Christophe Robert — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
28 janv. 2016 au 18 juil. 2024
Questions
67
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 67 questions évaluables
Réponse directe
36
Réponse partielle
12
Réponse à côté
18
Refus explicite
1
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 1 à 25 sur 67
Question 1"Je lui en veux d'avoir fait souffrir ces femmes", confie Christophe Robert, de la Fondation Abbé Pierre
c'est une question compliquée. La place de l'abbé Pierre dans le mouvement, dans l'héritage de ce mouvement, son image, dans ce mouvement, va forcément bouger. Mais là, on s'est dit que ce n'était pas le moment de réfléchir à ça. C'est trop tôt. C'est trop tôt. On est dans un moment où on dévoile, un moment où on veut être aux côtés des victimes. Et je veux vraiment leur redire tout notre soutien. nous ferons tout ce qui est en notre possible pour les soutenir, pour les aider. Mais il y a autre chose, avant même le nom, avant même l'iconographie. Vous voyez ce que je veux dire ?
Réponse à côté
Et justement, sur la suite de vos combats, je voudrais qu'on accueille Francine. Bonjour Francine. Oui, bonjour. Je crois que vous êtes bénévole chez Emmaüs. Vous craignez que ça perturbe, on imagine, un petit peu ce moment important. Merci Francine pour votre question, Christophe Robert. Je voudrais vous faire part de toutes ces réactions de soutien aussi qui nous sont arrivées par l'appli France Inter. Christophe Robert, vous pouvez être fier de votre démarche, nous dit Estelle, Merci pour votre franchise, nous dit Yanis, bravo à la Fondation pour leur courage, nous écrit de son côté Sabrina. Voilà, c'est un florilège de quelques-unes des nombreuses réactions qui ont été provoquées par ce…
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je voudrais vous faire part de toutes ces réactions de soutien aussi qui nous sont arrivées par l'appli France Inter. Christophe Robert, vous pouvez être fier de votre démarche, nous dit Estelle, Merci pour votre franchise, nous dit Yanis, bravo à la Fondation pour leur courage, nous écrit de son côté Sabrina. Voilà, c'est un florilège de quelques-unes des nombreuses réactions qui ont été provoquées par ce rapport auprès des auditeurs de France Inter. Merci à tous les deux d'être venus nous en parler. Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé Pierre, Caroline de Haas, fondatrice du groupe EGAE, invitée du grand entretien de la matinale. Sous-titrage ST' 501 »
France Inter — L'invité de 8h20 · "Je lui en veux d'avoir fait souffrir ces femmes", confie Christophe Robert, de la Fondation Abbé Pierre
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
5 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
« Et justement, sur la suite de vos combats, je voudrais qu'on accueille Francine. Bonjour Francine. Oui, bonjour. Je crois que vous êtes bénévole chez Emmaüs. »
France Inter — L'invité de 8h20 · "Je lui en veux d'avoir fait souffrir ces femmes", confie Christophe Robert, de la Fondation Abbé PierreVérifier à 20:06
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« Vous craignez que ça perturbe, on imagine, un petit peu ce moment important. Merci Francine pour votre question, Christophe Robert. »
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« Je voudrais vous faire part de toutes ces réactions de soutien aussi qui nous sont arrivées par l'appli France Inter. Christophe Robert, vous pouvez être fier de votre démarche, nous dit Estelle, Merci pour votre franchise, nous dit Yanis, bravo à la Fondation pour leur courage, nous écrit de son côté Sabrina. Voilà, c'est un florilège de quelques-unes des nombreuses réactions qui ont été provoquées par ce rapport auprès des auditeurs de France Inter. Merci à tous les deux d'être venus nous en parler. Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé Pierre, Caroline de Haas, fondatrice du groupe EGAE, invitée du grand entretien de la matinale. Sous-titrage ST' 501 »
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Question 2"On ne peut pas changer la société depuis le perron de l'Élysée" : ce qu'il faut retenir de l'interview de Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé Pierre
En revanche, commencez par dire, on va mettre des contreparties, parce que ça laisserait entendre qu'il y aurait des personnes qui profiteraient du système à 500 euros. Et un moment, il faut arrêter. Quand on affaiblit l'assurance chômage avec deux réformes successives, la deuxième tout de suite après l'élection d'Emmanuel Macron, qui fait 4 milliards d'euros d'économie à l'UNEDIC, alors qu'il y a encore des gens qui sont très éloignés de l'emploi, justement, qu'il faut accompagner. Ça, évidemment, on est absolument favorables. Mais on voit bien qu'il y a un discours qui laisserait entendre qu'il y aurait des gens qui profiteraient d'un système. Or, nous, ce que nous voyons, ce sont des gens qui souffrent. Des gens qui, aujourd'hui, quand ils voient 15% l'augmentation des prix alimentaires, disent «
Réponse à côté
Dans ce contexte, l'augmentation du SMIC prévue automatique, plus 2,19% au 1er mai, pas de coup de pouce, vous trouvez que c'est indécent, que c'est pas assez, qu'il faudra aller plus loin ?
« Dans ce contexte, l'augmentation du SMIC prévue automatique, plus 2,19% au 1er mai, pas de coup de pouce, vous trouvez que c'est indécent, que c'est pas assez, qu'il faudra aller plus loin ? »
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Question 3"On ne peut pas changer la société depuis le perron de l'Élysée" : ce qu'il faut retenir de l'interview de Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé Pierre
Regardez, président de la République. Dans notre sondage, on s'aperçoit que les trois quarts des Français demandent une fiscalité plus importante. C'est-à-dire que ceux qui ont plus de ressources, les hauts patrimoines, les hauts salaires, contribuent davantage à notre modèle de protection sociale, à la santé, aux aides. Les Français ne sont pas pour qu'on baisse les impôts. Exactement. Mais qu'est-ce qu'on a fait depuis des années ?
Réponse à côté
Mais Emmanuel Macron, la réponse en général, c'est si on taxe trop les riches, ils vont s'en aller. Et les investissements ne viendront plus en France. C'est l'argument d'Emmanuel Macron. Pour vous, il n'est pas acceptable cet argument. Christophe Robert, Fondation Abbé Pierre. Vous restez avec nous. 8h41, c'est le Filinfo avec Elia Bergel.
« Mais Emmanuel Macron, la réponse en général, c'est si on taxe trop les riches, ils vont s'en aller. Et les investissements ne viendront plus en France. »
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« C'est l'argument d'Emmanuel Macron. »
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« Pour vous, il n'est pas acceptable cet argument. »
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Question 4"On ne peut pas changer la société depuis le perron de l'Élysée" : ce qu'il faut retenir de l'interview de Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé Pierre
Oui, mais tout le monde est pour accroître l'accompagnement vers l'emploi, la formation. Mais avec quels moyens ?
Réponse à côté
Dans ce contexte, l'augmentation du SMIC prévue automatique, plus 2,19% au 1er mai, pas de coup de pouce, vous trouvez que c'est indécent, que c'est pas assez, qu'il faudra aller plus loin ?
« Dans ce contexte, l'augmentation du SMIC prévue automatique, plus 2,19% au 1er mai, pas de coup de pouce, vous trouvez que c'est indécent, que c'est pas assez, qu'il faudra aller plus loin ? »
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Question 5"On ne peut pas changer la société depuis le perron de l'Élysée" : ce qu'il faut retenir de l'interview de Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé Pierre
Elle est progressive jusqu'en 2035 pour dire, ce type de logement, d'ici 2028, d'ici 2030, il faudra les avoir rénovés pour pouvoir les louer. Donc, qu'est-ce que ça veut dire ?
Réponse à côté
Vous avez la crainte que des familles se retrouvent à la rue à cause de cette loi ? Des familles précaires, non ? Juste d'ailleurs, est-ce que ça vous inquiète que le livret A, maintenant, soit évoqué comme piste de financement du nucléaire, le livret A qui déjà doit financer le parc HLM ?
« Vous avez la crainte que des familles se retrouvent à la rue à cause de cette loi ? »
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« Des familles précaires, non ? »
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« Juste d'ailleurs, est-ce que ça vous inquiète que le livret A, maintenant, soit évoqué comme piste de financement du nucléaire, le livret A qui déjà doit financer le parc HLM ? »
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Question 6"On ne peut pas changer la société depuis le perron de l'Élysée" : ce qu'il faut retenir de l'interview de Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé Pierre
comment je vais faire ?
Réponse à côté
Dans ce contexte, l'augmentation du SMIC prévue automatique, plus 2,19% au 1er mai, pas de coup de pouce, vous trouvez que c'est indécent, que c'est pas assez, qu'il faudra aller plus loin ?
« Dans ce contexte, l'augmentation du SMIC prévue automatique, plus 2,19% au 1er mai, pas de coup de pouce, vous trouvez que c'est indécent, que c'est pas assez, qu'il faudra aller plus loin ? »
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Question 7"On ne peut pas changer la société depuis le perron de l'Élysée" : ce qu'il faut retenir de l'interview de Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé Pierre
Cette nécessité de mener une transition écologique qui soit juste ?
Réponse à côté
Mais Emmanuel Macron, la réponse en général, c'est si on taxe trop les riches, ils vont s'en aller. Et les investissements ne viendront plus en France. C'est l'argument d'Emmanuel Macron. Pour vous, il n'est pas acceptable cet argument. Christophe Robert, Fondation Abbé Pierre. Vous restez avec nous. 8h41, c'est le Filinfo avec Elia Bergel.
