François Bayrou — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
6 août 2012 au 10 sept. 2026
Questions
1079
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 1079 questions évaluables
Réponse directe
352
Réponse partielle
216
Réponse à côté
491
Refus explicite
20
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 201 à 225 sur 1079
Question 201« François Bayrou, pragmatique, affiche des ambitions modestes » selon le politologue Pascal Perrineau
C'est toujours dépenser, c'est toujours faire des impôts. Est-ce que la gauche socialiste donne une autre image ou une autre définition d'elle-même dans cette séquence ?
Réponse partielle
Pour l'instant, en effet, il est vrai que la gauche reste beaucoup du côté de la dépense publique et que sur les moyens à dégager pour financer la dépense publique actuelle ou les dépenses publiques qu'ils aimeraient ajouter, c'est toujours un peu la même réponse. On fera payer les riches. Mais tout le monde sait en effet que c'est une réponse extrêmement courte et qui peut inquiéter jusqu'aux classes moyennes parce que les classes moyennes se disent très souvent eh bien, les riches, si on veut véritablement faire rentrer dans les caisses de l'État de l'argent, eh bien, les riches, ça touchera pas simplement ceux d'en haut mais ceux aussi qui sont au cœur de la société française.
« Pour l'instant, en effet, il est vrai que la gauche reste beaucoup du côté de la dépense publique et que sur les moyens à dégager pour financer la dépense publique actuelle ou les dépenses publiques qu'ils aimeraient ajouter, c'est toujours un peu la même réponse. On fera payer les riches. Mais tout le monde sait en effet que c'est une réponse extrêmement courte et qui peut inquiéter jusqu'aux classes moyennes parce que les classes moyennes se disent très souvent eh bien, les riches, si on veut véritablement faire rentrer dans les caisses de l'État de l'argent, eh bien, les riches, ça touchera pas simplement ceux d'en haut mais ceux aussi qui sont au cœur de la société française. »
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Institutions citées16 juin 2025 au 10 sept. 2026 · 65 observations83 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« inclure également, notamment un Raphaël Glucksmann, par exemple. »
RMC — Face à Face · Face à Face : François Bayrou - 10/09Vérifier à 10:38
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
1 oct. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Radio Classique — L'invité de la matinale · « François Bayrou, pragmatique, affiche des ambitions modestes » selon le politologue Pascal PerrineauVérifier à 9:59
Question 202« François Bayrou, pragmatique, affiche des ambitions modestes » selon le politologue Pascal Perrineau
Bonjour Pascal Perrineau, professeur des universités à Sciences Po, politologue, auteur l'an dernier du goût de la politique chez Odile Jacob. Pascal Perrineau, vous avez analysé, on a fait le compte avant l'éditorial de Guillaume Tabard, une grosse vingtaine de déclarations de politique générale depuis que vous avez commencé à avoir le fameux goût de la politique. Que vous inspire celui de François Bayrou ?
Réponse directe
Alors dans la série, en effet, ça détonne un peu parce qu'il est vrai que dans beaucoup de déclarations de politique générale, il y a de multiples effets d'annonce, les premiers ministres, David, toute une série de mesures pour telle ou telle catégorie sociale, pour tel ou tel groupe parlementaire qu'ils ont devant eux. Avec Bayrou, c'était très différent. Comme vient de le dire Guillaume Tabard, ça n'était pas du tout un catalogue. De mesures, s'adressant aux personnes qu'il avait en face de lui. Ça, c'était quelque part entre un diagnostic sur l'état de la société, sur l'état de l'économie. Il a commencé, et ça, ça m'a surpris parce que c'est très rare dans les déclarations de politique g…
« Alors dans la série, en effet, ça détonne un peu parce qu'il est vrai que dans beaucoup de déclarations de politique générale, il y a de multiples effets d'annonce, les premiers ministres, David, toute une série de mesures pour telle ou telle catégorie sociale, pour tel ou tel groupe parlementaire qu'ils ont devant eux. Avec Bayrou, c'était très différent. Comme vient de le dire Guillaume Tabard, ça n'était pas du tout un catalogue. De mesures, s'adressant aux personnes qu'il avait en face de lui. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · « François Bayrou, pragmatique, affiche des ambitions modestes » selon le politologue Pascal PerrineauVérifier à 0:27Voir 2 autres passages
« Ça, c'était quelque part entre un diagnostic sur l'état de la société, sur l'état de l'économie. Il a commencé, et ça, ça m'a surpris parce que c'est très rare dans les déclarations de politique générale, par environ dix minutes sur l'état préoccupant de la dette publique en France et la nécessité d'un désendettement. Et là, c'est une constante, quand vous prenez François Bayrou dans sa carrière politique, c'est une constante. Ce diagnostic préoccupé sur le niveau de la dette et la nécessité d'engager un désendettement. Donc, il y avait une volonté de développer un diagnostic, parfois même une vision, c'est en particulier toute la seconde partie de sa déclaration de politique générale sur la nécessité de se réconcilier. Mais vous voyez que c'est une intention tout à fait louable. Ensuite, les moyens de la réconciliation, c'est là où le bas blesse. L'affaire Henri IV qui l'inspire, c'est sa boussole. Voilà, d'ailleurs, il a mentionné Henri IV. C'est une seconde constante chez François Bayrou. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · « François Bayrou, pragmatique, affiche des ambitions modestes » selon le politologue Pascal PerrineauVérifier à 1:03
Question 203« François Bayrou, pragmatique, affiche des ambitions modestes » selon le politologue Pascal Perrineau
C'est quoi le socialisme aujourd'hui ?
Réponse à côté
Pour l'instant, en effet, il est vrai que la gauche reste beaucoup du côté de la dépense publique et que sur les moyens à dégager pour financer la dépense publique actuelle ou les dépenses publiques qu'ils aimeraient ajouter, c'est toujours un peu la même réponse. On fera payer les riches. Mais tout le monde sait en effet que c'est une réponse extrêmement courte et qui peut inquiéter jusqu'aux classes moyennes parce que les classes moyennes se disent très souvent eh bien, les riches, si on veut véritablement faire rentrer dans les caisses de l'État de l'argent, eh bien, les riches, ça touchera pas simplement ceux d'en haut mais ceux aussi qui sont au cœur de la société française.
« Pour l'instant, en effet, il est vrai que la gauche reste beaucoup du côté de la dépense publique et que sur les moyens à dégager pour financer la dépense publique actuelle ou les dépenses publiques qu'ils aimeraient ajouter, c'est toujours un peu la même réponse. On fera payer les riches. Mais tout le monde sait en effet que c'est une réponse extrêmement courte et qui peut inquiéter jusqu'aux classes moyennes parce que les classes moyennes se disent très souvent eh bien, les riches, si on veut véritablement faire rentrer dans les caisses de l'État de l'argent, eh bien, les riches, ça touchera pas simplement ceux d'en haut mais ceux aussi qui sont au cœur de la société française. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · « François Bayrou, pragmatique, affiche des ambitions modestes » selon le politologue Pascal PerrineauVérifier à 9:59
Question 204« François Bayrou, pragmatique, affiche des ambitions modestes » selon le politologue Pascal Perrineau
Il lâche ensuite. Pascal Perrineau, invité de la matinale de Radio Classique, il y a un moment important dans ce discours. Et vous le savez, puisque vous avez été l'un des cinq garants des grands débats qui ont suivi la crise des Gilets jaunes. C'est remettre les doléances des Gilets jaunes sur la table. Pourquoi a-t-il pris ce risque-là ?
Réponse directe
Alors, vous savez que c'était déjà quelque chose dont on parlait depuis de nombreux mois puisqu'il faut bien reconnaître que tout le travail qui a été fait au moment du grand débat national n'a donné à peu près, n'a débouché à peu près sur rien, sur aucune exploitation. Là, il s'agit de prendre au sérieux cette consultation de deux millions de Français qui sont rentrés dans ce processus du grand débat national et de voir s'il n'y a pas, j'allais dire, une banque d'idées dans ce que les Français ont pu dire pendant des mois au cœur de la crise des Gilets jaunes. Alors, ce n'est pas simplement une habileté, c'est de dire, comme il l'a laissé entendre, que certes, dans la démocratie, il y a la…
« Alors, vous savez que c'était déjà quelque chose dont on parlait depuis de nombreux mois puisqu'il faut bien reconnaître que tout le travail qui a été fait au moment du grand débat national n'a donné à peu près, n'a débouché à peu près sur rien, sur aucune exploitation. Là, il s'agit de prendre au sérieux cette consultation de deux millions de Français qui sont rentrés dans ce processus du grand débat national et de voir s'il n'y a pas, j'allais dire, une banque d'idées dans ce que les Français ont pu dire pendant des mois au cœur de la crise des Gilets jaunes. Alors, ce n'est pas simplement une habileté, c'est de dire, comme il l'a laissé entendre, que certes, dans la démocratie, il y a la démocratie électorale, mais qu'entre les enchéances électorales, il faut savoir aussi écouter les Français. Donc, quelque part, c'est de dire, voilà, à côté de la démocratie représentative, il y a une démocratie participative, écoutons les Français. mais, bon, il n'a pas donné la méthode, comment on va exploiter cette masse de données, et c'est comme sur le mode de scrutin et la réforme du mode de scrutin, il reste au niveau principiel. C'est un agrégé de Français, notre Premier ministre, qui parle parfois avec talent des grands principes. Ça n'empêche pas de bafouiller, de mélanger ses feuilles. Mais vous savez aussi que c'est un ancien bègue, mais il a mélangé ses feuilles avec pas mal d'humour. C'était un discours dans lequel il y avait sans arrêt des points d'humour, des points assez habiles où la personne qui écoute se dit de temps en temps mais c'est un homme ou une femme comme nous qui hésite, qui va, qui vient. Et je ne suis pas sûr que ce qui désarçonne parfois les gens qui l'écoutent, soit perçu comme un moins par les Français. Au fond, il y a quelque chose d'assez naturel dans sa manière de s'exprimer et d'assez déroutant même parfois. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · « François Bayrou, pragmatique, affiche des ambitions modestes » selon le politologue Pascal PerrineauVérifier à 7:30
Question 205« François Bayrou, pragmatique, affiche des ambitions modestes » selon le politologue Pascal Perrineau
Ce pragmatisme, vous l'identifiez, vous le notez dans la stratégie qu'il utilise pour la réforme de la réforme des retraites ?
