèce de cirque triste, d'un théâtre où le réel disparaît derrière des noms qui sont jetés en série. J'éprouve de la fatigue, de l'inquiétude et du dégoût. Et je pense que c'est un sentiment qui est largement partagé par les Français. Maintenant, pourquoi il y aura une motion de censure ? Parce qu'il y a aujourd'hui quelque chose qui réunit ceux qui vont se rassembler derrière Michel Barnier et derrière Emmanuel Macron. Je dirais, pour citer Gabin, c'est « touchez pas au Grisby ». C'est-à-dire qu'il y a une crise fiscale qui est en cours. Bruno Le Maire a creusé les déficits comme jamais, à la pelteuse. À la fois le déficit budgétaire, qui dépasse ses 5%, qui sera sans doute au-delà de 6% l'année prochaine, alors que, je le rappelle, il n'y a pas eu d'investissement pour autant. Et même, on pourrait insister sur le déficit commercial aussi. Donc, il y a, et j'appartenais moi avant la dissolution, à la commission d'enquête à l'Assemblée nationale sur la dette publique qui avait été lancée par les Républicains, parce que je considère que c'est une question importante. Qu'est-ce qui apparaît ? C'est que cette crise aujourd'hui-là, cette crise budgétaire, elle n'est pas due à des dépenses qui seraient en hausse, elle est due à la crise des recettes et au fait que, comme sont venus l'expliquer des économistes en série lors des auditions, qu'on a baissé les impôts sur le capital et que cette baisse d'impôts sur le capital représente au moins la moitié des déficits. »
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Question 96Motion de censure, taxe sur les sociétés écrans: l'interview de François Ruffin en intégralité
Vous allez diffuser, et je l'ai vu parce qu'un cinéma l'annonce en avant-première, un film, ce n'est pas le premier, vous aviez fait Merci patron, vous aviez fait Je veux du soleil, ça c'était sur les gilets jaunes, vous avez fait debout les femmes, ça c'était sur les travailleuses, femmes, notamment les soignantes, et celui-ci ça va s'appeler Au boulot, et justement le sous-titre c'est Réinsérer les riches. Peut-on réinsérer les riches ?
Réponse directe
Ce n'est pas sur la fiscalité, c'est plutôt sur mon travaillisme qui est ma conviction que c'est par le travail qu'on fait France Ensemble. Ce n'est pas le travail qu'on peut porter un projet de société qui fait notamment la transition écologique. Vous savez, c'est du travail. Si on veut avoir un atelier de réparation par quartier ou par canton, c'est du travail. Si on veut réparer les canalisations, c'est du travail. Si on veut avoir moins d'intrants chimiques et mécaniques dans l'agriculture, c'est du travail. Si on veut remettre les marchandises sur les rails et non plus un peu moins sur les routes, c'est du travail. Et donc ma conviction, je suis sans doute une forme de travailliste à l…
« Ce n'est pas sur la fiscalité, c'est plutôt sur mon travaillisme qui est ma conviction que c'est par le travail qu'on fait France Ensemble. Ce n'est pas le travail qu'on peut porter un projet de société qui fait notamment la transition écologique. Vous savez, c'est du travail. Si on veut avoir un atelier de réparation par quartier ou par canton, c'est du travail. Si on veut réparer les canalisations, c'est du travail. Si on veut avoir moins d'intrants chimiques et mécaniques dans l'agriculture, c'est du travail. Si on veut remettre les marchandises sur les rails et non plus un peu moins sur les routes, c'est du travail. Et donc ma conviction, je suis sans doute une forme de travailliste à la française, ma conviction, c'est qu'on fait société par le travail, par le travail qu'on met en commun et qu'on fait ensemble. Et que ça, ça doit être porté vers un horizon commun. Je pense que notre pays se désespère aujourd'hui. Pourquoi ? Parce qu'il n'y a pas d'horizon commun. Qu'est-ce que c'est ? L'horizon que nous proposent nos dirigeants depuis 40 ans, quel est leur but ? C'est de nous parler de compétitivité, c'est de nous demander d'être concurrentiels à l'échelle internationale. Qui ça peut faire triper ? À qui ça peut faire envie ? Et je pense qu'aujourd'hui, nous avons deux défis à remplir. Nous avons un défi démographique qui est qu'il va y avoir de plus en plus de personnes âgées et de moins en moins de personnes en âge de s'en occuper. »
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« Défi climatique qui réclame qu'on transforme nos déplacements, nos logements, notre énergie, notre industrie, ainsi de suite. »
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Question 97Motion de censure, taxe sur les sociétés écrans: l'interview de François Ruffin en intégralité
Ça veut dire quoi ?
Réponse partielle
Non, mais ça veut dire que... Vous voyez bien qu'une actualité chasse l'autre en la matière, un non chasse l'autre, une petite embrouille chasse l'autre. Et moi, je ne veux pas que la politique, que les grands noms Macron, Mélenchon, Matignon et ainsi de suite viennent éclipser la vie des gens. Et que c'est à ça, si on veut reprendre pied dans le pays, c'est là-dessus qu'il faut partir. Je parlais de la crise fiscale parce que c'est très concret. C'est qui va payer la note ? Est-ce que la note, ça va être payé par les plus riches de ce pays ? Ou bien est-ce que c'est l'hôpital à qui on va encore serrer la vis ? Est-ce que c'est moins d'enseignants dans les écoles ? Est-ce que c'est ça que v…
« Non, mais ça veut dire que... Vous voyez bien qu'une actualité chasse l'autre en la matière, un non chasse l'autre, une petite embrouille chasse l'autre. Et moi, je ne veux pas que la politique, que les grands noms Macron, Mélenchon, Matignon et ainsi de suite viennent éclipser la vie des gens. Et que c'est à ça, si on veut reprendre pied dans le pays, c'est là-dessus qu'il faut partir. Je parlais de la crise fiscale parce que c'est très concret. C'est qui va payer la note ? Est-ce que la note, ça va être payé par les plus riches de ce pays ? Ou bien est-ce que c'est l'hôpital à qui on va encore serrer la vis ? Est-ce que c'est moins d'enseignants dans les écoles ? Est-ce que c'est ça que vont avoir à subir les gens dans leur quotidien ? Voilà un sujet pour les Français. »
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Question 98Motion de censure, taxe sur les sociétés écrans: l'interview de François Ruffin en intégralité
Peut-on réinsérer les riches ?