« Mais Emmanuel Macron, la réponse en général, c'est si on taxe trop les riches, ils vont s'en aller. Et les investissements ne viendront plus en France. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "On ne peut pas changer la société depuis le perron de l'Élysée" : ce qu'il faut retenir de l'interview de Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé PierreVérifier à 7:33Voir 2 autres passages
« C'est l'argument d'Emmanuel Macron. »
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« Pour vous, il n'est pas acceptable cet argument. »
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Question 8"On ne peut pas changer la société depuis le perron de l'Élysée" : ce qu'il faut retenir de l'interview de Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé Pierre
» Des gens qui s'inquiètent pour demain. Et une situation comme celle-ci, d'inquiétude majeure, 60% des personnes disent dans notre sondage Ipsos, fait pour le Pacte du Pouvoir de Vivre, qu'elles ont peur de basculer dans la précarité à court ou moyen terme. Comment vous voulez emmener un pays vers davantage d'horizons positifs ?
Réponse à côté
Dans ce contexte, l'augmentation du SMIC prévue automatique, plus 2,19% au 1er mai, pas de coup de pouce, vous trouvez que c'est indécent, que c'est pas assez, qu'il faudra aller plus loin ?
« Dans ce contexte, l'augmentation du SMIC prévue automatique, plus 2,19% au 1er mai, pas de coup de pouce, vous trouvez que c'est indécent, que c'est pas assez, qu'il faudra aller plus loin ? »
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Question 9"On ne peut pas changer la société depuis le perron de l'Élysée" : ce qu'il faut retenir de l'interview de Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé Pierre
Qui constate ?
Réponse à côté
Mais Emmanuel Macron, la réponse en général, c'est si on taxe trop les riches, ils vont s'en aller. Et les investissements ne viendront plus en France. C'est l'argument d'Emmanuel Macron. Pour vous, il n'est pas acceptable cet argument. Christophe Robert, Fondation Abbé Pierre. Vous restez avec nous. 8h41, c'est le Filinfo avec Elia Bergel.
« Mais Emmanuel Macron, la réponse en général, c'est si on taxe trop les riches, ils vont s'en aller. Et les investissements ne viendront plus en France. »
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« C'est l'argument d'Emmanuel Macron. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "On ne peut pas changer la société depuis le perron de l'Élysée" : ce qu'il faut retenir de l'interview de Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé PierreVérifier à 7:41
« Pour vous, il n'est pas acceptable cet argument. »
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Question 10"On ne peut pas changer la société depuis le perron de l'Élysée" : ce qu'il faut retenir de l'interview de Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé Pierre
Mais on est exactement dans un des nœuds qu'on évoque sur la question de l'agriculture, de la restauration collective, du logement, en disant qu'il faut faire la rénovation, il faut faire la transition écologique qui s'impose à nous, mais il faut faire attention et il faut accompagner les secteurs. Je prends cet exemple que vous venez d'évoquer. Qu'est-ce que dit la loi ?
Réponse à côté
Vous avez la crainte que des familles se retrouvent à la rue à cause de cette loi ? Des familles précaires, non ? Juste d'ailleurs, est-ce que ça vous inquiète que le livret A, maintenant, soit évoqué comme piste de financement du nucléaire, le livret A qui déjà doit financer le parc HLM ?
« Vous avez la crainte que des familles se retrouvent à la rue à cause de cette loi ? »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "On ne peut pas changer la société depuis le perron de l'Élysée" : ce qu'il faut retenir de l'interview de Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé PierreVérifier à 15:56Voir 2 autres passages
« Des familles précaires, non ? »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "On ne peut pas changer la société depuis le perron de l'Élysée" : ce qu'il faut retenir de l'interview de Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé PierreVérifier à 15:59
« Juste d'ailleurs, est-ce que ça vous inquiète que le livret A, maintenant, soit évoqué comme piste de financement du nucléaire, le livret A qui déjà doit financer le parc HLM ? »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "On ne peut pas changer la société depuis le perron de l'Élysée" : ce qu'il faut retenir de l'interview de Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé Pierre
Question 11"On ne peut pas changer la société depuis le perron de l'Élysée" : ce qu'il faut retenir de l'interview de Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé Pierre
Non, pas aujourd'hui. Ça n'a pas eu pour vous ?
Réponse partielle
Ce sont a priori les plus précaires qui louent des logements mal isolés. Or, demain, ils ne pourront plus occuper ces logements. Ils ne seront plus autorisés à la loge. Alors, ce n'est pas tout à fait le projet. C'est déjà le cas.
« Ce sont a priori les plus précaires qui louent des logements mal isolés. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "On ne peut pas changer la société depuis le perron de l'Élysée" : ce qu'il faut retenir de l'interview de Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé PierreVérifier à 14:40Voir 1 autre passage
« Or, demain, ils ne pourront plus occuper ces logements. Ils ne seront plus autorisés à la loge. Alors, ce n'est pas tout à fait le projet. C'est déjà le cas. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "On ne peut pas changer la société depuis le perron de l'Élysée" : ce qu'il faut retenir de l'interview de Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé PierreVérifier à 14:47
Question 12"On ne peut pas changer la société depuis le perron de l'Élysée" : ce qu'il faut retenir de l'interview de Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé Pierre
Mais la question, c'est ce qu'il prend en compte. Voilà. Qui peut nier aujourd'hui cette inquiétude sur le front social ?
Réponse à côté
Mais Emmanuel Macron, la réponse en général, c'est si on taxe trop les riches, ils vont s'en aller. Et les investissements ne viendront plus en France. C'est l'argument d'Emmanuel Macron. Pour vous, il n'est pas acceptable cet argument. Christophe Robert, Fondation Abbé Pierre. Vous restez avec nous. 8h41, c'est le Filinfo avec Elia Bergel.
« Mais Emmanuel Macron, la réponse en général, c'est si on taxe trop les riches, ils vont s'en aller. Et les investissements ne viendront plus en France. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "On ne peut pas changer la société depuis le perron de l'Élysée" : ce qu'il faut retenir de l'interview de Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé PierreVérifier à 7:33Voir 2 autres passages
« C'est l'argument d'Emmanuel Macron. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "On ne peut pas changer la société depuis le perron de l'Élysée" : ce qu'il faut retenir de l'interview de Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé PierreVérifier à 7:41
« Pour vous, il n'est pas acceptable cet argument. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "On ne peut pas changer la société depuis le perron de l'Élysée" : ce qu'il faut retenir de l'interview de Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé Pierre
Question 13"On ne peut pas changer la société depuis le perron de l'Élysée" : ce qu'il faut retenir de l'interview de Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé Pierre
On demande deux choses. Quand on a fait cet appel, lancé cet appel il y a deux ans, EDF a dit, moi je fais. Au lieu de couper, c'est d'un autre temps. Vous savez, en 2013, on avait interdit les coupures d'eau considérant que c'est un besoin de première nécessité. EDF a dit, ok, c'est 70% des contrats, moi j'arrête les coupures, je les transforme en réduction de puissance. Mais c'est 70%, il en reste 30%. Que font les autres fournisseurs d'énergie ?
Réponse à côté
Christophe Robert, merci beaucoup. Fondation Abbé Pierre, invité du 8.30.
franceinfo — 8h30 franceinfo · "On ne peut pas changer la société depuis le perron de l'Élysée" : ce qu'il faut retenir de l'interview de Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé PierreVérifier à 18:43
Question 14"On ne peut pas changer la société depuis le perron de l'Élysée" : ce qu'il faut retenir de l'interview de Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé Pierre
Juste d'ailleurs, est-ce que ça vous inquiète que le livret A, maintenant, soit évoqué comme piste de financement du nucléaire, le livret A qui, déjà, doit financer le parc HLM ?
Réponse directe
Alors, oui. C'est-à-dire qu'il faut s'assurer. Effectivement, vous avez raison, c'est une bonne question. C'est-à-dire que notre modèle du logement social en France, dont plein de pays européens voudraient pouvoir avoir la même chose. C'est un modèle qui fonctionne super bien depuis 100 ans. Et c'est vrai qu'il est adossé sur l'épargne populaire. Donc, le livret A qui permet de faire des prêts aux bailleurs sociaux à un niveau bas et pendant très longtemps. Donc, c'est comme ça qu'on arrive à équilibrer ce modèle du logement social et faire des loyers plus bas que le marché. Il ne faudrait pas que le gouvernement joue avec cet outil de l'épargne populaire qui sert beaucoup au logement socia…
« Alors, oui. C'est-à-dire qu'il faut s'assurer. Effectivement, vous avez raison, c'est une bonne question. C'est-à-dire que notre modèle du logement social en France, dont plein de pays européens voudraient pouvoir avoir la même chose. C'est un modèle qui fonctionne super bien depuis 100 ans. Et c'est vrai qu'il est adossé sur l'épargne populaire. Donc, le livret A qui permet de faire des prêts aux bailleurs sociaux à un niveau bas et pendant très longtemps. Donc, c'est comme ça qu'on arrive à équilibrer ce modèle du logement social et faire des loyers plus bas que le marché. Il ne faudrait pas que le gouvernement joue avec cet outil de l'épargne populaire qui sert beaucoup au logement social en empêchant la capacité d'agir dans le domaine du logement social. Donc, c'est l'équilibre entre ce qui reste et ce qui est nécessaire pour le logement social. Oui, il faut une vigilance. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "On ne peut pas changer la société depuis le perron de l'Élysée" : ce qu'il faut retenir de l'interview de Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé PierreVérifier à 16:26
Question 15"On ne peut pas changer la société depuis le perron de l'Élysée" : ce qu'il faut retenir de l'interview de Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé Pierre
Vous avez la crainte que des familles se retrouvent à la rue à cause de cette loi ?
