Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
28 janv. 2016 au 18 juil. 2024
Questions
67
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 67 questions évaluables
Réponse directe
36
Réponse partielle
12
Réponse à côté
18
Refus explicite
1
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 51 à 67 sur 67
Question 51Christophe Robert : "Parmi les personnes sous le seuil de pauvreté, les plus pauvres s'enfoncent"
quelle place dans la campagne électorale ?
Réponse à côté
Si vous voulez, le taux de pauvreté, c'est un indicateur monétaire. C'est-à-dire, on fixe un niveau, on dit que tous ceux qui sont en dessous sont sous le seuil de pauvreté. Donc, premièrement, constat positif, ça n'a pas explosé, ce taux. C'est déjà une bonne nouvelle. Je pense que les mesures de protection, fonds de garantie, chômage partiel, des aides ponctuelles pendant la crise, qui ont été quand même très importantes, ont permis d'éviter cette augmentation. Oui, oui. Donc, il faut vraiment reconnaître cette dimension-là. En revanche, on a un taux qui est très élevé. Plus de 9 millions de personnes. Exactement. Et l'information que nous, on observe, en fait, les associations à la Fonda…
« Si vous voulez, le taux de pauvreté, c'est un indicateur monétaire. C'est-à-dire, on fixe un niveau, on dit que tous ceux qui sont en dessous sont sous le seuil de pauvreté. Donc, premièrement, constat positif, ça n'a pas explosé, ce taux. C'est déjà une bonne nouvelle. Je pense que les mesures de protection, fonds de garantie, chômage partiel, des aides ponctuelles pendant la crise, qui ont été quand même très importantes, ont permis d'éviter cette augmentation. Oui, oui. Donc, il faut vraiment reconnaître cette dimension-là. En revanche, on a un taux qui est très élevé. Plus de 9 millions de personnes. »
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je voudrais vous faire part de toutes ces réactions de soutien aussi qui nous sont arrivées par l'appli France Inter. Christophe Robert, vous pouvez être fier de votre démarche, nous dit Estelle, Merci pour votre franchise, nous dit Yanis, bravo à la Fondation pour leur courage, nous écrit de son côté Sabrina. Voilà, c'est un florilège de quelques-unes des nombreuses réactions qui ont été provoquées par ce rapport auprès des auditeurs de France Inter. Merci à tous les deux d'être venus nous en parler. Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé Pierre, Caroline de Haas, fondatrice du groupe EGAE, invitée du grand entretien de la matinale. Sous-titrage ST' 501 »
France Inter — L'invité de 8h20 · "Je lui en veux d'avoir fait souffrir ces femmes", confie Christophe Robert, de la Fondation Abbé Pierre
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
5 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
France Inter — L'invité du week-end · Christophe Robert : "Parmi les personnes sous le seuil de pauvreté, les plus pauvres s'enfoncent"Vérifier à 0:37
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« Exactement. Et l'information que nous, on observe, en fait, les associations à la Fondation Abbé Pierre, le Secours Catholique ou d'autres, c'est qu'en fait, parmi les personnes sous ce seuil de pauvreté, les plus pauvres s'enfoncent. C'est-à-dire qu'ils deviennent plus pauvres. Donc, et puis dernier élément, quand on est sous le seuil de pauvreté, ou qu'on est juste au-dessus du seuil de pauvreté... On a un peu plus de 1 000 euros, en fait, autour de 1 000 euros, pour une personne seule. Et quand on est au-dessus, mais qu'on dépense 60% de son budget pour se loger, par exemple, parce que les prix ont flambé, parce que les charges augmentent considérablement, je crois que tout le monde l'a vu ces derniers mois, eh bien, vous pouvez vous retrouver en situation de pauvreté. Donc, il y a un autre indicateur de l'INSEE qui dit qu'il y a 20% des ménages qui sont en situation de pauvreté si on regarde la réalité de leurs dépenses. Il ne faut pas juste regarder l'indicateur du seuil, il faut regarder aussi ce que l'on dépense. Et là, c'est un appel sur la santé, l'alimentation, etc. »
France Inter — L'invité du week-end · Christophe Robert : "Parmi les personnes sous le seuil de pauvreté, les plus pauvres s'enfoncent"Vérifier à 1:12
Question 52Christophe Robert : "Parmi les personnes sous le seuil de pauvreté, les plus pauvres s'enfoncent"
Est-ce qu'on avait déjà connu une période où la moitié des Français avaient peur de basculer dans l'exclusion et dans la pauvreté ?
Réponse partielle
Alors oui et non, c'est-à-dire que non parce que c'est un phénomène quand même... Récent ? Oui, qui se développe. Qu'est-ce qui se passe en fait ? Et d'ailleurs c'est tout le débat quand vous entendez la statistique publique ou un gouvernement qui dit « Mais en fait le pouvoir d'achat augmente » et les gens disent « Attendez, arrêtez ! » C'est pas l'impression que j'ai. Ben oui, mais pourquoi ? Parce qu'en réalité, dès le 5 du mois, si on a honoré toutes ces dépenses incontournables, on n'a plus grand-chose pour un certain nombre de nos concitoyens. Donc certes on a des ressources si on prend l'analyse macroéconomique, mais une fois qu'on a payé son loyer, ses charges, son téléphone, son as…
« Alors oui et non, c'est-à-dire que non parce que c'est un phénomène quand même... Récent ? Oui, qui se développe. Qu'est-ce qui se passe en fait ? Et d'ailleurs c'est tout le débat quand vous entendez la statistique publique ou un gouvernement qui dit « Mais en fait le pouvoir d'achat augmente » et les gens disent « Attendez, arrêtez ! » C'est pas l'impression que j'ai. Ben oui, mais pourquoi ? Parce qu'en réalité, dès le 5 du mois, si on a honoré toutes ces dépenses incontournables, on n'a plus grand-chose pour un certain nombre de nos concitoyens. Donc certes on a des ressources si on prend l'analyse macroéconomique, mais une fois qu'on a payé son loyer, ses charges, son téléphone, son assurance, etc. On s'aperçoit qu'on n'a plus grand-chose. Donc beaucoup ont peur et s'aperçoivent qu'en fait, une dépense imprévue... Je sais pas moi, il faut faire... Il y a une fuite d'eau. Faire intervenir un plombé, ça coûte 600 euros. Ça plombe le budget du mois. Donc cette crainte, elle est bien là. »
France Inter — L'invité du week-end · Christophe Robert : "Parmi les personnes sous le seuil de pauvreté, les plus pauvres s'enfoncent"Vérifier à 8:39Voir 2 autres passages
« Mais vous savez, dans la société française d'aujourd'hui, en tout cas nous, tel qu'on le voit à la Fondation Abbé Pierre, on sent une inquiétude. C'est-à-dire qu'on sait pas trop de quoi le lendemain va être fait. On voit qu'il y a une vraie fragilité. Il y a un chômage des jeunes qui est endémique, qui est extrêmement problématique. Et puis, il y a aussi parfois des peurs qui ne sont pas tout à fait réelles. Il faudrait dire oui et non. Parce que depuis longtemps, on sait que beaucoup de Français ont peur un jour de se retrouver en situation d'être sans domicile fixe. Et quand on regarde les parcours des personnes sans domicile fixe, souvent c'est des parcours qui sont passés par l'aide sociale à l'enfance, des personnes qui ont eu des problèmes psychiques, qui n'ont pas été accompagnées au moment de leur difficulté. »
France Inter — L'invité du week-end · Christophe Robert : "Parmi les personnes sous le seuil de pauvreté, les plus pauvres s'enfoncent"Vérifier à 9:32
Question 53Laurent Berger - Christophe Robert : "Ce que nous voulons, c'est peser dans le débat présidentiel"
L'inflation vous inquiète ?
Réponse directe
Oui, surtout que ce qui produit de l'inflation, c'est aussi les produits qui pèsent le plus sur les ménages les plus modestes. On sait tous que le logement, l'énergie, les produits de consommation basique de l'alimentation, ça pèse plus sur les ménages les plus modestes. Et donc oui, ça nous inquiète, parce que c'est justement ceux qui parfois, notamment dans les branches professionnelles, ne sont pas revalorisés.
« Oui, surtout que ce qui produit de l'inflation, c'est aussi les produits qui pèsent le plus sur les ménages les plus modestes. On sait tous que le logement, l'énergie, les produits de consommation basique de l'alimentation, ça pèse plus sur les ménages les plus modestes. Et donc oui, ça nous inquiète, parce que c'est justement ceux qui parfois, notamment dans les branches professionnelles, ne sont pas revalorisés. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Laurent Berger - Christophe Robert : "Ce que nous voulons, c'est peser dans le débat présidentiel"Vérifier à 12:09
Question 54Laurent Berger - Christophe Robert : "Ce que nous voulons, c'est peser dans le débat présidentiel"
Merci Olivier pour cette question. Qui veut répondre ?
