François Bayrou — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
7 janv. 2024 au 30 juin 2026
Questions
354
Entretiens
17
Sources
17
Heures analysées
14,7 h
Répartition sur 354 questions évaluables
Réponse directe
176
Réponse partielle
78
Réponse à côté
93
Refus explicite
7
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 1 à 25 sur 354
Question 1La grande interview : François Bayrou
Ma question, c'est en sauvagement. Est-ce qu'on assiste, et c'est un vrai sujet, à une faillite morale, éducative, sociétale, qui ne nous permet plus d'élever nos jeunes, nos enfants qui s'entretuent les uns les autres ?
Réponse directe
Oui. Peut-être qu'il ne faut pas avoir une formule en pensant que c'est dans toutes les villes et dans toutes les rues. Mais c'est très important et très choquant. Non, ça existe. C'est Jean-Pierre Chevènement qui avait dit, je crois, des sauvageons. Des sauvageons. Sauvageons, vous savez, dans une forêt, c'est des drageons qui poussent sans être guidés. Oui, il y a quelque chose d'une violence tellement forte dans toute la société que c'est un ensauvagement de la société tout entière. Exemple, vous allez sur les réseaux sociaux et vous lisez les postes qu'il y a sous chacun de vos gestes, de vos actes, vous, journalistes, hommes responsables politiques, chefs d'entreprise. C'est d'une viol…
« Oui. Peut-être qu'il ne faut pas avoir une formule en pensant que c'est dans toutes les villes et dans toutes les rues. Mais c'est très important et très choquant. Non, ça existe. C'est Jean-Pierre Chevènement qui avait dit, je crois, des sauvageons. Des sauvageons. Sauvageons, vous savez, dans une forêt, c'est des drageons qui poussent sans être guidés. »
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Chiffres cités6 févr. 2024 au 30 juin 2026 · 136 observations136 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« elle est tellement gentille, elle veut tellement faire plaisir à tout le monde qu'on lui expliquera que c'est pour rejoindre sa maman et que... » Je ne dis pas que ça se passera. Je ne dis pas que c'est dans les intentions de ceux qui rédigent la loi. Mais il y a ce risque. Mais en tout cas, je sais une chose, c'est que tous les médecins qui travaillent dans ces admirables services de soins palliatifs, dans les établissements dédiés à cela, Jeanne Garnier par exemple, tout cela disent « Il ne faut pas faire ça. Donnez-nous les moyens de soulager la douleur. » On a constaté une chose très simple. Parmi tous les gens qui sont en soins palliatifs et qui voulaient avant qu'on leur applique cette fin de vie, parmi tous ceux-là, il n'y en a plus que 2 ou 3 % s'ils sont soulagés de la douleur, qui veulent continuer. Alors ça ne veut pas dire qu'il n'y ait pas des personnes, j'en connais. Et j'ai parlé beaucoup avec elles, qui disent « Mais moi, j'ai une maladie très lourde, dégénérative. Comment je fais le jour où je ne pourrai plus bouger ? » Eh bien, c'est cette question-là qui, à mon avis, se traite les yeux dans les yeux avec les médecins. On est là pour aider, comme ça se fait tous les jours, alors que la loi n'existe pas. »
Méthode, périmètre et limitesVersion depth-public-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
14 juil. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Les questions non évaluables restent comptées dans le corpus mais ne reçoivent pas de catégorie publique.
CNEWS · La grande interview : François BayrouVérifier à 9:19
Voir 1 autre passage
« Oui, il y a quelque chose d'une violence tellement forte dans toute la société que c'est un ensauvagement de la société tout entière. Exemple, vous allez sur les réseaux sociaux et vous lisez les postes qu'il y a sous chacun de vos gestes, de vos actes, vous, journalistes, hommes responsables politiques, chefs d'entreprise. C'est d'une violence, d'une méchanceté, d'une haine recuite, de la volonté, on a l'impression d'abattre, de déshonorer, de tuer. Par centaines et milliers, protégés par l'anonymat. Comme si, j'ai un chapitre dans le livre sur ce sujet, comme si se révélait par l'anonymat le tréfonds de la nature humaine dans les sociétés où nous sommes, qui ne sont plus cadrées, qui ne sont plus guidées, et qui donnent aux responsables de la société très importantes charges que personne ne pourra éluder, y compris dans les campagnes qui viennent. »
CNEWS · La grande interview : François BayrouVérifier à 9:43
Question 2La grande interview : François Bayrou
Mais est-ce que les Français le veulent ?
Réponse directe
tout ce à quoi ils sont habitués depuis tant d'années ? Ceci est exactement la question. Est-ce qu'on va changer par force, méchamment ? Écoutez-moi bien. Vous enregistrez. Et on garde ferme dans les archives. Par force, méchamment. Ou bien est-ce qu'au contraire, on va comme un peuple debout ouvrir les yeux ce que j'ai proposé et qui a été refusé à l'Assemblée nationale il y a neuf mois. On va ouvrir les yeux et dire voilà le constat. Et donc on va décider tous ensemble de faire ce qu'il faut pour s'en sortir. Ce qu'il faut sur plusieurs années, ce qu'il faut pour s'en sortir avec un plan sérieux, exigeant de retour à l'équilibre. Les mois que nous allons vivre, je ne parle même plus d'ann…
« tout ce à quoi ils sont habitués depuis tant d'années ? Ceci est exactement la question. Est-ce qu'on va changer par force, »
CNEWS · La grande interview : François BayrouVérifier à 18:31Voir 2 autres passages
« méchamment ? Écoutez-moi bien. Vous enregistrez. Et on garde ferme dans les archives. Par force, méchamment. Ou bien est-ce qu'au contraire, on va comme un peuple debout ouvrir les yeux ce que j'ai proposé et qui a été refusé à l'Assemblée nationale il y a neuf mois. On va ouvrir les yeux et dire voilà le constat. Et donc on va décider tous ensemble de faire ce qu'il faut pour s'en sortir. Ce qu'il faut sur plusieurs années, ce qu'il faut pour s'en sortir avec un plan sérieux, exigeant de retour à l'équilibre. »
« Les mois que nous allons vivre, je ne parle même plus d'années, je parle de mois, les mois qui viennent sont un danger terrible pour le pays et donc il faut une prise de conscience et donc il faut les yeux ouverts et du courage. »
Question 3La grande interview : François Bayrou
Que vous n'appelez pas euthanasie ?
Réponse directe
Alors, c'est compliqué, parce que euthanasie, ça veut dire la mort douce. C'était déjà quelque chose, une périphrase. Alors, moi, c'est l'aide à mourir, ou c'est l'action de donner la mort en fin de vie. Et c'est un énorme problème de conscience, parce que c'est un changement profond de la société dans laquelle on est. Et je dis ça en respectant tous ceux qui ont une opinion différente et que je connais aussi. – Il y en a beaucoup, mais il n'est pas vrai que ce soit un entêtement personnel. – Ah bon ? – La pression des députés, enfin, au sein de l'Assemblée nationale. – Vous l'avez vécue. – Il y a un très grand nombre. Et j'ai donc séparé ces deux textes. Et un jour, le promoteur principal,…
« Alors, c'est compliqué, parce que euthanasie, ça veut dire la mort douce. C'était déjà quelque chose, une périphrase. Alors, moi, c'est l'aide à mourir, ou c'est l'action de donner la mort en fin de vie. Et c'est un énorme problème de conscience, parce que c'est un changement profond de la société dans laquelle on est. Et je dis ça en respectant tous ceux qui ont une opinion différente et que je connais aussi. »
CNEWS · La grande interview : François BayrouVérifier à 4:21Voir 1 autre passage
« – Il y en a beaucoup, mais il n'est pas vrai que ce soit un entêtement personnel. – Ah bon ? – La pression des députés, enfin, au sein de l'Assemblée nationale. – Vous l'avez vécue. – Il y a un très grand nombre. Et j'ai donc séparé ces deux textes. Et un jour, le promoteur principal, que je connais bien, qui est un ami, Olivier Falorni, est venu me voir et il m'a dit, au fond, tu as eu raison de séparer les deux textes. Parce qu'on a pu avoir des débats plus concentrés. Mais le problème de conscience que je rapporte et dont j'atteste, ce problème de conscience, il est pour l'avenir de la société, qui est la nôtre, très important. »
CNEWS · La grande interview : François BayrouVérifier à 4:57
Question 4La grande interview : François Bayrou
C'est de l'euthanasie ou pas ?
Réponse partielle
Alors, c'est compliqué, parce que euthanasie, ça veut dire la mort douce. C'était déjà quelque chose, une périphrase. Alors, moi, c'est l'aide à mourir, ou c'est l'action de donner la mort en fin de vie. Et c'est un énorme problème de conscience, parce que c'est un changement profond de la société dans laquelle on est. Et je dis ça en respectant tous ceux qui ont une opinion différente et que je connais aussi. – Il y en a beaucoup, mais il n'est pas vrai que ce soit un entêtement personnel. – Ah bon ? – La pression des députés, enfin, au sein de l'Assemblée nationale. – Vous l'avez vécue. – Il y a un très grand nombre. Et j'ai donc séparé ces deux textes. Et un jour, le promoteur principal,…
« Alors, c'est compliqué, parce que euthanasie, ça veut dire la mort douce. C'était déjà quelque chose, une périphrase. Alors, moi, c'est l'aide à mourir, ou c'est l'action de donner la mort en fin de vie. Et c'est un énorme problème de conscience, parce que c'est un changement profond de la société dans laquelle on est. Et je dis ça en respectant tous ceux qui ont une opinion différente et que je connais aussi. »
CNEWS · La grande interview : François BayrouVérifier à 4:21Voir 1 autre passage
« – Il y en a beaucoup, mais il n'est pas vrai que ce soit un entêtement personnel. – Ah bon ? – La pression des députés, enfin, au sein de l'Assemblée nationale. – Vous l'avez vécue. – Il y a un très grand nombre. Et j'ai donc séparé ces deux textes. Et un jour, le promoteur principal, que je connais bien, qui est un ami, Olivier Falorni, est venu me voir et il m'a dit, au fond, tu as eu raison de séparer les deux textes. Parce qu'on a pu avoir des débats plus concentrés. Mais le problème de conscience que je rapporte et dont j'atteste, ce problème de conscience, il est pour l'avenir de la société, qui est la nôtre, très important. »
CNEWS · La grande interview : François BayrouVérifier à 4:57
Question 5La grande interview : François Bayrou
Mais pourtant, vous dites, j'ai choisi le combat. Il n'y a à chaque fois qu'une question, s'arrêter au repart, dire, j'ai choisi le combat. Donc vous voulez toujours combattre pour la France, François Bayrou ?
Réponse partielle
Combattre pour essayer de sauver. Je parle de sauvegarde. Un pays qui est aujourd'hui dans une situation, depuis des décennies, que nous avons vu, vous et moi, depuis des décennies, se laisser envahir par des pratiques qui sont des dérives, en réalité. Et celle de la dette n'est pas la plus mince. Mais ce n'est pas la seule. Vous avez dit tout à l'heure, il n'y a plus rien qui marche. Dans le pays. C'est vrai, ce qui veut dire qu'il faut changer notre organisation profondément. Parce que...
« Combattre pour essayer de sauver. Je parle de sauvegarde. Un pays qui est aujourd'hui dans une situation, depuis des décennies, que nous avons vu, vous et moi, depuis des décennies, se laisser envahir par des pratiques qui sont des dérives, en réalité. Et celle de la dette n'est pas la plus mince. Mais ce n'est pas la seule. Vous avez dit tout à l'heure, il n'y a plus rien qui marche. Dans le pays. C'est vrai, ce qui veut dire qu'il faut changer notre organisation profondément. Parce que... »
Vous avez souvent fait ce constat-là. Il figure aussi dans ce livre, François Bayrou. Est-ce qu'aujourd'hui, il y a un ensauvagement de la situation en France ?