Refus explicite
Non.
« Non. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "On ne peut pas changer la société depuis le perron de l'Élysée" : ce qu'il faut retenir de l'interview de Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé PierreVérifier à 15:59
Question 16"On ne peut pas changer la société depuis le perron de l'Élysée" : ce qu'il faut retenir de l'interview de Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé Pierre
Des familles précaires, non ?
Réponse partielle
Non. On n'a pas la crainte à cause de cette loi. Oui, la loi Casbarian qui, au lieu de s'occuper de la crise du logement, essaie de criminaliser les mal logés. Oui, quand on coupe 1,3 milliard sur les bailleurs sociaux, on peut moins bien loger les personnes. Mais non, pas dans ce cadre-là, à condition de mettre l'accompagnement nécessaire pour les propriétaires.
« Non. On n'a pas la crainte à cause de cette loi. Oui, la loi Casbarian qui, au lieu de s'occuper de la crise du logement, essaie de criminaliser les mal logés. Oui, quand on coupe 1,3 milliard sur les bailleurs sociaux, on peut moins bien loger les personnes. Mais non, pas dans ce cadre-là, à condition de mettre l'accompagnement nécessaire pour les propriétaires. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "On ne peut pas changer la société depuis le perron de l'Élysée" : ce qu'il faut retenir de l'interview de Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé PierreVérifier à 16:00
Question 17"On ne peut pas changer la société depuis le perron de l'Élysée" : ce qu'il faut retenir de l'interview de Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé Pierre
Dans ce contexte, l'augmentation du SMIC prévue automatique, plus 2,19% au 1er mai, pas de coup de pouce. Vous trouvez que c'est indécent, que ce n'est pas assez, qu'il faudra aller plus loin ?
Réponse partielle
Alors, le SMIC a beaucoup augmenté ces dernières années quand même. Il suit l'inflation. Voilà. Là où on a une inquiétude, c'est plutôt sur les minima sociaux. C'est-à-dire de dire, regardez, l'augmentation au même moment des minima sociaux, c'est 1,6%.
« Alors, le SMIC a beaucoup augmenté ces dernières années quand même. Il suit l'inflation. Voilà. Là où on a une inquiétude, c'est plutôt sur les minima sociaux. C'est-à-dire de dire, regardez, l'augmentation au même moment des minima sociaux, c'est 1,6%. »
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Question 18"On ne peut pas changer la société depuis le perron de l'Élysée" : ce qu'il faut retenir de l'interview de Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé Pierre
Il ne faut pas non plus laisser tomber les petits propriétaires. Je pense à la loi anti-squat qui est en train de faire son chemin au Parlement et qui va protéger les propriétaires contre les squatteurs. Vous comprenez qu'on vienne aussi en aide à ces propriétaires ?
Réponse directe
Ah oui, alors on comprend tout à fait. Il ne s'agit pas d'opposer propriétaires et locataires, pas du tout. Sauf que ce n'est pas ça qu'elle fait cette loi. En fait... Elle aura des effets pervers. Exactement. Avant même la loi dite Carzbarian, la loi dite anti-squat, vous avez la possibilité en 48 heures sans passer par le juge d'expulser quelqu'un qui viendrait, comme le disait le député Carzbarian, venir dormir sur votre canapé. Donc, il y a eu tromperie dans cette histoire. Alors, on a dit « Oh là là, imaginez-vous si quelqu'un débarque chez vous et prend votre canapé. » Ce n'est pas ça. Là, on s'attaque aux squats notamment de personnes qui peuvent être... parce qu'ils n'ont pas d'autr…
« Ah oui, alors on comprend tout à fait. Il ne s'agit pas d'opposer propriétaires et locataires, pas du tout. Sauf que ce n'est pas ça qu'elle fait cette loi. En fait... Elle aura des effets pervers. Exactement. Avant même la loi dite Carzbarian, la loi dite anti-squat, vous avez la possibilité en 48 heures sans passer par le juge d'expulser quelqu'un qui viendrait, comme le disait le député Carzbarian, venir dormir sur votre canapé. Donc, il y a eu tromperie dans cette histoire. Alors, on a dit « Oh là là, imaginez-vous si quelqu'un débarque chez vous et prend votre canapé. » Ce n'est pas ça. Là, on s'attaque aux squats notamment de personnes qui peuvent être... parce qu'ils n'ont pas d'autre solution dans, je ne sais pas, un hangar désaffecté qui appartient à l'État. Bon, qu'est-ce que ça veut dire ? Les mettre en prison ? C'est ça qui est proposé. Une énorme contravention. Et puis, en partant de, soi-disant, une loi anti-squat, on s'attaque aussi à ceux qui sont menacés d'expulsion pour réduire les délais où le juge... »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "On ne peut pas changer la société depuis le perron de l'Élysée" : ce qu'il faut retenir de l'interview de Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé PierreVérifier à 13:01Voir 1 autre passage
« Oui, mais surtout quand le juge... Il est fait pour ça, le juge en France. C'est pour dire, évidemment qu'il ne faut pas pénaliser le propriétaire. Et nous ne sommes pas pour pénaliser le propriétaire. Et c'est pour ça qu'on demande que le fonds d'indemnisation des propriétaires soit augmenté pour compenser, par exemple... Je vous donne l'exemple. Il y a une famille qui va être expulsée. Il y a deux enfants, 5 et 8 ans. Qu'est-ce qui se passe ? Le juge dit, oui, là, c'est quand même un peu tendu. On va se donner deux mois. On va essayer de trouver une solution de relogement ou reprendre le paiement avec la famille là. La volonté de cette loi, c'est de réduire cette capacité-là. Et on indemnise le propriétaire avec le fonds d'indemnisation. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "On ne peut pas changer la société depuis le perron de l'Élysée" : ce qu'il faut retenir de l'interview de Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé PierreVérifier à 13:55
Question 19"On ne peut pas changer la société depuis le perron de l'Élysée" : ce qu'il faut retenir de l'interview de Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé Pierre
Pour vous, il n'est pas acceptable cet argument ?
Réponse directe
Non, mais vous savez... Il n'est pas réaliste ? Non. Et puis surtout, ça ne tient pas. Ça ne tient pas. Mais même le gouverneur de la Banque de France, récemment, a dit qu'il faut qu'on arrête cette baisse d'impôts. Et à un moment, ça ne tient pas. C'est comme ça qu'on finance notre capacité de se transformer, de rester une grande puissance avec sa protection sociale, de rester une grande puissance qui tend la main à ceux qui souffrent. Et ça, il y a un moment, ça passe par la fiscalité, par le partage des richesses. Et je crois que les arguments qu'on s'est à dire mais non, ça va être la fuite de ceci, la fuite de cela, ça justifie des milliards en moins dans notre capacité d'agir. Et ça,…
« Non, mais vous savez... Il n'est pas réaliste ? Non. Et puis surtout, ça ne tient pas. Ça ne tient pas. Mais même le gouverneur de la Banque de France, récemment, a dit qu'il faut qu'on arrête cette baisse d'impôts. Et à un moment, ça ne tient pas. C'est comme ça qu'on finance notre capacité de se transformer, de rester une grande puissance avec sa protection sociale, de rester une grande puissance qui tend la main à ceux qui souffrent. Et ça, il y a un moment, ça passe par la fiscalité, par le partage des richesses. Et je crois que les arguments qu'on s'est à dire mais non, ça va être la fuite de ceci, la fuite de cela, ça justifie des milliards en moins dans notre capacité d'agir. Et ça, ce n'est pas acceptable pour le pacte. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "On ne peut pas changer la société depuis le perron de l'Élysée" : ce qu'il faut retenir de l'interview de Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé PierreVérifier à 7:52
Question 20Précarité : face à une "situation très tendue", la Fondation Abbé Pierre veut "un triplement du chèque énergie" et "une augmentation de 10% des APL"
Toujours avec le délégué général de la Fondation Abbé Pierre-Christophe Robert, vous parliez il y a quelques instants de ces personnes qui sont sur le fil. Est-ce qu'on sait combien de Français ont basculé ou sont en train de basculer aujourd'hui dans une forme de pauvreté ?
