Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
28 janv. 2016 au 18 juil. 2024
Questions
67
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 67 questions évaluables
Réponse directe
36
Réponse partielle
12
Réponse à côté
18
Refus explicite
1
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 26 à 50 sur 67
Question 26Précarité : face à une "situation très tendue", la Fondation Abbé Pierre veut "un triplement du chèque énergie" et "une augmentation de 10% des APL"
À votre avis ?
Réponse partielle
tout à fait du même ordre. Lequel des deux le mérite plus que l'autre ? Non, je ne veux pas rentrer dans le mérite parce que moi je ne connais pas l'économie du sport suffisamment pour juger combien de temps on va toucher ça et après qu'est-ce que sera la vie d'après. Je veux retenir un point. Le salaire du patron de Total. La question qui est posée c'est qu'il a des employés et c'est les écarts de salaire. Pour moi il y a deux choses. Les écarts de salaire entre le plus petit et le plus grand. Il faut qu'on mette des limites. Autrement il n'y a plus de limites. Vous voyez ce que je veux dire ?
« tout à fait du même ordre. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Précarité : face à une "situation très tendue", la Fondation Abbé Pierre veut "un triplement du chèque énergie" et "une augmentation de 10% des APL"Vérifier à 15:15
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je voudrais vous faire part de toutes ces réactions de soutien aussi qui nous sont arrivées par l'appli France Inter. Christophe Robert, vous pouvez être fier de votre démarche, nous dit Estelle, Merci pour votre franchise, nous dit Yanis, bravo à la Fondation pour leur courage, nous écrit de son côté Sabrina. Voilà, c'est un florilège de quelques-unes des nombreuses réactions qui ont été provoquées par ce rapport auprès des auditeurs de France Inter. Merci à tous les deux d'être venus nous en parler. Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé Pierre, Caroline de Haas, fondatrice du groupe EGAE, invitée du grand entretien de la matinale. Sous-titrage ST' 501 »
France Inter — L'invité de 8h20 · "Je lui en veux d'avoir fait souffrir ces femmes", confie Christophe Robert, de la Fondation Abbé Pierre
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
5 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
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« Lequel des deux le mérite plus que l'autre ? Non, je ne veux pas rentrer dans le mérite parce que moi je ne connais pas l'économie du sport suffisamment pour juger combien de temps on va toucher ça et après qu'est-ce que sera la vie d'après. Je veux retenir un point. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Précarité : face à une "situation très tendue", la Fondation Abbé Pierre veut "un triplement du chèque énergie" et "une augmentation de 10% des APL"Vérifier à 15:19
« Le salaire du patron de Total. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Précarité : face à une "situation très tendue", la Fondation Abbé Pierre veut "un triplement du chèque énergie" et "une augmentation de 10% des APL"Vérifier à 15:33
Question 27Précarité : face à une "situation très tendue", la Fondation Abbé Pierre veut "un triplement du chèque énergie" et "une augmentation de 10% des APL"
Il va y avoir un accélérateur dans les années qui viennent, c'est l'interdiction de la location des appartements considérés comme des passoires thermiques. Ça, c'est un marqueur, non ?
Réponse directe
Oui, c'est un marqueur. Alors, pour l'instant, ça n'a pas provoqué de changement, mais ça donne une vision de ce qu'on doit faire à court, moyen, long terme. C'est pareil sur la question des transports. Ce n'est pas la même chose d'être confronté à une hausse du prix de l'essence, comme on la connaît aujourd'hui, quand on est en région parisienne où on peut avoir des transports, que quand on est en milieu rural, quand on est dans une ville moyenne et qu'on n'a pas le choix d'avoir deux voitures. Moi, ce qui m'inquiète profondément, c'est pour ça qu'il va falloir des aides d'urgence aussi pour répondre à votre question, c'est qu'on rencontre des gens, nous, à la Fondation Abbé Pierre, par ex…
« Oui, c'est un marqueur. Alors, pour l'instant, ça n'a pas provoqué de changement, mais ça donne une vision de ce qu'on doit faire à court, moyen, long terme. C'est pareil sur la question des transports. Ce n'est pas la même chose d'être confronté à une hausse du prix de l'essence, comme on la connaît aujourd'hui, quand on est en région parisienne où on peut avoir des transports, que quand on est en milieu rural, quand on est dans une ville moyenne et qu'on n'a pas le choix d'avoir deux voitures. Moi, ce qui m'inquiète profondément, c'est pour ça qu'il va falloir des aides d'urgence aussi pour répondre à votre question, c'est qu'on rencontre des gens, nous, à la Fondation Abbé Pierre, par exemple, je pense à cette dame qui vit seule avec ses deux enfants et son boulot, c'est d'aller à domicile pour faire du repassage. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Précarité : face à une "situation très tendue", la Fondation Abbé Pierre veut "un triplement du chèque énergie" et "une augmentation de 10% des APL"Vérifier à 5:06
Question 28Précarité : face à une "situation très tendue", la Fondation Abbé Pierre veut "un triplement du chèque énergie" et "une augmentation de 10% des APL"
Emmanuel Macron sera interrogé ce soir sur France 2, sur les questions de politique intérieure et notamment sur la priorité numéro 1 des Français en ce moment, c'est-à-dire la question du pouvoir d'achat. Jusqu'ici, la France a dépensé en deux ans 100 milliards d'euros pour lutter contre la hausse des prix. Est-ce que vous diriez que cet argent a été bien dépensé ?
Réponse partielle
Alors cet argent était nécessaire pour éviter que des personnes basculent dans des situations de fragilité ou de précarité. On sent la peur dans ce pays, on sent l'inquiétude du lendemain. Qu'est-ce qui va se passer ? Est-ce que je vais pouvoir me chauffer ? Continuer à me déplacer compte tenu du prix de l'essence ? Donc il y a là une situation très tendue qui, de notre part, est très inquiétante. Il fallait donc mettre en place des mesures. Simplement, il y a quand même un sujet. Je prends juste l'exemple du bouclier énergétique qui va être mis en place à partir du 1er janvier. On dit que les prix de l'énergie n'augmenteront pas plus de 15%. 15% pour l'électricité, puis en février, 15% pou…
« Alors cet argent était nécessaire pour éviter que des personnes basculent dans des situations de fragilité ou de précarité. On sent la peur dans ce pays, on sent l'inquiétude du lendemain. Qu'est-ce qui va se passer ? Est-ce que je vais pouvoir me chauffer ? Continuer à me déplacer compte tenu du prix de l'essence ? Donc il y a là une situation très tendue qui, de notre part, est très inquiétante. Il fallait donc mettre en place des mesures. Simplement, il y a quand même un sujet. Je prends juste l'exemple du bouclier énergétique qui va être mis en place à partir du 1er janvier. On dit que les prix de l'énergie n'augmenteront pas plus de 15%. 15% pour l'électricité, puis en février, 15% pour le gaz. Exactement. Alors, vous voyez, c'est une mesure protectrice des pouvoirs publics qui entraîne un coût très important, vous venez de l'indiquer. Je voudrais juste attirer l'attention, et du président de la République ce soir, parce qu'il va prendre la parole sur ces sujets, et de tous ceux qui nous écoutent aujourd'hui, c'est que 15%, quand vous gagnez 4 000, 5 000, 6 000 euros d'augmentation, ça passe. J'allais dire même peut-être un peu plus, ça peut passer pendant un temps limité. Mais quand vous avez 800 euros, 1 000 euros, 1 200 euros, 15% d'augmentation de ces coûts de l'énergie, c'est une inquiétude majeure. Et j'allais dire, on a déjà 12 millions de personnes en situation de précarité énergétique. Ça veut dire quoi ? Des gens qui ne se chauffent plus, ou qui se chauffent mal. Y compris quand ils ont des enfants, y compris dans des régions froides. Donc, l'hiver qui arrive, si au-delà de ces 12 millions qui existaient avant cette crise que nous connaissons liée à la guerre en Ukraine, 15%, les gens se disent, mais comment je vais faire, si vous voulez ? Donc, il faut aider plus ceux qui ont plus besoin. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Précarité : face à une "situation très tendue", la Fondation Abbé Pierre veut "un triplement du chèque énergie" et "une augmentation de 10% des APL"Vérifier à 0:18
Question 29Précarité : face à une "situation très tendue", la Fondation Abbé Pierre veut "un triplement du chèque énergie" et "une augmentation de 10% des APL"
C'est qu'on est dans le dur, très clairement. Exactement. Les nouveaux visages qui poussent les portes, aujourd'hui, de la fondation Abbé Pierre, par exemple, qui sont-ils ?
Réponse directe
Alors avant de parler de nouveaux visages, je voudrais juste dire qu'il y a tous ceux qui étaient déjà pauvres, qui sont encore plus pauvres et qui vont se prendre aussi 15%, par exemple, sur l'énergie. Je le dis parce que c'est important d'avoir ces notions de bascule, mais il y a aussi tous ceux qui sont là déjà et depuis très longtemps. Notamment les plus pauvres qui s'enfoncent un peu plus. Ça, c'est un sujet majeur. Les nouveaux visages, c'est quoi ? C'est ce qu'on a vu à la sortie du confinement. Des gens qui sont artisans, petites entreprises, qui s'en sortaient juste et aujourd'hui qui s'en sortent plus. C'est-à-dire que, et on les entend sur vos antennes, avec des augmentations, on…
« Alors avant de parler de nouveaux visages, je voudrais juste dire qu'il y a tous ceux qui étaient déjà pauvres, qui sont encore plus pauvres et qui vont se prendre aussi 15%, par exemple, sur l'énergie. Je le dis parce que c'est important d'avoir ces notions de bascule, mais il y a aussi tous ceux qui sont là déjà et depuis très longtemps. Notamment les plus pauvres qui s'enfoncent un peu plus. Ça, c'est un sujet majeur. Les nouveaux visages, c'est quoi ? C'est ce qu'on a vu à la sortie du confinement. Des gens qui sont artisans, petites entreprises, qui s'en sortaient juste et aujourd'hui qui s'en sortent plus. C'est-à-dire que, et on les entend sur vos antennes, avec des augmentations, on va pouvoir doubler, tripler, quadrupler, quintupler le coût de l'énergie pour leurs petites entreprises. Le peu de ressources qu'ils pouvaient dégager de leur activité, ils diminuent sensiblement. Ça, c'est très inquiétant. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Précarité : face à une "situation très tendue", la Fondation Abbé Pierre veut "un triplement du chèque énergie" et "une augmentation de 10% des APL"Vérifier à 10:33
Question 30Précarité : face à une "situation très tendue", la Fondation Abbé Pierre veut "un triplement du chèque énergie" et "une augmentation de 10% des APL"
puisqu'on parle des salaires, deux chiffres viennent de se télescoper ces derniers jours dans l'actualité. Le salaire annuel du patron de Total, Patrick Pouyanné, 6 millions d'euros. Et le salaire mensuel de Kylian Mbappé, footballeur au PSG, 6 millions d'euros. Est-ce qu'il y a quelque chose dans ces chiffres qui vous agace ou est-ce que vous dites c'est la vie, c'est l'économie de marché et c'est le foot ?
