Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
6 août 2012 au 10 sept. 2026
Questions
1079
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 1079 questions évaluables
Réponse directe
352
Réponse partielle
216
Réponse à côté
491
Refus explicite
20
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 26 à 50 sur 1079
Question 26Hélène Perlant raconte le Déni après les violences subies à Bétharram
Et merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation. Vous avez été le témoin et la cible de violence à Bétarame il y a plus de 30 ans. Vous avez brisé le silence. Peut-être pour commencer, qu'avez-vous vécu à Notre-Dame de Bétarame ?
Réponse à côté
Non, en fait, si je repars sur des faits, vous allez manquer mon témoignage. Parce que les faits, c'est ce que j'essaye de montrer dans ce livre. Les faits n'ont qu'une importance. Ce qui est hyper intéressant, ce qui permet d'en sortir, c'est de comprendre les circonstances, c'est de comprendre ce qui se passe dans l'esprit des gens, c'est de comprendre à quel moment ils arrivent, à quel âge, quel rapport au langage ils viennent interrompre.
« Non, en fait, si je repars sur des faits, vous allez manquer mon témoignage. Parce que les faits, c'est ce que j'essaye de montrer dans ce livre. Les faits n'ont qu'une importance. Ce qui est hyper intéressant, ce qui permet d'en sortir, c'est de comprendre les circonstances, c'est de comprendre ce qui se passe dans l'esprit des gens, c'est de comprendre à quel moment ils arrivent, à quel âge, quel rapport au langage ils viennent interrompre. »
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Limites et incertitudes16 juin 2025 au 10 sept. 2026 · 26 observations28 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Évidemment, »
RMC — Face à Face · Face à Face : François Bayrou - 10/09Vérifier à 2:33
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
1 oct. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
RCF — L'Invité de la Matinale · Hélène Perlant raconte le Déni après les violences subies à Bétharram
Question 27Hélène Perlant raconte le Déni après les violences subies à Bétharram
Hélène Perlant, vous pensez donc qu'il y a une particularité au fait d'appeler le père-père, d'appeler un frère-frère, et donc ça peut générer une systémique d'abus pour vous ?
Réponse à côté
Ce n'est pas la cause, je suis en train de vous dire. Si on part dans l'aventure de la réflexion, de ce que c'est que dire et désigner ces violences, il faut partir ensemble dans l'aventure de se demander ce qui se passe quand on est persuadé, quand on est victime, qu'on a été un choisi. Et que c'est imprimé au fond de soi. Moi, c'était parce que j'étais fille d'eux. De chaque victime, chaque victime est persuadée d'avoir été choisie, élue. Qu'est-ce que c'est que cette fichue illusion d'avoir été élue, alors que quand on démonte les scènes, évidemment, on peut dire à toutes les victimes, non seulement vous n'avez pas été choisi, mais en fait, ce qui vous est arrivé ne vous concerne même pa…
« Ce n'est pas la cause, je suis en train de vous dire. Si on part dans l'aventure de la réflexion, de ce que c'est que dire et désigner ces violences, il faut partir ensemble dans l'aventure de se demander ce qui se passe quand on est persuadé, quand on est victime, qu'on a été un choisi. Et que c'est imprimé au fond de soi. Moi, c'était parce que j'étais fille d'eux. De chaque victime, chaque victime est persuadée d'avoir été choisie, élue. Qu'est-ce que c'est que cette fichue illusion d'avoir été élue, alors que quand on démonte les scènes, évidemment, on peut dire à toutes les victimes, non seulement vous n'avez pas été choisi, mais en fait, ce qui vous est arrivé ne vous concerne même pas. L'agresseur a quelque chose avec lui-même. Mais pourquoi chacun est enfermé dans son silence parce qu'il croit avoir été choisi ? Et pourquoi quelqu'un est enfermé dans son silence ? Parce qu'au fond, si on retourne ce motif de l'élection, »
RCF — L'Invité de la Matinale · Hélène Perlant raconte le Déni après les violences subies à BétharramVérifier à 5:37Voir 1 autre passage
« on est forcément donc coupable. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Hélène Perlant raconte le Déni après les violences subies à BétharramVérifier à 6:32
Question 28Hélène Perlant raconte le Déni après les violences subies à Bétharram
Tout le monde, c'est victime comme personnes qui n'ont pas été victimes, c'est ça ?
Réponse directe
J'ai dit tout le monde. J'ai dit on y est tous. J'ai osé traverser ce livre avec une phrase que je laisse décanter dans le temps. Je vous le dis, dans les yeux, on y est tous. Voilà. En prenant une phrase que je laisse ouverte et puis laisser lui le temps de faire son travail, cette phrase, on y est tous. Donc pour moi, je parle à partir de Bétharame, à partir d'une expérience qui est générationnelle, mais aussi qui est adressée à la génération suivante. L'idée que la génération suivante est forcément aussi une génération qui va devoir inventer ce qu'elle peut faire pour se libérer de ce qu'elle a rencontré. C'est le propre de chaque génération. Et donc j'ai alterné, j'ai fait des contrepoi…
« J'ai dit tout le monde. J'ai dit on y est tous. J'ai osé traverser ce livre avec une phrase que je laisse décanter dans le temps. Je vous le dis, dans les yeux, on y est tous. Voilà. En prenant une phrase que je laisse ouverte et puis laisser lui le temps de faire son travail, cette phrase, on y est tous. Donc pour moi, je parle à partir de Bétharame, à partir d'une expérience qui est générationnelle, mais aussi qui est adressée à la génération suivante. L'idée que la génération suivante est forcément aussi une génération qui va devoir inventer ce qu'elle peut faire pour se libérer de ce qu'elle a rencontré. C'est le propre de chaque génération. Et donc j'ai alterné, j'ai fait des contrepoints, des expériences très, très, très personnelles, de ce qui se passe dans le psychisme individuel et des scènes et des analyses de tableaux et des réflexions collectives. Voilà, je suis partie comme ça pour essayer de faire comprendre d'autres choses. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Hélène Perlant raconte le Déni après les violences subies à BétharramVérifier à 2:02
Question 29Hélène Perlant raconte le Déni après les violences subies à Bétharram
C'est-à-dire que selon vous, les religieux de la congrégation Notre-Dame de Bétarame qui ont abusé, qui ont violenté des enfants, ils l'ont fait conscient qu'ils le faisaient devant la figure de la Vierge Marie ?
Réponse directe
Plus que ça. Plus que ça. Ce que je montre, c'est qu'en fait, tout est fétichisé dans ce genre d'espace. Les espaces marqués par le viol et la perversion sont des espaces où tout est fétichisé, où le langage est fétichisé, où les symboles sont fétichisés et servent à des scènes. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ce qui m'a frappée, il faudrait qu'on rentre, vous allez me donner beaucoup plus de 20 minutes, mais j'adorerais qu'on m'interroge sur ça. On en a 10. Ça signifie qu'en fait, tout ce qui est destiné à être des choses porteuses de vie sont transformés en instruments de mort, en instruments utilitaires, servant à faire fonctionner ce que j'ai appelé des scènes, c'est-à-dire des scénarios.…
« Et ce que j'ai montré dans ce livre, je crois, ce qui est très intéressant pour moi, vraiment, qui doit pouvoir changer complètement la façon d'envisager ces violences sexuelles dans l'Église, c'est que le déni, c'est-à-dire la figure, la figure probablement d'une mère qui n'a pas vue, non pas seulement qui n'a pas vue, mais qui a été instrumentée dans le cadre d'une agression, elle est remise au centre du scénario de l'agresseur. C'est-à-dire l'agresseur agresse sous des statues de la Vierge. Bon sang de bonsoir, quand même, c'est un truc assez extraordinaire, ça. Il vient sous une statue de la Vierge qui ne voit pas, »
RCF — L'Invité de la Matinale · Hélène Perlant raconte le Déni après les violences subies à BétharramVérifier à 10:37Voir 1 autre passage
« défigurer et bousiller des enfants en rejouant ce principe de la mère qui ne voit pas. Et ça, là, les agresseurs disent quelque chose. Il faut écouter ce qu'ils disent. Ça dit quelque chose. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Hélène Perlant raconte le Déni après les violences subies à BétharramVérifier à 11:14
Question 30Hélène Perlant raconte le Déni après les violences subies à Bétharram
Mais Hélène Perlant, quand vous parlez, quand vous évoquez avec d'autres victimes ce qu'elles ont vécu, leurs témoignages, qu'est-ce qui vous frappe justement sur leur langage ?