Réponse partielle
Alors, pas sur le taux de pauvreté, mais on a plusieurs indicateurs qui sont à surveiller de près. En gros, dans notre pays, on a 9,5 millions de personnes sous le seuil de pauvreté. C'est à peu près 14,5% de la population. Mais ça, c'est juste un indicateur monétaire, c'est-à-dire on regarde à tel niveau de ressources, combien sont en dessous, combien sont au-dessus. Le problème, c'est qu'il y a, enfin, l'autre information à regarder, c'est la pauvreté en condition de vie, c'est-à-dire en fait, ce que vivent vraiment les gens au quotidien. Et ça, ça dit quoi ? Donc on regarde leurs ressources et leurs dépenses de première nécessité. Et ça, ça dit que c'est plus 14%, c'est 20 à 21%. Et ça,…
« Alors, pas sur le taux de pauvreté, mais on a plusieurs indicateurs qui sont à surveiller de près. En gros, dans notre pays, on a 9,5 millions de personnes sous le seuil de pauvreté. C'est à peu près 14,5% de la population. Mais ça, c'est juste un indicateur monétaire, c'est-à-dire on regarde à tel niveau de ressources, combien sont en dessous, combien sont au-dessus. Le problème, c'est qu'il y a, enfin, l'autre information à regarder, c'est la pauvreté en condition de vie, c'est-à-dire en fait, ce que vivent vraiment les gens au quotidien. Et ça, ça dit quoi ? Donc on regarde leurs ressources et leurs dépenses de première nécessité. Et ça, ça dit que c'est plus 14%, c'est 20 à 21%. Et ça, c'est un chiffre qui est inquiétant et qui, à mon sens, fait beaucoup plus référence à ce que ressentent les gens, ce que vivent les gens au quotidien. La question de la bascule, elle est là. C'est-à-dire qu'il y a des gens sans être pauvres, sans être à la rue, sans domicile, sans être mal logés, sont dans des arbitrages impossibles tous les jours. Est-ce que je paye mon loyer ? Ah oui, je paye mon loyer parce qu'autrement, je risque de le perdre. Mais alors dans ce cas-là, ça veut dire que je m'alimente moins bien, je me soigne moins bien. Ça, c'est avant la crise qu'on connaît. Mais aujourd'hui, qu'est-ce qu'on sait ? On sait que les prix alimentaires ont augmenté de 10, 13, 14, 15% selon le type de produit. On vient de parler de l'énergie et de son augmentation. Dans un contexte comme celui-là, ceux qui sont sur le fil, qui comptent les dizaines d'euros, en fait, »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Précarité : face à une "situation très tendue", la Fondation Abbé Pierre veut "un triplement du chèque énergie" et "une augmentation de 10% des APL"Vérifier à 8:44Voir 1 autre passage
« aujourd'hui, soit se retrouvent dans une situation qui peut les faire basculer dans la précarité, en dessous du seuil de pauvreté ou pas, ça restera à définir dans les mois qui viennent. Mais de toute façon, ça n'est pas qu'un indicateur statistique. Parce que si vous avez des gens qui arbitrent pour garder leur toit sur la tête, au dépend des dépenses d'alimentation de qualité ou même minimum ou de santé, vous payez le prix à un moment. C'est des gens en moins bonne santé. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Précarité : face à une "situation très tendue", la Fondation Abbé Pierre veut "un triplement du chèque énergie" et "une augmentation de 10% des APL"Vérifier à 10:01
Question 21Précarité : face à une "situation très tendue", la Fondation Abbé Pierre veut "un triplement du chèque énergie" et "une augmentation de 10% des APL"
Et sur le foot ?
Réponse directe
je me préoccupe en fait de tous ceux... vous considérez un marché à part ? Ça me paraît fou en fait. Ça me paraît fou. Ça me paraît irréel des salaires comme ceux-là. Simplement la différence c'est que je vois qu'il y a des employés chez Total. Vous voyez ce que je veux dire ? Il y a une responsabilité. Il y a des employés au PSG aussi ? Vous pourriez dire il faut plafonner les salaires au PSG. Pas de... Je ne sais pas qui Mbappé, Néma ce n'est pas eux qui ont les employés c'est ça que je veux dire. On est dans une organisation d'entreprise. Après ce qui est fou c'est le décrochage et ça c'est insupportable pour nos concitoyens. Quand on dit qu'il y a un décrochage entre toute une partie de…
« vous considérez un marché à part ? Ça me paraît fou en fait. Ça me paraît fou. Ça me paraît irréel des salaires comme ceux-là. Simplement la différence c'est que je vois qu'il y a des employés chez Total. Vous voyez ce que je veux dire ? Il y a une responsabilité. Il y a des employés au PSG aussi ? Vous pourriez dire il faut plafonner les salaires au PSG. Pas de... Je ne sais pas qui Mbappé, Néma ce n'est pas eux qui ont les employés c'est ça que je veux dire. On est dans une organisation d'entreprise. Après ce qui est fou c'est le décrochage et ça c'est insupportable pour nos concitoyens. Quand on dit qu'il y a un décrochage entre toute une partie de la population qui essaye de se débrouiller tous les jours et qui voit des salaires mirobolants comme ça ils se disent mais c'est de la folie. C'est la question des inégalités donc ça n'est pas audible ça n'est pas acceptable. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Précarité : face à une "situation très tendue", la Fondation Abbé Pierre veut "un triplement du chèque énergie" et "une augmentation de 10% des APL"Vérifier à 16:17
Question 22Précarité : face à une "situation très tendue", la Fondation Abbé Pierre veut "un triplement du chèque énergie" et "une augmentation de 10% des APL"
Il y a eu un chiffre, à la fin du confinement, on avait dit, ce n'était pas votre association, c'était une autre qui avait dit, un million de pauvres en plus en France, chiffre qui a été démenti par les autres associations. Est-ce que ce phénomène, ce chiffre ou pas ?
Réponse à côté
Alors, pas sur le taux de pauvreté, mais on a plusieurs indicateurs qui sont à surveiller de près. En gros, dans notre pays, on a 9,5 millions de personnes sous le seuil de pauvreté. C'est à peu près 14,5% de la population. Mais ça, c'est juste un indicateur monétaire, c'est-à-dire on regarde à tel niveau de ressources, combien sont en dessous, combien sont au-dessus. Le problème, c'est qu'il y a, enfin, l'autre information à regarder, c'est la pauvreté en condition de vie, c'est-à-dire en fait, ce que vivent vraiment les gens au quotidien. Et ça, ça dit quoi ? Donc on regarde leurs ressources et leurs dépenses de première nécessité. Et ça, ça dit que c'est plus 14%, c'est 20 à 21%. Et ça,…
« Alors, pas sur le taux de pauvreté, mais on a plusieurs indicateurs qui sont à surveiller de près. En gros, dans notre pays, on a 9,5 millions de personnes sous le seuil de pauvreté. C'est à peu près 14,5% de la population. Mais ça, c'est juste un indicateur monétaire, c'est-à-dire on regarde à tel niveau de ressources, combien sont en dessous, combien sont au-dessus. Le problème, c'est qu'il y a, enfin, l'autre information à regarder, c'est la pauvreté en condition de vie, c'est-à-dire en fait, ce que vivent vraiment les gens au quotidien. Et ça, ça dit quoi ? Donc on regarde leurs ressources et leurs dépenses de première nécessité. Et ça, ça dit que c'est plus 14%, c'est 20 à 21%. Et ça, c'est un chiffre qui est inquiétant et qui, à mon sens, fait beaucoup plus référence à ce que ressentent les gens, ce que vivent les gens au quotidien. La question de la bascule, elle est là. C'est-à-dire qu'il y a des gens sans être pauvres, sans être à la rue, sans domicile, sans être mal logés, sont dans des arbitrages impossibles tous les jours. Est-ce que je paye mon loyer ? Ah oui, je paye mon loyer parce qu'autrement, je risque de le perdre. Mais alors dans ce cas-là, ça veut dire que je m'alimente moins bien, je me soigne moins bien. Ça, c'est avant la crise qu'on connaît. Mais aujourd'hui, qu'est-ce qu'on sait ? On sait que les prix alimentaires ont augmenté de 10, 13, 14, 15% selon le type de produit. On vient de parler de l'énergie et de son augmentation. Dans un contexte comme celui-là, ceux qui sont sur le fil, qui comptent les dizaines d'euros, en fait, »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Précarité : face à une "situation très tendue", la Fondation Abbé Pierre veut "un triplement du chèque énergie" et "une augmentation de 10% des APL"Vérifier à 8:44Voir 1 autre passage
« aujourd'hui, soit se retrouvent dans une situation qui peut les faire basculer dans la précarité, en dessous du seuil de pauvreté ou pas, ça restera à définir dans les mois qui viennent. Mais de toute façon, ça n'est pas qu'un indicateur statistique. Parce que si vous avez des gens qui arbitrent pour garder leur toit sur la tête, au dépend des dépenses d'alimentation de qualité ou même minimum ou de santé, vous payez le prix à un moment. C'est des gens en moins bonne santé. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Précarité : face à une "situation très tendue", la Fondation Abbé Pierre veut "un triplement du chèque énergie" et "une augmentation de 10% des APL"Vérifier à 10:01
Question 23Précarité : face à une "situation très tendue", la Fondation Abbé Pierre veut "un triplement du chèque énergie" et "une augmentation de 10% des APL"
Est-ce qu'il est audible par tous les Français, ce message-là ?