Réponse directe
Pour la réforme des retraites, quelque part, bon, il a mis un coin dans la gauche. On a cru pendant très longtemps qu'il allait céder. Et en fait, bon, il n'a pas cédé parce qu'il savait très bien qu'aujourd'hui, il faut qu'un Premier ministre tienne, j'allais dire, presque les deux bouts de la chaîne. Il faut un peu qu'il envoie des signaux vers la gauche, mais il ne doit pas fâcher sa droite. Et s'il avait été plus loin sur le dossier des retraites, il aurait fâché sa droite. Et d'ailleurs, Laurent Wauquiez, le patron de LR, lui avait bien dit. Donc, il a choisi, non pas la progation, non pas la suspension, mais les mots sont importants. Ce qu'il appelle une remise en chantier en disant,…
« Pour la réforme des retraites, quelque part, bon, il a mis un coin dans la gauche. On a cru pendant très longtemps qu'il allait céder. Et en fait, bon, il n'a pas cédé parce qu'il savait très bien qu'aujourd'hui, il faut qu'un Premier ministre tienne, j'allais dire, presque les deux bouts de la chaîne. Il faut un peu qu'il envoie des signaux vers la gauche, mais il ne doit pas fâcher sa droite. Et s'il avait été plus loin sur le dossier des retraites, il aurait fâché sa droite. Et d'ailleurs, Laurent Wauquiez, le patron de LR, lui avait bien dit. Donc, il a choisi, non pas la progation, non pas la suspension, mais les mots sont importants. Ce qu'il appelle une remise en chantier en disant, ben voilà, on va donner la parole à ceux qui sont directement concernés. Qui est directement concerné par la retraite ? Eh bien, les salariés et leurs représentants, donc les syndicats et les employeurs qui paient les cotisations des employeurs. Donc, il y a là, quelque part, une habileté qui, on le voit aujourd'hui, sème le trouble, non pas chez les communistes et les écologistes qui ont rejoint à nouveau LFI pour voter la ceinture, mais chez des socialistes qui s'interrogent. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · « François Bayrou, pragmatique, affiche des ambitions modestes » selon le politologue Pascal PerrineauVérifier à 4:13
Question 206« François Bayrou, pragmatique, affiche des ambitions modestes » selon le politologue Pascal Perrineau
Pascal Perino, la réception de ce discours par les socialistes, parlons d'eux puisqu'ils étaient l'élément clé dans cette séquence politique en tout cas. Cette réception, c'est aussi une façon pour la gauche non-mélenchoniste de définir ce qu'elle est aujourd'hui. Quelle est la définition du socialisme aujourd'hui ?
Réponse à côté
Pour l'instant, en effet, il est vrai que la gauche reste beaucoup du côté de la dépense publique et que sur les moyens à dégager pour financer la dépense publique actuelle ou les dépenses publiques qu'ils aimeraient ajouter, c'est toujours un peu la même réponse. On fera payer les riches. Mais tout le monde sait en effet que c'est une réponse extrêmement courte et qui peut inquiéter jusqu'aux classes moyennes parce que les classes moyennes se disent très souvent eh bien, les riches, si on veut véritablement faire rentrer dans les caisses de l'État de l'argent, eh bien, les riches, ça touchera pas simplement ceux d'en haut mais ceux aussi qui sont au cœur de la société française.
« Pour l'instant, en effet, il est vrai que la gauche reste beaucoup du côté de la dépense publique et que sur les moyens à dégager pour financer la dépense publique actuelle ou les dépenses publiques qu'ils aimeraient ajouter, c'est toujours un peu la même réponse. On fera payer les riches. Mais tout le monde sait en effet que c'est une réponse extrêmement courte et qui peut inquiéter jusqu'aux classes moyennes parce que les classes moyennes se disent très souvent eh bien, les riches, si on veut véritablement faire rentrer dans les caisses de l'État de l'argent, eh bien, les riches, ça touchera pas simplement ceux d'en haut mais ceux aussi qui sont au cœur de la société française. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · « François Bayrou, pragmatique, affiche des ambitions modestes » selon le politologue Pascal PerrineauVérifier à 9:59
Question 207Bayrou et ses ministres font leur rentrée : casseroles et bras cassés
Premier conseil des ministres ce vendredi pour François Bayrou et son gouvernement. 11 jours après sa formation, le nouvel exécutif s'est réuni dans la matinée. Tradition oblige, tous les membres du gouvernement ont d'abord été conviés à 8h30 à un petit déjeuner offert par le ministre de l'Intérieur. Bruno Retailleau verra adresser la note aux contribuables. Ce n'est qu'après avoir dévoré quelques croissants que les 35 ministres se sont retrouvés au Conseil des ministres à l'Elysée autour du président de la République, Emmanuel Macron. Cette rencontre a été suivie d'un conseil de défense consacré à la situation à Mayotte près de deux semaines après le passage meurtrier du cyclone Chido. Jusqu'au dernier moment, l'ordre du jour de ce premier conseil de l'année est resté incertain. La présentation du projet de loi d'urgence pour Mayotte ayant finalement été reportée à la semaine suivante, c'était un ordre du jour plutôt léger et inconsistant à l'image des trois voeux formulés par le nouveau Premier ministre. « Réconciliation, action, stabilité ». On ne saura jamais si François Bayrou songait davantage à la stabilité de son poste qu'à celle des finances du pays. Sans budget depuis la censure du gouvernement de Michel Barnier, la France tient depuis le 1er janvier grâce à une loi spéciale qui vise à garantir la continuité de la vie nationale et le fonctionnement régulier des services publics jusqu'à l'adoption de la loi de finances en 2025. Si les fonctionnaires sont toujours payés, il y a néanmoins urgence à faire adopter un budget pour 2025. Un Himalaya, c'est cette métaphore que le Premier ministre a choisie pour décrire les difficultés qu'il attend en ce mois de janvier 2025. Alors je vous vois venir avec vos questions taquines. Comment François Bayrou compte-t-il gravir l'Everest avec une équipe de bras cassés ?
Refus explicite
Si j'étais Premier ministre, je vous dirais non. Clairement non. On ne peut pas le faire pour les raisons que j'ai évoquées. Parce qu'on ne peut pas se poser cette question sans se dire qu'il faut réviser totalement ces règles. Derrière cette décision, de mon point de vue, il y a une décision purement politique.
« Si j'étais Premier ministre, je vous dirais non. Clairement non. On ne peut pas le faire pour les raisons que j'ai évoquées. »
Le Média — Podcasts · Bayrou et ses ministres font leur rentrée : casseroles et bras cassésVérifier à 3:21
Question 208Sécurité, narcotrafic… Darmanin face aux urgences - C dans l’air - 28.12.2024
Je pense que chaque année, il y a à peu près une dizaine de milliers de téléphones portables saisis dans les prisons. En fait, il l'a dit, effectivement, voilà. Il y a 186 centres de détention en France. Voilà, et puis après, il y a effectivement l'installation de ces brouillères, etc. En fait, ce qu'il faut savoir, c'est que dans la population carcérale, il y a à peu près 15 000 individus qui sont emprisonnés pour le narcotrafic. Donc, c'est en particulier, et là, Gérald Darmanin a raison, puisqu'il dit qu'il y a un certain nombre de détenus, bon, ça, on le sait de tout temps, qui gèrent leur trafic depuis la prison. Tout comme nous avons des détenus, c'est 60% à peu près des détenus qui ont déjà consommé des substances illicites en prison. On le sait depuis de nombreuses années. Bon, il faut donner des moyens à l'administration pénitentiaire. Je rappelle que les agents de l'administration pénitentiaire sont eux-mêmes victimes de cette situation. C'est-à-dire qu'en fait, ils sont l'objet d'agressions récurrentes. Il manque beaucoup de personnel. Il y a des personnes qui sont en arrêt maladie. Donc, il y a des moyens pour effectivement arrêter. Et ça, ce sont des moyens du ministère de la Justice, je le précise. Alors, oui. La pénitentiaire, c'est dans le budget de la Justice. Alors, vous avez classiquement, au ministère de la Justice, plusieurs directions. Les deux directions les plus importantes, c'est la justice judiciaire. C'est les fonctionnements des tribunaux. On est sur le budget 2024 par rapport à 2025, quasiment à périmètre constant. Même si on prend le budget hors inflation, le budget diminue pour le fonctionnement des tribunaux. Et puis, on a une augmentation qui est un peu plus importante pour l'administration pénitentiaire. C'est la gestion, effectivement, des prisons. On a un budget qui est, pour le coup, en évolution. Mais là encore, il est en évolution. C'est juste un rattrapage. Et même, y compris avec cette augmentation de 250 millions des crédits, il n'y aura pas suffisamment de moyens pour remettre l'administration pénitentiaire à niveau. Ça veut dire quoi ?
Réponse partielle
Oui, l'écueil quand même de ces annonces, pour répondre aussi aux téléspectateurs, c'est que le claquement de talons soit suivi des faits. Or, qu'est-ce qui s'est passé pour... C'est vrai que cette opération, puis les termes « nettoyer », c'est vraiment les mêmes termes qu'il employait pour cette fameuse opération XXL. C'est des opérations qui ont eu lieu entre 2020 et 2024. Et là, on voit que concrètement, donc devant les caméras, c'est vrai que c'était assez spectaculaire. On voyait ces descentes de police, on voyait sans doute des populations qui étaient soulagées parce que le point de deal n'était plus là. Et dans les faits, on s'est rendu compte de quoi ? Que les points de deal étaient…
« Oui, l'écueil quand même de ces annonces, pour répondre aussi aux téléspectateurs, c'est que le claquement de talons soit suivi des faits. Or, qu'est-ce qui s'est passé pour... C'est vrai que cette opération, puis les termes « nettoyer », c'est vraiment les mêmes termes qu'il employait pour cette fameuse opération XXL. »
C dans l'air · Sécurité, narcotrafic… Darmanin face aux urgences - C dans l’air - 28.12.2024Vérifier à 23:43Voir 1 autre passage
« C'est des opérations qui ont eu lieu entre 2020 et 2024. Et là, on voit que concrètement, donc devant les caméras, c'est vrai que c'était assez spectaculaire. On voyait ces descentes de police, on voyait sans doute des populations qui étaient soulagées parce que le point de deal n'était plus là. Et dans les faits, on s'est rendu compte de quoi ? Que les points de deal étaient déplacés, qu'ils revenaient par la suite. Et finalement, il y a eu des résultats mitigés. Et c'est un rapport notamment parlementaire, de la commission d'enquête sénatoriale, qui a été rendue avant l'été sur le narcotrafic, qui montre effectivement qu'il y a des doutes sur l'efficacité de cette méthode. Alors, c'est pour ça, il ne faut pas… C'est bien d'avoir des vœux pieux. C'est très bien sans doute de brouiller, d'empêcher ses portables d'arriver. Bon, mais après, il faut que ça devienne concret. Et je trouve que dans les annonces, ou en tout cas dans son intervention sur TF1, Gérald Darmanin a eu beaucoup de très bonnes intentions. Quand il parle d'une justice plus rapide, quand il parle de construire des places de prison, super ! Mais c'était des promesses d'Emmanuel Macron en 2017. 15 000 places de prison, c'est en cours, ça prend beaucoup de temps. Et il y aura 15 000 places de prison d'ici 2029. Et on sait d'ores et déjà que l'objectif ne sera pas atteint. »
Question 209Sécurité, narcotrafic… Darmanin face aux urgences - C dans l’air - 28.12.2024
Marine Le Pen, qui n'est absolument pas affectée par cette condamnation réclamée par le parquet dans l'affaire des assistants d'eurodéputés RN, elle risque quand même une condamnation à la prison ferme, cette peine d'inéligibilité, mais ça glisse sur elle dans l'opinion, Président Durian ?