Réponse partielle
Il y a des secteurs de la société qui sont tellement en panne et tellement enflammés. Par exemple, l'aide sociale à l'enfance. C'est exactement le cas qu'on évoque là. Nous avons dans nos rangs, dans notre groupe à l'Assemblée nationale, une jeune femme formidable sur ce sujet qu'elle connaît intimement, qui s'appelle Périne Goulet, et qui mène le combat sur la réforme en profondeur qu'il faut conduire, parce que ces jeunes garçons et ces jeunes adolescents, dans des familles d'accueil qui sont parfois démunies pour maîtriser ou pour orienter leur développement, c'est un immense travail à conduire. Bien sûr. Et dans un pays qui n'a plus les moyens d'augmenter les dépenses perpétuellement.
« Il y a des secteurs de la société qui sont tellement en panne et tellement enflammés. Par exemple, l'aide sociale à l'enfance. C'est exactement le cas qu'on évoque là. »
CNEWS · La grande interview : François BayrouVérifier à 8:05Voir 2 autres passages
« Nous avons dans nos rangs, dans notre groupe à l'Assemblée nationale, une jeune femme formidable sur ce sujet qu'elle connaît intimement, qui s'appelle Périne Goulet, et qui mène le combat sur la réforme en profondeur qu'il faut conduire, parce que ces jeunes garçons et ces jeunes adolescents, dans des familles d'accueil qui sont parfois démunies pour maîtriser ou pour orienter leur développement, »
CNEWS · La grande interview : François BayrouVérifier à 8:23
« c'est un immense travail à conduire. Bien sûr. Et dans un pays qui n'a plus les moyens d'augmenter les dépenses perpétuellement. »
CNEWS · La grande interview : François Bayrou
Question 7La grande interview : François Bayrou
Provoqué. C'est très lourd, ce que vous dites. Il y a aussi Louis, ce jeune homme qui a été massacré par cinq autres jeunes, dont trois mineurs. Est-ce qu'on peut parler d'ensauvagement ?
Réponse partielle
Il y a des secteurs de la société qui sont tellement en panne et tellement enflammés. Par exemple, l'aide sociale à l'enfance. C'est exactement le cas qu'on évoque là. Nous avons dans nos rangs, dans notre groupe à l'Assemblée nationale, une jeune femme formidable sur ce sujet qu'elle connaît intimement, qui s'appelle Périne Goulet, et qui mène le combat sur la réforme en profondeur qu'il faut conduire, parce que ces jeunes garçons et ces jeunes adolescents, dans des familles d'accueil qui sont parfois démunies pour maîtriser ou pour orienter leur développement, c'est un immense travail à conduire. Bien sûr. Et dans un pays qui n'a plus les moyens d'augmenter les dépenses perpétuellement.
« Il y a des secteurs de la société qui sont tellement en panne et tellement enflammés. Par exemple, l'aide sociale à l'enfance. C'est exactement le cas qu'on évoque là. »
CNEWS · La grande interview : François BayrouVérifier à 8:05Voir 2 autres passages
« Nous avons dans nos rangs, dans notre groupe à l'Assemblée nationale, une jeune femme formidable sur ce sujet qu'elle connaît intimement, qui s'appelle Périne Goulet, et qui mène le combat sur la réforme en profondeur qu'il faut conduire, parce que ces jeunes garçons et ces jeunes adolescents, dans des familles d'accueil qui sont parfois démunies pour maîtriser ou pour orienter leur développement, »
CNEWS · La grande interview : François BayrouVérifier à 8:23
« c'est un immense travail à conduire. Bien sûr. Et dans un pays qui n'a plus les moyens d'augmenter les dépenses perpétuellement. »
CNEWS · La grande interview : François Bayrou
Question 8La grande interview : François Bayrou
– François Bayreau, l'autre grand thème dans l'actualité, c'est tout ce qui concerne la justice, tout ce qui concerne le fonctionnement de notre société. On a les drames quotidiens qui émaillent l'actualité. Les prénoms comme Liana, comme Philippine, comme Louis, qui chaque jour représentent ses victimes. Et ces familles qui désormais refusent de se taire, qui refusent de se faire silencier par le système. Et qui disent non, on veut une justice qui soit une vraie justice et qui nous protège. Il y a une fracture désormais entre les Français et la justice. Deux tiers d'entre eux ne lui font plus confiance. Est-ce qu'il y a un moyen de réparer cela, François Bayreau ?
Réponse directe
– Il va falloir le réparer. Je veux dire, vous avez des attitudes qui sont des attitudes très antagonistes. Vous avez les Français qui voudraient juger les juges, ou qui exigent de juger les juges. – En tout cas qui faisaient des sanctions. – Et vous avez les juges qui disent, mais… – Indépendants. – Ne touchez pas à magistrats. – Il va falloir trouver. Et c'est un bon exemple de toutes les réconciliations qu'il va falloir conduire en France. Et vous voyez que vous avez ces antagonismes qui excitent complètement les positions. Moi, je suis du côté des parents. Alors, ce n'est pas très original de dire ça. Ça fait homme politique qui a ses formules sur ces sujets. et aucun d'entre nous ne pe…
« – Il va falloir le réparer. Je veux dire, vous avez des attitudes qui sont des attitudes très antagonistes. Vous avez les Français qui voudraient juger les juges, ou qui exigent de juger les juges. – En tout cas qui faisaient des sanctions. – Et vous avez les juges qui disent, mais… »
CNEWS · La grande interview : François BayrouVérifier à 6:11Voir 2 autres passages
« – Indépendants. – Ne touchez pas à magistrats. – Il va falloir trouver. Et c'est un bon exemple de toutes les réconciliations qu'il va falloir conduire en France. Et vous voyez que vous avez ces antagonismes qui excitent complètement les positions. Moi, je suis du côté des parents. Alors, ce n'est pas très original de dire ça. Ça fait homme politique qui a ses formules sur ces sujets. et aucun d'entre nous ne peut être indifférent. Mais dans l'affaire Iliana, par exemple, on voit bien que ce qui a provoqué le drame, c'est une erreur de fonctionnement de la justice ou un dysfonctionnement, comme on dit. C'est-à-dire, non seulement ça n'a pas fonctionné, mais ça a fait le contraire. C'est-à-dire, ça a poussé sous le tapis la poussière. Et ce dysfonctionnement est, hélas, et je dis ça en pensant aux parents de cette petite fille, ça a, hélas, provoqué le drame. »
CNEWS · La grande interview : François BayrouVérifier à 6:31
Question 9La grande interview : François Bayrou
Alors François Bayrou, alerte sur la France qui vient, c'est votre livre, l'édition de l'Observatoire. Pour vous, le cœur du réacteur, c'est la dette, qui est abyssal dans notre pays. Vous dites quasiment que nous, nous sommes à un point de bascule pour cet endettement. Et concernant le système des retraites, évidemment, qui est connexe, vous dites qu'il peut y avoir une guerre de génération. Est-ce qu'on peut encore éviter ces écueils-là, à votre avis ?
Réponse directe
Laurence Ferrari, on va vers une guerre de génération si on ne fait rien. Une guerre de génération par négligence, par laxisme. Il y a 50 ans, 50 ans, que la France n'a plus voté un budget en équilibre. Ça veut dire des déficits tous les ans, des déficits croissants. Et ces déficits, il faut les emprunter pour payer les salaires, pour payer les charges de l'État. Et de la Sécu. Et ce sont ces déficits qu'il faut emprunter, qui, accumulés au fil du temps, forment la dette incroyable dans laquelle nous sommes. Et alors, autrefois, vous savez que je mène campagne sur ce sujet depuis longtemps. Depuis 2006, 2007, en tout cas ? Oui, même... La campagne ? Voilà. En tout cas, depuis 2007, dont j'a…
« Laurence Ferrari, on va vers une guerre de génération si on ne fait rien. Une guerre de génération par négligence, par laxisme. Il y a 50 ans, 50 ans, que la France n'a plus voté un budget en équilibre. Ça veut dire des déficits tous les ans, des déficits croissants. Et ces déficits, il faut les emprunter pour payer les salaires, pour payer les charges de l'État. Et de la Sécu. Et ce sont ces déficits qu'il faut emprunter, qui, accumulés au fil du temps, forment la dette incroyable dans laquelle nous sommes. Et alors, autrefois, vous savez que je mène campagne sur ce sujet depuis longtemps. Depuis 2006, 2007, en tout cas ? Oui, même... La campagne ? Voilà. En tout cas, depuis 2007, dont j'avais fait un sujet majeur. Autrefois, on disait, bon, d'accord, François Bayrou, il a raison, c'est une obsession chez lui, il parle... Mais c'est pour plus tard. C'est un jour qu'on aura des ennuis. Mais aujourd'hui, vous l'avez vu, et la Cour des comptes, et toutes les analyses que j'ai développées dans ce livre, montrent que ça n'est plus pour plus tard, c'est désormais aujourd'hui. Ça n'est plus un risque, c'est une fatalité que nous affrontons aujourd'hui, à telle enseigne que l'année prochaine, la totalité des impôts sur le revenu que paient chacun de ceux qui nous écoutent quand ils en paient, et vous, et moi, et tous ceux qui sont là, la totalité de l'impôt sur le revenu de toutes les villes et de tous les villages français ne suffira plus... »
CNEWS · La grande interview : François BayrouVérifier à 11:16Voir 1 autre passage
« ...à rembourser seulement les intérêts de la dette. On est d'accord. Pas la dette, on n'a jamais remboursé un euro de dette depuis 50 ans. Pas un euro. »
C'est les jeunes qui s'en prendraient aux plus âgés ?
Réponse directe
Si vous parlez avec eux, la charge qu'ils vont avoir à porter, la plus lourde et la plus longtemps, le plus longtemps dans les décennies qui viennent, c'est eux qui vont avoir à le faire.
« Si vous parlez avec eux, la charge qu'ils vont avoir à porter, la plus lourde et la plus longtemps, le plus longtemps dans les décennies qui viennent, c'est eux qui vont avoir à le faire. »
C'est les jeunes qui leur reprocheraient d'avoir profité du système et de l'avoir ruiné ?
Réponse partielle
Si vous parlez avec eux, la charge qu'ils vont avoir à porter, la plus lourde et la plus longtemps, le plus longtemps dans les décennies qui viennent, c'est eux qui vont avoir à le faire.
« Si vous parlez avec eux, la charge qu'ils vont avoir à porter, la plus lourde et la plus longtemps, le plus longtemps dans les décennies qui viennent, c'est eux qui vont avoir à le faire. »
Écartons d'emblée juste une hypothèse sur... Est-ce que vous avez passé un pacte avec François Hollande ?
Réponse directe
Non, j'ai lu ça. C'est n'importe quoi. Les journalistes qui se laissent entraîner à n'importe quoi, j'ai vu ces jours-ci qu'il y avait cette rumeur, une rumeur fondée sur un article démenti. Enfin, vous voyez tout ça. Donc c'est non, il n'y a pas de pacte secret. Évacuons les hypothèses. Pourquoi ? Parce que je pense que cette élection présidentielle, elle n'est pas comme les autres. Autrefois, on allait à l'élection présidentielle pour se faire connaître, pour se faire voir, pour que les Français découvrent les charmes immenses qui sont ceux des candidats successifs. Mais c'est fini. Cette année, l'élection présidentielle, ce n'est pas ça. Cette année, l'élection présidentielle, c'est la m…
« Non, j'ai lu ça. C'est n'importe quoi. »
CNEWS · La grande interview : François BayrouVérifier à 14:54Voir 1 autre passage
« Les journalistes qui se laissent entraîner à n'importe quoi, j'ai vu ces jours-ci qu'il y avait cette rumeur, une rumeur fondée sur un article démenti. Enfin, vous voyez tout ça. Donc c'est non, il n'y a pas de pacte secret. Évacuons les hypothèses. Pourquoi ? Parce que je pense que cette élection présidentielle, elle n'est pas comme les autres. Autrefois, on allait à l'élection présidentielle pour se faire connaître, pour se faire voir, pour que les Français découvrent les charmes immenses qui sont ceux des candidats successifs. Mais c'est fini. Cette année, l'élection présidentielle, ce n'est pas ça. Cette année, l'élection présidentielle, c'est la menace des extrêmes. Et il n'y a aucun pays dans le monde, aucun pays dans le monde, qui se soit relevé des extrêmes. Jamais. Je ne veux pas citer des noms, mais vous les avez en tête. Et donc, la menace immense créée par cette tenaille, elle doit être conjurée. Elle change la nature de l'élection présidentielle et des candidatures. Pourquoi ? Parce que ça veut dire qu'il ne faut pas se présenter pour participer, il ne faut pas se présenter pour témoigner, il ne faut pas se présenter pour faire connaître, il faut se présenter pour gagner. Et présenter pour gagner, ça veut dire aussi qu'il faut des candidats, je suis sûr qu'il y en a qui vont apparaître, qui ont les épaules pour être demain matin président de la République. Ça veut dire qu'il n'y en a pas actuellement qui ont les épaules ? Sûrement, peut-être. Édouard Philippe, il n'a pas les épaules ? Je ne veux pas participer à ces concours-là. Vous voyez bien que ce que traduisent les sondages, c'est comme une insatisfaction par rapport aux candidats déjà déclarés, qui ont des qualités, qui ont des mérites, qui ont des vertus, mais qui ne semblent pas toucher et répondre à la question. Il faut des gens qui ont une expérience qui ne ressemble à aucune autre, une compréhension des différents domaines de l'économie et des relations internationales et de la diplomatie et des armées, et qui puissent exercer la fonction demain et, deuxièmement, capables de rassembler et de réconcilier. Vous venez de faire votre portrait robot, François Bayrou ? Non, pas du tout. Non, je ne suis pas candidat. Mais je pense qu'il y a des candidats... Et vous ne le serez pas ? Quoi qu'il arrive ? Non, je vous ai dit, si j'avais écrit ce livre en étant candidat, qui aurait lu le livre comme un livre sur la France ? C'était un livre sur moi. Ou un programme. Un programme que, en fait, je défendais mes propres avantages. Et ce n'est pas ce que les Français veulent. »
Question 13La grande interview : François Bayrou
Est-ce que vous, vous êtes candidat, François Bayrou ?