Réponse à côté
Ce n'est pas sur la fiscalité, c'est plutôt sur mon travaillisme qui est ma conviction que c'est par le travail qu'on fait France Ensemble. Ce n'est pas le travail qu'on peut porter un projet de société qui fait notamment la transition écologique. Vous savez, c'est du travail. Si on veut avoir un atelier de réparation par quartier ou par canton, c'est du travail. Si on veut réparer les canalisations, c'est du travail. Si on veut avoir moins d'intrants chimiques et mécaniques dans l'agriculture, c'est du travail. Si on veut remettre les marchandises sur les rails et non plus un peu moins sur les routes, c'est du travail. Et donc ma conviction, je suis sans doute une forme de travailliste à l…
« Ce n'est pas sur la fiscalité, c'est plutôt sur mon travaillisme qui est ma conviction que c'est par le travail qu'on fait France Ensemble. Ce n'est pas le travail qu'on peut porter un projet de société qui fait notamment la transition écologique. Vous savez, c'est du travail. Si on veut avoir un atelier de réparation par quartier ou par canton, c'est du travail. Si on veut réparer les canalisations, c'est du travail. Si on veut avoir moins d'intrants chimiques et mécaniques dans l'agriculture, c'est du travail. Si on veut remettre les marchandises sur les rails et non plus un peu moins sur les routes, c'est du travail. Et donc ma conviction, je suis sans doute une forme de travailliste à la française, ma conviction, c'est qu'on fait société par le travail, par le travail qu'on met en commun et qu'on fait ensemble. Et que ça, ça doit être porté vers un horizon commun. Je pense que notre pays se désespère aujourd'hui. Pourquoi ? Parce qu'il n'y a pas d'horizon commun. Qu'est-ce que c'est ? L'horizon que nous proposent nos dirigeants depuis 40 ans, quel est leur but ? C'est de nous parler de compétitivité, c'est de nous demander d'être concurrentiels à l'échelle internationale. Qui ça peut faire triper ? À qui ça peut faire envie ? Et je pense qu'aujourd'hui, nous avons deux défis à remplir. Nous avons un défi démographique qui est qu'il va y avoir de plus en plus de personnes âgées et de moins en moins de personnes en âge de s'en occuper. »
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« Défi climatique qui réclame qu'on transforme nos déplacements, nos logements, notre énergie, notre industrie, ainsi de suite. »
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Question 99Motion de censure, taxe sur les sociétés écrans: l'interview de François Ruffin en intégralité
C'est un regret que j'ai, c'est qu'il n'y a pas de place pour, je dirais, débattre, discuter, se contredire, échanger et je dirais dépasser les contradictions. Parce que la contradiction que je pose là, elle est dépassable. Moi, je suis partisan non pas de choisir, non pas de soustraire entre campagne populaire et quartier populaire, mais d'additionner. Et je le pose comme projet politique. Je le dis, c'est le faire ensemble. Vous connaissez la phrase d'Antoine de Saint-Augues du Péry qui dit que s'aimer, ce n'est pas se regarder l'un l'autre, c'est regarder ensemble dans la même direction. Eh bien, je pense que ce qui vaut pour un couple, à savoir que si un couple n'a pas de projet de part…
« C'est un regret que j'ai, c'est qu'il n'y a pas de place pour, je dirais, »
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« débattre, discuter, se contredire, échanger et je dirais dépasser les contradictions. Parce que la contradiction que je pose là, elle est dépassable. Moi, je suis partisan non pas de choisir, non pas de soustraire entre campagne populaire et quartier populaire, mais d'additionner. Et je le pose comme projet politique. Je le dis, c'est le faire ensemble. Vous connaissez la phrase d'Antoine de Saint-Augues du Péry qui dit que s'aimer, ce n'est pas se regarder l'un l'autre, c'est regarder ensemble dans la même direction. Eh bien, je pense que ce qui vaut pour un couple, à savoir que si un couple n'a pas de projet de partir en vacances, d'avoir des enfants, de bâtir un pavillon, ça risque de vite tourner aux petites querelles et à la jalousie. Je pense que c'est vrai pour la société en entier. Et que si jamais elle n'est pas portée par un horizon commun de faire ensemble, de transformer ensemble le pays, eh bien, on en vient aux jalousies, aux guerres et aux guerres sur les différences. Et qu'aujourd'hui, on doit être porté par ce projet de faire ensemble. »
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Question 100Motion de censure, taxe sur les sociétés écrans: l'interview de François Ruffin en intégralité
Et vous en parlez d'ailleurs dans votre livre, vous dites ce moment où le think tank qui s'appelait Terranova qui était très proche du Parti Socialiste dit au fond, bon, arrêtons de s'occuper des ouvriers, désormais, notre cœur de cible en quelque sorte sont plutôt les cadres.
Réponse directe
Et donc, finalement, alors qu'on s'était construit contre ce rapport Terranova pour dire qu'il fallait continuer à aller les chercher, continuer à leur parler, et vouloir rassembler le pays, eh bien, il y a un choix inverse qui est opéré depuis deux ans, c'est de parler au pays à moitié et non pas en entier.