Réponse directe
Nous, il y a une proposition qu'on fait, qui est dans les propositions du pacte, qui est de réduire le temps sur toute la durée de la vie en ayant une espèce de banque des temps, et qui permettrait de s'impliquer, par exemple, dans du projet bénévole, de donner du temps à d'autres. Moi, je crois que... Et c'est des choses qu'on porte aussi dans les propositions du pacte, on ne le dit pas assez. L'engagement bénévole, la reconnaissance de l'engagement bénévole, du bien commun qu'on fait les uns aux autres. Et oui, c'est absolument indispensable, et ça peut se prendre sur le temps de travail en partie.
« Nous, il y a une proposition qu'on fait, qui est dans les propositions du pacte, qui est de réduire le temps sur toute la durée de la vie en ayant une espèce de banque des temps, et qui permettrait de s'impliquer, par exemple, dans du projet bénévole, de donner du temps à d'autres. Moi, je crois que... Et c'est des choses qu'on porte aussi dans les propositions du pacte, on ne le dit pas assez. L'engagement bénévole, la reconnaissance de l'engagement bénévole, du bien commun qu'on fait les uns aux autres. Et oui, c'est absolument indispensable, et ça peut se prendre sur le temps de travail en partie. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Laurent Berger - Christophe Robert : "Ce que nous voulons, c'est peser dans le débat présidentiel"Vérifier à 13:05
Question 55Laurent Berger - Christophe Robert : "Ce que nous voulons, c'est peser dans le débat présidentiel"
Merci, Gilles, pour cette question que j'adresse donc à Laurent Berger. Réponse ?
Réponse directe
Oui, on a toujours été clair. En cas de présence de l'extrême droite au second tour, et on voit bien qu'il a plusieurs visages aujourd'hui, cette extrême droite, la présence de l'extrême droite au second tour de l'élection présidentielle, la CFDT dira ce qu'elle a toujours dit, c'est qu'il faudra voter pour l'autre candidat ou l'autre candidate.
« Oui, on a toujours été clair. En cas de présence de l'extrême droite au second tour, et on voit bien qu'il a plusieurs visages aujourd'hui, cette extrême droite, la présence de l'extrême droite au second tour de l'élection présidentielle, la CFDT dira ce qu'elle a toujours dit, c'est qu'il faudra voter pour l'autre candidat ou l'autre candidate. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Laurent Berger - Christophe Robert : "Ce que nous voulons, c'est peser dans le débat présidentiel"Vérifier à 19:25
Question 56Laurent Berger - Christophe Robert : "Ce que nous voulons, c'est peser dans le débat présidentiel"
Comment avez-vous reçu, Laurent Berger, les chiffres de l'INSEE sur la pauvreté avant et après le Covid, que citait à l'instant Christophe Robert ?
Réponse directe
Avec deux regards. Le premier, c'est qu'il y a malheureusement aujourd'hui plus de 9 millions de personnes en situation de pauvreté. Que ces chiffres, ils sont rassurants, parce qu'ils peuvent montrer que les mesures que nous avons préconisées les uns et les autres, notamment le pacte du pouvoir de vivre, et particulièrement les associations de lutte contre la pauvreté, ont fonctionné en partie pendant cette crise Covid. mais ils ne montrent pas, encore une fois, les chiffres macroéconomiques, la réalité concrète. C'est-à-dire que nous, ce qu'on essaye de montrer avec ce pacte du pouvoir de vivre, c'est qu'à hauteur de femmes et d'hommes, ce dont on parle, ce n'est pas des chiffres, ce sont…
« Avec deux regards. Le premier, c'est qu'il y a malheureusement aujourd'hui plus de 9 millions de personnes en situation de pauvreté. Que ces chiffres, ils sont rassurants, parce qu'ils peuvent montrer que les mesures que nous avons préconisées les uns et les autres, notamment le pacte du pouvoir de vivre, et particulièrement les associations de lutte contre la pauvreté, ont fonctionné en partie pendant cette crise Covid. mais ils ne montrent pas, encore une fois, les chiffres macroéconomiques, la réalité concrète. C'est-à-dire que nous, ce qu'on essaye de montrer avec ce pacte du pouvoir de vivre, c'est qu'à hauteur de femmes et d'hommes, ce dont on parle, ce n'est pas des chiffres, ce sont des vies, ce sont des parcours, et que ça ne dit pas tout. Donc, tant mieux, on n'a pas besoin, nous, de la misère pour parvaloir nos idées. On a besoin de se dire quel type de société plus juste et plus égalitaire on veut construire. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Laurent Berger - Christophe Robert : "Ce que nous voulons, c'est peser dans le débat présidentiel"Vérifier à 9:07
Question 57Laurent Berger - Christophe Robert : "Ce que nous voulons, c'est peser dans le débat présidentiel"
Et deux invités donc dans le grand entretien ce matin, l'un est secrétaire général de la CFDT, l'autre délégué général de la Fondation Abbé Pierre. Ils viennent nous présenter un vaste programme intitulé Pacte du Pouvoir de Vivre. Vos questions, vous êtes déjà nombreux au standard en 10 minutes au 01 45 24 7000 sur les réseaux sociaux et l'application mobile de France Inter. Laurent Berger, Christophe Robert, bonjour. Bonjour. Et merci d'être sur Inter ce matin. Pour comprendre votre démarche, il faut remonter à l'après-crise des Gilets jaunes. Avec de nombreuses associations et ONG, vous aviez présenté un premier pacte pour défendre la justice sociale, la démocratie et la transition énergétique. Les alarmes retentissent, écriviez-vous à l'époque. Près de trois ans plus tard, vous publiez donc un nouveau pacte plus ample, décliné en 90 propositions sur les salaires, la précarité énergétique, le logement, la santé. Les migrations sur les jeunes, on va y venir en détail. Il va y avoir des meetings, des campagnes d'affichage. Vous allez partir à la rencontre des citoyens à travers le pays. Quel message voulez-vous faire passer en lançant cette initiative aujourd'hui ?
Réponse directe
Non, nous ne sommes pas en campagne à proprement parler, tel qu'on l'entend habituellement, mais nous voulons peser dans cette campagne présidentielle pour que les sujets que vous avez évoqués et de nombreux autres soient au cœur des débats. Et donc nous avons un projet, un projet candidat d'une certaine manière, et c'est ça que nous voulons faire. Il y en a assez. Aujourd'hui, on va être dans une période où on va tous s'interroger sur la société et le monde que nous voulons. Et il va y avoir plein de gens qui vont se succéder pour dire ce qu'ils pensent. Et bien nous, nous voulons peser sur ces débats. On est plus de 60 organisations aujourd'hui qui parlons d'écologie, de justice sociale,…
« Non, nous ne sommes pas en campagne à proprement parler, tel qu'on l'entend habituellement, mais nous voulons peser dans cette campagne présidentielle pour que les sujets que vous avez évoqués et de nombreux autres soient au cœur des débats. Et donc nous avons un projet, un projet candidat d'une certaine manière, et c'est ça que nous voulons faire. Il y en a assez. Aujourd'hui, on va être dans une période où on va tous s'interroger sur la société et le monde que nous voulons. Et il va y avoir plein de gens qui vont se succéder pour dire ce qu'ils pensent. Et bien nous, nous voulons peser sur ces débats. On est plus de 60 organisations aujourd'hui qui parlons d'écologie, de justice sociale, de lutte contre les inégalités, de démocratie. Et c'est ça que nous voulons, c'est-à-dire peser dans le débat. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Laurent Berger - Christophe Robert : "Ce que nous voulons, c'est peser dans le débat présidentiel"Vérifier à 1:17
Question 58Laurent Berger - Christophe Robert : "Ce que nous voulons, c'est peser dans le débat présidentiel"
Alors, venons-en à certaines de ces 90 propositions, dont on peut dire qu'elles sont d'abord et avant tout d'ordre social. Vous voulez le pouvoir de vivre dignement. Vous voulez revaloriser les minima sociaux, un minimum garanti d'au moins 50% du niveau de vie médian. Une revalorisation des bas salaires dans les accords de branche, les entreprises. Laurent Berger, estimez-vous aujourd'hui que le travail ne paye pas suffisamment ?