Prise de conscience et des Français et de leurs responsables politiques, c'est ce que vous dites aussi clairement dans ce livre. Est-ce qu'il y a un homme ou une femme providentielle qui pourrait, selon vous, renverser la table, remettre la dette, en tout cas, la faire un peu baisser ?
Neuf mois après votre départ de Matignon, on veut publier aux éditions de l'Observatoire, alerte sur l'art France qui vient. C'est un plaidoyer contre la dette, une adresse aussi à la jeunesse qui selon vous va payer le plus cher. C'est un livre qui est passionnant, qui est prémonitoire, on va en parler dans un instant. Mais je voudrais vous poser deux questions d'actualité. La première, elle porte sur le texte qui sera voté aujourd'hui à l'Assemblée nationale sur l'euthanasie, la loi fin de vie. Ils ont finalisé les députés ce texte. Il y a beaucoup de clauses qui sont considérées comme les plus permissives d'Europe. Est-ce que ce texte, en tant que député, vous l'auriez voté, François Bayrou ?
Réponse directe
Non, je ne l'aurais pas voté. Pourquoi ? C'est un immense problème de conscience. Parce que dans tous les pays où ce genre de texte est peut-être moins encore engageant que chez nous, dans tous les pays où ce texte a été voté, ça a fait tâche d'huile. À partir du moment, et c'est pour ça que c'est très difficile et douloureux, parce qu'il y a des gens qui, eux, pour leur propre destin, pensent que ça serait mieux d'avoir cette issue. Mais à partir du moment où on dit « la mort est un soin », nous qui avons construit notre société sur « normalement, je ne te laisserai pas seul, je ne te laisserai pas malade et je ne te laisserai pas souffrir », à partir du moment où on introduit l'idée qu'il…
« Non, je ne l'aurais pas voté. Pourquoi ? C'est un immense problème de conscience. Parce que dans tous les pays où ce genre de texte est peut-être moins encore engageant que chez nous, dans tous les pays où ce texte a été voté, ça a fait tâche d'huile. À partir du moment, et c'est pour ça que c'est très difficile et douloureux, parce qu'il y a des gens qui, eux, pour leur propre destin, pensent que ça serait mieux d'avoir cette issue. Mais à partir du moment où on dit « la mort est un soin », nous qui avons construit notre société sur « normalement, je ne te laisserai pas seul, je ne te laisserai pas malade et je ne te laisserai pas souffrir », à partir du moment où on introduit l'idée qu'il existe un soin, en fait, qui est pour mettre un terme à tout ça et qui est la mort, partout, ça a fait tâche d'huile parce que ça s'introduit, ça s'immisce dans la conscience générale. Et ça se multiplie. Et ça se multiplie... Notamment sur les populations les plus vulnérables. C'est exactement ce que je voulais dire. Ça se multiplie pour qui ? Pas pour les gens qui sont avantagés, qui ont les moyens, qui ont des relations de la famille. C'est pour les autres que ça vient. J'ai jamais oublié une lettre qui m'a bouleversé. C'est une maman qui m'écrivait alors que... ou parce qu'elle avait une petite fille trisomique. Et elle me disait « Mais quand je ne serai plus là, avec cette loi, »
CNEWS · La grande interview : François BayrouVérifier à 0:42Voir 2 autres passages
« elle est tellement gentille, elle veut tellement faire plaisir à tout le monde qu'on lui expliquera que c'est pour rejoindre sa maman et que... » Je ne dis pas que ça se passera. Je ne dis pas que c'est dans les intentions de ceux qui rédigent la loi. Mais il y a ce risque. Mais en tout cas, je sais une chose, c'est que tous les médecins qui travaillent dans ces admirables services de soins palliatifs, dans les établissements dédiés à cela, Jeanne Garnier par exemple, tout cela disent « Il ne faut pas faire ça. Donnez-nous les moyens de soulager la douleur. » On a constaté une chose très simple. Parmi tous les gens qui sont en soins palliatifs et qui voulaient avant qu'on leur applique cette fin de vie, parmi tous ceux-là, il n'y en a plus que 2 ou 3 % s'ils sont soulagés de la douleur, qui veulent continuer. Alors ça ne veut pas dire qu'il n'y ait pas des personnes, j'en connais. Et j'ai parlé beaucoup avec elles, qui disent « Mais moi, j'ai une maladie très lourde, dégénérative. Comment je fais le jour où je ne pourrai plus bouger ? » Eh bien, c'est cette question-là qui, à mon avis, se traite les yeux dans les yeux avec les médecins. On est là pour aider, comme ça se fait tous les jours, alors que la loi n'existe pas. »
CNEWS · La grande interview : François BayrouVérifier à 2:28
Question 16La Grande interview de Laurence Ferrari avec François Bayrou
qui leur reprocheraient d'avoir profité du système et de l'avoir ruiné ?
Réponse partielle
si vous parlez avec eux la charge qu'ils vont avoir apportée la plus lourde et la plus longtemps le plus longtemps dans dans les décennies qui viennent c'est eux qui vont avoir à le faire quand nos générations avaient 20 ans il n'y avait pas de dette en 80 il n'y avait pas de dette et puis tout d'un coup ça s'est installé ça s'est accéléré c'est devenu un réflexe pour chacun des gouvernants et chacun des citoyens tout le monde dit mais sur ce problème il faut des moyens tous les grands sujets que vous avez évoqués il faut des moyens et on doit donner les moyens supplémentaires il n'y aura plus de moyens supplémentaires parce qu'on a la défense on a l'école on a la sécurité la sécurité on de…
« si vous parlez avec eux la charge qu'ils vont avoir apportée la plus lourde et la plus longtemps le plus longtemps dans dans les décennies qui viennent c'est eux qui vont avoir à le faire quand nos générations avaient 20 ans il n'y avait pas de dette en 80 il n'y avait pas de dette et puis tout d'un coup ça s'est installé ça s'est accéléré c'est devenu un réflexe pour chacun des gouvernants et chacun des citoyens tout le monde dit mais sur ce problème il faut des moyens tous les grands sujets que vous avez évoqués il faut des moyens et on doit donner les moyens supplémentaires il n'y aura plus de moyens supplémentaires parce qu'on a la défense on a l'école on a la sécurité la sécurité on devrait avoir la science et la recherche on a l'intelligence artificielle et donc vous voyez que tout cela en réalité la sécurité exige exige une prise de conscience de la société dans laquelle nous vivons parce que s'il n'y a pas de prise de conscience alors les gouvernants qui suivent toujours la société qui suivent toujours la demande qui suivent toujours les sondages ne feront pas face »
Europe 1 — La Grande interview · La Grande interview de Laurence Ferrari avec François BayrouVérifier à 13:16
Question 17La Grande interview de Laurence Ferrari avec François Bayrou
François Bayreault l'autre grand thème dans l'actualité c'est tout ce qui concerne la justice tout ce qui concerne le fonctionnement de notre société on a les drames quotidiens qui émaillent l'actualité les prénoms comme Liana comme Philippine comme Louis qui chaque jour représente ses victimes et ces familles qui désormais refusent de se taire qui refusent de se faire silencier par le système et qui disent non on veut une justice qui soit une vraie justice et qui nous protège une fracture désormais entre les français et la justice deux tiers d'entre eux ne font plus confiance est-ce qu'il y a un moyen de réparer cela François Bayreault ?
Réponse partielle
il va falloir le réparer je veux dire vous avez des attitudes qui sont des attitudes très antagonistes vous avez les français qui voudraient juger les juges ou qui exigent de juger les juges en tout cas qui faisaient des sanctions et vous avez les juges qui disent mais ne touchez pas à magistrats il va falloir trouver et c'est un bon exemple de toutes les réconciliations qu'il va falloir conduire en France et vous voyez que vous avez ces antagonismes qui excitent complètement les positions moi je suis du côté des parents alors c'est pas très original de dire ça ça fait homme politique qui a ses formules sur ces sujets et aucun d'entre nous ne peut être indifférent mais dans l'affaire Iliana…
« il va falloir le réparer je veux dire vous avez des attitudes qui sont des attitudes très antagonistes vous avez les français qui voudraient juger les juges ou qui exigent de juger les juges en tout cas qui faisaient des sanctions et vous avez les juges qui disent mais ne touchez pas à magistrats il va falloir trouver et c'est un bon exemple de toutes les réconciliations qu'il va falloir conduire en France et vous voyez que vous avez ces antagonismes qui excitent complètement les positions moi je suis du côté des parents alors c'est pas très original de dire ça ça fait homme politique qui a ses formules sur ces sujets et aucun d'entre nous ne peut être indifférent mais dans l'affaire Iliana par exemple on voit bien que ce qui a provoqué le drame c'est une erreur de fonctionnement de la justice ou un dysfonctionnement comme on dit c'est à dire non seulement ça n'a pas fonctionné mais ça a fait le contraire c'est à dire ça a poussé sous le tapis la poussière et ce dysfonctionnement est hélas et je dis ça en pensant aux parents de cette petite fille ça a hélas provoqué le drame »
Europe 1 — La Grande interview · La Grande interview de Laurence Ferrari avec François BayrouVérifier à 6:19
Question 18La Grande interview de Laurence Ferrari avec François Bayrou
Alors François Bayrou alerte sur la France qui vient c'est votre livre d'édition de l'observatoire pour vous le coeur du réacteur c'est la dette qui est abyssal dans notre pays vous dites quasiment que nous nous sommes à un point de bascule pour cet endettement et concernant le système des retraites évidemment qui est connexe vous dites qu'il peut y avoir une guerre de génération est-ce qu'on peut encore éviter ces écueils-là à votre avis ?