Réponse directe
Alors voilà, par exemple, je vais répondre à votre question avec d'autres phrases. C'est-à-dire, en fait, qu'est-ce qui est silence ? C'est justement ce que, pour pouvoir le dire, il va falloir inventer le langage et l'aventure intellectuelle collectif pour le dire. Par exemple, je vais partir avec une phrase qui m'a vraiment parlé il y a deux mois, puisque ce bétarame, c'est le mot du commencement de ce dévoilement de violences systémiques. Mais ça continue. Il y a les anciens élèves des écoles lassaliennes qui partent. Et en particulier, il y a le témoignage de quelqu'un d'extraordinaire qui s'appelle Olivier Loubet. Et qui a raconté ce qu'il a vécu. Alors, il raconte, il commence à racon…
« Alors voilà, par exemple, je vais répondre à votre question avec d'autres phrases. C'est-à-dire, en fait, qu'est-ce qui est silence ? C'est justement ce que, pour pouvoir le dire, il va falloir inventer le langage et l'aventure intellectuelle collectif pour le dire. Par exemple, je vais partir avec une phrase qui m'a vraiment parlé il y a deux mois, puisque ce bétarame, c'est le mot du commencement de ce dévoilement de violences systémiques. Mais ça continue. Il y a les anciens élèves des écoles lassaliennes qui partent. Et en particulier, il y a le témoignage de quelqu'un d'extraordinaire qui s'appelle Olivier Loubet. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Hélène Perlant raconte le Déni après les violences subies à BétharramVérifier à 3:09Voir 1 autre passage
« Et là, le frère Paul ferme la porte et lui inflige un viol. Qu'est-ce que c'est, dans le langage, d'être agressé au moment où l'école a fait surgir en vous le désir d'excellence ? L'hypothèse que vous avez été choisi parce que vous êtes le meilleur ? »
RCF — L'Invité de la Matinale · Hélène Perlant raconte le Déni après les violences subies à BétharramVérifier à 4:29
Question 31Hélène Perlant raconte le Déni après les violences subies à Bétharram
Mais pour illustrer un livre qui parle de violence sexuelle ?
Réponse à côté
Oui. Alors, effectivement, le déni et la perversion vont toujours ensemble. et le premier livre qui vous dit, je crois que je suis la première à le montrer, qu'il ne peut pas y avoir de perversion sans déni. Le déni, ce que je montre, c'est que c'est une solution de survie.
« Oui. Alors, effectivement, le déni et la perversion vont toujours ensemble. et le premier livre qui vous dit, je crois que je suis la première à le montrer, qu'il ne peut pas y avoir de perversion sans déni. Le déni, ce que je montre, c'est que c'est une solution de survie. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Hélène Perlant raconte le Déni après les violences subies à BétharramVérifier à 8:18
Question 32Hélène Perlant raconte le Déni après les violences subies à Bétharram
Et c'est ce moment-là que choisit l'agresseur ?
Réponse directe
Et c'est ce moment-là. Alors, l'agresseur fait à la fois surgir l'idée de la rivalité et de l'excellence, et il vient là arrêter un processus d'épanouissement. Et ça, c'est avec vous, et je suis très très contente de le lancer ici à Radio Notre-Dame, parce que l'aventure de le dire et d'y réfléchir, elle est collective, elle est ensemble. Qu'est-ce que c'est ? Il va falloir le faire ensemble. Non, plus que ça. Qu'est-ce que c'est de réfléchir ensemble ? Qu'est-ce que c'est que d'être agressé par quelqu'un qu'on vous force à appeler mon frère ? Frère. Ce n'est pas la même chose que d'être agressé par le voisin.
« Et c'est ce moment-là. Alors, l'agresseur fait à la fois surgir l'idée de la rivalité et de l'excellence, et il vient là arrêter un processus d'épanouissement. Et ça, c'est avec vous, et je suis très très contente de le lancer ici à Radio Notre-Dame, parce que l'aventure de le dire et d'y réfléchir, elle est collective, elle est ensemble. Qu'est-ce que c'est ? Il va falloir le faire ensemble. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Hélène Perlant raconte le Déni après les violences subies à BétharramVérifier à 4:51
Question 33Hélène Perlant raconte le Déni après les violences subies à Bétharram
De la part des victimes ?
Réponse à côté
De la part des victimes. Et que donc, on est enfermé dans des solutions de survie qui empêchent de vivre et qui font proliférer la perversion. Allez faire avec ça. C'est-à-dire que je fais un grand geste. J'aborde avec cette vierge à l'enfant une figure qui est complètement polysémique, qui a plein de sens, qui est à la fois poétique et réelle. Quel sens y mettez-vous ? Eh bien, c'est à la fois, évidemment, une figure de mère, très importante, dans un livre qui montre, à partir de toutes les phrases que j'ai écoutées et des miennes et de celles qu'on m'a renvoyées à moi en tant que mère, qui montre qu'en fait, dans la violence, il n'y a qu'un seul recours, étonnamment, c'est cette mère. et…
« De la part des victimes. Et que donc, on est enfermé dans des solutions de survie qui empêchent de vivre et qui font proliférer la perversion. Allez faire avec ça. C'est-à-dire que je fais un grand geste. J'aborde avec cette vierge à l'enfant une figure qui est complètement polysémique, qui a plein de sens, qui est à la fois poétique et réelle. Quel sens y mettez-vous ? Eh bien, c'est à la fois, évidemment, une figure de mère, très importante, dans un livre qui montre, à partir de toutes les phrases que j'ai écoutées et des miennes et de celles qu'on m'a renvoyées à moi en tant que mère, qui montre qu'en fait, dans la violence, il n'y a qu'un seul recours, étonnamment, c'est cette mère. et effectivement, les agresseurs font en sorte que ce soit précisément la mère qui vienne faire défaut. Tout est fait pour mettre en échec la mère. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Hélène Perlant raconte le Déni après les violences subies à BétharramVérifier à 8:35
Question 34Hélène Perlant raconte le Déni après les violences subies à Bétharram
Et peut-être, justement, c'est la question du langage et donc du silence. Ce qu'on observe dans les personnes victimes, c'est qu'elles mettent des décennies à rompre le silence. Vous, qu'est-ce qui a fait que vous avez rompu le silence ?
Réponse partielle
Je n'ai pas rompu le silence. J'ai raconté dans le livre. J'ai essayé dans ce livre de faire quelque chose de très, très ouvert, qui alterne en contrepoint des exemples très personnels de ce que vit un individu. J'ai pris moi parce que je suis partie avec moi, moi comme ce que j'ai vécu, mais avec des phrases qui sont des phrases dans lesquelles tout le monde se reconnaît pour essayer de faire faire...
« Je n'ai pas rompu le silence. J'ai raconté dans le livre. J'ai essayé dans ce livre de faire quelque chose de très, très ouvert, qui alterne en contrepoint des exemples très personnels de ce que vit un individu. J'ai pris moi parce que je suis partie avec moi, moi comme ce que j'ai vécu, mais avec des phrases qui sont des phrases dans lesquelles tout le monde se reconnaît pour essayer de faire faire... »
RCF — L'Invité de la Matinale · Hélène Perlant raconte le Déni après les violences subies à BétharramVérifier à 1:35
Question 35Hélène Perlant raconte le Déni après les violences subies à Bétharram
Hélène Perlan, vous avez donc écrit « Le déni » chez Michel Laffont, justement pour expliquer vos réflexions, expliquer aussi le caractère systémique de ces abus. Je voudrais qu'on s'arrête un instant sur la une que vous avez choisie, sur la première de couverture, plutôt de ce livre. Vous avez choisi une vierge à l'enfant. Pour témoigner de ce que vous avez vécu à Notre-Dame de Bétarame, vous avez choisi une statue de Notre-Dame de Bétarame. Qu'est-ce que cette vierge à l'enfant vient dire du déni ?
Réponse partielle
D'abord, j'adore les statues, j'adore les vierges à l'enfant. C'est vraiment une figure extraordinaire.
« D'abord, j'adore les statues, j'adore les vierges à l'enfant. C'est vraiment une figure extraordinaire. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Hélène Perlant raconte le Déni après les violences subies à BétharramVérifier à 8:09
Question 36Hélène Perlant raconte le Déni après les violences subies à Bétharram
Hélène Perlant ?