« Et donc, finalement, alors qu'on s'était construit contre ce rapport Terranova pour dire qu'il fallait continuer à aller les chercher, continuer à leur parler, et vouloir rassembler le pays, eh bien, il y a un choix inverse qui est opéré depuis deux ans, c'est de parler au pays à moitié et non pas en entier. »
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« Écoutez, il y avait une promesse faite par le président de la République pendant la crise Covid qui disait qu'il fallait reconnaissance et rémunération, notamment pour les personnes qui avaient continué à travailler. Tout à fait. On a vu zéro. Au contraire, qu'est-ce qu'on a vu sur les métiers physiques et populaires ? On a vu, d'un côté, l'inflation qui est venue grever les petits salaires, et on a vu, ensuite, deux années de plus sur la retraite. Voilà le « ça suffit ». Donc, oui, il faut que les Français puissent vivre de leur travail, bien en vivre et pas seulement en survivre. Mais les Français, ils sont aussi soucieux du mal qui est fait à notre pays, du mal qui est fait à notre pays en matière d'industrie. Oui, on vient de passer sous la barre des 10% de PIB, ce qui ne s'était jamais produit. Alors qu'on a fait des centaines de milliards d'euros de cadeaux. »
BFMTV · Crise politique, Sébastien Lecornu, dette... L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 11:38
« Vous le savez bien, quand même. Suppression de l'impôt de solidarité sur la fortune, flat tax, exit tax. Vous mettez tout ça bout à bout, vous arrivez à 10 milliards d'euros par an. Alors, normalement, les impôts sont supposés rétablir la balance. Vous savez, ce que je viens de dire... »
BFMTV · Crise politique, Sébastien Lecornu, dette... L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 4:48
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités11 sept. 2024 au 11 mai 2026 · 6 observations6 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Je vous dis, en tout cas, les aides publiques pour les entreprises, elles ont largement plus bénéficié. – C'était des prêts. – La suppression de la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises a largement plus bénéficié aux grandes entreprises qu'aux petites entreprises. Et j'ajoute, c'est le point fondamental, que quand on donne 1 million d'euros à une grande entreprise, ça produit 0,6 emplois. Quand on donne 1 million d'euros aux PME, ça produit 13 emplois. C'est un rapport officiel. Donc ça veut dire un rapport de 1 à 20. Donc évidemment, ce que je recommande, c'est qu'il n'y a pas 1 euro de plus pour les TPE, les PME et les ETEI. Au contraire, que les aides publiques, à la place de les arroser, 211 milliards d'euros d'aides publiques, qu'à la place d'arroser tous azimuts, on cible. Moi, je demande depuis des années du ciblage. Du ciblage sur l'industrie, d'une part, et du ciblage sur les PME, ETEI, parce que c'est là qu'il se produit. »
BFMTV · Crise politique, Sébastien Lecornu, dette... L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 16:08Voir 2 autres passages
« Oui, il faudrait une motion de censure. Dire d'abord ce qu'on peut éprouver, en tout cas ce que j'éprouve depuis maintenant deux mois, d'un espèce de cirque triste, d'un théâtre où le réel disparaît derrière des noms qui sont jetés en série. J'éprouve de la fatigue, de l'inquiétude et du dégoût. Et je pense que c'est un sentiment qui est largement partagé par les Français. Maintenant, pourquoi il y aura une motion de censure ? Parce qu'il y a aujourd'hui quelque chose qui réunit ceux qui vont se rassembler derrière Michel Barnier et derrière Emmanuel Macron. Je dirais, pour citer Gabin, c'est « touchez pas au Grisby ». C'est-à-dire qu'il y a une crise fiscale qui est en cours. Bruno Le Maire a creusé les déficits comme jamais, à la pelteuse. À la fois le déficit budgétaire, qui dépasse ses 5%, qui sera sans doute au-delà de 6% l'année prochaine, alors que, je le rappelle, il n'y a pas eu d'investissement pour autant. Et même, on pourrait insister sur le déficit commercial aussi. Donc, il y a, et j'appartenais moi avant la dissolution, à la commission d'enquête à l'Assemblée nationale sur la dette publique qui avait été lancée par les Républicains, parce que je considère que c'est une question importante. Qu'est-ce qui apparaît ? C'est que cette crise aujourd'hui-là, cette crise budgétaire, elle n'est pas due à des dépenses qui seraient en hausse, elle est due à la crise des recettes et au fait que, comme sont venus l'expliquer des économistes en série lors des auditions, qu'on a baissé les impôts sur le capital et que cette baisse d'impôts sur le capital représente au moins la moitié des déficits. »
BFMTV · Motion de censure, taxe sur les sociétés écrans: l'interview de François Ruffin en intégralitéVérifier à 0:59
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées22 janv. 2024 au 11 mai 2026 · 25 observations25 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Écoutez, que le cuistot, le corps nu et des portions qui soient rationnés un petit peu ragoût-bougri, j'en suis pas surpris. Et pour ma part, je viens avec beaucoup d'appétit. Je viens avec beaucoup d'appétit pour les Français. Je pense que c'est d'abord un appétit de justice fiscale. La question aujourd'hui, c'est qui doit payer la facture ? Qui doit payer les factures des 1 000 milliards d'euros de déficit creusés par Emmanuel Macron ces dernières années ? On voit très largement à qui ça a profité. J'ai un chiffre qui me marque. Une année de crise Covid, où les Français sont restés chez eux. L'économie était à l'arrêt. Il y avait les aides à domicile, les charistes qui, eux, travaillaient. Pendant ce temps-là, les milliardaires de notre pays ont fait plus de 136 milliards d'euros. À la bourse, notamment, en valorisation boursière. Sur leur patrimoine. En une année. Vous savez que c'est une multiplication de 14 sur 30 ans. Donc aujourd'hui, qui doit payer la facture ? Il me semble que c'est clair. Cette fois-ci, ce n'est pas aux malades de longue durée. Ce n'est pas aux malariés. Ce n'est pas aux chômeurs de payer à nouveau cette facture-là. Vous savez, juste avant d'entrer, j'étais au téléphone avec une dame. Je