Réponse à côté
Je ne sais pas si ça peut être efficace, en tout cas c'est incontournable, c'est-à-dire qu'il fallait occuper cet angle-là, le régalien, l'autorité, parce que c'est réclamé aussi par les Français. Après, normalement, si tout s'était bien passé pour François Bayrou, il aurait dû pouvoir s'émanciper justement du fameux doigt pouce baissé, pouce levé du RN. Et toute sa stratégie, c'était ce fameux pacte de non-censure à nouer avec les socialistes, parce qu'il y a 66 députés socialistes qui peuvent faire la pluie et le beau temps. Et donc, ça aurait été malin et audacieux et stratégiquement très très important de pouvoir s'appuyer. Ce qui a été étrange, c'est qu'il n'est pas réussi à le faire.…
« Je ne sais pas si ça peut être efficace, en tout cas c'est incontournable, c'est-à-dire qu'il fallait occuper cet angle-là, le régalien, l'autorité, parce que c'est réclamé aussi par les Français. Après, normalement, si tout s'était bien passé pour François Bayrou, il aurait dû pouvoir s'émanciper justement du fameux doigt pouce baissé, pouce levé du RN. Et toute sa stratégie, c'était ce fameux pacte de non-censure à nouer avec les socialistes, parce qu'il y a 66 députés socialistes qui peuvent faire la pluie et le beau temps. Et donc, ça aurait été malin et audacieux et stratégiquement très très important de pouvoir s'appuyer. »
C dans l'air · Sécurité, narcotrafic… Darmanin face aux urgences - C dans l’air - 28.12.2024Vérifier à 33:26Voir 1 autre passage
« Ce qui a été étrange, c'est qu'il n'est pas réussi à le faire. C'est-à-dire qu'on a quand même senti les socialistes, même juste avant que Barnier ne tombe, que Michel Barnier ne tombe, quand Boris Vallaud commence à dire « entrevrir la porte de ce fameux pacte de non-censure », on sent qu'ils ne sont plus disposés. Ils ne sont plus disposés parce qu'ils se disent « il faut s'émanciper de la tutelle des insoumis, il ne faut pas que Macron tombe tout de suite parce que nous, on n'a pas de candidat à la présidentielle ». Donc, il faut tenir. Donc, on aurait peut-être intérêt à se rapprocher quand même de ce fameux bloc central. Il y a eu des mains tendues. Moi, j'ai trouvé les socialistes assez ouverts. Et on a le sentiment que François Bayron n'a pas été suffisamment loin. – Et il est toujours à la merci du RN. – Et il reste toujours à la merci du RN. On sent qu'il a buté sur cette histoire de retraite, de réforme des retraites, où effectivement, il ne veut pas l'abrogation, le gel, on parle de suspension, et que ce n'est pas assez pour des socialistes qui, forcément, font monter les enchères et sont devenus gourmands. »
C dans l'air · Sécurité, narcotrafic… Darmanin face aux urgences - C dans l’air - 28.12.2024Vérifier à 34:07
Question 210Sécurité, narcotrafic… Darmanin face aux urgences - C dans l’air - 28.12.2024
Déjà, si on parle des places de prison sur le projet 15 000 places de prison à l'échelle du quinquennat, je pense qu'on aura 6 700 places à la fin de ce quinquennat. Et je pense qu'avec la difficulté, en tout cas budgétaire, je pense qu'on aura atteint les 15 000 places. Si tout va bien, je pense plutôt aux alentours de 2030. Après, de dire qu'il faut des prisons plus petites, plus humaines, moi je fais quand même attention parce que ça coûte de construire une prison. C'est-à-dire qu'une prison, ce n'est pas quelques algécos que vous mettez au milieu d'un champ de patates. Donc il faut le sécuriser. Moi, je ne connais pas un élu qui veut une prison sur le territoire de sa commune. Donc il faut qu'il y ait beaucoup de discussions, il faut des projets, il faut ensuite pouvoir déposer le permis. Il faut sécuriser une prison, même si vous êtes sur des courtes peines. Je rappelle que les courtes peines, contrairement à ce qui est dit, contrairement à ce qui est dit, les courtes peines, la plupart du temps, elles sont effectuées, soit en milieu carcéral, soit en milieu ouvert. Alors ce n'est pas forcément tout de suite, tout de suite, là maintenant, mais parce que ce qu'on appelle le juge d'application des peines, etc., ça prend toujours un peu de temps. Mais contrairement à ce qui est dit, donc les peines, la plupart du temps, elles sont effectuées. Et puis il y a ce qu'on appelle les peines en milieu ouvert, c'est ce qu'on appelle les détentions à domicile sous brasse électronique. Ça fonctionne globalement bien. Le problème, c'est que la justice aujourd'hui, elle est défaillante. Pourquoi ?
Réponse à côté
Et Didier Migaud avait quand même réussi à obtenir la réduction de moitié, il y avait 487 millions en moins pour le budget de la justice pour l'année prochaine, il a réussi à réduire de moitié, et c'est vrai que ça fera aussi figure de test pour Gérald Darmanin, est-ce qu'il va réussir ?
« Et Didier Migaud avait quand même réussi à obtenir la réduction de moitié, il y avait 487 millions en moins pour le budget de la justice pour l'année prochaine, il a réussi à réduire de moitié, et c'est vrai que ça fera aussi figure de test pour Gérald Darmanin, est-ce qu'il va réussir ? »
C dans l'air · Sécurité, narcotrafic… Darmanin face aux urgences - C dans l’air - 28.12.2024Vérifier à 27:57
Question 211Sécurité, narcotrafic… Darmanin face aux urgences - C dans l’air - 28.12.2024
Au-delà de Pierre Urmic à Bordeaux, le Figaro consacre aujourd'hui une double page à ces huit grandes villes vertes qui voient l'insécurité augmenter avec ce titre « Le rêve écologiste bousculé par la réalité de l'indélinquance ». Est-ce que, justement, s'interroge Régis en Côte d'Or, les maires écologistes qui voient arriver les élections de 2026 sont en train de faire un « coming out sécuritaire » à l'image de Pierre Urmic à Bordeaux ?
Réponse directe
Mais il faut dire, il regarde juste les chiffres. Sur ces huit métropoles, en fait, elles sont au-dessus de la moyenne des autres villes concernant les violences. Et c'est vrai que c'est très impressionnant de l'entendre parler, Pierre Urmic, là, parce qu'on se souvient des maires écolo qui sont arrivés à la tête de leur ville en parlant d'une nouvelle police qui serait plus proche des gens, avec la fameuse coopération douce, une approche préventive qui dénonçait la militarisation des polices municipales ou le coût exorbitant des vidéosurveillances. Eh bien, oui, ils ont regardé les chiffres, ils ont entendu leurs concitoyens et les chiffres, alors si on regarde par exemple Grenoble, Grenob…
« Mais il faut dire, il regarde juste les chiffres. Sur ces huit métropoles, en fait, elles sont au-dessus de la moyenne des autres villes concernant les violences. Et c'est vrai que c'est très impressionnant de l'entendre parler, Pierre Urmic, là, parce qu'on se souvient des maires écolo qui sont arrivés à la tête de leur ville en parlant d'une nouvelle police qui serait plus proche des gens, avec la fameuse coopération douce, une approche préventive qui dénonçait la militarisation des polices municipales ou le coût exorbitant des vidéosurveillances. Eh bien, oui, ils ont regardé les chiffres, ils ont entendu leurs concitoyens et les chiffres, alors si on regarde par exemple Grenoble, Grenoble, c'est le champion du monde de vol avec arme une centaine par an. c'est les règlements de comptes six fois plus que la moyenne des autres villes, c'est beaucoup plus que Marseille, c'est beaucoup plus que Saint-Denis, on est à Grenoble. Et toutes les villes écolo, Bordeaux plus 25% sur les coups et blessures volontaires, Tours, un tiers des violences en espace public en plus, je pourrais continuer, Poitiers, il y a plus de 51% de cambriolage, en fait, c'est une explosion quand même de violences, donc ils ont raison de recalibrer leurs propos et puis d'être dans le concret au service de leurs administrés. »
C dans l'air · Sécurité, narcotrafic… Darmanin face aux urgences - C dans l’air - 28.12.2024Vérifier à 40:21
Question 212Sécurité, narcotrafic… Darmanin face aux urgences - C dans l’air - 28.12.2024
Il risque quand même de payer, Brice Tinturier, le fait d'avoir préféré en quelque sorte, Pau à Mayotte au tout début, alors qu'il venait seulement d'être nommé Premier ministre ?
Réponse partielle
Oui, alors est-ce que c'est pour justifier le fait d'avoir fait son conseil municipal à Pau à postériori ? Mais c'est vrai que c'est un mandat. Je crois que c'est le mandat, d'ailleurs, il le raconte lui-même, quand il a été l'élu maire de Pau. Quand on lui demande quelle a été sa plus grande joie politique, ça a été d'être élu maire de Pau. Donc c'est effectivement un mandat qui est important et très important à ses yeux. Après, je ne sais pas si dans la méthode va y avoir des grosses différences, le fait qu'il soit Premier ministre, maire de Pau et qu'il y ait cet acheminement à Mayotte. Je ne pense pas. Et d'ailleurs, je ne pense pas non plus que... J'entends les socialistes qui reprocha…
« Oui, alors est-ce que c'est pour justifier le fait d'avoir fait son conseil municipal à Pau à postériori ? Mais c'est vrai que c'est un mandat. Je crois que c'est le mandat, d'ailleurs, il le raconte lui-même, quand il a été l'élu maire de Pau. Quand on lui demande quelle a été sa plus grande joie politique, ça a été d'être élu maire de Pau. Donc c'est effectivement un mandat qui est important et très important à ses yeux. Après, je ne sais pas si dans la méthode va y avoir des grosses différences, le fait qu'il soit Premier ministre, maire de Pau et qu'il y ait cet acheminement à Mayotte. Je ne pense pas. Et d'ailleurs, je ne pense pas non plus que... J'entends les socialistes qui reprochaient, par exemple, à François Bayrou de ne pas être allé à Mayotte tout de suite. Je pense qu'il est beaucoup plus intéressant qu'il y ait maintenant. D'autant qu'effectivement, le symbole et un symbole lourd avec le chef de l'État a été donné à cet archipel. Maintenant, il va pouvoir effectivement voir concrètement où en sont les choses. On va pouvoir voir d'ailleurs si les complaintes, les doléances des Mahorais, notamment sur l'eau, sur l'acheminement des vivres, sur la reconstruction, qui n'était pas du tout au point au moment où Emmanuel Macron y était, si effectivement il y a eu un pas. S'il n'y a pas eu de pas, il aura beau avoir sa casquette multimer, multitâche de peau, ça ne servira pas à grand-chose. Maintenant, effectivement, il faut rentrer dans le dur. »
C dans l'air · Sécurité, narcotrafic… Darmanin face aux urgences - C dans l’air - 28.12.2024Vérifier à 4:32
Question 213Sécurité, narcotrafic… Darmanin face aux urgences - C dans l’air - 28.12.2024
Alors, il nous parle maintenant de prisons plus humaines, plus petites. C'est réaliste ça, Audrey, ça y est-tu ça ?