Réponse à côté
C'est-à-dire, je ne suis ni avec ça. Mais si vous comprenez en fait, comment, si vous comprenez comment en fait un effondrement, un moment où on se retrouve comme j'ai pu le vivre dans ma vie privée, en disant « Ah ! » J'ai tout raté. C'est catastrophique. Je me suis complètement fracassée. Non seulement je me suis sacrifiée pour rien sans m'en rendre compte, mais en plus j'ai sacrifié les enfants. C'est l'horreur total. Ce moment-là, c'est le passage, c'est le moment du passage, du renversement. Et c'est le moment où en fait, tout le monde est déjà libéré. petit parcours poétique qui est ce déni, très très ouvert, impossible de dénoncer, c'est fini de dénoncer. Pourquoi ? Parce que le déni…
« C'est-à-dire, je ne suis ni avec ça. Mais si vous comprenez en fait, »
RCF — L'Invité de la Matinale · Hélène Perlant raconte le Déni après les violences subies à BétharramVérifier à 12:16Voir 2 autres passages
« comment, si vous comprenez comment en fait un effondrement, un moment où on se retrouve comme j'ai pu le vivre dans ma vie privée, en disant « Ah ! » J'ai tout raté. C'est catastrophique. Je me suis complètement fracassée. Non seulement je me suis sacrifiée pour rien sans m'en rendre compte, mais en plus j'ai sacrifié les enfants. C'est l'horreur total. Ce moment-là, c'est le passage, c'est le moment du passage, du renversement. Et c'est le moment où en fait, tout le monde est déjà libéré. petit parcours poétique qui est ce déni, très très ouvert, »
RCF — L'Invité de la Matinale · Hélène Perlant raconte le Déni après les violences subies à BétharramVérifier à 12:22
« impossible de dénoncer, c'est fini de dénoncer. Pourquoi ? Parce que le déni se renforce quand on le dénonce. »
Question 371993 : François Bayrou parle de cohabitation et d'affaires judiciaires en politique | INA Politique
Vous avez joué aussi ?
Réponse à côté
Tout ça, c'est l'enfance, oui, un peu, à la fac. Et puis, donc, bon, mais quand on n'est pas fait pour ça ou pas assez fait pour ça, qu'est-ce qu'il reste ? On peut rêver d'être médecin, d'être explorateur ? Sûrement, mais je ne pouvais pas rêver d'être banquier parce que la banque, je croyais que c'était le crédit agricole du chef-lieu. Le crédit agricole de Naï et donc, ce n'était pas... Ce n'est pas un rêve exaltant. Si, c'était sûrement très intéressant, en tout cas pour ceux qui y travaillent, mais pour moi, ce n'était pas ça. Non, comment dire ? Dans le monde où je suis né, il y avait des gens très bien. Et très tôt, j'ai eu le sentiment que ces gens très bien, personne ne les écoutai…
« Tout ça, c'est l'enfance, oui, un peu, à la fac. Et puis, donc, bon, mais quand on n'est pas fait pour ça ou pas assez fait pour ça, qu'est-ce qu'il reste ? On peut rêver d'être médecin, d'être explorateur ? Sûrement, mais je ne pouvais pas rêver d'être banquier parce que la banque, je croyais que c'était le crédit agricole du chef-lieu. Le crédit agricole de Naï et donc, ce n'était pas... Ce n'est pas un rêve exaltant. Si, c'était sûrement très intéressant, en tout cas pour ceux qui y travaillent, mais pour moi, ce n'était pas ça. Non, comment dire ? Dans le monde où je suis né, il y avait des gens très bien. Et très tôt, j'ai eu le sentiment que ces gens très bien, personne ne les écoutait. Les paysans, les ouvriers, les employés, les commerçants ou les artisans, qui les écoutent ? Et les provinciaux, qui les écoutent ? On écoute les quelques hectares qui sont sur les rives de la Seine. Mais les béarnais, les basques, les bretons, les alsaciens, qui les écoutent ? »
INA Politique · 1993 : François Bayrou parle de cohabitation et d'affaires judiciaires en politique | INA PolitiqueVérifier à 2:57Voir 1 autre passage
« On n'écoute pas la France. Et moi, très tôt, j'ai eu conscience de ça. Sans doute parce qu'il y avait une très grande distance entre les miens et l'importance sociale qu'ils avaient. Et j'ai voulu être ça, défenseur de ceux qu'on n'écoute pas. Bon, je crois que... Je ne regrette pas d'avoir fait ça, en tout cas. »
INA Politique · 1993 : François Bayrou parle de cohabitation et d'affaires judiciaires en politique | INA PolitiqueVérifier à 4:03
Question 381993 : François Bayrou parle de cohabitation et d'affaires judiciaires en politique | INA Politique
– Alors dans cette interview, François Mitterrand dit en gros « je laisserai le gouvernement gouverner, j'irai sans armes, sans armures, sans crainte ». Est-ce que vous y croyez ou est-ce que le modus vivendi dont parle le président de la République vous semble devoir être concrétisé dans un accord clair, public, solennel, une sorte de contrat ?
Réponse partielle
– M. Mitterrand a toujours dit ça. Il a dit exactement les mêmes mots ou à peu près l'accent était le même. avant 1986.
« – M. Mitterrand a toujours dit ça. Il a dit exactement les mêmes mots ou à peu près l'accent était le même. avant 1986. »
INA Politique · 1993 : François Bayrou parle de cohabitation et d'affaires judiciaires en politique | INA PolitiqueVérifier à 14:31
Question 391993 : François Bayrou parle de cohabitation et d'affaires judiciaires en politique | INA Politique
C'est une jolie définition du métier politique, en tout cas, à un moment où il est si décrié. On y reviendra aussi sûrement tout à l'heure. Vous aviez, quand on voit les origines familiales, vous aviez tout pour être de gauche. Et un jour, vous sonnait la porte de Jean-Luc Enneuay. Comment ça se passe ?
Réponse directe
Je n'étais pas de gauche. Je n'étais pas de gauche parce que je trouvais que les idées de gauche étaient fausses. Et je continue à le penser aujourd'hui. Ou en tout cas, qu'il y avait des aspirations qui méritent d'être gardées, conservées. Et puis que les idées, l'idéologie étaient fausses. Surtout que je vous rappelle qu'à cette époque, c'était le programme commun. Et donc une pression très forte du PC et du communisme international. Mais... Et c'est d'ailleurs une des choses qui m'ont fait le plus souffrir. Une des choses qui m'ont fait le plus souffrir, c'est que tous les gens qui m'entouraient, que j'aimais, qui avaient de la vie la même expérience que la mienne, ces gens-là me disaien…
« Je n'étais pas de gauche. Je n'étais pas de gauche parce que je trouvais que les idées de gauche étaient fausses. Et je continue à le penser aujourd'hui. Ou en tout cas, qu'il y avait des aspirations qui méritent d'être gardées, conservées. Et puis que les idées, l'idéologie étaient fausses. Surtout que je vous rappelle qu'à cette époque, c'était le programme commun. Et donc une pression très forte du PC et du communisme international. Mais... Et c'est d'ailleurs une des choses qui m'ont fait le plus souffrir. »
INA Politique · 1993 : François Bayrou parle de cohabitation et d'affaires judiciaires en politique | INA PolitiqueVérifier à 4:35Voir 1 autre passage
« Une des choses qui m'ont fait le plus souffrir, c'est que tous les gens qui m'entouraient, que j'aimais, qui avaient de la vie la même expérience que la mienne, ces gens-là me disaient, mais enfin, pourquoi n'es-tu pas à gauche ? Et au fond, le projet de ma vie, ça a été ça. Ça a été bâtir au centre et au centre droit une grande formation politique qui soit aussi généreuse, aussi ouverte, aussi attractive pour la génération qui vient que le PS l'a été pour la génération précédente. Et c'est pour ça que je suis allé dans cette famille politique-là. »
INA Politique · 1993 : François Bayrou parle de cohabitation et d'affaires judiciaires en politique | INA PolitiqueVérifier à 5:05
Question 401993 : François Bayrou parle de cohabitation et d'affaires judiciaires en politique | INA Politique
– Depuis 72 et son fameux discours de Charenton, gouvernait au centre. – Vous êtes du Béarnes. – Complètement. – Je cherchais les grands anciens du Béarnes. Évidemment, le Béarnais, c'est Henri IV. Mais les Gascogne, on peut les assimiler au Béarnais ?
