Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
28 févr. 2017 au 29 nov. 2023
Questions
61
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 61 questions évaluables
Réponse directe
38
Réponse partielle
9
Réponse à côté
14
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 51 à 61 sur 61
Question 51Menace de dissolution / Une députée répond à Macron : "Nous n'avons pas peur" | Danielle Simonnet
Vous souhaitez une nouvelle élection législative ?
Réponse directe
À la fois, la menace d'Emmanuel Macron de dissoudre l'Assemblée est une menace totalement scandaleuse parce que c'est vraiment le monarque qui décide de dissoudre les représentants du peuple comme si le monarque pouvait dissoudre le peuple. Et on voit bien que dans nos institutions, on devrait avoir le droit de révoquer les élus et donc le droit de révoquer le président de la République parce que ça, on est dans une situation où lui seul peut décider « Non, cette représentation du peuple ne me plaît pas. Je la dissous. » Mais peut-être que c'est au peuple de dire s'il est toujours d'accord pour être représenté par ce président de la République. Exactement. C'est pour ça que nous nous sommes…
« Exactement. C'est pour ça que nous nous sommes pour une sixième république qui instaurerait le référendum révocatoire. Mais je vais vous dire, s'il y a un retour aux urnes, nous n'avons pas peur. »
Le Média — Podcasts · Menace de dissolution / Une députée répond à Macron : "Nous n'avons pas peur" | Danielle Simonnet
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Mécanismes explicités5 juin 2017 au 29 nov. 2023 · 21 observations22 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Voilà, j'étais conseillère d'orientation psychologue, psychologue de l'éducation nationale, maintenant on dit, mais j'avais un an d'exercice professionnel et je me retrouve dans le cabinet de Jean-Luc Mélenchon, délégué à l'enseignement professionnel, pour travailler les questions d'orientation scolaire et professionnelle. Donc, c'est très difficile. Mais en même temps, c'est fondamental comme expérience parce qu'à un moment donné, il va falloir désacraliser ces institutions-là et se dire, notre objectif, c'est la prise du pouvoir pour pouvoir instaurer une autre politique. »
LCP — La Politique et moi · Danielle Simonnet, le spectacle de la politique
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
5 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
« Exactement. Et ce sera justement l'occasion de pouvoir l'emporter. Et nous avons, nous sommes prêts, nous avons un programme de gouvernement. Nous avons un programme de gouvernement. Et dans ces batailles à l'Assemblée, ce qui est magnifique aussi, c'est de voir à quel point la NUPES est soudée et est homogène dans ses différentes composantes pour mener ensemble les batailles comme on l'a déjà démontré au mois de juillet sur la loi pouvoir d'achat. »
Le Média — Podcasts · Menace de dissolution / Une députée répond à Macron : "Nous n'avons pas peur" | Danielle SimonnetVérifier à 11:33
Question 52Menace de dissolution / Une députée répond à Macron : "Nous n'avons pas peur" | Danielle Simonnet
si c'est une crise politique, est-ce qu'il n'y a pas le risque, plus que le 49-3, celle de la dissolution de l'Assemblée nationale ?
Réponse directe
Il ne faut pas s'en inquiéter. Il n'y a jamais un risque de retourner vers le peuple. En tout cas, ce n'est pas...
« Il ne faut pas s'en inquiéter. Il n'y a jamais un risque de retourner vers le peuple. En tout cas, ce n'est pas... »
Le Média — Podcasts · Menace de dissolution / Une députée répond à Macron : "Nous n'avons pas peur" | Danielle SimonnetVérifier à 10:40
Question 53Contre-matinale #12 | Violences obstétricales : le grand tabou ?
Comment tu expliques ces affrontements-là, à ce moment-là ?
Réponse à côté
Bonjour. Oui, forcément. Je veux dire, de voir que le gouvernement va encore donner un poignon dingue, les yeux fermés, à des grandes entreprises du CAC 40 alors qu'elles continuent à faire des bénéfices sans redistribuer leurs richesses et sans qu'on leur mette aucune contrainte écologique, oui, ça m'énerve. Mais ça passe crème, tu vois. Ça passe crème alors que je pense que vraiment l'urgence sociale et l'urgence écologique exigerait par exemple qu'on fasse une année blanche sur les profits du CAC 40 pour au contraire redistribuer cet argent à toutes celles et ceux qui sont en train de subir la crise sociale et qui par contre, en termes d'investissement écologique, enfin d'investissement,…
« Bonjour. »
Le Média — Podcasts · Contre-matinale #12 | Violences obstétricales : le grand tabou ?Vérifier à 12:54Voir 2 autres passages
« Oui, forcément. Je veux dire, de voir que le gouvernement va encore donner un poignon dingue, les yeux fermés, à des grandes entreprises du CAC 40 alors qu'elles continuent à faire des bénéfices sans redistribuer leurs richesses et sans qu'on leur mette aucune contrainte écologique, oui, ça m'énerve. »
Le Média — Podcasts · Contre-matinale #12 | Violences obstétricales : le grand tabou ?Vérifier à 13:02
« Mais ça passe crème, tu vois. Ça passe crème alors que je pense que vraiment l'urgence sociale et l'urgence écologique exigerait par exemple qu'on fasse une année blanche sur les profits du CAC 40 pour au contraire redistribuer cet argent à toutes celles et ceux qui sont en train de subir la crise sociale et qui par contre, en termes d'investissement écologique, enfin d'investissement, on priorise la transition énergétique. Par exemple, plutôt que de mettre du pognon dingue, encore une fois, pour essayer de faire survivre des centrales nucléaires qui se font saillir en fin de vie et alors qu'on sait que c'est une énergie dangereuse, on ferait bien de mettre au contraire tout cet argent-là dans les énergies renouvelables. On a une urgence d'engager la bifurcation écologique. Mais non, là, ce gouvernement, à chaque fois, on ferme les yeux et puis on distribue l'argent public aux grosses entreprises qui font des profits et qui licencient. »
Question 54Contre-matinale #12 | Violences obstétricales : le grand tabou ?
en quoi le Conseil de Paris peut-il avoir des leviers justement pour faire suspendre ce médecin à priori il travaille pour l'APHP ?