Réponse directe
Oui, il ne paye pas suffisamment. Notamment pour tous ces travailleurs et travailleuses particulièrement, qui ont été extrêmement exposés pendant cette période et qui n'ont jamais vu la reconnaissance qu'on leur avait promis. Je pense à ces travailleurs de l'agroalimentaire. Par exemple, dans l'agroalimentaire, il y a actuellement des mouvements sociaux, des mouvements dans les entreprises, parce qu'il n'y a pas de revalorisation salariale. Ces travailleurs, ils ont été présents, tout comme ceux du déchet, de la propreté, de la sécurité. Donc oui, aujourd'hui, pour un certain nombre de salariés, le partage de la valeur créée dans l'entreprise, il n'est pas également réparti entre le capital…
« Oui, il ne paye pas suffisamment. Notamment pour tous ces travailleurs et travailleuses particulièrement, qui ont été extrêmement exposés pendant cette période et qui n'ont jamais vu la reconnaissance qu'on leur avait promis. Je pense à ces travailleurs de l'agroalimentaire. Par exemple, dans l'agroalimentaire, il y a actuellement des mouvements sociaux, des mouvements dans les entreprises, parce qu'il n'y a pas de revalorisation salariale. Ces travailleurs, ils ont été présents, tout comme ceux du déchet, de la propreté, de la sécurité. Donc oui, aujourd'hui, pour un certain nombre de salariés, le partage de la valeur créée dans l'entreprise, il n'est pas également réparti entre le capital et le travail. Donc il y a une logique d'augmentation des salaires à avoir, notamment dans les branches les plus faibles. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Laurent Berger - Christophe Robert : "Ce que nous voulons, c'est peser dans le débat présidentiel"Vérifier à 4:49
Question 59Laurent Berger - Christophe Robert : "Ce que nous voulons, c'est peser dans le débat présidentiel"
Est-ce que vous êtes dans une démarche politique, voire en campagne, Laurent Berger ?
Réponse directe
Non, nous ne sommes pas en campagne à proprement parler, tel qu'on l'entend habituellement, mais nous voulons peser dans cette campagne présidentielle pour que les sujets que vous avez évoqués et de nombreux autres soient au cœur des débats. Et donc nous avons un projet, un projet candidat d'une certaine manière, et c'est ça que nous voulons faire. Il y en a assez. Aujourd'hui, on va être dans une période où on va tous s'interroger sur la société et le monde que nous voulons. Et il va y avoir plein de gens qui vont se succéder pour dire ce qu'ils pensent. Et bien nous, nous voulons peser sur ces débats. On est plus de 60 organisations aujourd'hui qui parlons d'écologie, de justice sociale,…
« Non, nous ne sommes pas en campagne à proprement parler, tel qu'on l'entend habituellement, mais nous voulons peser dans cette campagne présidentielle pour que les sujets que vous avez évoqués et de nombreux autres soient au cœur des débats. Et donc nous avons un projet, un projet candidat d'une certaine manière, et c'est ça que nous voulons faire. Il y en a assez. Aujourd'hui, on va être dans une période où on va tous s'interroger sur la société et le monde que nous voulons. Et il va y avoir plein de gens qui vont se succéder pour dire ce qu'ils pensent. Et bien nous, nous voulons peser sur ces débats. On est plus de 60 organisations aujourd'hui qui parlons d'écologie, de justice sociale, de lutte contre les inégalités, de démocratie. Et c'est ça que nous voulons, c'est-à-dire peser dans le débat. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Laurent Berger - Christophe Robert : "Ce que nous voulons, c'est peser dans le débat présidentiel"Vérifier à 1:17
Question 60Laurent Berger - Christophe Robert : "Ce que nous voulons, c'est peser dans le débat présidentiel"
Elle pourrait durer plus longtemps que prévu ?
Réponse directe
Oui, surtout que ce qui produit de l'inflation, c'est aussi les produits qui pèsent le plus sur les ménages les plus modestes. On sait tous que le logement, l'énergie, les produits de consommation basique de l'alimentation, ça pèse plus sur les ménages les plus modestes. Et donc oui, ça nous inquiète, parce que c'est justement ceux qui parfois, notamment dans les branches professionnelles, ne sont pas revalorisés.
« Oui, surtout que ce qui produit de l'inflation, c'est aussi les produits qui pèsent le plus sur les ménages les plus modestes. On sait tous que le logement, l'énergie, les produits de consommation basique de l'alimentation, ça pèse plus sur les ménages les plus modestes. Et donc oui, ça nous inquiète, parce que c'est justement ceux qui parfois, notamment dans les branches professionnelles, ne sont pas revalorisés. »
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Question 61Laurent Berger - Christophe Robert : "Ce que nous voulons, c'est peser dans le débat présidentiel"
L'inflation vous inquiète ?
Réponse directe
Oui, surtout que ce qui produit de l'inflation, c'est aussi les produits qui pèsent le plus sur les ménages les plus modestes. On sait tous que le logement, l'énergie, les produits de consommation basique de l'alimentation, ça pèse plus sur les ménages les plus modestes. Et donc oui, ça nous inquiète, parce que c'est justement ceux qui parfois, notamment dans les branches professionnelles, ne sont pas revalorisés.
« Oui, surtout que ce qui produit de l'inflation, c'est aussi les produits qui pèsent le plus sur les ménages les plus modestes. On sait tous que le logement, l'énergie, les produits de consommation basique de l'alimentation, ça pèse plus sur les ménages les plus modestes. Et donc oui, ça nous inquiète, parce que c'est justement ceux qui parfois, notamment dans les branches professionnelles, ne sont pas revalorisés. »
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Question 62Laurent Berger - Christophe Robert : "Ce que nous voulons, c'est peser dans le débat présidentiel"
Et vous pensez que vous allez y parvenir ?
Réponse directe
Et bien à ceux qui portent des visions binaires, caricaturales, des visions extrêmes, nous, nous voulons porter des propositions concrètes et porter des vrais sujets qui parfois ne sont pas au cœur du débat public. La question du logement, la question des inégalités, de la pauvreté. Et donc oui, je crois que nous y arriverons parce que nous allons, avec les groupes locaux, il y a plus de 30 groupes locaux aujourd'hui, nous allons mener des initiatives qui veulent peser sur le débat public et porter des propositions très concrètes. Je crois que les citoyens ont besoin de ça.
« Et bien à ceux qui portent des visions binaires, caricaturales, des visions extrêmes, nous, nous voulons porter des propositions concrètes et porter des vrais sujets qui parfois ne sont pas au cœur du débat public. La question du logement, la question des inégalités, de la pauvreté. Et donc oui, je crois que nous y arriverons parce que nous allons, avec les groupes locaux, il y a plus de 30 groupes locaux aujourd'hui, nous allons mener des initiatives qui veulent peser sur le débat public et porter des propositions très concrètes. Je crois que les citoyens ont besoin de ça. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Laurent Berger - Christophe Robert : "Ce que nous voulons, c'est peser dans le débat présidentiel"Vérifier à 2:11
Question 63Laurent Berger - Christophe Robert : "Ce que nous voulons, c'est peser dans le débat présidentiel"
Cette pré-campagne, Christophe Robert, depuis la fondation Abbé Pierre, dont vous êtes le délégué général, comment la voyez-vous sur les thèmes que je citais à l'instant à Laurent Berger ?
Réponse directe
Pour le moment, pas à la hauteur des enjeux de la société française, de ce qui préoccupe beaucoup de nos concitoyens. Vous l'avez dit, les enjeux identitaires, de sécurité, de migration sont des vraies questions importantes. Mais il y en a beaucoup d'autres. Vers quoi allons-nous ? Comment préservons-nous les ressources naturelles ? Comment on partage les richesses ? Comment on peut vivre de son travail ? Comment on peut se soigner convenablement ? Comment on peut se chauffer convenablement ? Et de ce point de vue-là, on a le sentiment que beaucoup cherchent à diviser. Nous, on s'est rassemblés à plus de 60 organisations parmi les plus grosses. Syndicales, associations de lutte contre l'exc…
« Pour le moment, pas à la hauteur des enjeux de la société française, de ce qui préoccupe beaucoup de nos concitoyens. Vous l'avez dit, les enjeux identitaires, de sécurité, de migration sont des vraies questions importantes. Mais il y en a beaucoup d'autres. Vers quoi allons-nous ? Comment préservons-nous les ressources naturelles ? Comment on partage les richesses ? Comment on peut vivre de son travail ? Comment on peut se soigner convenablement ? Comment on peut se chauffer convenablement ? Et de ce point de vue-là, on a le sentiment que beaucoup cherchent à diviser. Nous, on s'est rassemblés à plus de 60 organisations parmi les plus grosses. Syndicales, associations de lutte contre l'exclusion, associations environnementales, associations de jeunesse, éducation populaire. On a des valeurs communes, on représente des millions de personnes, on a une vision de ce qu'il faudrait faire à partir de l'expertise de terrain, qu'on confronte aussi avec des chercheurs, avec la connaissance, et en disant, voilà, on peut faire autrement. On peut un autre modèle de développement économique qui préserve l'emploi, qui partage les richesses. Et donc, plutôt que de diviser, on veut travailler sur ce qui nous rassemble. On a besoin de ça pour un pays, pour transformer un pays, pour défier les nouveaux défis, en fait, du monde d'aujourd'hui. Il faut absolument qu'on soit rassemblés, il faut emmener tout le monde. Ça ne viendra pas d'en haut, d'un président du haut de l'Elysée. Ça viendra de la mobilisation de tous dans le milieu rural, dans les quartiers populaires. Ça viendra de l'engagement de tous. Et nous, ce qu'on veut faire, c'est participer à ça, être partie prenante de ce dispositif. Et ces 90 propositions, j'invite vraiment les auditeurs à les lire, parce qu'il me semble qu'elles sont réalistes, ambitieuses, et quelque part un peu radicales aussi. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Laurent Berger - Christophe Robert : "Ce que nous voulons, c'est peser dans le débat présidentiel"Vérifier à 2:48
Question 64Laurent Berger - Christophe Robert : "Ce que nous voulons, c'est peser dans le débat présidentiel"
Le travail ne suffit pas à assurer aujourd'hui une vie digne, Christophe Robert ?