Réponse directe
– Le Béarnes, c'est le cœur de Gascogne, à mon avis. Mais ce sont des débats extrêmement compliqués. – Donc vous êtes un cadet de Gascogne. – Oui, quelque chose comme ça. Je veux vous dire, c'est un peuple, on ne le sait pas, c'est un peuple très original. Les Béarnais, les Pyrénéens, les Basques, mais les Béarnais en particulier, un peuple très original. On ne sait pas, on ne dit jamais, c'est la plus ancienne démocratie du monde. Je veux dire du monde moderne. C'est la plus ancienne. En France, nous sommes en démocratie depuis… – Avant Athènes ? Non, non, il y a eu Athènes, mais du monde moderne. J'ai dit depuis que nous avons changé d'ère et que nous sommes entrés dans l'ère chrétienne.…
« – Le Béarnes, c'est le cœur de Gascogne, à mon avis. Mais ce sont des débats extrêmement compliqués. – Donc vous êtes un cadet de Gascogne. – Oui, quelque chose comme ça. »
INA Politique · 1993 : François Bayrou parle de cohabitation et d'affaires judiciaires en politique | INA PolitiqueVérifier à 9:21Voir 2 autres passages
« Je veux vous dire, c'est un peuple, on ne le sait pas, c'est un peuple très original. Les Béarnais, les Pyrénéens, les Basques, mais les Béarnais en particulier, un peuple très original. On ne sait pas, on ne dit jamais, c'est la plus ancienne démocratie du monde. Je veux dire du monde moderne. C'est la plus ancienne. En France, nous sommes en démocratie depuis… – Avant Athènes ? Non, non, il y a eu Athènes, mais du monde moderne. J'ai dit depuis que nous avons changé d'ère et que nous sommes entrés dans l'ère chrétienne. »
INA Politique · 1993 : François Bayrou parle de cohabitation et d'affaires judiciaires en politique | INA PolitiqueVérifier à 9:33
« Les Anglais, depuis 350 ou 400 ans. Nous, nous sommes en démocratie depuis 1391. Et chez nous, les roturiers et les seigneurs avaient dans cette démocratie parlementaire les mêmes droits. Et ça fait qu'il n'y a pas de seigneur. On n'enlève pas son chapeau chez nous. Et c'est très important. Henri IV avait un proverbe comme ça. Il disait, le Béarnais est pauvre, mais il ne baisse pas la tête. »
Question 411993 : François Bayrou parle de cohabitation et d'affaires judiciaires en politique | INA Politique
comment vous vivez cette déferlante d'affaires aujourd'hui en France ?
Réponse directe
Je le vis très mal, comme beaucoup de responsables politiques qui savent qu'eux sont honnêtes. Je veux dire, le Conseil général des Pyrénées-Atlantiques donne quelque chose comme 600 millions de travaux chaque année. Il n'y a pas un centime, vous m'entendez bien, pas un centime qui en soit distrait pour, ni évidemment des affaires privées, ni même des affaires politiques. Donc, on peut être parfaitement honnête. Je le vis très mal, mais je dis simplement qu'il faut que nous allions plus loin et que nous imposions que tout responsable politique, qu'on découvrirait avoir fait des fautes, simplement, il s'en aille. Il faut qu'il change de métier. Il faut qu'il change de métier.
« Je le vis très mal, comme beaucoup de responsables politiques qui savent qu'eux sont honnêtes. Je veux dire, le Conseil général des Pyrénées-Atlantiques donne quelque chose comme 600 millions de travaux chaque année. Il n'y a pas un centime, vous m'entendez bien, pas un centime qui en soit distrait pour, ni évidemment des affaires privées, ni même des affaires politiques. Donc, on peut être parfaitement honnête. Je le vis très mal, mais je dis simplement qu'il faut que nous allions plus loin et que nous imposions que tout responsable politique, qu'on découvrirait avoir fait des fautes, simplement, il s'en aille. Il faut qu'il change de métier. Il faut qu'il change de métier. »
INA Politique · 1993 : François Bayrou parle de cohabitation et d'affaires judiciaires en politique | INA PolitiqueVérifier à 32:59
Question 421993 : François Bayrou parle de cohabitation et d'affaires judiciaires en politique | INA Politique
– Donc vous n'y croyez pas ?
Réponse directe
– Non, je crois que pendant toute la première période, M. Mitterrand sera gentil, qu'il fera des inaugurations et des réflexions sur la culture universelle. Et puis je pense, parce que ses sentiments sont très opposés au nôtre en politique, je pense que s'il trouve les occasions et les moyens de nous gêner, il le fera. Je trouve que ce n'est pas bon pour la France. Et ce n'est, pardonnez-moi, si je peux me permettre de le dire avec respect, pas très bon pour lui non plus.
« – Non, je crois que pendant toute la première période, M. Mitterrand sera gentil, qu'il fera des inaugurations et des réflexions sur la culture universelle. Et puis je pense, parce que ses sentiments sont très opposés au nôtre en politique, je pense que s'il trouve les occasions et les moyens de nous gêner, il le fera. Je trouve que ce n'est pas bon pour la France. Et ce n'est, pardonnez-moi, si je peux me permettre de le dire avec respect, pas très bon pour lui non plus. »
INA Politique · 1993 : François Bayrou parle de cohabitation et d'affaires judiciaires en politique | INA PolitiqueVérifier à 14:40
Question 431993 : François Bayrou parle de cohabitation et d'affaires judiciaires en politique | INA Politique
Alors, jusqu'où va la décentralisation et l'autonomie ?
Réponse directe
On donne entièrement la formation professionnelle aux régions, parce que c'est un gigantesque échec et il faut le faire tout de suite. Deuxièmement, on fait des expériences. On donne l'autonomie aux universités qui le souhaiteront et on en parle avec elles. On passe avec des établissements, des contrats. On dit aux chefs d'établissement, voilà, votre budget, il est de ceci. Et vous avez le droit de prendre dans votre établissement les initiatives que vous souhaitez, de faire monter des initiatives. Autrement dit, on joue la liberté et la responsabilité.
« On donne entièrement la formation professionnelle aux régions, parce que c'est un gigantesque échec et il faut le faire tout de suite. Deuxièmement, on fait des expériences. On donne l'autonomie aux universités qui le souhaiteront et on en parle avec elles. On passe avec des établissements, des contrats. On dit aux chefs d'établissement, voilà, votre budget, il est de ceci. Et vous avez le droit de prendre dans votre établissement les initiatives que vous souhaitez, de faire monter des initiatives. Autrement dit, on joue la liberté et la responsabilité. »
INA Politique · 1993 : François Bayrou parle de cohabitation et d'affaires judiciaires en politique | INA PolitiqueVérifier à 30:40
Question 441993 : François Bayrou parle de cohabitation et d'affaires judiciaires en politique | INA Politique
Libres, c'est-à-dire que vous lui dites quand vous n'êtes pas d'accord ?
Réponse partielle
Oui, bien entendu, on discute absolument et il écoute beaucoup. Il est même probablement, vous savez que j'ai travaillé avec beaucoup de responsables politiques, un de ceux qui écoutent le plus. Et puis il est très, ça va vous surprendre peut-être, très gai. C'est quelqu'un qui aime beaucoup rire et qui aime beaucoup la vie. Et vous riez tous les deux ? Et nous rions beaucoup tous les deux. De quoi ? De la politique, de ce qui nous arrive, des difficultés que nous rencontrons. Vous savez, c'est à la fois un métier très dur et ça n'est pas mal quelquefois d'y mettre un peu d'humanité. Et donc c'est très chaleureux, affectueux.
« Oui, bien entendu, on discute absolument et il écoute beaucoup. Il est même probablement, vous savez que j'ai travaillé avec beaucoup de responsables politiques, un de ceux qui écoutent le plus. Et puis il est très, ça va vous surprendre peut-être, très gai. C'est quelqu'un qui aime beaucoup rire et qui aime beaucoup la vie. Et vous riez tous les deux ? Et nous rions beaucoup tous les deux. De quoi ? De la politique, de ce qui nous arrive, des difficultés que nous rencontrons. Vous savez, c'est à la fois un métier très dur et ça n'est pas mal quelquefois d'y mettre un peu d'humanité. Et donc c'est très chaleureux, affectueux. »
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Question 451993 : François Bayrou parle de cohabitation et d'affaires judiciaires en politique | INA Politique
Pratiquement, restons sur ce problème-là. Ça veut dire, aujourd'hui, vous dites aux entreprises, on va baisser vos charges et on espère que ça vous permettra d'embaucher un certain nombre, de créer des emplois. Est-ce que vous croyez que des entreprises, si elles n'en ont pas besoin de ces emplois, s'il n'y a pas de demande, vont créer des emplois simplement à ce que vous baissez des charges ?