vais lui donner son prénom. C'est dans ma tradition, qui s'appelle Martine, qui habite dans le Rhône, qui est mère d'un gamin de 37 ans, qui est... Ce n'est plus un gamin à 37 ans, quand même. C'est son fils, en tout cas, en situation de handicap, autiste lourd. Et jusqu'au printemps, elle touchait une prestation de compensation de handicap de l'ordre de 450 euros par mois. Et du jour au lendemain, elle reçoit un courrier du département du Rhône qui lui dit, compte tenu de la situation des déficits publics, Eh bien, c'est réduit. De 40%, vous passez à 250 euros par mois. Voilà. Et je veux dire, au moment où cette mesure a été prise, il n'y a pas eu des centaines de... Donc les riches vont régler tous nos problèmes. En tout cas, il y a une partie. Aujourd'hui, on n'est plus dans l'ordre symbolique quand on parle de ça. Moi, je pose un chiffre. Vous savez, je demande qu'il y ait 15 à 20 milliards d'euros qui soient prélevés. »
BFMTV · Crise politique, Sébastien Lecornu, dette... L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 0:10Voir 2 autres passages
« D'abord, il faut qu'elle ait les moyens d'acheter des produits meilleurs. Mais aujourd'hui, il n'y a pas d'industrie textile qui soit suffisante dans notre pays pour que les gens s'approvisionnent. Ce qui peut être fait sur le textile, en l'occurrence, rappelons que ça a une histoire, d'accord ? C'est la fin des quotas d'importation en 2005 avec la Chine, il y a 20 ans maintenant, qui fait qu'on a perdu entre 1 000 et 2 000 emplois par mois sur l'industrie textile. Et ensuite, on a perdu des emplois sur les commerces textiles. »
BFMTV · Arcelor, Cyril Hanouna, importations chinoises... L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 6:05
« Écoutez, déjà, qu'est-ce qu'on nous a dit sur le travail du dimanche ? On nous a dit que ce sera sur la base du volontariat. C'est fini dans les grandes surfaces et ailleurs, c'est sur la base du ça va de soi, c'est d'emblée dans les contrats. On nous a dit que ce sera payé double. Aujourd'hui, c'est loin d'être payé double. On est sur plus 20%, plus 10% ou plus rien du tout selon les secteurs ou selon les branches. Donc déjà, que les promesses soient tenues par les employeurs, en l'occurrence. Ça, c'est la première chose. La deuxième chose, c'est de se dire que ma conviction, c'est qu'il faut qu'il y ait des rites et qu'il y ait des rites dans notre société. Je l'ai dit sur le travail du dimanche, mais on casse les rites et les rythmes. On casse les moments qui peuvent être des moments collectifs. On casse les moments qui sont des moments de respiration et de repos de la société avec les moments qui sont des moments de production. Et on a eu la tradition d'un premier mai. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Mécanismes explicités22 janv. 2024 au 11 mai 2026 · 22 observations22 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« En tout cas, là, sur la nouvelle séquence, on la voit se dessiner depuis des mois et des mois avec une inaction de nos ministres de l'économie. Première chose, quand on donne de l'argent à des géants comme ArcelorMittal et les autres, on entre au capital. C'est-à-dire, on a donné plus de 300 millions d'euros à ArcelorMittal, on devrait avoir un siège au conseil d'administration pour l'État français qui fait qu'on pèserait sur la décision plutôt que de mendier comme on le fait aujourd'hui auprès des dirigeants d'Arcelor. C'est la première chose. On entre au capital quand on donne de l'argent public. La deuxième chose, c'est évidemment qu'il faut des protections. Si jamais il n'y a pas de protections... »
BFMTV · Arcelor, Cyril Hanouna, importations chinoises... L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 14:56Voir 2 autres passages
« Qui dit que le marché, puisqu'on a continué à allier le prix de l'électricité au marché européen, que le marché européen ne va pas subir de nouvelles fluctuations. J'étais dans l'industrie à Dunkerque, Aluminium France qui est juste à côté d'ArcelorMittal qui est à 10 km de la centrale de Graveline voit son prix flutuer. On lui dit l'arène c'est fini et il faut vous inscrire sur le marché spot européen. Donc si on veut rendre service aux boulangers, parce qu'ArcelorMittal, si on veut décarboner, ça veut dire être lié au tarif de l'électricité. Si on veut rendre service de l'artisan jusqu'à l'industriel, à la place de faire des gadgets, ce que doit faire le gouvernement, c'est réguler le tarif de l'électricité. Vous ne m'avez pas dit »
BFMTV · Arcelor, Cyril Hanouna, importations chinoises... L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 12:42
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées22 janv. 2024 au 11 mai 2026 · 14 observations14 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je le dis, la question est une question pour moi de démocratie. Est-ce qu'on décide ensemble de l'orientation de notre société, à la fois sur le terrain écologique, sur le terrain industriel et sur le terrain social ? Il faut en décider ensemble. Il y avait une convention citoyenne sur le climat qui posait un certain nombre de jalons, qui demandait que derrière, ça soit acté par l'Assemblée nationale. Je dis qu'il y a un outil qui est le référendum et moi, je suis favorable à l'instauration du référendum d'initiative citoyenne. »
BFMTV · Arcelor, Cyril Hanouna, importations chinoises... L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 10:06Voir 2 autres passages
« – Je dis que c'est un système. Je dis que quand on met Richard Ferrand, y compris à la tête du Conseil constitutionnel, avec l'abstention du Rassemblement national, on n'a pas affaire là à des déviances, on n'a pas affaire à des malchances, on n'a pas affaire à des coïncidences, on a affaire désormais à un système. »
BFMTV · Condamnation de Marine Le Pen: l'interview de François Ruffin (Picardie debout) en intégralitéVérifier à 2:46