Réponse directe
tout à fait du même ordre. Lequel des deux le mérite plus que l'autre ? Non, je ne veux pas rentrer dans le mérite parce que moi je ne connais pas l'économie du sport suffisamment pour juger combien de temps on va toucher ça et après qu'est-ce que sera la vie d'après. Je veux retenir un point. Le salaire du patron de Total. La question qui est posée c'est qu'il a des employés et c'est les écarts de salaire. Pour moi il y a deux choses. Les écarts de salaire entre le plus petit et le plus grand. Il faut qu'on mette des limites. Autrement il n'y a plus de limites. Vous voyez ce que je veux dire ?
« Lequel des deux le mérite plus que l'autre ? Non, je ne veux pas rentrer dans le mérite parce que moi je ne connais pas l'économie du sport suffisamment pour juger combien de temps on va toucher ça et après qu'est-ce que sera la vie d'après. Je veux retenir un point. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Précarité : face à une "situation très tendue", la Fondation Abbé Pierre veut "un triplement du chèque énergie" et "une augmentation de 10% des APL"Vérifier à 15:19Voir 1 autre passage
« La question qui est posée c'est qu'il a des employés et c'est les écarts de salaire. Pour moi il y a deux choses. Les écarts de salaire entre le plus petit et le plus grand. Il faut qu'on mette des limites. Autrement il n'y a plus de limites. Vous voyez ce que je veux dire ? »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Précarité : face à une "situation très tendue", la Fondation Abbé Pierre veut "un triplement du chèque énergie" et "une augmentation de 10% des APL"Vérifier à 15:36
Question 31Christophe Robert : "Parmi les personnes sous le seuil de pauvreté, les plus pauvres s'enfoncent"
c'est-à-dire qu'après, ça soit le jeu des petites phrases. Vous allez les rencontrer le 2 février, je crois, au moment où vous allez remettre votre rapport. On en dira peut-être un mot de ce futur rapport, les grandes lignes peut-être. Mais vous allez rencontrer tous les candidats, 30 minutes chacun. Vous attendez quoi ?
Réponse directe
Oui, vous avez raison. Si, alors là, c'est effectivement la présentation du rapport de la Fondation Bepiard le 2 février prochain. On présente le rapport le matin, l'après-midi, on reçoit les candidats et les candidats. Et là, on prend une demi-heure. Une demi-heure pour approfondir leur programme sur le volet logement, lutte contre le sans-abrisme, sur le volet lutte contre les exclusions. Si on prend une demi-heure, c'est justement, et avec les médias qui seront là, avec 2-3 000 personnes qui seront présentes, ça sera aussi... On pourra le suivre en ligne, de façon digitale. C'est parce que, justement, on s'est aperçu que ça les oblige à travailler sur ce sujet, parce qu'une demi-heure, c…
« Oui, vous avez raison. Si, alors là, c'est effectivement la présentation du rapport de la Fondation Bepiard le 2 février prochain. On présente le rapport le matin, l'après-midi, on reçoit les candidats et les candidats. Et là, on prend une demi-heure. Une demi-heure pour approfondir leur programme sur le volet logement, lutte contre le sans-abrisme, sur le volet lutte contre les exclusions. Si on prend une demi-heure, c'est justement, et avec les médias qui seront là, avec 2-3 000 personnes qui seront présentes, ça sera aussi... On pourra le suivre en ligne, de façon digitale. C'est parce que, justement, on s'est aperçu que ça les oblige à travailler sur ce sujet, parce qu'une demi-heure, c'est quand même long. Et nous, on va mener un travail sérieux pour décrypter le contenu de ces programmes, et on va les interroger dessus. »
France Inter — L'invité du week-end · Christophe Robert : "Parmi les personnes sous le seuil de pauvreté, les plus pauvres s'enfoncent"Vérifier à 14:04
Question 32Christophe Robert : "Parmi les personnes sous le seuil de pauvreté, les plus pauvres s'enfoncent"
Est-ce que la sociologie de ces sans-domicile fixes a changé ?
Réponse partielle
Alors, il y a plus de femmes, incontestablement. Alors, elles restent minoritaires, mais c'est le nombre qui augmente fort, c'est la catégorie qui augmente fort parmi les personnes sans-domicile. Déjà, depuis quelques années, il y a une surreprésentation des jeunes de moins de 25 ans. Et je pense, nous pensons, que c'est en partie lié au fait que le RSA ne soit pas ouvert, parce que si vous n'avez plus de famille, si vous êtes en rupture familiale, vous n'avez pas de boulot, vous n'avez zéro euro de ressources, vous n'avez même pas le filet de sécurité des 550 euros du RSA. Donc, on voit bien que si, je pense que tout ça est bien connu, on l'a bien décrypté, nous, d'autres, la Fondation ABP…
« Alors, il y a plus de femmes, incontestablement. Alors, elles restent minoritaires, mais c'est le nombre qui augmente fort, c'est la catégorie qui augmente fort parmi les personnes sans-domicile. Déjà, depuis quelques années, il y a une surreprésentation des jeunes de moins de 25 ans. Et je pense, nous pensons, que c'est en partie lié au fait que le RSA ne soit pas ouvert, parce que si vous n'avez plus de famille, si vous êtes en rupture familiale, vous n'avez pas de boulot, vous n'avez zéro euro de ressources, vous n'avez même pas le filet de sécurité des 550 euros du RSA. Donc, on voit bien que si, je pense que tout ça est bien connu, on l'a bien décrypté, nous, d'autres, la Fondation ABPAM et des experts, etc. On sait comment faire. C'est le plan logement d'abord, qui a été lancé par le gouvernement, au début du quinquennat, qui dit « arrêtons d'ouvrir des places d'hôtels d'urgence, ce n'est pas satisfaisant, ça coûte cher pour la puissance publique », offrons un logement, et ça va être le levier de la réinsertion. Plutôt positif que le gouvernement se soit engagé dans ce plan, sauf que parallèlement, il a coupé considérablement dans les APL, dans le logement social, donc c'est venu enrayer la montée en puissance, finalement, de ce plan logement d'abord. »
France Inter — L'invité du week-end · Christophe Robert : "Parmi les personnes sous le seuil de pauvreté, les plus pauvres s'enfoncent"Vérifier à 16:41
Question 33Christophe Robert : "Parmi les personnes sous le seuil de pauvreté, les plus pauvres s'enfoncent"
Et alors, justement, la situation économique dans laquelle on est en ce moment, qui semble extrêmement tendue, situation inflationniste avec les prix de base qui sont en train d'augmenter, les prix de l'énergie, le chauffage pour les gens, c'est important, le carburant. J'ai envie de dire, ça fait beaucoup de voyants rouges. Est-ce que là, vous redoutez une explosion de la pauvreté en France dans les semaines, dans les mois qui viennent ?
Réponse partielle
Alors, je ne vais pas parler d'explosion de la pauvreté si on parle de taux de pauvreté, puisqu'on vient d'en parler. Mais par contre, des situations de pauvreté, c'est-à-dire que les gens...
« Alors, je ne vais pas parler d'explosion de la pauvreté si on parle de taux de pauvreté, puisqu'on vient d'en parler. Mais par contre, des situations de pauvreté, c'est-à-dire que les gens... »
France Inter — L'invité du week-end · Christophe Robert : "Parmi les personnes sous le seuil de pauvreté, les plus pauvres s'enfoncent"Vérifier à 3:20
Question 34Christophe Robert : "Parmi les personnes sous le seuil de pauvreté, les plus pauvres s'enfoncent"
Depuis 15 ans, depuis sa disparition, qu'est-ce qui a changé ?
Réponse partielle
Sur l'action, l'ABPR laisse un héritage considérable. Il y a plein d'initiatives du mouvement Emmaüs, la fondation ABPR, mais beaucoup, beaucoup d'organisations en France, à l'international. Mais sur le plaidoyer, c'est beaucoup plus compliqué. Donc il faut qu'on soit plus nombreux, il faut qu'on se mobilise tous pour une société plus solidaire. Et c'est vrai, quand on se regroupe avec d'autres, comme le Pacte du Pouvoir de Vivre, c'est aussi des organisations qui partagent des valeurs communes et qui disent, on peut faire autrement, c'est possible. Et c'est une manière aussi de remplacer ces personnalités qui, à elles seules, arrivaient à faire bouger les choses. Il faut qu'on soit plus no…
« Sur l'action, l'ABPR laisse un héritage considérable. Il y a plein d'initiatives du mouvement Emmaüs, la fondation ABPR, mais beaucoup, beaucoup d'organisations en France, à l'international. »
France Inter — L'invité du week-end · Christophe Robert : "Parmi les personnes sous le seuil de pauvreté, les plus pauvres s'enfoncent"Vérifier à 18:39Voir 1 autre passage
« Mais sur le plaidoyer, c'est beaucoup plus compliqué. Donc il faut qu'on soit plus nombreux, il faut qu'on se mobilise tous pour une société plus solidaire. Et c'est vrai, quand on se regroupe avec d'autres, comme le Pacte du Pouvoir de Vivre, c'est aussi des organisations qui partagent des valeurs communes et qui disent, on peut faire autrement, c'est possible. Et c'est une manière aussi de remplacer ces personnalités qui, à elles seules, arrivaient à faire bouger les choses. Il faut qu'on soit plus nombreux, c'est peut-être ça la solution. »
France Inter — L'invité du week-end · Christophe Robert : "Parmi les personnes sous le seuil de pauvreté, les plus pauvres s'enfoncent"Vérifier à 18:46
Question 35Christophe Robert : "Parmi les personnes sous le seuil de pauvreté, les plus pauvres s'enfoncent"
Alors j'ai été très surprise de découvrir que la peur de devenir un exclu est un sentiment partagé par un Français sur deux. 51% des gens, c'est ce que révèle une étude de l'IFOP intitulée « Les Français, l'exclusion et la pauvreté » qui est parue au tout début du mois de janvier. Est-ce que ce chiffre avait déjà été aussi haut ?
