Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« D'abord je pense que c'est une excellente manière de prendre conscience de ce qui nous arrive. Parfois se dire qu'on va connaître un ou deux degrés de plus, il y a précisément des matins où on se dit qu'un ou deux degrés de plus ça pourrait être agréable. Mais ce n'est pas ça le réchauffement climatique, c'est un dérèglement. Et plus on s'écarte de la température qu'on connaissait dans l'ère pré-industrielle, plus ces dérèglements augmentent. A 4 degrés, ce n'est pas 10% de neige en moins, c'est l'hiver, c'est 25% de neige en moins. C'est les deux tiers des stations de ski sur lesquelles on ne peut plus pratiquer ce type d'activité. C'est un risque de sécheresse qui est multiplié par 5. C'est des températures caniculaires qui atteignent les 50 degrés avec des vagues de chaleur qui sont susceptibles de durer. C'est 25, 30, 40% d'eau en moins en fonction des secteurs qu'on est capable d'utiliser pour des activités humaines. Et je peux multiplier les exemples de ce type. Chaque degré compte. Chaque degré qui nous écarte de ce 1,5 qu'on a souhaité au moment de l'accord de Paris. Il nous entraîne vers des territoires qui menacent les écosystèmes, la biodiversité et la façon aujourd'hui dont on vit sur cette planète. Ça fait plusieurs générations maintenant que la façon dont on vit excède ce que la planète est capable de nous fournir. Avec bien sûr ce réchauffement climatique qui entraîne cette augmentation. Mais avec aussi en parallèle 75% de pollution à l'échelle des terres sur lesquelles nous vivons, des milieux qu'on a saccagés. Et donc une nécessité d'aller bouleverser, d'aller inverser l'ensemble de ces tendances. Et en prenant conscience de ce vers quoi nous allons, j'espère, à la fois qu'on accélérera la prise de conscience de tout le monde. Et qu'on s'écartera de ce scénario qui n'est pas le scénario du pire. Qui est le scénario à la minute où nous parlons du probable. »
« Merci pour cette citation parce que d'abord elle remet les choses dans leur contexte et je ne suis pas loin de penser que beaucoup de mes prédécesseurs se sont à un moment ou à un autre dit ça parce que vous êtes dans des injonctions contradictoires. D'autres ont fait le même constat. D'autres ont fait le même constat, d'autres sont parfois partis en claquant la porte de manière visible et je pense à Nicolas Hulot ou d'autres ont exprimé une part de frustration. Mon tempérament il n'est pas de me plaindre ou de me lamenter sur les arbitrages que je ne gagne pas il est de continuer à faire en sorte de les remporter. Mais pour deux raisons. D'abord parce que oui, pour une part, c'est le ministère de l'impossible. Vous êtes à la fois avec une injonction à prendre des décisions dans le court terme et en même temps la plupart de ces décisions elles s'inscrivent dans un temps long. Celui de la sortie des énergies fossiles qui est à l'échelle de notre planète, de notre histoire est un vrai changement, est un vrai changement de cap parce qu'il y a une addiction de nos sociétés à ces énergies et à tout ce qu'elles permettent. Et dans le même temps, ce ministère c'est aussi celui de tous les possibles. L'impossible c'est de continuer à vivre comme nous vivons. C'est de continuer de penser qu'on peut se permettre de ne pas faire attention à notre consommation, de continuer à menacer un million d'espèces sur les huit qui existent sur la planète, de continuer à consommer chacun d'entre nous 150 litres d'eau potable par jour et par personne en ne faisant pas attention à cette ressource, en ne changeant pas la manière dont on prend soin de nos forêts au moment où on se rend compte qu'avec le réchauffement climatique, le risque incendie augmente et leur fragilité s'accroît également. Donc c'est à la fois le ministère de l'impossible mais c'est en même temps celui de tous les possibles. Et le mot transition, il résume les choses. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors vous prenez volontairement un exemple qui relève du ministère de la Transition énergétique et pas celui de la Transition écologique. »
« Et c'est une question qui m'a été plusieurs fois posée sur le fait de se dire comment est-ce qu'on peut conduire une transition à partir du moment où l'énergie qui est au cœur de ce défi de la décarbonation ne s'y situe pas. Et qui par ailleurs, je ne peux pas vous couper, est largement organisée par Bercy aussi. Et qui relève, vous avez raison de le dire, compte tenu de la particularité de la filière nucléaire, de son lien avec notre souveraineté, de son intensité capitalistique effectivement très lié au ministère de l'économie. D'abord, »
