Édouard Philippe — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
11 juin 2024 au 25 mai 2026
Questions
444
Entretiens
16
Sources
16
Heures analysées
8,1 h
Répartition sur 444 questions évaluables
Réponse directe
223
Réponse partielle
88
Réponse à côté
108
Refus explicite
25
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 376 à 400 sur 444
Question 376L'interview d'Édouard Philippe en intégralité
Mais est-ce que vous avez des lignes rouges ?
Réponse à côté
On n'en parlera pas sur la question de l'immigration, sur la question des impôts. Est-ce que vous, vous en avez ? Quand on veut commencer à travailler avec d'autres, quand on veut faire naître cette confiance qui est indispensable pour gouverner ensemble, on peut s'envoyer à la figure des lignes rouges. On peut aussi dire, nous sommes prêts à discuter. Nous savons ce que nous souhaitons. Nous l'avons d'ailleurs exprimé. Laurent Marcangeli, le président du groupe Horizon à l'Assemblée nationale, député de Corse, a envoyé une lettre à ses homologues, président de groupe, pour leur dire... Voilà ce à quoi nous tenons. À quoi nous tenons chez Horizon ? D'abord, à ne pas défendre. Ne pas défaire…
« On n'en parlera pas sur la question de l'immigration, sur la question des impôts. Est-ce que vous, vous en avez ? Quand on veut commencer à travailler avec d'autres, quand on veut faire naître cette confiance qui est indispensable pour gouverner ensemble, on peut s'envoyer à la figure des lignes rouges. On peut aussi dire, nous sommes prêts à discuter. Nous savons ce que nous souhaitons. Nous l'avons d'ailleurs exprimé. Laurent Marcangeli, le président du groupe Horizon à l'Assemblée nationale, député de Corse, a envoyé une lettre à ses homologues, président de groupe, pour leur dire... »
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Chaînes causales explicitées12 sept. 2024 au 18 mars 2025 · 8 observations8 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je le dis depuis longtemps. Je dis que compte tenu de l'évolution démographique de notre pays, compte tenu du fait que, et c'est tant mieux, nous vivons de plus en plus longtemps et qu'il y a de plus en plus d'inactifs et de moins en moins relativement d'actifs, notre système par répartition arrive au bout de son efficacité, au bout même de sa crédibilité. Et que donc, il faut modifier notre système social. Et puis je dis par ailleurs quelque chose qui paraît évident, mais qui est contesté, et après tout, c'est très bien. Quelque chose dont je suis convaincu, c'est que si nous voulons défendre à la fois notre prospérité et notre sécurité, alors il va falloir qu'on travaille plus. Travaille plus, parfois plus dans la semaine, parfois plus dans l'année, parfois plus en fonction de l'âge qu'on a. J'ai toujours été fasciné qu'on estime qu'on pourrait travailler autant à 30 ans qu'à 64 ans. La vérité, c'est que vous avez dans les périodes de la vie, en fonction de vos choix personnels, en fonction de votre situation même de santé, des moments où vous pouvez, le cas échéant, travailler plus. Et ce que je vous dis là, ce n'est pas l'expression de la droite libérale abominable, la CFDT a toujours été très ouverte sur cette idée. Donc travaillez plus dans la semaine, travaillez plus dans l'année, et en effet, travaillez plus tout au long de la vie. C'est ce que font, madame Mabrouk, tous les pays d'Europe. »
Méthode, périmètre et limitesVersion depth-public-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
14 juil. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Les questions non évaluables restent comptées dans le corpus mais ne reçoivent pas de catégorie publique.
youtube.com · L'interview d'Édouard Philippe en intégralitéVérifier à 4:50
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« Voilà ce à quoi nous tenons. À quoi nous tenons chez Horizon ? D'abord, à ne pas défendre. Ne pas défaire ce que nous avons contribué à faire entre 2017 et 2020. En 2017, 2018, nous avons fait une réforme du marché du travail. Nous avons fait une réforme de l'apprentissage. Parfois d'ailleurs, critiquée par les oppositions et parfois même par les députés, les Républicains. »
youtube.com · L'interview d'Édouard Philippe en intégralitéVérifier à 5:18
« Si vous m'y autorisez, je voudrais juste terminer mon propos. Donc je vais terminer mon propos. Nous avons donc fait un certain nombre de choses auxquelles nous sommes attachés. Faire en sorte de pouvoir, par des baisses d'impôts, favoriser l'implantation d'entreprises en France, le redéploiement industriel. Toutes ces choses qui ont fonctionné, le chômage a baissé, des usines sont créées. Ça, c'est des éléments qui nous paraissent très positifs. Nous ne voulons pas les remettre en cause. Mais ça a été sanctionné par les Français à l'occasion des élections. Un certain nombre de choses ont été fonctionnées. Mais permettez-moi d'être à la fois fier d'avoir réformé le marché du travail, d'avoir, avec les membres du gouvernement et de la majorité de l'époque, réformé l'apprentissage et fait passer l'apprentissage d'un peu moins de 500 000 personnes à aujourd'hui près d'un million. Ces réformes, elles sont bonnes. Nous ne voulons pas les défaire. Nous ne voulons pas non plus que nous rentrions dans une espèce de course à défaire ce qui a été fait, et de mon point de vue, pour un certain nombre de mesures, bien fait. Mais Michel Barné dit qu'il faudra des changements et des ruptures. Il a parlé de changements et de ruptures. On verra dans quel domaine. Si c'est dans le style, dans la façon de gouverner ou sur le fond. Je ne dis pas qu'il n'y a rien à changer. Il y a toujours des choses à améliorer. Quoi, par exemple ? Je crois avoir entendu le Premier ministre dire qu'il souhaitait améliorer la réforme des retraites. Ça, vous y êtes prêt ? S'il ne défait pas ce que je crois essentiel, c'est-à-dire les éléments qui permettent un meilleur équilibre financier, s'il veut améliorer telle ou telle disposition sur la situation de telle ou telle catégorie de groupes, ayant par exemple des métiers particulièrement importants, des métiers particulièrement pénibles ou des carrières particulièrement longues. »
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Question 377L'interview d'Édouard Philippe en intégralité
Le gel, ça veut dire quoi ?
Réponse directe
Le gel, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on bloque l'application de la réforme. Je ne sais pas d'ailleurs si ça veut dire qu'on bloque l'application de l'ancienne réforme y compris celle faite par les socialistes, dit la réforme Touraine. Ça veut dire, au fond, les 64 ans ne s'appliquent pas. Mais je vous trouve très affirmatif. Je vous trouve très affirmatif parce que moi, j'ai vu les socialistes défendre une proposition de loi qui revenait pas seulement sur la réforme qui était la niche parlementaire de Madame Borne, mais qui était également un retour sur la réforme de Madame Touraine. C'est une réforme qui avait été votée par la gauche. Je ne sais pas. Ça me permet de le rappeler. Don…
« Le gel, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on bloque l'application de la réforme. Je ne sais pas d'ailleurs si ça veut dire qu'on bloque l'application de l'ancienne réforme y compris celle faite par les socialistes, dit la réforme Touraine. Ça veut dire, au fond, les 64 ans ne s'appliquent pas. Mais je vous trouve très affirmatif. »
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« Je vous trouve très affirmatif parce que moi, j'ai vu les socialistes défendre une proposition de loi qui revenait pas seulement sur la réforme qui était la niche parlementaire de Madame Borne, mais qui était également un retour sur la réforme de Madame Touraine. C'est une réforme qui avait été votée par la gauche. Je ne sais pas. Ça me permet de le rappeler. Donc, je ne sais pas ce que ça veut dire, le gel. Mais ce que je sais, c'est ce que ça coûte. Ce que je sais, c'est que dans le système totalement déséquilibré des retraites aujourd'hui, qui continue année après année à peser sur notre dette et à accroître notre dette, je l'ai, c'est-à-dire attendre, surtout ne pas avancer, surtout ne pas faire de réformes, à un coût considérable. Voilà, c'est ça que ça veut dire. C'est-à-dire qu'encore une fois, il s'agit d'attendre. »
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Question 378Entretien exclusif Edouard Philippe
Alors, un exemple des annonces du président de la République, ce sont les maisons France Service, qu'on appelle en Charente les maisons de service public. Il y en a déjà 18 aujourd'hui. Vous en allez visiter celle de Montmoreau demain matin. Absolument. Est-ce qu'Emmanuel Macron ne nous a pas déjà vendu quelque chose qui existe sur le terrain ?
Réponse directe
Il existe, bien sûr, des maisons de service ou d'accès aux services publics ou des maisons de service public partout en France. Dans certains départements, il en existe beaucoup. Dans d'autres, elles sont plus rares. Mais néanmoins, elles existent. L'idée, ce n'est pas de leur changer simplement le nom pour faire... Pas du tout. L'idée, c'est d'arriver à concevoir, avec l'ensemble des services de l'État, mais au-delà, avec les opérateurs, la CAF, Pôle emploi, l'ensemble des opérateurs publics. Et le cas échéant avec les collectivités territoriales, discutons-en avec elles, des bouquets de services, une présence effective des services publics au plus près de nos concitoyens, partout en Franc…
« Il existe, bien sûr, des maisons de service ou d'accès aux services publics ou des maisons de service public partout en France. Dans certains départements, il en existe beaucoup. Dans d'autres, elles sont plus rares. Mais néanmoins, elles existent. L'idée, ce n'est pas de leur changer simplement le nom pour faire... Pas du tout. L'idée, c'est d'arriver à concevoir, avec l'ensemble des services de l'État, mais au-delà, avec les opérateurs, la CAF, Pôle emploi, l'ensemble des opérateurs publics. Et le cas échéant avec les collectivités territoriales, discutons-en avec elles, des bouquets de services, une présence effective des services publics au plus près de nos concitoyens, partout en France. Dans chaque canton, a indiqué le président de la République, il y a un peu plus de 2000 cantons, donc dans chaque canton, et parfois plusieurs par canton, qui sait ? Essayons de faire en sorte que la révolution numérique, que la transformation de l'organisation administrative ne se traduise pas, pour nos concitoyens, par des contraintes en plus, mais par un service en mieux. C'est ça l'objectif de ces maisons France Service. C'est un sujet sur lequel le président de la République est extrêmement déterminé. Et nous allons les mettre en œuvre, rapidement. Je suis assez optimiste, parce que je pense qu'en effet, en réorganisant l'administration telle que nous sommes en train de le préparer, c'est-à-dire en faisant en sorte qu'il y ait moins de fonctionnaires à Paris, plus de fonctionnaires sur le terrain, on arrivera à apporter une amélioration dans la qualité de service aux concitoyens, où qu'ils soient. »
youtube.com · Entretien exclusif Edouard PhilippeVérifier à 4:35
Question 379L'interview d'Édouard Philippe en intégralité
c'est bon de le dire. Dans les colonnes du Point vous dites sur votre programme Projet Avenir ce que je proposerai sera Massif. Mais vous ne précisez pas qu'est-ce que vous entendez par Massif ?