Réponse à côté
C'est une remarque extrêmement juste et c'est même la raison pour laquelle il ne faut surtout pas augmenter les impôts. N'est-ce pas ? Si vous augmentez les impôts, vous enlevez aux gens des moyens pour acheter, pour investir, pour vivre et faire tourner l'économie. Dès l'instant que vous leur enlevez ces moyens, si vous créez de l'impôt nouveau, vous créez du chômage en même temps. Et c'est la raison pour laquelle il ne faut surtout pas augmenter les impôts.
« C'est une remarque extrêmement juste et c'est même la raison pour laquelle il ne faut surtout pas augmenter les impôts. »
INA Politique · 1993 : François Bayrou parle de cohabitation et d'affaires judiciaires en politique | INA PolitiqueVérifier à 24:32Voir 1 autre passage
« N'est-ce pas ? Si vous augmentez les impôts, vous enlevez aux gens des moyens pour acheter, pour investir, pour vivre et faire tourner l'économie. Dès l'instant que vous leur enlevez ces moyens, si vous créez de l'impôt nouveau, vous créez du chômage en même temps. Et c'est la raison pour laquelle il ne faut surtout pas augmenter les impôts. »
INA Politique · 1993 : François Bayrou parle de cohabitation et d'affaires judiciaires en politique | INA PolitiqueVérifier à 24:38
Question 461993 : François Bayrou parle de cohabitation et d'affaires judiciaires en politique | INA Politique
– Bien, alors l'emploi, est-ce que sincèrement, vous pouvez dire que vous allez faire mieux quand on voit que c'est surtout un problème international ?
Réponse à côté
– Anne Sinclair, c'est ce qu'on essaie de faire croire aux Français. Toute la stratégie de communication du gouvernement et de la majorité, c'est de leur faire croire qu'on n'y peut rien, et que c'est comme ça ailleurs. Ça n'est pas vrai.
« – Anne Sinclair, c'est ce qu'on essaie de faire croire aux Français. Toute la stratégie de communication du gouvernement et de la majorité, c'est de leur faire croire qu'on n'y peut rien, et que c'est comme ça ailleurs. Ça n'est pas vrai. »
INA Politique · 1993 : François Bayrou parle de cohabitation et d'affaires judiciaires en politique | INA PolitiqueVérifier à 22:02
Question 471993 : François Bayrou parle de cohabitation et d'affaires judiciaires en politique | INA Politique
– Mais en 1978, Valéry Giscard d'Estaing avait accepté d'avance cette cohabitation, le fameux discours de Verdun sur le Doubs. En 1986, elle a eu lieu. Édouard Balladur disait que ça n'avait jamais empêché de gouverner. Et là, c'est une question pratique. Dans six semaines, il est très probable qu'elle aura de nouveaux lieux. Alors la question est, est-ce que vous refusez d'y aller ?
Réponse directe
– Honnêtement, nous aurions pu refuser si tout le monde avait été de cet avis. S'il y avait eu accord des deux grandes familles politiques et à l'intérieur des courants principaux pour dire « nous refuserons la confiance au gouvernement nommé par le président », on aurait pu faire une épreuve de force. C'est impossible parce que nous ne sommes pas tous du même avis. Les lectures constitutionnelles sont extrêmement différentes. Eh bien, c'est très simple. Moi, je pense qu'il faut absolument continuer à dire que rendre service à la France pour le président de la République, ça serait ouvrir une page nouvelle. Mais c'est de sa responsabilité. Et bien entendu, si la cohabitation a lieu, nous as…
« – Honnêtement, nous aurions pu refuser si tout le monde avait été de cet avis. S'il y avait eu accord des deux grandes familles politiques et à l'intérieur des courants principaux pour dire « nous refuserons la confiance au gouvernement nommé par le président », on aurait pu faire une épreuve de force. C'est impossible parce que nous ne sommes pas tous du même avis. Les lectures constitutionnelles sont extrêmement différentes. Eh bien, c'est très simple. Moi, je pense qu'il faut absolument continuer à dire que rendre service à la France pour le président de la République, ça serait ouvrir une page nouvelle. Mais c'est de sa responsabilité. Et bien entendu, si la cohabitation a lieu, nous assumerons les responsabilités qui sont les nôtres. on ne peut pas être le premier ou un des deux premiers partis français et puis ne pas assumer ses responsabilités. »
INA Politique · 1993 : François Bayrou parle de cohabitation et d'affaires judiciaires en politique | INA PolitiqueVérifier à 13:28
Question 481993 : François Bayrou parle de cohabitation et d'affaires judiciaires en politique | INA Politique
– Cette plateforme, elle est le fruit d'un compromis entre le RPR et l'UDF. Qu'est-ce que vous avez abandonné ?
Réponse partielle
– Oui, il y a forcément des discussions et des compromis, mais honnêtement, non. Je crois que l'essentiel de ce que l'UDF voulait y est.
« – Oui, il y a forcément des discussions et des compromis, mais honnêtement, non. Je crois que l'essentiel de ce que l'UDF voulait y est. »
INA Politique · 1993 : François Bayrou parle de cohabitation et d'affaires judiciaires en politique | INA PolitiqueVérifier à 18:07
Question 491993 : François Bayrou parle de cohabitation et d'affaires judiciaires en politique | INA Politique
Qu'est-ce que vous faites de plus, au fond, que ce qui est fait aujourd'hui ?
Réponse directe
On donne entièrement la formation professionnelle aux régions, parce que c'est un gigantesque échec et il faut le faire tout de suite. Deuxièmement, on fait des expériences. On donne l'autonomie aux universités qui le souhaiteront et on en parle avec elles. On passe avec des établissements, des contrats. On dit aux chefs d'établissement, voilà, votre budget, il est de ceci. Et vous avez le droit de prendre dans votre établissement les initiatives que vous souhaitez, de faire monter des initiatives. Autrement dit, on joue la liberté et la responsabilité.
« On donne entièrement la formation professionnelle aux régions, parce que c'est un gigantesque échec et il faut le faire tout de suite. Deuxièmement, on fait des expériences. On donne l'autonomie aux universités qui le souhaiteront et on en parle avec elles. On passe avec des établissements, des contrats. On dit aux chefs d'établissement, voilà, votre budget, il est de ceci. Et vous avez le droit de prendre dans votre établissement les initiatives que vous souhaitez, de faire monter des initiatives. Autrement dit, on joue la liberté et la responsabilité. »
INA Politique · 1993 : François Bayrou parle de cohabitation et d'affaires judiciaires en politique | INA PolitiqueVérifier à 30:40
Question 501993 : François Bayrou parle de cohabitation et d'affaires judiciaires en politique | INA Politique
– Sur la cohabitation d'abord, et le sujet est à l'ordre du jour, puisque Jacques Barraud, aujourd'hui à l'heure de vérité, a dit qu'après tout le mieux, ce serait qu'il y ait des présidentielles anticipées. Lionel Jospin au forum RMC, L'Express a dit, lui, qu'il espérait que dans l'avenir, le système institutionnel français évoluerait pour ne plus se trouver devant ce choix. Sur la cohabitation, vous-même et l'UDF, mais vous-même aussi, avez changé d'avis plusieurs fois. – Jamais. – Alors, il y a un mois, RTL, vous disiez, « Je suis hostile à ce que la droite refasse une deuxième bêtise en retournant dans le piège d'une cohabitation avec un chef de l'État en embuscade. Est-ce que vous êtes donc toujours hostile à cette cohabitation ?