Réponse directe
Laurence Ferrari on va vers une guerre de génération si on ne fait rien une guerre de génération par négligence par laxisme il y a 50 ans 50 ans que la France n'a plus voté un budget en équilibre ça veut dire des déficits tous les ans des déficits croissants et ces déficits il faut les emprunter pour payer les salaires pour payer les charges de l'état et de la sécu et ce sont ces déficits qu'il faut emprunter qui accumulés au fil du temps forment la dette incroyable dans laquelle nous sommes et alors autrefois vous savez que je mène campagne sur ce sujet depuis longtemps depuis 2006 2007 en tout cas la campagne voilà en tout cas depuis 2007 dont j'avais fait un sujet majeur autrefois on dis…
« Laurence Ferrari on va vers une guerre de génération si on ne fait rien une guerre de génération par négligence par laxisme il y a 50 ans 50 ans que la France n'a plus voté un budget en équilibre ça veut dire des déficits tous les ans des déficits croissants et ces déficits il faut les emprunter pour payer les salaires pour payer les charges de l'état et de la sécu et ce sont ces déficits qu'il faut emprunter qui accumulés au fil du temps forment la dette incroyable dans laquelle nous sommes et alors autrefois vous savez que je mène campagne sur ce sujet depuis longtemps depuis 2006 2007 en tout cas la campagne voilà en tout cas depuis 2007 dont j'avais fait un sujet majeur autrefois on disait bon d'accord François Bayrou il a raison c'est une obsession chez lui mais c'est pour plus tard c'est un jour qu'on aura des ennuis mais aujourd'hui vous l'avez vu et la cour des comptes et toutes les analyses que j'ai développées dans ce livre montrent que ça n'est plus pour plus tard c'est désormais aujourd'hui ça n'est plus un risque c'est une fatalité que nous affrontons aujourd'hui à telle enseigne que l'année prochaine la totalité des impôts sur le revenu que paie chacun de ceux qui nous écoutent quand ils en paient et vous et moi et tous ceux qui sont là la totalité de l'impôt sur le revenu de toutes les villes et de tous les villages français ne suffira plus »
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« à rembourser seulement les intérêts de la dette on est d'accord pas la dette on n'a jamais remboursé un euro de dette depuis 50 ans pas un euro »
Europe 1 — La Grande interview · La Grande interview de Laurence Ferrari avec François BayrouVérifier à 13:02
Question 19La Grande interview de Laurence Ferrari avec François Bayrou
provoqué c'est très lourd ce que vous dites il y a aussi Louis ce jeune homme qui a été massacré par cinq autres jeunes dont trois mineurs est-ce qu'on peut parler d'ensauvagement vous avez souvent fait ce constat là il figure aussi dans ce livre François Bayrou est-ce qu'aujourd'hui il y a un ensauvagement de la situation en France
Réponse directe
il y a des secteurs de la société qui sont tellement en panne et tellement enflammés par exemple l'aide sociale à l'enfance c'est exactement le cas qu'on évoque nous avons dans nos rangs dans notre groupe à l'Assemblée Nationale une jeune femme formidable sur ce sujet qu'elle connait intimement qui s'appelle Périne Goulet et qui mène le combat sur la réforme en profondeur qu'il faut conduire parce que ces jeunes garçons et ces jeunes adolescents dans des familles d'accueil qui sont parfois démunies pour maîtriser ou pour orienter leur développement c'est un immense travail à conduire bien sûr et dans un pays qui n'a plus les moyens d'augmenter les dépenses perpétuellement oui peut-être peut…
« il y a des secteurs de la société qui sont tellement en panne et tellement enflammés par exemple l'aide sociale à l'enfance c'est exactement le cas qu'on évoque nous avons dans nos rangs dans notre groupe à l'Assemblée Nationale une jeune femme formidable sur ce sujet qu'elle connait intimement qui s'appelle Périne Goulet et qui mène le combat sur la réforme en profondeur qu'il faut conduire parce que ces jeunes garçons et ces jeunes adolescents dans des familles d'accueil qui sont parfois démunies pour maîtriser ou pour orienter leur développement c'est un immense travail à conduire bien sûr et dans un pays qui n'a plus les moyens d'augmenter les dépenses perpétuellement »
Europe 1 — La Grande interview · La Grande interview de Laurence Ferrari avec François BayrouVérifier à 8:12Voir 1 autre passage
« oui peut-être peut-être il ne faut pas avoir une formule en pensant que c'est dans toutes les villes et dans toutes les rues mais c'est très important et très choquant ça existe c'est Jean-Pierre Chevènement qui avait dit je crois des sauvageons des sauvageons vous savez c'est dans dans une forêt c'est des c'est des des drageons qui qui poussent sans être guidés oui il y a il y a quelque chose d'une violence tellement forte dans toute la société que c'est un ensauvagement de la société tout entière exemple vous allez sur les réseaux sociaux et vous lisez les postes qu'il y a sous chacun de vos gestes de vos actes vous journalistes hommes responsables politiques chefs d'entreprise c'est d'une c'est d'une violence d'une méchanceté d'une haine recuite de la volonté dans l'impression d'abattre de déshonorer de tuer par centaines et milliers protégés par l'anonymat comme si j'ai un chapitre dans le livre sur ce sujet comme si se révélait par l'anonymat le tréfonds de la nature humaine dans les sociétés où nous sommes qui sont plus cadrés qui ne sont plus guidés et qui donnent aux responsables de la société très importantes charges que personne ne pourra éluder y compris dans les campagnes qui viennent »
Europe 1 — La Grande interview · La Grande interview de Laurence Ferrari avec François BayrouVérifier à 9:26
Question 20La Grande interview de Laurence Ferrari avec François Bayrou
prise de conscience et des français et de leurs responsables politiques c'est ce que vous dites aussi clairement dans ce livre est-ce qu'il y a un homme ou une femme providentielle qui pourrait selon vous renverser la table remettre la dette en tout cas la faire un peu baisser est-ce que vous vous êtes candidat François Bayrou je ne suis pas candidat vous n'êtes pas candidat écartons d'emblée juste une hypothèse est-ce que vous avez passé un pacte avec François Hollande
Réponse directe
non j'ai lu ça c'est n'importe quoi c'est n'importe quoi les journalistes qui se laissent entraîner à n'importe quoi j'ai vu ces jours-ci qu'il y avait cette rumeur une rumeur fondée sur un article démenti enfin vous voyez tout ça donc c'est non il n'y a pas de pacte secret évacuons la hypothèse parce que je pense que cette élection présidentielle elle n'est pas comme les autres autrefois on allait à l'élection présidentielle pour se faire connaître pour se faire voir pour que les français découvrent les charmes immenses qui sont ceux des candidats successifs mais c'est fini cette année l'élection présidentielle c'est pas ça cette année l'élection présidentielle c'est la menace des extrêmes…
« non j'ai lu ça c'est n'importe quoi c'est n'importe quoi les journalistes qui se laissent entraîner à n'importe quoi j'ai vu ces jours-ci qu'il y avait cette rumeur une rumeur fondée sur un article démenti enfin vous voyez tout ça donc c'est non il n'y a pas de pacte secret évacuons la hypothèse parce que je pense que cette élection présidentielle elle n'est pas comme les autres autrefois on allait à l'élection présidentielle pour se faire connaître pour se faire voir pour que les français découvrent les charmes immenses qui sont ceux des candidats successifs mais c'est fini cette année l'élection présidentielle c'est pas ça cette année l'élection présidentielle c'est la menace des extrêmes et il n'y a aucun pays dans le monde aucun pays dans le monde qui se soit relevé des extrêmes jamais je veux pas citer des noms mais vous les avez en tête et donc la menace immense créée par cette tenaille elle doit être conjurée et elle change la nature de l'élection présidentielle et des candidatures pourquoi parce que ça veut dire qu'il faut pas se présenter pour participer il faut pas se présenter pour témoigner il faut pas se présenter pour faire connaître il faut se présenter pour gagner et présenter pour gagner ça veut dire aussi qu'il faut des candidats je suis sûr qu'il y en a qui vont apparaître qui ont les épaules pour être demain matin président de la république ça veut dire qu'il n'y en a pas actuellement qui ont les épaules sûrement peut-être Edouard Philippe il n'a pas les épaules je ne veux pas participer à ces concours de beauté vous voyez bien que ce que traduisent les sondages c'est comme une insatisfaction par rapport aux candidats déjà déclarés qui ont des qualités qui ont des mérites qui ont des vertus mais qui ne semblent pas toucher et répondre à la question il faut des gens qui ont une expérience qui ne ressemble à aucune autre une compréhension des différents domaines de l'économie et des relations internationales et de la diplomatie et des armées et qui puissent exercer la fonction demain et deuxièmement capables de rassembler et de réconcilier vous venez de faire votre portrait robot non pas du tout non je ne suis pas candidat mais je pense qu'il y a des candidats et vous ne le serez pas quoi qu'il arrive non je vous ai dit c'est si j'avais écrit ce livre en étant candidat qui aurait lu le livre comme un livre sur la France ils auraient cru que c'était un livre sur moi ou un programme un programme que en fait je défendais mes propres avantages et c'est pas ce que les français veulent »
Europe 1 — La Grande interview · La Grande interview de Laurence Ferrari avec François BayrouVérifier à 15:01
Question 21La Grande interview de Laurence Ferrari avec François Bayrou
et la guerre des générations c'est quoi ?
Réponse directe
si vous parlez avec eux la charge qu'ils vont avoir apportée la plus lourde et la plus longtemps le plus longtemps dans dans les décennies qui viennent c'est eux qui vont avoir à le faire quand nos générations avaient 20 ans il n'y avait pas de dette en 80 il n'y avait pas de dette et puis tout d'un coup ça s'est installé ça s'est accéléré c'est devenu un réflexe pour chacun des gouvernants et chacun des citoyens tout le monde dit mais sur ce problème il faut des moyens tous les grands sujets que vous avez évoqués il faut des moyens et on doit donner les moyens supplémentaires il n'y aura plus de moyens supplémentaires parce qu'on a la défense on a l'école on a la sécurité la sécurité on de…
« si vous parlez avec eux la charge qu'ils vont avoir apportée la plus lourde et la plus longtemps le plus longtemps dans dans les décennies qui viennent c'est eux qui vont avoir à le faire quand nos générations avaient 20 ans il n'y avait pas de dette en 80 il n'y avait pas de dette et puis tout d'un coup ça s'est installé ça s'est accéléré c'est devenu un réflexe pour chacun des gouvernants et chacun des citoyens tout le monde dit mais sur ce problème il faut des moyens tous les grands sujets que vous avez évoqués il faut des moyens et on doit donner les moyens supplémentaires il n'y aura plus de moyens supplémentaires parce qu'on a la défense on a l'école on a la sécurité la sécurité on devrait avoir la science et la recherche on a l'intelligence artificielle et donc vous voyez que tout cela en réalité la sécurité exige exige une prise de conscience de la société dans laquelle nous vivons parce que s'il n'y a pas de prise de conscience alors les gouvernants qui suivent toujours la société qui suivent toujours la demande qui suivent toujours les sondages ne feront pas face »
Europe 1 — La Grande interview · La Grande interview de Laurence Ferrari avec François BayrouVérifier à 13:16
Question 22La Grande interview de Laurence Ferrari avec François Bayrou
mais pourtant vous dites j'ai choisi le combat il n'y a à chaque fois qu'une question s'arrêter ou repard dire j'ai choisi le combat donc vous voulez toujours combattre pour la France François Bayrou
Réponse à côté
merci François Bayrou merci Laurence Ferrari dans un instant vos signatures Europe 1 du mardi à tout de suite
« merci François Bayrou merci Laurence Ferrari dans un instant vos signatures Europe 1 du mardi à tout de suite »
Europe 1 — La Grande interview · La Grande interview de Laurence Ferrari avec François BayrouVérifier à 19:49
Question 23La Grande interview de Laurence Ferrari avec François Bayrou
Europe 1 La grande interview Europe 1 C News Laurence Ferrari Et notre invité ce matin dans la grande interview sur C News et sur Europe 1 c'est le président du MoDem, François Bayrou, bonjour Neuf mois après votre départ de Matignon, on veut publier aux éditions de l'Observatoire alerte sur l'art France qui vient, c'est un plaidoyer contre la dette une adresse aussi à la jeunesse qui selon vous va payer le plus cher c'est un livre qui est passionnant, qui est prémonitoire, on va en parler dans un instant mais je voudrais vous poser deux questions d'actualité la première, elle porte sur le texte qui sera voté aujourd'hui à l'Assemblée Nationale sur l'euthanasie, la loi fin de vie ils ont finalisé les députés ce texte il y a beaucoup de clauses qui sont considérées comme les plus permissives d'Europe est-ce que ce texte, en tant que député, vous l'auriez voté, François Bayrou ?