« Mais là, il s'agit surtout de l'organisation mondiale du commerce. En fait, on a un gros problème avec l'agriculture dans la mondialisation. Je vais faire depuis les accords de Royal Ground en 1994. Je ne suis pas d'accord à ce moment-là pour qu'on fasse entrer l'agriculture dans la grande machine à laver de la mondialisation. Ça, c'est un premier point. Mais il faut bien voir qu'il y a un deuxième point. C'est le marché. Parce que même si on fait ça, il restera quand même sur les épaules des agriculteurs, la grande distribution et l'industrie agroalimentaire. Donc ça veut dire qu'il faut réguler le marché intérieur, quand bien même il y aurait sorti des traités de libre-échange au niveau de l'organisation mondiale du commerce. C'est une deuxième chose. Et là, dire que quand je propose des prix planchers, vous savez, on répond, c'est le retour des Colcauses. Voilà ce qu'il m'est dit à l'Assemblée nationale, en gros. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
personal attack15 juin 2024 au 11 mai 2026 · 10 observations10 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est-à-dire que manifestement, il a quand même une propension à inviter beaucoup plus l'extrême droite que la gauche et à avoir des relations de complicité avec les dirigeants de l'extrême droite française, avec les idéalistes de l'extrême droite française et avec un des médias d'extrême droite dans notre pays, plutôt que d'être un journaliste qui voudrait être en position d'objectivité, de neutralité ou simplement d'honnêteté. Vous aussi, vous êtes journaliste ? Oui, moi aussi, je suis journaliste. »
BFMTV · Arcelor, Cyril Hanouna, importations chinoises... L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 1:09Voir 2 autres passages
« – Écoutez, je vais répondre à votre question, mais moi je viens d'abord pour remettre les pendules à l'heure. On a… Qu'est-ce qui se passe ? Ils se font passer là pour des victimes. Ce sont quand même des coupables. Ce sont des coupables de quoi ? D'emplois fictifs. D'emplois fictifs pour la sœur de Marine Le Pen, d'emplois fictifs pour la belle-sœur de Marine Le Pen, d'emplois fictifs pour le compagnon de Marine Le Pen, d'emplois fictifs pour le chauffeur de Marine Le Pen, d'emplois fictifs pour le majordome de Jean-Marie Le Pen. Et ce n'est pas des emplois fictifs au SMIC. C'est 5 000 euros pour un mi-temps fictif, c'est 10 000 euros pour un temps plein fictif, avec des primes de Noël fictifs, tout ça chiffrant à 4 millions, 5 millions d'euros. Et je voudrais rappeler quand même que Marine Le Pen était la plus offensive pour réclamer de la probité et de l'exemplarité des élus. »
BFMTV · Condamnation de Marine Le Pen: l'interview de François Ruffin (Picardie debout) en intégralitéVérifier à 0:27
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Qui dit que le marché, puisqu'on a continué à allier le prix de l'électricité au marché européen, que le marché européen ne va pas subir de nouvelles fluctuations. J'étais dans l'industrie à Dunkerque, Aluminium France qui est juste à côté d'ArcelorMittal qui est à 10 km de la centrale de Graveline voit son prix flutuer. On lui dit l'arène c'est fini et il faut vous inscrire sur le marché spot européen. Donc si on veut rendre service aux boulangers, parce qu'ArcelorMittal, si on veut décarboner, ça veut dire être lié au tarif de l'électricité. Si on veut rendre service de l'artisan jusqu'à l'industriel, à la place de faire des gadgets, ce que doit faire le gouvernement, c'est réguler le tarif de l'électricité. Vous ne m'avez pas dit »
BFMTV · Arcelor, Cyril Hanouna, importations chinoises... L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 12:42Voir 1 autre passage
« pour le climat ? Alors puisque vous citez le Front Populaire et Léon Blum, ça ne se passe pas par miracle, ça ne se passe pas par la seule volonté de Léon Blum, ni même de ses ministres ou de ses députés, ça se passe parce que le peuple se met en mouvement, ça se passe parce qu'il y a des grèves, parce qu'il y a des occupations d'usines partout dans le pays. Et je dirais de la même manière, si on attend que ce soit un chef de l'État en haut, avec quelques ministres, et même une majorité à l'Assemblée, quand bien même ça serait des gens convaincus, qui voudraient faire bouger le pays dans le bon sens, mais si jamais il n'y a pas une mise en mouvement de la société toute entière... »
youtube.com · Climat : grand entretien avec François Ruffin | CHALEUR HUMAINE S.4 E.12Vérifier à 21:23
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées22 janv. 2024 au 11 mai 2026 · 7 observations7 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« D'abord, dire que nous votons les motions de censure de manière constante. La question est pourquoi le RN change d'attitude ? Est-ce qu'il change d'attitude par souci de l'intérêt des Français ? Soudain éclairé ? Parce qu'en effet, il y a cette taxe sur l'électricité, parce que les rentrées vont payer, parce que les collectivités sont prélevées ou bien parce qu'il y a des soucis judiciaires en cours et que ça produit un changement de stratégie. Ça, c'est à interroger du côté du RN. Maintenant, de manière constante, on ne peut pas s'attendre à ce qu'un gouvernement qui vient de la droite, qui se tourne vers l'extrême droite de manière constante, qui ne retient rien des mesures pourtant votées à l'Assemblée nationale par la gauche. On ne peut pas s'attendre à ce qu'on fasse autre chose que le censure. »
BFMTV · Budget, Mercosur, 49.3... L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 13:36Voir 2 autres passages
« On peut saluer le dialogue autant qu'on veut. Maintenant, moi, ça fait plus de cinq ans que je suis sur la question des prix agricoles, parce que la clé, c'est le prix. Au fond, il faut voir qu'il y a une injonction de la part du gouvernement pour le monde agricole qui est schizophrénique. De leur côté, on leur dit de monter en gamme, on leur dit qu'il faut le bien-être animal, on leur dit qu'il faut éliminer les phytos, et de leur côté, on leur dit qu'il faut la compétition à l'international avec les fermes-usines au Brésil et éventuellement maintenant avec les fermes-usines en Ukraine. Et donc, il y a une injonction qui est complètement contradictoire. Vous ne pouvez pas à la fois vous bagarrer pour monter en gamme sur les produits et en même temps dire que vous devez vous adapter au dumping à l'international. Donc, ce qu'il faut maintenant, il nous faut une exception agriculturelle. Vous savez, moi, ça fait deux décennies qu'on le dit. »