Réponse à côté
Et Didier Migaud avait quand même réussi à obtenir la réduction de moitié, il y avait 487 millions en moins pour le budget de la justice pour l'année prochaine, il a réussi à réduire de moitié, et c'est vrai que ça fera aussi figure de test pour Gérald Darmanin, est-ce qu'il va réussir ?
« Et Didier Migaud avait quand même réussi à obtenir la réduction de moitié, il y avait 487 millions en moins pour le budget de la justice pour l'année prochaine, il a réussi à réduire de moitié, et c'est vrai que ça fera aussi figure de test pour Gérald Darmanin, est-ce qu'il va réussir ? »
C dans l'air · Sécurité, narcotrafic… Darmanin face aux urgences - C dans l’air - 28.12.2024Vérifier à 27:57
Question 214Sécurité, narcotrafic… Darmanin face aux urgences - C dans l’air - 28.12.2024
Est-ce qu'ils peuvent travailler main dans la main ?
Réponse directe
Alors, bizarrement, ils sont quand même issus de la droite, mais ils ne se connaissaient pas trop. Parce qu'ils ne sont pas du tout, ils n'ont pas les mêmes origines, si je puis dire. Il y en a un qui est filioniste, c'est Bruno Retailleau, qui a 60 et quelques années. Et l'autre qui est Gérald Darmanin, un sarcosiste, la quarantaine. Ce n'est pas le même style et ce n'est pas le même passé. En revanche, ils ont appris à se connaître au moment de la loi immigration en 2023, l'automne 2023. Ils ont pas mal travaillé ensemble parce que Gérald Darmanin, à cette époque-là, a dû s'appuyer sur le Sénat pour tenter de faire passer sa loi. Et d'ailleurs, elle avait été en partie réécrite par Bruno…
« Ce n'est pas le même style et ce n'est pas le même passé. En revanche, ils ont appris à se connaître au moment de la loi immigration en 2023, l'automne 2023. Ils ont pas mal travaillé ensemble parce que Gérald Darmanin, à cette époque-là, a dû s'appuyer sur le Sénat pour tenter de faire passer sa loi. Et d'ailleurs, elle avait été en partie réécrite par Bruno Retailleau. Donc, ils se sont rencontrés, fréquentés. Ça veut dire quoi, le signal ? Cette dénomination, c'est un alignement idéologique, il y a une cohérence politique. »
C dans l'air · Sécurité, narcotrafic… Darmanin face aux urgences - C dans l’air - 28.12.2024Vérifier à 15:36Voir 2 autres passages
« Et ça, c'est une première parce que ça fait longtemps qu'il y a une forme de dichotomie entre, à l'intérieur, on met quelqu'un à droite, et à la justice, on met quelqu'un à gauche. Et les couples ont souvent été explosifs. Alors, Gérald Darmanin et Éric Diopomboritti, ils ont fini par trouver leur petit pas de deux. Mais au départ, ce n'était pas forcément évident. Mais là, c'est vrai qu'ils ont la même approche répressive qui est demandée en partie par les Français. Et c'est vrai que ça donne deux indications. La première, c'est que la sécurité, l'immigration, finalement, s'est mis par François Bayrou en numéro un de l'agenda politique. Ça reste une priorité. Et puis, en passant, ça coupe aussi l'herbe sous le pied du Rassemblement National. Alors, il y aura un crash test entre les deux hommes, si je puis dire. C'est qu'il va y avoir une proposition de loi sur le narcotrafic. Et donc, on va voir... »
C dans l'air · Sécurité, narcotrafic… Darmanin face aux urgences - C dans l’air - 28.12.2024Vérifier à 16:10
Question 215Sécurité, narcotrafic… Darmanin face aux urgences - C dans l’air - 28.12.2024
Monsieur Etussef ?
Réponse à côté
Oui, il y a encore beaucoup de choses à faire et c'est vrai que c'est non seulement la godie de changer de ministre sous le temps mais aussi avec des sensibilités différentes. On est quand même passé de Jean-Michel Blanquer à Pepe Ndiaye. Ce n'était pas tout à fait la même manière de voir l'éducation nationale. Après, Gabriel Attal, Nicole Belloubet. Donc, on slalome y compris dans la sensibilité. Et c'est vrai que sur ces sujets-là, sur l'égalité entre les petites filles et les petits garçons, il y a urgence. Il y a aussi urgence en primaire, c'est-à-dire que le niveau ne décolle pas. Il y a urgence au collège, notamment avec des grosses alertes en quatrième. Donc, oui, il serait peut-être…
« Oui, il y a encore beaucoup de choses à faire et c'est vrai que c'est non seulement la godie de changer de ministre sous le temps mais aussi avec des sensibilités différentes. On est quand même passé de Jean-Michel Blanquer à Pepe Ndiaye. Ce n'était pas tout à fait la même manière de voir l'éducation nationale. Après, Gabriel Attal, Nicole Belloubet. Donc, on slalome y compris dans la sensibilité. Et c'est vrai que sur ces sujets-là, sur l'égalité entre les petites filles et les petits garçons, il y a urgence. Il y a aussi urgence en primaire, c'est-à-dire que le niveau ne décolle pas. Il y a urgence au collège, notamment avec des grosses alertes en quatrième. Donc, oui, il serait peut-être temps de remettre quelqu'un de stade mais c'est vrai que ce ne sont que des vœux pieux. Combien de temps elle va pouvoir rester là, Isabelle Borne ? Bien malin, celui qui y saura le dire. »
C dans l'air · Sécurité, narcotrafic… Darmanin face aux urgences - C dans l’air - 28.12.2024Vérifier à 59:17
Question 216Sécurité, narcotrafic… Darmanin face aux urgences - C dans l’air - 28.12.2024
Question de Ray dans le garde. Est-ce que c'est efficace, justement, d'annoncer à l'avance, dans les médias, des opérations place nette avec saisie des téléphones portables des détenus ?
Réponse directe
Oui, l'écueil quand même de ces annonces, pour répondre aussi aux téléspectateurs, c'est que le claquement de talons soit suivi des faits. Or, qu'est-ce qui s'est passé pour... C'est vrai que cette opération, puis les termes « nettoyer », c'est vraiment les mêmes termes qu'il employait pour cette fameuse opération XXL. C'est des opérations qui ont eu lieu entre 2020 et 2024. Et là, on voit que concrètement, donc devant les caméras, c'est vrai que c'était assez spectaculaire. On voyait ces descentes de police, on voyait sans doute des populations qui étaient soulagées parce que le point de deal n'était plus là. Et dans les faits, on s'est rendu compte de quoi ? Que les points de deal étaient…
« Oui, l'écueil quand même de ces annonces, pour répondre aussi aux téléspectateurs, c'est que le claquement de talons soit suivi des faits. Or, qu'est-ce qui s'est passé pour... C'est vrai que cette opération, puis les termes « nettoyer », c'est vraiment les mêmes termes qu'il employait pour cette fameuse opération XXL. »
C dans l'air · Sécurité, narcotrafic… Darmanin face aux urgences - C dans l’air - 28.12.2024Vérifier à 23:43Voir 1 autre passage
« C'est des opérations qui ont eu lieu entre 2020 et 2024. Et là, on voit que concrètement, donc devant les caméras, c'est vrai que c'était assez spectaculaire. On voyait ces descentes de police, on voyait sans doute des populations qui étaient soulagées parce que le point de deal n'était plus là. Et dans les faits, on s'est rendu compte de quoi ? Que les points de deal étaient déplacés, qu'ils revenaient par la suite. Et finalement, il y a eu des résultats mitigés. Et c'est un rapport notamment parlementaire, de la commission d'enquête sénatoriale, qui a été rendue avant l'été sur le narcotrafic, qui montre effectivement qu'il y a des doutes sur l'efficacité de cette méthode. Alors, c'est pour ça, il ne faut pas… C'est bien d'avoir des vœux pieux. C'est très bien sans doute de brouiller, d'empêcher ses portables d'arriver. Bon, mais après, il faut que ça devienne concret. Et je trouve que dans les annonces, ou en tout cas dans son intervention sur TF1, Gérald Darmanin a eu beaucoup de très bonnes intentions. Quand il parle d'une justice plus rapide, quand il parle de construire des places de prison, super ! Mais c'était des promesses d'Emmanuel Macron en 2017. 15 000 places de prison, c'est en cours, ça prend beaucoup de temps. Et il y aura 15 000 places de prison d'ici 2029. Et on sait d'ores et déjà que l'objectif ne sera pas atteint. »
C dans l'air · Sécurité, narcotrafic… Darmanin face aux urgences - C dans l’air - 28.12.2024Vérifier à 24:02
Question 217Sécurité, narcotrafic… Darmanin face aux urgences - C dans l’air - 28.12.2024
Il y a un duo qui va devoir s'atteler à cette question de la sécurité, duo Darmanin-Retailleau. Alex Bouillaguet, je vous soumets la question de Romane Deslandes. Gérald Darmanin et Bruno Retailleau ont-ils de bonnes relations ?
Réponse directe
Alors, bizarrement, ils sont quand même issus de la droite, mais ils ne se connaissaient pas trop. Parce qu'ils ne sont pas du tout, ils n'ont pas les mêmes origines, si je puis dire. Il y en a un qui est filioniste, c'est Bruno Retailleau, qui a 60 et quelques années. Et l'autre qui est Gérald Darmanin, un sarcosiste, la quarantaine. Ce n'est pas le même style et ce n'est pas le même passé. En revanche, ils ont appris à se connaître au moment de la loi immigration en 2023, l'automne 2023. Ils ont pas mal travaillé ensemble parce que Gérald Darmanin, à cette époque-là, a dû s'appuyer sur le Sénat pour tenter de faire passer sa loi. Et d'ailleurs, elle avait été en partie réécrite par Bruno…
« Alors, bizarrement, ils sont quand même issus de la droite, mais ils ne se connaissaient pas trop. Parce qu'ils ne sont pas du tout, ils n'ont pas les mêmes origines, si je puis dire. Il y en a un qui est filioniste, c'est Bruno Retailleau, qui a 60 et quelques années. Et l'autre qui est Gérald Darmanin, un sarcosiste, la quarantaine. »
C dans l'air · Sécurité, narcotrafic… Darmanin face aux urgences - C dans l’air - 28.12.2024Vérifier à 15:17Voir 1 autre passage
« Ce n'est pas le même style et ce n'est pas le même passé. En revanche, ils ont appris à se connaître au moment de la loi immigration en 2023, l'automne 2023. Ils ont pas mal travaillé ensemble parce que Gérald Darmanin, à cette époque-là, a dû s'appuyer sur le Sénat pour tenter de faire passer sa loi. Et d'ailleurs, elle avait été en partie réécrite par Bruno Retailleau. Donc, ils se sont rencontrés, fréquentés. Ça veut dire quoi, le signal ? Cette dénomination, c'est un alignement idéologique, il y a une cohérence politique. »
C dans l'air · Sécurité, narcotrafic… Darmanin face aux urgences - C dans l’air - 28.12.2024Vérifier à 15:36
Question 218Bayrou : des poids lourds… et des points faibles ? - C dans l’air - 24.12.2024
Donc, oui, je pense quand même qu'il y a la patte d'Emmanuel Macron dans ce gouvernement. Marc Lazard ?