Réponse directe
Non, je ne l'aurais pas voté C'est un immense problème de conscience parce que dans tous les pays où ce genre de texte est peut-être moins encore engageant que chez nous dans tous les pays où ce texte a été voté, ça a fait tâche d'huile à partir du moment, et c'est pour ça que c'est très difficile et douloureux parce qu'il y a des gens qui, eux, pour leur propre destin pensent que ça serait mieux d'avoir cette issue mais à partir du moment où on dit la mort est un soin nous qui avons construit notre société sur normalement, je ne te laisserai pas seul je ne te laisserai pas malade et je ne te laisserai pas souffrir à partir du moment où on introduit l'idée qu'il existe un soin, en fait, qui…
« Non, je ne l'aurais pas voté C'est un immense problème de conscience parce que dans tous les pays où ce genre de texte est peut-être moins encore engageant que chez nous dans tous les pays où ce texte a été voté, ça a fait tâche d'huile à partir du moment, et c'est pour ça que c'est très difficile et douloureux parce qu'il y a des gens qui, eux, pour leur propre destin pensent que ça serait mieux d'avoir cette issue mais à partir du moment où on dit la mort est un soin nous qui avons construit notre société sur normalement, je ne te laisserai pas seul je ne te laisserai pas malade et je ne te laisserai pas souffrir à partir du moment où on introduit l'idée qu'il existe un soin, en fait, qui est pour mettre un terme à tout ça et qui est la mort partout, ça a fait tâche d'huile parce que ça s'introduit ça s'immisce dans la conscience générale et ça se multiplie notamment sur les populations les plus vulnérables c'est exactement ce que je voulais dire ça se multiplie pour qui ? pas pour les gens qui sont avantagés qui ont les moyens qui ont des relations de la famille c'est pour les autres que ça vient j'ai jamais oublié une lettre qui m'a bouleversé c'est une maman qui m'écrivait alors que ou parce qu'elle avait une petite fille trisomique et elle me disait mais quand je ne serai plus là avec cette loi elle est tellement gentille elle veut tellement faire plaisir à tout le monde qu'on lui expliquera que c'est pour rejoindre sa maman et que je ne dis pas que ça se passera je ne dis pas que c'est dans les intentions de ceux qui rédigent la loi mais il y a ce risque mais en tout cas je sais une chose c'est que tous les médecins qui travaillent dans ces admirables services de soins palliatifs dans les établissements dédiés à cela à Jeanne Garnier par exemple tout cela disent il ne faut pas faire ça donnez-nous les moyens de soulager la douleur on a constaté une chose très simple parmi tous les gens qui sont en soins palliatifs et qui voulaient avant qu'on leur applique cette fin de vie parmi tout cela il n'y en a plus que 2 ou 3% s'ils sont soulagés de la douleur qui veulent continuer alors ça ne veut pas dire qu'il n'y ait pas des personnes j'en connais et j'ai parlé beaucoup avec elles qui disent mais moi j'ai une maladie très très lourde dégénérative comment je fais le jour où je ne pourrai plus bouger et bien c'est cette question là qui à mon avis se traite les yeux dans les yeux avec les médecins on est là pour comme ça se fait tous les jours alors que la loi n'existe pas »
Europe 1 — La Grande interview · La Grande interview de Laurence Ferrari avec François BayrouVérifier à 0:49
Question 24La Grande interview de Laurence Ferrari avec François Bayrou
c'est les jeunes qui s'en prendraient aux plus âgés ?
Réponse directe
si vous parlez avec eux la charge qu'ils vont avoir apportée la plus lourde et la plus longtemps le plus longtemps dans dans les décennies qui viennent c'est eux qui vont avoir à le faire quand nos générations avaient 20 ans il n'y avait pas de dette en 80 il n'y avait pas de dette et puis tout d'un coup ça s'est installé ça s'est accéléré c'est devenu un réflexe pour chacun des gouvernants et chacun des citoyens tout le monde dit mais sur ce problème il faut des moyens tous les grands sujets que vous avez évoqués il faut des moyens et on doit donner les moyens supplémentaires il n'y aura plus de moyens supplémentaires parce qu'on a la défense on a l'école on a la sécurité la sécurité on de…
« si vous parlez avec eux la charge qu'ils vont avoir apportée la plus lourde et la plus longtemps le plus longtemps dans dans les décennies qui viennent c'est eux qui vont avoir à le faire quand nos générations avaient 20 ans il n'y avait pas de dette en 80 il n'y avait pas de dette et puis tout d'un coup ça s'est installé ça s'est accéléré c'est devenu un réflexe pour chacun des gouvernants et chacun des citoyens tout le monde dit mais sur ce problème il faut des moyens tous les grands sujets que vous avez évoqués il faut des moyens et on doit donner les moyens supplémentaires il n'y aura plus de moyens supplémentaires parce qu'on a la défense on a l'école on a la sécurité la sécurité on devrait avoir la science et la recherche on a l'intelligence artificielle et donc vous voyez que tout cela en réalité la sécurité exige exige une prise de conscience de la société dans laquelle nous vivons parce que s'il n'y a pas de prise de conscience alors les gouvernants qui suivent toujours la société qui suivent toujours la demande qui suivent toujours les sondages ne feront pas face »
Europe 1 — La Grande interview · La Grande interview de Laurence Ferrari avec François BayrouVérifier à 13:16
Question 25Vote de confiance, budget, oppositions...L'interview en intégralité de François Bayrou
François Bayrou c'est quand j'ai échangé avec le maire de la commune des Corbières où a eu lieu cette rave party il dit la moitié des voitures de ses participants à la rave sont immatriculées en Espagne ou en Italie pourquoi ?
Réponse à côté
on est les dindons de la farce si on n'a pas le sérieux et la volonté de faire respecter nos lois les autres ne le font pas donc d'une certaine manière ça accorde des facilités à ceux qui ne veulent pas respecter la loi mais le devoir la responsabilité d'un gouvernement quelle que soit son orientation c'est de faire respecter la loi et que ceux qui ne sont pas de notre pays et qui de surcroît ne respectent pas la loi cela il est capital qu'on les reconduise à la frontière et que le pays d'où ils viennent les accepte et c'était exactement le bras de fer dans lequel nous sommes avec l'Algérie par exemple vous le verrez quand je parlerai au palois il se trouve que c'est une ville que j'aime be…
« on est les dindons de la farce si on n'a pas le sérieux et la volonté de faire respecter nos lois les autres ne le font pas donc d'une certaine manière ça accorde des facilités à ceux qui ne veulent pas respecter la loi mais le devoir la responsabilité d'un gouvernement quelle que soit son orientation c'est de faire respecter la loi et que ceux qui ne sont pas de notre pays et qui de surcroît ne respectent pas la loi cela il est capital qu'on les reconduise à la frontière et que le pays d'où ils viennent les accepte et c'était exactement le bras de fer dans lequel nous sommes avec l'Algérie par exemple »
youtube.com · Vote de confiance, budget, oppositions...L'interview en intégralité de François BayrouVérifier à 31:40
CNEWS · La grande interview : François BayrouVérifier à 2:28
Voir 2 autres passages
« Laurence Ferrari, on va vers une guerre de génération si on ne fait rien. Une guerre de génération par négligence, par laxisme. Il y a 50 ans, 50 ans, que la France n'a plus voté un budget en équilibre. Ça veut dire des déficits tous les ans, des déficits croissants. Et ces déficits, il faut les emprunter pour payer les salaires, pour payer les charges de l'État. Et de la Sécu. Et ce sont ces déficits qu'il faut emprunter, qui, accumulés au fil du temps, forment la dette incroyable dans laquelle nous sommes. Et alors, autrefois, vous savez que je mène campagne sur ce sujet depuis longtemps. Depuis 2006, 2007, en tout cas ? Oui, même... La campagne ? Voilà. En tout cas, depuis 2007, dont j'avais fait un sujet majeur. Autrefois, on disait, bon, d'accord, François Bayrou, il a raison, c'est une obsession chez lui, il parle... Mais c'est pour plus tard. C'est un jour qu'on aura des ennuis. Mais aujourd'hui, vous l'avez vu, et la Cour des comptes, et toutes les analyses que j'ai développées dans ce livre, montrent que ça n'est plus pour plus tard, c'est désormais aujourd'hui. Ça n'est plus un risque, c'est une fatalité que nous affrontons aujourd'hui, à telle enseigne que l'année prochaine, la totalité des impôts sur le revenu que paient chacun de ceux qui nous écoutent quand ils en paient, et vous, et moi, et tous ceux qui sont là, la totalité de l'impôt sur le revenu de toutes les villes et de tous les villages français ne suffira plus... »
« ...à rembourser seulement les intérêts de la dette. On est d'accord. Pas la dette, on n'a jamais remboursé un euro de dette depuis 50 ans. Pas un euro. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées6 févr. 2024 au 30 juin 2026 · 11 observations11 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, je ne l'aurais pas voté. Pourquoi ? C'est un immense problème de conscience. Parce que dans tous les pays où ce genre de texte est peut-être moins encore engageant que chez nous, dans tous les pays où ce texte a été voté, ça a fait tâche d'huile. À partir du moment, et c'est pour ça que c'est très difficile et douloureux, parce qu'il y a des gens qui, eux, pour leur propre destin, pensent que ça serait mieux d'avoir cette issue. Mais à partir du moment où on dit « la mort est un soin », nous qui avons construit notre société sur « normalement, je ne te laisserai pas seul, je ne te laisserai pas malade et je ne te laisserai pas souffrir », à partir du moment où on introduit l'idée qu'il existe un soin, en fait, qui est pour mettre un terme à tout ça et qui est la mort, partout, ça a fait tâche d'huile parce que ça s'introduit, ça s'immisce dans la conscience générale. Et ça se multiplie. Et ça se multiplie... Notamment sur les populations les plus vulnérables. C'est exactement ce que je voulais dire. Ça se multiplie pour qui ? Pas pour les gens qui sont avantagés, qui ont les moyens, qui ont des relations de la famille. C'est pour les autres que ça vient. J'ai jamais oublié une lettre qui m'a bouleversé. C'est une maman qui m'écrivait alors que... ou parce qu'elle avait une petite fille trisomique. Et elle me disait « Mais quand je ne serai plus là, avec cette loi, »
CNEWS · La grande interview : François BayrouVérifier à 0:42Voir 2 autres passages
« il va falloir le réparer je veux dire vous avez des attitudes qui sont des attitudes très antagonistes vous avez les français qui voudraient juger les juges ou qui exigent de juger les juges en tout cas qui faisaient des sanctions et vous avez les juges qui disent mais ne touchez pas à magistrats il va falloir trouver et c'est un bon exemple de toutes les réconciliations qu'il va falloir conduire en France et vous voyez que vous avez ces antagonismes qui excitent complètement les positions moi je suis du côté des parents alors c'est pas très original de dire ça ça fait homme politique qui a ses formules sur ces sujets et aucun d'entre nous ne peut être indifférent mais dans l'affaire Iliana par exemple on voit bien que ce qui a provoqué le drame c'est une erreur de fonctionnement de la justice ou un dysfonctionnement comme on dit c'est à dire non seulement ça n'a pas fonctionné mais ça a fait le contraire c'est à dire ça a poussé sous le tapis la poussière et ce dysfonctionnement est hélas et je dis ça en pensant aux parents de cette petite fille ça a hélas provoqué le drame »
Europe 1 — La Grande interview · La Grande interview de Laurence Ferrari avec François BayrouVérifier à 6:19
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées7 janv. 2024 au 30 juin 2026 · 19 observations19 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Il y en a beaucoup, mais il n'est pas vrai que ce soit un entêtement personnel. – Ah bon ? – La pression des députés, enfin, au sein de l'Assemblée nationale. – Vous l'avez vécue. – Il y a un très grand nombre. Et j'ai donc séparé ces deux textes. Et un jour, le promoteur principal, que je connais bien, qui est un ami, Olivier Falorni, est venu me voir et il m'a dit, au fond, tu as eu raison de séparer les deux textes. Parce qu'on a pu avoir des débats plus concentrés. Mais le problème de conscience que je rapporte et dont j'atteste, ce problème de conscience, il est pour l'avenir de la société, qui est la nôtre, très important. »