Réponse directe
Alors, on n'a pas un levier direct c'est-à-dire que le médecin n'est pas sous la responsabilité ou l'autorité du Conseil de Paris. Par contre, d'abord, tout ce qui se passe sur Paris doit préoccuper le Conseil de Paris même si ces votes peuvent être symboliques, ça peut avoir une force politique dans la bataille. Mais en fait, on a aussi une spécificité, c'est que la maire de Paris, Anne Hidalgo, préside le Conseil de surveillance. Donc, le Conseil de surveillance de l'assistance publique au poteau de Paris. Donc, en tant que présidente du Conseil de surveillance, elle peut, dans l'assistance publique au poteau de Paris, engager et soumettre des choses à ce Conseil. Et d'ailleurs, ce que mo…
« Alors, on n'a pas un levier direct c'est-à-dire que le médecin n'est pas sous la responsabilité ou l'autorité du Conseil de Paris. Par contre, d'abord, tout ce qui se passe sur Paris doit préoccuper le Conseil de Paris même si ces votes peuvent être symboliques, ça peut avoir une force politique dans la bataille. Mais en fait, on a aussi une spécificité, c'est que la maire de Paris, Anne Hidalgo, préside le Conseil de surveillance. Donc, le Conseil de surveillance de l'assistance publique au poteau de Paris. Donc, en tant que présidente du Conseil de surveillance, elle peut, dans l'assistance publique au poteau de Paris, engager et soumettre des choses à ce Conseil. Et d'ailleurs, ce que moi, je porte aussi à travers ce vœu, c'est l'idée que, non seulement, il faut que ce médecin soit suspendu dans l'enquête, mais il faudrait absolument qu'une réflexion s'engage pour qu'il puisse y avoir des cellules d'écoute dans les hôpitaux, avec notamment les associations féministes, pour que les victimes de violences puissent être écoutées, entendues et accompagnées, parce qu'il y a vraiment un défaut dans le fonctionnement interne de la BHP sur leur système de médiation qui ne résout rien. Et il faudrait aussi une vraie réflexion pour un nouveau protocole, une charte de bonne pratique sur comment est-ce qu'on opère à l'hôpital dans les services de gynécologie. C'est-à-dire qu'il n'est plus acceptable en 2021 qu'on puisse maltraiter les femmes et faire acte de violence dans un hôpital. Là, on est là pour au contraire prendre en charge la personne, la soigner et l'écouter. Donc, il faudrait absolument qu'il puisse y avoir avant tout entretien gynécologique une information patiente de ce qu'on va leur faire, une collecte de leur consensement et que tout ça puisse être aussi co-signé quelque part. »
Le Média — Podcasts · Contre-matinale #12 | Violences obstétricales : le grand tabou ?Vérifier à 18:58
Question 55Danielle Simonnet : "Ne laissez pas les pleins pouvoirs à M.Macron"
Sur le plan national, pourquoi la France Insoumise n'a pas bénéficié dimanche dernier de la dynamique insufflée par Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle ?
Réponse partielle
Nous sommes une force nouvelle et nous avons bénéficié d'une dynamique. Regardez les résultats que nous faisons. Nous sommes fiers. Une formation aussi jeune que la nôtre, nous faisons quasiment presque le double de voix que le score du Front de Gauche en 2012. Nous sommes bien évidemment en deçà de la présidentielle parce qu'on est dans un contexte d'abstention énorme, inouï. Vous vous rendez compte que M. Macron va avoir une majorité écrasante au Parlement, alors qu'il ne représente finalement que 15% des inscrits de l'électorat. Ça veut dire qu'il n'y a aucune adhésion pour sa politique qu'il va nous imposer et qu'on est dans une crise démocratique majeure qui a été un axe central de not…
« Nous sommes bien évidemment en deçà de la présidentielle parce qu'on est dans un contexte d'abstention énorme, inouï. Vous vous rendez compte que M. Macron va avoir une majorité écrasante au Parlement, alors qu'il ne représente finalement que 15% des inscrits de l'électorat. Ça veut dire qu'il n'y a aucune adhésion pour sa politique qu'il va nous imposer et qu'on est dans une crise démocratique majeure qui a été un axe central de notre campagne présidentielle et législative, qui est d'en finir avec la monarchie présidentielle. Parce que c'est bien de nos institutions que découle cette situation-là. Il faut en finir avec ce système de monarchie présidentielle qui a des conséquences totalement antidémocratiques. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Danielle Simonnet : "Ne laissez pas les pleins pouvoirs à M.Macron"Vérifier à 3:37
Question 56Danielle Simonnet : "Ne laissez pas les pleins pouvoirs à M.Macron"
Sur le pouvoir unique, le tout-pouvoir et le problème de représentativité que vous exposiez à l'instant, la proportionnelle intégrale, c'est une des solutions ?
Réponse directe
Vous voyez bien la différence entre une proportionnelle qui aurait permis une vraie diversité, une vraie représentation des citoyennes et des citoyens dans leur vote, et là, une situation complètement inouïe, où avec à peine 15% des Françaises et des Français, on va avoir la quasi-totalité de la représentation nationale pour la même information politique.
« Vous voyez bien la différence entre une proportionnelle qui aurait permis une vraie diversité, une vraie représentation des citoyennes et des citoyens dans leur vote, et là, une situation complètement inouïe, où avec à peine 15% des Françaises et des Français, on va avoir la quasi-totalité de la représentation nationale pour la même information politique. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Danielle Simonnet : "Ne laissez pas les pleins pouvoirs à M.Macron"Vérifier à 6:24
Question 57Danielle Simonnet : "Ne laissez pas les pleins pouvoirs à M.Macron"
Oui, la France insoumise qui a limité la casse dimanche avec plus de 11% des voix. Bonjour Daniel Simonnet. Bonjour. A Marseille, Jean-Luc Mélenchon va pouvoir profiter de quelques voix socialistes puisque la suppléante de Patrick Menouchi, Nassera Benmarnia, appelle à voter Mélenchon. Est-ce qu'à votre connaissance, il y a des tractations entre les insoumis et le parti socialiste ?
Réponse directe
Non, il n'y a pas de tractations. De notre point de vue, en tous les cas, la démarche, elle est simple, elle est claire, elle est politique. Donc, nous sommes en total désaccord avec la violence sociale de Macron, puisqu'il va s'engager ni plus ni moins qu'à casser le code du travail, donc à remettre en cause près d'un siècle d'acquis, de droits acquis, conquis par les salariés, pour notamment faire prévaloir le contrat, l'accord d'entreprise sur les accords de branche et organiser la baisse des salaires. Il va nous imposer le CETA, qui va remettre en cause des normes sociales et environnementales. Donc, c'est quand même des choses extrêmement graves. Donc, nous allons évidemment soutenir l…
« Non, il n'y a pas de tractations. De notre point de vue, en tous les cas, la démarche, elle est simple, elle est claire, elle est politique. Donc, nous sommes en total désaccord avec la violence sociale de Macron, puisqu'il va s'engager ni plus ni moins qu'à casser le code du travail, donc à remettre en cause près d'un siècle d'acquis, de droits acquis, conquis par les salariés, pour notamment faire prévaloir le contrat, l'accord d'entreprise sur les accords de branche et organiser la baisse des salaires. Il va nous imposer le CETA, qui va remettre en cause des normes sociales et environnementales. Donc, c'est quand même des choses extrêmement graves. Donc, nous allons évidemment soutenir l'ensemble des candidats France Insoumise. Nous sommes dans une situation où près de plus de 70%, 75%, 75% pardon, circonscriptions auront des candidats France Insoumise au second tour. Nous soutiendrons également les candidats communistes ou frondeurs qui sont au deuxième tour. Vous savez, dans ces situations-là, c'est extrêmement important pour nous que toutes celles et ceux qui se sont engagés hier à s'opposer à la politique gouvernementale et par exemple avait soutenu l'émotion de censure à la politique gouvernementale contre la loi travail, eh bien, puissent être soutenues. Nous sommes sur de la politique et de la clarté et de la cohérence comme hier. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Danielle Simonnet : "Ne laissez pas les pleins pouvoirs à M.Macron"Vérifier à 0:36
Question 58Danielle Simonnet : "Ne laissez pas les pleins pouvoirs à M.Macron"
Donc, à vous entendre ce matin, c'est très clair, dans une séconscription, entre un candidat En Marche et un candidat Front National, vous ne voulez pas du Front National ?