Réponse partielle
Pas du tout. Ce ne sera ni du Thatcher ni du Macron. Ni du Philippe. Parce que je ne cherche pas à imiter qui que ce soit. Autant je cherche systématiquement à apprendre parce que je pense que c'est indispensable d'apprendre autant je ne cherche pas à imiter qui que ce soit. Ni à l'étranger ni en France. Reconnaissez Monsieur Duhamel que vous êtes je vous l'ai déjà dit et je le redis d'une certaine façon assez fascinant. Puisque à la question précédente vous m'avez expliqué que le timing était surprenant et que c'était le moment venu quel est le programme ? Le programme viendra le moment venu. Qu'est-ce que ça veut dire massif ? Massif ça veut dire que sur un certain nombre de sujets pas su…
« Pas du tout. Ce ne sera ni du Thatcher ni du Macron. Ni du Philippe. Parce que je ne cherche pas à imiter qui que ce soit. Autant je cherche systématiquement à apprendre parce que je pense que c'est indispensable d'apprendre autant je ne cherche pas à imiter qui que ce soit. Ni à l'étranger ni en France. Reconnaissez Monsieur Duhamel que vous êtes je vous l'ai déjà dit et je le redis d'une certaine façon assez fascinant. Puisque à la question précédente vous m'avez expliqué que le timing était surprenant et que c'était le moment venu quel est le programme ? Le programme viendra le moment venu. Qu'est-ce que ça veut dire massif ? Massif ça veut dire que sur un certain nombre de sujets pas sur tout nous ne changerons pas le pays. Nous ne le rendrons pas ni plus puissant ni plus prospère ni plus juste ni plus libre par des petits ajustements. Il faut donc choisir un certain nombre de domaines où il y a besoin de transformations profondes. Et ces transformations il faudra les présenter dans les élections. Le débat présidentiel de 2022 c'est un fait me paraît avoir été un peu trop limité sur les options possibles et sur l'ampleur des programmes. Le débat de 2024 au moment des élections législatives a été quasiment de ce point de vue me semble-t-il absent. Et donc lors de la prochaine élection présidentielle le pays devra trancher ces questions. Je n'ai aucun doute sur le fait qu'au Rassemblement on proposera des choses. Je n'ai aucun doute sur le fait que chez M.Mélenchon on proposera des choses. Eh bien moi je proposerai aux Français un certain nombre de transformations dont je pense qu'elles seront massives parce qu'il faudra effectivement apporter ces réponses et qu'elles sont attendues et ensuite et c'est ça »
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« les Français choisiront. Et ce sera vrai en matière d'éducation où il faudra des transformations massives en matière de politique du logement il faudra des transformations massives. Mais ça veut dire qu'il faudra au fond une forme de rupture ? On est toujours dans la rupture. »
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« Je vais vous dire si on veut changer les choses il faut vouloir être dans la rupture il faut être dans la rupture. Après il y a des choses qui sont permanentes parce que la France on la transforme on ne la change pas complètement. Moi je suis convaincu et très inquiet »
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Question 380L'interview d'Édouard Philippe en intégralité
Vous avez des mots très positifs à son égard, mais je répète ma question. Votre droite, vous êtes un homme de droite, vous le répétez régulièrement. Est-ce que c'est la même droite que celle de Michel Barnier ?
Réponse partielle
Disons que c'est une droite qui a fait des choix parfois différents, mais qui a toujours conservé des liens d'estime, et qui, sur l'essentiel, sur la nécessité de stabiliser la situation politique du pays,
« Disons que c'est une droite qui a fait des choix parfois différents, mais qui a toujours conservé des liens d'estime, et qui, sur l'essentiel, sur la nécessité de stabiliser la situation politique du pays, »
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Question 381L'interview d'Édouard Philippe en intégralité
Je ne sais pas à quelle place. À partir du moment où vous dites que les temps sont extrêmement graves, d'aller se retrousser les manches et de faire partie d'un collectif. Écoutez, je crois que vous m'avez posé la question en septembre. Oui, c'est peut-être une idée fixe et peut-être aussi que la réponse n'était pas tout à fait satisfaisante et que donc je la repose.
Réponse directe
C'était la mienne, peut-être que vous ne l'aimez pas, mais c'est la mienne. Vous m'avez posé la question en septembre. Je vous dis que je n'étais pas demandeur. Je vous ai dit que j'étais merduave. Mais c'est vrai que la situation politique du pays va mal. Et on ne peut pas se dire écoutez, elle va mal. Vous voyez, tout va mal et ça ne me préoccupe pas. Je vous ai dit tout à l'heure combien ça me préoccupait. Je ne suis pas demandeur, je n'ai pas envie. Je ne suis pas sûr d'ailleurs que ça aiderait. Ça n'est pas ce à quoi je me prépare, mais je le dis sérieusement, on vit une période que je qualifie de suffisamment dangereuse et suffisamment délicate pour que chacun essaye de faire un effor…
« C'était la mienne, peut-être que vous ne l'aimez pas, mais c'est la mienne. Vous m'avez posé la question en septembre. Je vous dis que je n'étais pas demandeur. Je vous ai dit que j'étais merduave. Mais c'est vrai que la situation politique du pays va mal. Et on ne peut pas se dire écoutez, elle va mal. Vous voyez, tout va mal et ça ne me préoccupe pas. Je vous ai dit tout à l'heure combien ça me préoccupait. Je ne suis pas demandeur, je n'ai pas envie. Je ne suis pas sûr d'ailleurs que ça aiderait. Ça n'est pas ce à quoi je me prépare, mais je le dis sérieusement, on vit une période que je qualifie de suffisamment dangereuse et suffisamment délicate pour que chacun essaye de faire un effort dans l'intérêt du pays. »
youtube.com · L'interview d'Édouard Philippe en intégralitéVérifier à 32:58Voir 1 autre passage
« Je ne suis pas demandeur. Je ne suis pas sûr, je ne crois pas être indispensable dans cet exercice. Mais encore une fois, je ne vous ai vu, je ne mets pas de lignes rouges. Et j'essaie de donner sa chance à la constitution d'un pôle le plus stable possible. Voilà donc, je ne changerai pas d'avis. Je veux donner sa chance à un pôle le plus stable possible. Je le fais lucidement en sachant que ça ne fera pas des grandes réformes, »
youtube.com · L'interview d'Édouard Philippe en intégralitéVérifier à 33:44
Question 382L'interview d'Édouard Philippe en intégralité
On continuera d'en parler. Un mot sur les conditions de la nomination de Michel Barnier. S'il a été choisi, alors même qu'on évoquait Bernard Cazeneuve, Xavier Bertrand, c'est parce que le Rassemblement national s'est engagé à ne pas le censurer tout de suite. C'est-à-dire que, pour ceux qui nous regardent, la gauche a dit qu'il le censurerait. Marine Le Pen dit, en l'état, on attend de voir. Ça veut dire, Edouard Philippe, qu'on est passé d'une situation, d'un front républicain début juillet, à un gouvernement qui ne tient que par la bienveillance de Marine Le Pen. Est-ce que ça, ce n'est pas un problème ?
Réponse directe
C'est le fait, Edouard Philippe. Non, et je voudrais vous présenter une version des faits. Allez-y. Il y a 577 députés à l'Assemblée nationale. Pour avoir une majorité absolue, il faut en avoir 289 ou plus, pour qu'une motion de censure soit adoptée. Il faut que 289 députés ou plus l'adoptent. Oui. Aucun des trois groupes politiques, dont aucun des majoritaires de façon absolue, ne peut, à lui seul, démettre le gouvernement. Le nouveau Front populaire, tout seul, ne peut pas voter une motion de censure contre le gouvernement. Le Rassemblement national et ses alliés, tout seuls, ne peuvent pas démettre le gouvernement de M. Bardot. Vous avez raison, Edouard Philippe. Et donc, attendez, je te…
« C'est le fait, Edouard Philippe. Non, et je voudrais vous présenter une version des faits. Allez-y. Il y a 577 députés à l'Assemblée nationale. Pour avoir une majorité absolue, il faut en avoir 289 ou plus, pour qu'une motion de censure soit adoptée. Il faut que 289 députés ou plus l'adoptent. Oui. Aucun des trois groupes politiques, dont aucun des majoritaires de façon absolue, ne peut, à lui seul, démettre le gouvernement. Le nouveau Front populaire, tout seul, ne peut pas voter une motion de censure contre le gouvernement. Le Rassemblement national et ses alliés, tout seuls, ne peuvent pas démettre le gouvernement de M. Bardot. Vous avez raison, Edouard Philippe. Et donc, attendez, je termine, M. Duhamel. Pour le démettre, pour le censurer, il faudra que le nouveau Front populaire et le Rassemblement national se mettent d'accord. Pourquoi est-ce que vous dites qu'ils seraient plus à la merci du Rassemblement national que du nouveau Front populaire ? Il appartiendra aux forces politiques de prendre leurs responsabilités. »
youtube.com · L'interview d'Édouard Philippe en intégralitéVérifier à 14:50Voir 1 autre passage
« qui tient le gouvernement dans sa main, autant le nouveau Front populaire que le Rassemblement national. Si le nouveau Front populaire, d'un côté, le Rassemblement national de l'autre, décide de voter ensemble, s'accorde pour faire tomber ce bloc central qui est majoritaire, »
youtube.com · L'interview d'Édouard Philippe en intégralitéVérifier à 16:05
Question 383L'interview d'Édouard Philippe en intégralité
Budget redoutable à construire. Sur cette question des choix que le gouvernement et les parlementaires vont devoir faire, il y a la question de la fiscalité. Michel Barnier a dit « Je ne suis pas fermé à ce qu'il y ait davantage de justice fiscale ». Est-ce que vous seriez prêt à ce qu'il y ait effectivement des augmentations d'impôts ciblées soit sur les plus riches, soit sur les plus grandes entreprises ?
Réponse à côté
Vous êtes fascinant. Michel Barnier dit qu'il faut faire attention à la justice fiscale. Et vous déduisez que ça se traduit
« Vous êtes fascinant. Michel Barnier dit qu'il faut faire attention à la justice fiscale. Et vous déduisez que ça se traduit »
youtube.com · L'interview d'Édouard Philippe en intégralitéVérifier à 23:09
Question 384Interview intégrale d'Edouard Philippe
Edouard Philippe, vous avez 51 ans, vous êtes maire du Havre et président de la communauté urbaine du Havre depuis 2010. Vous avez été député de 2012 à 2017. Vous avez été premier ministre de 2017 à 2020. Et enfin, vous êtes président du parti politique Horizon que vous avez fondé en 2021. Tant de mandats et pourtant, votre mandat préféré reste celui de maire puisque vous déclariez en juillet 2020 être maire, c'est le plus beau des mandats électifs. C'est vrai. L'attractivité d'une ville est essentielle pour un maire comme vous. Le principal facteur de la ville du Havre en termes d'attractivité, c'est bien sûr son port. Un des grands projets que vous avez menés ces dernières années, c'est la création d'Aropa Port, donc sur la fusion des ports du Havre, de Rouen et de Paris. Quel est l'intérêt de cette fusion pour le Havre ?