« On ne peut pas contester l'idée de la contestation d'abord parce que je ne mets pas en doute la sincérité de ceux qui contestent quels que soient les dossiers dont on parle mais dans la sphère publique il faut une instance d'arbitrage et cette instance d'arbitrage à la fin c'est le juge il peut y avoir une volonté politique locale ou nationale il peut y avoir des contestations locales ou nationales on a à la fois des procédures de validation d'utilité publique la possibilité d'aller contester cette utilité publique et moi je ne sais pas dans une démocratie inventer une règle en fonction du nombre de ceux qui protestent contre un projet quand ceux qui le soutiennent sont silencieux dans le même temps ce que vous pointez en creux c'est le fait qu'on a souvent des procédures longues qui fait qu'entre le moment où vous constatez une utilité publique et le moment où le projet commence à entrer en réalisation il peut y avoir une évolution de la société ou de ceux qui le soutiennent je commence par bien dire qu'on ne peut pas par principe ni contester la contestation ni ne pas s'abriter derrière les mécanismes d'arbitrage classiques qui sont ceux de la justice donc ensuite l'approche elle se fait en fonction des projets en fonction de la nature de ces projets en fonction de leur stade d'avancement je ne suis pas un spécialiste de ce tronçon d'autoroute entre Toulouse et Castres ce que je sais c'est que l'utilité publique elle a été déclarée parce qu'il s'agit du seul territoire de plus de 100 000 habitants qui n'est pas relié par une deux fois de voie à Toulouse qu'il est massivement soutenu par une population qui considère que cette absence d'infrastructure elle s'est traduite par une perte d'attractivité à la fois d'un point de vue économique et d'un point de vue social ce que je sais aussi c'est que l'avenir il n'est pas d'aller construire des autoroutes et des routes la situation dans laquelle le gouvernement est en train de se mettre c'est celui d'intensifier ses investissements dans le ferroviaire et dans les transports décarbonés au sens large et de diminuer son soutien à des projets routiers c'est à la fois le sens de ce que Elisabeth Borne a annoncé dans la foulée du comité d'orientation des infrastructures et des fameux 100 milliards d'euros que nous allons consacrer au réseau ferroviaire dans son entier depuis la régénération les petites lignes en passant par les services express métropolitains »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Et c'est une question qui m'a été plusieurs fois posée sur le fait de se dire comment est-ce qu'on peut conduire une transition à partir du moment où l'énergie qui est au cœur de ce défi de la décarbonation ne s'y situe pas. Et qui par ailleurs, je ne peux pas vous couper, est largement organisée par Bercy aussi. Et qui relève, vous avez raison de le dire, compte tenu de la particularité de la filière nucléaire, de son lien avec notre souveraineté, de son intensité capitalistique effectivement très lié au ministère de l'économie. D'abord, »
« On ne peut pas contester l'idée de la contestation d'abord parce que je ne mets pas en doute la sincérité de ceux qui contestent quels que soient les dossiers dont on parle mais dans la sphère publique il faut une instance d'arbitrage et cette instance d'arbitrage à la fin c'est le juge il peut y avoir une volonté politique locale ou nationale il peut y avoir des contestations locales ou nationales on a à la fois des procédures de validation d'utilité publique la possibilité d'aller contester cette utilité publique et moi je ne sais pas dans une démocratie inventer une règle en fonction du nombre de ceux qui protestent contre un projet quand ceux qui le soutiennent sont silencieux dans le même temps ce que vous pointez en creux c'est le fait qu'on a souvent des procédures longues qui fait qu'entre le moment où vous constatez une utilité publique et le moment où le projet commence à entrer en réalisation il peut y avoir une évolution de la société ou de ceux qui le soutiennent je commence par bien dire qu'on ne peut pas par principe ni contester la contestation ni ne pas s'abriter derrière les mécanismes d'arbitrage classiques qui sont ceux de la justice donc ensuite l'approche elle se fait en fonction des projets en fonction de la nature de ces projets en fonction de leur stade d'avancement je ne suis pas un spécialiste de ce tronçon d'autoroute entre Toulouse et Castres ce que je sais c'est que l'utilité publique elle a été déclarée parce qu'il s'agit du seul territoire de plus de 100 000 habitants qui n'est pas relié par une deux fois de voie à Toulouse qu'il est massivement soutenu par une population qui considère que cette absence d'infrastructure elle s'est traduite par une perte d'attractivité à la fois d'un point de vue économique et d'un point de vue social ce que je sais aussi c'est que l'avenir il n'est pas d'aller construire des autoroutes et des routes la situation dans laquelle le gouvernement est en train de se mettre c'est celui d'intensifier ses investissements dans le ferroviaire et dans les transports décarbonés au sens large et de diminuer son soutien à des projets routiers c'est à la fois le sens de ce que Elisabeth Borne a annoncé dans la foulée du comité d'orientation des infrastructures et des fameux 100 milliards