Réponse directe
Entre un candidat En Marche et un candidat du Front National, il est évident que nous continuons à dire pas une voie pour le Front National, nous sommes des opposants au Front National. Nous sommes une force nouvelle et nous avons bénéficié d'une dynamique. Regardez les résultats que nous faisons. Nous sommes fiers. Une formation aussi jeune que la nôtre, nous faisons quasiment presque le double de voix que le score du Front de Gauche en 2012. Nous sommes bien évidemment en deçà de la présidentielle parce qu'on est dans un contexte d'abstention énorme, inouï. Vous vous rendez compte que M. Macron va avoir une majorité écrasante au Parlement, alors qu'il ne représente finalement que 15% des…
« Entre un candidat En Marche et un candidat du Front National, il est évident que nous continuons à dire pas une voie pour le Front National, nous sommes des opposants au Front National. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Danielle Simonnet : "Ne laissez pas les pleins pouvoirs à M.Macron"Vérifier à 3:00
Question 59Danielle Simonnet : "Ne laissez pas les pleins pouvoirs à M.Macron"
Sauf que la 4ème République avait aussi choisi la proportionnelle intégrale et que c'est devenu un gouvernement ingérable ?
Réponse partielle
Oui, mais écoutez, la situation là va être ingérable. Ce qui est ingérable, c'est de faire sans le peuple. Voilà. Ce qui est ingérable, c'est de faire sans le peuple et de le mépriser. Nous, nous pensons non seulement qu'il faudrait de la proportionnelle, nous pensons qu'il faudrait en finir avec la monarchie présidentielle, mais qu'il faudrait aussi instaurer un référendum révocatoire, que la solution, c'est toujours le peuple. C'est toujours le peuple in fine et le respect de sa souveraineté qui peut permettre d'apporter les réponses de satisfaction d'intérêt général. C'est ça, le fondement même de notre engagement politique. Oui, l'opposition écologiste et citoyenne, la première force d'…
« Oui, mais écoutez, la situation là va être ingérable. Ce qui est ingérable, c'est de faire sans le peuple. Voilà. Ce qui est ingérable, c'est de faire sans le peuple et de le mépriser. Nous, nous pensons non seulement qu'il faudrait de la proportionnelle, nous pensons qu'il faudrait en finir avec la monarchie présidentielle, mais qu'il faudrait aussi instaurer un référendum révocatoire, que la solution, c'est toujours le peuple. C'est toujours le peuple in fine et le respect de sa souveraineté qui peut permettre d'apporter les réponses de satisfaction d'intérêt général. C'est ça, le fondement même de notre engagement politique. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Danielle Simonnet : "Ne laissez pas les pleins pouvoirs à M.Macron"Vérifier à 6:54
Question 60Danielle Simonnet : "Doit-on donner un chèque en blanc à la majorité d'Emmanuel Macron ? "
Oui, mais enfin, je veux dire, vous avez vu, c'est dans quelques jours. Je veux dire, c'est dans quelques jours. Donc M. Macron a tout fait pour enfumer la population jusqu'ici. Et surtout, il s'engage à légiférer par ordonnance, ça veut dire un recours pire que le 49-3. C'est pire que le 49-3 ?
Réponse à côté
C'est un débat, il y a une loi d'habilitation qui sera débattue. Au niveau de l'entreprise, Daniel Simonnet, pour conclure un accord, il faut un accord majoritaire, c'est-à-dire un accord signé par un ou plusieurs syndicats représentant au moins 50%, au moins la moitié des salariés. Vous ne leur faites pas confiance ?
« C'est un débat, il y a une loi d'habilitation qui sera débattue. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Danielle Simonnet : "Doit-on donner un chèque en blanc à la majorité d'Emmanuel Macron ? "Vérifier à 2:23Voir 1 autre passage
« Au niveau de l'entreprise, Daniel Simonnet, pour conclure un accord, il faut un accord majoritaire, c'est-à-dire un accord signé par un ou plusieurs syndicats représentant au moins 50%, au moins la moitié des salariés. Vous ne leur faites pas confiance ? »
France Inter — L'invité de 8h20 · Danielle Simonnet : "Doit-on donner un chèque en blanc à la majorité d'Emmanuel Macron ? "Vérifier à 2:40
Question 61Danielle Simonnet : "L'Europe, on la change ou on la quitte"
C'est la une de l'humanité ce matin, l'appel de l'Organisation Internationale du Travail à revaloriser les salaires dans le monde. Là encore, c'est un point de passerelle normalement avec Benoît Hamon ?
Réponse à côté
Et d'ailleurs, c'est aussi un point de désaccord sur la méthode. Pourquoi ? Parce que l'Union Européenne, aujourd'hui, elle interdit dans ses traités toute harmonisation sociale et fiscale. C'est catastrophique. Pourquoi nous sommes pro-européens ? Parce qu'on veut que justement, il y ait un nivellement par le haut. On veut que l'Europe soit un outil de protection pour la paix, pour les droits des salariés. Aujourd'hui, c'est l'inverse. L'Europe interdit toute harmonisation sociale et fiscale. L'Europe nous impose les directives sur les travailleurs détachés, contre lesquelles d'ailleurs le Front National n'est même pas capable de voter contre. Vous comprenez ? C'est-à-dire que nous sommes,…
« Et d'ailleurs, c'est aussi un point de désaccord sur la méthode. Pourquoi ? Parce que l'Union Européenne, aujourd'hui, elle interdit dans ses traités toute harmonisation sociale et fiscale. C'est catastrophique. Pourquoi nous sommes pro-européens ? Parce qu'on veut que justement, il y ait un nivellement par le haut. On veut que l'Europe soit un outil de protection pour la paix, pour les droits des salariés. Aujourd'hui, c'est l'inverse. L'Europe interdit toute harmonisation sociale et fiscale. L'Europe nous impose les directives sur les travailleurs détachés, contre lesquelles d'ailleurs le Front National n'est même pas capable de voter contre. Vous comprenez ? C'est-à-dire que nous sommes, nous, au contraire, pour construire de nouvelles coopérations entre les peuples, au niveau européen, qui puissent justement permettre l'harmonisation sociale et fiscale. Donc, pour cela, il faut désobéir aux traités qui l'interdisent. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Danielle Simonnet : "L'Europe, on la change ou on la quitte"Vérifier à 4:56
« Eh bien, en fait, à chaque fois, j'ai vraiment des réactions des citoyens, des citoyennes, majoritairement contents. Parce que, justement, on ne se prend pas au sérieux, et en même temps, on fait passer un message extrêmement sérieux. Et cette façon de casser un peu les codes, non, ce n'est pas parce qu'on est élu qu'on a un mandat qu'on est au-dessus des autres. On est en République très attaché à liberté, égalité, fraternité. Et donc, il faut, je pense, assumer de casser les codes pour permettre à tout le monde de se sentir légitime pour s'engager dans la bataille politique. »
LCP — La Politique et moi · Danielle Simonnet, le spectacle de la politiqueVérifier à 2:16