Réponse directe
Fonctionner mieux, attirer plus de trafic, créer plus d'emplois, être plus attractif pour la localisation des activités industrielles et logistiques. C'est parce que le système dans lequel trois ports autonomes, d'ailleurs on parlait de ports autonomes à l'époque, dépendant de l'État, mais au fond ne se parlant peu, existaient chacun de leur côté, parce que ce système n'était pas satisfaisant, qu'on a essayé progressivement de les rapprocher. Il y a quelques années, on a créé une espèce de holding qui leur permettait de se parler beaucoup plus que ça n'était le cas avant. J'ai décidé quand j'étais Premier ministre qu'il fallait aller beaucoup plus loin dans l'intégration et qu'il fallait pe…
« Fonctionner mieux, attirer plus de trafic, créer plus d'emplois, être plus attractif pour la localisation des activités industrielles et logistiques. C'est parce que le système dans lequel trois ports autonomes, d'ailleurs on parlait de ports autonomes à l'époque, dépendant de l'État, mais au fond ne se parlant peu, existaient chacun de leur côté, parce que ce système n'était pas satisfaisant, qu'on a essayé progressivement de les rapprocher. Il y a quelques années, on a créé une espèce de holding qui leur permettait de se parler beaucoup plus que ça n'était le cas avant. J'ai décidé quand j'étais Premier ministre qu'il fallait aller beaucoup plus loin dans l'intégration et qu'il fallait penser le développement du trafic maritime et du trafic fluvial à l'échelle de l'axe Seine, c'est-à-dire sur un ensemble cohérent avec une politique commerciale, une politique stratégique, une politique tarifaire, »
youtube.com · Interview intégrale d'Edouard PhilippeVérifier à 0:49Voir 1 autre passage
« une politique d'investissement cohérente depuis le port de Paris, le port de Rouen jusqu'au port du Havre. On a créé Aropa, et comme en ce moment l'activité économique mondiale se porte bien, comme le trafic maritime est extrêmement intense, nous avons obtenu pour l'année 2021 les meilleurs chiffres en matière de trafic portuaire qui n'avaient jamais été enregistrés dans l'histoire du port, plus de 3 millions de conteneurs, le maximum de 2018 a été dépassé, et des perspectives qui, grâce à Aropa, sont assez exceptionnelles, avec beaucoup d'investissements de la part des grands manutentionnaires, MSC, CMA, avec beaucoup d'investissements industriels sur l'ensemble de l'axe Seine, et avec des investissements logistiques qui sont indispensables, parce que c'est ça qui fixe une partie du trafic. Donc on a des perspectives exceptionnelles devant nous, ce qui est une très bonne nouvelle pour le Havre, évidemment, et c'est ça qui compte d'abord à mes yeux, mais aussi pour l'ensemble de l'axe Seine. »
youtube.com · Interview intégrale d'Edouard PhilippeVérifier à 1:37
Question 385L'interview d'Édouard Philippe en intégralité
et des questions fondamentales et délicates sur la politique de défense. Un exemple très concret sur les retraites vous dites il faudra travailler plus longtemps est-ce que vous redites le système par répartition auquel les Français sont légitimement attachés
Réponse directe
la démographie qui est la nôtre nous conduira nécessairement pour équilibrer le système à travailler plus longtemps. Vous pouvez dire que c'est une obsession chez moi je me permets de souligner que la gauche espagnole qui est très à gauche et la droite italienne qui est très à droite disent la même chose parce qu'elles ont des démographies qui sont comparables parce qu'elles savent que si nous voulons préserver les pensions des retraités alors il va falloir travailler un peu plus longtemps. C'est un fait démographique on peut aussi vouloir totalement changer le système pourquoi pas mais si on veut conserver la répartition notre démographie nous impose et je sais n'ayons pas ici des pudeurs…
« la démographie qui est la nôtre nous conduira nécessairement pour équilibrer le système à travailler plus longtemps. Vous pouvez dire que c'est une obsession chez moi je me permets de souligner que la gauche espagnole qui est très à gauche et la droite italienne qui est très à droite disent la même chose parce qu'elles ont des démographies qui sont comparables parce qu'elles savent que si nous voulons préserver les pensions des retraités alors il va falloir travailler un peu plus longtemps. C'est un fait démographique on peut aussi vouloir totalement changer le système pourquoi pas mais si on veut conserver la répartition notre démographie nous impose et je sais n'ayons pas ici des pudeurs de gazelle »
youtube.com · L'interview d'Édouard Philippe en intégralitéVérifier à 38:40
Question 386L'interview d'Édouard Philippe en intégralité
Ça c'est l'économie. Sur la partie politique, pardon, et ça avait l'air de vous agacer un petit peu cette question, peut-être qu'elle est rituelle, et en même temps je pense que celles et ceux qui nous regardent ce soir se la postent aussi. Vous dites « on n'est pas loin d'une crise de régime ». Mais qui la provoque, la crise de régime, M. Philippe ?
Réponse partielle
C'est le président de la République qui décide de dissoudre. Alors, j'ai toujours pensé que c'était une décision, qu'il était une mauvaise décision, et j'observe que lui-même, hier, je connais le président, dans la façon qu'il a eu de le dire, ça veut dire que... Et disons que moi, j'ai compris que le président faisait le premier pas pour l'admettre. L'objectif n'était pas d'être bon élève, l'objectif c'était d'essayer d'aider le Premier ministre à stabiliser politiquement la situation. Je ne demande pas des bons points, j'essaie, et je crois que les députés Horizon ont essayé de le faire avec beaucoup de sérieux et je crois beaucoup de loyauté. Il n'a pas été suffisamment aidé ? Reconnaiss…
« C'est le président de la République qui décide de dissoudre. Alors, j'ai toujours pensé que c'était une décision, qu'il était une mauvaise décision, et j'observe que lui-même, hier, je connais le président, dans la façon qu'il a eu de le dire, ça veut dire que... »
youtube.com · L'interview d'Édouard Philippe en intégralitéVérifier à 8:15Voir 2 autres passages
« Et disons que moi, j'ai compris que le président faisait le premier pas pour l'admettre. »
youtube.com · L'interview d'Édouard Philippe en intégralitéVérifier à 8:34
« L'objectif n'était pas d'être bon élève, l'objectif c'était d'essayer d'aider le Premier ministre à stabiliser politiquement la situation. Je ne demande pas des bons points, j'essaie, et je crois que les députés Horizon ont essayé de le faire avec beaucoup de sérieux et je crois beaucoup de loyauté. Il n'a pas été suffisamment aidé ? Reconnaissons qu'il n'y avait pas de contrat de coalition et on ne peut pas dire que l'ensemble des forces politiques qui composaient ce socle commun un peu fragile étaient au rendez-vous d'un soutien solide, »
Question 387Interview intégrale d'Edouard Philippe
alors Philippe qu'est-ce qui a fait que c'est devenu possible ?
Réponse directe
ben parce qu'on me l'a proposé ce qui était inenvisageable c'était qu'on me le propose inenvisageable parce que j'étais pas dans le camp du candidat à l'élection présidentielle qui a gagné vous souteniez Alain Juppé ? oui je souteniez Alain Juppé qui avait perdu à la primaire et Emmanuel Macron j'avais pas fait sa campagne et puis accessoirement j'étais dans son opposition quand j'étais député enfin pas dans son opposition à lui mais dans l'opposition à la majorité socialiste de l'époque donc c'était inenvisageable qu'il me le propose et d'ailleurs reconnaissez avec moi que quand il m'a proposé d'être premier ministre ça a surpris tout le monde pas simplement au Havre ça a surpris absolumen…
« ben parce qu'on me l'a proposé ce qui était inenvisageable c'était qu'on me le propose inenvisageable parce que j'étais pas dans le camp du candidat à l'élection présidentielle qui a gagné vous souteniez Alain Juppé ? oui je souteniez Alain Juppé qui avait perdu à la primaire et Emmanuel Macron j'avais pas fait sa campagne et puis accessoirement j'étais dans son opposition quand j'étais député enfin pas dans son opposition à lui mais dans l'opposition à la majorité socialiste de l'époque donc c'était inenvisageable qu'il me le propose et d'ailleurs reconnaissez avec moi que quand il m'a proposé d'être premier ministre ça a surpris tout le monde pas simplement au Havre ça a surpris absolument tout le monde donc il a pris un pari un risque quelque chose qui traduit l'audace assez extraordinaire qui est la sienne et j'ai accepté bon voilà il vous a pas échappé que quand j'ai arrêté d'être premier ministre je suis revenu immédiatement au Havre parce que c'est véritablement ce que j'aime même si la politique nationale m'intéresse j'aime bien mon pays ça me passionne d'ailleurs il n'y a pas le Havre petite principauté dans laquelle vraiment il n'y aurait que des affaires locales et puis la France la vérité c'est que tout ça est très lié donc évidemment que ça m'intéresse évidemment que j'ai envie d'être un acteur de ce débat là mais effectivement je suis bien maire du Havre c'est ce que j'ai envie de faire dès que je ne m'intéresse pas à la politique nationale »
youtube.com · Interview intégrale d'Edouard PhilippeVérifier à 16:52
Question 388L'interview d'Édouard Philippe en intégralité
soit le plus solide possible. Oui, mais c'est intéressant ce que vous dites. Votre groupe, c'est une trentaine, un peu plus de trente députés. Les images de la journée, de votre accueil de Michel Barnier, elles détonnaient par rapport à ce qu'on a pu entendre, notamment hier, la façon dont les députés Renaissance ont reçu Michel Barnier. Je vais vous citer ce que disait l'ancien Premier ministre Gabriel Attal. On a le droit de dire que notre soutien ne doit pas être tenu pour acquis. On n'est pas prêt à brader nos valeurs. Certains disent même qu'ils sont prêts à censurer le nouveau Premier ministre. Est-ce que vous, vous avez des lignes rouges quand on vous écoute ?
Réponse partielle
Moi, je pense que, encore une fois, dans la situation dans laquelle nous sommes, je vais vous dire, je vais même commencer un peu plus loin. En juin 2022, le lendemain du deuxième tour de l'élection législative, alors que Renaissance, Le Modem et Horizon avaient une majorité relative d'environ 260, 250 députés. Ici même, enfin, à Paris et sur BFMTV. J'avais dit que nous devions essayer de construire une coalition avec les LR. Pour pouvoir stabiliser la situation politique. Ça ne s'est pas fait. Je crois que du côté de la majorité, il n'y en avait pas réellement envie. Et je crois que du côté de l'R, il n'y en avait pas non plus envie. Aujourd'hui, nous sommes dans une situation où, si nous…
« Moi, je pense que, encore une fois, dans la situation dans laquelle nous sommes, je vais vous dire, je vais même commencer un peu plus loin. En juin 2022, le lendemain du deuxième tour de l'élection législative, alors que Renaissance, Le Modem et Horizon avaient une majorité relative d'environ 260, 250 députés. »
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« Ici même, enfin, à Paris et sur BFMTV. J'avais dit que nous devions essayer de construire une coalition avec les LR. Pour pouvoir stabiliser la situation politique. Ça ne s'est pas fait. Je crois que du côté de la majorité, il n'y en avait pas réellement envie. Et je crois que du côté de l'R, il n'y en avait pas non plus envie. Aujourd'hui, nous sommes dans une situation où, si nous créons cette coalition, nous ne serons pas à 265, nous serons à 235 députés. Et elle est absolument indispensable. Et donc, je fais tout pour être cohérent avec ce que j'ai dit en 2022 et en 2024. »
youtube.com · L'interview d'Édouard Philippe en intégralitéVérifier à 4:15
Question 389L'interview d'Édouard Philippe en intégralité
Edouard Philippe, je rebondis là encore sur ce que vous venez de dire. Au fond, il n'y a pas de grandes réformes qui peuvent passer vu l'Assemblée telle qu'elle existe. Est-ce que ça veut dire qu'une nouvelle dissolution est inéluctable ?
Refus explicite
Je ne sais pas. Il m'est arrivé de dire que je ne savais pas et j'assume de dire que je ne sais pas. Je ne sais pas si une dissolution est inéluctable. Je ne sais pas si le président de la République voudra...
« Je ne sais pas. »
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« Il m'est arrivé de dire que je ne savais pas et j'assume de dire que je ne sais pas. Je ne sais pas si une dissolution est inéluctable. Je ne sais pas si le président de la République voudra... »
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Question 390L'interview d'Édouard Philippe en intégralité
ce n'est pas la hauteur des enjeux. C'était aussi, Edouard Philippe, sous la pression de Laurent Wauquiez qui souhaitait pouvoir annoncer l'élément de Gabriel Attal qui considérait que sur la question des exonérations de cotisations, il ne voulait pas lâcher. Il y a eu une irresponsabilité de Gabriel Attal, Laurent Wauquiez ?
Réponse à côté
Vous êtes fasciné par la question de la responsabilité. En politique, c'est important. Oui, je sais. Je sais bien, mais... Moi, ce que je vous dis, c'est que je ne veux pas passer 50 heures à discuter de pourquoi. Ce que je vous dis, c'est que si on continue comme ça, on va au gouffre.
« Vous êtes fasciné par la question de la responsabilité. En politique, c'est important. Oui, je sais. Je sais bien, mais... Moi, ce que je vous dis, c'est que je ne veux pas passer 50 heures à discuter de pourquoi. Ce que je vous dis, c'est que si on continue comme ça, on va au gouffre. »
youtube.com · L'interview d'Édouard Philippe en intégralitéVérifier à 16:31
Question 391Interview de Philippe Martinez après son entretien avec le premier ministre, Édouard Philippe
Pourquoi ça pose problème à la CGT, justement, ce fameux référendum d'entreprise ?