BFMTV · Mobilisation des agriculteurs: l'interview de François Ruffin en intégralitéVérifier à 0:18
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés22 janv. 2024 au 11 mai 2026 · 6 observations6 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« On peut saluer le dialogue autant qu'on veut. Maintenant, moi, ça fait plus de cinq ans que je suis sur la question des prix agricoles, parce que la clé, c'est le prix. Au fond, il faut voir qu'il y a une injonction de la part du gouvernement pour le monde agricole qui est schizophrénique. De leur côté, on leur dit de monter en gamme, on leur dit qu'il faut le bien-être animal, on leur dit qu'il faut éliminer les phytos, et de leur côté, on leur dit qu'il faut la compétition à l'international avec les fermes-usines au Brésil et éventuellement maintenant avec les fermes-usines en Ukraine. Et donc, il y a une injonction qui est complètement contradictoire. Vous ne pouvez pas à la fois vous bagarrer pour monter en gamme sur les produits et en même temps dire que vous devez vous adapter au dumping à l'international. Donc, ce qu'il faut maintenant, il nous faut une exception agriculturelle. Vous savez, moi, ça fait deux décennies qu'on le dit. »
BFMTV · Mobilisation des agriculteurs: l'interview de François Ruffin en intégralitéVérifier à 0:18Voir 2 autres passages
« la priorité sur le logement, c'est quand même la rénovation du bâti existant. Moi, je ne comprends pas qu'on ne mette pas le paquet, mais vraiment le paquet là-dessus. Ça fait cinq ans que je le dis en commission des affaires économiques. Je leur disais vous devriez mettre 10 milliards dessus tous les ans. Pourquoi ? Parce que c'est du gagnant, gagnant, gagnant, gagnant, gagnant. Tout le monde est gagnant. C'est gagnant sur les factures, c'est gagnant pour la planète, c'est gagnant parce que c'est de l'emploi local, et c'est gagnant, j'insiste, c'est gagnant sur notre souveraineté, parce que c'est moins d'importation de gaz et de pétrole. Je disais ça pendant cinq ans, c'était comme si je pissais dans un violon, à peu près, quoi. Amendement rejeté, 99,62% d'amendement rejeté, donc bon. Mais, bon, il se trouve, il y a eu la guerre en Ukraine qui a un peu changé la donne, qui a fait réfléchir du côté de la majorité en disant, bon, là, quand même, on a peut-être un petit souci. Bon, maintenant, ce qu'on me répond, c'est la main-d'œuvre. On n'a pas la main-d'œuvre. Même si vous vouliez qu'on rénove beaucoup plus vite, parce qu'au rythme où ça va, il nous faut deux siècles, l'équivalent d'entre eux, la Révolution française et aujourd'hui, pour venir à bout des 5 millions de passoires thermiques. Juste ça, avant de se demander si on construit plus, moins, et ainsi de suite. Donc la priorité, c'est ça, la priorité de dire c'est plus qu'on rénove. Oui, c'est ça. Mais je vous dis, sur la main-d'œuvre, qu'est-ce qu'on fait ? Il faut, un, une valorisation de ces métiers. Donc la première chose, c'est, de la même manière qu'on fait de la pub pour l'armée de terre. Engagez-vous, sauvez votre patrie en allant dans l'armée. Je pense qu'on devrait avoir des publicités. Devenez plombier, devenez zingueur, devenez couvreur, sauvez la planète, aidez »
youtube.com · Climat : grand entretien avec François Ruffin | CHALEUR HUMAINE S.4 E.12Vérifier à 33:19
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contre-arguments traités11 mai 2026 au 11 mai 2026 · 1 observation1 passage
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Moi, je dis d'abord, quand il dit infâme dans ce budget, j'aimerais qu'il me dise dans cette partie recette précisément, M. Mélenchon qui est un peu loin maintenant de l'Assemblée, il y a d'infâme dans cette partie budget. Bon, ça c'est déjà qu'on peut discuter du fond du texte. Et ensuite, on a la situation politique telle qu'elle se présente aujourd'hui, qui est confuse, qui est étrange dans cette Assemblée, et bien on fait avec pour essayer de gratter. Moi, je veux discuter. Vous savez, je suis retenu par la manche, par les gens dans la rue, dans mon coin, qui me dit, surtout, enlevez le gel des retraites. Et bien, je veux qu'on en discute, je veux que ça soit aboli à l'Assemblée, et je veux que le message soit passé très clairement, à la fois à l'égard du gouvernement, et à l'égard du Sénat, nous ne voulons pas du gel des retraites. »
youtube.com · Budget, NFP, Shein...L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 8:13
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités11 mai 2026 au 11 mai 2026 · 3 observations3 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, je veux dire, je ne peux pas répondre ça de manière générale. C'est un choix qui est effectué par des femmes dans notre pays que de se couvrir de cette manière-là. Et vous ne me posez pas la même question sur un certain nombre d'autres signes religieux. Et donc, en fait, je refuse cette grande confusion. Vous voyez, je refuse qu'on vienne traiter à part la question du voile. Si on le traite, la loi de 1905, il y avait déjà... Donc le voile est compatible avec la République. Mais bien sûr que le voile est compatible avec la République. Le voile est un élément de la culture française. En tout cas, il est compatible avec la République, vous savez. Vous savez, je vous dis, moi, mon inquiétude dans notre pays, quand on a une chaîne qui est entièrement dédiée à pointer les musulmans du matin au soir, où je ne mets pas les pieds. »
youtube.com · Budget, NFP, Shein...L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 28:18Voir 2 autres passages