Réponse directe
Alors, vous êtes formulé deux questions un peu différentes. Est-ce que le message est bon ? Oui. Enfin, je veux dire, il y a un moment où il faut qu'on prenne tous notre responsabilité. Il faut que les pouvoirs publics donnent l'exemple, dans les établissements publics. Il faut que les entreprises s'engagent. Il faut que les citoyens puissent apporter leur contribution. Maintenant, est-ce que c'est un message qui peut être audible par tous les Français ? Non. Non. Nous, on a eu des remontées à la Fondation Abbé Pierre de personnes qui nous disent mais on ne se sent pas concernés puisqu'on ne se chauffe déjà pas à 19. Vous voyez ce que je veux dire ? Donc, de dire « chauffez-vous à 19 », c'e…
« Alors, vous êtes formulé deux questions un peu différentes. Est-ce que le message est bon ? Oui. Enfin, je veux dire, il y a un moment où il faut qu'on prenne tous notre responsabilité. Il faut que les pouvoirs publics donnent l'exemple, dans les établissements publics. Il faut que les entreprises s'engagent. Il faut que les citoyens puissent apporter leur contribution. Maintenant, est-ce que c'est un message qui peut être audible par tous les Français ? Non. Non. Nous, on a eu des remontées à la Fondation Abbé Pierre de personnes qui nous disent mais on ne se sent pas concernés puisqu'on ne se chauffe déjà pas à 19. Vous voyez ce que je veux dire ? Donc, de dire « chauffez-vous à 19 », c'est un message d'ordre général pour la société. Mais pour beaucoup, ça veut dire qu'en fait, on ne se rend pas compte de ce que je vis, moi. Quand je suis avec mes trois mots, mais qu'on s'enferme tous dans une pièce tout l'hiver pour essayer de la chauffer un petit peu et qu'on est peut-être à 16 ou 17 degrés, quand on dit « limité à 19 », on a l'impression d'être extérieur à ce mot d'ordre général. Donc, il est extrêmement important à la fois d'embarquer tout le monde dans ses nécessités de modération sur l'énergie mais en même temps d'avoir une attention solante et trébuchante mais aussi dans les discours vis-à-vis des plus fragiles. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Précarité : face à une "situation très tendue", la Fondation Abbé Pierre veut "un triplement du chèque énergie" et "une augmentation de 10% des APL"Vérifier à 3:19
Question 24Précarité : face à une "situation très tendue", la Fondation Abbé Pierre veut "un triplement du chèque énergie" et "une augmentation de 10% des APL"
Depuis trois mois, le gouvernement appelle les Français à plus de sobriété dans leur consommation d'énergie. 19 degrés maximum à la maison, ça, on le connaît, on gagne 7% à chaque fois qu'on baisse d'un degré. Est-ce que le message est le bon aujourd'hui ?
Réponse directe
Alors, vous êtes formulé deux questions un peu différentes. Est-ce que le message est bon ? Oui. Enfin, je veux dire, il y a un moment où il faut qu'on prenne tous notre responsabilité. Il faut que les pouvoirs publics donnent l'exemple, dans les établissements publics. Il faut que les entreprises s'engagent. Il faut que les citoyens puissent apporter leur contribution. Maintenant, est-ce que c'est un message qui peut être audible par tous les Français ? Non. Non. Nous, on a eu des remontées à la Fondation Abbé Pierre de personnes qui nous disent mais on ne se sent pas concernés puisqu'on ne se chauffe déjà pas à 19. Vous voyez ce que je veux dire ? Donc, de dire « chauffez-vous à 19 », c'e…
« Alors, vous êtes formulé deux questions un peu différentes. Est-ce que le message est bon ? Oui. Enfin, je veux dire, il y a un moment où il faut qu'on prenne tous notre responsabilité. Il faut que les pouvoirs publics donnent l'exemple, dans les établissements publics. Il faut que les entreprises s'engagent. Il faut que les citoyens puissent apporter leur contribution. Maintenant, est-ce que c'est un message qui peut être audible par tous les Français ? Non. Non. Nous, on a eu des remontées à la Fondation Abbé Pierre de personnes qui nous disent mais on ne se sent pas concernés puisqu'on ne se chauffe déjà pas à 19. Vous voyez ce que je veux dire ? Donc, de dire « chauffez-vous à 19 », c'est un message d'ordre général pour la société. Mais pour beaucoup, ça veut dire qu'en fait, on ne se rend pas compte de ce que je vis, moi. Quand je suis avec mes trois mots, mais qu'on s'enferme tous dans une pièce tout l'hiver pour essayer de la chauffer un petit peu et qu'on est peut-être à 16 ou 17 degrés, quand on dit « limité à 19 », on a l'impression d'être extérieur à ce mot d'ordre général. Donc, il est extrêmement important à la fois d'embarquer tout le monde dans ses nécessités de modération sur l'énergie mais en même temps d'avoir une attention solante et trébuchante mais aussi dans les discours vis-à-vis des plus fragiles. »
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Question 25Précarité : face à une "situation très tendue", la Fondation Abbé Pierre veut "un triplement du chèque énergie" et "une augmentation de 10% des APL"
Il va y avoir un accélérateur dans les années qui viennent, c'est l'interdiction de la location des appartements considérés comme des passoires thermiques. Ça, c'est un marqueur, non ?
Réponse directe
Oui, c'est un marqueur. Alors, pour l'instant, ça n'a pas provoqué de changement, mais ça donne une vision de ce qu'on doit faire à court, moyen, long terme. C'est pareil sur la question des transports. Ce n'est pas la même chose d'être confronté à une hausse du prix de l'essence, comme on la connaît aujourd'hui, quand on est en région parisienne où on peut avoir des transports, que quand on est en milieu rural, quand on est dans une ville moyenne et qu'on n'a pas le choix d'avoir deux voitures. Moi, ce qui m'inquiète profondément, c'est pour ça qu'il va falloir des aides d'urgence aussi pour répondre à votre question, c'est qu'on rencontre des gens, nous, à la Fondation Abbé Pierre, par ex…
« Oui, c'est un marqueur. Alors, pour l'instant, ça n'a pas provoqué de changement, mais ça donne une vision de ce qu'on doit faire à court, moyen, long terme. C'est pareil sur la question des transports. Ce n'est pas la même chose d'être confronté à une hausse du prix de l'essence, comme on la connaît aujourd'hui, quand on est en région parisienne où on peut avoir des transports, que quand on est en milieu rural, quand on est dans une ville moyenne et qu'on n'a pas le choix d'avoir deux voitures. Moi, ce qui m'inquiète profondément, c'est pour ça qu'il va falloir des aides d'urgence aussi pour répondre à votre question, c'est qu'on rencontre des gens, nous, à la Fondation Abbé Pierre, par exemple, je pense à cette dame qui vit seule avec ses deux enfants et son boulot, c'est d'aller à domicile pour faire du repassage. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Précarité : face à une "situation très tendue", la Fondation Abbé Pierre veut "un triplement du chèque énergie" et "une augmentation de 10% des APL"Vérifier à 5:06
« Alors, il y a plus de femmes, incontestablement. Alors, elles restent minoritaires, mais c'est le nombre qui augmente fort, c'est la catégorie qui augmente fort parmi les personnes sans-domicile. Déjà, depuis quelques années, il y a une surreprésentation des jeunes de moins de 25 ans. Et je pense, nous pensons, que c'est en partie lié au fait que le RSA ne soit pas ouvert, parce que si vous n'avez plus de famille, si vous êtes en rupture familiale, vous n'avez pas de boulot, vous n'avez zéro euro de ressources, vous n'avez même pas le filet de sécurité des 550 euros du RSA. Donc, on voit bien que si, je pense que tout ça est bien connu, on l'a bien décrypté, nous, d'autres, la Fondation ABPAM et des experts, etc. On sait comment faire. C'est le plan logement d'abord, qui a été lancé par le gouvernement, au début du quinquennat, qui dit « arrêtons d'ouvrir des places d'hôtels d'urgence, ce n'est pas satisfaisant, ça coûte cher pour la puissance publique », offrons un logement, et ça va être le levier de la réinsertion. Plutôt positif que le gouvernement se soit engagé dans ce plan, sauf que parallèlement, il a coupé considérablement dans les APL, dans le logement social, donc c'est venu enrayer la montée en puissance, finalement, de ce plan logement d'abord. »
France Inter — L'invité du week-end · Christophe Robert : "Parmi les personnes sous le seuil de pauvreté, les plus pauvres s'enfoncent"Vérifier à 16:41
« Oui, vous avez raison. Si, alors là, c'est effectivement la présentation du rapport de la Fondation Bepiard le 2 février prochain. On présente le rapport le matin, l'après-midi, on reçoit les candidats et les candidats. Et là, on prend une demi-heure. Une demi-heure pour approfondir leur programme sur le volet logement, lutte contre le sans-abrisme, sur le volet lutte contre les exclusions. Si on prend une demi-heure, c'est justement, et avec les médias qui seront là, avec 2-3 000 personnes qui seront présentes, ça sera aussi... On pourra le suivre en ligne, de façon digitale. C'est parce que, justement, on s'est aperçu que ça les oblige à travailler sur ce sujet, parce qu'une demi-heure, c'est quand même long. Et nous, on va mener un travail sérieux pour décrypter le contenu de ces programmes, et on va les interroger dessus. »
France Inter — L'invité du week-end · Christophe Robert : "Parmi les personnes sous le seuil de pauvreté, les plus pauvres s'enfoncent"Vérifier à 14:04
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités28 janv. 2016 au 16 avr. 2023 · 4 observations5 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non. On n'a pas la crainte à cause de cette loi. Oui, la loi Casbarian qui, au lieu de s'occuper de la crise du logement, essaie de criminaliser les mal logés. Oui, quand on coupe 1,3 milliard sur les bailleurs sociaux, on peut moins bien loger les personnes. Mais non, pas dans ce cadre-là, à condition de mettre l'accompagnement nécessaire pour les propriétaires. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "On ne peut pas changer la société depuis le perron de l'Élysée" : ce qu'il faut retenir de l'interview de Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé PierreVérifier à 16:00Voir 2 autres passages