Réponse directe
Oui, je le pense aussi étant donné le choix des ministres. D'ailleurs, c'est intéressant comme élément de réflexion parce que d'un côté, on a un président de la République extraordinairement affaibli, extraordinairement isolé, qui n'a perdu aussi son aura au niveau européen. Ce n'est pas un élément important pour lui parce qu'il y a quand même quelques continuités chez lui et notamment la question européenne qui bat des records d'impopularité auprès de l'opinion publique. Oui, c'est vrai. Enfin, c'est apparemment... J'ai vu que dans un sondage, il a remonté un point et demi ou deux points. Moi, j'ai toujours dit que c'est le... Enfin, j'ai toujours dit depuis que Macron est président de la…
« Oui, je le pense aussi étant donné le choix des ministres. D'ailleurs, c'est intéressant comme élément de réflexion parce que d'un côté, on a un président de la République extraordinairement affaibli, extraordinairement isolé, »
C dans l'air · Bayrou : des poids lourds… et des points faibles ? - C dans l’air - 24.12.2024Vérifier à 30:06Voir 1 autre passage
« Oui, c'est vrai. Enfin, c'est apparemment... J'ai vu que dans un sondage, il a remonté un point et demi ou deux points. Moi, j'ai toujours dit que c'est le... Enfin, j'ai toujours dit depuis que Macron est président de la République et surtout après l'affaire des Gilets jaunes que c'est sans doute le président le plus détesté de l'histoire de la Ve République de manière transpartisane et y compris justement dans les catégories les plus populaires. Ça n'a pas toujours été le cas des différents précédents présidents de la République mais il a encore les instruments institutionnels et son interprétation de la Constitution et c'est justement ça que lui reprochent les Français. C'est-à-dire qu'il met des gens dans lesquels il a confiance et qui justement actuellement manifestement ça ne passe pas dans l'opinion. »
C dans l'air · Bayrou : des poids lourds… et des points faibles ? - C dans l’air - 24.12.2024Vérifier à 30:34
Question 219Bayrou : des poids lourds… et des points faibles ? - C dans l’air - 24.12.2024
est-ce que ça va se transformer en action ?
Réponse à côté
C'est un syndicat autonome, c'est-à-dire un syndicat plutôt classé à droite.
« C'est un syndicat autonome, c'est-à-dire un syndicat plutôt classé à droite. »
C dans l'air · Bayrou : des poids lourds… et des points faibles ? - C dans l’air - 24.12.2024Vérifier à 9:11
Question 220Bayrou : des poids lourds… et des points faibles ? - C dans l’air - 24.12.2024
Puisqu'on n'a pas réussi à s'élargir. On est dans les mains d'un RN complètement imprévisible avec, en plus, cette histoire de procès qui fait qu'à un moment, le gouvernement tombe. Les critiques, d'ailleurs, se sont portées, on va beaucoup les entendre ce soir, sur le fait que c'est le retour des anciennes gloires, de ceux qui ont tout raté. Je le disais, c'est ce que dit le RN. Quel regard, Marc Lazare, vous portez sur ce qu'il y a d'assez saillant ?
Réponse directe
C'est un message, je pense, qui est difficilement compréhensible par les Français, me semble-t-il. Alors, j'entends bien que François Bayrou a fait un protocole tout à fait intéressant, parce qu'il a mis, effectivement, Mme Borne en deuxième position, après lui. Oui, mais c'est très important, ministre d'État, parce qu'en la mettant en tête, ça veut dire qu'a priori, les questions d'enseignement, d'enseignement supérieur et de recherche, c'est un énorme ministère, selon lui, constitue une priorité. La seconde priorité serait l'outre-mer, la troisième, la justice, et la quatrième, l'immigration. Et donc, c'est, semble-t-il, un geste qui s'adresserait aux gens de gauche. Mais les personnes ch…
« C'est un message, je pense, qui est difficilement compréhensible par les Français, me semble-t-il. Alors, j'entends bien que François Bayrou a fait un protocole tout à fait intéressant, parce qu'il a mis, effectivement, Mme Borne en deuxième position, après lui. »
C dans l'air · Bayrou : des poids lourds… et des points faibles ? - C dans l’air - 24.12.2024Vérifier à 3:55Voir 2 autres passages
« Oui, mais c'est très important, ministre d'État, parce qu'en la mettant en tête, ça veut dire qu'a priori, les questions d'enseignement, d'enseignement supérieur et de recherche, c'est un énorme ministère, selon lui, constitue une priorité. La seconde priorité serait l'outre-mer, la troisième, la justice, et la quatrième, l'immigration. Et donc, c'est, semble-t-il, un geste qui s'adresserait aux gens de gauche. Mais les personnes choisies, on le voit bien, le déchaînement sur les réseaux sociaux depuis hier, c'est-à-dire Elisabeth Borne, Mme 49-3, Emmanuel Valls, on lui rappelle malicieusement, ou parfois beaucoup plus durment, le fait qu'il avait annoncé son départ pour l'Espagne, pour Barcelone, et qu'il est revenu en disant que pourtant, il ne reviendrait jamais en politique. Mais je voudrais faire deux réflexions. Je pense que ce gouvernement commence mal pour deux raisons. D'une part, François Bayrou, je pense que c'est un premier échec, parce que vous l'avez rappelé, il voulait élargir. Mais je pense que je vais être sévère. »
C dans l'air · Bayrou : des poids lourds… et des points faibles ? - C dans l’air - 24.12.2024Vérifier à 4:11
Question 221Bayrou : des poids lourds… et des points faibles ? - C dans l’air - 24.12.2024
François Bayrou a donc choisi l'expérience. Dans son casting, il fait entrer deux anciens premiers ministres, Elisabeth Borne et Emmanuel Valls, qui héritent respectivement de l'éducation nationale et de l'outre-mer, et des poids lourds à des postes clés, comme Gérald Darmanin qui récupère donc la justice. Un attelage avec Bruno Retailleau à l'intérieur qui fait bondir la gauche. Le PS dénonçant un signal très à droite. Les commentaires des oppositions, d'une manière générale, sont assez sévères. Le RN évoque une coalition de l'échec, le retour d'anciennes gloires, tout comme, encore une fois, le Parti Socialiste, qui dénonce une équipe déséquilibrée, le retour du vieux monde. Et une fois encore, une équipe qui serait, un gouvernement qui serait, sous l'emprise du Rassemblement National. En effet, François Bayrou a finalement renoncé à nommer Xavier Bertrand à la justice pour éviter la censure immédiate du parti de Marine Le Pen. Nous allons y revenir ce soir. Le chef du gouvernement, lui en tout cas, croit à sa bonne étoile et affirme qu'il évitera la censure. Bayrou, des poids lourds et des points faibles, c'est une question. C'est le titre de cette émission. Avec nous, pour en parler ce soir, Marc Lazard, vous êtes historien, sociologue, professeur à Sciences Po et à l'Université Louis de Rome. Cécile Cornudet est avec nous ce soir. Vous êtes éditorialiste politique au journal Les Echos. Votre dernière édito était intitulée « Gouvernement Bayrou, le rendez-vous raté avec la gauche ». On va y revenir ce soir. Anne Rosanchère, vous êtes directrice déléguée de la rédaction de l'Express, chroniqueuse également sur France Inter. Enfin, Sylvie-Pierre Brossolette, vous êtes éditorialiste politique au journal Le Point. Bonsoir à tous les quatre. Bonsoir. Merci de participer à ce C dans l'air en direct. Et très joyeux Noël à vous tous et à vous qui nous regardez ce soir. On l'a attendu, c'était donc le gouvernement sous le sapin. Un gouvernement d'expérience, Cécile Cornudet. Est-ce que c'est comme ça qu'il faut définir ces choix de François Bayrou ?
Réponse directe
C'est un message, je pense, qui est difficilement compréhensible par les Français, me semble-t-il. Alors, j'entends bien que François Bayrou a fait un protocole tout à fait intéressant, parce qu'il a mis, effectivement, Mme Borne en deuxième position, après lui. Oui, mais c'est très important, ministre d'État, parce qu'en la mettant en tête, ça veut dire qu'a priori, les questions d'enseignement, d'enseignement supérieur et de recherche, c'est un énorme ministère, selon lui, constitue une priorité. La seconde priorité serait l'outre-mer, la troisième, la justice, et la quatrième, l'immigration. Et donc, c'est, semble-t-il, un geste qui s'adresserait aux gens de gauche. Mais les personnes ch…
« C'est un message, je pense, qui est difficilement compréhensible par les Français, me semble-t-il. Alors, j'entends bien que François Bayrou a fait un protocole tout à fait intéressant, parce qu'il a mis, effectivement, Mme Borne en deuxième position, après lui. »
C dans l'air · Bayrou : des poids lourds… et des points faibles ? - C dans l’air - 24.12.2024Vérifier à 3:55Voir 1 autre passage
« Oui, mais c'est très important, ministre d'État, parce qu'en la mettant en tête, ça veut dire qu'a priori, les questions d'enseignement, d'enseignement supérieur et de recherche, c'est un énorme ministère, selon lui, constitue une priorité. La seconde priorité serait l'outre-mer, la troisième, la justice, et la quatrième, l'immigration. Et donc, c'est, semble-t-il, un geste qui s'adresserait aux gens de gauche. Mais les personnes choisies, on le voit bien, le déchaînement sur les réseaux sociaux depuis hier, c'est-à-dire Elisabeth Borne, Mme 49-3, Emmanuel Valls, on lui rappelle malicieusement, ou parfois beaucoup plus durment, le fait qu'il avait annoncé son départ pour l'Espagne, pour Barcelone, et qu'il est revenu en disant que pourtant, il ne reviendrait jamais en politique. Mais je voudrais faire deux réflexions. Je pense que ce gouvernement commence mal pour deux raisons. D'une part, François Bayrou, je pense que c'est un premier échec, parce que vous l'avez rappelé, il voulait élargir. Mais je pense que je vais être sévère. »
Question 222Bayrou : des poids lourds… et des points faibles ? - C dans l’air - 24.12.2024
numéro 2 dans l'ordre protocolaire de ce gouvernement et vous nous disiez au début d'émission que ça c'est un signal qu'a souhaité envoyer François Bayrou Macron est-il aussi fier de ce gouvernement que Bayrou ?