Réponse directe
Non, non, non. On connaît le phénomène des travailleurs pauvres depuis bien longtemps maintenant. Vous savez, le débat qu'il y a eu là sur la pauvreté qui n'a pas augmenté... D'abord, c'est intéressant de s'apercevoir que les mesures de protection ont évité que de nouveaux ménages basculent dans la pauvreté. Mais ça ne dit rien sur l'état de la pauvreté, c'est-à-dire ceux qui étaient pauvres avant, qui vont s'enfoncer un petit peu plus. Mais ça ne dit rien non plus sur les dépenses des ménages. Et c'est là... Vous savez, ce qui est assez intéressant dans le pacte du pouvoir de vie, avec ses plus de 60 organisations, c'est qu'on n'est pas juste sur une lecture macroéconomique. Le taux de pau…
« Non, non, non. On connaît le phénomène des travailleurs pauvres depuis bien longtemps maintenant. Vous savez, le débat qu'il y a eu là sur la pauvreté qui n'a pas augmenté... »
France Inter — L'invité de 8h20 · Laurent Berger - Christophe Robert : "Ce que nous voulons, c'est peser dans le débat présidentiel"Vérifier à 6:19Voir 1 autre passage
« D'abord, c'est intéressant de s'apercevoir que les mesures de protection ont évité que de nouveaux ménages basculent dans la pauvreté. Mais ça ne dit rien sur l'état de la pauvreté, c'est-à-dire ceux qui étaient pauvres avant, qui vont s'enfoncer un petit peu plus. Mais ça ne dit rien non plus sur les dépenses des ménages. Et c'est là... Vous savez, ce qui est assez intéressant dans le pacte du pouvoir de vie, avec ses plus de 60 organisations, c'est qu'on n'est pas juste sur une lecture macroéconomique. Le taux de pauvreté, c'est une lecture macroéconomique. Dire que l'emploi repart, c'est une bonne chose. Mais si vous avez 1000 euros, et puis que vos coûts du logement ne cessent d'augmenter, et que vous ne pouvez pas accéder au logement social, que les coûts de l'énergie ne cessent d'augmenter, en fait, il faut regarder ce que vous avez en poche une fois que vous avez honoré. Le reste à vivre. Une fois que vous avez honoré vos dépenses qui partent dès le premier jour du mois. Et c'est ça, ce sentiment décalé entre les statistiques qui nous disent que le pouvoir d'achat augmente. Les gens disent que non, il n'augmente pas. Ben évidemment, si jamais je dois augmenter considérablement pour me chauffer mes dépenses d'énergie, ça vient bouffer une partie de mon pouvoir d'achat, et je m'alimente moins bien, je me soigne moins bien. C'est là où il y a, dans ce pacte, des mesures d'urgence à prendre dès l'élection. Sur l'énergie, sur le logement. Complètement, des mesures immédiates, des mesures de plus long terme, parce qu'il faut transformer nos modèles de production sur la voiture électrique, sur l'agroalimentaire. Donc on est aussi conscient que tout ne peut pas changer en un jour. Mais il y a des choses d'urgence à faire. Par exemple, le chèque énergie. Il faut impérativement le doubler, tant qu'on n'a pas rénové toutes les passoires thermiques, notamment des plus pauvres, qui en fait chauffent l'extérieur. Eh bien, il faut les aider. On ne peut pas les laisser comme ça, s'enfermer dans une toute petite pièce, pendant 4 mois dans l'hiver, parce qu'on n'arrive pas à payer son chauffage. Donc, il y a des mesures de court terme, des mesures de plus long terme, mais des mesures qu'il faut prendre très très vite. Parce que si on n'engage pas la transformation de modèles économiques, et si on ne partage pas les richesses très vite, on va dans le mur. »
Question 65Laurent Berger - Christophe Robert : "Ce que nous voulons, c'est peser dans le débat présidentiel"
Et pourtant, vous écrivez dans le PAC que le montant du SMIC n'est pas le seul curseur sur lequel il est possible d'agir pour la revalorisation des bas salaires, augmenter le SMIC. Est-ce que c'est un faux débat, notamment quand on voit beaucoup des candidats à la présidentielle à gauche défendre et promettre des augmentations substantielles du salaire minimum ?
Réponse directe
C'est un débat paresseux, le débat sur le SMIC, parce que ça donne le sentiment qu'il suffirait d'être au SMIC pour que tout le monde... Aujourd'hui, le SMIC, c'est le salaire minimum. Et après, il y a la reconnaissance professionnelle, ça passe par les évolutions des branches, des classifications dans les branches. Et là-dessus, les branches professionnelles sont totalement absentes. Enfin, en tout cas, certaines d'entre elles sont totalement absentes. Donc, il faut des négociations dans les branches pour augmenter tout au long de la carrière. On ne peut pas rester le SMIC toute sa vie, ce n'est pas possible.
« C'est un débat paresseux, le débat sur le SMIC, parce que ça donne le sentiment qu'il suffirait d'être au SMIC pour que tout le monde... Aujourd'hui, le SMIC, c'est le salaire minimum. Et après, il y a la reconnaissance professionnelle, ça passe par les évolutions des branches, des classifications dans les branches. Et là-dessus, les branches professionnelles sont totalement absentes. Enfin, en tout cas, certaines d'entre elles sont totalement absentes. Donc, il faut des négociations dans les branches pour augmenter tout au long de la carrière. On ne peut pas rester le SMIC toute sa vie, ce n'est pas possible. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Laurent Berger - Christophe Robert : "Ce que nous voulons, c'est peser dans le débat présidentiel"Vérifier à 5:46
Question 66Christophe Robert
On parle de ce qui marche mal, vous êtes plutôt positif, la fondation Abbé Pierre, quand vous vous félicitez du chèque énergie, par exemple, ça, ça marche ?
Réponse directe
Oui, on pointe dans ce rapport que la loi de transition énergétique est extrêmement ambitieuse et positive. Le chèque énergie va permettre de toucher davantage de personnes qui souffrent de précarité énergétique. Je rappelle qu'il y a 11 millions de personnes qui souffrent de précarité énergétique. De la même manière, on a des objectifs ambitieux de rénovation thermique, 500 000 logements par an, dont 250 000 pour les modestes. Là où on est un tout petit peu plus nuancé, c'est de dire, voilà, il y a eu des bons objectifs, mais aujourd'hui les moyens ne sont pas en ordre de marche pour pouvoir atteindre ces objectifs. Et on ne peut pas d'un côté voter une loi, une bonne loi, avec des bons ob…
« Oui, on pointe dans ce rapport que la loi de transition énergétique est extrêmement ambitieuse et positive. Le chèque énergie va permettre de toucher davantage de personnes qui souffrent de précarité énergétique. Je rappelle qu'il y a 11 millions de personnes qui souffrent de précarité énergétique. De la même manière, on a des objectifs ambitieux de rénovation thermique, 500 000 logements par an, dont 250 000 pour les modestes. Là où on est un tout petit peu plus nuancé, c'est de dire, voilà, il y a eu des bons objectifs, mais aujourd'hui les moyens ne sont pas en ordre de marche pour pouvoir atteindre ces objectifs. Et on ne peut pas d'un côté voter une loi, une bonne loi, avec des bons objectifs, et puis derrière, espérer que ça tourne tout seul. Non, c'est un engagement de la collectivité, ça aura un impact sur l'emploi, la fracture énergétique, sur le pouvoir d'achat des plus modestes, il faut foncer. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Christophe RobertVérifier à 4:11
Question 67Christophe Robert
Vous allez même plus loin dans le rapport, vous dites qu'il y a un dysfonctionnement, un manque de concertation exactement, entre les acteurs médico-sociaux et les structures d'hébergement. Qu'est-ce qui ne fonctionne pas ?