« Ah oui, alors on comprend tout à fait. Il ne s'agit pas d'opposer propriétaires et locataires, pas du tout. Sauf que ce n'est pas ça qu'elle fait cette loi. En fait... Elle aura des effets pervers. Exactement. Avant même la loi dite Carzbarian, la loi dite anti-squat, vous avez la possibilité en 48 heures sans passer par le juge d'expulser quelqu'un qui viendrait, comme le disait le député Carzbarian, venir dormir sur votre canapé. Donc, il y a eu tromperie dans cette histoire. Alors, on a dit « Oh là là, imaginez-vous si quelqu'un débarque chez vous et prend votre canapé. » Ce n'est pas ça. Là, on s'attaque aux squats notamment de personnes qui peuvent être... parce qu'ils n'ont pas d'autre solution dans, je ne sais pas, un hangar désaffecté qui appartient à l'État. Bon, qu'est-ce que ça veut dire ? Les mettre en prison ? C'est ça qui est proposé. Une énorme contravention. Et puis, en partant de, soi-disant, une loi anti-squat, on s'attaque aussi à ceux qui sont menacés d'expulsion pour réduire les délais où le juge... »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "On ne peut pas changer la société depuis le perron de l'Élysée" : ce qu'il faut retenir de l'interview de Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé PierreVérifier à 13:01
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non. On n'a pas la crainte à cause de cette loi. Oui, la loi Casbarian qui, au lieu de s'occuper de la crise du logement, essaie de criminaliser les mal logés. Oui, quand on coupe 1,3 milliard sur les bailleurs sociaux, on peut moins bien loger les personnes. Mais non, pas dans ce cadre-là, à condition de mettre l'accompagnement nécessaire pour les propriétaires. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "On ne peut pas changer la société depuis le perron de l'Élysée" : ce qu'il faut retenir de l'interview de Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé PierreVérifier à 16:00Voir 2 autres passages
« Alors, le SMIC a beaucoup augmenté ces dernières années quand même. Il suit l'inflation. Voilà. Là où on a une inquiétude, c'est plutôt sur les minima sociaux. C'est-à-dire de dire, regardez, l'augmentation au même moment des minima sociaux, c'est 1,6%. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "On ne peut pas changer la société depuis le perron de l'Élysée" : ce qu'il faut retenir de l'interview de Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé PierreVérifier à 4:48
« Si vous voulez, le taux de pauvreté, c'est un indicateur monétaire. C'est-à-dire, on fixe un niveau, on dit que tous ceux qui sont en dessous sont sous le seuil de pauvreté. Donc, premièrement, constat positif, ça n'a pas explosé, ce taux. C'est déjà une bonne nouvelle. Je pense que les mesures de protection, fonds de garantie, chômage partiel, des aides ponctuelles pendant la crise, qui ont été quand même très importantes, ont permis d'éviter cette augmentation. Oui, oui. Donc, il faut vraiment reconnaître cette dimension-là. En revanche, on a un taux qui est très élevé. Plus de 9 millions de personnes. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, mais surtout quand le juge... Il est fait pour ça, le juge en France. C'est pour dire, évidemment qu'il ne faut pas pénaliser le propriétaire. Et nous ne sommes pas pour pénaliser le propriétaire. Et c'est pour ça qu'on demande que le fonds d'indemnisation des propriétaires soit augmenté pour compenser, par exemple... Je vous donne l'exemple. Il y a une famille qui va être expulsée. Il y a deux enfants, 5 et 8 ans. Qu'est-ce qui se passe ? Le juge dit, oui, là, c'est quand même un peu tendu. On va se donner deux mois. On va essayer de trouver une solution de relogement ou reprendre le paiement avec la famille là. La volonté de cette loi, c'est de réduire cette capacité-là. Et on indemnise le propriétaire avec le fonds d'indemnisation. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "On ne peut pas changer la société depuis le perron de l'Élysée" : ce qu'il faut retenir de l'interview de Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé PierreVérifier à 13:55Voir 2 autres passages
« Alors, oui. C'est-à-dire qu'il faut s'assurer. Effectivement, vous avez raison, c'est une bonne question. C'est-à-dire que notre modèle du logement social en France, dont plein de pays européens voudraient pouvoir avoir la même chose. C'est un modèle qui fonctionne super bien depuis 100 ans. Et c'est vrai qu'il est adossé sur l'épargne populaire. Donc, le livret A qui permet de faire des prêts aux bailleurs sociaux à un niveau bas et pendant très longtemps. Donc, c'est comme ça qu'on arrive à équilibrer ce modèle du logement social et faire des loyers plus bas que le marché. Il ne faudrait pas que le gouvernement joue avec cet outil de l'épargne populaire qui sert beaucoup au logement social en empêchant la capacité d'agir dans le domaine du logement social. Donc, c'est l'équilibre entre ce qui reste et ce qui est nécessaire pour le logement social. Oui, il faut une vigilance. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "On ne peut pas changer la société depuis le perron de l'Élysée" : ce qu'il faut retenir de l'interview de Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé PierreVérifier à 16:26
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, mais vous savez... Il n'est pas réaliste ? Non. Et puis surtout, ça ne tient pas. Ça ne tient pas. Mais même le gouverneur de la Banque de France, récemment, a dit qu'il faut qu'on arrête cette baisse d'impôts. Et à un moment, ça ne tient pas. C'est comme ça qu'on finance notre capacité de se transformer, de rester une grande puissance avec sa protection sociale, de rester une grande puissance qui tend la main à ceux qui souffrent. Et ça, il y a un moment, ça passe par la fiscalité, par le partage des richesses. Et je crois que les arguments qu'on s'est à dire mais non, ça va être la fuite de ceci, la fuite de cela, ça justifie des milliards en moins dans notre capacité d'agir. Et ça, ce n'est pas acceptable pour le pacte. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "On ne peut pas changer la société depuis le perron de l'Élysée" : ce qu'il faut retenir de l'interview de Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé PierreVérifier à 7:52
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, mais surtout quand le juge... Il est fait pour ça, le juge en France. C'est pour dire, évidemment qu'il ne faut pas pénaliser le propriétaire. Et nous ne sommes pas pour pénaliser le propriétaire. Et c'est pour ça qu'on demande que le fonds d'indemnisation des propriétaires soit augmenté pour compenser, par exemple... Je vous donne l'exemple. Il y a une famille qui va être expulsée. Il y a deux enfants, 5 et 8 ans. Qu'est-ce qui se passe ? Le juge dit, oui, là, c'est quand même un peu tendu. On va se donner deux mois. On va essayer de trouver une solution de relogement ou reprendre le paiement avec la famille là. La volonté de cette loi, c'est de réduire cette capacité-là. Et on indemnise le propriétaire avec le fonds d'indemnisation. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "On ne peut pas changer la société depuis le perron de l'Élysée" : ce qu'il faut retenir de l'interview de Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé PierreVérifier à 13:55Voir 2 autres passages
« Alors, oui. C'est-à-dire qu'il faut s'assurer. Effectivement, vous avez raison, c'est une bonne question. C'est-à-dire que notre modèle du logement social en France, dont plein de pays européens voudraient pouvoir avoir la même chose. C'est un modèle qui fonctionne super bien depuis 100 ans. Et c'est vrai qu'il est adossé sur l'épargne populaire. Donc, le livret A qui permet de faire des prêts aux bailleurs sociaux à un niveau bas et pendant très longtemps. Donc, c'est comme ça qu'on arrive à équilibrer ce modèle du logement social et faire des loyers plus bas que le marché. Il ne faudrait pas que le gouvernement joue avec cet outil de l'épargne populaire qui sert beaucoup au logement social en empêchant la capacité d'agir dans le domaine du logement social. Donc, c'est l'équilibre entre ce qui reste et ce qui est nécessaire pour le logement social. Oui, il faut une vigilance. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "On ne peut pas changer la société depuis le perron de l'Élysée" : ce qu'il faut retenir de l'interview de Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé PierreVérifier à 16:26
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes22 janv. 2022 au 16 avr. 2023 · 6 observations6 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ah oui, alors on comprend tout à fait. Il ne s'agit pas d'opposer propriétaires et locataires, pas du tout. Sauf que ce n'est pas ça qu'elle fait cette loi. En fait... Elle aura des effets pervers. Exactement. Avant même la loi dite Carzbarian, la loi dite anti-squat, vous avez la possibilité en 48 heures sans passer par le juge d'expulser quelqu'un qui viendrait, comme le disait le député Carzbarian, venir dormir sur votre canapé. Donc, il y a eu tromperie dans cette histoire. Alors, on a dit « Oh là là, imaginez-vous si quelqu'un débarque chez vous et prend votre canapé. » Ce n'est pas ça. Là, on s'attaque aux squats notamment de personnes qui peuvent être... parce qu'ils n'ont pas d'autre solution dans, je ne sais pas, un hangar désaffecté qui appartient à l'État. Bon, qu'est-ce que ça veut dire ? Les mettre en prison ? C'est ça qui est proposé. Une énorme contravention. Et puis, en partant de, soi-disant, une loi anti-squat, on s'attaque aussi à ceux qui sont menacés d'expulsion pour réduire les délais où le juge... »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "On ne peut pas changer la société depuis le perron de l'Élysée" : ce qu'il faut retenir de l'interview de Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé PierreVérifier à 13:01Voir 2 autres passages