CNEWS · La grande interview : François BayrouVérifier à 4:57Voir 2 autres passages
« Nous avons dans nos rangs, dans notre groupe à l'Assemblée nationale, une jeune femme formidable sur ce sujet qu'elle connaît intimement, qui s'appelle Périne Goulet, et qui mène le combat sur la réforme en profondeur qu'il faut conduire, parce que ces jeunes garçons et ces jeunes adolescents, dans des familles d'accueil qui sont parfois démunies pour maîtriser ou pour orienter leur développement, »
CNEWS · La grande interview : François BayrouVérifier à 8:23
« Laurence Ferrari on va vers une guerre de génération si on ne fait rien une guerre de génération par négligence par laxisme il y a 50 ans 50 ans que la France n'a plus voté un budget en équilibre ça veut dire des déficits tous les ans des déficits croissants et ces déficits il faut les emprunter pour payer les salaires pour payer les charges de l'état et de la sécu et ce sont ces déficits qu'il faut emprunter qui accumulés au fil du temps forment la dette incroyable dans laquelle nous sommes et alors autrefois vous savez que je mène campagne sur ce sujet depuis longtemps depuis 2006 2007 en tout cas la campagne voilà en tout cas depuis 2007 dont j'avais fait un sujet majeur autrefois on disait bon d'accord François Bayrou il a raison c'est une obsession chez lui mais c'est pour plus tard c'est un jour qu'on aura des ennuis mais aujourd'hui vous l'avez vu et la cour des comptes et toutes les analyses que j'ai développées dans ce livre montrent que ça n'est plus pour plus tard c'est désormais aujourd'hui ça n'est plus un risque c'est une fatalité que nous affrontons aujourd'hui à telle enseigne que l'année prochaine la totalité des impôts sur le revenu que paie chacun de ceux qui nous écoutent quand ils en paient et vous et moi et tous ceux qui sont là la totalité de l'impôt sur le revenu de toutes les villes et de tous les villages français ne suffira plus »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées7 janv. 2024 au 30 juin 2026 · 38 observations38 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Laurence Ferrari, on va vers une guerre de génération si on ne fait rien. Une guerre de génération par négligence, par laxisme. Il y a 50 ans, 50 ans, que la France n'a plus voté un budget en équilibre. Ça veut dire des déficits tous les ans, des déficits croissants. Et ces déficits, il faut les emprunter pour payer les salaires, pour payer les charges de l'État. Et de la Sécu. Et ce sont ces déficits qu'il faut emprunter, qui, accumulés au fil du temps, forment la dette incroyable dans laquelle nous sommes. Et alors, autrefois, vous savez que je mène campagne sur ce sujet depuis longtemps. Depuis 2006, 2007, en tout cas ? Oui, même... La campagne ? Voilà. En tout cas, depuis 2007, dont j'avais fait un sujet majeur. Autrefois, on disait, bon, d'accord, François Bayrou, il a raison, c'est une obsession chez lui, il parle... Mais c'est pour plus tard. C'est un jour qu'on aura des ennuis. Mais aujourd'hui, vous l'avez vu, et la Cour des comptes, et toutes les analyses que j'ai développées dans ce livre, montrent que ça n'est plus pour plus tard, c'est désormais aujourd'hui. Ça n'est plus un risque, c'est une fatalité que nous affrontons aujourd'hui, à telle enseigne que l'année prochaine, la totalité des impôts sur le revenu que paient chacun de ceux qui nous écoutent quand ils en paient, et vous, et moi, et tous ceux qui sont là, la totalité de l'impôt sur le revenu de toutes les villes et de tous les villages français ne suffira plus... »
CNEWS · La grande interview : François BayrouVérifier à 11:16Voir 2 autres passages
« Laurence Ferrari on va vers une guerre de génération si on ne fait rien une guerre de génération par négligence par laxisme il y a 50 ans 50 ans que la France n'a plus voté un budget en équilibre ça veut dire des déficits tous les ans des déficits croissants et ces déficits il faut les emprunter pour payer les salaires pour payer les charges de l'état et de la sécu et ce sont ces déficits qu'il faut emprunter qui accumulés au fil du temps forment la dette incroyable dans laquelle nous sommes et alors autrefois vous savez que je mène campagne sur ce sujet depuis longtemps depuis 2006 2007 en tout cas la campagne voilà en tout cas depuis 2007 dont j'avais fait un sujet majeur autrefois on disait bon d'accord François Bayrou il a raison c'est une obsession chez lui mais c'est pour plus tard c'est un jour qu'on aura des ennuis mais aujourd'hui vous l'avez vu et la cour des comptes et toutes les analyses que j'ai développées dans ce livre montrent que ça n'est plus pour plus tard c'est désormais aujourd'hui ça n'est plus un risque c'est une fatalité que nous affrontons aujourd'hui à telle enseigne que l'année prochaine la totalité des impôts sur le revenu que paie chacun de ceux qui nous écoutent quand ils en paient et vous et moi et tous ceux qui sont là la totalité de l'impôt sur le revenu de toutes les villes et de tous les villages français ne suffira plus »
Europe 1 — La Grande interview · La Grande interview de Laurence Ferrari avec François BayrouVérifier à 11:24
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes27 janv. 2025 au 30 juin 2026 · 3 observations3 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, je ne l'aurais pas voté C'est un immense problème de conscience parce que dans tous les pays où ce genre de texte est peut-être moins encore engageant que chez nous dans tous les pays où ce texte a été voté, ça a fait tâche d'huile à partir du moment, et c'est pour ça que c'est très difficile et douloureux parce qu'il y a des gens qui, eux, pour leur propre destin pensent que ça serait mieux d'avoir cette issue mais à partir du moment où on dit la mort est un soin nous qui avons construit notre société sur normalement, je ne te laisserai pas seul je ne te laisserai pas malade et je ne te laisserai pas souffrir à partir du moment où on introduit l'idée qu'il existe un soin, en fait, qui est pour mettre un terme à tout ça et qui est la mort partout, ça a fait tâche d'huile parce que ça s'introduit ça s'immisce dans la conscience générale et ça se multiplie notamment sur les populations les plus vulnérables c'est exactement ce que je voulais dire ça se multiplie pour qui ? pas pour les gens qui sont avantagés qui ont les moyens qui ont des relations de la famille c'est pour les autres que ça vient j'ai jamais oublié une lettre qui m'a bouleversé c'est une maman qui m'écrivait alors que ou parce qu'elle avait une petite fille trisomique et elle me disait mais quand je ne serai plus là avec cette loi elle est tellement gentille elle veut tellement faire plaisir à tout le monde qu'on lui expliquera que c'est pour rejoindre sa maman et que je ne dis pas que ça se passera je ne dis pas que c'est dans les intentions de ceux qui rédigent la loi mais il y a ce risque mais en tout cas je sais une chose c'est que tous les médecins qui travaillent dans ces admirables services de soins palliatifs dans les établissements dédiés à cela à Jeanne Garnier par exemple tout cela disent il ne faut pas faire ça donnez-nous les moyens de soulager la douleur on a constaté une chose très simple parmi tous les gens qui sont en soins palliatifs et qui voulaient avant qu'on leur applique cette fin de vie parmi tout cela il n'y en a plus que 2 ou 3% s'ils sont soulagés de la douleur qui veulent continuer alors ça ne veut pas dire qu'il n'y ait pas des personnes j'en connais et j'ai parlé beaucoup avec elles qui disent mais moi j'ai une maladie très très lourde dégénérative comment je fais le jour où je ne pourrai plus bouger et bien c'est cette question là qui à mon avis se traite les yeux dans les yeux avec les médecins on est là pour comme ça se fait tous les jours alors que la loi n'existe pas »
Europe 1 — La Grande interview · La Grande interview de Laurence Ferrari avec François BayrouVérifier à 0:49Voir 2 autres passages
« si l'on décidait d'essayer de trouver des arrangements de manière à faire semblant d'eux, la France se trouverait dans un état si dangereux et si dramatique. – On en est là ? – Oui on en est là. – Oui ? – Oui on en est là, on a vu sur notre continent, on a vu la Grèce. – On peut connaître le sort de la Grèce ? – On peut, on est en situation de danger extrême. Ça ne rend pas populaire de dire ça, c'est pas agréable. Un très grand nombre de Français l'ont entendu, c'est la première fois depuis Londres, ça fait 20 ans que je mène ce combat, un grand nombre de Français l'ont entendu, mais un grand nombre ne croit pas que ça les concerne. – Donc vous prendrez ces décisions désagréables, laissez-moi, ne veulent pas que ça les concerne. »
BFMTV · Otages en Iran, dette, énergie... L'entretien en intégralité du Premier ministre François BayrouVérifier à 21:18
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Mécanismes explicités6 févr. 2024 au 30 juin 2026 · 51 observations51 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« il va falloir le réparer je veux dire vous avez des attitudes qui sont des attitudes très antagonistes vous avez les français qui voudraient juger les juges ou qui exigent de juger les juges en tout cas qui faisaient des sanctions et vous avez les juges qui disent mais ne touchez pas à magistrats il va falloir trouver et c'est un bon exemple de toutes les réconciliations qu'il va falloir conduire en France et vous voyez que vous avez ces antagonismes qui excitent complètement les positions moi je suis du côté des parents alors c'est pas très original de dire ça ça fait homme politique qui a ses formules sur ces sujets et aucun d'entre nous ne peut être indifférent mais dans l'affaire Iliana par exemple on voit bien que ce qui a provoqué le drame c'est une erreur de fonctionnement de la justice ou un dysfonctionnement comme on dit c'est à dire non seulement ça n'a pas fonctionné mais ça a fait le contraire c'est à dire ça a poussé sous le tapis la poussière et ce dysfonctionnement est hélas et je dis ça en pensant aux parents de cette petite fille ça a hélas provoqué le drame »
Europe 1 — La Grande interview · La Grande interview de Laurence Ferrari avec François BayrouVérifier à 6:19Voir 2 autres passages
« ne se fera pas. C'est exactement comme si vous me disiez en réalité lorsque vous avez un patient qui a des médecins, il faut commencer par l'ordonnance avant de faire le diagnostic. Vous voyez bien que ça serait absurde. Quand on a une situation de santé devant laquelle il faut que la médecine intervienne, en tout cas tous ceux qui... Eh bien il faut qu'on s'accorde sur le diagnostic d'abord. »
youtube.com · Vote de confiance, budget, oppositions...L'interview en intégralité de François BayrouVérifier à 24:10
« Vous savez ce que font les ultra-riches ? Ils s'achètent des yachts, ils les mettent dans des holdings. Comme ça, ils ne payent pas de droits sur les successions. Et derrière, ils font des packs de transmission d'entreprises, et en fait de transmission de foncières qui possèdent les yachts dans lesquels leurs enfants vont se balader en mer des péteranées. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contre-arguments traités27 janv. 2025 au 30 juin 2026 · 4 observations4 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, je ne l'aurais pas voté C'est un immense problème de conscience parce que dans tous les pays où ce genre de texte est peut-être moins encore engageant que chez nous dans tous les pays où ce texte a été voté, ça a fait tâche d'huile à partir du moment, et c'est pour ça que c'est très difficile et douloureux parce qu'il y a des gens qui, eux, pour leur propre destin pensent que ça serait mieux d'avoir cette issue mais à partir du moment où on dit la mort est un soin nous qui avons construit notre société sur normalement, je ne te laisserai pas seul je ne te laisserai pas malade et je ne te laisserai pas souffrir à partir du moment où on introduit l'idée qu'il existe un soin, en fait, qui est pour mettre un terme à tout ça et qui est la mort partout, ça a fait tâche d'huile parce que ça s'introduit ça s'immisce dans la conscience générale et ça se multiplie notamment sur les populations les plus vulnérables c'est exactement ce que je voulais dire ça se multiplie pour qui ? pas pour les gens qui sont avantagés qui ont les moyens qui ont des relations de la famille c'est pour les autres que ça vient j'ai jamais oublié une lettre qui m'a bouleversé c'est une maman qui m'écrivait alors que ou parce qu'elle avait une petite fille trisomique et elle me disait mais quand je ne serai plus là avec cette loi elle est tellement gentille elle veut tellement faire plaisir à tout le monde qu'on lui expliquera que c'est pour rejoindre sa maman et que je ne dis pas que ça se passera je ne dis pas que c'est dans les intentions de ceux qui rédigent la loi mais il y a ce risque mais en tout cas je sais une chose c'est que tous les médecins qui travaillent dans ces admirables services de soins palliatifs dans les établissements dédiés à cela à Jeanne Garnier par exemple tout cela disent il ne faut pas faire ça donnez-nous les moyens de soulager la douleur on a constaté une chose très simple parmi tous les gens qui sont en soins palliatifs et qui voulaient avant qu'on leur applique cette fin de vie parmi tout cela il n'y en a plus que 2 ou 3% s'ils sont soulagés de la douleur qui veulent continuer alors ça ne veut pas dire qu'il n'y ait pas des personnes j'en connais et j'ai parlé beaucoup avec elles qui disent mais moi j'ai une maladie très très lourde dégénérative comment je fais le jour où je ne pourrai plus bouger et bien c'est cette question là qui à mon avis se traite les yeux dans les yeux avec les médecins on est là pour comme ça se fait tous les jours alors que la loi n'existe pas »
