Alors le soutenir, l'aider à réussir, est-ce que ça veut dire aussi monter sur le bateau pour ramer avec lui, c'est-à-dire avoir des membres du gouvernement ?
Réponse partielleCe sera évidemment une question qui sera au cœur de nos journées parlementaires, mais je n'imagine pas qu'il en soit autrement. Précisément quand vous avez une mer démontée, une telle houle de telles difficultés, refuser de monter sur le bateau, ce serait manquer, entre guillemets, de courage à un moment où on sait que la tâche va être compliquée. Vous, ministre Horizon, êtes-vous candidat à rester ministre ? Moi j'ai dit très clairement, au mois de juillet, qu'à la fin du mois de septembre, je retrouverai ma mairie à Angers, qu'après deux ans et demi au gouvernement, mon souhait était de retrouver les reines de ma ville. Et encore une fois, le sujet n'est pas personnel. Le sujet c'est comm…
« Ce sera évidemment une question qui sera au cœur de nos journées parlementaires, mais je n'imagine pas qu'il en soit autrement. Précisément quand vous avez une mer démontée, une telle houle de telles difficultés, refuser de monter sur le bateau, ce serait manquer, entre guillemets, de courage à un moment où on sait que la tâche va être compliquée. Vous, ministre Horizon, êtes-vous candidat à rester ministre ? Moi j'ai dit très clairement, au mois de juillet, qu'à la fin du mois de septembre, je retrouverai ma mairie à Angers, qu'après deux ans et demi au gouvernement, mon souhait était de retrouver les reines de ma ville. Et encore une fois, le sujet n'est pas personnel. Le sujet c'est comment notre parti, avec ses dizaines de députés et de sénateurs, peut être utile à Michel Barnier, peut l'accompagner là-dedans. Je voudrais qu'on redise les choses. On est dans un espèce de temps suspendu. On a passé des jours et des jours à se poser la question potentielle du casting. Mais si on s'arrête et qu'on regarde ce qui s'est passé, qu'est-ce que les Français ont dit ? Ils n'ont pas dit qu'on veut plus d'insécurité, plus d'immigration et plus d'impôts. Le pays a voté massivement à droite. La tentative de M. Mélenchon et certains de ses amis d'aller nous faire croire que, alors qu'ils avaient été les principaux bénéficiaires d'un front républicain, dans lequel les Français ont dit qu'on ne veut pas du RN, ils n'ont pas dit qu'on veut du nouveau front populaire, aurait été de nommer Lucie Casté à Matignon. C'est une fable, c'est une invention, cette histoire d'élections volées, c'est un mépris profond pour le sens des élections et pour la réalité. La vérité, c'est qu'on a aujourd'hui deux parties extrêmes qui s'alimentent. Et les outrances de Mélenchon, elles font le jeu de Mme Le Pen. Moi, ma crainte, ma hantise, c'est de me dire qu'à un moment, ce sont ces deux extrêmes qui vont se retrouver l'un à l'autre. Deux extrêmes qui, en plus, utilisent, surfent la haine de l'autre pour faire en sorte d'aller faire le buzz, créer ou alimenter un front de commerce. Et donc, dans ce contexte-là, le moment politique que nous traversons, il nécessite que les Républicains, de la manière la plus large possible, soutiennent l'action d'un Premier ministre qui n'est pas venu pour faire carrière, mais pour essayer d'être utile au pays. »