« C'est tout d'un coup, vous participez à la grève, vous participez à des manifestations et vous n'êtes pas là, isolé dans votre lycée ou au fond de la Seine-les-Marnes. Vous vous rendez compte que dans les médias, ce mouvement auquel vous vous sentez appartenir va changer le cours de l'histoire puisqu'il va faire tomber un gouvernement et nous allons gagner. Là, du coup, je prends conscience de cela et je souhaite aller à l'université pour pouvoir m'engager pleinement. Je veux faire de ma vie un engagement politique et participer avec d'autres à changer le cours de l'histoire. »
LCP — La Politique et moi · Danielle Simonnet, le spectacle de la politiqueVérifier à 8:18
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités28 févr. 2017 au 29 nov. 2023 · 14 observations16 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Moi, je trouve que le fait qu'on ait chanté la Marseillaise au moment du 49-3 en brandissant nos pancartes démocratie, retrait du texte de loi est extrêmement important. »
LCP — La Politique et moi · Danielle Simonnet, le spectacle de la politiqueVérifier à 11:57Voir 2 autres passages
« Alors, le besoin d'abord de raconter ce que j'avais découvert en soutenant de manière un petit peu accidentelle, en fait, la lutte des taxis. Et je prenais conscience de l'ubérisation et à quel point c'était un suicide social collectif contre notre code du travail, contre notre système de protection sociale et contre nos services publics aussi, par le biais de l'évasion fiscale. Et puis, j'avais aussi envie de parler de la bataille féministe et à quel point c'était important aussi, quand on est une femme en politique, d'assumer de mener ce combat-là. Et finalement... »
LCP — La Politique et moi · Danielle Simonnet, le spectacle de la politiqueVérifier à 4:28
« Parce que ce n'est pas du tout évident. Alors, d'abord, lui, il propose en fait que je poursuive les ministres pour parjure puisque j'estime qu'il y a de deal alors que les ministres de l'époque ont dit qu'il n'y avait pas de deal. La vérité, c'est que M. Cazeneuve, M. Valls ou M. Vidalis pouvaient ignorer l'existence du deal qui existait entre Emmanuel Macron et les dirigeants d'Uber. Donc, je ne peux pas les attaquer pour parjure. sur l'arrêté préfectoral. Il est vrai que M. Cazeneuve n'a pas reconnu les échanges de messages. Et la difficulté que j'ai eue dans l'enquête, c'est que les échanges de messages entre les dirigeants d'Uber et les membres du cabinet de Cazeneuve, ces documents-là, Marc Magan nous les a transmis après l'audition de M. Cazeneuve. Donc, dans l'audition de M. Cazeneuve, je n'avais que les documents rendus publics par les journalistes un an auparavant qui montraient qu'Emmanuel Macron disait « Je m'en charge personnellement. » M. Cazeneuve a dit « Je n'ai pas reçu de pression de la part d'Emmanuel Macron sur le dossier de l'arrêté préfectoral des Bouches-du-Rhône. » Et j'ai compris pourquoi et pour cause il n'a pas reçu de pression de la part d'Emmanuel Macron parce que son équipe de son cabinet était déjà en lien direct. Donc, je ne peux pas l'accuser pour parjure puisque, si vous voulez, il a quelque part menti par omission. Mais il n'a pas dit un mensonge en direct. Donc, les poursuites ne sont pas si simples. J'ai par contre usé de l'article 40 et saisi le procureur sur l'affaire Gettir car j'ai auditionné cette plateforme qui me semblait intéressante parce que cette plateforme à la différence d'Uber salariait ses travailleurs. Donc, on se dit « Ah ben c'est bien, c'est peut-être un contre-modèle. » Sauf que Gettir salariait ses livreurs sans respecter le code du travail puisqu'il a organisé un premier licenciement massif de 900 personnes en moins d'un mois sans aucun plan social de sauvegarde de l'emploi. Et aujourd'hui, Gettir met la clé sous la porte après avoir écopé d'un redressement judiciaire. Et c'est un vrai scandale parce que cette entreprise, elle a bénéficié de 1 million d'aides de l'État pour créer ses emplois pour ensuite les licencier sans rien respecter et ne sera pas poursuivie. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Eh bien, en fait, à chaque fois, j'ai vraiment des réactions des citoyens, des citoyennes, majoritairement contents. Parce que, justement, on ne se prend pas au sérieux, et en même temps, on fait passer un message extrêmement sérieux. Et cette façon de casser un peu les codes, non, ce n'est pas parce qu'on est élu qu'on a un mandat qu'on est au-dessus des autres. On est en République très attaché à liberté, égalité, fraternité. Et donc, il faut, je pense, assumer de casser les codes pour permettre à tout le monde de se sentir légitime pour s'engager dans la bataille politique. »
LCP — La Politique et moi · Danielle Simonnet, le spectacle de la politiqueVérifier à 2:16Voir 2 autres passages
« Alors, de manière totalement différente. Moi, je suis très fière de mes parents. Et vous, enfant, devant une de leurs oeuvres ? Exactement. En train de sautiller devant une grande chaise de mes parents qui a été exposée, d'ailleurs, au Grand Palais également. C'est vrai que mes parents ont une vie professionnelle d'engagement à travers l'engagement artistique, d'assumer, de créer un langage, de créer des formes, de créer de l'art et de l'art dans la rue, de l'art pour que tout le monde puisse l'approprier et vivre avec. Donc, ils ont fait à la fois du jeu et de la sculpture monumentale. Et c'est vrai que le fait d'assumer aussi ces transgressions esthétiques, je pense que ça m'a accompagnée. Après, ils avaient aussi des engagements militants. Et on aimait beaucoup débattre, et on aime toujours débattre dans la famille. Et je pense que cette éducation, elle m'a construite. »
LCP — La Politique et moi · Danielle Simonnet, le spectacle de la politiqueVérifier à 5:47
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, quand j'étais toute petite, c'était vraiment l'injustice, ne pas supporter, ne pas accepter qu'il y ait des enfants qui meurent de faim. Moi, je ne manquais de rien. Je me suis rendu compte bien après que mes parents étaient quand même bien fauchés au début de leur vie. Et comme disent mes parents, souvent, quand on a une vie d'artiste, ce qui est compliqué, c'est les 60 premières années professionnelles. Mais c'est vrai que cette figure où on s'engage toute sa vie pour les autres et contre l'injustice, le fait que des enfants puissent meurent de faim, eh bien, ça m'avait marqué. »
LCP — La Politique et moi · Danielle Simonnet, le spectacle de la politiqueVérifier à 6:51Voir 2 autres passages
« Alors, de manière totalement différente. Moi, je suis très fière de mes parents. Et vous, enfant, devant une de leurs oeuvres ? Exactement. En train de sautiller devant une grande chaise de mes parents qui a été exposée, d'ailleurs, au Grand Palais également. C'est vrai que mes parents ont une vie professionnelle d'engagement à travers l'engagement artistique, d'assumer, de créer un langage, de créer des formes, de créer de l'art et de l'art dans la rue, de l'art pour que tout le monde puisse l'approprier et vivre avec. Donc, ils ont fait à la fois du jeu et de la sculpture monumentale. Et c'est vrai que le fait d'assumer aussi ces transgressions esthétiques, je pense que ça m'a accompagnée. Après, ils avaient aussi des engagements militants. Et on aimait beaucoup débattre, et on aime toujours débattre dans la famille. Et je pense que cette éducation, elle m'a construite. »