Réponse à côté
Alors oui et non, c'est-à-dire que non parce que c'est un phénomène quand même... Récent ? Oui, qui se développe. Qu'est-ce qui se passe en fait ? Et d'ailleurs c'est tout le débat quand vous entendez la statistique publique ou un gouvernement qui dit « Mais en fait le pouvoir d'achat augmente » et les gens disent « Attendez, arrêtez ! » C'est pas l'impression que j'ai. Ben oui, mais pourquoi ? Parce qu'en réalité, dès le 5 du mois, si on a honoré toutes ces dépenses incontournables, on n'a plus grand-chose pour un certain nombre de nos concitoyens. Donc certes on a des ressources si on prend l'analyse macroéconomique, mais une fois qu'on a payé son loyer, ses charges, son téléphone, son as…
« Alors oui et non, c'est-à-dire que non parce que c'est un phénomène quand même... Récent ? Oui, qui se développe. Qu'est-ce qui se passe en fait ? Et d'ailleurs c'est tout le débat quand vous entendez la statistique publique ou un gouvernement qui dit « Mais en fait le pouvoir d'achat augmente » et les gens disent « Attendez, arrêtez ! » C'est pas l'impression que j'ai. Ben oui, mais pourquoi ? Parce qu'en réalité, dès le 5 du mois, si on a honoré toutes ces dépenses incontournables, on n'a plus grand-chose pour un certain nombre de nos concitoyens. Donc certes on a des ressources si on prend l'analyse macroéconomique, mais une fois qu'on a payé son loyer, ses charges, son téléphone, son assurance, etc. On s'aperçoit qu'on n'a plus grand-chose. Donc beaucoup ont peur et s'aperçoivent qu'en fait, une dépense imprévue... Je sais pas moi, il faut faire... Il y a une fuite d'eau. Faire intervenir un plombé, ça coûte 600 euros. Ça plombe le budget du mois. Donc cette crainte, elle est bien là. »
France Inter — L'invité du week-end · Christophe Robert : "Parmi les personnes sous le seuil de pauvreté, les plus pauvres s'enfoncent"Vérifier à 8:39Voir 2 autres passages
« Mais vous savez, dans la société française d'aujourd'hui, en tout cas nous, tel qu'on le voit à la Fondation Abbé Pierre, on sent une inquiétude. C'est-à-dire qu'on sait pas trop de quoi le lendemain va être fait. On voit qu'il y a une vraie fragilité. Il y a un chômage des jeunes qui est endémique, qui est extrêmement problématique. Et puis, il y a aussi parfois des peurs qui ne sont pas tout à fait réelles. Il faudrait dire oui et non. Parce que depuis longtemps, on sait que beaucoup de Français ont peur un jour de se retrouver en situation d'être sans domicile fixe. Et quand on regarde les parcours des personnes sans domicile fixe, souvent c'est des parcours qui sont passés par l'aide sociale à l'enfance, des personnes qui ont eu des problèmes psychiques, qui n'ont pas été accompagnées au moment de leur difficulté. »
France Inter — L'invité du week-end · Christophe Robert : "Parmi les personnes sous le seuil de pauvreté, les plus pauvres s'enfoncent"Vérifier à 9:32
Question 36Christophe Robert : "Parmi les personnes sous le seuil de pauvreté, les plus pauvres s'enfoncent"
Alors, vous parliez du sans-abrisme, vous avez utilisé ce mot-là. Il y a un chiffre particulièrement impressionnant, celui des personnes, justement, sans domicile fixe. Ça représente 300 000 personnes. Aujourd'hui, en France, elles étaient 150 000 en 2012. En 10 ans, ce chiffre a donc doublé. Qu'est-ce qui s'est passé ?
Réponse à côté
Alors, d'abord, quand on parle de personnes sans domicile au sens de l'INSEE, c'est l'indicateur, ce n'est pas seulement des personnes qui sont sans-abri. Il y a des personnes aussi qui sont dans des hébergements d'urgence, des personnes qui peuvent être dans des bidonvilles, dans des cabanes. Bref, c'est une définition de l'INSEE.
« Alors, d'abord, quand on parle de personnes sans domicile au sens de l'INSEE, c'est l'indicateur, ce n'est pas seulement des personnes qui sont sans-abri. Il y a des personnes aussi qui sont dans des hébergements d'urgence, des personnes qui peuvent être dans des bidonvilles, dans des cabanes. Bref, c'est une définition de l'INSEE. »
France Inter — L'invité du week-end · Christophe Robert : "Parmi les personnes sous le seuil de pauvreté, les plus pauvres s'enfoncent"Vérifier à 15:07
Question 37Christophe Robert : "Parmi les personnes sous le seuil de pauvreté, les plus pauvres s'enfoncent"
Mais ça ne prend pas en compte ceux qui sont provisoirement chez des amis en attendant de trouver un job ?
Réponse directe
Non, non, effectivement, ça ne prend pas en compte ce qu'on appelle les hébergés chez des tiers, qui est un amortisseur de crise très important dans notre pays depuis une quinzaine d'années. Ça s'est fortement développé. Donc, qu'est-ce qui s'est passé ? Qu'est-ce qui s'est passé ? Vous avez des prix de l'immobilier, des loyers, qui, dans les années 2000, ont flambé, doublé en moyenne en France. Ça veut dire qu'à des endroits, c'est par 3, c'est par 4. Vous avez, ce qu'on a vécu là depuis quelques mois, les charges qui ont flambé. Pendant ce temps-là, les ressources issues du travail, les montants des salaires n'ont pas augmenté simultanément. Et puis, on n'a pas fait évoluer, par exemple,…
« Non, non, effectivement, ça ne prend pas en compte ce qu'on appelle les hébergés chez des tiers, qui est un amortisseur de crise très important dans notre pays depuis une quinzaine d'années. Ça s'est fortement développé. Donc, qu'est-ce qui s'est passé ? Qu'est-ce qui s'est passé ? Vous avez des prix de l'immobilier, des loyers, qui, dans les années 2000, ont flambé, doublé en moyenne en France. Ça veut dire qu'à des endroits, c'est par 3, c'est par 4. Vous avez, ce qu'on a vécu là depuis quelques mois, les charges qui ont flambé. Pendant ce temps-là, les ressources issues du travail, les montants des salaires n'ont pas augmenté simultanément. Et puis, on n'a pas fait évoluer, par exemple, les APL, qui permettent justement d'ajuster un peu la facture pour les ménages les plus pauvres et les modestes. Donc, on a une accessibilité au logement qui est réduite. On n'a pas su mener des politiques de prévention suffisamment fortes, par exemple pour lutter contre les expulsions locatives, qui n'ont cessé de flamber depuis 15 ans, en dehors de la parenthèse Covid, où le gouvernement a pris des mesures. On n'a pas su non plus accompagner des personnes qui sortaient de l'aide sociale à l'enfance quand ils ont 18 ans, 19 ans. On n'a pas su accompagner des personnes qui sortaient de prison, qui n'avaient pas de solution de logement. Quand vous dites « on », c'est l'État ? La puissance publique, parce que ça peut être le département, ça peut être des collectivités locales, mais c'est l'État, dans son rôle de garant de la solidarité, qui doit être pilote de cette histoire-là. »
France Inter — L'invité du week-end · Christophe Robert : "Parmi les personnes sous le seuil de pauvreté, les plus pauvres s'enfoncent"Vérifier à 15:24
Question 38Christophe Robert : "Parmi les personnes sous le seuil de pauvreté, les plus pauvres s'enfoncent"
Le temps passe très vite, Christophe Robert. Il nous reste quelques secondes pour évoquer l'abbé Pierre, qui est mort il y a 15 ans. quand il avait l'écoute des responsables politiques, est-ce qu'il vous manque aujourd'hui pour faire passer des messages vers le haut ?
Réponse directe
Oui, sincèrement oui. Sincèrement oui, parce que vous l'avez dit, il avait l'écoute.
« Oui, sincèrement oui. Sincèrement oui, parce que vous l'avez dit, il avait l'écoute. »
France Inter — L'invité du week-end · Christophe Robert : "Parmi les personnes sous le seuil de pauvreté, les plus pauvres s'enfoncent"Vérifier à 17:53
Question 39Christophe Robert : "Parmi les personnes sous le seuil de pauvreté, les plus pauvres s'enfoncent"
comment est-ce que vous vous êtes adapté, vous, la fondation ABPR, aux nouveaux enjeux de la société ?
Réponse partielle
Sur l'action, l'ABPR laisse un héritage considérable. Il y a plein d'initiatives du mouvement Emmaüs, la fondation ABPR, mais beaucoup, beaucoup d'organisations en France, à l'international. Mais sur le plaidoyer, c'est beaucoup plus compliqué. Donc il faut qu'on soit plus nombreux, il faut qu'on se mobilise tous pour une société plus solidaire. Et c'est vrai, quand on se regroupe avec d'autres, comme le Pacte du Pouvoir de Vivre, c'est aussi des organisations qui partagent des valeurs communes et qui disent, on peut faire autrement, c'est possible. Et c'est une manière aussi de remplacer ces personnalités qui, à elles seules, arrivaient à faire bouger les choses. Il faut qu'on soit plus no…
« Mais sur le plaidoyer, c'est beaucoup plus compliqué. Donc il faut qu'on soit plus nombreux, il faut qu'on se mobilise tous pour une société plus solidaire. Et c'est vrai, quand on se regroupe avec d'autres, comme le Pacte du Pouvoir de Vivre, c'est aussi des organisations qui partagent des valeurs communes et qui disent, on peut faire autrement, c'est possible. Et c'est une manière aussi de remplacer ces personnalités qui, à elles seules, arrivaient à faire bouger les choses. Il faut qu'on soit plus nombreux, c'est peut-être ça la solution. »
France Inter — L'invité du week-end · Christophe Robert : "Parmi les personnes sous le seuil de pauvreté, les plus pauvres s'enfoncent"Vérifier à 18:46
Question 40Christophe Robert : "Parmi les personnes sous le seuil de pauvreté, les plus pauvres s'enfoncent"
Elles vont s'accentuer ?
Réponse directe
Elles se sont déjà accentuées. Vous venez d'évoquer la question du chauffage. Il y a 12 millions de personnes en situation de précarité énergétique dans ce pays. Des personnes qui soit ne se chauffent plus, soit dépensent un argent considérable pour mal se chauffer, avec tous les impacts environnementaux que cela peut avoir. Donc, quand on voit ces prix de base, comme vous le dites, augmenter considérablement, inexorablement, les personnes les plus fragiles prennent cher. C'est très dur.