Réponse directe
– Je suis toujours hostile à cette idée, non pas pour des raisons de principe, non pas parce que ma vision des institutions, mais parce que tout simplement, j'ai la certitude, il me semble, que c'est mauvais pour la France. Et en fait, c'est la seule manière dont nous devrions nous interroger sur ce sujet. Est-ce que c'est bon ou est-ce que c'est mauvais pour la France ? – Si nous nous interrogeons de cette manière-là, nous-mêmes, et M. Mitterrand, à qui la réponse appartient, c'est lui qui est président de la République, probablement la réponse de bonne foi serait celle-ci, bien au bout de 12 ans de présence à l'Élysée, à la tête de l'État, désavouée par les Français, rejetée par les trois…
« – Je suis toujours hostile à cette idée, non pas pour des raisons de principe, non pas parce que ma vision des institutions, mais parce que tout simplement, j'ai la certitude, il me semble, que c'est mauvais pour la France. »
INA Politique · 1993 : François Bayrou parle de cohabitation et d'affaires judiciaires en politique | INA PolitiqueVérifier à 11:14Voir 1 autre passage
« – Mon analyse sur la cohabitation n'a jamais changé depuis 1986. Ce n'est pas une bonne chose pour nous, mais c'est peu important. C'est une mauvaise chose pour la France, parce que c'est au moment où il faudrait que tout le monde tire dans le même sens à la tête de l'État les deux pouvoirs qui ne peuvent pas travailler l'un sans l'autre. Impossible. On a besoin du contre-saint des deux pour 95% des actes du gouvernement. Les deux pouvoirs doivent tirer dans le même sens. Ça, c'est rendre service à la France. Et après tout, en 1969, le général de Gaulle, alors qu'il lui manquait 2% des voix seulement, est parti. A-t-il rendu service à la France ? Ma réponse est oui. Il s'est grandi et il a grandi les institutions françaises. »
INA Politique · 1993 : François Bayrou parle de cohabitation et d'affaires judiciaires en politique | INA PolitiqueVérifier à 12:25
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« on n »
RMC — Face à Face · Face à Face : François Bayrou - 10/09Vérifier à 2:34
« jamais été aussi mauvais, c »
RMC — Face à Face · Face à Face : François Bayrou - 10/09Vérifier à 2:35
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées16 juin 2025 au 10 sept. 2026 · 66 observations84 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« inclure également, notamment un Raphaël Glucksmann, par exemple. »
RMC — Face à Face · Face à Face : François Bayrou - 10/09Vérifier à 10:38Voir 2 autres passages
« Mais ça veut dire, François Bayrou, on l'a bien compris, vous refusez cet appel d'Edouard »
RMC — Face à Face · Face à Face : François Bayrou - 10/09Vérifier à 10:51
« François Bayrou, en 2017, votre soutien à Emmanuel Macron avait été décisif pour son élection. Vous prendrez position cette fois-ci »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités16 juin 2025 au 10 sept. 2026 · 39 observations46 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« en ce moment même en train de décrire ce qu'il espère être un projet de budget. Ça semble complexe. On a d'un côté Sébastien Lecornu qui hier a écrit au patron pour les rassurer en leur disant qu'il n'y aurait pas, qu'il y aurait même une baisse de la surtaxe exceptionnelle sur les bénéfices des entreprises. Ça rapporte normalement 8 milliards d'euros cette année. Ça ne sera pas reconduit dans les mêmes proportions l'an prochain. Il dit qu »
RMC — Face à Face · Face à Face : François Bayrou - 10/09Vérifier à 14:49Voir 2 autres passages
« en ce moment même en train de décrire ce qu'il espère être un projet de budget. Ça semble complexe. On a d'un côté Sébastien Lecornu qui hier a écrit au patron pour les rassurer en leur disant qu'il n'y aurait pas, qu'il y aurait même une baisse de la surtaxe exceptionnelle sur les bénéfices des entreprises. Ça rapporte normalement 8 milliards d'euros cette année. Ça ne sera pas reconduit dans les mêmes proportions l'an prochain. Il dit qu »
RMC — Face à Face · Face à Face : François Bayrou - 10/09Vérifier à 14:49
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Mécanismes explicités16 juin 2025 au 16 juil. 2026 · 51 observations56 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« vous connaissez ce mécanisme qui est un mécanisme terrible, parce que c'est un étranglement. Alors il suffit de donner les chiffres. »
RFI · François Bayrou : « La voix de la France sera entendue à la mesure du redressement du pays »Vérifier à 2:31Voir 2 autres passages
« Oui. Et on le voit, on l'a encore vu cette semaine, au moment où tous les... La coalition des volontaires. De la coalition des volontaires se sont réunis à Paris. Mais la voix de la France, elle sera entendue à la mesure du redressement du pays. Il y a un lien qu'on ne peut pas oublier et qu'on ne peut pas écarter entre la volonté nationale qui redresse le pays et la place de la France dans le monde. Grâce au gouvernement successif et grâce à l'intuition du général de Gaulle, on a obtenu pour la France ce statut unique mais ce statut unique ne sera soutenu que si à l'intérieur du pays, on mobilise les énergies nécessaires pour obtenir ce redressement qui va obliger tout le monde à participer aux efforts. »
RFI — Le grand invité international · François Bayrou: «La voix de la France sera entendue à la mesure du redressement du pays»Vérifier à 9:02
« Pour une raison simple, c'est qu'il n'y aura de sauvegarde que dans la prise de conscience des Français eux-mêmes. Je dis toujours, on croit que les gouvernants gouvernent. Mais en fait, ce n'est pas vrai. Ceux qui gouvernent vraiment, c'est les citoyens. C'est-à-dire par l'intermédiaire des enquêtes d'opinion, des sondages que les gouvernants scrutent au jour le jour, souvent trop à mon avis. Mais cette attente de la société, cette attente de l'opinion publique, cette attente de l'opinion civique, c'est en réalité là que tout se joue. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Pour une raison simple, c'est qu'il n'y aura de sauvegarde que dans la prise de conscience des Français eux-mêmes. Je dis toujours, on croit que les gouvernants gouvernent. Mais en fait, ce n'est pas vrai. Ceux qui gouvernent vraiment, c'est les citoyens. C'est-à-dire par l'intermédiaire des enquêtes d'opinion, des sondages que les gouvernants scrutent au jour le jour, souvent trop à mon avis. Mais cette attente de la société, cette attente de l'opinion publique, cette attente de l'opinion civique, c'est en réalité là que tout se joue. »
RFI — Le grand invité international · François Bayrou: «La voix de la France sera entendue à la mesure du redressement du pays»Vérifier à 0:31Voir 2 autres passages
« Oui. Et on le voit, on l'a encore vu cette semaine, au moment où tous les... La coalition des volontaires. De la coalition des volontaires se sont réunis à Paris. Mais la voix de la France, elle sera entendue à la mesure du redressement du pays. Il y a un lien qu'on ne peut pas oublier et qu'on ne peut pas écarter entre la volonté nationale qui redresse le pays et la place de la France dans le monde. Grâce au gouvernement successif et grâce à l'intuition du général de Gaulle, on a obtenu pour la France ce statut unique mais ce statut unique ne sera soutenu que si à l'intérieur du pays, on mobilise les énergies nécessaires pour obtenir ce redressement qui va obliger tout le monde à participer aux efforts. »
RFI — Le grand invité international · François Bayrou: «La voix de la France sera entendue à la mesure du redressement du pays»Vérifier à 9:02
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées16 juin 2025 au 16 juil. 2026 · 18 observations20 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Un pays comme le nôtre n'a jamais remboursé un euro de dette. Depuis 50 ans. »
RFI — Le grand invité international · François Bayrou: «La voix de la France sera entendue à la mesure du redressement du pays»Vérifier à 2:41Voir 2 autres passages
