Qu'est-ce qui vous permet de vous interroger sur une possible implication des dirigeants de Uber dans le financement de la campagne électorale d'Emmanuel Macron ?
Réponse directeAlors déjà, c'est totalement transparent, c'est-à-dire que Marc Magan, le lanceur d'alerte, le reconnaît et ne l'a jamais caché qu'il s'est engagé et a participé à des levées de fonds pour la campagne d'Emmanuel Macron. Lui-même a donné à la campagne d'Emmanuel Macron dans le plafond du montant légal, sauf qu'il était encore lobbyiste à mi-temps. Et normalement, les lobbyistes n'ont pas le droit de financer les campagnes électorales, même s'ils respectent le plafond par foyer. Et ensuite, on voit bien comment s'organise tout l'écosystème. Et on a des échanges des SMS entre Marc Magan et d'autres dirigeants pour qu'ils puissent participer à tel repas avec Emmanuel Macron pour qu'ils puissent…
« Alors déjà, c'est totalement transparent, c'est-à-dire que Marc Magan, le lanceur d'alerte, le reconnaît et ne l'a jamais caché qu'il s'est engagé et a participé à des levées de fonds pour la campagne d'Emmanuel Macron. Lui-même a donné à la campagne d'Emmanuel Macron dans le plafond du montant légal, sauf qu'il était encore lobbyiste à mi-temps. Et normalement, les lobbyistes n'ont pas le droit de financer les campagnes électorales, même s'ils respectent le plafond par foyer. Et ensuite, on voit bien comment s'organise tout l'écosystème. Et on a des échanges des SMS entre Marc Magan et d'autres dirigeants pour qu'ils puissent participer à tel repas avec Emmanuel Macron pour qu'ils puissent aussi ouvrir leur canet d'ardesse. Et on voit bien comment, en fait, depuis la première rencontre entre le PDG d'Hubert et Emmanuel Macron, il y a une ambiance oligarchique qui a contribué à cela. C'est d'ailleurs Google qui a permis la première rencontre entre le dirigeant d'Hubert et Emmanuel Macron. Que le soir même, il y avait un repas avec d'autres dirigeants de différentes grandes entreprises, grandes boîtes qui, par ailleurs, peuvent aussi détenir des médias. Donc, on voit bien que tout ce milieu-là a pu, pas simplement, contribuer financièrement parce que peut-être que la contribution financière a respecté les cadres pas plus de temps par personne. Mais se pose la question comment des lobbyistes puissent participer alors que la loi l'interdit. Mais surtout, on voit aussi que pour Emmanuel Macron, il fait la démonstration dans le dossier Hubert qu'il est un bon défendeur des intérêts de ces grandes entreprises du CAC 40 et qu'il faut que les entreprises du CAC 40 le soutiennent. Et en échange, on sait que ces entreprises du CAC 40, elles peuvent créer dans les médias qu'elles contrôlent aussi un environnement propice à la campagne électorale d'Emmanuel Macron. »