« Elles se sont déjà accentuées. Vous venez d'évoquer la question du chauffage. Il y a 12 millions de personnes en situation de précarité énergétique dans ce pays. Des personnes qui soit ne se chauffent plus, soit dépensent un argent considérable pour mal se chauffer, avec tous les impacts environnementaux que cela peut avoir. Donc, quand on voit ces prix de base, comme vous le dites, augmenter considérablement, inexorablement, les personnes les plus fragiles prennent cher. C'est très dur. »
France Inter — L'invité du week-end · Christophe Robert : "Parmi les personnes sous le seuil de pauvreté, les plus pauvres s'enfoncent"Vérifier à 3:28
Question 41Christophe Robert : "Parmi les personnes sous le seuil de pauvreté, les plus pauvres s'enfoncent"
Est-ce qu'il y a plus de jeunes ?
Réponse directe
Alors, il y a plus de femmes, incontestablement. Alors, elles restent minoritaires, mais c'est le nombre qui augmente fort, c'est la catégorie qui augmente fort parmi les personnes sans-domicile. Déjà, depuis quelques années, il y a une surreprésentation des jeunes de moins de 25 ans. Et je pense, nous pensons, que c'est en partie lié au fait que le RSA ne soit pas ouvert, parce que si vous n'avez plus de famille, si vous êtes en rupture familiale, vous n'avez pas de boulot, vous n'avez zéro euro de ressources, vous n'avez même pas le filet de sécurité des 550 euros du RSA. Donc, on voit bien que si, je pense que tout ça est bien connu, on l'a bien décrypté, nous, d'autres, la Fondation ABP…
« Alors, il y a plus de femmes, incontestablement. Alors, elles restent minoritaires, mais c'est le nombre qui augmente fort, c'est la catégorie qui augmente fort parmi les personnes sans-domicile. Déjà, depuis quelques années, il y a une surreprésentation des jeunes de moins de 25 ans. Et je pense, nous pensons, que c'est en partie lié au fait que le RSA ne soit pas ouvert, parce que si vous n'avez plus de famille, si vous êtes en rupture familiale, vous n'avez pas de boulot, vous n'avez zéro euro de ressources, vous n'avez même pas le filet de sécurité des 550 euros du RSA. Donc, on voit bien que si, je pense que tout ça est bien connu, on l'a bien décrypté, nous, d'autres, la Fondation ABPAM et des experts, etc. On sait comment faire. C'est le plan logement d'abord, qui a été lancé par le gouvernement, au début du quinquennat, qui dit « arrêtons d'ouvrir des places d'hôtels d'urgence, ce n'est pas satisfaisant, ça coûte cher pour la puissance publique », offrons un logement, et ça va être le levier de la réinsertion. Plutôt positif que le gouvernement se soit engagé dans ce plan, sauf que parallèlement, il a coupé considérablement dans les APL, dans le logement social, donc c'est venu enrayer la montée en puissance, finalement, de ce plan logement d'abord. »
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Question 42Christophe Robert : "Parmi les personnes sous le seuil de pauvreté, les plus pauvres s'enfoncent"
Il avait l'écoute ou il avait le charisme ?
Réponse directe
Il avait peut-être l'écoute parce qu'il avait le charisme. Mais en tout cas, juste une anecdote. Moi je me souviens, j'étais à la fondation des Pierre depuis peu, et avant sa mort, ça a été ses derniers combats, il y a un certain nombre de parlementaires qui voulaient s'attaquer à la loi SRU, qui impose la construction de 20 à 25% de logements sociaux. Il est allé à l'Assemblée Nationale, sur son siège. Il y avait tous les responsables politiques qui étaient là, il y avait tous les médias qui étaient là. Et il a dit, vous êtes en train d'oublier les petits. Et bien derrière, trois semaines après, cette mauvaise idée de mettre à mal cette loi, les députés concernés ont renoncé.
« Il avait peut-être l'écoute parce qu'il avait le charisme. »
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Question 43Christophe Robert : "Parmi les personnes sous le seuil de pauvreté, les plus pauvres s'enfoncent"
Vous venez de dire le RSA, il y en a d'autres ?
Réponse directe
Alors, le RSA, c'est effectivement pour ceux qui traversent un moment difficile, une perte d'emploi, un problème de santé qui ne leur permet pas de travailler. Donc là, c'est la protection sociale. Sur les salaires, on voit bien, il y a deux choses. Il y a le fait de ne pas pouvoir travailler assez. Nous, on rencontre beaucoup de monde qui reçoivent de leur salaire 700 euros, 600 euros, 800 euros, parce qu'ils vont faire 2h le matin, 2h le soir, et ils ont beau chercher un peu plus de boulot, ils n'en trouvent pas. C'est notamment vrai chez les caissiers en supermarché. Oui, c'est vrai dans les ménages aussi, des personnes qui font les ménages le matin, le soir, et ça ne suffit pas pour viv…
« Alors, le RSA, c'est effectivement pour ceux qui traversent un moment difficile, une perte d'emploi, un problème de santé qui ne leur permet pas de travailler. Donc là, c'est la protection sociale. Sur les salaires, on voit bien, il y a deux choses. Il y a le fait de ne pas pouvoir travailler assez. Nous, on rencontre beaucoup de monde qui reçoivent de leur salaire 700 euros, 600 euros, 800 euros, parce qu'ils vont faire 2h le matin, 2h le soir, et ils ont beau chercher un peu plus de boulot, ils n'en trouvent pas. C'est notamment vrai chez les caissiers en supermarché. Oui, c'est vrai dans les ménages aussi, des personnes qui font les ménages le matin, le soir, et ça ne suffit pas pour vivre dans de bonnes conditions. Donc là, il peut y avoir un travail qui est fait avec les branches, qui peut se faire en disant, il faut garantir un minimum qui nous amène, par exemple, au niveau du SMIC réévalué. Et puis après, je pense en particulier aux petits salaires, en fait, les salaires de première ligne. Et là, c'est des accords de branche, c'est des négociations qui permettront de se dire, voilà, dans la restauration, dans le bâtiment, dans l'hôtellerie, dans les ménages, on a des trop petits salaires qui ne permettent pas de vivre dans de bonnes conditions. Je crois que c'est une bonne réflexion de société et qui peut intégrer les entreprises. »
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Question 44Christophe Robert : "Parmi les personnes sous le seuil de pauvreté, les plus pauvres s'enfoncent"
Vous aviez publié, début novembre, ce pacte du pouvoir de vivre, 90 propositions pour un nouveau modèle de justice sociale et écologiste. Vous souhaitiez que la campagne électorale s'empare de ces sujets. Quel constat faites-vous après quelques mois de recul ?
Réponse directe
Alors, si on revient sur les trois derniers mois, pas bon du tout. On a beaucoup parlé de questions qui sont importantes, la question migratoire, identitaire, donc c'est important. C'est un sujet, un débat de société que la société française doit avoir. Néanmoins, la question écologique, la question sociale, la question démocratique. Et quand je cite ces termes-là, je pense derrière à la santé, je pense à l'école, je pense au transport, je pense au logement, je pense aux ressources qu'on vient d'évoquer, aux minima sociaux, la protection sociale, les retraites, bref. Des sujets, en fait, qui intéressent énormément nos concitoyens et qui sont très peu abordés. Dans la primaire des Républicai…
« Alors, si on revient sur les trois derniers mois, pas bon du tout. On a beaucoup parlé de questions qui sont importantes, la question migratoire, identitaire, donc c'est important. C'est un sujet, un débat de société que la société française doit avoir. Néanmoins, la question écologique, la question sociale, la question démocratique. Et quand je cite ces termes-là, je pense derrière à la santé, je pense à l'école, je pense au transport, je pense au logement, je pense aux ressources qu'on vient d'évoquer, aux minima sociaux, la protection sociale, les retraites, bref. Des sujets, en fait, qui intéressent énormément nos concitoyens et qui sont très peu abordés. Dans la primaire des Républicains, on a calculé sur l'ensemble des débats, il y a eu trois minutes sur le logement. Trois débats ou quatre débats, je ne me souviens plus. »
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Question 45Christophe Robert : "Parmi les personnes sous le seuil de pauvreté, les plus pauvres s'enfoncent"
Mais c'est quoi les mesures de freinage que vous attendez, qu'on peut mettre en place ?
Réponse partielle
Écoutez, il faut des mesures structurelles. Parce que, par exemple, le premier poste de dépense des ménages, c'est le logement. Il faut bien comprendre qu'en 30 ans, ça a augmenté considérablement. Donc, pour beaucoup, en moyenne, ça va être 30% du budget du ménage dédié au logement. Mais pour les ménages les plus modestes, les plus pauvres, dont on est en train de parler, ça va être 50-60%. Donc, par exemple, il faut encadrer les prix des loyers. Il faut produire plus de logements sociaux, parce que c'est des logements dont les loyers sont en dessous du marché. Il faut que les APL, qui aident les ménages modestes et pauvres à se loger, soient plus importantes, en termes financiers, pour le…
« Écoutez, il faut des mesures structurelles. Parce que, par exemple, le premier poste de dépense des ménages, c'est le logement. Il faut bien comprendre qu'en 30 ans, ça a augmenté considérablement. Donc, pour beaucoup, en moyenne, ça va être 30% du budget du ménage dédié au logement. Mais pour les ménages les plus modestes, les plus pauvres, dont on est en train de parler, ça va être 50-60%. Donc, par exemple, il faut encadrer les prix des loyers. Il faut produire plus de logements sociaux, parce que c'est des logements dont les loyers sont en dessous du marché. Il faut que les APL, qui aident les ménages modestes et pauvres à se loger, soient plus importantes, en termes financiers, pour les aider, finalement, à se loger dans de bonnes conditions et pas tout dépenser. »
France Inter — L'invité du week-end · Christophe Robert : "Parmi les personnes sous le seuil de pauvreté, les plus pauvres s'enfoncent"Vérifier à 3:57Voir 1 autre passage
« Par contre, si, il y a une mesure. C'est que, si on se place du point de vue de la grande pauvreté maintenant, augmenter le minima social qu'est le RSA permettrait à des personnes, non pas de survivre, mais de vivre un peu plus dignement. À combien ? C'est-à-dire, l'ouvrir aux jeunes de 18 à 25 ans, alors qu'aujourd'hui, ils ne peuvent pas bénéficier de ce RSA. Ça permettrait à des jeunes de sortir de la pauvreté. À combien ? Écoutez, il faut que ça soit à peu près à la moitié du revenu médian, c'est-à-dire qu'on est autour de 900 euros. C'est à ces conditions-là qu'on pourra faire sortir beaucoup, beaucoup de monde de la grande pauvreté. C'est ce qu'on appelle de nos voeux à la Fondation Abbé-Pierre, avec le pacte du pouvoir de vivre. Alors, sans doute, ça ne pourra pas se faire en un an, dès la première année du quinquennat, si toutefois, un candidat ou une candidate serait élu et le porterait. Mais c'est un cap, et on peut déjà l'ouvrir dès 2022, au moins de 25 ans. »
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Question 46Christophe Robert : "Parmi les personnes sous le seuil de pauvreté, les plus pauvres s'enfoncent"
Et puis, il y a le salaire, ce travail qui ne permet plus aujourd'hui de se mettre à l'abri de la pauvreté. Or, dites-vous, augmenter le SMIC ne serait pas suffisant. Les leviers sont où ?