Réponse directe
Si je vous demande… Si vous voulez qu'on vous coupe la… La jambe gauche ou la jambe droite, est-ce que vous pensez que c'est une question pertinente pour pouvoir marcher et courir le 100 mètres ? Un référendum, ça doit porter sur un sujet qui peut être offensif, en tout cas dans l'intérêt des salariés. C'est pour ça que je vous ai cité les 32 heures. Ça doit faire le temps d'un échange, d'un débat avec les salariés où ils ont du temps pour réfléchir, pour discuter, pour proposer d'ailleurs aux organisations syndicales. Et donc, ce type de consultation ne nous gêne pas, à condition que ça soit porté, débattu, mais pas… Du jour au lendemain, dire « je vais vous allonger le temps de travail, s…
« Si je vous demande… Si vous voulez qu'on vous coupe la… La jambe gauche ou la jambe droite, est-ce que vous pensez que c'est une question pertinente pour pouvoir marcher et courir le 100 mètres ? Un référendum, ça doit porter sur un sujet qui peut être offensif, en tout cas dans l'intérêt des salariés. C'est pour ça que je vous ai cité les 32 heures. Ça doit faire le temps d'un échange, d'un débat avec les salariés où ils ont du temps pour réfléchir, pour discuter, pour proposer d'ailleurs aux organisations syndicales. Et donc, ce type de consultation ne nous gêne pas, à condition que ça soit porté, débattu, mais pas… Du jour au lendemain, dire « je vais vous allonger le temps de travail, sinon je ferme l'entreprise », ça, ce n'est pas une consultation, ça s'appelle du chantage. »
youtube.com · Interview de Philippe Martinez après son entretien avec le premier ministre, Édouard PhilippeVérifier à 7:51
Question 392L'interview d'Édouard Philippe en intégralité
Il y a une interrogation chez les Français, parce qu'on voit bien certains ministres actuels, démissionnaires, qui font acte de candidature. Et là, ceux qui nous regardent se disent, mais au fond, on a voté et on va se retrouver avec une équipe ministérielle qui ressemblerait à celle que l'on a déjà. Est-ce que ça, c'est possible ?
Réponse partielle
Écoutez Jean-Manuel, je ne vais pas commenter un gouvernement qui n'est pas constitué. Vous aurez remarqué que chez Horizon, personne n'a procédé de la sorte. Et que donc, nous attendons, nous avons commencé la discussion avec Michel Barnier, et j'attends de voir comment il veut organiser l'architecture de son gouvernement. Mais ça vous choquerait que le ministre actuel reste au gouvernement ? Rien ne me choque. Encore une fois, c'est lui qui a parlé de rupture et de changement. On va voir, il y a d'excellents ministres dans le gouvernement actuel. Et s'il considère que ces ministres peuvent continuer à porter, et qu'il leur propose de rester ministre, et qu'il le souhaite, je n'y verrai au…
« Écoutez Jean-Manuel, je ne vais pas commenter un gouvernement qui n'est pas constitué. »
youtube.com · L'interview d'Édouard Philippe en intégralitéVérifier à 9:33Voir 1 autre passage
« Vous aurez remarqué que chez Horizon, personne n'a procédé de la sorte. Et que donc, nous attendons, nous avons commencé la discussion avec Michel Barnier, et j'attends de voir comment il veut organiser l'architecture de son gouvernement. Mais ça vous choquerait que le ministre actuel reste au gouvernement ? Rien ne me choque. Encore une fois, c'est lui qui a parlé de rupture et de changement. On va voir, il y a d'excellents ministres dans le gouvernement actuel. Et s'il considère que ces ministres peuvent continuer à porter, et qu'il leur propose de rester ministre, et qu'il le souhaite, je n'y verrai aucun problème. Ce n'est donc un inconvénient. Mais je ne crois pas qu'on formule la demande pour devenir ministre ni sur les ondes, ni dans les journaux. Voilà, ce n'est en tout cas pas ma façon de faire. Et je vous dis ça, moi je ne suis pas concerné, ça ne m'intéresse pas. Mais du tout. Vous ne vous rentrerez pas, mais il y aura des ministres Horizon ? On verra ce que dit. Michel Barnier a considéré, à juste titre, que nous étions dans la logique de l'accompagner et de l'aider. Donc il proposera peut-être, sans doute, il avait l'air de le dire, à des députés ou à des sénateurs ou peut-être à des maires Horizon de rentrer au gouvernement. Et on verra le moment venu s'ils l'acceptent et dans quelles conditions. »
youtube.com · L'interview d'Édouard Philippe en intégralitéVérifier à 9:44
Question 393L'interview d'Édouard Philippe en intégralité
qu'est-ce que ça dit de vos relations ?
Réponse directe
Je ne crois pas du tout. Et puis, je vais vous dire, je ne vais pas commenter les commentaires. C'est très bien, ça fait vendre les commentaires. Ça fait jaser. Mais honnêtement, qu'est-ce qu'on en a à faire des commentaires ? Moi, je sais que quand je parle au président de la République, je lui dis les choses telles que je les vois, telles que je les sens et telles que je pense qu'elles sont bonnes pour la France. Et il en fait, vous savez quoi, parfois il m'écoute et il me suit, parfois il m'écoute et il ne me suit pas, grand bien lui fasse. Je ne lui demande pas d'être systématiquement d'accord avec moi. Je m'impose de lui dire quand je ne suis pas d'accord avec lui. Je le fais en généra…
« Je ne crois pas du tout. Et puis, je vais vous dire, je ne vais pas commenter les commentaires. C'est très bien, ça fait vendre les commentaires. Ça fait jaser. Mais honnêtement, qu'est-ce qu'on en a à faire des commentaires ? Moi, je sais que quand je parle au président de la République, je lui dis les choses telles que je les vois, telles que je les sens et telles que je pense qu'elles sont bonnes pour la France. Et il en fait, vous savez quoi, parfois il m'écoute et il me suit, parfois il m'écoute et il ne me suit pas, grand bien lui fasse. Je ne lui demande pas d'être systématiquement d'accord avec moi. Je m'impose de lui dire quand je ne suis pas d'accord avec lui. Je le fais en général, en tête à tête. Et vous m'avez très peu vu commenter des petites décisions du président de la République. Quand il y a une décision qui me paraît contestable pour l'avenir du pays, je le dis. Je le dis clairement, je le dis sans aucune déloyauté. J'ai dit que je pensais que la décision de dissolution n'était pas une bonne décision. Je le dis sans déloyauté. Si pour vous la loyauté c'est de dire c'est très bien alors qu'on pense que c'est un problème, ce n'est pas ma définition »
youtube.com · L'interview d'Édouard Philippe en intégralitéVérifier à 32:48Voir 1 autre passage
« ce que lui-même a fait à François Hollande ? Non je ne crois pas et encore une fois j'ai exprimé une et je voudrais que vous le compreniez bien j'ai exprimé une détermination pas une impatience. Je ne suis pas impatient mais je suis déterminé. Je ne suis pas impatient mais je suis déterminé. Je suis déterminé. Et parfois »
youtube.com · L'interview d'Édouard Philippe en intégralitéVérifier à 34:25
Question 394Interview intégrale d'Edouard Philippe
quel en est l'intérêt ?
Réponse directe
On est en plein dedans, on y travaille, on est en train de discuter avec à la fois le volcan qui est la scène nationale évidemment installée dans l'espace Nîmes-Meyer mais qui a besoin d'une deuxième salle. Alors évidemment on pourrait imaginer construire une deuxième salle peut-être en centre-ville, pas très loin, c'est d'ailleurs évidemment le souhait initial de ceux qui animent le volcan mais ce n'est pas mon souhait. Mon souhait c'est que on puisse installer cette deuxième salle dans la ville haute et qu'on puisse utiliser des installations déjà existantes et localiser cette deuxième salle à un endroit qui est très bien desservi notamment par les transports en commun. Il se trouve qu'il…
« On est en plein dedans, on y travaille, on est en train de discuter avec à la fois le volcan qui est la scène nationale évidemment installée dans l'espace Nîmes-Meyer mais qui a besoin d'une deuxième salle. Alors évidemment on pourrait imaginer construire une deuxième salle peut-être en centre-ville, pas très loin, c'est d'ailleurs évidemment le souhait initial de ceux qui animent le volcan mais ce n'est pas mon souhait. Mon souhait c'est que on puisse installer cette deuxième salle dans la ville haute et qu'on puisse utiliser des installations déjà existantes et localiser cette deuxième salle à un endroit qui est très bien desservi notamment par les transports en commun. Il se trouve qu'il y a une galerie marchande qui est très vaste à Mont Gaillard qui est très vide. Mon idée c'est de dire elle est construite elle est là au lieu de construire du neuf on peut réadapter une partie une partie seulement bien entendu de cette galerie marchande le tramway passe déjà il y a déjà un parking donc c'est économiquement une bonne affaire pour l'argent public et c'est surtout la possibilité de mettre un pôle culturel belle bibliothèque belle scène de spectacle avec une scène nationale dans un quartier de la ville haute où la présence culturelle doit être envisagée comme une ambition et donc pour toutes ces raisons on est en train de travailler sur le sujet alors ça voudra dire des travaux ça voudra dire construire le bon schéma avec la scène nationale mais j'ai bon espoir que dans les mois et en tout cas les quelques années qui viennent on aboutisse à quelque chose qui va je dois dire assez radicalement changer la donne. »
youtube.com · Interview intégrale d'Edouard PhilippeVérifier à 11:46
Question 395Entretien exclusif Edouard Philippe
Bonsoir M. le Premier ministre. Bonsoir. Merci de nous accorder cet entretien ici dans la salle du Conseil municipal de la commune d'Irak. Alors hier encore, la France a connu une forte mobilisation avec des violences. En quoi ces deux jours de délocalisation du gouvernement en Charente peuvent-ils répondre à la situation en France issue de cette crise des Gilets jaunes ?
Réponse directe
L'habitude de délocaliser mon cabinet a été prise il y a déjà quelques temps. L'idée pour moi c'est pendant deux jours, c'est à la fois très court et en même temps deux jours entiers, deux nuits. C'est très dense. C'est très dense. C'est de venir, constater la façon dont la politique que nous décidons est mise en œuvre, constater les effets qu'elle produit, constater les éléments et les remarques qui sont formulées par ceux qui sont directement concernés par ces politiques et qui nous disent attention là il faut peut-être un peu modifier ou au contraire il faut amplifier tel ou tel mouvement. C'est de le faire moi bien entendu. Mais ce qui est aussi intéressant c'est de venir ici en Charent…
« L'habitude de délocaliser mon cabinet a été prise il y a déjà quelques temps. L'idée pour moi c'est pendant deux jours, c'est à la fois très court et en même temps deux jours entiers, deux nuits. C'est très dense. C'est très dense. C'est de venir, constater la façon dont la politique que nous décidons est mise en œuvre, constater les effets qu'elle produit, constater les éléments et les remarques qui sont formulées par ceux qui sont directement concernés par ces politiques et qui nous disent attention là il faut peut-être un peu modifier ou au contraire il faut amplifier tel ou tel mouvement. C'est de le faire moi bien entendu. Mais ce qui est aussi intéressant c'est de venir ici en Charente pendant deux jours avec les membres de mon cabinet, des femmes et des hommes qui travaillent beaucoup, vraiment beaucoup. »
youtube.com · Entretien exclusif Edouard PhilippeVérifier à 0:19
Question 396L'interview d'Édouard Philippe en intégralité
Mais serait-elle souhaitable ?