« Non, elle n'a jamais remboursé un euro de cette dette. Et donc le montant de la dette n'a cessé de croître. Mais aujourd'hui, la question principale et angoissante, c'est les intérêts de la dette. Parce que vous ne pouvez pas rembourser le capital, mais les intérêts, vous êtes bien obligé de les payer à vos créanciers. Et nos créanciers, pour les deux tiers, sont étrangers. En tout cas, plus de la moitié sont étrangers. Ce qui veut dire que le montant des intérêts, qui monte comme une marée inexorable, le montant de ces intérêts-là, il était à 30 milliards il y a quelques années. Cette année, il sera, écoutez bien, 80 milliards. L'année prochaine à plus de 90 et en 2030 à 120. Or, pour savoir ce que c'est cette somme qui paraît, c'est très simple. Il suffit d'additionner l'impôt sur le revenu que vous payez, que chacun d'entre nous paie, que vos voisins, cousins, amis paient. La totalité de l'impôt sur le revenu payé par la totalité des Français, ça fait 90 milliards. Ça veut dire que l'année prochaine, la totalité de l'impôt sur le revenu payé par la totalité des Français ne suffira pas à couvrir les intérêts de la dette. Et qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que toute notre capacité de création... D'investissement. Tout ça est pompé pour aller alimenter les comptes de nos créanciers. Et ceci est naturellement inexorable. Et c'est le rendez-vous que notre pays a avec sa propre désinvolture. Légèreté. Oui, en tout cas, pendant l'axime d'avoir refusé de voir les choses. »
RFI — Le grand invité international · François Bayrou: «La voix de la France sera entendue à la mesure du redressement du pays»Vérifier à 2:55
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contre-arguments traités3 sept. 2025 au 31 mars 2026 · 21 observations27 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Bien sûr que non. Je suis en train de venir vous dire une victime ne parle jamais, ne peut pas parler. Bien sûr que non. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Hélène Perlant raconte le Déni après les violences subies à BétharramVérifier à 15:54Voir 2 autres passages
« Jamais, il n'y a personne. Et ce que j'étais à faire dans le déni, c'est ni pour une partie à moi-même. C'est-à-dire... »
RCF — L'Invité de la Matinale · Hélène Perlant raconte le Déni après les violences subies à BétharramVérifier à 16:02
« Je ne suis pas du tout dans un rapport à la souffrance. Alors là, ne me cherchez pas là. Par contre, à essayer peut-être de commencer à associer l'aventure du langage à une aventure du rapport au signe et du signe qui se renverse, du signe de conversion, du signe allez, on prend l'échec et on le renverse en quelque chose d'autre, vous pouvez très bien le comparer à ce qui se passe avec un signe de croix ou un chemin de croix. Mais ce n'est certainement pas, je ne suis pas dans l'apologie de la souffrance, non. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Hélène Perlant raconte le Déni après les violences subies à BétharramVérifier à 17:02
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Dans le texte, il est libre. Dans la réalité, il ne l'est pas. Il est évident que si la marge de la victoire est importante, M. Mitterrand est lié par le choix des Français, qui, je le répète, est un choix résolument contraire à ses idées à lui. Et donc il ne peut pas avoir de marge de manœuvre dès l'instant que la victoire est large. Il n'en retrouverait une que si la victoire était étroite. »
INA Politique · 1993 : François Bayrou parle de cohabitation et d'affaires judiciaires en politique | INA PolitiqueVérifier à 15:35Voir 2 autres passages
« – Honnêtement, nous aurions pu refuser si tout le monde avait été de cet avis. S'il y avait eu accord des deux grandes familles politiques et à l'intérieur des courants principaux pour dire « nous refuserons la confiance au gouvernement nommé par le président », on aurait pu faire une épreuve de force. C'est impossible parce que nous ne sommes pas tous du même avis. Les lectures constitutionnelles sont extrêmement différentes. Eh bien, c'est très simple. Moi, je pense qu'il faut absolument continuer à dire que rendre service à la France pour le président de la République, ça serait ouvrir une page nouvelle. Mais c'est de sa responsabilité. Et bien entendu, si la cohabitation a lieu, nous assumerons les responsabilités qui sont les nôtres. on ne peut pas être le premier ou un des deux premiers partis français et puis ne pas assumer ses responsabilités. »
INA Politique · 1993 : François Bayrou parle de cohabitation et d'affaires judiciaires en politique | INA PolitiqueVérifier à 13:28
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés16 juin 2025 au 21 sept. 2025 · 15 observations16 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Pardonnez-moi de vous dire, ça va prendre une minute, mais il faut faire le raisonnement complet. Il y a en France 25 millions de personnes qui cherchent du travail, qui veulent travailler. 23 millions, 22 millions travaillent. Elles travaillent à peu près 1540 heures par an. Ça fait au total 34 milliards d'heures de travail en France. Alors, une idée simple, c'est en effet, faisons une division. Et au lieu de diviser par 22 millions, divisons par 25. Il y aura un peu moins de travail pour chacun à apporter. Et tout le monde sera au travail. Mais qu'est-ce qui vous garantit qu'on gardera les 34 milliards d'heures ? Rien. N'est-ce pas ? Vous avez deux aspects. Vous avez la demande intérieure et vous avez la compétitivité de la France sur le marché qui est le monde aujourd'hui. Alors, de deux choses l'une. Ou bien vous réduisez les salaires en même temps que vous réduisez le travail. Et à ce moment-là, il n'y a plus de demande intérieure ou il y a moins de demande intérieure. Vous faites monter le chômage. Ou bien, au contraire, vous laissez les mêmes salaires. Et à ce moment-là, c'est la compétitivité internationale de la France qui s'effondre. Et vous n'êtes plus concurrentiel. Votre stock d'heures de travail baisse. Voilà pourquoi je crois que c'est une fausse, mais très fausse idée. C'est encore une idée qui, me semble-t-il, est très archaïque. Oui à la flexibilité. Oui au temps partiel, autant qu'on voudra, à condition qu'il n'atteigne pas la compétitivité de la France. Mais je crois que faire baisser les horaires de travail à 4 jours, etc., c'est ou bien démagogique, ou bien très imprudent. »
INA Politique · 1993 : François Bayrou parle de cohabitation et d'affaires judiciaires en politique | INA PolitiqueVérifier à 25:16Voir 2 autres passages
« – Oui, il y a forcément des discussions et des compromis, mais honnêtement, non. Je crois que l'essentiel de ce que l'UDF voulait y est. »
INA Politique · 1993 : François Bayrou parle de cohabitation et d'affaires judiciaires en politique | INA PolitiqueVérifier à 18:07
« Tout ça, c'est l'enfance, oui, un peu, à la fac. Et puis, donc, bon, mais quand on n'est pas fait pour ça ou pas assez fait pour ça, qu'est-ce qu'il reste ? On peut rêver d'être médecin, d'être explorateur ? Sûrement, mais je ne pouvais pas rêver d'être banquier parce que la banque, je croyais que c'était le crédit agricole du chef-lieu. Le crédit agricole de Naï et donc, ce n'était pas... Ce n'est pas un rêve exaltant. Si, c'était sûrement très intéressant, en tout cas pour ceux qui y travaillent, mais pour moi, ce n'était pas ça. Non, comment dire ? Dans le monde où je suis né, il y avait des gens très bien. Et très tôt, j'ai eu le sentiment que ces gens très bien, personne ne les écoutait. Les paysans, les ouvriers, les employés, les commerçants ou les artisans, qui les écoutent ? Et les provinciaux, qui les écoutent ? On écoute les quelques hectares qui sont sur les rives de la Seine. Mais les béarnais, les basques, les bretons, les alsaciens, qui les écoutent ? »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités16 juin 2025 au 21 sept. 2025 · 8 observations8 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Elle est citée par Alain Perfit dans son dernier livre. Je veux dire, tout le monde sait que ça ne marche pas bien. Et ça ne marche pas bien de deux manières. La transmission du savoir et de la culture se fait mal. Des outils élémentaires, la lecture en particulier, il y aurait mille choses à dire sur ce sujet. Et deuxièmement, ce qui se fait mal, c'est la transmission professionnelle. Tout le monde sait que nous sommes en retard de ce point de vue-là. Voilà. Ce que le programme dit, il dit une chose très importante sur l'éducation. Il dit qu'il n'est pas vrai qu'on va faire toutes les révolutions dont on menace les enseignants. Jacques Lang, à cette place, a dit « démantèlement ». Or, de le programme, il est écrit, j'y ai éveillé, que l'État était responsable des programmes, des diplômes, des enseignants. »
INA Politique · 1993 : François Bayrou parle de cohabitation et d'affaires judiciaires en politique | INA PolitiqueVérifier à 28:42Voir 2 autres passages