Réponse directe
Alors, le RSA, c'est effectivement pour ceux qui traversent un moment difficile, une perte d'emploi, un problème de santé qui ne leur permet pas de travailler. Donc là, c'est la protection sociale. Sur les salaires, on voit bien, il y a deux choses. Il y a le fait de ne pas pouvoir travailler assez. Nous, on rencontre beaucoup de monde qui reçoivent de leur salaire 700 euros, 600 euros, 800 euros, parce qu'ils vont faire 2h le matin, 2h le soir, et ils ont beau chercher un peu plus de boulot, ils n'en trouvent pas. C'est notamment vrai chez les caissiers en supermarché. Oui, c'est vrai dans les ménages aussi, des personnes qui font les ménages le matin, le soir, et ça ne suffit pas pour viv…
« Alors, le RSA, c'est effectivement pour ceux qui traversent un moment difficile, une perte d'emploi, un problème de santé qui ne leur permet pas de travailler. Donc là, c'est la protection sociale. Sur les salaires, on voit bien, il y a deux choses. Il y a le fait de ne pas pouvoir travailler assez. Nous, on rencontre beaucoup de monde qui reçoivent de leur salaire 700 euros, 600 euros, 800 euros, parce qu'ils vont faire 2h le matin, 2h le soir, et ils ont beau chercher un peu plus de boulot, ils n'en trouvent pas. C'est notamment vrai chez les caissiers en supermarché. Oui, c'est vrai dans les ménages aussi, des personnes qui font les ménages le matin, le soir, et ça ne suffit pas pour vivre dans de bonnes conditions. Donc là, il peut y avoir un travail qui est fait avec les branches, qui peut se faire en disant, il faut garantir un minimum qui nous amène, par exemple, au niveau du SMIC réévalué. Et puis après, je pense en particulier aux petits salaires, en fait, les salaires de première ligne. Et là, c'est des accords de branche, c'est des négociations qui permettront de se dire, voilà, dans la restauration, dans le bâtiment, dans l'hôtellerie, dans les ménages, on a des trop petits salaires qui ne permettent pas de vivre dans de bonnes conditions. Je crois que c'est une bonne réflexion de société et qui peut intégrer les entreprises. »
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Question 47Christophe Robert : "Parmi les personnes sous le seuil de pauvreté, les plus pauvres s'enfoncent"
Est-ce qu'il y a plus de femmes, notamment ?
Réponse directe
Alors, il y a plus de femmes, incontestablement. Alors, elles restent minoritaires, mais c'est le nombre qui augmente fort, c'est la catégorie qui augmente fort parmi les personnes sans-domicile. Déjà, depuis quelques années, il y a une surreprésentation des jeunes de moins de 25 ans. Et je pense, nous pensons, que c'est en partie lié au fait que le RSA ne soit pas ouvert, parce que si vous n'avez plus de famille, si vous êtes en rupture familiale, vous n'avez pas de boulot, vous n'avez zéro euro de ressources, vous n'avez même pas le filet de sécurité des 550 euros du RSA. Donc, on voit bien que si, je pense que tout ça est bien connu, on l'a bien décrypté, nous, d'autres, la Fondation ABP…
« Alors, il y a plus de femmes, incontestablement. Alors, elles restent minoritaires, mais c'est le nombre qui augmente fort, c'est la catégorie qui augmente fort parmi les personnes sans-domicile. Déjà, depuis quelques années, il y a une surreprésentation des jeunes de moins de 25 ans. Et je pense, nous pensons, que c'est en partie lié au fait que le RSA ne soit pas ouvert, parce que si vous n'avez plus de famille, si vous êtes en rupture familiale, vous n'avez pas de boulot, vous n'avez zéro euro de ressources, vous n'avez même pas le filet de sécurité des 550 euros du RSA. Donc, on voit bien que si, je pense que tout ça est bien connu, on l'a bien décrypté, nous, d'autres, la Fondation ABPAM et des experts, etc. On sait comment faire. C'est le plan logement d'abord, qui a été lancé par le gouvernement, au début du quinquennat, qui dit « arrêtons d'ouvrir des places d'hôtels d'urgence, ce n'est pas satisfaisant, ça coûte cher pour la puissance publique », offrons un logement, et ça va être le levier de la réinsertion. Plutôt positif que le gouvernement se soit engagé dans ce plan, sauf que parallèlement, il a coupé considérablement dans les APL, dans le logement social, donc c'est venu enrayer la montée en puissance, finalement, de ce plan logement d'abord. »
France Inter — L'invité du week-end · Christophe Robert : "Parmi les personnes sous le seuil de pauvreté, les plus pauvres s'enfoncent"Vérifier à 16:41
Question 48Christophe Robert : "Parmi les personnes sous le seuil de pauvreté, les plus pauvres s'enfoncent"
Cela dit, Christophe Robert, après les gilets jaunes, le gouvernement a tout de même lancé quelques mesures socio-fiscales. Donc, je pense au chèque énergie, l'augmentation, l'élargissement de la prime d'activité. Il y a eu plus récemment le chèque énergie et l'indemnité inflation dont 3 millions de personnes ont pu commencer à en bénéficier jeudi dernier, je crois. Ce n'est pas rien, tout de même ?
Réponse directe
Pas du tout. C'est même très conséquent en termes financiers, plusieurs milliards, et surtout la dernière que vous venez d'évoquer. Ceci dit, d'abord, c'est utile pour toutes les personnes qui en bénéficient. Mais on voit bien que ça montre que beaucoup de nos concitoyens n'arrivent pas à vivre dans de bonnes conditions. On l'a vu pendant le confinement. C'est ça, donc à un moment, vous donnez une aide. Cette aide, vraiment, j'insiste, elle est utile, elle est importante, mais elle ne répond pas aux problèmes structurels. Et donc, reprenons l'exemple. Pendant le confinement, parce que les distributions alimentaires ont réduit leur voilure, parce qu'il y avait beaucoup de bénévoles qui ne po…
« Pas du tout. C'est même très conséquent en termes financiers, plusieurs milliards, et surtout la dernière que vous venez d'évoquer. Ceci dit, d'abord, c'est utile pour toutes les personnes qui en bénéficient. Mais on voit bien que ça montre que beaucoup de nos concitoyens n'arrivent pas à vivre dans de bonnes conditions. On l'a vu pendant le confinement. »
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Question 49Christophe Robert : "Parmi les personnes sous le seuil de pauvreté, les plus pauvres s'enfoncent"
C'est ce qu'on appelle la pauvreté en condition de vie des ménages. En quoi est-ce que c'est plus fidèle à la réalité que vous constatez sur le terrain ?
Réponse directe
Précisément, prenons un exemple. Quelqu'un qui est seul et qui a 1 300 euros, mais qui dépense 900 euros pour se loger, il lui reste 400 euros pour vivre au quotidien. Ce n'est pas la même chose que quelqu'un qui a 1 200 euros et qui ne paye pas de charge de logement. Donc, l'impact sur les conditions de vie, sur la vie quotidienne, sur le fait qu'on puisse se soigner ou pas, s'alimenter convenablement ou pas, etc. est considérable quand on est dans cette situation de fragilité. Donc, nous, ce que l'on appelle de nos voeux, c'est avoir un regard plus fin sur la réalité de ce que vivent les gens et plus globalement que nos responsables politiques regardent la France telle qu'elle est. Donc,…
« Précisément, prenons un exemple. Quelqu'un qui est seul et qui a 1 300 euros, mais qui dépense 900 euros pour se loger, il lui reste 400 euros pour vivre au quotidien. Ce n'est pas la même chose que quelqu'un qui a 1 200 euros et qui ne paye pas de charge de logement. Donc, l'impact sur les conditions de vie, sur la vie quotidienne, sur le fait qu'on puisse se soigner ou pas, s'alimenter convenablement ou pas, etc. est considérable quand on est dans cette situation de fragilité. Donc, nous, ce que l'on appelle de nos voeux, c'est avoir un regard plus fin sur la réalité de ce que vivent les gens et plus globalement que nos responsables politiques regardent la France telle qu'elle est. Donc, un indicateur macroéconomique, c'est intéressant à suivre dans le temps, mais ça ne dit pas ce que vivent les gens. »
France Inter — L'invité du week-end · Christophe Robert : "Parmi les personnes sous le seuil de pauvreté, les plus pauvres s'enfoncent"Vérifier à 2:18
Question 50Christophe Robert : "Parmi les personnes sous le seuil de pauvreté, les plus pauvres s'enfoncent"
Pourquoi l'État, pourquoi les pouvoirs publics se sont laissés à ce point déborder ?
Réponse à côté
Alors, d'abord, quand on parle de personnes sans domicile au sens de l'INSEE, c'est l'indicateur, ce n'est pas seulement des personnes qui sont sans-abri. Il y a des personnes aussi qui sont dans des hébergements d'urgence, des personnes qui peuvent être dans des bidonvilles, dans des cabanes. Bref, c'est une définition de l'INSEE.