Réponse directe
Je ne sais pas. Ce que je sais, c'est que le président ne peut pas dissoudre avant juillet prochain. Je le vois mal dissoudre après le 14 juillet pour organiser des élections fin juillet ou en août en France. Franchement, je vois mal ça. Et dissoudre ensuite au mois de septembre, au mois d'octobre, en plein exercice budgétaire qui va être encore plus compliqué l'année prochaine que cette année. Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée. Je préférerais qu'on arrive à se mettre d'accord pour éviter d'en arriver là. Mais je ne sais pas ce qui va se passer et je ne veux pas mentir aux Français. Je ne sais pas.
« Je ne sais pas. Ce que je sais, c'est que le président ne peut pas dissoudre avant juillet prochain. Je le vois mal dissoudre après le 14 juillet pour organiser des élections fin juillet ou en août en France. Franchement, je vois mal ça. Et dissoudre ensuite au mois de septembre, au mois d'octobre, en plein exercice budgétaire qui va être encore plus compliqué l'année prochaine que cette année. Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée. Je préférerais qu'on arrive à se mettre d'accord pour éviter d'en arriver là. Mais je ne sais pas ce qui va se passer et je ne veux pas mentir aux Français. Je ne sais pas. »
youtube.com · L'interview d'Édouard Philippe en intégralitéVérifier à 31:50
Question 397L'interview d'Édouard Philippe en intégralité
Une prise de parole attendue tant la situation politique paraît bloquée. Je rappelle que vous êtes maire du Havre, ancien Premier ministre, président d'Horizon. Votre parti politique est candidat à l'élection présidentielle. On y reviendra à la fin de cet entretien. Mais je voudrais commencer Edouard Philippe pour planter le décor par vous citer. Juste après l'adoption de la motion de censure, vous avez eu ces mots sur X. Ouvrez les guillemets, soyons lucides, nous sommes au bord du gouffre. C'est de la lucidité ou votre habitude de jouer les cassandres ?
Réponse directe
Je déteste jouer les cassandres. Mais si j'ai dit et si j'ai écrit ça, c'est parce que je le pense. Et je ne le pense pas depuis hier. Ça fait longtemps que je dis que notre situation financière et budgétaire nous place dans une fragilité qui est inquiétante. Et ce qui s'est passé au cours de cette semaine que vous venez de résumer, à travers la motion de censure, nous place dans une situation qui, je le crois, est une situation dangereuse. Qu'est-ce qui s'est passé ? Il y a eu une motion de censure. Cette motion de censure, elle est issue de quoi ? Elle est issue d'abord... Je voudrais... Pardon, je vais le prendre autrement. Lorsqu'on a créé la Vème République en 1958, je n'étais pas là.…
« Je déteste jouer les cassandres. Mais si j'ai dit et si j'ai écrit ça, c'est parce que je le pense. Et je ne le pense pas depuis hier. Ça fait longtemps que je dis que notre situation financière et budgétaire nous place dans une fragilité qui est inquiétante. Et ce qui s'est passé au cours de cette semaine que vous venez de résumer, à travers la motion de censure, nous place dans une situation qui, je le crois, est une situation dangereuse. Qu'est-ce qui s'est passé ? Il y a eu une motion de censure. Cette motion de censure, elle est issue de quoi ? Elle est issue d'abord... Je voudrais... Pardon, je vais le prendre autrement. »
youtube.com · L'interview d'Édouard Philippe en intégralitéVérifier à 0:37Voir 2 autres passages
« Elle a été créée par le général de Gaulle et par ses concepteurs pour réintroduire un exécutif puissant, une stabilité, une vision de long terme. Une capacité à agir et à réformer. Pourquoi ? Parce que sous la quatrième, on avait connu le régime des partis, l'instabilité, l'incapacité à sortir de problèmes et avoir des politiques de long terme. Bon. Qu'est-ce qu'on observe aujourd'hui ? On observe une situation où, lorsque le président de la République aura nommé un Premier ministre, peut-être la semaine prochaine, on aura eu quatre premiers ministres en un an. Donc l'instabilité, elle est là. C'est quoi ? C'est une crise de régime ? La capacité à voir à long terme, elle a quasiment disparu. Le régime des partis, il est... Il est exactement en train de revenir. Tout ce qu'on a entendu depuis cette semaine, et d'ailleurs en vérité, tout ce qu'on a entendu depuis six mois, tend à montrer qu'en effet, le régime des partis est en train de revenir. C'est donc... On n'est pas très loin d'une crise de régime. Et je voudrais insister sur la gravité. Par rapport à ce que vous dites. Pas très loin d'une crise de régime. On n'est pas très loin d'une crise de régime. Parce que, véritablement, la Ve République, c'est-à-dire notre cadre constitutionnel, tel qu'il a été conçu, tel qu'il doit fonctionner, tel qu'il nous permet d'avancer, est, je le constate, quasiment remis en cause. »
youtube.com · L'interview d'Édouard Philippe en intégralitéVérifier à 1:18
Question 398L'interview d'Édouard Philippe en intégralité
Comme le promettait Emmanuel Macron le candidat Macron en 2016-2017. Qu'est-ce que ça veut dire Massif ?
Réponse partielle
Pas du tout. Ce ne sera ni du Thatcher ni du Macron. Ni du Philippe. Parce que je ne cherche pas à imiter qui que ce soit. Autant je cherche systématiquement à apprendre parce que je pense que c'est indispensable d'apprendre autant je ne cherche pas à imiter qui que ce soit. Ni à l'étranger ni en France. Reconnaissez Monsieur Duhamel que vous êtes je vous l'ai déjà dit et je le redis d'une certaine façon assez fascinant. Puisque à la question précédente vous m'avez expliqué que le timing était surprenant et que c'était le moment venu quel est le programme ? Le programme viendra le moment venu. Qu'est-ce que ça veut dire massif ? Massif ça veut dire que sur un certain nombre de sujets pas su…
« Pas du tout. Ce ne sera ni du Thatcher ni du Macron. Ni du Philippe. Parce que je ne cherche pas à imiter qui que ce soit. Autant je cherche systématiquement à apprendre parce que je pense que c'est indispensable d'apprendre autant je ne cherche pas à imiter qui que ce soit. Ni à l'étranger ni en France. Reconnaissez Monsieur Duhamel que vous êtes je vous l'ai déjà dit et je le redis d'une certaine façon assez fascinant. Puisque à la question précédente vous m'avez expliqué que le timing était surprenant et que c'était le moment venu quel est le programme ? Le programme viendra le moment venu. Qu'est-ce que ça veut dire massif ? Massif ça veut dire que sur un certain nombre de sujets pas sur tout nous ne changerons pas le pays. Nous ne le rendrons pas ni plus puissant ni plus prospère ni plus juste ni plus libre par des petits ajustements. Il faut donc choisir un certain nombre de domaines où il y a besoin de transformations profondes. Et ces transformations il faudra les présenter dans les élections. Le débat présidentiel de 2022 c'est un fait me paraît avoir été un peu trop limité sur les options possibles et sur l'ampleur des programmes. Le débat de 2024 au moment des élections législatives a été quasiment de ce point de vue me semble-t-il absent. Et donc lors de la prochaine élection présidentielle le pays devra trancher ces questions. Je n'ai aucun doute sur le fait qu'au Rassemblement on proposera des choses. Je n'ai aucun doute sur le fait que chez M.Mélenchon on proposera des choses. Eh bien moi je proposerai aux Français un certain nombre de transformations dont je pense qu'elles seront massives parce qu'il faudra effectivement apporter ces réponses et qu'elles sont attendues et ensuite et c'est ça »
youtube.com · L'interview d'Édouard Philippe en intégralitéVérifier à 35:07Voir 2 autres passages
« les Français choisiront. Et ce sera vrai en matière d'éducation où il faudra des transformations massives en matière de politique du logement il faudra des transformations massives. Mais ça veut dire qu'il faudra au fond une forme de rupture ? On est toujours dans la rupture. »
youtube.com · L'interview d'Édouard Philippe en intégralitéVérifier à 36:59
« Je vais vous dire si on veut changer les choses il faut vouloir être dans la rupture il faut être dans la rupture. Après il y a des choses qui sont permanentes parce que la France on la transforme on ne la change pas complètement. Moi je suis convaincu et très inquiet »
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Question 399Interview intégrale d'Edouard Philippe
lorsque vous avez été nommé premier ministre le 15 mai 2017 vous écrivez dans votre livre Impression et lignes claires co-écrit avec Gilles Boyer la surprise laisse sa place à la peur comment vous expliquez ce sentiment de peur parce que vous avez même avoué avoir perdu 6 kilos en deux semaines
Réponse directe
mais vous pensez vraiment qu'on peut ne pas avoir peur non ça vous arrive vous d'aller dans un nouveau métier ou à un oral vachement important sans avoir un peu les jetons moi je connais pas enfin moi ce qui me fait peur c'est les gens qui n'ont pas peur en la matière c'est les gens qui ne se disent pas est-ce que je vais être à la hauteur c'est les gens qui ne se disent pas c'est monstrueusement difficile voilà les gens qui n'ont jamais qui ne le cachent donc oui bien sûr j'ai eu la trouille avant évidemment que j'ai eu la trouille avant mais avant de devenir maire du Havre je peux vous dire qu'Antoine Rufnac m'a dit qu'il démissionnait et que allez maintenant c'était mon tour j'ai eu la t…
« mais vous pensez vraiment qu'on peut ne pas avoir peur non ça vous arrive vous d'aller dans un nouveau métier ou à un oral vachement important sans avoir un peu les jetons moi je connais pas enfin moi ce qui me fait peur c'est les gens qui n'ont pas peur en la matière c'est les gens qui ne se disent pas est-ce que je vais être à la hauteur c'est les gens qui ne se disent pas c'est monstrueusement difficile voilà les gens qui n'ont jamais qui ne le cachent donc oui bien sûr j'ai eu la trouille avant évidemment que j'ai eu la trouille avant mais avant de devenir maire du Havre je peux vous dire qu'Antoine Rufnac m'a dit qu'il démissionnait et que allez maintenant c'était mon tour j'ai eu la trouille aussi le problème c'est pas de ne pas avoir la trouille le problème c'est de la surmonter voilà les gens courageux le courage c'est pas l'absence de peur le courage c'est j'ai la trouille mais je vais le faire je dis pas que je suis courageux en ayant accepté d'être premier ministre ce que je veux dire c'est que c'est normal d'avoir peur avant mais dès que vous commencez il faut que la peur disparaisse et que vous soyez concentré sur ce que vous faites c'est ce qui s'est passé à Matignon et c'est ce qui s'est passé au Havre quand j'ai pris les manettes et c'est ce qui se passe maintenant »
youtube.com · Interview intégrale d'Edouard PhilippeVérifier à 18:27
Question 400L'interview d'Édouard Philippe en intégralité
Avant de parler de votre candidature, un dernier mot sur le sujet de l'immigration. Une loi a été votée, elle est rentrée en vigueur, c'était en janvier. Michel Barnier semble continuer à vouloir traiter ce sujet. Il a parlé de frontières passoires. Est-ce que vous considérez qu'il faut une nouvelle loi, qu'il faut de nouveau agir sur le front de l'immigration ?