« Écoutez, je vous donnerai une seule phrase. Jacques Lang, ici à cette place, la semaine dernière, disait « Tout va bien », pour simplifier. Je donnerai une seule phrase, et c'est de quelqu'un qui sait ce dont il parle. C'est une phrase qui n'est pas vieille, elle est de septembre 1992. J'ouvre les guillemets. La moitié des élèves qui sortent de six années d'école primaire ne maîtrisent ni la lecture, ni l'écriture, ni le calcul. « Un élève sur dix lâche chaque année ses études sans aucune formation professionnelle ». De qui est cette phrase ? Elle est de Jacques Lang, en septembre 1992. »
INA Politique · 1993 : François Bayrou parle de cohabitation et d'affaires judiciaires en politique | INA PolitiqueVérifier à 28:03
« Le juge Boisette a écrit qu'il était coupable, mais que pour l'administration de la justice, comme la plainte avait été retirée, on ne pouvait pas le condamner. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités16 juin 2025 au 6 sept. 2025 · 9 observations11 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« et à ça, on opposait la légitimité de la rue, de l'opinion publique parce que les sondages montraient qu'il y avait un très fort soutien au mouvement des Gilets jaunes. » Non, mais c'est vrai qu'on était un peu... C'était difficile, quelque part, d'affirmer qui était légitime ou pas. Là, ce n'est pas le cas. Là, les urnes ont parlé et à haut de tiers, les Français ont dit « Nous ne voulons plus de la politique de Macron. » Donc, le mouvement du 10 septembre, il a pour lui d'avoir la légitimité déjà de l'opinion publique, les sondages le montrent, mais aussi la légitimité des urnes à dire « Macron ne peut plus conduire sa politique et il doit partir. » Donc, ça, pour moi, c'est un élément extrêmement important qui doit être martelé parce qu'on ne nous rejoue pas la légitimité institutionnelle contre celle de la rue. Et puis ensuite, ce mouvement, pour moi, pour le rapprocher encore, je crois, des Gilets jaunes, c'est qu'en fait, il vient d'un même sentiment, le sentiment qu'on a des élites qui gouvernent sans le peuple, plutôt même contre le peuple, qui le méprisent. Avec Macron, on y a ajouté l'outrance, l'injure et l'ignominie. Mais je veux dire, ce constat-là, il ne date pas d'hier. En fait, la sortie démocratique officielle, elle a eu lieu en 2008 quand le Parlement français a adopté le traité de Lisbonne qui niait le résultat du référendum de 2005 sur les traités constitutionnels européens. Et à partir de là, on est sorti de la démocratie. On est dans un autre régime parce qu'on a des élites qui ont dit on gouverne sans le peuple. La constitution, elle dit bien que la souveraineté, elle appartient à ses représentants, enfin, elle appartient au peuple qu'il exerce par la voix de ses représentants. Mais la souveraineté, »
Le Média — Podcasts · Le retour des gilets jaunes ? 10 septembre : pourquoi Macron et Bayrou devraient avoir peur | François BouloVérifier à 25:36Voir 2 autres passages
« On est les dindons de la farce si on n'a pas le sérieux et la volonté de faire respecter nos lois. Les autres ne le font pas. Donc d'une certaine manière ça accorde des facilités à ceux qui ne veulent pas respecter la loi. Mais le devoir la responsabilité d'un gouvernement quelle que soit son orientation c'est de faire respecter la loi et que ceux qui ne sont pas de notre pays et qui de surcroît ne respectent pas la loi cela il est capital qu'on les reconduise à la frontière et que le pays d'où ils viennent les accepte. Et c'était exactement le bras de fer dans lequel nous sommes avec l'Algérie par exemple. »
RMC — Face à Face · Face à Face : François Bayrou - 03/09Vérifier à 31:52
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
RCF — L'Invité de la Matinale · Hélène Perlant raconte le Déni après les violences subies à BétharramVérifier à 12:59
INA Politique · 1993 : François Bayrou parle de cohabitation et d'affaires judiciaires en politique | INA PolitiqueVérifier à 10:06
RMC — Face à Face · Face à Face : François Bayrou - 10/09
« savoir ce que c'est cette somme qui paraît, c'est très simple. »
RFI · François Bayrou : « La voix de la France sera entendue à la mesure du redressement du pays »Vérifier à 3:42
RFI — Le grand invité international · François Bayrou: «La voix de la France sera entendue à la mesure du redressement du pays»Vérifier à 0:31
« Oui, alors pendant très longtemps, on pouvait dire attention. Aujourd'hui, c'est plus que ça. C'est pourquoi le mot alerte a tout son sens. Parce que la crise qui vient, que d'autres pays que nous ont connus, puisque vos auditeurs l'ont traversé dans bien des pays, ils l'ont traversé bien sûr en Grèce, ils l'ont traversé en Italie, ils l'ont traversé en Espagne, ils l'ont traversé au Portugal, ils l'ont traversé en Suède, ils l'ont traversé au Canada. Tous ces pays ont connu la même crise. Vous nous dites que la France en est là, François Bayrou. La France en est à cette situation des ménages si nombreux qu'est la situation de surendettement. C'est-à-dire, vous êtes tellement submergé par la dette qui vous a aidé pendant des décennies à vos dépenses quotidiennes, vous êtes tellement submergé que vous n'arrivez plus à rembourser. Et pour rembourser, il faut réemprunter. Et vous connaissez ce mécanisme qui est un mécanisme terrible, parce que c'est un étranglement. Alors il suffit de donner les chiffres. »
RFI — Le grand invité international · François Bayrou: «La voix de la France sera entendue à la mesure du redressement du pays»Vérifier à 1:27
« Non seulement elle m'a fait réfléchir, mais elle m'a fait agir. Elle m'a fait agir il y a 30 ans, quand j'étais ministre de l'éducation, puisque j'ai pu apporter la preuve, c'était difficile à trouver, que j'avais exigé une inspection pour que tout soit clair dans cette affaire. C'est une manipulation par un parti politique, par LFI pour simplifier, et par les oppositions. Et j'ai pu faire la preuve devant la commission d'enquête. La commission d'enquête, vous ne pouvez pas vous défendre. Vous n'avez pas d'avocat. »
France Inter · François Bayrou sur l’affaire BétharramVérifier à 0:48
« Pardonnez-moi de vous dire, ça va prendre une minute, mais il faut faire le raisonnement complet. Il y a en France 25 millions de personnes qui cherchent du travail, qui veulent travailler. 23 millions, 22 millions travaillent. Elles travaillent à peu près 1540 heures par an. Ça fait au total 34 milliards d'heures de travail en France. Alors, une idée simple, c'est en effet, faisons une division. Et au lieu de diviser par 22 millions, divisons par 25. Il y aura un peu moins de travail pour chacun à apporter. Et tout le monde sera au travail. Mais qu'est-ce qui vous garantit qu'on gardera les 34 milliards d'heures ? Rien. N'est-ce pas ? Vous avez deux aspects. Vous avez la demande intérieure et vous avez la compétitivité de la France sur le marché qui est le monde aujourd'hui. Alors, de deux choses l'une. Ou bien vous réduisez les salaires en même temps que vous réduisez le travail. Et à ce moment-là, il n'y a plus de demande intérieure ou il y a moins de demande intérieure. Vous faites monter le chômage. Ou bien, au contraire, vous laissez les mêmes salaires. Et à ce moment-là, c'est la compétitivité internationale de la France qui s'effondre. Et vous n'êtes plus concurrentiel. Votre stock d'heures de travail baisse. Voilà pourquoi je crois que c'est une fausse, mais très fausse idée. C'est encore une idée qui, me semble-t-il, est très archaïque. Oui à la flexibilité. Oui au temps partiel, autant qu'on voudra, à condition qu'il n'atteigne pas la compétitivité de la France. Mais je crois que faire baisser les horaires de travail à 4 jours, etc., c'est ou bien démagogique, ou bien très imprudent. »
INA Politique · 1993 : François Bayrou parle de cohabitation et d'affaires judiciaires en politique | INA PolitiqueVérifier à 25:16
INA Politique · 1993 : François Bayrou parle de cohabitation et d'affaires judiciaires en politique | INA PolitiqueVérifier à 2:57
INA Politique · 1993 : François Bayrou parle de cohabitation et d'affaires judiciaires en politique | INA PolitiqueVérifier à 34:59
« Et si, la justice peut parfaitement la suspendre mais allons un peu plus loin vous vous dites propos antisémites c'est pire que ça. Cet individu-là il menaçait sa famille. Sa femme a dit j'avais peur qu'il me tue. Alors des gens qui sont atteints de troubles psychiatriques dans la société il y en a beaucoup et c'est très important de le mesurer. Et quand ils se livrent à des exactions et qu'ils sont étrangers et bien il faut les renvoyer dans leur pays »
RMC — Face à Face · Face à Face : François Bayrou - 03/09Vérifier à 30:22