« Alors, d'abord, quand on parle de personnes sans domicile au sens de l'INSEE, c'est l'indicateur, ce n'est pas seulement des personnes qui sont sans-abri. Il y a des personnes aussi qui sont dans des hébergements d'urgence, des personnes qui peuvent être dans des bidonvilles, dans des cabanes. Bref, c'est une définition de l'INSEE. »
France Inter — L'invité du week-end · Christophe Robert : "Parmi les personnes sous le seuil de pauvreté, les plus pauvres s'enfoncent"Vérifier à 15:07
« Alors, il y a plus de femmes, incontestablement. Alors, elles restent minoritaires, mais c'est le nombre qui augmente fort, c'est la catégorie qui augmente fort parmi les personnes sans-domicile. Déjà, depuis quelques années, il y a une surreprésentation des jeunes de moins de 25 ans. Et je pense, nous pensons, que c'est en partie lié au fait que le RSA ne soit pas ouvert, parce que si vous n'avez plus de famille, si vous êtes en rupture familiale, vous n'avez pas de boulot, vous n'avez zéro euro de ressources, vous n'avez même pas le filet de sécurité des 550 euros du RSA. Donc, on voit bien que si, je pense que tout ça est bien connu, on l'a bien décrypté, nous, d'autres, la Fondation ABPAM et des experts, etc. On sait comment faire. C'est le plan logement d'abord, qui a été lancé par le gouvernement, au début du quinquennat, qui dit « arrêtons d'ouvrir des places d'hôtels d'urgence, ce n'est pas satisfaisant, ça coûte cher pour la puissance publique », offrons un logement, et ça va être le levier de la réinsertion. Plutôt positif que le gouvernement se soit engagé dans ce plan, sauf que parallèlement, il a coupé considérablement dans les APL, dans le logement social, donc c'est venu enrayer la montée en puissance, finalement, de ce plan logement d'abord. »
France Inter — L'invité du week-end · Christophe Robert : "Parmi les personnes sous le seuil de pauvreté, les plus pauvres s'enfoncent"Vérifier à 16:41
« Oui, vous avez raison. Si, alors là, c'est effectivement la présentation du rapport de la Fondation Bepiard le 2 février prochain. On présente le rapport le matin, l'après-midi, on reçoit les candidats et les candidats. Et là, on prend une demi-heure. Une demi-heure pour approfondir leur programme sur le volet logement, lutte contre le sans-abrisme, sur le volet lutte contre les exclusions. Si on prend une demi-heure, c'est justement, et avec les médias qui seront là, avec 2-3 000 personnes qui seront présentes, ça sera aussi... On pourra le suivre en ligne, de façon digitale. C'est parce que, justement, on s'est aperçu que ça les oblige à travailler sur ce sujet, parce qu'une demi-heure, c'est quand même long. Et nous, on va mener un travail sérieux pour décrypter le contenu de ces programmes, et on va les interroger dessus. »
France Inter — L'invité du week-end · Christophe Robert : "Parmi les personnes sous le seuil de pauvreté, les plus pauvres s'enfoncent"Vérifier à 14:04
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités28 janv. 2016 au 16 avr. 2023 · 4 observations5 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non. On n'a pas la crainte à cause de cette loi. Oui, la loi Casbarian qui, au lieu de s'occuper de la crise du logement, essaie de criminaliser les mal logés. Oui, quand on coupe 1,3 milliard sur les bailleurs sociaux, on peut moins bien loger les personnes. Mais non, pas dans ce cadre-là, à condition de mettre l'accompagnement nécessaire pour les propriétaires. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "On ne peut pas changer la société depuis le perron de l'Élysée" : ce qu'il faut retenir de l'interview de Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé PierreVérifier à 16:00Voir 2 autres passages
« Ah oui, alors on comprend tout à fait. Il ne s'agit pas d'opposer propriétaires et locataires, pas du tout. Sauf que ce n'est pas ça qu'elle fait cette loi. En fait... Elle aura des effets pervers. Exactement. Avant même la loi dite Carzbarian, la loi dite anti-squat, vous avez la possibilité en 48 heures sans passer par le juge d'expulser quelqu'un qui viendrait, comme le disait le député Carzbarian, venir dormir sur votre canapé. Donc, il y a eu tromperie dans cette histoire. Alors, on a dit « Oh là là, imaginez-vous si quelqu'un débarque chez vous et prend votre canapé. » Ce n'est pas ça. Là, on s'attaque aux squats notamment de personnes qui peuvent être... parce qu'ils n'ont pas d'autre solution dans, je ne sais pas, un hangar désaffecté qui appartient à l'État. Bon, qu'est-ce que ça veut dire ? Les mettre en prison ? C'est ça qui est proposé. Une énorme contravention. Et puis, en partant de, soi-disant, une loi anti-squat, on s'attaque aussi à ceux qui sont menacés d'expulsion pour réduire les délais où le juge... »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "On ne peut pas changer la société depuis le perron de l'Élysée" : ce qu'il faut retenir de l'interview de Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé PierreVérifier à 13:01
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non. On n'a pas la crainte à cause de cette loi. Oui, la loi Casbarian qui, au lieu de s'occuper de la crise du logement, essaie de criminaliser les mal logés. Oui, quand on coupe 1,3 milliard sur les bailleurs sociaux, on peut moins bien loger les personnes. Mais non, pas dans ce cadre-là, à condition de mettre l'accompagnement nécessaire pour les propriétaires. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "On ne peut pas changer la société depuis le perron de l'Élysée" : ce qu'il faut retenir de l'interview de Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé PierreVérifier à 16:00Voir 2 autres passages
« Alors, le SMIC a beaucoup augmenté ces dernières années quand même. Il suit l'inflation. Voilà. Là où on a une inquiétude, c'est plutôt sur les minima sociaux. C'est-à-dire de dire, regardez, l'augmentation au même moment des minima sociaux, c'est 1,6%. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "On ne peut pas changer la société depuis le perron de l'Élysée" : ce qu'il faut retenir de l'interview de Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé PierreVérifier à 4:48
« Si vous voulez, le taux de pauvreté, c'est un indicateur monétaire. C'est-à-dire, on fixe un niveau, on dit que tous ceux qui sont en dessous sont sous le seuil de pauvreté. Donc, premièrement, constat positif, ça n'a pas explosé, ce taux. C'est déjà une bonne nouvelle. Je pense que les mesures de protection, fonds de garantie, chômage partiel, des aides ponctuelles pendant la crise, qui ont été quand même très importantes, ont permis d'éviter cette augmentation. Oui, oui. Donc, il faut vraiment reconnaître cette dimension-là. En revanche, on a un taux qui est très élevé. Plus de 9 millions de personnes. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, mais surtout quand le juge... Il est fait pour ça, le juge en France. C'est pour dire, évidemment qu'il ne faut pas pénaliser le propriétaire. Et nous ne sommes pas pour pénaliser le propriétaire. Et c'est pour ça qu'on demande que le fonds d'indemnisation des propriétaires soit augmenté pour compenser, par exemple... Je vous donne l'exemple. Il y a une famille qui va être expulsée. Il y a deux enfants, 5 et 8 ans. Qu'est-ce qui se passe ? Le juge dit, oui, là, c'est quand même un peu tendu. On va se donner deux mois. On va essayer de trouver une solution de relogement ou reprendre le paiement avec la famille là. La volonté de cette loi, c'est de réduire cette capacité-là. Et on indemnise le propriétaire avec le fonds d'indemnisation. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "On ne peut pas changer la société depuis le perron de l'Élysée" : ce qu'il faut retenir de l'interview de Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé PierreVérifier à 13:55Voir 2 autres passages
« Alors, oui. C'est-à-dire qu'il faut s'assurer. Effectivement, vous avez raison, c'est une bonne question. C'est-à-dire que notre modèle du logement social en France, dont plein de pays européens voudraient pouvoir avoir la même chose. C'est un modèle qui fonctionne super bien depuis 100 ans. Et c'est vrai qu'il est adossé sur l'épargne populaire. Donc, le livret A qui permet de faire des prêts aux bailleurs sociaux à un niveau bas et pendant très longtemps. Donc, c'est comme ça qu'on arrive à équilibrer ce modèle du logement social et faire des loyers plus bas que le marché. Il ne faudrait pas que le gouvernement joue avec cet outil de l'épargne populaire qui sert beaucoup au logement social en empêchant la capacité d'agir dans le domaine du logement social. Donc, c'est l'équilibre entre ce qui reste et ce qui est nécessaire pour le logement social. Oui, il faut une vigilance. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "On ne peut pas changer la société depuis le perron de l'Élysée" : ce qu'il faut retenir de l'interview de Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé PierreVérifier à 16:26
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, mais vous savez... Il n'est pas réaliste ? Non. Et puis surtout, ça ne tient pas. Ça ne tient pas. Mais même le gouverneur de la Banque de France, récemment, a dit qu'il faut qu'on arrête cette baisse d'impôts. Et à un moment, ça ne tient pas. C'est comme ça qu'on finance notre capacité de se transformer, de rester une grande puissance avec sa protection sociale, de rester une grande puissance qui tend la main à ceux qui souffrent. Et ça, il y a un moment, ça passe par la fiscalité, par le partage des richesses. Et je crois que les arguments qu'on s'est à dire mais non, ça va être la fuite de ceci, la fuite de cela, ça justifie des milliards en moins dans notre capacité d'agir. Et ça, ce n'est pas acceptable pour le pacte. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "On ne peut pas changer la société depuis le perron de l'Élysée" : ce qu'il faut retenir de l'interview de Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé PierreVérifier à 7:52
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, mais surtout quand le juge... Il est fait pour ça, le juge en France. C'est pour dire, évidemment qu'il ne faut pas pénaliser le propriétaire. Et nous ne sommes pas pour pénaliser le propriétaire. Et c'est pour ça qu'on demande que le fonds d'indemnisation des propriétaires soit augmenté pour compenser, par exemple... Je vous donne l'exemple. Il y a une famille qui va être expulsée. Il y a deux enfants, 5 et 8 ans. Qu'est-ce qui se passe ? Le juge dit, oui, là, c'est quand même un peu tendu. On va se donner deux mois. On va essayer de trouver une solution de relogement ou reprendre le paiement avec la famille là. La volonté de cette loi, c'est de réduire cette capacité-là. Et on indemnise le propriétaire avec le fonds d'indemnisation. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "On ne peut pas changer la société depuis le perron de l'Élysée" : ce qu'il faut retenir de l'interview de Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé PierreVérifier à 13:55Voir 2 autres passages