« Je sais qu'il y a un certain nombre de camarades, de la France insoumise, qui l'ont quitté dans le Nord parce qu'ils considéraient qu'il y avait de l'antrisme des frères musulmans à l'intérieur. Et une bienveillance de la France insoumise à l'égard de cette entreprise. Maintenant, je vais vous citer la loi de 1905, qui est une loi qui a été effectuée après trois années de travail parlementaire, qui est un espèce de trésor qui doit nous permettre de nous guider encore dans cette période-là. Je veux dire que cette loi de 1905, elle a des articles qui permettent une politique pénale. Vous n'avez pas répondu à Anne quand même. Je vous parle de maintenant. Mais moi aussi, je vous parle de maintenant. Je vous parle de maintenant. Elle a des articles qui permettent une politique pénale. Et si on considère qu'il y a de l'antrisme, qu'il y a des choses qui ne vont pas parce qu'on glisse dans la politique, il y a l'article 31, 34, 35, qui permet aux ministres de la justice de saisir les procureurs et de mener des enquêtes et de faire qu'il y ait des procès liés à ça. Je précise ma question. Je termine, je termine. Je veux dire que depuis des années qu'on discute de ça, monsieur Darmanin, monsieur Retailleau et ainsi de suite, qui sont des incendiaires de la République, qui ont des grands mots, pas une seule fois, ils n'ont utilisé les articles 31, 34, 35 de la loi de 1905 pour dire il y a un souci. Ils devraient le faire ? Évidemment. Plutôt que d'arroser d'un soupçon général... »
youtube.com · Budget, NFP, Shein...L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 30:43
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
« aussi en permanence, c'est-à-dire une simplification, comme on l'a proposé aux agriculteurs, qu'on fasse la même chose, et enfin, qu'on ne baisse pas encore à nouveau de 10%, puisque c'est annoncé le budget du ministère des Sports. »
BFMTV · Motion de censure, taxe sur les sociétés écrans: l'interview de François Ruffin en intégralitéVérifier à 7:42
BFMTV · Motion de censure, taxe sur les sociétés écrans: l'interview de François Ruffin en intégralitéVérifier à 9:34
« Je dirais une gauche qui a renoncé, en tout cas, qui renonce, qui se dit que c'est un choix de l'abandon pour moi, c'est un choix de la défaite. Il n'y a non pas à se dire qu'on s'en fiche des gens qui habitent les campagnes et puis tout ça, mais qu'en revanche, c'est foutu. D'ailleurs, Jean-Luc Mélenchon me le dit et il dit voilà, de toute façon, les terres qui votent pour le Rassemblement National, ce sont des régions qui n'ont jamais accepté ni la démocratie ni la République. On parle du Nord-Pas-de-Calais, on parle de la Picardie, on parle du Midi-Rouge, on parle de terres qui ouvrièrent, qui ont envoyé des députés communistes ou socialistes pendant un siècle à l'Assemblée Nationale. Et il ajoute, bon, la dénazification de l'Allemagne, ça a pris 25 ans. Donc bon, il faut prendre patience. Et donc, c'est pour moi, plutôt un choix de l'abandon, un peu dans la continuité de ce qu'a faisait le Parti Socialiste qui avait dit de toute façon, les ouvriers, c'est perdu. »
BFMTV · Motion de censure, taxe sur les sociétés écrans: l'interview de François Ruffin en intégralitéVérifier à 14:48
« – Oui, par exemple, si vous prenez, je vais entrer dans un peu de technique, en France, les sociétés écrans ne sont pas taxées. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que les dividendes qui ont explosé, il y a un rapport qui est encore sorti hier, qui dit que ça a explosé dans le monde, ça a explosé en Europe, et ça explose en France, plus 7% en France, c'est-à-dire largement au-delà de l'inflation pour le coup. Bon, dans notre pays, les plus riches font ce qu'on appelle des sociétés écrans plutôt que de toucher les dividendes directement, et elles ne sont pas taxées, ce qui leur permet de payer 1 ou 2% d'impôt à la place d'en payer 30%. Aux États-Unis, ces sociétés écrans sont taxées, et ça, ça rapporterait aux alentours de 20 à 30 milliards d'euros. Donc là, c'est là que se trouvent les marges de manœuvre, alors que qu'est-ce qu'ils vont faire ? On le sait d'avance, ils vont faire ce qu'ils prétendent faire depuis 40 ans maintenant, c'est-à-dire d'agir sur les dépenses, en venant à aller chercher sur l'hôpital, sur l'éducation, sur le sport. Le premier budget qui va être touché à la sortie des Jeux olympiques par les réductions de budget, c'est le sport. Ou alors, encore même, sur les arrêts maladie. »
BFMTV · Motion de censure, taxe sur les sociétés écrans: l'interview de François Ruffin en intégralitéVérifier à 4:11
BFMTV · Arcelor, Cyril Hanouna, importations chinoises... L'interview en intégralité de François RuffinVérifier à 11:30
« – Moi je pense qu'il nous faut des protections je le réclame depuis longtemps des protections à l'égard des États-Unis et quand je vois que plus de 1500 entreprises ont été vendues aux États-Unis ces dix dernières années dont la branche énergie de Alstom vendue par Emmanuel Macron dont Exelia qui fabrique des composants électroniques pour l'industrie de défense – Quelles mesures de rétorsion ? – Je ne veux pas de mesures de rétorsion – Donc on se laisse faire ? – Non, je veux des mesures de construction. L'Europe aujourd'hui elle s'est déshabillée de sa sidérurgie elle s'est déshabillée de sa métallurgie elle s'est déshabillée de son textile elle s'est déshabillée de tout parce qu'on est des élites européennes qui nous ont laissé nous déshabiller – Mais là dans l'immédiat il va augmenter les droits de douane nous on laisse entrer les produits américains – Non, je souhaite je souhaite qu'on fasse quoi ? Qu'on identifie sur quoi on veut retrouver une souveraineté si on veut retrouver de la souveraineté sur l'acier je le souhaite c'est là-dessus qu'on remonte nos droits de douane à l'égard des États-Unis mais à l'égard et aussi de l'Inde et de la Chine si on veut retrouver une base textile parce que vous savez quand on parle d'industrie de défense il faut une industrie tout court il faut de l'électronique il faut de l'acidururgie il faut de la chimie donc si on veut retrouver cette base industrielle il nous faut des protections mais des protections qui ne soient pas juste des mesures de rétorsion dans une guerre commerciale mais qui soient des mesures de construction – Merci François Ruffin »
BFMTV · Ukraine, États-Unis, économie de guerre.. l'interview de François Ruffin en intégralitéVérifier à 11:36