Réponse à côté
ça oui ça je pense que c'est vraiment ingouvernable et encore une fois sont en cause les responsables politiques
« ça oui ça je pense que c'est vraiment ingouvernable et encore une fois sont en cause les responsables politiques »
C dans l'air · Bayrou : des poids lourds… et des points faibles ? - C dans l’air - 24.12.2024Vérifier à 1:04:50
Question 223Bayrou : des poids lourds… et des points faibles ? - C dans l’air - 24.12.2024
Oui, je dirais que c'est un second choix. En réalité, il fallait faire différemment de Michel Barnier, puisque Michel Barnier a échoué. L'idée, c'était de se sortir des griffes du Rassemblement national en faisant une place à la gauche, en élargissant l'assise politique du gouvernement. Ça, il n'y est pas arrivé. François Bayrou, j'imagine qu'on y reviendra. Et du coup, pour compenser ce manque, il laisse son gouvernement de poids lourd, d'expérience, on sait que la période est très compliquée. Il y a plein de domaines où, quand on voit à l'éducation, qui ont eu six ministres en deux ans, il y a plein de domaines où il y a besoin de gens... D'expérience, oui. D'expérience, de gens qui savent porter dans les médias un discours rassurant, un discours... Il faut éteindre plein de potentiels incendies qui peuvent éclater partout. Donc, c'est le pari. C'est la première fois qu'il y a deux anciens premiers ministres à des postes intéressants. Numéro 2, Elisabeth Borne à l'éducation nationale. Donc, ça veut dire que ce sujet est vraiment mis en exergue. De même que l'outre-mer avec Manuel Valls. Donc, c'est l'homme qui a géré les crises, les pires. C'est le terroriste. Donc, il connaît bien la Nouvelle-Calédonie et tout ça. Donc, c'est un pari. Est-ce que ça évitera le scénario à la Barnier, en réalité ?
Réponse partielle
C'est un message, je pense, qui est difficilement compréhensible par les Français, me semble-t-il. Alors, j'entends bien que François Bayrou a fait un protocole tout à fait intéressant, parce qu'il a mis, effectivement, Mme Borne en deuxième position, après lui. Oui, mais c'est très important, ministre d'État, parce qu'en la mettant en tête, ça veut dire qu'a priori, les questions d'enseignement, d'enseignement supérieur et de recherche, c'est un énorme ministère, selon lui, constitue une priorité. La seconde priorité serait l'outre-mer, la troisième, la justice, et la quatrième, l'immigration. Et donc, c'est, semble-t-il, un geste qui s'adresserait aux gens de gauche. Mais les personnes ch…
« C'est un message, je pense, qui est difficilement compréhensible par les Français, me semble-t-il. Alors, j'entends bien que François Bayrou a fait un protocole tout à fait intéressant, parce qu'il a mis, effectivement, Mme Borne en deuxième position, après lui. »
C dans l'air · Bayrou : des poids lourds… et des points faibles ? - C dans l’air - 24.12.2024Vérifier à 3:55Voir 2 autres passages
« Oui, mais c'est très important, ministre d'État, parce qu'en la mettant en tête, ça veut dire qu'a priori, les questions d'enseignement, d'enseignement supérieur et de recherche, c'est un énorme ministère, selon lui, constitue une priorité. La seconde priorité serait l'outre-mer, la troisième, la justice, et la quatrième, l'immigration. Et donc, c'est, semble-t-il, un geste qui s'adresserait aux gens de gauche. Mais les personnes choisies, on le voit bien, le déchaînement sur les réseaux sociaux depuis hier, c'est-à-dire Elisabeth Borne, Mme 49-3, Emmanuel Valls, on lui rappelle malicieusement, ou parfois beaucoup plus durment, le fait qu'il avait annoncé son départ pour l'Espagne, pour Barcelone, et qu'il est revenu en disant que pourtant, il ne reviendrait jamais en politique. Mais je voudrais faire deux réflexions. Je pense que ce gouvernement commence mal pour deux raisons. D'une part, François Bayrou, je pense que c'est un premier échec, parce que vous l'avez rappelé, il voulait élargir. Mais je pense que je vais être sévère. »
Question 224Bayrou : des poids lourds… et des points faibles ? - C dans l’air - 24.12.2024
Est-ce qu'il pourra dire « Bon, ok, très bien, j'ai perdu François Bayrouf, est-ce que tu veux ?
Réponse à côté
C'est une interprétation possible de la Constitution. C'est une interprétation possible de la Constitution de dire au Premier ministre « C'est à vous, cher François Bayrouf, puisque je crois qu'il se vouvoie, il ne se tutoie pas alors qu'il tutoie assez facilement. Donc à vous d'organiser, c'est votre projet et moi justement j'essaye de relancer une stature internationale, d'essayer de retrouver de la crédibilité pour la France par rapport aux enjeux européens et mondiaux qu'il y a. La guerre en Ukraine, la question du réchauffement climatique, la guerre au Moyen-Orient, l'administration Trump. Manifestement, non. Il a cette volonté d'intervenir. C'est même,
« C'est une interprétation possible de la Constitution. C'est une interprétation possible de la Constitution de dire au Premier ministre « C'est à vous, cher François Bayrouf, puisque je crois qu'il se vouvoie, il ne se tutoie pas alors qu'il tutoie assez facilement. Donc à vous d'organiser, c'est votre projet et moi justement j'essaye de relancer une stature internationale, d'essayer de retrouver de la crédibilité pour la France par rapport aux enjeux européens et mondiaux qu'il y a. La guerre en Ukraine, la question du réchauffement climatique, la guerre au Moyen-Orient, l'administration Trump. Manifestement, non. Il a cette volonté d'intervenir. C'est même, »
C dans l'air · Bayrou : des poids lourds… et des points faibles ? - C dans l’air - 24.12.2024Vérifier à 31:23
Question 225Bayrou : des poids lourds… et des points faibles ? - C dans l’air - 24.12.2024
il espère sans doute que ça dure cas un cas je suis pas sûr qu'il soit très optimiste la clarification n'est-elle pas limpide la France est actuellement ingouvernable ?
Réponse directe
ça oui ça je pense que c'est vraiment ingouvernable et encore une fois sont en cause les responsables politiques
« ça oui ça je pense que c'est vraiment ingouvernable et encore une fois sont en cause les responsables politiques »
C dans l'air · Bayrou : des poids lourds… et des points faibles ? - C dans l’air - 24.12.2024Vérifier à 1:04:50
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« Mais ça veut dire, François Bayrou, on l'a bien compris, vous refusez cet appel d'Edouard »
RMC — Face à Face · Face à Face : François Bayrou - 10/09Vérifier à 10:51
« François Bayrou, en 2017, votre soutien à Emmanuel Macron avait été décisif pour son élection. Vous prendrez position cette fois-ci »
RMC — Face à Face · Face à Face : François Bayrou - 10/09Vérifier à 11:47
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités16 juin 2025 au 10 sept. 2026 · 39 observations46 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« en ce moment même en train de décrire ce qu'il espère être un projet de budget. Ça semble complexe. On a d'un côté Sébastien Lecornu qui hier a écrit au patron pour les rassurer en leur disant qu'il n'y aurait pas, qu'il y aurait même une baisse de la surtaxe exceptionnelle sur les bénéfices des entreprises. Ça rapporte normalement 8 milliards d'euros cette année. Ça ne sera pas reconduit dans les mêmes proportions l'an prochain. Il dit qu »
RMC — Face à Face · Face à Face : François Bayrou - 10/09Vérifier à 14:49Voir 2 autres passages
« en ce moment même en train de décrire ce qu'il espère être un projet de budget. Ça semble complexe. On a d'un côté Sébastien Lecornu qui hier a écrit au patron pour les rassurer en leur disant qu'il n'y aurait pas, qu'il y aurait même une baisse de la surtaxe exceptionnelle sur les bénéfices des entreprises. Ça rapporte normalement 8 milliards d'euros cette année. Ça ne sera pas reconduit dans les mêmes proportions l'an prochain. Il dit qu »
RMC — Face à Face · Face à Face : François Bayrou - 10/09Vérifier à 14:49
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes16 juin 2025 au 10 sept. 2026 · 25 observations27 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Évidemment, »
RMC — Face à Face · Face à Face : François Bayrou - 10/09Vérifier à 2:33Voir 2 autres passages
« on n »
RMC — Face à Face · Face à Face : François Bayrou - 10/09Vérifier à 2:34
« jamais été aussi mauvais, c »
RMC — Face à Face · Face à Face : François Bayrou - 10/09
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Mécanismes explicités16 juin 2025 au 16 juil. 2026 · 52 observations57 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« vous connaissez ce mécanisme qui est un mécanisme terrible, parce que c'est un étranglement. Alors il suffit de donner les chiffres. »
RFI · François Bayrou : « La voix de la France sera entendue à la mesure du redressement du pays »Vérifier à 2:31Voir 2 autres passages
« Pour une raison simple, c'est qu'il n'y aura de sauvegarde que dans la prise de conscience des Français eux-mêmes. Je dis toujours, on croit que les gouvernants gouvernent. Mais en fait, ce n'est pas vrai. Ceux qui gouvernent vraiment, c'est les citoyens. C'est-à-dire par l'intermédiaire des enquêtes d'opinion, des sondages que les gouvernants scrutent au jour le jour, souvent trop à mon avis. Mais cette attente de la société, cette attente de l'opinion publique, cette attente de l'opinion civique, c'est en réalité là que tout se joue. »
RFI — Le grand invité international · François Bayrou: «La voix de la France sera entendue à la mesure du redressement du pays»Vérifier à 0:31
« Oui. Et on le voit, on l'a encore vu cette semaine, au moment où tous les... La coalition des volontaires. De la coalition des volontaires se sont réunis à Paris. Mais la voix de la France, elle sera entendue à la mesure du redressement du pays. Il y a un lien qu'on ne peut pas oublier et qu'on ne peut pas écarter entre la volonté nationale qui redresse le pays et la place de la France dans le monde. Grâce au gouvernement successif et grâce à l'intuition du général de Gaulle, on a obtenu pour la France ce statut unique mais ce statut unique ne sera soutenu que si à l'intérieur du pays, on mobilise les énergies nécessaires pour obtenir ce redressement qui va obliger tout le monde à participer aux efforts. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées16 juin 2025 au 16 juil. 2026 · 37 observations48 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Pour une raison simple, c'est qu'il n'y aura de sauvegarde que dans la prise de conscience des Français eux-mêmes. Je dis toujours, on croit que les gouvernants gouvernent. Mais en fait, ce n'est pas vrai. Ceux qui gouvernent vraiment, c'est les citoyens. C'est-à-dire par l'intermédiaire des enquêtes d'opinion, des sondages que les gouvernants scrutent au jour le jour, souvent trop à mon avis. Mais cette attente de la société, cette attente de l'opinion publique, cette attente de l'opinion civique, c'est en réalité là que tout se joue. »
RFI — Le grand invité international · François Bayrou: «La voix de la France sera entendue à la mesure du redressement du pays»Vérifier à 0:31Voir 2 autres passages