« Alors, oui. C'est-à-dire qu'il faut s'assurer. Effectivement, vous avez raison, c'est une bonne question. C'est-à-dire que notre modèle du logement social en France, dont plein de pays européens voudraient pouvoir avoir la même chose. C'est un modèle qui fonctionne super bien depuis 100 ans. Et c'est vrai qu'il est adossé sur l'épargne populaire. Donc, le livret A qui permet de faire des prêts aux bailleurs sociaux à un niveau bas et pendant très longtemps. Donc, c'est comme ça qu'on arrive à équilibrer ce modèle du logement social et faire des loyers plus bas que le marché. Il ne faudrait pas que le gouvernement joue avec cet outil de l'épargne populaire qui sert beaucoup au logement social en empêchant la capacité d'agir dans le domaine du logement social. Donc, c'est l'équilibre entre ce qui reste et ce qui est nécessaire pour le logement social. Oui, il faut une vigilance. »
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Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes22 janv. 2022 au 16 avr. 2023 · 6 observations6 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ah oui, alors on comprend tout à fait. Il ne s'agit pas d'opposer propriétaires et locataires, pas du tout. Sauf que ce n'est pas ça qu'elle fait cette loi. En fait... Elle aura des effets pervers. Exactement. Avant même la loi dite Carzbarian, la loi dite anti-squat, vous avez la possibilité en 48 heures sans passer par le juge d'expulser quelqu'un qui viendrait, comme le disait le député Carzbarian, venir dormir sur votre canapé. Donc, il y a eu tromperie dans cette histoire. Alors, on a dit « Oh là là, imaginez-vous si quelqu'un débarque chez vous et prend votre canapé. » Ce n'est pas ça. Là, on s'attaque aux squats notamment de personnes qui peuvent être... parce qu'ils n'ont pas d'autre solution dans, je ne sais pas, un hangar désaffecté qui appartient à l'État. Bon, qu'est-ce que ça veut dire ? Les mettre en prison ? C'est ça qui est proposé. Une énorme contravention. Et puis, en partant de, soi-disant, une loi anti-squat, on s'attaque aussi à ceux qui sont menacés d'expulsion pour réduire les délais où le juge... »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "On ne peut pas changer la société depuis le perron de l'Élysée" : ce qu'il faut retenir de l'interview de Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé PierreVérifier à 13:01Voir 2 autres passages
« Non, mais vous savez... Il n'est pas réaliste ? Non. Et puis surtout, ça ne tient pas. Ça ne tient pas. Mais même le gouverneur de la Banque de France, récemment, a dit qu'il faut qu'on arrête cette baisse d'impôts. Et à un moment, ça ne tient pas. C'est comme ça qu'on finance notre capacité de se transformer, de rester une grande puissance avec sa protection sociale, de rester une grande puissance qui tend la main à ceux qui souffrent. Et ça, il y a un moment, ça passe par la fiscalité, par le partage des richesses. Et je crois que les arguments qu'on s'est à dire mais non, ça va être la fuite de ceci, la fuite de cela, ça justifie des milliards en moins dans notre capacité d'agir. Et ça, ce n'est pas acceptable pour le pacte. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "On ne peut pas changer la société depuis le perron de l'Élysée" : ce qu'il faut retenir de l'interview de Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé PierreVérifier à 7:52
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, oui. C'est-à-dire qu'il faut s'assurer. Effectivement, vous avez raison, c'est une bonne question. C'est-à-dire que notre modèle du logement social en France, dont plein de pays européens voudraient pouvoir avoir la même chose. C'est un modèle qui fonctionne super bien depuis 100 ans. Et c'est vrai qu'il est adossé sur l'épargne populaire. Donc, le livret A qui permet de faire des prêts aux bailleurs sociaux à un niveau bas et pendant très longtemps. Donc, c'est comme ça qu'on arrive à équilibrer ce modèle du logement social et faire des loyers plus bas que le marché. Il ne faudrait pas que le gouvernement joue avec cet outil de l'épargne populaire qui sert beaucoup au logement social en empêchant la capacité d'agir dans le domaine du logement social. Donc, c'est l'équilibre entre ce qui reste et ce qui est nécessaire pour le logement social. Oui, il faut une vigilance. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "On ne peut pas changer la société depuis le perron de l'Élysée" : ce qu'il faut retenir de l'interview de Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé PierreVérifier à 16:26Voir 2 autres passages
« Non, non, effectivement, ça ne prend pas en compte ce qu'on appelle les hébergés chez des tiers, qui est un amortisseur de crise très important dans notre pays depuis une quinzaine d'années. Ça s'est fortement développé. Donc, qu'est-ce qui s'est passé ? Qu'est-ce qui s'est passé ? Vous avez des prix de l'immobilier, des loyers, qui, dans les années 2000, ont flambé, doublé en moyenne en France. Ça veut dire qu'à des endroits, c'est par 3, c'est par 4. Vous avez, ce qu'on a vécu là depuis quelques mois, les charges qui ont flambé. Pendant ce temps-là, les ressources issues du travail, les montants des salaires n'ont pas augmenté simultanément. Et puis, on n'a pas fait évoluer, par exemple, les APL, qui permettent justement d'ajuster un peu la facture pour les ménages les plus pauvres et les modestes. Donc, on a une accessibilité au logement qui est réduite. On n'a pas su mener des politiques de prévention suffisamment fortes, par exemple pour lutter contre les expulsions locatives, qui n'ont cessé de flamber depuis 15 ans, en dehors de la parenthèse Covid, où le gouvernement a pris des mesures. On n'a pas su non plus accompagner des personnes qui sortaient de l'aide sociale à l'enfance quand ils ont 18 ans, 19 ans. On n'a pas su accompagner des personnes qui sortaient de prison, qui n'avaient pas de solution de logement. Quand vous dites « on », c'est l'État ? La puissance publique, parce que ça peut être le département, ça peut être des collectivités locales, mais c'est l'État, dans son rôle de garant de la solidarité, qui doit être pilote de cette histoire-là. »
France Inter — L'invité du week-end · Christophe Robert : "Parmi les personnes sous le seuil de pauvreté, les plus pauvres s'enfoncent"Vérifier à 15:24
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, mais surtout quand le juge... Il est fait pour ça, le juge en France. C'est pour dire, évidemment qu'il ne faut pas pénaliser le propriétaire. Et nous ne sommes pas pour pénaliser le propriétaire. Et c'est pour ça qu'on demande que le fonds d'indemnisation des propriétaires soit augmenté pour compenser, par exemple... Je vous donne l'exemple. Il y a une famille qui va être expulsée. Il y a deux enfants, 5 et 8 ans. Qu'est-ce qui se passe ? Le juge dit, oui, là, c'est quand même un peu tendu. On va se donner deux mois. On va essayer de trouver une solution de relogement ou reprendre le paiement avec la famille là. La volonté de cette loi, c'est de réduire cette capacité-là. Et on indemnise le propriétaire avec le fonds d'indemnisation. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "On ne peut pas changer la société depuis le perron de l'Élysée" : ce qu'il faut retenir de l'interview de Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé PierreVérifier à 13:55
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, il y a plus de femmes, incontestablement. Alors, elles restent minoritaires, mais c'est le nombre qui augmente fort, c'est la catégorie qui augmente fort parmi les personnes sans-domicile. Déjà, depuis quelques années, il y a une surreprésentation des jeunes de moins de 25 ans. Et je pense, nous pensons, que c'est en partie lié au fait que le RSA ne soit pas ouvert, parce que si vous n'avez plus de famille, si vous êtes en rupture familiale, vous n'avez pas de boulot, vous n'avez zéro euro de ressources, vous n'avez même pas le filet de sécurité des 550 euros du RSA. Donc, on voit bien que si, je pense que tout ça est bien connu, on l'a bien décrypté, nous, d'autres, la Fondation ABPAM et des experts, etc. On sait comment faire. C'est le plan logement d'abord, qui a été lancé par le gouvernement, au début du quinquennat, qui dit « arrêtons d'ouvrir des places d'hôtels d'urgence, ce n'est pas satisfaisant, ça coûte cher pour la puissance publique », offrons un logement, et ça va être le levier de la réinsertion. Plutôt positif que le gouvernement se soit engagé dans ce plan, sauf que parallèlement, il a coupé considérablement dans les APL, dans le logement social, donc c'est venu enrayer la montée en puissance, finalement, de ce plan logement d'abord. »
France Inter — L'invité du week-end · Christophe Robert : "Parmi les personnes sous le seuil de pauvreté, les plus pauvres s'enfoncent"Vérifier à 16:41Voir 2 autres passages
« Alors, il y a plus de femmes, incontestablement. Alors, elles restent minoritaires, mais c'est le nombre qui augmente fort, c'est la catégorie qui augmente fort parmi les personnes sans-domicile. Déjà, depuis quelques années, il y a une surreprésentation des jeunes de moins de 25 ans. Et je pense, nous pensons, que c'est en partie lié au fait que le RSA ne soit pas ouvert, parce que si vous n'avez plus de famille, si vous êtes en rupture familiale, vous n'avez pas de boulot, vous n'avez zéro euro de ressources, vous n'avez même pas le filet de sécurité des 550 euros du RSA. Donc, on voit bien que si, je pense que tout ça est bien connu, on l'a bien décrypté, nous, d'autres, la Fondation ABPAM et des experts, etc. On sait comment faire. C'est le plan logement d'abord, qui a été lancé par le gouvernement, au début du quinquennat, qui dit « arrêtons d'ouvrir des places d'hôtels d'urgence, ce n'est pas satisfaisant, ça coûte cher pour la puissance publique », offrons un logement, et ça va être le levier de la réinsertion. Plutôt positif que le gouvernement se soit engagé dans ce plan, sauf que parallèlement, il a coupé considérablement dans les APL, dans le logement social, donc c'est venu enrayer la montée en puissance, finalement, de ce plan logement d'abord. »
France Inter — L'invité du week-end · Christophe Robert : "Parmi les personnes sous le seuil de pauvreté, les plus pauvres s'enfoncent"Vérifier à 16:41
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, non, effectivement, ça ne prend pas en compte ce qu'on appelle les hébergés chez des tiers, qui est un amortisseur de crise très important dans notre pays depuis une quinzaine d'années. Ça s'est fortement développé. Donc, qu'est-ce qui s'est passé ? Qu'est-ce qui s'est passé ? Vous avez des prix de l'immobilier, des loyers, qui, dans les années 2000, ont flambé, doublé en moyenne en France. Ça veut dire qu'à des endroits, c'est par 3, c'est par 4. Vous avez, ce qu'on a vécu là depuis quelques mois, les charges qui ont flambé. Pendant ce temps-là, les ressources issues du travail, les montants des salaires n'ont pas augmenté simultanément. Et puis, on n'a pas fait évoluer, par exemple, les APL, qui permettent justement d'ajuster un peu la facture pour les ménages les plus pauvres et les modestes. Donc, on a une accessibilité au logement qui est réduite. On n'a pas su mener des politiques de prévention suffisamment fortes, par exemple pour lutter contre les expulsions locatives, qui n'ont cessé de flamber depuis 15 ans, en dehors de la parenthèse Covid, où le gouvernement a pris des mesures. On n'a pas su non plus accompagner des personnes qui sortaient de l'aide sociale à l'enfance quand ils ont 18 ans, 19 ans. On n'a pas su accompagner des personnes qui sortaient de prison, qui n'avaient pas de solution de logement. Quand vous dites « on », c'est l'État ? La puissance publique, parce que ça peut être le département, ça peut être des collectivités locales, mais c'est l'État, dans son rôle de garant de la solidarité, qui doit être pilote de cette histoire-là. »