LCP — La Politique et moi · Danielle Simonnet, le spectacle de la politiqueVérifier à 5:47
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ce n'est pas moi qui ai éludé. Non, non, non. Mais je la trouve excellente parce qu'il est important de rappeler d'où on vient, de la Révolution française. C'est ce que chante la Marseillaise et que ce mépris démocratique du 49-3 montre qu'on a au moins 49,3 bonnes raisons de vouloir passer à une VIème République. »
LCP — La Politique et moi · Danielle Simonnet, le spectacle de la politiqueVérifier à 12:10Voir 2 autres passages
« subventionné. Le premier jour où j'entre dans ce logement-là, il n'est par ailleurs pas en dessous du marché à ce moment-là. J'y entre en 2003. Et donc, pourquoi l'avoir rendu en devenant député ? Parce que je n'ai pas du tout envie que ça revienne parce que là, on sait très bien que les médias ne cherchent que ça de pouvoir attaquer la France insoumise et puis que les revenus des députés sont différents. Donc voilà, je déménage. Enfin, j'ai déménagé. »
LCP — La Politique et moi · Danielle Simonnet, le spectacle de la politiqueVérifier à 11:14
« Voilà, c'est passionnant et c'est extrêmement inquiétant. On a récupéré une note du ministère du Travail, très intéressante, de 2019. Je me pose d'ailleurs la question si celui qui a rédigé cette note a-t-il pu rester au cabinet, à mon avis, non. Une note très intelligente qui raconte, enfin, décrit l'évolution de l'Uberisation. Et donc, dans tous les secteurs où l'Uberisation est développée. J'ai découvert des secteurs, parce qu'on connaît, chacun connaît, les chauffeurs VTC et les livreurs. Mais vous avez de l'Uberisation dans le secteur funéraire. Vous avez de l'Uberisation dans la culture, auprès des guides conférenciers. Vous en avez dans le secteur maritime et aérien. Vous en avez dans la restauration, pour les extras. Vous en avez dans le service à la personne, par exemple, les aides à domicile. Vous en avez dans la santé, au niveau des aides-soignantes. Donc, vous avez un secteur, une généralisation de l'Uberisation dans plein de secteurs. Et la note montre bien qu'à chaque fois, c'est dans l'illégalité vis-à-vis du Code du Travail, vis-à-vis de l'URSSAF, vis-à-vis des professions sectorielles réglementées, vis-à-vis aussi des impôts, de la question fiscale. Donc, on se dit après cette note, très bien. Ça veut dire qu'on attend de voir les autres notes où le gouvernement va se demander comment faire respecter l'État de droit, puisque ces plateformes l'enfreignent. Et en fait, c'est l'inverse. Toutes les autres notes ont pour obsession comment protéger les plateformes du risque de la requalification en salariés. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées5 juin 2017 au 29 nov. 2023 · 9 observations9 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est tout d'un coup, vous participez à la grève, vous participez à des manifestations et vous n'êtes pas là, isolé dans votre lycée ou au fond de la Seine-les-Marnes. Vous vous rendez compte que dans les médias, ce mouvement auquel vous vous sentez appartenir va changer le cours de l'histoire puisqu'il va faire tomber un gouvernement et nous allons gagner. Là, du coup, je prends conscience de cela et je souhaite aller à l'université pour pouvoir m'engager pleinement. Je veux faire de ma vie un engagement politique et participer avec d'autres à changer le cours de l'histoire. »
LCP — La Politique et moi · Danielle Simonnet, le spectacle de la politiqueVérifier à 8:18Voir 2 autres passages
« Oui, quand j'étais toute petite, c'était vraiment l'injustice, ne pas supporter, ne pas accepter qu'il y ait des enfants qui meurent de faim. Moi, je ne manquais de rien. Je me suis rendu compte bien après que mes parents étaient quand même bien fauchés au début de leur vie. Et comme disent mes parents, souvent, quand on a une vie d'artiste, ce qui est compliqué, c'est les 60 premières années professionnelles. Mais c'est vrai que cette figure où on s'engage toute sa vie pour les autres et contre l'injustice, le fait que des enfants puissent meurent de faim, eh bien, ça m'avait marqué. »
LCP — La Politique et moi · Danielle Simonnet, le spectacle de la politiqueVérifier à 6:51
« Parce que ce n'est pas du tout évident. Alors, d'abord, lui, il propose en fait que je poursuive les ministres pour parjure puisque j'estime qu'il y a de deal alors que les ministres de l'époque ont dit qu'il n'y avait pas de deal. La vérité, c'est que M. Cazeneuve, M. Valls ou M. Vidalis pouvaient ignorer l'existence du deal qui existait entre Emmanuel Macron et les dirigeants d'Uber. Donc, je ne peux pas les attaquer pour parjure. sur l'arrêté préfectoral. Il est vrai que M. Cazeneuve n'a pas reconnu les échanges de messages. Et la difficulté que j'ai eue dans l'enquête, c'est que les échanges de messages entre les dirigeants d'Uber et les membres du cabinet de Cazeneuve, ces documents-là, Marc Magan nous les a transmis après l'audition de M. Cazeneuve. Donc, dans l'audition de M. Cazeneuve, je n'avais que les documents rendus publics par les journalistes un an auparavant qui montraient qu'Emmanuel Macron disait « Je m'en charge personnellement. » M. Cazeneuve a dit « Je n'ai pas reçu de pression de la part d'Emmanuel Macron sur le dossier de l'arrêté préfectoral des Bouches-du-Rhône. » Et j'ai compris pourquoi et pour cause il n'a pas reçu de pression de la part d'Emmanuel Macron parce que son équipe de son cabinet était déjà en lien direct. Donc, je ne peux pas l'accuser pour parjure puisque, si vous voulez, il a quelque part menti par omission. Mais il n'a pas dit un mensonge en direct. Donc, les poursuites ne sont pas si simples. J'ai par contre usé de l'article 40 et saisi le procureur sur l'affaire Gettir car j'ai auditionné cette plateforme qui me semblait intéressante parce que cette plateforme à la différence d'Uber salariait ses travailleurs. Donc, on se dit « Ah ben c'est bien, c'est peut-être un contre-modèle. » Sauf que Gettir salariait ses livreurs sans respecter le code du travail puisqu'il a organisé un premier licenciement massif de 900 personnes en moins d'un mois sans aucun plan social de sauvegarde de l'emploi. Et aujourd'hui, Gettir met la clé sous la porte après avoir écopé d'un redressement judiciaire. Et c'est un vrai scandale parce que cette entreprise, elle a bénéficié de 1 million d'aides de l'État pour créer ses emplois pour ensuite les licencier sans rien respecter et ne sera pas poursuivie. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes13 juin 2017 au 29 nov. 2023 · 9 observations10 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Eh bien, c'était une expérience extrêmement enrichissante mais dure à la fois. En même temps, c'est extrêmement important de comprendre comment ça se passe de l'intérieur. Mais c'est vrai que ce n'était pas évident puisque moi, j'avais... On vous voit très sérieuse »