Réponse directe
Écoutez, ce sont deux secteurs qui sont relativement cloisonnés. Alors vous avez quelqu'un qui a un problème de santé majeur, un problème psychique par exemple, dans son logement, alors vous allez résoudre peut-être une partie de son problème de santé, et en fait, vous apercevez qu'il est dans un logement de mauvaise qualité, et que ça crée des troubles par ailleurs, donc il faut absolument qu'on fasse se rencontrer ces deux secteurs, et on appelle d'ailleurs les médecins qui souvent constatent les problèmes de santé à cause du logement, à nous rejoindre dans ce combat contre le mal-logement, il faut élargir la coalition en quelque sorte.
« Écoutez, ce sont deux secteurs qui sont relativement cloisonnés. Alors vous avez quelqu'un qui a un problème de santé majeur, un problème psychique par exemple, dans son logement, alors vous allez résoudre peut-être une partie de son problème de santé, et en fait, vous apercevez qu'il est dans un logement de mauvaise qualité, et que ça crée des troubles par ailleurs, donc il faut absolument qu'on fasse se rencontrer ces deux secteurs, et on appelle d'ailleurs les médecins qui souvent constatent les problèmes de santé à cause du logement, à nous rejoindre dans ce combat contre le mal-logement, il faut élargir la coalition en quelque sorte. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Christophe RobertVérifier à 2:12
« Alors, il y a plus de femmes, incontestablement. Alors, elles restent minoritaires, mais c'est le nombre qui augmente fort, c'est la catégorie qui augmente fort parmi les personnes sans-domicile. Déjà, depuis quelques années, il y a une surreprésentation des jeunes de moins de 25 ans. Et je pense, nous pensons, que c'est en partie lié au fait que le RSA ne soit pas ouvert, parce que si vous n'avez plus de famille, si vous êtes en rupture familiale, vous n'avez pas de boulot, vous n'avez zéro euro de ressources, vous n'avez même pas le filet de sécurité des 550 euros du RSA. Donc, on voit bien que si, je pense que tout ça est bien connu, on l'a bien décrypté, nous, d'autres, la Fondation ABPAM et des experts, etc. On sait comment faire. C'est le plan logement d'abord, qui a été lancé par le gouvernement, au début du quinquennat, qui dit « arrêtons d'ouvrir des places d'hôtels d'urgence, ce n'est pas satisfaisant, ça coûte cher pour la puissance publique », offrons un logement, et ça va être le levier de la réinsertion. Plutôt positif que le gouvernement se soit engagé dans ce plan, sauf que parallèlement, il a coupé considérablement dans les APL, dans le logement social, donc c'est venu enrayer la montée en puissance, finalement, de ce plan logement d'abord. »
France Inter — L'invité du week-end · Christophe Robert : "Parmi les personnes sous le seuil de pauvreté, les plus pauvres s'enfoncent"Vérifier à 16:41
« Oui, vous avez raison. Si, alors là, c'est effectivement la présentation du rapport de la Fondation Bepiard le 2 février prochain. On présente le rapport le matin, l'après-midi, on reçoit les candidats et les candidats. Et là, on prend une demi-heure. Une demi-heure pour approfondir leur programme sur le volet logement, lutte contre le sans-abrisme, sur le volet lutte contre les exclusions. Si on prend une demi-heure, c'est justement, et avec les médias qui seront là, avec 2-3 000 personnes qui seront présentes, ça sera aussi... On pourra le suivre en ligne, de façon digitale. C'est parce que, justement, on s'est aperçu que ça les oblige à travailler sur ce sujet, parce qu'une demi-heure, c'est quand même long. Et nous, on va mener un travail sérieux pour décrypter le contenu de ces programmes, et on va les interroger dessus. »
France Inter — L'invité du week-end · Christophe Robert : "Parmi les personnes sous le seuil de pauvreté, les plus pauvres s'enfoncent"Vérifier à 14:04
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités28 janv. 2016 au 16 avr. 2023 · 4 observations5 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non. On n'a pas la crainte à cause de cette loi. Oui, la loi Casbarian qui, au lieu de s'occuper de la crise du logement, essaie de criminaliser les mal logés. Oui, quand on coupe 1,3 milliard sur les bailleurs sociaux, on peut moins bien loger les personnes. Mais non, pas dans ce cadre-là, à condition de mettre l'accompagnement nécessaire pour les propriétaires. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "On ne peut pas changer la société depuis le perron de l'Élysée" : ce qu'il faut retenir de l'interview de Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé PierreVérifier à 16:00Voir 2 autres passages
« Ah oui, alors on comprend tout à fait. Il ne s'agit pas d'opposer propriétaires et locataires, pas du tout. Sauf que ce n'est pas ça qu'elle fait cette loi. En fait... Elle aura des effets pervers. Exactement. Avant même la loi dite Carzbarian, la loi dite anti-squat, vous avez la possibilité en 48 heures sans passer par le juge d'expulser quelqu'un qui viendrait, comme le disait le député Carzbarian, venir dormir sur votre canapé. Donc, il y a eu tromperie dans cette histoire. Alors, on a dit « Oh là là, imaginez-vous si quelqu'un débarque chez vous et prend votre canapé. » Ce n'est pas ça. Là, on s'attaque aux squats notamment de personnes qui peuvent être... parce qu'ils n'ont pas d'autre solution dans, je ne sais pas, un hangar désaffecté qui appartient à l'État. Bon, qu'est-ce que ça veut dire ? Les mettre en prison ? C'est ça qui est proposé. Une énorme contravention. Et puis, en partant de, soi-disant, une loi anti-squat, on s'attaque aussi à ceux qui sont menacés d'expulsion pour réduire les délais où le juge... »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "On ne peut pas changer la société depuis le perron de l'Élysée" : ce qu'il faut retenir de l'interview de Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé PierreVérifier à 13:01
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non. On n'a pas la crainte à cause de cette loi. Oui, la loi Casbarian qui, au lieu de s'occuper de la crise du logement, essaie de criminaliser les mal logés. Oui, quand on coupe 1,3 milliard sur les bailleurs sociaux, on peut moins bien loger les personnes. Mais non, pas dans ce cadre-là, à condition de mettre l'accompagnement nécessaire pour les propriétaires. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "On ne peut pas changer la société depuis le perron de l'Élysée" : ce qu'il faut retenir de l'interview de Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé PierreVérifier à 16:00Voir 2 autres passages
« Alors, le SMIC a beaucoup augmenté ces dernières années quand même. Il suit l'inflation. Voilà. Là où on a une inquiétude, c'est plutôt sur les minima sociaux. C'est-à-dire de dire, regardez, l'augmentation au même moment des minima sociaux, c'est 1,6%. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "On ne peut pas changer la société depuis le perron de l'Élysée" : ce qu'il faut retenir de l'interview de Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé PierreVérifier à 4:48
« Si vous voulez, le taux de pauvreté, c'est un indicateur monétaire. C'est-à-dire, on fixe un niveau, on dit que tous ceux qui sont en dessous sont sous le seuil de pauvreté. Donc, premièrement, constat positif, ça n'a pas explosé, ce taux. C'est déjà une bonne nouvelle. Je pense que les mesures de protection, fonds de garantie, chômage partiel, des aides ponctuelles pendant la crise, qui ont été quand même très importantes, ont permis d'éviter cette augmentation. Oui, oui. Donc, il faut vraiment reconnaître cette dimension-là. En revanche, on a un taux qui est très élevé. Plus de 9 millions de personnes. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, mais surtout quand le juge... Il est fait pour ça, le juge en France. C'est pour dire, évidemment qu'il ne faut pas pénaliser le propriétaire. Et nous ne sommes pas pour pénaliser le propriétaire. Et c'est pour ça qu'on demande que le fonds d'indemnisation des propriétaires soit augmenté pour compenser, par exemple... Je vous donne l'exemple. Il y a une famille qui va être expulsée. Il y a deux enfants, 5 et 8 ans. Qu'est-ce qui se passe ? Le juge dit, oui, là, c'est quand même un peu tendu. On va se donner deux mois. On va essayer de trouver une solution de relogement ou reprendre le paiement avec la famille là. La volonté de cette loi, c'est de réduire cette capacité-là. Et on indemnise le propriétaire avec le fonds d'indemnisation. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "On ne peut pas changer la société depuis le perron de l'Élysée" : ce qu'il faut retenir de l'interview de Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé PierreVérifier à 13:55Voir 2 autres passages