« Non, mais vous savez... Il n'est pas réaliste ? Non. Et puis surtout, ça ne tient pas. Ça ne tient pas. Mais même le gouverneur de la Banque de France, récemment, a dit qu'il faut qu'on arrête cette baisse d'impôts. Et à un moment, ça ne tient pas. C'est comme ça qu'on finance notre capacité de se transformer, de rester une grande puissance avec sa protection sociale, de rester une grande puissance qui tend la main à ceux qui souffrent. Et ça, il y a un moment, ça passe par la fiscalité, par le partage des richesses. Et je crois que les arguments qu'on s'est à dire mais non, ça va être la fuite de ceci, la fuite de cela, ça justifie des milliards en moins dans notre capacité d'agir. Et ça, ce n'est pas acceptable pour le pacte. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "On ne peut pas changer la société depuis le perron de l'Élysée" : ce qu'il faut retenir de l'interview de Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé PierreVérifier à 7:52
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, oui. C'est-à-dire qu'il faut s'assurer. Effectivement, vous avez raison, c'est une bonne question. C'est-à-dire que notre modèle du logement social en France, dont plein de pays européens voudraient pouvoir avoir la même chose. C'est un modèle qui fonctionne super bien depuis 100 ans. Et c'est vrai qu'il est adossé sur l'épargne populaire. Donc, le livret A qui permet de faire des prêts aux bailleurs sociaux à un niveau bas et pendant très longtemps. Donc, c'est comme ça qu'on arrive à équilibrer ce modèle du logement social et faire des loyers plus bas que le marché. Il ne faudrait pas que le gouvernement joue avec cet outil de l'épargne populaire qui sert beaucoup au logement social en empêchant la capacité d'agir dans le domaine du logement social. Donc, c'est l'équilibre entre ce qui reste et ce qui est nécessaire pour le logement social. Oui, il faut une vigilance. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "On ne peut pas changer la société depuis le perron de l'Élysée" : ce qu'il faut retenir de l'interview de Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé PierreVérifier à 16:26Voir 2 autres passages
« Non, non, effectivement, ça ne prend pas en compte ce qu'on appelle les hébergés chez des tiers, qui est un amortisseur de crise très important dans notre pays depuis une quinzaine d'années. Ça s'est fortement développé. Donc, qu'est-ce qui s'est passé ? Qu'est-ce qui s'est passé ? Vous avez des prix de l'immobilier, des loyers, qui, dans les années 2000, ont flambé, doublé en moyenne en France. Ça veut dire qu'à des endroits, c'est par 3, c'est par 4. Vous avez, ce qu'on a vécu là depuis quelques mois, les charges qui ont flambé. Pendant ce temps-là, les ressources issues du travail, les montants des salaires n'ont pas augmenté simultanément. Et puis, on n'a pas fait évoluer, par exemple, les APL, qui permettent justement d'ajuster un peu la facture pour les ménages les plus pauvres et les modestes. Donc, on a une accessibilité au logement qui est réduite. On n'a pas su mener des politiques de prévention suffisamment fortes, par exemple pour lutter contre les expulsions locatives, qui n'ont cessé de flamber depuis 15 ans, en dehors de la parenthèse Covid, où le gouvernement a pris des mesures. On n'a pas su non plus accompagner des personnes qui sortaient de l'aide sociale à l'enfance quand ils ont 18 ans, 19 ans. On n'a pas su accompagner des personnes qui sortaient de prison, qui n'avaient pas de solution de logement. Quand vous dites « on », c'est l'État ? La puissance publique, parce que ça peut être le département, ça peut être des collectivités locales, mais c'est l'État, dans son rôle de garant de la solidarité, qui doit être pilote de cette histoire-là. »
France Inter — L'invité du week-end · Christophe Robert : "Parmi les personnes sous le seuil de pauvreté, les plus pauvres s'enfoncent"Vérifier à 15:24
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, mais surtout quand le juge... Il est fait pour ça, le juge en France. C'est pour dire, évidemment qu'il ne faut pas pénaliser le propriétaire. Et nous ne sommes pas pour pénaliser le propriétaire. Et c'est pour ça qu'on demande que le fonds d'indemnisation des propriétaires soit augmenté pour compenser, par exemple... Je vous donne l'exemple. Il y a une famille qui va être expulsée. Il y a deux enfants, 5 et 8 ans. Qu'est-ce qui se passe ? Le juge dit, oui, là, c'est quand même un peu tendu. On va se donner deux mois. On va essayer de trouver une solution de relogement ou reprendre le paiement avec la famille là. La volonté de cette loi, c'est de réduire cette capacité-là. Et on indemnise le propriétaire avec le fonds d'indemnisation. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "On ne peut pas changer la société depuis le perron de l'Élysée" : ce qu'il faut retenir de l'interview de Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé PierreVérifier à 13:55
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
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« Alors, il y a plus de femmes, incontestablement. Alors, elles restent minoritaires, mais c'est le nombre qui augmente fort, c'est la catégorie qui augmente fort parmi les personnes sans-domicile. Déjà, depuis quelques années, il y a une surreprésentation des jeunes de moins de 25 ans. Et je pense, nous pensons, que c'est en partie lié au fait que le RSA ne soit pas ouvert, parce que si vous n'avez plus de famille, si vous êtes en rupture familiale, vous n'avez pas de boulot, vous n'avez zéro euro de ressources, vous n'avez même pas le filet de sécurité des 550 euros du RSA. Donc, on voit bien que si, je pense que tout ça est bien connu, on l'a bien décrypté, nous, d'autres, la Fondation ABPAM et des experts, etc. On sait comment faire. C'est le plan logement d'abord, qui a été lancé par le gouvernement, au début du quinquennat, qui dit « arrêtons d'ouvrir des places d'hôtels d'urgence, ce n'est pas satisfaisant, ça coûte cher pour la puissance publique », offrons un logement, et ça va être le levier de la réinsertion. Plutôt positif que le gouvernement se soit engagé dans ce plan, sauf que parallèlement, il a coupé considérablement dans les APL, dans le logement social, donc c'est venu enrayer la montée en puissance, finalement, de ce plan logement d'abord. »
France Inter — L'invité du week-end · Christophe Robert : "Parmi les personnes sous le seuil de pauvreté, les plus pauvres s'enfoncent"Vérifier à 16:41Voir 2 autres passages
« Alors, il y a plus de femmes, incontestablement. Alors, elles restent minoritaires, mais c'est le nombre qui augmente fort, c'est la catégorie qui augmente fort parmi les personnes sans-domicile. Déjà, depuis quelques années, il y a une surreprésentation des jeunes de moins de 25 ans. Et je pense, nous pensons, que c'est en partie lié au fait que le RSA ne soit pas ouvert, parce que si vous n'avez plus de famille, si vous êtes en rupture familiale, vous n'avez pas de boulot, vous n'avez zéro euro de ressources, vous n'avez même pas le filet de sécurité des 550 euros du RSA. Donc, on voit bien que si, je pense que tout ça est bien connu, on l'a bien décrypté, nous, d'autres, la Fondation ABPAM et des experts, etc. On sait comment faire. C'est le plan logement d'abord, qui a été lancé par le gouvernement, au début du quinquennat, qui dit « arrêtons d'ouvrir des places d'hôtels d'urgence, ce n'est pas satisfaisant, ça coûte cher pour la puissance publique », offrons un logement, et ça va être le levier de la réinsertion. Plutôt positif que le gouvernement se soit engagé dans ce plan, sauf que parallèlement, il a coupé considérablement dans les APL, dans le logement social, donc c'est venu enrayer la montée en puissance, finalement, de ce plan logement d'abord. »
France Inter — L'invité du week-end · Christophe Robert : "Parmi les personnes sous le seuil de pauvreté, les plus pauvres s'enfoncent"Vérifier à 16:41
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, non, effectivement, ça ne prend pas en compte ce qu'on appelle les hébergés chez des tiers, qui est un amortisseur de crise très important dans notre pays depuis une quinzaine d'années. Ça s'est fortement développé. Donc, qu'est-ce qui s'est passé ? Qu'est-ce qui s'est passé ? Vous avez des prix de l'immobilier, des loyers, qui, dans les années 2000, ont flambé, doublé en moyenne en France. Ça veut dire qu'à des endroits, c'est par 3, c'est par 4. Vous avez, ce qu'on a vécu là depuis quelques mois, les charges qui ont flambé. Pendant ce temps-là, les ressources issues du travail, les montants des salaires n'ont pas augmenté simultanément. Et puis, on n'a pas fait évoluer, par exemple, les APL, qui permettent justement d'ajuster un peu la facture pour les ménages les plus pauvres et les modestes. Donc, on a une accessibilité au logement qui est réduite. On n'a pas su mener des politiques de prévention suffisamment fortes, par exemple pour lutter contre les expulsions locatives, qui n'ont cessé de flamber depuis 15 ans, en dehors de la parenthèse Covid, où le gouvernement a pris des mesures. On n'a pas su non plus accompagner des personnes qui sortaient de l'aide sociale à l'enfance quand ils ont 18 ans, 19 ans. On n'a pas su accompagner des personnes qui sortaient de prison, qui n'avaient pas de solution de logement. Quand vous dites « on », c'est l'État ? La puissance publique, parce que ça peut être le département, ça peut être des collectivités locales, mais c'est l'État, dans son rôle de garant de la solidarité, qui doit être pilote de cette histoire-là. »