LCP — La Politique et moi · Danielle Simonnet, le spectacle de la politiqueVérifier à 9:56Voir 2 autres passages
« Voilà, j'étais conseillère d'orientation psychologue, psychologue de l'éducation nationale, maintenant on dit, mais j'avais un an d'exercice professionnel et je me retrouve dans le cabinet de Jean-Luc Mélenchon, délégué à l'enseignement professionnel, pour travailler les questions d'orientation scolaire et professionnelle. Donc, c'est très difficile. Mais en même temps, c'est fondamental comme expérience parce qu'à un moment donné, il va falloir désacraliser ces institutions-là et se dire, notre objectif, c'est la prise du pouvoir pour pouvoir instaurer une autre politique. »
LCP — La Politique et moi · Danielle Simonnet, le spectacle de la politiqueVérifier à 10:09
« Parce que ce n'est pas du tout évident. Alors, d'abord, lui, il propose en fait que je poursuive les ministres pour parjure puisque j'estime qu'il y a de deal alors que les ministres de l'époque ont dit qu'il n'y avait pas de deal. La vérité, c'est que M. Cazeneuve, M. Valls ou M. Vidalis pouvaient ignorer l'existence du deal qui existait entre Emmanuel Macron et les dirigeants d'Uber. Donc, je ne peux pas les attaquer pour parjure. sur l'arrêté préfectoral. Il est vrai que M. Cazeneuve n'a pas reconnu les échanges de messages. Et la difficulté que j'ai eue dans l'enquête, c'est que les échanges de messages entre les dirigeants d'Uber et les membres du cabinet de Cazeneuve, ces documents-là, Marc Magan nous les a transmis après l'audition de M. Cazeneuve. Donc, dans l'audition de M. Cazeneuve, je n'avais que les documents rendus publics par les journalistes un an auparavant qui montraient qu'Emmanuel Macron disait « Je m'en charge personnellement. » M. Cazeneuve a dit « Je n'ai pas reçu de pression de la part d'Emmanuel Macron sur le dossier de l'arrêté préfectoral des Bouches-du-Rhône. » Et j'ai compris pourquoi et pour cause il n'a pas reçu de pression de la part d'Emmanuel Macron parce que son équipe de son cabinet était déjà en lien direct. Donc, je ne peux pas l'accuser pour parjure puisque, si vous voulez, il a quelque part menti par omission. Mais il n'a pas dit un mensonge en direct. Donc, les poursuites ne sont pas si simples. J'ai par contre usé de l'article 40 et saisi le procureur sur l'affaire Gettir car j'ai auditionné cette plateforme qui me semblait intéressante parce que cette plateforme à la différence d'Uber salariait ses travailleurs. Donc, on se dit « Ah ben c'est bien, c'est peut-être un contre-modèle. » Sauf que Gettir salariait ses livreurs sans respecter le code du travail puisqu'il a organisé un premier licenciement massif de 900 personnes en moins d'un mois sans aucun plan social de sauvegarde de l'emploi. Et aujourd'hui, Gettir met la clé sous la porte après avoir écopé d'un redressement judiciaire. Et c'est un vrai scandale parce que cette entreprise, elle a bénéficié de 1 million d'aides de l'État pour créer ses emplois pour ensuite les licencier sans rien respecter et ne sera pas poursuivie. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités5 juin 2017 au 25 juil. 2023 · 12 observations14 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, une commission d'enquête parlementaire, elle est composée en fait à la proportion des différents groupes de l'Assemblée nationale. Donc par exemple, dans cette commission d'enquête sur les 30 membres, il y avait, j'espère que je ne me trompe pas, 8 députés de la NUPES, tous groupes confondus, 13 des différents groupes de la Macronie. Ensuite, il y avait un LIOT, 3 LR et le reste, j'ai un doute, c'est 4, 5 du Rassemblement national. »
Le Média — Podcasts · Uber Files : Tout sur le rapport d'enquête qui accable Macron | Danielle SimonnetVérifier à 6:58Voir 2 autres passages
« Externalisez vos travailleurs, mettez-les en statut auto-entrepreneurs ou prenez-les par le biais des plateformes de mise en relation d'emploi et vous échappez au code du travail, à l'URSSAF et d'ailleurs, votre siège, mettez-le aux Pays-Bas ou dans le Delaware, enfin, mettez-le dans un paradis fiscal ou un pays où les exigences d'impôts sur les sociétés sont totalement différentes. Enfin, allez-y, violez le droit français. Donc, c'est le message qui est envoyé aux sociétés d'un côté et le message qui est envoyé aux travailleurs de l'autre, c'est qu'on va arriver à mettre à bout plus d'un siècle de conquistes sociaux à travers le contournement du code du travail. Votre système de protection sociale hérité de 45, en fait, c'est même pas par un texte de loi qu'on va le mettre à terre. C'est en encourageant les entreprises à frauder finalement l'URSSAF qu'on va l'assécher. Et puis, vos services publics, de toute façon, on continue les logiques d'austérité, on continue de les casser parce que, de toute façon, nous avons organisé l'endettement de l'État par le fait qu'on accepte que des entreprises ne payent pas leurs impôts en France, mais les grosses entreprises parce que pendant ce temps, la petite entreprise, si le resto de votre quartier, il ne respecte pas les réglementations sanitaires, s'il ne respecte pas le code du travail, lui, il va se taper une ou deux procédures et puis, au bout d'un moment, c'est le préfet qui va prendre un arrêté de fermeture provisoire puis définitive. Et c'est ça, ce scandale, c'est qu'on a les grandes plateformes qui sont connues et qui font de la fraude à tout point de vue et elles, on ne leur dit rien. Pire. Et c'est ce que notre enquête révèle. La Banque publique d'investissement a donné 8,5 millions d'euros à cinq plateformes qui font de la mise en relation qui devrait être considérée comme illégale parce que contraire au code du travail ou aux conventions collectives ou aux réglementations sectorielles. »
Le Média — Podcasts · Uber Files : Tout sur le rapport d'enquête qui accable Macron | Danielle SimonnetVérifier à 30:27