Europe 1 — La Grande interview · La Grande interview de Laurence Ferrari avec François BayrouVérifier à 0:49Voir 2 autres passages
« Fort bien, je pense en effet que l'alliance du PS avec LFI est un problème pour le pays et pour le PS. On va constituer un gouvernement sans LFI. Et pendant tout le week-end précédent, aux universités de LFI, tout le monde scandait, tout le monde, déteste le PS. Donc, ce n'est pas... Non, ce n'est pas très amical. Ce n'est pas très amical. Ce n'est pas très cohérent pour le pays. Et puis, il va censurer, il va abattre... Donc, vous êtes en train de dire ça ne marchera pas mieux que moi. Ça ne marchera pas mieux que moi. Laissez-moi finir juste en deux phrases la démonstration. Il va abattre ou il veut abattre le gouvernement qui est soutenu par ce qu'on appelle le bloc central. de LR jusqu'aux formations du centre et du centre-gauche. Est-ce que c'est le bon moyen de trouver une majorité ? Est-ce qu'il est logique, cohérent de dire je vais abattre votre gouvernement et après, vous me soutiendrez ? Je ne suis pas sûr que ça marche. Parce qu'il y a un minimum de logique dans la vie. Et donc, la démarche d'Olivier Ford, dont il ne fait pas mystère, il veut devenir Premier ministre, cette démarche-là elle me paraît comment dire risquée. C'est peut-être le moins qu'on puisse dire pas très cohérente et pas très logique. C'est une des raisons pour lesquelles la réflexion sur une abstention lundi prochain devrait être à l'ordre du jour si on veut constituer un gouvernement. »
youtube.com · Vote de confiance, budget, oppositions...L'interview en intégralité de François BayrouVérifier à 26:04
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
personal attack7 janv. 2024 au 31 août 2025 · 8 observations8 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je dirais que ce n'est pas digne d'un Premier ministre. S'il avait été un peu à la hauteur de la situation déjà, il ne se serait pas retrouvé enfermé à faire des châteaux de cartes budgétaires dans son bureau à Matignon pendant tout l'été. Mais je crois que ce soir, il a montré qu'il était encore plus en dessous de ce qu'on pouvait attendre de quelqu'un de sa fonction. C'était pathétique. C'était des attaques gratuites. Et il a balayé d'un revers de la main le plan budgétaire sérieux que nous avons, nous, construit pendant tout l'été. Et qui visait justement à montrer qu'une alternative était possible à ces politiques qui visent d'abord à taper sur une première. Donc voilà, moi je ne suis que consterné par un Premier ministre de toute façon en sursis. Puisque la bonne nouvelle finalement de la soirée, c'est qu'on n'a plus que 8 jours à supporter ce type d'émission. »
Europe 1 · Interview de François Bayrou : "Je suis consterné par ce Premier ministre en sursis"Vérifier à 0:21Voir 2 autres passages
« Non mais c'est vrai qu'il a été extrêmement clair. Il a dit que nos propositions étaient les plus éloignées possibles de sa politique. Et donc finalement, il n'accepte pas d'entrer dans une discussion. Et il peut raconter qu'il a cherché peut-être, ou pensé, mais comme il pensait qu'il était aussi en vacances, à appeler les oppositions pour essayer de discuter avec eux. Mais comme on ne veut pas changer de politique, on va devoir changer de Premier ministre. Je suis désolé de lui dire. On ira lui dire d'ailleurs à Matignon, parce que nous, on est poli, courtois, on n'est pas dans le mépris. Quand on nous demande de venir, eh bien, on se rend aux invitations républicaines. Mais on ne s'y rend pas pour négocier quoi que ce soit. On s'y rend pour lui signifier son congé. Avec respect et politesse. C'est à la différence d'un Premier ministre qui s'est enferré dans le mensonge. Et je dirais même, dans le ridicule, quand il s'est mis à expliquer qu'il n'y avait pas de téléphone portable et qu'on en était encore à l'heure des pigeons voyageurs, que tous les responsables politiques étaient probablement dans la jungle et sans réseau au milieu de l'été et qu'il était seul dans son bureau à Matignon. On disait fort la dix matin sur BFM. Il était revenu de vacances le 30 juillet. Quand est-ce qu'il l'a appelé, François Bayrou ? Jamais. »
Europe 1 · Interview de François Bayrou : "Je suis consterné par ce Premier ministre en sursis"Vérifier à 2:30
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées27 oct. 2024 au 25 mai 2026 · 13 observations13 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Non, vous vous trompez sur… Alain Duhamel a dit les choses très justes. Tout à l'heure, vous avez laissé passer sans les reprendre. Alors je vais les reprendre à mon tour. J'ai voulu un gouvernement de poids lourd avec deux anciens premiers ministres, avec des hommes et des femmes qui avaient occupé des responsabilités. Un gouvernement de poids lourd, vous ne le menez pas comme une classe enfantine. Donc vous écoutez ce qu'ils disent. Puis il y a eu des campagnes internes à des mouvements politiques. Ça ne vous a pas totalement échappé. – Non. – Et que donc, c'est un moment de réglementation. Mais il n'y a qu'une politique du gouvernement. – C'est celle que vous définissez. – Sur tous les sujets. C'est celle que je définis, naturellement, collégialement. – Mais c'est vous qui tranchez à la fin. – C'est moi qui tranche, c'est ma responsabilité. Mais surtout, le moment dans lequel nous sommes, est si lourd, grave, si menaçant, que franchement, aucun des responsables, ni du gouvernement, ni des partis politiques qui appartiennent à la majorité, ni même des partis politiques qui ne sont pas dans la majorité, peut être assez désinvolte pour détruire ce que nous essayons de construire et qui va imposer des efforts à tout le monde. Et donc, il n'y a aucune marge pour les jeux ou pour les pièges des uns contre les autres. »
BFMTV · Otages en Iran, dette, énergie... L'entretien en intégralité du Premier ministre François BayrouVérifier à 38:06Voir 2 autres passages
« Alors, première chose, tout chef du gouvernement, avec la structure de l'Assemblée nationale actuelle, est quelqu'un en sursis. Ce n'est pas la peine de dire le contraire, tout le monde le sait. Ce n'est pas une question de personne, ce n'est pas une question d'étiquette, ce n'est pas une question de sympathie. On a l'Assemblée qu'on a, et dans ces conditions, tout le monde, tout chef de gouvernement est en sursis. Bon, la deuxième chose, c'est que François Bayrou était à peine entré dans la pièce quand on lui disait, vous voyez que la sortie est là. Bon, ça n'est pas très malin, ça n'est pas très efficace. La troisième chose, qui a les yeux de loin la plus importante, qui nous ramène un peu au sujet d'avant, mais sous l'angle de cette fois-ci politique, c'est qu'au moment où on arrivera au budget, donc fin septembre, puis début octobre, à ce moment-là, la France sera en grande difficulté financière. Et que ceux qui prendraient l'immense responsabilité à ce moment-là d'une motion de censure, ça serait la deuxième année de suite qui aurait motion de censure par refus d'un budget essayant d'améliorer les choses. Et là, je suis persuadé, et ça me paraît dix fois plus important que la question de savoir, excusez-moi, si François Bayrou est renversé ou pas renversé, je suis persuadé que si la deuxième année de suite, on repousse un budget, on déclenche instantanément une spéculation internationale contre nous. Instantanément. »
BFMTV · Otages en Iran, dette, énergie... L'entretien en intégralité du Premier ministre François BayrouVérifier à 33:31
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Oui, mais vous voyez bien, ce n'est pas ça le sujet. Ça, c'est des adaptations. Le sujet, c'est est-ce qu'un pays comme la France, qui est lancé dans une politique essentielle, d'être le pays du monde qui produit l'électricité avec le moins d'émissions de gaz à effet de serre. Le pays du monde, ce pays-là, il a besoin de nucléaire, c'est essentiel, il a besoin de renouvelable, c'est essentiel aussi parce qu'il se trouve que le nucléaire, c'est continu et que le renouvelable, vent ou soleil, c'est intermittent. Et donc les deux sont complémentaires l'un avec l'autre. Pour le reste, il y a des réglages sur l'incitation, sur le financement. Mais on a besoin, je dis ça avec certitude, et dans mes fonctions, on a besoin d'avoir du renouvelable »
BFMTV · Otages en Iran, dette, énergie... L'entretien en intégralité du Premier ministre François BayrouVérifier à 17:24Voir 2 autres passages
« – Parce qu'on les a laissés faire aussi. Et donc, cette question de la convention avec la Sécurité sociale, est-ce qu'on peut transporter, répondre à la demande des patients et en même temps ne pas gaspiller l'argent public ? Ma réponse est oui. Je pense qu'on peut faire plus d'économies que ce qui avait été prévu. Mais on va définir ces économies avec eux. Mais ce n'est pas leur seul problème, les taxis. Je dirais même que ce n'est probablement pas le problème le plus important qu'ils rencontrent. »
youtube.com · Frères musulmans, port du voile, Bétharram, budget...l'interview de François Bayrou en intégralitéVérifier à 7:25
« mais alors là ce budget là vous n'en aurez pas des vraies grosses de baisse de dépenses publiques on va avoir du rabot ligne par ligne pour bon an mal an atteindre les quelques milliards qui nous permettront d'envoyer le bon message afin de ne pas être complètement ridicule sur la place mondiale et c'est le seul objectif ensuite si on se projette un peu plus loin comme nous le suggérait à la main de l'un si on va un petit peu plus loin les vrais moi contrairement peut-être à mes camarades je vous le dis si vous voulez faire de la vraie dépense publique il faut moins de fonctionnaires pardon on peut tourner ce problème dans tous les sens et puis il faut ah il y a plus libéral que vous à la main de l'un et puis Dario non mais le jeune là je n'ai rien contre mais ce sera le résultat des réformes c'est pas le préalable mais bien sûr on est d'accord on est d'accord si on réforme l'état il faut que la conséquence soit que l'état soit plus efficace et donc il y a moins de besoins en personnel pour le faire tourner c'est pas l'état qui est en cause Pascal c'est pas l'état qui est en cause la dépense sociale la dépense sociale le fameux pognon de dingue d'Emmanuel Macron le fameux pognon de dingue d'Emmanuel Macron sauf que Emmanuel Macron au fond il a eu le discours mais les actes n'ont pas suivi ça s'appelle tout simplement faire une politique d'évaluation ce que la France ne sait pas faire »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités7 janv. 2024 au 25 mai 2026 · 8 observations8 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Comment est-ce que vous pouvez faire ce métier de journaliste avec cette désinvolture ? – Mais ce n'est pas de la désinvolture, c'est la réalité. – J'ai été nommé le 13 décembre. – Ben oui. La France n'avait ni majorité, ni budget pour l'action publique, ni budget pour l'action sociale. – Bien sûr. – Nous avons fait adopter un budget pour l'action publique, un budget pour l'action sociale contre tout pronostic. Nous avons fait adopter une grande loi d'orientation agricole. Nous avons fait adopter une grande loi contre le narcotrafic. Nous allons annoncer une loi sur les retraites. J'ai expliqué qu'à la suite… – Du conclap. – Du conclap. Et tout cela, nous allons le 15 juillet, alors que d'habitude c'est en septembre que nous annoncions les orientations budgétaires. Le 15 juillet, comme je le dis depuis un mois et demi, nous allons avec les Français… – Le moment de vérité. – … et directement devant eux. – Oui. – Mais vous ne pouvez pas être populaire dans une circonstance aussi difficile que celle-là. l'habitude s'est prise d'être démagogue. – Donc on peut tenir en étant impopulaire et on peut agir ? – Oui, mais c'est… Demandez à Winston Churchill, vous voyez, par exemple, ou à Clemenceau, par exemple. – Vous êtes Clemenceau et Winston Churchill »