Réponse directe
Des lois sur l'immigration, il y en a eu tellement depuis que je m'intéresse aux affaires publiques que je n'ai pas eu l'occasion d'en parler. S'il s'agissait d'une loi supplémentaire pour régler tous les problèmes, ça se saurait. Mais est-ce que la loi actuelle, celle qui a été votée, a purgé le sujet ? Non, elle a amélioré les choses, mais elle n'a pas purgé le sujet. J'ai eu l'occasion de dire qu'il fallait prendre cette question au sérieux, vraiment au sérieux. J'ai eu l'occasion de faire des propositions. J'en ai fait une, qui a peut-être surpris certains, que je reformule ce soir, qui consiste à considérer que nous devrions, me semble-t-il, dénoncer la convention qui lie la France à l…
« Des lois sur l'immigration, il y en a eu tellement depuis que je m'intéresse aux affaires publiques que je n'ai pas eu l'occasion d'en parler. S'il s'agissait d'une loi supplémentaire pour régler tous les problèmes, ça se saurait. Mais est-ce que la loi actuelle, celle qui a été votée, a purgé le sujet ? Non, elle a amélioré les choses, mais elle n'a pas purgé le sujet. J'ai eu l'occasion de dire qu'il fallait prendre cette question au sérieux, vraiment au sérieux. J'ai eu l'occasion de faire des propositions. J'en ai fait une, qui a peut-être surpris certains, que je reformule ce soir, qui consiste à considérer que nous devrions, me semble-t-il, dénoncer la convention qui lie la France à l'Algérie, convention qui a été signée en 1968. Et qui, pour ceux qui nous regardent, permet de donner des visas plus facilement, facilite les conditions migratoires entre la France et l'Algérie. Dans des conditions très différentes de celles qui prévalent aujourd'hui. Je suis convaincu qu'il y a là quelque chose qui permettrait d'améliorer la situation. Je suis donc pas du tout opposé à ce qui est, au contraire, extrêmement décidé, à ce qui est plus de fermeté ou plus exactement, plus d'efficacité et plus de contrôle. Nous ne pouvons pas, aucun grand pays, ne peut accepter que les questions migratoires soient des questions sur lesquelles il ne décide pas. C'est-à-dire des questions qui s'imposent à lui. Or, aujourd'hui, nous ne décidons pas, nous n'avons pas les instruments qui permettent de décider effectivement de ce que nous voulons. Du nombre de personnes qui viennent de l'étranger que nous voulons admettre sur le territoire ou dont nous voulons qu'elles restent. Et vous disiez en début d'interview, »
youtube.com · L'interview d'Édouard Philippe en intégralitéVérifier à 25:17
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de La Grande interview sur @CNEWSofficiel @Europe1 - 18 mars 2025Vérifier à 10:43
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« Ce serait inconséquent de ne pas y réfléchir. Et donc peut-être que cela entre en ligne de compte s'agissant du président. On a une histoire tellement imbriquée et une population d'origine algérienne tellement importante en France qu'on sait bien que si nous ne faisons pas les choses bien, si nous donnons le sentiment que c'est une réaction contre le peuple algérien et pas contre un gouvernement algérien qui nous désigne comme la cause de tous ces problèmes, alors il peut y avoir des crispations. Donc je pense que ce n'est pas scandaleux de le prendre en compte. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de La Grande interview sur @CNEWSofficiel @Europe1 - 18 mars 2025Vérifier à 4:15
« Donc que ça plaise ou non ça aura lieu ? Non. Ça veut dire que si on ne fait rien ça aura lieu. Et donc que faut-il faire ? Il faut faire des choses qui sont très compliquées et d'autres qui sont plus simples. Et elles n'ont pas la même échelle de temps. A long terme on ne s'en sortira pas. On ne s'en sortira jamais si nous n'arrivons pas à créer les conditions pour que en Afrique et au Moyen-Orient il y ait stabilité politique et développement économique. C'est très important ça. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 43:30
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées11 juin 2024 au 18 mars 2025 · 10 observations10 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je comprends qu'on y aille de façon graduelle. C'est probablement l'intérêt de la relation diplomatique et de la conduite des affaires. Mais je pense qu'il faut être très ferme et fixer la ligne qui consiste à dire si l'Algérie ne respecte pas ses obligations, alors il n'y a aucune raison de lui offrir un statut plus favorable. Aucune. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de La Grande interview sur @CNEWSofficiel @Europe1 - 18 mars 2025Vérifier à 3:29Voir 2 autres passages
« Ce serait inconséquent de ne pas y réfléchir. Et donc peut-être que cela entre en ligne de compte s'agissant du président. On a une histoire tellement imbriquée et une population d'origine algérienne tellement importante en France qu'on sait bien que si nous ne faisons pas les choses bien, si nous donnons le sentiment que c'est une réaction contre le peuple algérien et pas contre un gouvernement algérien qui nous désigne comme la cause de tous ces problèmes, alors il peut y avoir des crispations. Donc je pense que ce n'est pas scandaleux de le prendre en compte. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de La Grande interview sur @CNEWSofficiel @Europe1 - 18 mars 2025Vérifier à 4:15
« Je pense que c'est une réponse inadéquate et conjoncturelle, et qu'il faudrait la regarder, enfin bon, bien sûr que c'est une mauvaise idée. Mais c'est acceptable ou pas ? Vous dites inadéquate ? La vérité, c'est que, vu l'importance du déficit, je comprends que le gouvernement soit tenu de ramener le déficit dans des proportions qui sont raisonnables. Et passer de 6 à 5, ça reste, arriver à 5, et 5, c'est déjà un déficit très élevé. Donc le seuil est à 3. Donc on peut comprendre que le gouvernement soit obligé de passer par des mesures de cette nature. Mais, je veux le dire, je pense qu'elles sont mauvaises, et surtout, je pense que si on ne se pose pas la question, et ça prend du temps et c'est difficile, et ça ne sera pas tranché dans ce budget, et je pense que ça ne sera pas tranché non plus d'ailleurs, au cours de l'année qui vient, je pense qu'il n'y a qu'une élection présidentielle qui permet de trancher ça. Si on ne se pose pas des questions sérieuses sur comment est-ce qu'on finance notre modèle social, auquel on est attaché, qu'on doit moderniser, comment est-ce qu'on le finance ? Comment est-ce qu'on pense l'action de l'État ? Et qu'est-ce qu'on transforme ? Qu'est-ce qu'on abandonne ? S'il faut abandonner des choses. Tant qu'on ne se pose pas ces questions-là, et qu'on prend le temps de les trancher, avec un débat clair, on sera dans des expédiants. Parfois, ce sera une baisse de dépenses, parfois, ce sera une augmentation d'impôts, et ce ne sera, de mon point de vue, »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités11 juin 2024 au 25 mai 2026 · 60 observations60 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est vrai que quand vous décidez de financer l'ensemble, enfin 85% des salaires en France, quand l'État décide de payer 85% des salaires parce que les gens ne peuvent plus aller travailler, ça c'est sûr que la dépense publique augmente et que donc la dette augmente. Est-ce qu'il fallait faire ? Je le crois, mais je l'assume, j'étais d'accord avec cette décision, je l'ai prise, je pensais qu'il fallait la faire. Est-ce que je crois qu'il fallait assez vite ensuite cesser le quoi qu'il en coûte ou en tout cas fermer le robinet ? Oui, mais il ne vous aura pas échappé qu'assez vite après le Covid. On m'a remercié. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de La Grande interview sur @CNEWSofficiel @Europe1 - 18 mars 2025Vérifier à 15:21Voir 2 autres passages
« Oui, alors, écoutez, ce que je vous propose, c'est qu'on commence par regarder la réalité en face, puis ensuite on racontera ce qu'on a envie. Quand j'ai été nommé Premier ministre en 2017, dans les deux premières années et demie du moment où j'ai été à Matignon, nous avons baissé les impôts, baissé le déficit, stabilisé et même un tout petit peu baissé la dette. Donc on va quand même se dire les choses tranquillement. Et je suis heureux de l'avoir fait. Et je ne l'ai pas fait simplement en regardant passer les voitures. Je l'ai fait en prenant des décisions extrêmement impopulaires. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de La Grande interview sur @CNEWSofficiel @Europe1 - 18 mars 2025Vérifier à 14:48
« Nous allons devoir consacrer des moyens bien supérieurs à la défense. Est-ce que ça s'arrêtera à 4,5 ou à 5,2 ? Ce n'est pas ça le sujet. Le sujet c'est quelle architecture de défense on veut et ensuite on va financer cet effort. Il ne faut pas raisonner l'inverse. Il ne faut pas être des fétichistes du chiffre. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées11 juin 2024 au 25 mai 2026 · 44 observations44 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je ne crois pas qu'il ait renoncé. Je pense qu'il les doit espérer. D'abord, je ne suis pas dans sa tête. Moi, je ne suis pas là pour expliquer ce que peut penser Emmanuel Macron. Mais comme il entre dans la riposte graduée, il ne dit pas immédiatement jusqu'où il va aller. Du point de vue tactique, je peux l'entendre. Si c'est ça, je peux l'entendre. Mais en tout état de cause, ce que je sais, c'est qu'il faut dire les choses assez clairement. Un, notre différent et la tension qu'à mon avis il faut assumer, est une tension qu'il faut assumer avec le gouvernement algérien. Pas avec le peuple algérien et certainement pas avec les Français d'origine algérienne. Mais avec le gouvernement algérien qui décide, à mon sens, pour des objectifs de régulation intérieure et de régulation politique intérieure en Algérie, de tendre la donne et de désigner la France comme le responsable de tous les maux en Algérie. Et je pense que ça, nous ne pouvons pas l'accepter. Il faut probablement, je l'ai dit, mettre un terme, quand je dis probablement en réalité, il faut mettre un terme à ces accords de 1968, puisqu'il prévoit un régime favorable et assez favorable aux Algériens. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de La Grande interview sur @CNEWSofficiel @Europe1 - 18 mars 2025Vérifier à 2:11Voir 2 autres passages
« Il va revenir sur un échange de lettres diplomatiques de 2007 qui autorise les diplomates algériens ou les porteurs d'un passeport diplomatique algérien à entrer sur le territoire national sans visa. Je crois d'ailleurs que c'est le seul exemple d'un pays non européen. Et je pense que c'est très bien, dès lors que l'Algérie ne respecte plus ses obligations, de faire la riposte graduée. Alors la riposte graduée, par principe, elle est graduée. On ne commence pas tout de suite par l'échelon ultime. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de La Grande interview sur @CNEWSofficiel @Europe1 - 18 mars 2025Vérifier à 1:22
« J'aime l'histoire. Je réfléchis toujours en essayant de trouver des références historiques, parce que c'est quand même extrêmement précieux. En même temps, je sais qu'il ne faut jamais être prisonnier des références historiques. Mais si on avait envie de se faire plaisir dans une formule, je ne suis pas sûr que ce soit le moment pour se faire plaisir avec des formules, on dirait qu'on oscille entre Munich et Suez. On oscille entre la mauvaise paix qui ne préservera rien et qui est une honte, et la mauvaise action, ou plus exactement l'action qui en réalité traduit l'impuissance, c'est l'action franco-britannique de Suez en 1956. Donc, on oscille entre ces deux références historiques et encore une fois, il ne faut pas être prisonnier de ces références historiques. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Mécanismes explicités12 juin 2024 au 25 mai 2026 · 24 observations24 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je le dis depuis longtemps. Je dis que compte tenu de l'évolution démographique de notre pays, compte tenu du fait que, et c'est tant mieux, nous vivons de plus en plus longtemps et qu'il y a de plus en plus d'inactifs et de moins en moins relativement d'actifs, notre système par répartition arrive au bout de son efficacité, au bout même de sa crédibilité. Et que donc, il faut modifier notre système social. Et puis je dis par ailleurs quelque chose qui paraît évident, mais qui est contesté, et après tout, c'est très bien. Quelque chose dont je suis convaincu, c'est que si nous voulons défendre à la fois notre prospérité et notre sécurité, alors il va falloir qu'on travaille plus. Travaille plus, parfois plus dans la semaine, parfois plus dans l'année, parfois plus en fonction de l'âge qu'on a. J'ai toujours été fasciné qu'on estime qu'on pourrait travailler autant à 30 ans qu'à 64 ans. La vérité, c'est que vous avez dans les périodes de la vie, en fonction de vos choix personnels, en fonction de votre situation même de santé, des moments où vous pouvez, le cas échéant, travailler plus. Et ce que je vous dis là, ce n'est pas l'expression de la droite libérale abominable, la CFDT a toujours été très ouverte sur cette idée. Donc travaillez plus dans la semaine, travaillez plus dans l'année, et en effet, travaillez plus tout au long de la vie. C'est ce que font, madame Mabrouk, tous les pays d'Europe. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de La Grande interview sur @CNEWSofficiel @Europe1 - 18 mars 2025Vérifier à 10:43Voir 2 autres passages