d'euros que nous allons consacrer au réseau ferroviaire dans son entier depuis la régénération les petites lignes en passant par les services express métropolitains »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Et c'est une question qui m'a été plusieurs fois posée sur le fait de se dire comment est-ce qu'on peut conduire une transition à partir du moment où l'énergie qui est au cœur de ce défi de la décarbonation ne s'y situe pas. Et qui par ailleurs, je ne peux pas vous couper, est largement organisée par Bercy aussi. Et qui relève, vous avez raison de le dire, compte tenu de la particularité de la filière nucléaire, de son lien avec notre souveraineté, de son intensité capitalistique effectivement très lié au ministère de l'économie. D'abord, »
« On ne peut pas contester l'idée de la contestation d'abord parce que je ne mets pas en doute la sincérité de ceux qui contestent quels que soient les dossiers dont on parle mais dans la sphère publique il faut une instance d'arbitrage et cette instance d'arbitrage à la fin c'est le juge il peut y avoir une volonté politique locale ou nationale il peut y avoir des contestations locales ou nationales on a à la fois des procédures de validation d'utilité publique la possibilité d'aller contester cette utilité publique et moi je ne sais pas dans une démocratie inventer une règle en fonction du nombre de ceux qui protestent contre un projet quand ceux qui le soutiennent sont silencieux dans le même temps ce que vous pointez en creux c'est le fait qu'on a souvent des procédures longues qui fait qu'entre le moment où vous constatez une utilité publique et le moment où le projet commence à entrer en réalisation il peut y avoir une évolution de la société ou de ceux qui le soutiennent je commence par bien dire qu'on ne peut pas par principe ni contester la contestation ni ne pas s'abriter derrière les mécanismes d'arbitrage classiques qui sont ceux de la justice donc ensuite l'approche elle se fait en fonction des projets en fonction de la nature de ces projets en fonction de leur stade d'avancement je ne suis pas un spécialiste de ce tronçon d'autoroute entre Toulouse et Castres ce que je sais c'est que l'utilité publique elle a été déclarée parce qu'il s'agit du seul territoire de plus de 100 000 habitants qui n'est pas relié par une deux fois de voie à Toulouse qu'il est massivement soutenu par une population qui considère que cette absence d'infrastructure elle s'est traduite par une perte d'attractivité à la fois d'un point de vue économique et d'un point de vue social ce que je sais aussi c'est que l'avenir il n'est pas d'aller construire des autoroutes et des routes la situation dans laquelle le gouvernement est en train de se mettre c'est celui d'intensifier ses investissements dans le ferroviaire et dans les transports décarbonés au sens large et de diminuer son soutien à des projets routiers c'est à la fois le sens de ce que Elisabeth Borne a annoncé dans la foulée du comité d'orientation des infrastructures et des fameux 100 milliards d'euros que nous allons consacrer au réseau ferroviaire dans son entier depuis la régénération les petites lignes en passant par les services express métropolitains »
« Ces récifs, ils peuvent être sociaux, ils peuvent être géopolitiques. Et dans les décisions que vous évoquez, il y a la guerre en Ukraine qui fait qu'à un moment, en particulier pour ce terminal métanier ou pour cette réouverture de centrales à charbon, c'est lié à un conflit avec la Russie qui fait que notre pays a décidé d'aligner ses valeurs, son discours avec ses pratiques. Et de se priver d'hydrocarbures venant de Russie qui nous permettait d'en avoir pour moins cher et qui nous évitait en termes de mix énergétique d'être effectivement obligés de se tourner ou vers un métanier flottant ou vers une réouverture de centrales à charbon. Ce serait faire le même procès aux écologistes allemands quand on leur dit, mais enfin quand même, vous nous expliquez que vous ne voulez que de l'énergie renouvelable et pourtant vous avez aujourd'hui du charbon dans votre mix énergétique. »
« Ces récifs, ils peuvent être sociaux, ils peuvent être géopolitiques. Et dans les décisions que vous évoquez, il y a la guerre en Ukraine qui fait qu'à un moment, en particulier pour ce terminal métanier ou pour cette réouverture de centrales à charbon, c'est lié à un conflit avec la Russie qui fait que notre pays a décidé d'aligner ses valeurs, son discours avec ses pratiques. Et de se priver d'hydrocarbures venant de Russie qui nous permettait d'en avoir pour moins cher et qui nous évitait en termes de mix énergétique d'être effectivement obligés de se tourner ou vers un métanier flottant ou vers une réouverture de centrales à charbon. Ce serait faire le même procès aux écologistes allemands quand on leur dit, mais enfin quand même, vous nous expliquez que vous ne voulez que de l'énergie renouvelable et pourtant vous avez aujourd'hui du charbon dans votre mix énergétique. »