« Alors, oui. C'est-à-dire qu'il faut s'assurer. Effectivement, vous avez raison, c'est une bonne question. C'est-à-dire que notre modèle du logement social en France, dont plein de pays européens voudraient pouvoir avoir la même chose. C'est un modèle qui fonctionne super bien depuis 100 ans. Et c'est vrai qu'il est adossé sur l'épargne populaire. Donc, le livret A qui permet de faire des prêts aux bailleurs sociaux à un niveau bas et pendant très longtemps. Donc, c'est comme ça qu'on arrive à équilibrer ce modèle du logement social et faire des loyers plus bas que le marché. Il ne faudrait pas que le gouvernement joue avec cet outil de l'épargne populaire qui sert beaucoup au logement social en empêchant la capacité d'agir dans le domaine du logement social. Donc, c'est l'équilibre entre ce qui reste et ce qui est nécessaire pour le logement social. Oui, il faut une vigilance. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "On ne peut pas changer la société depuis le perron de l'Élysée" : ce qu'il faut retenir de l'interview de Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé PierreVérifier à 16:26
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, mais vous savez... Il n'est pas réaliste ? Non. Et puis surtout, ça ne tient pas. Ça ne tient pas. Mais même le gouverneur de la Banque de France, récemment, a dit qu'il faut qu'on arrête cette baisse d'impôts. Et à un moment, ça ne tient pas. C'est comme ça qu'on finance notre capacité de se transformer, de rester une grande puissance avec sa protection sociale, de rester une grande puissance qui tend la main à ceux qui souffrent. Et ça, il y a un moment, ça passe par la fiscalité, par le partage des richesses. Et je crois que les arguments qu'on s'est à dire mais non, ça va être la fuite de ceci, la fuite de cela, ça justifie des milliards en moins dans notre capacité d'agir. Et ça, ce n'est pas acceptable pour le pacte. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "On ne peut pas changer la société depuis le perron de l'Élysée" : ce qu'il faut retenir de l'interview de Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé PierreVérifier à 7:52
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, mais surtout quand le juge... Il est fait pour ça, le juge en France. C'est pour dire, évidemment qu'il ne faut pas pénaliser le propriétaire. Et nous ne sommes pas pour pénaliser le propriétaire. Et c'est pour ça qu'on demande que le fonds d'indemnisation des propriétaires soit augmenté pour compenser, par exemple... Je vous donne l'exemple. Il y a une famille qui va être expulsée. Il y a deux enfants, 5 et 8 ans. Qu'est-ce qui se passe ? Le juge dit, oui, là, c'est quand même un peu tendu. On va se donner deux mois. On va essayer de trouver une solution de relogement ou reprendre le paiement avec la famille là. La volonté de cette loi, c'est de réduire cette capacité-là. Et on indemnise le propriétaire avec le fonds d'indemnisation. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "On ne peut pas changer la société depuis le perron de l'Élysée" : ce qu'il faut retenir de l'interview de Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé PierreVérifier à 13:55Voir 2 autres passages
« Alors, oui. C'est-à-dire qu'il faut s'assurer. Effectivement, vous avez raison, c'est une bonne question. C'est-à-dire que notre modèle du logement social en France, dont plein de pays européens voudraient pouvoir avoir la même chose. C'est un modèle qui fonctionne super bien depuis 100 ans. Et c'est vrai qu'il est adossé sur l'épargne populaire. Donc, le livret A qui permet de faire des prêts aux bailleurs sociaux à un niveau bas et pendant très longtemps. Donc, c'est comme ça qu'on arrive à équilibrer ce modèle du logement social et faire des loyers plus bas que le marché. Il ne faudrait pas que le gouvernement joue avec cet outil de l'épargne populaire qui sert beaucoup au logement social en empêchant la capacité d'agir dans le domaine du logement social. Donc, c'est l'équilibre entre ce qui reste et ce qui est nécessaire pour le logement social. Oui, il faut une vigilance. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "On ne peut pas changer la société depuis le perron de l'Élysée" : ce qu'il faut retenir de l'interview de Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé PierreVérifier à 16:26
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes22 janv. 2022 au 16 avr. 2023 · 6 observations6 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ah oui, alors on comprend tout à fait. Il ne s'agit pas d'opposer propriétaires et locataires, pas du tout. Sauf que ce n'est pas ça qu'elle fait cette loi. En fait... Elle aura des effets pervers. Exactement. Avant même la loi dite Carzbarian, la loi dite anti-squat, vous avez la possibilité en 48 heures sans passer par le juge d'expulser quelqu'un qui viendrait, comme le disait le député Carzbarian, venir dormir sur votre canapé. Donc, il y a eu tromperie dans cette histoire. Alors, on a dit « Oh là là, imaginez-vous si quelqu'un débarque chez vous et prend votre canapé. » Ce n'est pas ça. Là, on s'attaque aux squats notamment de personnes qui peuvent être... parce qu'ils n'ont pas d'autre solution dans, je ne sais pas, un hangar désaffecté qui appartient à l'État. Bon, qu'est-ce que ça veut dire ? Les mettre en prison ? C'est ça qui est proposé. Une énorme contravention. Et puis, en partant de, soi-disant, une loi anti-squat, on s'attaque aussi à ceux qui sont menacés d'expulsion pour réduire les délais où le juge... »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "On ne peut pas changer la société depuis le perron de l'Élysée" : ce qu'il faut retenir de l'interview de Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé PierreVérifier à 13:01Voir 2 autres passages
« Non, mais vous savez... Il n'est pas réaliste ? Non. Et puis surtout, ça ne tient pas. Ça ne tient pas. Mais même le gouverneur de la Banque de France, récemment, a dit qu'il faut qu'on arrête cette baisse d'impôts. Et à un moment, ça ne tient pas. C'est comme ça qu'on finance notre capacité de se transformer, de rester une grande puissance avec sa protection sociale, de rester une grande puissance qui tend la main à ceux qui souffrent. Et ça, il y a un moment, ça passe par la fiscalité, par le partage des richesses. Et je crois que les arguments qu'on s'est à dire mais non, ça va être la fuite de ceci, la fuite de cela, ça justifie des milliards en moins dans notre capacité d'agir. Et ça, ce n'est pas acceptable pour le pacte. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "On ne peut pas changer la société depuis le perron de l'Élysée" : ce qu'il faut retenir de l'interview de Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé PierreVérifier à 7:52
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, oui. C'est-à-dire qu'il faut s'assurer. Effectivement, vous avez raison, c'est une bonne question. C'est-à-dire que notre modèle du logement social en France, dont plein de pays européens voudraient pouvoir avoir la même chose. C'est un modèle qui fonctionne super bien depuis 100 ans. Et c'est vrai qu'il est adossé sur l'épargne populaire. Donc, le livret A qui permet de faire des prêts aux bailleurs sociaux à un niveau bas et pendant très longtemps. Donc, c'est comme ça qu'on arrive à équilibrer ce modèle du logement social et faire des loyers plus bas que le marché. Il ne faudrait pas que le gouvernement joue avec cet outil de l'épargne populaire qui sert beaucoup au logement social en empêchant la capacité d'agir dans le domaine du logement social. Donc, c'est l'équilibre entre ce qui reste et ce qui est nécessaire pour le logement social. Oui, il faut une vigilance. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "On ne peut pas changer la société depuis le perron de l'Élysée" : ce qu'il faut retenir de l'interview de Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé PierreVérifier à 16:26Voir 2 autres passages