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« Je trouve que le comportement de Jean-Luc Mélenchon depuis deux semaines... Enfin, je trouve que le comportement de Jean-Luc Mélenchon depuis lundi, sa décision de se mettre en retrait est une bonne nouvelle. Donc, il faut que ça dure pour qu'on puisse parvenir à avoir une campagne le plus sereine, la plus apaisée possible. Non. François Hollande, apparemment, n'est pas investi par les socialistes. Je veux le dire. François Hollande a, comme tout citoyen de ce pays, une légitimité à se présenter à des élections. Comme vous pouvez l'avoir, comme je peux l'avoir. Maintenant, est-ce que ça doit être derrière la bannière du Front populaire ? Est-ce qu'on peut croire que M. Hollande s'est converti en une... que d'un seul coup, le voilà favorable à l'indexation des salaires sur l'inflation ? S'il a eu une épiphanie, si un miracle est passé par là, j'en suis ravi. Mais j'en doute. Et je ne voudrais pas qu'il ne se mêle à ça une part d'hypocrisie. Oui, j'ai parlé d'apaisement, mais ce tweet, c'est... J'appelle ma famille à se réunir, à prendre conscience de la responsabilité. C'est pour ça que j'appelle ma famille à se réunir, à prendre conscience de leur responsabilité, de la nôtre, de la gravité du moment. Qu'il y a des tas de gens qui sont là rassemblés, et qu'ils veuillent qu'on aille vers le mieux, et non pas qu'on dévale la pente du pire. Voilà ce qu'ils attendent de nous. Je le dis, le Front populaire, ça n'est pas François Ruffin, ça n'est pas Jean-Luc Mélenchon, ça n'est pas Marine Tondelier, ça n'est pas Olivier Faure, ça n'est pas Fabien Roussel, ça n'est pas ça le Front populaire. Le Front populaire, ce sont les centaines de milliers de personnes qui, dès qu'on a prononcé ce mot, sont allées dire « Je soutiens, voilà ce que je veux ». Ce sont les syndicats qui, aussitôt, ont pris la balle au de bon et ont dit « Je veux ce Front populaire ». Ce sont les manifestants qui sont aujourd'hui sur toutes les places du pays pour dire « Voilà, nous voulons ce Front populaire ». C'est Squeezie, c'est Marcus Thuram, c'est la situation qui disent « Non, l'extrême droite, on n'en veut pas. On ne veut pas que le pays se déchire, qu'on ait des Français et des sous-Français ». Voilà ce qu'est le Front populaire. Et donc, que tous les dirigeants politiques se hissent à la hauteur des gens qui sont derrière nous, se le hissent à la hauteur de Marcus Thuram, Squeezie et Léna Situation. Pour vous, ça n'a pas un point de rupture avec Luc Mélenchon ? Il n'y a clairement pas. Aujourd'hui, j'ai un enjeu, vous savez, c'est de gagner. Je veux que nous gagnions. Je veux que gagner dans ma circonscription, et le chemin est rude. Je le mesure tous les jours dans les portes à portes. Si je veux gagner, je veux que nous soyons unis, que la famille soit unie au maximum. Je l'ai demandé dimanche soir, en disant au parti, « Arrêtez vos conneries, soyez unis ». Et je pense que ça a trouvé un écho évident dans le pays, dans la gauche de ce pays, qui demandait ça, qui demandait à ce qu'on soit unis, qu'on arrête nos conneries. Eh bien, il faudrait le répéter aujourd'hui. Et soyons unis, arrêtons nos conneries. Et elle est là. Elle tient dans au moins 570 circonscriptions sur 577. D'accord ? Donc il y a des difficultés sur les 7 circonscriptions restantes. Il faut y travailler. D'accord ? Moi, je le dis clairement, j'apporte mon soutien aux 5 purgés de la France insoumise. Et ma conviction est que dans 15 jours, ils seront élus et nous nous retrouverons à l'Assemblée nationale pour travailler ensemble. Voilà ma conviction. »
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« C'est auto-suffisant. Mais attendez, je ne vous dis pas que c'est l'autarcie, ne confondez pas l'autarcie et la régulation des échanges. On a eu une régulation des échanges pendant des décennies qui n'a pas posé de problème. Donc il ne s'agit pas d'être dans l'autarcie, il s'agit d'être dans une régulation des échanges. Et ça, c'est tout à fait faisable. »
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« Et voilà, ça a été considéré comme un point technique, comme plus c'est ouvert, mieux c'est. Eh bien, on ne peut pas avoir de politique industrielle sans politique commerciale. Pas de politique agricole sans politique commerciale. Pas de politique sociale sans politique commerciale. Pas de politique... Environnementale sans politique commerciale. Donc, il faut une reprise en main de se demander qu'est-ce qu'on veut faire de notre politique commerciale. Et à l'égard de la Chine, il faut faire des protections. Taxes aux frontières, barrières douanières, quotas d'importation. Alors, moi, je ne suis pas pour un relèvement général des droits, mais juste pour qu'on ait un ciblage sur ce que j'estime un plan des 100 produits qu'on estime stratégiques. Aliments, médicaments, armements, l'acier, évidemment. Tout ce qui est de l'ordre de l'environnement. Donc, là-dessus, il s'agit de se protéger. Et ça, ça doit faire l'objet de négociations, d'un bras de fer, d'un rapport de force avec la Chine, qui doit très bien le comprendre, puis qu'ils ont pratiqué la même politique. Dire que la nouvelle relation qu'il s'agit d'instaurer avec la Chine n'interdit pas, au contraire, de dire notre solidarité avec le peuple de Taïwan, avec la cause des Ouïghours, avec la cause des Tibétains. Et il ne s'agit pas de passer tout ça par-dessus bord. Mais en revanche, de dire avec clarté... »
youtube.com · Géopolitique : le choix de l’indépendance. Avec François Ruffin | Entretiens géopoVérifier à 17:12
« Est-ce que vous êtes pour ? Je suis pour. Alors, si on le fait, il ne faut pas le faire spécifiquement sur le voile, il faut le faire sur tous les insignes religieux. Allons-y. Et on pourrait faire ça ? Vous savez, je reviens. Je vous ai dit quel était mon sentiment personnel, d'accord ? Et je vous l'ai dit avec franchise. Maintenant, moi, je suis député dans un pays qui est en tension. Où il y a eu des guerres de religion. Et j'ai un fil conducteur, c'est la loi de 1905, toute la loi de 1905, rien que la loi de 1905, dont on fêtera les 120 ans cette année, et dont Aristide Briand veillait à un équilibre, où il disait qu'il faut à la fois rassurer l'expression de l'individu, du croyant, sur sa foi, et en même temps empêcher que des groupes s'opposent à la République. »
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