BFMTV · Otages en Iran, dette, énergie... L'entretien en intégralité du Premier ministre François BayrouVérifier à 42:18Voir 2 autres passages
« présidentielle antérieure à proposer que à mayotte et en guyane on regarde en face cette question du droit du sol mais en dehors au delà de ça ben mayotte et guyane c'est ça la question et la proposition de loi qui va être examiné au sénat cette proposition de loi elle dit une chose très simple vous ne pouvez pas venir en france pour accoucher pour que le l'enfant soit français est-ce qu'on en tirera des »
LCI · Retraites, impôts, fin de vie... l'interview événement de François Bayrou sur LCIVérifier à 31:22
« Cet effort est annoncé, tenu et maintenu. Quel est-il ? Eh bien, il y aura... Tous les programmes annoncés seront respectés. Je cite quelques exemples. Pour le ministère de la Défense, vous savez qu'on avait voté une grande loi pour dire « on va s'équiper » et Dieu sait que les temps sont difficiles, sont dangereux. Les menaces sont immenses. On va s'équiper. La loi sera intégralement respectée pour le respect de ses engagements. De la même manière... Donc, augmentation de fait pour les armées. Ministère de la Justice, on a prévu 1 500 magistrats et greffiers de plus cette année. Cet effort sera intégralement respecté. Il n'est pas vrai qu'on sacrifie l'essentiel. L'essentiel, on le préserve, même si ce budget n'est, pour moi, été préparé par le gouvernement précédent. Il est un débat précédent au Parlement, à l'Assemblée nationale et aux États. Est-ce que l'intérieur aussi sera renforcé ? De la même manière, vous savez bien les problèmes de sécurité que nous avons devant nous. Illustration ces derniers jours. Je ne peux pas ne pas penser à ce jeune garçon qui s'appelait Elias et qui a été... Pour lui extorquer son téléphone portable, on lui a donné un coup de couteau qu'il a tué. par des jeunes qui avaient été repérés, dont on savait qu'ils avaient des comportements délictueux, simplement qui avaient été laissés en liberté. Dès cette semaine, nous allons examiner à l'Assemblée nationale une proposition de loi que Gabriel Attal va présenter. Cette proposition de loi, elle consiste à faire que 16 ans, 17 ans, avant d'être majeur, vous puissiez être jugé dès l'instant que vous faites des actes graves, vous puissiez être jugé immédiatement dans les 48 ou 72 heures qui viennent. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités27 oct. 2024 au 27 mai 2025 · 4 observations4 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Et il y a une très bonne étude d'un sociologue qui s'appelle Eric Morin qui dit que c'est par la circulaire que j'ai prise dans les années 90 que le voile a disparu dans les écoles. Et on a fait ça sans avoir à mettre un affrontement entre les différentes sensibilités. Je veux que la France conserve ses principes et je veux que ces principes-là ne servent pas à l'affrontement entre les uns et les autres. Vous comprenez ce que je veux dire parce que c'est... »
youtube.com · Frères musulmans, port du voile, Bétharram, budget...l'interview de François Bayrou en intégralitéVérifier à 47:25Voir 2 autres passages
« Il a été rendu public et c'est un rapport qui présente des faits inquiétants dont je pense qu'on peut regarder tous ensemble s'ils sont... Quelle est l'ampleur de ces risques-là ? De quoi il s'agit ? Il s'agit de l'idée qu'il y a des organisations qui cherchent à imposer à la France une loi qui est une loi religieuse ou d'essence religieuse. Or, ceci n'est pas la laïcité. J'aime beaucoup le mot de laïcité. Laïcité, ça veut dire le peuple. Laos, en grec, le mot de la racine de laïcité, c'est le peuple. Qu'est-ce que ça veut dire ? Mais concrètement, c'est quoi ? Non, mais attendez. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que nous sommes là pour vivre tous ensemble et qu'il y a une loi en France, qu'il y a une règle en France, un principe en France. »
youtube.com · Frères musulmans, port du voile, Bétharram, budget...l'interview de François Bayrou en intégralitéVérifier à 41:52
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
« C'est-à-dire, je n'ai pas voulu qu'il n'y ait qu'un vote pour deux problèmes distincts. Si on croit que notre démocratie ou notre République doit être transparente et honnête, c'est pourquoi j'ai voulu deux votes, un sur les soins palliatifs et un sur cette fin de vie. »
CNEWS · La grande interview : François BayrouVérifier à 3:57
« ne se fera pas. C'est exactement comme si vous me disiez en réalité lorsque vous avez un patient qui a des médecins, il faut commencer par l'ordonnance avant de faire le diagnostic. Vous voyez bien que ça serait absurde. Quand on a une situation de santé devant laquelle il faut que la médecine intervienne, en tout cas tous ceux qui... Eh bien il faut qu'on s'accorde sur le diagnostic d'abord. »
youtube.com · Vote de confiance, budget, oppositions...L'interview en intégralité de François BayrouVérifier à 24:10
Europe 1 — La Grande interview · La Grande interview de Laurence Ferrari avec François BayrouVérifier à 11:24
« Alors, première chose, tout chef du gouvernement, avec la structure de l'Assemblée nationale actuelle, est quelqu'un en sursis. Ce n'est pas la peine de dire le contraire, tout le monde le sait. Ce n'est pas une question de personne, ce n'est pas une question d'étiquette, ce n'est pas une question de sympathie. On a l'Assemblée qu'on a, et dans ces conditions, tout le monde, tout chef de gouvernement est en sursis. Bon, la deuxième chose, c'est que François Bayrou était à peine entré dans la pièce quand on lui disait, vous voyez que la sortie est là. Bon, ça n'est pas très malin, ça n'est pas très efficace. La troisième chose, qui a les yeux de loin la plus importante, qui nous ramène un peu au sujet d'avant, mais sous l'angle de cette fois-ci politique, c'est qu'au moment où on arrivera au budget, donc fin septembre, puis début octobre, à ce moment-là, la France sera en grande difficulté financière. Et que ceux qui prendraient l'immense responsabilité à ce moment-là d'une motion de censure, ça serait la deuxième année de suite qui aurait motion de censure par refus d'un budget essayant d'améliorer les choses. Et là, je suis persuadé, et ça me paraît dix fois plus important que la question de savoir, excusez-moi, si François Bayrou est renversé ou pas renversé, je suis persuadé que si la deuxième année de suite, on repousse un budget, on déclenche instantanément une spéculation internationale contre nous. Instantanément. »
BFMTV · Otages en Iran, dette, énergie... L'entretien en intégralité du Premier ministre François BayrouVérifier à 33:31
« – Oui, alors, je crois que le chiffre exact, enfin pour autant qu'on connaisse le chiffre exact. – C'est pas rassurant ce que vous me dites. – Ben oui, je ne suis pas rassuré et je ne veux pas vous rassurer, c'est pas ça la question. Au contraire, je veux qu'ensemble on réfléchisse. Il paraît qu'il y en a 1244. Alors, c'est pas moi qui ai fait ce calcul. »
LCI · Retraites, impôts, fin de vie... l'interview événement de François Bayrou sur LCIVérifier à 19:07
Europe 1 · Interview de François Bayrou : "Je suis consterné par ce Premier ministre en sursis"Vérifier à 7:23
« Non mais c'est vrai qu'il a été extrêmement clair. Il a dit que nos propositions étaient les plus éloignées possibles de sa politique. Et donc finalement, il n'accepte pas d'entrer dans une discussion. Et il peut raconter qu'il a cherché peut-être, ou pensé, mais comme il pensait qu'il était aussi en vacances, à appeler les oppositions pour essayer de discuter avec eux. Mais comme on ne veut pas changer de politique, on va devoir changer de Premier ministre. Je suis désolé de lui dire. On ira lui dire d'ailleurs à Matignon, parce que nous, on est poli, courtois, on n'est pas dans le mépris. Quand on nous demande de venir, eh bien, on se rend aux invitations républicaines. Mais on ne s'y rend pas pour négocier quoi que ce soit. On s'y rend pour lui signifier son congé. Avec respect et politesse. C'est à la différence d'un Premier ministre qui s'est enferré dans le mensonge. Et je dirais même, dans le ridicule, quand il s'est mis à expliquer qu'il n'y avait pas de téléphone portable et qu'on en était encore à l'heure des pigeons voyageurs, que tous les responsables politiques étaient probablement dans la jungle et sans réseau au milieu de l'été et qu'il était seul dans son bureau à Matignon. On disait fort la dix matin sur BFM. Il était revenu de vacances le 30 juillet. Quand est-ce qu'il l'a appelé, François Bayrou ? Jamais. »
Europe 1 · Interview de François Bayrou : "Je suis consterné par ce Premier ministre en sursis"Vérifier à 2:30
« Le député LFI, c'est une stratégie de LFI que tout le monde connaît, a essayé tout ce qu'il pouvait pour abattre au travers d'une affaire avec laquelle... Excusez-moi. Le dernier de mes fils qui a quitté cet établissement, il était élève, c'était il y a 25 ans. Et ma fille aînée l'a quittée il y a 40 ans. Il se trouve que j'ai pu faire la preuve dans une séance qui a duré plus de 5 heures devant la commission. Que chacune des accusations était fausse et j'ai apporté les preuves écrites. Et c'est tellement vrai que ce député a essayé d'entraîner la commission dans sa demande de plainte, que la commission a refusé de le suivre, que la présidente socialiste de la commission a refusé d'être le relais de cette plainte, et que la présidente de l'Assemblée nationale a refusé hier de prendre une seconde cette plainte en considération. C'est une manœuvre politique. Si vos auditeurs, téléspectateurs, si ça les intéresse, ils vont sur le site bayrou.fr et j'ai mis toutes les preuves écrites en ligne. »
BFMTV · Otages en Iran, dette, énergie... L'entretien en intégralité du Premier ministre François BayrouVérifier à 49:17
« C'est en partie lié à... Bien sûr, c'est la fin des aides Covid. Il y a de nombreux facteurs. Il y a de nombreux facteurs. Il y a moins d'investissement dans les entreprises. On est sortis des aides Covid. Vous connaissez la formule. Quand la mer se retire, on voit les baignures nues. Et là, vous aviez des entreprises qui étaient en difficulté, qui étaient en situation de tension, qui ont été aidées, maintenues d'ailleurs par les aides d'État, les aides publiques qui ont duré beaucoup plus longtemps que le Covid n'a duré en réalité. Et puis, il y a l'effet du désordre politique. Je rencontre des chefs d'entreprise tous les jours autour de moi. Tous les projets d'embauche aujourd'hui sont gelés. Donc, il y a un flux sortant, mais il n'y a pas de flux entrant. »
youtube.com · 🔴 Édition Spéciale : François Bayrou, l’interview événement sur LCI avec Darius RochebinVérifier à 4:46
youtube.com · 🔴 Édition Spéciale : François Bayrou, l’interview événement sur LCI avec Darius RochebinVérifier à 21:22
LCI · Retraites, impôts, fin de vie... l'interview événement de François Bayrou sur LCIVérifier à 10:12
« Moi, je pense qu'il y a une étude qui a été faite récemment par l'Institut Molinari qui est très intéressante qui explique que si à l'image du Québec à l'image de la Banque de France chez nous ou du Sénat l'État avait provisionné le coût de la retraite des fonctionnaires ça nous ferait un terme économisé entre 35 et 50 milliards d'euros. On peut utiliser un autre mot si l'État avait capitalisé. Oui, c'est ça. Oui, d'accord. Mais ça ne me change pas. Non, non, non, non. Non, mais par exemple c'est une piste sur les fonctionnaires. »
youtube.com · 🔴 Édition Spéciale : François Bayrou, l’interview événement sur LCI avec Darius RochebinVérifier à 8:48