« Non, non, effectivement, ça ne prend pas en compte ce qu'on appelle les hébergés chez des tiers, qui est un amortisseur de crise très important dans notre pays depuis une quinzaine d'années. Ça s'est fortement développé. Donc, qu'est-ce qui s'est passé ? Qu'est-ce qui s'est passé ? Vous avez des prix de l'immobilier, des loyers, qui, dans les années 2000, ont flambé, doublé en moyenne en France. Ça veut dire qu'à des endroits, c'est par 3, c'est par 4. Vous avez, ce qu'on a vécu là depuis quelques mois, les charges qui ont flambé. Pendant ce temps-là, les ressources issues du travail, les montants des salaires n'ont pas augmenté simultanément. Et puis, on n'a pas fait évoluer, par exemple, les APL, qui permettent justement d'ajuster un peu la facture pour les ménages les plus pauvres et les modestes. Donc, on a une accessibilité au logement qui est réduite. On n'a pas su mener des politiques de prévention suffisamment fortes, par exemple pour lutter contre les expulsions locatives, qui n'ont cessé de flamber depuis 15 ans, en dehors de la parenthèse Covid, où le gouvernement a pris des mesures. On n'a pas su non plus accompagner des personnes qui sortaient de l'aide sociale à l'enfance quand ils ont 18 ans, 19 ans. On n'a pas su accompagner des personnes qui sortaient de prison, qui n'avaient pas de solution de logement. Quand vous dites « on », c'est l'État ? La puissance publique, parce que ça peut être le département, ça peut être des collectivités locales, mais c'est l'État, dans son rôle de garant de la solidarité, qui doit être pilote de cette histoire-là. »
France Inter — L'invité du week-end · Christophe Robert : "Parmi les personnes sous le seuil de pauvreté, les plus pauvres s'enfoncent"Vérifier à 15:24
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, mais surtout quand le juge... Il est fait pour ça, le juge en France. C'est pour dire, évidemment qu'il ne faut pas pénaliser le propriétaire. Et nous ne sommes pas pour pénaliser le propriétaire. Et c'est pour ça qu'on demande que le fonds d'indemnisation des propriétaires soit augmenté pour compenser, par exemple... Je vous donne l'exemple. Il y a une famille qui va être expulsée. Il y a deux enfants, 5 et 8 ans. Qu'est-ce qui se passe ? Le juge dit, oui, là, c'est quand même un peu tendu. On va se donner deux mois. On va essayer de trouver une solution de relogement ou reprendre le paiement avec la famille là. La volonté de cette loi, c'est de réduire cette capacité-là. Et on indemnise le propriétaire avec le fonds d'indemnisation. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "On ne peut pas changer la société depuis le perron de l'Élysée" : ce qu'il faut retenir de l'interview de Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé PierreVérifier à 13:55
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, il y a plus de femmes, incontestablement. Alors, elles restent minoritaires, mais c'est le nombre qui augmente fort, c'est la catégorie qui augmente fort parmi les personnes sans-domicile. Déjà, depuis quelques années, il y a une surreprésentation des jeunes de moins de 25 ans. Et je pense, nous pensons, que c'est en partie lié au fait que le RSA ne soit pas ouvert, parce que si vous n'avez plus de famille, si vous êtes en rupture familiale, vous n'avez pas de boulot, vous n'avez zéro euro de ressources, vous n'avez même pas le filet de sécurité des 550 euros du RSA. Donc, on voit bien que si, je pense que tout ça est bien connu, on l'a bien décrypté, nous, d'autres, la Fondation ABPAM et des experts, etc. On sait comment faire. C'est le plan logement d'abord, qui a été lancé par le gouvernement, au début du quinquennat, qui dit « arrêtons d'ouvrir des places d'hôtels d'urgence, ce n'est pas satisfaisant, ça coûte cher pour la puissance publique », offrons un logement, et ça va être le levier de la réinsertion. Plutôt positif que le gouvernement se soit engagé dans ce plan, sauf que parallèlement, il a coupé considérablement dans les APL, dans le logement social, donc c'est venu enrayer la montée en puissance, finalement, de ce plan logement d'abord. »
France Inter — L'invité du week-end · Christophe Robert : "Parmi les personnes sous le seuil de pauvreté, les plus pauvres s'enfoncent"Vérifier à 16:41Voir 2 autres passages
« Alors, il y a plus de femmes, incontestablement. Alors, elles restent minoritaires, mais c'est le nombre qui augmente fort, c'est la catégorie qui augmente fort parmi les personnes sans-domicile. Déjà, depuis quelques années, il y a une surreprésentation des jeunes de moins de 25 ans. Et je pense, nous pensons, que c'est en partie lié au fait que le RSA ne soit pas ouvert, parce que si vous n'avez plus de famille, si vous êtes en rupture familiale, vous n'avez pas de boulot, vous n'avez zéro euro de ressources, vous n'avez même pas le filet de sécurité des 550 euros du RSA. Donc, on voit bien que si, je pense que tout ça est bien connu, on l'a bien décrypté, nous, d'autres, la Fondation ABPAM et des experts, etc. On sait comment faire. C'est le plan logement d'abord, qui a été lancé par le gouvernement, au début du quinquennat, qui dit « arrêtons d'ouvrir des places d'hôtels d'urgence, ce n'est pas satisfaisant, ça coûte cher pour la puissance publique », offrons un logement, et ça va être le levier de la réinsertion. Plutôt positif que le gouvernement se soit engagé dans ce plan, sauf que parallèlement, il a coupé considérablement dans les APL, dans le logement social, donc c'est venu enrayer la montée en puissance, finalement, de ce plan logement d'abord. »
France Inter — L'invité du week-end · Christophe Robert : "Parmi les personnes sous le seuil de pauvreté, les plus pauvres s'enfoncent"Vérifier à 16:41
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, non, effectivement, ça ne prend pas en compte ce qu'on appelle les hébergés chez des tiers, qui est un amortisseur de crise très important dans notre pays depuis une quinzaine d'années. Ça s'est fortement développé. Donc, qu'est-ce qui s'est passé ? Qu'est-ce qui s'est passé ? Vous avez des prix de l'immobilier, des loyers, qui, dans les années 2000, ont flambé, doublé en moyenne en France. Ça veut dire qu'à des endroits, c'est par 3, c'est par 4. Vous avez, ce qu'on a vécu là depuis quelques mois, les charges qui ont flambé. Pendant ce temps-là, les ressources issues du travail, les montants des salaires n'ont pas augmenté simultanément. Et puis, on n'a pas fait évoluer, par exemple, les APL, qui permettent justement d'ajuster un peu la facture pour les ménages les plus pauvres et les modestes. Donc, on a une accessibilité au logement qui est réduite. On n'a pas su mener des politiques de prévention suffisamment fortes, par exemple pour lutter contre les expulsions locatives, qui n'ont cessé de flamber depuis 15 ans, en dehors de la parenthèse Covid, où le gouvernement a pris des mesures. On n'a pas su non plus accompagner des personnes qui sortaient de l'aide sociale à l'enfance quand ils ont 18 ans, 19 ans. On n'a pas su accompagner des personnes qui sortaient de prison, qui n'avaient pas de solution de logement. Quand vous dites « on », c'est l'État ? La puissance publique, parce que ça peut être le département, ça peut être des collectivités locales, mais c'est l'État, dans son rôle de garant de la solidarité, qui doit être pilote de cette histoire-là. »
France Inter — L'invité du week-end · Christophe Robert : "Parmi les personnes sous le seuil de pauvreté, les plus pauvres s'enfoncent"Vérifier à 15:24Voir 2 autres passages
« Mais en tout cas, juste une anecdote. Moi je me souviens, j'étais à la fondation des Pierre depuis peu, et avant sa mort, ça a été ses derniers combats, il y a un certain nombre de parlementaires qui voulaient s'attaquer à la loi SRU, qui impose la construction de 20 à 25% de logements sociaux. Il est allé à l'Assemblée Nationale, sur son siège. Il y avait tous les responsables politiques qui étaient là, il y avait tous les médias qui étaient là. Et il a dit, vous êtes en train d'oublier les petits. Et bien derrière, trois semaines après, cette mauvaise idée de mettre à mal cette loi, les députés concernés ont renoncé. »
France Inter — L'invité du week-end · Christophe Robert : "Parmi les personnes sous le seuil de pauvreté, les plus pauvres s'enfoncent"Vérifier à 18:03
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
« Mais non, parce que c'est un indicateur, là aussi, qui est positif à la reprise, mais qui est un indicateur macroéconomique. Ce que vivent les gens, ou la peur que peuvent avoir les gens, ou le peu d'argent qu'ils ont à la fin du mois, ou les CDD qu'ils enchaînent, ou la réforme de l'assurance chômage qui ne les rassure pas non plus, notamment les jeunes. Quand on est chez soi, c'est ça que l'on regarde. Qu'est-ce que je peux faire ? Et puis il y a aussi le sentiment pour un certain nombre de ne pas pouvoir profiter de la modernité, de ne pas profiter de voyages, de ne pas profiter de la technologie que nous offre le monde. Et donc il y a une forme de décalage, là, pour les classes moyennes inférieures, ou les modestes un peu plus. Et donc, je crois que tout ça, c'est le décalage entre ce que vivent les gens, et puis notre lecture à travers des indicateurs macro, qui sont utiles, mais qui ne disent pas le ressenti. Et je pense que c'est aussi une des tensions que l'on a avec le politique, aujourd'hui, dans la défiance à l'égard du politique. »