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Parce que ce n'est pas du tout évident. Alors, d'abord, lui, il propose en fait que je poursuive les ministres pour parjure puisque j'estime qu'il y a de deal alors que les ministres de l'époque ont dit qu'il n'y avait pas de deal. La vérité, c'est que M. Cazeneuve, M. Valls ou M. Vidalis pouvaient ignorer l'existence du deal qui existait entre Emmanuel Macron et les dirigeants d'Uber. Donc, je ne peux pas les attaquer pour parjure. sur l'arrêté préfectoral. Il est vrai que M. Cazeneuve n'a pas reconnu les échanges de messages. Et la difficulté que j'ai eue dans l'enquête, c'est que les échanges de messages entre les dirigeants d'Uber et les membres du cabinet de Cazeneuve, ces documents-là, Marc Magan nous les a transmis après l'audition de M. Cazeneuve. Donc, dans l'audition de M. Cazeneuve, je n'avais que les documents rendus publics par les journalistes un an auparavant qui montraient qu'Emmanuel Macron disait « Je m'en charge personnellement. » M. Cazeneuve a dit « Je n'ai pas reçu de pression de la part d'Emmanuel Macron sur le dossier de l'arrêté préfectoral des Bouches-du-Rhône. » Et j'ai compris pourquoi et pour cause il n'a pas reçu de pression de la part d'Emmanuel Macron parce que son équipe de son cabinet était déjà en lien direct. Donc, je ne peux pas l'accuser pour parjure puisque, si vous voulez, il a quelque part menti par omission. Mais il n'a pas dit un mensonge en direct. Donc, les poursuites ne sont pas si simples. J'ai par contre usé de l'article 40 et saisi le procureur sur l'affaire Gettir car j'ai auditionné cette plateforme qui me semblait intéressante parce que cette plateforme à la différence d'Uber salariait ses travailleurs. Donc, on se dit « Ah ben c'est bien, c'est peut-être un contre-modèle. » Sauf que Gettir salariait ses livreurs sans respecter le code du travail puisqu'il a organisé un premier licenciement massif de 900 personnes en moins d'un mois sans aucun plan social de sauvegarde de l'emploi. Et aujourd'hui, Gettir met la clé sous la porte après avoir écopé d'un redressement judiciaire. Et c'est un vrai scandale parce que cette entreprise, elle a bénéficié de 1 million d'aides de l'État pour créer ses emplois pour ensuite les licencier sans rien respecter et ne sera pas poursuivie. »
Le Média — Podcasts · Uber Files : Tout sur le rapport d'enquête qui accable Macron | Danielle SimonnetVérifier à 32:45Voir 2 autres passages
« Parce que ce n'est pas du tout évident. Alors, d'abord, lui, il propose en fait que je poursuive les ministres pour parjure puisque j'estime qu'il y a de deal alors que les ministres de l'époque ont dit qu'il n'y avait pas de deal. La vérité, c'est que M. Cazeneuve, M. Valls ou M. Vidalis pouvaient ignorer l'existence du deal qui existait entre Emmanuel Macron et les dirigeants d'Uber. Donc, je ne peux pas les attaquer pour parjure. sur l'arrêté préfectoral. Il est vrai que M. Cazeneuve n'a pas reconnu les échanges de messages. Et la difficulté que j'ai eue dans l'enquête, c'est que les échanges de messages entre les dirigeants d'Uber et les membres du cabinet de Cazeneuve, ces documents-là, Marc Magan nous les a transmis après l'audition de M. Cazeneuve. Donc, dans l'audition de M. Cazeneuve, je n'avais que les documents rendus publics par les journalistes un an auparavant qui montraient qu'Emmanuel Macron disait « Je m'en charge personnellement. » M. Cazeneuve a dit « Je n'ai pas reçu de pression de la part d'Emmanuel Macron sur le dossier de l'arrêté préfectoral des Bouches-du-Rhône. » Et j'ai compris pourquoi et pour cause il n'a pas reçu de pression de la part d'Emmanuel Macron parce que son équipe de son cabinet était déjà en lien direct. Donc, je ne peux pas l'accuser pour parjure puisque, si vous voulez, il a quelque part menti par omission. Mais il n'a pas dit un mensonge en direct. Donc, les poursuites ne sont pas si simples. J'ai par contre usé de l'article 40 et saisi le procureur sur l'affaire Gettir car j'ai auditionné cette plateforme qui me semblait intéressante parce que cette plateforme à la différence d'Uber salariait ses travailleurs. Donc, on se dit « Ah ben c'est bien, c'est peut-être un contre-modèle. » Sauf que Gettir salariait ses livreurs sans respecter le code du travail puisqu'il a organisé un premier licenciement massif de 900 personnes en moins d'un mois sans aucun plan social de sauvegarde de l'emploi. Et aujourd'hui, Gettir met la clé sous la porte après avoir écopé d'un redressement judiciaire. Et c'est un vrai scandale parce que cette entreprise, elle a bénéficié de 1 million d'aides de l'État pour créer ses emplois pour ensuite les licencier sans rien respecter et ne sera pas poursuivie. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« alors nous on va continuer la bataille dans l'hémicycle mais c'est évident que pour mener cette bataille dans l'hémicycle il faut qu'elle s'articule avec une mobilisation dans la rue et inversement il faut qu'on marche sur ces deux jambes là ce sera pas l'un sans l'autre l'autre sans l'un je vois bien que lorsque l'on arrache des petites victoires et qu'on montre que ce pouvoir est aux abois que ce pouvoir est affaibli ça donne du courage aussi à celles et ceux qui sont peut-être hésitants d'aller dans la rue ou d'aller dans la grève donc un front uni syndicat parti politique notre souhait c'est de créer les conditions d'une mobilisation type front populaire c'est de cela dont nous avons besoin »
Le Média — Podcasts · Menace de dissolution / Une députée répond à Macron : "Nous n'avons pas peur" | Danielle SimonnetVérifier à 21:59Voir 2 autres passages
« Alors bien sûr que ce n'est pas suffisant, mais ça montre une chose. C'est que finalement, la majorité présidentielle est minoritaire. Et donc, ils ne peuvent pas fonctionner comme dans le quinquennat précédent. Vous aviez les plus mobiles de la Macronie qui votaient comme un seul homme et finalement, ils s'en moquaient des débats à l'Assemblée et piétinaient le Parlement. Et on était vraiment dans la concentration du pouvoir exécutif qui faisait ce qu'ils voulaient. Là, ils sont dans une situation où ils ne sont pas majoritaires et où enfin, l'Assemblée nationale peut vraiment prendre sa place dans le débat. Bon, néanmoins, les débats, oui, sont rudes. On a par exemple arraché une victoire qui est certes symbolique, mais le symbole est extrêmement important puisque vous savez que nous bataillons pour exiger une taxation des super profits parce que quand on voit Total qui a engrangé plus de 18 milliards sur le semestre précédent et que le gouvernement ne veut pas taxer les super profits, ne veut pas augmenter les salaires, ne veut pas bloquer les prix, ne veut pas baisser les loyers et que les gens sont pris à la gorge, tout ça est obscène. »
Le Média — Podcasts · Menace de dissolution / Une députée répond à Macron : "Nous n'avons pas peur" | Danielle SimonnetVérifier à 1:31
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, forcément. Je veux dire, de voir que le gouvernement va encore donner un poignon dingue, les yeux fermés, à des grandes entreprises du CAC 40 alors qu'elles continuent à faire des bénéfices sans redistribuer leurs richesses et sans qu'on leur mette aucune contrainte écologique, oui, ça m'énerve. »
Le Média — Podcasts · Contre-matinale #12 | Violences obstétricales : le grand tabou ?Vérifier à 13:02Voir 1 autre passage