« Oui, alors pendant très longtemps, on pouvait dire attention. Aujourd'hui, c'est plus que ça. C'est pourquoi le mot alerte a tout son sens. Parce que la crise qui vient, que d'autres pays que nous ont connus, puisque vos auditeurs l'ont traversé dans bien des pays, ils l'ont traversé bien sûr en Grèce, ils l'ont traversé en Italie, ils l'ont traversé en Espagne, ils l'ont traversé au Portugal, ils l'ont traversé en Suède, ils l'ont traversé au Canada. Tous ces pays ont connu la même crise. Vous nous dites que la France en est là, François Bayrou. La France en est à cette situation des ménages si nombreux qu'est la situation de surendettement. C'est-à-dire, vous êtes tellement submergé par la dette qui vous a aidé pendant des décennies à vos dépenses quotidiennes, vous êtes tellement submergé que vous n'arrivez plus à rembourser. Et pour rembourser, il faut réemprunter. Et vous connaissez ce mécanisme qui est un mécanisme terrible, parce que c'est un étranglement. Alors il suffit de donner les chiffres. »
RFI — Le grand invité international · François Bayrou: «La voix de la France sera entendue à la mesure du redressement du pays»Vérifier à 1:27
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées16 juin 2025 au 16 juil. 2026 · 18 observations20 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Un pays comme le nôtre n'a jamais remboursé un euro de dette. Depuis 50 ans. »
RFI — Le grand invité international · François Bayrou: «La voix de la France sera entendue à la mesure du redressement du pays»Vérifier à 2:41Voir 2 autres passages
« Non, elle n'a jamais remboursé un euro de cette dette. Et donc le montant de la dette n'a cessé de croître. Mais aujourd'hui, la question principale et angoissante, c'est les intérêts de la dette. Parce que vous ne pouvez pas rembourser le capital, mais les intérêts, vous êtes bien obligé de les payer à vos créanciers. Et nos créanciers, pour les deux tiers, sont étrangers. En tout cas, plus de la moitié sont étrangers. Ce qui veut dire que le montant des intérêts, qui monte comme une marée inexorable, le montant de ces intérêts-là, il était à 30 milliards il y a quelques années. Cette année, il sera, écoutez bien, 80 milliards. L'année prochaine à plus de 90 et en 2030 à 120. Or, pour savoir ce que c'est cette somme qui paraît, c'est très simple. Il suffit d'additionner l'impôt sur le revenu que vous payez, que chacun d'entre nous paie, que vos voisins, cousins, amis paient. La totalité de l'impôt sur le revenu payé par la totalité des Français, ça fait 90 milliards. Ça veut dire que l'année prochaine, la totalité de l'impôt sur le revenu payé par la totalité des Français ne suffira pas à couvrir les intérêts de la dette. Et qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que toute notre capacité de création... D'investissement. Tout ça est pompé pour aller alimenter les comptes de nos créanciers. Et ceci est naturellement inexorable. Et c'est le rendez-vous que notre pays a avec sa propre désinvolture. Légèreté. Oui, en tout cas, pendant l'axime d'avoir refusé de voir les choses. »
RFI — Le grand invité international · François Bayrou: «La voix de la France sera entendue à la mesure du redressement du pays»Vérifier à 2:55
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contre-arguments traités3 sept. 2025 au 31 mars 2026 · 21 observations27 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je ne suis pas du tout dans un rapport à la souffrance. Alors là, ne me cherchez pas là. Par contre, à essayer peut-être de commencer à associer l'aventure du langage à une aventure du rapport au signe et du signe qui se renverse, du signe de conversion, du signe allez, on prend l'échec et on le renverse en quelque chose d'autre, vous pouvez très bien le comparer à ce qui se passe avec un signe de croix ou un chemin de croix. Mais ce n'est certainement pas, je ne suis pas dans l'apologie de la souffrance, non. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Hélène Perlant raconte le Déni après les violences subies à BétharramVérifier à 17:02Voir 2 autres passages
« Bien sûr que non. Je suis en train de venir vous dire une victime ne parle jamais, ne peut pas parler. Bien sûr que non. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Hélène Perlant raconte le Déni après les violences subies à BétharramVérifier à 15:54
« Jamais, il n'y a personne. Et ce que j'étais à faire dans le déni, c'est ni pour une partie à moi-même. C'est-à-dire... »
RCF — L'Invité de la Matinale · Hélène Perlant raconte le Déni après les violences subies à BétharramVérifier à 16:02
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités16 juin 2025 au 21 sept. 2025 · 7 observations7 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Elle est citée par Alain Perfit dans son dernier livre. Je veux dire, tout le monde sait que ça ne marche pas bien. Et ça ne marche pas bien de deux manières. La transmission du savoir et de la culture se fait mal. Des outils élémentaires, la lecture en particulier, il y aurait mille choses à dire sur ce sujet. Et deuxièmement, ce qui se fait mal, c'est la transmission professionnelle. Tout le monde sait que nous sommes en retard de ce point de vue-là. Voilà. Ce que le programme dit, il dit une chose très importante sur l'éducation. Il dit qu'il n'est pas vrai qu'on va faire toutes les révolutions dont on menace les enseignants. Jacques Lang, à cette place, a dit « démantèlement ». Or, de le programme, il est écrit, j'y ai éveillé, que l'État était responsable des programmes, des diplômes, des enseignants. »
INA Politique · 1993 : François Bayrou parle de cohabitation et d'affaires judiciaires en politique | INA PolitiqueVérifier à 28:42Voir 2 autres passages
« Elle est citée par Alain Perfit dans son dernier livre. Je veux dire, tout le monde sait que ça ne marche pas bien. Et ça ne marche pas bien de deux manières. La transmission du savoir et de la culture se fait mal. Des outils élémentaires, la lecture en particulier, il y aurait mille choses à dire sur ce sujet. Et deuxièmement, ce qui se fait mal, c'est la transmission professionnelle. Tout le monde sait que nous sommes en retard de ce point de vue-là. Voilà. Ce que le programme dit, il dit une chose très importante sur l'éducation. Il dit qu'il n'est pas vrai qu'on va faire toutes les révolutions dont on menace les enseignants. Jacques Lang, à cette place, a dit « démantèlement ». Or, de le programme, il est écrit, j'y ai éveillé, que l'État était responsable des programmes, des diplômes, des enseignants. »
INA Politique · 1993 : François Bayrou parle de cohabitation et d'affaires judiciaires en politique | INA PolitiqueVérifier à 28:42
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés16 juin 2025 au 21 sept. 2025 · 16 observations17 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Pardonnez-moi de vous dire, ça va prendre une minute, mais il faut faire le raisonnement complet. Il y a en France 25 millions de personnes qui cherchent du travail, qui veulent travailler. 23 millions, 22 millions travaillent. Elles travaillent à peu près 1540 heures par an. Ça fait au total 34 milliards d'heures de travail en France. Alors, une idée simple, c'est en effet, faisons une division. Et au lieu de diviser par 22 millions, divisons par 25. Il y aura un peu moins de travail pour chacun à apporter. Et tout le monde sera au travail. Mais qu'est-ce qui vous garantit qu'on gardera les 34 milliards d'heures ? Rien. N'est-ce pas ? Vous avez deux aspects. Vous avez la demande intérieure et vous avez la compétitivité de la France sur le marché qui est le monde aujourd'hui. Alors, de deux choses l'une. Ou bien vous réduisez les salaires en même temps que vous réduisez le travail. Et à ce moment-là, il n'y a plus de demande intérieure ou il y a moins de demande intérieure. Vous faites monter le chômage. Ou bien, au contraire, vous laissez les mêmes salaires. Et à ce moment-là, c'est la compétitivité internationale de la France qui s'effondre. Et vous n'êtes plus concurrentiel. Votre stock d'heures de travail baisse. Voilà pourquoi je crois que c'est une fausse, mais très fausse idée. C'est encore une idée qui, me semble-t-il, est très archaïque. Oui à la flexibilité. Oui au temps partiel, autant qu'on voudra, à condition qu'il n'atteigne pas la compétitivité de la France. Mais je crois que faire baisser les horaires de travail à 4 jours, etc., c'est ou bien démagogique, ou bien très imprudent. »
INA Politique · 1993 : François Bayrou parle de cohabitation et d'affaires judiciaires en politique | INA PolitiqueVérifier à 25:16Voir 2 autres passages
« – Oui, il y a forcément des discussions et des compromis, mais honnêtement, non. Je crois que l'essentiel de ce que l'UDF voulait y est. »
INA Politique · 1993 : François Bayrou parle de cohabitation et d'affaires judiciaires en politique | INA PolitiqueVérifier à 18:07
« Tout ça, c'est l'enfance, oui, un peu, à la fac. Et puis, donc, bon, mais quand on n'est pas fait pour ça ou pas assez fait pour ça, qu'est-ce qu'il reste ? On peut rêver d'être médecin, d'être explorateur ? Sûrement, mais je ne pouvais pas rêver d'être banquier parce que la banque, je croyais que c'était le crédit agricole du chef-lieu. Le crédit agricole de Naï et donc, ce n'était pas... Ce n'est pas un rêve exaltant. Si, c'était sûrement très intéressant, en tout cas pour ceux qui y travaillent, mais pour moi, ce n'était pas ça. Non, comment dire ? Dans le monde où je suis né, il y avait des gens très bien. Et très tôt, j'ai eu le sentiment que ces gens très bien, personne ne les écoutait. Les paysans, les ouvriers, les employés, les commerçants ou les artisans, qui les écoutent ? Et les provinciaux, qui les écoutent ? On écoute les quelques hectares qui sont sur les rives de la Seine. Mais les béarnais, les basques, les bretons, les alsaciens, qui les écoutent ? »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Dans le texte, il est libre. Dans la réalité, il ne l'est pas. Il est évident que si la marge de la victoire est importante, M. Mitterrand est lié par le choix des Français, qui, je le répète, est un choix résolument contraire à ses idées à lui. Et donc il ne peut pas avoir de marge de manœuvre dès l'instant que la victoire est large. Il n'en retrouverait une que si la victoire était étroite. »
INA Politique · 1993 : François Bayrou parle de cohabitation et d'affaires judiciaires en politique | INA PolitiqueVérifier à 15:35Voir 2 autres passages
« Et il n'est pas vrai non plus, soyons clairs, que la gestion des enseignants soit faite par les responsables des établissements, parce que je n'accepterai jamais, quant à moi, qu'on remplace un arbitraire lointain par un arbitraire proche. »
INA Politique · 1993 : François Bayrou parle de cohabitation et d'affaires judiciaires en politique | INA PolitiqueVérifier à 30:20