« Alors, je pense qu'il y a plusieurs actions à mener qui ne vont pas s'inscrire dans le même pas de temps, si j'ose dire. Il y a d'abord la question de l'argent, qui doit permettre d'acheter des armes, qui doit permettre d'aider les Ukrainiens. Vous avez au moins trois actions qu'on peut mener. D'abord, les actifs russes gelés. Il y a beaucoup de gens qui disent, ils sont gelés, le produit de ce gel fournit des intérêts qui permettent de financer l'Ukraine. Vous avez des gens, et je fais partie de ceux-là, qui disent, il faut désormais passer à une étape supérieure, et il faut faire en sorte que ces actifs gelés soient mis totalement à la disposition. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité du Grand Entretien sur @FranceInter - 04 mars 2025Vérifier à 10:09
« Je présenterai un nouveau système de retraite en partant du principe que le système actuel ne peut plus tenir à raison de l'évolution de la démographie française. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées11 sept. 2024 au 4 mars 2025 · 16 observations16 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« considèrent que l'appétit de Vladimir Poutine et sa volonté de réinstaller son empire dans des frontières qui lui garantissent à la fois une totale sécurité et une domination complète peut le conduire à aller chercher la Moldavie, peut le conduire à aller chercher les États baltes qui sont petits, qui sont dans l'OTAN, heureusement pour eux, sinon, à mon avis, il n'existerait plus. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité du Grand Entretien sur @FranceInter - 04 mars 2025Vérifier à 8:39Voir 2 autres passages
« La question qui se posera, qui se pose aujourd'hui, et qui va se poser de plus en plus, c'est de savoir, avec les Européens, quel est l'équilibre global de notre sécurité ? Qui dépense quoi ? Qui fait quoi ? Comment peut-être demain utiliser l'aspect nucléaire de la France, ou du Royaume-Uni, qui ont aussi l'arme nucléaire, moins autonome que nous, parce que plus en double commande avec les Etats-Unis, enfin, dans un système européen de défense ? Quand le Président de la République invite, depuis 2017, parce que quand même, il faut le dire, beaucoup de gens qui critiquent le Président de la République, depuis 2017, le Président de la République dit, autonomie stratégique, souveraineté européenne, augmentation des dépenses de défense, je veux dire, on est dans le vrai depuis 2017 sur ce sujet. Donc, quand il dit ça, il invite nos partenaires européens à repenser l'architecture de défense. Ça peut sembler un peu théorique de dire, repenser l'architecture de défense, mais c'est la vérité. L'OTAN, aujourd'hui, compte tenu de ce que dit Trump, n'est plus l'outil privilégié de l'architecture de défense européenne. Il faut donc en trouver une nouvelle. Est-ce que ce sera la partie européenne de l'OTAN ? Est-ce que ce sera la discussion sur un certain nombre de... une réorganisation ou une évolution de la doctrine nucléaire française ? Je ne sais pas. Est-ce que ce sera des troupes prépositionnées de l'ensemble des pays européens aux frontières extérieures de l'Europe ? Je ne sais pas. Mais il faut changer. Mais il est urgent que nous tranchions cette question. Il nous reste... Parce que Poutine nous regarde. Et il ne nous écoute pas. Il nous regarde. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité du Grand Entretien sur @FranceInter - 04 mars 2025Vérifier à 17:20
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes11 sept. 2024 au 23 févr. 2025 · 5 observations5 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ce que je veux dire, c'est que pendant très longtemps et de façon assez légitime, je dois dire, les Allemands, les Polonais, les pays de l'Est, ont considéré que leur sécurité était ultimement garantie par les États-Unis. Qu'est-ce qui change ? Le doute. En vérité, l'incertitude, elle est désormais du côté de la capacité des États-Unis, ou plus exactement, de la volonté des États-Unis, de garantir la sécurité des pays baltes, de la Pologne, c'est-à-dire de ces États de l'Est, directement au contact avec la Russie. Et de ce point de vue-là, cela change un peu la donne. Parce que cela peut inviter, inciter, convaincre ces États qui voyaient d'abord et avant tout le parapluie américain à se doter de moyens supplémentaires. C'est ce que font les Polonais, qui sont le pays d'Europe qui consacre le plus de moyens à sa défense avec une augmentation très rapide. Mais sans nucléaire. Toujours sans nucléaire. Toujours sans nucléaire. Mais qui le fait. Et cela nous laisse une possibilité à nous Français, à nous autres Européens, à essayer de créer un pilier européen dans l'OTAN, une sécurité européenne renforcée. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 9:23Voir 2 autres passages
« Il faut, il faut en matière de doctrine nucléaire, accepter l'idée d'une certaine ambiguïté. Et ce n'est pas moi qui le dis, c'est tous les gens qui ont réfléchi à la question de la dissuasion nucléaire qui l'expliquent. Il faut une certaine ambiguïté. Ce qui est certain, c'est que nous devons utiliser, plus exactement, ce qui est certain, c'est que nous utiliserons l'arme nucléaire dans l'hypothèse où nos intérêts vitaux seraient directement menacés. Voilà. Quels sont nos intérêts vitaux ? Depuis très longtemps, depuis le général de Gaulle, et ça a été rappelé depuis, nous considérons qu'à l'intérieur de nos intérêts vitaux, ce qui pourrait arriver à l'Allemagne, c'est-à-dire à nos alliés les plus proches, géographiquement et politiquement, relève de la défense de nos intérêts. Si des chars russes pénètrent en Allemagne, on est à l'intérêt vital. Mais nous n'avons jamais dit exactement quelle était la ligne qui déclenchait le feu nucléaire. Et nous ne devons pas le faire, car il faut conserver une forme d'incertitude. Autrement dit, quand on parle de doctrine nucléaire, il faut être à la fois totalement clair sur la détermination du pouvoir exécutif à en faire usage si les intérêts vitaux de la France sont menacés, et relativement ambigu sur les modalités du déclenchement hypothétique et de ses frappes. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 10:34
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités6 déc. 2024 au 11 mai 2026 · 8 observations8 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« D'utiliser l'outil du référendum, on peut le faire sur des sujets dans le respect de l'article 11, bien entendu, sur des sujets économiques et sociaux, réforme de l'assurance chômage, est-ce qu'il faut aller, est-ce qu'il faut la faire, est-ce qu'il faut aller plus loin ? On peut l'utiliser sur des sujets institutionnels, dans le respect de la Constitution, par exemple, sur une loi électorale, on peut aller sur des sujets d'organisation, peut-être sur des sujets sociétaux, je crois en tout cas que dès lors que l'Assemblée est bloquée dans un jeu à trois qui ne permet pas de définir des majorités, utiliser le référendum sera une bonne chose. Et deuxième élément, il faut qu'on crée du consensus là où il est susceptible de pouvoir être créé. Je vois un domaine. Oui. »
Avec Édouard (Horizons) · Retrouvez l'interview d'Édouard Philippe, invité de Benjamin Duhamel sur BFM TV - 06 décembre 2024Vérifier à 20:58Voir 2 autres passages
« Je crois qu'ils sont excessifs. Mais surtout, je crois que même s'ils sont excessifs, ils ne disent pas ce qui est plus inquiétant. Ils sont excessifs parce que l'État va continuer à fonctionner. Le président, hier, a eu raison de dire que le gouvernement proposerait une loi spéciale, de façon à ce qu'on puisse lever les impôts, donc assurer les dépenses. Ce n'est pas aussi simple que ça paraît, parce qu'on ne sait pas très bien ce que c'est qu'une loi spéciale. On ne sait pas si on peut modifier la façon dont on a prélevé les impôts l'année d'avant. Pour expliquer à ceux qui nous regardent, Edouard Philippe, la loi spéciale, c'est pour prolonger le budget 2024 sur l'année qui suit. Exactement. Et donc la question, c'est est-ce qu'on sera capable de remettre des choses qu'on avait imaginé mettre dans le budget de 2025 dans la loi spéciale ? C'est assez peu probable. Mais passons, je ne veux pas rentrer dans la technique. L'État va continuer à fonctionner, certes, mais il y a beaucoup de choses qui vont aller beaucoup moins bien. D'abord parce que cette instabilité politique manifeste, quatre premiers ministres en allant, manifeste. Elle a un coût. Elle a un coût politique, elle a un coût budgétaire, elle a un coût financier. Les marchés, c'est-à-dire ceux qui nous prêtent, nous font moins confiance, donc nos taux d'intérêt augmentent. Qu'est-ce que ça veut dire que nos taux d'intérêt augmentent ? On peut se dire que le taux d'intérêt, on s'en fout, le taux d'intérêt, c'est technique, le taux d'intérêt, c'est financier. Et ça veut dire quoi ? Ça veut dire que nous allons chaque année consacrer de plus en plus de moyens à simplement payer les intérêts de notre dette. La charge de la dette, ça doit être environ 50, peut-être un peu plus maintenant, milliards d'euros. C'est plus que ce que nous consacrons à l'éducation nationale. Ça veut dire que chaque année, nous autres Français, nous payons plus cher les intérêts de notre dette, je ne vous parle même pas du capital, les intérêts de notre dette que ce que nous investissons pour la jeunesse, pour l'avenir de la France, pour la puissance de la France. Mais donc, Edouard Philippe, vous... C'est fou ! Et ça va continuer. Et vous savez ce qui va se passer aussi ? Si les taux d'intérêt continuent à augmenter, ça veut dire une crise du logement qui va s'aggraver. Ça veut dire donc une politique du logement et une capacité des Français à entrer sur le marché de l'immobilier qui va être plus difficile. En vérité, nous sommes en train d'aggraver la crise économique qui est là. Nous sommes en train de casser des perspectives pour des millions de Français. Notre influence et notre rayonnement diminuent. Nous l'avons vu. Signature par l'Union européenne, par la commission du traité Mercosur. Rejet en... La vérité, c'est que nous sommes en train de nous laisser aller. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je crois qu'il faut bien distinguer le très court terme, enfin, le court terme et le plus long terme. Le court terme, c'est la nécessaire stabilisation politique de notre situation. C'est indispensable. Et je pense que vous vous souvenez que je vous disais déjà ça au mois de septembre. C'est encore plus vrai aujourd'hui. Et ça n'a pas fonctionné. Ça n'a pas bien fonctionné. On doit stabiliser la situation politique pour tenir nos comptes, pour tenir notre État. Sinon, nous allons continuer à glisser et en général, quand on est sur un toboggan, on glisse de plus en plus vite. Donc, j'attire l'attention de tout le monde et je le dis clairement, simplement, je ne fais de la leçon à personne, je serais bien le dernier placé pour faire la leçon à qui que ce soit, mais je dis simplement que si on ne stabilise pas le jeu, on va faire ce que les médecins... Vous savez, les médecins, quand ils sont face à un malade, ils disent que le premier impératif, c'est ne pas nuire. Nous devons nous attacher à ne pas nuire. Stabiliser politiquement. Stabiliser avec qui ? La stabilisation politique, c'est probablement d'avoir la base politique la plus large possible. Probablement, et je l'ai dit dès avant la dissolution. Dès avant la dissolution, c'est ce que je disais. Dès qu'elle a été prononcée, dès avant les élections législatives, je disais, il faut avoir un accord qui va, si possible, de LR jusqu'aux sociaux-démocrates. Si possible, de LR jusqu'aux sociaux-démocrates. Et si on a un accord politique qui sera à minima, parce que nous ne voulons pas la même chose, nous ne sommes pas d'accord sur beaucoup de sujets, mais si on a un accord politique à minima qui permet à l'État de fonctionner, qui permet à nos comptes d'être tenus, alors on a une chance de stabiliser les choses. On ne fera pas de grandes réformes. Ça n'est pas vrai. On ne fera pas des grandes transformations dont notre pays a besoin pour ne pas décrocher. On va juste stabiliser les choses. Et si on ne fait pas ça, on va continuer à glisser dans l'instabilité et dans le gouffre. Je vous prends au mot. Vous dites... Comment est-ce qu'on fait ça ? De la droite »