« Et d'ailleurs, c'est aussi un point de désaccord sur la méthode. Pourquoi ? Parce que l'Union Européenne, aujourd'hui, elle interdit dans ses traités toute harmonisation sociale et fiscale. C'est catastrophique. Pourquoi nous sommes pro-européens ? Parce qu'on veut que justement, il y ait un nivellement par le haut. On veut que l'Europe soit un outil de protection pour la paix, pour les droits des salariés. Aujourd'hui, c'est l'inverse. L'Europe interdit toute harmonisation sociale et fiscale. L'Europe nous impose les directives sur les travailleurs détachés, contre lesquelles d'ailleurs le Front National n'est même pas capable de voter contre. Vous comprenez ? C'est-à-dire que nous sommes, nous, au contraire, pour construire de nouvelles coopérations entre les peuples, au niveau européen, qui puissent justement permettre l'harmonisation sociale et fiscale. Donc, pour cela, il faut désobéir aux traités qui l'interdisent. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Danielle Simonnet : "L'Europe, on la change ou on la quitte"Vérifier à 4:56
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Le Média — Podcasts · Contre-matinale #12 | Violences obstétricales : le grand tabou ?Vérifier à 13:25
Le Média — Podcasts · Uber Files : Tout sur le rapport d'enquête qui accable Macron | Danielle SimonnetVérifier à 32:45
« Ce n'est pas moi qui ai éludé. Non, non, non. Mais je la trouve excellente parce qu'il est important de rappeler d'où on vient, de la Révolution française. C'est ce que chante la Marseillaise et que ce mépris démocratique du 49-3 montre qu'on a au moins 49,3 bonnes raisons de vouloir passer à une VIème République. »
LCP — La Politique et moi · Danielle Simonnet, le spectacle de la politiqueVérifier à 12:10
« Exactement. Et en fait, aucun média n'en parlait. On fait cette action, cet happening. On se marre beaucoup à ce moment-là. Ça fait un vrai buzz. Et du coup, on obtient ce qu'on voulait. C'est-à-dire un article, pleine page du Monde, qui va, par cette entrée-là, aborder très sérieusement, comme nous le souhaitions, les conséquences terribles des accords de libre-échange. »
LCP — La Politique et moi · Danielle Simonnet, le spectacle de la politiqueVérifier à 3:12
Le Média — Podcasts · Uber Files : Tout sur le rapport d'enquête qui accable Macron | Danielle SimonnetVérifier à 18:14
Le Média — Podcasts · Uber Files : Tout sur le rapport d'enquête qui accable Macron | Danielle SimonnetVérifier à 32:45
Le Média — Podcasts · Uber Files : Tout sur le rapport d'enquête qui accable Macron | Danielle SimonnetVérifier à 32:45
« – Je dirais que c'était des tentatives d'obstruction, mais moi, ça ne m'empêchera pas de travailler, ça ne m'a pas empêché de travailler. Et donc, je suis très fière de ce que j'ai pu mener comme enquête. Et ça ne m'a pas empêché de faire un rapport extrêmement étayé. On a fait quand même 120 auditions, plus de 88 heures d'audition. On a épluché énormément de rapports. J'ai pu faire, je pourrais le raconter, une enquête sur pièce et sur place au ministère du Travail de M. Dussopt. Enfin, je veux dire, voilà, le taf, on a pu le faire. Mais concrètement, par exemple, le président, depuis le début, aurait préféré que cette commission d'enquête parlementaire soit plutôt un colloque permanent. C'est-à-dire qu'on voyait bien qu'il ne souhaitait pas trop qu'on auditionne ni les ministres de l'époque, ni les ministres d'aujourd'hui, qu'il s'est battu. Il a gagné, hélas, là-dessus, pour qu'on auditionne aucun membre du cabinet d'Emmanuel Macron lorsqu'il était ministre de l'Économie, et notamment pas M. Emmanuel Lacresse, qui était vraiment le nom qui revient sans arrêt dans les Uber Files et qui est aujourd'hui député. Et donc, il a essayé vraiment d'obstruer. Après, on a eu le moment fatidique et à la fin de la commission d'enquête, quand la rapporteure rend son rapport, la commission d'enquête doit adopter le rapport pour qu'il puisse être publié. La tradition veut que tous les rapports sont adoptés. C'est-à-dire qu'à la limite, le groupe politique opposé au rapport s'abstient pour ne pas empêcher la publication. Et c'est vrai que les rapports de force étaient serrés et j'ai obtenu 12 voix pour l'adoption du rapport et il y a eu 11 abstentions. Et je me poserai toujours la question, je n'en ai pas de preuve, mais je me dis, si les macronistes avaient été majoritaires numériquement, ce serait-il véritablement au moment du vote ? Est-ce qu'ils se seraient abstenus ? Ou est-ce qu'ils auraient voté contre pour empêcher la publication ? Je ne le saurais jamais. »
Le Média — Podcasts · Uber Files : Tout sur le rapport d'enquête qui accable Macron | Danielle SimonnetVérifier à 8:52
Le Média — Podcasts · Uber Files : Tout sur le rapport d'enquête qui accable Macron | Danielle Simonnet
« – Je dirais que c'était des tentatives d'obstruction, mais moi, ça ne m'empêchera pas de travailler, ça ne m'a pas empêché de travailler. Et donc, je suis très fière de ce que j'ai pu mener comme enquête. Et ça ne m'a pas empêché de faire un rapport extrêmement étayé. On a fait quand même 120 auditions, plus de 88 heures d'audition. On a épluché énormément de rapports. J'ai pu faire, je pourrais le raconter, une enquête sur pièce et sur place au ministère du Travail de M. Dussopt. Enfin, je veux dire, voilà, le taf, on a pu le faire. Mais concrètement, par exemple, le président, depuis le début, aurait préféré que cette commission d'enquête parlementaire soit plutôt un colloque permanent. C'est-à-dire qu'on voyait bien qu'il ne souhaitait pas trop qu'on auditionne ni les ministres de l'époque, ni les ministres d'aujourd'hui, qu'il s'est battu. Il a gagné, hélas, là-dessus, pour qu'on auditionne aucun membre du cabinet d'Emmanuel Macron lorsqu'il était ministre de l'Économie, et notamment pas M. Emmanuel Lacresse, qui était vraiment le nom qui revient sans arrêt dans les Uber Files et qui est aujourd'hui député. Et donc, il a essayé vraiment d'obstruer. Après, on a eu le moment fatidique et à la fin de la commission d'enquête, quand la rapporteure rend son rapport, la commission d'enquête doit adopter le rapport pour qu'il puisse être publié. La tradition veut que tous les rapports sont adoptés. C'est-à-dire qu'à la limite, le groupe politique opposé au rapport s'abstient pour ne pas empêcher la publication. Et c'est vrai que les rapports de force étaient serrés et j'ai obtenu 12 voix pour l'adoption du rapport et il y a eu 11 abstentions. Et je me poserai toujours la question, je n'en ai pas de preuve, mais je me dis, si les macronistes avaient été majoritaires numériquement, ce serait-il véritablement au moment du vote ? Est-ce qu'ils se seraient abstenus ? Ou est-ce qu'ils auraient voté contre pour empêcher la publication ? Je ne le saurais jamais. »
Le Média — Podcasts · Uber Files : Tout sur le rapport d'enquête qui accable Macron | Danielle SimonnetVérifier à 8:52
« Oui, forcément. Je veux dire, de voir que le gouvernement va encore donner un poignon dingue, les yeux fermés, à des grandes entreprises du CAC 40 alors qu'elles continuent à faire des bénéfices sans redistribuer leurs richesses et sans qu'on leur mette aucune contrainte écologique, oui, ça m'énerve. »
Le Média — Podcasts · Contre-matinale #12 | Violences obstétricales : le grand tabou ?Vérifier à 13:02