France Inter — L'invité du week-end · Christophe Robert : "Parmi les personnes sous le seuil de pauvreté, les plus pauvres s'enfoncent"Vérifier à 10:20
France Inter — L'invité de 8h20 · Laurent Berger - Christophe Robert : "Ce que nous voulons, c'est peser dans le débat présidentiel"Vérifier à 6:34
« Oui, mais surtout quand le juge... Il est fait pour ça, le juge en France. C'est pour dire, évidemment qu'il ne faut pas pénaliser le propriétaire. Et nous ne sommes pas pour pénaliser le propriétaire. Et c'est pour ça qu'on demande que le fonds d'indemnisation des propriétaires soit augmenté pour compenser, par exemple... Je vous donne l'exemple. Il y a une famille qui va être expulsée. Il y a deux enfants, 5 et 8 ans. Qu'est-ce qui se passe ? Le juge dit, oui, là, c'est quand même un peu tendu. On va se donner deux mois. On va essayer de trouver une solution de relogement ou reprendre le paiement avec la famille là. La volonté de cette loi, c'est de réduire cette capacité-là. Et on indemnise le propriétaire avec le fonds d'indemnisation. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "On ne peut pas changer la société depuis le perron de l'Élysée" : ce qu'il faut retenir de l'interview de Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé PierreVérifier à 13:55
France Inter — L'invité du week-end · Christophe Robert : "Parmi les personnes sous le seuil de pauvreté, les plus pauvres s'enfoncent"Vérifier à 0:37
« Non, mais vous savez... Il n'est pas réaliste ? Non. Et puis surtout, ça ne tient pas. Ça ne tient pas. Mais même le gouverneur de la Banque de France, récemment, a dit qu'il faut qu'on arrête cette baisse d'impôts. Et à un moment, ça ne tient pas. C'est comme ça qu'on finance notre capacité de se transformer, de rester une grande puissance avec sa protection sociale, de rester une grande puissance qui tend la main à ceux qui souffrent. Et ça, il y a un moment, ça passe par la fiscalité, par le partage des richesses. Et je crois que les arguments qu'on s'est à dire mais non, ça va être la fuite de ceci, la fuite de cela, ça justifie des milliards en moins dans notre capacité d'agir. Et ça, ce n'est pas acceptable pour le pacte. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "On ne peut pas changer la société depuis le perron de l'Élysée" : ce qu'il faut retenir de l'interview de Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé PierreVérifier à 7:52
« Écoutez, il faut des mesures structurelles. Parce que, par exemple, le premier poste de dépense des ménages, c'est le logement. Il faut bien comprendre qu'en 30 ans, ça a augmenté considérablement. Donc, pour beaucoup, en moyenne, ça va être 30% du budget du ménage dédié au logement. Mais pour les ménages les plus modestes, les plus pauvres, dont on est en train de parler, ça va être 50-60%. Donc, par exemple, il faut encadrer les prix des loyers. Il faut produire plus de logements sociaux, parce que c'est des logements dont les loyers sont en dessous du marché. Il faut que les APL, qui aident les ménages modestes et pauvres à se loger, soient plus importantes, en termes financiers, pour les aider, finalement, à se loger dans de bonnes conditions et pas tout dépenser. »
France Inter — L'invité du week-end · Christophe Robert : "Parmi les personnes sous le seuil de pauvreté, les plus pauvres s'enfoncent"Vérifier à 3:57
« Non, non, effectivement, ça ne prend pas en compte ce qu'on appelle les hébergés chez des tiers, qui est un amortisseur de crise très important dans notre pays depuis une quinzaine d'années. Ça s'est fortement développé. Donc, qu'est-ce qui s'est passé ? Qu'est-ce qui s'est passé ? Vous avez des prix de l'immobilier, des loyers, qui, dans les années 2000, ont flambé, doublé en moyenne en France. Ça veut dire qu'à des endroits, c'est par 3, c'est par 4. Vous avez, ce qu'on a vécu là depuis quelques mois, les charges qui ont flambé. Pendant ce temps-là, les ressources issues du travail, les montants des salaires n'ont pas augmenté simultanément. Et puis, on n'a pas fait évoluer, par exemple, les APL, qui permettent justement d'ajuster un peu la facture pour les ménages les plus pauvres et les modestes. Donc, on a une accessibilité au logement qui est réduite. On n'a pas su mener des politiques de prévention suffisamment fortes, par exemple pour lutter contre les expulsions locatives, qui n'ont cessé de flamber depuis 15 ans, en dehors de la parenthèse Covid, où le gouvernement a pris des mesures. On n'a pas su non plus accompagner des personnes qui sortaient de l'aide sociale à l'enfance quand ils ont 18 ans, 19 ans. On n'a pas su accompagner des personnes qui sortaient de prison, qui n'avaient pas de solution de logement. Quand vous dites « on », c'est l'État ? La puissance publique, parce que ça peut être le département, ça peut être des collectivités locales, mais c'est l'État, dans son rôle de garant de la solidarité, qui doit être pilote de cette histoire-là. »
France Inter — L'invité du week-end · Christophe Robert : "Parmi les personnes sous le seuil de pauvreté, les plus pauvres s'enfoncent"Vérifier à 15:24
« Alors oui et non, c'est-à-dire que non parce que c'est un phénomène quand même... Récent ? Oui, qui se développe. Qu'est-ce qui se passe en fait ? Et d'ailleurs c'est tout le débat quand vous entendez la statistique publique ou un gouvernement qui dit « Mais en fait le pouvoir d'achat augmente » et les gens disent « Attendez, arrêtez ! » C'est pas l'impression que j'ai. Ben oui, mais pourquoi ? Parce qu'en réalité, dès le 5 du mois, si on a honoré toutes ces dépenses incontournables, on n'a plus grand-chose pour un certain nombre de nos concitoyens. Donc certes on a des ressources si on prend l'analyse macroéconomique, mais une fois qu'on a payé son loyer, ses charges, son téléphone, son assurance, etc. On s'aperçoit qu'on n'a plus grand-chose. Donc beaucoup ont peur et s'aperçoivent qu'en fait, une dépense imprévue... Je sais pas moi, il faut faire... Il y a une fuite d'eau. Faire intervenir un plombé, ça coûte 600 euros. Ça plombe le budget du mois. Donc cette crainte, elle est bien là. »
France Inter — L'invité du week-end · Christophe Robert : "Parmi les personnes sous le seuil de pauvreté, les plus pauvres s'enfoncent"Vérifier à 8:39
« Alors, il y a plus de femmes, incontestablement. Alors, elles restent minoritaires, mais c'est le nombre qui augmente fort, c'est la catégorie qui augmente fort parmi les personnes sans-domicile. Déjà, depuis quelques années, il y a une surreprésentation des jeunes de moins de 25 ans. Et je pense, nous pensons, que c'est en partie lié au fait que le RSA ne soit pas ouvert, parce que si vous n'avez plus de famille, si vous êtes en rupture familiale, vous n'avez pas de boulot, vous n'avez zéro euro de ressources, vous n'avez même pas le filet de sécurité des 550 euros du RSA. Donc, on voit bien que si, je pense que tout ça est bien connu, on l'a bien décrypté, nous, d'autres, la Fondation ABPAM et des experts, etc. On sait comment faire. C'est le plan logement d'abord, qui a été lancé par le gouvernement, au début du quinquennat, qui dit « arrêtons d'ouvrir des places d'hôtels d'urgence, ce n'est pas satisfaisant, ça coûte cher pour la puissance publique », offrons un logement, et ça va être le levier de la réinsertion. Plutôt positif que le gouvernement se soit engagé dans ce plan, sauf que parallèlement, il a coupé considérablement dans les APL, dans le logement social, donc c'est venu enrayer la montée en puissance, finalement, de ce plan logement d'abord. »
France Inter — L'invité du week-end · Christophe Robert : "Parmi les personnes sous le seuil de pauvreté, les plus pauvres s'enfoncent"Vérifier à 16:41
« Oui, parce que davantage de personnes sont à la rue, vivent dans des bidonvilles. On a rencontré énormément de personnes dont les situations de mal-logement provoquent des effets délétères sur la santé, juste un chiffre, mais les personnes qui vivent à la rue, leur espérance de vie c'est 49 ans. 49 ans, plus de 10 ans de plus que la moyenne, 20 ans de plus que la moyenne. Et on s'aperçoit qu'aussi bien du côté de ceux qui sont sans logement ou mal logés, on a une recrudescence des épidémies, des problèmes sanitaires globaux, mais aussi ceux qui sont mal logés, c'est-à-dire qui ont la chance d'avoir un logement, mais de mauvaise qualité, ça peut accroître les risques de pathologie, les problèmes d'asthme, le repli sur soi aussi du point de vue social, le saturnisme. Donc des situations extrêmement dures dont on devrait prendre la mesure pour agir en conséquence. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Christophe RobertVérifier à 0:34