« Pardonnez-moi de vous dire, ça va prendre une minute, mais il faut faire le raisonnement complet. Il y a en France 25 millions de personnes qui cherchent du travail, qui veulent travailler. 23 millions, 22 millions travaillent. Elles travaillent à peu près 1540 heures par an. Ça fait au total 34 milliards d'heures de travail en France. Alors, une idée simple, c'est en effet, faisons une division. Et au lieu de diviser par 22 millions, divisons par 25. Il y aura un peu moins de travail pour chacun à apporter. Et tout le monde sera au travail. Mais qu'est-ce qui vous garantit qu'on gardera les 34 milliards d'heures ? Rien. N'est-ce pas ? Vous avez deux aspects. Vous avez la demande intérieure et vous avez la compétitivité de la France sur le marché qui est le monde aujourd'hui. Alors, de deux choses l'une. Ou bien vous réduisez les salaires en même temps que vous réduisez le travail. Et à ce moment-là, il n'y a plus de demande intérieure ou il y a moins de demande intérieure. Vous faites monter le chômage. Ou bien, au contraire, vous laissez les mêmes salaires. Et à ce moment-là, c'est la compétitivité internationale de la France qui s'effondre. Et vous n'êtes plus concurrentiel. Votre stock d'heures de travail baisse. Voilà pourquoi je crois que c'est une fausse, mais très fausse idée. C'est encore une idée qui, me semble-t-il, est très archaïque. Oui à la flexibilité. Oui au temps partiel, autant qu'on voudra, à condition qu'il n'atteigne pas la compétitivité de la France. Mais je crois que faire baisser les horaires de travail à 4 jours, etc., c'est ou bien démagogique, ou bien très imprudent. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités16 juin 2025 au 6 sept. 2025 · 8 observations10 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« et à ça, on opposait la légitimité de la rue, de l'opinion publique parce que les sondages montraient qu'il y avait un très fort soutien au mouvement des Gilets jaunes. » Non, mais c'est vrai qu'on était un peu... C'était difficile, quelque part, d'affirmer qui était légitime ou pas. Là, ce n'est pas le cas. Là, les urnes ont parlé et à haut de tiers, les Français ont dit « Nous ne voulons plus de la politique de Macron. » Donc, le mouvement du 10 septembre, il a pour lui d'avoir la légitimité déjà de l'opinion publique, les sondages le montrent, mais aussi la légitimité des urnes à dire « Macron ne peut plus conduire sa politique et il doit partir. » Donc, ça, pour moi, c'est un élément extrêmement important qui doit être martelé parce qu'on ne nous rejoue pas la légitimité institutionnelle contre celle de la rue. Et puis ensuite, ce mouvement, pour moi, pour le rapprocher encore, je crois, des Gilets jaunes, c'est qu'en fait, il vient d'un même sentiment, le sentiment qu'on a des élites qui gouvernent sans le peuple, plutôt même contre le peuple, qui le méprisent. Avec Macron, on y a ajouté l'outrance, l'injure et l'ignominie. Mais je veux dire, ce constat-là, il ne date pas d'hier. En fait, la sortie démocratique officielle, elle a eu lieu en 2008 quand le Parlement français a adopté le traité de Lisbonne qui niait le résultat du référendum de 2005 sur les traités constitutionnels européens. Et à partir de là, on est sorti de la démocratie. On est dans un autre régime parce qu'on a des élites qui ont dit on gouverne sans le peuple. La constitution, elle dit bien que la souveraineté, elle appartient à ses représentants, enfin, elle appartient au peuple qu'il exerce par la voix de ses représentants. Mais la souveraineté, »
Le Média — Podcasts · Le retour des gilets jaunes ? 10 septembre : pourquoi Macron et Bayrou devraient avoir peur | François BouloVérifier à 25:36Voir 2 autres passages
« Le conclave a conclu à une réflexion sur la pénibilité. Le conclave a conclu à une amélioration de la situation des femmes devant la retraite. Parce que des femmes qui ont attraversé les maternités, vous savez bien que du point de vue de la carrière professionnelle, ça présente un certain nombre de difficultés. Et le conclave que j'avais lancé est arrivé à un accord ou à... Un presque-accord. On va dire un presque-accord. Disons que ce presque-accord est pour moi un accord, en tout cas, une incitation à traduire cet accord dans la loi. que sur la pénibilité, que sur la situation des femmes devant la retraite, oui, nous pouvons avancer. Et il y a bien d'autres sujets, notamment sur le travail, sur lesquels nous pouvons avancer. Il demande de diviser par deux l'effort. Et le Parti socialiste le sait bien. »
RMC — Face à Face · Face à Face : François Bayrou - 03/09Vérifier à 22:01
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
« Voilà, en effet. On sait très bien que l'État-providence français est à court de moyens, donc qu'il faut faire avec la rareté. Et ça se sentait. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · « François Bayrou, pragmatique, affiche des ambitions modestes » selon le politologue Pascal PerrineauVérifier à 2:34
C dans l'air · Sécurité, narcotrafic… Darmanin face aux urgences - C dans l’air - 28.12.2024Vérifier à 24:02
« Exactement. Et c'est des domaines partagés, parce que ça va aussi bien, il faut... C'est des dossiers qui sont partagés aussi bien par le ministère de la Justice que par le ministère de l'Intérieur. Donc, on va voir comment est-ce qu'ils vont réussir à cohabiter ensemble. »
C dans l'air · Sécurité, narcotrafic… Darmanin face aux urgences - C dans l’air - 28.12.2024Vérifier à 17:03
« Non, mais c'est un échec par rapport à quelqu'un qui, depuis 40 ans qu'il est en politique, voulait justement saisir l'opportunité d'avoir un poste important pour réaliser ce qu'il espérait, c'est-à-dire la réconciliation des Français, la gauche et la droite. Donc ça commence mal par rapport à son ambition, qui est l'ambition d'une vie. Et la deuxième chose qui me frappe, c'est que nous sommes le 24 décembre. Vous vous souvenez du 10 décembre ? Vous vous souvenez de la rencontre à l'Elysée autour du président de la République et qui avait dit qu'on ne devra plus dépendre du Rassemblement national ? En tout cas, c'est ce qu'avait rapporté Marine Tondelier, la responsable des écologistes. Elle n'a pas été démentie par la présidence de la République. Et voilà qu'on apprend que Xavier Bartrand n'a pas pu obtenir le poste qu'il souhaitait parce que le Rassemblement national a mis son veto. C'est donc un échec, là encore, pour le président de la République. »
C dans l'air · Bayrou : des poids lourds… et des points faibles ? - C dans l’air - 24.12.2024Vérifier à 5:06
C dans l'air · Bayrou : des poids lourds… et des points faibles ? - C dans l’air - 24.12.2024Vérifier à 4:11
C dans l'air · Bayrou : des poids lourds… et des points faibles ? - C dans l’air - 24.12.2024Vérifier à 4:11
« Non, mais c'est un échec par rapport à quelqu'un qui, depuis 40 ans qu'il est en politique, voulait justement saisir l'opportunité d'avoir un poste important pour réaliser ce qu'il espérait, c'est-à-dire la réconciliation des Français, la gauche et la droite. Donc ça commence mal par rapport à son ambition, qui est l'ambition d'une vie. Et la deuxième chose qui me frappe, c'est que nous sommes le 24 décembre. Vous vous souvenez du 10 décembre ? Vous vous souvenez de la rencontre à l'Elysée autour du président de la République et qui avait dit qu'on ne devra plus dépendre du Rassemblement national ? En tout cas, c'est ce qu'avait rapporté Marine Tondelier, la responsable des écologistes. Elle n'a pas été démentie par la présidence de la République. Et voilà qu'on apprend que Xavier Bartrand n'a pas pu obtenir le poste qu'il souhaitait parce que le Rassemblement national a mis son veto. C'est donc un échec, là encore, pour le président de la République. »
C dans l'air · Bayrou : des poids lourds… et des points faibles ? - C dans l’air - 24.12.2024Vérifier à 5:06
« savoir ce que c'est cette somme qui paraît, c'est très simple. »
RFI · François Bayrou : « La voix de la France sera entendue à la mesure du redressement du pays »Vérifier à 3:42
RFI — Le grand invité international · François Bayrou: «La voix de la France sera entendue à la mesure du redressement du pays»Vérifier à 9:02
« Non, elle n'a jamais remboursé un euro de cette dette. Et donc le montant de la dette n'a cessé de croître. Mais aujourd'hui, la question principale et angoissante, c'est les intérêts de la dette. Parce que vous ne pouvez pas rembourser le capital, mais les intérêts, vous êtes bien obligé de les payer à vos créanciers. Et nos créanciers, pour les deux tiers, sont étrangers. En tout cas, plus de la moitié sont étrangers. Ce qui veut dire que le montant des intérêts, qui monte comme une marée inexorable, le montant de ces intérêts-là, il était à 30 milliards il y a quelques années. Cette année, il sera, écoutez bien, 80 milliards. L'année prochaine à plus de 90 et en 2030 à 120. Or, pour savoir ce que c'est cette somme qui paraît, c'est très simple. Il suffit d'additionner l'impôt sur le revenu que vous payez, que chacun d'entre nous paie, que vos voisins, cousins, amis paient. La totalité de l'impôt sur le revenu payé par la totalité des Français, ça fait 90 milliards. Ça veut dire que l'année prochaine, la totalité de l'impôt sur le revenu payé par la totalité des Français ne suffira pas à couvrir les intérêts de la dette. Et qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que toute notre capacité de création... D'investissement. Tout ça est pompé pour aller alimenter les comptes de nos créanciers. Et ceci est naturellement inexorable. Et c'est le rendez-vous que notre pays a avec sa propre désinvolture. Légèreté. Oui, en tout cas, pendant l'axime d'avoir refusé de voir les choses. »
RFI — Le grand invité international · François Bayrou: «La voix de la France sera entendue à la mesure du redressement du pays»Vérifier à 2:55
« Non seulement elle m'a fait réfléchir, mais elle m'a fait agir. Elle m'a fait agir il y a 30 ans, quand j'étais ministre de l'éducation, puisque j'ai pu apporter la preuve, c'était difficile à trouver, que j'avais exigé une inspection pour que tout soit clair dans cette affaire. C'est une manipulation par un parti politique, par LFI pour simplifier, et par les oppositions. Et j'ai pu faire la preuve devant la commission d'enquête. La commission d'enquête, vous ne pouvez pas vous défendre. Vous n'avez pas d'avocat. »
France Inter · François Bayrou sur l’affaire BétharramVérifier à 0:48
« Le juge Boisette a écrit qu'il était coupable, mais que pour l'administration de la justice, comme la plainte avait été retirée, on ne pouvait pas le condamner. »
INA Politique · 1993 : François Bayrou parle de cohabitation et d'affaires judiciaires en politique | INA PolitiqueVérifier à 34:59
INA Politique · 1993 : François Bayrou parle de cohabitation et d'affaires judiciaires en politique | INA PolitiqueVérifier à 2:57
INA Politique · 1993 : François Bayrou parle de cohabitation et d'affaires judiciaires en politique | INA PolitiqueVérifier à 25:16
« Lorsque vous demandez des efforts aux Français, il n'est pas possible que le sentiment que les Français éprouvent, c'est que eux doivent faire des efforts, et les étrangers, puisque aide médicale d'État, c'est destiné aux étrangers, c'est pas possible que tout le monde n'y soit pas associé. Par exemple, il y avait dans la liste des soins de la balnéothérapie. C'est pas normal, c'est pas raisonnable que le pays, avec libéralité et sûrement générosité, ne prennent pas soin de l'équilibre que les Français ressentent, que les Français qui se sentent eux-mêmes appelés à un effort, disent mais c'est pas possible que d'autres, qui sont les étrangers que nous accueillons et que nous aidons, pas possible qu'ils ne soient pas associés à cet effort. »
RMC — Face à Face · Face à Face : François Bayrou - 03/09Vérifier à 17:01