Avec Édouard (Horizons) · Retrouvez l'interview d'Édouard Philippe, invité de Benjamin Duhamel sur BFM TV - 06 décembre 2024Vérifier à 17:41Voir 1 autre passage
« se demander si on met dans cet accord minimal la capacité à ne pas aggraver la situation financière. Je vais vous dire, ne pas aggraver la situation financière, ça veut dire rester dans une mauvaise situation financière. Mais au moins, ne pas l'aggraver. Ce n'est pas mon sens naturel. Moi, je voudrais qu'on fasse des réformes pour limiter ce déficit. Au moins, ne pas l'aggraver. On a des choses sur lesquelles on peut se mettre d'accord. Ce sera à minima, mais on peut se mettre d'accord, je le crois. Edouard Philippe, »
Avec Édouard (Horizons) · Retrouvez l'interview d'Édouard Philippe, invité de Benjamin Duhamel sur BFM TV - 06 décembre 2024Vérifier à 31:06
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« On peut sans doute discuter de savoir si elle est toujours exactement adaptée aux besoins. Mais je vais vous dire très exactement ce que j'en pense. Autant je suis partisan d'une très grande fermeté sur l'accès sur le territoire, autant je suis très partisan des dispositions qui ont été décidées au niveau européen pour faire en sorte que l'on puisse instruire les demandes d'asile à l'extérieur du territoire européen. Ça me paraît absolument essentiel et je pense qu'il faut les appliquer fermement. Autant l'idée de supprimer l'aide médicale d'État, supprimer, est une très mauvaise idée. Pour une raison... Et la transformer en aide médicale d'urgence ? Franchement, je vous ai dit, on devrait chercher l'efficacité plutôt que les symboles. Aide médicale, si vous appelez l'aide médicale d'État l'aide médicale d'urgence, franchement vous avez un symbole, ça ne change pas grand chose. L'idée de dire qu'on va cesser dans une ligne du budget de l'État, de prévoir le financement des soins qui sont apportés à des étrangers, même en situation irrégulière, qui sont malades, traduirait forcément par le fait que de toute façon, comme ils seraient soignés dans les hôpitaux, ce serait du déficit budgétaire pour les hôpitaux. C'est donc une espèce de fausse fermeté. Vous voyez, une forme de fermeté symbolique, mais qui ne se traduit par rien, qui ne soit efficace. Et ça a même des inconvénients. Parce que quand il s'agit de maladies infectieuses, je préfère que les gens soient soignés. Donc vérifier chaque année que le panier de soins accessible à l'aide médicale d'État est bien utilisé, pas de problème, je l'ai fait quand j'étais Premier ministre, et j'ai même réduit un peu ce panier, pas de problème. Mais l'idée de se dire, pour avoir l'air martial, pour avoir l'air ferme, qu'on supprime l'aide médicale d'État, me semble une mauvaise idée. Je préfère qu'on s'attaque à des sujets qui sont efficaces plutôt qu'à des symboles. »
Avec Édouard (Horizons) · Retrouvez l’interview d’Édouard Philippe, invité de Benjamin Duhamel sur BFM TV.Vérifier à 28:31Voir 2 autres passages
« Monsieur Jean, je veux aller jusqu'au bout. J'ai vu dans les deux dernières années le parti de Jean-Luc Mélenchon devenir un parti qui s'accommodait de propos antisémites. J'ai vu un parti qui organisait, si j'ose dire, le désordre à l'Assemblée nationale, la brutalisation de la vie publique. Je me permets de vous faire observer. Du reste, ce que je dis là, un certain nombre de responsables socialistes, M. Glucksmann le disait pendant la campagne européenne. Et donc, je n'accepte pas cette utilisation, ça pète du pied au communautarisme religieux. Je n'accepte pas cette brutalisation de la vie politique, ce non-respect des exigences démocratiques et républicaines. Et donc, je prends une position qui est claire, qui est ferme, qui peut être discutée. Je comprends parfaitement qu'il y a des gens qui ne soient pas d'accord avec moi. Mais je crois qu'il est important dans ces situations d'avoir une ligne claire. Et je la formule. »
Avec Édouard (Horizons) · Retrouvez l’interview d’Édouard Philippe, invité de la matinale de TF1 - Bruce Toussaint.Vérifier à 2:40
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
personal attack11 juin 2024 au 12 juin 2024 · 2 observations2 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Et il peut nous arriver d'être en désaccord, ou en tout cas ça a pu arriver dans le passé, mais je crois qu'il faut souligner… – Donc vous les saluez ? – Ah oui, absolument. – Et qu'est-ce que vous attendez d'Éric Ciotti alors ? – D'Éric Ciotti ? Rien, je pense que son calcul est un calcul… – Personnel ? – Personnel, alors… – Local ? – Je pense qu'il y a une dimension d'ambition personnelle, je pense qu'il y a une dimension d'ambition niçoise, je pense qu'il y a surtout une pensée qui s'égare… – Il doit quitter les républicains ? – Oh ben ça, j'en sais rien, c'est aux républicains de déterminer… – Non mais qu'est-ce que vous en pensez ? – Je n'ai pas l'impression que les instances de son parti vont le soutenir. – Ça serait logique qu'il quitte les républicains. – Je ne vais pas leur dire ce qu'ils doivent faire. »
Avec Édouard (Horizons) · Interview d'Edouard Philippe - BFM TV - 11 juin 2024Vérifier à 1:38Voir 1 autre passage
« Et il peut nous arriver d'être en désaccord, ou en tout cas ça a pu arriver dans le passé, mais je crois qu'il faut souligner le fait. Donc vous voulez saluer ? Ah oui, absolument. Et qu'est-ce que vous attendez d'Eric Ciotti alors ? D'Eric Ciotti ? Rien. Je pense que son calcul est un calcul... Personnel ? Personnel. Alors local ? Je pense qu'il y a une dimension d'ambition personnelle, je pense qu'il y a une dimension d'ambition niçoise, je pense qu'il y a surtout une pensée qui s'égare. Il doit quitter les Républicains ? Oh ben ça, j'en sais rien, c'est aux Républicains de déterminer. Qu'est-ce que vous en pensez ? Je n'ai pas l'impression que les instances de son parti vont le soutenir. Ça c'est un problème des Républicains, je ne vais pas leur dire ce qu'ils doivent faire. »
BFMTV · Législatives, alliance LR/RN, présidentielle 2027... l'interview d'Édouard Philippe en intégralitéVérifier à 1:37
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
« Et ça n'est pas sans conséquences. Alors je sais qu'il y a quelques semaines, ou quelques jours avant la censure, il y a beaucoup de gens qui ont dit, mais si la censure est votée, le gouvernement tombe, et tout s'arrête. »
youtube.com · L'interview d'Édouard Philippe en intégralitéVérifier à 2:27
Avec Édouard (Horizons) · Retrouvez l’interview d’Édouard Philippe, invité de la matinale de RTLVérifier à 3:42
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité du Grand Entretien sur @FranceInter - 04 mars 2025Vérifier à 19:55
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité du Grand Entretien sur @FranceInter - 04 mars 2025Vérifier à 3:14
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité du Grand Entretien sur @FranceInter - 04 mars 2025Vérifier à 23:21
« Alors, il y a deux questions différentes. Si on était dans un monde parfait où les désirs d'Édouard Philippe pouvaient se transformer en réalité géopolitique, je vous dirais qu'à court terme, la bonne solution pour l'Ukraine serait probablement de consentir à perdre une partie de son territoire pour bloquer le conflit et de faire en sorte que la partie du territoire qui reste souveraine dans l'Ukraine, c'est-à-dire 75% du pays, rentre dans l'OTAN, ce qui donnerait une garantie de sécurité définitive à cette partie-là. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité du Grand Entretien sur @FranceInter - 04 mars 2025Vérifier à 6:25
« Il m'est arrivé de dire que je ne savais pas et j'assume de dire que je ne sais pas. Je ne sais pas si une dissolution est inéluctable. Je ne sais pas si le Président de la République voudra... Ce serait-elle souhaitable ? Je ne sais pas. Ce que je sais, c'est que le Président ne peut pas dissoudre avant juillet prochain. Je le vois mal dissoudre après le 14 juillet pour organiser des élections fin juillet ou en août. En France, franchement, je vois mal ça. Et dissoudre ensuite au mois de septembre, au mois d'octobre, en plein exercice budgétaire qui va être encore plus compliqué l'année prochaine que cette année, je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée. Je préférerais qu'on arrive à se mettre d'accord pour éviter d'en arriver là. Mais je ne sais pas ce qui va se passer. Et je ne veux pas mentir aux Français. Je ne sais pas. »
Avec Édouard (Horizons) · Retrouvez l'interview d'Édouard Philippe, invité de Benjamin Duhamel sur BFM TV - 06 décembre 2024Vérifier à 31:50
Avec Édouard (Horizons) · Retrouvez l'interview d'Édouard Philippe, invité de Benjamin Duhamel sur BFM TV - 06 décembre 2024Vérifier à 2:58
« Je vous trouve très affirmatif parce que moi, j'ai vu les socialistes défendre une proposition de loi qui revenait pas seulement sur la réforme de Mme Borne, mais qui était également un retour sur la réforme de Mme Touraine. C'est une réforme qui avait été votée par la gauche. Je me permets de le rappeler. Donc, je ne sais pas ce que ça veut dire, le gel. Mais ce que je sais, c'est ce que ça coûte. »
Avec Édouard (Horizons) · Retrouvez l'interview d'Édouard Philippe, invité de Benjamin Duhamel sur BFM TV - 06 décembre 2024Vérifier à 29:19
« la restreindre. Est-ce que c'est une bonne idée ? On peut sans doute discuter de savoir si elle est toujours exactement adaptée aux besoins. Mais je vais vous dire très exactement ce que j'en pense. Autant je suis partisan des dispositions qui ont été décidées au niveau européen pour faire en sorte que l'on puisse instruire les demandes d'asile à l'extérieur du territoire européen. Ça me paraît absolument essentiel et je pense qu'il faut les appliquer fermement. Autant l'idée de supprimer l'aide médicale d'État, supprimée, est une très mauvaise idée. Pour une raison... Et la transformer en aide médicale d'urgence ? Franchement, je vous ai dit on devrait chercher l'efficacité plutôt que les symboles. Si vous appelez l'aide médicale d'État l'aide médicale d'urgence, c'est une ligne du budget de l'État. De prévoir le financement des soins qui sont apportés à des étrangers, même en situation irrégulière, qui sont malades. Ça traduirait forcément par le fait que de toute façon comme ils seraient soignés dans les hôpitaux, ce serait du déficit budgétaire pour les hôpitaux. C'est donc une espèce de fausse fermeté. Vous voyez une forme de fermeté symbolique mais qui ne se traduit par rien qui ne soit efficace. Et ça a même des inconvénients. Parce que quand il s'agit de maladies infectieuses, il n'y a pas de problème. Donc vérifier chaque année que le panier de soins accessible à l'aide médicale d'État est bien utilisé, pas de problème. Je l'ai fait quand j'étais Premier ministre et j'ai même réduit un peu ce panier. Pas de problème. Mais l'idée de se dire pour avoir l'air martial, pour avoir l'air ferme, qu'on supprime de l'aide médicale d'État, me semble une mauvaise idée. Je préfère »
youtube.com · L'interview d'Édouard Philippe en intégralitéVérifier à 28:30