France Inter — L'invité du week-end · Christophe Robert : "Parmi les personnes sous le seuil de pauvreté, les plus pauvres s'enfoncent"Vérifier à 15:24Voir 2 autres passages
« Mais en tout cas, juste une anecdote. Moi je me souviens, j'étais à la fondation des Pierre depuis peu, et avant sa mort, ça a été ses derniers combats, il y a un certain nombre de parlementaires qui voulaient s'attaquer à la loi SRU, qui impose la construction de 20 à 25% de logements sociaux. Il est allé à l'Assemblée Nationale, sur son siège. Il y avait tous les responsables politiques qui étaient là, il y avait tous les médias qui étaient là. Et il a dit, vous êtes en train d'oublier les petits. Et bien derrière, trois semaines après, cette mauvaise idée de mettre à mal cette loi, les députés concernés ont renoncé. »
France Inter — L'invité du week-end · Christophe Robert : "Parmi les personnes sous le seuil de pauvreté, les plus pauvres s'enfoncent"Vérifier à 18:03
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
« Mais non, parce que c'est un indicateur, là aussi, qui est positif à la reprise, mais qui est un indicateur macroéconomique. Ce que vivent les gens, ou la peur que peuvent avoir les gens, ou le peu d'argent qu'ils ont à la fin du mois, ou les CDD qu'ils enchaînent, ou la réforme de l'assurance chômage qui ne les rassure pas non plus, notamment les jeunes. Quand on est chez soi, c'est ça que l'on regarde. Qu'est-ce que je peux faire ? Et puis il y a aussi le sentiment pour un certain nombre de ne pas pouvoir profiter de la modernité, de ne pas profiter de voyages, de ne pas profiter de la technologie que nous offre le monde. Et donc il y a une forme de décalage, là, pour les classes moyennes inférieures, ou les modestes un peu plus. Et donc, je crois que tout ça, c'est le décalage entre ce que vivent les gens, et puis notre lecture à travers des indicateurs macro, qui sont utiles, mais qui ne disent pas le ressenti. Et je pense que c'est aussi une des tensions que l'on a avec le politique, aujourd'hui, dans la défiance à l'égard du politique. »
France Inter — L'invité du week-end · Christophe Robert : "Parmi les personnes sous le seuil de pauvreté, les plus pauvres s'enfoncent"Vérifier à 10:20
« Oui, mais surtout quand le juge... Il est fait pour ça, le juge en France. C'est pour dire, évidemment qu'il ne faut pas pénaliser le propriétaire. Et nous ne sommes pas pour pénaliser le propriétaire. Et c'est pour ça qu'on demande que le fonds d'indemnisation des propriétaires soit augmenté pour compenser, par exemple... Je vous donne l'exemple. Il y a une famille qui va être expulsée. Il y a deux enfants, 5 et 8 ans. Qu'est-ce qui se passe ? Le juge dit, oui, là, c'est quand même un peu tendu. On va se donner deux mois. On va essayer de trouver une solution de relogement ou reprendre le paiement avec la famille là. La volonté de cette loi, c'est de réduire cette capacité-là. Et on indemnise le propriétaire avec le fonds d'indemnisation. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "On ne peut pas changer la société depuis le perron de l'Élysée" : ce qu'il faut retenir de l'interview de Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé PierreVérifier à 13:55
France Inter — L'invité du week-end · Christophe Robert : "Parmi les personnes sous le seuil de pauvreté, les plus pauvres s'enfoncent"Vérifier à 0:37
« Non, mais vous savez... Il n'est pas réaliste ? Non. Et puis surtout, ça ne tient pas. Ça ne tient pas. Mais même le gouverneur de la Banque de France, récemment, a dit qu'il faut qu'on arrête cette baisse d'impôts. Et à un moment, ça ne tient pas. C'est comme ça qu'on finance notre capacité de se transformer, de rester une grande puissance avec sa protection sociale, de rester une grande puissance qui tend la main à ceux qui souffrent. Et ça, il y a un moment, ça passe par la fiscalité, par le partage des richesses. Et je crois que les arguments qu'on s'est à dire mais non, ça va être la fuite de ceci, la fuite de cela, ça justifie des milliards en moins dans notre capacité d'agir. Et ça, ce n'est pas acceptable pour le pacte. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "On ne peut pas changer la société depuis le perron de l'Élysée" : ce qu'il faut retenir de l'interview de Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé PierreVérifier à 7:52
« Écoutez, il faut des mesures structurelles. Parce que, par exemple, le premier poste de dépense des ménages, c'est le logement. Il faut bien comprendre qu'en 30 ans, ça a augmenté considérablement. Donc, pour beaucoup, en moyenne, ça va être 30% du budget du ménage dédié au logement. Mais pour les ménages les plus modestes, les plus pauvres, dont on est en train de parler, ça va être 50-60%. Donc, par exemple, il faut encadrer les prix des loyers. Il faut produire plus de logements sociaux, parce que c'est des logements dont les loyers sont en dessous du marché. Il faut que les APL, qui aident les ménages modestes et pauvres à se loger, soient plus importantes, en termes financiers, pour les aider, finalement, à se loger dans de bonnes conditions et pas tout dépenser. »
France Inter — L'invité du week-end · Christophe Robert : "Parmi les personnes sous le seuil de pauvreté, les plus pauvres s'enfoncent"Vérifier à 3:57
« Non, non, effectivement, ça ne prend pas en compte ce qu'on appelle les hébergés chez des tiers, qui est un amortisseur de crise très important dans notre pays depuis une quinzaine d'années. Ça s'est fortement développé. Donc, qu'est-ce qui s'est passé ? Qu'est-ce qui s'est passé ? Vous avez des prix de l'immobilier, des loyers, qui, dans les années 2000, ont flambé, doublé en moyenne en France. Ça veut dire qu'à des endroits, c'est par 3, c'est par 4. Vous avez, ce qu'on a vécu là depuis quelques mois, les charges qui ont flambé. Pendant ce temps-là, les ressources issues du travail, les montants des salaires n'ont pas augmenté simultanément. Et puis, on n'a pas fait évoluer, par exemple, les APL, qui permettent justement d'ajuster un peu la facture pour les ménages les plus pauvres et les modestes. Donc, on a une accessibilité au logement qui est réduite. On n'a pas su mener des politiques de prévention suffisamment fortes, par exemple pour lutter contre les expulsions locatives, qui n'ont cessé de flamber depuis 15 ans, en dehors de la parenthèse Covid, où le gouvernement a pris des mesures. On n'a pas su non plus accompagner des personnes qui sortaient de l'aide sociale à l'enfance quand ils ont 18 ans, 19 ans. On n'a pas su accompagner des personnes qui sortaient de prison, qui n'avaient pas de solution de logement. Quand vous dites « on », c'est l'État ? La puissance publique, parce que ça peut être le département, ça peut être des collectivités locales, mais c'est l'État, dans son rôle de garant de la solidarité, qui doit être pilote de cette histoire-là. »
France Inter — L'invité du week-end · Christophe Robert : "Parmi les personnes sous le seuil de pauvreté, les plus pauvres s'enfoncent"Vérifier à 15:24
« Alors oui et non, c'est-à-dire que non parce que c'est un phénomène quand même... Récent ? Oui, qui se développe. Qu'est-ce qui se passe en fait ? Et d'ailleurs c'est tout le débat quand vous entendez la statistique publique ou un gouvernement qui dit « Mais en fait le pouvoir d'achat augmente » et les gens disent « Attendez, arrêtez ! » C'est pas l'impression que j'ai. Ben oui, mais pourquoi ? Parce qu'en réalité, dès le 5 du mois, si on a honoré toutes ces dépenses incontournables, on n'a plus grand-chose pour un certain nombre de nos concitoyens. Donc certes on a des ressources si on prend l'analyse macroéconomique, mais une fois qu'on a payé son loyer, ses charges, son téléphone, son assurance, etc. On s'aperçoit qu'on n'a plus grand-chose. Donc beaucoup ont peur et s'aperçoivent qu'en fait, une dépense imprévue... Je sais pas moi, il faut faire... Il y a une fuite d'eau. Faire intervenir un plombé, ça coûte 600 euros. Ça plombe le budget du mois. Donc cette crainte, elle est bien là. »
France Inter — L'invité du week-end · Christophe Robert : "Parmi les personnes sous le seuil de pauvreté, les plus pauvres s'enfoncent"Vérifier à 8:39
« Alors, il y a plus de femmes, incontestablement. Alors, elles restent minoritaires, mais c'est le nombre qui augmente fort, c'est la catégorie qui augmente fort parmi les personnes sans-domicile. Déjà, depuis quelques années, il y a une surreprésentation des jeunes de moins de 25 ans. Et je pense, nous pensons, que c'est en partie lié au fait que le RSA ne soit pas ouvert, parce que si vous n'avez plus de famille, si vous êtes en rupture familiale, vous n'avez pas de boulot, vous n'avez zéro euro de ressources, vous n'avez même pas le filet de sécurité des 550 euros du RSA. Donc, on voit bien que si, je pense que tout ça est bien connu, on l'a bien décrypté, nous, d'autres, la Fondation ABPAM et des experts, etc. On sait comment faire. C'est le plan logement d'abord, qui a été lancé par le gouvernement, au début du quinquennat, qui dit « arrêtons d'ouvrir des places d'hôtels d'urgence, ce n'est pas satisfaisant, ça coûte cher pour la puissance publique », offrons un logement, et ça va être le levier de la réinsertion. Plutôt positif que le gouvernement se soit engagé dans ce plan, sauf que parallèlement, il a coupé considérablement dans les APL, dans le logement social, donc c'est venu enrayer la montée en puissance, finalement, de ce plan logement d'abord. »
France Inter — L'invité du week-end · Christophe Robert : "Parmi les personnes sous le seuil de pauvreté, les plus pauvres s'enfoncent"Vérifier à 16:41
« Oui, parce que davantage de personnes sont à la rue, vivent dans des bidonvilles. On a rencontré énormément de personnes dont les situations de mal-logement provoquent des effets délétères sur la santé, juste un chiffre, mais les personnes qui vivent à la rue, leur espérance de vie c'est 49 ans. 49 ans, plus de 10 ans de plus que la moyenne, 20 ans de plus que la moyenne. Et on s'aperçoit qu'aussi bien du côté de ceux qui sont sans logement ou mal logés, on a une recrudescence des épidémies, des problèmes sanitaires globaux, mais aussi ceux qui sont mal logés, c'est-à-dire qui ont la chance d'avoir un logement, mais de mauvaise qualité, ça peut accroître les risques de pathologie, les problèmes d'asthme, le repli sur soi aussi du point de vue social, le saturnisme. Donc des situations extrêmement dures dont on devrait prendre la mesure pour agir en conséquence. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Christophe RobertVérifier à 0:34