France Inter — L'invité du week-end · Christophe Robert : "Parmi les personnes sous le seuil de pauvreté, les plus pauvres s'enfoncent"Vérifier à 15:24Voir 2 autres passages
« Mais en tout cas, juste une anecdote. Moi je me souviens, j'étais à la fondation des Pierre depuis peu, et avant sa mort, ça a été ses derniers combats, il y a un certain nombre de parlementaires qui voulaient s'attaquer à la loi SRU, qui impose la construction de 20 à 25% de logements sociaux. Il est allé à l'Assemblée Nationale, sur son siège. Il y avait tous les responsables politiques qui étaient là, il y avait tous les médias qui étaient là. Et il a dit, vous êtes en train d'oublier les petits. Et bien derrière, trois semaines après, cette mauvaise idée de mettre à mal cette loi, les députés concernés ont renoncé. »
France Inter — L'invité du week-end · Christophe Robert : "Parmi les personnes sous le seuil de pauvreté, les plus pauvres s'enfoncent"Vérifier à 18:03
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
« Oui, mais surtout quand le juge... Il est fait pour ça, le juge en France. C'est pour dire, évidemment qu'il ne faut pas pénaliser le propriétaire. Et nous ne sommes pas pour pénaliser le propriétaire. Et c'est pour ça qu'on demande que le fonds d'indemnisation des propriétaires soit augmenté pour compenser, par exemple... Je vous donne l'exemple. Il y a une famille qui va être expulsée. Il y a deux enfants, 5 et 8 ans. Qu'est-ce qui se passe ? Le juge dit, oui, là, c'est quand même un peu tendu. On va se donner deux mois. On va essayer de trouver une solution de relogement ou reprendre le paiement avec la famille là. La volonté de cette loi, c'est de réduire cette capacité-là. Et on indemnise le propriétaire avec le fonds d'indemnisation. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "On ne peut pas changer la société depuis le perron de l'Élysée" : ce qu'il faut retenir de l'interview de Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé PierreVérifier à 13:55
France Inter — L'invité du week-end · Christophe Robert : "Parmi les personnes sous le seuil de pauvreté, les plus pauvres s'enfoncent"Vérifier à 0:37
« Non, mais vous savez... Il n'est pas réaliste ? Non. Et puis surtout, ça ne tient pas. Ça ne tient pas. Mais même le gouverneur de la Banque de France, récemment, a dit qu'il faut qu'on arrête cette baisse d'impôts. Et à un moment, ça ne tient pas. C'est comme ça qu'on finance notre capacité de se transformer, de rester une grande puissance avec sa protection sociale, de rester une grande puissance qui tend la main à ceux qui souffrent. Et ça, il y a un moment, ça passe par la fiscalité, par le partage des richesses. Et je crois que les arguments qu'on s'est à dire mais non, ça va être la fuite de ceci, la fuite de cela, ça justifie des milliards en moins dans notre capacité d'agir. Et ça, ce n'est pas acceptable pour le pacte. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "On ne peut pas changer la société depuis le perron de l'Élysée" : ce qu'il faut retenir de l'interview de Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé PierreVérifier à 7:52
« Écoutez, il faut des mesures structurelles. Parce que, par exemple, le premier poste de dépense des ménages, c'est le logement. Il faut bien comprendre qu'en 30 ans, ça a augmenté considérablement. Donc, pour beaucoup, en moyenne, ça va être 30% du budget du ménage dédié au logement. Mais pour les ménages les plus modestes, les plus pauvres, dont on est en train de parler, ça va être 50-60%. Donc, par exemple, il faut encadrer les prix des loyers. Il faut produire plus de logements sociaux, parce que c'est des logements dont les loyers sont en dessous du marché. Il faut que les APL, qui aident les ménages modestes et pauvres à se loger, soient plus importantes, en termes financiers, pour les aider, finalement, à se loger dans de bonnes conditions et pas tout dépenser. »
France Inter — L'invité du week-end · Christophe Robert : "Parmi les personnes sous le seuil de pauvreté, les plus pauvres s'enfoncent"Vérifier à 3:57
« Non, non, effectivement, ça ne prend pas en compte ce qu'on appelle les hébergés chez des tiers, qui est un amortisseur de crise très important dans notre pays depuis une quinzaine d'années. Ça s'est fortement développé. Donc, qu'est-ce qui s'est passé ? Qu'est-ce qui s'est passé ? Vous avez des prix de l'immobilier, des loyers, qui, dans les années 2000, ont flambé, doublé en moyenne en France. Ça veut dire qu'à des endroits, c'est par 3, c'est par 4. Vous avez, ce qu'on a vécu là depuis quelques mois, les charges qui ont flambé. Pendant ce temps-là, les ressources issues du travail, les montants des salaires n'ont pas augmenté simultanément. Et puis, on n'a pas fait évoluer, par exemple, les APL, qui permettent justement d'ajuster un peu la facture pour les ménages les plus pauvres et les modestes. Donc, on a une accessibilité au logement qui est réduite. On n'a pas su mener des politiques de prévention suffisamment fortes, par exemple pour lutter contre les expulsions locatives, qui n'ont cessé de flamber depuis 15 ans, en dehors de la parenthèse Covid, où le gouvernement a pris des mesures. On n'a pas su non plus accompagner des personnes qui sortaient de l'aide sociale à l'enfance quand ils ont 18 ans, 19 ans. On n'a pas su accompagner des personnes qui sortaient de prison, qui n'avaient pas de solution de logement. Quand vous dites « on », c'est l'État ? La puissance publique, parce que ça peut être le département, ça peut être des collectivités locales, mais c'est l'État, dans son rôle de garant de la solidarité, qui doit être pilote de cette histoire-là. »
France Inter — L'invité du week-end · Christophe Robert : "Parmi les personnes sous le seuil de pauvreté, les plus pauvres s'enfoncent"Vérifier à 15:24
« Alors oui et non, c'est-à-dire que non parce que c'est un phénomène quand même... Récent ? Oui, qui se développe. Qu'est-ce qui se passe en fait ? Et d'ailleurs c'est tout le débat quand vous entendez la statistique publique ou un gouvernement qui dit « Mais en fait le pouvoir d'achat augmente » et les gens disent « Attendez, arrêtez ! » C'est pas l'impression que j'ai. Ben oui, mais pourquoi ? Parce qu'en réalité, dès le 5 du mois, si on a honoré toutes ces dépenses incontournables, on n'a plus grand-chose pour un certain nombre de nos concitoyens. Donc certes on a des ressources si on prend l'analyse macroéconomique, mais une fois qu'on a payé son loyer, ses charges, son téléphone, son assurance, etc. On s'aperçoit qu'on n'a plus grand-chose. Donc beaucoup ont peur et s'aperçoivent qu'en fait, une dépense imprévue... Je sais pas moi, il faut faire... Il y a une fuite d'eau. Faire intervenir un plombé, ça coûte 600 euros. Ça plombe le budget du mois. Donc cette crainte, elle est bien là. »
France Inter — L'invité du week-end · Christophe Robert : "Parmi les personnes sous le seuil de pauvreté, les plus pauvres s'enfoncent"Vérifier à 8:39
« Alors, il y a plus de femmes, incontestablement. Alors, elles restent minoritaires, mais c'est le nombre qui augmente fort, c'est la catégorie qui augmente fort parmi les personnes sans-domicile. Déjà, depuis quelques années, il y a une surreprésentation des jeunes de moins de 25 ans. Et je pense, nous pensons, que c'est en partie lié au fait que le RSA ne soit pas ouvert, parce que si vous n'avez plus de famille, si vous êtes en rupture familiale, vous n'avez pas de boulot, vous n'avez zéro euro de ressources, vous n'avez même pas le filet de sécurité des 550 euros du RSA. Donc, on voit bien que si, je pense que tout ça est bien connu, on l'a bien décrypté, nous, d'autres, la Fondation ABPAM et des experts, etc. On sait comment faire. C'est le plan logement d'abord, qui a été lancé par le gouvernement, au début du quinquennat, qui dit « arrêtons d'ouvrir des places d'hôtels d'urgence, ce n'est pas satisfaisant, ça coûte cher pour la puissance publique », offrons un logement, et ça va être le levier de la réinsertion. Plutôt positif que le gouvernement se soit engagé dans ce plan, sauf que parallèlement, il a coupé considérablement dans les APL, dans le logement social, donc c'est venu enrayer la montée en puissance, finalement, de ce plan logement d'abord. »
France Inter — L'invité du week-end · Christophe Robert : "Parmi les personnes sous le seuil de pauvreté, les plus pauvres s'enfoncent"Vérifier à 16:41
« Oui, parce que davantage de personnes sont à la rue, vivent dans des bidonvilles. On a rencontré énormément de personnes dont les situations de mal-logement provoquent des effets délétères sur la santé, juste un chiffre, mais les personnes qui vivent à la rue, leur espérance de vie c'est 49 ans. 49 ans, plus de 10 ans de plus que la moyenne, 20 ans de plus que la moyenne. Et on s'aperçoit qu'aussi bien du côté de ceux qui sont sans logement ou mal logés, on a une recrudescence des épidémies, des problèmes sanitaires globaux, mais aussi ceux qui sont mal logés, c'est-à-dire qui ont la chance d'avoir un logement, mais de mauvaise qualité, ça peut accroître les risques de pathologie, les problèmes d'asthme, le repli sur soi aussi du point de vue social, le saturnisme. Donc des situations extrêmement dures dont on devrait prendre la mesure pour agir en conséquence. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Christophe RobertVérifier à 0:34